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Chapitre 4

FONCTIONS USUELLES

Enoncé des exercices

1 Les basiques
Exercice 4.1 Résoudre √ √
(E1 ) : x − 1 = x+2 (E2 ) : x − 1 ≤ x+2

eπx − 1
Exercice 4.2 Déterminer le signe sur R de f (x) = − π arctan x.
1 + x2
x 1−x
4 8 2
Exercice 4.3 Résoudre =
9 27 3

x
√ x
Exercice 4.4 Résoudre l’équation x = x
3 2
Exercice 4.5 Résoudre 2x = 3x

2
Exercice 4.6 Résoudre xx = 2
√ √ √
Exercice 4.7 Soit a > 0 un réel, exprimer uniquement à l’aide de a + 1 le réel ch ln a + a + 1 .

Exercice 4.8 Résoudre 5 ch x − 4 sh x = 3

Exercice 4.9 Calculer la dérivée de ch x cos x + sh x sin x.


π
Exercice 4.10 Résoudre l’équation arccos(x) + arcsin(x2 − x + 1) =
2
√ √
Exercice 4.11 Montrer que arctan 2 2 + 2 arctan 2 = π

1 3
Exercice 4.12 Calculer la valeur exacte de sin arcsin
2 4
1 7
Exercice 4.13 Calculer la valeur exacte de sin 2 arcsin 25

Exercice 4.14 Simplifier la fonction arg sh 2x 1 + x2

Exercice 4.15 Simplifier la fonction f (x) = arccos th x + 2 arctan ex

1
Exercice 4.16 Que pensez vous de la fonction f (x) = arg th x − arg th ?
x
1. LES BASIQUES CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

1
Exercice 4.17 Résoudre arg th x = arg ch .
x
1
Exercice 4.18 Déterminer le domaine de définition, la dérivée et les points où la fonction s’annule pour f (x) = x x
x nx
et g (x) = où n ∈ N∗ .
n
ln(ln a)
Exercice 4.19 Simplifier a ln a pour a > 1.

Exercice 4.20 Résoudre


1 3π
arctan (3 − x) + arctan 4 − =
x 4
a+b 1 a
Exercice 4.21 Montrer que ∀ (a, b) ∈ R2 , on a e 2 ≤ e + eb
2
4 5
Exercice 4.22 Résoudre arcsin(x) = arcsin + arcsin
5 13
√ π
Exercice 4.23 Simplifier la fonction f (x) = 2 arctan 1 + x2 − x + arctan x. En déduire la valeur de tan et
8
π
tan
12
Exercice 4.24 Montrer que
√ √
arctan 2 2 + 2 arctan 2 =π
Montrer que ce résultat est équivalent à la formule de Wetherfield
1 1 π
2 arctan √ + arctan √ =
2 2 2 2

Exercice 4.25 Résoudre arg sh (x − 1) = arg ch x.

Exercice 4.26 On veut déterminer les réels x tels que


1 19
arctan (x − 1) = arctan + arctan
x 8
1
1. Soit f (x) = arctan (x − 1) − arctan . Etudier rapidement la fonction f, en déduire que l’équation admet une
x
unique solution plus grande que 1.
2. Résoudre l’équation.

Exercice 4.27 Simpifier la fonction


f (x) = 2 arg th (tan x) − arg th (sin 2x)
(on commencera par préciser le domaine de définition de f, sa périodicité, sa parité afin de réduire le domaine d’étude).

Exercice 4.28 On définit la fonction f par

f (x) = arg sh 2x 1 + x2

Préciser son ensemble de définition. Sur quel ensemble f est-elle dérivable ? Préciser alors la dérivée de f. En déduire
une expression plus simple de f.

Exercice 4.29 Montrer l’inégalité de Huygens


π
2 sin α + tan α ≥ 3α si α ∈ 0,
2
et son analogue hyperbolique
2 sh x + th x ≥ 3x si x ≥ 0

—2/29— G´ H -E M -( ) 2009
CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES 2. LES TECHNIQUES

2 Les techniques
Exercice 4.30 Déterminer (n, p) ∈ (N∗ )2 tels que n < p et np = pn

Exercice 4.31 Soit z = a+ib où a > 0, b > 0. On note arg z l’unique argument de z compris dans l’intervalle ]−π, π].
b
Justifier que arg z = arctan . En déduire la formule de H (1776)
a
π 1 1
= 2 arctan + arctan
4 3 7
Exercice 4.32 Résoudre
π
(E) : arctan(x − 1) + arctan(x) + arctan(x + 1) =
2

Exercice 4.33 Résoudre arctan (x) + arctan x3 =
4
Exercice 4.34 On se propose de trouver les réels x tels que

1−x π
2 arctan + arcsin(2x − 1) =
x 2

1−x
1. Déterminer l’ensemble de définition Df de la fonction f définie par f (x) = 2 arctan + arcsin(2x − 1)
x

2. Soit x ∈ Df , on pose θ = arcsin ( x) .
Justifier que θ est bien défini et préciser à quel intervalle il appartient, exprimer x en fonction d’une des lignes
trigonométriques de θ.
1−x
3. Exprimer et 2x − 1 en fonction de θ et conclure
x
4. Retrouver les résultats en utilisant la dérivée de f .

Exercice 4.35 Résoudre arcsin (x) + arccos (2x) = a,pour a = π2 , π, π6 .



Exercice 4.36 Résoudre l’équation arcsin(2x) − arcsin(x 3) = arcsin(x)

x2 − 1
Exercice 4.37 Simplifier la fonction arg th
x2 + 1

x+y
Exercice 4.38 Montrer que ∀ (x, y) ∈ ]−1, 1[2 , arg th (x) + arg th y = arg th
1 + xy

ex ey =a
Exercice 4.39 Résoudre d’inconnues x ≤ y réels, en fonction du paramètre réel a.
xy =1

Exercice 4.40 Résoudre arcsin x + arcsin 2x = arccos x.

Exercice 4.41 Résoudre √ π


arcsin x + arccos x 2 =
4
n
1 1
Exercice 4.42 Calculer, pour n ≥ 1, vn = ln 1 + , en déduire que la suite (un )n∈N définie par un = 1 + +
k 2
k=1
n
1 1 1
+··· + = diverge vers +∞.
3 n k
k=1

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3. LES EXOTIQUES CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

Exercice 4.43 Discuter l’équation ex (k + x) = e−x (k − x) d’inconnue x et de paramètre k.

√ π
Exercice 4.44 (CCP PC) A quelle condition (CNS) sur a ∈ R l’équation arcsin x = 2 arcsin ( a) − admet-elle des
6
solutions.

b
Exercice 4.45 Soit z = a + ib où a > 0, justifier que arg (z) = arctan (2π). En déduire les égalités suivantes
a

x
2 arctan √ = arctan 2x 1 + x2 et 2 arctan (th x) = arctan (sh 2x)
1 + x2
2x
∀x ∈ ]−1, 1[ , 2 arctan x = arctan
1 − x2

3 Les exotiques
1
1
Exercice 4.46 Résoudre l’équation xx 2 = 2

2
Exercice 4.47 Résoudre 2sin x
= cos x

Exercice 4.48 1. Existe-t-il une fonction f : [1, +∞[ −→ R telle que ∀x ∈ R, f (ch x) = ex ? Même question mais
∀x ≥ 0, f (ch x) = ex .
2. Existe-t-il une fonction f : ]0, +∞[ → R telle que ∀x ∈ R, f (ex ) = ch x

Exercice 4.49 Montrer que


1
2003 − 2003 1 π
arctan + 2 arctan =
2 2003 2

4 Les olympiques
Exercice 4.50 On définit la suite de Fibonacci (fn )n∈N par

f0 = 0, f1 = 1, et ∀n ∈ N, fn+2 = fn+1 + fn

Montrer l’identité de Cassini :


2
∀n ∈ N, fn+1 − fn fn+2 = (−1)n

En déduire que
1 1 1
∀n ≥ 1 arctan = arctan + arctan
f2n f2n+1 f2n+2
Quel identités particulières obtient-t-on ?

