Vous êtes sur la page 1sur 154

MAI 2020

INGENIEURIE FINANCIERE ET
FISCALE
SOMMAIRE

1
A. - DEFINITION

Sur le plan étymologique, la comptabilité vient de deux mots : « Compte » et « Habileté ». Elle
est donc l’aptitude à compter, ou encore à faire des comptes.

Au niveau de l’entreprise, la comptabilité est un système qui permet de Saisir, de Traiter, de


Contrôler et d’Exploiter les informations des flux (mouvements) économiques et financiers.

B. –TYPES DE COMPTABILITE

Au niveau de l’entreprise, nous distinguons :

Ø La comptabilité générale : C’est une comptabilité qui informe les tiers, la composition et
la valeur du patrimoine de l’entreprise.

Ø La comptabilité analytique : C’est une comptabilité qui permet au gestionnaire d’analyser


la situation de l’entreprise, afin de connaître les coûts et la rentabilité.

Ø la comptabilité budgétaire ou prévisionnelle : C’est une comptabilité qui permet de


prévoir, réaliser et expliquer les écarts entre la réalisation et la prévision des activités.

Toute entreprise au sens de l’article 2 de l’acte uniforme du 24 mars 2000 portant organisation
et harmonisation des comptabilités des entreprises dans l’espace OHADA, est astreinte à la mise
en place d’une comptabilité générale, destinée à l’information externe comme à son propre
usage.

Au niveau des secteurs d’activités économiques et au niveau de l’économie générale, on


distingue :

Ø la comptabilité intermédiaire : C’est une comptabilité qui mesure les activités d’une
branche ou secteur d’activités.

Ø la comptabilité nationale : C’est une comptabilité qui mesure les activités se rapportant à
l’économie générale.

C. –RÔLE ET BUT DE LA COMPTABILITE

Pour prendre des décisions rationnelles, un chef d’entreprise a besoin de certaines informations.
Ces décisions s’appuient sur les indicateurs élaborés et choisis par l’entreprise en fonction de ses
finalités.

L’entreprise évolue dans un environnement juridique, contractuel et règlementaire, qui lui


impose certaines obligations d’informations des tiers ou des administrations. La comptabilité de
l’entreprise se situe au cœur de cette conjonction : elle collecte, met en forme et produit de
nombreuses informations quantitatives ; elle fournit des indicateurs pour qualifier la pertinence
de certaines décisions de gestion ; elle permet de satisfaire aux obligations légales.

2
D. –PRINCIPES DE LA COMPTABILITE GENERALE

L’objectif de la comptabilité est de donner « une image fidèle du patrimoine, de la situation


financière et du résultat de l’entité à la date de clôture ». Pour y arriver, des règles ou principes
doivent être respectés :

Le système comptable OHADA énonce de façon explicite huit principes de base sur lesquels la
comptabilité générale d’une entreprise doit se fonder :

a). Principe de l’importance relative : Le comptable doit dans certains cas évaluer ou d’estimer
des situations. Il doit donc avoir l’attitude de « savoir apprécier ».

b). Principe de continuité d’exploitation : C’est l’hypothèse de poursuite des activités de


l’entreprise

c). Principe d’indépendance des exercices : C’est le rattachement des charges et des produits à
l’exercice concerné.

d). Principe de prudence : C’est la prise en compte des pertes de valeur, des risques et charges
futurs dans les estimations de fins d’exercice. Il vaut mieux de pécher par pessimisme que par
optimisme.

e). Principe de permanence des méthodes : C’est le fait du non modification des méthodes
comptables sauf cas exceptionnel de dérogation.

f). Principe de coût historique : C’est l’évaluation des éléments actifs et passifs à leur valeur
d’entrée, sans prendre en compte les variations du pouvoir d’achat de la monnaie.

g). Principe d’intangibilité du bilan d’ouverture : Le bilan d’ouverture d’un exercice correspond
au bilan de clôture de l’exercice précédent.

h). Principe de non-compensation : C’est l’interdiction de compenser des comptes d’actif et de


passif, ou de charges et de produits.

Le but ultime de tous les principes comptables est l’obtention d’une image fidèle du résultat.
L’image fidèle doit être vue sous l’angle des utilisateurs des états financiers (bilan, compte de
résultat et TAFIRE).

E. BUT DE LA FISCALITE

Aucune entreprise ne peut contester le droit que soit prélevé l’impôt sur ses revenus. Il vaut
mieux donc connaître l’impôt dans ses différentes composantes et règles qui régissent chacune
de ces composantes.

Le comptable d’une entreprise devient performant lorsqu’il intègre à sa connaissance des


règles fiscales à respecter et le savoir nécessaire à la bonne application comptable de ces règles.
Cette connaissance est un rempart contre l’erreur qui, si elle est commise sera relevée par le
contrôle fiscal de l’administration des impôts.

3
4
Chapitre I : L’ENTREPRISE
1. DEFINITION DE L’ENTREPRISE.

Une entreprise est un groupement de plusieurs personnes, orienté à titre principal vers la
production de biens et services en vue de partager le bénéfice qui pourra en résulter.

Le rôle économique de l’entreprise est essentiellement de produire des richesses qui assurent sa
pérennité et rémunèrent les agents qui ont permis cette production.

2. DISTINCTION DES ENTREPRISES.

Les critères servant à l’élaboration des différentes typologies d’entreprises sont toujours subjectifs
et parfois peu fiables. Il importe donc de ne pas s’en tenir à un seul critère. On peut néanmoins
les regrouper en trois catégories :

Ø La taille ;
Ø L’activité économique exercée ;
Ø La forme juridique.

3. CLASSIFICATION DES ENTREPRISES.

A. CLASSIFICATION SELON LA TAILLE.

Pour mesurer la taille d’une entreprise, différents critères peuvent être retenus : L’effectif
employé, le chiffre d’affaires, le résultat net, la capacité d’autofinancement, les dépenses
d’investissement.

1). L’EFFECTIF EMPLOYE.

On distingue traditionnellement les petites et moyennes entreprises (PME) de grandes


entreprises, voire de très grandes entreprises.

• Les Petites et moyennes entreprises.

D’un point de vue quantitatif, la PME est une entreprise industrielle, commerciale ou prestataire
de service (autre que l’entreprise agricole) employant de 1 à 100 salariés. Une entreprise
industrielle de 5 à salariés est appelée PMI (petite et moyenne industrie).

• Les grandes entreprises.

Ce sont des entreprises employant plus de 100 personnes

• Les très grandes entreprises.

Ce sont des entreprises employant plus de 1.000 personnes

2). LE CHIFFRE D’AFFAIRES

5
On l’obtient en multipliant les quantités vendues par le prix unitaire. En rapportant le chiffre
d’affaires (CA) d’une entreprise à l’ensemble des ventes des entreprises fabriquant le même type
de produit, on obtient la part de marché de l’entreprise considérée

C. Aff = P.V .Unit. x quantité

C. Aff
Part de marché =
C. Aff . Global

Le critère du CA, aisément disponible, privilégie les entreprises qui écoulent un grand nombre
de produits et/ou pratiquent des prix de ventes élevés.

En dehors de l’effectif employé et du chiffre d’affaires, d’autres indicateurs sont fréquemment


utilisés.

B. LA CLASSIFICATION SELON L’ACTIVITE EXERCEE.

1). SELON LE SECTEUR D’ACTIVITE

Les travaux d’Allan G. Fisher et de Colin Clark, et reprise par Jean Fourastié, distingue :

• Les entreprises du secteur primaire.

Sont celles qui produisent les matières premières, notamment l’agriculture, la sylviculture, la
pêche et les mines

• Les entreprises du secteur secondaire.

Transforme les matières premières en biens productifs ou en biens de consommation,

• Les entreprises du secteur tertiaire.

Sont celles qui produisent des services. C’est le secteur « fourre-tout », selon l’expression
d’Alfred SAUVY.

Au trois secteurs traditionnels on parle d’ajouter un quatrième secteur : le secteur quaternaire.


Celui-ci constituerait un nouveau secteur de services qui engloberait les activités dites
« intellectuelles » (informatique, recherche, ingénierie…)

Les entreprises ayant la même activité principale, mais éventuellement des activités secondaires
différentes, relèvent du même secteur d’entreprise.

L’activité principale d’une entreprise est déterminée à partir de la ventilation de ses effectifs
employés.

6
Les entreprises ou les fractions d’entreprise fabriquant la même catégorie de produit constituent
la branche d’activité ou, plus brièvement, la branche.

2) LA CLASSIFICATION SELON LE STATUT JURIDIQUE.

De façon simplifiée, en retenant que le critère de la propriété du capital de l’entreprise on peut


répartir les entreprises en trois groupes.

• Les Entreprises du Secteur Privé

Elles appartiennent soit à une seule personne (entreprise individuelle), soit à plusieurs associés :
on parle alors d’entreprise sociétaires. (L’EURL est une forme particulière de société : elle a un
associé unique).

Dans leur grande majorité, les entreprises sociétaires sont dotées de la personnalité morale parmi
elles, les sociétés commerciales, classées en trois catégories :

Ø Les sociétés de personnes (SNC ; SCS) ;


Ø Les sociétés de capitaux (SCA, SA) ;
Ø Les sociétés hybrides, présentant à la fois les caractéristiques des sociétés de personnes et
des sociétés de capitaux (EURL, SARL).

• Les entreprises du secteur public

Le secteur public « regroupe les établissements publics à caractère industriel et commercial, le


sociétés nationales d’économie mixte, les société dont la majorité du capital est détenue par l’état
ainsi que leurs filiales.

• Les entreprises du secteur coopératif

Il s’agit des coopératives, des mutuelles et des associations. Constituant l’économie sociale.

C. SELON LE CHOIX DU MODELE D’ETATS FINANCIERS DU SYSTEME


COMPTABLE OHADA

Conformément aux modèles d’établissement des états financiers, du système comptable


OHADA, la distinction des entreprises peut se présenter de la manière suivante :

Entreprises Commerciales et
de négoce Artisanales Services Industrielles et Autres

7
Modèles
Quel que soit le CA.
Système normal Sauf indications
contraires

Système allégé De 30 à moins 100 De 20 à moins De 10 à moins


millions FCFA 100 millions 100 millions
FCFA FCFA

Système minimal CA < 30 millions CA < 20 CA < 10


de trésorerie (SMT) FCFA millions FCFA millions FCFA

D. SELON LES REGIMES D’IMPOSITION

Le CGI institue trois régimes d’imposition des entreprises :

- Régime de l’Impôt Synthétique Libératoire (ISL) ;


- Régime simplifié d’imposition (RSI)
- Régime réel d’imposition (RRI)

Systèmes Activités visées C.A HT

Régime de l’Impôt Les activités expressément visées par l’article < 30.000.000 FCFA
Synthétique 141 du CGI
Libératoire

Régime simplifié Les activités expressément visées par l’article 30.000.000 F £ CAHT ≥ 0.000.000 F
d’imposition 128 du CGI

Régime réel Les activités expressément visées par l’article CAHT > 60.000.000 F
d’imposition 128 du CGI

4. LE CYCLE D’EXPLOITATION DE L’ENTREPRISE.

C’est la succession des opérations d’Achats, de production et de vente qui se renouvellent à


intervalle de temps régulier

Stockage M.P ; M.C Production Stockage P.F

Règlement des
tiers
Achats M.P ; MC Vente P.F

8
A. LES MOYENS D’EXPLOITATION.

On distingue les moyens acycliques et les moyens cycliques

1) LES MOYENS ACYCLIQUES

Ce sont les moyens utilisés pour plusieurs cycles d’exploitation il s’agit des moyens matériels
durables (ex : Machines, mobiliers…)

2) LES MOYENS CYCLIQUES.

Ce sont les moyens matériels non durables c’est à dire qui disparaissent au cours du cycle
d’exploitation ils sont intégrés ou incorporés dans le produit

B. LES ACTIVITES DU CYCLE D’EXPLOITATION.

Un cycle d’exploitation a plusieurs activités ; Notamment :

Ø Les activités liées à l’acquisition des facteurs de production


Ø Les activités liées au stockage des facteurs de production
Ø Les liées à la combinaison des facteurs de production.
Ø Les activités liées au stockage des produits finis
Ø Les activités liées à la vente des produits finis
Ø Les activités comptables et les règlements des tiers

C. CARACTERISTIQUES COMMUNES AUX ENTREPRISES.

Ø Quels que soient son statut et sa dimension, l’entreprise est une unité de production.
Ø Il y a toujours combinaison de facteurs de production pour élaborer des biens et/ou service
Ø Ces biens et services sont destinés à un marché.
Ø L’entreprise est centre autonome de décisions.
Ø Elle gère librement les fonds dont elle peut disposer ;
Ø C’est le chef d’entreprise qui fixe les objectifs à atteindre.

5. ROLES DE L’ENTREPRISE.

A. ROLE ECONOMIQUE.

Ø L’entreprise produit pour un marché ; elle satisfait les besoins des consommateurs.

Ø L’entreprise est à la fois cliente lorsqu’elle achète des biens et des services ; elle est
fournisseur quand elle vend des biens ou des services

B. ROLE SOCIAL.

L’entreprise emploie des salariés ; elle distribue le revenu sous forme de salaire. Elle peut créer
des crèches, disposer d’infirmeries, etc.

C. ROLE FINANCIER.

9
L’entreprise est un maillon d’une longue chaîne de paiements successifs, de la production à la
distribution ; chaque entreprise est à la fois « client » et « fournisseur ». Elle doit être solvable afin
de ne pas briser la chaîne et provoquer éventuellement la défaillance des entreprises
« fournisseurs ».

6. OPERATIONS DE L’ENTREPRISE

Le « commerçant » achète la marchandise pour revendre. Si le prix de vente est supérieur à son
prix d’achat ; la différence entre les deux prix est appelée Marge brute.

Cette marge brute doit lui permettre :

Ø De payer ses travailleurs (personnel) ;


Ø De payer ses impôts et ses frais divers (transport, publicité, électricité…) ;
Ø De réaliser un bénéfice (si l’activité se révèle profitable)

Si le montant total des frais divers est supérieur à la marge brute, le commerçant subira une
perte, son activité aura été déficitaire.

M arg e Brute = Pr ix de vente - Pr ix d ' achat .


Pr ofit ou Perte = Pr ix de vente - Coût d ' achat
= Pr ix de vente - ( Pr ix d ' achat + frais )

Activité bénéficiaire (profit).

Prix de vente

Prix d’achat Frais divers

Profit

Activité déficitaire (perte).


Perte
Prix de vente

Prix d’achat Frais divers

Exemples

1. Prix de vente = 1.000 F ; Prix d’achat = 500 F. ; Transport = 150 F ; Publicité = 100 F
Calculer la marge brute ; le profit ou la perte.

10
- Marge brute = PV-PA 1.000 – 500 = 500 F

- Perte/Profit = PV- (PA + transport + publicité) = 1.000 – (500 + 150 + 100) = 1.000 - 750 =
250 F

2. Prix de vente = 1.000 F ; Prix d’achat = 800 F ; Transport = 150 F ; Publicité = 100 F.
Calculer la marge brute ; le profit ou la perte.

- Marge brute = 1.000 – 800 = 200 F


- Perte = 1.000 – (800 + 150 + 100)
= 1.000 - 1050 = - 50 F

7 LES DIFFERENTS TYPES DE VENTE

La vente comprend trois opérations :


Ø la conclusion du marché
Ø la livraison de la marchandise
Ø le paiement du prix convenu

Ces opérations peuvent avoir lieu à des moments différents, permettant ainsi de distinguer les
différents types de vente :

Ø vente au comptant : les trois opérations ont lieu au même moment


Ø vente à crédit : les deux premières opérations ont lieu au même moment, la troisième
plus tard.
Ø Vente à terme : la conclusion du contrat est immédiate, la livraison et le paiement sont
différés

Types de ventes Conclusion du marché Livraison paiement

Comptant Immédiate Immédiate immédiate

A crédit Immédiate Immédiate différé

A terme Immédiate Différée différé

A VENTE AU COMPTANT

Dans la vente au comptant ; on distingue trois sortes de paiement :

Ø La vente au comptant à la commande : le paiement est effectué à la commande


Ø La vente au comptant à la livraison : le paiement à la réception de la marchandise

11
Ø La vente au comptant sur facture : le paiement s’effectue à la réception de la facture

B LA VENTE A CREDIT

Ø La vente à tempérament : la livraison est immédiate ; le paiement pouvant s’effectué en


plusieurs fois à des périodes régulières jusqu’à un certain délai.

Ø La location-vente : l’acheteur loue l’article et paie par versements réguliers ; il n’en devient
propriétaire qu’après le paiement du dernier versement.

Ø Le leasing : est un écrit par lequel une personne donne à une autre personne le droit
d’utiliser un bien pour une durée déterminée contre une somme versée en une fois
appelé prime ou une série de versements appelés loyers. A l’expiration du contrat, le
locataire peut acquérir la propriété du bien moyennant le paiement d’un prix résiduel.

C LA VENTE A TERME

Le contrat de vente est conclu immédiatement, la livraison et le paiement ont lieu plus tard.

12
CHAPITRE 2 : LES FLUX ECONOMIQUES.

1. DEFINITION.

Le mot flux est synonyme de mouvement.

En effet, l’entreprise est un centre de passage de plusieurs mouvements de biens, de services et


de monnaies. La Comptabilité Générale a donc pour objet l’observation et l’étude des
mouvements (flux) financiers de l’entreprise.

2. SORTES DE FLUX.

Sur le plan économique, on distingue :

Ø Les flux externes : qui sont des mouvements de biens, de services ou de monnaies entre
l’entreprise et les tiers (les clients, fournisseurs, l’Etat, le personnel…)

Exemple : l’entreprise achète la marchandise au fournisseur.

Ø Les flux internes : qui sont des mouvements de biens, de services ou de monnaies à
l’intérieur de l’entreprise.

Exemple : Consommation des matières premières

Ces flux externes ou internes peuvent être :

Ø Un flux réel ou flux de biens : Ce sont des mouvements des marchandises achetées
(flux entrant) puis revendues (flux sortant).

Exemples

a. l’entreprise OBAME achète la marchandise (flux réel entrant)


b. l’entreprise OBAME vend sa marchandise (flux réel sortant).

Ø Un flux de services : Ce sont les différents services achetés (flux entrant) ou vendus (flux
sortant).

Exemples

a. L’entreprise achète le service d’un transporteur (flux entrant de services)


b. Une radio fait la publicité du produit d’une entreprise (flux sortant de services).

Ø Un flux de monnaies (ou flux financiers) : C’est la contrepartie des flux de biens ou de
services, cités ci-dessus.

Exemples

a. Paiement des achats de marchandises (flux financier sortant)

13
b. Encaissement des ventes (flux financier entrant).

Remarque :

Chaque mouvement (opération) de l’entreprise entraîne deux sortes de flux de même valeur :

Ø Un flux de biens ou de services


Ø Un flux de monnaie (ou flux financier)

Exemples :

1. L’entreprise MBA achète des marchandises en espèces 10.000 F

- Flux réel de marchandises entrant (FRE) = 10.000 F


- Flux financier sortant (FFS) : « caisse » = 10.000 F

2. Vente en espèces des marchandises au client ABESSOLE, 15.000 F (Coût d’achat 12.000 F)

- Flux réel de marchandises sortant (FRS) = 12.000 F


- Flux financier entrant (FFE) : « caisse » = 15.000 F
- Marge brute (PV – PA) = 3.000 F

3. Paiement frais de transport par la banque 50.000 F

- Flux de services entrant (FSE) : « transport » = 50.000 F


- Flux financier sortant (FFS) : « banque » = 50.000 F

4. Règlement frais de publicité en espèces 20.000 F

- Flux de services entrant (FSE) : « publicité » = 20.000 F


- Flux financier sortant (FFS) : « caisse » = 20.000 F

5. Achat au comptant d’une machine à KONE 100.000 F et les frais de transport 15.000 F à
transco.

- Flux réel Machine entrant (FRE) : 100.000 F


- Flux de services entrant (FSE) : « transport » :15.000 F
- Flux financier sortant (FFS) : « caisse ou banque » : 100.000 + 15.000 = 115.000 F

3. REPRESENTATION DES FLUX.

Exemple 1 :

a. l’entreprise SIAKA achète en espèces au fournisseur AYO une marchandise 10.000 F


b. l’entreprise DUBOZE achète à crédit au fournisseur LASSYNI une marchandise 15.000 F

Les schémas des flux externes se présentent comme suit

Entreprise SIAKA Fournisseur AYO

14
FRE (marchandises +10.000 F) FFS (caisse - 10.000 F)

Flux de dette (fournisseur + 15.000) FRE (marchandises + 15.000)


Entreprise DUBOZE Fournisseur LASSYNI
Exemple 2

4. CONSTATATION DES FLUX A LA CREATION DE L’ENTREPRISE.

A la création, l’entreprise effectue des opérations se rapportant essentiellement à


l’investissement : acquisition de construction, de terrains, de matériels (FLUX
D’INVESTISSEMENT).

Elle réalise également des opérations de financement : formation du capital, recours à des
emprunts (FLUX DE FINANCEMENT).

Ultérieurement, lorsque l’entreprise exercera son activité, elle effectuera des opérations se
rapportant à l’exploitation : achats de marchandises, rémunération du personnel, ventes de
marchandises… (FLUX D’EXPLOITATION).

5. LE PATRIMOINE DE L’ENTREPRISE.

On peut définir le patrimoine de l’entreprise comme étant l’ensemble de ses biens et de ses
dettes. Pour chaque entreprise, le patrimoine est un et indivisible.

Le système comptable OHADA définit le patrimoine comme un ensemble des actifs que
l’entreprise a sous son contrôle et des ressources mises à sa disposition par les associés ou les
tiers, en vue de réaliser son exploitation.

Les éléments du patrimoine de l’entreprise sont par exemple :

1). LES AVOIRS (OU LES BIENS).

- Terrain de l’entreprise,
- Bâtiment et locaux de production ou de vente,
- Mobilier ; Matériel
- Marchandises ; Matière première ; Produit fini, Emballage…
- Créances envers le client, fournisseur…
- Disponibilités en banque, à la caisse, ou au compte chèques postaux…
- Etc.

2). LES DETTES OU LES RESSOURCES (LES CAPITAUX).

- Le capital social,
- Les dettes financières envers les bailleurs de fonds ; les banques de financement….
- Les dettes envers le fournisseur, l’Etat, le personnel, les associés….
- Les dettes envers les banques commerciales,
- Etc.

15
Il faut noter que les dettes servent à acheter une grande partie des biens de l’entreprise.

Pour donner une image fidèle du patrimoine, l’entreprise doit procéder à l’enregistrement
comptable de tous les mouvements affectant son patrimoine.

6. LES DROITS D’ENREGISTREMENT.

L’enregistrement peut être défini comme une formalité accomplie par un fonctionnaire des
impôts, et destinée à constater certains évènements juridiques entraînant la perception des
droits.
La formalité d’enregistrement comporte donc à la fois :
- Une valeur administrative : inscrite un acte dans des registres spéciaux ;
- Une valeur fiscale : percevoir un impôt appelé droit d’enregistrement, calculé sur la
valeur des éléments de l’acte.
L’enregistrement concerne à la fois les mutations et les actes. Les actes soumis à
l’enregistrement, lors de la création d’une entreprise sont :

- La constitution de société
- L’apport en numéraire
- L’augmentation de capital
- Droit sur les apports immobiliers et mobiliers, déduction faite du passif
- Etc.

Tout contribuable qui, au cours d’un exercice n’a pas souscrit sa déclaration à l’administration
Fiscale au plus tard le 28 février de l’année en cours, se verra son contribution augmentée d’une
pénalité de recouvrement

Exemple 1 : patente.

Le SUPER MARCHE IDEAL CADEAU est un établissement situé à Libreville dans lequel sont
exploités les commerces et activités ci-après.

1. Boulangerie employant des moyens mécaniques ;


2. Pâtisserie ;
3. Boucherie charcuterie n’important pas ;
4. Bijouterie horlogerie qui vend des objets qu’elle achète et n’importe pas ;
5. Librairie papeterie garnie par des produits importés ;
6. Un kiosque à journaux.

TAF : Déterminer la patente due par le SUPER MARCHE IDEAL CADEAU en 2013.

SOLUTION

1. Boulangerie employant des moyens mécaniques


Catégorie A, Patente 110 000 ;
2. Pâtisserie
Catégorie A (DE), Patente 170 000
3. Boucherie, charcuterie n’important pas
Catégorie A (DE), Patente 85 000

16
4. Bijouterie, horlogerie qui vend des objets qu’elle achète mais n’importe pas
Catégorie A, Patente 185 000
5. Librairie papeterie garnie par des produits importés
Catégorie A, Patente 170 000
6. Kiosque à journaux
Catégorie A, Patente 40 000.

Tableau récapitulatif

Contribution de Patente 2013


Principal 255 000
Pénalités 255 000x50%) = 127 500
Total 382 500

Exemple 2 : actes de sociétés.

Soit la SARL ABENG, une société de droit gabonais avec un capital de 2.000.000 F répartie en
200 parts de 10.000 F. elle est créée le 02 janvier 2008 par apport en numéraire.

1- Les statuts sont présentés à l’enregistrement le 02 janvier 2009, déterminez les droits
dus ?
Délai d’enregistrement = 1 mois
Apports en numéraire ; DE = 50.000 F
Pénalités de retard : 100% du DE
Total DE = 50.000 + 50.000 = 100.000 F

2- Le 02 mars 2010, un des associés cède une de ses parts à 15.000 F, déterminez les
droits dus

Capital 2.000.000
Valeur mathématique = = = 10.000
Nbre de parts 200

DE pour cession de part : 3%

DE = 10.000 x 1 x 3% = 300 F, inférieur au Minimum de perception = 5.000 F


Donc le DE a payé = 5.000 F

3- Le 06 juin 2011, augementation du capital par apports en nature (les meubles pour
800.000 F et les immeubles pour 9.200.000 F). déterminez les droits dus ?

DE : 1% des apports en nature


Total des apports en nature = 800.000 + 9.200.000 = 10.000.000
DE = 1% de 10.000.000 = 100.000
Nouveau capital = 2.000.000 + 10.000.000 = 12.000.000

17
CHAPITRE 3 : LE BILAN
1. QU’EST-CE QUE LE BILAN ?

Le bilan est la photographie du patrimoine de l’entreprise à un moment donné. Il fait partie des
comptes obligatoires annuels exigés par la loi. Il comporte deux parties : le passif (à droite) et
l’actif (à gauche).

L’actif exprime l’emploi qui a été fait des ressources indiquées au passif. Grâce à elle, l’entreprise
a pu acquérir les biens indispensables à son fonctionnement. Ces biens sont des emplois
provisoires lorsqu’ils conditionnent la création des richesses ; ils sont des emplois définitifs
lorsqu’ils traduisent un appauvrissement de l’entreprise.

