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Corps naturel, corps artificiel : mots-clés

Voici des mots de vocabulaire qui sont autant de pistes de réflexion ou de références qui
peuvent vous servir. Je ne donne pas la définition de certains termes évidents, mais je les
mentionne pour que vous songiez à les utiliser.

Le corps au naturel

1. l’adrénaline : hormone secrétée en cas de stress et d’anxiété pour faire face au danger.
2. les endorphines : hormones secrétées dans des moments d'effort physique, d'excitation intense, de
douleur, ou d'orgasme. Les endorphines agissent sur la douleur en se fixant sur les récepteurs
morphiniques situés dans le thalamus au niveau des centres régissant la douleur. Elles provoquent une
sensation de relaxation, de bien-être, voire dans certains cas, d'euphorie.
3. l’anatomie : forme extérieure du corps considéré sous son aspect esthétique ou athlétique.
4. l’allure : vitesse de déplacement de qqn ou qqc. Aspect général de quelqu'un, manière dont il se
conduit, se présente, s'habille.
5. la corpulence : 1. volume du corps de qqn. 2. sa grosseur (être corpulent = avoir de l’embonpoint)
6. cérébral : qui concerne le cerveau
7. cutané : relatif à la peau
8. la décence/l’indécence
9. le dualisme : théorie qui sépare le corps de l’esprit. Une conception dualiste
10. L’ergonomie (nom féminin) : adaptation des outils, des machines et de l’environnement à
l’homme pour en faciliter une utilisation confortable, efficace et sécurisée => adj : ergonomique.
11. la gestuelle : ensemble des gestes propres à une personne ou à une activité donnée.
12. inné : antonyme de acquis
13. la morphologie : la forme anatomique de qqn
14. le nudisme peut être réalisé de façon ponctuelle à l'occasion d'une manifestation, d'une baignade ou
d'un événement. Le naturisme constitue un mode de vie : on pratique nu toute la journée l'ensemble des
activités de la vie quotidienne. Il implique une pratique collective du nudisme, basée sur l'idée de retour à
l'état naturel. C’est une philosophie de vie qui considère que la nudité favorise la tolérance et le respect
d’autrui plutôt que l’agressivité, le consumérisme et la compétition sociale.
cf http://www.telerama.fr/monde/naturistes-ou-nudistes-culs-nus-contre-culs-nus,100662.php
http://www.le-particulier.fr/la-loi-sur-le-naturisme/
15. non-verbal : qui passe par d’autres moyens corporels que le langage. par ex une communication
non-verbale
16. la physionomie : ensemble des traits du visage ayant un caractère particulier et exprimant la
personnalité, l'humeur : Une physionomie renfrognée. Ensemble des caractères, des aspects particuliers
qui distinguent une chose d'une autre : La physionomie de Paris a changé.
17. physiologique : qui relève de l’organisme, du corps
18. pudeur/impudeur, pudique/impudique
19. la pudibonderie : pudeur si excessive qu’elle en devient ridicule => être pudibond (pudibonde au
féminin)
20. 5 sens : la vue (visuel), l’ouïe (auditif), l’odorat (olfactif), le toucher (tactile), le goût (gustatif)
21. La sensorialité, sensoriel : relatif aux sens
22. le sensualisme : théorie philosophique selon laquelle ce sont nos sensations qui sont à la source de
nos connaissances
23. la silhouette : allure générale d’une personne (une silhouette élégante)
24. la stature : la taille
25. la vigueur : Force physique ; capacité de résistance, de développement d'un être vivant : La
vigueur de la jeunesse. Vigoureux.
26. Voiler/dévoiler ; le voilement / le dévoilement
Les types de voile :
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27. Le hijab : c'est le foulard, d'origine paysanne, le plus commun. Il couvre la tête, parfois le cou dans
sa version d'inspiration turque, laisse le visage découvert
28. Le tchador : tenue iranienne, plutôt portée par les chiites ; c'est une pièce de tissu foncé qui
enveloppe le corps de la tête aux pieds, mais laisse le visage découvert
29. Le niqab : ce voile noir, d'origine yéménite, couvre entièrement le visage, ne laissant qu'une fente
pour les yeux
30. La burqa : voile intégral porté traditionnellement par les femmes afghanes et rendu obligatoire par
le régime taliban, il cache entièrement corps et visage, laissant juste une grille de tissu au niveau des
yeux.
31. mens sana in corpore sano : un esprit sain dans un corps sain

 le corps source de plaisir et de bien-être :