Exercice 4.51 Montrer que

1 √ 1 1 1999 1999
= 2 sin arcsin + +
2000 2 20002 20003 20004

Exercice 4.52 (Olympiades du Viet Nam 1999) Résoudre le système

1 + 42x−y 51−2x+y = 1 + 22x−y+1


y + 4x + 1 + ln y 2 + 2x
3
=0

—4/29— G´ H -E M -( ) 2009
CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES 5. LE GRENIER

Exercice 4.53 Résoudre le système


cos x − cos y = 12
(S) : 3
sin x sin y =
8

Exercice 4.54 Résoudre le système 


 ln (2xy) = ln (x) ln (y)
ln (yz) = ln (y) ln (z)

ln (2zx) = ln (z) ln (x)

Exercice 4.55 (Crux Mathematicorum) Montrer que pour x > 0


x
√ < th x < 1 − e−x2
1 + x2

5 Le grenier
Exercice 4.56 Résoudre (ch x + sh x)arg sh x = (ch x − sh x)arg ch x

Exercice 4.57 Montrer que ∀ (x, y) ∈ ]0, +∞[2 , ∀λ ∈ [0, 1] , ln (λx + (1 − λ) y) ≥ λ ln x + (1 − λ) ln y

3x − 4
Exercice 4.58 Déterminer le domaine de définition et simplifier la fonction f définie par f (x) = arctan √ +
27x2 − 12
3x + 2
2 arctan √
27x2 − 12

x+1
Exercice 4.59 Déterminer le domaine de définition et simplifier la fonction f définie par f (x) = arctan √ +
2
3x − 2x − 1
x−1
2 arctan √
3x2− 2x − 1

x
Exercice 4.60 Comparer les fonctions arccos 1 − x2 et 2 arcsin √
2
 
θ
θ sin
 
Exercice 4.61 Comparer les fonctions arccos − cos2 et 2 arccos  √ 2  .
2 2

x
Exercice 4.62 Comparer les fonctions arccos 1 − x2 et 2 arcsin √ .
2
n
1 + th x 1 + th nx
Exercice 4.63 Montrer que pour tout x réel et tout entier n, =
1 − th x 1 − th nx

x
Exercice 4.64 Simplifier la fonction f (x) = arg th √ .
1 + x2

Exercice 4.65 Calculer sh (ln 2) × sh (ln 3) que consatez-vous ? Plus généralement comment sont liés x et y pour que
sh (ln x) sh (ln y) = 1 (exprimer y = f (x)).

Exercice 4.66 Soit x ∈ R, on définit le Gudermannian de x par


x
dt
gd (x) =
0 ch t

—5/29— G´ H -E M -( ) 2009
5. LE GRENIER CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

x gd (x)
1. Montrer que th = tan
2 2
2. Exprimer les sinus, cosinus et tangente de gd (x) en fonction des lignes trigonométriques hyperboliques de x.
gd (x) π
3. Montrer que ex = tan +
2 4

Exercice 4.67 Résoudre 1 + b2 ch x + 1 − b2 sh x = 2b d’inconnue x.

1 1
Exercice 4.68 Déterminer f (x) telle que arctan x = arcsin f (x) , en déduire que arctan √ = arcsin √ pour
n n+1
n ≥ 1.

p √ p2 − 2q 2 q
Exercice 4.69 Soient (p, q) ∈ N∗2 tels que ≥ 2, montrer que arccos = 2 arcsin .
q p2 p

Exercice 4.70 Déterminer le domaine de définition, puis de dérivabilité de f définie par f (2) = 2 arctan x+1 −
x
arcsin . Dériver f et en déduire ainsi f.
x+2

Exercice 4.71 Trouver f telle que pour x ≥ 0, arctan x = arcsin (f (x)) + arccos (x). Que se passe-t-il si x < 0 ?

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Chapitre 4
FONCTIONS USUELLES

Solution des exercices

1 Les basiques
Exercice 4.1 Pour (E1 )
Analyse √de l’équation : √ √
x − 1 = x + 2 ⇒ (x − 1)2 = x + 2, dont les solutions sont 32 + 12 13, 32 − 12 13 .
Synthèse : √ √ √
Réciproquement 32 + 12 13 ≃ 3. 302 8, 32 − 12 13 ≃ −. 302 78 mais puisque x − 1 = x + 2 est positif, seule la solution
3 1

2 + 2 13 est à retenir.
En fait il vaut mieux raisonner directement :
√ √
√ (x − 1)2 = x + 2 x ∈ 32 + 12 13, 32 − 12 13
x−1= x+2⇔ ⇔ ···
et x − 1 ≥ 0 et x ≥ 1

Pour l’inégalité (E2 )


On dispose de deux méthodes. √
Ou bien on utilise ce qui précéde, en
√ remarquant que la fonction x − 1 − x + 2 est définie, continue sur [−2, +∞[ ,
elle ne s’annule que si x = 32 + 12 13 donc ( Théorème des valeurs intermédiaires ) garde un signe constant sur
√ √
−2, 32 + 12 13 et sur 32 + 12 13, +∞ . Il reste à déterminer ce signe en regardant la valeur en 0 et en 7 par exemple.
Ou bien on résout l’inégalité.

On détermine quand x + 2 existe,√i.e sur [−2, +∞[ . Puis sur cet intervalle, on cherche quand x − 1 ≤ 0 ⇔ x ≤ 1,
sur [−2, 1] on sait que x − 1 ≤ 0 ≤ x + 2. Puis sur [1, +∞[ les deux nombres sont positifs donc dans le même ordre
que leur carrés. Or on connaît le signe (x − 1)2 − (x + 2) · · ·

π (eπx − 1) 2
Exercice 4.2 On dérive f (qui est bien dérivable sur R) pour avoir f ′ (x) = 2 x2 − x + 1 . Le trinôme
+ 1) (x2 π
2
2 4 − π
x2 − x + 1 n’a pas de racines réelles car son discriminant est ∆ = < 0, ainsi f ′ est du signe de (eπx − 1)
π 1
donc du signe de x. On en déduit que f est décroissante sur ]−∞, 0] puis croissante. Puisque f (0) = 0, on a
∀x = 0, f (x) > 0 et f (0) = 0
4 8 2
Exercice 4.3 On passe au logarithme pour obtenir x ln + (1 − x) ln = ln . Pour simplifier le tout, on remarque
9 27 3
2 3
4 2 8 2 2
que = et que = . Si on pose y = , on obtient 2x ln y + 3 (1 − x) ln y = ln y soit x = 2.
9 3 27 3 3
Exercice 4.4 Les expressions n’ont de sens que si x > 0. On passe alors au logarithme pour obtenir

√  ln x = 0
√ x √ x
x ln x = ln x ⇐⇒ x 1 − ln x = 0 ⇐⇒ ou
2 2  √
x=2
1. LES BASIQUES CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

Les solutions sont donc x = 1 et x = 4.

Exercice 4.5 On passe au logarithme pour obtenir

x3 ln 2 = x2 ln 3 ⇐⇒ x2 (x ln 2 − ln 3) = 0
ln 3
Les solutions sont donc x = 0 et x = .
ln 2

1 1
Exercice 4.6 Le terme de droite n’a de sens que si x > 0. On passe au logarithme pour obtenir x ln x = ln .
2 2
Il y a donc une solution évidente. Est-ce la seule ? On étudie rapidement les variations de f (x) = x ln x sur ]0, +∞[.
La fonction f est dérivable de dérivée f ′ (x) = 1 + ln (x) . On en déduit les variations de f et son graphe

0.6
y
0.4

0.2

0.0
0.5 1.0 1.5 2.0
x
-0.2

-0.4

1 1 1 1
La fonction f réalise une bijection de , +∞ sur − , +∞ et une bijection de 0, sur 0, − car x ln x −−−→ 0.
√ e e e e x→0
1 2 1
Puisque − < , il y a deux solutions, une dans chaque intervalle. On constate que les seules solutions sont x =
e 2 2
1
et x = .
4
Exercice 4.7 On a
√ √ 1 √ √ 1
ch ln a+ a+1 = a+ a+1+ √ √
2 a+ a+1
√ √
1 √ √ a− a+1
= a+ a+1+
2 a − (a + 1)
1 √ √ √ √ √
= a+ a+1− a+ a+1 = a+1
2
1 1
u+ u−
Exercice 4.8 On remplace ch x par u et sh x par u où u = ex . l’équation devient alors
2 2
 
1 1
u+ u− 1 u2 − 6u + 9 1 (u − 3)2
 u  u
5 −4 −3 = = =0
2 2 2 u 2 u

L’unique solution est


u = 3 ⇐⇒ x = ln 3

Exercice 4.9 Soit f (x) = ch x cos x + sh x sin x, f est dérivable sur R (produit et somme de fonctions dérivables) et
∀x ∈ R, f ′ (x) = sh x cos x − ch x sin x + ch x sin x + sh x cos x = 2 sh x cos x.

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CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES 1. LES BASIQUES

Exercice 4.10 Analyse, si x est solution, alors


cos (arccos(x)) = cos π2 − arcsin(x2 − x + 1) = sin arcsin(x2 − x + 1)
⇒ x = x2 − x + 1 ⇒ x = 1.
Synthèse, on vérifie facilement que 1 est solution, car arccos (1) = 0, arcsin (1) = π2 .

