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SOMMAIRE

I. INTRODUCTION ................................................................................................................... 2

II. PRESENTATION DU BATIMENT ........................................................................................... 3

II.1 Description du bâtiment .................................................................................................. 3

II.2 Etat général du bâtiment ................................................................................................. 3

III. CALCUL DU BATIMENT CONSTRUIT ................................................................................ 4

III.1 Reconstitution des plans de poutraison des différents étages....................................... 4

III.2 Descente des charges ...................................................................................................... 5

IV. VERIFICATION DE LA STABILITÉ DU BATIMENT ............................................................. 11

IV.1 Fouilles de reconnaissance sur le terrain...................................................................... 11

IV.2 Calcul des fondations .................................................................................................... 16

V. VERIFICATION DE LA SOLIDITÉ DU BATIMENT .................................................................. 20

V.1 Campagne d’auscultation au scléromètre ..................................................................... 20

V.2 Détection des armatures en place ................................................................................. 21

V.3 Analyse des résultats ..................................................................................................... 25

VI. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS ........................................................................ 28

ANNEXES................................................................................................................................... 30

Rapport d’expertise technique d’un bâtiment R+7 à New-Bell - Douala

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I. INTRODUCTION

A la demande des clients Monsieur CHEDJOU FONGANG Aurélien Bayard et Madame ENOME
ELLA Léonie, le bureau d’études pluridisciplinaire CONTROLE TECHNIQUE ET
COORDINNATION DES CONSTRUCTIONS CIVILES (CONTEC SARL) a procédé à l’expertise
technique d’un bâtiment de type RDC et sept étages (éléments structurels en béton armé) à
usage d’habitation, en cours de travaux de finition, sis au quartier NEW-BELL (ville de DOUALA)
au lieu-dit TSF, dans l’arrondissement de DOUALA 2ème. Le bâtiment occupe une surface bâtie
de 286 m2 environ.

Le bâtiment construit ne dispose pas d’une documentation technique fiable justifiant le


dimensionnement de ses éléments structurels (fondations, poutres, poteaux, nervures).

L’expertise technique commandée vise donc d’une part à s’assurer que le bâtiment en place
jouit d’une sécurité normée suffisante pour les futurs occupants et garantissant une pérennité
à long terme et d’autre part, à effectuer des recommandations en cas d’une sécurité non
satisfaisante.

La méthode de l’expertise réalisée a donc été de :

− Vérifier la stabilité du bâtiment : refaire le calcul des fondations en radier, puis en


semelles isolées et s’assurer que les dimensions obtenues correspondent aux
dimensions réelles des fondations exécutées ;
− Vérifier la solidité des éléments de structure : refaire le calcul des éléments de
structure (poutres et poteaux), accent mis sur les éléments les plus chargés, et
s’assurer que la résistance résiduelle du béton et les armatures mises en œuvre dans
chaque élément lui permettent de reprendre les charges.

Une précédente étude géotechnique des sols de fondations a été effectuée par les
laboratoires GEO RIG / CGSP Sarl, permettant d’obtenir entre autres, les résultats des
sondages au pénétromètre dynamique lourd. ces données ont été exploitées dans le cadre de
notre mission.

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II. PRESENTATION DU BATIMENT

II.1 Description du bâtiment


Le bâtiment objet de notre expertise technique, est situé au quartier New-Bell non loin du
lieu-dit TSF, dans l’Arrondissement de Douala 2ème. L’emprise au sol est de 286 m2 environ.
Il s’agit d’un immeuble d’habitation de type RDC + 7 étages, ossature en béton armé type
poteaux-poutres-dalle avec fondations superficielles constituées de semelles isolées.

La figure 1 donne une image du bâtiment en date des investigations.

Figure 1 : Image du bâtiment en date des investigations

II.2 Etat général du bâtiment


Une auscultation visuelle du bâtiment présente en général des éléments structurels (poteaux,
poutres, dalle) en bon état apparent de manière générale. Le bâtiment ne présente pas de
fissure apparente, ni des armatures apparentes. L

Nous relevons cependant avec regret que par endroits dans le bâtiment, des gaines
électriques groupées parfois de section totale importante sont noyées dans les éléments

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structurels, notamment les poutres. Nous rappelons que le calcul de ces éléments structurels
qui garantissent la résistance du bâtiment, s’effectue avec des sections de béton pleines ;
ainsi, le passage des canalisations à travers ces éléments biaisent les résultats de calcul.

III. CALCUL DU BATIMENT CONSTRUIT

III.1 Reconstitution des plans de poutraison des différents étages


Ayant constaté (après descente sur le terrain) que les plans de poutraison existant dans le
dossier ne correspondent pas à ce qui a été réalisé, nous avons procédé sur le terrain à
l’identification de l’emplacement et des dimensions des poteaux, poutres, escalier, mur,
depuis le Rez De Chaussée (RDC) jusqu’au septième étage. Nous avons ainsi pu reconstituer
les divers plans de poutraison des planchers hauts (PH) correspondant à savoir PH-RDC, PH-
étage 1, PH-étage 2 à 6 (identiques) et PH-étage 7. Ces quatre plans sont donnés en annexe
de ce document ; la figure 2 ci-dessous présente une capture du plan de poutraison du
Plancher Haut RDC.

Figure 2 : Capture du plan de poutraison du PH RDC

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Le tableau 1 présente un résumé des données recueillies pour le cas du RDC à savoir le
nombre de poteaux, le type de section des poteaux, le type de sections des poutres.