2. PRESENTATION DU BILAN.

A. PRESENTATION SCHEMATIQUE DU BILAN.

Le bilan se présente sous la forme d’un T. La partie de gauche est appelée


« ACTIF » ; Comprend les biens et les créances de l’entreprise. Celle de droite, appelée
« PASSIF » ; Comprend les dettes de l’entreprise.

ACTIF Montants PASSIF Montants


§ Actif immobilisé § Les capitaux propres et
les ressources assimilées

§ Actif circulant § Les dettes financières et


ressources assimilées

§ Trésorerie- actif § Le passif circulant

§ Ecarts de conversion § La trésorerie – Passif


Actif
§ Ecarts de conversion
Passif

TOTAL TOTAL

B. PRESENTATION NORMALISEE DU BILAN.

La présentation normalisée du bilan se fait selon deux systèmes :

Ø Selon le système normal ; puis

Ø Selon le système allégé

18
1). PRESENTATION DU BILAN SELON LE SYSTEME NORMAL.

Au regard de l’article 11 de l’acte uniforme portant organisation ou harmonisation des


comptabilités de l’entreprise dans l’espace OHADA, la présentation du bilan, selon le système
normal, et des autres états financiers concerne les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse
cent millions de FCFA.

2). PRESENTATION DU BILAN SELON LE SYSTEME ALLEGE (abrogé en 2018)

La présentation du bilan et les autres États financiers d’après le système allégé, concerne les
entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas Cent millions de francs CFA.

Les grandes masses du bilan de l’entreprise se présentent comme suit :

BILAN - SYSTÈME ALLEGE

Exercice N Exercice N - 1
ACTIF
Brut Net Net
ACTIF IMMOBILISE
Charges immobilisées
Immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles
Terrains
Bâtiments, installations
Matériel
Avances et acomptes versés sur immobilisations
Immobilisations financières
TOTAL ACTIF IMMOBILISE (I)
ACTIF CIRCULANT
Stocks
Marchandises
Matières et autres approvisionnements
Produits fabriqués et en - cours
Créances
Fournisseurs, avances versées
Clients
Autres créances
TOTAL ACTIF CIRCULANT (II)
TRESORERIE - ACTIF
Titres de placement et valeurs à encaisser
Banques, chèques postaux, caisse
TOTAL TRESORERIE - ACTIF (III)
Ecarts de conversion - actif (IV)
(perte probable de change)
TOTAL GENERAL (I + II + III + IV)

19
BILAN - SYSTÈME ALLEGE

Exercice N Exercice N - 1
PASSIF
Net Net
CAPITAUX PROPRES
Capital
Ecarts de réévaluation
Réserves indisponibles
Réserves libres
Report à nouveau + ou -
Résultat net de l'exercice + ou -
Provisions réglementées et subventions d'investissement
TOTAL CAPITAUX PROPRES (I)
DETTES FINANCIERES
Emprunts et dettes financières
Provisions financières pour risques et charges
TOTAL DETTES FINANCIERES (II)
TOTAL CAPITAUX STABLES (I) + (II)
PASSIF CIRCULANT
Client, avances reçues
Fournisseurs
Autres dettes
TOTAL PASSIF CIRCULANT (III)
TRESORERIE - PASSIF
Banques, concours bancaires
TOTAL TRESORERIE - PASSIF (IV)
Ecarts de reconversion - Passif (V)
(gain probable de change)
TOTAL GENERAL (I + II + III + IV + V)

Le bilan donne une image du patrimoine de l’entreprise à la date de clôture de l’exercice


comptable. Il présente le patrimoine en le classant de deux façons :

Ø Suivant la composition des biens dont l’entreprise est propriétaire ou non


(équipements, stocks, créances, argent disponible…)

Ø Suivant l’origine des ressources (apports de l’exploitant, bénéfices, dettes) qui ont
permis d’acquérir ces biens.

REMARQUE

Il ne faut pas confondre le Passif de l’entreprise, qui désigne seulement les dettes, et le Passif du
bilan qui regroupe non seulement les dettes, mais aussi les ressources appartenant en propres à
l’exploitant.

20
3. LES PRINCIPES DE PRESENTATION DU BILAN.

Ø Les lignes du bilan sont appelés « postes » et chaque poste du bilan correspond au
regroupement d’un certain nombre de comptes des classes 1 à 5.

Ø Le résultat de l’exercice est reporté dans un poste du passif, avec le signe « plus » si le
résultat est un bénéfice et le signe « moins » si le résultat est une perte.

Ø Les amortissements de l’exercice sont inscrits à l’actif mais en soustraction.

Ø Le capital de l’entreprise ne change pas sauf s’il y a un acte juridique qui vient le modifier.

Ø Le bilan de l’entreprise est toujours équilibré. Il est donc possible de mettre en évidence
plusieurs égalités fondamentales :

• A. immobilisé + Actif circulant + Trésorerie actif + Ecart de conversion actif = ACTIF


• C. propres + D. fcières + Passif circulant + Trésorerie passif + E. passif = PASSIF
• Capitaux permanents = C. propres + Dettes financières
• Capitaux propres = ACTIF - Dettes de l ' entreprise
• ACTIF du bilan = PASSIF du bilan

4. LA SITUATION NETTE (SN)

La situation nette est la différence entre ce que l’entreprise possède (ACTIF ou BIENS) et ce
qu’elle doit (DETTES envers les tiers). Elle représente, la valeur nette du patrimoine. Elle permet
de savoir s’il y a enrichissement ou appauvrissement du patrimoine de l’entreprise à une date
donnée.

• S .N = Mon tan t total des biens - Mon tan t total des det tes

ou encore

• S .N = TOTAL Actif - PASSIF de l ' entreprise

Lorsqu’une entreprise commence ses activités, sa situation nette se confond à son capital.

• CAPITAL = TOTAL Actif - Dettes

21
La variation de l’activité de l’entreprise entraîne le changement de la situation nette en fin de
période. Et le changement de la situation nette permet la détermination du résultat.

RESULTAT = S .N ( fin de période ) - S .N (début de période )

ou encore

RESULTAT = TOTAL Actif - (Capital + Dettes )

Un résultat positif est appelé bénéfice ou profit. Tandis qu’un résultat négatif est appelé perte ou
déficit.

5. L’APPROCHE STATIQUE ET DYNAMIQUE DU BILAN.

L’approche statique du bilan considère le bilan comme la photographie du patrimoine de


l’entreprise à une date donnée. Une image plus ou moins fidèle de la situation patrimoniale de
l’entreprise à la fin d’un exercice comptable.

L’approche dynamique consiste à juxtaposer deux ou plusieurs bilans, de deux ou plusieurs


exercices, afin de comprendre comment a évolué le patrimoine de l’entreprise au cours du temps.
Cette vision dynamique est considérée comme un véritable film du patrimoine de l’entreprise.

Exemples :

1. Le 02/02/2000, Mr OYEMBA commence une activité avec un montant de


13.000.000 F. Il place 8.000.000 F en banque et 5.000.000 F en caisse.
Présenter le bilan initial.

Avoirs (Biens) Dettes (ressources)

-. Banque : …………..8.000.000 F-. Capital :………………13.000.000 F


-. Caisse :…………….5.000.000 F

Total des avoirs :...…13.000.000 F Total dettes :…………..13.000.000 F

Bilan initial au 02/01/2000

ACTIF (emplois) Montants PASSIF (ressources) Montants


521 Banque 8.000.000 101 Capital 13.000.000
571 Caisse 5.000.000
Total 13.000.000 Total 13.000.000

2. le 10/01 Mr. KIDIMA achète par chèque bancaire les biens ci-après :

22
Ø Un bâtiment commercial pour 5.000.000 F
Ø Un matériel de bureau pour 2.000.000 F

Il fait l’acquisition d’un lot de marchandises en espèces 4.500.000 F.

Présenter le bilan de cette entreprise au 10/01/2000.

Avoirs (Biens) Dettes (Ressources)

-. Bâtiment commercial……………. …5.000.000


Capital………………..13.000.000
-. Matériel de bureau……………… …..2.000.000
-. Marchandises………………..……… 4.500.000
-. Banque :(8.000.000-7.000.000)… …..1.000.000
-. Caisse :(5.000.000-4.500.000)…… …...500.000

Total …………………………… ……13.000.000 Total …………………13.000.000

Bilan au 10/1

ACTIF Montants PASSIF Montants


231 Bâtiment comm. 5.000.000 101 Capital 13.000.000
241 Matériel de bur. 2.000.000
311 Marchandises 4.500.000
521 Banque 1.000.000
571 Caisse 500.000

Total 13.000.000 Total 13.000.000

3. le 30/6, l’entreprise KIDIMA présente la situation patrimoniale ci-après :

-. Bâtiment commercial …………………………………………… 5.000.000 F


-. Matériel et Mobilier……………………………………………… 7.000.000 F
-. Marchandises…………………………………………………….. 6.000.000 F
-. Créances sur clients……………………………………………… 2.000.000 F
-. Banque……………………………………………………………... 700.000 F
-. CCP……………………….……………………………………….. 800.000 F
-. Caisse……………………………………………………………… 500.000 F
-. Fournisseur…………………….………………………………… 5.000.000 F
-. Banque, crédit d’escompte……..................................................... 2.000.000 F

TAF

1). Quel est le montant du capital ?


2). Calculer le résultat
3). Présenter le bilan au 30/6

23
En vertu du principe selon laquelle les opérations commerciales ne changent pas le volume du
capital initial (Principe de fixité du capital initial), notre capital initial est toujours 13.000.000 F

Le calcul du résultat se fait de la manière suivante :

RESULTAT = Total des biens - (Capital + Dettes de l ' entreprise)

RESULTAT = (5.000.000 + 7.000.000 + 6.000.000 + 2.000.000 + 700.000 + 800.000


+ 500.000) - (13.000.000 + 7.000.000) = 2.000.000

Tandis que la situation nette se présente comme suit :

Situation Nette = Total des biens - Dettes de l ' entreprise

S .N = 22.000.000 - 7.000.000 = 15.000.000 F

Bilan au 30/06

ACTIF Montants PASSIF Montants


231 Bâtiment ccial 5.000.000 101 Capital 13.000.000
241 Matériel & Mob. 7.000.000 131 Résultat 2.000.000
311 Marchandises 6.000.000 401 Fournisseur 5.000.000
411 Créances clients 2.000.000 561 Banque, créd. Tres. 2.000.000
521 Banque 700.000
531 C.C.P. 800.000
571 Caisse 500.000
Total 22.000.000 Total 22.000.000

4. Le 31/12, après l’inventaire, l’entreprise KIDIMA constate la situation suivante : Bâtiment


commercial 5.000.000 F, Matériel et Mobilier 6.000.000 F, Marchandises 5.000.000 F, Créances
sur les clients 2.000.000 F, les disponibilités en Banque 500.000 F, Compte Chèques Postaux
500.000 F, les espèces en Caisse 200.000 F, Dettes envers les fournisseurs 7.000.000 F, Dette
envers l’Etat 1.000.000 F, Dette envers son personnel 500.000 F, Banque, crédit de trésorerie
1500.000

Travail à faire : Calculer la situation nette ; le Résultat ; Présenter le bilan.

Calcul de la situation nette

24
S .N = Total biens - Dettes de l ' entreprise
S .N = 19.200.000 - (7.000.000 + 500.000 + 1.000.000 + 1.500.000)
S .N = 19.200.000 - 10.000.000
S .N = 9.200.000

Calcul du résultat.

Résultat = Total biens - (Capital + Dettes de l ' entreprise)


Résultat = 19.200.000 - 23.000.000
Résultat = - 3.800.000

Présentation du bilan.

Bilan au 31/12/2000
ACTIF Montants PASSIF Montants
231 Bâtiment commercial 5 000 000,00 101 Capital 13 000 000,00
241 Matériel &Mobilier 6 000 000,00 131 Résultat -3 800 000,00
311 Marchandises 5 000 000,00 401 Fournisseur 7 000 000,00
411 Créances sur clients 2 000 000,00 421 Personnel 500 000,00
521 Banque 500 000,00 441 Etat 1 000 000,00
531 CCP 500 000,00 561 Banque, crédit très 1 500 000,00
571 Caisse 200 000,00
TOTAL 19 200 000,00 19 200 000,00

6. LES VARIATIONS DES POSTES DU BILAN.

Les modifications apportées au bilan résultent des opérations effectuées par l’entreprise durant
une période considérée.

Ces opérations, dépenses pour achats, dépenses pour équipement, dépenses et recettes
d’exploitation, etc. engendrent les modifications des sommes des postes du bilan, ou encore des
suppressions complètes de certains postes, ou encore, inversement, l’adjonction de certains
postes nouveaux.

Toute opération économique de l’entreprise entraîne au moins 2 conséquences comptables


simultanées, d’un même montant.

L’enregistrement comptable de ces conséquences simultanées est appelée : « COMPTABILITE


EN PARTIE DOUBLE ».

Application

25
1). Mr NGOUSSI commence un commerce avec 2.000.000 F en Caisse et
5.000.000 F en Banque.

Conséquence : + Caisse 2.000.000


+ Banque 5.000.000
+ Capital 7.000.000

2). Achat au comptant immeuble 10.000.000 F

Conséquence : + immeuble 10.000.000


- Caisse 10.000.000

3). Achat à crédit de marchandises 5.000.000 F

Conséquence : + Marchandises 5.000.000


+ Dette envers le fournisseur 5.000.000

4). Chèque au fournisseur 4.000.000 F

Conséquence : - Banque 4.000.000


- Dette envers le fournisseur 4.000.000

5). Vente de marchandises à crédit PV= 8.000.000 F (Coût d’achat = 7.000.000 F).

Conséquence : + Créance sur les clients 8.000.000


- Marchandises 7.000.000
+ Résultat (PV -Ca) 1.000.000

6). Vol de marchandises 500.000 F

Conséquence : - Marchandises 500.000


- Résultat 500.000

26
CHAPITRE 3 : L’OBTENTION DU RESULTAT
PAR LA FORMULE DE GESTION.

1. LA FORMULE DE GESTION

Pour obtenir le Résultat par la formule de gestion, on applique la formule suivante :

RESULTAT = TOTAL GENERAL PRODUITS – TOTAL GENERAL CHARGES

Les produits et les charges sont des éléments constitutifs du résultat noté au bilan d’un exercice.

2. LES CHARGES

A. DEFINITION

Une charge est un emploi définitif (une consommation) correspondant à un appauvrissement de


l’entreprise. Les charges se traduisent le plus généralement par une sortie de trésorerie de
l’entreprise. Mais une charge peut être différente d’une dépense, lorsqu’il y a un décalage entre
la réalisation de la charge et le règlement de la charge.

Exemples : frais de transport, électricité, assurance, coût d’achat d’une marchandise, etc.

B. TYPOLOGIE DES CHARGES.

Le système comptable OHADA répertorie les différents types de charge selon leur nature :

Ø Les charges d’exploitation : liées à l’activité normale de l’entreprise ;


Ø Les charges financières : ce sont celles qui sont attachées à l’activité financière de
l’entreprise
Ø Les charges Hors Activité Ordinaire : ce sont des charges exceptionnelles, qui ne cadrent
pas avec l’activité normale de l’entreprise.

Numéros comptes Intitulés

27
I. Charges d’exploitation

601, 602, 604, 605, et 608 Achats


603 Variation des stocks de biens achetés
61 Transports
62, 63 Services extérieurs A et B
64 Impôts et taxes
65 Autres charges
66 Charges de personnel
68 Dotations aux amortissements

II. Charges financières

67 Frais financiers et charges assimilées

III. Charges H.A.O

81 Valeurs comptables des cessions d’immobilisations.


83 Charges H.A.O
85 Dotation H.A.O
87 Participation des travailleurs
89 Impôts sur le résultat.

3. LES PRODUITS.

A. DEFINITION

Un produit est une ressource (une augmentation de la valeur du patrimoine de l’entreprise)


interne correspondant à un enrichissement de l’entreprise. Les produits se traduisent le plus
souvent par un encaissement. Mais produit peut être différent d’une recette, du fait d’un décalage
entre la réalisation du produit et son encaissement.

B. TYPOLOGIE DES PRODUITS.

Le SYCOHADA classe les produits selon leur nature :

Ø Les produits d’exploitation : ce sont des produits qui cadrent avec l’activité normale de
l’entreprise.
Ø Les produits financiers : sont les enrichissements de l’entreprise induits par ses activités
financières.
Ø Les produits Hors Activités Ordinaires : ce sont des produits qui ne cadrent pas avec
l’activité normale de l’entreprise.

Numéros Comptes Intitulés

28
I. Produits d’exploitation
701 Ventes de marchandises
702 Ventes de produits fabriqués
706 Travaux, services vendus
73 Production stockée (ou déstockage)
72 Production immobilisée
707 Produits accessoires
71 Subvention d’exploitation
75 Autres produits
78 Transferts de charges
79 Reprises de provisions

II. Produits financiers

77 Produits financiers

III. Produits H.A.O

82 Produits des cessions d’immobilisations.


84 Produits H.A.O.
86 Reprises H.A.O.
88 Subvention d’équilibre

On pourrait classer ces produits et charges dans un tableau, produits à droite, charges à gauche.
Ce tableau n’est pas un bilan. On peut l’appeler « compte de résultat », parce qu’on y note d’une
part les produits et les charges d’autres part.

Si les Charges < Produits = Résultat positif = bénéfice ou profit


Si les Charges > Produits = Résultat négatif = perte ou déficit.

L’application de la formule de gestion se fait souvent dans un tableau structuré appelé compte
de Résultat.

Le compte de résultat est un tableau qui a la forme d’un T. il reprend les charges à gauche et
les produits à droite. Son solde est bénéficiaire, lorsque les produits sont supérieurs aux
charges ; et il est déficitaire, lorsque les charges sont supérieures aux produits.

COMPTE DE RESULTAT

29
CHARGES MONTANTS PRODUITS MONTANTS

I Charges d'exploitation I Produits d’exploitation

II Charges financières II Produits financiers

III Charges HAO III Produits HAO

Solde bénéficiaire Solde déficitaire


TOTAL GENERAL CHARGES TOTAL GENERAL PRODUITS

EXEMPLE.

Les charges et les produits d’un exercice sont les suivants :

601 Achat marchandises 105.000 F ; vendue au PV. 157.500 F


61 Transports 14.000 F ; 62 services extérieurs A 3.500 F, 63 services extérieurs B 7.000 F, 64
Impôts et taxes 3.500 F, 65. Autres charges 4.815 F, 66 Charge de personnel 1.400 F, 681
Dotation aux amortissements 800 F, 691 Dotation aux provisions 300 F, 81 Valeur comptable de
cession d’immobilisation 2.000 F, 85 Dotation H.A.O 1.500 F , 67 Frais financiers et charges
assimilées 100 F, 71 Subvention d’exploitation 1.500 F, 75 Autres produits 2.000 F, 78 Transferts
de charges 1.525 F, 77 Revenus financiers 200, 82 Produits des cessions d’immobilisations 3.500
F, 84 Produits H.A.O 3.000 F

Présenter le compte de résultat.

COMPTE DE RESULTAT
CHARGES Montants PRODUITS Montants
I Charges d'exploitation I Produits d'exploitation
601 Achat marchandises 105000 701 Vente marchandises 157500
61 Transports 14000 71 Subvention d'exploitation 1500
62 Services extérieur A 3500 75 Autres produits 2000
63 Services exttérieur B 7000 78 Transferts de charges 1525
64 Impots et taxes 3500
65 Autres charges 4815 II Produits financiers
66 Charges de personnel 1400 77 Revenus financiers 200
681 Dotation aux amortissements 800
691 Dotation aux provisions 300 III Produits HAO
II Charges financières 82 Produit de cession d'immob 3500
67 Frais financiers et charge ass 100 84 Produit HAO 2000
III Charges HAO
81 Valeur comptable de cession
d'immob 2000
85 Dotation HAO 1500
Solde bénéficiaire 24310
TOTAL CHARGES 168225 TOTAL PRODUITS 168225

30
CHAPITRE 4 : ANALYSE DES OPERATIONS DE
L’ENTREPRISE ET LE COMPTE
1 ANALYSE DES OPERATIONS DE L’ENTREPRISE.

L’analyse comptable d’une opération distingue :

Ø La CAUSE d’une opération (ce qui la rend possible), c’est donc le moyen ou la ressource.
Elle est appelée aussi CREDIT.

Exemple 1 : Achat marchandise en espèces (caisse).

Cette opération d’achat est rendue possible, grâce aux espèces que l’entreprise dispose en caisse ;
lesquels permettent l’acquisition de la marchandise. Donc la cause de cette opération est : la
CAISSE.

Ainsi, nous pouvons aussi dire que le CREDIT, c’est la caisse.

Ø La CONSEQUENCE d’une opération (l’utilisation de la ressource), c’est donc l’emploi.


Elle est appelée aussi DEBIT.

Exemple 2: même exemple ; Achat marchandise en espèces (caisse).

Les espèces en caisse ont été utilisées dans l’acquisition de la marchandise. Donc la conséquence
de cette opération est la MARCHANDISE.

Nous pouvons aussi dire que le DEBIT, c’est la marchandise.

Il faut retenir que chaque opération de l’entreprise a au moins un CREDIT et un DEBIT de


même valeur.

Exemples 3

1. Achat marchandises en espèces 10.000 F

CREDIT : Caisse : 10.000


DEBIT : Marchandises : 10.000

2. Vente marchandises en espèces PV : 5.000 F (C.ACH 3.000 F)

CREDIT : Marchandises 3.000


CREDIT : Marge brute (PV – C ACH) 2.000
DEBIT : Caisse 5.000

31
3. L’entreprise NZENGUI achète à crédit du matériel à un fournisseur d’investissement 50.000 F

CREDIT : Fournisseur d’investissement 50.000


DEBIT : Matériel 50.000

4. Un exploitant apporte dans son entreprise pour constituer son capital, 10.000 F déposés en
banque, et un stock de marchandises de 50.000 F

CREDIT : Capital 60.000


DEBIT : Marchandise 50.000
Banque 10.000

5. On constate, en fin d’exercice, la dépréciation d’une machine 200.000 F

CREDIT : Matériel 200.000


DEBIT : Perte (amortissement) 200.000

2 LE COMPTE.

A. DEFINITION.

On a imaginé diviser le bilan en autant de tableaux différents qu’il existe des postes différents à
l’actif et au passif du bilan. Ces tableaux sont appelés COMPTES. C’est un système qui permet
de suivre et de contrôler les fluctuations que les opérations commerciales font subir à chaque
poste du bilan. Chaque poste du bilan devient un compte.

Nous disons qu’un compte est un tableau en forme de T qui enregistre les mouvements subis
par un poste du bilan.

B. PRESENTATION DU COMPTE.

Le compte a deux parties :

Ø Celle de gauche est appelée : DEBIT


Ø Celle de droite est appelée : CREDIT

1) COMPTE A COLONNES SEPAREES.

La présentation du compte à colonnes séparées, permet la détermination du solde à la fin de la


période considérée.

Date Libellé Débit Date Libellé Crédit

TOTAL TOTAL

32
2). COMPTE A COLONNES MARIEES.

Le compte à colonnes mariées se présente avec deux colonnes de soldes. Il a l’avantage de donner
le solde après chaque opération, ce qui justifie son utilisation pour les comptes de trésorerie
(caisse, banque, chèques postaux) et les comptes de tiers (clients, fournisseurs).

Sommes Soldes
Débiteur Créditeur
Date Libellé Débit Crédit (D>C) (D<C)

3). COMPTE SCHEMATIQUE OU COMPTE EN T.

Pour des raisons pédagogiques, à l’école nous utilisons les comptes schématiques ou comptes en
T qui sont plus faciles à manipuler

D Compte 101 Capital C D Compte 61 Transports C

C. TERMINOLOGIE.

-. Ouvrir un compte : C’est créer un compte, afin d’y inscrire les opérations que d’autres éléments
actifs ou passifs feront avec lui.

-. L’intitulé d’un compte : C’est le nom de l’élément à qui le compte est ouvert, et dont le nom
est écrit en entier, figure en tête et lui sert de titre.

-. Débiter un compte : C’est inscrire une somme à son débit

-. Créditer un compte : C’est inscrire une somme à son crédit.

-. Le solde d’un compte : C’est la différence entre le total des sommes débit et le total des sommes
crédit.

-. Le solde est débiteur : Si le total du débit est supérieur au total du crédit.

-. Le solde est créditeur : Si le total du crédit est supérieur à celui du débit.

-. Le compté est soldé : Si le total du débit est égal à celui du crédit.

-. Le compte débiteur : Lorsque le solde est débiteur.

-. Le compte créditeur : Lorsque le solde est créditeur.

33
-. Arrêter, balancer, régler, fermer, clôturer un compte sont des expressions pratiquement
synonymes. C’est déterminer le solde et l’inscrire du côté plus faible, de manière à obtenir deux
totaux égaux, que l’on place sur une même ligne horizontale.

-. Rouvrir un compte, c’est inscrire le solde obtenu du côté qui répond à sa nature. C’est donc
écrire le solde au débit, s’il est débiteur ; ou écrire le solde au crédit, s’il est créditeur. A ce
moment, on écrira au regard du montant noté : « solde à nouveau » ou « à nouveau ».

APPLICATION.

La comptabilité d’une PATISSERIE vous présente les données relatives à la caisse du mois de
juillet 2007.

Le 2/ 07solde à nouveau (report solde débiteur juin)…………150.000 fcfa

Le 3/ 07règlement de la facture du fournisseur OBIANG…… 45.000 fcfa

Le 7/07encaissement facture/ client PATRICK……………….80.000 fcfa

Le 15/ 07règlement facture TRANSCO………………………….25.000 fcfa

Le 25/ 07encaissement facture/ client BERNARD………………65.000 fcfa

Travail à faire

Présentez le compte caisse :

a). Compte en T
b). En colonnes séparées
c). En colonnes mariées
d). Calculez le solde.

Le compte schématique se présente comme suit :

D 571 Caisse/juin C D 571 Caisse/juillet C D 401 Fournis. C

150.000 150.000 150.000 45.000 45.000

D 4110 Client/p D 611 Transp. C

80.000 80.000 25.000 25.000

D 4111 Client/B C

65.000 65.000 225.000 S.C

34
Pour retrancher une somme du débit d’un compte on ajoute cette somme au crédit ; pour
retrancher une somme au crédit on l’ajoute au débit.

COMPTE 571 CAISSE (Colonnes séparées)

Date Libellé Débit Date Libellé Crédit


Règlement facture
2/7 Solde à nouveau 150.000 3/7 OBIANG 45.000
Encaissement client
7/7 Patrick 80.000 15/7 Règlement TRANSCO 25.000
25/ Encaissement client 31/
7 Bernard 65.000 7 Solde débiteur 225.000
TOTAL 295.000 TOTAL 295.000

COMPTE 571 CAISSE (Colonnes mariées)

Sommes Soldes
Débiteur Créditeur
Date Libellé Débit Crédit (D>C) (D<C)
2/7 Solde à nouveau 150.000 150.000
Règlement facture
3/7 OBIANG 45.000 105.000
7/7 Encaissement Patrick 80.000 185.000
15/7 Règlement TRANSCO 25.000 160.000
Encaissement client
25/7 Bernard 65.000 225.000

35
CHAPITRE 5 : LE JEU DES COMPTES
Pour étudier les règles de fonctionnement des comptes, nous allons classer les comptes en deux
catégories : les comptes de patrimoine et les comptes de gestion.

