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‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ETDE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

‫جامعة اإلخوة متنوري قسنطينة‬


UNIVERSITE DES FRERES MENTOURI CONSTANTINE
‫كلية علوم التكنولوجيا‬
Faculté des Sciences de la Technologie
.‫ هندسة التكييف‬:‫قسم‬
Département : Génie Climatique.

Mémoire présenté en vue de l’obtention du


Diplôme de Master en Génie Climatique

Option :
Systèmes Frigorifiques et Energies renouvelables

Thème :
Etude d’un entrepôt frigorifique polyvalent

Présenté par :
HAFSI Khebab.

Encadreur :
Ma. HAMDOUCHE Kh.

Promotion 2015 /2016.


REMERCIMENTS

Tout d'abord, je tiens à exprimer mes grands remerciements, à Dieu tout


puissant pour la volonté et la patience qui m’a donné durant toutes ces
années d’études.

A mon promoteur «Ma. HAMDOUCHE. Kh » qui a assumé la direction de mon


travail, qu’il veuille trouver ici l’expression de ma reconnaissance, pour sa
patience, sa constante présence, ses conseils et son aide.

Je tiens également à présenter mes sincères remerciements au président et


aux membres de jury qui ont accepté de juger ce modeste travail.

Mes remerciements aussi à tous les enseignants qui ont contribué à ma


formation ainsi qu'à tous les enseignants du département du génie
climatique.

Je tiens à remercier également mes amis ainsi tous ceux qui de près ou

de loin, m’ont aidé à la réalisation de ce travail.

En fin, j’exprime mes vifs remerciements à ma famille pour sa patience, ses


conseils et ses encouragements.
Sommaire.

Entrepôt frigorifique polyvalent

Sommaire. 2
Sommaire des tableaux. 4
Sommaire des figures. 5
Remercîments. 6
Dédicaces. 7
Introduction générale. 8

Chapitre 1. Présentation et conception de l’entrepôt.


Introduction. 9
1. Les entrepôts frigorifiques. 10
2. Les opérations frigorifiques. 10
2.1. Pré-réfrigération. 10
2.2. Réfrigération. 10
2.3. Congélation. 10
2.4. Surgélation. 10
2.5. Décongélation. 11
3. L’entrepôt frigorifique relatif au projet. 11
4. Les données climatiques et paramètres du site. 12
5. Affectation des denrées. 13
6. Tonnage et Manutention. 13
6.1. Tonnage. 14
6.2. Manutention. 15
6.2.1. Matériels utilisés. 15
Chapitre 2. Isolation thermique.
Introduction. 19
1. Le choix de l’isolation. 19
1.1. Le polystyrène. 19
1.2. Le polyuréthane. 19
2. Structure des parois, plafond et plancher de l’entrepôt frigorifique. 20
2.1. Structure du plafond, des murs et des portes. 20
2.2. Structure du plancher. 20
3. Méthode du calcul des épaisseurs de l’isolant. 21
3.1. Le calcul du coefficient d'échange intérieur αi. 21
3.2. Le calcul du coefficient d'échange extérieur αe. 27
Chapitre 3. Bilan frigorifique.
Introduction. 34
1. Transfert de chaleur. 34
1.1. Equilibre thermique. 34
2. Les modes de transfert thermique. 34
2.1. Par conduction. 34
2.2. Par rayonnement. 35
2.3. Par convection. 35
3. Les apports thermiques. 36
3.1. Les apports externes. 36
3.1.1. Les apports par transmission. 36
3.1.2. Les apports dus au renouvellement d'air. 39
3.1.1.1. Les apports dus au renouvellement d'air systématique. 39
3.1.1.2. Les apports dus au renouvellement intempestif. 41
3.2. Les apports internes. 42
3.2.1. Les apports dus à l'introduction des denrées. 42
3.2.2. Les apports dus à l’éclairage. 43
3.2.3. Les apports dus au personnel. 43
3.2.4. Les apports thermiques dus à la manutention. 44
3.2.5. Les apports dus au refroidissement de L’emballage. 45
3.2.6. Les apports dus aux moteurs des ventilateurs et aux résistances. 45
dégivrages.
3.2.6.1. La puissance des moteurs des ventilateurs. 46
3.2.6.2. La puissance du dégivrage. 47
4. Vérification de la température du SAS. 47

Chapitre 4. Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques


Introduction. 50
1. Choix d’installation frigorifique. 50
2. Choix du système de production du froid. 50
3. Choix du fluide frigorigène. 50
3.1. Le R404A. 51
3.2. Le R134A. 53
4. Les principaux paramètres de fonctionnement du cycle frigorifique. 54
4.1. La température de condensation. 54
4.2. La température d’évaporation. 54
4.3. La pression de condensation et d'évaporation. 54
4.4. Le taux de compression. 54
5. Choix des machines frigorifiques. 57
5.1. La machine à compression mécanique mono étagée. 57
5.1.1. Principe de fonctionnement. 58
5.1.2. Bilan frigorifiques de l'installation mono étagée. 58
5.2. La machine à compression mécanique bi étagée. 60
5.2.1. Principe de fonctionnement. 60
5.2.2. Type d’injection. 61
5.2.2.1. La machine à compression mécanique bi étagée à injection totale. 62
5.2.2.2. La machine à compression mécanique bi étagée à injection partielle. 63
5.2.3. Bilan frigorifiques de l'installation bi étagée. 63

Chapitre 5. Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Introduction. 77
1. Le compresseur. 77
1.2. Dimensionnement. 77
1.2.1. La cylindré. 78
1.2.2. Le volume balayé. 78
1.2.3. Le débit volumétrique. 78
1.2.4. Le débit massique réel du fluide. 79
1.2.5. La puissance réelle du compresseur. 79
1.2.6. La puissance frigorifique réelle. 79
1.2.7. Le temps réel de fonctionnement de l’installation. 79
2. Le condenseur.
1.2.7. Le temps réel de fonctionnement de l’installation 80
2.1. Le condenseur à air (à ailettes). 81
2.1.1. Dimensionnement du condenseur à air. 81
3. L’évaporateur. 86
3.1. Evaporateur de refroidissement d’air à détente directe. 87
3.2. Dimensionnement de l’évaporateur. 88
4. Le détendeur. 92
4.1. Principe de fonctionnement. 92
4.2. Dimensionnement du détendeur thermostatique. 93
5. Les appareils annexes de l'installation. 94
5.1. Séparateur d'huile. 94
5.1.1. Principe de fonctionnement du séparateur d'huile. 95
5.1.2. Dimensionnement du séparateur d’huile. 95
5.2. Réservoir de liquide. 97
5.2.1. Dimensionnement du réservoir de liquide pour les installations. 97
5.2.2. Dimensionnement la BRI pour les installations bi étagées. 98
5.3. Filtre déshydrateur. 99
5.4. Le voyant. 100
5.5. Le clapet de retenue. 100
5.6. L’électrovanne. 101
5.7. Tuyauterie de l'installation. 101
5.7.1. Rôle de la tuyauterie. 102
5.7.2. Dimensionnement des conduites. 102
6. Axonométrie de la tuyauterie. 107

6. Axonométrie de la tuyauterie . Chapitre 6. Régulation.

1. Régulation 116
2. Type des régulations. 116
2.1. La régulation de la basse pression. 117
2.1.1. Principe de la régulation par tirage au vide. 117
2.1.1.1. Régulation par tirage au vide automatique 119
2.1.1.2. Régulation par tirage au vide unique 120
2.2. Régulation de la haute pression. 121
2.3. Régulation par variation de nombre de compresseur. 124
3. Les appareils de régulation. 125
3.1. Les pressostats. 125
3.1.1. Pressostat simple. 126
3.1.2. Pressostat plage neutre. 126
3.1.3. Pressostat différentiel. 127
3.2. Les thermostats. 127
3.3. Régulateurs de pression de condensation. 128
3.4. Régulateurs de pression d’évaporation. 128
3.5. L’hygrostat. 128
3.6. Le détendeur. 128
4. L’électricité. 129
5. Choix de système de régulation. 129
Conclusion générale. 131
Références. 132
Annexes. 133
Sommaire des tableaux.
Numéro Titre du tableau.

Page
Chapitre 1 : Présentation et conception de l’entrepôt.
Tableau 1.1 : Les caractéristiques des chambres de l’entrepôt. 11

Tableau 1.2 : Les données climatiques et les paramètres du lieu de l’entrepôt. 12

Tableau 1.3 : Distribution des denrées sur les chambres. 13

Tableau 1.4 : Les propriétés thermodynamiques des denrées à entreposer. 14

Tableau 1.5 : Calcul de tonnage appliqué aux chambres froides. 15

Tableau 1.6 : Calcul de masse totale et la masse journalière des denrées entreposées. 16

Chapitre 2 : Isolation thermique.


Tableau 2.1 : Détail de structure des murs, des portes du plafond. 20

Tableau 2.2 : Structure du plancher. 20

Tableau 2.3 : Coefficient C et n. 22

Tableau 2.4 : Propriété physique de l’air. 23

Tableau 2.5 : Les vitesses de l’air de l’extérieure et l’intérieure des chambres. 25

Tableau 2.6 : Régime d’écoulement en fonction des coefficients C, m, n pour la 25


convection forcée.
Tableau 2.7 : Le coefficient global de transfert de chaleur K [Chambre 01]. 30

Tableau 2.8 : Le coefficient global de transfert de chaleur K [Chambre 02]. 31

Tableau 2.9 : Le coefficient global de transfert de chaleur K [Chambre 03]. 31

Tableau 2.10 : Le coefficient global de transfert de chaleur K [Chambre 04]. 31

Tableau 2.11 : Le coefficient global de transfert de chaleur K [Chambre 05]. 32

Tableau 2.12 : Le coefficient global de transfert de chaleur K [Tunnel]. 32

Tableau 2.13 : Le coefficient global de transfert de chaleur K [SAS]. 32

Chapitre 3 : Bilan frigorifique.


Tableau 3.1 : Les valeurs de ∆T’ en fonction de latitude, l’orientation et les parois. 37

Tableau 3.2 : Les apports de chaleur par transmission. [Chambre 01] 37

Tableau 3.3 : Les apports de chaleur par transmission. [Chambre 02] 37

Tableau 3.4 : Les apports de chaleur par transmission. [Chambre 03] 37

Tableau 3.5 : Les apports de chaleur par transmission. [Chambre 04] 38

Tableau 3.6 : Les apports de chaleur par transmission. [Chambre 05] 38

Tableau 3.7 : Les apports de chaleur par transmission. [Tunnel] 38

Tableau 3.8 : Les apports de chaleur par transmission. [SAS] 39

Tableau 3.9 : Les apports totaux par transmission pour chaque chambre. 39
Tableau 3.10 : [ε] Nombre de renouvellement d’air par jour. 40

Tableau 3.11 : Les apports dus au renouvellement d'air systématique. 40

Tableau 3.12 : La quantité de chaleur introduite par infiltration d'air par m2. 41

Tableau 3.13 : Les apports dus au renouvellement d'air intempestif. 41

Tableau 3.14 : Les apports dus à l'introduction des denrées. 42

Tableau 3.15 : Les apports dus à l’éclairage. 43

Tableau 3.16 : Quantité de chaleur dégagée par personne en activité moyenne selon T°. 44

Tableau 3.17 : Les apports dus au personnel. 44

Tableau 3.18 : Les apports dus au refroidissement de l'emballage. 45

Tableau 3.19 : La somme des apports de chaleur de l'entrepôt. 46

Tableau 3.20 : La puissance effective de l'évaporateur [la puissance frigorifique]. 47

Tableau 3.21 : Vérification de la température du SAS. 48

Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques


Tableau 4.1 : Type de fluide pour les chambres. 51

Tableau 4.2 : Les caractéristiques de R404A. 52

Tableau 4.3 : Les caractéristiques du fluide R134a. 54

Tableau 4.5 : Ecart de température ΔT pour le calcul température d’évaporation. 55

Tableau 4.6 : Le type de machine suivant le taux de compression. 56

Tableau 4.7 : Les paramètres de fonctionnement de l’installation. 57

Tableau 4.8 : Evolution du FF R134a dans le circuit frigorifique mono-étagé [Ch.1, 2]. 66

Tableau 4.9 : Evolution du FF R404 dans le circuit frigorifique bi-étagé [Ch. 3]. 68

Tableau 4.10 : Evolution du FF R404A dans le circuit frigorifique mono-étagé[Ch.4, 5]. 70

Tableau 4.11 : Evolution du FF R404 dans le circuit frigorifique bi-étagé [TC]. 72

Tableau 4.12 : Bilan de l'installation de la machine frigorifique mono-étagée. 74

Tableau 4.13 : Bilan effectué de l'installation de la machine frigorifique mono-étagée. 74

Tableau 4.14 : Bilan de l'installation de la machine frigorifique bi-étagée. 75

Tableau 4.15 : Bilan effectué de l'installation de la machine frigorifique bi-étagée. 75

Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.


Tableau 5.1 Dimensionnement des compresseurs de l’installation. 78
Tableau 5.2 Dimensionnement des compresseurs de l’installation. 79
Tableau 5.3 Caractéristiques géométriques des condenseurs de l'installation. 80
Tableau 5.4 Caractéristiques thermodynamiques de l'air pour Tm = 40 [°c]. 82
Tableau 5.5 Dimensionnement des condenseurs de l'installation. 83
Tableau 5.6 Caractéristiques géométriques des évaporateurs de l'installation. 86
Tableau 5.7 La conductivité thermique en fonction de la température. 88
Tableau 5.8 Caractéristiques thermodynamiques de l'air en fonction de Tm. 89
Tableau 5.9 : Dimensionnement des évaporateurs de l'installation. 92
Tableau 5.10 : La puissance nominale du détendeur thermostatique. 94
Tableau 5.11 : Caractéristiques des détendeurs thermostatiques de l'installation. 94
Tableau 5.12 : Conversion de Peff pour le choix du Séparateur d’huile. 96
Tableau 5.13 : Caractéristique du séparateur d’huile pour chaque cycle. 97
Tableau 5.14 : Caractéristique du réservoir de liquide pour chaque installation. 98
Tableau 5.15 : Caractéristique de la BRI pour l’installation bi étagée. 98
Tableau 5.16 : La vitesse d’écoulement dans la tuyauterie. 102
Tableau 5.17 : Coefficient de perte de charge singulière ζ. 104
Tableau 5.18 : Perte de charge totale [Chambre 01]. 106
Tableau 5.19 : Perte de charge totale [Chambre 02]. 106
Tableau 5.20 : Perte de charge totale [Chambre 03]. 106
Tableau 5.21 : Perte de charge totale [Chambre 04]. 106
Tableau 5.22 : Perte de charge totale [Chambre 05]. 107
Tableau 5.23 : Perte de charge totale [Tunnel de congélation]. 107
Sommaire des figures.

Numéro Titre de la figure

Page
Chapitre 1 : Présentation et conception de l’entrepôt.
Figure 1.1 : Plan de l’entrepôt. 12
Figure 1.2 : Projection du lieu du projet dans le plan réel. 13
Figure 1.3 : Plan de positionnement des caisses dans une chambre froide. 17

Chapitre 2 : Isolation thermique.


Figure 2.1 : Structure des murs des portes du plafond et plancher. 20
Figure 2.2 : Disposition de la Ch 04 par rapport l’environnement et des chambres. 26

Chapitre 4 : Bilan frigorifique.


Figure 4.1 : Machines à compression mécanique mono étagée. 57
Figure 4.2 : Machine à compression mécanique bi-étagée. 60
Figure 4.3 : Machine bi-étagée à injections totale. 61
Figure 4.4 : Diagramme enthalpique du cycle à injection totale. 61
Figure 4.5 : Machine bi-étagée à injections partielles. 62
Figure 4.6 : Diagramme enthalpique du cycle à injection partielle. 62
Figure 4.7 : Les débits entrant et sortant du BRI. 67
Figure 4.8 : Cycle frigorifique mono-étagé pour la Chambre 1,2. 63
Figure 4.9 : Cycle frigorifique bi-étagé pour la Chambre 3. 69
Figure 4.10 : Cycle frigorifique bi-étagé pour la Chambre 4, 5. 71
Figure 4.11 : Cycle frigorifique bi-étagé pour le Tunnel de congélation. 73

Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.


Figure 5.1 : Coupe transversale et longitudinale d’ailette. 81
Figure 5.2 : Séparateur d’huile. 96
Figure 5.3 : Réservoir de liquide horizontale 97
Figure 5.4 : Filtre déshydrateur. 99
Figure 5.5 : Le voyant. 100
Figure 5.6 : L’électrovanne. 101
Figure 5.7 : Axonométrie de la chambre 01. 108
Figure 5.8 : Axonométrie de la chambre 02. 109
Figure 5.9 : Axonométrie de la chambre 03. 110
Figure 5.10 : Axonométrie de la chambre 04. 111
Figure 5.11 : Axonométrie de la chambre 05. 112
Figure 5.12 : Axonométrie du tunnel de congélation. 113
Figure 5.13 : Axonométrie de l’entrepôt. 114

Chapitre 6 : Régulation.
Figure 6.1 : Schéma Fluidique d’une installation frigorifique. 118
Figure 6.2 : Régulation tout ou rien. 119
Figure 6.3 : Circuit de puissance et commande de tirage au vide automatique. 120
Figure 6.4 : Circuit de puissance et de commande de tirage au vide unique. 121
Figure 6.5 : Schéma électrique de la régulation Pump-down. 121
Figure 6.6 : Loi des signaux se rapportant à un moteur à 3 vitesses 122
Figure 6.7 : Loi des signaux. 122
Figure 6.8 : Les plages de pression. 123
Figure 6.9 : Abaque donnant la puissance frigorifique en fonction du nombre du Cp. 124
Figure 6.10 : Pressostat simple. 125
Figure 6.11 : Pressostat plage neutre. 126
Figure 6.12 : Pressostat différentiel. 126
Figure 6.13 : Thermostat. 126
Figure 6.14 : Circuit de commande de Pumpdown automatique. 128
Figure 6.15 : Circuit de commande de Pumpdown unique améliorée. 129
Introduction :

Le froid trouve de nombreuses applications dans des domaines très divers (industries
alimentaires, médecine, confort thermique, pétroléochimie…) et ces technologies
d’applications suivent de nouveaux critères d’utilisation surtout après les accords
internationaux qui ont interdisé et remplacé certaines substances néfastes pour l’environnement.
Néanmoins, le domaine alimentaire dont le froid occupe une place indispensable car il permet
de limiter les gaspillages et de prolonger les durées de conservation des produits ce qui permet
un élargissement des échanges.

Dans le cadre de ce contexte de la conservation et de la congélation des viandes, une


étude d’un entrepôt polyvalent a été abordée dans le but de mieux choisir d’une part les
machines frigorifiques les plus adaptés à notre système dont le fluide frigorigène utilisé se
caractérise par une meilleure performance en face les exigences environnementales.

C’est pour cela ce modeste travail est subdivisée en six chapitres :

Chapitre 01 : qui est consacré à la présentation et la description de l’entrepôt [Situation


géographique, données climatiques, architecture, affectation des denrées et leurs conditions de
stockage, Tonnage et manutention].

Chapitre 02 : qui se résume au type d’isolation thermique utilisé et les coefficients de transfert
de chaleur calculés.

Chapitre 03 : qui est consacré à la détermination du bilan frigorifique [Les apports internes et
externes].

Chapitre 04 : décrit les cycles frigorifiques des machines utilisées qui satisfait nos besoins
pour une bonne production du froid.

Chapitre 05 : a une grande importance consacrée au dimensionnement des composants des


circuits frigorifiques avec des détails de fonctionnement [composants principaux et annexes].

Chapitre 06 : il traite la régulation avec quelques exemples utilisables pour notre cas.
Chapitre 1 : Présentation et conception de l’entrepôt.

Introduction :

Le but de ce chapitre est de donner une présentation et une description générales de l’entrepôt
frigorifique à étudier en citant et comptant sa position sur la carte géographique et ses données
climatiques, sa structure spécifique, finissant tout ça par citer les denrées à entreposer dans ces
chambres.

1. Les entrepôts frigorifiques :

Généralement, un entrepôt frigorifique est un ensemble de bâtiments thermiquement isolés


destiné pour l’entreposage des produits périssables dans des conditions d’humidités relatives et
températures bien définies.

Ils existent trois principaux types classés suivant leur utilisation :

- Les entrepôts de distribution et de consommation.


- Les entrepôts de conservation à long terme.
- Les entrepôts de production.

On peut aussi les classer à cette manière :

- Entrepôt de commerce :

On les trouve dans des entreprises industrielles ou commerciales.

- Entrepôt d’usine :

Ils font souvent partie intégrante d’une usine ou un complexe industriel qui sert à stocker la
matière première et pour un temps relativement court.

- Entrepôt de production :

Equipés spécialement pour effectuer un refroidissement rapide des denrées directement sur les
lieux de production (ex : les stations fruitières).

- Entrepôt polyvalent :

Destiner à l’entreposage de différentes denrées à des conditions différentes, dit aussi entrepôts
publiques. [1]

L’entrepôt relatif à notre cas appartient à la catégorie des entrepôts de commerce.

9
Chapitre 1 : Présentation et conception de l’entrepôt.

2. Les opérations frigorifiques :

2.1. Pré-réfrigération : [17]

Appelé aussi le refroidissement initial peut être effectué de diverses façons selon la nature
de produit et de sa destination. La dégradation rapide des aliments après la récolte s’ils ne sont
pas emballés et s’ils sont introduits dans la chambre de stockage, leur température risque de
s’abaisser à un rythme très lent. Pour éviter ces évolutions néfastes, Il est donc nécessaire de
les refroidir aussi vite que possible avant leur entreposage ou leur expédition.

2.2. Réfrigération : [17]


La réfrigération consiste au maintien artificiel en dessous de la température ambiante à une
température optimum pour sa conservation et ce au-dessus de son point de congélation
(température supérieure à la température de congélation commerçante ou température
cryoscopique). Pratiquement la température minimale en réfrigération est de 0°C. La durée de
conservation est toujours limitée, elle est fonction de la nature du produit et de la température
à laquelle elle est conservée.

2.3. Congélation : [17]


La congélation est le procédé qui consiste à abaisser la température d’une denrée à un niveau
tel que la majeure partie de son eau de constitution soit transformée en cristaux de glace plus
au moins gros.
Les températures de conservation des produits congelés sont comprises entre -10 et -30 °C et la
durée de conservation est fonction de la température de stockage et de la nature des denrées.
2.4. Surgélation : [17]
La surgélation, encore appelée congélation rapide, consiste à soumettre une denrée à l’action
du froid à basse température de façon à provoquer rapidement la cristallisation de l’eau (Plage
de –1°C à –5°C) de la denrée et à abaisser sa température à une valeur suffisamment faible pour
que la proportion d’eau non congelée soit très faible.
Il existe plusieurs procédés de surgélation ; on peut citer principalement :
- La technique par contact, réservée aux aliments de faibles épaisseurs, est réalisée en
introduisant un aliment entre deux plaques dans lesquelles circule un fluide à -35 °C ;

- La technique par air est réalisée en exposant le produit à un courant d'air froid à très basse
température (jusqu'à -196 °C) ;

10
Chapitre 1 : Présentation et conception de l’entrepôt.

- La technique par immersion, adaptée aux produits de formes irrégulières, qui consiste à
immerger l'aliment dans un fluide à très basse température tel que l'azote liquide.
2.5. Décongélation : [17]
À l'exception des préparations glacées, tout produit congelé est destiné à être décongelé.
Lors de la décongélation, l'activité des micro-organismes (bactéries) reprend rapidement et de
manière très active en raison du stress subi par la congélation. La méthode de décongélation
influe donc directement sur la qualité sanitaire du produit. Il est par ailleurs formellement
déconseillé de recongeler un aliment : en effet, lors de la seconde décongélation le
développement des micro-organismes seront encore beaucoup plus important de rendre le
produit dangereux à consommer.