Tableau 1 : Résumé des données recueillies pour le RDC

NIVEAU NOMBRE DE SECTIONS DES POTEAUX (cm) SECTIONS DES POUTRES


POTEAUX (cm)
RDC 33 R35×35, R20×35, C35 15×40, 20×40, 25×50

III.2 Descente des charges

L’objectif de la descente des charges et du calcul du bâtiment était de déterminer les éléments
de structure (poteaux et poutres) les plus chargés à chaque étage en vue de leur
dimensionnement. Nous nous intéressons particulièrement aux trois poteaux et aux trois
poutres les plus chargés à chaque étage. Nous rappelons dans le tableau 2 nos hypothèses
générales de calcul.

Tableau 2 : Hypothèses générales de calcul

1 Règlement de calcul
Béton Armé BAEL 91 modifié 99
Charges permanentes NF P 06-004
Charges d’exploitation NF P 06-001
2 Conditions de calculs
Nombre de niveau RDC + 7
Résistance caractéristique du béton Fc28= 20 Mpa
Limite élastique des aciers HA fe = 400 Mpa ; Rond lisse fe =235 Mpa
Contrainte de service du sol à 70 cm de = 70
profondeur (donnée du rapport
géotechnique)
Etat de fissuration Fissuration peu préjudiciable à l’exception
des éléments extérieurs
Contrainte de calcul du béton à l’ELU = 0.85 /1.5
Contrainte de calcul de l’acier à l’ELU = /1.15

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3 Charges permanentes considérées
En zone courante 2.5 kN/m2
Sur escalier 1.2 kN/m2
Sur balcon 2.5 kN/m2
Terrasse accessible 4.22 kN/m2
Terrasse inaccessible 1.02 kN/m2
4 Charges d’exploitation considérées
En zone courante 1.5 kN/m2
Sur escalier 2.5 kN/m2
Sur balcon 3.5 kN/m2
Terrasse accessible 1.5 kN/m2
Terrasse inaccessible 1.0 kN/m2

Après descente des charges, nous obtenons les valeurs des sollicitations au niveau de chaque
poteau (effort normal ultime en tête), chaque poutre (moment fléchissant en travée et aux
appuis) et chaque semelle isolée (effort normal ultime). Nous pouvons ainsi aisément
identifier les poteaux et poutres les plus sollicités.

Il est important de rappeler que le faux plafond en staff est déjà placé dans le bâtiment en
date des investigations. De fait il n’a pas été possible de repérer le sens de portée réel des
planchers. Aussi, le sens de portée des planchers tel qu’indiqué sur les plans de poutraison
donnés en annexe correspond d’avantages au bon sens (poutrelles parallèle au plus petit côté
du panneau de plancher).

• Etude des poteaux

Le poteau reprenant le plus grand effort normal est le plus sollicité. La figure 3 présente la
localisation des quatre poteaux les plus chargés au RDC, localisation faite sur le plan de
poutraison du Plancher Haut du RDC. Ces poteaux sont surlignés et numérotés de 1 (le plus
chargé) à 4. Le bâtiment possède un axe de symétrie qui passe par le milieu de la cage
d’ascenseur et la cage d’escalier ; aussi les efforts normaux des poteaux symétriques par
rapport à cet axe sont très proches.

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Figure 3 : Localisation des poteaux les plus chargés au RDC

A ce niveau nous nous intéressons aux sections de béton armé des poteaux du RDC. Nous
recherchons particulièrement les poteaux dont la section réelle en place est inférieure à 80%
de la section calculée lors du pré-dimensionnement. Le tableau 3 donne pour chaque poteau
du RDC le numéro sur le plan de poutraison, l’effort normal en tête à l’ELU, la section réelle
de béton, la section calculée, le ratio, la quantité d’acier nécessaire, entre autres.

Tableau 3 : Caractéristiques mécaniques des poteaux du RDC

Section Section de
Acier Acier Acier
N° réelle de béton Ratio Ratio
Nu (kN) nécessaisse (barre (barre
Poteau béton Sr calculée Sr/Sc Ac/Sr
Ac (cm2) de 12) de 14)
(cm2) Sc (cm2)
1 910 1225 910 135% 6,79 0,6% 7 5
2 1190,29 1225 1190 103% 6,79 0,6% 7 5
3 1334,8 1225 1335 92% 6,79 0,6% 7 5
4 998,73 1225 999 123% 6,79 0,6% 7 5
5 1198,82 1225 1199 102% 6,79 0,6% 7 5
6 1294,23 962,11 1294 74% 12,32 1,3% 11 9
7 1506,68 962,11 1507 64% 20,01 2,1% 18 13
8 1517,26 1225 1517 81% 9,05 0,7% 9 6
9 379,99 700 380 184% 4,52 0,6% 5 3
10 852,51 1225 853 144% 6,79 0,6% 7 5

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Section Section de
Acier Acier Acier
N° réelle de béton Ratio Ratio
Nu (kN) nécessaisse (barre (barre
Poteau béton Sr calculée Sr/Sc Ac/Sr
Ac (cm2) de 12) de 14)
(cm2) Sc (cm2)
11 921,04 962,11 921 104% 6,79 0,7% 7 5
12 1001,6 962,11 1002 96% 6,79 0,7% 7 5
13 1574,78 1225 1575 78% 11,31 0,9% 11 8
14 590,23 1225 590 208% 6,79 0,6% 7 5
15 377,36 700 377 185% 4,52 0,6% 5 3
16 833,65 1225 834 147% 6,79 0,6% 7 5
17 1515,29 1225 1515 81% 9,05 0,7% 9 6
18 570,33 1225 570 215% 6,79 0,6% 7 5
19 374,61 700 375 187% 4,52 0,6% 5 3
20 840,31 1225 840 146% 6,79 0,6% 7 5
21 382,19 700 382 183% 4,52 0,6% 5 3
22 858,43 1225 858 143% 6,79 0,6% 7 5
23 925,01 962,11 925 104% 6,79 0,7% 7 5
24 998,35 962,11 998 96% 6,79 0,7% 7 5
25 1560,35 1225 1560 79% 11,31 0,9% 11 8
26 1239 1225 1239 99% 6,79 0,6% 7 5
27 1319,72 962,11 1320 73% 13,57 1,4% 13 9
28 1505,97 962,11 1506 64% 20,01 2,1% 18 13
29 1508,83 1225 1509 81% 9,05 0,7% 9 6
30 954,27 1225 954 128% 6,79 0,6% 7 5
31 1201,63 1225 1202 102% 6,79 0,6% 7 5
32 1351,29 1225 1351 91% 6,79 0,6% 7 5
33 1003,14 1225 1003 122% 6,79 0,6% 7 5