32. un arôme, une saveur


33. l’érotisme (de Eros, dieu de l’amour, mais aussi erôtikos « qui concerne l’amour » en grec) : sont
dits érotiques des propos, gestes, comportements ou tenues qui suggèrent l’amour physique afin de susciter,
accompagner ou augmenter le désir sexuel. Terme qui s’applique aussi aux oeuvres littéraires et artistiques
qui ont le même effet. (Par extension) Propriété de certaines zones corporelles à susciter le désir sexuel. On
parle alors de zones érogènes. La frontière entre érotisme et pornographie, floue et dépendante des
sociétés, tient notamment au caractère esthétique, artistique et souvent plus suggéré qu’explicite de la
première.
34. fête, festif
35. Le gourmand mange sans modération, avec avidité, et le terme est même péjoratif. On dit
d’ailleurs que ‘ la gourmandise est un vilain défaut ‘, en raison de la notion d’excessivité qui s’y trouve liée.
Le gourmet, quant à lui, apprécie la bonne chère (et non pas ‘ chair ‘ !), mais en connaisseur, sans aucun
excès. Il reste sobre dans tous les cas et apprécie réellement le bon goût de certains plats ou vins, sachant les
distinguer de nourritures ou boissons bas de gamme.
36. l’hédonisme : fait de considérer le plaisir (au sens large) comme une valeur fondamentale =>
hédoniste
37. la libération sexuelle :
cf https://www.scienceshumaines.com/la-liberation-sexuelle-et-ses-lendemains_fr_2582.html
38. la libido : désir sexuel
39. le puritanisme, être puritain : au sens moderne, qui refuse et condamne les plaisirs, antonyme de
l'hédonisme.
40. la sensualité : aptitude à goûter les plaisirs des sens, à être réceptif aux sensations physiques, en
particulier sexuelles : L'éveil de la sensualité
41. voluptueux/se : qui aime ou procure un plaisir des sens. La volupté : les plaisir des sens (ou de
l’esprit )

 adolescence et sexualisation

42. l’automutilation : le fait de s’infliger des blessures ou autres atteintes corporelles s'infliger des
blessures, de diverses natures, sans volonté de mettre fin à ses jours. L'automutilation est un trouble mental.
Généralement, la personne qui s'automutile porte ses coups au niveau de la peau. Elle peut se brûler, se
couper, se griffer, se cogner. L'automutilation peut porter sur une seule partie du corps ou sa totalité.
L'automutilation peut être la conséquence d'une dépression, d'un stress post-traumatique, d'une addiction,
d'un trouble du comportement alimentaire ou d'une pathologie psychiatrique comme la schizophrénie. Chez
les adolescents, ces mutilations ont un sens, c’est une façon de transformer la douleur psychique en une
douleur physique qu’on a la sensation de pouvoir reprendre le contrôle sur des choses que l’on subit. Cela
permet également pour certain-e-s d’extérioriser quelque chose que l’on ne parvient plus à garder en soi :
c’est un besoin de lâcher, et cela apporte une forme de soulagement, de plaisir. Lorsque des blessures
psychiques ne peuvent pas « se dire », l’automutilation devient un langage, et même… une façon de

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chercher de l’aide indirectement : on marque son corps de façon visible. L’automutilation permet aussi de
« court-circuiter » la pensée – lorsque l’on se blesse, on ne pense plus forcément à ce qui pose problème.
cf http://www.madmoizelle.com/automutilation-temoignage-psychologie-235114
43. La défloration (du latin deflorare « action de prendre la fleur ») chez la femme, appelée aussi
dépucelage quel que soit le sexe, est la perte de la virginité. Tout comme la virginité, la défloration est un
concept social. Dans certaines traditions, c'est une pratique associée à la déchirure de l'hymen, une petite
membrane qui ferme partiellement l'orifice vaginal, à 1 cm environ de l'entrée de celui-ci. Toutefois, cette
déchirure n'est pas systématiquement liée au sexe masculin. En effet, dans certaines régions du monde,
l'hymen d'une jeune fille doit être détruit par un outil en bois ou en pierre lors de son passage à l'âge d'adulte.
On dit souvent d'une femme qu'elle n'est plus vierge parce que son hymen s'est déchiré. Or, celui-ci peut se
déchirer dans d'autres circonstances : il suffit parfois d'un tampon hygiénique un peu épais, d'un mouvement
brusque en faisant du sport. Il est également à remarquer que l'hymen présente parfois une plasticité, c'est-à-
dire que certaines femmes gardent leur hymen après des rapports sexuels avec pénétration, il arrive aussi que
l'hymen se déchire en plusieurs fois Ou encore l'hymen peut se rompre ou se désagréger avec l'âge, en
dehors de toute activité sexuelle. Il y a aussi des femmes qui naissent sans hymen. Il arrive que la défloration
s'accompagne de douleurs et de saignements ; cela peut être dû à la rupture des vaisseaux sanguins à
l'intérieur du vagin. (wikipedia)
44. La puberté => pubère (adjectif)
45. la sexuation : Ensemble des phénomènes d'ordre biologique ou symboliques qui conduisent un
sujet à se reconnaître comme appartenant à l'un ou l'autre sexe.
46. la sexualisation : 1. Attribution ou développement des caractéristiques sexuelles. La sexualisation
précoce des jeunes filles de 8 à 11 ans transforme des enfants en petites femmes sexuées. 2. Utilisation du
sexe à des fins détournées de son objet initial.
47. troubles du comportement alimentaire : l’anorexie (anorexique) ; la boulimie (boulimique)