1. FONCTIONNEMENT DES COMPTES DE PATRIMOINE.

Les comptes de patrimoine comprennent les comptes d’actif et de passif, à l’exclusion donc des
comptes de charges et des comptes de produits.

A. LES COMPTES D’ACTIF.

Les comptes d’actif se rapportent à chacun des éléments de l’actif du bilan. Ils contrôlent les
éléments de l’actif : terrain, bâtiment commercial, matériel, mobilier, titres, marchandises, effets
à recevoir, banque, caisse…

Ils obéissent à la règle suivante :

Les comptes d’actif sont débités de leur valeur initiale et des augmentations d’actif. Ils sont
crédités des diminutions.

COMPTE D’ACTIF
DEBIT CREDIT

Valeur initiale -
Diminutions
+
Augmentations

En conséquence :

Ø Les comptes d’actifs sont toujours débités avant de pouvoir être crédités, car il faut
d’abord un avoir pour les faire diminuer ;

Ø Le solde des comptes d’actif est toujours débiteur (ou nul), car on ne peut en faire sortir
plus qu’il n’y est entré.

Exemple:
COMPTE : 231 Bâtiment commercial
DEBIT CREDIT
Valeur initialement existante ; Cessions
Destructions
+ nouvelles acquisitions de bâtiments Détériorations

36
2). LES IMMOBILISATIONS INCORPORELLE (COMPTE 21).

Les immobilisations incorporelles sont des immobilisations immatérielles et tous les autres
éléments susceptibles de générer des avantages futurs. Ce sont des biens acquis ou créés par
l’entreprise pour être utilisés de manière durable directement ou indirectement, pour la
réalisation des opérations professionnelles ou non.

Exemples : les frais de recherche et développement, marques, droit au bail…

Le compte 21 fonctionne de la manière suivante :

Débit Compte 21 « immobilisations incorporelles » Crédit


-. Valeur d’apport de l’immobilisation -. Valeur comptable de cession (cas de cession
incorporelle. ou disparition).
-. Valeur d’acquisition de l’immobilisation -. Amortissement de m’immobilisation
incorporelle. incorporelle (cas de destruction ou mise au
-. Valeur de création de l’immobilisation rebut).
incorporelle.

Les frais de recherche et de développement qui n’ont pas de chance de réalisation technique et
de rentabilité commerciale, les dépenses relatives à la recherche fondamentale et les frais de
lancement de la production sont exclus des immobilisations incorporelles.

3). LES IMMOBILISATIONS CORPORELLES.

Les immobilisations corporelles représentent les biens matériels durables destinés à rester sous
la même forme, dans l’entreprise, pendant plusieurs exercices.

Exemples : Terrains, matériel, bâtiments, installations techniques et agencement…

Les comptes des immobilisations corporelles fonctionnent de la manière suivante :

Débit Comptes 22/ 23 et 24 Crédit


-. Valeur d’apport -. Valeur comptable de cession
-. Valeur d’acquisition -. Amortissement de l’exercice
-. Valeur de création par l’entreprise

4). LES IMMOBILISATIONS FINANCIERES

On distingue :

Ø Le compte 25 « les avances et acomptes versés sur immobilisation ».

Ce sont des sommes versées par l’entreprise à des tiers pour des commandes en cours
d’immobilisation. Le solde de ce compte représente la créance de l’entreprise sur ses fournisseurs
d’immobilisation.

Ce compte fonctionne comme suit :

37
Débit Compte 25 « Avances et acomptes versés sur immobilisation » Crédit
-. Montant des sommes versées aux -. Sommes versées aux fournisseurs à la
fournisseurs d’immobilisation à la commande réception de la facture définitive
ou en cours d’exécution des contrats

Les en cours d’immobilisation et les avances et acomptes versés sur d’autres biens que les
immobilisations sont exclus des avances et acomptes versés sur immobilisation.

Ø Les titres de participation (Compte 26).

Ils représentent des droits de l’entreprise dans le capital d’autres entreprises matérialisés ou non
par des titres afin de créer un lien durable avec celles-ci et de contribuer à l’activité et au
développement de la société détentrice.

Ce compte fonctionne de la manière suivante :

Débit Compte 26 « titres de participation » Crédit


-. Valeur d’apport des titres de participation -. Valeurs comptables de cession des titres de
-. Valeur d’acquisition des titres de participation.
participation

Ø Les autres immobilisations financières (Compte 27)

Ce sont des titres autres que les titres de participations que l’entreprise n’a ni l’intention, ni la
possibilité de revendre dans un bref délai ; elles représentent des prêts en vertu des dispositions
contractuelles ou des créances non commerciales assimilées à des prêts (dépôts et
cautionnement).

Ce compte fonctionne de la manière suivante :

Débit Compte 27 « autres immobilisations financières » Crédit


-. Valeur d’apport -. Montant versé lors du règlement
-. Valeur d’acquisition des titres -. Valeur comptable de cession
-. Montant des prêts accordés
-. Créances ou dépôt et cautionnement versés
-. Valeur de la partie non libérée des titres
immobilisés.

5). LE COMPTE 311 « MARCHANDISES ».

Les marchandises sont les objets, fournitures, acquis par l’entreprise et destinés à être revendus
en l’état.

Les comptes des stocks, particulièrement le compte 311 « Marchandises » sont débités des
valeurs initiales ; des entrées en stock (évaluées au coût d’achat et des différences d’inventaire en
plus, en fin d’exercice. Ils sont crédités des sorties en stock (évalués selon la méthode de PEPS
ou de CMP) et des différences d’inventaire en moins, en fin d’exercice.

38
Débit Compte 311 « Marchandises » Crédit
-. Valeur initiale (correspond au stock final -. Coût des marchandises vendues (évalué
de la période précédente) selon la méthode de PEPS ou CMP)
-. Coût d’achat de l’entrée en stock -. Différence d’inventaire en moins
-. Différence d’inventaire en plus. -. Coût de chaque sortie en stock.

6). LES COMPTES DE TIERS.

Retracent les relations de l’entreprise avec les tiers. Ils comptabilisent les dettes et les créances de
l’entreprise à l’exclusion de celles inscrite, respectivement dans les comptes de ressources stables
et les comptes d’actif immobilisé.

Exemple : Les fournisseurs et les comptes rattachés, les clients et les comptes rattachés,…

Ø Le compte 41 « Clients et comptes rattachés ».

Ce sont des tiers auxquels l’entreprise vend les biens ou services faisant l’objet de son activité.

Son fonctionnement se présente de la manière suivante :

Débit Compte 41 « Clients et comptes rattachés » Crédit


-. Montant des factures de ventes de biens ou -. Avances et acomptes reçus des clients
prestations de services -. Règlement effectué par les clients
-. Montant des factures d’avoir pour retour
des marchandises
-. Remise, Rabais, Ristourne accordés sur
vente hors facture
-. Créances litigieuses ou douteuses
-. Escomptes de règlements accordés aux
clients.

7). COMPTES DE TRESORERIE.

Ils retracent les opérations relatives aux valeurs en espèces, aux chèques, aux titres de
placement,…

On peut identifier :

Ø Les titres du placement (compte 50)

Représentent des titres cessibles acquis en vue d’en retirer un revenu direct ou une plus value à
brève échéance.

Exemples : les actions ; les obligations ; les titres du trésor et bons de caisse à court terme,…

Le fonctionnement de ce compte se présente comme suit :

39
Débit Compte 50 « titres de placement à court terme » Crédit
-. Valeur d’apport -. Valeur d’entrée de cession des titres
-. Valeur d’acquisition des titres

Ø Les valeurs à encaisser (Compte 51).

Ce sont des effets, chèques et valeurs transmises à la banque et dont l’entreprise attend
l’encaissement à l’échéance.

Débit 511 « Valeurs à encaisser » Crédit


-. Valeur à encaisser à la réception de l’effet -. Montant de l’effet pour solde à l’échéance

Ce compte ne doit pas servir à enregistrer les effets à payer à plus d’un an d’échéance ou les effets
remis à l’escompte

Ø Le compte 521 « banques ».

Le compte 521 « banque » enregistre les opérations effectuées entre l’entreprise, les banques
agréées et les autres banques.

Débit Compte 521 « banques » Crédit


-. Valeurs initiales -. Mouvements de fonds en diminution des
-. Mouvements de fonds en faveur des comptes « banque »
comptes « banques »

Ø Le compte 53 « établissements financiers et assimilés ».

Ce compte enregistre les opérations entre l’entreprise et les chèques postaux et le trésor dans un
État de la région et les autres établissements financiers.

Exemples : les chèques postaux, trésor, autres organismes financiers…

Débit Crédit
-. Valeurs initiales -. Mouvements du fonds diminuant les avoirs de
-. Mouvements de fonds en faveur des l’entreprise dans les établissements concernés.
établissements concernés

En particulier, le compte « chèques postaux » présente de grandes analogies avec celui du compte
521 « banque ». Les centres de chèques postaux ne consentent pas d’avances ou des découverts
aux titulaires des comptes. Les centres de chèques postaux couvrent les encaissements de chèques
et d’effets de commerce, mais jamais l’escompte de ces effets.

Ø Le compte 57 « caisse »

Ce compte retrace les opérations d’encaissement et de paiement effectués en espèces pour les
besoins de l’entreprise.

40
Débit Crédit
-. Valeurs initiales -. Règlements effectués par la caisse (en
-. Versements effectués au profit de la caisse espèces).
(espèces)

2. LES COMPTES DE PASSIF.

Les comptes de passif se rapportent à chacun des éléments de passif du bilan. Ils contrôlent les
éléments de passif : dettes, fournisseurs, effets à payer, banque, crédit d’escompte…

Les comptes de passif sont crédités de leur valeur initiale et des augmentations de passif.
Ils sont débités des diminutions.

COMPTE D’ACTIF
DEBIT CREDIT
Valeur initiale
-
Diminutions +

Augmentation

En conséquence :

Ø Les comptes de passif sont toujours crédités avant de pouvoir être débités, car il faut
d’abord qu’il y ait une dette avant de pouvoir la diminuer ;

Ø Le solde des comptes de passif est toujours créditeur (ou nul), car on ne peut pas
diminuer une dette de plus que le niveau de son montant.

Exemple :

COMPTE : 16 Dettes financières


DEBIT CREDIT
-. Dette initialement existante ;
- nos remboursements
+ nos nouveaux emprunts

-. Montant des intérêts échus

41
A. LES COMPTES DE RESSOURCES DURABLES.

1). LE CAPITAL SOCIAL (COMPTE 101).

Ce compte traduit le montant des valeurs apportées par les associées. Dans les sociétés, le capital
initial correspond à la valeur des apports (nature ou espèces) effectués par les associés à la création
de l’entreprise.

Débit Compte 101 « Capital social » Crédit


-. Réduction de capital décidée par les -. Apports initiaux
assemblées générales -. Augmentation de capital
-. Prélèvements de l’exploitant -. Versements effectués par les associés ou
-. Réduction du capital pour amortir la perte l’exploitant
-. Augmentation du capital par incorporation
du bénéfice.

2) LES RESERVES (COMPTE 11).

Elles correspondent à des bénéfices laissées à la disposition de l’entreprise et non incorporés au


capital.

Débit Compte 11 « réserves » Crédit


-. Réserves incorporées directement au -. Bénéfices affectés aux réserves
capital
-. Réserves distribuées aux associées
-. Réserves prélevées pour l’amortissement
des pertes

3) LE REPORT A NOUVEAU (COMPTE 12).

Ce compte correspond au montant soit des bénéfices d’exercices antérieurs dont l’affectation a
été reportée sur les exercices antérieurs soit des pertes constatées à la clôture d’exercices
antérieurs qui n’ont pas été compensés par des prélèvements opérés sur les bénéfices, les réserves
ou le capital.

Le report à nouveau doit figurer au passif du bilan en moins si son solde est débiteur, et en plus
si son solde est créditeur.

Débit Compte 12 « Report à nouveau » Crédit


-. Montant de la perte non compensées -. Bénéfices reportés lors de la répartition.
-. Report à nouveau incorporé directement
au capital
-. Report à nouveau distribué aux associés

42
4). LE COMPTE 40 « FOURNISSEURS ET COMPTES RATTACHES ».

Ce sont des tiers auxquels l’entreprise a recours pour les achats de fournitures de toutes natures
et de services.

Il enregistre les dettes qui se créent vis-à-vis des fournisseurs, les réductions dont nous pouvons
bénéficier, puis les paiements aux fournisseurs

Son fonctionnement se présente de la manière suivante :

Débit Compte 40 « Fournisseurs et comptes rattachés » Crédit


-. Avances et acomptes reçus des clients -. Montant des factures d’achat des biens ou
-. Règlements effectués sur facture par les prestations de services de fournisseurs ou des
clients sous-traitants.
-. Montant des factures d’avoir pour retour des
marchandises par les clients
-. Remise, Rabais, Ristourne accordés hors
factures
-. Escompte du règlement accordé au client

5). LE COMPTE 56 « BANQUES, CREDITS DE TRESORERIE »

Ce compte enregistre d’une part, le montant de crédit de trésorerie inscrit au compte courant de
l’établissement dispensateur de ces concours avec lequel l’entreprise est en relation d’affaires et
d’autre part, le montant nominal des effets escomptés.

Débit Compte 56 « Banques, crédits de trésorerie » Crédit


-. Montant des remboursements de crédits de -. Montant des crédits de trésorerie
trésorerie -. Montant nominal des effets escomptés.
-. Montant nominal des effets remis à
l’escompte dont l’échéance est passée et
l’opération dénouée.

2. LE FONCTIONNEMENT DES COMPTES DE GESTION.

Les comptes de charges et de produits constituent les comptes de gestions.

Nous savons que :

1. la formule du bilan : ACTIF – PASSIF = RESULTAT


2. la formule de gestion : PRODUITS – CHARGES = RESULTAT.

Donc : ACTIF – PASSIF = PRODUITS- CHARGES


Ou : ACTIF + CHARGES = PASSIF + PRODUITS.

43
En raison de cette égalité, nous comprenons que les comptes de charges fonctionnent comme
des comptes d’actif et les comptes de produits comme des comptes du passif.

Les comptes de gestion n’apparaissent pas au bilan, mais, les renseignements qu’ils contiennent
seront rassemblés plus tard dans le compte RESULTAT. Celui-ci apparaît au bilan, comme tous
les autres comptes de bilan, ou comptes de patrimoine, qui nous renseignent sur les variations
des postes du bilan.

Cette étude sur l’origine des comptes de CHARGES et PRODUITS, nous tirons la règle
suivante :

Les comptes de CHARGES sont débités des valeurs initiales et des


augmentations, et crédités des diminutions.
Les comptes de PRODUITS sont crédités des valeurs initiales et des
augmentations, et débités des diminutions.

Exemple 1 : fonctionnement du compte 60 « Achats »

Débit Compte 60 « Achats » Crédit


-. Montant des factures d’achat marchandises -. Montant de marchandises, matières et
fournitures.
-. R3 obtenus pour facture d’avoir
-. Solde à la clôture de l’exercice dans le
compte de résultat

Exemple 2 : fonctionnement du compte 603 « variation de stocks de biens achetés ».

Ce compte enregistre les variations de stocks de biens et de marchandises achetés en retraçant


les opérations relatives aux entrées en stocks, aux sorties et aux différences constatées entre
l’inventaire comptable permanent et l’inventaire physique. Les inventaires de stocks sont évalués
différemment selon le système d’inventaire utilisé.

Débit Compte 603 « Variation de stocks des biens achetés » Crédit


-. Sorties de stocks au coût d’achat -. Entrées en stocks au coût d’achat
-. Différence d’inventaire en moins constatée -. Différence d’inventaire en plus constatée.
-. Solde dans le compte de résultat.

Exemple 3 : Fonctionnement du compte 70 « ventes ».

Ce compte enregistre les ressources de l’entreprise provenant de la vente des marchandises, des
travaux effectués et des services vendus à des tiers.

Débit Compte 70 « ventes» Crédit


-. Retours sur vente -. Montant du Net Commercial
-. R accordés hors factures
3

-. Pour solde dans le compte de résultat

44
Exemple 4 : Fonctionnement du compte 73 « variations de stocks des biens et services produits »

Ce compte enregistre les variations de stocks de biens et de services produits en retraçant les
opérations relatives aux entrées en stocks, aux sorties et aux différences constatées à la clôture de
l’exercice entre l’inventaire permanent et l’inventaire physique et, dans le cas de l’inventaire
intermittent le stock initial et le stock final, ou leur différence.

Débit Compte 73 « Variations de stocks de biens… » Crédit


-. Sorties de stocks (virement d’en cours en -. Entrées en stocks des en cours produits
produits fabriqués ou vente produits fabriqués
fabriqués) -. Différence d’inventaire en plus constatée.
-. Différence d’inventaire en moins constatée.
-. Pour solde dans le compte de résultat.

Exemple 5 : Fonctionnement du compte 81 « valeurs comptables de cession d’immobilisation »

Ce compte sert à déterminer la valeur comptable nette des éléments de l’actif immobilisés cédés.
Pour les biens non amortissables, cette valeur correspond à sa valeur d’entrée, sans déduction
des éventuelles provisions pour dépréciation.

Pour les biens amortissables, elle est la différence entre la valeur d’entrée brute des
immobilisations cédés et le cumul des amortissements pratiqués depuis l’entrée du bien dans le
patrimoine de l’entreprise jusqu’à la date de la cession.

Débit Compte 81 « Valeurs comptables de cessions d’immobilisation » Crédit


-. Valeur comptable nette -. Solde à la clôture de l’exercice dans le
compte de résultat.
(Valeur Brute – Amortissements)

Résumons par le tableau récapitulatif suivant :

Un compte « ACTIF » qui est D Un compte « CHARGE » qui est D


Un compte « ACTIF » qui est C Un compte « CHARGE » qui est C

Un compte « PASSIF » qui est C Un compte « PRODUIT » qui est C


Un compte « PASSIF » qui est D Un compte « PRODUIT » qui est D

45
CHAPITRE 6 : LES OPERATIONS D’ACHATS ET
VENTES

1. DEFINITIONS

Les opérations d’achats et ventes représentent les deux grandes activités du cycle d’exploitation
d’une entreprise. Une entreprise commerciale achète les marchandises aux fournisseurs pour
les revendre aux clients. L’entreprise industrielle achète les matières premières aux fournisseurs,
les transforme, puis vend les produits finis aux consommateurs.

Avant la comptabilisation d’une facture, il est nécessaire :

Ø De préciser dans quelle entreprise la comptabilité est tenue,


Ø De repérer l’acheteur et le vendeur de la marchandise,
Ø De connaître l’activité de l’entreprise (commerciale ou industrielle).

Dans le système comptable OHADA, la comptabilisation des stocks repose sur la tenue soit d’un
inventaire permanent, ou d’un inventaire intermittent.

A. L’INVENTAIRE PERMANENT

C’est une méthode qui consiste à suivre les mouvements de stocks en permanence. Les
mouvements de stocks sont comptabilisés pendant toute l’année.

B. L’INVENTAIRE INTERMITTENT

Les mouvements de stocks ne sont pas comptabilisés en cours d’exercice. C’est seulement à la
clôture de l’exercice qu’il est procédé à la constatation du stock final et à l’annulation du stock
initial.

L’analyse comptable des opérations d’achat et vente se résument dans le tableau suivant :

Opérations de ventes Opérations d’achats


Débité : 603 / 73 Débité : 31 / 32 / 33
1ère étape
Crédité : 311/ 36… Crédité : 603 / 73
INVENTAIRE
PERMANENT
Débité : 411/ 521 /531 Débité : 601/ 602 /604
2ème étape
/571 Crédité : 401/ 521 /531/
Crédité : 701 / 702 /703… 571

Débité : 411/ 521 /531 Débité : 601/ 602 /604


Une étape
INVENTAIRE /571 Crédité : 401/ 521 /531/
INTERMITTENT
Crédité : 701 / 702 /703… 571

46
Exemples :

OPERATIONS METHODE DE L’INVENTAIRE METHODE DE L’INVENTAIRE


PERMANENT (IP) INTERMITTENT (II)

Achat marchandises à crédit D : 311 Marchandises 200.000


C : 6031 Var stock M/se 200.000 D: 601 Achat m/ses 200.000
200.000 F
D: 601 Achat m/ses 200.000 C: 401 Fournisseur 200.000
C: 401 Fournisseur 200.000

Vente marchandises 1500.000F D : 6031 Var.stock m/ses


1.000.000 D: 571 Caisse 1500.000
(coût d’achat 1.000.000F) en C: 311 M/ses 1.000.000
espèces. C: 701 Vente m/ses 1500.000
D: 571 Caisse 1500.000
C: 701 Vente m/ses 1500.000

D : 321 Matière P 520.000


C : 6032 Var.stock MP 520.000 D : 602 Achat MP 520.000
Achat matière première
D : 602 Achat MP 520.000 C : 521 Banque 520.000
520.000F. règlement par C : 521 Banque 520.000
chèque bancaire

D : 736 Var.st.PF 400.000


C : 361 PF 400.000 D : 411 Créance clt 500.000
Vente produits finis 500.000 F D : 411 Créance clt 500.000
(Coût de revient 400.000 F) à C : 702 Vente PF 500.000
C : 702 Vente PF 500.000
crédit.

Stock initial de marchandises D : 311 Marchandises 150.000 D : 311 Marchandises 150.000


C : 6031 Var stock M/se 150.000 C : 6031 Var stock M/se 150.000
150.000 F

Production du mois 1500.000


D : 361 PF 1500.000 D : 361 PF 1500.000
F D : 736 Var.st.PF 1500.000 D : 736 Var.st.PF 1500.000

Stock final des marchandises D : 311 Marchandises 500.000 D : 311 Marchandises 500.000
C : 6031 Var stock M/se 500.000 C : 6031 Var stock M/se 500.000
500.000 F

Notre stock en cours de route


D : 38 st en cours de route 10.500 D : 38 st en cours de route 10.500
s’élève à 10.500 F
C : 603 var st biens achetés 10.500 C : 603 var st biens achetés 10.500

47
( en fin d’exercice)

Réception du stock en cours de D : 38 st en cours de route 10.500


route C : 603 var st biens achetés 10.500 D : 601 achat m/ses 10.500
D : 601 achat m/ses 10.500 C : 401 F/sseur 10.500
C : 401 F/sseur 10.500

2. L’EVALUATION DES STOCKS

L’article 44 de l’acte uniforme du 24 mars 2000 portant organisation et harmonisation des


comptabilités des entreprises dans l’espace OHADA, stipule qu’à la sortie du magasin ou à
l’inventaire, les biens sont évalués, soit en considérant que le premier bien entré est le premier
bien sorti (méthode dite P.E.P.S.), soit à leur coût moyen pondéré d’acquisition ou de production
(méthode dite C.M.P.).

Exemple :

Au cours du mois de juillet, l’entreprise MISSAMOU a enregistré dans son magasin les
mouvements suivants :

1/7 stock initial 25 cartons de poissons à 19.000 F / pièce


2/7. Achat 100 cartons de poissons à 20.000 F / pièce
5/7. Achat 50 cartons de poissons à 22.000 F / pièce
10/7 vente 70 cartons de poissons
15/7 vente 20 cartons de poissons
20/7 vente 10 cartons de poissons
25/7 achat 50 cartons de poissons à 20.500 F/ pièce

Faire l’évaluation des sorties (ventes) et du stock final

A. METHODE DU COUT MOYEN PONDERE

1). C.M.P PLUS STOCK INITIAL

Entrées (en valeurs) + Stock initial (en valeurs)


C.M .P =
Entrées (en quantités) +Stock initial (en quantités)

(25 ´ 19.000) + (100 ´ 20.000) + (50 ´ 22.000) + (50 ´ 20.500)


C.M .P =
25 + 100 + 50 + 50

48
475.000 + 2.000.000 + 1.100.000 + 1.025.000
C.M .P =
225
C.M .P = 20.444,4 @ 20.444

FICHE DES STOCKS


ENTREES SORTIES STOCK FINAL
DATE LIBELLE Qté Prix un Montant Qté Prix un Montant Qté Prix un Montant
01-juil Stock initial 25 19000 475000 25 19000 475000
02-juil Achat cartons 100 20000 2000000 125 20444 2555500
05-juil Achat cartons 50 22000 1100000 175 20444 3577700
10-juil Vente cartons 70 20444 1431080 105 20444 2146620
15-juil Vente cartons 20 20444 408880 85 20444 1737740
20-juil Vente cartons 10 20444 204440 75 20444 1533300
25-juil Achat cartons 50 20500 1025000 125 20444 2555500

Le compte d’inventaire permanent doit en principe nous donner la même solution :

COMPTE D'INVENTAIRE PERMANENT


DATE LIBELLE Qté Prix un Montant DATE LIBELLE Qté prix uni Montant
01-juil Stock initial 25 19000 475000 10-juil vente 70 20444,4 1431108
02-juil achat cartons 100 20000 2000000 15-juil vente 20 20444,4 408888
05-juil achat cartons 50 22000 1100000 20-juil vente 10 20444,4 204504
25-juil achat cartons 50 20500 1025000 31-juil stock final 125 20444,4 2555500
225 20444 , 22
TOTAL 4 4600000 TOTAL 5 20444,4 4600000

Faire attention lorsque le CMP est un nombre décimal.

La méthode du C.M.P + SI, s’effectue à posteriori. Uniquement à la fin de la période d’analyse.

2). C.M.P APRES CHAQUE ENTREE.

stock final en valeur à la date d ' entrée + valeur de l ' entrée


C.M .P =
stock final en quantité à la date de l ' entrée + quantité de l ' entrée

19.000 ´ 25
le 01 / 7 : C.M .P = = 19.000
25
(20.000 ´ 100) + (19.000 ´ 25)
le 02 / 7 : C.M .P = = 19.800
25 + 100
2.475.000 + (22.000 ´ 50)
le 05 / 7 : C.M .P = = 20.428,6 @ 20.429
125 + 50
1.532.175 + 1025.000
le 25 / 7 : C.M .P = =
75 + 50

FICHE DES STOCKS


DATE LIBELLE ENTREES SORTIES STOCK FINAL

49
Prix Prix
Qtés un Montants Qtés un Montants Qtés Prix un Montants
01-juil Stock initial 25 19000 475000 25 19000,0 475000,0
Achat des
02-juil cartons 100 20000 2000000 125 19800,0 2475000,0
Achat des
05-juil cartons 50 22000 1100000 175 20429 3.575.075
Vente des
10-juil cartons 70 20429 1430002 105 20429 2.145.045
Vente des
15-juil cartons 20 20429 408572 85 20429 1.736.465
Vente des
20-juil cartons 10 20429 204286 75 20429 1.532.175
Achat des
25-juil cartons 50 20500 1025000 125 20457,4 2.557.175

Cette méthode offre l’opportunité de faire l’évaluation des sorties et du stock final,
progressivement, au rythme des entrées.

