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UNIVERSITE HASSAN 1ER – SETTAT

FACULTES DES SCIENCES ET TECHNIQUES


DEPARTEMENT : PHYSIQUE APPLIQUEE
MASTER SCIENCES ET TECHNIQUES

GENIE BIOMEDICALE : INTRUMENTATION ET MANTAINENACE

Module : ELECTRONIQUE DES SYSTEMES DE MESURE

DEBITMETRE VOLUMIQUE

Encadré par: Demandé par :

 Kawtar TAMRANI P.Az.MOUHSEN

 Youssef SAIB

 Nabili ZAKARIA

ANNEE UNIVERSITAIRES: 2018/2019


Sommaire
Sommaire …………………………………………………………………………………………………………………..…………

1-Introduction générale………………………………………………………………………………………………………………….

2. Notion élémentaire de mécanique de fluide ……………………………………………………………………………….

2.1. Fluide compressible et incompressible …………..………………………………………………………

2.2. La pression ……………………………………………………………….……………………………………………

2.3. Les principes de mesure de la pression ……………………….…………………………………………

2.4. Viscosité dynamique d'un liquide :…………………………………………………………………………..

2.5. Régime d’écoulement ………………………………………………………………………………………………

2.6. Le nombre de Reynolds …………………………………………………………………………………………..

2.7. Le débit …………………………………………………………………………………………………………….……..

2.8. Conservation de la matière ………………………………………………………………………………………

3. Débitmètre volumique ………………………………………………………………………………………………………………..

3.1. La mesure de vitesse …………………………………………………………………….……………………………

4. Type de débitmètre volumique ………………………………………………………………………………..……..................

4.1. Les débitmètres a organe déprimogène :………………………..……………………….……………………

4.2. Comparaison des organes déprimogène ……………………………………………………………..……..

4 .3. Les débitmètres utilisant la pression dynamique :…………………………………………………………

4.4. Comparaison avec un organe déprimogène : …………………………………….………………………….

4.5. Les débitmètres à section variable …………………………………………………………………………………

5. les applications du débitmètre dans le domaine biomédical :……………………………………………………….

5.1. Pousse Seringue:………………………………………………………………………………………………………….……

5.2. Spiromètre patient :…………………………………………………………….…………….……………………………

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1. Introduction générale :
Les fluides sont des milieux matériels liquides ou gazeux existant pour des conditions de
température, de pression et de volume fixées par des lois de comportement (diagrammes
thermodynamiques). Sous l'action de forces extérieures, dues à des différences de pression par
exemple, les fluides peuvent se déplacer. L'étude de ces déplacements avec une observation
macroscopique, propre aux milieux considérés comme continus, constitue l'objet de la
mécanique des fluides.

La mécanique des fluides s'intéresse à l'écoulement des fluides.

La mécanique des fluides a un domaine d'applications très vaste et très divers :


Aéronautique, météorologie, physiologie par exemple, et cette diversité entraîne une grande
variété dans l'instrumentation, capteurs en particulier, et dans les méthodes de mesure.

2. Notions élémentaire de mécanique de fluide:

2-1 Fluides compressibles et incompressibles :

Un fluide incompressible est un fluide dont la masse volumique ρ est constante, indépendante de
la pression P.
Un fluide compressible est un fluide pour lequel il faut tenir compte des variations de ρ avec P.
Dans la pratique on nomme fluide incompressible un fluide pour lequel ρ est indépendante de P
et de la température θ.

Dans le cas des fluides compressibles, il faut préciser les conditions (P,θ) pour connaître
l'expression de ρ.
Les gaz sont des fluides compressibles.

Remarque important :

Dans tout le rapport on s'intéressera uniquement à des liquides qui


seront assimilés à des fluides incompressibles ce qui constitue une
approximation excellente. Il est parfois possible sans trop d'erreurs
d'assimiler les gaz à des fluides incompressibles quand les variations de
pression sont faibles tout au long de l'écoulement.
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2-2 Pression :

La pression c’est le transfert de quantité de mouvement dans un milieu liquide ou gazeux et à ses
effets sur une paroi réelle ou virtuelle.
L'analyse dimensionnelle montre que la pression est homogène à une force surfacique
(1 Pa = 1 N/m2)

La pression est définie classiquement par son effet sur une surface élémentaire dS. La force
exercée F est définie par :

2-3 Les principes de mesure de la pression

Les principes de mesure de la pression ce diffère selon l’état du fluide, Fluide immobile ou fluide
en mouvement.
 Mesure de pression d’un fluide immobile :
La mesure de la pression d’un fluide immobile ce fait par mesure de la force F exerce
sur la surface S d’une paroi de séparation de deux milieux dont l’un contient le fluide.