 identités sexuelles

48. l’androgynie : on qualifie quelqu'un-e d'androgyne si son apparence ne permet pas facilement de
déterminer son genre ou son sexe. Le terme est dérivé de deux mots grecs : andros (l'homme, comme
appartenance de genre) et gynè (la femme) => l’androgynisation est le fait d’effacer les différences dans
l’apparence entre les sexes
49. hermaphrodite (nom masculin ou adjectif) : qui possède à la fois des organes mâles et femelles
50. Intersexe : être humain, autrefois appelé hermaphrodite, dont les caractéristiques physiques
ambiguës ne permettent pas d’assignation de sexe à la naissance.
51. L'intersexuation ou ambiguïté sexuelle, parfois qualifiée d'intersexualité, est l'état d'un être
humain (ou de tout autre animal) dont les organes génitaux sont difficiles ou impossibles à définir comme
mâles ou comme femelles selon les standards habituels.
52. le genre : ce qui, dans le masculin et le féminin, relève de la construction sociale (comportements
suggérés ou imposés par la société) et non de la nature => distinguer sexe biologique et sexe social (« on ne
naît pas femme, on le devient », phrase de Simone de Beauvoir)
53. une personne transgenre : qui ne s’identifie pas à son sexe de naissance mais qui ne souhaite pas
transformer son corps.
54. Transsexuel : qui ne s’identifie pas à son sexe de naissance mais qui entreprend d’en changer par
le biais d’un traitement hormonal et chirurgical => la transition : période durant laquelle la personne suit ce
traitement
55. Queer : insulte des années 1970 (« bizarre » en anglais) repris par la communauté gay pour
désigner tous ceux qui ne s’identifient pas comme hétérosexuel.
56. LGBT : acronyme ( mot formé des initiales) regroupant les lesbiennes, les gay, bisexuels, les
transgenres.

 maladie et douleur :

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57. l’acharnement thérapeutique : désigne, dans le domaine médical, l'emploi de thérapies
exagérément lourdes pour le patient, disproportionnées par rapport à l'amélioration attendue. Dans certains
pays, dont la France, l'acharnement thérapeutique est illégal comme contraire au respect du patient et de
l'exigence de son consentement aux examens et aux soins. En effet, selon le Comité consultatif national
d'éthique (CCNE), il témoigne d'« une obstination déraisonnable, refusant par un raisonnement buté de
reconnaître qu’un homme est voué à la mort et qu’il n’est pas curable »
58. les addictions : addictions comportementales (jeu par ex), ou addictions aux substances (licites ou
illicites)
59. altérer + COD = modifier dans un sens négatif, d’amoindrissement ; altération (par ex altération
des facultés)
60. une pandémie : (du grec pan = tout et demos = peuple) est une épidémie qui s'étend à la quasi-
totalité d'une population d'un continent ou de plusieurs continents, voire dans certains cas de la planète.
61. l’excision : la forme d’excision la plus « douce » consiste en l’ablation du capuchon du clitoris, qui
n’est pas sans rappeler la circoncision masculine. Elle reste malheureusement marginale par rapport à
l’amputation totale de l’organe érectile, souvent suivie de celle des petites lèvres et de la paroi intérieure des
grandes lèvres. En Afrique de l’Est (Éthiopie, Somalie, Soudan, Kenya, Djibouti, Égypte) et dans certaines
régions du Mali, on va jusqu’à l’infibulation. Il s’agit de l’ablation du clitoris et des petites lèvres, suivie de
la couture des grandes lèvres (au moyen d’épines, de fils ou d’anneaux). Normalement, une ouverture
minuscule est conservée à l’arrière pour permettre le passage de l’urine et du sang. Ces mutilations ont des
conséquences gravissimes, autant physiques que psychiques.
62. l’euthanasie (du grec « eu « , bon, bien et « thanatos », mort) : pratique qui consiste à provoquer la
mort d'un patient pour des raisons médicales, notamment l'incurabilité d'une pathologie associée à une
souffrance ou des douleurs insupportables. Elle peut être active, c'est-à-dire que la mort est due à
l'administration d'un produit, ou passive lorsqu'un arrêt des soins curateurs est initié, et seuls des soins dits
de confort sont prodigués (antalgiques pour les douleurs, confort respiratoire...). Dans la plupart des pays
l'euthanasie active est actuellement considérée comme un crime. Mais nombre de pays ont légalisé l'arrêt des
traitements à la demande du patient, interdit l'acharnement thérapeutique et institué des initiatives
d'accompagnement des patients en fin de vie. C’est le cas de la France. Depuis 2016 en France est possible
la « sédation profonde et continue » : l’administration de sédatifs (substances antidouleurs et apaisantes)
permet à des malades gravement atteints en phase terminale, dont la souffrance est insupportable, d’être
endormis jusqu’à leur mort. Le suicide assisté ou aide au suicide : le fait de fournir un environnement et
des moyens nécessaires à une personne pour qu'elle se suicide. Contrairement à l'euthanasie, c'est le « patient
» lui-même qui déclenche sa mort et non un tiers. Possible par exemple en Suisse.
cf
https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gislation_sur_l%27euthanasie_et_le_suicide_assist%C3%A9_par_p
ays
63. une pathologie : une maladie => pathologique
64. le patient – expert : celui qui, atteint d’une maladie chronique, a développé au fil du temps une
connaissance fine de sa maladie et a appris à vivre avec. Le patient expert est avant tout acteur de sa propre
santé mais il peut aussi intervenir en tant que personne ressource à la fois pour les équipes médicales et pour
les autres malades.
65. un pacemaker : appareil implanté dans l’organisme et qui émet des impulsions électriques pour
stimuler les muscles cardiaques
66. une politique de santé publique
67. un praticien : médecin ou tout autre personne exerçant un métier médical, par opposition à ceux
qui se consacrent à l’étude théorique des maladies et aux recherches de laboratoire => peut servir de
synonyme à « médecin », docteur »
68. psychosomatique : (du grec ancien : psyché, l'esprit et soma, le corps) désigne les troubles
physiques occasionnés ou aggravés par des facteurs psychiques. On parle aussi en ce sens de somatisation.
Plus généralement, ce terme désigne tout ce qui concerne les effets de l'esprit sur le corps humain.
69. somatiser : exprimer par des symptômes physiques des angoisses psychologiques, la somatisation,
somatique.

