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TAXE SUR LES ASSURANCES:

La taxe sur les assurances s’applique aux contrats d’assurance  passés par les

entreprises d’assurance au maroc, ainsi que tous actes ayant exclusivement pour objet la formation,

la modification ou  résiliation amiable des dits contrats, sont soumis, à l’exclusion des droits de
timbre,

d’enregistrement et de la taxe sur la valeur ajoutée.

Elle est établie sur le montant des primes, surprimes ou cotisations.

Elle est acquittée par les entreprises d’assurance, par les intermédiaires d’sssurance, et  par les
assurés.

Le versement de la taxe due au titre d’un mois est effectué avant l’expiration du mois suivant, à la
caisse

du receveur de l’administration fiscale.

Principales exonérations :

Sont exonérés de la taxe sur les assurances, les contrats d’assurance maroc portant sur :

 Les accidents de travail et maladies professionnelles ; 

 Les assurances mutuelles agricoles ;

 La garantie des risques de guerre ; 

 Les versements faits auprès de la caisse marocaine de retraite (CIMR) ; 

 L’assurance-vie.

La taxe n’est pas exigible sur les contrats d’assurance-vie ou de rentes viagères souscrites par des

personnes n’ayant au Maroc ni domicile ni résidence habituelle et sur tous autres contrats, dans la

mesure où le risque se trouve situé à l’étranger ou se rapporte à un établissement qui y est situé.

Taux applicables :

Les taux de la taxe sur les assurances maroc sont de 3,45 %, 6,90 % ou 13,80 % selon la catégorie de
police

d’assurance.

Les opérations d’assurance au maroc qui sont soumises à la taxe de 3,45% sont :

 les opérations ayant pour objet le versement d’un capital en cas de mariage ou de naissance
d’enfant,
 les opérations d’appel à l’épargne en vue de la capitalisation et comportant, en échange de
versements

 uniques ou périodiques directs ou indirects, des engagements déterminés,

 les opérations ayant pour objet l’acquisition d’immeubles au moyen de la constitution de


rentes viagères,

 les opérations tontinières.

Les opérations d’assurance qui sont soumises à la taxe de 6,90% sont :

 les opérations d’assurance maritimes et de transport maritime.

Les opérations d’assurance qui sont soumises à la taxe de 13,80% sont :

 les opérations d’assurance maroc contre les risques du crédit, contre les risques
de responsabilité civile

  soumises aux mêmes règles techniques, contre les risques de toute nature résultant de
l’emploi de tous

  véhicules autres que les aéronefs, contre les risques d’accidents, et contre les risques
d’invalidité et de

  maladie.

 les opérations d’assurance d’aviation et d’assistance;

 les opérations d’assurance maroc contre l’incendie et les explosions ;

 les opérations d’assurance maroc contre les dégâts causés par la grêle et contre les risque de
la

 mortalité du bétail.

 les opérations de réassurance au maroc sont dispensées de la taxe sur les contrats


d’assurances au

 maroc lorsque cette dernière est acquittée par l’assureur primitif.

Le produit de la taxe sur les contrats d’assurance au maroc est affecté à raison de :

* 13 % au profit du fonds de développement des collectivités locales et leurs groupements ;

* 87 % répartis de manière égale entre le budget de l’État et le fonds de solidarité des assurances
maroc.
I.- Les contrats d'assurances passés par les entreprises d'assurances ainsi
que tous actes ayant exclusivement pour objet la formation, la modification
ou la résiliation amiable desdits contrats, sont soumis, à l'exclusion des
droits de timbre, d'enregistrement et de la taxe sur la valeur ajoutée, à une
taxe spéciale, dite "taxe sur les assurances.

II.- La taxe sur les assurances est établie sur le montant des primes,
surprimes ou cotisations, arrondi au dirham supérieur. Elle est acquittée :

1°- par les entreprises d'assurance, leurs représentants légaux ou les


intermédiaires d'assurance;

2°- par les intermédiaires d'assurance pour les contrats souscrits par leur
entremise auprès d'entreprises étrangères qui pratiquent des opérations
d'assurance non assurables au Maroc;

3°- par les assurés dans tous les autres cas. Toutes les parties restent
tenues, solidairement, du paiement de la taxe qui n'aurait pas été acquittée
au Trésor par l'assureur aux époques prévues.

L'obligation des assurés et celle des intermédiaires d'assurance est limitée


au montant de la taxe due sur chaque contrat passé, respectivement, dans
leur propre intérêt ou par leur entremise. Elle est liquidée sur le montant
des primes, surprimes ou cotisations, arrondi au dirham supérieur.

III.- Le tarif de la taxe sur les contrats d’assurances est fixé ainsi qu'il suit :

1°- (Abrogé) 

2°- Sont soumises à la taxe au taux de 3,45% 

a) les opérations ayant pour objet le versement d'un capital en cas de


mariage ou de naissance d'enfant ;

b) les opérations d'appel à l'épargne en vue de la capitalisation et


comportant, en échange de versements uniques ou périodiques directs ou
indirects, des engagements déterminés ;

c) les opérations ayant pour objet l'acquisition d'immeubles au moyen de la


constitution de rentes viagères ;
d) les opérations effectuées par des entreprises faisant appel à l'épargne
dans le but de réunir des sommes versées par des adhérents, soit en vue
de les affecter à des comptes de dépôt portant intérêt, soit en vue de la
capitalisation en commun desdites sommes avec participation aux
bénéfices d'autres sociétés gérées ou administrées directement ou
indirectement par les entreprises précitées ;

e) les opérations tontinières.

3°- Sont soumises à la taxe au taux de 6,90 % 26 les opérations


d'assurance maritime et de transport maritime.