 Mesure de pression d’un fluide en mouvement :


Pour mesure la pression d’un fluide en mouvement on doit considérer trois type de
pression, la pression statique Ps, la pression dynamique Pd, et la pression totale PT.

PT = Pd + Ps
Pd : La pression Dynamique : est définie comme le flux de la quantité de mouvement
par unité de volume ½ ρ v :

Remarque :

Le principe de mesure de ces pressions est bien détaillé sur le premier rapport.
Voir le rapport du4« capteur de Pression »
2-4 Viscosité dynamique d'un liquide :

C’est la résistance d’un fluide a son écoulement uniforme et sans turbulence. En fonction de la
viscosité du fluide, la répartition de la vitesse du fluide n’est pas la même sur toute la surface.

Exemple explicative :
On considère deux plaques planes et parallèles séparées par une mince couche de liquide. La
plaque inférieure est maintenue au repos et la plaque supérieure se déplace d'un mouvement de
translation uniforme de vitesse u. Les différentes couches de liquide sont entraînées par le
mouvement de la plaque à des vitesses différentes selon leur position par rapport à la plaque
mobile.

Des forces de résistance au déplacement apparaissent entre les différentes couches de liquide
(analogie avec les frottements des solides): elles sont dues à la viscosité du liquide. La force de
résistance F au glissement des couches dépend de la nature du liquide et donc de sa viscosité.
Elle n'existe que pour un liquide en mouvement.

On donne l'expression du module de cette force s'exerçant sur une surface S parallèlement à la
vitesse du liquide mais en sens contraire (signe -)

μ : est la viscosité dynamique du liquide. Elle s'exprime en Pa.s (kg.m-1.s-1)

2-5 Régime d’écoulement:

Si on injecte un petit volume de colorant dans l'axe d'une canalisation horizontale parcourue par
de l'eau, on observe suivant le débit du liquide (c'est-à-dire suivant sa vitesse puisque la section
est constante) les phénomènes suivants:

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Faibles débits:
La trajectoire du filet de colorant est rectiligne. Les couches de liquide s'écoulent
concentriquement les unes sur les autres sans qu'il y ait de mélange. Donc le régime
d'écoulement est dit laminaire.

Forts débits:
Le colorant se mélange rapidement à l'eau par création de mouvements tourbillonnaires.
Les forces dues à la viscosité ne sont alors plus suffisantes pour empêcher la naissance
d'une multitude de tourbillons, Donc le régime d'écoulement est dit turbulent.

2-6 Le nombre de Reynolds :

Lorsque l'écoulement est turbulent, la mesure de grandeurs comme la vitesse moyenne est
rendue difficile par la présence de fluctuations aléatoires, donc l'amplitude ne peut pas être
négligée.

Pour distinguer quantitativement les deux types de régimes observés, on utilise un critère basé
sur le nombre de Reynolds Re (nombre sans unité ou adimensionnel):

U : étant une vitesse caractéristique de l'écoulement.


D : étant une longueur caractéristique, par exemple, le diamètre du tuyau, s'il s'agit d'un Tuyau.
V : étant la viscosité cinématique du fluide, quotient de la viscosité dynamique μ par la masse
Volumique p.

Rema
rque : On définit les régimes d'écoulement suivants:
Re < 2000: régime laminaire Re > 3000: régime turbulent

2-7 Le débit :

Le débit, c’est la quantité de fluide qui s’écoule ou qui est fournie par unité de temps.

Il existe deux types de débits, le débit massique et le débit volumique.


Le débit massique (Qm) et le débit volumique (Qv) sont lies par la relation :

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2-8 Conservation de la matière :

Par suite de la conservation de la matière entre deux points A et B d'un écoulement, les débits
massiques sont identiques entre les deux points.
En ajoutant l’hypothèse de fluide incompressible, on montre donc que les débits volumiques sont
constants le long de l'écoulement.