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70. le stoïcisme, être (rester) stoïque : courage pour supporter la douleur, le malheur, les privations.
Prendre le mal en patience et s’efforcer de voir la vie du bon côté.
71. une thérapie, thérapeutique

 accidents et difformités

72. l’anormalité
73. l’atrophie : insuffisance de développement, antonyme de hypertrophie => atrophié/hypertrophié
74. chirurgie réparatrice
75. don d’organe, greffe, autogreffe (greffe où donneur et receveur sont la même personne. Le taux de
réussite de ce type de greffe est maximal, car aucune risque de réaction de rejet), le greffon (organe prélevé
pour être greffé sur une autre personne.
76. une gueule cassée : terme désignant un soldat de 14-18 défiguré.
77. un/e miraculé/e : qui, contre toute attente, a eu la vie sauve
78. monstre : vient du latin monstrum, dérivé de monere : « faire penser, attirer l’attention sur » ;
« monstrueux » est emprunté au latin monstruosus : « bizarre, extraordinaire, prodigieux ».
79. 1/ signification neutre, descriptive : individu difforme : dont la morphologie est anormale
(relativement aux autres membres de son espèce), soit par excès ou défaut d’un organe, soit par position
anormale des membres.
80. 2/ significations qui incluent les effets produits sur autrui par l’être humain monstrueux
a/ Effets négatifs : de répulsion
Personne qui provoque la répulsion, soit physiquement : par sa laideur, sa difformité physique,
soit moralement : par sa cruauté, sa perversion, sa difformité morale.
b/ Effets positifs : d’admiration. Personne qui se singularise par des capacités exceptionnelles : dans des
activités artistiques, sportives, politiques (« monstre de scène », « monstre sacré », etc.)
nb : dans la mythologie, le monstre est une créature hybride, à la frontière entre l’humain et
l’animal : le Minotaure (corps d’homme/tête de taureau), les Gorgones (chevelures de serpents), les
Centaures (corps de chevaux/tête d’homme), les Sphinx (corps de lions/buste et tête de femmes =>
Elephant-man (Lynch)= créature mixe (cf surimpressions dans la scène du début avec la mère).
81. une prothèse
82. la résilience : capacité d’un individu à surmonter un traumatisme en se reconstruisant. =>
résilient : qualifie une personnalité qui résiste bien aux épreuves de la vie.
83. un stigmate : marque, cicatrice que laisse une plaie.

 vieillissement :