4°- Sont soumises à la taxe au taux de 13,80 % :

a) les opérations d'assurance contre les risques du crédit, y compris les


opérations d'assurance contre les risques de responsabilité civile soumises
aux mêmes règles techniques;

b) les opérations d'assurance contre les risques de toute nature résultant


de l'emploi de tous véhicules autres que les aéronefs;

c) les opérations d'assurance aviation;

d) les opérations d'assistance;

e) les opérations d'assurance contre les risques d'accidents corporels non


compris dans ceux qui sont mentionnés ci-dessus et contre les risques
d'invalidité et de maladie;

f) les opérations d'assurance contre l'incendie et les explosions ;

g) les opérations d'assurance contre les risques de responsabilité civile non


visés aux alinéas a, b, c et f du présent paragraphe;

h) les opérations d'assurance contre les dégâts causés par la grêle;

i) les opérations d'assurance contre les risques de la mortalité du bétail ;


j) les opérations d'assurance contre tous autres risques non compris dans
ceux qui sont mentionnés ci-dessus et qui sont pratiquées, à titre habituel,
par les entreprises d'assurance ;

k) les opérations de réassurance de toute nature afférentes aux opérations


visées dans le présent paragraphe III. Toutefois, les opérations de
réassurance sont dispensées de la taxe sur les contrats d'assurances
lorsque cette dernière est acquittée par l'assureur primitif.

IV.- La taxe est acquise au Trésor à la date d'échéance des primes,


surprimes ou cotisations.

V.- La taxe sur les assurances n'est pas exigible:

1°- Sur les contrats d'assurances sur la vie ou de rentes viagères souscrits


par des personnes n'ayant au Maroc ni domicile ni résidence habituelle ;

2°- Sur tous autres contrats, dans la mesure où le risque se trouve situé à


l'étranger ou se rapporte à un établissement industriel, commercial ou
agricole y situé. A défaut de situation matérielle certaine ou de rapport
certain avec un établissement industriel, commercial ou agricole, les
risques sont réputés situés au lieu du domicile ou du principal
établissement du souscripteur.

Il en est de même des contrats de réassurances dont lesdits contrats font


l'objet.

Toutefois, il ne pourra être fait usage au Maroc desdits contrats


d'assurances et de réassurances, soit par acte public, soit en justice, soit
devant toute autorité constituée, s'ils n'ont été préalablement soumis aux
formalités du visa pour timbre et de l'enregistrement, lesquelles seront
accomplies moyennant le paiement, à titre forfaitaire, d'une somme
représentative de ces deux impôts, égale à la moitié de la taxe sur les
assurances serait due mais seulement sur le montant des primes,
surprimes ou cotisations restant à courir, si les risques garantis étaient
situés au Maroc
En ce qui concerne les contrats de réassurances, la perception de la taxe
forfaitaire en cas d'usage public n'aura lieu que si les contrats d'assurances
correspondants ne l’ont pas acquittée.

VI.- A- La taxe est liquidée, pour chacune des catégories de contrats visés
au paragraphe III ci-dessus sur le total des primes, surprimes ou cotisations
échues au cours de chaque mois, après déduction des primes, surprimes et
cotisations afférentes :

1°- aux contrats d'assurances ou de réassurance ayant pour objet les


risques visés aux alinéas 1 et 2 du paragraphe V ci-dessus ;

2°- aux contrats de réassurance quand la taxe est payée par l'assureur


primitif ;

3°- aux contrats exonérés de la taxe, visés au paragraphe VII ci-après. En


présence de contrats d’assurances comportant à la fois une opération
assujettie à la taxe et une autre exonérée, la taxe est due sur la totalité de
la prime, à moins que le contrat ne prévoit une prime distincte pour
l’opération exonérée.

B- Sont également déduites :

1°- les primes, surprimes ou cotisations que les entreprises ou


intermédiaires d'assurances justifieront n'avoir pas recouvrées par suite de
la résiliation ou de l'annulation des contrats. Toutefois, dans ce cas, la
déduction des primes, surprimes ou cotisations n’est admise que durant les
trois (3) mois qui suivent celui de leur échéance ;

2°- en matière d'assurance maritime les primes, surprimes ou cotisations


qui auront été remboursées à l'assuré en exécution des clauses des
contrats relatives au chômage des navires;

3°- en matière d’assurance incendie, les ristournes de primes, surprimes ou


cotisations pour régularisations de stocks.

Aucune autre déduction ne sera admise.


Le montant total des primes, surprimes ou cotisations qui sont passibles de
la taxe après les déductions ci-dessus, est arrondi au dirham supérieur.

C- Au cas où le montant total des primes, surprimes et cotisations échues


au cours d’un mois ne permet pas l’imputation de la totalité des primes,
surprimes ou cotisations déductibles en vertu du A et B ci-dessus, le
reliquat est reporté sur le mois suivant.

Dans le cas de cessation d’activité, le crédit de taxe résultant des


déductions visées ci-dessus est restitué dans les conditions prévues au B
du paragraphe X ci-après.

VII.- Sont exonérés de la taxe sur les contrats d’assurances:

1°- Les contrats d'assurances contre les accidents du travail et les maladies


professionnelles régis par le dahir du 25 hija 1343 (25 juin 1927)
concernant les responsabilités des accidents dont les ouvriers sont victimes
dans leur travail ;

2°- Les contrats d'assurances passés avec leurs membres, par les sociétés
ou caisses d'assurances mutuelles agricoles constituées selon le dahir du
17 safar 1339 (30 octobre 1920);

3°- Les contrats d'assurances garantissant les risques de guerre;

4°- Les versements faits auprès de la caisse nationale de retraite et


d'assurance conformément à l'article 7 du dahir n° 1-59-1008 du 20 rebia II
1379 (27 octobre 1959);

5°- Les opérations d'assurances comportant des engagements dont


l'exécution dépend de la vie humaine;

6°- Les contrats d’assurances couvrant les risques de maladie souscrits par


les travailleurs indépendants, les personnes exerçant une profession
libérale et toutes autres personnes exerçant une activité non salariée et
portant sur :

- les soins liés à l’hospitalisation et aux interventions chirurgicales;


- les soins liés au suivi des maladies graves ou invalidantes nécessitant des
soins de longue durée; 

- les soins relatifs à l’accouchement; 

- les médicaments.

