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EXPOSE SUR LES BANQUES

PARTICIPATIVES

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Filière : Finance banque et assurance

SOMMAIRE
BANQUE PARTICIPATIVE  :

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1. Historique :
2. Définition:
3. Différence entre les banques
participatives et les banques classiques :
4. Les principes de fonctionnement des
banques participatives :
1. Interdiction du Riba :
2. Interdiction de l’incertitude « GHARAR » :
3. Interdiction de la spéculation « Al Maysir »

5. Les produits des banques participatives:


1. 0PRODUIT MOUCHARAKA :
2. MOUDARABA :
3. MOURABAHA:
4. SALAM :
5. ISTISNA’A :
6. IJARA :

5. Exemple de la banque ASSAFA:

2
1. Définition
2. Les comptes bancaires :
3. Les produits

6. Des questions aux banquiers:


7. Les avantages et les inconvénients :

1. HISTORIQUE

3
La finance islamique se présente comme une branche de l'économie islamique, visant à
établir un ordre économique conforme à l'islam. Le fondateur et principal théoricien de
l'économie islamique est le théologien pakistanais, Sayyid Abul Ala Maududi. Dans sa
contribution principale, The Economic Problem of Man And Its Islamic Solution[6] il indique
que la finance islamique formerait une troisième voie entre le capitalisme et le communisme
qui viserait à établir un ordre économique plus juste. Pour cela, il défend qu'il est nécessaire
de se conformer à la Loi révélée de l'islam, la Chari'a.

L'économie islamique est restée encore en grande partie à un stade théorique. Deux
courants de pensée s'affrontent, l'un défendant sa spécificité et son applicabilité, l'autre
critiquant l'absence d'une réelle alternative économique (voir la page détaillée sur la
Doctrine économique islamique). L'une des réalisations majeures de l'économie islamique
est le développement de la finance islamique.

La finance islamique est l'un des champs d'applications majeurs de l'économie islamique. La
première institution s'approchant d'une banque islamique a été une caisse locale
malaisienne pour financer l'organisation du Hajj : la Perbadanan Wang Simpanan Bakal-Bakal
Haji, fondée en 1956.

La première banque islamique, octroyant des prêts sans intérêt, recevant des dépôts et
ayant un fonds zakât (« aumône légale ») est née en Égypte en 1963, à Mit Ghamr. Fondée
par Ahmad El Najjar, elle intégrait clairement le référentiel religieux. Elle fut fermée en 1968
par le régime nassérien et remplacée en 1972 par la banque sociale Nasser qui appartient à
l'État[7].

En 1970, L'Organisation de la Conférence Islamique est fondée en Arabie saoudite et relance


l'idée d'une banque islamique en 1974 en adoptant un texte commun allant en ce sens
(Institution of an Islamic Bank, Economics and Islamic Doctrines). En 1975, à la suite de ce
texte, la Banque islamique de développement, organisme public de financement, est formée
également en Arabie saoudite. Des initiatives privées apparaissent, telles la Dubaï Islamic
Bank, la Kuwait Finance House en 1977 ou encore la Dar Al-Maal Al-Islami en 1981.

En 1983, la Malaisie se dote de l'Islamic Banking Act[8], cadre légal promouvant la finance
islamique. Il permet notamment à l'État d'émettre des titres de dette charia-compatibles, les

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Government Investment Certificates (GIC). La même année, la Bank Islam Malaysia Berhad
est créée. En 1984, le Parlement étend ces dispositions au secteur de la mutuelle islamique,
le takaful (Islamic Takaful Act, 1984). En 1984, le Soudan et en 1985, l'Iran convertissent leur
secteur bancaire en un système islamique. En 1984, le Pakistan islamise son secteur bancaire
avec la Companies Ordonnance[9]. En 1994, la Faysal Bank est mise en place.

En 1992, l'Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions est créée à
Alger, puis déplacée à Bahreïn. Cette institution joua un rôle fondamental dans le
développement de la finance islamique en mettant en place des normes légales et
comptables communes au secteur[réf. nécessaire].