84. l’âgisme : discrimination ou mépris envers un individu ou un groupe d'individus en raison de leur
âge.
85. la décrépitude : dégradation, délabrement physique et intellectuel dû à une extrême vieillesse.
86. la dégénérescence : le fait de perdre de la force, de la vitalité (peut s’employer aussi bien pour le
physique que pour le mental)
87. déchoir, la déchéance : le fait de se dégrader
88. inéluctable : inévitable => l’inéluctabilité
89. ménopause et l’andropause : L'andropause, moins connue que la ménopause de la femme, est
pourtant une réalité clinique qui peut gêner les hommes. L'andropause ou « déficit androgénique lié à l'âge »
(DALA) se traduit par différents symptômes liés à la baisse de sécrétion de testostérone chez l'homme âgé.

 handicap

90. un handisport : sport dont les règles ont été aménagées pour qu'il puisse être pratiqué par des
personnes ayant un handicap physique ou sensoriel. On nomme sport adapté les sports pratiqués par les
personnes ayant un handicap mental. Beaucoup de ces sports sont basés sur des sports existants. Toutefois,

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certains sports ont été créés spécifiquement pour les personnes handicapées et n'ont pas d'équivalent en sport
valide.
91. le Cybathlon : ensemble de compétitions internationales organisées par l'ETH Zurich pour les
concurrents handicapés autorisés à utiliser des technologies d'assistance bionique, telles que prothèses
robotiques, interfaces cerveau-ordinateur et exosquelette motorisé. Premier évènement international de ce
genre, l'évènement s'est déroulé à Kloten, en Suisse, le 8 octobre 2016
92. le paralympisme, Jeux paralympiques
93. hémiplégique : qui souffre d’une paralysie partielle (hémi : la moitié)
94. La paraplégie est la paralysie plus ou moins complète des deux membres inférieurs et de la partie
basse du tronc, portant sur tout le territoire situé plus bas que la lésion de la moelle épinière qui la provoque.
95. La tétraplégie est une paralysie des quatre membres causée généralement par une lésion de la
moelle épinière. Elle est presque toujours accompagnée de troubles vésico-sphinctériens.

Le corps travaillé, amélioré et mis en scène

 chirurgie esthétique

96. le botox : protéine qui, injectée à faible dose, atténue temporairement les rides en provoquant une
paralysie musculaire ciblée => atténue du même coup les capcités expressives du visage des actrices
97. lifting, lifter
98. la liposuccion : aspirer les surcharges graisseuses
99. art corporel (ou body art) : terme qui désigne toutes les pratiques créatrices effectuées sur le corps
d'un individu ou de l'artiste lui-même, souvent pour explorer les interdits, les canons de la beauté, la douleur,
les frontières entre l’homme et l’animal, le corps naturel et le corps artificiel. Dans certains cas, le tatouage
peut en relever
cf http://www.artwiki.fr/wakka.php?wiki=ArtcorporeL

 sport, hygiène, régime

100. complément alimentaire : denrée alimentaire dont le but est de fournir un complément de
nutriments ou de substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique (vitamines, minéraux, acides gras
ou acides aminés) manquants ou en quantité insuffisante dans le régime alimentaire normal d'un individu.
101. le culturisme ou bodybuilding est une discipline qui consiste principalement à développer sa
masse musculaire (hypertrophie musculaire) dans un but esthétique. La préparation du culturiste se compose
principalement d'un entraînement de musculation, de repos, et d'un contrôle strict de l'alimentation
(généralement riche en calories et en protéines mais qui évoluent selon que le sportif est dans un cycle de
prise de masse ou de sèche).
102. dopage, produits dopants, détection de dopage
103. les stéroïdes anabolisants : produits permettant de développer la masse musculaire
104. le triathlon : discipline sportive conjuguant natation, cyclisme et course à pied => un triathlète

 arts vivants (danse et cirque, théâtre)

105. un acrobate
106. les agrès : ensemble des appareils qui garnissent un portique (anneaux, cordes, échelles, etc.) et
plus généralement tous les appareils utilisés pour certains exercices de gymnastique (barre fixe, barres
parallèles, cheval d'arçons, poutre, ...).
107. circassien : adjectif pour indiquer que c’est relatif au cirque « artiste circassien » (on peut dire
aussi un/e circassien/ne), « spectacle circassien »
108. On différencie le funambule du fildefériste par la hauteur à laquelle il évolue (rarement moins de 7
mètres pour le funambule ; maximum 3 mètres pour le fildefériste) ainsi que par le balancier qu'il utilise
l'aider dans sa recherche d'équilibre.