Exercice 4.11 On a
√ √
√ √ 2 2 + tan 2 arctan 2
tan arctan 2 2 + 2 arctan 2 = √ √
1 − 2 2 tan 2 arctan 2

√ 2 2 √ √ √ π √
Avec tan 2 arctan 2 = = −2 2, on obtient tan arctan 2 2 + 2 arctan 2 = 0. Puis < arctan 2 2 <
1−2 4
π π √ π √ √ 3π
, < 2 arctan 2 < π donc < arctan 2 2 + 2 arctan 2 < . D’où le résultat.
2 2 2 2
Ce résultat est équivalent à la formule de Wetherfield

1 1 π
2 arctan √ + arctan √ =
2 2 2 2

car, les nombres étant positifs,

1 π √
arctan √ = − arctan 2
2 2
1 π √
arctan √ = − arctan 2 2
2 2 2

d’où
1 1 π √ π √
2 arctan √ + arctan √ = − arctan 2 + 2 − arctan 2 2
2 2 2 2 2
π
= +π−π
2

1 3 1 3
Exercice 4.12 Posons x = sin arcsin , y = cos arcsin alors
2 4 2 4

1 3 1 3 3 3
2xy = 2 sin arcsin cos arcsin = sin arcsin =
2 4 2 4 4 4

et on a
x2 + y 2 = 1

Ainsi
3 7
(x + y)2 = x2 + y2 + 2xy = 1 + =
4 4
1 3 3
Mais puisque arcsin ∈ 0, π4 ( car ∈ [0, 1[), on a
2 4 4

7
x > 0 et y > 0 donc x + y =
2

Ainsi x et y sont racines de



2 7 3
Z − Z+ =0
2 8

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1. LES BASIQUES CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

√ √
7+1 7−1
qui a deux solutions positives et .
4 4
1 3 1 3
Mais qui est x, qui est y ? On e détermine facilement car arcsin ∈ 0, π4 donc cos arcsin = y > x =
2 4 2 4
1 3
sin arcsin . Conclusion :
2 4 √
1 3 7−1
sin arcsin =
2 4 4

Exercice 4.13 On pose a = 12 arcsin 25 7


,et x = sin (a) , on a sin2 (2a) = 4 sin2 (a) cos2 (a) , d’où 625
49
= 4x2 1 − x2
√ √
dont les solutions sont ± 102 et ± 7102 .
√ √
Il reste à estimer x, on 0 ≤ a ≤ 12 arcsin 12 = 12 π
≤ π6 , donc 0 ≤ x = sin (a) ≤ 12 < 7102 . On en déduit que x = 102 .

Exercice 4.14 Soit f (x) = arg sh 2x 1 + x2 , f est définie, continue et dérivable sur R. Pour x ∈ R,
√ 2x × 2x
2 1 + x2 + √
2 1 + x2 2 1 + x2 + 2x2
f ′ (x) = =√
1 + 4x2 (1 + x2 ) 1 + x2 (1 + 2x2 )2
2 d
= √ = 2 arg sh x
1+x2 dx

On en déduit que
f (x) = 2 arg sh(x) + C
or f (0) = 0 donc C = 0.

Exercice 4.15 Pure routine, on pose f (x) = arccos th x + 2 arctan ex qui est définie, continue et dérivable sur R (car
th x ∈ ]−1, 1[ et arccos est dérivable sur ]−1, 1[). Pour x ∈ R

1 − th2 x ex
f ′ (x) = − +2
1 − th2 x 1 + e2x
2ex
= − 1 − th2 x + x −x
e (e + ex )
1 1
= − 2 +
ch x ch x
1 1
= − = 0 car ch ≥ 1
ch x |ch x|
π
On en déduit que f est constante sur R. La constante (qui vaut π) est obtenue pour x = 0 (car arccos 0 = et
2
π
arctan 1 = .
4

Exercice 4.16 Il faut penser qu’elle n’est définie nulle part. En effet arg th x est définie si et seulement si |x| < 1 et
1 1
arg th l’est si et seulement si < 1 i.e. |x| > 1.
x x

Exercice 4.17 Le domaine de définition de l’équation est ]0, 1[ (car arg ch est définie sur [1, +∞[ et arg th sur ]−1, 1[).
On se place donc sur ]0, 1[ et on passe à la tangente hyperbolique qui est une bijection

1 √
−1
1 1 x2 1 − x2
arg th x = arg ch ⇐⇒ x = th arg ch = ⇐⇒ x = x √ = 1 − x2 car x > 0
x x 1 x2
x

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CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES 1. LES BASIQUES

√ x2 = 1 − x2 1
On résout donc x = 1 − x2 ⇐⇒ ⇐⇒ x = √ .
x≥0 2
1
La seule solution est √ .
2

ln x
Exercice 4.18 On a f (x) = exp est défini pour x ∈ ]0, +∞[. Elle est dérivable sur cet ensemble en tant que
x

ln x 1 1 − ln x
quotient et composée de fonctions dérivables. La dérivée est alors f ′ (x) = f (x)× = xx × qui s’annule
x x2
pour x = e.
x
La fonction g est définie par g (x) = exp nx ln , son domaine de définition est donc ]0, + + ∞[. Elle est dérivable
n
x ′ x x nx x
sur son domaine de définition et de dérivée égale à g (x) × nx ln = ng (x) × ln + 1 = × ln + 1
n n n n
n
qui s’annule pour x = .
e

ln(ln a) ln(ln a)
Exercice 4.19 Pour a > 1, on a a ln a = exp ln a × ln a = exp (ln (ln a)) = ln a.

Exercice 4.20 Analyse :


Soit x une solution alors
1
tan arctan (3 − x) + arctan 4 − = −1
x

1
−7+x
⇐⇒ x =1
1
1− − 4 (x − 3)
x
⇐⇒ 3x2 − 5x + 2 = 0

2
Les solutions de cette dernière équation sont x = 1 et x = .
3
Synthèse :
1
Si x = 1 alors arctan (3 − x) + arctan 4 − = arctan (2) + arctan (3). Posons a = arctan (2) + arctan (3) alors
x
3π !π 3π
tan a = tan . De plus 2 arctan 1 < a < π donc a ∈ , π et a même tangente que donc lui est égal.
4 2 4
2 1 7 5 7
Si x = , arctan (3 − x) + arctan 4 − = arctan + arctan , le même type de raisonnement donne arctan +
3 x 3 2 3
5 !π 3π
arctan ∈ , π et a même tangente que donc lui est égal.
2 2 4
2
Il y a deux solutions qui sont égales à 1 et .
3

Exercice 4.21 Pour ceux qui connaissent la convexité, il s’agit de l’inégalité de Jensen. Sinon on a ea + eb =
a+b a−b −a+b a+b a+b
a−b
e 2 e 2 +e 2 = 2e 2 ch 2 ≥ 2e 2 car ch x ≥ 1 ceci ∀x ∈ R.

—11/29— G´ H -E M -( ) 2009
1. LES BASIQUES CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

Exercice 4.22
4 5
arcsin(x) = arcsin + arcsin
5 13
4 5
=⇒ sin (arcsin(x)) = sin arcsin + arcsin
5 13
4 5 4 5
=⇒ x = sin arcsin cos arcsin + cos arcsin sin arcsin
5 13 5 13
" "
2 2
4 5 4 5
=⇒ x = × 1 − + 1− ×
5 13 5 13
63
=⇒ x =
65
63 4 5
Mais, attention, il ne s’agit que d’implication. Réciproquement, arcsin et arcsin +arcsin sont deux angles
65 5 13
63
qui ont mêmes sinus, cela ne prouve pas qu’ils sont égaux ! Ils faut localiser ces angles. On sait que arcsin ∈ 0, π2
√ 65
63 4 3 16 3 4 √
car ∈ [0, 1]. De même, on a 0 ≤ ≤ ( car ≤ ⇐⇒ 64 ≤ 75) donc 0 ≤ arcsin ≤ arcsin 23 = π3
65 5 2 25 4 5
5 1 5 π 4
(croissance de l’arcsinus) et 0 ≤ ≤ (car 10 < 13) donc 0 ≤ arcsin ≤ 6 . On en déduit que 0 ≤ arcsin +
13 2 13 5
5
arcsin ≤ π3 + π6 = π2 .
13
63 4 5
Pour conclure, arcsin et arcsin + arcsin sont deux arcs de 0, π2 ayant même sinus, ils sont donc égaux.
65 5 13
#
63
S=
65

Exercice 4.23 La fonction f (x) = 2 arctan 1 + x2 − x + arctan x est définie sur R car ∀x ∈ R, 1 + x2 ≥ 1 donc

1 + x2 est définie sur R, et la fonction arctan est définie sur R. Elle est dérivable sur R en tant que composée de
fonctions dérivables.
On a ∀x ∈ R,
√ ′
′ 1 + x2 − x 1
f (x) = 2 √ 2 + 1 + x2
1 + 1 + x2 − x
2x
√ −1
2 1 + x√ 2 1
= 2 +
2
1 + 1 + x − 2x 1 + x + x 2 2 1 + x2

x − 1 + x2 1
= √ √ +
1 + x2 1 + x2 − x 1 + x2 1 + x2

x − 1 + x2 1
= √ √ 2 √ +
1+x 2 1+x 2 −x 1+x 2 1 + x2

x − 1 + x2 1
= √ √ √ +
1 + x2 × 1 + x2 1 + x2 − x 1 + x2
= 0
π
On en déduit que f est constante sur l’intervalle R, égale à f (0) = 2 arctan 1 + arctan 0 = .
√ √ 2 √
π π π
Avec x = 1, il vient 2 arctan 2 − 1 = − arctan 1 = =⇒ arctan 2 − 1 = =⇒ tan arctan 2 − 1 =
2 4 8

—12/29— G´ H -E M -( ) 2009
CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES 1. LES BASIQUES

π π √ √ √ π √ π
tan =⇒ tan = 2 − 1., de même avec x = 3, il vient 2 arctan 2 − 3 = − arctan 3 = =⇒
8 √ 8 π √ 2 6
π
arctan 2 − 3 = =⇒ tan = 2 − 3.
12 12

