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Partie II : Les cryptomonnaies

1. Définition
La cryptomonnaie dite aussi crypto actif, cryptodevice ou monnaie cryptographique de
manière simple, la cryptomonnaie est la monnaie virtuelle sans lien avec une politique
monétaire ou une banque, dont l’implémentation repose sur les algorithmes de chiffrement. Les
algorithmes de chiffrement permettent de générer la monnaie elle-même et de faire des
transactions anonymes sur internet, de poste à poste et sans frais.
Aujourd’hui les cryptomonnaies sont des monnaies alternatives, dans la mesure où aucune
nation n’a adopté une cryptomonnaie comme monnaie fudiciaire. De nombreux
cryptomonnaies ont été développées, la plupart sont similaires et dérivent de la première
implémentation de cryptomonnaie : le bitcoin.

2. Le Token
Dans l’univers de la cryptomonnaie, un token désigne un actif numérique transférable entre
deux parties sur internet, sans avoir besoin pour cela, de l’autorisation d’un tiers. Il s’agit d’un
instrument financier utilisé par les entreprises dans le cadre de l’Initial Coin Offering(ICO).

a) Qu’est-ce qu’un token ?


Un Token est un instrument financier utilisé par des entreprises pour lever des fonds dans
le cadre d’un ICO. Le principe est le suivant : pour se développer, soutenir un projet ou accélérer
sa croissance, une entreprise va mettre sur le marché, en les proposant sur une plateforme
dédiée, les token que les investisseurs vont acquérir en les payant avec une cryptomonnaie (le
plus fréquemment en Ethers ou en bitcoin).
En échange de ces token, les investisseurs pourront se voir concéder, selon la configuration
retenue, soit une forme de propriété (parfois proche d’une action), soit des dividendes générés
par l’entreprise émettrice, un bien ou un service produit par l’entreprise, ou bien encore le
contrôle d’un système en construction.
A peine émis, les jetons peuvent être revendus sur des places des marchés numériques où
la valeur d’un token peut faire l’objet d’une très grande spéculation. Si les spéculateurs
professionnels sont rompus à ce genre d’opérations, pour les petits investisseurs, en revanche,
les ICO, par leur absence totale de régulation, constituent aujourd’hui une pratique à haut
risque.

3. Le hashrate
Le hashrate ou taux de hachage, permet de mesurer la puissance de minage d’un ordinateur,
c’est-à-dire la vitesse à laquelle il effectue un calcul.

a) Qu’est-ce que le hashrate ?


Sur une blockchain, comme par exemple la blockchain bitcoin, les transactions réalisées
sont chiffrées, ce qui garantit leur authenticité et leur inviolabilité. Ces transactions sont
validées par des opérateurs que l’on appelle mineurs. Pour pouvoir avoir le droit de valider ces
transactions et, in fine, de créer les blocs qui composent une blockchain, les mineurs doivent au

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préalables résoudre des calculs mathématiques. Pour ce faire, ils utilisent souvent du matériel
informatique hautement énergivore et doté de puissante cartes graphiques (longtemps réservés
aux gamers) servant de minage, c’est-à-dire au calcul d’une fonction de hachage. Le hashrate,
ou taux de hachage, sert à la puissance de minage d’une machine, c’est-à-dire la vitesse à
laquelle un ordinateur réalise une opération de calcul. Et par voie de conséquence, sa capacité
à résoudre un calcul mathématique débouchant sur la possibilité de valider des transactions et
de créer un bloc supplémentaire sur une blockchain.

b) Quelle traduction pour le hashrate ?


Le terme hashrate utilisé, dans l’univers des cryptomonnaies, pour apprécier la puissance
de minage d’un ordinateur, peut se traduire en français par taux de hachage.