La lecture du tableau 3 donne que les poteaux N° 6, 7, 13, 25, 27, 28 présentent des sections
de béton inférieures à 80% des sections calculées. Ce sont donc les ferraillages de ces poteaux
qui sont à déterminer lors de la campagne d’auscultation au détecteur d’armature. On peut
constater que parmi ces sept poteaux, seuls les poteaux N°7 et N° 28 nécessitent 20 cm2
d’acier, ce qui correspond en termes de barres à 18HA12 ou 13HA14 ; les quatre autres
poteaux nécessitent au maximum 13HA12, ce qui reste acceptable pour un bâtiment R+7.
Aussi, les poteaux les plus chargés N°13, N°25, N°29, N°8 nécessitent respectivement en
termes de barres de HA12, 11HA12, 11HA12, 9HA12, 9HA12.

De manière générale donc, les poteaux du RDC possèdent des sections de béton convenables,
très souvent supérieures aux sections calculées, à l’exception des poteaux sus-indiqués et
repérés en surbrillance sur la figure 4 ci-dessous.

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Figure 4 : Poteaux du RDC de section de béton insuffisante

• Etudes des poutres

Les trois poutres du plancher haut du RDC les plus sollicitées sont indiquées en surbrillance
sur la figure 5 et numérotées de 1 (la plus sollicitée) à 3.

Figure 5 : Identification des trois poutres les plus sollicitées au RDC

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Les poutres intérieures du plancher haut du RDC ont pour section 25 cm × 50 cm, pour une
portée maximale inférieure à 6m et une largeur de table maximale inférieure à 3.5 m. Les
poutres extérieures ont pour section 20 cm × 40 cm. Un pré-dimensionnement des poutres
du RDC donne en général des sections de béton légèrement inférieures aux sections en place
pour un quantitatif d’acier optimal (1% à 2% de la section de béton) ; ainsi les poutres du
bâtiment sont bien dimensionnées, exceptions faites des 4 poutres marquées en surbrillance
sur la figure 6 ci-dessous.

Figure 6 : Poutres du PH RDC ne présentant une section de béton suffisante pour un ferraillage optimal

Le tableau 4 donne pour chacune des trois poutres les plus chargées, la portée, la section
réelle de béton et le quantitatif d’acier nécessaire dans la poutre en place.

Tableau 4 : Caractéristiques des trois poutres les plus chargées du RDC

N° Désignation de la poutre 1 2 3
Portée 5.57 4.23 3.46
Section réelle de béton (cm) 25 × 50 25 × 50 25 × 50
Quantitatif d’acier 53.40 30.40 19.68
nécessaire à la section en
place (Kg)
Densité de ferraillage 77 58 46
nécessaire (Kg/m3)

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Dans la partie V. consacrée à la vérification de la solidité du bâtiment, nous déterminons entre
autres, les ferraillages en place dans les éléments poteaux et poutres caractéristiques au RDC,
ce qui nous permet d’apprécier surement leur solidité. Néanmoins, rendus à ce stade, nous
disons que, de manière générale les poteaux et poutres du bâtiment ont des sections de béton
armé convenable.

IV. VERIFICATION DE LA STABILITÉ DU BATIMENT

Nous le rappelons, la stabilité d’un bâtiment est étroitement liée à la stabilité des fondations
dont le problème majeur est la différence de tassement de sol qui peut être générée par la
contrainte transmise au sol par les fondations dépendant de la charge associée.

Le bâtiment objet de notre expertise technique se trouve dans une zone de sols très faibles.
Aussi, le rapport d’essai géotechnique des sols de fondations rédigé par le laboratoire
géotechnique GEO RIG / CGSP préconisait au choix deux systèmes de fondation à savoir :

• L’exécution de fondations en radier général avec une contrainte de service de 0,70


bars ancré à 0,70 m, avec une substitution préalable entre 0,0 et 2 m ;
• L’exécution des fondations en inclusion micropieux, repris par un radier général à la
partie supérieur.

Nous avons menées des investigations sur le terrain à fin de déterminer le type de fondation
en place.

IV.1 Fouilles de reconnaissance sur le terrain


Trois fouilles de reconnaissance au droit du bâtiment ont été nécessaires pour déterminer
avec certitude le type de fondations en place.

Les deux premières fouilles ont été effectuées à l’extérieur du bâtiment. Elles ont consisté en
une tranchée dont l’emplacement au RDC est marqué en surbrillance sur la figure 7.

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Figure 7 : Fouilles en tranchée à l’extérieur du bâtiment

Il s’agit donc d’une tranchée longeant les poteaux 29 et 33. A 180 cm de profondeur (compté
à partir du dessus du niveau de dallage), l’on aperçoit une plaque de béton qui déborde le nu
du poteau 29 d’environ 100 cm (dans la direction de la poutre 75). Cette plaque de béton
présente une discontinuité lorsqu’on essaie de la prolonger dans la direction du poteau 33 ;
ce qui laisse penser qu’il s’agit d’une semelle isolée, ou simplement d’un décrochement dans
la géométrie du radier supposé à cet endroit. Pour lever les incertitudes, nous avons effectué
une fouille en puits à l’intérieur du bâtiment.