B. METHODE DE P.E.P.S. (OU ENCORE FIFO)

A la sortie du magasin ou à l’inventaire, les biens sont évalués, soit en considérant que le
premier bien entré est le premier bien sorti.

FICHE DES STOCKS


ENTREES SORTIES STOCK FINAL
DATE LIBELLE Qtés Prix un Montants Qtés Prix un Montants Qtés Prix un Montants
01-juil stock initial 25 19000 475000 25 19000,0 475000,0
02-juil achat des cartons 100 20000 2000000 100 20000,0 2000000,0
05-juil achat des cartons 50 22000 1100000 50 22000,0 1100000,0
10-juil vente des cartons 25 19000 475000
45 20000 900000 55 20000,0 1100000,0
50 22000,0 1100000,0
15-juil vente des cartons 20 20000 400000 35 20000,0 700000,0
50 22000,0 1100000,0
20-juil vente des cartons 10 20000 200000 25 20000,0 500000,0
50 22000,0 1100000,0
25-juil achat des cartons 50 20500 1025000 25 20000,0 500000,0
50 22000,0 1100000,0
50 20500,0 1025000,0

3. VARIATION DU STOCK.

Le niveau des stocks varie chaque jour, au fur et à mesure des entrées et des sorties. Pour
l’ensemble des articles qui composent le stock global d’une entreprise, la variation n’est pas aussi
nette, en raison des compensations qui se produisent entre les variations des niveaux des diverses
catégories.

50
A. CALCUL DU STOCK MOYEN.

On détermine le stock moyen global en calculant la moyenne arithmétique des stocks à des dates
régulièrement espacées dans le courant de l’exercice. Soient S1 , S 2 , S n , ....S1 ces stocks observés
aux dates 1, 2, 3,…n.

S1 + S 2 + S 3 + ... + S n
Stock moyen Sm =
n

B VITESSE DE ROTATION DU STOCK.

Cette vitesse est égale au nombre des renouvellements (en valeur) du stock dans l’année (vitesse
annuelle) ; on la désigne souvent sous le nom de « rotation » ou de « taux de rotation » du stock.

Les stocks de marchandises ou de matières premières étant évalués au coût d’achat, la vitesse de
rotation est ainsi déterminée

Coût d ' achat des marchandises vendues (ou des matières consommées).
r=
Stock moyen.

Pour les produits finis :


Coût de production des ventes
r=
Stock moyen (au coût de production)

C. DUREE D’ECOULEMENT.

C’est le délai moyen de séjour des marchandises ou produits dans l’entreprise ; on le calcule en
jours ou en mois.

1
d (en mois ) = 12 ´
r
1
d (en jours) = 360 ´
r
Vitesse de rotation (et durée d’écoulement) sont des paramètres fondamentaux de la gestion
financière et comptable.

Exemple

Une entreprise industrielle a observé, durant l’exercice 2008, les stocks suivants :

Fin février Fin avril Fin juin Fin août Fin octob Fin décem.

116.950 89.740 98.800 72.400 109.300 131.500


Matière P
49.700 57.800 56.000 36.500 52.200 63.400
Produits F

51
Pour cet exercice, les consommations de matières premières se sont élevées à 637.500 F ; le
coût de production des articles vendus à 1 479.300 F. Calculons les vitesses de rotation et les
durées d’écoulement :

Matières premières.

618.690
Stock moyen : = 103.115
6
637.500
vitesse de rotation r = = 6,17
103.115

(ce qui signifie qu’il a fallu, en moyenne, renouveler 6,17 fois le stock pour satisfaire la
consommation).

1
durée d ' écoulement d = 12 ´ = 1,95 mois (Tout se passe comme si les matières restaient en
6,17
moyenne 1,95 mois en stock avant d’être utilisées).

D. DELAI D’APPROVISIONNEMENT. STOCK CRITIQUE ET STOCK DE SECURITE.

Le délai d’approvisionnement correspond à la période s’écoulant entre la date de commande et


la date de livraison.

Délai d’approvisionnement

Date de date de livraison


Commande

Compte tenu de ce délai et de la consommation qui va se réaliser pendant cette période, la


commande doit être effectué à un niveau de stock précis, appelé stock critique.

Le stock critique est le niveau de stock qui permet d’attendre la livraison.

Ø Le stock critique minimal : c’est un niveau de stock qui permet d’atteindre la livraison
sans rupture. Celle-ci doit avoir lieu exactement au moment où le stock atteint le niveau
zéro (stock nul).

Stock critique minimal = délai d’approvisionnement x Consommation journalière.

Ø Le stock de sécurité : c’est un niveau de stock qui permet de faire face à diverses
situations non prévues initialement, par exemple une augmentation du rythme de la
consommation après la commande ou un retard de livraison de la part du fournisseur.

52
On peut donc écrire :

Stock critique = Stock critique minimal + Stock de sécurité.

CHAPITRE 7 : VIREMENT COMPTABLE ET


RECIPROCITE DES COMPTES
1. LE VIREMENT COMPTABLE.

Une somme peut être inscrite dans un compte par erreur ; on peut vouloir remplacer plusieurs
comptes particuliers par un compte collectif ou un compte collectif par plusieurs comptes
particuliers. Pour atteindre cet objectif, on utilise la technique de virement.

A. DEFINITION

Le virement est une technique de mutation de valeurs d’un ou plusieurs comptes dans un ou
plusieurs autres comptes.

B. SORTES DE VIREMENTS.

On distingue :

1). LE VIREMENT SIMPLE.

-. Pour virer une somme du DEBIT d’un compte A au DEBIT d’un compte B, il suffit de
CREDITER le compte A et de DEBITER le compte B de même valeur.

-. Pour virer une somme du CREDIT d’un compte A au CREDIT d’un compte B, il suffit de
DEBITER le compte A et de CREDITER le compte B.

Exemple :

Mr MOUBAMBA achète des marchandises à crédit au fournisseur MOUSSA pour 100.000 F.


Lors de l’enregistrement, le comptable de MOUBAMBA a oublié de créditer le compte du
fournisseur AYO.

TAF : rectifier cette écriture.

53
Enregistrement n°1

601 Achat marchandises 4011 Fournisseur /AYO

100.000 100.000

Rectification de l’erreur.

4011 Fournisseur /AYO 4012 fournisseur /MOUSSA

100.000 100.000 100.000

2). VIREMENT ANALYTIQUE.

-. Pour effectuer un virement analytique d’un compte débiteur, il suffit de le CREDITER du


montant de son solde par le DEBIT de plusieurs autres comptes.

-. Pour effectuer un virement analytique d’un compte créditeur, il suffit de le DEBITER du


montant de son solde par le CREDIT de plusieurs autres comptes.

Exemple :

Le compte 411 Clients de l’entreprise MOUSSAVOU présente au 30 décembre un solde


débiteur de 2.000.000 F.
Pour bien suivre ses clients, il décide de tenir un compte par client. Il vous communique le détail
de son compte clients 411 (collectif) :

Clients Créances
1. OBAME 1.000.000 F
2. NDONG 700.000 F
3. OYEM 300.000 F

TAF : présenter les nouveaux comptes « clients individuels ».

411 Clients 411001 Client / OBAME


2.000.000 1.000.000 1.000.000
700.000
300.000 411102 Client / NDONG

54
700.000

411103 Client / OYEM

300.000

3). VIREMENT SYNTHETIQUE.

-. Pour effectuer un virement synthétique des plusieurs comptes individuels débiteurs, il suffit
simplement de les CREDITER, en DEBITANT le compte synthétique de la somme de leurs
montants individuels.

-. Pour effectuer un virement synthétique des plusieurs comptes individuels créditeurs, il suffit
simplement de les DEBITER, en CREDITANT le compte synthétique de la somme de leurs
montants individuels.

Exemple :

Le 31 décembre, le bilan de l’entreprise MOUNDOUNGA présente les comptes suivants :

-. Matériel industriel : 2.000.000 F


-. Matériel de transport : 3.000.000 F

On estime qu’un compte unique 241 «Matériels » serait rationnel.

2411 Matériel industriel 241 Matériels

2.000.000 2.000.000 2.000.000

245 Matériel de transport 3.000.000 SD : 5.000.000

3.000.000 3.000.000
5.000.000 5.000.000

4). LES VIREMENTS ENTRE COMPTES DE TIERS.

A la différence du virement comptable, simple opération de technique comptable, le virement


entre comptes de tiers traduit des flux économiques de base. Ces virements, relativement rares
dans une entreprise ordinaire, sont au contraire très nombreux dans les banques.

55
Exemple :

Supposons que nous soyons banquier. TSAGUE, dont le compte est, dans nos livres, créditeur
de 30.000 F, nous donne l’ordre de « virer » de son compte au compte de son fournisseur N’KO,
autre client de la banque, une somme de 7.000 F. le compte de N’KO tenu dans nos livres est,
avant virement créditeur de 3.000 F

Transférons la somme de 7.000 F du crédit du compte de TSAGUE, qui est alors débité, au
crédit du compte de N’KO.

Compte TSAGUE Compte N’KO

7.000 25.000 3.000


7.000

TSAGUE n’est alors créditeur que de : 25.000 – 7.000 = 18.000 F. Le solde créditeur du compte
de N’KO passe à 3.000 + 7.000 = 10.000 F.

Parce qu’il ne se traduit par aucun mouvement d’espèces, le virement permet un paiement
commode entre clients d’une même banque.

2. LA RECIPROCITE DES COMPTES.

Sont dits réciproques, les comptes enregistrant dans chacune des comptabilités de deux agents
économiques, les flux de créances-dettes reliant ces deux agents.

Exemple :

L’entreprise MIBOTO a effectué les opérations suivantes avec le client MAMBOTE.

1/11. Vente à crédit à MAMBOTE 12.000 F de marchandises.


7/11. MAMBOTE nous verse 4.000 F d’espèces en paiement partiel.
10/11. Il nous retourne 1.000 F de marchandises non conformes

Enregistrement chez MIBOTO Enregistrement chez MAMBOTE


(Fournisseur) (Client)

Compte 411 Client MAMBOTE Compte 401 Fournisseur MIBOTO

1/11 12.000 7/11 4.000 7/11 4.000 1/11 12.000

10/11 1.000 10/11 1.000

Solde D 7.000 Solde C 7.000

56
Total 12.000 Total 12.000 Total 12.000 Total 12.000

A l’issue de ces opérations, les soldes sont opposés.

Les exemples de comptes réciproques sont nombreux :


Ø Le compte du client tenu par le fournisseur et compte fournisseur tenu par le client ;
Ø Le compte banque tenu par le déposant A et le compte déposant A tenu par la banque.
D’une manière générale, tous les comptes de créances et de dettes tenus par une
entreprise ont leurs homologues réciproques dans la comptabilité des tiers
intéressés.

Le rapprochement de deux comptes réciproques constitue un excellent moyen de contrôle


dont nous trouverons ultérieurement maintes applications :

Ø Comptes bancaires, comptes de chèques postaux ;


Ø Relevés de comptes des fournisseurs, etc.

3. L’ETAT DE RAPPROCHEMENT BANCAIRE.

L’état de rapprochement bancaire permet de vérifier la concordance entre le compte banque


tenu par l’entreprise et le relevé bancaire adressé périodiquement par la banque.

A. LE LETTRAGE.

Le lettrage du compte banque « 521 » et du relevé bancaire permet de mettre en évidence :

Ø Des sommes non lettrées sur le compte « 521 Banque » ;


Elles correspondent à des opérations enregistrées « en avance » dans la comptabilité de
l’entreprise et non enregistrées à la banque. Elles seront annulées dans l’état de rapprochement
pour retrouver le solde du relevé à partir du solde du compte « 521 Banque »

Exemple : chèques émis par l’entreprise et non encore débités par la banque.

Ø Des sommes non lettrées sur le relevé bancaire ;


Opérations pour lesquelles l’entreprise est en retard et non enregistrée dans lac comptabilité de
l’entreprise. Elles seront prises en compte dans l’état de rapprochement pour retrouver le solde
du relevé à partir du solde du compte « 521 Banque »

Exemples :-. Virements de clients (portés au crédit sur le relevé)


-. Agios et services bancaires (portés au débit sur le relevé)

B. PRINCIPE

Les sommes non pointées sont reportées dans un tableau appelé « état de rapprochement ».
Enfin, on passe les écritures de régularisation à cette date.

57
C. L’ETAT DE RAPPROCHEMENT PROPREMENT DIT.

La prise en compte des sommes non lettrées dans un tableau appelé état de rapprochement
permet de retrouver le solde du relevé à partir du solde du compte banque de l’entreprise.

La banque dans l’entreprise L’entreprise à la banque

Débit Crédit Débit Crédit

Soldes à la date Soldes à la date Soldes à la date Soldes à la date


de de de de
l’établissement l’établissement l’établissement l’établissement
Libellés de l’état de de l’état de de l’état de de l’état de
rapprochement rapprochement rapprochement rapprochement

On porte les On porte les On porte les On porte les


opérations qui opérations qui opérations qui opérations qui
sont au crédit du sont au débit du sont au crédit du sont au débit du
relevé mais qui relevé mais qui compte banques compte banques
n’apparaissent n’apparaissent de l’entreprise de l’entreprise
pas au débit du pas au crédit du mais qui mais qui
compte banques compte banques n’apparaissent n’apparaissent
de l’entreprise de l’entreprise pas au débit du pas au crédit du
relevé. relevé.

Solde 1 = solde 2

58
D. ECRITURES DE REGULARISATION.

Seules les opérations enregistrées dans la colonne « banque dans l’entreprise » seront reportées
au journal.
Exemple 1:

M MOUSSOKI, artisan peintre, reçoit le 24/04 le relevé suivant de sa banque la BGFI :


SOLDE CREDITEUR AU 23/01: 4785,80
Date Opération Valeur Débit Crédit
26-janv Chèque n°6532677 24-janv 94
26-janv Chèque n°6532678 24-janv 245
29-janv Chèque n°6532680 27-janv 1839,6
30-janv Chèque n°6532681 28-janv 10
30-janv Versement 31-janv 2580
30-janv Chèque hors rayon 06-févr 600
02-févr Chèque n°6532682 31-janv 961,9
06-févr Versement 07-févr 2265
11-févr Chèque n°6532683 09-févr 1787,8
13-févr Versement 14-févr 1230
17-févr Chèque n°6532684 15-févr 38
17-févr Chèque n°6532679 15-févr 194
17-févr Chèque n°6532686 15-févr 867,84
22-févr Traite NDONG 20-févr 897,25
TOTAL DES MONTANTS 6935,39 6675
SOLDE CREDITEUR AU 23/02: 4525,41
A cette date, le compte BGFI tenu par M. MOUSSOKI se présente ainsi :

BGFI N°52111
Date Libellé Débit Crédit S débiteur S créditeur

59
Report 14975 10189 4785,8
24-janv Chèque n°6532677 94 4691,8
24-janv Chèque n°6532678 245 4446,8
25-janv Chèque n°6532679 194 4252,8
28-janv Chèque n°6532680 1839,6 2413,2
29-janv Chèque n°6532681 10 2403,2
30-janv Versement 2580 4983,2
30-janv Remise chèques 600 5583,2
01-févr Chèque n°6532682 961,9 4621,3
05-févr Versement 2265 6886,3
07-févr Chèque n°6532683 1787,8 5098,5
12-févr Versement 1230 6328,5
15-févr Chèque n°6532684 38 6290,5
15-févr Chèque n°6532685 200 6090,5
16-févr Chèque n°6532686 867,84 5222,66
22-févr Versement 2300 7522,66

Solution de l’exemple.
Phase 1 : Lettrage

SOLDE CREDITEUR AU 23/01: 4785,80 A


Date Opération Valeur Débit Crédit
26-janv Chèque n°6532677 24-janv 94 B
26-janv Chèque n°6532678 24-janv 245 C
29-janv Chèque n°6532680 27-janv 1839,6 D
30-janv Chèque n°6532681 28-janv 10 E
30-janv Versement 31-janv 2580 K
30-janv Chèque hors rayon 06-févr 600 L
02-févr Chèque n°6532682 31-janv 961,9 F
06-févr Versement 07-févr 2265 M
11-févr Chèque n°6532683 09-févr 1787,8 G
13-févr Versement 14-févr 1230 N
17-févr Chèque n°6532684 15-févr 38 H
17-févr Chèque n°6532679 15-févr 194 I
17-févr Chèque n°6532686 15-févr 867,84 J
22-févr Traite NDONG 20-févr 897,25
TOTAL DES MONTANTS 6935,39 6675
SOLDE CREDITEUR AU 23/02: 4525,41

60
BGFI N°52111
Date Libellé Débit Crédit S débiteur S créditeur
Report 14975 10189 4785,8 A
24-janv Chèque n°6532677 94 B 4691,8
24-janv Chèque n°6532678 245 C 4446,8
25-janv Chèque n°6532679 194 I 4252,8
28-janv Chèque n°6532680 1839,6 D 2413,2
29-janv Chèque n°6532681 10 E 2403,2
30-janv Versement 2580 K 4983,2
30-janv Remise chèques 600 L 5583,2
01-févr Chèque n°6532682 961,9 F 4621,3
05-févr Versement 2265 M 6886,3
07-févr Chèque n°6532683 1787,8 G 5098,5
12-févr Versement 1230 N 6328,5
15-févr Chèque n°6532684 38 H 6290,5
15-févr Chèque n°6532685 200 6090,5
16-févr Chèque n°6532686 867,84 J 5222,66
22-févr Versement 2300 7522,66

Phase 2 : état de rapprochement.

BGFI chez MOUSSOKI MOUSSOKI chez BGFI


D C D C
-Solde au 22/02 7.522,60 4.525,41
-opération non
portées sur le relevé
. versement 2.300,00

61
.chèque 200,00
6532685

-opérations non
portées sur le compte 897,25
BGFI chez
MOUSSOKI
.Traite NDONG
6.625,41 6.625,41

Solde réel au 22/02


7.522,60 7.522,60 7.522,60 7.522,60

Exemple 2 :

M. NGINDU vous indique que le compte 521-Banque BGFI présente un solde débiteur de
410.000 FCFA au 31 mai 2013.

L’examen du relevé bancaire fait apparaître les informations suivantes :


- Au 31 mai 2013, le compte présente un solde créditeur de 1.100.000 FCFA.
- Le 30 mars 2013 : nous avons adressé un chèque (n°130) de 100.000 FCFA au
fournisseur MATONDO pour règlement d’une dette. Ce chèque n’a toujours pas été
encaissé ce jour.
- Le 23 mai 2013 : le client HENRI nous a viré 1.000.000 FCFA sans nous en aviser.
- Le 25 mai 2013 : la banque a prélevé des frais bancaires de 120.000 FCFA
- Le 28 mai 2013 : une lette de change a été prélevé au profit du fournisseur TERRANGE :
300.000 FCFA. Aucun enregistrement n’a eu lieu concernant ce mouvement.
- Le 29 mai 2013 : un prélèvement au bénéfice de Gabon Télécom a été effectué pour
240.000 FCFA. La facture Gabon Télécom ne nous est pas parvenue au 31 mai 2013.
- Le 30 mai 2013 : des dividendes ont été virés au compte pour 250.000 FCFA, ils
concernent des actions SIGALI détenues par l’entreprise dans un but spéculatif.

62
CHAPITRE 8 : ORGANISATION COMPTABLE
1. GENERALITE.

L’organisation comptable mise en place dans l’entreprise doit satisfaire aux exigences de
régularité et de sécurité pour assurer l’authenticité des écritures de façon à ce que la comptabilité
puisse servir à la fois d’instrument de mesure des droits et obligations des partenaires de
l’entreprise, d’instrument de preuve, d’information des tiers et de gestion.

2. ROLE DE L’ORGANISATION.

L’organisation comptable doit assurer :

Ø Un enregistrement exhaustif, au jour le jour et sans retard des informations de base ;

Ø Le traitement en temps opportun des données enregistrées

Ø La mise à la disposition des utilisateurs des documents requis dans les délais légaux fixés
pour leur délivrance.

3. PRINCIPES DE L’ORGANISATION.

L’organisation comptable doit au moins respecter les conditions de régularité et de sécurité


suivante :

Ø La tenue de la comptabilité dans la langue officielle et dans l’unité monétaire légale du


pays,

Ø L’emploi de la technique de la partie double, qui se traduit par une écriture affectant au
moins deux comptes, l’un étant débité et l’autre crédité lorsqu’une opération est

63
enregistrée, le total des sommes inscrites au crédit de comptes doit être égal au total des
sommes inscrites au crédit d’autres comptes,

Ø La justification des écritures par des pièces datées, conservées, classées dans un ordre
défini dans le document décrivant les procédures et l’organisation comptable, susceptibles
de servir comme moyen de preuve et portant les références de leur enregistrement en
comptabilité,

Ø Le recours pour la tenue de la comptabilité de l’entreprise à un plan de comptes


normalisés dont la liste figure dans le système comptable OHADA,

Ø La tenue obligatoire des livres ou autres supports autorisés ainsi que la mise en œuvre
des procédures de traitement agréées, permettant d’établir les états financiers annuels
visés à l’article 8 de l’acte uniforme portant Droit comptable.

4. LE SYSTEME COMPTABLE OHADA.

Un système comptable peut être défini comme un ensemble organisé de données permettant
l’enregistrement des faits comptables.

A l’instar des autres systèmes comptables, le SYSCOHADA considère la pièce comptable


comme l’élément de base du travail comptable. Les renseignements fournis par la comptabilité
sont enregistrés dans des comptes créés à cet effet.

Les comptes du système comptable OHADA sont regroupés par catégories homogènes appelées
classes.

Pour la comptabilité générale, les classes comprennent :

Ø Des classes de comptes de patrimoine ;


Ø Des classes de comptes de gestion.

Chaque classe est subdivisée en comptes identifiés par des numéros à deux chiffres ou plus, selon
leur degré de dépendance vis-à-vis des comptes de niveaux supérieurs, dans le cadre d’une
codification décimale.

Le plan de comptes de chaque entreprise doit être suffisamment détaillé pour permettre
l’enregistrement des opérations. Lorsque les comptes prévus par le système comptable OHADA
ne suffisent pas à l’entreprise pour enregistrer distinctement toutes ses opérations, elle peut ouvrir
toutes subdivisions nécessaires. Inversement, si des comptes prévus par le système comptable
OHADA sont trop détaillés par rapport aux besoins de l’entreprise, elle peut les regrouper dans
un compte global de même niveau, plus contracté, conformément aux possibilités offertes par le
système comptable OHADA ; et à condition que le regroupement ainsi opéré puisse au moins
permettre l’établissement des états financiers annuels dans les conditions prescrites.

5. LES DIFFERENTS SYSTEMES D’ENREGISTREMENT.

64
De nombreux systèmes d’enregistrement peuvent être mis en œuvre dans les entreprises :

Ø Le système du journal unique (appelé parfois, à l’étranger, comptabilité à l’Italienne),

Ø Le système du journal-Grand-livre de Desgranges (appelé quelquefois, mais à tort, journal


Américain),

Ø Le système des livres auxiliaires,

Ø Le système centralisateur (appelé parfois, à l’étranger, comptabilité à la française)

Le système classique et le système centralisateur sont les plus répandus

6. LES LIVRES COMPTABLES OBLIGATOIRES.

Les livres comptables et autres supports dont la tenue est obligatoire sont :

Ø Le livre-journal, dans lequel sont inscrits les mouvements de l’exercice enregistrés en


comptabilité.

Ø Le grand-livre, constitué par l’ensemble des comptes de l’entreprise, où sont reportés ou


inscrits simultanément au journal, compte par compte, les différents mouvements de
l’exercice.

Ø La balance générale des comptes, étant un récapitulatif faisant apparaître, à la clôture de


l’exercice, pour chaque compte, le solde débiteur ou le solde créditeur.

Ø Le livre d’inventaire, sur lequel sont transcrits le bilan et le comte de résultat de chaque
exercice, ainsi que le résumé de l’opération d’inventaire.

Les livres comptables ou les documents qui en tiennent lieu, ainsi que les pièces justificatives sont
conservés pendant dix ans

65
Chapitre 9 : SYSTEME CLASSIQUE
Dans ce système, le travail comptable consiste à établir les comptes à partir de l’information
consignée sur une pièce comptable (facture, chèques, reçus, effets de commerce, etc.). Chaque
opération est d’abord enregistrée dans un « journal unique » tenu de façon quotidienne.

Ce système suppose l’emploi de 4 éléments comptables :

Ø Un journal classique à deux colonnes ;


Ø Un grand-livre
Ø Une balance
Ø Un livre d’inventaire

Ce système est aujourd’hui peu utilisé, mais il constitue encore dans beaucoup de comptabilités
centralisées l’organe centralisateur. Il représente sous une forme presque schématique la
comptabilité minima exigée par la loi et par l’usage.

Par sa très grande clarté de présentation des écritures, il constitue un moyen idéal pour
l’enseignement de la comptabilité et l’étude des écritures.

Par l’aspect « formulé » qu’il donne à la représentation comptable des faits, il est l’instrument le
plus commode pour « penser » la comptabilité et chercher la solution de problèmes délicats
qu’on pourra ensuite transcrire dans n’importe quel autre système et n’importe quel procédé.

PIECES CPTABLES JOURNAL UNIQUE GRAND-LIVRE BALANCE

Reports Report

66
1. LES PIECES COMPTABLES.

Le journal, le Grand-livre, la Balance et le livre des inventaires sont là semble-t-il à première vue,
les seuls organes indispensables d’une comptabilité. Quelque chose pourtant est plus importante
que les livres ; ce sont les pièces, ou documents comptables.

A. IMPORTANCE DES DOCUMENTS.

Le journal, même tenu légalement n’est pas toujours la preuve opposable à tous ; il ne peut servir
de preuve qu’entre commerçant, et non en matière civile, administrative, ou fiscale ; en outre,
même en matière commerciale, s’il y a doute sur les livres. C’est aux pièces qu’on devra se référer.

Le journal est indispensable mais n’est pas suffisant ; il doit être appuyé de pièces comptables
justificatives, dans toute la mesure du possible.

B. SOURCES DES PIECES COMPTABLES.

Les documents peuvent, au regard du comptable, provenir de trois sources :

Ø Des tiers (véritables preuves)


Ø Des services de l’entreprise (à vérifier avec soin)
Ø Du chef d’entreprise

2. LE JOURNAL.

A. DEFINITION.

Le Journal est un livre comptable qui enregistre dans l’ordre chronologique l’analyse comptable
de diverses opérations effectuées par l’entreprise. Il permet de vérifier pour chaque opération
l’application du principe de la partie double.

C’est un livre obligatoire pour tout commerçant. Il doit être tenu sans blanc ni altération d’aucune
sorte.