L’exonération visée au 6° ci-dessus est appliquée selon les conditions et


les modalités fixées par arrêté du ministre chargé des finances

TITRE II : SANCTIONS

VIII.- Toute infraction aux présentes dispositions et aux textes pris pour leur
application, est passible des pénalités, de l’amende et de l’a majoration
prévues par les articles 20, 21 (II) et 23 des dispositions relatives aux droits
d’enregistrement, prévues par l’article 13 de la loi de finances n° 48-03 pour
l’année budgétaire 2004, promulguée par le dahir n° 1-03-308 du 7 Kaada
1424 (31 décembre 2003).

L'assuré est solidairement redevable de ces pénalités, amende et


majoration avec les entreprises ou les intermédiaires d'assurance lorsqu'il
ne leur a pas versé le montant de la taxe.

IX.- Les contrats d'assurances conclus en contravention des dispositions de


l'article 3 de l'arrêté du 13 chaâbane 1360 (6 septembre 1941) unifiant le
contrôle de l'Etat sur les entreprises d'assurance, de réassurance et de
capitalisation, sont passibles, nonobstant la cause de nullité dont ils sont
entachés, de la taxe instituée par le paragraphe I ci-dessus. Celle-ci est
perçue au double tarif.

TITRE III : RECOUVREMENT ET RESTITUTION

X.- A- La taxe due au titre d’un mois doit être versée avant l’expiration du
mois suivant, à la caisse du receveur de l’administration fiscale dont relève
le siège des sociétés d’assurances, de leurs représentants ou des
intermédiaires d’assurances.

A l’appui de ce versement, les redevables de la taxe doivent produire :

- une déclaration conforme au modèle établi par l’administration ;


- un relevé certifié conforme aux écritures comptables de la société ou de
l’assureur, faisant ressortir, pour chaque catégorie d’assurances ci-dessus
visées:

1°- le montant des primes, surprimes et cotisations échues au cours du


mois ;

2°- le montant des déductions à opérer en exécution du paragraphe VI


cidessus, ventilé par motif de déduction. La comptabilité des assureurs doit
permettre de justifier à tout moment de ces déductions.

B- Les excédents de perception ne seront pas imputés sur la taxe due au


titre du mois en cours ou des mois ultérieurs. Ils doivent faire l’objet d’une
demande en restitution.

Est également restituable dans les mêmes formes, la taxe versée au titre
des primes, surprimes ou cotisations visées au paragraphe VI (B- 1°) qui
n’ont pas pu être déduites de la base taxable dans le délai prescrit.

L'annulation judiciaire des contrats d'assurances donne lieu au


remboursement, à l'assuré, des taxes afférentes aux primes, surprimes ou
cotisations encaissées par l’assureur.

La résolution ou la résiliation, amiables ou judiciaires, de contrats


d’assurances ne donne pas lieu au remboursement de la taxe acquittée sur
les primes, surprimes ou cotisations encaissées par l’assureur.

XI.- A.- La taxe sur les assurances est recouvrée, les instances auxquelles
elle donne lieu sont suivies comme en matière d’enregistrement.

L’action du Trésor en recouvrement de la taxe se prescrit à l’expiration de


la quatrième année qui suit celle au titre de laquelle la taxe est due.

Lorsque le crédit de taxe afférent à des exercices prescrits a été imputé sur
des taxes dues au titre d’un exercice non prescrit, le droit de
l’administration de vérifier la sincérité des déductions opérées s’étend aux
cinq (5) derniers exercices prescrits. Toutefois, le redressement ne peut
excéder le montant des crédits imputés sur la taxe exigible au titre de
l’exercice non prescrit.
Les demandes en restitution sont sujettes à la déchéance prévue par
l’article premier de la loi n° 56-03 relative à la prescription des dettes dues
par l’Etat et des collectivités locales, promulguée par le dahir n° 1.04.10 du
1er rabii I 1425 (21 avril 2004).

B.- Le produit de la taxe sur les contrats d’assurances est affecté à


concurrence de 13 % au profit du Fonds pour le développement des
collectivités locales et de leurs groupements, institué par le décret n°2-76-
578 du 5 chaoual 1396 (30 septembre 1976); il est réparti entre les régions
au prorata de la population par décision du ministre de l’intérieur après visa
du ministre des finances.

Le reste (87 %) est affecté, à concurrence de 50 % chacun, pour le budget


de l’Etat et le Fonds de solidarité des assurances, institué par l’article 39 du
dahir portant loi n° 1-84-7 du 6 rabii 1404 (10 janvier 1984) édictant des
mesures d’ordre financier en attendant la promulgation de la loi de finances
pour l’année 1984.

TITRE IV : MODALITES D'APPLICATION

XII.- Les modalités d'application de la présente annexe, notamment en ce


qui concerne les comptabilité à tenir par les entreprises d'assurance, leurs
agents et tous autres assujettis à l'encaissement et au reversement de la
taxe, l'inscription des contrats à un répertoire, les déclarations et les
conditions de versement des taxes au Trésor seront fixées par voie
réglementaire

TITRE V: DISPOSITIONS FINALES

XIII.- La présente annexe abroge et remplace les dispositions du dahir du


13 ramadan 1362 (14 septembre 1943) relatif au régime fiscal des contrats
d'assurances.

