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Comme un cri vers le ciel

TABLE DES MATIERES

1. DJEHUTI, mon Amour


2. Tout ou rien ? Vers une approche pragmatique
3. Lucy
4. Hommes insensés
5. Mon papayer
6. SOUS LA DICTATURE DU BRUIT, essai d’un résumé sur LA
FORCE DU SILENCE. Hommage à Cardinal Robert SARAH
7. Comprendre l’amour de Dieu face à la misère de l’homme
8. De nouvelles peurs
9. En quête de liberté
10. Le Dieu caché : entre réalité et philosophie du bonheur
11. Pourquoi faire le choix d’une vie de foi ?
12. Des plaisirs démodés
13. Novembre 2019
14. Hélas ! L’on ne dit jamais ouvertement tout
15. Paroles de l’Ecclésiaste
16. Sortir des dualités
17. Mon cœur avait raison
DJEHUTI, mon Amour

J’ai peut-être échoué, sans doute


Je n’ai pas été la personne que Tu attendais
Je n’ai pas été amoureux de la bonne façon, je le veux bien
La vanité, le désir d’être remarqué et d’impressionner
Le désir des grandes choses, un peu de faiblesse aussi sans doute

Alors oui, dans notre relation j’ai sans doute échoué


Mais Tu sais que j’y ai tout donné, je T’ai tout donné
Avec toute ma force j’ai essayé de Te rendre l’amour dont Tu m’aimes
Mon cœur, ma jeunesse, mon temps si couteux, mon espérance et ma richesse
J’ai sans doute échoué, mais je ne peux pas donner plus que ce que je T’ai donné

Ta transcendance, ton silence m’ont obscurci l’amour dont Tu m’aimes


Et déjà la nuit approche, plus aucun rayon de soleil pour éclairer mon chemin
Plus j’enjambe des pas et moins le chemin semble certain
Aucune lueur à l’horizon, aucun signe certain
Pourrai-je guider mon pas ? Ce sera ma perte à coup sûr
Aucun refuge où m’abriter, rien pour me consoler

Mon amour m’a-t-Il abandonné ?


Aurais-je été un si piètre amoureux ?
Le Ciel est-il vide et creux ?
J’ai peut-être échoué, mais je T’ai tout donné
Je n’ai plus rien à donner

-T. PDG, pensées (juin 2019).


Tout ou rien ? Vers une approche pragmatique.

Toi ou rien ! Ecrivit déjà SARA Cardinal


Au cœur du mystère des sages parlent au contraire d’une question de perspective
Il faudrait parait-il opter pour une approche pragmatique
Troublé par des besoins primaires, l’enfant ne pourrait que mal T’aimer
Utiliser son wu et travailler la terre par lui-même sont présentés comme un impératif

Toi ou rien ?
Seras-ce tout ou rien ?
Que faire ?
Le soir approche et déjà le jour baisse
L’aurore est-il à l’horizon ?

Le soir approche et déjà César réclame son dû


L’aurore est-il à l’horizon ?
Ou bien n’y aura-t-il que des torches pour éclairer mon chemin ?
Elle est effrayante, la torche et son feu dévorant
La torche et ses ombres déroutantes. Que faire ?

Se recentrer sur son wu et travailler d’abord la terre


Se recentrer sur son wu pour T’aimer pour de vrai après
L’approche pragmatique est posée.
La faille nait de l’imminence d’Azraël
Aucune garantie qu’il nous laissera jusqu’à la moisson
Que faire ?

-T. PDG, pensées (juin 2019).


Lucy

Qui es-tu ?
Où es-tu ?
Né sous la latitude du Kenya
Tu étais avant de devenir Homo
Est-ce vrai cela ?

Longtemps resté caché


Tu es toujours resté dans mon obscurité
Qu’avais-tu à m’offrir ?
J’étais déjà amoureux de Théophile
Elle m’a aimé et protégé de César
Je refuse toute autre vérité

Théophile s’est envolé


Et moi auprès d’elle
Nous avons volé trop près du soleil
Hélas ! Je m’y suis senti comme brulé les ailes
Ses rayons éblouissent le regard
La vision devient obscure et le chemin incertain.

À l’aide Cher Théophile !


…Silence !
Replongé dans l’obscurité pour s’abriter et mieux s’égarer
Vas-Tu seulement me pardonner ?

-T. PDG, pensées (juin 2019)


Hommes insensés

Ceux qui croient


Ceux qui croient et égarent
Ceux qui absolument
Ceux qui progressivement
Ceux qui choisissent à la carte.