3. L’entrepôt frigorifique relatif au projet :


Ce chapitre a pour but de donner une description générale de l'entrepôt frigorifique tenant
compte de quelques aspects tels que :
- La structure des différentes parois, le système d'isolation.
- La destination de l'entrepôt.
- La capacité de stockage de l'entrepôt.
Il se situe dans la région de Sétif et se compose d’un tunnel de congélation et (05) chambres
froides.

Tableau 1.1 : Les caractéristiques des chambres de l’entrepôt. [9], [17]

Humidité Vitesse
Longueur Largeur Hauteur T intérieure
Chambres relative de l’air
[m] [m] [m] [°c]
[%] [m/s]
01 10 10 4 85 0 1.2
02 10 10 4 85 0 1.2
03 10 10 4 90 -20 2
04 10 10 4 85 -5 1.5
05 10 10 4 85 -5 1.5
Tunnel 10 10 4 95 -30 2.5
SAS 30 10 4 80 8 2

11
Chapitre 1 : Présentation et conception de l’entrepôt.

Figure 1.1 : Plan de l’entrepôt.

Remarque : la température de notre couloir est comprise entre 7° et 12°C.Pour notre calcul, on
prend 8°c.

4. Les données climatiques et paramètres du site :


On a choisi l’endroit de la construction de l’entrepôt à la zone industriel Bir Elarch, Sétif proche
de la route nationale N5.

Le tableau ci-dessous montre bien les données climatiques et les paramètres de notre site
pendant les deux périodes estivale et hivernale.

Tableau 1.2 les données climatiques et les paramètres du lieu de l’entrepôt. [**], [*]

Température Humidité Vitesse


Altitude
Longitude Latitude [°c] relative [%] moyenne
[m]
Eté Hiver Eté Hiver [m/s]

5.843970 36.128012 953 37 1 30 80 6

12
Chapitre 1 : Présentation et conception de l’entrepôt.

Figure 1.2 : Projection du lieu du projet dans le plan réel. [*]

5. Affectation des denrées :

La connaissance de ces caractéristiques est indispensable pour calculer les différents


apports internes dus aux variations des températures entre les denrées et les chambres
froides [Congélation, refroidissement des denrées].

Tableau 1.3 : Distribution des denrées sur les chambres. [17]

Destination Température Humidité Vitesse de Denrées Durée


relative l'air [m/s] d'entreposage
Chambre 1 0 85 1.2 Volaille 7÷10 jours
Chambre 2 0 85 1.2 Mouton 1 à 2 semaines
Chambre 3 -20 90 2 Bœuf 6 à 12 mois
Chambre 4 -5 85 1.5 Veau 1 à 2 mois
Chambre 5 -5 85 1.5 Veau 1 à 2 mois
Tunnel -30 95 2.5 Bœuf 20÷24 heures

Remarque :

Les aliments surgelés dans le tunnel sont destinés à la conservation dans la chambre froide 03.

13
Chapitre 1 : Présentation et conception de l’entrepôt.

Tableau 1.4 : Les propriétés thermodynamiques des denrées à entreposer. [17]


Denrées Chaleur massique |KJ/KgK) Chaleur Température
latente de congélation
Avant congélation Apres congélation [°c]

Volaille 2,93-3,18 1.67 247 -2.8


Mouton 2,8 1.59 194.5 -2.2
Bœuf 3.25 1.76 234 -1.7
Veau 2.95 1.67 209 -2.2

6. Tonnage et Manutention :

6.1. Tonnage : [6]

C’est de déterminer la capacité de stockage de chaque chambre. Cette capacité dépend du :

- Mode de stockage.
- Volume de la chambre.
- Type de manutention.

On a deux modes de stockage :

a) Stockage sous forme de palettes pour les chambres.


b) En carcasse sur des rails pour le tunnel :

Le volume utile d’une chambre froide est donné par la formule suivante :

Vu=Su x Hu [m3]

Su : la surface utile de la chambre (m2)

Hu : la hauteur utile de la chambre (m)

Su=Sb x K1 [m2]

Sb : surface brute de la chambre (m2)

K1 : coefficient qui tient compte des espaces libres la longueur des parois verticales
pour la circulation de l’air (K1=0.7)

Hu=H x K2

14
Chapitre 1 : Présentation et conception de l’entrepôt.

H : La hauteur des chambres [m].

K2 : Coefficient qui tient compte des obstacles au voisinage du plafond, et des espaces
les piles et plafond [K2=0.8]

Soit la cadence journalière s’obtient en introduisant (10 % à 20%) de la charge totale :

Tableau 1.5 : Calcul de tonnage appliqué aux chambres froides.

Désignation L[m] L[m] H[m] Sb[m2] Su[m2] Hu[m] Vu[m3]


Chambre 1 10 10 4 100 70 3.2 224
Chambre 2 10 10 4 100 70 3.2 224
Chambre 3 10 10 4 100 70 3.2 224
Chambre 4 10 10 4 100 70 3.2 224
Chambre 5 10 10 4 100 70 3.2 224
Tunnel 10 10 4 100 70 3.2 224

6.2. Manutention : [6]

Dans un entrepôt frigorifique ; à un seul niveau, la largeur et la hauteur prévue pour les
différentes chambres sont déterminées par les dimensions des systèmes d'entreposage utilisé.
Les qualités permettant le bon choix des systèmes de manutention sont :

- La rapidité des manœuvres afin de réduire le temps de la marchandise à la température


ambiante.

- La rationalisation pour éviter des manutentions inutiles et compliquées.

- La sûreté : les piles doivent être stables pour limiter les accidents.

- L'hygiène.

- L'économie des années de manutention ne doit pas graver des prix de la marchandise.

6.2.1. Matériels utilisés :

a) Les palettes :
Ce sont des plateaux conçus spécialement pour pouvoir être manutentionnés par chariots
élévateurs ou transpalettes.

15
Chapitre 1 : Présentation et conception de l’entrepôt.

La disposition des palettes dans la chambre froide ; dans le souci d'assurer une bonne circulation
de l'air froid autour des produits et faciliter de la manutention ; se fait à partir des normes
suivantes :
Les dimensions de la palette : [0,8 x 1.2 x 1.8] [m3], épaisseur = 0, 15 [m].

b) Les rails :
Le but de leurs utilisations c’est pour éviter les fatigues inutiles aux manutentionnaires :
facilitant les manœuvres par la présence des voies aériennes dans les chambres ; ainsi la viande
fraîche se manipule suspendue pour des raisons d'hygiène.
On utilise les rails tubulaires ; c'est rails est constitué par un tube d'acier (33/42) sur lequel roule
un chariot ou glisse un crochet.

c) Transpalettes :
Les appareils permettant des déplacements manuels des palettes charrées ou non ils servent à
effectuer de petits déplacements des palettes vides.

Calcul de la masse totale et la masse journalière à entreposer :


Les dimensions des chambres sont les mêmes 10 x 10 x 4 (mètre) sauf le tunnel on a utilisé des
rails.

Premier mode de stockage : Palettisation.


a) Dimensions des manutentions :
La masse totale est représentée par la viande qui est découpée en morceaux et placés dans des
caisses en bois. La même procédure est appliquée pour les volailles qui sont disposées en
palettes. Les caractéristiques techniques de ce mode de stockage :
- Dimension de la chambre : 10 x 10 x 4 [m3].
- Dimension de la caisse 1 : 0.6 x 0.4 x 0.2 [m3].
- Dimension de la palette : 1,2 x 1 x 1,7 [m3].
- Dimension de la pille : 1,2 x 1x 3.5 [m3].
- La masse nette dans chaque caisse est : 25 [kg].
- Le nombre de caisse : 1.2/0.6=2.1 // 1/0.4=2.5 // 1.7/0.2=8.5
- Le nombre de caisses par palette =2 x 2.5 x 8.5 =43.
- La distance entre deux rangés de caisse est de : 2 [cm].
- La distance entre le mur et la palette est : 1 [m].

16
Chapitre 1 : Présentation et conception de l’entrepôt.

- La distance entre deux palettes est : 1 [m].


- La distance entre la ranges de palettes : 0.35 [m].
b) Détermination du nombre de piles :
Le nombre de piles étalées sur la longueur et largueur de la chambre froide est déterminé à
partir des relations suivantes :
La longueur : 1,2 N1 + 0,5 (N1 -1) + (2 x 1) = 10 m ; N1 = 5 piles.
La Largueur : N2 + 0.75 (N2 -1) + (2 x 1) = 10m ; N2 = 5 piles.

Nombre des piles : N1 x N2 = 5 x 5 = 25 piles.

c) Détermination du nombre de caisses :

Chaque pile supporte deux palettes et chaque palette peut contenir 43 caisses d’où :

Np x Nc x 2 = 43 x 25 x 2 = Nct = 2150 caisses.

d) Capacité d’entreposage :

Mt= Nct x 25 = 2150 x 25 = 53750 (kg) M= 53.75 tonnes.

e) La masse journalière :

La masse introduite par jour :

Dj = 0.2 x 53.75 =10.75 tonnes / jours.

Figure 1.3 : Plan de positionnement des caisses dans une chambre froide.

17
Chapitre 1 : Présentation et conception de l’entrepôt.

Deuxième mode de stockage : Les rails.

Le cas du tunnel de congélation :

- Dimension 10 x 10 x 4 [mètre].
- Distance entre mur et rail = 0,5 [m].
- Distance entre les rails = 1.2 [m].
- Distance entre support = 0.9 [m].

0.5 x 2 + 1.2 x (N1-1) = 10 m => 8 rails.

0.5 x 2 + 0.9 x (N2-1) = 10 m => 11 [crochets].

Le nombre total de support Ns = 10 x 8 = 80.

Chaque support contient quatre crochets Nc= 80 x 4 = 320 [crochets].

La masse d'une carcasse d'un mouton peut varier de 15 à 40kg pour notre calcul on prend 40kg.

Mt=40 x 320 = 12800 =12.4 tonnes.

Dj=0.2 x 12.4 = 2.56 tonnes /jour.

Tous les résultats sont résumés dans ce tableau :

V utile Poids N tot M tot


Chambre Nature Dj [t/jour]
[m3] unitaire [Kg] [caisse] [tonne]
1 224 Caisse 25 2150 53.75 10.75
2 224 Caisse 25 2150 53.75 10.75
3 224 Caisse 25 2150 53.75 10.75
4 224 Caisse 25 2150 53.75 10.75
5 224 Caisse 25 2150 53.75 10.75
Nombre Nombre de
Tc 224 des crochets : 12.4 2.56
rails : 8 320

18
Chapitre 2 : Isolation thermique.

Introduction :

L’isolation thermique a pour objectif de diminuer les pertes de chaleur dans l’enceinte de
l’habitat.

1. Le choix de l’isolation :

Généralement les isolants sont connus par leurs faibles conductivités de chaleur, on peut
choisir un isolant s’il a les propriétés suivantes :

o Faible conductivité thermique.


o Faible densité.
o Non hygroscopique.
o Inodore (odeur qui influe sur les denrées).
o Inflammabilité et Légèreté.
o L’imperméabilité à la vapeur d’eau est nécessaire pour éviter toute sorte de
condensation à l’intérieur de l’isolant.
o Résistant à la compression, au cisaillement et aux influences chimiques et mécaniques.
o Disponibilité et le coût.
o Facilité de pose. [4]

Remarque :
En réalité il n’existe aucun isolant possédant toutes ces propriétés (isolant idéal). [4]

Application au cas de l’entrepôt frigorifique [projet] :


Nous avons choisis les isolants qui ont une bonne réputation et qui sont disponible sur le marché
algérien :

1.1. Le polystyrène :
C’est l’isolant utilisé pour le plancher grâce à de sa bonne résistance mécanique et une
conductivité thermique [λ= 0.029(w/m°c)] et à la masse volumique [20 à 30 Kg/ m3].

1.2. Le polyuréthane :
C’est l’isolant utilisé aux murs et au plafond avec une conductivité thermique.
[λ=0.025 [w/m°c]], et avec une masse volumique [30 à 40 Kg/m3].

19
Chapitre 2 : Isolation thermique.

2. Structure des parois, plafond et plancher de l’entrepôt frigorifique :

2.1. Structure du plafond, des murs et des portes :

Tableau 2.1 : Détail de structure des murs, des portes du plafond.

λ
Indice
R
Matériaux Epaisseur
[m2.k/W] [w/m°c]

1 Tôle d’Acier galvanisé 1.11x10-4 45 0.005


2 Polyuréthane X 0.024 X
3 Tôle d’Acier galvanisé 1.11x10-4 45 0.005

2.2. Structure du plancher :

Tableau 2.2 : Structure du plancher.


Indice Matériaux λ [w/m°c] Epaisseur
01 Carrelage 1.8 0.02
02 Mortier de ciment 1.2 0.015
03 Lit de sable 0.52 0.015
04 Chape en béton armé 0.34 0.04
05 Par vapeur 0.34 0.003
06 Polystyrène 0.029 X
07 Par vapeur 0.34 0.003
08 Dalle de béton 1.5 0.12
09 Vide sanitaire - 0.8

Figure 2.1 : Structure des murs des portes du plafond et plancher.

20
Chapitre 2 : Isolation thermique.

3. Méthode du calcul des épaisseurs de l’isolant :


L’épaisseur de l’isolant doit être choisie de façon à limiter l’échange de chaleur entre
l’extérieur et l’intérieur. Dans notre cas, l’échange de chaleur s’effectue à travers une paroi
plane composée. L’expression de cet échange est donnée par la formule :
𝟏
𝐊=
𝟏 𝟏
( 𝛂𝐢 + ∑𝐧𝐢=𝟏 𝐑𝐢 + )
𝛂𝐞

K : coefficient global de transmission de chaleur (W/m2.K).

αe : Le coefficient d’échange de chaleur externe.

αi ; Le coefficient d’échange de chaleur interne.

Ri : L’épaisseur de chaque couche de la paroi / sa conductivité thermique [e/λ].


∑𝒏𝒊=𝟏 𝐑𝐢 : La somme des résistances thermiques des différentes couches de matériaux
constituant la paroi en (m2.K/W).

𝐞𝟏 𝐞𝟐 𝐞𝟑
La résistance équivalente : ∑𝐧𝐢=𝟏 𝐑𝐢 = + +
𝛌𝟏 𝛌𝟐 𝛌𝟑

3.1. Le calcul du coefficient d'échange intérieur αi :

Il existe deux types d'échange thermique à travers les parois de notre entrepôt :

o Echange thermique par convection, son coefficient est (αic).


o Echange thermique par rayonnement, son coefficient est (αir).

αi = (αic+αir) [W/m2.K]

Et l'échange thermique par convection se résume en deux types, libre et forcé :

o Le coefficient d’échange thermique par convection libre (αicl)


o Le coefficient d’échange thermique par convection forcé (αicf)

αic = ( αicl + αicf ) [W/m2.K]

- Calcul de αicl :

Le coefficient d’échange thermique par convection libre est calculé par la relation suivante :

αicl = (Nu ×λ)/L [W/m2.K]

21
Chapitre 2 : Isolation thermique.

λ : Coefficient de conductivité thermique.


L : La longueur dans le cas d’une paroi vertical et [(longueur + largeur)/2] dans le cas d’une
paroi horizontale.
Nu : nombre de Nusselt (nombre adimensionnel) qui est lui-même calculé par la formule
ci-dessous.
Nu = C. (Gr×Pr)n
C et n deux coefficients en fonction du module (Gr×Pr).

Tableau 2.3 : Coefficient C et n.


Paroi Régime Gr×Pr C N
Laminaire 104-109 0.59 0.25
Paroi verticale 9 12
Turbulent 10 -10 0.129 0.33
Flux descendant
Paroi
Laminaire 105-2×107 0.54 0.25
horizontale 7 12
Turbulent 2×10 -3×10 0.14 0.33
Flux ascendant
Paroi
Laminaire 10 -2×1012
5
0.27 0.25
horizontale 5 12
Turbulent 10 -2×10 0.27 0.25

Gr : Nombre de Grashof (nombre adimensionnel) est calculé par la formule suivante :

Gr = [(ρ2×g×ΔT×β×L3)/µ2] = [(g×ΔT×β×L3)/υ2]

Pr : Nombre de Prandl (nombre adimensionnel) est calculé par la formule suivante :

Pr : (µ×Cp)/λ = (ρ×Cp×υ)/λ

g : accélération de la pesanteur (10 m2/s).

ΔT : la variation de température.
β : coefficient de dilatation volumique en [1/K].
L : La longueur dans le cas d’une paroi verticale et [(longueur + largeur)/2] dans le cas
d’une paroi horizontale.
υ : viscosité cinématique.
Cp : Chaleur spécifique.
λ : Conductivité thermique.

22
Chapitre 2 : Isolation thermique.

Tableau 2.4 : Propriété physique de l’air.

Température Température Masse Conductivité Chaleur Viscosité


[°c] [K] volumique ρ thermique λ spécifique Cp cinématique
[kg/m3] [W/m°k].10-3 [KJ/kg°k] υ [m2/s].10-6
-50 223 1.584 20.4 1.013 9.23
-40 233 1.458 21.2 1.010 10.58
-30 243 1.426 22 1.009 11.94
-20 253 1.395 22.8 1.009 12.43
-10 263 1.342 23.6 1.009 12.79
0 273 1.293 24.4 1.005 13.28
10 283 1.247 25.1 1.005 14.16
20 293 1.205 25.9 1.005 15.06
30 303 1.165 26.7 1.005 16.00
40 313 1.128 27.6 1.005 16.96
50 323 1.093 28.3 1.005 17.95

- Calcul de ΔT : [6]

ΔT est calculé à partir de la relation :

qu = αi ×ΔT [W/m2]

qu : le flux unitaire dépend de la température de la chambre froide.

o Pour les chambres de conservation (chambre positive) qu = 10 [W/m2].


o Pour les chambres de congélation (chambre négative) qu = 8 [W/m2].

Supposant que αi = 7 [W/m2k]

qu = αi ×ΔT [W/m2]  ΔT = qu/ αi [°c]


o ΔT = 1.14 °c pour les chambres négatives.
o ΔT = 1. 42 °c pour les chambres positives.
- Calcul de β : [6]

C’est le coefficient de dilatation volumique β est calculé par la relation suivante :

β = 1/Tm [1/K]

23
Chapitre 2 : Isolation thermique.

Tm : température moyenne en kelvin (K), calculée par la relation suivante :

Tm = (Ti + Tpi)/2 [K]

La température de la paroi à l'intérieur varie selon le flux de chaleur

o Tpi = Ti + ΔT si le flux est entrant.


o Tpi = Ti – ΔT si le flux est sortant.

- Calcul de αicf : [6]

Le coefficient d'échange thermique par convection forcée est calculé par la relation suivante :

αicf = (Nu ×λ)/L [W/m2.K]

L : La longueur dans le cas d'une paroi verticale et [(longueur + largeur)/ 2] dans le cas
d'une paroi horizontale.
λ : Coefficient de conductivité thermique
Nu : Nombre de Nusselt qui est lui-même calcule par la formule ci-dessous.

Nu = C× Rem×Prn

Pr : Nombre de Prandlt est déjà calculé pour αicl.

Re : Nombre de Reynolds calculé par la formule suivante :

Re = (ν×L)/υ

L: La longueur caractéristique dans le cas d'une paroi verticale et [(longueur+largeur)/2]


dans le cas d'une paroi horizontale.

Vint : La vitesse de l’air intérieur.

Vext : La vitesse de l’air extérieur pour le calcul de αecf.

La vitesse de l'air extérieur [6 m/s] dans la région de Birelarch, Sétif.

24
Chapitre 2 : Isolation thermique.

Tableau 2.5 : Les vitesses de l’air de l’extérieure et l’intérieure des chambres. [4]

Chambre Vitesse de l’air (m/s)


01 1.2
02 1.2
03 2
Intérieur 04 1.5
05 1.5
Tunnel 2.5
SAS 2
Extérieur / 6

Les coefficients C, m et n varient selon le régime d’écoulement donnés au tableau suivant :

Tableau 2.6 : Régime d’écoulement en fonction des coefficients C, m, n pour la


convection forcée. [6]
Reynolds [Re] Le régime d’écoulement C m n
> 4×105 Turbulent 0.036 0.8 0.33
< 4×105 Laminaire 0.664 0.5 0.33

- Calcul de αir : [6]

Le coefficient d'échange thermique par rayonnement est calculé par la relation suivante :

αir = C12 × [(Tpi /100)4 – (Ti/100)4]/ΔT [W/m2.K]

o αir = C12 × [(Ti /100)4 – (Tpi /100)4]/ΔT si le flux sortant.


o αir = C12 × [(Tpi /100)4 – (Ti /100)4]/ΔT si le flux entrant.

Le coefficient de rayonnement : dépend de la matière de la paroi.

o Construction en Tôle C12 = 4.464 [W/m2.k].


o Construction en béton C12 = 3.968 [W/m2.k].

Remarque : [6]

Pour les parois horizontales (plafond et plancher) :

o Si le flux est descendant on doit minorer αic de 30% :


αic (minoré) = αic × 0.70 [W/m2.K].
o Si le flux est ascendant on doit majorer αic de 30% :
αic (majoré) = αic × 1.30 [W/m2.K].

25
Chapitre 2 : Isolation thermique.

2.3.3.1. Le calcul du coefficient d'échange extérieur αe : [6]

Dans le calcul des coefficients superficiels extérieurs, on refait le même calcul tenant compte :

o On ne fait ni une majoration ni une minoration.


o αe avant-projet = 23 [W/m2.K].

Figure 2.2 : Disposition de la chambre 04 par rapport l’environnement et des chambres.