Toutefois, demeurent en vigueur jusqu'à leur abrogation expresse, les


dispositions des textes pris pour l'application dudit dahir.

II.- Les dispositions du paragraphe I du présent article sont applicables aux


primes, surprimes ou cotisations échues à compter du 1er janvier 2005.
III.- La taxe due au titre des primes, surprimes ou cotisations échues
antérieurement au 1er janvier 2005 continue à être régie par les
dispositions en vigueur avant cette date.
L'imposition des assurances sur
les personnes
Par L'Economiste | Edition N°:158 Le 15/12/1994 | Partager 
par Mohamed HDID*
L'Etat encourage par les exonérations fiscales des
assurances-retraites sur la vie. Un rappel des dispositions
sur les cotisations et les prestations.
Les principales mesures fiscales visant l'encouragement de l'épargne
individuelle concernent les contrats d'assurances sur les personnes.
Dans ce sens, abstraction faite des dispositions fiscales régissant la
retraite des salariés en vigueur déjà sous l'égide de l'ancien
Prélèvement sur les Traitements et Salaires (PTS), l'introduction de
la loi régissant l' lmpôt Général sur le Revenu (IGR) et les
modifications qui y sont apportées à travers les différentes lois de
finances, témoignent de la volonté des pouvoirs publics
d'encourager les contrats d'assurance comme moyen du
développement de l'épargne.
En effet. trois principales catégories d'assurance sur les personnes
sont encouragées par la réglementation fiscale en vigueur. Il s'agit:
- des cotisations d'assurances sur la vie qui ouvrent droit à une
réduction d'impôt:

- des cotisations d'assurances groupe couvrant les risques de


maladie, maternité, invalidité et décès dont la déduction s'applique
au niveau des seuls revenus salariaux;

- des cotisations de retraite qui bénéficiaient de la déduction au


niveau des seuls revenus salariaux et dont les conditions et
modalités de déduction, particulièrement au niveau des titulaires
des autres revenus, ont été introduites par la Loi de Finances 1993.
Les mesures d'encouragement de ces trois catégories d'assurance
sur les personnes peuvent être mises en évidence au niveau du
régime fiscal aussi bien des cotisations que des prestations y
afférentes servies par l'organisme d'assurance ou de retraite .
I- Régime fiscal des cotisations
1- Assurance sur la vie

Aux termes de l'article 99.I.a) de la loi n°17-89 de l'I.G.R., les


contribuables bénéficient d'une réduction d'impôt égale à 10 % du
montant des primes ou cotisations se rapportant aux contrats
individuels d'assurances-vie d'une durée égale au moins à dix ans,
souscrits par les intéressés auprès des compagnies d'assurances
établies au Maroc. Toutefois, la base de calcul de la réduction ne
pouvait pas dépasser 6.000DH, soit une économie d'impôt annuelle
n'excédant pas 600DH.
Cette réduction d'impôt accordée au vu de la déclaration du revenu
global bénéficie à tous les contribuables soumis à l'I.G.R, quelle que
soit la nature de leurs revenus.