La Malaisie fut l'un des pays pionniers en finance islamique et poursuivi ses
avancements[10]. En 1994, la Banque Nationale de Malaisie instaure un marché
interbancaire islamique, le Islamic Interbank Money Market (IIMM). En 2002, la Malaisie est
le premier émetteur souverain de sukuk (certificats d'investissement conformes à la
recommandation religieuse issue du Coran)

Au Maroc, la commercialisation des produits et services financiers islamiques ou


officiellement appelés « alternatifs » est très récente. L’introduction de ces produits date de
septembre 2007 et vient en réponse à un engouement croissant et une grande attente
exprimée par les consommateurs marocains, et en même temps pour améliorer la
bancarisation de l’économie nationale et stimuler le développement économique. Pourtant,
l’évaluation des réalisations fait ressentir une réticence de la demande et des difficultés

énormes pour commercialiser ces produits .

2.Définition :
Aujourd’hui nous allons traiter le sujet de la finance islamique et plus précisément les
banques islamiques ou bien participatives selon le cas du MAROC

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La première des choses, banque islamique ou banque participative, c’est la même banque,
c’est-à-dire la seule différence qui existe est au niveau de nomination , et tout le monde
appelle ces banques , des banques islamiques , sauf le MAROC ou bien le législateur
marocain qui a décidé d’appeler ces banques , des banques participatives et non islamiques .
Pour plusieurs raisons , et selon un spécialiste en finance islamique , la loi marocaine adopte
l’appellation participative pour éviter d’embarrasser les banques classiques , c’est-à-dire si
en les appelle banques islamiques, les banques participatives vont être le contraire , alors le
législateur pour enlever le doute il a choisi la nomination participative à la place de
l’appellation islamique , ce qu’il faut retenir de tout ça , quelque soit l’appellation islamique
ou participative on parle de la même banque .

Maintenant qu’est ce qu’on entend par une banque participative , alors une banque

participative est une banque dont toutes les opérations sont conformes aux préceptes de la
chariaa , ça veut dire que dans une banque participative on ne parle pas d’un prêt à intérêt
donc comme nous avons déjà dit ces banques qu’on ouvrait leurs portes récemment au
MAROC qui représentent des alternatives aux banques classiques pour les gens qui ne
veulent pas placer leurs argent dans des banques conventionnelles puisqu’il y’a de l’intérêt
qu’est interdit .

3.La difference entre les banques


participatives et les banques classiques :
Pour ce qui concerne la différance entre la banque participative et la banque classique
comme j’ai déjà dit, la banque participative n’utilise pas le prêt à intérêt, au contraire des
banques classiques dans lesquelles le prêt à intérêt constitue le produit unique mais les
banques participatives ne peuvent en aucun cas donner de l’argent en contre partie de
l’intérêt. Cependant, les banques participatives, elles ont plusieurs contrats ou opérations
qui se différent chacune à ses spécificités qui s’appliquent selon les besoins des clients. Les
opérations participatives sont multiples.

Prenant un exemple simple .si par exemple je veux acheter une maison et j’ai contacté une
banque participative au prix d’achat augmenté d’une marge bénéficiaire (gain), cette marge
reste négociable entre le client et la banque, alors ce qu’il faut retenir d’après ça c’est que la
banque participative ne donne pas de prêts à intérêt mais elle procède à des opérations
d’achat et de vente est bien expliquée dans le coran Allah dit : « mais ALLAH a permis le
commerce et interdit l’intérêt » et essayent d’éviter toute sorte d’opération qui contienne
l’intérêt qui est prohibé.

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On trouve une autre différance pour ce qui concerne les comptes, à la banques participative
y’a deux types de comptes soit le compte courant que vous connaissez ou bien un compte
d’investissement, si vous choisissez le compte d’investissement la banque utilise votre
argent dans ses investissements et vous partagez avec la banque les profits ainsi que les
pertes, c’est l’un des principes de la finance islamique.