Exemple de calcul : Chambre 04 une chambre de congélation ΔT = 1.142 °C

Calcul du Tpi :

Le flux entrant pour les parois Nord, Est, Sud, Ouest donc :

Tpi = Ti + ΔT

Parois N, E, S, O: Tpi = -5 + 1.142= -3.858°C = 269,29 [K]

Plancher: Tpi = -5 + 1.142= -3.858 °C = 269.29 [K]

Plafond: Tpi = -5 + 1.142= -3.858 °C = 269,29 [K]

Calcul du Tm: [6]


Tm = (Ti + Tpi)/2

26
Chapitre 2 : Isolation thermique.

Parois N, E, S, O: Tm = (-5 + -3.858)/2= -4.429 °C = 268.721 [K]


Plancher : Tm = (-5 + -3.858)/2= -4.429 °C = 268.721 [K]
Plafond: Tm = (-5 + -3.858)/2= -4.429 °C = 268.721 [K]
Calcul du β: [6]
β = 1/Tm

Parois N, E, S, O: β = 1/ (-4.429 + 273) = 3.72 × 10-3 [1/K]

Plancher : β = 1/ (-4.429 + 273)= 3.72 × 10-3 [1/K]

Plafond : β = 1/ (-4.429 + 273)= 3.72 ×10-3 [1/K]

Calcul de Prandlt :
Pr = (ρ×Cp×υ)/λ

Parois N, E, S, O : Pr = (1.3175×1.007×13.28×10-6)/24×10-3= 0,734

Plancher : Pr = (1.3175×1.007×13.28×10-6)/24×10-3= 0,734

Plafond : Pr = (1.3175×1.007×13.28×10-6)/24×10-3= 0,734

Calcul de Grashof :

Gr = [(g×ΔT×β×L3)/υ2]

Parois N, E, S, O: Gr = [(10×1.1428×3.72×10-3×43)]/ (13.28×10-6)2= 1.54×1010

Plancher : Gr = [(10×1.1428×3.72×10-3×103)]/ (13.28×10-6)2= 2.41×1011

Plafond : Gr = [(10×1.1428×3.72×10-3×103)]/ (13.28×10-6)2= 2.41×1011

(Gr×Pr) :

Parois N, E, S, O : (Gr×Pr) = 1.13 ×1010

Plancher : (Gr×Pr) = 1.77 ×1011

Plafond : (Gr×Pr) = 1.77 × 1011

Calcul de Nusselt :

Nu = C × (Gr×Pr)n

Parois N, E, S, O : Nu = 0.129× (1.13×1010)0.33 = 2.68× 102

Plancher : Nu = 0.27× (1.77×1011)0.25 = 1.75 ×102

27
Chapitre 2 : Isolation thermique.

Plafond : Nu = 0.14 × (1.77×1011)0.33 = 7.21× 102

Calcul de αicl :

αicl = (Nu×λ)/L [W/m2.k]

Parois N, E, S, O : αicl = (268×24×10-3)/4 = 1.609 [W/m2.K]

Plancher : αicl = (175×24×10-3)/10 = 0.42 [W/m2.K]

Plafond : αicl = (721×24× 10-3)/10= 1.73 [W/m2.K]

- Calcul de αicf :

Calcul de Reynolds :

Re = (v×L)/υ

Parois N, E, S, O : Re = (1.5×4)/13.28×10-6 = 4.52×105

Plancher : Re = (1.5×10)/ 13.28×10-6 = 1.13×106

Plafond : Re = (1.5×10)/ 13.28×10-6 = 1.13 ×106

Si le nombre de Reynolds est supérieur à 4×105 donc le régime est turbulent

C = 0.036, m = 0.8, n = 0.33

Nu = C × Rem × Prn

Calcul du nombre de Nusselt :

Parois N, E, S, O : Nu = 0.036 × (4.52×105)0.8× 0.7340.33 = 1090

Plancher : Nu = 0.036× (1.13 ×106)0.8× 0.7340.33 = 2260

Plafond : Nu = 0.036× (1.13 ×106)0.8× 0.7340.33 = 2260

Calcul de αicf :

αicf = (Nu×λ)/L (W/m2.K)

Parois N, E, S, O : αicf = (1090×24×10-3)/4 = 6.518 [W/m2.K]

Plancher : αicf = (2260×24×10-3)/10 = 5.426 [W/m2.K]

28
Chapitre 2 : Isolation thermique.

Plafond : αicf = (2260×24×10-3)/10 = 5.426 [W/m2.K]

Apres le calcul de αicl et αicf , on aura le coefficient αic qui est le moyen des deux coefficients
libre et forcé :

αic = (αicl + αicf)/2

Les parois N, E, S, O : αic = (6.518+ 1.609)/2 = 4.063 [W/m2.K]

Plancher: αic = (5.426 + 0.42)/2 = 2.618 × (100+30) % = 3.8 [W/m2.K]

Plafond : αic = (5.426 + 1.73)/2 = 6.629 × (100-30) % = 2.5 [W/m2.K]

- Calcul de αir :

On calcule le coefficient d’échange thermique par rayonnement par la relation :

αir = C12 × [(Tpi/100)4-(Ti/100)4]/ΔT

C12 = 4.464.

Les parois N, E, S, O : αir= 4.464× [(269.29/100)4-(268.15/100)4]/1.1428 = 3.464 [W/m2.K]

Plancher : αir= 4.464× [(269.29/100)4-(268.15/100)4]/1.1428 = 3.464 [W/m2.K]

Plafond : αir= 4.464× [(269.29/100)4-(268.15/100)4]/1.1428 = 3.464 [W/m2.K]

Calcul de αi :

Le coefficient d’échange thermique intérieur est calculé par la relation :

αi = αic + αir

Parois N, E, S, O : αi = 4.0636 + 3.464 = 7.528 [W/m2.K]

Plancher : αi = 3.8 + 3.464 = 7.265 [W/m2.K]

Plafond : αi = 2.5 + 3.464 = 5.969 [W/m2.K]

- Calcul de l’épaisseur de l’isolant eis :

On peut le calculer par les étapes suivantes :

qu = K × ΔT

K = qu/ ΔT = 1/(1/ αi + ∑Ri + 1/ αe)

ΔT/ qu = 1/ αi + ∑Ri + 1/ αe

29
Chapitre 2 : Isolation thermique.

∑Ri = ΔT/ qu – (1/ αi +1/ αe)

eis = λis × [ΔT/ qu – (1/ αi +1/ αe+ ∑ei/λi)] [m]

Exemple de calcul :

Chambre 02 :

Paroi E : eis =0.024× [(8-0)/10– (1/5,618+1/8,233+0,012/0,024)] = 0,012m =1.2cm

Calcul du coefficient K : [6]

Exemple chambre 03 :

Paroi O : K=1/ (1/ αi + ∑Ri + 1/ αe)

K=1/ (1/7,911+ (0,005/45) + (0,005/45) +1/8,242) =0.29 [W/m2.K]

Les tableaux ci-dessous résument les coefficients d’échanges, le coefficient global de transfert
de chaleur K, l’épaisseur [αi, αe, eis, λis, K] :

Tableau 2.7 : Le coefficient global de transfert de chaleur K [Chambre 01].

αi αe eis λis Kréel


Paroi
[W/m2.K] [W/m2.K] [m] [W/m2.K] [W/m2.K]
E 5,61812976 8,14431004 0,01 0,024 1.25

O 5,61812976 14,5012222 0,08 0,024 0.27

Plancher 6,92043256 14,7564544 0,05 0,043 0.67

Plafond 5,91390615 10,5222357 0,08 0,024 0.27

Porte 5,35210695 5,29105624 0,01 0,024 1.25

30
Chapitre 2 : Isolation thermique.

Tableau 2.8 : Le coefficient global de transfert de chaleur K [Chambre 02].

αi αe eis λis Kréel


Paroi
[W/m2.K] [W/m2.K] [m] [W/m2.K] [W/m2.K]
E 5,61812976 8,14431004 0,01 0,024 1.25
S 5,61812976 14,5012222 0,08 0,024 0.27
O 5,61812976 14,5012222 0,08 0,024 0.27
Plancher 6,92043256 14,7564544 0,24 0,043 0.64
Plafond 5,91390615 10,5222357 0,08 0,024 0.27
Porte 5,35210695 5,29105624 0.01 0.024 1.25

Tableau 2.9 : Le coefficient global de transfert de chaleur K [Chambre 03].

αi αe eis λis Kréel


Paroi
[W/m2.K] [W/m2.K] [m] [W/m2.K] [W/m2.K]
N 7,91185516 14,4611076 0,17 0,024 0.14
E 7,91185516 14,4611076 0,17 0,024 0.14
S 7,87385306 6,88947998 0,04 0,024 3.68
O 7,91185516 8,10215308 0,08 0,024 0.29
Plancher 7,70448736 14,8701535 0,71 0,043 0.29
Plafond 5,96808115 10,4915458 0,16 0,024 0.14
Porte 4,87571528 5,26913302 0,07 0,024 0.29

Tableau 2.10 : le coefficient global de transfert de chaleur K [Chambre 04].

Paroi αi αe eis λis Kréel


[W/m2.K] [W/m2.K] [m] [W/m2.K] [W/m2.K]
E 7,52861239 14,4611076 0,12 0,024 0.19
O 7,52861239 8,10215308 0,03 0,024 0.62
Plancher 7,26545191 14,6965123 0,36 0,043 0.47
Plafond 5,96995773 10,4915458 0,12 0,024 0.19
Porte 5,2290623 5,26913302 0,03 0,024 0.62

31
Chapitre 2 : Isolation thermique.

Tableau 2.11 : Le coefficient global de transfert de chaleur K [Chambre 05].

αi αe eis λis Kréel


Paroi
[W/m2.K] [W/m2.K] [m] [W/m2.K] [W/m2.K]
E 7,52861239 14,4611076 0,12 0,024 0.19
S 7,52861239 14,4611076 0,12 0,024 0.19
O 7,52861239 8,10215308 0,03 0,024 0.62
Plancher 7,26545191 14,6965123 0,36 0,043 0.47
Plafond 5,96995773 10,4915458 0,12 0,024 0.19
Porte 5,2290623 5,26913302 0,03 0,024 0.62

Tableau 2.12 : Le coefficient global de transfert de chaleur K [Tunnel de congélation]

αi αe eis λis Kréel


Paroi
[W/m2.K] [W/m2.K] [m] [W/m2.K] [W/m2.K]
N 8,41461972 14,4611076 0,20 0,024 0.12
E 8,41461972 8,10215308 0,11 0,024 0.21
S 8,41461972 6,52131072 0,08 0,024 0.27
O 8,41461972 14,4611076 0,20 0,024 0.12
Plancher 8,26673618 14,8921463 0,94 0,043 0.22
Plafond 6,12420069 10,4915458 0,19 0,024 0.12
Porte 7,22094934 5,26913302 0,11 0,024 0.21

Tableau 2.13 : Le coefficient global de transfert de chaleur K [SAS].

Paroi αi αe eis λis Kréel


[W/m2.K] [W/m2.K] [m] [W/m2.K] [W/m2.K]
N 8,8814678 39,9984878 0,07 0,024 0.34
S 8,8814678 39,9984878 0,07 0,024 0.34
Plancher 8,04354254 12,3948439 0,07 0,23 1.17
Plafond 6,6789292 39,2302228 0.07 0,024 0.34
Porte 9,12302927 40,6194576 0.06 0,024 0.38

32
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

Introduction :

Après la présentation de l’entrepôt frigorifique qui se résume en architecture des


chambres et les données climatiques. Tout cela va nous aider à établir le bilan énergétique des
chambres froides pour déterminer les puissances frigorifiques effectives. Le calcul de ces
charges thermiques se fait pendant la période estivale.

1. Transfert de chaleur :

C’est l’échange de la chaleur au sein d’un corps ou bien plus de températures différentes, il se
fait toujours du côté vers le coté froid.

1.1. Equilibre thermique :

La notion d’équilibre thermique est obtenue parfois entre deux corps de même température, il
y’ a pas de transfert thermique. [3], [11]

2. Les modes de transfert thermique :

Les principales modes de transfert de chaleur, celles les plus connues par :

2.1. Par conduction :

La température d’un corps et l’image physique de l’agitation désordonnée et aléatoire des


atomes et des molécules composant se corps, si une partie de ce corps et plus chaude que l’autre,
l’énergie de vibration des molécules les plus chaudes, dans les plus agiter se transmet de proches
en proche aux molécules les plus froides, qui s’échauffent à leurs tour. [3], [11]
- Loi de Fourier
La théorie de la conduction repose sur l’hypothèse de fourrier dont le flux de chaleur est
proportionnel au gradient de température.
𝛛𝐓
𝛗 = −𝛌 . 𝐒
𝛛𝐱
φ : Flux de chaleur transmis par conduction [W].
λ : Conductivité thermique du milieu [W/m-1. °c].
T : Température en [°c]
x : Coordonnée du point considérée dans la direction de Flux [m].
S : Aire de la section de passage du flux de chaleur [m2].

34
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

2.2. Par rayonnement :

Tous les corps solides ou liquides émettent, en permanence, des radiations par leur surface
en dit qu’ils rayonnent. Cette émission dépond de la nature de la température de la surface, elle
est totalement indépendante des objets environnants, ne nécessite aucun support matériel et par
conséquent, s’effectue même dans le vide. Le rayonnement absorbe l’énergie interne des corps
qui rayonne, inversement lorsque cette énergie rayonnante atteint la surface d’un autres corps,
une petite de l’énergie rayonnée est transformé en chaleur et absorbé par ce corps, et le reste est
réfléchi. [3], [11]

φ= σ .εp .S.(Tp4-T∞4 )

φ : Flux de chaleur transmis par Rayonnement [W].


σ : Constante de Stephan Boltzmann [5,67*10-8 W. m-2.K-4].
εp : Facteur d’émission de la surface.
Tp : Température de la surface [K].
T∞ : Température du milieu environnant la surface [K].
S : Aire de la surface [m²].

2.3. Par convection :

La convection n’implique aucun mouvement visible de matière, au contraire de la


transmission de chaleur par convection a pour origine un courant de fluide considérant un corps
solide, dont une paroi est un contact avec le fluide (liquide ou gaz). Supposant que le solide et
le fluide soient à de températures différentes, et admettant par exemple que le solide soit plus
chaud que le fluide qui baigne, les particules des fluides au contact de la paroi s’échauffent un
courant de fluide les entraine. Elles vont chauffer les autre parties du fluide, ils sont aussitôt
remplacés par des particules plus est plus chaud que le corps solide qui baigne. [3], [11]
φ = h × S × ΔT

φ : Flux de chaleur ou quantité de chaleur transmis (e) par convection [W].


h : Coefficient de transfert de chaleur par convection [W/m2. °c]
ΔT= (Tp- Tf) : Différence de température entre la paroi et le fluide [°c].
S : Surface d’échange de chaleur [m2].

35
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

3. Les apports thermiques : [17]


En générale les apports se divisent en deux catégories :
Les apports internes : [17]
Les charges dues à l’installation du groupe frigorifique (Ventilateurs…), plus des apports
dépend des denrées :
- Les apports dus au refroidissement de l’emballage.
- Les apports dus à l’introduction des denrées.

D’autres apports indépendants :

- Les apports dus à l’éclairage.


- Les apports dus aux personnels.

Les apports externes : [17]

- Les apports par transmission.


- Les apports dus au renouvellement d’air systématique.
- Les charges dues aux infiltrations (Renouvellement d’air intempestif).

3.1. Les apports externes : [17]


3.1.1. Les apports par transmission :
Les apports par transmission sont des apports dus à la différence de température existant
entre l’intérieur et l’extérieur. Ils dépendent du coefficient d’échange global, de la différence
de température et de la surface d’échange.
Les apports par ensoleillement sont dus à l’exposition de la surface aux rayons solaires.
Ils dépendent de la nature de la paroi, de l’orientation et de la surface.

Ils sont donnés par la relation :

Qtr = K × S × (ΔT + ΔT’) [KW]

K : coefficient de transmission thermique de la paroi considérée [W/m2.K].

S : surface de la paroi considérée [m2].

ΔT : Différence de température des deux côtés de la paroi considérée [K].

ΔT’ : Majoration de l’écart de la température ΔT qui tient compte de l’ensoleillement,


dépend de la nature et l’orientation de la paroi, et aussi de la latitude de notre site.

36
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

Tableau 3.1 : Les valeurs de ∆T’ en fonction de latitude, l’orientation et les parois.
Latitude Orientation des parois verticales
Paroi Horizontale
[°E] S SE E NE N NO O SO
30 7.4 1.2 3.0 3.7 3.0 1.9 3.0 3.6 3.0
36.11 7.36 2.17 3.17 3.7 2.93 1.83 2.93 3.63 3.17
40 2.7 3.5 3.7 2.8 1.7 2.8 3.7 3.5 7.3

Tableau 3.2 : Les apports de chaleur par transmission [Chambre 01].

Parois Kréel [W/m2.K] Surface [m2] ΔT [K] ΔT’ [K] Qtr [W]
E 1.25 40 8 0 400
O 0.27 40 37 3.63 439.24
Plancher 0.67 100 15 7.36 1490.67
Plafond 0.27 100 37 7.36 1198.92
Porte 1.25 4 8 0 40

Tableau 3.3 : Les apports de chaleur par transmission. [Chambre 02]

Parois Kréel[W/m2.K] Surface [m2] ΔT [K] ΔT’ [K] Qtr [W]


E 1.25 40 8 0 400
S 0.27 40 37 2.17 423.46
O 0.27 40 37 3.63 439.24
Plancher 0.64 100 15 7.36 1430.77
Plafond 0.27 100 37 7.36 1198.92
Porte 1.25 4 8 0 40

Tableau 3.4 : Les apports de chaleur par transmission. [Chambre 03]

Parois Kréel[W/m2.K] Surface [m2] ΔT [K] ΔT’ [K] Qtr [W]


N 0.14 40 57 1.83 330.28
E 0.14 40 57 3.7 340.78
S 3.68 40 15 0 2204.65
O 0.29 40 28 0 320.01
Plancher 0.29 100 35 7.36 1208.19
Plafond 0.14 100 57 7.36 903.31
Porte 0.29 4 28 0 32

37
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

Tableau 3.5 : Les apports de chaleur par transmission. [Chambre 04]

Parois Kréel[W/m2.K] Surface [m2] ΔT [K] ΔT’ [K] Qtr [W]


E 0.19 40 42 3.7 348.19
O 0.62 40 13 0 320
Plancher 0.47 100 20 7.36 1289.07
Plafond 0.19 100 42 7.36 940.19
Porte 0.62 4 13 0 32

Tableau 3.6 : Les apports de chaleur par transmission. [Chambre 05].

Parois Kréel[W/m2.K] Surface [m2] ΔT [K] ΔT’ [K] Qtr [W]


E 0.19 40 42 3.7 348.19
S 0.19 40 42 2.17 336.53
O 0.62 40 13 0 320
Plancher 0.47 100 20 7.36 1289.08
Plafond 0.19 100 42 7.36 940.19
Porte 0.62 4 13 0 32

Tableau 3.7 : Les apports de chaleur par transmission. [Tunnel].

Parois Kréel[W/m2.K] Surface [m2] ΔT [K] ΔT’ [K] Qtr [W]

N 0.12 40 67 1.83 328.74


E 0.21 40 38 0 320.01
S 0.27 40 30 2.17 343.16
O 0.12 40 67 0 320
Plancher 0.22 100 45 7.36 1132.73
Plafond 0.12 100 67 7.36 887
Porte 0.21 4 38 0 32

Tableau 3.8 : Les apports de chaleur par transmission. [SAS].

Parois Kréel [W/m2.K] Surface [m2] ΔT [K] ΔT’ [K] Qtr [W]
N 0.34 40 29 1.83 425.26
S 0.34 40 29 2.17 429.95
Plancher 1.17 300 7 0 2457.74
Plafond 0.34 300 29 0 3000.11
Porte 0.38 4 29 1.83 70.25

38
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

Tableau 3.9 : Les apports totaux par transmission pour chaque chambre.
Chambre Chambre Chambre Chambre Chambre
Chambre Tunnel SAS
[01] [02] [03] [04] [05]

Qtr [KW] 3568,83 3932,40 5339,23 2929,46 3265,99 3364,54 6383,31

3.1.2. Les apports dus au renouvellement d'air : [17]

Le renouvellement et le remplacement d’air des chambres est indispensable pour évacuer les
odeurs des denrées, il est effectué par deux modes :

- Renouvellement d'air systématique.


- Renouvellement d'air intempestif.

3.1.2.1. Les apports dus au renouvellement d'air systématique : [17]

Le renouvellement d’air est généré à l’aide des ventilateurs, la température de l’air frais entrant
provoque une charge thermique parce qu’elle est supérieure à celle de la chambre. Il est donné
par la relation suivante :

Qrs = (ε/24 × 3600) × (Vef / Vs) × (He-Hi)

Qrs : Apport de chaleur due au renouvellement d'air systématique

Vef : Volume de la chambre froide [m3].

Vs : Volume spécifique de l'air intérieur [m3/Kg].

He : L'enthalpie de l'air extérieur [KJ/Kg].

Hi : L'enthalpie de l'air intérieur [KJ/Kg].

ε : Nombre de renouvellement d’air par jour qui est donnée par le tableau suivant :

39
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

Tableau 3.10 : [ε] Nombre de renouvellement d’air par jour.


Température intérieure [°c]
Volume de la chambre [m3]
Ti ≤ 0°C Ti > 0°C

120 6 8
150 5 7
175 5 6
250 4 5.3
300 4 5
500 3 4
750 2 3.3
1000 2 3
1500 1 2
2000 1 1
2500 1 1

Exemple de calcul : Chambre 02.


Longueur = 10 m, Largeur = 10 m, Hauteur = 4 m.
Vef = 400m3 donc ε= 3.5, Vs= 0.78m3/kg, Hi= 8 kJ/kg, He= 67.3 kJ/kg sont obtenu à partir
du diagramme de l’air humide.
Qrs = (3600 × 3.5 /24) × (400 /0.78) × (67.3 - 8) = 1,23 [KW].

Tableau 3.11 : Les apports dus au renouvellement d'air systématique.

Chambre Vef [m3] Vs [m3/Kg] He [Kj/Kg] Hi [KJ/Kg] ε [Jour-1] Qrs [KW]


01 400 0.78 67.3 8 3.5 1,23
02 400 0.78 67.3 8 3.5 1,23
03 400 0.717 67.3 -18.31 3.5 1,93
04 400 0.762 67.3 0.41 3.5 1,42
05 400 0.762 67.3 0.41 3.5 1,42
Tunnel 400 0.689 67.3 -29.25 3.5 2,27

3.1.2.2. Les apports dus au renouvellement intempestif : [17]

Il est dû à l’ouverture des portes pendant l’introduction des denrées ou la livraison. Ce


sont les charges dues aux infiltrations de l’air. Ils sont donnés par la relation suivante :

Qri = Qe × Sp

Qri : Apport de chaleur due à l'ouverture de la porte (intempestive) [KW].

40
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

Sp : Surface du plancher de la chambre froide [m2].


Qe : Quantité de chaleur introduite par l'infiltration de l'air/unité de surface [KW/m2].
Qe est donnée par le tableau suivant :

Tableau 3.12 : La quantité de chaleur introduite par infiltration d'air par m2.
Volume de la chambre froide
Utilité de la chambre
3
< 50 m < 150 m3 > 150 m3
Réfrigération 14×10-3 7×10-3 6×10-3
Congélation 19×10-3 9×10-3 7×10-3
Stockage en réfrigération 9×10-3 5×10-3 4×10-3
Stockage en congélation 7×10-3 4×10-3 3×10-3
SAS 4.7×10-3 2.3×10-3 1.2×10-3

Exemple de calcul :

Chambre 01 :
V = 400m3 donc Qe = 4×10-3 [KW/m2], Sp =100 m2
Qri = 4×10-3 × 100 = 0,4 [KW].

Tableau 3.13 : Les apports dus au renouvellement d'air intempestif.

Destination Utilité de la chambre Qe [KW/m2] Sp [m2] Qri [KW]

01 Stockage en réfrigération 4×10-3 100 0,4


-3
02 Stockage en réfrigération 4×10 100 0,4
03 Stockage en congélation 3×10-3 100 0,3
-3
04 Stockage en congélation 3×10 100 0,3
05 Stockage en congélation 3×10-3 100 0,3
Tunnel Congélation rapide 7×10-3 100 0,7
SAS / 1,2×10-3 300 0,36

3.2. Les apports internes : [17]


3.2.1. Les apports dus à l'introduction des denrées :
La cause de ces apports est l’introduction des aliments à une température élevée dans les
chambres. Ils se calculent par la relation :
Cas de la congélation :

Qint = Mh × [(Cpav × (Te – Teg)) + Leg + (Cpap × (Teg – Tf))]/3600 [KW]

41
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

Teg : Température de congélation des denrées.


Leg : chaleur latente des denrées.
Cpap : chaleur massique des denrées après congélation.
Cas de la réfrigération :
Qint = Mh × Cpav × (Te – Tf)/3600 [KW]

Qint : Apports dus à l'introduction des denrées [KW]


Mh : Le débit massique d’entreposage [kg/h].
Cpav : Chaleur massique des denrées avant congélation [kJ/kg.K].
Te : température des denrées [°c].
Tf : température de la chambre froide [°c].

Exemple de calcul :
o Cas de la réfrigération : Chambre 01
Qint = Mh × Cpav × (Te – Tf)/3600 = 447.92× 2.93 × (8-0) /3600 =2,92 [KW]
o Cas de la congélation : Chambre 04
Qint = Mh × [(Cpav × (Te - Teg)) + Leg + (Cpap × (Teg -Tf))]/3600
= 447.92 × [(3.25 × (8 -(-1.7))) +234 + (1.76 × (-1.7-(-5)))]/3600 = 30.33 [KW]

Tableau 3.14 : Les apports dus à l'introduction des denrées.


