Vous êtes sur la page 1sur 11

Méthode des coefncients

de réaction appliquée en France


pour les calculs
des soutènements :influence
de la variation des paramètresn
l'sl On rappelle l'analogie de comportement entre un ressort
..........'
., ... ll.$H. U.l,B
IE parfaitement élastique > (modèle de Winkler) et un sol
<c
GEO-SIGMA,,Paris l5
I lrl <tpseudo-élastique )) pour expliquer la notion du
l.ol coefficient de réaction du sol utilisée dans le calcul et le
lÉ, dimensionnement des soutènements en France.
On étudie, à partir de calculs numériques basés sur la
méthode aux coefficients de réaction de type
( DENEBOLA-LPC n, l'incidence du coefficient
de réaction horizontal kn, des paramètres de cisaillement
c et g et de la rigidité El de la paroi de soutènement sur
l'évolution théorique des déplacements et des pressions
d'une paroi tirantée et d'une paroi autostable.

Methods based on subgrade reaction


coefficients used in France to design
retaining walls : parameter study
| {-, We recall herein the simple analogy between the behaviour of a
lr.,
lg
l+,
perfectly elastic spring (Winkler model) and a ( pseudo-eiastic >
soil in order to analyse the concept of subgrade reaction
I lrl coefficient and its use in France to design retaining structures
l-o
t< such as diaphragm walls.
Then, we carry out a parameter study to analyse the effect of
subgrade reaction coefficient, soil parameters c and <p and
retaining wall stiffness on theoretical displacements and
pressures behind anchored and self-stable retaining wall in the
( DENEBOLA-LPC r software.

* La présente communication fait partie de l'ensemble des conférences présentées, le 14


septembre 1994,
au Comité français de mécanique des sols. Elle est la suite des articles regroupés dans la Revue française
de géotechnique n' 71 du 2" ûimestre 1995.

11
REVUE FRANçArsE oe cÉorucHNteuE
N" 72
3e trimestre 1995
rappel) k, celui-ci subit un allongement (u) ou un rac-
courcissement (-u). La relation élémentaire qui relie,
dans le domaine élastique linéaire, les divers para-
,â.,.:,,:.,,:.'.',:,:,., p mè'trg dirn,ênsionnet ân Offie,â...Iâ..hâU. mètres est :

P - €.k.u, (1)
.,$,,,..:,,,: :i..,,,,lârgeur.., d,'.ùn. fiâ.S.sif, en#mé s;oumis'à des
Ç vaut + 1 lorsque le ressort est en traction simple,
l pour Ia compression simple. Une telle relation
représente le modèle classique de Winkler (1868).
C; .,.,,, :.terme.$e conéston tté,.a tâ,prqssio*,.mite.,oe
,...t1
Ce modèle montre que (Figure 1.a) :

.-et.,.....,. t,,,,,,,1,,,,,,t0f sIunl,,,,',u - lorsque la raideur k du ressort augmente, le déplace-


*Ë... ,. .fdfryêi.dê,icohésibn lié à'la pressiôn limite Oe ment u diminue pour le même effort ponctuel appliqué
P;
H.X....... - une augmentation de la force P au-delà de la résis-
tance caractéristique de rupture P" du ressort conduit
ffi l..,.,.,1rffi:0.ffi ;l.e...,.ll ê1111 .êf$fffiâtiôn,...p.ieS.$f$ffi1Ë| 'ritl :e
à la rupture de ce dernier : les déplacements u ne
::::::]:::::::
l|É..1
Ei
,i

:. râidêur,,du sol..(= 2,,à.3,8*)r..' ..,,, : ..


dépendent plus, à ce stade de déformations, de la rai-
deur k et tendent vers des valeurs a infinies > ;
'

r'rit
:i, de.troæement:internê,du sol.,
.{fl '.ânglê. :

- la raideur k du matériau du ressort régit donc le


ff..
domaine d'élasticité linéaire et limite, par conséquent,
.h ui;':';"',ffilril!ë, ê,....l.maSSif.,.ënter*é,1.1$ô. ffitsi.,.i.'à
fl7lHeUtë$fi..i...
,' ,:' ,, , ,:
la plage de variations des déplacements (allongement
., 'dg,s,,êffor,t,S,,dê:.renV rSê,mêft[,, ' ,;,
ou raccourcissement) d'origine élastique. En effet, plus
,