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109. une performance (en art contemporain) : réalisation publique proposée par l’artiste. Elle requiert
la présence de l’artiste, l’utilisation d’accessoires et un scénario plus ou moins précis, et la présence des
spectateurs ; rejoignant à certains égards une situation théâtrale, elle revendique cependant une transgression
des formes traditionnelles de l’art pour interroger le corps, les données sensorielles, la parole, le geste et les
comportements sociaux.
110. la prouesse (faire des prouesses, être capable de prouesses) : exploit remarquable, admirable.

 les canons de beauté

111. canons de la beauté : normes qui à une époque donnée déterminent ce qu’est la beauté
112. le corset
113. le culte du corps
114. un diktat : pression psychologique insidieuse qui s’impose du fait de l'évolution des modes de vie.
115. un esthète : Personne pour qui l'art est une valeur essentielle, une source privilégiée de plaisir. Il
porte sur toute chose un regard d'esthète. Péj. Personne qui, par le raffinement de ses manières et de ses
goûts, affecte le culte de la beauté et l'indifférence à l'égard des autres valeurs. Il jugeait de tout en esthète.
Un comportement d'esthète.
116. femme objet, homme objet
117. Un narcissique est une personne qui n'admire qu'elle-même (péjoratif) et on rencontre même
parfois des « pervers narcissiques », tellement imbus de leur personne, de leur pouvoir sur les autres et de
la certitude que tout leur est dû car on ne leur a rien refusé dans l’enfance qu’ils manipulent et déprécient
leur conjoint et parfois leur entourage au point de le détruire psychologiquement après l’avoir séduit avec un
art consommé de la manipulation. Mais en public, ils sont très brillants et personne ne soupçonne rien.
118. le narcissisme : si le mot a souvent une connotation péjorative, un minimum de narcissisme, c’est-
à-dire d’estime de soi, est le signe d’un équilibre. cf l’expression » blessure narcissique », qui désigne dans
l’histoire de chacun les atteintes à l’image physique, morale ou intellectuelle de soi et à la confiance qu’on
doit avoir dans ses capacités et son intelligence.
Le mythe de Narcisse : Narcisse, dans la mythologie grecque puis romaine, est un jeune homme d’une
grande beauté tombé amoureux de sa propre image. Fils du dieu-fleuve Céphise et de la nymphe Liriopé,
c’est un très bel enfant aimé des nymphes. Le devin Tirésias, consulté sur son avenir, déclare qu’il pourra
vivre longtemps à condition qu’il ne se voie pas. Devenu adolescent, Narcisse, dont la beauté est éclatante,
repousse systématiquement les femmes comme les hommes épris de lui, recherchant l’isolement dans les
forêts. C’est là qu’il rencontre un jour la nymphe Écho, éperdument amoureuse de lui. Alors qu’elle sort
d’un taillis les bras tendus vers lui, il la rejette et s’enfuit ; Écho, désespérée, disparaît dans les bois et s’y
laisse dépérir, jusqu’à ce qu’il ne reste d’elle que sa voix. Les autres nymphes se plaignent auprès de
Némésis, déesse de la Vengeance divine, de l’attitude dédaigneuse du jeune homme. Un jour que Narcisse
chasse dans les bois, celle-ci le pousse à aller se désaltérer dans une fontaine limpide, où il aperçoit son reflet
qu’il prend pour celui d’un autre. Fasciné par ce visage, Narcisse ne peut plus en détacher les yeux ; ne
parvenant à obtenir l’amour de cet être qu’il ne sait pas être lui-même, il se laisse mourir sur place, ne
mangeant ni ne buvant plus (selon d’autres récits, il se noie dans l’eau de la fontaine). À l’emplacement de
son corps sort de terre une belle fleur dorée, le narcisse, qui au printemps se reflète dans l’eau. On raconte
que dans le monde de l’au-delà, l’Hadès, Narcisse continue de chercher l’amour de son reflet dans les eaux
du Styx. L'orgueil de Narcisse, qui le poussait à s'affranchir des lois de l'amour, a été la cause de son trépas.
Et sa réincarnation en modeste fleur, simple partie de la nature, à sa place au ras du sol, est le message des
dieux.
119. la normativité : le fait de correspondre à une norme établie
120. la réification ou la chosification, réifier ou chosifier : traiter ou envisager qqn comme une chose
(se dit « res » en latin), réifiant ou chosifiant
121. la grossophobie : rejet des personnes considérées en surpoids
122. le jeunisme : culte, valorisation de la jeunesse par la société
123. le virilisme : valorisation des éléments traditionnels, stéréotypés, de la virilité, qu’ils soient
physiques ou de comportement (force physique par ex)

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 maquillage et tatouage, mode