B. INDICATION DU JOURNAL.

67
Pour chaque opération, le journal indique :

Ø La date de l’opération
Ø Le nom du compte débité et son numéro
Ø Le nom du compte crédité et son numéro
Ø Le montant de chaque compte
Ø Le libellé indiquant la référence précise des données de base (pièces justificatives)

C. IMPORTANCE DU JOURNAL.

Ø Traiter l’information économique et financière ;


Ø Vérifier pour chaque opération, l’égalité de la partie double.

D. PRESENTATION DU JOURNAL.

Comptes Sommes
N° Op Débit Crédit Libellé Débit Crédit

TOTAUX TMD TMC

E. PRINCIPE

En vertu du principe de la comptabilité en partie double, le Total Montant Débit doit toujours
être égal au Total Montant Crédit.

TMD = TMC.

Lorsqu’une opération se déroule à la même date que l’opération précédente, mettre à la place
de la date l’inscription : « dito ». Et lorsque la page du journal se coupe, faire la somme des
montants DEBITS et CREDITS, avec comme libellé : « à REPORTER » et reprendre cette
somme à la page suivante avec comme libellé : « REPORT ».

Exemple.

Le 2 janvier, une entreprise commence ses activités avec les éléments patrimoniaux ci-après :
Local commercial 15.000.000 F, Matériel 800.000 F ; Mobilier 300.000 F, Marchandises
5.000.000 F, Client 400.000 F, Caisse 100.000 F, Banque 600.000 F, Fournisseurs 300.000 F.

Les opérations du mois de janvier se présentent de la manière suivante :

68
Le 05/01, retrait de la banque pour la caisse 200.000 F
Le 07/01, paiement fournisseur par la banque 50.000 F
Le 10/01, acquisition d’un terrain par la banque 100.000 F
Le 15/01, reçu du client 200.000 en espèces.
Le 26/01, règlement de la facture téléphone, en espèces 50.000 F

TAF : présenter le Bilan et le journal.

Bilan initial, au 02 janvier


ACTIF Montant PASSIF Montant
23 Local commercial 15000000 101 Capital 21900000
24 Matériel 800000 401 Fournisseur 300000
2444 Mobilier 300000
311 Marchandises 5000000
411 Client 400000
521 Banque 600000
571 Caisse 100000
TOTAL 22200000 TOTAL 22200000

Le Journal du mois de janvier


Comptes Sommes
N° Opér Débit Crédit Libellé Débit Crédit
02-janv
1 23 Local commercial 15000000
24 matériel 800000
2444 mobilier 300000
311 marchandises 5000000
411 client 400000
521 banque 600000
571 caisse 100000
101 Capital 21900000
401 Fournisseur 300000
Situation de départ
2 05-janv
571 Caisse 200000
521 Banque 200000
Retrait de la banque/Caisse

69
3 07-janv
4011 Fournisseur 50000
521 Banque 50000
Règlement fournisseur
4 10-janv
22 Terrain 100000
521 Banque 100000
Acquisition d'un terrain
5 15-janv
571 Caisse 200000
411 Client 200000
Acompte du client

6 62 26-janv
Téléphone 50000
571 Caisse 50000
Règlement frais /Téléphone
TOTAL 22800000 22800000

3. LE GRAND-LIVRE.

Le Grand-livre constitue le fichier de tous les comptes utilisés par l’entreprise. Les opérations
enregistrées au journal y sont reportées, c'est-à-dire que l’on inscrit au débit du compte choisi, le
montant débité au journal ; et que l’on inscrit au crédit du compte choisi, le montant crédité au
journal.

Ainsi, les opérations auront été enregistrées deux fois, d’abord au journal, puis au Grand-livre.

Pour simplifier, nous emploierons les comptes schématiques dits « comptes en T ».

Exemple : Cfr. Cas précédent.

Compte 23 Local Comm. Compte 2444 Mobilier

15.000.000 15.000.000 SD 300.000 300.000 SD

Compte 24 Matériel Compte 311 Marchandises

800.000 800.000 SD 5.000.000 5.000.000 SD

Compte 521 Banque Compte 571 Caisse

600.000 200.000 100.000 50.000


50.000 200.000 450.000 SD

70
100.000 200.000
250.000 SD

Compte 101 Capital Compte 401 Fournisseurs

SC 21.900.000 21.900.000 50.000 300.000


SC 250.000

Compte 411 Clients Compte 22 Terrain

400.000 200.000 100.000 100.000 SD


200.000 SD

Compte 62 Téléphone

50.000 50.000 SD

4. LA BALANCE PROVISOIRE DES COMPTES.

A. DEFINITION

la Balance est un instrument de contrôle, destiné à vérifier que le principe de la partie double a
bien été respecté, c'est-à-dire que le total des Débits est égal au total des Crédits. Elle est établie
à partir des comptes du Grand-Livre.

B. LE CONTROLE DE LA BALANCE.

Son contrôle est triple :

Ø Vérifier l’égalité entre le total DEBIT de la balance et le total CREDIT de la balance.


(TDB = TCB)

Ø Établir l’égalité parfaite entre le total du journal et celui de la balance, au débit et au


crédit. (TDJ = TDB = TCJ = TCB)

Ø Faire apparaître l’égalité de la somme des soldes débiteurs de la balance et de la somme


des soldes créditeurs de la balance (TSDB = TSCB).

La Balance est établie en principe à chaque fin de mois, afin de pouvoir déceler les erreurs
éventuelles.

C. PRESENTATION DE LA BALANCE.

71
La présentation de la Balance est variée (Balance à 4, 6, 8 ou 15 colonnes…). Nous étudierons
dans le ce Tome uniquement les Balances à 4, à 6 et la Balance par soldes.

Balance à 4 colonnes
sommes Soldes
Libellé Débit Crédit Débiteur Créditeur

TOTAUX TDB TCB TSDB TSCB

Balance à 6 colonnes
Mouvements de la
Libellé Situation initiale période Soldes
Débit Crédit Débit Crédit Débit Crédit

TOTAUX

Balance par soldes


Libellé Soldes
Débit Crédit

TOTAUX

Exemple : suite de l’exemple précédent

Balance à 4 colonnes
Sommes Soldes
Désignation Débit Crédit Débiteur Créditeur
I ACTIF
22 Terrain 100000 100000
23 Local commercial 15000000 15000000

72
24 Matériel 800000 800000
2444 Mobilier 300000 300000
311 Marchandises 5000000 5000000
411 Client 400000 200000 200000
521 Banque 600000 350000 250000
571 Caisse 500000 50000 450000
II PASSIF
101 Capital 21900000 21900000
401 Fournisseur 50000 300000 250000
III Charges
62 Téléphone 50000 50000
TOTAUX 22800000 22800000 22150000 22150000

Balance à 6 colonnes
Situation de départ Mouvements de la période Soldes
Libellé Débit Crédit Débit Crédit Débit Crédit
I ACTIF
22 Terrain 100000 100000
23 Local commercial 15000000 15000000
24 Matériel 800000 800000
2444 Mobilier 300000 300000
311 Marchandises 5000000 5000000
411 Client 400000 200000 200000
521 Banque 600000 350000 250000
571 Caisse 100000 400000 50000 450000
II PASSIF
101 Capital 21900000 21900000
401 Fournisseur 300000 50000 250000
III Charges
62 Téléphone 50000 50000
TOTAUX 22200000 22200000 600000 600000 22150000 22150000

Balance par soldes


Soldes
Libellé Débit Crédit
I ACTIF
22 Terrain 100000
23 Local commercial 15000000
24 Matériel 800000

73
2444 Mobilier 300000
311 Marchandises 5000000
411 Client 200000
521 Banque 250000
571 Caisse 450000
II PASSIF
101 Capital 21900000
401 Fournisseur 250000
III Charges
62 Téléphone 50000

TOTAUX 22150000 22150000

5. LE LIVRE D’INVENTAIRE.

A l’inventaire, l’entreprise procède au recensement et à l’évaluation de ses éléments actifs et


passifs.

Le but des travaux de fin d’exercice est l’établissement d’un bilan sincère. Ils donnent surtout
l’occasion de vérifier si les données comptables reflètent bien la réalité de l’entreprise.

C’est donc dans cette acceptation que doit être comprise l’obligation légale de l’inventaire et de
la transcription de ses résultats dans le livre d’inventaire ; cet inventaire est un relevé détaillé de
tous les avoirs et de toutes les dettes de l’entreprise.

74
CHAPITRE 11 : LES TRANSACTIONS
COMMERCIALES

Nous entendons par transactions commerciales, toutes les opérations liées aux achats et aux
ventes réalisés par l’entreprise, y compris les opérations accessoires et les méthodes comptables
d’enregistrement des achats et des ventes.

1. FACTURES : ACHATS ET VENTES SIMPLES.

Le document qui permet l’enregistrement comptable des achats et des ventes est la FACTURE
établie par le vendeur.

A. EXEMPLE 1 :

Le 10 / 01, L’entreprise NGUIMBI vend à son client OYONO, un lot de marchandises (Boîtes
de conserve) 50.000 F (C ACH 40.000 F)

La facture de l’entreprise NGUIMBI envoyée au client OYONO se présente de la manière


suivante :

L’entreprise NGUIMBI Le 10 janvier


7 Akebé / Ndjougou
5441 LIBREVILLE
Vendeur
DOIT L’acheteur
Client OYONO
41, Mont BOUET
LIBREVILLE

FACTURE N° 0042 75

Réf Qté Libellé Prix Unit. Total


Avant la comptabilisation d’une facture, il est nécessaire :

Ø De préciser dans quelle entreprise la comptabilité est tenue,


Ø De repérer l’acheteur et le vendeur de la facture,
Ø De connaître l’activité de l’entreprise (commerciale ou industrielle).

1). ENREGISTREMENT EN INVENTAIRE PERMANENT.

CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

D/C
10/1 10/1

6031 Var. St m/ses 40.000 311 Marchandises 50.000


311 Marchandises 40.000 6031 Var. St m/ses 50.000
Bon de sortie Bon d’entrée

411 ou Client, ou 601 Achat m/ses 50.000


521 ou Banque, ou 50.000 401 Fournisseur
531 ou CCP, ou 521 Banque
571. Caisse 531 CCP 50.000
701 vente m/ses 50.000 571 Caisse
N / fact n°0042 S / Fact n° 0042

2). ENREGISTREMENT EN INVENTAIRE INTERMITTENT.

CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

76
10/1
411 ou Client, ou 601 Achat m/ses 50.000
521 ou Banque, ou 50.000 401 Fournisseur
531 ou CCP, ou 521 Banque
571. Caisse 531 CCP 50.000
701 vente m/ses 50.000 571 Caisse
N / fact n°0042 S / Fact n° 0042

B. EXEMPLE 2

Le 20/01. Achat des matières premières 15.000 F ; Facture du fournisseur n° 012

1). ENREGISTREMENT EN INVENTAIRE PERMANENT.

CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

D/C
20/1 20/1
736 Var St P F 40.000 321 Mat P & F L 50.000
36 P Finis 40.000 6032 Var.St M P FL 50.000
Bon de sortie Bon d’entrée

411 ou Client, ou 602 MP &F L 50.000


521 ou Banque, ou 50.000 401 Fournisseur
531 ou CCP, ou 521 Banque
571. Caisse 531 CCP 50.000
702 vente P F 50.000 571 Caisse
N / fact n°012 S / Fact n° 012

2) Enregistrement en inventaire intermittent.

CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

D/C
20/1 20/1
411 ou Client, ou 602 MP &F L 50.000
521 ou Banque, ou 50.000 401 Fournisseur

77
531 ou CCP, ou 521 Banque
571. Caisse 531 CCP 50.000
702 Vente P F 50.000 571 Caisse
N / fact n°012 S / Fact n° 012

C. EXEMPLE 3

Le 2/06 ; Consommation des matières de 8.000 F

2/06
6032 Var Stock M.P & F. L 8.000
321 M P & F.L 8.000
Bon de sortie n°……..

Exemple 4

Le 15/6 ; Fabrication des produits finis valant 100.000 F

15/06
36 Produits finis 100.000
736 Var. Stock P F 100.000
Bon d’entrée n°……..

Exemple 5

Le 10/10 ; Notre stock en cours de route s’élève à 10.500 F

10/10
38 St en cours de route 10.500
603 Var st. Biens achetés 10.500
Stock en route

78
Le 15/10 ; Réception du stock en cours de route

15/10
Cl 3 Compte Concerné 10.500
38 Stock en cours de route 10.500
Réception du Stock

2. LES OPERATIONS QUI REDUISENT LA FACTURE.

Les opérations qui réduisent la facture sont de deux types :

Ø Les réductions commerciales ; et


Ø Les réductions financières

Ces réductions peuvent être sur facture ou hors facture

A. LES REDUCTIONS COMMERCIALES.

1). LES REDUCTIONS COMMERCIALES SUR FACTURE.

Les réductions commerciales (Rabais, Ristourne, Remise) incluses dans la facture ne font pas
l’objet d’un enregistrement à part. L’enregistrement ne tient compte que du NET
COMMERCIAL.

EXEMPLE

Le 24/10, L’entreprise OBAMBA vend 342 boîtes de marchandises à 142 F moins remise de
3,5 %

L’entreprise OBAMBA Le 24 Octobre 2008


778. Akebé plaine
LIBREVILLE

DOIT
Client KAYA

FACTURE N° 05/4

Réf Quant. Libellé Prix unit. Total


79
342 Boîtes de marchandises 142 48.564

Remise 3,5 % -1.700


CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

24/10 24/10
411 ou Client, ou 601 Achat m/ses 46.864
521 ou Banque, ou 46.864 401 Fournisseur
531 ou CCP, ou 521 Banque
571. Caisse 531 CCP 46.864
701 vente m/ses 46.864 571 Caisse
N / fact n°05/4 S / Fact n° 05/4

2). LES REDUCTIONS COMMERCIALES HORS FACTURE.

Les R.R.R hors facture correspondent à une diminution des ventes pour le vendeur et à une
diminution de dette pour le client.

Ils sont enregistrés dans la comptabilité du client, respectivement au crédit des comptes ci-après :

-. 6019 « RRR obtenus / achats marchandises ».


-. 6029 « RRR obtenus / achats matières premières et fournitures liées »
-. 6049 « RRR obtenus / achats matières et fournitures consommées »
-. 6058 « RRR obtenus / achats d’emballages »
-. 6059 « RRR obtenus / autres achats non stockables »

EXEMPLE.

Le 23/07 Remise hors facture obtenue du fournisseur 5.000 F

CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

23/7 23/7

80
701 ou Vente m/ses 5.000 401 Fournisseur 5.000
702 ou Vente P.F

411 Client 5.000 6019 RRR. Obt/ ach 5.000


Remise accord. Remise obtenue

B. LES REDUCTIONS FINANCIERES : L’ESCOMPTE DE REGLEMENT.

1). POUR LE FOURNISSEUR (LE VENDEUR).

L’escompte commercial ou escompte de règlement est une réduction financière accordée au client pour
paiement comptant et que l’on peut comparer à une sorte d’intérêt versé au client qui a accepté d’anticiper
le règlement de sa dette.

L’escompte accordé s’enregistre séparément comme Charge financière, au débit du compte « 673
escomptes accordés ».

2). POUR LE CLIENT (L’ACHETEUR).

L’escompte est une réduction obtenue en contre partie du règlement anticipé, que l’on comptabilise à part
en Produit financier, au crédit du compte « 773 escomptes obtenus ».

Exemple

Le 14/1, Vente de 427 unités d’une marchandises à 733 F / unité, moins escompte de 1,5 % pour
paiement comptant en espèces. (I. I).

VENDEUR Le 14 Janvier 2008

DOIT
Client

FACTURE N° 001

Réf Qté Libellé Prix unit Total

427 Marchandises 733 312.991

Escompte 1,5 % -4.693


81
NET FINANCIER 308.296
CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

14/1 14/1
521 ou Banque 601 Achat m/ses 312.991
531 ou CCP 308.296 521 ou Banque
571 Caisse 531 ou CCP 308.296
673 Escompte acc. 4.693 571 Caisse
773 Escpte obtenu 4.693
701 Vente march. 312.991 S/ fact n° 001
N/fact n° 001

C. REMISES ET ESCOMPTES IMBRIQUES.

Sur une même facture, il peut y avoir à la fois remise et escompte ; dans ce cas, on calcule le
NET COMMERCIAL (en réduisant la remise) puis on calcule l’escompte sur le NET
COMMERCIAL. Seul l’escompte est enregistré à part (comme produit financier s’il est obtenu
d’un fournisseur ; comme charge financière s’il est accordé à un client).

EXEMPLE.

Le 8/4, vente de 700 cartons de produits finis à 1.427 F pièce, moins remise de 1,6 %. On accorde
au client un escompte de 2,1 % pour règlement au comptant par chèque. L’entreprise utilise
l’inventaire permanent ; le coût de production est égal à 75 % du prix de vente brut.

Réf Qté Libellé Prix Un Total

700 Cartons de produits finis 1.427 998.900

Remise 1,6 % -15.982

NET COMMERCIAL 982.918

Escompte 2,1 % -20.641


82
NET FINANCIER 962.277
COÛT de PRODUCTION = 998.900 x 75 % = 749.175 F

CHEZ LE VENDEUR (Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

D/C
8/4 8/4
736 Var St P F 749.175 311 M/ses 982.918
36 P Finis 749.175 6031 Var St m/ses 982.918
Bon de sortie Bon d’entrée

521 Banque 962.277 601 Achat m/ses 982.918


673 Escompte acc. 20.641 521 Banque 962.277
702 Vente PF 982.918 773 Escpte obt. 20.641
N/ Fact n°….. S/Fact n °….

83
CHAPITRE13 : TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE

1. GENERALITES SUR LA T.V.A

La T.V.A est une taxe indirecte qui frappe la consommation des biens et services. Les opérations
sont celles relevant d’une activité économique réalisée à titre onéreux par un assujetti,
notamment :

Ø Les livraisons de biens à autrui ou à soi-même ;


Ø Les prestations de services à autrui ou à soi-même ;
Ø Les importations ;
Ø La production ;
Ø Le commerce ;
Ø Et toutes autres activités commerciales.

Sont obligatoirement redevables de la taxe, les entreprises qui réalisent des opérations imposables
dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est égal ou supérieur à 80 millions de F. congolais.

2. QUELLE EST LA BASE IMPOSABLE ?

Elle est constituée par l’ensemble des paiements en espèces et en nature :

Ø Pour les livraisons de biens, elle constituée par le prix convenu entre les deux
parties.
Ø Pour les prestations de service, la taxe comprend la totalité des sommes
constituant la contrepartie du service rendu.
Ø Pour les importations, la taxe inclut les droits de douane et les droits d’accises.

3. QUEL EST LE TAUX ?

Ce taux normal est de 18% dans certains pays de la CEMAC comme le Gabon.

4. DISTINCTION

84
L’acte uniforme pour harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) distingue :

Ø La T.V.A facturée ou collectée : enregistrée lors des opérations de ventes des biens et
services ; (Compte « 443 Etat, TVA facturée sur ventes »).

Ø La T.V.A récupérable : enregistrée lors des opérations d’achats des biens et services,
(Compte « 445 Etat, TVA récupérable »).

Ø La T.V.A due ou crédit de TVA : lors de la déclaration de TVA à l’administration fiscale.


(Compte « 444 Etat, due ou crédit de TVA »).

5. LES CALCULS DE LA T.V.A.

La T.V.A se calcule sur la VALEUR HORS TAXE de la facture.

La facture est un document commercial obligatoire qui doit reprendre les mentions obligatoires
suivantes :
Ø Les nom, post-nom, prénom ou raison social, l’adresse exacte, le numéro impôt du
vendeur ou prestataire
Ø Les nom, post-nom, prénom ou raison social, l’adresse exacte, le numéro impôt du client
Ø La date et le numéro de série de la facture
Ø La désignation et la quantité de biens ou prestations
Ø Le prix unitaire et le prix global
Ø Le prix hors taxe
Ø Le taux de la taxe
Ø Le montant des opérations toutes taxes comprises.

EXEMPLE 1:

Le 10/1, BIANANI vend à SOLOULA 10 cartons d’une marchandise 20.000 F/ pièce. Remise
10 %, Escompte 10 %, Frais de port 10.000 F, T.V.A 16 %. Déterminer le Net à payer par le
client.

Entreprise BIANANI Libreville, le 10 janvier 2008

DOIT :
Client SOLOULA

FACTURE 001

Réf Qté Libellé Prix unit Total

10 Cartons 20.000 200.000


Remise 10 % -20.000

Net commercial 180.000


Escompte 10 % -18.000
85
Net financier 162.000
Frais de port (Transport) +10.000
6. MODE DE COMPTABILISATION

La TVA ne constitue pas une charge pour l’entreprise assujettie. Celle-ci collecte auprès de ses
clients la TVA qu’elle facture et déduit celle qu’elle paye. La différence entre la TVA collectée
et la TVA déductible est reversée à l’Etat. En conséquence, sa comptabilisation ne se fait pas des
comptes de charges ou de produits, mais dans des comptes de bilan.

Le plan comptable OHADA préconise l’utilisation des comptes suivants :

- 444 Etat, TVA à décaisser ou crédit de TVA


- 445 Etat, TVA déductible :
- 443 Etat, TVA collectée.

7. EXEMPLES DE COMPTABILISATION.

Voici une série d’exemples de comptabilisation de la TVA sur des affaires courantes et
quelques cas particuliers.

1). Achat de marchandises pour 800.000 FHT + 128.000 F de TVA.

Débit Crédit

601.100 Achat de marchandises 800.000


4452 Etat, TVA déductible. 128.000
401 Fournisseur 928.000

2). Achat de biens pour 100.000 FHT + 16.000 F de TVA

Débit Crédit

604.000 Achat de biens 100.000


4452 Etat, TVA déductible. 16.000
401 Fournisseur 116.000

86
3). Achat de prestations de services pour 100.000 FHT + 18.000 F de TVA

Débit Crédit

630.000 Prestations de services 100.000


4452 Etat, TVA déductible. 16.000
401 Fournisseur 116.000

4). Vente de marchandises pour 1.600 FHT + 256 F de TVA

Débit Crédit
701 ventes de marchandises 1.600
4431 Etat, TVA collectée 256
411 Client 1.856.

5). Prestations de services pour 1.600 FHT + 256 F de TVA

Débit Crédit
706 Prestations 1.600
4432 Etat, TVA collectée 256
411 Client 1.856.

6). Acquisition d’une immobilisation pour 200.000 F + 32.000 F de TVA.

L’acquisition d’immobilisations se comptabilise de la même façon qu’une facture fournisseurs


relative à des achats.

Débit Crédit
230 Immobilisation 200.0000
4451 Etat, TVA déductible/ immobilisation 32.000
401 Fournisseur 232.000

7). Importation de marchandises 720.000.000 FHT et droit de douanes 40.000.000


FHT

Importation + droit de douane = 760.000.000

87
TVA = 760.000.000 x 0,16 = 121.600.000

Débit Crédit

6012 Achat march hors région 720.000.000


4452 Etat TVA recupérable/achat 121.600.000
401 Fournisseur 841.600.000

8). Le 10/1, BIANANI vend à SOLOULA 10 cartons d’une marchandise 20.000 F/ pièce.
Remise 10 %, Escompte 10 %, Frais de port 10.000 F, T.V.A 18 %. Déterminer le Net à payer
par le client.

Entreprise BIANANI (I.I) Client SOLOULA (I.I)

D/C
10/1 10/1
612 Transport/vte 10.000 601 Achat m/ses 180.000
571 Caisse 10.000 611 Transp/achat 10.000
4452 Etat, TVA R 30.960
571 Caisse 202.960 571 Caisse 202.960
673 Escpte acc 18.000 773 Escpte ob 18.000
701 Vente m/ses 180.000
4431 Etat, TVA fac 30.960
7071 Port, A F.F 10.000

Exemple 9

Le 20/1, L’entreprise BIANANI achète à l’entreprise NDONG, 5 unités d’une marchandise à


15.000 F pièce. Escompte 2 %, TVA 18 %.

Entreprise NDONG Libreville, 20 janvier 2008

DOIT :
Entreprise BIANANI

FACTURE 09/1

88
Réf Qté Libellé Prix un Total
Entreprise BIANANI (I.I) Entreprise NDONG (I.I)

D/C
15/1 15/1
601 Achat m/ses 75.000 571 Caisse 86.730
4452 Etat, TVA R 13.230 673 Escpte 1.500
571 Caisse 86.730 701 Vente m/se 75.000
773 Escpte obt 1.500 4431 Etat tva F 13.230

Exemple 10

1). Remplir la déclaration de T.V.A de janvier, de l’entreprise BIANANI


2). Passer les écritures nécessaires.

T.V.A à reverser.

T.V.A à reverser = T .V . A facturée - T .V . A récupérable

T.V.A
Désignations Montant HT Récupérable Facturée
Ventes de janvier 172.000 30.960
Achat de janvier 73.000 13.230
13.230 30.960
T.V.A DUE 17.730

4431 Etat, TVA facturée 30.960


4452 Etat, TVA récupér 13.230
4441 Etat, TVA due 17.730

Il faut noter 3 choses, en ce qui concerne la déclaration de T.V.A.

89
Ø Si la T.V.A facturée est supérieure à la TVA récupérable, il y a TVA due,
c'est-à-dire qu’il y a un montant à payer à l’Administration fiscale ;

Ø Si la TVA récupérable est supérieure à la TVA facturée, il y a crédit de TVA


ou TVA à reporter ; le montant de la TVA à reporter sera mis en évidence
sur une ligne appropriée de la déclaration de TVA du mois suivant ;

Ø Si la TVA récupérable est égale à la TVA facturée, il n’y a rien à verser à


l’Administration fiscale.

8. PRORATA A LA DEDUCTION DE TVA


La déduction de la TVA supportée lors des achats de biens et services s’effectue par
application d’un prorata pour les entreprises qui réalisent aussi bien les opérations
taxables que les opérations non taxables.

CA HT annuel des opérations ouvrant à déduction


Prorata de TVA =
CAHT TOTAL de l ' année

Exemple :

Un grossiste a réalisé pour le mois d’octobre 2014, les opérations suivantes :

- CA imposable (10%) : 220.450.000 F


- CA imposable (18%) : 550.485.000 F
- Affaire exonérées : 225.895.000 F
- Exportations : 445.785.000 F

Calculer le prorata de déduction

225895000 + 445785000
Prorata de TVA = = 0,465 ≅ 46,5%
220450000 + 550485000 + 225895000 + 445785000

46,5% de la TVA récupérable représente la créance de l’entreprise envers l’Etat.

TVA déductible = TVA facturée par les fournisseurs x Prorata.

Le prorata prévisionnel utilisé en cours d’année doit être corrigé par le prorata
réel et définitif de l’exercice N, au plus tard le 30 /09 de l’exercice N+1.