4. Les principes de fonctionnement des


banques participatives :
La finance islamique ou la finance participative est contrôlée par charia .Les transactions
financières sont l’une des transactions les plus importante contrôlée par charia,
ostensiblement pour assurer une distribution plus équitable du revenu et de la richesse
parmi les musulmans dans les économiques islamiques. Alors la finance participative se base
sur les piliers suivants :

1. Interdiction du Riba :
S’il y a une caractéristique distinctive de l’économie participatif c’est l’interdiction du
Riba .La signification littérale de Riba est augmentation ou addition ou surplus .Dans
la charia, Riba représente un ajout au capital et implicitement un paiement pour
l’utilisation de l’argent qui a été fixé au préalable. C’est une forme d’excès,
d’approbations injustifiées de revenu.
On distingue généralement deux grandes catégories :
 Riba al nasia : ou riba par voie d’ajournement, est produite en retardent
l’achèvement d’un échange de contre valeurs et inclut l’intérêt le sens
conventionnel d’un paiement prédéterminé pour un prêt, qui peut être un prêt des
biens
 Riba Al Fadl : ou riba par excès, se réfère à un excèdent ou à une augmentation
payée dans un échange direct de marchandises. On peut définir aussi comme un
échange de produits semblables sans retard mais avec des quantités différents.

2. Interdiction de l’incertitude « GHARAR » :

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Charia prévoit également un autre principe qui est problématique au égard aux
conditions dont lesquelles les établissements financières occidentaux accordent des
financements ou concluent des transactions avec leurs clients, le niveau d’incertitude
ou de risque inhérent à une transaction ne doit pas être excessif .Alors dans les
parties du contrat doivent avoir une connaissance exacte de l’objet du contrat et de
ses implications.
Les termes du contrat doivent être clairs et dépourvus de toute ambiguïté.
Ce principe n’interdit cependant pas toute forme de gain commercial, il conduit
seulement à interdire les transactions présentent un niveau d’incertitude ou de
risque excessif.
Exemple : une personne conclut la vente d’un de ses biens sans fixer le prix ou une
personne vend un produit dont il n’est pas encore propriétaire.

3. Interdiction de la spéculation « Al Maysir »


Charia interdit les transactions basées sur Al Maysir, ce denier est un jeu au hasard,
dans le domaine économique, il désigne toute forme de contrat dans lequel le droit
des parties contractantes dépend d’un évènement aléatoire.

5. Les produits des banques participatives :

1. Moucharaka :
La signification littérale de moucharaka est « partage ». Dans la jurisprudence islamique,
moucharaka signifie une entreprise commune formée pour mener des affaires dans
lesquelles tous les partenaires partagent des bénéfices selon un ratio spécifique, tandis que
la perte est partagée en fonction du ratio de leur contribution. C’est une alternatif idéale
pour le financement basé sur les intérêts avec Les principales caractéristiques de
moucharaka sont les suivantes :

Le ratio de la distribution des bénéfices peut différend ratio d’investissement dans le capital
total, mais la perte doit être divisée exactement en fonction du ratio du capital investi par
chacun partenaire ;

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Le capital investi par les partenaires peut être inégalée devrait de référence entraide nature
monétaire. Si c’est sous forme de marchandises, la valeur marchande serait déterminée
Ducommun accord pour déterminer la part de chaque partenaire. Il peut également s’agir de
parts égales représentant une devise appelée  « actions », et les partenaires envisagés
peuvent acheter ces actions de manière disproportionnée ;

Il n’est pas permis de fixer un rendement ou un montant forfaitaire pour l’un des
partenaires, ou tout taux de profit lié à l’investissement de tout partenaire ;

La responsabilité des partenaires dans moucharaka est normalement illimitée.

2.Moudaraba :
Moucharaka est une sorte de partenariat ou un partenaire donne de l’argent à un autre pour
investir dans une entreprise commerciale. L’investissement vient du partenaire qui s’appelle
rabb almaal, tandis que la gestion et le travail relèvent de la responsabilité exclusive de
l’autre appelle moudarib.les bénéfices générés sont partagés dans un rapport prédominé.

Moudaraba est principalement utilisé par les déposants qui déposent leur argent (en tant
que propriétaires de capitaux) auprès d’une banque pour qu’elle soit investie par la banque,
en tant que moudarib, sur la base d’un partage des bénéfices selon des ratios convenus.
Pour les fonds d’investissement, moudaraba est une entreprise aout risque parce que les
institutions bancaires participatives fournissent des capitaux au moudarib qui entreprend le
travail et la gestion et en cas de perte, la perte financière totale devra être supportée par la
banque rabb almaal,bien sûr si cette perte n’est pas causée par la négligence du moudarib
.le contrat de moudaraba est traditionnellement appliqué juste au commerce ,mais il fournit
la base des relations entre les banques, les déposants et les entrepreneurs, et selon la
majorité des chercheurs contemporains , il peut être appliqué dans tous les secteurs de
l’économie tels que le commerce, l’industrie et l’agriculture.