Exercice 4.24 Analyse



√ π √ 2
arcsin x + arccos x 2 = =⇒ sin arcsin x + arccos x 2 =
4 √ 2
2
√ √ √ 2
=⇒ 2
x 2 + 1 − x 1 − 2x = 2
√ 2
2 √ √ √
=⇒ − x2 2 = 1 − x2 1 − 2x2
2
√ 2
2 2

=⇒ −x 2 = 1 − x2 1 − 2x2
2
2
1
=⇒ 2 − x2 = 1 − x2 1 − 2x2
2
=⇒ 1 − 2x2 = 0

1
les solutions sont ± √
2
1 1
Synthèse : On vérifie que seul √ convient (i.e. on remplace dans l’équation de départ x par − √ pour constater que
2 2
1
cela ne convient par, puis par √ pour constater que cela convient !).
2

Exercice 4.25 On passe au sinus hyperbolique qui est une bijection sur R. Ainsi
√ √
arg sh (x − 1) = arg ch x ⇐⇒ x − 1 = sh (arg ch x)
√ 2 √
⇐⇒ x − 1 = ( x) − 1 = x − 1
(x − 1)2 = x − 1
⇐⇒
et x − 1 ≥ 0
(x − 1)2 = x − 1
⇐⇒
et x − 1 ≥ 0
⇐⇒ x = 1 ou x = 2

Ainsi
S = {1, 2}

Exercice 4.26

1. La fonction f est définie et continue sur R∗ , elle vaut arctan (x − 1) + arctan x − π2 sur R∗+ et arctan (x − 1) +
arctan x + π2 sur R∗− . Elle est donc strictement croissante sur chacun de ces intervalles (somme de fonctions
19 19 19
croissantes). Puisque f (x) −−−−→ = − π4 + π2 = π4 < arctan (car > 1 donc arctan > arctan 1), l’équation
x→0− 8 8 8
19
(E) n’a pas de solution dur R∗− . De même, puisque f (1) = π4 , et f (x) −−−−−→ π2 + π2 − π2 = π2 > arctan
x→+∞ 8
(car une arctangente est toujours inférieure à π2 ), l’équation (E) admet une unique solution sur [1, +∞[ (c’est
le théorème de la bijection, f est continue, strictement croissante de [1, +∞[ dans π4 , π2 donc réalise une
19
bijection du premier intervalle sur le second. Elle prend donc une, et une seule, fois la valeur arctan qui est
8
dans l’intervalle d’arrivée).

—13/29— G´ H -E M -( ) 2009
1. LES BASIQUES CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

1 19
2. Analyse : Si arctan (x − 1) = arctan + arctan alors
x 8

1 19
tan arctan (x − 1) − arctan = tan arctan
x 8
1
x−1−
⇐⇒ x = 19
(x − 1) 8
1+
x
x2 − x − 1 19
⇐⇒ =
2x − 1 8
⇐⇒ 8 x2 − x − 1 − 19 (2x − 1) = 0
⇐⇒ (4x − 1) (2x − 11) = 0

1 11
On obtient deux solutions possibles x = , et x = .
4 2
Or on a montré qu’il existe une et une seule solution qui est plus grande que 1. Ainsi
#
11
S=
2

Exercice 4.27 La fonction tan est définie sur R privé des π2 + kπ, où k ∈ Z. On doit donc exclure ces valeurs. La
fonction arg th est définie sur ]−1, 1[ , on doit donc avoir tan x ∈ ]−1, 1[ , ceci impose à x d’être dans un intervalle
du type − π4 + kπ, π4 + kπ , où k ∈ Z. Reste alors à voir si, dans ce cas, arg th (sin 2x) est bien défini. Le terme
sin 2x est toujours compris entre −1 et 1, en revanche, pour que arg th (sin 2x) soit défini, il faut qu’il soit différent
de 1 et −1. Or sin 2x = ±1 ⇐⇒ 2x = π2 + lπ ⇐⇒ x = π4 + l π2 , c’est bien le cas si x est dans un intervalle du type
− π4 + kπ, π4 + kπ , où k ∈ Z.
Conclusion
$! π π
Df = − + kπ, + kπ
4 4
k∈Z

Par périodicité des fonctions x → tan x et x → sin 2x, on en déduit que f est π−périodique. De plus, par imparité de
toutes les fonctions en présence, on en déduit que f est impaire. On étudie donc f sur 0, π4 .
Sur son domaine de définition, la fonction f est dérivable et

2 1 2 cos 2x
f ′ (x) = × −
1 − tan2 x cos2 x 1 − sin2 2x
2 2 cos 2x
= 2 −
2
cos x − sin x cos2 2x
2 2
= − =0
cos 2x cos 2x

On en déduit que f est constante sur 0, π4 , par imparité, on a f (0) = 0, puis par périodicité

∀x ∈ Df , f (x) = 0


Exercice 4.28 La fonction arg sinh
√ est définie sur R, la fonction x → x est définie sur [0, +∞[ , puisque ∀x ∈ R,
on a 1 + x2 ≥ 1, la fonction x → 1 +√x2 est définie sur R. Par produit puis composition, la fonction f est définie sur
R. De√la même manière puisque x → x est dérivable sur [1, +∞[ et que 1 + x2 ≥ 1 , on en déduit la dérivabilité de
x → 1 + x2 sur R. La dérivabilité sur R de l’argument sinus hyperbolique implique alors par produit puis composition
celle de f.

—14/29— G´ H -E M -( ) 2009
CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES 2. LES TECHNIQUES

Et on a pour x réel
√ 2x
2 1 + x2 + 2x × √
2 1 + x2
f ′ (x) = √ 2
1 + 2x 1 + x2
1 + x2 + x2
= 2√ √
1 + x2 × 1 + 4x2 + 4x4
2 1 + 2x2 2
= √ =√
1 + x2 (1 + 2x2 )2 1 + x2

car 1 + 2x2 ≥ 0. On a donc sur l’intervalle R, f ′ (x) = 2 arg sinh′ (x) . Il existe donc une constante C telle que
∀x ∈ R, f (x) = 2 arg sinh x + C
Mais avec x = 0, on obtient
f (0) = 0 = 2 × 0 + C
d’où C = 0 et
∀x ∈ R, f (x) = 2 arg sinh x
1
Exercice 4.29 On pose f (x) = 2 sin x+tan x−3x qui est définie et continue sur 0, π2 . On a f ′ (x) = 2 cos x+ −
cos2 x
(2 cos x + 1) (cos x − 1)2
3= ≥ 0 sur 0, π2 , or f (0) = 0 donc f (x) ≥ 0. De même on pose g (x) = 2 sh x + th x − 3x
cos2 x
1 (cosh x − 1)2
qui est définie et dérivable sur [0, +∞[. On a g ′ (x) = 2 ch x + 2 − 3 = (2 cosh x + 1) ≥ 0, donc avec
ch x cosh2 x
g (0) = 0, on a la même conclusion.

2 Les techniques
Exercice 4.30 On passe au logarithme, alors
ln n ln p
np = pn ⇐⇒ =
n p
ln x
On pose f (x) = et on étudie les variations de f sur ]0, +∞[. On cherche en effet deux entiers n et p tels que
x
f (n) = f (p).
La fonction f est dérivable sur ]0, +∞[ de dérivée égale à
1 − ln x
f ′ (x) =
x2
ln x
On en déduit les variations de f et son graphe
x

y
0.4

0.2

0.0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
x
-0.2

—15/29— G´ H -E M -( ) 2009
2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

1
La fonction f réalise une bijection de [e, +∞[ sur , 0 , elle ne peut donc pas prendre deux fois la même valeur sur
e
cet intervalle. On en déduit que l’entier n est dans l’intervalle ]0, e[. Ainsi n = 1 ou n = 2. Or f (1) = 0 et on a
f (2) = f (4) . La seule solution est
24 = 42

Exercice 4.31 Soit θ l’unique argument de z dans ]−π, π] , puisque a = |z| cos θ > 0 et b = |z| sin θ > 0, on a
! π b b
θ ∈ 0, . De plus tan θ = =⇒ arctan tan θ = arctan . Puisque θ est dans l’intervalle fondamental de la fonction
2 a a
tangente, on a
b
θ = arctan
a
Soit z1 = 3 + i et z2 = 7 + i, la formule de H signifie que
π
2 arg z1 + arg z2 =
4
Mais
π
2 arg z1 + arg z2 = arg z12 z2 = arg (3 + i)2 (7 + i) = arg (50 + 50i) = (2π)
4
Attention il y a un piège, on vient juste de prouver que

1 1 π
2 arg z1 + arg z2 = 2 arctan + arctan = modulo 2π
3 7 4
1 √ 1 √ π 1 π
Mais 0 ≤ < 3 =⇒ arctan < arctan 3 = , de même arctan < donc
3 3 3 7 3
1 1 π π
0 < 2 arctan + arctan <2× + =π
3 7 3 3
ce qui signifie que
1 1 π
2 arctan + arctan =
3 7 4
Le 6 décembre 2002, Yasumasa Kanada a calculé 1241 milliards de décimales du nombre π en utilisant les formules
du type Machin suivante

1 1 1 1
π = 48 arctan + 128 arctan − 20 arctan + 48 arctan
49 57 239 110443
1 1 1 1
π = 176 arctan + 28 arctan − 48 arctan + 96 arctan
57 239 682 12943
La première formule se prouve par exemple avec une T I

1 1 1 1
ce qui prouve que 48 arctan + 128 arctan − 20 arctan + 48 arctan = π à 2π près. On peut ensuite
49 57 239 110443
calculer une valeur approchée de la somme d’arctangente, pour être sur qu’elle vaut bien π.

