Vous êtes sur la page 1sur 8

Tout le programme obligatoire de Terminale S

Abbreviations : ssi = si et seulement si ; cf=conférer à


Notations : Sauf mention contraire, a,b,c,h,k,l,r,x,y α , β , γ , θ , ∆ désignent des réels, z, ω des complexes
n désignent un entier naturel (éventuellement ≠ 0 ). Les suites sont notées ( un ) , ( vn )
Les fonctions sont notées f,g,u,v. Les primitives sont désignées pas les majuscules correspondantes. I désigne un intervalle

1) Algèbre et analyse
1-1) Le second degré
T ( x ) = ax 2 + bx + c trinôme du second degré à coefficients réels avec a ≠ 0 . Discriminant ∆ = b 2 − 4ac
Si ∆ = b 2 − 4ac > 0 , l’équation ax 2 + bx + c = 0 Si ∆ = b 2 − 4ac = 0 , l’équation Si ∆ = b 2 − 4ac < 0 , l’équation
admet deux racines réelles distinctes : ax 2 + bx + c = 0 admet une ax 2 + bx + c = 0 n’admet pas de
−b − ∆ −b + ∆ −b solution réelle (cf complexes)
α= et β = . unique racine « double » γ =
2a 2a 2a
Factorisation : T ( x ) = a ( x − α )( x − β ) Factorisation : T ( x ) = a ( x − γ )
2 On ne peut pas factoriser le trinôme T
dans ℝ .
T ( x ) s’annule lorsque x = γ et T ( x ) a le même signe que le nombre
est du même signe que a ailleurs a et ne s’annule jamais.

1-2) Domaine de définition D d’une fonction f : D ֏ ℝ


Un dénominateur ne peut s’annuler u ( x ) n’est défini que ssi u ( x ) ≥ 0 ; ln ( u ( x ) ) n’est défini que ssi u ( x ) > 0
Les conditions peuvent se cumuler, d’où systèmes et intersections d’intervalles

1-3) Limites de fonctions. Asymptotes


C’est aux bornes (finies ou infinies) de l’ensemble de définition de f que l’on étudie ses limites. Interviennent alors :
sin x tan x 1 + x −1 1 ln (1 + x )
- Les limites « usuelles », les limites « célèbres » lim = 1 , lim = 1 , lim =1 = et lim
x x→0 x→0 x x→0 x 2 x→0 x
- Les limites par comparaison (théorème de minoration, de majoration, théorème dit « des gendarmes »), utilisant souvent le
fait que pour tout réel x et tout entier n, −1 ≤ sin x ≤ 1 , −1 ≤ cos x ≤ 1 , −1 ≤ ( −1) ≤ 1
n

- Les opérations entre limites (limite d’une somme, d’un produit, d’un quotient, d’une composée).
En cas de forme indéterminée, on utilise souvent les résultats :
- La limite en ± ∞ d’un polynôme est celle de son terme de plus haut degré
- La limite en ± ∞ d’une fraction rationnelle est celle du quotient simplifié des termes de plus haut degré
- Les limites par croissances comparées (cf paragraphe exponentielle et logarithmes)
Enfin, ne pas oublier la technique de multiplication par la quantité conjuguée
Asymptote verticale Asymptote horizontale Asymptote oblique

Si lim f ( x) = ±∞ , la droite Si lim f ( x) = l , la droite d’équation Si lim f ( x) − (ax + b) = 0 , la droite d’équation


x →±∞
x→a x → ±∞
d’équation x = a est asymptote y = l est asymptote horizontale à C f y = ax + b est asymptote oblique à C f en +∞ ,
verticale à C f . Etudier « à en +∞ , −∞ ou les deux. Position −∞ ou les deux. Position relative : Etudier le signe
gauche » et « à droite » de a relative: étudier le signe de f ( x ) − l de f ( x ) − ( ax + b )

1-4) Continuité et théorème de la valeur intermédiaire


f est continue en a ssi elle est définie en a et lim f ( x) = f (a ) . Elle est continue en I ssi elle est continue en tout a ∈ I
x →a