Les premiers songent déjà à l’éternité


Avec leur langage austère et mystérieux
S’en trouve parmi qui jouent de bien drôles de jeux
Du reste il faudrait s’en méfier.

Ceux qui ne croient pas et détiennent la vérité


Avec Orrorin et Lucy ils ont tout expliqué
D’Homo à aujourd’hui
Ils préfèrent la déesse liberté
Plongeant l’humanité dans une ère sécularisée.

Regardons-nous seulement vers le bon phare ?


Que devons-nous continuer à croire ?
Nos âmes et intelligences tournées vers les Cieux
Mais c’est le doute et le mystère que Tu nous auras appris le mieux.

-T. PDG, pensées (juin 2019)


Mon papayer

Mon papayer produit la papaye


Mon manguier produit la mangue
Mon oranger produit l’orange
Mais maracudja me produit de la passion

Mon papayer ne saurait me produire la mangue


Mon manguier ne saurait me produire l’orange
Et mon oranger ne saurait produire la papaye
Ce n’est pas qu’une question de foi, ni de force

Mon cher Théophile


Si je désire de la passion, vais-je planter le papayer
Ou alors l’oranger me donnera la mangue à force de passion
Chaque arbre produit des fruits selon son espèce

Cher Théophile, es-tu certain du fruit que tu désires ?

-Douterais-tu de mon âge ?


Je connais le fruit que je désire
Il a la grosseur de la papaye
Il est simple comme une mangue sauvage
Le fruit que je désire, est à portée de main

Déjà au plus fort de l’orage,


L’arc-en-ciel semble se dessiner
Les peurs anciennes se sont évanouies
Pas de divination, mais la kabbale s’y est pliée
Tous les signes pointent à l’horizon
La série 369 est constituée
Et mon papayer, droit et fier, produit déjà des fruits

-T. PDG, Pensées (Août 2019)


SOUS LA DICTATURE DU BRUIT, essai d’un résumé sur LA FORCE DU SILENCE.
Hommage à Cardinal Robert SARAH

Le temps qui passe nous mène toujours face à nous même.


Et voilà, l’on a fait que vivre à l’extérieur de nous-même.

Du matin au soir, du soir au matin, le silence n’a plus aucun droit ; le bruit veut empêcher
Dieu lui-même de parler. Dans cet enfer du bruit, l’homme se désagrège et se perd ; il est
morcelé en autant d’inquiétudes, de fantasmes et de peurs. Pour sortir de ces tunnels
dépressifs, il attend désespérément le bruit afin que ce dernier lui apporte quelques
consolations. Le bruit est un anxiolytique trompeur, addictif et mensonger.

Sans bruit, l’homme postmoderne tombe dans une inquiétude sourde et lancinante. Il est
habitué à un bruit de fond permanent, qui le rend malade et le rassure.

Mais ce bruit est une médication dangereuse et illusoire, qui permet à l’homme de ne pas se
confronter à son vide intérieur. Le réveil ne peut être que brutal.

Les grandes choses s’accomplissent dans le silence. Non pas dans le bruit et la mise en scène
des évènements extérieurs, mais dans la clarté du regard intérieur, dans le mouvement
discret de la décision, dans des sacrifices et des victoires cachés, quand l’amour touche le
cœur, que l’action sollicite l’esprit libre.

S’il est associé à la solitude et au désert, le silence n’est nullement repli sur soi, vide, ou
mutisme, tout comme la vraie parole n’est pas un bavardage, mais une condition pour être
présent à Dieu, au prochain et à soi-même.

L’homme maitrise le temps de l’action s’il sait entrer en silence.

-T. PDG, Pensées (Août 2019)


Comprendre l’amour de Dieu face à la misère de l’homme

Un homme souffre dans sa maladie


Un autre a perdu un fils
Des peuples sont en guerre : des blessés par ci, des morts par-là, la famine qui fait la loi
Une rumeur de tremblement de terre, de tsunami
Et voilà encore la souffrance qui pointe à l’horizon.

Un homme est mal dans sa peau ; il a perdu son emploi


Une femme qui cherche désespérément l’amour et avec lui, le mariage
Ils font face, tous les deux, cet homme et cette femme à autant de douleur qui ne dépend pas
toujours d’eux
Mais s’ils sont éprouvés, affligés, attristés, ils se sentent consolés
Ils espèrent en l’amour de leur Dieu unique, qui pour certains serait mort et ressuscité et qui
les aime comme aime un bon père.