QmA = QmB ⇔ ρA .QVA = ρB .QVB ⇒ QVA = QVB car ρA = ρB

Le débit volumique s’exprime en (m2.s-1) le débit massique s’exprime en (kg.s-1)

Dans le cas du liquide incompressible, seul le débit massique est conservé entre deux sections d’un
tube de courant. Cette loi de conservation est nommée « EQUATION DE CONTINUITE »

3. Débitmètre volumique :
La mesure du débit revêt une importance fondamentale dans les réseaux de transport de fluides et
dans toute installation industrielle où doit être contrôlée la quantité de fluide intervenant dans un
processus : réacteurs chimiques, centrales de production d'énergie, machine médicale, etc.

Pour un écoulement laminaire, la connaissance de la vitesse du fluide et de la section de la


canalisation suffit pour déterminer le débit du fluide.

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Q (m3/s) = V (m/s) × S (m2)
3-1 La mesure de vitesse :

La vitesse est généralement mesurée de façon indirecte par l'influence qu'elle exerce :

 Sur une caractéristique physique d'un corps d'épreuve.


 Sur un phénomène physique dont elle est l'un des paramètres et dont le corps d'épreuve
est le siège.

Lorsque le corps d'épreuve est un élément de capteur :

Lorsque le corps d'épreuve est un élément de capteur placé dans le fluide, la vitesse de ce dernier
en détermine une caractéristique physique :

température et donc résistance d'un fil chaud alimenté à courant constant, comme le cas
des débitmètres massique utilisent les calories du fluide comme conductivité pour
déterminer le débit massique.

vitesse de rotation d'une hélice, par exemple le débitmètre à coupelle, à hélice ou à


turbine (voir le principe de fonctionnement dans la suite du rapport).

Lorsque le corps d’épreuve est lui-même le fluide :

Le corps d'épreuve peut être le fluide lui-même ou l'un des éléments constitutifs du capteur.

comme le cas du débitmètre ultrasonique dans lequel en trouve l’effet de la vitesse du


fluide sur le temps qui prend une onde pour parcourir la distance entre l’émetteur et le
récepteur ultrasonique. (En va voir les détailles de ce type de capteur dans la suite du
rapport).

Remarque :
Lors de la mise en place de ces capteurs, on s’attachera à les placer dans des
parties droites de canalisation et a distance respectable (en général plusieurs fois
le diamètre de la canalisation) de dispositif générant des pertes de charges
importantes (coude, restriction, vannes, etc.).

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4. Type de débitmètre volumique :

Selon le niveau du débit et la nature du fluide, le principe du débitmètre adapté est très variable :

certains sont basés sur la mesure de la vitesse du fluide comme les anémomètres ; on
utilisera dans ce cas un tube de Pitot, un débitmètre à turbine, pistons ou rotors, ou
un débitmètre à ultrasons.

on peut également utiliser la mesure de la perte de charge (perte de pression) ou pression


différentielle entre un repère amont et un repère aval, ceci à l'aide d'un organe
déprimogène tel qu'une plaque à orifice, une tuyère (comme dans le cas d'un débitmètre à
tube de Venturi) ou un diaphragme .
Un débitmètre à flotteur, également un organe déprimogène, affiche la position
d'équilibre d'un flotteur soumis à un courant dans un tube conique vertical.
Un débitmètre à effet vortex mesure des variations de pression engendrées par
des tourbillons de Karman.

4-1 Les débitmètres a organe déprimogène :

Il s’agit de créer au sein de la canalisation une restriction localisée de la section (ou constriction)
qui engendrera une différence de pression statique dont la mesure nous permettra d’en déduire le
débit.

4-1-1 Le diaphragme :
PRINCIPE
Un diaphragme est une plaque rigide de faible épaisseur et percée d’un orifice. Cette plaque
s’introduit dans la canalisation perpendiculairement au sens d’écoulement.

Le liquide dont le débit est constant voit obligatoirement sa vitesse augmenter au passage de
l’orifice. Dans le même temps on observe une variation opposée de la pression, c'est-à-dire une
chute de la pression statique au niveau de l’orifice.