Les fonctions affines, polynômes, cosinus, sinus, x ֏ x , exponentielle, puissance réelle sont continues sur ℝ
1
x ֏ x est continue sur [ 0; +∞[ , x ֏ sur ]−∞;0[ et sur ]0; +∞[ , x ֏ ln x sur ]0; +∞[
x
Page 1/8 jgcuaz@hotmail.com
Les fonctions rationnelles sont continues sur chaque intervalle de leur ensemble de définition
Corollaire du théorème de la valeur intermédiaire et extensions :
Si f est une fonction continue et strictement monotone sur l’intervalle [ a; b ] , alors pour toute valeur k comprise entre f (a)
et f (b) , l’équation f ( x) = k admet une unique solution sur l’intervalle [ a; b ] .
Le théorème s’étend aux cas d’intervalles ouverts, et aux bornes infinies.

1-5) Dérivées et primitives


f (a + h) − f (a) f ( x) − f (a)
f est dérivable en a ssi elle est définie en a et lim = lim existe et est finie.
h →0
h x→a x−a
Cette limite est notée f ′ ( a ) (nombre dérivé de f en a). f est dérivable sur I ssi elle est dérivable en tout a ∈ I
Toute fonction dérivable sur I est continue sur I. Réciproque fausse (fonction valeur absolue, racine en 0)
Une primitive sur I d’une fonction f continue sur I est une fonction F définie et dérivable sur I , et telle que pour tout x ∈ I ,
on ait F ′ ( x ) = f ( x ) . Les primitives sont définies « à une constante près »
Fonction définition/dérivabilité Dérivée Fonction définition/dérivabilité Dérivée
x ֏ k, k ∈ ℝ ℝ x֏0 x ֏ ex ℝ x ֏ ex
x֏x ℝ x ֏1 x ֏ ax ; a > 0 ℝ x → ( ln a ) a x
x ֏ xα Définie et dérivable sur x ֏ α xα −1 x ֏ cos x ℝ x ֏ − sin x
[0;+∞[ si α > 0 et
]0;+∞[ si α ≤ 0

1 ]−∞;0[ ∪ ]0; +∞[ x֏−
1 x ֏ sin x ℝ x ֏ cos x
x x2
x֏ x déf [ 0;+∞[ dériv ]0;+∞[ 1 sin x  π π  1 + tan 2 x
x ֏ tan x =
 − 2 + kπ ; 2 + kπ 
x֏ 
2 x cos x x֏ 1
]−∞;0[ ∪ ]0; +∞[  2
x ֏ ln x

1 k ∈ℤ  cos x
x
PRIMITIVES DERIVEES
x ֏ u ( x) + v( x) x ֏ u ′( x) + v′( x)
x ֏ u ( x) × v( x) cas particulier: x ֏ k × u ( x) ; k ∈ ℝ x ֏ u ( x)′v( x) + u ( x)v′( x) cas particulier: x ֏ k × u ′( x) ; k ∈ ℝ
u ′( x)v( x) − u ( x)v′( x)
( v ( x) ≠ 0 )
u ( x) 1 v '( x)
x֏ cas particulier: x ֏ x֏ 2
cas particulier: x ֏ − 2
v( x) v( x) v ( x) v ( x)
Composition : x ֏ v  u ( x ) . Composition : x ֏ u ′ ( x ) × v′ u ( x ) ( )
Cas particuliers : x ֏ u ( x) , x ֏ cos ( u ( x ) ) , u′( x )
Cas particuliers : x ֏ , x ֏ −u ′ ( x ) sin ( u ( x ) ) ,
( )
x ֏ sin ( u ( x ) ) , x ֏ ln u ( x ) , x ֏ e u( x) 2 u ( x)
u′( x )
x ֏ u ′ ( x ) cos ( u ( x ) ) , x ֏ , x ֏ u ′ ( x ) eu ( x )
u ( x)