É1lll;,tt,.,1.,.l.l.:.1gpAU
ufii:i,c$f#ffi.r{$tflgfië.l.i.i#U{14.éffiit....Ï,'étendue le ressort est rigide, plus les déplacements, avant rup-
ture, sont faibles et la plastification rapidement atteinte.
K.'i'', :,.....coôfficiênt..Oë,prês.siôn.'timite Oe.,.po.u,$Seê,
H ,: ,.ôo,effi0'iênt de ré:â;cti6n h,ofiaonial. .dù ,so,I
,::.,

*fiâl,..',..lll. :

ffiil
.:,..:
ô'ôêfficient. cê',..réâ' tion, .ibôté.
l.1..1.Q.0..effië.[.e'fi't,,.....
de,. la...,poùs,s,é e,.
. iiâ:Ë li.io.fil..;.ll.ât..r'I..'. .r.igine,...dè ,la ffi
]i:,i::ril|:l:i i u11{:]::fre$|
.U1....
fn:*:46 l*ciëfêff D,.,:i,:,'
,,
: ::
, ,

Analogie sol-ressort
*glrri.i.,ir i.iii:i.ilfiii6.iêf.fii,.Ë.{e,fi.tliffi,e,.l.l.,iffiÊiïËitfis.4',l..{6.të'.,.,.....dë...:lil,âl,..H.ut.ê.e.;

Kl...lllll.:.....' i'i:i.i....i.i.c.oe.f.,f,,Ï0tô,nq1. ${tQrres..',âu. ,.ci,


fêpO.$.l.,.ii.tt;,.f,q fi. l'; Dans les logiciels de calculs automatiques récents et
,:::::tioh$, ædom particulièrement les plus utilisées en France (a DENE-
BOLA-LPC )), (( RIDO > et a PAROI )), faisant appel à la
notion du coefficient de réaction, on introduit un
;1l1l.|''.;1;lll.|.;...lllep1ffieriëfi*,1 ....ré.acffibfiirii..vêfticâl,du SoI,....[ 4.',
modèle analogue à celui de Winkler (Fig. 1.b). Le sol
exerce (cas de parois de soutènement, Fig. 1.c) ou
cr subit > (cas de massif de fondation enterré, Fig. 1.d)
une pression surfacique p respectivement sur ou par la
th, ,,,,,: .,,:. tân$ê.nte''hy'pêrboliqÛQ,;' , ' ,,: :..,. ,, : ,.:' ,, ,
structure de contact qui soit se déplace de u soit tasse
t.,,...,, ..'.,; 'dêplaCement.,,horiiontal,dû, à:: un'e:,:pre.s:sion de w.
Avant la mobilisation des pressions limites du sol au
u;Ë.i.,.,...i..ri:,....ii..l',...tiir:...$é li$$ëffië. Ëli.ËifiÉâiûtërl,s9lfiuu...l..tle.l'..àl..lla ct contact d'une paroi verticale (pressions active coté
poussée pu ou passive coté butée po), la pression p est
ùr; . ttn . :.::: I ,,d,éplacerneht
.::.::.. :r :
câracté:ristiquê::
. ..::.. :. Iié.à la ::::: COHë..' liée, dans le domaine ( pseudo-éïastique )), par une
équation analogue à la relation (1), soit :
u*1,,, ,' : ,:dé.p,xâêë.ffiêiffi... $ri i$uê...,.Ifë,.1.â',,...I.'âfi$Iê.1. ê P-Po*E'k,'u, (2)
. trôttemeht,,:dù,Côté' Oè lâ poùS,sé,el '
,,:;**i,i,,i'::::,,::: '
k, est le coefficient de réaction du sol, analogue à un
u;; ., :::: ,dé.place.ment câractéristique lié à.l''ân$le,de poids volumique,
'* , .::: rfiotternênt du,.côté dê tâ bùtéè, '' ' .. , :

po désigne la pression qui règne dans le sol avant sa


w,,,.. .. t,'..$épJacement..Veffical dû à.:une pre,ssion Yer-
:,,
mise en charge ou en décharge,
( permet de tenir compte du mode de sollicitation entre
le sol et la paroi de contact (E = -1 coté poussée, et
€=+1cotébutée).
E QUE
En conclusioh, l'analogie a sol-ressort > montre
:

Notion physique, analogie - le coefficient de réaction du sol régit les déplacements


qui permettent de mobiliser les pressions limites de
de comport ement mécaniq ue poussée et de butée du sol. Plus Ie sol est raide, plus les
déplacements sont faibles ; Ie domaine ( pseudo-élas-
ffi tique )) se réduit,I'état limite de poussée etlou de butée
est atteint ;
Cas du ressort - la mobilisation complète des pressions limites conduit
à la rupture du sol et à des déplacements a importants >
Lorsqu'une force ponctuelle P est appliquée à où le coefficient de réaction k" du sol ne joue, à ce
l'extrémité d'un ressort de raideur (ou coefficient de niveau de déformations, aucun rôle.
12
REWE FRANçAIsE oE cÉorrcHNreuE
N'72
3e trimestre 1995
P Bulée limile

Poussée limile

rupture du ressort P = Pr

Ressort
comprimé él iré

a- comportement du resso rt b- Comportement élastique-parfaiternent


plastlque de poussée-butée du sol

ksr
Ft =Pot - ksr.u
kst

kst

Pz=}oz+ kr, ' u

pv=kv.w

c- Cas de paroi de fa soutènement d- Cas du massif enterré


WModèledeWinkler:analogiesol.ressortetcoefficientsderéactiondecastypes.
Soil-spring analogy based on the Winkler model and subgrade reaction coefficients for typical cases.

ffi A la lumière de ce résultat, il y a lieu de noter eue :

Application aux parois verticales - une telle formulation de kn est compatible avec
l'idée que le coefficient de réaction n'est pas un para-
de soutènement mètre intrinsèque du sol. En effet, ce coefficient
dépend, en plus du module pressiométrique Ménard
,.W E, et du coefficient rhéologique o du sol ambiant, de
la géométrie de la paroi de soutènement;
Formulation de type tv\ënard et Bourdon - la modélisation ainsi proposée respecte la conti-
nuité des déplacements normaux (perpendiculaires à Ia
Par application de la formulation de L. Ménard et fibre neutre de la paroi de soutènement). EIle peut inté-
C. Bourdon (1964), J. Balay (1985) a fixé, dans le calcul grer aussi de façon empirique à ce jour le mécanisme
du coefficient de réaction horizontal kn, les valeurs d'un de cc décollement ) par la prise en compte d'un < mort-
paramètre dimensionnel a (analogue'à ta hauteur h de terrain > lorsque la hauteur a de la paroi est supérieure
la semelle de la figure 1.d). En l'absence d'éléments à la hauteur caractéristique a. (Monnet, 1994). Mais
ponctuels de confortement de la paroi verticale de sou-
contrairement à ce que l'on pense, une telle modélisa-
tènement (tirants d'ancrage, butons), une telle formu- tion ne constitue pas une loi d'interaction sol-paroi car
lation conduit à l'expression suivante :
elle n'introduit pas le mode de glissement qui peut se
produire entre le sol et Ia paroi de soutènement.
kr, = L'introduction du.mécanisme de glissement est pos-
6 lz .cx, + (n u)"-t sible en associant, par exemple, aux ressorts ( nor-
5 -
-.4.t
L5 l maux ) des éléments de rigidité tangentiels (ressorts
13
REVUE FRANçAISE DE GEOTECHNIQUE
N" 79
3etrimestre 1995
parallèles à la face de contact sol-structure), comme Une démarche analogue à celle de A. Monnet
dans la modélisation d'interfaces par éléments finis conduit à exprimer le coefficient de réaction kn du sol
(A. Barbas et R. Frank, 19BZ). Cependant, une telle pro- en poussée pâr :

cédure ne paraît pas pouvoir améliorer la méthode


actuelle de calcul faisant appel aux coefficients de réac-
tion.
t'''-T[ç) @)
kn" = F, r,
Notons enfin que dans ce cadre, la présente formu-
lation pose quelques problèmes : lorsque le paramètre Lrr [H )-)r.
dimensionnel a augmente considérablement, kn dimi- AVCC :