A la suite de l’affaire, l’homme fournit le meilleur de ses efforts pour surmonter l’épreuve
En bon croyant il s’en remet aussi en Dieu, lui dit des prières le lundi
Il dira des prières le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi et le samedi, que rien n’y fera
L’épreuve le tient toujours, la douleur s'intensifie

Un homme commence à pousser des cris vers un ciel qui reste muet et silencieux
Il se sent impuissant
La foi, l’espérance et la patience cèdent progressivement leur place
C’est l’incompréhension, le questionnement, la culpabilité
Que faut-il faire de plus ?
Pourquoi pas la délivrance ?
C’est le doute
Comment comprendre le silence du ciel ?
Comment comprendre l’amour de Dieu face à la douleur persistante de l’homme ? Pourquoi
permet-Il cela ?
Serait-ce pour l’homme une occasion d’éprouver sa foi afin de l’affermir ?
Ou juste un effet de la triste condition déchue de l’homme et de la femme, bons ou mauvais,
enfants de Dieu ou pas, sauvés ou pas, devant portés quotidiennement leurs croix, tous deux
livrés à la maladie, la mort, la guerre et tremblements de terre ? Comment comprendre donc
ici, dans la douleur froide de l’homme à l’épreuve, l’expression de l’amour de Dieu ?
Le pape Benoit XIV dira : « Pour l’homme d’aujourd’hui, par rapport à l’époque de Luther et
à la perspective classique de la foi chrétienne, les choses se sont, en un certain sens,
renversées ; autrement dit, l’homme ne croit plus qu’il a besoin de se justifier aux yeux de
Dieu, mais au contraire il considère que c’est Dieu qui doit se justifier en raison de toutes les
horreurs qui existent dans le monde et face à la misère de l’être humain, toutes choses qui,
en dernière analyse, dépendraient de Lui. »

-T. PDG, Pensées (Septembre 2019)


De nouvelles peurs

La peur de devoir tuer Dieu


L’homme l’a déjà fait une fois
Peut-être n’est-ce pas pour moi

La peur de se sentir livré à soi-même


L’homme redoute sa propre fragilité
La peur de ne pas être à la hauteur
La peur de ne pas trouver le bonheur

Trente-cinq ans
Une moitié de vie déjà derrière soi
Rien de jouissif en et autour de soi
A quoi bon les sacrifices des jeunes années ?
Quand une ascèse devient stérile

La peur de l’amertume
Franck aura-t-il eu raison ?
Les paris stupides de Pascal ?
Et Nietzche alors ?
Quand la foi aurait trompé la raison

La peur d’une existence dépourvue de sens


Sait-on encore pourquoi se battre ?
Ne plus savoir pourquoi se lever
Pourquoi se donner de la peine ?
Et voir là rester son horizon

-T. PDG, Pensées (Septembre 2019)


En quête de liberté

« Vous connaitrez la vérité et la vérité vous rendra libres »


« Tous les hommes naissent libres et égaux »
« Liberté-Egalité-Fraternité »

Libre comme détaché d’un quelconque lien


Libre d’être la personne que je veux être
Libre d’être la cause de mon action
Et là ce que je veux

Il y a donc ce que je veux


Je veux arrêter la course du vent
Hélas ! Je ne le peux pas
Cela ne dépend pas de moi
Libre de faire ce que je veux dans ce que je peux

Il y a aussi ce que peux dans ce que je veux


Cela aussi ne dépend pas tout à fait de moi
Ni tout à fait de quelqu’un d’autre
La cité et ses opportunités

L’homme ne trouve pas la bonne opportunité


Celle-là qui lui permet de faire ce qu’il peut
Et d’être qui il veut

Suis-je vraiment libre ?


Lorsque ce que je peux ne dépend pas de moi
Et voilà que je ne suis pas la personne que je veux être
Je ne suis pas la cause de mon action

« Vous connaitrez la vérité et la vérité vous rendra libres »


La liberté dans la filiation du Fils au Père
« …Donc si celui qui vous libère est le Fils, votre liberté est réelle »
La liberté dans la recherche de la volonté du Père
« Que Ta volonté soit faite »
« …Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux »
Etre libre non pas pour être, mais pour devenir dans l’Être.