2- Retraite
L'article 68-2 de la loi réglementant l'I.G.R, autorise les seuls salariés
à se constituer, en franchise d'impôt sur les salaires, une retraite
lorsque cette dernière correspond à l'un des régimes visés par ledit
article, à savoir:
- le régime des pensions civiles institué par la loi n° 11-71 du 30
décembre 1971;
- le régime des pensions militaires institué par la loi n°13-71 du 30
décembre 1971;
- le régime d'allocation de retraite institué par le Dahir portant loi
n°1-77-216 du 4 octobre 1977;
- le régime de sécurité sociale régi par le Dahir portant loi n° 1-72-
184 du 27 juillet 1972;
- les régimes de retraite prévus par les statuts des organismes de
retraite constitués et fonctionnant conformément à la
réglementation en vigueur tels que la Caisse Interprofessionnelle
Marocaine de Retraite (CIMR) et les organismes d'assurances qui
souscrivent des contrats d'assurance groupe vieillesse et vie-
retraite.
Ledit article autorise également la déduction des cotisations versées
par des personnes de nationalité étrangère à des organismes de
retraite étrangers dans la limite des taux payés aux organismes
marocains par leurs collègues de la même entreprise lorsque lesdits
salariés ne cotisent pas parallèlement à une caisse marocaine.
Il convient de préciser que les dispositions de l'article 68-2 ci-dessus
ne font aucune distinction entre les régimes de base et les régimes
complémentaires; les deux ouvrant droit à déduction sur les revenus
salariaux.
Les cotisations supportées par les salariés pour la constitution d'une
retraite sont donc déductibles du salaire imposable sans limitation.
Par ailleurs et en complétant l'article 9 de la loi sur l'I.G.R., la Loi de
Finances pour l'année 1993 autorise la déductibilité du revenu global
imposable des cotisations se rapportant aux contrats d'assurance
retraite souscrits par les assujettis à l'I.G.R., et ce dans les conditions
déterminées par ladite loi.
Cette déduction n'est donc admise que si le contrat d'assurance
retraite correspond aux conditions fixées par ladite loi qu'il convient
donc de vérifier avant de pouvoir prétendre à toute déduction de
cotisations.
Compte tenu des dispositions légales ci-dessus, le régime fiscal
applicable à partir du 1er janvier 1993 aux cotisations afférentes au
contrat d'assurances retraite souscrit par des personnes soumises à
l'I.G.R. peut être résumé comme suit: :
Les salariés
Les cotisations supportées par les salariés au titre de la retraite de
base souscrites par le biais de l'employeur sont déductibles du
revenu salarial pour le calcul de l'I.G.R. à retenir à la source par ce
dernier.
En ce qui concerne les cotisations se rapportant aux contrats de
retraite complémentaire souscrits individuellement par les salariés et
du fait que ces derniers bénéficient depuis l'entrée en vigueur de
l'I.G.R, de la déductibilité sans limitation des cotisations d'assurance
retraite de base ou complémentaire sur leur revenu salarial et que
les nouvelles dispositions instituant la déduction des cotisations dans
la limite de 6% du revenu global imposable précisent que les salariés
ne peuvent pas cumuler le bénéfice des deux déductions, elles
seront déductibles du revenu salarial sans limitation ou du revenu
global imposable (y compris le salaire net imposable) dans la limite
de 6%
Les titulaires des autres revenus
Quant aux contribuables soumis à l'I.G.R. au titre des autres
revenus, la déduction est limitée à 6% de leur revenu global
imposable qui correspond à la somme des revenus nets catégoriels,
bien entendu, autres que le salaire (revenu professionnel, foncier,
mobilier), déterminés selon les règles spécifiques à chacun de ces
revenus.
Les personnes de nationalité étrangère
Les personnes étrangères, quant à elles, lorsqu'elles souscrivent des
contrats d'assurance retraite auprès des organismes d'assurances
marocains, bénéficient de la déductibilité des cotisations dans les
mêmes conditions que les nationaux.
Toutefois, lorsqu'il s'agit de retraite souscrite auprès d'une
compagnie étrangère, la déduction n'est autorisée que lorsque
l'assuré est un salarié et uniquement dans la limite des taux de
cotisations versées par ses collègues du même employeur; les
cotisations se rapportant au contrat d'assurances retraite souscrit
par des non-salariés de nationalité marocaine ou étrangère auprès
d'un organisme étranger n'ouvrent droit à aucune déduction.
3- Assurance groupe
La part salariale des cotisations versées au titre des contrats
d'assurance groupe contractés par les employeurs au profit de leurs
employés est déductible du salaire imposable de ces derniers.
Il - Régime fiscal des prestations servies
Les rentes périodiques versées par des organismes de retraite sont
actuellement assimilées, sur le plan fiscal, à des revenus salariaux et
sont donc imposables par voie de retenue à la source effectuée par
le débirentier.
Les pensions ainsi versées à des salariés retraités sont imposables à
l'l.G.R. avec application d'un abattement qui, depuis la Loi de
Finances 1994, a été porté à 35 %.
Concernant les prestations servies suite à des contrats d'assurance
retraite régis par les dispositions de l'article 9 de la loi sur l'I.G.R.
visé ci-dessus, le régime fiscal varie selon que le bénéficiaire perçoit
une rente ou un capital ou encore rachète ses cotisations.
Les modalités d'imposition de la rente sont celles applicables pour
l'imposition des pensions versées aux salariés retraités à condition,
bien entendu, que le versement de cette rente intervienne au terme
du contrat et après l'âge de 50 ans. Le versement des prestations
sous forme de capital est soumis également à une retenue à la
source en procédant à l'étalement de ce capital sur 4 ans. Il convient
de souligner que si l'abattement a été porté à 35 % pour les
pensions servies aux salariés retraités, l'article 9 prévoit toujours un
abattement de 25 % pour l'imposition des prestations servies suite à
des contrats d'assurance retraite. Le maintien de l'abattement de
25% semble découler d'un simple oubli lors de la rédaction de la Loi
de Finances 1994. En effet. le projet de Loi de Finances 1995
comporte une disposition ayant pour effet de porter cet abattement
à 35 % et par conséquent d'harmoniser l'abattement applicable aux
salariés et aux non-salariés. Enfin, le montant du rachat des
cotisations est imposable également avec étalement (sur 4 ans ou
sur la période effective de cotisation si elle est inférieure à 4 ans),
mais sans aucun abattement.
Dans un courrier adressé au patron du fisc, Omar Faraj, l’Union marocaine des agents et courtiers
d’assurance (UMAC) demande des éclaircissements sur la TVA.

Le 22 janvier courant, l’Union marocaine des agents et courtiers d’assurance (UMAC) a saisi par une
lettre la Direction générale des impôts. Cette demande de réunion avec Omar Faraj, directeur des
impôts, porte sur la TVA relative aux services fournis par les intermédiaires d’assurances. «L’UMAC
avait adressé un courrier le 19 février 2018 sollicitant les éclairages du fisc sur les différents aspects
se référant à la taxe sur la valeur ajoutée, appliquée au secteur de l’intermédiation en assurance,
depuis son assiette jusqu’à son mode de paiement», lit-on dans le courrier de l’UMAC. Selon cette
dernière, qui se réfère à la définition de la taxe sur la valeur ajoutée, cette dernière est un impôt sur
la consommation supporté par le consommateur final. Et d’ajouter que «son assiette générale est
constituée par le chiffre d’affaires réalisé par les entreprises assujetties à l’occasion de la vente de
biens ou de prestations de services. La TVA est donc un impôt indirect». Ce qui crée, selon l’UMAC,
des confusions qu’elle compte exposer au directeur des impôts.