Si pour tout x ∈ I , f ′ ( x ) ≥ 0 et f ′ ( x ) = 0 pour un nombre fini de valeurs, alors f est strictement croissante sur I
Enoncé analogue pour f strictement décroissante sur I. Si pour tout x ∈ I , f ′ ( x ) = 0 , alors f est constante sur I
On cherche les extrema locaux parmi les valeurs pour lesquelles la dérivée s’annule en changeant de signe
Equation de la tangente à C f au point A ( a; f (a ) ) : y = f ′ ( a )( x − a ) + f (a )

1-6) Fonction exponentielles et logarithmes


Fonction exponentielle de base e Fonction logarithme népérien
C’est l’unique fonction f dérivable sur ℝ telle que f ( x) = ln x est définie et dérivable sur ]0;+∞[
 f ′ ( x ) = f ( x ) Elle est l’unique primitive sur ]0;+∞[ de la fonction inverse,
 . On a f (1) = e où e ≈ 2,718...
 f ( 0 ) = 1 s’annulant en 1. f (1) = 0 , f ( e ) = 1 où e ≈ 2,718...

Page 2/8 jgcuaz@hotmail.com


Pour tous réels a et b , ea +b = ea × eb e− a =
1 a
Pour tous réels a et b >0, ln(a × b) = ln a + ln b ; ln   = ln a − ln b
ea b
ea
( ea ) = era (pour tout réel r)
r
1
e a −b = ln   = − ln a ; ln ( a r ) = r ln a (pour tout réel r) ; ln( a ) = ln a
1
b
e a 2
Variations Variations
et limites et limites

Croissances comparées Croissances comparées


ln x ln x
ex ex lim = 0 , et lim α = 0 , α > 0
lim = +∞ , et lim α = +∞ ., α > 0 x → +∞ x x →+∞ x
x → +∞ x x →+∞ x
lim+ x ln x = 0 et lim+ xα ln x = 0 , α > 0
lim xe x = 0 et lim xα e x = 0 , α > 0 x →0 x→0
x → −∞ x →−∞

Equations et inéquations mélant logarithmes et exponentielles :


Elles se traitent en utilisant la STRICTE CROISSANCE des fonctions logarithme et exponentielle :
Soient a et b deux réels >0, ln a = ln b ⇔ a = b et ln a < ln b ⇔ a < b . Soient a, b ∈ ℝ , e a = eb ⇔ a = b et e a < eb ⇔ a < b

Fonction puissance/exponentielle de base a>0


Pour tout réel a>0, et pour tout nombre réel b, on définit le réel a b comme a b = eb ln a
Les règles de calcul connues dans le cas d'exposants entiers s'étendent aux exposants réels.
Si a > 1 , f : x ֏ a x est strictement croissante sur ℝ .
Si 0 < a < 1 , f : x ֏ a x est strictement décroissante sur ℝ
x
1
(en bleu, x ֏   et en rouge, x ֏ 2 x )
 2
1-7) Equations différentielles
Ce sont des équations où l’inconnue n’est pas un nombre, mais une fonction, souvent notée y. y′ désigne sa dérivée.
Equation y′ = ay ( a ∈ ℝ ) Ensemble des solutions f ( x ) = Ce ax , C ∈ ℝ
b
Equation y′ = ay + b ( a, b ∈ ℝ ) Ensemble des solutions f ( x ) = Ceax − , C∈ℝ
a
Equations différentielles avec second membre
a) Trouver une solution particulière de l’équation différentielle (elle est, en général, donnée dans l’énoncé)
b) Trouver les solutions de l’équation différentielle «avec le second membre nul» (dite « équation homogène »)
Les solutions générales de l’équation différentielle avec second membre sont obtenues en ajoutant la solution
particulière à l’expression des solutions générales de l’équation différentielle sans second membre

