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LIAISON CHIMIQUE

INTRODUCTION

Expliquer comment les atomes sont unis est aussi


ancien que la notion d’atome elle –même.
La matière est formée d’atomes qui « s’imbriquent »
entre eux pour former des édifices appelés molécules.
Les liens qui unissent les atomes portent le nom de
liaisons chimiques.
Ces liaisons sont une manifestation d’interactions attractives entres
atomes, dont l’origine est:

- Soit électrostatique (liaison ionique, liaison hydrogène),

- Soit purement quantique (liaisons covalente et métallique, liaisons


de type Van der Waals/London).

Dans ce chapitre, nous présentons les différents types de liaisons et


leurs signatures au niveau des structures atomiques.
I. ENERGIE DE LIAISON ET DE DISSOCIATION

I.1 Définition

L’énergie de dissociation d’une liaison est l’énergie


minimale qu’il faut fournir pour briser cette liaison. C’est
une grandeur positive. Par contre l’énergie de liaison
négative est l’énergie dégagée par l’ensemble des atomes
libres lorsqu’ils se lient entre eux.
Par exemple, l’énergie de la molécule de dihydrogène est de
431 kJ/mol. Donc l’ énergie de liaison de deux atomes
d’hydrogène sera de -431 kJ/mol .

II. Les liaisons Fortes

Les énergies des liaisons fortes vont d’environ −200 à −500 kJ·mol−1

On distingue trois types limites de liaisons fortes :


• La liaisons covalente

• La liaisons ionique

• La liaisons métallique
II.1 LA LIAISON COVALENTE

Les liaisons covalentes (ou homopolaires) s’établissent entre


atomes non ionisés et d’électronégativités semblables. La
liaison covalente est une liaison forte (énergie > 100 kJ/mol)
Cette liaison est réalisée par une paire d’électrons (on a alors
affaire à une liaison simple, notée 𝜎) ou plusieurs paires
(liaisons multiples : une liaison 𝜎 et une ou deux liaisons 𝜋)
a. La liaison 𝜋 (𝑝𝑖)

C’est une liaison chimique covalente qui est créée entre


deux atomes par recouvrement d’orbitales de nombre
quantique secondaire ≥ 1.

On la retrouve notamment dans les alcènes et dans les


alcynes (molécules possédants des liaisons multiples).

Sa présence empêche toute libre rotation autour de cette


liaison, car elle entraîne une rigidité moléculaire.
De plus, la liaison 𝜋 permet les réactions d'addition, car
elle se casse facilement, à l'inverse de la liaison σ.

Une liaison π est moins forte qu'une liaison σ, en


moyenne, une liaison π entre deux atomes de carbone a
une énergie de dissociation de 250 kJ.mol-1
b. Liaison 𝜎 (sigma)

La liaison σ est une liaison chimique covalente créée entre deux


atomes par recouvrement axial d'orbitales.

Les liaisons σ sont les liaisons covalentes les plus fortes car le
recouvrement axial est plus important que le recouvrement latéral, et
il ne peut exister qu'une seule liaison σ entre deux atomes.

Si des liaisons supplémentaires sont créées, elles sont plus faibles et


sont du type liaison π.

Par exemple, l'énergie de dissociation d'une liaison C-C, de


type σ, est de 348 kJ.mol−1, tandis que l'énergie de
dissociation de la liaison π de C=C est de 250 kJ.mol−1.
NB:

Lorsqu’il n’y a qu’une liaison covalente, elle est appelée «


liaison 𝜎 ». C’est toujours une liaison forte. Lorsqu’il y a
une liaison double (exemple : O2) ou triple (exemple : N2),
à la liaison 𝜎 viennent s’ajouter une ou deux liaisons 𝜋, plus
faibles que les liaisons 𝜎, mais encore dans la catégorie des
liaisons fortes.
II.2 la liaison ionique

Elle se rencontre dans les composés des éléments très


électropositifs comme les alcalins, liés à des éléments
très électronégatifs comme les halogène( entre ions de
signes contraires).

Exemple :

Na+ et Cl−. Ces liaisons mettent en jeu la force


électrostatique classique

Il faut fournir une énergie importante pour la briser.


II.3 La liaison métallique

Elle se fait entre atomes d’électronégativités voisines. La


liaison est, dans ce cas, assurée par un nombre
d’électrons inférieur à une paire. Elle est parfois dite «
insaturée »
III. LES LIAISONS FAIBLES

Les liaisons faibles ont des énergies de dissociation allant


d’environ 1 à 40 kJ/mol, en tout cas moins de 50 kJ/mol.
Ces liaisons sont dues à des forces de cohésion qui
s’exercent entre atomes incapables de former des liaisons
de valence ou entre molécules où les possibilités de
liaisons fortes sont déjà saturées
On peut citer:
 La liaison hydrogène
 Les liaisons de van der Waals
III.1 LA LIAISON HYDROGÈNE

La liaison hydrogène se produit entre un atome d’hydrogène déjà


lié à un atome très électronégatif, et un autre atome très
électronégatif qui est, lui aussi, déjà engagé dans une molécule.

En pratique, les atomes très électronégatifs susceptibles de


participer à des liaisons hydrogène sont seulement F, O, N, et Cl.

Ces atomes, bien que déjà liés, attirent également l’hydrogène des
molécules voisines lorsqu’il est lui-même lié à un atome
électronégatif.
III.2 Les liaisons de Van der Waals

Les liaisons de Van Der Waals apparaissent entre atomes ou


molécules à cause de la possibilité de déformation mutuelle
de leur nuage électronique par influence électrique
(polarisabilité).
MERCI POUR VOTRE
ATTENTION

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