3.Mourabaha:
La mourabaha est le contrat financier participatif le plus largement utilisé. Il s’agit d’une
vente de marge bénéficiaire convenue avec paiement ponctuel du prix de vente.

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Mourabaha signifie la vente de biens par une partie à une autre dans le cadre d’un
arrangement, par lequel le vendeur est tenu de divulguer à l’acheteur le cout des
marchandises vendues sur une base ponctuelle ou à paiement différé, et une marge
bénéficiaire est incluse dans le prix de vente.

Il convient aux entreprises, aux consommateurs, à l’agriculture, à la micro finance, et à


d’autre secteurs ou le client a besoin de financement pour acheter des biens. Il permet au
client de se procurer des produits finis, des matières premières, des marchandises ou du
matériel par l’intermédiaire des banques participatives sur le marché local ou par
l’importation. Normalement, il est utilisé pour des besoins de financement à court terme,
car les institutions bancaires participatives sont en mesure de fixer un prix au départ pour
financer l’achat de biens à vendre à leurs clients.

4.Salam :
Salam est une sorte de vente par laquelle le vendeur s’engage à fournir des biens
spécifiques à un acheteur à une date ultérieure, en contrepartie d’un prix entièrement payé
d’avance. Il s’agit d’un mode exceptionnel dans la théorie contractuelle participative pour
une transaction de vente, selon laquelle l’existence d’un objet et sa propriété ou possession
par le vendeur n’est pas nécessaire au moment de la vente.

Les ventes de Salam conviennent au financement des opérations agricoles, ou la banque


peut traiter avec les agriculteurs qui doivent avoir les marchandises à livrer après la recolte,
soit de leurs propres récoltes, soit des récoltes des autres, qu’ils peuvent acheter de ces
dernières au cas où leurs récoltes échoueraient. Les vents de Salam sont également utilisés
pour financer des activités commerciales et industrielles, et ont l’avantage d’être élastiques
pour couvrir les besoins des personnes travaillant dans divers secteurs de l’économie, tels
que les agriculteurs, les industriels, les entrepreneurs ou les commerçants. Ils peuvent
également couvrir le financement des frais généraux et des biens d’équipement.

5.Istisna’a :
Istisna’a est un contrat contractuel pour la fabrication de marchandises, permettant le
paiement en espèce à l’avance et la et la livraison future ou un paiement future et la

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livraison future. Istisna’a peut être utilisé pour le financement de la fabrication ou de la
construction de maisons et d’usines ainsi que pour la construction de ponts, de routes et
d’autoroutes.

Les caractéristiques d’istisna’a sont :

 Il n’est pas nécessaire dans istisna’a que le prix soit payé par tranches dans un délai fixe ;
 Il n’est pas nécessaire que l’al-saani fabrique les marchandises. le vendeur peut
conclure un contrat avec un fabricant pour fournir les mêmes biens, ce qui fait l’objet du
premier contrat istisna’a ;
 Dans un contrat istisna’a, avant qu’un fabricant commence le travail, l’une des parties
peut résilier le contrat en donnant un avis à l’autre ; cependant, une fois que le fabricant
a commencé le travail, le contrat ne peut pas annuler unilatéralement ;
 Al-mstasni (acheteur) a le droit d’obtenir des garanties de al-saani pour le montant payé
et en ce qui concerne la livraison des marchandises avec des spécifiques de temps ;
 Le contrat peut également contenir une clause pénale en cas de rupture du contrat.
Le contrat istisna’a ont de vastes champs d’application pour les institutions bancaires
participatives afin de financer les besoins du secteur public. Le contrat istisna’a convient
à diverses industries, telles que l’industrie de la transformation des aliments.

6.Ijara :
Ijara est équivalent à la location conventionnelle ; toutefois, il existe certaines différentes
clés, telles que l’obligation du bailleur d’assumer le risque lié à la propriété de l’actif loué
en tout temps, et toute vente ou locataire à la fin de la période de location ne constitue
pas une condition du contrat de location. Le revenu de la banque est dérivé du bénéfice
imputé sur le cout d’un actif loué, et ce bénéfice est inclus avec le cout dans les
remboursements de location.
Bien qu’ijira ne soit strictement pas un mode de financement, les institutions bancaires
participatives l’utilisent largement pour acquérir des actifs fixes pour leurs clients car
elles n’impliquent pas de paiement d’intérêts, sont faciles à comprendre et peuvent être
utilisées pour obtenir des avantages fiscaux.