Mh Te Tf Cpav Cpap Teg Leg Qent
Chambre
[kg/h] [°c] [°c] [KJ/KgK] [KJ/KgK] [°c] [kJ/kg] [KW]
01 447,92 8 0 2,93 / / / 2,92
02 447,92 8 0 2,8 / / / 2,79
03 447,92 -30 -20 3,25 / / / /
04 447,92 8 -5 2,95 1.67 / / 4,77
05 447,92 8 -5 2,95 1.67 / / 4.77
Tunnel 106,67 8 -30 3,25 1,76 -1.7 234 9,34

3.2.2. Les apports dus à l’éclairage : [17]

Les lampes utilisées dans les chambres sont spécifiques à cause de leurs résistances aux
froids et humidité, étanche à l'eau. Grace à "Rietchel" on a choisi les lampes fluorescentes dont
la puissance varie entre 8 et 25 w/m2. La chaleur cédée par les lampes sous l'effet de joule est
calculée à partir la relation :

42
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

Qecl = P × (t/24) × Spl [KW]

Qecl : les apportes de chaleur dus à l'éclairage [kW].

P : puissance de la lampe [kW].

t : La durée de fonctionnement des lampes [heure], 4h pour les chambres froides, 8h le


SAS.

Spl : surface du plancher [m2].

Exemple de calcul :

SAS : Qecl= P × (t/24) × Spl = 0.025 × 8/24 × (30 × 10) = 2.5 [KW].

Tableau 3.15 : Les apports dus à l’éclairage.

Chambre P [KW] t [heure] Spl [m2] Qecl [KW]

01 0,008 4 100 0,13


02 0,008 4 100 0,13
03 0,008 4 100 0,13
04 0,008 4 100 0,13
05 0,008 4 100 0,13
Tunnel 0,008 4 100 0,13
SAS 0,025 8 300 2,50

3.2.3. Les apports dus au personnel : [17]

Le corps humain dégage de l'énergie thermique sous forme de chaleur et vapeur d'eau,
On prend en considération cette quantité de chaleur qui est donnée par la relation :

Qper = n × (t/24) × qper [KW]

Qper : Les apports dus au personnel.

n : Nombre de personne.

t : Nombre d'heure de travail.

qper : Quantité de chaleur dégagée par une personne en activité moyenne dans les
chambres froides par le tableau suivant :

43
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

Tableau 3.16 : Quantité de chaleur dégagée par une personne en activité moyenne suivant la T°.
Températures °C 0 -5 -20 -30 8

Q personnel [KW] 0.27 0.30 0.39 0.45 0.22

Exemple de calcul :

Le SAS : n= 4, t=8 h, qper= 0.22 à 8°c.

Qper = n × (t/24) × qper= 4 × 8/24 × 0.22 = 0.29 [KW]

Tableau 3.17 : Les apports dus au personnel.

Chambre N t [heure] qper [KW] Qper [KW]

01 3 6 0,27 0,20
02 3 6 0,27 0,20
03 3 6 0,39 0,29
04 3 6 0,3 0,23
05 3 6 0,3 0,23
Tunnel 3 6 0,45 0,34
SAS 3 8 0,22 0,29

3.2.4. Les apports thermiques dus à la manutention : [17]


Ce sont les charges thermiques dues aux matériels roulants comme par exemple les
chariots élévateurs et transpalettes électriques.

Qmr = n × p × t/ 24 [W]
n : Nombre de matériels roulant.
P : Puissance totale de chaque type de matériel [W]
t : Durée de présence du matériel [h/j]
Supposant qu’on n’a pas utilisé de tels engins de transport motorisé, on aura donc :

Qmr= 0

3.2.5. Les apports dus au refroidissement de L’emballage : [17]

Les apports dus à cette différence de température sont calculés par la relation :

Qem = Mem × Cpem × (Tem – Tef)/3600 [KW]

44
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

Qem : Les apports dus au refroidissement de l'emballage [KW].

Mem : Débit d'emballage entrant [Kg/h].

Cpem : Chaleur massique de l'emballage [KJ/h].

Tem : Température de l'emballage.

Tef : Température de la chambre froide [°c].

Le débit d'emballage est calculé par :

Mem = (Nc × mc)/24

Nc : Nombre de caisse dans la chambre froide.

mc : La masse nette de caisse [Kg].

Exemple de calcul :

Chambre 04 : Cpem = 0.3 KJ/Kg.K, Tcf =-5°C, Tem = 8 °c.

Qem =0.3 × 860 × (8-(-5))/ 3600 =0,93 [KW].

Tableau 3.18 : Les apports dus au refroidissement de l'emballage.

Chambre Nc (Caisse) Mem [Kg/h] ΔT [°C] Qem [KW]

01 2150 860 8 0,57


02 2150 860 8 0,57
03 2150 860 28 2,01
04 2150 860 13 0,93
05 2150 860 13 0,93

3.2.6. Les apports dus aux moteurs des ventilateurs et aux résistances de dégivrages : [17]

Il faut d'abord savoir que la charge thermique intermédiaire et la puissance intermédiaire


de l'évaporateur et calculer la puissance frigorifique prévisionnelle pour choisir un évaporateur
à partir d'un catalogue, dès qu'on choisit le type d'évaporateur on détermine le nombre des
résistances de dégivrage et la puissance des moteurs des ventilateurs et on établit le calcul de la
puissance effective de l'évaporateur. C’est la charge thermique intermédiaire Qint, on doit
calculer la puissance frigorifique intermédiaire de l'évaporateur Q0int par la relation :

Q0int = Qint × 24 /τinst [KW]

45
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

τinst : La durée de fonctionnement de l'installation :

o 18 heures pour les Chambres de congélation.


o 16 heures pour les Chambres de conservation.

Ensuite on calcul Q0 prévisionnelle par la relation suivante :

Q0prév = 1.2 × Q0int [KW]

Tableau 3.19 : La somme des apports de chaleur de l'entrepôt [KW].

Chambre Qtr Qrs Qri Qent Qecl Qem Qper Qint Q0int Q0pre

1 3,57 1,23 0,40 2,92 0,13 0,57 0,20 6,11 9,16 11,00
2 3,93 1,23 0,40 2,79 0,13 0,57 0,20 9,26 13,89 16,67
3 5,34 1,93 0,30 0 0,13 2,01 0,29 10,01 13,35 16,02
4 2,93 1,42 0,30 4,77 0,13 0,93 0,23 10,71 14,28 17,14
5 3,27 1,42 0,30 4,77 0,13 0,93 0,23 11,05 14,73 17,68
Tunnel 3,36 2,27 0,70 9,34 0,13 0 0,34 16,15 21,53 25,84
SAS 6,38 0 0,36 0 2,50 0 0,29 9,54 14,30 17,17

La puissance frigorifique à installer est appelée la puissance effective de l'évaporateur qui est
égale à la somme de la puissance intermédiaire de l'évaporateur et la puissance des moteurs des
ventilateurs et la puissance des résistances de dégivrage :

Q0eff = Q0int + Qvent + Qdeg [KW]

3.2.6.1. La puissance des moteurs des ventilateurs : [17]

Qvent = n × P × τévap / τinst [KW]

n : Nombre de ventilateur de l'évaporateur.

P : Puissance de ventilateur.

τévap : La durée de fonctionnement de l'évaporateur :

o 18 heures pour la congélation.


o 16 heures pour la conservation.

3.2.6.2. La puissance du dégivrage : [17]

Qdég = n × P × τdég / τinst [KW]

n : Nombre des résistances.

46
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

P : Puissance des résistances [KW].

τdég : La durée de dégivrage est 2 h/j pour la conservation et 1.33 h/j pour la congélation

τinst : La durée de fonctionnement de l'installation.

o 18 heures pour la congélation.


o 16 heures pour la conservation.

Exemple de calcul :

Chambre 03 : Type d’évaporateur [3C- A 4264 E] à deux ventilateurs de puissance 0.45 [KW] et 8
résistances de 0.81 [KW].

Q0eff = 13.35 + 2 × 0.45 × 18 / 18 + 8 × 0.81× 1.33 / 18 = 14.728 [KW].

A partir du catalogue [Frigabohn] (Disponible comme logiciel), On a effectué le choix


d’évaporateur de chaque chambre.

Tableau 3.20 : La puissance effective de l'évaporateur [la puissance frigorifique].

Puissance de Puissance du
Type Q0int Qvent Qdég Q0eff
Chambre Q0prév la résistance ventilateur
d'évaporateur [KW] [KW] [KW] [KW]
n× P [KW] n× P [KW]
01 16.24 3C- A 4264 R 3 × 0.72 2 × 0.45 13.53 0,8 0.24 14.57
02 16,67 3C- A 4264 R 3 × 0.72 2 × 0.45 13,89 0,8 0.24 14.93
03 16,02 3C- A 4264 E 8 × 0.81 2 × 0.45 13,35 0,9 0.48 14.73
04 17.14 3C- A 4264 R 3 × 0.72 2 × 0.45 14,28 0.9 0.16 15.35
05 17.68 3C- A 4264 R 3 × 0.72 2 × 0.45 14,73 0.9 0.16 15.79
Tunnel 25,84 3C- A 4366 E 8 × 1.215 3 × 0.45 21,53 1,35 0.78 23.60

4. Vérification de la température du SAS :

On a supposé que la température du SAS est [8°c], après la détermination du coefficient


d'échange K on peut retrouver la température réelle du SAS Tx on a la somme des flux entrants
égale à celle des flux sortants.
n n

∑ Qentrant = ∑ Qsortant
i=1 i=1

47
Chapitre 3 : Bilan frigorifique.

ΣKe × Se (Teq – Tx) = ΣKi × Si (Tx – Ti)


Ke : Coefficient de transfert de chaleur global du mur extérieur.
Ki : Coefficient de transfert de chaleur global du mur intérieur.
Se : La surface des murs extérieurs.
Si : La surface des murs intérieurs.

Tableau 3.21 : Vérification de la température du SAS.


Sens du S K ΔT
Paroi Q [Kcal/h]
Flux [m²] [Kcal/hm²°c] [°c]
Tunnel [O] -30 8 40 0,21 Tx +30 8.42 × (Tx+30)
Ch 03 [E] -20 8 40 0.29 Tx +20 11.43 × (Tx+20)
Qs
Ch 4,5 [E] -5 8 40 0.62 Tx +5 24.62 × (Tx+5)
Ch 1,2 [O] 0 8 40 0.62 Tx -0 50 × (Tx-0)
N 37 8 40 0,34 38.83-Tx 13.79 × (38.83-Tx)
S 37 8 40 0,34 39.17-Tx 11.79 × (39.17-Tx)
Qe Porte [N] 37 8 6 0.38 38.83-Tx 2.28 × (38.83-Tx)
Plancher 15 8 300 1.17 22.36-Tx 351.11 × (22.36-Tx)
Plafond 37 8 300 0.34 44.36-Tx 103.45 × (44.36-Tx)

ΣQsortant=8.42 × (Tx+30) + 11.43 × (Tx+20) + 24.62 × (Tx+5) + 50 × (Tx-0) + 50 × (Tx-0) +


24.62 × (Tx+5) = 169.12 Tx +727.4

ΣQentrant= 13.79 × (38.83-Tx) + 11.79 × (39.17-Tx) + 2.28 × (38.83-Tx) + 351.11 × (22.36-Tx)


+103.45× (44.36-Tx)=-482.42 Tx + 13525,674

Σ Q sortant = Σ Q entrant

-482.42Tx + 13525,674 = 169.12 Tx +727.4

Tx = 19.64 [°c]

Remarque : La température est supérieure à la température supposée, On prévoit un


conditionnement d’air.

48
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

1. Choix d’installation frigorifique :

Le procédé le plus utilisé dans la production du froid est par évaporation de fluide (les
machines frigorifique à compression de vapeur), car il montre une satisfaction des besoins soit
commerciaux, industriels ou domestiques.

On connait deux types d’installations :

- Les installations centralisées :

La production est assurée par une seule machine de puissance suffisante pour la couverture des
besoins.

- Les installations décentralisées :

Ici, chaque chambre a son propre groupe, si on a une grande chambre on peut la refroidir par
plusieurs groupes en parallèles ou en séries.

2. Choix du système de production du froid :

80% d’installations dans le monde sont à compression de vapeur car il est très fiable et
performant grâce aux moteurs et aux compresseurs.

- L’énergie mécanique est nécessaire pour le fonctionnement de la machine à


Compression de vapeurs.
- L’installation à compression de vapeur est diathermes (Deux sources froides et
chaudes).
- Pour un bon COP (coefficient de performance), il faut choisir le type de refroidissement
des condenseurs (Eau, Air, Mixte) et le type de détente (directe ou indirecte) les
condenseurs sont refroidis par l’air extérieur et les évaporateurs sont alimentés par la
détente directe du fluide frigorigène.

3. Choix du fluide frigorigène :

Les Fluides Frigorigènes (FF) sont des substances qui évoluent dans le circuit d’une
machine frigorifique et qui grâce à un phénomène endothermique consistant en un changement
d’état faisant passer la substance de l’état liquide à l’état gazeux dans un évaporateur, permet
de produire du froid par retrait de chaleur, celle-ci étant évacué hors de la machine par un
phénomène exothermique consistant à un changement d’état inverse du précédent, c’est-à-dire
faisant passer la substance de l’état gazeux à l’état liquide. [6]

50
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Les critères du choix d’un bon fluide frigorigène :


 Critères thermodynamiques.
 Critères de sécurité
 Critères techniques.
 Critères économiques.
 Critères écologique (l’action sur l’environnement). [6]

Tableau 4.1 : Type de fluide pour les chambres.


Type de chambres suivant la température Type de fluide frigorigène
Chambres positives [1,2] R134a
Chambres négatives [TC, 3, 4, 5] R404A

3.1. Le R404A : [8]

 Généralités :

Le R404A est une composition de R143a, R125 et de R134a. Il fait partie des fluides
zéotropes (série des R400, à l’ opposé des fluides azéotropes de la série R500), qui ne se
comportent pas comme des fluides homogènes lors de la condensation respectivement
l’évaporation les différents composantes peuvent changer d'état de manière indépendante.

 Caractéristiques techniques :

Le R404A n’a guère une bonne efficacité énergétique. Il nécessite cependant un compresseur
de puissance plus réduite que celui du R 134a et possède une conductivité relativement
intéressante Son glissement de température étant faible, les restrictions concernant l’utilisation
d’évaporateurs noyés dans le cas de fluides zéotropes ne s’appliquent généralement pas.

 Caractéristiques environnementales :

Le R404A n'a pas d'effet direct sur la couche d’ozone. Du a l’utilisation de Rl43a et de R125,
deux fluides à fort potentiel d'effet de serre, le R404A est cependant un réfrigérant à valeur
GWP très élevée. Son impact direct sur l’effet de serre, bien que plus réduit par rapport à celui
de la consommation énergétique, est plus important que la plupart des réfrigérants de type HFC.

Les conclusions concernant son effet d'acidification ainsi que son impact sur la création
d’ozone troposphérique sont identiques à celles du R134a.

51
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

 Contraintes légales :

Pour des raisons d'impact sur l’effet de serre, l’Administration de l'Environnement prévoit,
dans le cadre de l'utilisation du R404A. Des restrictions concernant son utilisation. Des mesures
de sécurité supplémentaires ne sont pas obligatoires, mais des conditions concernant le
confinement de l’installation peuvent être imposées.

Tableau 4.2 : Les caractéristiques de R404A. [8]

R404A
Nom chimique / Composition R125 – R134a – R134a (52% / 44% / 4%)
Type Mélange zéotropes (HFC)
Masse molaire [g/mol] 97,60
Température critique [°C] 72.1
Pression critique [bar] 37.3
Température d’ébullition (à pression
-45.9
atmosphérique)
Plage d’application de température [°C] -45 à 0
Compatibilité avec les métaux Alliages de plomb, de zinc et d’aluminium avec plus
de 2% de masse de magnésium devaient être évités.
Compatibilité avec les huiles Huiles synthétiques type POE.
Phrases R Non classé comme préparation dangereuse.
Phrases S Non classé comme préparation dangereuse
ODP [kg R11-équiv] 0
GWP 100 [kg CO2-équiv] 3800
Acidification [kg SOx-équiv ] Sans indication
POCP [kg Ethylène-équiv] 0
Groupe de sécurité A1/A1
Valeur MAK [ppm] 500
Autorisation d’exploitation Utilisation limitée par l’administration de
l’environnement

52
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

3.2. Le R134a : [8]

 Généralités :

Le R134a, un HFC, est largement utilisé dans le domaine de la climatisation, le


conditionnement de nourriture et la production de froid industriel. Etant un réfrigérant à
composante unique, son comportement lors de changement d'état isobare est stable. Il est
ininflammable ct non toxique, et est un excellent fluide de remplacement du R12.

 Caractéristiques techniques :

Le R134a possède une puissance frigorifique volumique peu élevée, nécessitant ainsi une
puissance de compresseur relativement importante. C'est un fluide théoriquement à bonne
efficacité énergétique et qui possède une conductivité thermique moyenne faible.

Sa température de refoulement au compresseur est relativement basse.

 Caractéristiques environnementales :

L’utilisation du R134a na pas d'impact direct sur la couche d’ozone. Bien que ce soit un gaz
à effet de serre relativement élève, sa bonne efficacité énergétique entraine une consommation
énergétique modique et limite ainsi l'impact environnemental de l'installation frigorifique dans
ce domaine.

La décomposition du R134a est probablement source d'acide trifluoroacétique (TFA) ainsi


que d'acide fluorhydrique (HF) Notons que les valeurs d'acidification des HFC repris dans ce
document sont des estimations réalisées dans le cadre d’une étude écobilan et ne peuvent être
utilisées qu'à des fins de comparaison entre les différents fluides L'importance de ces produits
est de toute manière négligeable par rapport à celui entraine par la consommation énergétique.

L'effet de ce réfrigérant (et des HFC en général) sur la création d’ozone troposphérique est
d'environ 0,001 Kg Ethylène equiv, et se situe dans la marge d'erreur du modèle. Leur impact
dans ce domaine peut donc être considère comme négligeable.

 Contraintes légales :

Son potentiel d’effet de serre entraine certaines limitations dans le cadre de l’obtention de
l'autorisation d'exploitation de l’installation. Aucunes mesures de sécurité spéciales ne sont
requises pour le R134a, mais des conditions concernant le confinement de l'installation peuvent
être imposées.

53
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Tableau 4.3 : Les caractéristiques du fluide R134a. [8]

R134a
Nom chimique / Composition (1,1,1.2) – Tetrafluoroethane.
Type Halogéné (HFC).
Masse molaire [g/mol] 102.03
Température critique [°C] 100.6
Pression critique [bar] 40.56
Température d’ébullition (à pression -26.1
atmosphérique)
Plage d’application de température [°C] -25 à -15
Alliages de plomb, de zinc et d’aluminium avec plus
Compatibilité avec les métaux
de 2% de masse de magnésium devaient être évités.

Compatibilité avec les huiles Huiles synthétiques type PAG et POE.

Phrases R Non classé comme préparation dangereuse.


Phrases S Non classé comme préparation dangereuse.
ODP [Kg R11-équiv] 0
GWP 100 [Kg CO2-équiv] 1300
Acidification [Kg SOx- équiv ] 0.96
POCP [Kg Ethylène-équiv] 0
Groupe de sécurité A1
Valeur MAK [ppm] 1000
Utilisation limitée par l’administration de
Autorisation d’exploitation
l’environnement.

4. Les principaux paramètres de fonctionnement du cycle frigorifique :

4.1. La température de condensation : [2]

On a un condenseur à air, la température est calculée par la relation suivante :

Tc = Tec + ΔTech + ΔTped [°c]

Tc : Température de condensation.
ΔTech : Température d’échauffement [3 à 8].
ΔTped : l’écart de pincement du condenseur [5 à 10].

54
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

4.2. La température d’évaporation : [2]

La machine frigorifique est à détente directe (l'évaporateur est place à l'intérieur de 1a


chambre froide), dont la température d'évaporation est inférieure à celle de la chambre froide.
On peut calculer la température d'évaporation à partir de la relation suivante :

Tev = Ti – ΔT [°c]

Tev : la température d’évaporation.

Ti : La température intérieure de la chambre froide.

ΔT : l’écart de température qui est donné en fonction de l’humidité relative au tableau suivant :

Tableau 4.5 : Ecart de température ΔT pour le calcul température d’évaporation. [10]

L’écart de température
Ti (°C) φ (%) ΔT (°C)

91÷95 7÷8
86÷90 8÷9
> -12 81÷85 9÷10
76÷80 10÷11
70÷75 11÷12
< -12 ∀φ 6

4.3. La pression de condensation et d'évaporation : [2]

Les pressions de (condensation et d’évaporation) sont calculés à partir du diagramme


enthalpique (H-P) Suivant la température d’évaporation et la température de condensation et à
partir de ces deux températures on peut tirer les pressions.

- Pression d’évaporation (l'isobare qui passe par la T° d’évaporation).


- Pression de condensation (l'isobare qui passe par la T° de condensation).
4.4. Le taux de compression : [2]

La détermination du nombre d’étage de la machine frigorifique, il faut d’abord calculer


le taux de compression qui représente le rapport entre la pression de condensation et celle
d’évaporation.

τcomp = Pc/Pev

55
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Tableau 4.6 : Le type de machine suivant le taux de compression. [2]


Taux de compression Machine frigorifique
<8 Mono-étagée
>8 Bi-étagée

Pour les machines frigorifiques bi-étagée il faut qu'on détermine la pression intermédiaire Pi
qui est égale à :

Pi = (Pev × Pc) ½

- Pour l'étage haute pression τ =Pc/Pi


- Pour l'étage basse pression τ = Pi/Pev [2]

Exemple de calcul :

Chambre 04 [Ti = -5 °c, Te = 37 °c] :

La température de condensation [ΔTéch = 4 °c, ΔTp = 7°c] :

- Tc= Te + ΔTéch + ΔTp


- Tc= 37 + 4 + 7 = 48 °c

La température d'évaporation [φ= 85%, ΔTp =10 °c] :

- Tev = Ti - ΔTp
Tev = -5 - 10 = -15 °c

A partir du diagramme enthalpique [H-P], on obtient :

- Pev = 3.635 [bar]


- Pc = 21.925 [bar]

Calcul le taux de compression :

- τcomp = Pc/Pev = 21.925 / 3.635 = 6.03

Le taux de compression est supérieur à 8 donc la machine utilisé est mono-étagée.

Calcul de la pression intermédiaire Pi : exemple pour la chambre 3

- Pi = (Pev × Pc) 1/2 = (2.402×21.925) 1/2 = 7.258 [bar]

56
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Tableau 4.7 : Les paramètres de fonctionnement de l’installation.


Chambre Tev [°c] Tc [°c] Pev [bar] Pc [bar] τcomp Nombre d’étage Pin[bar]
01 -10 48 2.007 12.526 6,24 Mono-étagé /
02 -10 48 2.007 12.526 6,24 Mono-étagé /
03 -26 48 2.402 21.925 3,02 Bi-étagé 7.258
04 -15 48 3.635 21.925 6,03 Mono-étagé /
05 -15 48 3.635 21.925 6,03 Mono-étagé /
Tunnel -36 48 1.587 21.925 3,72 Bi-étagé 5.899

5. Choix des machines frigorifiques :


A partir des calculs on a choisi pour notre projet :
Trois machines à compression mécanique mono étagée et deux machines à compression
mécanique bi-étagée à injection partielle.
5.1. La machine à compression mécanique mono étagée :
Elle a quatre dispositifs essentiels et d’autre annexes : Un compresseur, un condenseur,
un évaporateur, un détendeur, Filtre déshydrateur, voyant, séparateur d’huile.
La M.C est présentée dans le schéma suivant :

Figure 4.1 : Machines à compression mécanique mono étagée. [5]


5.1.1. Principe de fonctionnement :

 Le fluide frigorigène se vaporise à la température T0 et à la pression P0 [BP] en prélevant


la quantité de chaleur q0m ou Q0 selon les unités de l’ambiance.
 La vapeur est comprimée et refoulée à la pression Pc [HP].