1-8) Calcul intégral, calcul d’aires


Toutes les fonctions f et g sont supposées continues sur les intervalles [a;b]
b

∫ f ( x ) dx =  F ( x ) = F ( b ) − F ( a ) . La variable x est muette


b
L’intégrale de f entre a et b est le nombre réel a
a

a a b c b c
On a ∫
a
f ( x) dx = 0 et ∫
b
f ( x) dx = − ∫ f ( x)dx , ainsi que la Relation de Chasles
a

a
f ( x) dx = ∫ f ( x)dx + ∫ f ( x)dx
a b
b b b b b
Linéarité de l'intégrale ∫ ( f ( x) + g ( x) )dx = ∫ f ( x)dx + ∫ g ( x)dx et pour tout réel k, ∫ kf ( x)dx = k ∫ f ( x)dx
a a a a a
b
Positivité de l’intégrale : Si pour tout x ∈ [ a; b ] , f ( x) ≥ 0 , alors ∫ f ( x)dx ≥ 0 . Réciproque fausse
a
b b
Passage aux intégrales dans les inégalités : Si x ∈ [ a; b ] ⇒ f ( x) ≤ g ( x) , alors ∫ f ( x)dx ≤ ∫ g ( x)dx . Réciproque fausse
a a
b
1
Valeur moyenne de f sur un intervalle [a;b] (avec a<b): µ =
b − a ∫a
f ( x)dx

Page 3/8 jgcuaz@hotmail.com


b b

Intégration par parties : f , g dérivables, f ′ , g ′ continues sur [ a; b ] ∫ f ( x) g ′( x)dx = [ f ( x) g ( x)]a − ∫ f ′( x) g ( x)dx


b

a a
x
Primitive définie par une intégrale : La fonction G définie par G ( x ) = ∫ f (t )dt est la primitive de f qui s'annule en a.
a
Calcul d’aires
Si f ( x) ≥ 0 sur [a ; b], le domaine délimité par C f , l’axe des abscisses, et les
b
droites d’équation x = a et x = b , est donné, en unités d’aires (ua) par ∫ f ( x)dx
a
b
Si f ( x) ≤ 0 sur [a ; b] ∫ f ( x)dx sera égale à l'opposé de l'aire du domaine défini ci-dessus.
a
b
Si f ( x) ≤ g ( x) sur [a;b], l’aire du domaine limité par Cf , Cg, et les droites d’équations x=a et x=b vaut ∫ ( g ( x) − f ( x) ) dx .
a

2) Récurrence et suites numériques


Pour démontrer une propriété P ( n ) dépendant d’un entier n, on peut procéder par récurrence :
- On démontre que la propriété P ( n0 ) est vraie pour un premier entier n0 (phase dite « d’initialisation »)
- En supposant que la propriété P ( n ) est vraie pour un certain entier, on démontre que P ( n + 1) est vraie (phase dite
d’hérédité ou de transmission). On note P ( n ) vraie ⇒ P ( n + 1) vraie
Suites arithmétiques Suites géométriques
Définition : un +1 = un + r . r RAISON de la suite Définition : un +1 = q × un . q RAISON de la suite
Formule générale : un = u0 + n × r ou un = u p + ( n − p ) × r Formule générale : un = u0 × q n ou un = u p × q n − p
Somme des termes : S n = u0 + u1 + u2 + ..... + un Somme des termes : S n = u0 + u1 + u2 + ..... + un
 
n +1 termes n +1 termes

premier terme + dernier terme 1 − raison nombre de termes


Sn =Nombre de termes × S n = (1er terme) × (raison ≠ 1 )
 2  1 − raison
Si q = 1 alors S n = ( n + 1) u0
moyenne des termes extremes

Limites de suites - On examine le comportement des termes un lorsque n tend vers +∞ (et uniquement dans ce cas)
On dit que ( un ) converge s’il existe un réel l tel que lim un = l . Dans tous les autres cas (si lim un = +∞ ou − ∞ ou si
n →+∞ n →+∞