4. Origine des cryptomonnaies


Si l’on remonte à la première idée de la cryptomonnaie, on en revient à Wei Dai, qui en
1998, publiait une description de la « B-money », un système de trésorerie anonyme totalement
électronique. Peu de temps après, c’est Nick Szabo, qui, de son côté, demande aux utilisateurs
de compléter une fonction de preuve de travail dont les solutions sont chiffrées,
communautarisées et publiées. Puis il faudra attendre en 2009 pour qu’un groupe de
développeur le fameux et désormais incontournable Bitcoin. Et tout se joue dans l’algorithme
de preuve de travail. Si le bitcoin utilise l’algorithme SHA-256, le bitcoin, créé plus tard, utilise
l’algorithme de scrypt, plus rapide. Dans les faits, c’est la preuve de travail qui détermine la
crypto-monnaie.

a) Qu’est-ce qu’une preuve ou puissance de travail ?


PoW ! c’est un acronyme que vous avez certainement déjà vu sur le web. Il signifie
simplement Proof of Work, preuve de travail donc. Dans la pratique, produire un tel système
est coûteux, en temps comme en énergie. Pour faire court et compréhensible, c’est ce qui permet
de sécuriser la monnaie, surtout contre les attaques. Il demande tellement de ressources à
l’ordinateur requérant, en termes de puissance de calcul, que cela revient presque interdire
l’accès à la monnaie. Néanmoins, il faut que la chose reste très complexe, elle doit rester faisable
pour un demandeur, compréhensible et facile à vérifier pour un tiers. C’est dans ce tryptique de
codes que se joue donc la vie d’une cryptomonnaie.

5. Différence entre cryptomonnaie et monnaie


De manière générale, le statut juridique des cryptomonnaies varie considérablement d’un
pays à l’autre. Pour certains Etats, les crypto-monnaies, ou certaines d’entre elles, sont
légalement reconnues comme moyen de commerce ; pour d’autres ; le statut n’est pas encore
défini ou la législation est encore en train d’évoluer ; enfin, certains Etats les interdisent
totalement.
De par leur construction intrinsèque, les cryptomonnaies échappent à toute politique
publique : elles ne peuvent pas être soutenues par une politique monétaire. De plus, leur pseudo-
anonymat rend possible, au même titre que l’argent liquide, les transactions illicites. A travers
diverses règlementations, elles font l’objet de surveillance par les autorités monétaires sur deux
axes :

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 Contrôler la légalité des biens ou des services achetés grâce aux cryptomonnaies et ainsi
éviter les achats illicites,
 Surveiller la conversion en devises légales et ainsi détecter le blanchiment d’argent. De
plus l’utilisation de cryptomonnaies est rendue difficile par des points suivants :
 Le faible usage ne permet pas d’en faire une unité de compte : très peu de prix sont
exprimés dans ces cryptomonnaies,
 Elles présentent une forte volatilité,
 Utilisées comme intermédiaires des échanges, elles n’offrent aucune protection contre
la fraude car les opérations sont toutes réversibles.
6. Cryptomonnaies et les Etats
La plupart des actes se sont produites en 2018, en janvier 2018, la banque d’Angleterre
annonce créer une cryptomonnaie indexée sur la monnaie britannique.
 Au Canada et à Singapour, des institutions envisagent également de développer des
systèmes de paiement officiels en crypto-monnaie,
 Ensuite, les îles Marshall deviennent le premier pays au monde à lancer une
cryptomonnaie légale, le président vénézuélien Nicolas Maduro crée une
cryptomonnaie le pétro, ancré sur le prix du baril de pétrole, dans le but de contourner
les sanctions américaines. La Turquie envisage elle aussi sa monnaie, le Turcoin, pour
dynamiser l’économie en 2018, l’Iran pense créer une cryptomonnaie nationale, basée
sur le bitcoin, pour contrer la chute de la monnaie nationale du fait du retour des
sanctions américaines.
a) Offre de départ et l’ICO (Initial Coin Offering)
Une ICO de l’anglais « Initial Coin Offering », est une forme de financement, à mi-chemin
entre la levée de fonds et le financement participatif, par la prévente d’une nouvelle
cryptomonnaie. Le premier Initial Coin Offering notable est celle d’Ethereum en 2014.
En 2017, ce marché est encore peu régulé, ainsi en septembre la Chine interdit les ICO sur
son territoire. En Russie Vladimir Poutine approuve l’utilisation des ICO en exigeant la mise
en place d’une réglementation appropriée afin de contrôler le marché des cryptomonnaies.