57
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

 Dans un deuxième échangeur la vapeur est condensée à la pression Pc et la température


Tc constantes, en rejetant la chaleur qcm ou Qc selon les unités sous forme sensible
(désurchauffe) puis sous forme latente (condensation) et se liquéfiée.
 Le liquide est détendu de la pression Pc [HP] à la pression P0 [BP] cette détente est
accompagnée d’un refroidissement, la chaleur libérée par le fluide va servir à vaporiser
une partie du fluide frigorigène liquide, le mélange liquide–vapeur détendu et envoyé à
l’évaporateur et le cycle recommence. [5]
5.1.2. Bilan frigorifiques de l'installation mono étagée :
Selon les paramètres qu'on a déterminés à partir du diagramme enthalpique on peut calculer
les débits massiques et volumiques et les différentes puissances des composants de chaque
installation.
 Le débit massique du fluide frigorigène :

Le débit massique du fluide frigorigène est le rapport de la puissance effective de l'évaporateur par
la puissance frigorifique massique.

Dm = Q0 / (H1 – H6) [Kg/s]

Dm : Débit massique du fluide frigorigène.


Q0 : Puissance effective de l'évaporateur.
H1 : L'enthalpie au point 1.
H6 : L'enthalpie au point 6.

 Le débit volumique du fluide frigorigène :

Le débit volumique du fluide frigorigène aspiré par le compresseur est le produit entre
le débit massique et le volume spécifique.

Dv = Dm × V1' [m3 /Kg]

Dv : Débit volumique du fluide frigorigène aspiré par le compresseur.


V1' : Volume spécifique au point 1'.

 La puissance théorique consommée par le compresseur :

La puissance théorique consommée par le compresseur est le produit entre le débit massique et
la variation enthalpique de l'aspiration et le refoulement du compresseur.

Pth = Dm × (H2 –H1') [KW]

58
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

H1’ : L'enthalpie au point H1’.


Pth : Puissance théorique consommée par le compresseur.
H2 : L'enthalpie au point 2.

 La quantité de chaleur dégagée par le condenseur :

Cette quantité de chaleur est calculée par la relation suivante :

Qc = Dm × (H2 –H5) [KW]

Qc : Quantité de chaleur dégagée par le condenseur.


H5 : L'enthalpie au point 5.

 Le coefficient de performance (COP) :

Le coefficient de performance est le rapport de la puissance effective de l'évaporateur par la


puissance théorique consommée par le compresseur.

COP = Q0 / Pth

 Calcul de l'erreur :

On doit calculer l'erreur à partir de la relation suivante, le résultat obtenu ne doit pas dépasser
les 5 %.
Erreur = [[(Q0 + Pth) – Qc] / (Q0 + Pth)] × 100 [%]

5.2. La machines à compression mécanique bi étagée :

Figure 4.2 : Machine à compression mécanique bi-étagée. [5]

59
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

5.2.1. Principe de fonctionnement :

Le refroidissement des vapeurs comprimées par l'étage basse pression est obtenu par
injection partielle ou totale dans une capacité fermée placée entre les deux étages de
compression de fluide frigorigène liquide en provenance du condenseur. La vaporisation de ce
liquide désurchauffant les vapeurs comprimées à la température correspondant à la pression de
condensation de celle-ci, elles sont aspirées par l'étage haute pression à l'état des vapeurs
saturées.

Le fait de procéder à cette injection de fluide frigorigène liquide dans cette bouteille
intermédiaire permettra également de sous refroidir le liquide admis aux détendeurs (cas de
l'injection partielle), ou l'utilisation du froid produit à deux températures correspondant
respectivement à la température de vaporisation du fluide aspiré par l'étage basse pression, d'une
part, et à celle d'écoulant de la pression régnant dans la bouteille intermédiaire. D’autre part
(cas de l'injection totale), ce qui implique deux cycles frigorifiques distincts et différenciés
simplement par le mode d'injection utilisé et dénommés :

- Cycle à injection totale.


- Cycle à injection partielle.

5.2.2. Type d’injection :

5.2.2.1. La machine à compression mécanique bi étagée à injection totale :


Dans ce type de fonctionnement, la totalité du liquide frigorigène est détendue dans la
bouteille intermédiaire qui sert alors de bouteille séparatrice de liquide pour les évaporateurs
travaillant à la pression intermédiaire et qui sont alors alimentés par gravité ou par pompe à
liquide. La partie de liquide restant dans la bouteille sert à alimenter les détendeurs des
évaporateurs de L’étage bas pression.

Figure 4.3 : Machine bi-étagée à injections totale. [5]

60
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Figure 4.4 : Diagramme enthalpique du cycle à injection totale. [5]

Le fluide poursuive le cycle suivant :

Aspiré dans l'étage basse pression le fluide, après été comprimé et désurchauffé. Il est
admis à l'étage haute pression et comprimé. Il est condensé et sous-refroidi avant d'être détendu
en totalité dans la bouteille intermédiaire. De cette bouteille il est acheminé d'une part par
gravité (ou par pompe) aux évaporateurs de l'étage haute pression d’où il est ré-aspiré ; et d'autre
part, aux détendeurs 2 qui alimente par injection directe ou par l'intermédiaire d'un séparateur
de liquide, les évaporateurs de l'étage basse pression les vapeurs produites étant aspirés par
l'étage basse pression dans l'état 1.

Il y a donc production du froid simultanée aux étages haute et basse pressions et la


pression intermédiaire dépend alors de la température à laquelle la production frigorifique des
évaporateurs haute pression doit être assurée.

A2, B1 : Compression basse. C2, C3 : Condensation isobare.

B1, B2 : Refroidissement isobare. C3, C4 : Sous-refroidissement isobare.

B2, C1 : Compression haute. C4, A1 : Détente isenthalpique.

C1, C2 : Désurchauffe isobare. A1, A2 : Evaporation isobare. [5]

61
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

5.2.2.2. La machine à compression mécanique bi étagée à injection partielle :


Les figures en-dessous représente le cycle frigorifique et le digramme enthalpique.

Figure 4.5 : Machine bi-étagée à injections partielles. [5]

Figure 4.6 : Diagramme enthalpique du cycle à injection partielle. [5]

Le cycle poursuivit par le fluide :


Le fluide aspiré est comprimé dans l'étage Basse pression jusqu'à la pression intermédiaire,
il pénètre dans la bouteille intermédiaire ou il se désurchauffe jusqu'à la température T3 à laquelle
il est admis à l'étage haute pression pour être admis au condenseur ou il se condense et
éventuellement se sous-refroidi.
Le liquide formé passe dans un serpentin disposé en partie basse de la bouteille
intermédiaire, une partie de ce liquide est dérivée vers le détendeur 1 et injectée dans la bouteille
intermédiaire ou, par vaporisation, il désurchauffe les vapeurs comprimées provenant de l'étage
basse pression et sous-refroidi le liquide acheminé vers le détendeur 2 qui alimente l'évaporateur en
fluide détendu. [5]

62
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

5.2.3. Bilan frigorifiques de l'installation bi étagée :


Dans cette installation (bi-étagée) on a trois débits différents un pour l'étage basse
pression et le deuxième pour l'étage haute pression et le troisième pour l'étage intermédiaire.
Pour effectuer le calcul du bilan frigorifique il faut d'abord déterminer les débits massiques de
l'installation. Donc on doit faire un bilan massique de la bouteille de refroidissement
intermédiaire. [5]

 Le bilan massique de la BRI :

Figure 4.7 : Les débits entrant et sortant du BRI.


Il faut établir le bilan massique de telle façon que la somme des débits entrants égale à celle des
débits sortants.
Dm1 + Dm7 = Dm2’
Dm1 × H8 + Dm2’ × H2’ = Dm1 × H2 + Dm1 × H6 + Dm7 × H7
Dm1 × H8 + Dm2’ × H2’ = Dm1 × H2 + Dm1 × H6 + H7 × (Dm2’ – Dm1)
Dm1 × (H8 + H7 – H2 – H6) = Dm2’ × (H7 – H2’)

Dm2’ = Dm1 [(H2 – H8) / (H2’ – H7)] [Kg/s]

L’étage Basse-pression :

 Le débit massique du fluide frigorigène :

Il est calculé par la relation suivante :

Dm1 = Q0 / (H1 – H9) [Kg/s]

63
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

 Le débit volumique du fluide frigorigène :

Le débit volumique du fluide frigorigène aspiré par le compresseur BP est calculé par la
relation suivante :

Dv1 = Dm1 × V1' [m3 /Kg]

 La puissance théorique consommée par le compresseur basse pression :

Elle est calculée par la formule ci-dessous :

Pth1 = Dm1 × (H2 –H1') [KW]

L’étage Haute pression :

 Le débit massique du fluide frigorigène :

Dm2’ = Dm1 [(H2 – H8) / (H2’ – H7)] [Kg/s]

 Le débit volumique du fluide frigorigène :

Le débit volumique du fluide frigorigène aspiré par le compresseur haute pression est calculé
par la relation suivante :

Dv2 = Dm3 × V3 [m3 /Kg]

 La puissance théorique consommée par le compresseur haute pression :

Elle est calculée par la formule ci-dessous :

Pth2 = Dm2 × (H3 –H2’) [KW]

 La quantité de chaleur dégagée par le condenseur :

Cette quantité de chaleur est calculée par la relation suivante :

Qc = Dm2 × (H3 –H6) [KW]

 Le coefficient de performance (COP) :

Le coefficient de performance est le rapport de la puissance effective de l'évaporateur par la


puissance théorique consommée par les deux compresseurs.

COP = Q0 / (Pth1 + Pth2)

64
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

 Vérifications du bilan frigorifique de l'installation :

Après le calcul du bilan on doit faire une vérification par l'égalité suivante :
La somme de la puissance effective de l'évaporateur et la puissance théorique du compresseur
basse et haute pression égale la quantité de chaleur dégagée par le condenseur.

Qc = Q0 + Pth1 + Pth2 [5]

 Le calcul de l'erreur :
On doit calculer l'erreur à partir de la relation suivante, et le résultat obtenu ne doit pas
dépasser les 5 %.

Erreur = [[(Q0 + Pth1 + Pth2) – Qc] / (Q0 + Pth1 + Pth2)] × 100 [%] [6]

 Le tracé du cycle frigorifique des machines utilisées :

La surchauffe des vapeurs à la sortie de l'évaporateur peut atteindre la valeur de 5 °c et 5°c à


la ligne d'aspiration.
Surchauffe : 9 °c / Sous refroidissement : 5°c.

 Calcul du Q0m et Wth :


Le travail fourni est égale à la différence d’enthalpie :

Wth = ∆h = h2 - h1
Q0m = ∆h = h1 – h6

65
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Chambre positives [1,2] : Fluide frigorigène : R134a

T1 = - 10 °c, [T1' = -10 + 9 = -1°c]


T4 = 48 °c, (T5 = 48 – 5 = 43°c),

Tableau 4.8 : Evolution du FF R134a dans le circuit frigorifique mono-étagé [Ch. 1, 2].
Volume
Point Etat du fluide Température Pression Enthalpie Titre de
spécifique
frigorigène [°c] [bar] [Kj/kg] vapeur
[m3/Kg]
01 Vapeur saturée -10 2.007 391 0.09918 1

01' Vapeur surchauffée -1 2.007 399.07 0.10338 /

02 Vapeur surchauffée 62.269 12.526 438.995 0.017618 /

03 Vapeur saturée 48 12.526 421.7 0.01587 1

04 Liquide saturé 48 12.526 268.5 / 0

05 Liquide sous-refroidi 43 12.526 260.72 / /

06 Liquide + vapeur -10 2.007 260.72 / 0.36

66
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Figure 4.8 : Cycle frigorifique mono-étagé pour la Chambre 1,2

67
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Chambre 03 : [-20°c] Fluide frigorigène : R404A

T1 = - 26°c, [T1' = -26 + 9 = -17°c]


T5 = 48 °c, [T6 = 48 – 5 = 43°c],

Tableau 4.9 : Evolution du FF R404 dans le circuit frigorifique bi-étagé [Ch. 3].
Volume
Point Etat du fluide Température Pression Enthalpie Titre de
spécifique
frigorigène [°C] [bar] [kJ/kg] vapeur
[m3/kg]
1 Vapeur saturée -26 2.402 352.8 0.0814 1
1’ Vapeur surchauffée -17 2.402 360.104 0.085214 /
2 Vapeur surchauffée 19 7.251 383.52 0.03 /
2’ Vapeur saturée 6 7.251 371.6 0.0276 1
3 Vapeur surchauffée 53.1 21.9 393.15 0.00831 /
4 Vapeur saturée 48 21.9 386.1 0.00786 1
5 Liquide saturée 48 21.9 278.71 / 0
6 Liquide sous-refroidie 43 21.9 268.85 / /
7 Liquide + vapeur 5.7 7.6 268.85 / 0.37
8 Liquide sous-refroidie 38 21.9 259.72 / /
9 Liquide + vapeur -26 2.402 2.59.72 / 0.5

68
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Figure 4.9 : Cycle frigorifique bi-étagé pour la Chambre 3

69
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Chambre 4, 5 [-5 °c] : Fluide frigorigène : R404A

T1 = - 15°c, [T1' = -15 + 9 = -6°c]


T4 = 48 °c, [T5 = 48 – 5 = 43°c],

Tableau 4.10 : Evolution du FF R404A dans le circuit frigorifique mono-étagé [Ch. 4, 5].
Volume
Etat du fluide Température Pression Enthalpie Titre de
Point spécifique
frigorigène [°c] [bar] [Kj/kg] vapeur
[m3/Kg]
1 Vapeur saturée -15 3.6 359.55 0.055 1

1' Vapeur surchauffée -6 3.6 367.21 0.06 /

2 Vapeur surchauffée 62.84 21.925 405.034 0.009 /

3 Vapeur saturée 48 21.925 386.12 0.008 1

4 Liquide saturé 48 21.925 278.7 / 0


Liquide sous-
5 43 21.925 268.9 / /
refroidi
6 Liquide + vapeur -15 3.6 268.9 / 0.5

70
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Figure 4.10 : Cycle frigorifique mono-étagé pour la Chambre 4,5

71
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Tunnel de congélation [-30 °c] : Fluide frigorigène : R404A

T1 = - 36°c, [T1' = -36 + 9 = -27°c]


T5 = 48 °c, [T6 = 48 – 5 = 43°c],

Tableau 4.11 : Evolution du FF R404 dans le circuit frigorifique bi-étagé [TC].


Volume
Etat du fluide Température Pression Enthalpie Titre de
Point spécifique
frigorigène [°C] [bar] [kJ/kg] vapeur
[m3/kg]
1 Vapeur saturée -36 1.587 346.48 0.1209 1
Vapeur
1’ -27 1.587 353.481 0.1261 /
surchauffée
Vapeur
2 13.937 5.899 381 0.0367 /
surchauffée
2’ Vapeur saturée -0.594 5.899 367.938 0.034 1
Vapeur
3 53.5 21.925 393.782 0.0084 /
surchauffée
4 Vapeur saturée 48 21.925 386.12 0.00785 1
5 Liquide saturée 48 21.925 278.57 / 0
Liquide sous-
6 43 21.925 268.9 / /
refroidie
7 Liquide + vapeur -1 5.899 268.9 / 0.41
Liquide sous-
8 37 21.925 258.25 / /
refroidie
9 Liquide + vapeur -36 1.587 258.25 / 0.5

72
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Figure 4.11 : Cycle frigorifique bi-étagé pour le tunnel

73
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Les chambres à installation Mono-étagée : [Chambres 1, 2, 4, 5]

Tableau 4.12 : Bilan de l'installation de la machine frigorifique mono-étagée.

Chambre Chambre 01 Chambre 02 Chambre 04 Chambre 05

Q0 [KW] 14.57 14.93 15.35 15.79

Q0m [KJ/Kg] 130.28 130.28 90.65 90.65

Wth [KJ/kg] 39.93 39.93 37.82 37.82

Dm [Kg/s] 0.11 0.11 0.169 0.174

Dv [m3 /Kg] 0.0115 0.0118 0.0101 0.0104

Pth [KW] 4.47 4.58 6.5 6.6

Qc [KW] 19.94 20.43 23 23.7

Tableau 4.13 : Bilan effectué de l'installation de la machine frigorifique mono-étagée.

Chambre Q0 + Pth [KW] E [%] Observation COP

Chambre 01 19.04 2.56 Acceptable 3.26

Chambre 02 19.51 2.04 Acceptable 3.26

Chambre 04 21.75 2.22 Acceptable 2.40

Chambre 05 22.38 1.7 Acceptable 2.40

74
Chapitre 4 : Choix et calcul thermodynamiques des systèmes frigorifiques.

Les chambres à installation Bi-étagée : [Chambres 3, Tunnel de congélation]

Tableau 4.14 : Bilan de l'installation de la machine frigorifique bi-étagée.

Chambre Chambre 03 Tunnel de congélation

Q0 [KW] 14.73 23.6

Q0m [kJ/kg] 93.08 88.23

Wth1 [KJ/Kg] 23.42 27.52

Wth2 [KJ/Kg] 21.55 25.84

Dm1 [Kg/s] 0.158 0.267

Dm2 [Kg/s] 0.19 0.33

Dv1 [m3/Kg] 0.0134 0.0337

Dv2 [m3/Kg] 0.0057 0.012

Pth1 [KW] 3.71 7.36

Pth2 [KW] 4.11 8.57

Qc [KW] 22,5 39,5

Tableau 4.15 : Bilan effectué de l'installation de la machine frigorifique bi-étagée.

Chambre Q0+Pth1+Pth2 [KW] E [%] Observation COP

03 22.54 0.02 Acceptable 1.88

Tunnel 39.53 0,07 Acceptable 1.48

75
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Introduction :

Toutes les installations frigorifiques à compression sont dotées par des composants principaux
connus : Le compresseur, le condenseur, le détendeur, l’évaporateur et d’autres annexes.

1. Le compresseur :
Le compresseur est une pompe dont la fonction est d’aspirer une vapeur frigorigène à
bas niveau de température et pression, pour la refouler à une température et Pression
supérieures. Il existe deux grandes familles de compresseurs :

a. Les compresseurs volumétriques : Dans lequel le fluide frigorigène est comprimé


par la variation de volume d’une capacité dans laquelle il a été préalablement aspiré,
c’est le type de compresseur le plus répandu sur les installations frigorifiques.
b. Les compresseurs centrifuges : la compression du fluide frigorigène est due aux
effets de la force centrifuge, ce type de compresseur à un caractère spécifique
puisque il est généralement utilisé que pour des grandes puissances.

Le compresseur choisit pour nos installations est le compresseur alternatif à piston. La


principale caractéristique de ces compresseurs est leurs volumes géométriques balayés.

1.2. Dimensionnement :
Pour l’effectuer il faut déterminer les caractéristiques du compresseur géométriques
c'est-à-dire le nombre de cylindres et de l'alésage de ceux-ci, la course des pistons et la vitesse
de rotation, et le calcul de la cylindrée et du volume balayé et du débit massique réel.

A partir les catalogues [Copeland – Select v7.12], [BITZER Software v6.4.4] et [Friga-bohn]
basés sur le débit volumique du fluide aspire et la puissance frigorifique.

77
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Tableau 5.1 : Dimensionnement des compresseurs de l’installation.


Débit Nombre Vitesse de
Alésage Course
Chambre Type volumique de Rotation
[m3/s] cylindres [mm] [mm]
[tours/min]
01 4MF -13X 0.0115 4 63.5 56 1450
02 4MLD-15X 0.0118 4 68.3 56 1450
04 4MFD-13X 0.0101 4 63.5 56 1450
05 4MFD-13X 0.0104 4 63.5 56 1450
[BP] 0.0134 75
03 S4G -12.2Y 4 55 1450
[HP] 0.0057 60
[BP] 0.034 82
TC S6F -30.2Y 6 55 1450
[HP] 0.012 82

1.2.1. La cylindré :
Elle correspond au volume des cylindres.
𝛑 × 𝐀²
𝐂= × 𝐈 × 𝐍 𝟏𝟎−𝟑
𝟒

C : Cylindré [cm3].
A : Alésage du cylindré [mm].
I : Course [mm].
N : Nombre de cylindre.

1.2.2. Le volume balayé :


Le volume horaire balayé correspond au volume balayé par les pistons pendant une heure.
Vb=C × n × 60 × 10-6 [m3/h]

C : Cylindré [cm3].
n : Vitesse de rotation [tr/min].
60 : Conversion des heures [min].

1.2.3. Le débit volumétrique :

Dv = Dm/ρv

Dv : Débit volumétrique. [m 3 /s]


Dm : Débit massique de la vapeur. [Kg/s]
ρv : Masse volumétrique de la vapeur à la température d’entrée au compresseur. [Kg/m 3 ].

78
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

1.2.4. Le débit massique réel du fluide :


Le débit massique réel aspiré par le compresseur est calculé à partir de la relation suivante :

Dm réel = (Dm × Vb) / Dv [Kg/s]


Dm : Le débit massique [Kg/s].
Dv : Le débit volumique [m3/s].
Vb : Volume balayé [m3/s].

1.2.5. La puissance réelle du compresseur :


La puissance réelle du compresseur est calculée par la relation suivante :
P réel = (Dm réel ×ΔH) / η [KW]
ΔH : La différence enthalpique entre l'aspiration et le refoulement du compresseur.
η : Le rendement volumétrique du compresseur qui est donnée par la relation suivante
Le rendement volumétrique du compresseur :

η = η m × η comp
η m : Le rendement mécanique = 85 %.
η comp : Le rendement de compression.
η comp = 1 – (0.05 × τ)
τ : Le taux de compression :
- Pour l'étage basse pression : τ = Pi / Pe.
- Pour l'étage haute pression : τ = Pc / Pi.

1.2.6. La puissance frigorifique réelle :


La puissance frigorifique réelle est calculée par la relation suivante :

Q0 réel = Dm réel × ΔH [KW]

1.2.7. Le temps réel de fonctionnement de l’installation :


Il est calculé par la formule suivante :

τ réel = (Q0 × τ inst)/Q0 réel [Heure ; Minute ; Seconde]


τ inst : La durée de fonctionnement théorique de l'installation 16 heures pour les chambres de
conservation et 18 heures pour les chambre de congélation.

79
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Tableau 5.2 : Dimensionnement des compresseurs de l’installation.


Chambre Dm Vb Dv Dmréel Peff Q0 réel η Tf
[kg/s] [m3/s] [m3/s] [kg/s] [KW] [KW] [h : m :s]

01 0,11 0,0171 0,0115 0,164 11,19 21,35 0,69 10:55 :07

02 0,11 0,0198 0,0118 0,185 12,62 24,08 0,69 09:55 :14

04 0,169 0,0171 0,0101 0,287 18,269 25,996 0,70 10:37 :42

05 0,174 0,0171 0,0104 0,287 18,267 25,993 0,70 10:56 :04


[BP] 0,158 0,0150 0,134 0,177 5,73 16,46 0,84 16:06 :11
3
[HP] 0,19 0,0235 0,0057 0,783 23,39 72,91 0,84 03:38 :11
[BP] 0,267 0,0421 0,0337 0,334 13,26 29,42 0,81 14:26 :05
TC
[HP] 0,33 0,0421 0,012 1,158 42,23 10,148 0,81 04:09 :32

2. Le condenseur : [17]
C’est un échangeur de chaleur dont son but est d'assurer le passage du flux calorifique du
fluide frigorigène au milieu extérieur, soit par l'air ou par l'eau, ou bien par une combinaison
des deux (air et eau). La chaleur rejetée peut comprendre la chaleur sensible de la vapeur
surchauffée, la chaleur latente de condensation et la chaleur sensible du refroidissement de
liquide. On distingue plusieurs types :
- Condenseur à refroidissement par air :
Par la circulation naturelle ou forcée de l’air.
- Condenseur à refroidissement par eau :
Par la circulation de l’eau.
- Condenseur évaporatif :
Par circulation d’air et pulvérisation d’eau.