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Des prises de pression installées de part et d’autre du diaphragme permettent la mesure de la
différence de pression statique. Cette mesure permet d’en déduire directement le débit volumique
instantané
THEORIE
On simplifie les calculs en supposant négligeables la perte d’énergie par frottement (perte de
charge), en se plaçant dans le cas d’un fluide en écoulement incompressible, et dans le cas d’une
canalisation horizontale.

Il est important de rappeler que la pression peut être


Considérée comme une énergie volumique.
En effet une analyse dimensionnelle rapide montre que
L’unité de pression, le Pascal est équivalent à l’unité
Joule par mètre cube.

Pa ≡ J/m3

La pression totale Pt se décompose en trois termes, la pression interne P, la pression de pesanteur


ρgz et la pression cinétique ½ ρum2, où um est la vitesse moyenne du fluide.

Entre le point A et le point B, l’énergie totale se conserve (perte par frottement négligeable), on
peut donc écrire :
PtA = PtB
PA + ρgzA + ½ ρumA2 = PB + ρgzB + ½ ρumB2

Or zA = zB d’où : PA + ½ ρumA2 = PB + ½ ρumB2

Soit S la section interne de la canalisation, s la section de l’orifice et Qv le débit volumique,


On a: Qv = umA.S = umB .s
On peut donc facilement en déduire :

PA- PB = 2ρ (1-d2/D2) Qv2/πd2

Remarque 1 :
En peut aussi calculer le débit massique, puisque Le débit massique s’écrit Qm = ρ Qv

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Nous obtenons donc une relation relativement simple entre la différence de pression et le débit
massique ou volumique.

Remarque 2 :
Dans la pratique on s’aperçoit que l’équation dans la remarque 1 n’est pas vraiment vérifiée.
En effet, pour des raisons inertielles, le jet de fluide se contracte encore pendant quelques
centimètres après l’orifice. Sa section de passage au niveau de la prise de pression aval est donc
plus faible que la section de l’orifice, cette section est difficile à calculer.

Il a donc été établi de façon expérimentale un coefficient C appelé coefficient de décharge dont
la valeur dépend de l’écoulement (valeur nombre de Reynolds) et du rapport d/D.
En outre le rapport d/D est appelé rapport d’ouverture et noté β.

On a donc la relation suivante :

4-1-2 Le tube de Venturi (Venturi tube)

Le tube de Venturi classique est le plus vieux des débitmètres à pression différentielle, employé
pour la première fois en 1887.
Parce qu’il canalise bien mieux la veine de fluide qu’un diaphragme, sa précision est bien
meilleure. De plus, son coefficient de décharge est proche de l’unité (Typiquement 0,95), et la
perte de charge qu’il engendre est bien plus faible.

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La théorie quand a utilise pour les débitmètres a diaphragme et la même que pour le tube de
Venturi.
Donc :

 Le débit volumique :

 Le débit massique :

Les principaux inconvénients des tubes de Venturi sont :

 sa taille, puisqu’elle peut aller à plus de 6*D, sans compter la longueur nécessaire en
amont
 son prix, plus élevé que celui d’un diaphragme

La valeur de la perte de charge qu’il engendre est de 5 % à 20 % de la p mesurée.

4-1-3 la tuyère :

Qui épouse la forme de la veine jusque dans sa section contractée. La partie arrondie a
généralement un profil en « quart d’ellipse », excepté pour les faibles débits où on utilise un
profil en « quart de cercle ».

La théorie quand a utilise pour les débitmètres a diaphragme et la même que pour le tube de
Venturi.

Bilan :
Perte de charge de 5 %;
Utilisées dans des conduites de 25 à 1500 mm;

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4-2 Comparaison des organes déprimogène :

Pour fixer les idées, on donne un tableau et un graphique résumant les domaines
d’emploi et les pertes de charge engendrées:

Perte de charge résiduelle engendrée, en fonction de , par divers organes


déprimogène :

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4-3 Les débitmètres utilisant la pression dynamique :

4-3-1 La sonde de Pitot ( « Pitot tube » ) :

Principe :
Elle est constituée par un jeu de deux tubes:

 un tube qui donne accès à la pression


Statique en un point de la section.
 un tube qui donne accès à la pression
Dynamique en ce même point.