—16/29— G´ H -E M -( ) 2009
CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES 2. LES TECHNIQUES

Exercice 4.32 On travaille par analyse synthèse.


Analyse : Soit x une solution, alors
π
arctan(x − 1) + arctan(x + 1) = − arctan x
2
Puisque x = 0 n’est pas solution (lorsque l’on remplace, on obtient − π4 + π4 = π2 ), on peut passer affirmer que
π π
− arctan x = et passer à la tangente. Les deux termes de l’égalité ont donc même tangente (attention il s’agit
2 2
d’une implication).
π
arctan(x − 1) + arctan(x + 1) = − arctan x
2 π
=⇒ tan (arctan(x − 1) + arctan(x + 1)) = tan − arctan x
2
tan(a) + tan(b) π 1
Avec tan(a + b) = et tan − u = , on obtient
1 − tan(a) tan(b) 2 u
2x 1 2
= ⇐⇒ 2x2 = 2 − x2 ⇐⇒ x2 =
1 − (x2 − 1) x 3
On a donc deux solutions possibles
2 2
x=− ou x = +
3 3
Cela ne signifie pas que ces réels sont solutions !
Synthèse (Réciproque) :
Soit f (x) = arctan(x − 1) + arctan(x) + arctan(x + 1), cette fonction est définie et continue sur R. Elle est stricitement
1 1 1
croissante sur R (par exemple elle est dérivable sur R de dérivée égale à 2 + 1 + x2 + , ou bien
1 + (x − 1) 1 + (x + 1)2
π π
par composées et sommes de fonctions croissantes). Puisque arctan x −−−−−→ − 2 , et arctan −−−−−→ 2 , on a
x→−∞ x→+∞


f (x) −−−−−→ −
x→−∞ 2
f (0) = 0

f (x) −−−−−→
x→+∞ 2
Ainsi f réalise une bijection de R sur − 3π 3π
2 , 2 , elle prend une seule fois la valeur
π
2, et ceci sur [0, +∞[.
L’unique solution est
2
x=
3

Exercice 4.33 On travaille par analyse synthèse.


Analyse. Soit x une solution alors

tan arctan (x) + arctan x3 = tan
4
tan a + tan b
Avec tan (a + b) = , on obtient
1 − tan a tan b
x3 + x x 1 + x2 x
4
= −1 ⇐⇒ 2 2
= = −1 ⇐⇒ x2 − x − 1 = 0
1−x (1 − x ) (1 + x ) 1 − x2
On en déduit que √ √
1+ 5 1− 5
x=φ= (le nombre d’or) ou x =
2 2

1− 5
Mais attention, rien ne dit que ces deux réels sont solutions. Ce que l’on a prouvé c’est que si x = φ, ou si x =
2
alors arctan (x) + arctan x3 et 3π 4 ont même tangente !

—17/29— G´ H -E M -( ) 2009
2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

Synthèse (Récirpoque) : Soit f définie sur R par f (x) = arctan (x) + arctan x3 . Cette fonction est strictement
croissante et continue sur R (somme, composée de fonctions strictement croissantes et continues, ou bien f est dérivable
1 3x2
et f ′ (x) = + ≥ 0). Puisque arctan x −−−−−→ − π2 et arctan x −−−−−→ π2 , on a
1 + x2 1 + x6 x→−∞ x→+∞

f (x) −−−−−→ −π
x→−∞
f (x) −−−−−→ π
x→+∞


Ainsi f réalise une bijection croissante de R sur ]−π, π[ . L’équation f (x) = 4 admet donc une unique solution, cette
solution est positive car f (0) = 0.
Conclusion x = φ est l’unique solution.
Remarque : Ce résultat permet d’établir que
∞ 2
8 2 + cos (n − 1) π ) 1
(−1)E ( 3 )
n
3
π= 2n+1
3 n=0 2n + 1 φ

Exercice 4.34 1. On montre facilement que Df = ]0, 1].


√ √
2. x ∈ ]0, 1] donc x existe et est dans ]0, 1]. Ainsi θ existe. On a alors sin (θ) = x, d’où x = sin2 (θ) .
"
1−x 1 − sin2 (θ) √
3. = = cotan2 (θ) = cotan (θ), car x ∈ ]0, 1] ⇒ θ ∈ 0, π2 donc cotan (θ) > 0 Puis
x sin2 (θ)
2x − 1 = − cos (2θ) .
1 π
Donc f(x) = 2 arctan − arcsin (cos (2θ)) = − arctan (tan (θ)) − arcsin (cos (2θ)), car tan (θ) est de
tan (θ) 2
π
signe positif. Mais arcsin (cos (2θ)) = − arccos (cos (2θ)) et 2θ ∈ ]0, π] donc arccos (cos (2θ)) = 2θ. On a donc
2
π
f (x) = et l’ensemble des réels solution est ]0, 1].
2
1−x
4. La fonction f (x) = 2 arctan x + arcsin(2x − 1) est dérivable sur ]0, 1[ (elle ne l’est pas en 0, du fait de la
présence de la racine carrée, et aussi car arcsin n’est pas dérivable en x = 1). Pour x ∈ ]0, 1[ , on a

′ 1
1−x − 1
= x2 , =x
x 2
1−x
2 x 1+ 1−x
x
1

x2
1−x
2 x 2
f ′ (x) = 2 2 +
1−x 2
1+ x
1 − (2x − 1)
1 2
= − +
x 1−x 4x (1 − x)
x
1 1 √
= − + = 0 (car x > 0 donc x = x2 )
x2 1−x x (1 − x)
x

La fonction f est donc constante sur ]0, 1] car elle y est continue. La valeur de la constante s’obtient pour x = 1
π
(le point que l’on a récupéré). Or f (1) = 2 arctan (0) + arcsin(1) = .
2
Exercice 4.35 On raisonne par analyse-synthèse
Analyse : si x est solution, alors
sin (arcsin (x) + arccos (2x)) = 2x2 + (1 − x2 ) (1 − 4x2 ) = sin (a)

—18/29— G´ H -E M -( ) 2009
CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES 2. LES TECHNIQUES

Si a = π alors .2x2 + (1 − x2 ) (1 − 4x2 ) = 0. Une somme de deux nombres positifs n’est nulle que si chaque nombre
est nul. Ceci impose à x d’être nul, mais dans ce cas (1 − x2 ) (1 − 4x2 ) = 1. Il n’y a donc pas de solution pour
a = π.
Si a = π, on a alors en élevant au carré
2
1 − x2 1 − 4x2 = sin (a) − 2x2
⇐⇒ 1 − 5x2 + 4x4 = sin2 a − 4x2 sin a + 4x4
⇐⇒ (4 sin a − 5) x2 + 1 − sin2 a = 0
cos2 (a)
⇐⇒ x=± car 5 − 4 sin a > 0 ( sin a ∈ [−1, 1])
5 − 4 sin a
cos2 (a) cos2 (a)
On obtient donc deux solutions possibles : x = et x = −.
5 − 4 sin a 5 − 4 sin a
Synthèse : .On vérifie que ces solutions conviennent.
π π
Pour a = , x = 0, arcsin (0) + arccos (0) = , 0 est donc bien solution.
2 2
π 1 5π 1 π 1
Pour a = , arcsin − + arccos (−1) = et arcsin + arccos (1) = , seul x = est solution de l’équation.
6 2 6 2 6 2

Exercice 4.36 Par analyse, si x est solution, alors sin arcsin(2x) − arcsin(x 3) = sin (arcsin(x)) = x
√ √ √ x=0
⇒ 2x 1 − 3x2 − x 3 1 − 4x2 = x ⇒ √
ou 1 = 2 1 − 3x2 − 3 (1 − 4x2 )
√ √ √ 1
Déterminons les solutions de 1 = 2 1 − 3x2 − 3 (1 − 4x2 ) = 4 − 12x2 − 3 − 12x2 = √ √ =
4 − 12x + 3 − 12x2
2
1
√ √
1+u+ u
1
où u = 3 − 12x2 ≥ 0. On a donc √ √ < 1 si u = 0. Les seules solutions sont donc x = ± 12 . (On peut aussi
√ 1 + u +
√ u
étudier la fonction f (x) = 4 − 12x − 3 − 12x2 − 1 ... )
2

Synthèse, on vérifie facilement que ces trois solutions conviennent (les arcsin en présence se calculent facilement )

x2 − 1 x2 − 1
Exercice 4.37 Soit f (x) = arg th . On pose, pour x ∈ R, u = alors
x2 + 1 x2 + 1
2
u = 1− <1
1 + x2
2x2
u = −1 + ≥ −1 et u = 1 ⇐⇒ x = 0
1 + x2
Ainsi l’ensemble de définition de f est R∗ . Sur son domaine de définition, f est continue et dérivable et ∀x ∈ R∗ ,
4x
(1 + x2 )2 4x
f ′ (x) = 2 =
2
x −1 (x2 + 1) − (x2 − 1)2
2
1−
x2 + 1
1
=
x
1
Sur l’intervalle I1 = ]0, +∞[ f est continue, dérivable de dérivée égale à donc
x
f (x) = ln x + C1
or f (1) = 0 d’où C1 = 0.
1
Sur l’intervalle I2 = ]−∞, 0[ f est continue, dérivable de dérivée égale à donc
x
f (x) = ln |x| + C2