124. un artifice : qqc qui ne vient pas de la nature, mais du savoir-faire (de l’art) humain cf artificiel : le
maquillage est un artifice
125. les cosmétiques, les fards
126. La fast fashion (inventée par Zara et H & M) : les collections ne durent plus une saison mais deux
ou trois semaines => si on veut un vêtement, il faut l’acheter tout de suite, et il y en a toujours de nouveaux
en boutique
127. postiche : (adjectif et nom masculin) : qui est faux, rajouté : par ex une barbe postiche, une fausse
barbe, qui était l'un des attributs des pharaons ; des cheveux factices ( perruque)
128. Le prêt-à-porter : dans les années 60, a permis que la mode soit accessible aussi aux classes
moyennes.
129. L’ostentation (nom féminin) : Attitude, caractère de celui qui cherche à tout prix à attirer l'attention
sur lui-même, sur un trait de sa personne, sur sa situation sociale avantageuse. => l’objet comme signe
ostentatoire de richesse. Ostentatoire : très voyant, sans discrétion.
130. Société de consommation : société dont le mécanisme principal est la consommation des ménages
sans cesse stimulée par les nouveautés et la publicité, et rendue possible au plus grand nombre par le crédit.
On ne consomme plus seulement par besoin, mais par envie. Elle a pris naissance au XVII°, à la cour de
Louis XIV, car pour se distinguer les uns des autres, c’est-à-dire exister aux yeux des autres, les nobles
devaient être à la mode, laquelle était sans cesse renouvelée
131. Le consumérisme : mode de vie et idéologie qui donne à la consommation une place centrale (on
peut dire « une société consumériste»)

Le corps augmenté

132. Un androïde désigne ce qui est de forme humaine. En science-fiction, un androïde est un robot
construit à l'image d'un être humain. On peut dire aussi un robot humanoïde.
133. Apprenti sorcier : jouer à l’apprenti sorcier (ou aux apprentis sorciers) : utiliser ou inventer
qqc dont on ne maîtrise pas le fonctionnement, ou dont on ignore les conséquences, et donc prendre des
risques considérables en s'en servant.
134. Un automate : 1. Machine qui a en elle-même les ressorts de son mouvement. (Une horloge est un
automate, Quelques philosophes ont prétendu que les bêtes ne sont que des automates). 2. machine de forme
humaine. (il est resté collé sur son fauteuil comme un automate dont les ressorts ne vont plus). 3. Personne
qui agit comme un robot, comme une machine. (C’est un automate) 4. Dispositif électronique ou
informatique destiné à la commande de processus industriels
135. Automatisation : Ensemble de procédés qui rendent automatique l'exécution d'une tâche, sans
intervention de l'homme. (Automation : idem, mais s’emploie aussi dans le domaine informatique).
136. la biotechnologie : technologies destinées à améliorer la santé de l’espèce humaine
137. la bioéthique (mot composé de bio, venant du grec bios, vie, et du mot éthique, venant du grec
ethikos, moral, de ethos, moeurs). La bioéthique, considérée comme l'une des branches de l'éthique, étudie
les questions et les problèmes moraux qui peuvent apparaître à l'occasion de pratiques médicales nouvelles
impliquant la manipulation d'êtres vivants ou de recherches en biologie.
Apparue au début des années 1960-1970, la bioéthique s'intéresse à des sujets tels que : la procréation
médicalement assistée, le clonage d'embryons humains, le prélèvement d'organes en vue de transplantation,
l'euthanasie.
138. La bionique étudie la vie avec l'objectif de comprendre les mécanismes de fonctionnement des
organismes. vivants, afin de pouvoir les appliquer aux créations humaines. exemple : revêtements hydro- ou
aérodynamiques inspirés par la peau de requin.
139. bionique, par exemple une main, un bras bionique : le membre ou l’organe humain est remplacé
par un appareil actif électriquement avec un fonctionnement efficace
140. Un casque de réalité virtuelle (on parle aussi de casques d’immersion sensitive) : la réalité
virtuelle est l’espace numérique dans lequel le porteur du casque est immergé et peut se déplacer
(virtuellement). A ne pas confondre avec la réalité augmentée, qui résulte de l’ajout à la réalité d’éléments