La figure 8 présente les images des travaux de fouille à l’extérieur du bâtiment.

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Figure 8-a : plaque de béton à 180cm de Figure 8-b : sol de fondation saturé
profondeur

Figure 8-c: Exécution d’une tranchée entre les poteaux 29 et 33

Figure 8 : Travaux de fouilles à l’extérieur du bâtiment

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Le mode opératoire des fouilles à l’intérieur du bâtiment a été le suivant :

• Etape 1 : Repérage de la zone à fouiller au RDC. Cette zone ne doit pas être située le long
de l’axe d’un poteau pour ne pas risquer de tomber sur une semelle filante ; elle doit être
proche d’une extrémité du bâtiment pour évacuer rapidement les eaux. Dans la zone à
fouiller nous marquons sur le carrelage une surface de 150 cm × 150 cm. La figure 9
présente en surbrillance l’emplacement de la zone de fouille au RDC.

Figure 9 : Repérage de la zone à fouiller

• Etape 2 : Démolition d’un dallage en béton armé de 30 cm d’épaisseur (10 cm de chape


+ carrelage et 20 cm de dallage en béton armé d’une double nappe de HA10 reliées par
des chaises en HA10) ;
• Etape 3 : Fouilles en puits jusqu’à 100 cm de profondeur (compté à partir du dessus du
dallage). Il s’agit de l’argile mole jaunâtre. A 100 cm de profondeur, apparait de l’eau dans
le sol de fondation.
• Etape 4 : Fouilles jusqu’à 250 cm de profondeur. Nous poursuivons les fouilles jusqu’à une
profondeur de 250 cm par mesure de sécurité ; nous aurions pu nous arrêter à une
profondeur de 180 cm, niveau supérieur de la plaque de béton sous le poteau à l’extérieur
du bâtiment. Les eaux sont évacuées à l’aide des seaux. A 200 cm de profondeur, apparait

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la terre noire avec présence de racines. Nous arrêtons les fouilles à ce niveau : il n’y a pas
de radier général en fondation.

Les images de la figure 10 illustrent les étapes des travaux d’investigation des fondations à
l’intérieur du bâtiment.

Figure 10-a : démolition du dallage de 30 cm d’épaisseur Figure 10-b : fouilles en puits à une profondeur de 250 cm

Figure 10-c : apparition de terre noire à une profondeur de Figure 10-d : Repérage de la profondeur des fouilles
250cm avec présence de racines

Figure 10 : Investigations des fondations à l’intérieur du bâtiment à une profondeur de 250 cm

L’absence de radier en fondation exclu de fait l’option 2 des propositions du laboratoire


géotechnique à savoir, des fondations en micropieux repris par un radier général en partie
supérieur. Ainsi, contre toute attente, le bâtiment est fondé sur des semelles superficielles,
ce qui est très surprenant pour un bâtiment de type RDC+7 étages construit en zone de sols
très faibles. Cependant, en date des investigations, le bâtiment ne présente pas de fissures
apparentes.

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IV.2 Calcul des fondations
La conclusion du rapport d’étude géotechnique des sols de fondations préconisait de
considérer une contrainte de service de 0.70 bars dans le cas d’un radier général ancré à 0.70
m de profondeur, avec une substitution préalable entre 0.0 et 2 m. N’ayant pas trouvé de
radier à cette profondeur, mais plutôt des semelles superficielles à une profondeur de 1.5 m
(niveau de référence pris en dessous du dallage), il a fallu se reporter aux résultats des
sondages au pénétromètre dynamique lourd afin de déterminer la contrainte admissible à
cette profondeur.

Nous donnons en annexe les résultats des sondages au pénétromètre dynamique lourd
obtenus pour quatre points de sondage, tirés du rapport géotechnique du laboratoire GEO
RIG / CGSP Sarl. Le tableau 6 présente un extrait des résultats correspondant à une
profondeur comprise entre 1 m et 2 m.

Tableau 6 : Résultats des sondages au PDL à une profondeur comprise entre 1 m et 2 m (extrait du rapport
géotechnique de GEO RIG / CGSP Sarl)

Profondeur (m) Résistance Coeff. Capacité portante Capacité portante


dynamique (bars) De admissible (bars) admissible (MPa)
Début fin Min Max sécurité Min Max Min Max
1.00 2.00 0.00 17.99 20.00 0.00 0.90 0.00 0.09
1.00 2.00 8.18 34.60 20.00 0.41 1.73 0.041 0.173
1.00 2.00 16.07 25.00 20.00 0.80 1.25 0.080 0.125
1.00 2.00 8.49 24.11 20.00 0.42 1.21 0.042 0.121

Des valeurs minimales et maximales de la capacité portante admissible du sol de fondation à


cette profondeur, l’on déduit la contrainte admissible moyenne qui vaut 0.105 MPa. Soit donc
les valeurs de contrainte suivante :

= 315
= 105
! ! = 157.5

Après descente des charges et calcul des fondations du bâtiment en semelle isolées, nous
obtenons les géométries de semelles données par la figure 11.

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Figure 11 : Sections calculées des semelles de fondation

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Ainsi les sections des semelles isolées varient de 135 cm × 135 cm sous le poteau le moins
chargé au RDC, à 390 cm × 390 cm sous le poteau le plus chargé au RDC. Le tableau 7 récapitule
les géométries en plan des semelles sous chaque poteau au RDC.