—19/29— G´ H -E M -( ) 2009
2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

or f (−1) = 0 d’où C2 = 0.
En conclusion
∀x ∈ R∗ , f (x) = ln |x|

x+y
Exercice 4.38 Soit y ∈ ]−1, 1[ fixé, on pose f (x) = arg th (x)+arg th y −arg th . Cette fonction est-elle définie
1 + xy
x+y
sur ]−1, 1[ ? Il suffit de prouver que ∈ ]−1, 1[ pour tout x ∈ ]−1, 1[.
1 + xy
x+y 1 − y2
On pose alors ϕ (x) = , on a ϕ′ (x) = ≥ 0, ainsi
1 + xy (1 + xy)2

−1 ≤ x ≤ 1 =⇒ ϕ (−1) = −1 < ϕ (x) < 1

Remarque : on peut aussi procéder ainsi : si (x, y) ∈ ]−1, 1[ alors 1 + xy > 0. Ainsi
x+y
−1 < <1 ⇐⇒ −1 − xy < x + y < 1 + xy
1 + xy 
 0 < 1 + xy − x − y
⇐⇒ et

 0 < x + y + 1 + xy
 0 < (1 − y) (1 − x)
⇐⇒ et

0 < (1 + y) (1 + y)

les deux dernières conditions sont vérifiées dès que (x, y) ∈ ]−1, 1[.
En résumé la fonction f est définie et dérivable sur ]−1, 1[. Or sur cet intervalle

1 ϕ′ (x)
f ′ (x) = 2

1−x 1 − ϕ2 (x)
1 − y2
1 (1 + xy)2
= − 2
1 − x2 x+y
1−
1 + xy
1 1 − y2
= −
1 − x2 (1 + xy)2 − (x + y)2
1 1 − y2
= 2

1−x (1 + xy − x − y) (1 + xy + x + y)
1 1 − y2
= − =0
1 − x2 (1 − y) (1 − x) (1 + y) (1 + y)

La fonction f est donc constante égale à f (0) = 0.

Exercice 4.39 Un peu de bon sens ! Si a ≤ 0, il n’y a pas de solution. Supposons a > 0, alors ex ey = a ⇐⇒
x + y = ln a
x + y = ln a (en passant au logarithme !). Le système peut s’écrire . Ainsi x et y sont les solutions
x×y =1
de l’équation du second degré X 2 − ln (a) X + 1 = 0. Le discriminant de cette équation est ln2 a − 4. Puisque x et
1 2
y sont réels, si ln2 a < 4 ⇐⇒ |ln a| < 2 ⇐⇒ a ∈ , e , il n’y a pas de solution. Supposons que ln2 a ≥ 4, les
e2
ln a ± ln2 a − 4 ln a − ln2 a − 4
solutions de X 2 − ln (a) X + 1 sont alors . La condition x ≤ y impose alors x = et
2 2
2
ln a + ln a − 4
y= .
2

—20/29— G´ H -E M -( ) 2009
CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES 2. LES TECHNIQUES

1 2 ln a − ln2 a − 4
Conclusion : Si a ∈ ]−∞, 0] ∪ , e , il n’y a pas de solution. Sinon la solution est x = et
e2 2
ln a + ln2 a − 4
y= .
2

Exercice 4.40 Puisque arccos x + arcsin x = π2 , l’équation à résoudre peut s’écrire


π
arcsin 2x = − 2 arcsin x
2
Analyse : En passant au cossinus, on a
π
cos arcsin 2x = cos − 2 arcsin x
2
= sin (2 arcsin x)

soit
1 − 4x2 = 2x 1 − x2
Cette équation est équivalente à
1 − 4x2 = 4x2 1 − x2
et x ≥ 0
On résout donc 1 − 4x2 − 4x2 1 − x2 = 4x4 − 8x2 + 1(équation bicarrée, poser x2 = X ) dont les solutions sont
1 1√ 1 1√ 1 1√ 1 1√
+ 3, − 3, − + 3, − − 3. Les seules solutions positives sont
2 2 2 2 2 2 2 2
1 1√ 1 1√
+ 3 et − + 3
2 2 2 2
1 1√
Le domaine de définition de l’équation étant − 12 , 12 , la seule solution possible est donc x = − + 3.
2 2
Synthèse : La fonction f (x) = arcsin 2x + 2 arcsin x est continue et strictement croissante sur − 12 , 12 . Puisque
f (0) = 0 et f (1) = arcsin 2 + π ≥ π, f prend une seule fois la valeur π2 (théorème de la bijection).
Conclusion, la seule solution est
1 1√
x=− + 3
2 2

Exercice 4.41 On cherche donc à résoudre


√ π
arcsin x + arccos x 2 =
4
1 π

On a une solution évidente x = √ (c’est la présence du 4 et du 2 qui nous indique où chercher). En effet
2
1 π
arcsin √ = et arccos 1 = 0
2 4
√ 1 1 1 1
On considère alors la fonction ϕ (x) = arcsin x+arccos x 2 qui est définie sur − √ , √ dérivable sur − √ , √ .
2 2 2 2
Sa dérivée est
√ √ √
′ 1 2 1 − 2x2 − 2 − 2x2
ϕ (x) = √ −√ = √ √
1 − x2 1 − 2x2 1 − 2x2 2 − 2x2
1 − 2x2 − 2 − 2x2
= √ √ √ √
1 − 2x2 2 − 2x2 1 − 2x2 + 2 − 2x2
−1
= où D > 0
D

—21/29— G´ H -E M -( ) 2009
2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

1 1 π
Ainsi ϕ est strictement décroissante, continue sur − √ , √ , elle ne prend la valeur 4 qu’une seule fois en x = π4 .
2 2
Conclusion : Il n’y a qu’une unique solution
π
x=
4

Remarque : On peut aussi procéder par analyse-synthèse et raisonner ainsi :


√ π
arcsin x + arccos x 2 =
√ 4 1
=⇒ sin arcsin x + arccos x 2 =√
2
√ √ √ 1
=⇒ x2 2 + 1 − x2 1 − 2x2 = √
2
√ √ 1 √
=⇒ 1 − x2 1 − 2x2 = √ − x2 2
2
2 2 1 2
=⇒ 1 − x 1 − 2x = 1 − 2x2
2
=⇒ 2 1 − x2 = 1 − 2x2 ou 1 − 2x2 = 0
1 1 1
Ce qui donne 2 − 2x2 = 1 − 2x2 ou x2 = . On a donc deux solutions possibles x = − √ et x = √ . On vérifie que
2 2 2
seule la seconde convient.
On peut également procéder ainsi
√ π
arcsin x + arccos x 2 =
√ π 4
=⇒ arccos x 2 = − arcsin x
√ 4 π
=⇒ cos arccos x 2 = cos − arcsin x
√ 4 √
√ 2 2
=⇒ 2x = cos (arcsin x) + sin (arcsin x)
√ 2 2
=⇒ 2
2x =√ 1 − x + x
=⇒ x = 1 − x2
=⇒ x2 = 1 − x2
1 1
Ce qui donne deux solutions possibles x = − √ et x = √ . On vérifie que seule la seconde convient.
2 2
Exercice 4.42 On a
n
k+1
vn = ln
k
k=1
= ln (2) − ln (1) ← indice k = 1
+ ln (3) − ln (2) ← indice k = 2
..
.
+ ln (n) − ln (n − 1) ← indice k = n − 1
+ ln (n + 1) − ln (n) ← indice k = n
= ln(n + 1)
1
Ainsi vn = ln (n + 1). On sait que pour x > −1, ln (1 + x) ≤ x, on applique cette inégalité avec x = pour obtenir
k
1 1
∀k ∈ {1, · · · , n} , ln 1 + ≤
k k
On peut sommer ces inégalités pour avoir
n n
1 1
vn = ln 1 + ≤ = un
k k
k=1 k=1

—22/29— G´ H -E M -( ) 2009
CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES 2. LES TECHNIQUES

Par passage à la limite, on obtient %


vn ≤ un
vn −−−−−→ =⇒ un −−−−−→
n→+∞
n→+∞

Exercice 4.43 On a

ex (k + x) = e−x (k − x) ⇐⇒ k ex − e−x = −x ex + e−x ⇐⇒ 2k sh x = −x ch x

Puisque 2 sh x = 0 ⇐⇒ x = 0 et que x = 0 est solution évidente pour tout k ∈ R, on a


ch x
ex (k + x) = e−x (k − x) ⇐⇒ k = −x ou x = 0
sh x
ch x
Il reste à savoir si la fonction f définie sur R∗ par f (x) = −x prend la valeur k sur R∗ . Cette fonction est paire,
sh x
on l’étudie donc sur I = ]0, +∞[ . La fonction f est dérivable sur I et
x
ch x sh2 x − ch2 x ch x x − ch x

∀x ∈ I, f (x) = − −x = − + = sh x
sh x sh2 x sh x sh2 x sh x
x
Puisque sur I on a sh x ≥ x ≥ 0 et ch x ≥ 1, on en déduit que ≤ 1 ≤ ch x =⇒ f ′ (x) ≤ 0 et ainsi f est décroissante
sh x
(voir plus loin si on ne veut pas (sait pas) utiliser cette inégalité. Enfin

f (x) −−−→ −1 et f (x) −−−−−→ −∞


x→0 x→+∞

Conclusion, puisque f est continue, elle réalise une bijection de ]0, +∞[ sur]−∞, −1[ . Ainsi si k ∈ ]−∞, −1[ , l’équation
a deux solutions (une strictement positive, l’autre strictement négative), sinon il y a une unique solution qui vaut 0.
x − sh x ch x ϕ (x)
Remarque : Si on ne veut pas utiliser sh x ≥ x ≥ 0, on écrit que ∀x ∈ I, f ′ (x) = 2 = 2 . La fonc ϕ
sh x sh x
est dérivable sur I et ϕ′ (x) = 1 − sh2 (x) − ch2 (x) = −2 sh2 x ≤ 0. Ainsi ϕ est décroissante et ϕ (x) ≤ ϕ (0) = 0, ce
qui prouve que f ′ (x) ≤ 0 sur I.

