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Gustave Courbet (1819-1877) est un peintre et sculpteur français, on pourrait dire qu’il est

l’inaugurateur de la courant réalisme aux arts plastiques. Mais c’est beaucoup plus, son œuvre
ne peut être réduite à l'épisode du réalisme pictural je crois qu’il condense tous les approches
a la modernité artistique.

Il a été un peintre très prolifique, auteur de plus d’un millier d’œuvres. ,

Ses tableaux s'opposent aux critères de l'académisme, à l'idéalisme, aux outrances


romantiques ; transgressant la hiérarchie des genres, il provoque le scandale chez ses
contemporains, et l'attrait de quelques collectionneurs privés, perturbant les frontières de
l'art.

C’est curieux mais il a été presque oublié pendant beaucoup des années. Jusqu’à les années
1970 quand il a été reconsideré par la critique anglo-saxonne qui a découvrit sa lucidité et sa
modernité, de sa peinture mais aussi de ses réflexions teoriques sur l’art en general et sa
relation con la politique.

Courbet est né en 1819 à Ornans, dans une famille bourgeoise, bien aisée. Il est tôt attiré par
les domaines artistiques, il commence à étudier le dessin dans sa ville natale et après partes au
Collège royal de Besançon. Le jeune Gustave commence a etudier le droit. Il assiste à quelques
cours de droit, mais arrête bien vite pour se consacrer totalement à la peinture quand il a 20
ans. Il est autodidacte, par exemple, il se rend souvent au musée du Louvre pour y copier les
toiles de maîtres. Durant 4 ans, ses toiles sont refusés au Salon academique. Après son
Autoportrait au chien noir est enfin exposé.

Toujours à la recherche d'un style qui lui est propre, le peintre réalise de manière récurrente
des autoportraits. Comme Rembrandt, payer un modèle est très chère. Sa situation
economique n’est pas facile et sa désespération pour trouver un style propre est intense. À la
fin de 1840, sa peinture commence à être reconnue, il peut exposer au Salon et sa situation
s'améliore.

Au lendemain de sa rencontre avec Pierre-Joseph Proudhon, il se fait un fervent défenseur du


réalisme. Il cherche la sincérité de la representation et il portrait la réalité de ses
contempoaraines, aussi des classes baisses de la structure sociale.

C'est le cas de l’œuvre Un enterrement à Ornans (1850). Le tableau, peint sur un très grand
format (315 × 668 cm) fait scandale. Les critiques sont choqués par ses productions. En
peignant une vision d'un évènement de la vie courante, mettant en scène des paysans et des
ouvriers, sur un support jusque-là réservé aux œuvres "nobles" (mythologiques, historiques ou
religieuses), Courbet voit une pluie de critiques s’abattre sur lui.

Son tableaux Vénus et Psyché sera refoulé au Salon pour indécence. Dons Gustave Courbet
peintre son œuvre la plus provocatrice, la toile érotique l'Origine du monde (1866).
En 1989, la plasticienne Orlan s'en inspire pour réaliser L'Origine de la
J’espere que vous ne faites pas un scandale. guerre30, le pendant masculin et phallique du tableau de Courbet en un
geste empreint de féminisme.
Il y a an évènement qui changera sa vie et aussi la trajectoire de tout l’art moderne. La
Commune de Paris (1871). En 1871, il préside les Beaux-Arts, et est élu président de la
fédération des artistes de la Commune. Il met en place des mesures pour sécuriser le Louvre et
d'autres bâtiments des arts. Conduit en prison après l'effondrement de la Commune, il en
ressort libre en mars 1872. Mais, accusé d'avoir contribué au démontage de la colonne de
Vendôme (que est un monument militaire érigée par Napoléon), il est contraint de rembourser
avec son argent les frais de réparation. Ruiné, Gustave Courbet décide de s'exiler en Suisse. Il
continue d'exposer et vendre ses œuvres. Malade, il meurt épuisé, trois ans avant l'amnistie
générale, âgé de 58 ans.