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ÉCONOMIE

Secteur bancaire: Bank Al-Maghrib et le Conseil de la Concurrence signent un partenariat

D’ailleurs, l’association en parle dans son courrier. Ainsi, elle explique que la TVA sur commissions
d’intermédiation en assurance est supportée par l’intermédiaire et de ce fait, le consommateur final
est épargné. Le deuxième point relevé par la lettre est celui relatif à l’assiette de la TVA, qui selon les
interprétations des agents et courtiers d’assurance, est «le plus ambigu». «Ceci dans le sens où le
chiffre d’affaire de l’intermédiaire, – soit la commission perçue – a été considéré comme incluant la
TVA. Nous nous permettons donc de poser la question sur le chiffre d’affaire hors taxe de cette
profession, qui jusque-là, et contrairement à toute logique, se trouve calculé à partir de la TVA, au
lieu de servir d’assiette pour son calcul», souligne-t-on auprès de l’UMAC. Enfin, le troisième point
relevé par le courrier est celui du prélèvement par les compagnies d’assurance à la source de la TVA
payée par les intermédiaires. «En tant qu’opérateurs économiques marocains, nous nous demandons
l’utilité, voire le fondement juridique de cette spécificité, vu que seules les structures étrangères
doivent désigner des représentants légaux pour le versement de cette taxe», se demande l’Union
marocaine des agents et courtiers d’assurance. Autrement dit, cette dernière voit d’un mauvais œil
«la tutelle» des compagnies d’assurance. Elle espère que le fisc procédera «au redressement de la
situation».
La Fnacam revient sur la question de la TVA selon elle indûment payée par les intermédiaires
d’assurances. Pour remédier à cette situation, elle propose d’adopter le modèle français appliqué
dans la plupart des pays du pourtour méditerranéen.

La grogne s’amplifie chez les intermédiaires d’assurances. Les deux associations représentatives du
secteur se mobilisent, chacune de son côté, pour défendre leurs intérêts. Après l’Umac qui vient
d’adresser des correspondances au Chef de gouvernement, aux présidents de la Fédération
marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (Fmsar) et de l’Autorité de contrôle des
assurances et de la prévoyance sociale (Acaps), c’est au tour de la Fédération nationale des agents et
courtiers d’assurance au Maroc (Fnacam) de révéler le contenu de la lettre qu’elle vient d’envoyer
au directeur général des impôts. Celle-ci a trait à la problématique de la TVA appliquée aux
commissions d’intermédiation en assurances. La Fnacam y intègre pour la première fois les résultats
d’un benchmarking effectué auprès des pays du bassin méditerranéen.

Assurances. Une nouvelle menace de grève

«La règle générale est que l’intermédiaire d’assurance, n’étant pas le consommateur final, n’est pas
assujetti au paiement de la TVA sur les commissions perçus. Je compte sur le sens de l’équité des
autorités compétentes pour que nos doléances, légitimes au demeurant, soient prises en compte
dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances 2019», peut-on lire dans le message
adressé à l’administration fiscale. Le mémorandum fiscal de la Fnacam, dont Le360 détient une copie,
donne un aperçu du traitement réservé à la question de la TVA dans les législations française,
monégasque, égyptienne, espagnole, tunisienne, libanaise et italienne.

Lettre Fnacam

© Copyright : DR

En guise de solution, la Fnacam recommande d’adopter le modèle français, lequel est appliqué dans
la plupart des pays de Méditerranée. Il s’agit d’adopter un système dans lequel les compagnies
versent le montant des commissions en totalité et sans aucune retenue. Dans ce cas précisément,
poursuit l’association, les intermédiaires comptabiliseront la totalité des sommes perçues dans leurs
produits, ce qui se traduirait par une imposition directe de ce montant total selon le statut juridique
et fiscal de l’intermédiaire. Ainsi, la base de la fiscalité directe supportée par les intermédiaires se
trouve élargie, étant entendu que tous les intermédiaires sont soumis au Bénéfice non réparti. «De
cette manière, le mécanisme de la TVA appliqué au secteur de l’assurance serait uniforme, les
compagnies et les intermédiaires seraient au même régime, sans surcoût pour les assurés», conclut
le mémorandum de la Fnacam.
Extrait du livre de M.L.ZIATI intitulé Le transport
routier au Maroc approche économique (2éme édition
R.A.F 1996)

La fiscalité dans le sous secteur des transports


routiers au Maroc et les charges de l'infrastructure
routière

Le système des transports routiers est marqué au


Maroc pour une forte pression fiscale, de telle sorte
que le revenu global de cette fiscalité dépasse les
coûtsd'exploitation routiers.

Les véhicules de transport routier sont soumis d'une


part à des taxes annuelles d'exploitation et d'autre
part, à des taxes et droits d'importation sur le véhicule,
les pneus, les pièces de rechange et de carburant soit
un cadastre d'une vingtaine de taxes qui peuvent être
regroupées en quatre catégories:

i) les droits et taxes à l'achat des véhicules,


ii) les charges depremière mise en circulation,
iii) les taxes annuelles fixes et les taxes annuelles
variables.

I- Les éléments constitutifs de la fiscalité sur les


transports routiers:

1-Les droits et taxes à l'achat des véhicules:


Il s'agit des droits de douane frappant ces véhicules, du
prélèvement fiscal dû à leur importation (PFI) et de la
taxe sur la valeur ajoutée (T.V.A.) qui leur est
appliquée.Les montants de ces droits et taxes varient
selon qu'il s'agit de véhicules montés au Maroc ou de
véhicules montés à l'étranger et importés à l'état neuf.

2- Les taxes de mise en circulation

Deux taxes sont dues à la première mise en circulation


des véhicules à savoir les droits d'immatriculation et la
taxe additionnelle d'immatriculation en plus de la taxe
sue la carte grise. La mutationdonne de son côté lieu
également au paiement d'un droit.

2.1- Les droits d'immatriculation:

2.1.1- Les droits de première immatriculation


comprennent d’abord le droit de mise en circulation
provisoire (série WW) contre récépissé valable un mois
avant l'immatriculation définitive du véhicule.

2.1.2- Le droit d'immatriculation définitive qui donne


lieu à la délivrance du récépissé (cartegrise) est
fonction de la puissance fiscale(PF) et de l'âge du
véhicule.

2.1.3- Le véhicule d'occasion importé est assujetti à


une visite technique assortie d'une réception à titre
isolé (RTl).soumis à un droit de timbre.
2.2- La taxe additionnelle d’immatriculation des
véhicules, au profit du fonds routier géré par la
direction des routes et de la circulation routière.