Exercice 4.44 Avant tout l’équation doit√avoir un sens, donc arcsin ( a) doit être défini. Ceci impose a > 0 (pour

a) et a ≤ 1 (pour la définition de arcsin a).
Puisque arcsin x ∈ − π2 , π2 , on a
π √ π π π √ π
− ≤ 2 arcsin a − ≤ =⇒ − ≤ arcsin a ≤
2 6 2 6 3
Par croissance du sinus sur − π6 , π3 , on en déduit que

1 √ √ 3
− ≤ sin arcsin a = a ≤
2 2
√ √ ! 3
Soit a ∈ 0, 23 =⇒ a ∈ I = 0, .
4
√ π
Réciproquement, si a ∈ I, alors 2 arcsin ( a) − ∈ − π2 , π2 donc est l’arcsinus de son sinus.
6
b
Exercice 4.45 Si θ = arg (z) , alors a = |z| cos (θ) et b = |z| sin θ d’où tan (θ) = . Puisque a > 0, on a cos (θ) > 0,
a
b
on peut donc choisir θ ∈ − π2 , + π2 , ainsi θ = arctan .
a
√ √ x
Posons alors z1 = 1 + x2 + ix, puisque 1 + x2 > 0, on a arg (z) = arctan √ ∈ − π2 , π2 , ainsi arg z 2 =
1 + x2
2 arg (z) (2π), mais puisque arg (z) ∈ − π2 , π2 , son double est dans ]−π, π[. En notant Arg z 2 , l’unique ar-
x √
gument dans ]−π, π] , on a bien Arg z 2 = 2 arctan √ ? Mais z 2
= 1 + 2ix 1 + x2 d’où Arg z 2 =
1 + x2

—23/29— G´ H -E M -( ) 2009
3. LES EXOTIQUES CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES


arctan 2x 1 + x2 . Ceci donne le premier résultat.
Pour le second, on procède de même, on pose z = ch x + i sh x d’argument arctan (th x) , mais z 2 = 1 + 2i sh x ch x =
1 + i sh (2x) d’où le résultat.
Pour la dernière on pose z = 1 + ix, ainsi arg (z) = arctan x, et z 2 = 1 − x2 + 2ix. Pour x ∈ ]−1, 1[ , on a 1 − x2 > 0,
2x
d’où arg z 2 = arctan .
1 − x2  
2 f (x)
Remarque : De manière générale, avec z = 1 + f (x) +if (x) , on obtient 2 arctan   = arctan 2f (x) 1+f(
2
1 + f (x)
Attention à bien gérer l’intervalle.

3 Les exotiques
Exercice 4.46
1 √
xx 2 = 12 √
⇔ x ln (x) + ln (2) = 0. On étudie la fonction
f (x) = x ln (x) + ln (2). Cette fonction est continue
1 ln x + 2 0.2
et dérivable sur R∗+ , la dérivée est f ′ (x) = √ .
2 x
f présente un minimum en x = e−2 , ce minimum est 0.15
égal à −2e−1 + ln 2 < 0. D’après le théorème des valeurs
0.1
intermédiaires ( f est continue), il y a deux zéros. On
cherche ces zéros sous la forme x = u12 . On obtient
1 0.05
1
u2
u
= 12 ⇒ u12 = 21u ⇒ u2 = 2u . Si on cherche
u entier, on a 2u qui est un carré, donc u est pair, 0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5
x
u = 2v. On a alors 4v2 = 4v ⇒ 4v−1 = v2 ⇒ 2v−1 = v.
On trouve deux solutions√ évidentes qui sont v = 1 et
v = 2. Les solutions de x x = 12 sont x = 16
1
et x = 14 .

2 2
Exercice 4.47 Une condition nécessaire est que cos x > 0 (car 2sin x
= eln(2) sin (x)
> 0 ). Par périodicité, on cherche
x ∈ − π2 , π2 . On pose u = cos x ∈ ]0, 1]. L’équation devient
2
21−u = u ⇐⇒ 1 − u2 ln 2 = ln u
u = 1 est solution évidente, on suppose donc u = 1. On obtient alors
ln u
= ln 2
1 − u2
ln u 1 ln u
Il suffit d’étudier la fonction sur ]0, 1[. Mais si x ∈ ]0, 1[ , on a ln u < 0 et > 0, donc < 0 < ln 2.
1 − u2 1 − u2 1 − u2
En conclusion les seules solution sont x = 2kπ, k ∈ Z.
1 1
Exercice 4.48 1. Si ∀x ∈ R, f (ch x) = ex alors f (ch (1)) = e et f (ch (−1)) = = f (ch (1)). Donc e =
e e
absurde.
En revanche si on se limite à x ≥ 0, alors par exemple on sait que
ex = ch x + sh x
On prend donc
f (X) = X + sh (arg ch X)
Alors pour x ≥ 0, f (ch x) = ch x + sh x = ex .
1
x+
2. La fonction f (x) = x convient !
2

—24/29— G´ H -E M -( ) 2009
CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES 4. LES OLYMPIQUES

Exercice 4.49 Le genre d’exercice que l’on peut poser en 2003, 2004, ...
On montre donc que
x − x1 1 π
∀x > 0, arctan + 2 arctan =
2 x 2
1
x− x 1 1
Soit f (x) = arctan 2 + 2 arctan x , on commence par simplifier f sur R∗+ . En effet x > 0 donc 2 arctan x =
π
2 − arctan x et
2
1
x− x
∀x > 0, f (x) = arctan 2 + π − arctan (x)

f est continue dérivable sur R∗+ de dérivée égale à


1 ′
x− x 1
2 1 1 1 1+

f (x) = − = ×
− x2
1
x− x
2 1
1 + x2 2 1 + x2 2
1+ x −2+ 2
2 1+ x
4
x2 + 1 x2 + 1
x2 1 x2 1
= 2× − =2× − =0
1 1+x2
1
2 1 + x2
x2 + 2 + 2 x+
x x
π
La fonction est donc constante égale à f (1) = sur R∗+ .
2

4 Les olympiques
Exercice 4.50 On définit pour n ≥ 0,
2
P (n) = ” fn+1 − fn fn+2 = (−1)n ”

P (0) est vraie car f12 − f0 f2 = 1 = (−1)0 . On suppose, à n fixé, n ≥ que P (n) est vraie alors
2
fn+1 − fn fn+2 = (−1)n = fn+1
2
− (fn+2 − fn+1 ) fn+2
2
= fn+1 (fn+1 + fn+2 ) − fn+2
2
= fn+1 fn+3 − fn+2

2
On en déduit que fn+2 − fn+1 fn+3 = − (−1)n = (−1)n+1
Ainsi
1 1 1
tan arctan + arctan − tan arctan
f2n+1 f2n+2 f2n
1 1
f2n+2 + f2n+1 1
= 1 −
1− f2n+2 f2n+1
f2n
f2n f2n+1 + f2n f2n+2 − f2n+2 f2n+1 + 1
=
(f2n+2 f2n+1 − 1) f2n
f2n f2n+1 + f2n f2n+2 − (f2n+1 + f2n ) f2n+1 + 1
=
(f2n+2 f2n+1 − 1) f2n
2
f2n f2n+2 − f2n+1 + 1
=
(f2n+2 f2n+1 − 1) f2n
= 0

—25/29— G´ H -E M -( ) 2009
4. LES OLYMPIQUES CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES

1 1 1
On en déduit que arctan f2n+1 + arctan f2n+2 et arctan f2n ont même tangente. Puisque fn ≥ 1 si n ≥ 1, on a
0 ≤ arctan f1n ≤ π
4 et les deux termes sont dans l’intervalle fondamental de l’arctan.
En particulier,
π 1 1
= arctan + arctan (Euler 1738)
4 2 3
π 1 1 1
= arctan + arctan + arctan
4 2 5 8
π 1 1 1 1
= arctan + arctan + arctan + arctan
4 2 5 13 21