La différence de ces deux pressions, mesurée par


un manomètre différentielle, permet d’avoir
une image de la vitesse du fluide sur la ligne de mesure.

THEORIE :
En notant « S » la section de la canalisation, et
« r » la masse volumique du fluide :

Soit:

Ce qui donne : ½ ρV2 = Δp

D’où la mesure de la vitesse du fluide, au point d’impact du tube de Pitot :

Et, si la vitesse du fluide peut être considérée comme uniforme sur toute la section S de la
canalisation :

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Avantage :

Le tube de Pitot est l’un des capteurs les plus simples, utilisé dans une large gamme de
mesure de débits : entrée d’air dans les voitures de course et les avions de combat, mais
aussi pour les mesures de débits d’air, de liquides dans les conduites industrielles
ouvertes ou fermées.

Alors que sa précision, et sa rangeabilité sont modestes, sa mise en place est simple
( il peut être placé dans des canalisations déjà existantes sans interruption du processus ),
et il peut être adapté à des conditions extérieures extrêmes. Les tubes de Pitot doivent être
utilisés pour des régimes hautement turbulents (Re > 20 000).

4-3-2 débitmètre a turbine :

Principe :
Ce type d’anémomètre, désigne aussi comme moulinet, comprend un corps d’épreuve forme
d’un ensemble de coupelle ou d’une hélice qui est mise en rotation par le fluide en mouvement.
La vitesse de rotation est mesurée par un dispositif tachymetrique.

On utilise les capteurs classiques de vitesse de rotation :


 La dynamo-tachymetrique ;
 Le capteur optique ;
 Le capteur inductif.

A. La dynamo-tachymetrique :

C’est une machine à courant continu qui fournit une tension


proportionnelle à la vitesse de rotation de son rotor.
L’inconvénient de ce type de mesure est que la dynamo-
tachymetrique diminue la sensibilité de notre capteur.

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B. Le capteur optique et le capteur inductif :

On transforme la vitesse de rotation en une suite d’impulsions


Électriques dont la fréquence est proportionnelle à cette vitesse.
On utilise un procède optique ou inductif.

4-4- Comparaison avec un organe déprimogène :

Soit un organe déprimogène, de diamètre intérieur « d », placé dans une canalisation de diamètre
« D » (nous avons défini le rapport b = d/D ) .
Le différentiel de pression qu’il crée s’exprime par :

Tandis que pour le tube de Pitot, le différentiel mesuré s’écrit :

Ainsi, pour une valeur courant de 0,6 le terme ( -4-1) = 6,7.


L’élément d’déprimogène a un coefficient d’amplification de 6,7 par rapport au tube de Pitot.

4-5 les débitmètres à section variable

L’idée d’utiliser une pression différentielle pour la mesure d’un débit, comme dans les organes
déprimogène, peut aussi être appliquée dans les débitmètres à section variable mais, avec une
différence fondamentale : c’est la section de passage qui varie, le champ de pression restant
quasiment constant ………

Le terme de « débitmètre à section variable » renvoie aux débitmètres pour lesquels la section de
passage pour le fluide varie avec le débit : il s’agit principalement des rotamètres, et des
débitmètres à vanne mobile. La mesure du débit est alors donnée par une quantité géométrique
comme une hauteur de ludion, ou un angle de vanne.

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4-5-1 le rotamètre :

Description :

Le rotamètres est un débitmètre simple et robuste pour les gaz et les liquides
qui tiennent une large part dans le marché des canalisations inférieures à 100 mm.

Il est constitué d’un tube en verre transparent, dont l’intérieur est conique
(ou, en tout cas de section variable), la section la plus étroite étant dirigée
vers le bas.

A l’intérieur de ce tube est placé un ludion, de masse volumique L


plus élevée que Celle du fluide . La forme de ce ludion, et sa masse volumique
L sont choisies en fonction du fluide, et du débit maximal à manipuler.
Le terme « ludion » est préférable au terme « flotteur » puisque dans tous
les cas, il est totalement immergé.

Quelques formes possibles du ludion :

Remarque :
A noter que la forme sphérique est souvent retenue pour les tubes de petits diamètres.
De plus, ce ludion possède des petites rainures tout autour de sa partie supérieure.