-T. PDG, Pensées (Septembre 2019)


Le Dieu caché : entre réalité et philosophie du bonheur

C’est là l’histoire d’un Dieu Tout-Puissant qui a tout créé


S’Il a tout crée, ce Dieu préfère rester caché de sa création
Un Dieu qui a la fois se dévoile et reste caché
A la fois Imminent et Transcendant
Ce Dieu, je dois l’aimer de tout mon cœur, de toute mon âme et de toute ma pensée
Si quelque chose de bien m’arrive, je dois Le remercier
Si un bien que j’espère se produit, je dois Lui en rendre grâce
Dans les difficultés, je dois m’en remettre à mon Dieu
L’homme réussit à surmonter les difficultés : merci mon Dieu !
Il n’y arrive pas : croix, persévérance, confiance
Entre temps, c’est silence, silence, silence : pédagogie ! Dieu n’est jamais absent
D’ailleurs, dans le silence, Dieu souffrirait de ne pas lui venir en aide
En aucun cas l’homme ne doit douter de l’amour de son Dieu
En aucun cas l’homme ne peut débrancher ce Dieu un peu trop silencieux.

Un amour inconditionnel !
Aimer Dieu pour ce qu’Il est, non pour ce qu’Il peut nous apporter
Comment aimer Quelqu’un qui se cache alors qu’on Le cherche ?
Aimer quelqu’un que je vois pour ce qu’il est ?
Difficile à saisir le sens
Aimer Quelqu’un de Transcendant et silencieux pour ce qu’Il est ?
Est-ce possible ?
Comment aimer Dieu après la shoah ?
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné ? »
« Dieu n’est pas venu expliquer la souffrance, mais la remplir de sa présence ».
« Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a envoyé son Fils Unique mourir pour nous, afin que
quiconque croit en Lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle »
Une seule assurance véritable donc : la paix, le salut, la vie éternelle
Et la foi pour nous en assurer
Quelle joie que celle de celui-là qui n’espère rien de ce monde
Celui-là qui ne recherche que les biens d’en haut
Rien de ce monde ne peut l’ébranler
Une belle philosophie de vie
Peut-être est-ce un peu trop demander.
-T. PDG, Pensées (Septembre 2019)
Pourquoi faire le choix d’une vie de foi ?

Histoire d’un véritable homme de foi


Un homme de bien qui a la crainte de Dieu
Cet homme au quotidien, s’efforce de faire la volonté de Dieu
Il a du potentiel, c’est un grand travailleur
Bien faire ce qui doit être fait, est là sa politique
Il porte sa croix et mène sa part de combat pour trouver le bonheur
Mais toujours ce sont les difficultés, les épreuves, la peine
Et même dans l’ascèse, il n’est pas vraiment épanoui
Dans sa quête du bonheur la vie lui semble aveugle
Elle ne fait de différence entre l’homme de nuit et lui
Bien au contraire, celui-là semble plus épanoui que lui
Alors cet homme de foi s’interroge :
A quoi bon une vie de foi ?
Une vie qui a des allures parfois austères
Voilà mon frère qui mène sa vie de nuit
Il semble plus heureux que moi
A quoi bon donc, cette vie qui exigerait tant, mais qui ne promet rien ?
Si ce ne sont que des biens qui ne sont pas de ce monde.

Cet homme est un enfant ordinaire


L’enfant n’est pas né avec la conscience de Dieu
Ni avec une quelconque foi d’ailleurs
Comme tout le monde, il est à la recherche du bonheur
Quelque chose de simple, sans fantaisies ni mystère
Et comme tant d’autres, son bonheur il le veut sur terre
Son bonheur, et ça lui suffit.

Mais voilà ! Les années ont passé


L’enfant a grandi un tout petit peu
Il est un enfant un peu plus grand
Dans sa quête du bonheur, des questionnements qui se mêlent :
-D’où je viens ?
-Pourquoi je suis ? Et sur terre ?
-Y’a-t-il une vie en dehors de celle-ci ?
Et voilà ! Son bonheur ne lui suffit plus.

Blaise Pascal dira : « En regardant l’univers muet et l’homme sans lumière, abandonné à lui-
même et comme égaré dans ce recoin de l’univers, sans savoir qui l’y a mis, ce qu’il y est venu
faire, ce qu’il deviendra en mourant, j’entre en effroi comme un homme qu’on aurait porté
endormi sur une ile déserte et effroyable, et qui s’éveillerait sans connaitre où il est, et sans
moyen d’en sortir. »

Mais l’homme peut-il réellement pénétrer le mystère ?


Saura-t-il un jour le pourquoi de son existence ?
Et quand bien même il le saurait
Sera-t-il plus heureux pour autant ?
En outres, la foi orthodoxe est-elle le seul chemin du Ciel ?
Rien n’en est plus sûr.