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Remarque :
En ce qui concerne les banques participatives marocaines seulement mourabaha qui est
autorisée, les autres produits ne sont pas encore disponibles, et pour cause, l’écosystème
de la finance participative n’est pas encore complet.

5.Exemple de la banque ASSAFA :

1. définition :
Bank assafa c’est une société anonyme à directoire et à conseil de surveillance , au capital social de
350 000 000 de dhs , son siège social à Casablanca ,au 19 boulevard abdelmoumen ,inscrite au
registre de commerce de Casablanca sous n° 374 551 ,ICE 001898199000032 ,agréée en qualité de
banque participative , suivant décision du wali de BANK AL MAGHRIB n°60 du 17 avril 2017.

2. les comptes bancaires de Bank Assafa :

Assafa hissab :
C’est un compte de dépôt à vue qui permet à son titulaire de disposer de différents moyens de
paiement (cartes, chèques), et effectuer des opérations bancaires courantes (virements et retraits,
encaissements chèques et LCN), ce compte set pour les particuliers et les professionnels résidents
au Maroc.

Assafa hijra :
C’est un compte de dépôt à vue qui permet à son titulaire de disposer différentes moyens de
paiement et effectuer des opérations bancaires courantes (virement, prélèvements
automatiques, versements et retraits, encaissements de chèques et LCN).

Ce compte pour les particuliers et les professionnels résidents à l’étranger.

Assafa mihani :
C’est un compte courant qui permet à son titulaire de disposer de différents moyens de
paiement et d’effectuer des opérations bancaires courantes.

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Assafa mihani c’est un compte bancaire pour les entreprises et les professionnels résidents
au Maroc.

Assafa tawfir :

C’est un compte à vue non rémunéré qui permet à son titulaire de préparer son épargne.

Le titulaire du compte dispose d’une carte avec une capacité de retrait de 1000 DH pour
jour.

Ce compte est ouvert par les particuliers et les professionnels il peut également être ouvert
pour des enfants mineurs, avec autorisations des parents ou de leur tuteur légal.

3. Les produits de banque Assafa :

ASSAFA SAKANE : dite mourabaha sakane est un contrat par lequel la


banque acquiert à la demande d’un client, d’un bien immobilier, en vue de le
lui revendre moyennant une marge bénéficiaire convenue et fixée d’avance.
Le règlement par le client se fait par des mensualités constantes sur une
durée fixée d’avance.
ASSAFA BINAA : c’est un contrat par lequel la banque acquiert à la
demande d’un client des matériels pour construction d’un bien immobilier, en
vue de les lui revendre moyennant une marge bénéficiaire fixée d’avance.
ASSAFA AKAR MIHANI : comme les autres contrats sauf ce type concerne
l’acquisition des terrains à usage professionnel.
ASSAFA SAYARAT :dite mourabaha sayarat c’est un contrat par lequel la
banque acquiert une véhicule a la demande de client en vue de lui revendre
moyennant une marge bénéficiaire convenue et fixée d’avance

6. Les questions aux banquiers


1) Quel est l’Age idéal pour obtenir un crédit ?

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L’âge idéal est commencé de 18ans pour la première redevance jusqu’à 65ans pour la
dernière redevance.
2) Quelle est la durée de chaque crédit ?
 Les véhicules : 5ans
 Les terrains : 10ans
 Les immobiliers : 25ans

3) Quel est le taux exigé par la banque de montant emprunté avant


l’obtention du prêt ?
On a trois taux : 7% ,20% ,30%
Ces taux sont appliqués selon le salaire de chaque client et le type de crédit.
4) En cas de décès du contractant, est ce que la propriété du bien passe
automatiquement aux héritiers ou non ?
En cas de décès du contractant, l’assurance participative souscrite lors de la signature
du contrat assuré à la banque le paiement du montant restant dû. La propriété du
bien passe automatiquement aux héritiers.

7.Les avantages et les limites :


1. Avantages et potentiels de la finance islamique :
 La finance islamique basée sur des valeurs éthiques  :
La finance islamique connaît un essor sans précédent en raison de l’augmentation de la
sensibilité des musulmans qui sont à la recherche de services financiers conformes aux
principes islamiques.