Dans notre installation on à utiliser les condenseurs a air à ailettes.


Le choix de l’air comme un agent frigoporteur a certains avantages :
- Le coût de l’utilisation de l’air est moins que celle de l’eau.
- Eviter le problème de givre en hiver.
- Opération d’entretien et détartrage plus réduites.
2.1. Le condenseur à air (à ailettes) : [17]
Il est équipé d’une batterie ailette compacte, à haute performance, composée de tubes
rainurés en cuivre et ailettes en aluminium profilées, l'écartement d'ailettes Cail, l'épaisseur

80
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

d'ailettes δail. La distance entre deux tubes au sens horizontal appelée pas transversal [a]. Et au
sens vertical appelé pas longitudinal [b].

Figure 5.1 : Coupe transversale et longitudinale d’ailette.

2.1.1. Dimensionnement du condenseur à air :


Il sera bien défini à la connaissance des données géométriques et thermiques des tubes
et des ailettes, et les données physico-chimiques du fluide frigorigène.
On a choisis les condenseurs à air de la gamme WA à partir du catalogue [FRIGA-BOHN
2016] car sa plage de puissance correspond à la puissance de condensation de nos installations.

Données géométriques :
- Type de tube : en cuivre.
- Type des ailettes : en aluminium.
- Diamètre intérieur des tubes : di [mm].

- Diamètre extérieur des tubes : de [mm].


- Pas transversal : a [mm].
- Pas longitudinal : b [mm].
- Ecartement des ailettes : C [mm].
- Epaisseur des ailettes : δ [mm].

81
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Tableau 5.3 : Caractéristiques géométriques des condenseurs de l'installation.


Pas Pas Pas Diamètre Diamètre Epaisseur
Chambre Type
Transversal longitudinal d'ailette intérieur extérieur d'ailette
a [mm] b [mm] C[mm] di [mm] de [mm] δ [mm]
WA30
01 40 40 2,12 18 20 1
04/06P
WA30
02 40 40 2,12 18 20 1
04/06P
WA34
03 40 40 2,12 22 24 1
08/12P
WA30
04 40 40 2,12 20 22 1
04/06P
WA34
05 40 40 2,12 20 22 1
08/12P
WA41
Tunnel 40 40 2,12 22 24 1
06/08P

Les tubes sont en Cuivre et les ailettes en Aluminium.


et : Epaisseur des tubes et = (de – di)/2 [m].
λt : La conductivité thermique des tubes (cuivre) [λt = 380 W/mK].
eh : Epaisseur d'huile = 0.08 × 10 -3 [m].
λh : La conductivité thermique d'huile [λh = 0.139 W/mK].
Les paramètres thermodynamiques de l'air dépendent de la température moyenne Tm :
Tm = (Tae + Tas) / 2 [°c]
Tae : La température de l’air à l’entrée du condenseur qui est égale à la température extérieure.
Tas : La température de l'air sortant du condenseur, qu'elle est calculée à partir de la relation
ci-dessous :

Tas = Te + ΔT [°c]
ΔT est compris entre [5 à 10] [°c] :

Te = 37 [°c].
Tas = 37 + 6 = 43 [°c].
Tm = (37 + 43) / 2 = 40 [°c].

82
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Tableau 5.4 : Caractéristiques thermodynamiques de l'air pour Tm = 40 [°c].


Caractéristiques Valeurs Unités
La masse volumique ρ 1.128 [Kg / m3]

La conductivité thermique λ 27.60 × 10 – 3 [W / m k]

La chaleur massique Cp 1.005 [kJ / kg k]

Viscosité dynamique 19 × 10 – 6 [pa. s]

Viscosité cinématique υ 16.96 × 10 – 6 [m2 / s]

Le calcul de la surface d'échange totale du condenseur :


La surface d'échange totale est calculée à partir de la relation suivante :
Qc = K × Séchange × ΔTlog [KW]

Séchange = Qc / K × ΔTlog [m2/m]


Qc : La chaleur dégagée par le condenseur.
K : Le coefficient global d'échange de chaleur.
Séchange : Surface totale d'échange.
ΔTlog : La différence moyenne logarithmique.

Le calcul du débit d'air :


Le débit d'air est en fonction de :
- La chaleur dégagée par le condenseur.
- La masse volumique et la chaleur massique de l'air à la température moyenne.
- La température de l’air à l’entrée et à la sortie du condenseur.
Ga = Qc / [ρ × Cp × (Tas – Tae)] [m3 /s]

Le calcul de la différence moyenne logarithmique :


Elle est calculée par la relation ci-dessous :
ΔTlog = (ΔTmax – ΔTmin) / log (ΔTmax/ΔTmin)
ΔTmax : Tc – Tas.
ΔTmin : Tae – Tc.
Tc : La température de condensation.

83
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Le calcul du coefficient global de transfert de chaleur K :


Dans le cas du condenseur le coefficient d'échange de chaleur est peut être calculé par la formule
suivante :
K = 1/ [1/αapp + (Stot/ Sint)*(1/αi + Σei/ λt) [W/m² °c]

Sext : La surface extérieure des tubes par mètre linéaire [m2/m].


Sint : La surface intérieure des tubes par mètre linéaire [m2/m].
αi : Le coefficient d'échange de chaleur intérieure.
Stot : Surface totale par mètre linéaire [m2/m].
Sail : Surface d'ailette par mètre linéaire [m2/m].
ɳail : Le rendement des ailettes.
Le calcul de Sext :

Sext = π × de [m2/m]
Le calcul de Sint :
Sint = π × di [m2/m]
Le calcul de αi :

αi = 0,555(g × ρL × (ρL - ρV) λ × L3 × Lv) / (μ × (Tc - Tp) ×di) [W/m2K]


g : Accélération de pesanteur = 10 [m2/s].
(Tc – Tp) : Comprise entre [1 à 3] [°c].
Le calcul de Stot :

Stot = Sail + Snette [m2/m]


La surface nette Snette :
La surface nette des tubes par mètre linéaire.
Snette = (π × de) – (n × π × de × δ ail) [m2/m]

Le calcul de Sail :

Sail = 2 × n × [a × b – (π × de2/4)] [m2/m]


n : Nombre d'ailettes.
n = 1 / (C + δail)
Le rendement des ailettes :
ɳail = tgh (m × L) / (m × L)
tgh : Tangente hyperbolique.
m et L : Des coefficients :

84
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

m = [(2 × αe)/ (ɳail × δail)]1/2


L = (ϕ × de) / 2
ϕ = (ѱ – 1) × (1 + 0.35 × log ѱ)
ѱ = (1.28 × a/de) × [(a/b) – 1]

αe : Le coefficient d'échange de chaleur extérieur.

Le calcul de αe :

αe = Nu ×λ / de [W/m2K]
Nu = 0.3 × Re 0.625 × (Stot/Setr) - 0.375 × Pr 0.33 {Formule de SHMIDT}
Re = Vetr ×de / υ , Pr = µ ×Cp / λ
Setr : La surface étroite entre les tubes et les ailettes en [m2/m] linéaire.

Vetr : La vitesse étroite [m/s].

Le calcul de la surface étroite :


Setr = Sfr × [(1 – (de/a)) + (δail /(C+δail)) [m2/m]
Le calcul de la surface frontale :
Sfr = Ga / Va [m2/m]

Va : La vitesse de l'air comprise entre [2 à 6] [m/s] On choisit Va = 5 [m/s].


La vitesse étroite :
Vetr = Qc / (ρ× Va × Sfr) [m/s]

Apres le calcul de la surface d'échange totale on doit déterminer :

- La surface d'échange intérieure.

- La longueur réelle des tubes.

- Nombre total des tubes.

- Nombre de tube par passage.

- Na surface réelle des tubes.

Les étapes de calcul sont dans la page suivante :

85
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

La surface d'échange intérieure :


Cette surface est calculée par la relation suivante :
Sech int = (Sint × Sech) / Stot [m2]
La longueur réelle des tubes :
Lréelle = Sech int / Sint [m]
Le nombre total des tubes :
Ntot tube = Lréelle / Lp [Tubes]
Lp : Longueur d'un passage Lp = (1000 × di) / Z [m].
Z : Nombre de passage déterminer à partir catalogue.
[Dans notre cas le nombre de passage est 10].
Le nombre de tube par passage :

Ntube / pas = Nréelle / Z


Le nombre de tube par passage doit être un nombre réel. Lorsqu'on obtient Ntube/pas = 9.88
donc on prend Ntube/pas = 10 et on refait le calcul du nombre total réel des tubes Ntube réel.

La surface réelle des tubes :


La surface réelle des tubes est calculée par la relation ci-dessous :
Sréelle tube = Nréelle × Lp × Sint [m2]

Tableau 5.5 : Dimensionnement des condenseurs de l'installation.

Chambre
Nombre Séchange Sech int Lréelle Ntube Ntube Sréelle
d'ailettes 2
[m ] [m ] 2 [m] réel/pas réel tube [m2]
01 286 221,39 16,05 283,93 15,77 16 16,28
02 286 225,53 16,34 289,25 16,06 16 16,28
03 286 230,53 22,43 324,80 14,76 15 22,8
04 286 231,26 19,45 309,78 15,40 15 18,84
05 286 236,43 19,89 316,71 15,83 16 20,1
Tunnel 286 371.98 36,20 524,12 23,82 24 36,5

3. L’évaporateur : [17]
Son principal rôle est de prélever la chaleur du milieu à refroidir. On distingue deux
types d’évaporateurs selon la nature du fluide à refroidir : refroidisseurs d’air et refroidisseurs
de liquides (eau).

86
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Les évaporateurs sont des échangeurs thermiques, ils assurent le passage du flux
calorifique du milieu à refroidir au fluide frigorigène, ce flux calorifique ayant pour effet de
vaporiser le fluide frigorigène liquide qui est contenu à l'intérieur de l'évaporateur.
Il existe différents types d’évaporateurs que l’on peut classer de la façon suivante :
- D’après le milieu à refroidir : eau, air, produits divers, ….etc.
- D’après le type de refroidissement : refroidissement de liquides, d’ambiance,
production de glace.
- D’après le type d’appareil : évaporateur serpentin, à double tube, multitubulaire...etc.
- D’après le mode de refroidissement : évaporateur à détente sèche ou évaporateur à
détente noyé.
Dans notre cas, on choisit les évaporateurs de refroidissement d’air à détente directe (détente
sèche).

3.1. Evaporateur de refroidissement d’air à détente directe : [17]


C’est grâce à un faisceau d’ailettes en tube cuivre et ailettes en aluminium. Ce faisceau
est réalisé à l’aide d’un tube serpentin permettant au fluide frigorigène de circuler avec une
vitesse suffisante pour assurer le retour de l’huile entraînée au compresseur.
Il existe deux types principaux, les évaporateurs muraux et les évaporateurs plafonniers.
L’air de la chambre est aspiré par les ventilateurs à la partie base de l’évaporateur pour
les appareils muraux, ou à l’arrière pour les plafonniers est refoulé horizontalement dehors du
plafond de la chambre froide. Comme dans les chambres froides il n’y a pas de gaine de
distribution et de respiration d’air à la fois pour des raisons d’hygiène et d’économie il est
essentiel de respecter le volume libre sous le plafond pour permettre une distribution
convenable de l’air et de ne pas obtenir les couloirs de reprise d’air. Donc le soufflage de l’air
en haut balayera toute la longueur de la chambre froide d’où l’uniformité de la répartition d’air
est assurée.

3.2. Dimensionnement de l’évaporateur :


L'évaporateur sera bien défini à la connaissance des données géométriques et thermiques
des tubes et des ailettes, et les données physico chimiques du fluide frigorigène.
On a choisi les évaporateurs à partir du catalogue [FRIGA-BOHN] selon leurs puissances
effectives.

87
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Les caractéristiques des évaporateurs choisit sont au tableau suivant :

Tableau 5.6 : Caractéristiques géométriques des évaporateurs de l'installation.


Pas Pas Pas Diamètre Diamètre Epaisseur
Chambre Type Transversal longitudinal d'ailette C intérieur extérieur d'ailette
a [mm] b [mm] [mm] di [mm] de [mm] δ [mm]
3C-A
01 60 60 4.23 18 20 1
4264 R
3C-A
02 60 60 4.23 18 20 1
4264 R
3C-A
03 60 60 6 22 25 1
4264 E
3C-A
04 60 60 6 22 25 1
4264 R
3C-A
05 60 60 6 22 25 1
4264 R
3C-A
Tunnel 60 60 9 28 31 1
4366 E
Les tubes sont construits en cuivre et les ailettes en aluminium.

et : Epaisseur des tubes et = (de – di)/2 [m].

λt : La conductivité thermique des tubes (cuivre) λt = 380 [W/mk].

eh : Epaisseur d'huile = 0.08 × 10 -3 [m].

λh : La conductivité thermique d'huile λh = 0.139 [W/mk].

λg : Epaisseur du givre qui est égale à 15 % du pas d'ailette [m].

λg : La conductivité thermique du givre varie en fonction de la température [W/mk].

Tableau 5.7 : La conductivité thermique en fonction de la température.

Température [°c] 0 -5 -20 -30

λg [W/mk] 0.35 0.32 0.25 0.23

Les paramètres thermodynamiques de l'air dépendent de la température moyenne Tm :

Tm = (Tae + Tas) / 2 [°c]


Tae : La température de l’air à l’entrée de l'évaporateur estimée qu'elle est supérieure de 2°c à
celle de la chambre froide :
Tae =Ti + 2 [°c]

88
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Tableau 5.8 : Caractéristiques thermodynamiques de l'air en fonction de Tm.

Caractéristiques T chambre froide, T moyenne [°c]


Unités
0,-3 -5,-8 -20,-21 -30,-31
La masse volumique 1.305 1.329 1.395 1.426 [Kg / m3]

La conductivité thermique 24.2 ×10 - 3 23.8×10 -3 22.8 ×10 - 3 22 ×10 - 3 [W / m K]

La chaleur massique 1.006 1.008 1.009 1.009 [KJ / kg K]

Viscosité dynamique 17.20 ×10 – 6 17.20 ×10 - 6 17.30 ×10 - 6 17 ×10 - 6 [KJ / kg K]

Viscosité cinématique 13.20 ×10 – 6 12.90 ×10 - 6 12.40 ×10 - 6 11.90 ×10 - 6 [m2 / s]

Enthalpie d'air entrant 11.31 3.39 -16.09 -27.09 [KJ / kg]

Enthalpie d'air sortant -3.7 -10.18 -22.97 -33.72 [Kj / kg]

Le calcul de la surface d'échange totale de l'évaporateur :

Les formules utilisées pour le dimensionnement des évaporateurs sont les mêmes
utilisées pour les condenseurs, seulement y a une différence pour le calcul du coefficient global
d'échange de chaleur K et le coefficient d'échange interne par convection αi.
Séchange = Qc / K × ΔTlog [m2/m]
Le calcul du débit d'air :

Le débit d'air est en fonction de :


- La puissance effective de l'évaporateur.
- L’enthalpie de l’air à l’entrée et à la sortie de l'évaporateur.
Ga = Q0 / (hae-has) [m3 /s]

Le calcul de la différence moyenne logarithmique :

Elle est calculée par la relation ci-dessous :

ΔTlog = (ΔTmax – ΔTmin) / log (ΔTmax /ΔTmin)


ΔTmax =Tae – Tev

ΔTmin =Tas – Tev

Tev : La température d'évaporation.

89
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Le calcul du coefficient global de transfert de chaleur K :

Dans le cas d'évaporateur le coefficient global d'échange de chaleur est peut être calculé par la
formule suivante :
K = 1 / [(1/αapp) + ((Stot /Sint) × (1/αi +Σei/ λi))]
αapp : Le coefficient d'échange apparent [W/ m2.K].
αi : Coefficient d'échange intérieur [W/ m2.K].
Σei/ λi : La somme des résistances [m2.K/W].
Σei/ λi = et / λ t + eh / λh [m2.K/W]
Le calcul de αapp :

Le coefficient d'échange thermique apparent est calculé par la relation suivante :


αapp = [ϕg + (ɳail × ϕL)] / [(1/ξ) + (e g/λg)]
ϕg et ϕL: Des coefficients.
ξ : Coefficient du dépôt d'humidité
ϕg = Snette / Stot ϕL = Sail / Stot
ξ = (has – hae) / [Cp × (Tas – Tae)]
Le calcul de αe :

αe = Nu × λ / de [W/m2K]
Le rendement des ailettes :

ɳail = tgh m.L / m.L


tgh : Tangente hyperbolique.
m et L sont des coefficients :
m = [(2×αe)/ (ɳail × δail)]1/2
L = (ϕ ×de) / 2
ϕ = (ѱ – 1) × (1+0.35×log ѱ)
ѱ = (1.25 × a)/ (de× (a/b – 0.2)0.5)
Nue = 0.3 × Re 0.625 × (Stot/Setr) - 0.375 × (Pr) 0.33 [Formule de SHMIDT]
Re =Vet × de / υ
Setr : La surface étroite entre les tubes et les ailettes [m2/m] linéaire.

Vetr : La vitesse étroite [m/s].

90
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Le calcul de la surface étroite :

Setr = Sfr × [(1 – (de/a)) + (δail / δail) +C × (1-de/a)] [m2/m]


Le calcul de la surface frontale :

Sfr = Gv / Vfr [m2/m]


Va : La vitesse de l'air comprise entre (2 à 6) m/s pour notre calcul on a choisis Va = 4 m/s
La vitesse étroite :
Vetr = Gv / Setr [m/s]
Le calcul de αi :

Le coefficient d'échange thermique interne, est calculé à partir de cette relation :


αi = Nui × λff / di
Nui = 0.0082× (Rei 2 × Kf)0.4
Rei = G × di /µff
G : La vitesse massique du fluide frigorifique en comprise entre (30 à 140) [Kg/m2s]
Dans notre calcul G = 80 [kg/m2s].
Kf = (Δx × Lv) / (g × L)
Δx = 1 – x [x : titre de vapeur].
Lv : Chaleur latente du fluide frigorigène.
g : Accélération de pesanteur.
L : Longueur d'un passage [Lp = 1000 × di / Z].
Z : Nombre de passage.
Exemple de calcul : Chambre 01.
Ga =0.9706 [m3/s] Setr = 0.3104[m2/m]
Gv=0.7438 Vetr =2.395 [m/s]
Sext = 0.0682[m2/m] αe =21.93 [W/m2k]
Sint = 0.0565[m2/m] Séchange = 283[m2]
αi = 22.07 [W/m2k] Sech int = 12.23 [m2]
Stot = 1.307[m2/m] Lréelle =216.46 [m]
Snette = 0,050792[m2/m] Ntot tube =120 [tubes]
Sail = 1,256597[m2/m] Ntube / pas = 12[tubes / passage]
n = 191[ailettes] Ntube réel/pas =12[tubes/passage]
ɳail =0.91 Ntube réel = 120[tubes]
Sfr =0.1859 [m2/m] Sréelle tube = 12.21 [m2]

91
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Les caractéristiques des évaporateurs sont au tableau suivant :

Tableau 5.9 : Dimensionnement des évaporateurs de l'installation.

Chambre
Nombre Séchange Sech int Lréelle Ntube Ntube Sréelle
d'ailettes [m2] [m2] [m] réel/pas réel tube [m2]
01 191 283 12,23 216,46 12 120 12,21
02 191 289,99 12,54 221,81 12 120 12,21
03 143 213,67 15,44 223,58 10 100 15,20
04 143 154,32 11,15 161,47 7 70 10,64
05 143 158,74 11,47 166,1 7 70 10,64
Tunnel 100 241,41 32,32 367,5 13 130 32

4. Le détendeur : [17]
Les détendeurs thermostatiques régulent le débit de liquide frigorigène des
évaporateurs ; l’injection de liquide est contrôlée par la surchauffe du frigorigène.
Les détendeurs thermostatiques fonctionnent comme des dispositifs d’étranglement
entre les côtés : haute pression et basse pression des systèmes de réfrigération et garantissent
que le débit de frigorigène dans l’évaporateur correspond exactement au débit d’évaporation du
fluide frigorigène dans l’évaporateur.
Si la surchauffe réelle est supérieure à la valeur nominale, le détendeur augmente la
quantité de fluide frigorigène injectée dans l’évaporateur ; si la surchauffe réelle est inférieure
à la valeur nominale, le détendeur réduit le débit de fluide frigorigène vers l’évaporateur.
On a choisis les détendeurs à partir le catalogue [SPORLAN] on a choisi les détendeurs.

4.1. Principe de fonctionnement :


Le détendeur thermostatique est monté avant l’évaporateur et son bulb est fixé sur la
conduite d’aspiration prés le sortie de l’évaporateur, lorsque le bulbe est chauffé la pression de
la vapeur à l’intérieur du bulbe augmente, cette augmentation est transmise par le bulbe
capillaire vers la chambre placé au-dessous du diaphragme .ce dernier est à force de pression
est déplacé vers le bas dans le sens opposé à la tension du ressort. Ainsi le pointeau de siège du
clapet est déplacé ouvrant le détendeur.
Quand le bulbe est refroidi, la vapeur à l’intérieur du bulbe se condense et réduisant la
pression, le diaphragme est repoussé vers la position d’origine vers le ressort et le pointeau est
déplacé en direction du siège du clapet, fermant ainsi le détendeur. La plupart des détendeurs
sont soumis d’un système de réglage de la tension du ressort et par conséquent de la quantité

92
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

de chaleur nécessaire au bulb pour ouvrir le détendeur, ce réglage est appelé « Réglage de
surchauffe » Il existe deux types du détendeur thermostatique :
- à égalisation interne de pression.
- à égalisation externe de pression.

4.2. Dimensionnement du détendeur thermostatique : [12]


Pour sélectionner comme il convient un détendeur thermostatique pour un système
frigorifique, les conditions de conception suivantes doivent être connues :
- La puissance nominale du détendeur thermostatique [KW].
- La puissance d'évaporateur [KW].
- Le facteur de correction de la pression KΔP.
- Le facteur de correction de la température (dépend la température de liquide en amont du
détendeur) Kt.

Qn = Q0 × KΔP × Kt [KW] [12]


Kt : est déterminé selon la température du liquide et la température d'évaporation
[Tableau, Catalogue].
KΔP : est déterminé à partir du tableau du catalogue selon ΔP.
ΔP : La chute de pression dans ligne liquide [bar].

Exemple de calcul : Chambre 01.

Q0 =14.57 [KW].
Kt = 1.10.
KΔP = 0.76.
Qn = 12.18 [KW].

Le détendeur sélectionné à partir de cette puissance nominale est le [TCLE 250 MW],
Mécanisme d’orifice [X22440-B4B] et les dimensions des raccords : [10X16mm]. [12]

93
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Tableau 5.10 : La puissance nominale du détendeur thermostatique. [12]


Chambre Fluide Q0 [KW] Tev [°c] Kt KΔP Qn [KW]
01 R134a 14.57 -10 1.10 0.76 12.18
02 R134a 14.93 -10 1.10 0.76 12.48
03 R404A 14.73 -26 1.82 0.83 22.25
04 R404A 15.35 -15 1.30 0.76 15.16
05 R404A 15.79 -15 1.30 0.76 15.60
Tunnel R404A 23.60 -36 2.59 0.83 48.9

Tableau 5.11 : Caractéristiques des détendeurs thermostatiques de l'installation.[12]


Chambre Type Détendeur Mécanisme d’orifice Dimension des raccords
01 TCLE 250 MW X22440-B4B 10X16
02 TCLE 250 MW X22440-B4B 10X16
03 TCLE 600 SW X22440-B6B 12X16
[mm]
04 TCLE 400 SW X22440-B5B 12X16
05 TCLE 400 SW X22440-B5B 12X16
Tunnel TJRE 12 SW X11873-B4B 22X22

5. Les appareils annexes de l'installation :

Dans les circuits frigorifiques, il existe d'autres appareils qui s'appellent les appareils annexes,
dont leurs rôles sont importants pour le bon fonctionnement des machines.