Le rôle de ces petites rainures et d’induire une légère rotation (fréquence d’ordre de 1 Hz), afin
de d’augmenter la stabilité du ludion (effet gyroscopique).
Pour les rotamètres a tubes très larges, en ajoute parfois une tige dans l’axe du ludion afin
d’éviter un retournement de celui-ci.

Bilan de forces :
Le fluide circule du bas (faible section) vers le haut (forte section) du rotamètre.
Le ludion est soumis à trois forces :
 son poids Pr (vers le bas)
 la poussée d’Archimède  (vers le haut).
 la traînée Fr (vers le haut)

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Le bilan, en régime permanent (c.-à-d. flotteur à l’équilibre) s’exprime par :

Donc il y a équilibre entre le poids apparent du flotteur et la force hydraulique subie par le
flotteur.

Le débit est obtenu par:

Af : Aire - section maximale du flotteur;


Vf : Volume du flotteur;
ρf: Densité du flotteur;
ρ: Densité du fluide;
g : 9.81 m/s2
A : Aire de passage du liquide autour du flotteur;
K1 : Constante.

4-5-2 Le débitmètre à vanne mobile

Le débitmètre à vanne mobile est un composant robuste, tout indiqué pour les débits très
importants lorsqu’une précision modeste est requise. Les fluides fortement chargés en impuretés
peuvent également être mesurés.

Principe :
Son principe est illustré par le schéma ci-contre :
Un volet, qui ferme la canalisation à débit nul grâce
à un dispositif de rappel (un ressort par exemple),
va subir une force (due à la pression dynamique)
dès qu’un débit sera établi dans la canalisation.

On accède à la lecture du débit par une échelle


indexant le déplacement de la vanne.
Un étalonnage sera nécessaire en fonction

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du fluide utilisé.

5- les applications du débitmètre dans le domaine


biomédical :

5-1 Pousse Seringue:

Le pousse seringue électrique, ou la seringue auto-pousseuse, sont utilises pour administrer au


patient une thérapie a débit constant ou a débit variable, a des vitesses lentes. Ils doivent vaincre
la contre-pression due aux résistances a l’écoulement au sein des lignes de perfusion (tubulure,
prolongateur, filtres, cathéter….) et aux pressions intra vasculaires régnant au niveau du site
d’injection.

Avantage :

 L’utilisation d’un pousse seringue électrique, PSE, permet de perfuser un produit


médicamenteux injectable, de façon précise et régulière, sur une longue période. On parle
également de pompe à débit constant.

 L'efficacité de l'administration d'un médicament n'est pas seulement fonction de la


quantité injectée mais aussi du mode d'injection. En effet, la répartition du produit
perfusé dans l'organisme va se faire de façon totalement différente suivant que l'on
effectue :
 Une injection unique.
 Des injections répétées extemporanées (destinées à être administrées
immédiatement.)
 Une perfusion continue.

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Les Pousse Seringue et la pression :

Le réglage de la pression d’occlusion est très variable selon les modèles. La plupart du temps, on
le trouve sous forme d’échelle de pression, mais il peut également s’agir de préréglages sans
aucune représentation graphique.

Le système qui pousse sur le piston du PSE va d'abord avancer à la vitesse réglée, entrer en
contact avec le piston, et exercer une pression qui va en fonction de la résistance de frottement de
ce dernier, enfin le faire avancer. Les nouveaux PSE ont tendance à limiter ce phénomène de
purge, même si la purge est manuelle. Même si le débit se règle après la purge, ils vont se mettre
en contact avec le piston, détecter la résistance qu'il impose et ensuite délivrer le débit réglé.

Débits des perfusions :

Le débit de perfusion joue un rôle essentiel dans l’injection cependant il peut-être limité par
l’utilisation de cathéters de faible Diamètre. Pour perfuser rapidement de grands volumes, le
médecin pourra mettre en place une voie veineuse dite centrale, avec un accès sur de gros
vaisseaux, Voici un tableau Qui montre les différents diamètres du cathéter.

Remarque :
Le ‘’G’’ représente la Gauge du Cathéters.