Alors pourquoi faire le choix d’une une vie de foi ?


Pourquoi faire le choix d’une vie de mystère ?
Une vie qui ne promettrait pas plus de bonheur sur terre
Bien au contraire, une vie qui en appelle à la croix.

Aux antipodes, que vaut la vie de l’homme sans mystère ?


Et si tout était dit dans sa peine actuelle, sa douleur, sa souffrance
S’il n’y avait rien à espérer en dehors de ses joies éphémères
Cette vie unique mériterait-elle tant d’efforts?
Quel sens y aurait-il à lui donner ?
Et quelle tristesse pour l’homme si les saints avaient tort.

Robert Cardinal SARAH pensera : « Souvent, je me demande si la tristesse des sociétés


urbaines occidentales, emplies de tant de dépressions, de suicides et de détresses morales,
ne vient pas de la perte du sens du mystère. En perdant la capacité du silence devant le
mystère, les hommes se coupent des sources de la joie. En effet, ils se retrouvent seuls au
monde, sans rien qui les dépasse et les soutienne. Je ne connais rien de plus effrayant ! »

-T. PDG, Pensées (Octobre 2019)


Des plaisirs démodés

Des plaisirs réels assurément


De ceux qui extasient le corps
De ceux qui excitent la chair
Et l’homme se sent vivant réellement

Des plaisirs qui procurent une grande joie


Une grande joie à ne point douter
D’où que du bord que l’on vienne
Ce serait malhonnête que de nier cette joie
Elle est réelle, certaine, pour celui qui s’y aventure
D’ailleurs ces plaisirs ont aussi été faits pour procurer cette joie
Ils ont le pouvoir de nouveaux membres qui se créent
A l’exemple des mains qui nous en sortent des yeux

Des plaisirs dont les insensés se plaisent à raconter


Voilà ce qu’il y a de mieux à partager
Ce qui t’élève au rang d’homme dans la société sécularisée
Le naïf qui ne les connait pas se sent parfois honteux
Le vice rend l’insensé joyeux et la vertu, le naïf malheureux
Formidable !

L’insensé est heureux


Le naïf est honteux
La naïve se plait de sa naïveté
Hélas elle désire secrètement l’insensé repenti
Et voilà le naïf qui se sent doublement plus honteux
Formidable !

Malheureusement des plaisirs démodés


Des plaisirs et une joie qui ne durent pas
Une joie qui demain n’est déjà plus là
Comment la comprendre autrement
Une joie qui va à l’encontre de la foi
Une joie qui coupe l’homme des sources de la joie
-T. PDG, Pensées (Octobre 2019)
Novembre 2019

Chaque enfant a son horizon


Le mien, je crains, est bientôt arrivé
Ou peut-être que c’est moi qui l’ai fixé
Plus de place pour les envolées, ni les oraisons
Faudrait déjà trouver un sens aux signes du passé

J’ai le souvenir d’Ayrton et Emmanuel


Celui d’Annette et Mathilde est plus récent
Je repense très souvent à ces trois années passées
A toutes ces expériences inexpliquées
Qui rendent davantage délicat l’instant présent

Je garde le souvenir de mon papayer


Et celui de toutes les illusions du passé
Celui des erreurs et des confusions
Celui du jour où tout a failli basculer

Chaque enfant a son horizon


La foi ne fait que le repousser
Novembre est le temps de nouveaux horizons
Garder l’équilibre nécessite parfois de se déplacer
Et là sans doute est-ce une question de stabilité

Bientôt l’heure et la peur du déicide


La peur de ne pas se sentir coupable
Lorsque l’impasse a tué l’impossible
Rendant à mon esprit la liberté du possible
S’il faut que l’insensé en soit capable
S’il faut qu’il se décide

Novembre est le temps de nouveaux horizons


Le temps pour une nouvelle saison
Aussi pour une nouvelle série
Quand la kabbale donne sens à ma folie
-T. PDG, Pensées (Novembre 2019)
Hélas ! L’on ne dit jamais ouvertement tout

Il y a de ces sujets qui nous habitent


Que l’on garde dans le silence des confidences
Comme des motifs que l’on tient pour secret
Comme pour ne pas mettre à nue toute notre existence

Se déshabiller devant une inconnue qui fait son chemin


Longue robe rouge, marteau à la main
Parfois juste un déphasage dans le langage
Ou celui des mots, ne pas savoir en faire bon usage
Le risque est bien là mais le résultat incertain