7. Quelques cryptomonnaies

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Code Monnaie Date de Equivalent Algorithme Quantité Quantité Note
création de la monnaie maximum de
masse émise monnaie
monétaire pouvant être
émise
BTC, Bitcoin 2009 125 SHA- 17 millions 21 millions La première
XBT milliards 256(preuve de au monnaie
USD au travail) 16/05/2018 décentralisée
04/09/2018
ETH Ethereum 2015 29 Ethash 99 millions Non limité La première
milliards USD au monnaie basée
USD au 04/09/2018 sur la chaine de
04/09/2018 blocs(Ethereum)
permettant la
création de
contrats
intelligents.
BCH, Bitcoin coin 2017 10 SHA- 17 millions 21 millions Fork de la
BCC milliards 256(preuve de au chaine de blocs
USD au travail) 16/05/2018 Bitcoin
04/09/2018
XRP Ripple 2012 13 ECDSA 39,190 100 milliards Les transactions
milliards milliards sont vérifiées
USD au USD au par consensus
04/09/2018 04/09/2018 entre les
membres du
réseau, plutôt
que par le
processus de
minage utilisé
par Bitcoin.
LTC Litecoin 2011 3,87 Scrypt(preuve 56,5 84 millions La première
milliards de travail) millions au cryptomonnaie
USD au 16/05/2018 fondée sur
04/09/2018 Scrypt
DASH Dash 2014 1,79 X11 8 millions 18,9 millions Ex-Darkcoin,
milliards au première
USD au 16/05/2018 cryptomonnaie
04/09/2018 anonyme.
DOGE Dogecoin 2013 0,504 Scrypt(preuve 114,5 5,2 milliards Cryptomonnaie
milliards de travail) milliards par an dérivée de
USD au USD au perpétuellement Litecoin et la
16/05/2018 04/09/2018 première à être
fondée sur
internet : Doge
XMR Monero 2014 2,21 (preuve de 16 millions
milliards travail) Au
USD au 16/05/2018
04/09/2018
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AFRO AFRO 2017 2,09 DASH 750 750 milliards L’AFRO est une
milliards -preuve milliards
Puis production cryptomonnaie
USD au d’enjeu (PoS) Au annuelle panafricaine, au
04/01/2019 04/01/2019
maximale de service du
0,584% de développement
l’émission sociétal du
initiale soit, 4,4 continent
milliards
d’Afros par an
PPC Peercoin 2012 0,64 SHA- 24 764 006 Pas de limite Inflation
milliard 256(preuve de au annuelle : 1%
USD au travail) 16/05 /2018
16/05/2018
NMC Namecoin 2011 29 788 896 SHA- 14,7 21 millions Namecoin a
au 256(preuve de millions au pour but d’agir
16/05/2018 travail) 16/05 /2018 comme un DNS
décentralisé, qui
rend la censure
d’internet très
difficile.
Namecoin se
sert du nom de
domaine .bit
LSK Lisk (en) 2016 1,29 DPOS(preuve 110,4 Première
milliard de travail de millions au cryptomonnaie
USD au participation 04/08 /2017 modulaire
16/05/2018 des délégués) utilisant
Sidechain
G1 G1 2017 N/A Signature : ed Plus de 5 Pas de limite Monnaie libre
25519 millions
Hashes :SHA- début 2019
256
SEW securiumcoin 2018 16.357.097 ERC20 143483314 500 000 000 Cryptomonnaie
USD au au unités offrant une
01/11/2018 01 /11/2018 garantie de
solvabilité via
un stock en
diamant

