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Introduction

Les productions langagičres peuvent ętre abordées selon différents angles et de

nombreuses approches se situent ŕ l’interface de différents domaines. L’étude en

corpus de constructions en parce que que nous proposons dans ce travail de thčse

nous permettra de rapprocher des théories qui cherchent ŕ caractériser l’organisa

tion
des unités de la langue en ensembles plus étendus — les théories considérées

approchant cet objet selon deux directions opposées. Les nombreuses études sur

parce que attestent de l’importance de ce lexčme, plus particuličrement dans le do

maine
de la causalité. Les travaux de Debaisieux (cf. 1994b, par exemple), sur l’oral,

ont cependant montré que la notion de causalité n’est pas toujours prégnante — ni

męme présente — dans ces constructions. L’interprétation desdites constructions

nous amčnera ŕ étendre le jeu de relations discursives disponibles pour les annoter.

L’étude de l’oral nous a semblé une évidence plus qu’un choix. La différenc

fondamentale entre l’oral et l’écrit peut se résumer ŕ la présence — la proximité

— d’un interlocuteur ou ŕ son absence — sa distance. L’écrit se présente générale

ment
sous la forme d’un produit fini, comme d’ailleurs, dans une moindre mesure,

l’oral préparé (discours, etc.) ; il s’oppose alors ŕ l’oral spontané qui sera l’objet

de cette thčse. L’oral spontané conversationnel permet donc de travailler sur des

exemples authentiques, en contexte. Domaine privilégié des interactions verbales,

l’oral permet l’accčs ŕ des processus de prise en charge énonciative et modale spé

cifiques,
ainsi qu’ŕ des situations de régulation propre au médium, ŕ l’origine de

constructions en parce que particuličrement intéressantes.

Le travail sur l’oral pose le problčme de la segmentation de façon plus aiguë

peut-ętre que ne le ferait un corpus écrit. Le cadre retenu pour la segmentation

de nos données s’est appuyé sur le travaux de deux approches (macro)syntaxiques


développées ŕ Aix (Blanche-Benveniste et al., 1990) et Fribourg (Berrendonner,

1990), ainsi qu’une approche plus pragmatique développée ŕ Florence (Cresti,

2000), qui ont chacune proposé des outils pour la segmentation de l’oral 1. Les

Introduction

Les productions langagičres peuvent ętre abordées selon différents angles et de

nombreuses approches se situent ŕ l’interface de différents domaines. L’étude en

corpus de constructions en parce que que nous proposons dans ce travail de thčse

nous permettra de rapprocher des théories qui cherchent ŕ caractériser l’organisa

tion
des unités de la langue en ensembles plus étendus — les théories considérées

approchant cet objet selon deux directions opposées. Les nombreuses études sur

parce que attestent de l’importance de ce lexčme, plus particuličrement dans le do

maine
de la causalité. Les travaux de Debaisieux (cf. 1994b, par exemple), sur l’oral,

ont cependant montré que la notion de causalité n’est pas toujours prégnante — ni

męme présente — dans ces constructions. L’interprétation desdites constructions

nous amčnera ŕ étendre le jeu de relations discursives disponibles pour les annoter.

L’étude de l’oral nous a semblé une évidence plus qu’un choix. La différenc

fondamentale entre l’oral et l’écrit peut se résumer ŕ la présence — la proximité

— d’un interlocuteur ou ŕ son absence — sa distance. L’écrit se présente générale

ment
sous la forme d’un produit fini, comme d’ailleurs, dans une moindre mesure,

l’oral préparé (discours, etc.) ; il s’oppose alors ŕ l’oral spontané qui sera l’objet

de cette thčse. L’oral spontané conversationnel permet donc de travailler sur des

exemples authentiques, en contexte. Domaine privilégié des interactions verbales,

l’oral permet l’accčs ŕ des processus de prise en charge énonciative et modale spé

cifiques,
ainsi qu’ŕ des situations de régulation propre au médium, ŕ l’origine de

constructions en parce que particuličrement intéressantes.


Le travail sur l’oral pose le problčme de la segmentation de façon plus aiguë

peut-ętre que ne le ferait un corpus écrit. Le cadre retenu pour la segmentation

de nos données s’est appuyé sur le travaux de deux approches (macro)syntaxiques

développées ŕ Aix (Blanche-Benveniste et al., 1990) et Fribourg (Berrendonner,

1990), ainsi qu’une approche plus pragmatique développée ŕ Florence (Cresti,

2000), qui ont chacune proposé des outils pour la segmentation de l’oral 1. Les

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