L’usage des mots n’est qu’un langage


Pour peu que l’on sache en tirer avantage
Mais quand ils déflorent ce qui les dépasse
Ou n’en n’expriment du moins que la surface
Le silence s’impose en meilleur apprentissage

Qui êtes-vous à qui dire tout


Dévoiler tout et sans tabou
Qui êtes-vous pour aider à se sentir mieux
Montrez-vous et recevez tous les aveux

Hélas ! Le vent du Nord ne soufflant pas sur soi


Comment évacuer parfois comme un mal de vivre
Comment exprimer dans le silence son émoi
Boire les Alcools d’Apollinaire et en devenir ivre

Alors l’homme se découvre une sorte de thérapie


Comme pour garder l’amour de la vie
Laisser mourir dans des vers un peu de sa mélancolie
Pour ne pas voir mourir une grande partie de lui
Il s’en produit un bien grand soulagement
Même s’il ne dure qu’un court instant

-T. PDG, Pensées (Novembre 2019)


« Toute œuvre de Dieu vient bien en son temps, mais il a mis l’éternité au cœur
des hommes ; et eux ne trouvent pas le sens de l’œuvre divine depuis le début
jusqu’à la fin ».

Paroles de l’Ecclésiaste, 240-220 avt. J.C.

« J’ai vu de tout durant mes jours, en cette vie où l’on n’a prise sur rien : il y a des justes qui
périssent, malgré leur justice, et des méchants qui prolongent leurs jours, en dépit de leur
méchanceté. Ne sois pas juste à l’excès et ne fais pas le sage plus qu’il ne faut : tu pourrais te
démolir. Ne sois pas méchant à l’excès et ne te conduis pas comme un insensé : tu pourrais
mourir avant l’heure. Il est bon de prendre un parti sans renoncer tout à fait à l’autre : celui
qui craint Dieu tirera profit de l’un et de l’autre.

J’ai vu encore ceci sous le soleil : le plus rapide n’est pas sûr de gagner la course, ni le plus
courageux de gagner la bataille ; le pain n’est pas assuré pour les sages, ni la richesse pour les
intelligents, ni la meilleure place pour celui qui sait y faire. Car pour tous il y a l’occasion et il
y a la malchance.

J’ai donc réfléchi à tout cela et j’ai conclu qu’il faut profiter du moment présent.

Puisses-tu prendre plaisir au pain que tu manges et boire ton vin d’un cœur joyeux. Puisses-
tu porter toujours des habits blancs, et n’être pas à court d’huile pour parfumer ta tête. Jouis
de la vie avec la femme que tu aimes, le temps que s’envolent les jours de ta vie. Car c’est là
ta part en cette vie tout le temps que tu peines sous le soleil. Tout ce qui sera à ta portée et
que tu te sens capable de faire, fais-le ; car au séjour des morts où tu t’en vas, il n’y a ni
travaux, ni problèmes, ni connaissance, ni sagesse.

Conduis dans cette réalité, pense à ton Créateur aux jours de ta jeunesse, avant la venue des
jours mauvais, des années qui s’approchent, dont tu diras : « je n’en attends plus rien »
»

-T. PDG, Pensées (Novembre 2019)


Sortir des dualités

A tous les fanatiques religieux


Qui récitent leur chemin unique vers Dieu
Qui croient mais ne laissent pas croire
Egarés sans leurs livres sacrés
A tous ceux qui détiennent l’absolue vérité
A ceux qui n’espèrent qu’au salut
A ceux qui se savent sauvés
A ceux qui choisissent d’aimer

A tous les adorateurs de Dieu


Aux spirituels et religieux
A tous ceux qui se considèrent en chemin
Ceux qui cherchent continuellement la vérité
Ils savent que douter ne signifie pas réfuter
Simplement admettre que leur vérité peut toujours être complétée ou révoquée
Aux amis de la liberté
Aux amoureux de la vie, qui ne font pas le choix d’aimer

A vous qui avez libéré Dieu de vos livres sacrés


Vous qui le voyez partout
Vous qui savez le trouver en vous
Aussi bien sur les courbures d’une jolie femme
Aux vivants qui se soucient du salut de leur âme

A tous les habitués des sincères oraisons


Clin d’œil aux fidèles de Notre Dame de l’Annonciation
Ceux qui trouvent leur joie dans le silence
Qui apprécient le vin et les ambiances
N y voyez là point de contradiction

-T. PDG, Pensées (Novembre 2019)


Mon cœur avait raison

À vos marques, prêts, partez

-T. PDG, Pensées (Novembre 2019)