2.3 Le droit demutation de véhicule

3- Les taxes annuelles fixes:

Elles sont au nombre de sept.

3.1- La taxe spéciale annuelle sur les véhicules


automobiles (dite la vignette) a été instituée par le
dahir n° 1.57.211 du 15 hijja 1376 (13 juillet 1957).

Cette taxe frappe les véhicules automobiles dont le


P.T.A.C. est inférieur à 3 tonnes à l'exception des
véhicules ayant plus de 25 ans, des taxis, desvéhicules
de transport en commun de personnes, des véhicules
spéciaux, des véhicules militaires, des véhicules de
l'Etat, de ceux bénéficiant de privilèges diplomatiques
et de ceux en admission temporaire.

Observation: Les tarifs pour véhicules à essence sont


applicables à tout véhicule utilitaire appartenant à un
agriculteur, quel que soit le type de carburant
réellement utilisé.

3.2- Visitestechniques:
Les véhicules automobiles et les remorques sont
soumis par l’arrête du 8 joumada I 1372 (24 janvier
1953) à un contrôle technique périodique. Ce contrôle à
lieu pour:

- La voiture particulière dont l'âge est supérieur à 5 ans


: Tous les ans.
- La camionnette: Tous les ans.
- Le camion léger: Tous les ans.
- Le camion lourd: Tous les ans.
- L'ensemblearticulé: Tous les ans.
- L'autocar: Tous les 6 mois.
Tout sur la nouvelle taxe de
solidarité contre les
catastrophes naturelles
La nouvelle taxe parafiscale de solidarité contre les

catastrophes sera de 1% sur le montant

des primes et des cotisations des contrats

d’assurance soumis à la taxe sur les contrats

d'assurance, à l'exception des contrats d'assurance-

vie.

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  

Y. J.
Le 18 avril 2019 à12:16
M o d i fi é l e   1 8 a v r i l 2 0 1 9   à   1 4 : 5 1

Le projet de décret 2.19.244 figure à l'odre du jour du Conseil de


gouvernement, prévu ce jeudi 18 avril. Ce texte prévoit la
création d’une taxe parafiscale de solidarité contre les
événements catastrophiques, au profit du Fonds de solidarité
contre les événements catastrophiques.

La nouvelle taxe sera de 1% sur le montant


des primes et les cotisations des contrats d’assurance
soumis à la taxe sur les contrats d'assurance.

Les contrats d’assurance concernés sont:

- Les assurances maritimes et de transport maritime;

- Les assurances-crédit et de responsabilité civile soumise


aux mêmes règles techniques;

- Les assurances des véhicules terrestres et de


responsabilité civile afférente à leur utilisation;

- Les assurances d'aéronefs et de responsabilité civile afférente à


leur utilisation;

- Les opérations d’assistance;


- Les assurances-dommages corporels non couverts par les
assurances ci-dessus, et les assurances invalidité et de
maladie.

- Les assurances contre les risques d’incendie et de catastrophes


naturelles.

- Les assurances de responsabilité civile autres que celles citées


ci-dessus.

- Les assurances contre les dégâts liés au froid.

- Les assurances-bétail.

- Les assurance contre tous autres risques non compris dans


ceux qui sont mentionnés ci-dessus et qui sont pratiquées, à
titre habituel, par les entreprises d'assurance

Sont exemptés de cette taxe:

- les contrats d’assurance-vie et les pensions de retraite


souscrites par des non résidents au Maroc;

- les contrats d’assurance couvrant des risques survenus à


l’étranger ou pas une entreprise à l'étranger.

Paieront cette nouvelle taxe:

- Les sociétés d'assurance et de réassurance, leurs représentants


légaux ou les intermédiaires en assurance;
- Les intermédiaires en assurance en ce qui concerne les
contrats conclus par leur biais avec des sociétés d'assurance
étrangères;

- Les assurés dans tous les autres cas.

Instauré par la loi 110.14, le Fonds de solidarité contre les


événements catastrophiques est dédié à l'indemnisation des
personnes sinistrées ne disposant pas d’assurance privée en cas
de catastrophe naturelle. 

Taxe d’assurance automobile (anwa3 tomobilat)

La taxe d’assurance des autres dommages agricoles


Assurance de protection juridique

Assurance de dommage ouvrage

Les assurances de vie santé

I- Régime fiscal des cotisations

1- Assurance sur la vie


Aux termes de l'article 99.I.a) de la loi n°17-89 de l'I.G.R., les contribuables bénéficient d'une
réduction d'impôt égale à 10 % du montant des primes ou cotisations se rapportant aux contrats
individuels d'assurances-vie d'une durée égale au moins à dix ans, souscrits par les intéressés auprès
des compagnies d'assurances établies au Maroc. Toutefois, la base de calcul de la réduction ne
pouvait pas dépasser 6.000DH, soit une économie d'impôt annuelle n'excédant pas 600DH.

Cette réduction d'impôt accordée au vu de la déclaration du revenu global bénéficie à tous les
contribuables soumis à l'I.G.R, quelle que soit la nature de leurs revenus.

2- Retraite

L'article 68-2 de la loi réglementant l'I.G.R, autorise les seuls salariés à se constituer, en franchise
d'impôt sur les salaires, une retraite lorsque cette dernière correspond à l'un des régimes visés par
ledit article, à savoir:

- le régime des pensions civiles institué par la loi n° 11-71 du 30 décembre 1971;

- le régime des pensions militaires institué par la loi n°13-71 du 30 décembre 1971;

- le régime d'allocation de retraite institué par le Dahir portant loi n°1-77-216 du 4 octobre 1977;

- le régime de sécurité sociale régi par le Dahir portant loi n° 1-72-184 du 27 juillet 1972;

- les régimes de retraite prévus par les statuts des organismes de retraite constitués et fonctionnant
conformément à la réglementation en vigueur tels que la Caisse Interprofessionnelle Marocaine de
Retraite (CIMR) et les organismes d'assurances qui souscrivent des contrats d'assurance groupe
vieillesse et vie-retraite.