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virtuels apportés par des objets comme les lunettes ou lentilles connectées (on peut dire des lunettes à réalité
augmentée, ou des lunettes intelligentes)
141. la cryogénisation : action d'abaisser la température d'un organisme vivant à −190 °C et de l'y
maintenir dans un dessein de conservation. Actuellement dans le monde, environ 300 personnes attendent
dans des caissons réfrigérées, en état de cryogénisation. Désireux d’échapper à la mort, ils espèrent un jour
être réanimés par les progrès de la science. La procédure est cependant bel et bien utilisée dans certains
domaines comme celui de la conservation du sperme. On parle alors plutôt de « technique de cryogénie »,
une expression qui ne doit pas être confondue avec celle de « cryogénisation ».
142. le cybersexe (ou sexe virtuel) : désigne l'ensemble des activités sexuelles ayant lieu sur internet. Il
peut s'agir de photographies, de vidéos, de films, de revues en ligne, etc. Exemple : Le cybersexe représente
plusieurs milliards de dollars par an. On peut aussi parler de cybersexualité.
143. Un cyborg est un être humain — ou, en science-fiction, un autre être vivant — qui a reçu des
greffes de parties mécaniques. (Le terme s'emploie surtout en science-fiction ; l’utiliser pour des personnes
ayant reçu des prothèses peut parfois être perçu comme insultant par elles)
144. Un démiurge : 1. Nom donné par Platon au créateur de l’univers cf démiourgos, formé de
« démos », signifiant « gens du commun » (soit « peuple ») et de « ergos », « travail ». Littéralement, le mot
signifiait artisan ou fabricant. On attribue à Platon la première mention du démiurge, qu'il définit comme le
dieu organisateur qui créa le monde à partir de la matière préexistante. 2. une personne qui crée qqc
d’important => démiurgique : digne d’un démiurge
145. la désincarnation (antonyme de l’incarnation) : le fait d’être détaché, privé d’un support
corporel.
146. l’eugénisme (« eu » en grec = bien, bon) : le fait de chercher à améliorer le patrimoine génétique de
l’espèce humaine. Cette idéologie a connu des dérives (notamment sous le régime nazi) telles que des
épurations ethniques par des génocides, théories raciales, euthanasie des individus jugés les plus faibles ou
anormaux.
147. un exosquelette : squelette externe artificiel utilisé pour décupler les capacités physiques ou
protéger le corps ( pour l’instant domaine militaire, médical ou industriel)
148. un homme hybride : dont le corps est composé d’éléments naturels mais aussi d’éléments
artificiels => l’hybridation (mélange, croisement)
149. l’hybris : prétention des hommes à être égaux ou supérieurs aux dieux, ce qui était puni par eux
selon les Grecs (c’est un mot grec)
150. un implant : élément (appareil, dispositif contenant un médicament, prothèse, organe ou tissu
greffé, etc.) introduit dans l'organisme pour une longue durée, afin de remplacer un organe, de suppléer à une
fonction ou de traiter une maladie
151. mémoire interne (ou personnelle) et mémoire externe : la seconde est recueillie en dehors
de nous (carnet d’adresses, livres, données numériques, musées, etc). On peut utiliser les termes
« externaliser ses souvenirs ou sa mémoire », « l’externalisation de ses souvenirs ou de sa mémoire ».
152. mémoire numérique, dite aussi mémoire artificielle, opposée à la mémoire naturelle
(cette dernière ne repose que sur notre cerveau). C’est une forme de mémoire externe. cf plus haut On
peut dire aussi e-mémoire.
153. un mutant : personnage fictif de roman, de film, etc., sur le thème de l'homme qui a subi une
mutation. La science-fiction a contribué à répandre une vision beaucoup trop optimiste et beaucoup trop
catastrophique des mutations. Ses mutants sont tous (...) des êtres supérieurs ou des monstres.
154. la perfectibilité corporelle : idée qu’on peut améliorer le corps pour le faire correspondre à nos
aspirations
155. les potentialités
156. la thérapie génique : faire pénétrer des gènes dans les cellules ou les tissus d’un individu pour
traiter une maladie
157. Le transhumanisme repose sur la conviction qu'on peut améliorer les caractéristiques physiques et
mentales des êtres humains, et même, pour certains transhumanistes, repousser la mort, grâce aux
technologies => homme augmenté : dont les capacités sont améliorés grâce aux technologies (à ne pas
confondre avec l’homme réparé)

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158. posthumain : humain dont les capacités physiques ou intellectuelles sont améliorées par un apport
non naturel, grâce aux progrès technologiques.
159. post-humanisme et transhumanisme ; le terme transhumanisme insiste naturellement plus sur la
transition c’est-à-dire l’amélioration de l’homme actuel. Tandis que le terme post humanisme peut faire
référence à un posthumain ayant éventuellement quitté son statut d’humain.
160. Robot : étymologie intéressante car ce mot vient d’un mot tchèque qui signifie « travail d’un
esclave »
161. technophile (adjectif ou nom masculin) : personne qui apprécie ou encourage les techniques
modernes, antonyme de technophobe
162. santé numérique, ou e-santé, ou télésanté, ou santé connectée : utilisation des outils de
production, de transmission, de gestion et de partage d'informations numérisées au bénéfice des pratiques
tant médicales que médico-sociales. cf par ex objets connectés pour le suivi de la santé des utilisateurs et
des patients atteints de maladies chroniques ou dans le cadre de la prévention de risque avéré.

rajouter ‘‘body positive’’, un mouvement féministe venu des États-Unis qui consiste à accepter son
corps et à affirmer qu’il n’existe pas qu’une seule beauté.

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