( un ) n'admet pas de limite lorsque n tend vers +∞ ) on dit que ( un ) diverge


Les théorèmes de comparaison (minoration, majoration, théorème dit « des gendarmes ») énoncés pour les fonctions
trouvent leur équivalent pour les suites numériques.
Si q > 1 , alors lim q n = +∞ . Si −1 < q < 1 , alors lim q n = 0 , (et bien sûr si q = 1 ou q = 0 , l’expression q n est
n →+∞ n →+∞

constante quel que soit l’entier n). Si q ≤ −1 , alors q n’admet pas de limite lorsque n tend vers +∞
n

Suites arithmético-géométriques (ou affines)


un +1 = aun + b
Ce sont les suites de la forme  ( a ≠ 1 et b ≠ 0 sinon la suite sera arithmétique ou géométrique)
u0 donné
Une telle suite N'EST NI ARITHMETIQUE NI GEOMETRIQUE !
On étudie une telle suite affine ( un ) à l'aide d'une deuxième suite ( vn ) appelée suite auxiliaire, toujours introduite dans
l’énoncé en TS. Il faut montrer que la suite ( vn ) est géométrique (la raison sera égale à a), donner son premier terme, donner
une expression de vn puis de un en fonction de n pour en déduire l’éventuelle limite de la suite ( un )

Sens de variation des suites et convergente, suites adjacentes.


Pour étudier le sens de variation d’une suite ( un ) , on peut étudier directement le signe de un +1 − un , ou démontrer par
récurrence que pour tout n ∈ ℕ , un +1 ≥ un .
Page 4/8 jgcuaz@hotmail.com
Pour montrer que ( un ) est majorée par M, on montre par récurrence que pour tout n ∈ ℕ , un ≤ M .
Toute suite croissante et majorée est convergente. idem pour une suite décroissante et minorée.
Si la suite est définie par un +1 = f ( un ) , avec f continue, si ( un ) converge vers une limite l , alors l = f ( l )
Deux suites ( un ) et ( vn ) sont dites adjacentes lorsque l’une est croissante, l’autre est décroissante, et lim un − vn = 0 .
n →+∞
Deux suites adjacentes convergent vers la même limite

3) Probabilités, variables aléatoires, lois de probabilités


L’univers Ω est l’ensemble des résultats possibles d’une expérience aléatoire. Un événement A est une partie de Ω
Pour tout événement A, 0 ≤ p ( A ) ≤ 1 . p ( ∅ ) = 0 (événement impossible) et p ( Ω ) = 1 (événement certain)
La somme des probabilités des événements élémentaires vaut 1
La probabilité d’un événement est égale à la somme des probabilités des événements élémentaires qui le composent
Card ( A)
En cas d’équiprobabilité, p ( A) = . Pour deux événements A et B, p ( A ∪ B ) = p ( A ) + p ( B ) − p ( A ∩ B ) .
Card (Ω)
S’ils sont incompatibles (c’est-à-dire A ∩ B = ∅ ⇔ p ( A ∩ B ) = 0 ), alors p ( A ∪ B ) = p ( A ) + p ( B ) .

( )
Pour tout événement A, p A = 1 − p ( A )

3-1) Conditionnement et indépendance


Si A et B sont deux événement, tels que p ( A ) ≠ 0 , on définit la
probabilité conditionnelle de l’événement B sachant A par :
p( A ∩ B)
pA ( B ) = ⇔ p ( A ∩ B ) = p ( A) × pA ( B ) .
p ( A)
Les probabilités situés « sur les sous-branches » d’un arbre sont des
probabilités conditionnelles

Les événements A et B sont indépendants lorsque la réalisation de l’un n’influe pas sur la réalisation de l’autre.
Autrement dit, p A ( B ) = p ( B ) ou pB ( A ) = p ( A ) , ce qui se traduit en pratique par p ( A ∩ B ) = p ( A) × p ( B )

3-2) Variable aléatoire


On appelle variable aléatoire toute application X de Ω dans ℝ . X ( Ω ) est alors l’image de Ω .
La loi de probabilité de la variable aléatoire X est la fonction k ֏ p ( X = k ) , souvent présentée dans un tableau :
valeurs possibles x1 x2 … xn
probabilité p1 p2 … pn
n
L’espérance de cette loi est le nombre noté E(X) à égal à : E ( X ) = p1 x1 + p2 x2 + .... pn xn = ∑px i i
i =1