Ledit article autorise également la déduction des cotisations versées par des personnes de nationalité
étrangère à des organismes de retraite étrangers dans la limite des taux payés aux organismes
marocains par leurs collègues de la même entreprise lorsque lesdits salariés ne cotisent pas
parallèlement à une caisse marocaine.

Il convient de préciser que les dispositions de l'article 68-2 ci-dessus ne font aucune distinction entre
les régimes de base et les régimes complémentaires; les deux ouvrant droit à déduction sur les
revenus salariaux.

Les cotisations supportées par les salariés pour la constitution d'une retraite sont donc déductibles
du salaire imposable sans limitation.

Par ailleurs et en complétant l'article 9 de la loi sur l'I.G.R., la Loi de Finances pour l'année 1993
autorise la déductibilité du revenu global imposable des cotisations se rapportant aux contrats
d'assurance retraite souscrits par les assujettis à l'I.G.R., et ce dans les conditions déterminées par
ladite loi.
Cette déduction n'est donc admise que si le contrat d'assurance retraite correspond aux conditions
fixées par ladite loi qu'il convient donc de vérifier avant de pouvoir prétendre à toute déduction de
cotisations.

Compte tenu des dispositions légales ci-dessus, le régime fiscal applicable à partir du 1er janvier 1993
aux cotisations afférentes au contrat d'assurances retraite souscrit par des personnes soumises à
l'I.G.R. peut être résumé comme suit: :

Les salariés

Les cotisations supportées par les salariés au titre de la retraite de base souscrites par le biais de
l'employeur sont déductibles du revenu salarial pour le calcul de l'I.G.R. à retenir à la source par ce
dernier.

En ce qui concerne les cotisations se rapportant aux contrats de retraite complémentaire souscrits
individuellement par les salariés et du fait que ces derniers bénéficient depuis l'entrée en vigueur de
l'I.G.R, de la déductibilité sans limitation des cotisations d'assurance retraite de base ou
complémentaire sur leur revenu salarial et que les nouvelles dispositions instituant la déduction des
cotisations dans la limite de 6% du revenu global imposable précisent que les salariés ne peuvent pas
cumuler le bénéfice des deux déductions, elles seront déductibles du revenu salarial sans limitation
ou du revenu global imposable (y compris le salaire net imposable) dans la limite de 6%

Les titulaires des autres revenus

Quant aux contribuables soumis à l'I.G.R. au titre des autres revenus, la déduction est limitée à 6% de
leur revenu global imposable qui correspond à la somme des revenus nets catégoriels, bien entendu,
autres que le salaire (revenu professionnel, foncier, mobilier), déterminés selon les règles spécifiques
à chacun de ces revenus.

Les personnes de nationalité étrangère

Les personnes étrangères, quant à elles, lorsqu'elles souscrivent des contrats d'assurance retraite
auprès des organismes d'assurances marocains, bénéficient de la déductibilité des cotisations dans
les mêmes conditions que les nationaux.

Toutefois, lorsqu'il s'agit de retraite souscrite auprès d'une compagnie étrangère, la déduction n'est
autorisée que lorsque l'assuré est un salarié et uniquement dans la limite des taux de cotisations
versées par ses collègues du même employeur; les cotisations se rapportant au contrat d'assurances
retraite souscrit par des non-salariés de nationalité marocaine ou étrangère auprès d'un organisme
étranger n'ouvrent droit à aucune déduction.

3- Assurance groupe

La part salariale des cotisations versées au titre des contrats d'assurance groupe contractés par les
employeurs au profit de leurs employés est déductible du salaire imposable de ces derniers.

Il - Régime fiscal des prestations servies


Les rentes périodiques versées par des organismes de retraite sont actuellement assimilées, sur le
plan fiscal, à des revenus salariaux et sont donc imposables par voie de retenue à la source effectuée
par le débirentier.

Les pensions ainsi versées à des salariés retraités sont imposables à l'l.G.R. avec application d'un
abattement qui, depuis la Loi de Finances 1994, a été porté à 35 %.

Concernant les prestations servies suite à des contrats d'assurance retraite régis par les dispositions
de l'article 9 de la loi sur l'I.G.R. visé ci-dessus, le régime fiscal varie selon que le bénéficiaire perçoit
une rente ou un capital ou encore rachète ses cotisations.

Les modalités d'imposition de la rente sont celles applicables pour l'imposition des pensions versées
aux salariés retraités à condition, bien entendu, que le versement de cette rente intervienne au
terme du contrat et après l'âge de 50 ans. Le versement des prestations sous forme de capital est
soumis également à une retenue à la source en procédant à l'étalement de ce capital sur 4 ans. Il
convient de souligner que si l'abattement a été porté à 35 % pour les pensions servies aux salariés
retraités, l'article 9 prévoit toujours un abattement de 25 % pour l'imposition des prestations servies
suite à des contrats d'assurance retraite. Le maintien de l'abattement de 25% semble découler d'un
simple oubli lors de la rédaction de la Loi de Finances 1994. En effet. le projet de Loi de Finances
1995 comporte une disposition ayant pour effet de porter cet abattement à 35 % et par conséquent
d'harmoniser l'abattement applicable aux salariés et aux non-salariés. Enfin, le montant du rachat
des cotisations est imposable également avec étalement (sur 4 ans ou sur la période effective de
cotisation si elle est inférieure à 4 ans), mais sans aucun abattement.