Si le bitcoin est la première des cryptomonnaies mises en service, elle est aujourd’hui
loin d’être la seule. Le Ripple, le Litecoin, ou encore le Peercoin sont des monnaies qui ont vu
le jour depuis. Voici une liste non exhaustive des cryptomonnaie qui pourront envahir nos
portefeuilles numériques dans l’avenir :
Le Namecoin créé en 2011 utilise le même algorithme de preuve de travail(PoW) que
le bitcoin. Aujourd’hui, environ 15 millions de valeur sur les 21 millions prévus sont mis en
circulation. Mais le Namecoin n’est pas le seul à utiliser SHA-556. Le Peercoin aussi. Ce
dernier a une particularité, il ne dispose pas de plafond, comme expliqué plus haut, mais définit
une inflation annuelle à 1%. Aujourd’hui 24 millions de valeur sont échangées.

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Le Litecoin créé en 2011, utilise Scrypt et a fixé son plafond à 84 millions de valeur,
pour moins de 50 millions de monnaies émises à l’heure actuelle. Le Dogecoin suivra le
modèle, en 2013. Toujours basé sur Scrypt, elle a dépassé le plafond originel de 98 millions.
Les émissions sont aujourd’hui calibrées et imitées annuellement à 5,256 millions.
Le Monero utilise un fonctionnement encore un peu différent. Son premier plafond est
limité à 18,3 millions. Dès que le plafond sera atteint (on est à 14 millions actuellement). Parmi
les autres cryptomonnaies que vous trouverez sur la toile, voici quelques noms : Ether, Dash,
Factom, Lisk, Solarcoin…ET bien d’autres encore.
Sachez que certaines monnaies sont entièrement virtuelles et non régulées par les systèmes
financiers habituels, elles n’en pèsent pas moins leur poids dans l’économie mondiale. Ainsi la
valeur marchande des bitcoins émis est évaluée à 42,5 milliards de dollars ! il est de 34,5
milliards de dollars pour l’Ether, ou encore 192 millions pour le litecoin. Et si ces valeurs
existent, c’est parce qu’un barème de conversion existe entre ces monnaies et les monnaies
légales. Ce point est l’un des deux discutés par les autorités monétaires l’autre étant le fait que
les cryptomonnaies ne puissent servir à acheter que des biens et des services légaux. En fait le
contrôle se fait donc uniquement sur le blanchiment d’argent et la légalité des acquisitions.

8. Avantages et inconvénients des cryptomonnaies


a) Avantages
Faisons simple et listons ici les avantages à posséder une cryptomonnaie :
 Aucune de ces monnaies ne dépend d’une banque centrale. La politique monétaire
mondiale n’a donc que très peu d’impact sur les cryptomonnaies, y compris sur leurs
valeurs intrinsèques ;
 Elles sont entièrement conçues pour le commerce sur internet et se révèlent être une
excellente alternative pour le développement du commerce en ligne, notamment dans
les pays en voie de développement ;
 Toutes les transactions sont publiques, même si les propriétaires des fonds (acheteurs
ou récipiendaires) ne sont que des adresses mails ;
 Il est impossible de les contrefaire ou de les usurper. Les sécurités sont de très haut
niveau ;
 Les transferts prennent au plus quelques minutes (quand on sait qu’il faut trois jours
pour que les fonds de votre compte PayPal arrive enfin sur votre compte courant…) ;
 Les transferts n’ont pas de limites, ni de frontières. Quel que soit le pays, vous pouvez
transférer ;
 Les frais de transferts sont inexistants ;
 De même, il n’existe pas de plafond, ni de minimum à transférer. Vous transférez les
quantités que vous voulez ;
 Il n’existe pas d’intermédiaire, une banque, un courtier, lors des transferts de fonds. Cela
se fait directement de pair à pair ;
 Les transferts sont aussi irréversibles. Le récipiendaire ne peut donc pas se voir retirer
ou annuler une somme qu’il a reçu ;
 N’importe qui peut s’en servir et transférer des fonds, personne physique comme
morale ;