90
Régularisation = TVA facturée par les fournisseurs x Ecart de prorata
Ecart de Prorata = Prorata Previsionnel – prorata définitif

9. LES OBLIGATIONS RELATIVES AUX FACTURES

Tout assujetti doit délivrer une facture pour les biens livrés ou les services rendus à
un autre redevable, ainsi que pour les acomptes perçus au titre de prestations de
services et donnant lieu à exigibilité de la taxe.

10. LES INFRACTIONS.

Les déclarations souscrites mensuellement par les contribuables sont contrôlées


parles agents des contributions directes et indirectes ayant au moins le grade de
contrôleur. Ces contrôles sur pièces ou sur place peuvent donner lieu à
redressement.

Différents types de sanctions peuvent être appliquées par l’administration fiscale en


fonction des infractions commises dont nous vous présentons ci-après :

N° INFRACTIONS

1
Dépôt tardif ou défaut de déclaration d’existence

2 Non déclaration ou déclaration tardive des modifications des conditions d’exercice


de la profession
3
Dépôt tardif de la déclaration mensuelle
4
Paiement tardif de la taxe due au titre d’un mois
5
Dépôt de déclaration mensuelle intervenant après les 8 jours de mise en demeure
6
Omission ou insuffisance constatée dans les déclarations mensuelles

7 Assujetti non à jour de ses obligations fiscales et ayant bénéficié d’un


remboursement de TVA
8

91
Non réponse aux demandes d’éclaircissement ou de justification
9
Défaut de dépôt de déclaration d’existence pour les redevables de plein droit
10
Opposition au contrôle fiscal

Incapacité du contribuable à produire de manière complète les livres, pièces


11
documents comptables justificatifs permettant de déterminer avec précision le
chiffre d’affaires de l’entreprise.

92
93
CHAPITRE 12 : COMPTABILISATION DES
EMBALLAGESCOMMERCIAUX

1. DEFINITION.

Les emballages sont définis comme les objets destinés à contenir les produits ou marchandises
qui sont livrés à la clientèle.

2. DISTINCTION.

On distingue 2 catégories :

Ø Les emballages immobilisés : d’une valeur relativement importante, destinés à être


immobilisés comme instrument de travail pendant plus d’un an. Ils sont comptabilisés
dans le Compte « 243 Matériel d’emballage récupérable et identifiable ».

Ø Les emballages commerciaux : définis comme des objets de faible valeur et d’usage à
moins d’un an, comptabilisés dans le Compte « 335 Emballages ». ils se subdivisent en
emballages non récupérables (ou emballages perdus) Compte 3351, en emballages
récupérables non identifiables (ou emballages consignés) Compte 3352, en emballages à
usages mixtes (Compte 3353) et autres emballages (Compte 3358).

3. COMPTABILISATION DES EMBALLAGES PERDUS.

Les emballages perdus sont destinés à être vendus à la clientèle en même temps que les
marchandises ou les produits finis qu’ils contiennent. Ils sont incorporés dans le prix du contenu
pour le montant de leur valeur

A ACHAT D’EMBALLAGES COMMERCIAUX NON RECUPERABLES.

EXEMPLE1.

Achat d’emballages commerciaux non récupérables, pour une valeur de 1.000 F

Inventaire permanent Inventaire intermittent


D/C
3351 Embal. Perdus 1.000 6081 Achat E. P 1.000
6033 Var. St. Emb P 1.000 401 / Fourni
521/ Banque 1.000
531/ CCP
6081 Achat E Perdus 1.000 571 Caisse
401/ Fourn/
521/ Banque 1.000
531/ C.C.P
571 Caisse

94
B. FABRICATION PAR L’ENTREPRISE ELLE-MEME D’EMBALLAGES NON RECUPERABLES.

EXEMPLE 2

Fabrication d’emballages non récupérables d’une valeur 1.500 F

3351 Embal. Perdus 1.500

736 Var. St P.F 1.500

C. VENTE D’EMBALLAGES PERDUS.

Soit la vente des produits finis pour un montant de 5.000 F emballés dans des emballages non
récupérables d’une valeur de 800 F (C ACH des emballages 600 F et C PROD PF 4.000 F).

CHEZ LE VENDEUR CHEZ LE CLIENT

D/C

736 Var. St. P.F 4.000 311 Marchandises 5.800


6033 Var. St. Embal 600 6031 Var. St. m/ses 5.800
361 Produits Finis 4.000 601 Achat m/ses 5.800
3351 Emb. Perdus 600 401/
411/ 521/
521/ 5.800 531/ 5.800
531/ 571
571
702 VentePF 5.800

Les frais d’achat, donc les emballages perdus, sont intégrés au prix d’achat. Il n’y a pas de
comptabilisation des emballages perdus chez le Client, puisqu’ils sont destinés à être détruits.

4. COMPTABILISATION DES EMBALLAGES RECUPERABLES NON


IDENTIFIABLES.

Nous distinguons successivement 3 cas qui peuvent se présenter :

Ø Consignation d’emballages ;
Ø Retour d’emballages consignés ;
Ø Non-retour d’emballages consignés.

95
A. LA CONSIGNATION DES EMBALLAGES.

En cas de consignation, l’emballage sort physiquement de l’entreprise, mais dans la comptabilité


de l’entreprise, on n’enregistre pas sa sortie de stock, puisque juridiquement il reste la propriété
de l’entreprise. La constatation du déstockage n’interviendra qu’en cas de vente (ou non-retour)
d’emballages.

1) .LA CONSIGNATION DANS LA COMPTABILITE DU CLIENT

Le client, appelé consignataire, ouvre un Compte « 4094 Fournisseur créances pour emballages
et matériels à rendre » qui enregistrera au débit le prix des emballages consignés, par le crédit du
compte « 401 Fournisseur » ou d’un compte financier.

2). LA CONSIGNATION DANS LA COMPTABILITE DU FOURNISSEUR.

Le fournisseur consignateur ouvre un Compte « 4194 Client, dette pour emballages et matériels
consignés », dans lequel il enregistrera au crédit la valeur de l’emballage consigné au client, par
le débit du Compte « 411 client » ou d’un compte financier.

3). PROBLEME DE L’INCIDENCE DE LA TVA

En principe l’opération de la consignation des emballages doit se faire hors


TVA car les conditions d’exigibilité de cette TVA ne sont pas réunies au
moment de cette consignation, il n’ya pas affaire au sens économique du
terme. Cette solution a l’avantage de ne pas fausser la déclaration mensuelle
de TVA ; mais aussi de ne pas surcharger les services comptables.

Cependant, lorsque la consignation des emballages se fait en tenant compte


de la TVA, il convient de comptabiliser la consignation toutes taxes comprises.

EXEMPLE.

MAGALI achète à BETHY 1500 F de marchandises. BETHY lui facture 300 F d’emballages
consignés (en compte). Le coût des stocks vendus est de 80 % du Prix des marchandises.

CHEZ LE VENDEUR(BETHY) CHEZ LE CLIENT(MAGALI)

D/C

6031 Var. st. M/ses 1.200 311 Marchandises 1.200


311 M/ses 1.200 6031 Var. St.m/ses 1.200

411 Client 1.800 601 Achat m/ses 1500


41.94 Clt, dette E.C 300 4094 Fourn, C.E.à.R 300
701 Vente m/ses 1.500 401 Fournisseur 1.800

B. LA COMPTABILISATION DU RETOUR DES EMBALLAGES CONSIGNES.

96
Il convient de distinguer deux cas :

Ø La reprise des emballages s’effectue au prix de consigne ;


Ø La reprise des emballages s’effectue à un prix inférieur de consigne.

1). REPRISE DES EMBALLAGES AU PRIX DE CONSIGNE.

Le principe est de contrepasser les écritures passées antérieurement.

EXEMPLE : MAGALI restitue les emballages à BETHY (Rappel : prix de consigne : 300 F)

CHEZ LE VENDEUR(BETHY) CHEZ LE CLIENT(MAGALI)

D/C

4194 Clt, dette E C 300 401 Fournisseur 300

411 Client 300 4094 F créance E.C 300

Chez le vendeur, l’écriture constate une diminution de la dette du client et chez le client, on
constate une diminution de la créance du fournisseur.

2). REPRISE DES EMBALLAGES A UN PRIX INFERIEUR AU PRIX DE


CONSIGNE.

Il arrive que le fournisseur ne consente à reprendre les emballages qu’à un prix inférieur au prix
consigné. Il répercute ainsi sur son client une part de l’usure de l’emballage.

On appelle MALI la différence que supporte le client, lorsque son fournisseur lui rembourse, ou
crédite, d’une somme inférieur à celle du prix de consigne. Le MALI est enregistré dans le
compte de charges « 6224 Malis sur emballages »

Chez le fournisseur, la différence entre le prix de consigne et le prix de reprise est appelée un
BONI. C’est un produit, que le fournisseur enregistre au crédit du compte « 7074 Bonis sur
reprises et cessions d’emballages ».

EXEMPLE

BETHY reprend les emballages, en faisant supporter MAGALI un mali de 30 F (prix de


consigne : 300 F)

CHEZ LE VENDEUR(BETHY) CHEZ LE CLIENT(MAGALI)

97
D/C

4194 Clt, dette E C 300 401 Fournisseur 270


6224 Mali sur Emb. 30
411 Client 270 4094 F créance E.C 300
7074 Bonis/rep E.C 30

3). LE NON RETOUR DES EMBALLAGES CONSIGNES.

La non restitution des emballages commerciaux doit être traitée comme une vente chez le
fournisseur, et comme un achat chez le client.

A. CHEZ LE FOURNISSEUR.

Deux cas peuvent se présenter :

Ø Le fournisseur avait acheté les emballages ;


Ø Le fournisseur avait fabriqué les emballages.

B. CHEZ LE CLIENT

Deux cas aussi peuvent se présenter :

Ø Le client stocke l’emballage ;


Ø Le client détruit l’emballage consigné.

EXEMPLE 1 : le Client stock l’emballage (Cfr. Cas précédent)

CHEZ LE VENDEUR( BETHY) CHEZ LE CLIENT(MAGALI)

D/C

603 Var. St. E. R 250 3352 Emb. Rec. 300


3352 Emb. Réc. 250 603 Var. St. E. R 300
Sortie au
C. ACHAT
6082 Achat E R 300
4194 Clt, dette E C 300 4094 Fourn. C E. 300
7071 Port, E P 300

EXEMPLE 2 : le Client détruit l’emballage. (Cfr. Cas précédent)

CHEZ LE VENDEUR (BETHY) CHEZ LE CLIENT(MAGALI)

98
D/C

4194 Clt, D. E.C 300 658 Pertes diverses 300


7071 Port, E .P 300 4094 Fourn. E. R 300

EXERCICE 3 : consignation et déconsignation, problème de TVA. (1er cas)

1. L’entreprise MAYIKEBANGA de la RDC établit et envoi la facture suivante à


son client MUENE de TSHIKAPA

Prix de vente brut des produits finis 17.500.000


Remise 10% 1.750.000
Net commercial 15.750.000
Port facturé +1.250.000
Emballages consignés (850 unités) +2.448.000
Prix de vente Hors taxe 19.448.000
TVA 16% +3.111.680
Net à payer (TTC) 22.559.680

2. MUENE restitue 700 unités 1 semaine après.


3. Le client restitue une semaine plus tard 100 unités dans un état défectueux
et d’un commun accord avec l’entreprise, accepte de subir une décote de
50% du prix de consignation.
4. Après une relance, le client décide, finalement, de conserver les 50 dernières
unités d’emballages.
Enregistrez au journal l’ensemble de ces opérations.
Remarque : dans le présent cas, la consignation des emballages se fait en tenant
compte de la TVA.

4111 Client Muene 22.559.680

7021 Ventes deproduits finis 15.750.000


7071 Ports facturés 1.250.000
1 4194 Clients, dettes pour emballages consig. 2.839.680
4431 Etat, TVA facturée sur vente PF 2.520.000
4432 Etat, TVA facturée sur prestations de ser. 200.000

N/facture n°….

4194 Client, dettes pour emb. Cons. 2.338.560


4111 Client Muene 2.338.560
2 Déconsignation de 700 unités :
(700 x 2.448.000/850 x 1,16) = 2.338.560

4194 Client, dettes pour emb. Cons 334.080


3 4111 Client Muene 167.040
7074 Bonis sur reprises d’emb. 144.000
4432 Etat, TVA facturée sur prestations de ser 23.040

99
Déconsignation de 100 unités reprises avec une
décote de 50%

4194 Client, dettes pour emb. Cons 167.040


4 4111 Client Muene 167.040

Déconsignation de 50 unités

4111 Client Muene 167.040


4 7071 Emballages facturés 144.000
4431 Etat, TVA facturée sur vente 23.040
Facture n°….

EXERCICE 4 : consignation et déconsignation, problème de TVA. (2eme cas)

1. L’entreprise MATATA établit et envoi la facture suivante à son client


MABIALA de Tshela-Mbanga :

Prix de vente brut PF 8.500.000


Remise 6% -510.000
Net commercial 7.990.000
TVA au taux de 16% +1.278.400
Emballages consignés (200 fûts à 8.000 F/l’un) 1.600.000
Net à payer 10.868.400

2. Le client restitue 100 fûts deux semaines après.


3. Le client restitue une semaine plus tard 50 fûts dans un état défectueux et
d’un commun accord avec l’entreprise, accepte de subir une décote de 40%
du prix de consignation.
4. Après une relance, le client décide, finalement, de conserver les 50 derniers
fûts.

Enregistrez au journal l’ensemble de ces opérations.

Remarque : contrairement au cas précédent, la consigantion des emballages


se fait hors TVA.

4111 Client Mabiala 10.868.400

7021 Ventes deproduits finis 7.990.000


4194 Clients, dettes pour emballages consig. 1.600.000
1 4431 Etat, TVA facturée sur vente PF 1.278.400
N/facture n°….

4194 Client, dettes pour emb. Cons. 800.000


4111 Client mabiala 800.000
2 Déconsignation de 100 fûts:
(100 x 8.000) = 800.000

4194 Client, dettes pour emb. Cons 400.000


3 4111 Client Mabiala 214.400
7074 Bonis sur reprises d’emb. 160.000
4432 Etat, TVA facturée sur prestations de ser 25.600
Déconsignation de 100 unités reprises avec une
décote de 40%

4194 Client, dettes pour emb. Cons 400.000

100
4 4111 Client Mabiala 400.000

Déconsignation de 50 unités

4111 Client Mabiala 464.000


4 7071 Emballages facturés 400.000
4431 Etat, TVA facturée sur vente 64.000
Facture n°….

101
CHAPITRE 14 : LES AUTRES OPERATIONS LIEES AUX
TRANSACTIONS COMMERCIALES
Nous examinerons dans ce paragraphe les problèmes liés au retour des marchandises, aux
versements d’acomptes sur commandes, et à la comptabilisation des charges et au paiement
correspondant.

1. RETOUR SUR VENTE ET RETOUR SUR ACHAT. FACTURE D’AVOIR.

Il arrive qu’une partie des marchandises, matières premières ou fournitures livrées ne soit pas
acceptables. Dans ce cas, le client les renvoie au fournisseur et enregistre un retour sur achat dans
sa comptabilité. Le fournisseur comptabilise un retour sur vente dans la sienne.

Ainsi lorsqu’un fournisseur a une dette envers son client à la suite d’un retour, il peut lui envoyer
un document écrit constatant cette dette ; un tel document s’appelle « FACTURE D’AVOIR ».

Dans tout enregistrement de retour sur vente ou de retour sur achat, on peut utiliser le
principe « le retour, c’est le contraire de l’aller ».

EXEMPLE1.

Le 27/6, L’entreprise MAYO reçoit d’un client le retour de marchandises vendues


pour une valeur au prix de vente égale à 412 F.

Le 2/7, elle envoie à son client une facture d’avoir pour ce montant.

L’entreprise MAYO Le 2 juillet 2008

AVOIR
Client X

FACTURE D’AVOIR N° 012

Réf Qté Libellé Prix u Total


Retour Marchandises 412

Créance du client 412

102
CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

D/C
2/7 2/7
701 Vente m/ses 412 401 Fournisseur 412
411 Client 412 601 Achat m/ses 412
N/f. avoir n° 012 S/F av n° 012

2 LES FACTURES D’AVOIR

Des articles livrés et facturés qui présentent des défauts ou ne correspondent pas à ceux
commandés par les clients sont retournés au fournisseur. Celui-ci doit adresser un document
appelé « avoir » ou « facture d’avoir » indiquant le montant que pourra déduire le client de sa
dette.

L’avoir est établi par le vendeur et adressé à l’acheteur après vérification de sa réclamation. Il
indique en détail la diminution de la dette de l’acheteur envers le vendeur.

A. LA REDACTION DE L’AVOIR

Comme la facture, la rédaction de l’avoir est réglementée.


L’avoir doit comporter les mentions suivantes obligatoires et/ou utiles à la comptabilité.

Modèle d’une facture d’avoir


Avoir
MAYIKEBANGA Eurl. Date Numéro Client
15, av. Tribunal- 69100 Ngaliema
R.C. Kinshasa B 306 232 131 0023

Livraison :……………………
Objet de l’avoir :……………..

Réf Désignations Quantité P.U.H.T Montant H.T

Brut H.T
…………
T.V.A Net H.T
Taux Base Montant Total T.V.A
Net à déduire

L’avoir est établi en deux exemplaires, l’original est adressé à l’acheteur, le double est conservé
par le vendeur

103
EXEMPLE 2 :

Le 05/03 : Le client MBODO nous retourne 50% de la marchandise achetée pour non-
conformité à sa commande (brut vendue 40 unités à 20.000 FHT/U; remise 1,5% TVA 18%).

La facture d’avoir relative à cet événement se présente comme suit :

Fournisseur le 05 mars

Avoir Client MBODO

Facture d’avoir N°0045


Réf Désignation Qtés Prix unit. Total
mx Brut HT (40 x 0,50) 20 20.000 400.000
Remise 1,5% -6.000
Net commercial 394.000
TVA18% +70.920
Net à déduire (TTC)
464.920

CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

D/C
5/3 5/3
701 Vente m/ses 394.000 401 fournisseur 464.920
443 Etat, TVA fac 70.920 601 achat M/ses 394.000
411 client 464.920 445 Etat,TVA rec 70.920
N/f. avoir n°0045 s/fac avoir 0045

B. LES FACTURES D’AVOIR POUR REDUCTIONS OUBLIEES

104
1) LES REDUCTIONS COMMERCIALES OU FINANCIERES OMISES SUR LA FACTURES
DONNENT LIEU A UN AVOIR

v LES REDUCTIONS COMMERCIALES OUBLIEES SUR LA FACTURE

Les remises et les rabais auxquels l’acheteur avait droit sont portés sur l’avoir, la T.V.A. est
régularisée.

Net à déduire = Réduction commerciale oubliée + T.V.A. sur la réduction

EXEMPLE 3 :

Le 10/6 notre fournisseur a oublié de nous accorder une remise de 5% sur notre achat du 6/6.
(Brut 1.500.000 FHT).

Désignation Montant

Remise oubliée (1.500.000 x 0,05) = 75.000


TVA sur la réduction (75.000 x 0,18) = +13.500

Net à déduire 88.500

CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

D/C
10/6 10/6
701 Vente m/ses 75.000 401 fournisseur 88.500
443 Etat, TVA fac 13.500 6019 RRR obt hors fac 75.000
411 client 88.500 445 Etat,TVA rec 13.500
N/f. avoir n°0045 s/fac avoir 0045

Si la facture comportait un escompte, le vendeur le recalcule sur la réduction commerciale et


déduit à l’acheteur la réduction commerciale nette d’escompte plus la T.V.A.

Net à déduire = réduction commerciale oubliée nette d’escompte + T.V.A. sur


la réduction

EXEMPLE 4 :

105
Le 10/6 notre fournisseur a oublié de nous accorder une remise de 5% sur notre achat du 6/6.
(Brut 1.500.000 FHT ; escompte accordé 1,5% pour règlement comptant en espèces).

Désignation Montant

Remise oubliée (1.500.000 x 0,05) = 75.000


Escompte à déduire (75.000 x 0,015) = -1.125
Remise net d’escompte 73.875
TVA sur la réduction (75.000 x 0,18) = +13.500
Net à déduire 87.375

CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

D/C
10/6 10/6
701 Vente Mses 75.000 401 Fournisseur 87.375
443 Etat, TVA fac 13.500 773 Esc. Obt. 1.125
673 Esc accord 1.125 6019 RRR obt hors fac 75.000
411 Client 87.375 445 Etat, TVA rec 13.500
N/f. avoir n°0045 s/fac avoir 0045

v les escomptes oubliés sur la facture.

L’escompte inconditionnel oublié sur la facture est porté sur l’avoir pour le montant exact
auquel il aurait figuré sur la facture.

Net à déduire = Escompte oublié + T.V.A. sur l’escompte

EXEMPLE 5 :

Le 10/6 notre fournisseur a oublié de nous accorder un escompte de 1,5% sur notre achat du
6/6, pour règlement comptant en espèces. (Net commercial 500.000 F)

Désignation Montant

106
Escompte oublié (500.000 x 0,015) = 7.500

TVA sur la réduction (7.500 x 0,18) = +1.350

Net à déduire 8.850

CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

D/C
10/6 10/6
701 vente Mses 8.850 401 Fournisseur 8.850

673 Escompte acc 7.500 773 Esc obt 7.500


443 Etat, TVA fac 1.350 445 Etat, TVA rec 1.350
N/f. avoir n°0045 s/fac avoir 0045

v Les erreurs commises sur la facture donnent également lieu à un avoir


L’erreur est rectifiée en tenant compte des réductions portées sur la facture, la T.V.A est
régularisée.

Net à déduire = Erreur nette de réduction + T.V.A sur l’erreur

2). LES FACTURES D’AVOIR POUR RISTOURNES

DEFINITION

La ristourne est une réduction accordée par le vendeur à l’acheteur à la fin d’une période
déterminée. Elle récompense la fidélité du client.

CALCUL

Elle est calculée par rapport au chiffre d’affaires H.T. réalisé avec le client pour la période
concernée. Exemples : ristournes annuelle, semestrielle, trimestrielle…
Le chiffre d’affaires H.T. réalisé avec le client est obtenu à partir de la fiche client ou du compte
client.

Chiffre d’affaires H.T. = Factures H.T. – Avoirs H.T.

A la fin de la période concernée, le fournisseur doit adresser à son client un avoir pour ristourne.

107
Avoir
ETS. MAVUNGU Client Date Numéro
Fenêtres sur mesure
2, av de Mont Bouet- 57 000 Metz
R.C Metz B 246 369 146
S.A.R.L. au capital de 2000.000 FCFA

Rappel : Chiffre d’affaires H.T. ………………

Objet de l’avoir :
Nous avons le plaisir de vous faire parvenir votre ristourne trimestrielle. Nous vous
remercions de votre fidélité.
Tranches C.A.H.T. Bases Taux Montant H.T
De à
De à
De à
De à
T.V.A Total H.T.

Taux Base Montant Total T.V.A.

Net à déduire

3. LA COMPTABILISATION DES AVANCES ET ACOMPTES SUR


COMMANDES DE BIENS ET DE SERVICES.

A AVANCES OU ACOMPTES VERSES A UN FOURNISSEUR.

Lorsque l’entreprise verse une avance ou acompte à un fournisseur, elle


acquiert sur ce fournisseur une créance enregistrée au débit du compte 4091
« Fournisseur, avance et acompte versé », qui est un compte d’actif.

A la réception des biens ou services achetés, on annule l’avance ou l’acompte


par le crédit de ce compte

EXEMPLE

Le 20/3, on passe commande d’un lot de 520.704 F de fournitures. On les


reçoit accompagnées de la facture le 14/4. Il est convenu qu’on paye un
acompte de 10 % à la commande, 40 % à la livraison, et le reste à trente jours
fin de mois du jour de la livraison
(I I : paiement par chèque).

108
20/3

4091 Fournisseur & Av versés 52.070

52.1 Banque 52.070


10 % de l’acompte versé
14/4
601 Achat marchandises 520.704

4091 Fourn Avce & Acompte 52.070


401 Fournisseur 260.352
521 Banque 208.282
S/ facture n° …….
31/5
401 Fournisseur 260.352
521 Banque 260.352
Paiement dette

B. AVANCES ET ACOMPTES REÇUS D’UN CLIENT.

Les avances et acomptes reçus des clients sont des dettes vis-à-vis des clients, enregistrées dans
un compte particulier, le compte 4191 « clients, avances et acomptes reçus » qui est un compte
de passif. Lors de la livraison des biens ou services au client, on annule l’avance ou l’acompte.

EXEMPLE : cas précédent. La comptabilité du fournisseur passera les écritures ci-après :


20/3

521 Banque 52.070

4191 à Client, Av & Acpte R 52.070


10 % de l’acompte reçu
14/4
41 Client 260.352
4191 Client, Avce et acpte R 52.070
521 Banque 208.282
701 Vente m/ses 208.282
N/ facture n° …….
31/5
521 Banque 260.352
411 Client 260.352
Encaissement créance

C. COMPTABILISATION DES FRAIS ACCESSOIRES.

109
Les principaux frais accessoires liés à l’achat et à la vente sont les frais de port, les commissions,
les frais d’assurance et les honoraires.

Selon le contrat, les frais de transport peuvent être :

Ø A la charge du fournisseur : ventes franco de port (livraison gratuite). Dans ce cas les frais
de port n’apparaissent pas sur la facture ;

Ø A la charge du client : vente aux conditions départ. Les frais de transport apparaissent sur
la facture.

1). LES MARCHANDISES CIRCULENT EN PORT PAYE.

Cela signifie que les frais de transport ont été payés

Ø Le port est à la charge du fournisseur :

Dans ce cas, la comptabilité du fournisseur doit prendre en compte les frais résultant du
transport de marchandises. Aucune charge pour le client.

EXEMPLE :

Le 20/1, la société commerciale MARTIN paie les frais de transport en espèces 15.000 F, pour
la livraison de marchandises de sa cliente.

CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

20/1
612 Trans/ vente 15.000
571 Caisse 15.000 AUCUNE ECRITURE
Règle F transport

Ø Le port est à la charge du client

o Frais avancés par le fournisseur.

Le fournisseur expédie la marchandise, paie les frais de transport et les récupère ensuite lors de
la facturation de la marchandise. On dit que la marchandise circule en port payé mais à la charge
du client.
Exemple
Le 5/4, l’entreprise MOUILA vend à crédit 20 unités d’une marchandise à 100.000 F pièce.
Moins remise 10 %, escompte 10 %. Port payé à la charge du client 10.000, réglé immédiatement
en espèces.

L’entreprise MOUILA Libreville, Le 05 Avril 2008


DOIT :
Client X
FACTURE N°03/1
110
Réf Qté Libellé P.U Total
CHEZ LE VENDEUR(Fournisseur) CHEZ L’ACHETEUR (Client)

D/C
5/4 5/4
612 Transp/ vente 10.000 601 Achats m/ses 1.800.000
571 Caisse 10.000 611 Transport/ach 10.000
Règle.F. transp. 401 Fourn. 1.630.000
dito 773 Esc. Obt 180.000
411 Client 1.630.000
673 Esc acc. 180.000
701 Ventes m/ses 1.800.000
7071 Port, E P&F.F 10.000

o Le Client règle la facture du transporteur :

L’enregistrement de la charge se fait dans la comptabilité du client, sans que


celle du fournisseur soit concernée.