Aujourd’hui, l’Islam est la religion qui croit le plus vite dans le monde. Ajoutés à cela, les
problèmes géopolitiques (Stigmatisation des musulmans avec l’attentat du World Trade
Center, les tensions Israélo-palestiniennes, la Guerre d’Iraq), ont accentué l’antagonisme des
musulmans envers le système capitaliste. Acteur 1 n’a pas hésité à employer le terme «
boycotter » pour montrer le changement comportemental d’une partie de la population qui
ne veut plus utiliser les services issus des banques conventionnelles. Il constate : « qu’il y a
actuellement une forte demande d’un grand nombre de musulmans qui recherchent des
services financiers qui sont conformes à leurs croyances ».

Toutefois, la finance islamique n’est pas exclusivement réservée aux pays musulmans et aux
musulmans. Acteur 11 nous le rappelle dans l’entretien : « Malgré le fort intérêt des

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musulmans pour la finance islamique, il ne faut pas négliger les non musulmans qui sont très
intéressés par la valeur morale et les garanties moins risquées que prônent la finance
islamique à l’inverse de la finance conventionnelle. Les investissements ne doivent avoir lieu
que dans des activités jugées licite « Hallal ». Le Royaume-Uni en ait le parfait exemple.
Aujourd’hui, les banques islamiques britanniques ont enregistré une hausse de la clientèle
non musulmane ».

 Une finance rassurante


La finance islamique représente une technique de financement fondée sur la participation.
Le principe des « 3 P » (Partage des Profits et des Pertes), comme l’a souligné acteur 10, est
fondamental dans les opérations bancaires islamiques. Il poursuit : « lorsque vous prenez la
technique de la Musharaka, la banque et l’entrepreneur vont s’associer à un projet. Les
profits et les pertes éventuels seront partagés au prorata du montant investi entre les deux
parties »

Les interviewés ont tous sans exception rappelé les principes de la finance islamique qui
diffèrent de la finance conventionnelle comme le système de partage de profits et pertes. En
effet, les banques interviennent dans une relation de partenariat avec un entrepreneur. Les
banques ont une responsabilité importante dans la gestion des fonds. Acteur 7 compare le
mode de fonctionnement des deux finances : « les banques islamiques vont accompagner
les entrepreneurs à maximiser la rentabilité économique du projet alors que les banques
dans la finance conventionnelle ne prennent aucun engagement et ne se soucient pas de la
reLe rôle important de la Finance islamique dans le fonctionnement d’une économietombée
du projet, une fois le prêt accordé »

 Le rôle important de la Finance islamique dans le


fonctionnement d’une économie :
En effet tout crédit que la finance islamique octroie aux particuliers doit être adossé à des
actifs réels et tangibles. En effet, les banques islamiques financent des opérations liées à
l’économie réelle. Contrairement à la finance conventionnelle, les banques islamiques
interviennent dans des opérations où la notion du risque est très limitée. Ce point là a été
souligné par tous nos interlocuteurs : « les banques islamiques financent des activités où
l’argent ne peut être utilisée que pour financer l’économie réelle. A l’inverse, les banques
conventionnelles peuvent être tentées à se lancer dans des procédures complexes basées
sur des actifs non tangibles ». En finançant toute opération liée à une économie réelle, la
finance islamique participe activement au développement de son environnement. Deux
interlocuteurs soulignent les bienfaits de cette pratique qui se traduit par une croissance
économique : « En réalisant des opérations sur l’économie réelle, cela va stimuler
l’économie en créant des emplois et dégager des liquidités »

 Potentialités face à la crise :

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Le mot « liquidité » a été employé à maintes reprises par les interlocuteurs pour évoquer
la potentialité de la finance islamique dans l’économie mondiale. L’instauration d’un
système de finance islamique sera bénéfique pour tout Etat car elle pourra attirer
indirectement des investisseurs en provenance des pays du Golfe. Ils ont la particularité de
posséder des portefeuilles conséquents et liquides. Il y a des liquidités abondantes en
provenance des monarchies du Golfe. Acteur 12 nous précise l’origine de leurs intérêts : «
l’argent qu’ils génèrent provient du pétrole or ils sont conscients que le pétrole n’est pas
éternel. Ils souhaitent préparer l’après-pétrole et sont sensibles aux opportunités que la
finance Internationale peuvent leur offrir. Cela fait les affaires des Etats occidentaux qui sont
en mal de liquidités »