La variance de cette loi est le nombre V ( X ) = p1 ( x1 − E ( X ) ) + p2 ( x2 − E ( X ) ) + .... pn ( xn − E ( X ) )


2 2 2

( )
Propriété (formule de Koenig) V ( X ) = E X 2 −  E ( X )  = p1 x12 + p2 x22 + .... pn xn2 −  E ( X )
2 2

    


 
espérance de la variable aléatoire X 2 carré de l'espérance
de la variable aléatoire X

L’écart-type de cette loi, noté σ , est la racine carrée de la variance : σ ( X ) = V ( X ) . On a toujours V ( X ) ≥ 0

3-3) Coefficients binomiaux, triangle de Pascal, formule du binôme de Newton, loi binomiale
Si n ∈ ℕ , alors « factorielle n », n ! = n × ( n − 1) × ( n − 2 ) × ... × 3 × 2 × 1 est le produit des n premiers entiers ≠ 0 .

n n!
En convenant que 0! = 1 , le coefficient binomial   = (avec 0 ≤ k ≤ n ) désigne le nombre de manières
k  ( n − k )!k !
d’effectuer un choix simultané de k éléments pris parmi n.

Page 5/8 jgcuaz@hotmail.com


 n − 1   n − 1  n 
Les coefficients binomiaux vérifient la formule de Pascal :  + =  ,
 k − 1  k   k 
sont représentés dans le triangle de Pascal,
et interviennent dans la formule du binome de Newton :
 n  n 0  n  n −1 1  n  1 n −1  n  0 n n
 n  n−k k
( + )  
= + + + = ∑
n
a b a b   a b ..........   a b   a b  a b
0 1   n − 1 n k =0  k 

Une épreuve de Bernoulli est une expérience aléatoire à deux issues possibles :
« Succès » et « Echec ». Si on note p la probabilité d’un succès, alors la probabilité d’un échec est égale à q = 1 − p .
Si on répète n fois de manière indépendante une épreuve de Bernoulli, de succès de probabilité p, et d’échec de probabilité
q=1-p , et si on note X la variable aléatoire désignant le nombre de succès obtenus au cours de ces n répétitions, on dit que la
variable aléatoire X suit la loi binomiale de paramètre n et p , notée B(n,p)
n
Alors pour tout entier k, tel que 0 ≤ k ≤ n , p ( X = k ) =   p k (1 − p )
n− k
. On a E ( X ) = np et V ( X ) = np (1 − p )
k 
3-4) Lois continues
- Une densité de probabilité sur un intervalle I = [ a; b ] (respectivement I = [ a; +∞[ ) est une fonction f continue et positive
b x
sur I, et telle que ∫
a
f (t )dt = 1 (respectivement lim
x →+∞ ∫ f (t )dt = 1 )
a
- Une variable aléatoire X suit sur I une loi de probabilité p de densité f ssi :
p ( c ≤ X ≤ d ) = p ( c < X ≤ d ) = p ( c ≤ X < d ) = p ( c < X < d ) = ∫ f ( t ) dt et p ( X > d ) = 1 − p ( X ≤ d )
d

Loi de durée de vie sans vieillissement/loi exponentielle de paramètre λ > 0


x
La fonction densité est f λ (t ) = λ e − λt
si t ∈ [ 0; +∞[ , f λ (t ) = 0 ailleurs. Ainsi, pour tout x ≥ 0 , p ( X ≤ x ) = λ e − λt dt ∫
0

Loi uniforme sur [a;b] (a<b)


si t ∈ [ a; b ] , f ( t ) = 0 ailleurs.
1
La loi uniforme sur [a;b] (a<b) a pour densité la fonction f définie par : f ( t ) =
b−a