Tableau 7 : Géométries en plan calculées des semelles isolées en fondation

Poteau Semelle Géométrie en plan Poteau Semelle Géométrie en plan


N° N° (cm × cm) N° N° (cm × cm)

1 1 250 × 250 17 17 280 × 280

2 2 305 × 305 18 18 225 × 225

3 3 320 × 320 19 19 95 × 95

4 4 260 × 260 20 20 305 × 305

5 5 305 × 305 21 21 135 × 135

6 6 330 × 330 22 22 250 × 250

7 7 350 × 350 23 23 295 × 295

8 8 350 × 350 24 24 285 × 285

9 9 135 × 135 25 25 385 × 385

10 10 250 × 250 26 26 315 × 315

11 11 295 × 295 27 27 335 × 335

12 12 285 × 285 28 28 355 × 355

13 13 390 × 390 29 29 350 × 350

14 14 220 × 220 30 30 255 × 255

15 15 95 × 95 31 31 300 × 300

16 16 310 × 310 32 32 320 × 320

33 33 260 × 260

Ainsi, malgré le fait que des fondations sur semelles isolées ne soient pas conseillées pour un
tel bâtiment (RDC +7 étages) en zone de sols très faibles ( ≤ 0.5 # ), il est possible
que les fondations en place garantissent la stabilité du bâtiment, pour peu que les géométries
des semelles en place correspondent aux géométries calculées sous nos hypothèses de calcul.
Les travaux d’investigations des fouilles effectués au droit du bâtiment révèlent que de

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manière générale, les semelles en place ont des dimensions en plan très inférieures aux
dimensions calculées données dans le tableau 7, comme l’illustre la figure 12.

Figure 12 : Limites des semelles au droit des fouilles effectuées sur le terrain

A ce niveau, les géométries en plan des semelles isolées en place, bien inférieures aux
sections calculées, ne permettent pas de garantir la stabilité du bâtiment à long terme.
Toutefois, l’on ne peut pas ignorer l’absence de fissures en tout point du bâtiment, alors que
ce dernier existe depuis plusieurs années et est en cours de travaux de finition, ce qui traduit
l’absence de tassements différentiels importants. Ce fait marquant peut laisser croire que la
contrainte de rupture du sol sous fondations est plus importante qu’on le croit. Il n’est pas
impossible qu’il y a eu consolidation du sol de fondations sous semelles avant exécution des
travaux de fondations. De plus dans l’ensemble, les éléments structurels visibles (poteaux,
poutres, dalle, dallage en béton armé) du bâtiment sont convenablement dimensionnés. Nous
rappelons que le dallage en béton armé en place est ferraillé avec une double nappe d’acier
HA10 et HA8 reliées par des chaises. Aussi il est impensable qu’il y ait eu une légèreté dans la
conception et l’exécution des fondations. Il est plus que jamais primordial de tout faire pour
rencontrer l’entreprise ayant construit le bâtiment afin d’avoir accès aux informations
relatives aux travaux de substitution ou consolidation du sol de fondation sous semelles. Le

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cas échéant il serait très difficile, voire impossible de garantir normativement la stabilité du
bâtiment à long terme.

V. VERIFICATION DE LA SOLIDITÉ DU BATIMENT

La stabilité d’ensemble du bâtiment et sa pérennité dans le temps tiennent aussi de la


résistance individuelle de chaque élément structurel (poteaux, poutres, nervures, longrines
semelles) déterminée en partie par la section de béton de l’élément, la résistance du béton
en compression et le ferraillage de l’élément. De plus, les calculs du bâtiment ont été opérés
en supposant que les bétons des éléments de structure (poteaux, poutres et semelles isolées)
ont une résistance en compression de 20 MPa, ce qui correspond en général à la résistance
des bétons fabriqués dans les chantiers des particuliers au Cameroun. Dans la partie consacrée
à la descente des charges, nous nous sommes intéressé aux sections de béton des éléments
poteaux et poutres et avons déterminé les quantitatifs d’acier nécessaire. Il était question ici
d’une part, de déterminer les résistances résiduelles des bétons en place afin de vérifier
qu’elles sont suffisantes, et d’autre part de s’assurer que les quantitatifs d’aciers dans les
poteaux et les poutres correspondent aux quantitatifs nécessaires.

Ainsi, sur la base de quelques éléments poteaux et poutres convenablement échantillonnés


au RDC, nous avons procédé à une campagne d’auscultation au scléromètre et au détecteur
d’armatures afin de déterminer respectivement les résistances résiduelles des bétons et les
barres d’acier en place.

V.1 Campagne d’auscultation au scléromètre

Le scléromètre est un appareil de contrôle non-destructif de la qualité des ouvrages en béton.


Il permet d’évaluer la résistance à la compression des structures étudiées. Son
fonctionnement repose sur la mesure de la hauteur de rebond d’une masse après son impact
sur la surface à tester. La valeur de rebond mesurée est liée, de façon empirique, à la
résistance à la compression de la structure : plus la dureté superficielle est forte, plus l’énergie
élastique retransmise à la masse en mouvement sera importante et plus la valeur de rebond
sera élevée. Les essais obéissent à la norme NF P 18-417 et EN 12504-2. La figure 13 montre
le déroulement du test de résistance au scléromètre.

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Figure 13-a : Préparation de la surface Figure 13-b : détermination de l’indice
sclérométrique

Figure 13 : Test de la résistance du béton d’une poutre au scléromètre

V.2 Détection des armatures en place

Nous avons procédé à la détection des ferraillages existants dans les poteaux du RDC qui
présentent à priori une section de béton insuffisante (voir figure 4), et dans les mi- travées de
poutres les plus chargées au RDC (voir figure 5). Le test de détection s’effectue par un moyen
non destructif à travers l’utilisation d’un détecteur d’armatures sophistiqué de dernière
technologie.