Ils sont placés sur le circuit à haute et basse pression :


- Séparateur d'huile.
- Réservoir de liquide.
- bouteille de refroidissement.
- Filtre déshydrateur.
- Voyant de liquide.
- Clapet de retenue.

5.1. Séparateur d'huile : [17]


Les compresseurs frigorifiques sont lubrifiés par de l’huile frigorifique située dans le
carter du compresseur. Au refoulement du compresseur, une petite quantité d’huile est
entraînée et circule dans l’ensemble du circuit.
Un faible taux d’huile en circulation n’affecte pas les performances du système alors
qu’un taux important provoque des problèmes sur certains composants du circuit. Un taux

94
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

important d’huile en circulation réduit l’efficacité du transfert thermique dans les échangeurs
évaporateur et condenseur, il pénalise ainsi l’efficacité du système.
Le mauvais retour d’huile dans le carter va entraîner une mauvaise lubrification avec
parfois rupture mécanique des pièces du compresseur. Dans les applications basses
températures, la viscosité de l’huile devient importante et celle-ci reste piégée dans
l’évaporateur ou la ligne d’aspiration.

5.1.1. Principe de fonctionnement du séparateur d'huile :


Le flux de gaz refoulé par le compresseur entraîne avec lui de fines particules d’huile.
Ce mélange entre alors dans le séparateur d’huile installer sur la ligne de refoulement, la
diminution de la vitesse dans le séparateur permet à l’huile de se séparer du fluide frigorigène.
Une première séparation s’effectue au travers d’un tamis à l’entrée du séparateur qui capte les
fines particules d’huile, celles-ci forment de plus grosses particules qui tombent au fond. Le
gaz réfrigérant passe ensuite au travers d’un second tamis à la sortie du séparateur, les particules
d’huile résiduelles s’y déposent.
L’huile récupérée dans le fond du séparateur actionne un flotteur qui ouvre un clapet
permettant le retour de l’huile jusqu’au compresseur. L’huile retourne rapidement au carter du
compresseur du fait de la différence de pression entre le séparateur (à la HP) et le carter du
compresseur (à la BP).
Dans le séparateur, lorsque le niveau d’huile diminue, le flotteur referme le clapet
évitant ainsi au gaz de passer directement dans le carter du compresseur.
En sortie du séparateur, le gaz frigorigène va directement au condenseur.

5.1.2. Dimensionnement du séparateur d'huile :


On doit déterminer le diamètre de la section de séparation, par la relation suivante :
Qv = S × v = (π× di2 /4) × v [m3/s]
di = [(4 ×Qv)/ (π × v)]1/2 [m]
Qv : Le débit volumique refoulé par le compresseur.
v : Vitesse de refoulement.
S : La section de la séparation [π× di2 /4].
di : Le diamètre intérieur du séparation.

95
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Figure 5.2 : Séparateur d’huile.

En utilisant le catalogue [TURBOIL] : Pour une température de condensation différente de


38°c, il est conseillé de convertir la puissance frigorifique de l’installation à l’aide de la formule
suivante : [13]
QoTk48 = QoTkx/ [(Tkx –38) ×0,0143 + 1] [13]
Q0Tkx : Puissance frigorifique de l’installation à la température de condensation initiale [KW].
Tkx : Température de condensation.
Q0Tk38 : Puissance frigorifique de l’installation à la Tcd 38°c [KW].

Exemple de calcul : Chambre 01.


Qv = v × (π× di2 /4)

di = [(4 ×0.0115)/ (π × 0.5)]1/2 = 0.17117 [m].

Tableau5.12 : Conversion de Peff pour le choix du Séparateur d’huile. [13]


Chambre Q0eff [KW] Tkx Tcd QoTk38 Type
01 14,57 38 48 17,00 TURBOIL 2505 S/MMS

02 14,93 38 48 17,42 TURBOIL 2505 S/MMS

03 14,73 38 48 17,19 TURBOIL 2505 S/MMS

04 15,35 38 48 17,91 TURBOIL 2505 S/MMS

05 15,79 38 48 18,42 TURBOIL 2505 S/MMS

Tunnel 23,6 38 48 27,54 TURBOIL 3009 S

96
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Tableau 5.13 : Caractéristique du séparateur d’huile pour chaque cycle.


Chambre Dv [m3/s] di [m] din [m] S [m²]

BP 0.0134 18.48 0.12 1.13


03
HP 0.057 38.11 0.2 3.14
01 0.0115 17.12 0.14 2
02 0.0118 17.34 0.16 2
×10-2 ×10-2
04 0.0101 16.04 0.16 1.54
05 0.0104 16.28 0.14 1.54
BP 0.0337 29.30 0.2 3.14
T.C
HP 0.012 17.48 0.22 3.80

5.2. Réservoir de liquide : [17]

Le réservoir de liquide reçoit le fluide liquéfié venant du condenseur. Ce réservoir en


tôle d’acier a des dimensions qui leur permettent de contenir la majeure partie de la charge en
fluide de l’installation.
Il est monté en position verticale ou horizontale et sont toujours pourvus d’un robinet de départ
de liquide, même si le niveau de celui-ci dans la bouteille est très bas.
Il protège l’installation des surpressions.

Figure 5.3 : Réservoir de liquide horizontale.

5.2.1. Dimensionnement du réservoir de liquide pour les installations mono étagées :


Le volume recommandé est de [2 à 4] litre par kilowatt de puissance frigorifique, le
réservoir de liquide est calculé pour qu'il ne soit jamais rempli à 100 %.
Le volume net est de 80 % du volume nécessaire dont les 20 % restants sont prévus par la
détente du fluide frigorigène
Vnécessaire = 3 × Q0 [m3]
Vnet = Vnec × 80% [m3]
Vréel = Vnet × M [m3]
M : Masse molaire du réfrigérant / Masse molaire du lubrifiant.

97
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

MR134a = 102,03 [g/mol].


MR404A = 97.6 [g/mol].
Polyol ester: C9H18O4.
M (polyol ester) = 190 [g/mol].

Exemple de calcul : Chambre 01.


Vnéc = 3 × 14.57= 43.71 [litres].
Vnet = 43.71× 80% = 34.97 [litres].
Vréel =34.79× 97.6 / 190 = 18.78 [litres].

Tableau 5.14 : Caractéristique du réservoir de liquide pour chaque installation.


Chambre Q0 [KW] Vnéc [litres] Vnet [litres] Vréel [litres]
01 14.57 43.71 34.97 18.78
02 14.93 44.79 35.83 19.24
04 15.35 46.05 36.84 18.92
05 15.79 47.37 37.90 19.47

5.2.2. Dimensionnement la BRI pour les installations bi étagées :

Le dimensionnement de la bouteille intermédiaire de refroidissement est réalisé par les formules


suivantes :

Qv = S × v = (π × di2 /4) × v [m3/s]

di = [(4 ×Qv)/ (π× v)]1/2 [m]

Tableau 5.15 : Caractéristique de la BRI pour l’installation bi étagée.

Chambre Dv [m3/s] di [m] din [m] S [m2]


03 0.0134 18.47 × 10-2 0.12 1.13 × 10-2
Tunnel 0.0337 29.3 ×10-2 0.20 3.14 × 10-2

98
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

5.3. Filtre déshydrateur :


Le rôle de déshydrateur est de maintenir la quantité d’eau contenue dans le fluide en
dessous d’une valeur maximale qui dépend de la nature même de ce fluide, du type de
compresseur et de la nature du lubrifiant ,en générale, les valeurs retenues sont :
R134a 50 ppm / R404A 30 ppm
L’efficacité d’un déshydrateur dépend en premier lieu de la nature de produit
déshydratant utilisé et également de la vitesse avec laquelle le fluide traverse ce produit, aussi,
le diamètre de déshydrateur est-il toujours relativement grand, ce qui entre autres avantage
d’obtenir des pertes de charges faibles.
Les matières déshydratantes les plus utilisées sont :
- Alumine activée : elle absorbe 10% de son propre poids en humidité. C’est un absorbant
de qualité toute fois il faut prévoir un bon filtre interne au deshydrateurs et son pouvoir
d’absorption est réduit lorsque ‘il est saturé d’huile.
- Le gel de silice et de driérite : même propriété que l’alumine activé mais son efficacité est
plus grand sur liquide.
- Le cible moléculaire : il jouit d’un pouvoir absorbant sélectif ; il laisse passer les molécules
de réfrigérant et d’huile plus grosses que celle de l’eau qu’il les absorbe.
Il est placé avant le détendeur afin de le protéger.

Figure 5.4 : Filtre déshydrateur. [14]


D’après le catalogue [Danfoss] les filtres deshydrateurs utilisés sont :
Type de produit DML : Filtre déshydrateur standard 50ppm pour R134a et 30ppm pour
R404A. [14]

5.4. Le voyant : [14]


Il sert à indiquer l’état physique du fluide frigorigène en circulation dans l’installation
ou à contrôler le niveau de liquide dans un réservoir, il comporte une pastille imprégnée d’un

99
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

sel chimique qui permette de vérifier l’état de siccité du fluide frigorigène à partir duquel on
déduit l’efficacité du déshydrateur. (Grâce au changement de couleuvre au niveau de pastille).
Pour le R404A on a :
- Vert [Le fluide sec et qui contient 15 ppm maximum].
- Vert chartreux [Le fluide contient 15 à 100 ppm].
- Jaune [Le fluide humide contient 100 ppm minimum].

Figure 5.5 : Le voyant.

Caractéristiques de voyant spécifie pour les HFC :


- Complètement hermétique.
- Boîtier inoxydable anticorrosion.
- Elément indicateur en cristal de cobalt pour une plus grande fiabilité et durée de vie.
- Taux d’humidité du fluide facilement détectable.
- Voyant sensible avec 4 couleurs calibrées.
- Très bonne visibilité.
- Léger.
- Compatible avec les fluides R 22, R407C, R 134a, R 404A & R507, R 410A ainsi
qu’avec les différentes huiles minérales, synthétiques et esters.

5.5. Le Clapet de retenue :


Lorsqu'un compresseur dessert une installation à plusieurs postes de froids à
températures différentes, il y a lieu de craindre à l'arrêt de la machine une condensation des
vapeurs en provenance des évaporateurs à température élevées dans celui à température plus
basse qui, s'engorgeant ainsi en liquide, risquerait à la mise en route de provoquer des coups de
liquide, de même, sur certaines installation industrielles, une circulation intempestive à contre-
courant du flux normal risque de se produire.
Pour remédier à cet inconvénient, il suffit de placer sur la tuyauterie intéressée un clapet de
retenue.

100
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

5.6. L’électrovanne :
Une électrovanne ou électrovalve est une vanne commandée électriquement. Grâce à
cet organe il est possible d'agir sur le débit d'un fluide dans un circuit par un signal électrique.
Il existe deux types d'électrovannes : tout ou rien et proportionnelle.

Figure 5.6 : L’électrovanne.


5.7. Tuyauterie de l'installation :
La circulation d’un fluide à l’intérieur d’une tuyauterie donne lieu à des pertes de charge
dont la valeur dépend d’un certain nombre de facteurs soit au fluide en circulation, vitesse,
viscosité, masse volumique, etc. soit de l’enveloppe dans laquelle circule ce fluide : nature du
tube, rugosité, changements de section, changements de directions, ….etc.
Ces pertes de charge, que l’on appelle quelque fois « pertes de charge dynamique » se traduisent
par une baisse continue de la pression du fluide en circulation tout au long de son parcours.
C’est ainsi que dans les différentes tuyauteries constitutives d’un circuit frigorifique :

- Tuyauterie de refoulement :
La tuyauterie de refoulement est la tuyauterie qui relie le compresseur au condenseur, c'est-à-
dire la tuyauterie dans laquelle les vapeurs de fluide frigorigène comprimées sont refoulées vers
le condenseur.
- Tuyauterie de liquide :
Cette tuyauterie relie le condenseur au détendeur.

- Tuyauterie d’aspiration :
La tuyauterie d’aspiration relie l'évaporateur au compresseur dont son rôle est de véhiculer les
vapeurs basses pressions produisent vers le compresseur.

101
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

5.7.1. Rôle de la tuyauterie :


La tuyauterie a pour but de la liaison entre les différents composants constitutifs de
l’installation. Elle doit être précisément dimensionnée afin d’assurer un bon fonctionnement de
la machine.
Lors du dimensionnement d’une tuyauterie en fluide frigorigène, il faut tenir compte aux :
- Perte de charge.
- Vitesse d’écoulement.
- Retour d’huile.

5.7.2. Dimensionnement des conduites :


Lors de dimensionnement de la tuyauterie en fluide frigorigène il faut tenir compte des éléments
Suivants :
- Vitesse d’écoulement.
- Perte de charge.
- Possibilité de retour d’huile.
Calcul de la masse volumique :

Qv = Q m × V [Kg/s]
Qv : Le débit volumique [Kg/s].
Qm : Le débit massique [Kg/s].
V : Le volume spécifique [m3/Kg].
Vitesse d’écoulement :

Le premier paramètre qu’il faut déterminer est les diamètres des tubes, pour cela on se base sur
les vitesses de circulation du fluide frigorigène recommandées sont au tableau suivant :

Tableau 5.16 : La vitesse d’écoulement dans la tuyauterie. [7]


Type de la Tuyauterie de Tuyauterie Tuyauterie
tuyauterie refoulement d’aspiration de liquide
Vitesse [m/s] 6 / 15 4 / 10 0.25 / 1.8

Détermination du diamètre :
En utilisant l’équation de continuité, on aura :
Qv = W × S [m3/s]
W : Vitesse d’écoulement [m/s].

102
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

S : Section du tube :
S = π di2 /4 [m2]
di : Diamètre intérieur du tube
On détermine le diamètre intérieur [di] par :

di = (4 × Qv/ W π)1/2 [m]


Après, on calcul la vitesse corrigée :
Wc = 4 × Qv/ π din2 [m2/s]
din : Diamètre normalisé.

Les Pertes de charge :


La circulation d’un fluide à l’intérieur d’une conduite donne lieu à des pertes de charge
dont la valeur dépend d’un certain nombre de facteurs soit au fluide en circulation (vitesse,
viscosité, masse volumique), soit de l’enveloppe dans la quelle circule ce fluide (nature du tube,
rugosité, changement de section, changement de direction, etc.).

Pertes de charge linéaire [repartie] :


Elle est due aux forces de frottements des lignes de courant entre elles même, avec les
parois de la conduite, dans le cas d’une conduite circulaire. Calculée par la formule suivante :
ΔРlin = (λ × ρ × L× W2)/ (2 × d) [Pascal]

ΔРlin : Perte de charge linéaire [Pa].


λ : Le coefficient de perte de charge linéaire [facteur de frottement].
L : Longueur de la conduite considérée [tronçon].
d : Diamètre de la conduite.
W : Vitesse du fluide.
ρ : Masse volumique du fluide frigorigène considéré.

Calcul du coefficient de perte de charge linéaire [λ] :

Re = (W × d)/ ʋ= (ρ × W × d)/μ

Re : Nombre adimensionnelle [Reynolds].


ʋ : La viscosité cinématique [m2/s].
μ : La viscosité dynamique [Kg/ms].

103
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

- En régime laminaire : (Re<2320) :


λ = 64/Re
- En régime turbulent : (Re>2320) :

1/λ0.5 = 2 × log[(ε/d/3.7)+(2.51/Re λ0.5)]

ε : Rugosité absolue de la conduite. Pour le cuivre ε = 0.0015 [m].


ε/d : Rugosité dynamique.

- Conduite lisse (2320<Re<2.104) :
λ = 0.3164 × (Re) 0.25
- Conduite rugueuse (Re>2.104) :
1/λ0.5 = 1.14 – 2 × log (ε/d)

Perte de charge singulière (particulière) :

Cette perte de charge est due aux obstacles particuliers tels que coudes, vannes, filtre, voyant,
etc. elle est donnée par la relation :

ΔРSin = (ζ × ρ × W2) / 2 [Pascal]


ΔРSin : Perte de charge singulière
ζ : coefficient de perte de charge singulière de l’élément considéré (coude, vanne, etc.) dans le
cas où il existe plusieurs singularités sur les tronçons considéré dans lequel la vitesse est [w],
on additionne les coefficients de perte de charge singulière des différentes singularités.

ΔРSin = (Σζ × ρ × W2) / 2 [pascal]

Tableau 5.17 : Coefficient de perte de charge singulière ζ. [7]

Elément Coefficient ζ
0.25
Coude à 900
0.15
Elargissement 0.2
Rétrécissement 0.02
Bifurcation [T] 1.4
Vannes 0.08
Clapets de retenues 1.5

104
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Perte de charge totale :


Elle égale à la somme des pertes de charge linéaires et les pertes de charge singulières :
ΔРtot= ΔРLin + ΔРSin [Pascal]
Equilibrage :
Il faut assurer que dans les points de fonction du circuit vapeur basse pression des
différents flux sont les même avec une erreur admissible de 15% si cette erreur est dépassés, on
doit prévoir des obstacles (vanne, coude, etc.) pour équilibrer le circuit.

Exemple de calcul : Chambre 01.


Vitesse d’écoulement :

Tronçon 1 :
 Débit volumique : Qv = W × S = 0.0115 [m3/s]
 Vitesse de l’écoulement : W = 10 [m/s].
 Diamètre intérieur : di = 0.038 [m].
 Diamètre intérieur normalise : din = 0.038 [m].

 Vitesse réelle : Wc = 4 × Qv/ π din2 = 10.15 [m/s].


Perte de charge :

Tronçon 1 :
 di = 0.038 [m].
 L = 1.5 [m].
 Wc = 10.15 [m/s].
 ρ =3.71 [Kg/m3].
 μ =1.24 x 10-5 [Kg/ms] [La viscosité dynamique].
 Re = (ρ.W.d)/μ =100723.35.
 ε = 0.0015 [m].
 1/λ0.5 = 1.14 – 2.log (ε/d), λ=0.0642.
 ΔРLin = (λ.ρ.L.W2)/(2.d)= 483.68 [pa].
 Σζ = 0.23.
 ΔРSin = (Σζ.ρ.W2) / 2 = 43.91 [pa].
 ΔРtot = ΔРLin + ΔРSin = 526.59 [pa].

105
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Les résultats des autres tronçons sont résumés aux tableaux suivants :

Tableau 5.18 : Perte de charge totale [Chambre 01].


Tronçon di [m] L[m] Wc (m/s) ΔPsin [pa] ΔPlin [pa] ΔPtot [pa]
01 0,038 1,5 10,15 43,91 483,68 527,59
02 0,135 30 0,80 2,09 31,46 33,56
03 0,135 0,5 0,80 1,37 0,62 1,20
04 0,046 40 6,92 55,72 5727,46 5783,19

Tableau 5.19 : Perte de charge totale [Chambre 02].


Tronçon di [m] L[m] Wc (m/s) ΔPsin [pa] ΔPlin [pa] ΔPtot [pa]
01 0,039 1,5 9,88 41,67 442,15 483,82
02 0,14 20 0,77 1,41 18,18 19,60
03 0,14 0,5 0,77 0,66 5,40 6,07
04 0,046 30 7,10 58,67 4522,64 4581,31

Tableau 5.20 : Perte de charge totale [Chambre 03].


Tronçon di [m] L[m] Wc (m/s) ΔPsin [pa] ΔPlin [pa] ΔPtot [pa]
01 0,028 1,5 9,26 0,00 691,42 691,42
02 0,047 1,5 6,92 20,54 192,01 212,56
03 0,04 5 9,55 33,41 1310,32 1343,73
04 0,15 5 0,68 3,35 2,42 5,77
05 0,15 1,5 0,68 0,58 0,95 1,53
06 0,096 7 0,79 0,65 9,10 9,75
07 0,096 0,5 0,79 1,13 0,87 2,01
08 0,032 20 7,09 58,96 5108,54 5167,49

Tableau 5.21 : Perte de charge totale [Chambre 04].


Tronçon di [m] L[m] Wc [m/s] ΔPsin [pa] ΔPlin [pa] ΔPtot [pa]
01 0,036 1,5 9,93 40,12 477,78 517,91
02 0,13 5 0,76 1,03 3,68 4,71
03 0,13 0,5 0,76 0,07 5,21 5,28
04 0,042 20 7,29 41,71 3486,54 3528,25

106
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Tableau 5.22 : Perte de charge totale [Chambre 05].


Tronçon di [m] L[m] Wc [m/s] ΔPsin [pa] ΔPlin [pa] ΔPtot [pa]
01 0,039 1,5 12,94 68,14 962,73 1030,88
02 0,14 10 0,92 2,04 11,97 14,00
03 0,14 0,5 0,92 1,59 8,48 10,08
04 0,046 20 9,17 94,28 6368,96 6463,24

Tableau 5.23 : Perte de charge totale [Tunnel de congélation].


Tronçon di [m] L[m] Wc [m/s] ΔPsin [pa] ΔPlin [pa] ΔPtot [pa]
01 0,066 1,5 9,86 0,00 233,16 233,16
02 0,047 1,5 6,92 21,66 197,83 219,49
03 0,04 5 9,55 36,60 1310,32 1346,92
04 0,14 5 0,78 4,65 3,49 8,14
05 0,14 1,5 0,78 0,83 1,42 2,25
06 0,24 20 0,75 0,67 6,88 7,55
07 0,24 0,5 0,75 1,20 0,24 1,44
08 0,078 35 7,06 57,45 2506,37 2563,82

6. Axonométrie de la tuyauterie : [15]

Les plans suivants présentent l'axonométrie générale [2 dimensions] de la tuyauterie de chaque


installation.

107
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Figure 5.7 : Axonométrie de la chambre 01

108
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Figure 5.8 : Axonométrie de la chambre 02

109
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Figure 5.9 : Axonométrie de la chambre 03

110
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Figure 5.10 : Axonométrie de la chambre 04

111
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Figure 5.11 : Axonométrie de la chambre 05

112
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Figure 5.12 : Axonométrie du Tunnel de congélation

113
Chapitre 5 : Dimensionnement et choix des éléments des installations.

Figure 5.13 : Axonométrie de l’entrepôt.

114
Chapitre 6 : Régulation.

1. Régulation :

La régulation consiste à savoir en permanence une grandeur à régler pour la comparer à


une grandeur détectée à l’aide d’un système. Dernièrement, l’utilisation générale de la
régulation est nécessaire pour une meilleure rentabilité des installations, car la variation rapide
des phénomènes nécessite une grande précision de réglage et pour la protection contre des écarts
inacceptables de certains paramètres qui peuvent empêcher la machine de jouer correctement
leur rôle ou pire, qui peuvent provoqués des pannes.

Le mode de régulation choisit est le Pumpdown [arrêt de compresseur et tirage au vide de


l’évaporateur]. Elle consiste à 3 éléments :

- Organes de réglages et d’autres de détections [Thermostats, Pressostats,


Régulateurs…etc.].
- Grandeur de réglage [Température, L’hygrométrie].
- Grandeur à réglée [Débit, Volume balayé, Nombre de compresseurs, Vitesse de
rotation du moteur].

2. Type des régulations : [17], [16]

En réfrigération, on trouve des régulations tout ou rien (en petites puissances), des
régulations analogiques (très fréquentes en installations existantes, moins fréquentes en
installations récentes) et enfin des régulations numériques. La régulation pneumatique et de
moins en moins utilisée.

Les principales spécificités sont les suivant :

- La régulation par tirage au vide.


- Les démarrages des moteurs asynchrones triphasés.
- Les pressostats différentiels d’huile.
- Les différents modes de dégivrage.
- La régulation de la haute pression.
- La régulation de la basse pression.