4) Complexes
4-1) Définition, opérations :
Un nombre complexe z est de la forme z = x + iy (écriture « algébrique »), avec x ∈ ℝ , y ∈ ℝ , et i 2 = −1
x = Re ( z ) est la partie réelle de z, y = Re ( z ) est la partie imaginaire. ℂ est l’ensemble des complexes.
Les opérations algébriques de ℝ (développement, factorisations, identités remarquables) se prolongent au corps ℂ
Conjugué : Si z = x + iy , avec ( x, y ) ∈ ℝ , alors z = x − iy (conjugué du complexe z)

z z
()
n
On a : z + z ′ = z + z ′ , z × z ′ = z × z ′ , z n = z ,  = ( z ′ ≠ 0 ) , z ∈ ℝ ⇔ z = z et z imaginaire pur z = − z
 z′  z ′
4-2) Plan complexe, affixes, module et arguments

Dans le plan muni d’un repère orthonormé ( O; u ; v ) , on fait correspondre à tout complexe z = x + iy , avec ( x, y ) ∈ ℝ , le
point M de coordonnées ( x, y ) . On dit que z est l’affixe de M
L’axe des abscisses est l’axe des réels, celui des ordonnées est l’axe des imaginaires purs.
α z A + β zB
L'affixe de AB est égale à z B − z A , l'affixe du barycentre G de (( A,α ), (B, β )) vaut zG = (α + β ≠ 0 )
α +β
Si z = x + iy , avec ( x, y ) ∈ ℝ , le module de z est le réel positif égal à z = x 2 + y 2 = z z

z z
On a : z = z ; − z = z ; z × z ′ = z × z ′ ; z n = z ; = ( z ′ ≠ 0 ) et z + z ′ ≤ z + z ′ (inégalité triangulaire)
n

z′ z′
Page 6/8 jgcuaz@hotmail.com
Si M est le point du plan complexe d’affixe z, alors z = OM . De plus AB = z B − z A

Si M est le point du plan complexe d’affixe z ≠ 0 , on appelle argument de z toute mesure en radians de l’angle u, OM ( )
x y
Si on note arg ( z ) = θ [ 2π ] , alors cos (θ ) = et sin (θ ) = .
z z
L’écriture z = z ( cos (θ ) + i sin (θ ) ) est appelée forme trigonométrique de z.

() z
On a : arg z = − arg( z ) [ 2π ] ; arg( z × z ′) = arg( z ) + arg( z ′) [ 2π ] ; arg   = arg( z ) − arg( z ′) [ 2π ]
 z′ 
d −c
( )

(

)
Soit A,B,C,D quatre points, d'affixes a,b,c et d. Alors u ; AB = arg ( b − a ) [ 2π ] et AB; CD = arg 
b−a
 [ 2π ]

4-3) Equation du second degré à coefficients réels


L’équation z 2 = a , a ∈ ℝ , a>0 admet deux solutions réelles distinctes z1 = a et z2 = − a
L’équation z 2 = a , a ∈ ℝ , a<0 admet deux solutions imaginaires pures distinctes z1 = i a et z2 = −i a
Equation az 2 + bz + c = 0 ( a, b, c ∈ ℝ a ≠ 0 ). On calcule ∆ = b 2 − 4ac . Si ∆ ≥ 0 , voir le cas réel (chapitre 1)
−b + i ∆ −b − i ∆
( ) . L’équation admet deux racines complexes conjuguées
2
Si ∆ < 0 , on a ∆ = i ∆ z1 = et z2 =
2a 2a

4-4) Forme exponentielle d'un nombre complexe


Pour tout θ ∈ ℝ , on note eiθ = cosθ + i sin θ

( )
On a : eiθ = 1 ; arg eiθ = θ ( 2π ) ; eiθ ⋅ eiθ ′ = e
i (θ +θ ′)
( )
et eiθ
n
= einθ ;
eiθ
e iθ ′ ( )
= ei(θ −θ ′) et eiθ = e−iθ

Soit z ∈ ℂ* . Si on note r = z et θ = arg ( z ) [ 2π ] , alors z = reiθ est l’écriture exponentielle de z


