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Les conférences de la bibliothèque diocésaine de Reims

Littérature & Christianisme

Gustave Flaubert - Max Jacob - Georg Trakl

Trois conférences de Dominique Hoizey

La place que le christianisme occupe dans la littérature est l’une des orientations prises par la bibliothèque diocésaine de Reims pour aller à la rencontre de ses lecteurs. Les lettres ne se sont-elles pas « toujours accordées avec l’élévation spirituelle » ? Cette observation, empruntée à Alain et Arlette Michel (La littérature française et la connaissance de Dieu, Le Cerf-Ad Solem, 2008), s’applique aussi bien à Gustave Flaubert qu’à Max Jacob ou à Georg Trakl dont l’œuvre témoigne, sur des modes divers, de l’impact du christianisme.

Mercredi 9 février 2011

18h - salle de lecture de la bibliothèque

Visages de saints dans l’œuvre de Gustave Flaubert

Saint Antoine, Saint Julien l’Hospitalier, Saint Jean le Baptiste

La Tentation de saint Antoine est une page fameuse qui compte dans l’œuvre de Gustave Flaubert. Ainsi la monstruosité des assaillants du célèbre ermite égyptien peints par Matthias Grünewald sur le retable d’Issenheim trouve-t-elle son pendant dans les « anatomies merveilleuses » que le Griffon, « maître des splendeurs profondes », fait découvrir à saint Antoine dans le roman de Flaubert. L’auteur de Madame Bovary s’est également intéressé à deux autres saints : Julien l’Hospitalier (La Légende de saint Julien l’Hospitalier) et Jean le Baptiste (Hérodias).

Mercredi 16 mars 2011

18h - salle de lecture de la bibliothèque

Le petit catéchisme de Max Jacob ou la foi d’un poète

Poète et chrétien Le Christ est mon bien…

Il n’y a pas chez Max Jacob, mort au camp de Drancy le 5 mars 1944, le poète d’une part et le chrétien d’autre part. Il trouvait que Dieu, qui lui avait donné la foi, avait beaucoup de patience envers lui. Aussi méditait-il beaucoup sur les bienfaits de Dieu et l’amour de Jésus-Christ comparable pour lui à un homme qui se ferait fourmi pendant trente ans pour enseigner les fourmis : « Imaginez que cet homme aime tellement ces fourmis qu’il se fasse tuer et verse son sang […], et finalement meure sur deux brins de paille croisés. Voilà pourtant le sacrifice de Dieu, sacrifice inimaginable qui laisse stupéfait. »

pourtant le sacrifice de Dieu, sacrifice inimaginable qui laisse stupéfait. » Max Jacob en 1934 Photo

Max Jacob en 1934

Photo Carl van Vechten

Mercredi 6 avril 2011

18h - salle de lecture de la bibliothèque

Images chrétiennes dans la poésie de Georg Trakl

Je me vois joindre les mains et rêver en silence, Chuchoter des prières depuis longtemps oubliées, Et une tristesse précoce enténébrer mon regard.

Ces vers de 1909 témoignent de l’héritage chrétien du poète autrichien Georg Trakl (1887- 1914) qui, enfant, fréquenta l’église évangélique de Salzbourg. Son œuvre poétique révèle un « christianisme » singulier. Ainsi, à propos du pain et du vin, peut-on parler d’une tentative de réinterprétation mythique des images chrétiennes.

de réinterprétation mythique des images chrétiennes. Georg Trakl en 1914 Orientation bibliographique Gustave

Georg Trakl en 1914

Orientation bibliographique Gustave Flaubert, La Tentation de saint Antoine, Trois contes, dans Œuvres I et II, édition établie et annotée par A. Thibaudet et R. Dumesnil, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1951 et 1952. – Max Jacob, Le Cornet à dés, Poésie/Gallimard, 2003, Le Laboratoire central, Poésie/Gallimard, 1994, Derniers poèmes, Gallimard, 1961, Méditations, édition établie et présentée par René Plantier, 1972. Et pour connaître la vie de Max Jacob : Béatrice Mousli, Max Jacob, Flammarion, 2005, sans oublier Monsieur Max, téléfilm de Gabriel Aghion. - Georg Trakl, Œuvres complètes, traduites de l’allemand par Marc Petit et Jean-Claude Schneider, Gallimard, 1972, Poèmes majeurs, texte original et version française par Jacques Legrand, présentation et notes par Adrien Finck, Aubier, 1993. Et si vous lisez l’allemand : Georg Trakl, Dichtungen und Briefe, Otto Müller Verlag Salzburg, 1969 et Hans Weichselbaum, Georg Trakl, Otto Müller Verlag Salzburg, 1994.

Le conférencier Sinologue, Dominique Hoizey a publié des traductions de poètes et de conteurs chinois (Parmi les nuages et les pins (Arfuyen, 1984), Dans la gueule du tigre (L’Arbre, 1985), Le Laurier de la lune (L’Arbre, 1987), Le Serpent blanc (L’Arbre, 1988), Sur notre terre exilé (La Différence, 1990), Le Livre des poèmes (La Différence, 1994) ainsi qu’une Histoire de la médecine chinoise (Payot, 1988) écrite en collaboration avec son épouse, Marie-Joseph Hoizey. Il a collaboré à diverses publications, notamment à Roger Caillois, ouvrage collectif publié sous la direction de Jean Clarence Lambert (La Différence, 1991), et a écrit de nombreux articles dans des revues comme Archéologia, La Revue de Métaphysique et de Morale ou L’Histoire. Dominique Hoizey est aussi l’auteur de Reims entre les lignes (Messene, 1995). Il participe depuis 2008 au renouveau de la bibliothèque diocésaine de Reims.

La bibliothèque diocésaine de Reims 6 rue du Lieutenant-Herduin est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 17h 30.

Responsable : Jacques-Marie Pinsson

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