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5-2 Spiromètre:

Description :

Le spiromètre volumétrique est un petit appareil de mesure de la respiration. Il calcule le


volume d’air expiré lors d’une expiration/inspiration forcée. Il est utilisé généralement par les
médecins généralistes ou les professionnels de la santé qui veulent évaluer la capacité
pulmonaire de leur patient. Le but est de détecter toute anomalie respiratoire qui pourrait être liée
à un problème d’asthme, des problèmes aux bronches ou encore dû au tabagisme.

Le test de spiromètre

L’examen de spiromètre se compose de plusieurs tests différents selon l’état de santé du patient
et le problème évalué lors du diagnostic.

 Volumes pulmonaires

VT = Volume courant ~ 500 ml

VRE = Volume de Réserve Expiratoire ~ 1,1 L

VRI = Volume de Réserve Inspiratoire ~ 3 L

CV = Capacité Vitale = VT+VRI+VRE ~ 4,6 L

VR = Volume Résiduel ~ 1,2 L

CPT = Capacité Pulmonaire Totale = VR+CV ~ 6 L

CRF = Capacité Résiduelle Fonctionnelle = VR+VRE

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Mesure des débits et des volumes
La méthode de mesure du débit dans cette application est basée sur les lois de la dynamique des
fluides. L’une de ces lois est l’effet Venturi selon lequel, lorsqu'un fluide passe d'une section de
conduite plus large à une section plus étroite, la pression du fluide diminue tandis que la vitesse
augmente. La vitesse et la pression du changement de fluide pour satisfaire la conservation de la
masse sont régulées par la prochaine équation, appelée «équation à effet Venturi»:

Où P1 et P2 sont des pressions et v1-v2 sont les vitesses avant et après l'entrée dans
l'étranglement de la conduite, respectivement.

Un exemple d'effet Venturi est présenté dans la figure suivant :

Étude du capteur :

Le capteur de débit utilisé dans ce cas pour mettre en œuvre la démonstration du spiromètre est
similaire au tuyau Venturi présenté précédemment.

Le capteur est illustré à la figure suivante :

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Le port C du capteur n'est pas utilisé dans cette application. Lorsqu’ils sont connectés à des
capteurs de pression, les ports A et B mesurent la charge totale ou statique.

La différence entre les deux représente la pression dynamique, qui est proportionnelle à la vitesse
du fluide traversant le tube.

Considérant que Q = v1A1 = v2A2 où Q est le débit, v est la vitesse et A est l'aire, certaines
opérations peuvent être effectuées.

5-3 Respirateur d'anesthésie



Le respirateur d'anesthésie est un appareil contrôlant électroniquement la ventilation
du patient. Il délivre au patient un mélange gazeux composé d'oxygène, d'air et de
protoxyde d'azote (gaz relâchant la tonicité musculaire). La concentration et le débit
du mélange sont contrôlés par un mélangeur de gaz (ou rotamètre).
Un évaporateur, interchangeable, suivant le type de produit anesthésiant utilisé,
permet de vaporiser l’halogéné (gaz anesthésiant) dans le mélange gazeux insufflé au
patient.

C'est l'utilisateur de l'appareil qui règle les paramètres de la ventilation.


On différencie les appareils volumétriques des appareils barométriques.

- Les appareils volumétriques : assurent la délivrance d’un volume fixé de mélange


gazeux à chaque inspiration. Ils adaptent pour cela la pression exercée à la résistance
pulmonaire du patient.
- Les appareils barométriques : assurent une pression suffisante pour permettre la
délivrance du volume d’air et surmonter le syndrome obstructif (qui se traduit par un
rétrécissement du calibre des bronches) ou restrictif du patient (qui se traduit par une
diminution de la capacité pulmonaire). Ces appareils sont les plus confortables car le
malade déclenche lui-même le début et la fin de l'inspiration.

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Respirateur d’Anesthésie:

Utilisation principale :

Lors d'une intervention chirurgicale sous anesthésie générale, le patient ne peut plus respirer par lui-
même. Le respirateur d'anesthésie lui permet de respirer de manière automatique, tout en délivrant le
produit anesthésiant.

Domaines d’application :

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Matériels et méthodes:
Schéma Synoptique de Respirateur d’Anesthésie :

Capteur de débit :

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