4-5) Expression complexe des transformations du plan M ( z ) → M ′ ( z ′ )

Translation t de vecteur u d’affixe w : z′ = z + w ; Rotation r de centre Ω d’affixe w et d’angle θ : z ′ − ω = eiθ ( z − ω )

Homothétie h de centre Ω d’affixe w et de rapport k ∈ ℝ : z ′ − ω = k ( z − ω )

4-6) Formules d'Euler et de De Moivre


eiθ + e− iθ eiθ − e − iθ
cosθ = et sin θ = (formules d’Euler) (cos θ + i sin θ ) n = cos nθ + i sin nθ (formule de De Moivre)
2 2i

5) Produit scalaire, espace


5-1) Produit scalaire dans le plan ou dans l’espace

AB ⋅ AC = AB ⋅ AH où H est le projeté orthogonal de C sur (AB)
( ) ( )

. Formule d’Al-Kashi BC 2 = AB 2 + AC 2 − 2 ABAC cos 
ou AB ⋅ AC = AB × AC × cos BAC A
AB 2
Théorème de la médiane MA2 + MB 2 = 2 MI 2 + où I est le milieu de [AB]
2

Dans un repère orthonormal, u ⋅ v = xx′ + yy′ + zz ′ et AB = AB = ( xB − x A ) + ( yB − y A ) + ( zB − z A )
2 2 2

5-2) Droites et plans



Equation cartésienne d’une droite D dans un plan : ax + by + c = 0 , avec ( a, b ) ≠ ( 0, 0 ) . n ( a, b ) est normal à D
ax A + by A + c
Distance d’un point A ( xA ; y A ) à une droite D d’équation ax + by + c = 0 dans un plan : d ( A; D ) =
a2 + b2

Equation cartésienne d’un plan P : ax + by + cz + d = 0 , avec ( a, b, c ) ≠ ( 0, 0,0 ) . n ( a, b, c ) est normal à P

Page 7/8 jgcuaz@hotmail.com


ax A + by A + cz A + d
Distance d’un point A ( xA ; y A ; z A ) à un plan P d’équation ax + by + cz + d = 0 : d ( A; P ) =
a 2 + b2 + c 2
Représentation paramétrique d’une droite dans l’espace : La droite passant par A ( xA ; y A ; z A ) et de vecteur directeur
 x = x A + ta

u ( a, b, c ) ≠ ( 0, 0, 0 ) a pour représentation paramétrique  y = y A + tb , t ∈ ℝ
 z = z + tc
 A
5-3) Parallélisme et orthogonalité

- Deux droites de vecteurs directeurs u1 et u2 sont parallèles (orthogonales) ssi u1 et u2 sont colinéaires (orthogonaux)

- Deux plans de vecteurs normaux n1 et n2 sont parallèles (perpendiculaires) ssi n1 et n2 sont colinéaires(orthogonaux)

- Une droite D est orthogonale à un plan P s’il existe un vecteur u directeur de D qui est orthogonal à deux vecteurs non nuls

de P, v et w non colinéaires. La droite D sera alors orthogonale à toute droite contenue dans P

5-4) Barycentre, tétraèdre


b
Si a + b ≠ 0 , G = Bar {( A; a ) ; ( B; b )} ⇔ aGA + bGB = 0 ⇔ AG =
a+b
AB . La droite (AB) est le lieu de tous les

barycentres des points A et B. De plus G appartiendra au segment [AB] ssi a et b sont de même signe.

{( A; a ) ; ( B; b ) ; ( C; c )} ⇔
b c
Si a + b + c ≠ 0 , G = Bar aGA + bGB + cGC = 0 ⇔ AG = AB + AC
a+b+c a+b+c
Le plan (ABC) est constitué de l’ensemble de tous les barycentres possibles du triplet (A,B,C)
1 1
Volume d’un tétraèdre : V = ( aire du triangle de base ) × ( hauteur ) = ( base ) × ( distance sommet-plan de base )
3 3

Page 8/8 jgcuaz@hotmail.com

Vous aimerez peut-être aussi