Remarque 1 Si on définit la suite (uk )k par


1 1 1 1
uk = arctan (1) + arctan + arctan + · · · + arctan + arctan
3 5 f2k+1 f2k+2
k
1 1
= arctan + arctan
f2k+2 i=0
f2i+1

alors cette suite est constante. Ceci permet d’écrire que



π 1
= arctan
2 i=0
f2i+1

x 1 − cos x
Exercice 4.51 On a sin2 = , ainsi pour x ∈ [−π, π] ,
2 2
x 1 − cos x
sin =
2 2
1 1999 1999
Le réel arcsin 20002 + 20003 + 20004 est dans l’intervalle [−π, π] donc

1 1 1999 1999
sin arcsin + +
2 20002 20003 20004
&
'
' 1 1999 1999
√ ( 1 − cos arcsin 20002 + 20003 + 20004
= 2
2
& &
' '
' ' 2
' ( 1 1999 1999
= (1− 1− + +
20002 20003 20004
1
=
2000

—26/29— G´ H -E M -( ) 2009
CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES 4. LES OLYMPIQUES

Remarque 2 J’ai crée cet exercice pour le poser en "problème de la semaine" en 1999.
Dans le même style, on a
"
√ 1 1 1998 × 2000 1
2 sin arcsin 1+ =
2 19992 19992 1999

et plus généralement
√ 1 1 r2 − 1 1
2 sin arcsin + =
2 r2 r4 r

Exercice 4.52 On pose t = 2x − y, alors 1 + 42x−y 51−2x+y = 1 + 22x−y+1 s’écrit

1 + 4t 1 + 2t+1
1 + 4t 51−t = 1 + 2t+1 ⇐⇒ t
=
5 5
t t
1 + 4t 1 4 1 + 2t+1
Si on pose f (t) = t
= + et g (t) = , alors f est décroissante et g (t) est croissante. On en
5 5 5 5
déduit que g − f est strictement croissante, puisque f (1) = g (1) , il existe une unique solution t = 1.
On a donc prouvé que 2x − y = 1, on remplace dans la seconde équation pour obtenir

y 3 + 2y + 3 + ln y 2 + y + 1 = 0

2y + 1
La fonction h (y) = y 3 +2y +3+ln y2 + y + 1 = 0 est strictement croissante. En effet h′ (y) = 3y 2 +2+ =
y2 + y + 1
2y 2 + 4y + 3
3y 2 + > 0 car 2y 2 + 4y + 3 = 0 n’a pas de solution rélle. Puisque h (−1) = 0 y = −1 et x = 0 est l’unique
y2 + y + 1
solution du système.

x+y x−y 1
Exercice 4.53 On sait que cos x−cos y = −2 sin sin et que sin x sin y = (cos (x − y) − cos (x + y)) . On
2 2 2
x+y x−y x−y
pose alors a = sin et b = sin , ainsi cos (x − y) = 1 − 2 sin2 et cos (x + y) = 1 −
2 2 2
x+y
2 sin2 . Le système proposé est alors équivalent à
2
 1

 ab = −
 4

 a2 − b2 = 3

8
1
Pusque ab = 0, on a b = 0 et ainsi b = − d’où
4a
 1 

 ab = −  1
 4  ab = −
(S) ⇐⇒ ⇐⇒ 4

 1 3 

 a2 − − =0 16a4 − 6a2 − 1 = 0
16b2 8
1
L’équation bicarrée se résout et donne la factorisation 16a4 − 6a2 − 1 = 8a2 + 1 2a2 − 1 qui conduit à a = ± √
√ 2
2 1
et b = ∓ =∓ √ .
4 2 2
Premièr cas :

—27/29— G´ H -E M -( ) 2009
4. LES OLYMPIQUES CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES


 x+y π  x−y 1
 = (2π) 
 = arcsin − √ (2π)

 
 2 2 2
x+y 1 2 4 x−y 1
sin = √ ⇐⇒ ou et sin = − √ ⇐⇒ ou
2 2  2 2 2 
 x + y = 3π (2π)
 

 x−y 1
 = π − arcsin − √ (2π)
2 4 2 2 2
On obtient donc comme solutions (à 2π près)
   
π 1 π 1
x  4 + arcsin − 2√2   4 + π − arcsin − 2√2 
=   π
 ou


 π


y 1 1
− arcsin − √ − π + arcsin − √
4 2 2 4 2 2
   
3π 1 3π 1
 4 + arcsin − 2√2   4 + π − arcsin − 2√2 
ou 
 3π

 ou  3π


1 1
− arcsin − √ − π + arcsin − √
4 2 2 4 2 2
soit
   
π 1 3π 1
 − arcsin √  − 4 + arcsin 2√2 
x
= 
4 2 2   ou  
y  π 1   3π 1 
+ arcsin √ − − arcsin √
4 2 2 4 2 2
   
3π 1 π 1
 4 − arcsin 2√2   − 4 + arcsin 2√2 
ou   ou  
 3π 1   π 1 
+ arcsin √ − − arcsin √
4 2 2 4 2 2
Second cas 
 x+y π  x−y 1
 = − (2π) 
 = arcsin √ (2π)

 
 2 2 2
x+y 1 2 4 x−y 1
sin = − √ ⇐⇒ ou et sin = + √ ⇐⇒ ou
2 2  2 2 2 
 x + y = − 3π (2π)
 

 x − y 1
 = π − arcsin √ (2π)
2 4 2 2 2
On obtient donc comme solutions (à 2π près)
   
π 1 π 1
 4− + arcsin √ − + π − arcsin √
x
=  2 2  
 ou  4 2 2  
y  π 1   π 1 
− − arcsin √ − − π + arcsin √
4 2 2 4 2 2
   
3π 1 3π 1
 − 4 + arcsin 2√2   − 4 + π − arcsin 2√2 
ou  3π
 ou 
  3π


1 1
− − arcsin √ − − π + arcsin √
4 2 2 4 2 2
ce qui donne les mêmes solutions que dans le premier cas.

Exercice 4.54 Les trois réels x, y, z sont, compte tenu de l’énoncé, des réels positifs. La première équation peut alors
s’écrire (pour mémoire ln ab = ln a + ln b uniquement si a et b sont positifs)

ln (2xy) = ln 2 + ln x + ln y = ln x ln y

soit
ln 2 + ln x + ln y + 1 = ln x ln y + 1
ce qui donne
1 + ln 2 = ln (2e) = ln x ln y + 1 − ln x − ln y = (ln x − 1) (ln y − 1)

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CHAPITRE 4. FONCTIONS USUELLES 4. LES OLYMPIQUES

On procède de même avec les autres équations, le système est alors équivalent à

 ln (2e) = (1 − ln x) (1 − ln y) (1)
1 = (1 − ln y) (1 − ln z) (2)

 ln (2e) = (1 − ln z) (1 − ln x) (3)
 ln (2e) = (1 − ln x) (1 − ln y) (1)
⇐⇒ 1 = (1 − ln y) (1 − ln z) (2)
(3)−(1) 
0 = (ln y − ln z) (1 − ln x) (3)

D’après la première équation, on ne peut avoir 1 − ln x = 0, donc ln y = ln z, et ainsi le système devient

ln (2e) = (1 − ln x) (1 − ln y) (1)
⇐⇒
(3)−(1) 1 = (1 − ln y)2 (2)

1
Premier cas 1 − ln y = 1 ⇐⇒ y = 1 et (1) donne 1 − ln x = ln 2e ⇐⇒ x =
2
Second cas 1 − ln y = −1 ⇐⇒ y = e2 et (2) donne 1 − ln x = − ln 2e ⇐⇒ x = 2e2 .
Pour résumé, il y a deux solutions    
 1
 2e2  
S =  21  ,  e2 
 
 

1 e2 

Remarque : Ce problème est extrait de "Timisoara Mathematics Review").


x
Exercice 4.55 Pour l’inégalité de gauche , on se seouvient que th (arg sh x) = √ . On désire donc prouver que
1 + x2
th (arg sh x) ≤ th x

puisque th est croissante, cela équivaut à arg sh x ≤ x, et en composant par le sh (lui même croissant) à x ≤ sh x.
Inégalité classique (que l’on prouve
√ en étudiant sh x − x par exemple ou par la√ convexité).
2
Pour l’autre, si x ≥ 0, on a 1 − e−x2 est défini car 0 < e−x ≤ 1 et 0 ≤ 1 − e−x2 < 1, ainsi toujours parce que
arg th est une bijection strictement croissante, l’inégalité demandée est équivalente à

x < arg th 1 − e−x2



On pose g (x) = arg th 1 − e−x2 − x qui est dérivable sur [0, +∞[ de dérivée égale à

1 − −2xe−x x

g (x) = √ 2 × √ 2
−1 = √ −1
1− 1 − e−x2 2 1−e−x 1 − e−x2

x − 1 − e−x2
= √
1 − e−x2
Or on connaît l’inégalité classique eu > 1 + u pour u > 0 (qui est équivalente à ln (1 + u) < u). Donc
2 2 √
e−x > 1 − x2 =⇒ 1 − e−x < x2 =⇒ x − 1 − e−x2 > x − x2 = 0

Conclusion, on a bien g strictement croissante et avec g (0) = 0, c’est gagné.

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