116
Chapitre 6 : Régulation.

2.1. La régulation de la basse pression : [17], [16]


2.1.1. Principe de la régulation par tirage au vide :
Le "Pumpdown" c'est à dire le tirage au vide automatique ou unique consiste à vider
l'évaporateur de son fluide frigorigène à chaque arrêt du groupe.
Principe :
Le Pumpdown est réalisé avec les dispositifs qui suivent :
- Une vanne électromagnétique montée sur la conduite liquide de l'installation,
- Un thermostat d'ambiance,
- Un pressostat : Basse pression installé en régulation.
Quand la température est atteinte dans l'enceinte à refroidir le thermostat coupe
l'alimentation de la vanne électromagnétique ce qui interrompt l'arrivée du liquide a
l'évaporateur.
Le compresseur continue de fonctionner et aspire le fluide qui se trouve dans
l'évaporateur.
Quand la pression dans le circuit basse pression a atteint une valeur suffisamment basse
[0,2 bar] le pressostat BP coupe l'alimentation électrique du groupe.
La température de l'enceinte augmentant le thermostat ferme le circuit de la vanne
électromagnétique.
La pression dans l'évaporateur ainsi que dans la ligne d'aspiration remonte.
Dès que la pression BP a atteint la valeur correspondant au point d'enclenchement du pressostat
(fonction de la température de fonctionnement de la chambre) le groupe démarre.

Utilisation :
Pendant les périodes d'arrêt d'une installation il y a toujours migration du fluide, du point
le plus chaud vers le point le plus froid du circuit. Le fluide a donc tendance à aller s'accumuler
dans l'évaporateur d'où risque de coup de liquide au démarrage du groupe.
D'autre part la concentration d'huile augmente avec la pression. L'utilisation du Pump-
down faible BP dans le carter limite donc l'absorption de fluide frigorigène par l'huile.
Cette régulation est intéressante aussi lors du dégivrage de l'évaporateur par résistance
électrique afin d'éviter des pressions trop importantes sur des modules comme le détendeur et
les pressostats.

117
Chapitre 6 : Régulation.

Figure 6.1 : Schéma Fluidique d’une régulation par tirage au vide.


Un thermostat placé sur la reprise d’air de l’évaporateur commande l’électrovanne et un
pressostat BP de régulation commande le groupe de condensation. Le pressostat HP protège
l’installation des hausses anormales de la haute pression.

Avantage :
La régulation par tirage au vide pressente les avantages suivants :
- Intensité du démarrage du moteur réduite.
- Lors de dégivrage, inertie thermique moindre donc économie d’énergie.
- Sécurité accrue contre les coups de liquide au démarrage.
- Absorption de fluide frigorigène par l`huile réduite.

Exemple de réglage :

Soit une chambre froide dont on doit garantir l’ambiance entre 2 et 4 °C. Cette installation
fonctionne au R134a. Une pression de 0,5 bar [relatif] correspond à -18 °C environ pour le
R134a à l’état saturant. Une pression de 2 bars [relatif] correspond à 0 °C à l’état saturant.

Figure 6.2 : Schéma de régulation tout ou rien.

118
Chapitre 6 : Régulation.

Après un arrêt prolongé, l’évaporateur est à environ 4 °C, la pression maximale du fluide
frigorigène à l’état saturant est de 2,4 bars. Supposons un pressostat BP réglé pour couper à 0,5
bar et enclencher à 3 bars, la remise en marche serait alors impossible à 4 °C.

Le réglage de pressostat BP lors de régulation par tirage au vide demande donc une réflexion
spécifique à chaque à cas.

2.1.1.1. Régulation par tirage au vide automatique : [17]


Le Pump down automatique pallie un des défauts majeurs de la minimum protection.
Ce défaut c’est qu’il reste du fluide frigorigène du côté de la BP.
Le Pump down automatique supprime ce défaut. Il vide l’évaporateur et la partie BP du circuit
frigorifique du fluide frigorigène pour le mettre du côté de la HP, dans la bouteille liquide.
Dans le Pump down automatique :
- Le thermostat contrôle l’électrovanne de la ligne liquide.
- Le pressostat BP (pressostat Pump down) contrôle le compresseur.
Fonctionnement :
Lorsque la consigne au régulateur est atteinte, le contact du régulateur s’ouvre ce qui va
couper l’alimentation de l’électrovanne de la ligne liquide et donc l’électrovanne se ferme.

Le compresseur fonctionne toujours, mais comme l’électrovanne de la ligne liquide est


fermée, le liquide est bloqué du côté HP et le compresseur aspire les vapeurs du côté BP qui ne
sont pas renouvelées par l’évaporateur. Comme l’évaporateur n’est plus alimenté en fluide par
le détendeur (car l’électrovanne est fermée), la pression du côté BP chute. Le compresseur est
en train de tirer au vide la partie BP, un peu comme une pompe à vide. Le fluide est stocké dans
la bouteille liquide et la canalisation jusqu’à l’électrovanne.

Le compresseur s’arrête lorsqu’il a atteint la pression de 0.2 bar (0.5b pour un single Pump
down amélioré) du côté BP.

C’est le pressostat BP, le pressostat Pump down dont on règle la valeur de


déclenchement à 0.2 bar qui l’arrête. La valeur d’arrêt est toujours supérieure à la pression
atmosphérique pour ne pas aspirer l’humidité de l’air ambiant au cas où il y aurait une fuite sur
le circuit frigorifique.

La consigne au régulateur n’est plus atteinte, le contact du régulateur se ferme ce qui


alimente la bobine de l’électrovanne. L’électrovanne s’ouvre, car c’est une électrovanne
normalement fermée au repos.

119
Chapitre 6 : Régulation.

Le fluide frigorigène, bloqué dans la bouteille liquide, est libéré. Le détendeur alimente
l’évaporateur, la pression du côté BP augmente.
Après quelques secondes, la pression du côté BP atteint la valeur d’enclenchement du
pressostat BP (le CUT IN), le compresseur démarre. Et c’est reparti pour un cycle.

Figure 6.3 : Circuit de puissance et de commande de tirage au vide automatique.

2.1.1.2. Régulation par tirage au vide unique :


Le défaut de l’automatique Pump down c’est qu’il n’empêche pas le compresseur de
repartir si la BP remonte (suite à une fuite par exemple sur l’électrovanne, un clapet) alors que
le régulateur n’est pas en demande.
Pour empêcher cela, il faut modifier le câblage de l’automatique Pump down en ajoutant
un asservissement électrique par le biais d’un contacteur auxiliaire qui empêche le redémarrage
du compresseur.
Le but est que le compresseur ne redémarre que quand le régulateur le demande et donc il faut
que le pressostat BP Pump down soit asservie au régulateur par le biais d’un contacteur
auxiliaire.

120
Chapitre 6 : Régulation.

Fonctionnement :
Dans cette régulation :
- Le pressostat BP Pump down qui contrôle la marche et l’arrêt du compresseur.
- Le thermostat qui contrôle l’électrovanne sur la ligne liquide.
On utilisera pour cette régulation en plus des modules du Pump-down auto un relais
auxiliaire KA1 pour la ligne de tirage au vide.
S1 est fermé la température dans l'enceinte ayant atteint la consigne B3 se ferme et KA1 est
alimenté. Ses contacts 13-14 et 23-24 se ferment. La VEM est alimentée et le fluide circule
naturellement la BP augmentant B2 se ferme KM1 est alimenté le groupe démarre les contacts
KM1 13-14 et 23-24 sont fermés nous avons donc mise en marche du ventilateur et auto
alimentation du contact KA1 23-24, lorsque la température de consigne est atteinte B3 s'ouvre
désalimente KA1.
La VEM n'étant plus sous tension bloque le passage du fluide. Le compresseur aspire
le fluide et vide l'évaporateur ceci étant possible car le contact KM1 23-24 assure l'alimentation
de son relais. Lorsque la pression de consigne est atteinte (0,2 b) B2 s'ouvre et désalimente
KM1 le groupe s'arrête même si pour une raison quelconque la BP augmente B2 se ferme, les
contacts de KA1 et KM1 étant ouvert le groupe ne pourra redémarrer. Le redémarrage ne sera
possible qu'à la fermeture de B3 donc alimentation de KA1.

Figure 6.4 : Circuit de puissance et de commande de tirage au vide unique.

121
Chapitre 6 : Régulation.

Figure 6.5 : Schéma électrique de la régulation Pumpdown.

2.2. Régulation de la haute pression :

Un condenseur surpuissant peut conduire à une haute pression faible, incompatible avec
la pression minimale nécessaire au bon fonctionnement du détendeur.

Il existe différents moyens permettant l` adaptation du débit d`air aux besoins, par exemple un
moteur a plusieurs vitesses.

P1 P2 P3 P4

Figure 6.6 : Loi des signaux se rapportant à un moteur à 3 vitesses.


- Entre P1 et P2 : Le moteur tourne à une petite vitesse PV.
- Entre P2 et P3 : Le moteur tourne à une moyenne vitesse MV.
- Entre P3 et P4 : Le moteur tourne à une grande vitesse GV.

122
Chapitre 6 : Régulation.

Pour changer la vitesse de rotation du moteur il suffit de changer la fréquence.

Relation fréquence-vitesse :

n = f × 60 / N
N pôles : Nombre de pôles [2 en triphasé et 1 en monophasé].
fmax = 50 Hz.

f = 20 [Hz] → n = 600 [tr/min]


f = 40 [Hz] → n = 1200 [tr/min].
f = 50 [Hz] → n = 1450 [tr/min].

Y(%) = [w % - x %] × 100 / BP %.
W % : La consigne.
X % : La mesure.
BP % : La bande proportionnelle.

Figure 6.7 : Loi des signaux.

Le comportement de la régulation peut être facilement expliqué en regardant l‘évolution


de la tension de sortie en fonction de la pression : En sommet de la courbe, le FSX / FSM délivre
la tension de sortie maximum, à peine inférieure à 1% de la tension d‘entrée. Le ventilateur
tourne alors à pleine vitesse. La tension de sortie varie entre le maximum 99% et un minimum
correspondant à environs 50% de celle d‘entrée et cela suivant la bande proportionnelle.

Cela engendre la variation de vitesse du moto-ventilateur, du maximum vers le minimum.

Lorsque la pression diminue en dessous du seuil mini de la bande proportionnelle, le


moteur s‘arrête dans le cas du FSX ou reste en vitesse minimum dans le cas du FSM. Lorsque
la pression remonte, le moteur va redémarrer avec une hystérésis de [0,7 bar] pour éviter le
cyclage intempestif. La pression mini à laquelle le moteur s‘arrête ou reste au minimum est une
valeur réglable (voir les plages de pression).

123
Chapitre 6 : Régulation.

Figure 6.8 : Les plages de pression.

On peut aussi varier la puissance frigorifique par la variation du volume balayé :


Vb = n × NC × π × d × 60 / 4.

On varie la vitesse n en variant la fréquence f ensuite le volume balayé varie. On peut aussi
jouer sur le nombre de cylindre NC dans ce cas les cylindres peuvent être éliminés en cascade
à partir de la mise en communication des chambres d`aspiration et de refoulement.

2.3. Régulation par variation de nombre de compresseur :

Ce principe se base sur l’ajout des compresseurs selon les besoins. L’avantage de
système c’est qu’il prolonge la durée de vie de l’installation mais pressente un coût élevé et un
encombrement. Le schéma suivant nous montre ce système :

Figure 6.9 : Abaque donnant la puissance frigorifique en fonction du nombre de compresseur.

124
Chapitre 6 : Régulation.

3. Les appareils de régulation :

3.1. Les pressostats : [16]

On peut utiliser les pressostats de différentes manières :


- On emploie un pressostat au lieu d’un thermostat lorsqu’on veut dégivrer
automatiquement l’évaporateur tout en conservant un certain contrôle automatique de
température.
- On utilise un pressostat pour évite qu’en cas de réduction ou d’interruption des échanges
calorifiques au niveau de l’évaporation le compresseur ne provoque pas un abaissement
excessif de pression à l’évaporateur.
- On utilise par fois un pressostat en liaison avec un thermostat pour faire passer, avant
l’arrêt de l’installation, une certaine quantité de fluide frigorigène de l’évaporation au
condenseur.

On distingue 3 types de pressostat :

3.1.1. Pressostat simple : [16]

Le pressostat simple est constitué d'un raccord permettant la prise de la grandeur à


réguler. La plage de pression détermine l'application de l'appareil.

Le réglage du point de consigne, comme le différentiel, s'effectue par l'intermédiaire d'une


molette ou vis de réglage permettant d'augmenter ou de diminuer la tension d'un ressort.

Figure 6.10 : Pressostat simple. [16]

3.1.2. Pressostat plage neutre : [16]

Les pressostats plage neutre sont particuliers car ils intègrent une zone neutre.
Cependant, d'aspect extérieur, ils ressemblent à des pressostats standards.

125
Chapitre 6 : Régulation.

Figure 6.11 : Pressostat plage neutre. [16]

3.1.3. Pressostat différentiel :

Le pressostat différentiel est souvent utilisé comme élément de vérification de présence


ou d'absence d'un L\P d'une pompe à huile ou à fluide mais on peut encore les trouver pour
contrôler le L\P d'un filtre ou d'un échangeur.

Le schéma de principe indique que le réglage s'effectue par le disque de réglage venant en
addition de la force de la pression du soufflet LP.

Figure 6.12 : Pressostat différentiel. [16]


3.2. Les thermostats : [16]
Le thermostat peut être utilisé pour des applications telles que :
- Réguler la température du médium à réfrigérer.
- Contrôler la fin d'un dégivrage.
- Contrôler la température de refoulement,
- Réguler la température d'huile.

126
Chapitre 6 : Régulation.

Figure 6.13 : Thermostat. [16]


Le but de cet organe est de réglé la température d'une surface froide ou d'une ambiance
froide entre deux limites prédéterminées et aussi voisine que possible de la température réelle
que l'on désire obtenir.
3.3. Régulateurs de pression de condensation :

Le régulateur est destiné à maintenir la pression de condensation au-dessus d’une certaine


valeur lors d’une basse température extérieure.

Ils permettent ainsi d’avoir une pression suffisante à l’entrée du détendeur et, par voie de
conséquence, un démarrage satisfaisant de l’installation quelle que soit la température
ambiante.

Avec ces régulateurs, le circuit travaille par engorgement du condenseur, aussi il est nécessaire
de sur dimensionner le volume du réservoir liquide.

3.4. Régulateurs de pression d’évaporation :

Le régulateur sert à maintenir la pression d’évaporation au-dessus d’une limite déterminée.

L’application la plus répandue est celle avec des évaporateurs multiples travaillant à
températures d’évaporation différentes.

La prise en glace de l’eau dans les refroidisseurs de liquide ou les installations de climatisation
peut être évitée en maintenant la température d’évaporation au-dessus de 0°C, même dans le
cas d’une baisse importante de charge thermique

3.5. L’hygrostat :

Il est placé dans la chambre froide, il sert de tenir l’humidité relative constante.

127
Chapitre 6 : Régulation.

3.6. Le détendeur :

Les détendeurs thermostatiques fonctionnent comme des dispositifs d’étranglement entre les
côtés hauts pression et basse pression des systèmes de réfrigération et garantissent que le débit
de frigorigène dans l’évaporateur correspond exactement au débit d’évaporation du fluide
frigorigène dans l’évaporateur. Si la surchauffe réelle est supérieure à la valeur nominale, le
détendeur augmente la quantité de fluide frigorigène injectée dans l’évaporateur ; si la
surchauffe réelle est inférieure à la valeur nominale, le détendeur réduit le débit de fluide
frigorigène vers l’évaporateur. Ainsi, l’évaporateur est utilisé au maximum de sa capacité et le
fluide frigorigène ne peut atteindre le compresseur.

4. L’électricité :

L’électricité joue un grand rôle dans n’importe quelle installation.


A savoir que la puissance d’un moteur est :
- Dans le cas d’une alimentation monophasée.

P = U × I × cosφ Si non P = R × I² × cosφ


- Dans le d’une alimentation triphasée

P = √3 × U × I × cosφ Si non P = √3 × R × I² × cosφ


L’alimentation électrique d’un moteur peut être assurée par de différents appareils et que se
Soit :
1. Un sectionneur à fusibles + un contacteur + un relais thermique.
2. Un disjoncteur + un contacteur.
3. Un sectionner-contacteur-disjoncteur intégral.

On peut aussi utiliser un disjoncteur magnétothermique avec bloc différentiel qui compact
et protège le moteur contre les courts circuits et les surcharges électriques en assurant la coupure
de l’alimentation du moteur, le bloc différentiel assure la protection des personnels. Le schéma
électrique ainsi que les différents appareils sont montrées sur le circuit de puissance et le circuit
de commande.

128
Chapitre 6 : Régulation.

5. Choix de système de régulation pour nos chambres :


Pour les chambres positives :

On a choisi le Pumpdown automatique [Tirage au vide automatique de l’évaporateur].

Avantage : Réduction des surcharges des motos compresseur dues aux vapeurs,
réduction du risque des coups-de liquide.
Inconvénient : A l'arrêt du thermostat le compresseur risque de fonctionner en courts
cycles en cas d'inétanchéité de l'électrovanne [fuite au niveau de la VEM].

La figure 6.14 suivante est un schéma de commande du Pump down automatique :

Pour les chambres négatives :

On a choisi le Pumpdown unique améliorée [Tirage au vide unique améliorée].

Avantage : Elimination du risque des courts cycles.


Inconvénient : Complexité de réalisation et de compréhension.

129
Chapitre 6 : Régulation.

La figure 6.15 suivante est un schéma de commande du Pump down unique améliorée :

La légende :

Q1 : Sectionneur porte fusible. A1-A2 : Bobines des contacteurs.


S1 : Bouton poussoir. KA1, KA2 : Contacteur auxiliaire.
Y1 : Électrovanne de tirage au vide. B1 : Pressostat HP.
F1, F2 : Relais thermique. B2 : Thermostat.
KM1 : Contacteur. B3 : Pressostat BP.

130
Conclusion :

L’utilisation des entrepôts dans presque tous les cas est polyvalente [Produits différents]
mais si on traite chaque cas [produit] selon son besoin la qualité de conservation va être bonne
et on évite le gaspillage dû aux mauvaises conditions.

La situation géographique, le tonnage et la manutention, l’isolation thermique ont des


normes qu’il faut respecter pour arriver à une bonne conservation et pour l’optimisation du
rendement.

La régulation est la phase la plus essentielle pour un bon rendement des installations après le
dimensionnement et le choix de ses éléments.

La température, l’humidité et la vitesse de l’air sont de conditions à contrôler selon le besoin


soit pour la congélation ou la conservation.
Conclusion générale :

L’entreposage frigorifique est devenu une activité indispensable dans la vie quotidienne,
grâce au contrôle de la température et l’humidité qui sont les agents les plus essentiels pour
conserver un produit.

Apres l’achèvement de cette étude qui a accumulé presque toutes les connaissances
acquises durant la formation au sein du département du Génie climatique Constantine, aussi
c’était l’occasion pour s’enrichir en creusant dans d’autres domaines comme le
dimensionnement, le choix de système et les éléments des installations frigorifiques à partir des
calculs thermodynamiques suivant des critères de performance, d’économie et qui respectent
les normes internationaux. Tout ça en utilisant la documentation appropriée.

Espérant que ce modeste travail va être un appui pour d’autres études ou pourquoi pas
pour des projets réalisés réellement.
Référence.

Google maps https://maps.google.com/ [*]


OMS office météorologique de Sétif, Ain sfiha. [**]
IIF, «Manuelle de l'entreposage frigorifique dans les pays chauds ». [1]
Pilatte, IIF, IIR, «Technique du froid cours de base », édition 2007. [2]
René LELEU, Transfert de chaleur, Technique de l’ingénieur. [3]
P.J. Rapin, P. Jacquard, « Aide-mémoire formulaire du froid», 12 édition. [4]
Olivier PERROT, «cours des Machines frigorifiques», 2010-2011. [5]
W.Maake, H.J.Eckert, Jean Louis Cauchepin, « le pohlmann manuel technique de
[6]
froid », Tome I, édition PYC, 1993.
P.J. Rapin, P. Jaccard, « installation frigorifique”, édition PYC, 1996, Tome I, [7]
Alex Bertrand, « la production de froid dans le milieu agro-alimentaire industriel
[8]
ettertiaire», cahier 04 février 2006.
H-J Breidert, éditions Pyc livres, «Calcul des chambres froides ». [9]
S. Forbes Pearson, «Frigorigènes : passé, présent, futur », Star Réfrigération,
[10]
Thornliebank Industriel Estate, Glasgow G46 8JW, Royaume-Uni.
René LELEU, Transfert de chaleur, Technique de l’ingénieur. [11]
Détendeurs thermostatiques Série T. [12]
TURBOIL F DOCTEC {Séparateur d’huile}. [13]
Danfoss : Guide du monteur Deshydrateurs et voyants. [14]
Symboles et normes frigorifiques. [15]
Aide-mémoire Régulation [16]
CfmnLog - Cours générale le froid
[17]
www.coursindustriels.com/uploads/2/6/0/8/26080957/cours_general_le_froid.pdf

Logiciels et catalogues de sélection.

Coolpack. V 1.5.
Friga-bohn. V 2016.
Copeland. Select 7.12.
Bitzer. V 6.4.
Sporlan. V 5.09.
Danfoss. Version PDF.
Turboil. Version PDF.
Archifacile. {pour le plan de l’entrepôt} /
Diagramme de l’air humide par Frédéric Benet. V 3.0.
Diagramme enthalpique par Frédéric Benet. V 2.0.
Annexes :
A1 : Teneur en eau, point de congélation, capacité thermique massique et chaleur latente de
congélation de certaines denrées.
A2 : Propriétés thermodynamique de l’air Pohlmann.

A3 : Diagramme psychrométriques des basses températures ‘’Carrier’’.


A4 : Tableau de chaleur dégagé des personnes dans les différentes températures ‘’livre :
Calcul de chambres froides’’

A5 : Durées pratiques de conservation des produits congelés.


A6 : Symboles de puissances et de commandes [ABCCLIM.NET]
Résumé :

Dans le contexte énergétique actuel, les systèmes de production du froid à compression


sont fortement développés et utilisés, le présent travail est une étude d’un entrepôt frigorifique
à compression qui a été réalisée. Commençant par la conception et l’architecture de construction
en calculant les coefficients d’échanges et les épaisseurs pour nos isolants thermiques. Ensuite,
après le calcul du bilan frigorifique, nous avons choisi le système de production, le type des
installations, les fluides frigorigènes, et nous avons dimensionné et sélectionné les éléments des
installations principaux et annexes en terminant par le choix des systèmes de régulation.

Mots clés : isolants thermiques, compression, entrepôt frigorifique, les coefficients d’échanges.

Abstract :

In the context of current energy, Cooling production systems by compression are highly
developed and used, current work is a study about a coldstore, We have begin by conception
and architecture of construction by calculating exchanges coefficients, thickness of thermal
insulation. Then, after the calcul of thermal balance we have selected the fluid, type of system
and installation. We have dimensioned and selected the installation’s elements and finaly the
regulation systems.

Key words : compression, exchanges coefficients, fluid, thermal balance, coldstore.

:‫الملخص‬

‫ هذا المشروع هو عبارة عن‬،‫األنظمة األكثر إستعماال ورواجا في التبريد هو نظام انتاج البرد بالضغط الميكانيكي‬
‫دراسة مستودع تبريد حيث أننا بدأنا بالتصميم وهندسة البناء عن طريق حساب ثوابت التبادل الحراري وسمك العوازل‬
‫ األنظمة ومكونات‬،‫ اخترنا نوع التركيبات‬،)‫ الخ‬.‫ بعد الميزان الحراري (الحريرات المكتسبة من المنتوجات المخزنة‬.‫الحرارية‬
.‫الدارة التبريدية األساسية والثانوية منتهين بإختيار نظام التعديل‬

. ‫ الدارة التبريدية‬،‫ بالضغط الميكانيكي‬،‫ وسمك العوازل الحرارية‬،‫ ثوابت التبادل الحراري‬: ‫كلمات مفتاحية‬