La finance islamique ressort quatre avantages (finance éthique, non spéculative, basée sur
l’économie réelle et la potentialité de ses investisseurs) qu’il faut prendre en considération.
7 interviewés sur 12 n’ont pas hésité à qualifier la finance islamique comme « une
alternative à la finance conventionnelle ». De plus, lors de la conférence de Paris sur la
finance islamique, le gouverneur de la banque de France, Christian Noyer, appuie la thèse
citée par les sept interviewés en soulignant que la finance islamique pourrait être une
solution intéressante à la finance conventionnelle et la qualifie comme « une finance
alternative intéressante ». Néanmoins, cinq interviewés ont tenu à relativiser les avantages
que peut procurer la finance islamique dans notre système. Cette dernière est certes une
alternative intéressante mais le plus dur reste à venir. Pour pouvoir s’implanter durablement
dans le monde, la finance islamique doit améliorer quelques points défaillants pour
prétendre à être une alternative fiable.

2. Les limites de la finance islamique :


 Défis de la finance islamique face à la crise :
Malgré l’engouement qu’ont montré nos différents interviewés par rapport à l’essor de la
finance islamique et ses potentiels face à d’éventuelles crises, ils ont tous tenté de relativiser
ce succès en le plaçant dans son contexte d’une industrie relativement jeune. En effet, bien
avant la crise des subprimes, la finance islamique a déjà été confrontée à quelques crises
financières graves comme celles de « Dubaï Islamic Bank » en 1998 et de « Ihlas Finans » en
Turquie en 2001. Mais c’est la récente crise qui, paradoxalement en permettant une
meilleure exposition de la finance islamique dans le monde, a mis en évidence un ensemble
de limites qu’elle doit surmonter pour assurer une croissance durable et prétendre
concurrencer la finance conventionnelle dans le futur.

 Barrières socioculturelles : Le premier obstacle qui freine l’expansion de la


finance islamique vient de sa propre appellation. En effet, si pour une partie des
musulmans le mot « Islamique » pourrait être un facteur qui les attire dans le choix de
l’orientation des décisions financières, une autre partie de musulmans refuse de lier la
religion à des transactions commerciales que la perversité de l’argent pourrait salir, et
n’acceptent pas l’utilisation de l’Islam comme un « argument publicitaire » permettant

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de promouvoir un produit. Ainsi un de nos interlocuteurs a affirmé que plusieurs clients
potentiels des banques Islamiques se posent la question si la finance islamique est
vraiment islamique ou bien est ce justement une composante de façade grâce à « un
mécanisme revu et corrigé d’un marketing occidental islamisé pour l’occasion ».

A ce sujet, Acteur 3 considère que la réussite de la finance islamique est le fruit d’une
savante ingénierie financière qui a pu trouver des produits conformes aux principes de
l’Islam pour remplacer tous les instruments de placement classique. Mais sans la dimension
éthique qu’était censée revêtir la finance islamique, toutes les valeurs prônées par la Sharia
auront perdu tout leur sens.

De plus, dans quelques pays musulmans comme en Afrique du Nord où l’interprétation


religieuse est moins conservatrice qu’au moyen orient, et où le modèle bancaire
conventionnelle s’est imposé historiquement, les banques Islamiques n’ont toujours pas
réussi à s’imposer. Ces institutions devront faire un plus grand effort pour baisser les coûts
élevés de leurs produits islamiques pour convaincre les clients de ces pays à se convertir au
modèle financier Islamique.

 Incertitudes et contraintes réglementaires :


L’univers de la finance islamique est caractérisé par une extrême diversité. En effet,
l’Islam est, par nature, une religion où la jurisprudence a un rôle fondamental. De part la
diversité des courants de pensée qu’il regroupe, les interprétations proposées dans la
mise en oeuvre des différentes transactions peuvent être plus ou moins souples. Par
exemple, des pays comme l’Arabie Saoudite se montrent plus rigides dans l’application
des normes éthiques de l’Islam, alors que des pays comme la Malaisie ont une
application de la finance islamique qui est beaucoup plus « libérale ».

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