611 Transports sur achats X

401/521/ Fourn/ Bque /


531/571 CCP/ Caisse X

2). LES MARCHANDISES CIRCULENT EN PORT DU.

111
Cela signifie que les frais de transport ne sont pas encore payés. Ils sont à la
charge du client. Et celle-ci sera enregistrée au débit du Compte 611
« Transport sur achats ».

112
I. Généralités.

Dans la relation commerciale la plus simple, le client règle son fournisseur à


l’aide d’un effet de commerce. (Une lettre de change ou un billet à ordre par
exemple).

-. Une lettre de change (ou traite) est un document par lequel une première
personne, le tireur (le fournisseur par exemple) demande à une seconde
personne, le tiré (le client par exemple) de payer à une troisième personne, le
bénéficiaire (le fournisseur ou une tierce personne) une somme convenue à
une date déterminée.

-. Un billet à ordre est un document par lequel une personne, le souscripteur


(le client par exemple) s’engage à payer, à une seconde personne, le
bénéficiaire (le fournisseur par exemple) une somme donnée à une date
convenue.

Par rapport à la comptabilité d’une entreprise, un effet de commerce peut être


à recevoir ou à payer.

1). Les effets à recevoir.

Les effets à recevoir se traitent comme des créances. On les enregistre dans le
compte « 412 Clients, effets à recevoir en portefeuille ». C’est un compte d’actif.

2). Les effets à payer.

Les effets à payer se traitent comme des dettes on les enregistre dans le compte
« 402 Fournisseur, effets à payer ». C’est un compte de passif.

II. Effets de commerce : les transactions courantes.

1). Création directe d’un effet de commerce.

Exemple :

Le 5/6, BOULINGI vend à TOMBOK pour 7.000 de marchandises, réglées par une
lettre de change d’échéance 15/7, tirée par BOULINGI sur TOMBOK et accepté par
TOMBOK le même jour.

113
CHEZ BOULINGI (le fournisseur) CHEZ TOMBOK (le client)
5/6 5/6
412 Client, E à R 7.000 601 Achat m/ses 7.000

701 Vte m/ses 7.000 402 Fourn,E à R 7.000


N/facture n° S/facture

2). Transformation d’une créance ou d’une dette en effet de commerce.

Le 7/3, BOULINGI vend à TOMBOK pour 6.000 F de marchandises (vente en


compte), et envoie à TOMBOK pour acceptation une lettre de change
d’échéance 30/4 ; TOMBOK renvoie la lettre de change accepté le 15/3 ;
BOULINGI reçoit la traite acceptée le 20/3 (I.I)

CHEZ BOULINGI (le fournisseur) CHEZ TOMBOK (le client)


7/3 7/3
411 Client 6.000 601 Achat m/ses 6.000

701 Vte m/ses 6.000 401 Fournisseur 6.000


N/facture n° S/facture
20/3 15/3
412 Client, E à R 6.000 401 Fournisseur 6.000

411 Client 6.000 402 Fourn, E A 6.000


Réception E R Acc. E à P

3). Règlement direct, ou encaissement direct.

L’encaissement direct d’un effet de commerce se fait en espèces (Compte « 571


caisse »). On le rencontre rarement.

Exemple.

A la suite des transactions décrites dans l’exemple ci-dessus, BOULINGI se


présente chez TOMBOK le 30/4 et se fait régler en espèces.

CHEZ BOULINGI (le fournisseur) CHEZ TOMBOK (le client)


30/4 30/4

571 Caisse 6.000 40.2 F, E à P 6.000

114
412 Clt, E à R 6.000 571 Caisse 6.000

4). Remise à l’encaissement par le bénéficiaire.

Remettre à l’encaissement un effet dont on est le bénéficiaire, c’est l’endosser


à l’ordre de la banque quelques jours avant l’échéance, à charge pour cette
dernière de percevoir le montant de l’effet auprès du tiré, et d’en créditer le
compte du bénéficiaire (en lui décomptant, éventuellement, une commission
d’encaissement).

Exemple

BOULINGI remet sa traite de 6.000 F à l’encaissement auprès de sa banque ;


le 5/7. Il est informé que la banque a encaissé l’effet et a prélevé 100 F de
commission d’encaissement, le 20/7

CHEZ BOULINGI (le fournisseur) CHEZ TOMBOK (le client)


5/7 20/7
512 Effet à l’encais. 6.000 402 F, E à P 6.000

412 Clt, E à R 6.000


Remise à l’enc 521 Banque 6.000
521 Banque 5.900
6312 Frais sur effet 100
512 Effet à l’enc 6.000
Encais / Bque

5). Domiciliation d’effet par le tiré.

Quelques jours avant l’échéance, le tiré peut envoyer à sa banque un avis de


domiciliation. Un document par lequel il lui demande de régler l’effet à un
« domicile » donné (en pratique une autre banque). La banque du tiré débite
son compte du montant de l’effet, éventuellement majoré d’une commission
de domiciliation d’effet (service bancaire).
Exemple :

Le 3/5, TOMBOK achète à BOULINGI pour 20.000 F de marchandises, contre


un effet d’échéance 20/6 accepté le même jour. Le 10/6, TOMBOK adresse à
sa banque un avis de domiciliation ; Le 25/6, il reçoit un relevé l’informant
que l’effet a été payé et que son compte a été débité de 20.000 F pour
domiciliation d’effet et de 500 F pour commission de domiciliation. TOMBOK
utilise l’inventaire intermittent.

Enregistrement CHEZ TOMBOK

115
3/5
601 Achats m/ses 20.000
402 Fourn, E A P 20.000
S/Facture n°…
25/6

402 Fourn, E à P 20.000


6312 Frais sur effets 500
521 Banque 20.500
Domiciliation d’effet

6). Endossement.

Pour le bénéficiaire BOULINGI, endosser un effet à recevoir à l’ordre d’un tiers


CEFORA, vis-à-vis duquel il a une dette, c’est transmettre à CEFORA la
créance représentée par cet effet, en paiement total ou partiel de la dette qu’il
a envers lui.

Ø Lorsqu’il endosse à l’ordre de CEFORA l’effet qu’il détient sur le tiré, le


bénéficiaire BOULINGI appose sa signature au dos de l’effet (d’où le
terme « endossement »).

Ø Dans l’opération d’endossement, celui qui endosse (BOULINGI par


exemple) s’appelle l’endossataire.

Ø Le porteur de l’effet peut lui-même endosser son effet à l’ordre d’une


troisième personne qui peut à son tour l’endosser au profit d’une
quatrième.

Ø En cas de difficultés de paiement, le porteur peut se retourner contre


chacun de ses endossataires successifs, et contre le tireur.

Exemple

Le 3/1, BOULINGI vend à TOMBOK pour 8.000 F de marchandises contre un


effet de commerce accepté le même jour. Le 6/1, BOULINGI achète à son
fournisseur CEFORA pour 9.000 F de matières premières ; pour régler son
achat, il endosse à l’ordre de CEFORA l’effet qu’il détient sur TOMBOK, et règle
le reste en espèces (BOULINGI et CEFORA utilisent l’inventaire intermittent,
TOMBOK utilise l’inventaire permanent).

CHEZ BOULINGI (Le fournisseur) CHEZ TOMBOK (Le client)


3/1 3/1
412 Clt, E à R 8.000 311 M/ses 8.000
701 Vte m/ses 8.000 6031 Var. St m. 8.000
N/fact Bon d’entr.
6/1

116
602 Achat MP 9.000
412 Clt, E à R 8.000
571 Caisse 1.000
S/fact

Enregistrement chez CEFORA.


6/1

412 Client, E à R 8.000


571 Caisse 1.000
701 Vente m/ses 9.000
N/facture n°

7). Escompte

Escompter un effet dont on est le porteur, c’est l’endosser au profit d’une


banque contre versement immédiat de la valeur de l’effet diminué d’un intérêt
(l’escompte) et des frais bancaires. Une telle opération permet au porteur
d’obtenir des liquidités immédiates sans avoir à attendre le jour de l’échéance.

S’il faut désigner l’escompte par (e), la formule générale se présente de la


manière suivante :

A.n
e= e= A-a
D

Avec :
.
e = escompte
A = valeur no min ale
n = la durée avant l ' échéance
36.000
D = le diviseur fixe :
taux d ' escompte
a = la valeur actuelle.

L’ensemble de retenues bancaires opérées lors de la négociation d’un effet de


commerce s’appelle AGIO. Il est composé de plusieurs éléments :

Agio = Escompte + Commission s + Taxes


Valeur Nette = Valeur No min ale - Agios

Exemple :

117
A la suite des transactions décrites dans l’exemple précédent, CEFORA
remet à l’escompte le 10/1 l’effet qu’il a reçu le 6/1. Le 20/1, la banque
informe CEFORA qu’elle a crédité son compte du montant de l’effet, et qu’elle
a prélevé 200 F d’escompte et 50 F de frais bancaires.

Enregistrement chez CEFORA.


20/1

521 Banque 7.750


6312 Frais sur effet 200
675 Escompte de l’effet 50
412 Client, E à R 8.000

8). Renouvellement d’effets

Des problèmes peuvent subvenir dans le règlement des effets de commerce :

a). Le tireur est encore en possession de l’effet.

Le tireur effectue les opérations suivantes :

- Annule l’effet initial ;


- Calcule la nouvelle valeur nominale qui comprend :
o La valeur nominale de l’effet ancien ;
o Les intérêts de retard calculés sur la période allant de l’échéance de l’ancien
effet jusqu’à l’échéance du nouvel effet.
o Les frais
- Crée un nouvel effet.

Exemple 1 :

Le 15 mars 2010, MATONDO prévient MBUYI qu’il ne pourra pas payer à l’échéance du 30
mars 2010 la traite de 300.000 FC. MBUYI accepte de tirer une nouvelle traite à l’échéance
du 30 mai, moyennant des intérêts de 8% par mois et des frais de retours de 5.000 FC

I = 300.000 x 8% x 2 = 48.000
TVA = 48.000 x 16% = 7.680
VN du nouvel effet = 300.000 + 48.000 + 7.680 + 5.000 = 360.680

412 Client EAR 300.000

1 411 Client 300.000

Annulation de l’ancien effet

118
411 Client 60.680
443 Etat, TVA facturée 7.680
2 771 Intérêts des prêts 48.000
787 Transferts de charges 5.000
financ.

Imputation des intérêts

412 Client EAR 360.680


3
411 Client 360.680

Création d’une nouvelle traite

Chez MATONDO

402 Fournisseurs EAP 300.000


1
401 Fournisseur, dettes en compte 300.000

Annulation de l’ancien effet

401 Fournisseur, dettes en compte 300.000


2 674 Autres intérêts 53.000
445 Etat, TVA récupérable 7.680

402 Fournisseurs EAP 360.680

Nouvel effet et charges


financières

b). l’effet a été escomptén endossé ou remis à l’encaissement.

Le tireur récupère l’effet auprès du banquier ayant escompté ou l’ayant reçu à l’encaissement.
Dans ce cas, le tireur :

- Récupère l’effet et les frais annexes


- Annule et crée un nouvel effet.

Exemple 2 :

SOLULA réclame à la BGFI l’effet de 300.000 FC qu’il avait remis à l’encaissement au 30


mars 2010. Frais : 6.000 FC, TVA 16%. Il annule l’effet ; intérêt 30% l’an. Nouvelle
échéance au 30 mai 2010.

VN = 300.000
Frais bancaire du tireur = 6.000 ; TVA = 6.000 x 0,16 = 960
I = 300.000 x 30 x 60/36.000 = 15.000

119
Frais du client = (6.000 + 15.000) + (6.000 + 15.000) x 0,16 = 24.360
VN du nouvel effet = 300.000 + 24.360 = 324.360.

412 Client, effets en portefeuille 300.000


1 512 Effets à l’encaissement 300.000
Récupération de l’effet

631 Frais bancaire 6.000


2 445 Etat, TVA récupérable 960
521 Banque 6.960
Enregistrement des frais

411 Client 300.000


3 412 Client, effets en portefeuille 300.000
Annulation de l’effet

411 Client 24.360


4 443 Etat, TVA facturée 3.360
771 Intérêts des prêts 15.000
787 Transferts de charges 6.000
financières
Imputation des frais et intérêts

412 Client, effets en portefeuille 324.360


5 411 Client 324.360

Création d’une nouvelle traite

Chez le client (tiré)

402 Fournisseurs EAP 300.000


1
401 Fournisseurs, dette en 300.000
compte

Annulation de l’ancienne traite

401 Fournisseurs, dette en compte 300.000


6745 Intérêts bancaires 15.000
2 6312 Frais sur effets 6.000
445 Etat, TVA récupérable 3.360

402 Fournisseurs 324.360


EAP

Nouvel effet

120
9). Effets impayés à l’échéance

Trois cas sont possibles :

- L’effet avait été remis à l’encaissement


- L’effet avait été escompté
- L’effet avait été endossé

a). L’effet avait été remis à l’encaissement.

Les opérations suivantes sont enregistrées par le tireur :

- Règlement des frais à la banque ;


- Annulation de la remise à l’encaissement ;
- Imputation des frais au client.

Exemple :

Le 15 février, MBUANGI a remis à l’encaissement à sa banque une traite sur


MENDE de 500.000 FC à l’échéance du 28 février. Le 03 mars, il reçoit un
avis d’impayé. Frais : 10.000 FC, TVA 16%.

Remarque : Les frais sont à la charge du tiré, étant donné qu’il est à l’origine
de l’impayé.

Frais bancaires = 10.000 + (10.000 x 0,16) = 11.600

631 Frais bancaires 11.600

521 Banque 11.600


1
Règlement des frais

4111 Client MENDE 511.600

2 512 Effets à l’encaissement 500.000

787 Transferts de charges 11.600


finan

Annulation de la remise à
l’encaissement et imputation des
frais au client.

121
Chez MENDE

402 Fournisseurs EAP 500.000


6745 Intérêts bancaires 10.000
445 Etat, TVA récupérable 1.600

401 Fournisseurs, dette en 511.600


compte

b). l’effet avait été remis à l’escompte.

Les opérations suivantes sont enregistrées par le tireur :

- Suppression de l’effet remis à l’escompte ;


- Constatation de la traite impayée ;
- Imputation des frais au tiré.

Exemple : cf. Cas précédent.

4111 Client MENDE 500.000


1
415 Client effets escomptés non 500.000
échus
Annulation de l’effet remis à
l’escompte

565 Banque, crédit de trésorerie et


d’escompte
500.000
Frais sur effets
2 6312 11.600
521 Banque
511.600
Constatation traite impayée

411 Client MENDE 11.600


3 781 Transfert de charges 11.600

Imputation des frais

c). la traite avait été endossé à l’ordre d’un fournisseur qui l’a conservé
jusqu’à l’échéance.

122
Les opérations suivantes sont enregistrées par le tireur :

- Annulation de la traite ;
- Imputation des intérêts au client.

Exemple : cf. Cas précédent.

1 4111 Client MENDE 500.000


401 Fournisseur 500.000
Annulation traite

2 4111 Client MENDE 11.600


771 Intérêts de 11.600
prêts
Intérêt sur traite

Chez MENDE

4021 Fournisseurs EAP 500.000

1 6744 Intérêts sur dettes 11.600


commerciales
401 511.600
Fournisseurs, dettes en
compte

Traite impayée

123
124
Figure1 : Résumé de l’enregistrement comptable de la facture « doit ».

Comptabilité du client/ acheteur Comptabilité du Fournisseur/


Facture du fournisseur : établie lors de la vente. vendeur
Compte à Compte à débité Compte à
débité Compte à crédité Désignations Montants crédité
Montant Brut ……………………………………… X 701/702/706…

-Remise ; Ristourne ; Rabais (en cascade)…………… -X


601/602/604…
= NET COMMERCIAL…………………………… =X
773
-escompte…………………………………….. -X 673

= NET FINANCIER……………………………… =X
611
+ frais de port facturés (Hors Taxes)…… +X 7071

= PRIX DE VENTE (Hors Taxes)………………. =X


445
+ Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA)……………. +X 443

= PRIX DE VENTE (Toutes Taxes Comprises)……. =X


612
+ frais de port payés (Toutes Taxes Comprises) 781
+X
4094
+ prix de consigne emballages récupérables………… +X 4194
4092
-. Avance et acompte reçu…………………………… 4192
-X
401/521/531/571
= NET A PAYER (Toutes Taxes Comprises)…….. 411/521/531/571
=X

125
I. Généralités sur les charges de personnel.

Les charges de personnel constituent souvent la fraction des charges la plus


importante d’une entreprise. On peut les diviser en rémunération du
personnel et en charge sur salaires.

Le calcul des charges de personnel est assez complexe, car il doit tenir compte
des dispositions du droit du travail et du droit social ; ainsi que de la
législation fiscale. De plus, le paiement des salaires au personnel représente
souvent un gros travail de préparation. C’est pourquoi la comptabilité des frais
de personnel doit être parfaitement connue du comptable.

I.I. Définition du personnel.

Le personnel d’une entreprise est composé des travailleurs permanents ou


temporaires occupant des fonctions de responsabilités ou non et exerçant les
tâches d’exécutions ou de conception. Ces travailleurs se placent sous
l’autorité du chef de l’entreprise dans le cadre d’un contrat de travail

L’exploitant individuel ne fait pas partie du personnel de son entreprise. Il en


est de même des collaborateurs extérieurs, tels l’expert-comptable ou
l’ingénieur conseil. Ces collaborateurs extérieurs sont rémunérés non par des
salaires mais par des honoraires.

III. Composition des charges de personnel

C’est un ensemble de charges supportées par l’entreprise au profit du


travailleur ou de sa famille dans le cadre de l’obligation de l’employeur à
l’employé.

1). Les salaires

a). Le salaire.

Le salaire est le nom par lequel le droit désigne la rémunération versée au


personnel.

Dans le vocabulaire courant, on désigne toutefois ;

-. Par salaires : les rémunérations des ouvriers payées le plus souvent chaque
quinzaine ;

-. Par appointements : les rémunérations des employés et des cadres payés


mensuellement.

126
b). Les éléments du salaire.

Le personnel mensuel, rémunéré par appointement reçoit :

-. Le salaire de base mensuel fixe


-. Des primes : ce sont des compléments de salaires à caractère
d’encouragement (ancienneté, assiduité, risque…)
-. Et parfois des indemnités destinées compenser certains frais (transport,
…)

Les salaires des ouvriers comportent :

-. Le salaire de base, proportionnel au nombre d’heures de travail (taux


horaire x nombre d’heures)
-. Des primes diverses de rendement et des primes diverses.
-. Des indemnités (transport, salissure…)

Les heures supplémentaires : c’est le temps de travail qui vient en dehors


des heures de travail. Les heures supplémentaires qui payent le mieux, sont
celles de nuit ou les heures non ouvrables.

Le salaire horaire auquel s’applique la majoration est le salaire effectif, c'est-


à-dire le salaire horaire du travailleur et non le salaire minimum de la
convention collective. Sauf : prime d’ancienneté ou assiduité et primes
représentatives de frais.

Salaire brut = Salaire de base + Compléments.


Salaire but taxable = Salaire de base + Compléments taxables
Salaire taxable = Salaire brut – Eléments du salaire non imposables

2). Les charges sur les salaires payées par l’employeur.

Diverses cotisations et versements peuvent être imposés aux employeurs. Ils


concernent notamment :

a). Les charges connexes aux salaires

-. Indemnités de congés payés, destinées à assurer aux salariés leur


rémunération normale pendant la période de « congés payés » ;
-. Indemnités de préavis et de licenciement, etc.

b). Les diverses charges sociales

Telles par exemple :

-. Le versement pour les œuvres sociales de l’entreprise ;

127
-. Le versement pour le logement d’habitation, etc.

c). Les impôts sur les salaires : tels par exemple

-. La taxe d’apprentissage
-. La taxe sur les salaires

IV. Les retenus sur les salaires.

Lors de chaque paye, le salaire peut être amputé :

Ø Des cotisations aux assurances sociales (sécurités sociales, caisse de


prévoyance sociale…)
Ø Des oppositions faites par des créanciers (à la suite d’une « saisie-arrêt »)
dans les limites fixées par la loi.
Ø Des avances ou des acomptes récupérés
Ø Retenues sociales (CNSS, CNAMGS…)
Ø Les retenues à caractère fiscal (TCS, l’IRPP…)

Méthode de calcul de l’IRPP.(expérience Gabonaise)

Il faut connaitre la situation familiale : Marié, Célibataire, Divorcé, Veuf ou


veuve ; le nombre d’enfants à charge… A partir de ces données, on détermine
le nombre de part.

IRPP = K ´ P or K = a.Q - b ; et 0,8.S


Q=
P
S = salaire brut taxable
Q = base de l’IRPP pour une part fiscale
a = taux d’application (K)
K = impôt pour une part
P = nombre de parts fiscales.

Les valeurs de P (nombre de parts fiscales).

Situation matrimoniale Enfants à charge Nombre de parts


- célibataire
- divorcé sans enfants à charge 1 part
- veuf (après 2 ans)
- célibataire
avec enfants à charge 1,5 part+0,5part / enfant
- divorcé
1part
- Epouse salariée sans enfants à charge
avec enfants à charge 1,5 part+0,5 part/enfant
- Marié
- Veuf (2 premières années) sans enfants à charge 2 parts
- Marié avec enfants à charge 2 parts +0,5 part/enfant
- Veuf

128
Les enfants à charge sont les enfants légitimes, les enfants reconnus, les
enfants adoptés et orphelins de père et de mère recueillis par le foyer du
contribuable et qui sont :

Mineurs (moins de 21 ans)


Majeurs de 28 ans justifiant de la poursuite de leurs études ;
Infirmes, quel que soit leur âge.

Pour déterminer l’impôt pour une part, on utilise un tableau qui fait office de
barème dans lequel on retrouve le quotient et l’expression de K.

Q compris entre Expression de K

0 100.000 0%Q-0
100.001 125.000 5%Q-5.000
125.001 160.000 10%Q-11.250
160.001 225.000 15%Q-19.250
225.001 300.000 20%Q-30.500
300.001 430.000 25%Q-45.500
430.001 625.000 30%Q-67.000
625.001 916.667 35%Q-98.250
916.668 1250.000 40%Q-144.083
1.250.001 1.833.333 45%Q-206.583
Plus de 1.833.333 50%Q-298.250

Salaire Net = Salaire brut – Cotisations sociales salariales


Salaire à payer = Salaire net – (Acomptes + Saisies + les taxes) + (primes et
indemnités non imposables)

V. Comptabilisation des frais de personnel.

1) Principe

A la fin de la période de paie, le comptable procède en deux temps :

Ø Il enregistre d’abord la paie proprement dite du personnel


Ø Il enregistre ensuite les charges sur salaires.

Exemple 1:

La DRH d’une entreprise vous présente, à la fin du mois de mars les données
suivantes :

129
-. Appointements salaires et commissions 1.000.000
-. Congés payés 800.000
-. Indemnités de préavis, de licenciement et de recherche 500.000
-. Personnel, avance et acompte 150.000
-. Personnel, saisies-arrêts 100.000

A charge de l’employeur :

-. Sécurité sociale 400.000


-. Impôt sur les salaires 80.000
Travail à faire.
1). Présenter le compte « 422 personnel, rémunération due »
2). Calculer le net à payer aux employés.
3). Enregistrer au journal les écritures de la paie. Le règlement des salaires se
fait en espèces.

Solution
La paie proprement dite.

421 Pers, AVce &A 422 Rémunération due 6611.appoint. Sal. Com

150.000 150.000 1.000.000 1.000.000

4232 Pers, saisies-ar

100.000 100.000

Salaire brut = 1.000.000


Rémunération due (solde) ; Net à payer aux
employés = 1.000.000- 250.000 = 750.000

Les charges sur salaires

431 Sécurité sociale 664 Charges sociales

400.000 400.000

4472 Impôts s/salaires 6413 Taxes s/ app &salaire

80.000 80.000

130
Journal de la paie.
31/3

6611 Appointement, Sal & com 1.000.000


6613 Congé payé 800.000
422 Rémunération due 1.800.000
Salaire brut.
dito

422 Rémunération due 250.000


421 Personnel, Avances &Ac. 150.000
4232 Personnel, saisies-arrêts 100.000
Retenues sur salaire
dito
664 Charges sociales 400.000
6413 Taxes sur appoint. & salaire 80.000
431 Sécurité sociale 400.000
4472 Impôts sur salaires 80.000
Charges sur salaires
dito
422 Rémunération due 1.550.000
571 Caisse 1.550.000
Règlement en espèces

Exemple 2 : calcul des cotisations patronales et salariales

Le bulletin de paie de Monsieur MUAKA, du mois de janvier vous présente les


données suivantes :
Ø Appointement………………………………2.000.000 FCFA
Ø Indemnités (imposables)……………………...500.000 FCFA
Ø Primes (imposables) ………………………….300.000 FCFA

TAF :
1). Calculer le salaire brut (base du calcul des cotisations)
2). Calculer la cotisation patronale à la CNSS (20,1% du salaire brut)
3). Calculer la cotisation salariale à la CNSS (2,5% du salaire brut).

131
Rubriques Retenus Totaux
Appointement 2.000.000
Indemnités imposables +500.000
Primes imposables +300.000
Salaire Brut imposable 2.800.000

Cotisation patronale CNSS :(2.800.000 x 20,1%) 562.800


Cotisation salariale CNSS : (2.800.000 x 2,5%) +70.000 -70.000
632.800

Net à payer 2.730.000

Exemple 3 : calcul de la taxe complémentaire sur salaire (TCS)

Exemple 4 : calcul de l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP)

Mr MBUINGA, salarié, marié, père de (7) enfants, a un salaire de base de 800.000


FCFA ; une prime de responsabilité 120.000 FCFA et d’ancienneté 80.000 FCFA
(imposables) et une indemnité de logement de 100.000FCFA et de transport
50.000 FCFA (non imposables).

Calculer son salaire brut ; les cotisations CNSS ; la TCS et l’IRPP.

Rubriques Retenus Totaux


Salaire de base 800.000
Indemnités imposables +200.000

Salaire brut 1.000.000

CNSS patronale: (1.000.000 x 20,1%) = 201.000


CNSS salariale : (1.000.000 x 2,5%) = +25.000 -25.000
Total des cotisations CNSS 226.000
Base TCS 975.000
ì100.000 ´ 0,01 = 1.000
TCS í
î875.000 ´ 0,055 = 48.125 49.125 -49.125

Base IRPP (Sal.brut –Cot.sal –Tcs) 925.875

IRPP = (K*P) 12.195 -12.195

132
913.680
+150.000

1.063.680

Indemnités non imposables (100.000+50.000)

Net à payer

0,8.S
Q= Or S = 925.875; P = 2 + (0,5 ´ 7 ) = 5,5
P
0,8 ´ 925.875
Q= Þ Q = 134.672,7
5,5
K = (134.672,7 ´ 0,1) - 11.250
K = 2.217,27
IRPP = K ´ P Þ (2.217,27 ´ 5,5) = 12.195

VI. Les documents relatifs à la paie.

On distingue principalement deux documents relatifs à la paie :

Ø Le bulletin de salaire (ou de paie).