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En bref, ne dépend pas des banques, sécurité maximale, conçues pour internet, des frais
réduits.
b) Inconvénients
Bien sûr, il existe encore quelques inconvénients à l’utilisation des
cryptomonnaies et notamment le fait que le grand public n’est pas encore complètement
séduit par l’offre.
Sans doute par peur, ou parce que les explications données généralement sont issues
d’un langage de geek, trop peu explicite sur le fonctionnement. De ce fait, le réseau de
paiement est faible. Il est certain que si vous pouviez utiliser vos Bitcoins au
supermarché du coin, ou lorsque vous allez boire un verre en terrasse, la cryptomonnaies
erat plus développée.
Mais ce n’est pas tout. Un autre phénomène pourrait rendre la chose assez futile. Il existe
aujourd’hui beaucoup de cryptomonnaies. Beaucoup trop, même pourrait-on dire. Et la
question se pose alors d’utiliser une cryptomonnaie plutôt qu’une autre. Mais il ne faut
pas oublier que la chose est récente. Il est donc logique, un peu à l’instar des banques
en lignes ou des néobanques, de voir plusieurs modèles sortir les uns après les autres.
Après, il se passera toujours, une concentration et la disparition pure et simple de
certaines de ces monnaies. Ce qui rendra sûrement la cryptomonnaie plus désirable et
le phénomène plus compréhensible. Autre chose, vous devez stocker votre
cryptomonnaie sur un serveur distant, ou sur votre clé USB. Si le serveur s’éteint, ou
que vous perdez votre clé, vous perdez définitivement la monnaie.
c) Plate-forme d’échange de cryptomonnaie
Une plateforme d’échange de cryptomonnaies, ou échange, permet d’échanger
des cryptomonnaies entre elles, de les convertir en monnaie fiduciaire ou de les échanger
contre une monnaie émise par une banque centrale.
Un exchange est un site internet, une plateforme d’échange, une bourse, une place de
marché, où l’on peut acheter et vendre des cryptomonnaies. C’est-à-dire, en pratique,
échanger des cryptomonnaies contres d’autres. Certains exchanges, à l’instar de Bittrex
ou Binance, permettent d’échanger des bitcoins contre n’importe autre cryptomonnaie
(Ether, Ripple, Litecoin, Zcash, Neo, Monero, …). D’autres permettent également de
convertir sa monnaie en monnaie-fiat, c’est-à-dire en monnaie fudiciaire, ou en monnaie
nationale, contre monnaie émise par une banque centrale, voire acheter des
cryptomonnaies à partir de monnaies fiduciaires. Le paradoxe de ces places de marché
est qu’elles introduisent de la centralisation (et donc un certain risque) dans un univers
décentralisé, celui de la blochain. Les places sont donc parfois la cible des
cybercriminels et les plus mal protégées se font dérober des fonds, parfois très
conséquents, de cryptomonnaies. L’histoire retiendra à ce titre les centaines de milliers
de bitcoins qui se sont évaporés en février 2014 de Mt. Gox, une plateforme d’échange
de bitcoin basée à Tokyo suite à un apparent piratage informatique.
i. Qu’est-ce qu’un wallet ?
Un wallet désigne une solution de stockage, supposément sécurisée, des
cryptomonnaies. Desktop wallet, hardware wallet, web wallet… plusieurs types de
procédés coexistent.
La cryptomonnaie est stockée dans le porte-monnaie électronique appelé cryptowallet.