Le détecteur d’armature est principalement utilisé pour tester la structure en béton armé et
est capable de mesurer avec précision la position des barres, l'épaisseur de la couverture et le
diamètre des barres sur la surface en béton armé. La position des armatures, l'espacement et
l'épaisseur de la couverture sont affichés en temps réel sur un écran couleur de 3.2 pouces.
Après divers paramétrages, le test s’effectue simplement en déplaçant l’appareil sur la surface
de structure perpendiculairement à la direction des barres à détecter. Les figures suivantes
présentent le test de détection des armatures dans les poteaux et poutres du bâtiment.

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Figure 14 : Calibration du détecteur d’armatures

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Figure 15 : Localisation de l’armature dans le béton

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Figure 16 : Indication du diamètre et de l’enrobage de l’armature

Figure 17 : Détection des armatures dans un poteau

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V.3 Analyse des résultats

• Résistances des bétons au scléromètre

Les résultats des tests au scléromètre sont donnés en annexe à ce document. Le tableau 8
synthétise les résultats obtenus pour le cas des poutres.

Tableau 8 : Résistance des bétons des poutres du RDC

Référence RC (MPa)
Poutre 42 15.42
Poutre 17 15.08
Poutre 23 13.82
Poutre 73 13
Poutre 48 14.58
Poutre 78 13.67
Poutre 71 14.67
Poutre 81 15.08
Nombre de mesures = 96
Moyenne RC= 14.41 MPa
Ecart-type= 3.15

D’après les résultats du tableau 8, les bétons des poutres du RDC possèdent des résistances
résiduelles variant de 13 MPa à 15.08 MPa. Ces résistances sont en général faibles, bien
inférieures à la résistance caractéristique du béton prise à 20 MPa. Elles restent néanmoins
supérieures à la contrainte de calcul du béton à l’ELU (0.85 % /1.5) qui vaut 11.34 MPa.
Le tableau 9 donne les résistances résiduelles des poteaux du RDC.
Tableau 9 : Résistance des bétons des poteaux du RDC

Référence RC (Mpa)
Poteau 29 21.08
Poteau 33 18.50
Poteau 25 14.67
Moyenne RC= 18.03 MPa

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Les poteaux du bâtiment possèdent une résistance moyenne de 18.03 MPa inférieure à 20
MPa. On a toujours 18.03 > 0.85 % /1.5 = 11.34.
Ainsi, d’une manière générale les bétons des poutres et poteaux du RDC présentent des
résistances résiduelles faibles, 14.41 MPa pour les poutres et 18.03 MPa pour les poteaux. Ces
résistances sont toutefois toujours supérieures à la contrainte de calcul du béton à L’ELU qui
vaut 11.34 MPa.

• Ferraillages en place

Les ferraillages en place ont été déterminés dans les poteaux et poutres du RDC. Les poteaux
investigués étaient ceux dont la section de béton est insuffisante et nécessite un ferraillage
conséquent. Il s’agit des poteaux N°6, N°7, N°13, N°25, N°28 du plan de poutraison du RDC
(voir figure 4).

Tableau 10 : Vérification du ferraillage dans quelques poteaux du RDC

Poteau Poteau Poteau Poteau Poteau Poteau


N°6 N°7 N°13 N°25 N°27 N°28
Section d’acier calculée Sc 12.32 20.01 11.31 11.31 13.57 20.01
(cm2)
Section d’acier en place Sp 12.23 16.93 14.98 14.98 12.23 16.93
(cm2)
&'()* +,
/- 99.26 84.60 132.44 132.44 90.12 84.60
.

La lecture des ratios des sections d’acier du tableau 10 montrent que parmi les six poteaux du
RDC ne présentant pas de section de béton suffisante, seuls deux poteaux (N°7 et N°28) ont
des sections d’acier qui ne conviennent pas (section inférieure à 90% de la section calculée).

Nous présentons maintenant dans le tableau 11 les ferraillages en mi- travée des deux poutres
les plus chargées du RDC.

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Tableau 11 : Vérification du ferraillage dans les poutres les plus chargées du RDC

Poutre 54 Poutre 60
Section d’acier calculée en travée 4.22 3.68
Sc (cm2)
Section d’acier en place en place 6.03 4.81
en travée Sp (cm2)
-,
/- 142.89 130.70
.
Ratio

Les ratios du tableau 11 montrent que les ferraillages en mi- travée des poutres les plus
chargées au RDC sont surabondants, ce qui va dans le sens de la sécurité.

Pour apprécier quantitativement la solidité du bâtiment, on se propose de définir les indices


de solidité suivants :

0-,12 : Indice de solidité des poteaux =


345 6 4 76 48 48 8 ! 9:%
345 4 !6 4 76 5 8 9:%

0-,1;2 : Indice de solidité des poutres =


345 6 4 6 48 48 8 ! 9:%
345 4 !6 4 6 5 8 9:%

On admet que la solidité du bâtiment est garantie pour 0-,12 ≥ =>% et 0-,1;2 ≥ =>%
Le tableau 5 ci-dessous donne à ce stade, les indices de solidité du bâtiment objet de notre
expertise technique :

Tableau 5 : Indices de solidité du bâtiment

Poteaux Poutres
Nombre total au RDC 33 81
Nombre d’éléments de 31 77*
section convenable
Indice de solidité (%) 93 > 90 95 > 90
*Il n’a pas été possible de déterminer les ferraillages des quatre poutres du RDC dont les
sections de béton armé étaient insuffisantes.
Au terme de cette partie consacrée à la vérification de la solidité du bâtiment, il a été montré
sur la base des échantillonnages effectués que dans l’ensemble, les poteaux et poutres du
bâtiment possèdent une solidité suffisante qui permet de garantir la solidité du bâtiment à
long terme.