Ø Le livre de paie (ou état de paie).
Ø
1). Bulletin de salaire

C’est un document obligatoire qui donne le détail des calculs et permet au salarié
de vérifier le montant de la rémunération versée.

133
GABON ODYCEE SERVICES BULLETIN DE PAIE
B.P : Mois de :
RCCM Période du……..au…..
N° CNSS
Matricule :
N° CNSS :
Nom : Situation familiale :
Prénoms : Nombre d’enfants :
Emploi : Nombre de part :
Direction : Mode de paiement :
Date d’embauche : Date de naissance :
Code Libellé NB Base Taux Gains Retenues
1000 Salaire de base
1150 Primes
Total brut
2515 CNSS salariale
2520 Autres cotisations salariales
Totales cotisations
3149 Base TCS
3150 Taxe complémentaire
3249 Base IRPP
3250 Impôt/revenu de personnes
3350 ph
3375 Taxe vicinale
TFSN
Totales retenues
3480 salaire net
4000 Primes non imposables
Acompte
Net à payer
REGLEMENTS : Signature

Brut Congés CNSS TC IRPP TV+TFSN Base congé Avantage


Mois
Exercice

2). Livre de paie

C’est un document obligatoire, qui récapitule, pour tous les employés d’une
entreprise, les salaires d’une période. C’est donc la copie des bulletins de paie de
l’entreprise.

Ce document constitue la base de l’enregistrement mensuel de la paie. Car en


effet, les bulletins de salaire ne sont pas enregistrés individuellement mais
globalement d’après les totaux du livre de paie.

134
prime indem.
imposables Cotisations Retenues Non
Noms & sal. salaire sal. imposables salaire à
prénoms base 1 2 brut CNSS autres 1 2 net 1 2 payer
sal pat
JEAN
WILLY
S/totaux
Totaux

135
1. Généralités

Le compte de résultat est établi à partir des comptes généraux de gestion. Il fait
parti des tableaux de synthèse du plan comptable OHADA.

Les comptes de gestion distinguent pour une période donnée, en principe un


exercice :

Les mouvements constatant les charges Les mouvements constatant les produits
Des activités ordinaires et hors activités Des activités ordinaires et hors activités
ordinaires ordinaires

Ils représentent les coûts engagés par Ils représentent les revenus générés par
l’entreprise pour exercer son activité : le fonctionnement de l’entreprise :

Classe 6 : Comptes de charges A.O Classe 7 : Comptes de produits A.O.

Classe 8 : Comptes de charges H.A.O Classe 8 : Comptes de produits H.A.O

Le compte de résultat dégage le solde provenant de l’enregistrement de ces


mouvements, par différence, afin de faire apparaître le bénéfice ou la perte de
l’exercice.

Le compte de résultat s’établit à partir à partir des écritures de détermination du


résultat ou des soldes de la balance après inventaire.

136
2. la structure globale du compte de résultat

Les charges et les produits sont classés, par nature, en trois catégories symétriques
de charges et de produits, afin de faire apparaître trois activités distinctes :

Charges d’exploitation : Produits d’exploitation

Activité Coûts occasionnés par Ressources produites


D’exploitation l’activité normale de par l’activité normale de
l’entreprise l’entreprise.

Charges financières Produits financiers


Activité
financière Coût de financement Revenus financiers
externe de l’entreprise : procurés par des
Escomptes accordés, pertes placements, des
de change… escomptes obtenus, des
gains de change…

Charges Hors Activité Produits Hors Activité


Hors Activité Ordinaire Ordinaire
Ordinaire
Coûts non liés à l’activité Produits occasionnés en
normale dehors de l’activité
normale de l’entreprise

La structure du compte de résultat, en tableau par rubrique, est la suivante :

137
No Charges (1ère partie) Exercice N Exercice N-1
Comptes
Activités d’exploitation

601 Achats de marchandise ……………. …………….


6031 - Variation de stocks (- ou +) …………….. ……………..
1321 (Marge brute sur mses.)
602 Achat de matières premières et fournitures liée …………….. ……………..
6032 -.Variation de stocks (- ou +) ……………... ……………..
1322 (Marge brute sur matière)
605 Autres achats …………….. …………….
6033 Variation de stocks ……………… ……………..
604 Achats stockés mat & fourn. …………….. ……………..
608 Achats d’emballages ……………… ……………..
61 Transports ……………… ……………..
62 Services extérieur A ……………… …………….
63 Services extérieur B ……………… …………….
64 Impôts & taxes ……………… ……………..
65 Autres charges ……………… ……………
133 (Valeur ajoutée) …
66 Charges de personnel ……………. ……………..
134 (Excédant Brut d’Exploitat.)
681 Dotation aux amortissements ……………. …………….
691 Dotation aux provisions ……………. …………….

Total charges d’exploitation


135 (Résultat d’exploitation)
Activité financière

67 Frais financiers et charge ass. …………….. …………….


687 Dotation amort à caract.financier ……………... ……………..
697 Dotation amort. A caractère fin. ……………… ……………...

Total des charges financières


136 (Résultat financier)
Hors Activités Ordinaires

81 Valeur comptable de cession d’immob. ………………. …………….


83 Charge H.A.O. ………………. ……………..
85 Dotation H.A.O. ……………….. ……………...

Total des charges H.A.O


138 (Résultat H.A.O) °

No. Charges (2’ème partie) Exercice N Exercice n-1


Compte

138
Report total des charges (d’expl.,fin., H.A.O.) …………….. ……………

87 Participation des travailleurs ……………... …………….


89 Impôts sur le résultat ……………... ……………..

Total participation et impôts


Total général des charges
13 (résultat net)

No Produits (1ère partie) Exercice N Exercice N-1


Compte

701 Ventes de marchandises

1321 M.B/march.

702 Ventes de produits fabriqués


706 Travaux, services vendus
73 Production stockée (ou déstockage) (- ou + )
72 Production immobilisée

1322 M.B /matière

707 Produits accessoires

Chiffre d’affaires (701+702+706+707)

71 Subvention d’exploitation
75 Autres produits

133 Valeur Ajoutée

134 Ex. Brut d’Expl.

79 Reprises de provisions
78 Transferts de charges

Total des produits d’exploitation

135 Résultat d’exploitation

No Produit (2ère partie) Exercice N Exercice N-1


compte

Report Total des produits d’exploitation

139
ACTIVITE FINANCIERE

77 Revenus financiers
776 Gains de change
777 Gains sur cessions des titres de placement
778 Gains sur risques financiers

Total des produits financiers

136 RESULTAT FINANCIER

Total des produits des activités ordinaires

137 RESULTAT DES ACTIVITES


ORDINAIRES

HORS ACTIVITES ORDINAIRES (H.A.O.)


82
84 Produits des cessions d’immobilisations
86 Produits H.A.O.
88 Reprises H.A.O.
Subvention d’équilibre

Total des produits H.A.O

138 RESULTAT H.A.O

TOTAL GENERAL DES PRODUITS

13 RESULTAT NET

Les soldes intermédiaires de gestion constituent un outil d’analyse de l’activité et


de la rentabilité de l’entreprise.
Le calcul des soldes intermédiaires de gestion permet :
Ø D’apprécier la performance de l’entreprise et la création de richesses
générée par son activité.
Ø De décrire la répartition de la richesse créées par l’entreprise entre :

- les salariés et les organismes sociaux ;


- l’État ;
- les apporteurs des capitaux ;
- l’entreprise elle-même.

140
Ø De comprendre la formation du résultat net en le décomposant.

3. Définition des soldes intermédiaires de gestion

1). La marge commerciale

Elle s’obtient par la différence entre les ventes de marchandises et le coût d’achat
des marchandises vendues.

La marge commerciale appelée encore marge brute, concerne uniquement les


entreprises commerciales ou celles ayant une activité commerciale.

C’est indicateur permet de suivre l’évolution de la politique commerciale de


l’entreprise.

M .Brute s / mses = Ventes marchandises - ( Achats marchandises ±


Variation de stocks marchandises )

2). La production de l’exercice

La production de l’exercice ne concerne que les entreprises de production. Elle


évalue le niveau d’activité de production de l’entreprise.

La production de l’exercice représente l’ensemble de l’activité de production de


la période.

Elle est constituée :

Ø De la production vendue
Ø De la production stockée
Ø De la production immobilisée (celle que l’entreprise a fabriqué pour elle-
même)

M .Brute s / matières = (Ventes de produits fabriqués + Travaux, services vendus ±


Pr oduction stockée + production immobilisée) -
( Achats de MP & FL ± Variation des stocks )

3). La valeur ajoutée

La valeur ajoutée évalue la dimension économique de l’entreprise. Elle détermine


la richesse créée et constituée par le travail du personnel et par l’entreprise elle-
même. Elle mesure le poids économique de l’entreprise.

141
Son analyse dans le temps permet de mesurer la croissance ou la régression de
l’entreprise.

V . Ajoutée = ( M .brute + produits accessoires + subvention d ' exp loitation +


autres produits ) - (autres achats + achats stockés... + transport + les services
4). L’Excédent brut d’exploitation
extérieurs (EBE
+ impôts et taxes )
+ autres ch arg es ).
L’excédent brut d’exploitation représente la part de la valeur ajoutée qui revient
à l’entreprise et aux apporteurs de capitaux (associés et prêteurs). Il indique la
ressource générée par l’exploitation de l’entreprise indépendamment :

Ø De la politique d’amortissements
Ø Du mode de financement (charges financières)

L’excédent brut d’exploitation peut être négatif, il s’agit alors d’une insuffisance
brute d’exploitation (IBE)

E.B.E = Valeur ajoutée - Ch arg es de personnel

5). Le résultat d’exploitation.

Le résultat d’exploitation représente le résultat généré par l’activité qui


conditionne l’existence de l’entreprise. Il mesure la performance industrielle et
commerciale de l’entreprise indépendamment de sa politique financière et des
opérations exceptionnelle.

Le résultat d’exploitation constitue un résultat économique net.

R.E = ( E.B.E + Re prises d ' amortissements + Re prises de provisions +


Transferts de ch arg e) - ( Dotation aux amortissements + Dotation aux provisions)

6). Résultat financier.

C’est le solde qui renseigne l’entreprise sur l’influence des opérations strictement
financières sur le résultat global.

Pr oduits financiers - Ch arg es financières

7). le résultat courant avant impôt

142
Le résultat courant avant impôt est égal au résultat d’exploitation majoré des
produits financiers et minoré des charges financières.

Le résultat courant avant impôt mesure la performance de l’activité économique


et financière de l’entreprise. Il est intéressant de le comparer au résultat
d’exploitation pour analyser l’incidence de la politique financière sur la formation
du résultat.

R.A.O = Résultat d ' Exploitati on + Résultat financier .

8). Le résultat hors activité ordinaire

C’est le résultat des opérations non courantes de l’entreprise. Il peut refléter la


politique d’investissement si les cessions d’immobilisations sont significatives.

R.H . A.O = (Total produits H . A.O) - (Val .Cptable de cession + Ch arg es H . A.O +
Dotation H . A.O)

9). le résultat net de l’exercice

Le résultat net indique ce qui reste à la disposition de l’entreprise après versement


de la participation des salariés et paiement des impôts sur les sociétés, ou encore
le revenu des associés après impôt.

R.N = ( R.H . A.O + R. A.O) - ( Participat ion des travailleurs + Im pôts sur le résultat )

C’est l’indicateur définitif de la capacité de l’entreprise à dégager soit un bénéfice


propre et à assurer la rémunération des capitaux investis, soit une perte venant
diminuer les capitaux propres de l’entreprise.
Ø Il y a bénéfice, lorsque le résultat est positif (solde créditeur) : Compte
« 131 »
Ø Il y a perte ou déficit, lorsque le résultat est négatif (solde débiteur) :
Compte « 139 »
Exemple :
La société BERNARD, vous communique l’extrait de sa balance après inventaire
reproduite ci-dessous
No compte Intitulé des comptes Soldes
(1ère partie) Débiteur Créditeur
101 Capital social 1.136.000

143
121 Report à nouveau créditeur 25.000
161 Emprunts et dettes assimilées 800.000
191 Provisions pour litiges 15.000
201 Frais d’établissement 72.600
22 Terrains 400.000
2323 Bâtiment industriel et commercial 1.500.000
2441 Matériel de bureau 85.000
2442 Matériel informatique 65.000
2748 Autres titres immobilisés 32.000
284 Amortissement du matériel
3.500
2848 Amortissements des autres matériels
2.000
2913 Provisions pour dépréciation des logiciels
2944 Provisions pour dépréciation du matériel 4.000
2968 Provisions pour dépréciation des autres titres 1.300
1.500
311 Marchandises
391 Dépréciations des stocks de marchandises 200.000
401 fournisseurs 3.000
411 clients 80.000
4121 clients, effets à recevoir 40.000
422 personnel rémunération due 30.000
431 sécurité sociale 150.000
4441 Etat, T.V.A due 38.000
5011 Titres de trésor à court terme 40.000
521 Union Gabonaise de banques 25.000
531 Chèques postaux 70.000
561 Crédit de trésorerie 10.000
571 Caisse siège social 300.000
601 Achat des marchandises 55.000
6031 Variations des stocks de marchandises 350.000
6046 Fournitures de magasin 200.000
6047 Fourniture de bureau 13.000
618 Autres frais de transport 7.000
6251 Assurances multirisques 13.800
6621 Appointements salaires et commissions 15.000
671 Intérêts des emprunts 150.000
6813 Dotations aux amortissements des immob. Corpo. 4.200
3.800

Total à reporter

No compte Intitulés des comptes soldes


(2ième partie) Débiteur Créditeur

Report

6914 Dotations pour dépréc. Des immob. Corporelles 2.500


701 Vente de marchandises 250.000
707 Produits accessoires 75.000
718 Autres subventions d’exploitation 10.800
771 Intérêts de prêts 5.300
812 Valeur comptable de cession d’immob. Corporel. 20.000
822 Produits de cession d’immob. corporelle 23.500

144
Total de la balance 3.163.900 3.163.900

1). Établir le compte de résultat, pour l’exercice « N’’

1. le compte de résultat
Les Charges Montants Les Produits Montants

I. Activité d’exploitation I. Activité d’exploitation

601. Achat marchandises 350.000 701. Ventes de marchandises 250.000


6031 Variation de stock mar. -200.000

1321.marge brute/ marchan 1321.M.B +100.000

6046. fourniture de magasin 13.000 707 produit accessoire 75.000


6047. fourniture de bureau 7.000
618.autres frais de transport 13.800 Chiffre d’affaires :
6251 assurance multirisques 15.000 250.000+75.000 = 325.000

718 autres subvention d’explo. 10.800

133 Valeur Ajoutée 133.V.Ajoutée


+137.000
6621. Appointement. Sal & C 150.000

134. E.B.E -13.000 134 Excédent Brut d’Exploit

6813. dot. Aux amort. Immo. 3.800


6914. dot/ dépréc des immob 2.500

Total Charges d’Exploitation 355.100 Total des produits d’Exploitat. 335.800

135 R.E -19.300 135 Résultat d’Exploitation

II. Activité financière II. Activité financière

671. Intérêts des emprunts 4.200 771. Intérêts de prêts 5.300

Total des charges financières 4.200 Total des produits financiers 5.300

136.Résultat financier 136.R Financier +1.100

III. Hors Activités Ordinaires III. Hors Activités Ordinaires

812. valeur comptable de C.I 20.000 822. Produits de C. I 23.500

Total des charges H.A.O 20.000 Total des produits H.A.O 23.500

145
138 .Résultat H.A.O 138 R.H.A.O +3.500

Total générale des charges 379.300 Total général des produits 364.600

13. Rés. Net. -14.700 13. Résultat Net

Les écritures du compte de résultat.


N° Comptes Libellés Sommes
Op D C Débit Crédit

701 Vente marchandises 250.000


1 1321 M. B s/ marchandises 250.000
Incorporation 701 dans 1321

1321 M. B s/ marchandises 150.000


6031 Variation Stock march. 200.000
2 601 Achats marchandises 350.000
Incorporation CAMV ds 1321
1321 M. B s/ marchandises 100.000
3 707 Produits accessoires 75.000
718 Autres subvention d’exploitation 10.800
133 Valeur ajoutée 185.800
Incorp. De 1321 ;707 ;718 ds 133

A REPORTER 785.800 785.800

146
REPORT 785.800 785.800

133 Valeur ajoutée 48.800


6046 Fourniture du magasin 13.000
4 6047 Fourniture de bureau 7.000
618 Autres frais de transport 13.800
6251 Assurance multirisque 15.000
Incorp. 6046 ; 6047 ; 618 ; 6251
Dans la valeur ajoutée.
133 Valeur ajoutée 137.000
5 134 Excédent Brut 137.000
d’Exploitat°
Incorp. De la V.A ds l’E.B.E
6 134 150.000
6621 E. B. E 150.000
Appointement Sal.& Com
Incorp. Sal et comm. ds E.B.E
7 135 19.300
134 Résultat d’exploitation 13.000
6813 E. B. E 3.800
6914 Dot aux am. Immob 2.500
Dot dépr immob.
Incorp. 134 ; 6813 ; 6914 ds 135.
771 5.300
136 Intérêts de prêt 5.300
8 Résultat financier
Incorp. 771 ds le R.F
136 4.200
9 671 Résultat financier 4.200
Intérêts des emprunts
Incorp. 671 ds 136
10 822 23.500
138 Produit de cession immob. 23.500
R.HA.O
Incorp. 822 ds 138
11 138 20.000
812 R.H.A.O 20.000
Val Cptable de C I
Incorp. 812 ds 138
137 19.300
12 135 R.A.O 19.300
R d’exploitation
Incorp. 135 ds 137
1.213.200 1.213.200
A REPORT

147
REPORT 1.213.200 1.213.200

13 136 Résultat financier 1.100


137 Résultat A. O 1.100
Incorp. 136 ds 137

14 13 Résultat net 18.200


137 R.A.O 18.200
Incorp. 137 ds 13

15 138 R.H.A.O 3.500


13 Résultat net 3.500
Incorp.138 ds 13

TOTAL 1.236.000 1.236.000

4. Participation des travailleurs (compte 87) et Impôts sur le résultat (compte 89).
v Dans certains Etats, le législateur prévoit qu’une partie de bénéfice doit être
attribuée aux salariés, à titre de participation des salariés aux résultats. Les
fonds mis au profit des salariés peuvent être utilisés en :

• L’attribution d’actions de l’entreprise.


• L’affectation à un fonds d’investissement au sein de l’entreprise.
• L’acquisition des titres des sociétés d’investissement.
• L’affectation à des comptes ouverts au nom des salariés.

v L’impôt est annuel et porte sur l’ensemble des bénéfices réalisés par les
sociétés et autres personnes morales qui y sont assujetties. Le bénéfice
imposable est établi sur la base des produits acquis, sous déduction de
toutes charges remplissant les conditions suivantes :

• Etre exposées dans l’intérêt direct de l’entreprise, de son personnel, ou


se rattacher à la gestion de la société.
• Correspondre à une charge effective et être appuyée de justifications
suffisantes
• Se traduire par une diminution de l’actif net de la société.
• Etre comprise dans les charges de l’exercice au cours duquel elles ont
été engagées.

148
En pratique, le résultat fiscal est déterminé à partir du résultat comptable de
l’entreprise qui subit un certain nombre de corrections extra-comptables pour tenir
compte des règles fiscales spécifiques. Elles sont matérialisées dans la déclaration
statistique et fiscale établie par le contribuable chaque année (DSF).

Les corrections apportées pour parvenir au résultat fiscal sont soient des
réintégrations fiscales soient des déductions fiscales.

• Les réintégrations ont pour effet d’augmenter le résultat des charges qui
sont comptabilisées mais qui ne sont pas déductibles sur le plan fiscal.
• Les déductions ont pour effet de déduire du résultat des produits qui sont
comptabilisés mais qui ne sont pas imposables sur le plan fiscal.

Le traitement fiscal des produits se distingue des règles comptables au niveau des
plus values de cession d’actif, des dividendes et des abandons des créances. Ces
différents produits vont donc faire l’objet d’un retraitement fiscal particulier.

Chaque Etat-partie a prévu des dispositions spécifiques pour la déductibilité des


charges et l’intégration des produits. Certains frais ou produits généraux ne sont
pas déductibles ou incorporables dans leur totalité (cfr. Code général des impôts).

5. Redressement fiscal de la base d’imposition.


L’administration fiscale peut procéder à un redressement des bases d’imposition
(RAO + RHAO) et réclamer des compléments de droits. Le vérificateur fiscal
(inspecteur des impôts) après tout contrôle, doit obligatoirement envoyer à
l’assujetti contrôlé, selon le cas, soit une notification d’absence de redressement,
soit une notification de redressement constatant les infractions dans les domaines
suivantes :

Résultat fiscal = Résultat comptable avant impôt + charge réintégrées –


Produits déduits.

a). Charges considérées comme non fondées

Si le rejet est accepté, le complément d’impôt sur les sociétés à payer et les
pénalités y afférentes doivent être enregistrés au compte 892 « rappel d’impôts
sur résultats antérieurs » par le biais du compte 441.

b). Charges considérées comme non réinvestie dans l’entreprise.

149
La charge fiscale rejetée par le vérificateur peut être qualifiée de non réinvestie
dans l’entreprise. Elle peut être analysée comme une distribution de dividende
avec une imposition en sus à l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières. Ces
impôts et les pénalités y afférents doivent être enregistrés au débit du compte 892
par le crédit de 4424.

Si le rejet est contesté, il y a lieu de prévoir par prudence une provision pour litige
(compte 19) pour le montant que la société estime devoir à l’issue de la procédure
de contestation. Débité le compte 892 par le crédit du compte 198.

Toutes les écritures ci-dessus doivent être réintégrées en extra comptable pour
déterminer le résultat fiscal de l’exercice.

Le rejet de l’administration fiscale peut porter aussi sur :

Ø La méthode d’évaluation des biens.


Ø Le taux d’amortissement élevé.
Ø Les immobilisations passées en tort en charges.

Exemple :

On dispose des éléments suivants pour la détermination du résultat comptable :

Ø Résultat des activités d’exploitation (RE) : 466.000 FCFA (solde créditeur)


Ø Résultat financier (RF) : 12.000 FCFA (solde débiteur).
Ø Résultat Hors Activité Ordinaire (RHAO) : 5.000 FCFA (solde débiteur)

Déterminer le résultat et l’impôt sur le bénéfice

Solution.

Résultat = RAO + RHAO


Résultat = (RE +RF) + RHAO
Résultat = (466.000 - 12.000) - 5.000
Résultat = 454.000 – 5.000 = 449.000
L’impôt sur le bénéfice = 449.000 x 35 % = 157.150.

150
Ecritures comptables au journal.

N°comptes Sommes
Libellé Somme Somme
Débit Crédit débit crédit
137 Résultat des activités ordinaires 454.000
131 Résultat net : bénéfice 454.000
pour la déterm du résultat brut

131 résultat net : bénéfice 5.000


138 RHAO 5.000
Déterm du résultat. Brut.

891 impôts sur les bénéfices 157.150


441 Etat, impôt sur les bénéfices 157.150
Déterm de l’impôt

131 Résultat net : bénéfice 157.150


891 Impôts sur les bébfices 157.150
déterm. Du rés/ net d’impôts

6. Résultat en instance d’affectation.

A la réouverture de l’exercice suivant, l’affectation du résultat doit être décidée


par l’assemblée générale des associés. En attendant la décision de l’assemblée, la
société a la possibilité d’utiliser le compte 130 « résultat en instance
d’affectation ».

Dans les entreprises individuelles, le solde du compte résultat net de l’exercice est
viré au compte 103 « capital personnel », à la réouverture de l’exercice suivant.

Exemple (Cfr. Cas précédent) :

Résultat net = 454.000 – 5.000 – 157.150


Résultat net = 291.850.

Le schéma de comptabilisation suivant est préconisé par le SYCOHADA à la


réouverture de l’exercice suivant.

151
Pour les sociétés.

N°Comptes Sommes
Libellé Somme Somme
Débit Crédit débit crédit
131 Résultat net : Bénéfice 291.850
1301 Résultat en instance d’affectation 291.850
Pr. Solde du cpte débité

Pour les entreprises individuelles

N°Comptes Sommes
Libellé Somme Somme
Débit Crédit débit crédit
131 Résultat net : Bénéfice 291.850
103 Capital personnel 291.850
Pr. Solde du cpte débité

Dénomination sociale de l'entreprise:


Adresse de l'entreprise:
Numéro d'identification: Exercice clos le : 31-12-201 Durée (en mois):

TABLEAU 24: TABLEAU DE DETERMINATION DU RESULTAT FISCAL


Montant
N° de Ligne 1
I- RESULTAT NET COMPTABLE DE L'EXERCICE
compte 131 ou 139 (valeur signée: bénéfice ou perte) 1

II REINTEGRATIONS (a)
Amortissements non déductibles 2
Amortissements pratiqués au titre de l'exercice et réputés différés au point de vue fiscal 3
Provisions non déductibles 4
Rémunération de l'exploitant individuel et des associés des sociétés de personnes 5
Rémunérations des associés (joindre détail) 6
Intérêts excédentaires des comptes courant d'associés 7

152
Frais de siège et assistance technique (hors TVA) 8
Impôts sur le bénéfice et autres impôts non déductibles 9
Amendes et pénalités non déductibles 10
Divers (à détailler sur feuillet séparé) (b) 11

TOTAL des réintégrations 19

III - DEDUCTIONS ©
Amortissements réputés différés au cours des exercices antérieurs et imputés sur les résultats
de l'exercice 20
Provisions antérieurement taxées ou définitivement exonérées, réintégrées dans le résultat net
comptable de l'exercice 21
Fraction non imposable des plus-values réalisées en fin d'exploitation 23
Revenus mobiliers déductibles 24
Report déficiitaire (détail ci-dessous) 25
Divers (à detailler sur feuillet séparé) 26
Rémunérations des associés déductibles 27
Frais de siège et assistance technique déductibles Hors (TVA) 28

TOTAL des déductions 29


IV -RESULTAT NET FISCAL DE L'EXERCICE (I + II -III)
Bénéfice ou perte (+ ou - ) 30

(a) sommes déduites pour la détermination du résultat comptable mais dont la déduction n'est pas autorisée par la loi fiscale
(b) dont la quote-part de frais et charges supportées par la société et afférents aux revenus mobiliers éventuellement déductibles
© sommes non déductibles pour la détermination du résultat comptable mais dont la déduction est autorisée par la loi fiscale

153
154