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Un wallet dont la traduction anglaise est portefeuille, est en matière de cryptomonnaies,
un procédé de stockage supposément sécurisé, physique ou numérique de
cryptomonnaies.
L’application des wallets recouvre différents modes de stockage. Mais en pratique un
wallet, qu’il s’agisse d’un logiciel client, d’une application, d’un fichier crypté et
sécurisé ou d’un simple morceau de papier intègre deux éléments : une clé publique,
connue de tous et correspondant, par exemple à une adresse bitcoin, ou l’adresse d’une
autre cryptomonnaie et une clé privée, connue du seul propriétaire du wallet. Cette clé
permet de signer des transactions et de prouver à l’ensemble des pairs d’un réseau que
l’on est bien le propriétaire de tel ou de tel montant d’une cryptomonnaie.
ii. Qu’est-ce qu’un software wallet ?
Un portefeuille logiciel est un programme logiciel destiné à stocker une ou plusieurs
cryptomonnaies. Il se présente sous trois formes : sur ordinateur, en version mobile, ou
en ligne. La première solution dénommé desktop wallet, est un logiciel qui va stocker
une cryptomonnaie directement sur ordinateur de bureau ou sur laptop. L’utilisateur de
ce type de software wallets, qui est aussi détenteurs des cryptomonnaies stockées, a, ici,
la main sur ses devises. Ce faisant c’est également à lui qu’il appartient d’en sécuriser
le stockage, ce qui n’est pas toujours chose aisée pour un utilisateurs lambda.
iii. Mobile wallet
Dans sa version mobile, le software wallet pourra prendre la forme d’une application à
télécharger sur smartphone.
iv. Desktop wallet
Desktop wallet, est un logiciel qui va stocker une cryptomonnaie directement sur
ordinateur de bureau ou sur laptop.
Types de wallet Noms de wallet
Hardware wallets Ledger, NanoS, Trezor
Desktop wallets Exodus, Bitcoin core, Electrum, jaxx’s
Chrome Extension
Mobile wallets Mycelium, Coinomi, Electrum
Web wallets MyEtherWallet, MetaMask

9. Les principaux marchés digital d’échanges de wallets


- Bittrex
- Binance
- Bitstamp
- BTER
- Coinbase
- Gatecoin
- Kraken
- Poloniex
- …

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10.Activités autour des cryptomonnaies
i. Le cryptomining
Le fait de miner une cryptomonnaie consiste à fournir un service au réseau de ladite
monnaie en échange d’une récompense pécuniaire. Le service rendu consiste à vérifier la
validité d’un ensemble de transactions. Chaque fois qu’un ensemble est validé de transactions
est validé, il constitue un bloc. Si ce bloc remplit certains critères spécifiques à la chaine de
blocs de la cryptomonnaie, il est alors au sommet de la chaine et le ‘’mineur’’ qui a constitué
ce bloc est récompensé pour son travail.
Le minage désigne la validation d’une transaction réalisée en devise virtuelle en cryptant
les données et l’enregistrement de celle-ci dans la blockchain.
Miner du bitcoin, Ethereum… qu’entend-on par miner de la cryptomonnaie ?
Le minage est une opération qui consiste à valider une transaction, réalisée, par exemple
en bitcoins, en cryptant les données et à l’enregistrer dans le blockchain. Les opérateurs, les
entreprises et les particuliers qui utilisent la puissance de calcul (de processeurs, d’ordinateurs
ou de cartes graphiques utilisés pour les jeux vidéo) pour valider une transaction sont appelés
mineurs. En pratique les mineurs utilisent un logiciel pour résoudre un problème
mathématique, résolution qui se traduit par la validation d’une transaction.

ii. Trading
Un échange de cryptomonnaies ou un échange de devise numérique(DCE) est une
entreprise qui permet aux clients d’échanger des crypto-devises ou des devises numériques
contre d’autres actifs, tels que la monnaie fiduciaire conventionnelle ou d’autres devises
numériques. Un commutateur de cryptomonnaie peut être un teneur de marché qui utilise
généralement des spreads bid-ask sous forme de commission de transaction pour un service ou,
simplement en tant que plateforme correspondante tout en facturant des frais.
Sites de trading :
- Money4cloud
- Cloud-minings
- CryptoCloudmining
- Localbitcoins.com
- VirWox
- ETHONLINE
- Ethermining
- Hashmine
- Minercoin
- Crypto investors
- Cryptouniverse
- Livecoin
- Mercatox
- HashGains
- MinerGate
- FlyMining
- Cryptopia…
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