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VI. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Dans le cadre de l’expertise technique du bâtiment R+7 situé à New-Bell, dont les promoteurs
sont Monsieur CHEDJOU FONGANG Aurélien Bayard et Madame ENOME ELLA Léonie, notre
approche a été de vérifier parallèlement la stabilité des fondations en place et la solidité des
éléments structurels, les poteaux et les poutres notamment. Après avoir reconstitué par
relevés sur le terrain les plans de poutraison des différents planchers du bâtiment, nous avons
dimensionné les poteaux et poutres. Nous avons ainsi pu comparer les sections de béton
obtenues, avec les sections réelles en place. Parallèlement, trois travaux de fouilles au droit
du bâtiment ont été nécessaires afin de déterminer le type de fondations en place : le
bâtiment est fondé sur des semelles isolées ancrées à une profondeur comprise entre 1 m et
2 m. Le calcul des sections en plan des semelles a permis de vérifier les dimensions des
semelles isolées en place. Aussi, au cours d’une campagne d’auscultation in situ et sur la base
d’un échantillonnage, nous avons déterminé les résistances résiduelles des bétons des
poteaux et poutres du bâtiment ainsi que les ferraillages en place, par des méthodes non
destructives : le scléromètre a servi à déterminer les résistances résiduelles des bétons et un
détecteur d’armature de dernière génération a permis de déterminer les ferraillages en place.

Concernant la solidité du bâtiment : de manière générale, les poteaux et poutres présentent


des sections de béton et d’acier qui correspondent aux sections calculées. Les bétons quant à
eux ont des résistances résiduelles faibles (14.41 MPa pour les poutres et 18.03 MPa pour les
poteaux), mais qui restent toutefois supérieures à la contrainte de calcul du béton à l’ELU
(11.34 MPa). A ce niveau, la solidité du bâtiment est assurée à long terme.

Concernant la stabilité du bâtiment : il est fondé dans une zone de sols très faibles (contrainte
de rupture du sol égale à 0.315 MPa). Le rapport d’étude géotechnique des sols de fondations
réalisée par le laboratoire GEO RIG / CGSP Sarl préconisait au choix, deux types de fondations
pour ce bâtiment à savoir un radier général d’épaisseur 40 cm ancré à une profondeur de 0.70
m, ou l’exécution des fondations en inclusion micropieux, repris par un radier général à la
partie supérieure. Les travaux d’investigations des fondations effectués sur le terrain ont
révélé contre toute attente que le bâtiment est plutôt fondé sur des semelles superficielles
dont les dimensions réelles sont bien inférieures aux dimensions calculées. Toutefois, l’on ne
peut pas ignorer l’absence de fissures en tout point du bâtiment, alors que ce dernier existe

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depuis plusieurs années et est en cours de travaux de finition, ce qui traduit l’absence de
tassements différentiels importants. Ce fait marquant peut laisser croire que la contrainte de
rupture du sol sous fondations est plus importante qu’on le croit. Il n’est pas impossible qu’il
y ait eu consolidation du sol de fondations sous semelles avant exécution des travaux de
fondations. De plus dans l’ensemble, les éléments structurels visibles (poteaux, poutres, dalle,
dallage en béton armé) du bâtiment sont convenablement dimensionnés. Nous rappelons que
le dallage en béton armé en place est ferraillé avec une double nappe d’acier HA10 et HA8
reliées par des chaises. De fait, il est impensable qu’il y ait eu une légèreté dans la conception
et l’exécution des fondations.

Le présent rapport est rédigé par l’ingénieur de génie civil POUASSI DANIEL GABIN (Mle ONIGC
19-2386) pour le compte de CONTEC SARL.

Fait à Douala le 24 février 2020

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ANNEXES
Liste des annexes

• Annexe 1 : plan de poutraison du PH RDC


• Annexe 2 : plan de poutraison du PH Etage 1
• Annexe 3 : plan de poutraison du PH Etage courant (2 à 6)
• Annexe 4 : plan de poutraison du PH Etage 7
• Annexe 5 : Résultats des sondages au pénétromètre dynamique lourd PDL1, PDL2,
PDL3, PDL4 tiré du « rapport d’essais géotechnique des travaux de construction d’un
immeuble de type (R+6) à New-Bell (Douala-Cameroun)) » rédigé par le laboratoire
GEO RIG / CGSP Sarl
• Annexe 6 : Résultats des tests de résistance au scléromètre : cas des poutres du RDC
• Annexe 7 : Résultats des tests de résistance au scléromètre : cas des poteaux du RDC
• Annexe 5 : Résultats des sondages au pénétromètre dynamique lourd PDL1, PDL2,
PDL3, PDL4 tiré du « rapport d’essais géotechnique des travaux de construction d’un
immeuble de type (R+6) à New-Bell (Douala-Cameroun)) » rédigé par le laboratoire
GEO RIG / CGSP Sarl

Tableau A.1 : Sondage PDL1

Profondeur (m) Résistance Coeff. Capacité portante Capacité portante


dynamique (bars) De admissible (bars) admissible (MPa)
Début fin Min Max sécurité Min Max Min Max
0.20 1.00 0.00 17.99 20.00 0.00 0.90 0.00 0.09
1.00 2.00 8.49 32.72 20.00 0.42 1.64 0.042 0.164
2.00 3.00 23.68 77.59 20.00 1.18 3.88 0.12 0.39
3.00 4.00 14.52 75.04 20.00 0.73 3.75 0.0 0.38
4.00 5.00 38.06 86.09 1500 2.54 5.74 0.25 0.57
5.00 6.00 37.53 53.34 15.00 2.50 3.56 0.25 0.36
6.00 7.00 55.62 58.50 10.00 5.56 5.85 0.56 0.59
7.00 8.00 54.94 59.71 10.00 5.49 5.97 0.55 0.60
8.00 9.00 49.52 60.09 10.00 4.95 6.01 0.50 0.60
9.00 10.00 53.89 84.51 10.00 5.39 8.45 0.54 0.85
10.00 11.00 74.35 74.35 10.00 7.43 7.43 0.74 0.74
11.00 12.00 46.78 56.90 10.00 4.68 5.69 0.47 0.57
12.00 13.00 50.09 64.99 10.00 5.01 6.50 0.50 0.65
13.00 14.00 59.33 68.44 10.00 5.93 6.84 0.59 0.68
14.00 15.00 68.21 78.26 10.00 6.82 7.83 0.68 0.78
Tableau A.2 : Sondage PDL2

Profondeur (m) Résistance Coeff. Capacité portante Capacité portante


dynamique (bars) De admissible (bars) admissible (MPa)
Début fin Min Max sécurité Min Max Min Max
0.20 1.00 0.00 44.10 20.00 0.00 2.20 0.00 0.22
1.00 2.00 8.18 34.60 20.00 0.41 1.73 0.041 0.173
2.00 3.00 15.00 29.52 20.00 0.75 1.48 0.08 0.15
3.00 4.00 21.44 34.63 20.00 1.07 1.73 0.11 0.17
4.00 5.00 32.63 109.37 15.00 2.18 7.29 0.22 0.73
5.00 6.00 48.69 87.57 15.00 3.25 5.84 0.32 0.58
6.00 7.00 55.62 68.43 10.00 5.56 6.84 0.56 0.68
7.00 8.00 54.94 65.14 10.00 5.49 6.51 0.55 0.65
8.00 9.00 50.63 75.11 10.00 5.06 7.51 0.51 0.75
9.00 10.00 47.95 82.38 10.00 4.79 8.24 0.48 0.82
10.00 11.00 78.99 111.58 10.00 7.90 11.16 0.79 1.12
11.00 12.00 65.02 100.66 10.00 6.50 10.07 0.65 1.01
12.00 13.00 69.05 98.37 10.00 6.91 9.84 0.69 0.98
13.00 14.00 79.10 82.34 10.00 7.91 8.23 0.79 0.82
14.00 15.00 67.08 90.19 10.00 6.71 9.02 0.67 0.90
Tableau A.3 : Sondage PDL3

Profondeur (m) Résistance Coeff. Capacité portante Capacité portante


dynamique (bars) De admissible (bars) admissible (MPa)
Début fin Min Max sécurité Min Max Min Max
0.20 1.00 0.00 38.27 20.00 0.00 1.91 0.00 0.19
1.00 2.00 16.07 25.00 20.00 0.80 1.25 0.080 0.125
2.00 3.00 23.68 52.51 20.00 1.18 2.63 0.12 0.26
3.00 4.00 27.29 42.21 20.00 1.36 2.11 0.14 0.21
4.00 5.00 47.04 90.07 15.00 3.14 6.00 0.31 0.60
5.00 6.00 71.12 86.38 15.00 4.74 5.76 0.47 0.58
6.00 7.00 69.31 83.43 10.00 6.93 8.34 0.69 0.83
7.00 8.00 85.82 90.12 10.00 8.58 9.01 0.86 0.90
8.00 9.00 86.08 93.23 10.00 8.61 9.32 0.86 0.93
9.00 10.00 87.23 93.90 10.00 8.72 9.39 0.87 0.94
10.00 11.00 97.58 99.17 10.00 9.76 9.92 0.98 0.99
11.00 12.00 85.87 97.23 10.00 8.59 9.72 0.86 0.97
12.00 13.00 81.24 87.66 10.00 8.59 9.72 0.86 0.97
13.00 14.00 79.80 94.10 10.00 7.98 9.41 0.80 0.94
14.00 15.00 90.19 93.17 10.00 9.02 9.32 0.90 0.93
Tableau A.4 : Sondage PDL4

Profondeur (m) Résistance Coeff. Capacité portante Capacité portante


dynamique (bars) De admissible (bars) admissible (MPa)
Début fin Min Max sécurité Min Max Min Max
0.20 1.00 0.00 17.99 20.00 0.00 0.90 0.00 0.09
1.00 2.00 8.49 24.11 20.00 0.42 1.21 0.042 0.121
2.00 3.00 29.52 38.14 20.00 1.48 1.91 0.15 0.19
3.00 4.00 28.14 34.63 20.00 1.41 1.73 0.14 0.17
4.00 5.00 32.63 44.40 15.00 2.18 2.96 0.22 0.30
5.00 6.00 29.63 36.52 15.00 1.98 2.43 0.20 0.24
6.00 7.00 27.81 29.25 10.00 2.78 2.93 0.28 0.29
7.00 8.00 27.14 53.64 10.00 2.71 5.36 0.27 0.54
8.00 9.00 51.79 104.00 10.00 5.18 10.40 0.52 1.04
9.00 10.00 65.73 107.77 10.00 6.57 10.78 0.66 1.08
10.00 11.00 65.05 99.17 10.00 6.51 9.92 0.65 0.99
11.00 12.00 69.35 75.13 10.00 6.94 7.51 0.69 0.75
12.00 13.00 70.32 85.30 10.00 7.03 8.53 0.70 0.85
13.00 14.00 79.80 90.18 10.00 7.98 9.02 0.80 0.90
14.00 15.00 82.67 95.53 10.00 8.27 9.55 0.83 0.96

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