nue fortement. Inversement, ce dernier est très élevé


pour des valeurs de a très faibles et ce pour un même
sol au contact d'une même paroi ou au contact de
F'=[*-')
parois à rigidités différentes.
Ce constat a conduit A. Monnet (1994) à lier kn à la
rigidité de la paroi de soutènement tout en s'inspirant L'analyse de A. Monnet repose, comme toutes les
de l'abaque interne et non publié de Chadeisson. approches récentes basées sur le coefficient de réac-
tion, sur l'hypothèse de comportement ( pseudo-élas-
tique I linéaire du sol entre les deux états limites de
*fi*f*ilfffifffiirrTi,..',g pressions en poussée active et en butée passive connue
sous le nom de rc loi élasto-plastique I (Fig. 1.b). L'intro-
Approche de type A, Monnet
duction d'une loi de réaction hyperbolique des ( pres-
La formulation de A. Monnet est basée sur une sion-déplacements > (Kondner, 1964) conduit à une
démarche intéressante pour prôner la validité de expression analogue à l'égalité (2), soit (Fig. 2) :
l'abaque de Chadeisson. Cette démarche tient compte,
d'une manière implicite, de la géométrie de Ia paroi en P-Po+€ (5)
la liant directement à la rigidité (El) du soutènement et
aux paramètres de cisaillement (c et q) O, sol de contact
en butée avec la paroi, soit :
[*.*)
l- / -, ,,nf% Co.c' thf +l k, désione la valeur maximale du coefficient de réac-
k,p=Fol+''[H]
L.'-'/J l.# (3) ti?iià l'oiigine de la courbe hyperbolique de réaction
et p,, la preision limitant la coùrne de réaction (= Pu ou
p,). ( garde la même définition que dans l'équation (2).
âVEC : Une approche similaire à celle de A. Monnet
conduit à une formulation des coefficients de réaction
analogue à celle donnée par les égalités (3) et (4) précé-
F.=['-*) dentes mais en remplaçant les valeurs de B par :

II y a lieu de noter que l'introduction de la rigidité Fo=*[t-*) (côtébutée), (3a)


de la paroi dans I'estimation de kn a été également faite
par J.-P. Gigan (1984) à partir des résultats de calculs et
théoriques par éléments finis effectués par S. Barus-
saud (1981) pour l'étude de l'interaction sol-paroi- I ro .,')
ancrage. Contrairement à A. Monnet, J.-P. Gigan faisait
intervenir la raideur E, (= 2 à 3 Er) du sol et implicite- F. :ç (côté poussée ). @a)
ment Ia rigidité de la paroi au moyen de la longueur de lc 'No I

l-
ta
Tz
transfert lo qui traduit la rigidité relative sol-paroi. \ Nt /
I

En effet, la formulation de kn en fonction de Ia ridi-


gité de la paroi de soutènement est, à notre avis, indis- Les coefficients de réaction obtenus à partir des
cutabl€ : uûe paroi rigide conduit à une augmentation identités (3a) et (4a) constituent des valeurs maximales
des contraintes derrière la paroi et à une diminution (pente à l'origine de la courbe de réaction) où I'on peut
des déplacements de la paroi rigide. lJne telle augmen- Iier la pression de rupture p, à un déplacement carac-
tation de la pression ne compense pas la diminution téristique uo pâr :

des déplacements. Le coefficient de réaction kn ne peut


qu'augmenter. Néanmoins, I'examen des hypothèses Pu = kn.nu*.uo (6)

multiples, bases de I'approche abordée par A. Monnet


(1994), appelle les remarques suivantes : La combinaison des égalités (5) et (6) conduit à un
- la formulation de kn ne peut être valable que si Ia fiche coefficient de réaction kn qui décroît en fonction des
h de la paroi en contact avec le sol est inférieure à la déplacements croissants u de la paroi et dont la valeur
hauteur caractéristique h. ; est donnée par l'équation hyperbolique :

- I'évaluation de kn repose sur l'idée que la compacité r,


n5--
k n,nu*
du sol reste homogène sur la hauteur h ou h. i (7)
I n, lL l
- le choix des déplacements caractéristiques rattachés
aux paramètres de cisaillement (c et q) est arbitraire. ['*Ç.1
Ceci vaut également pour le choix du terme de cohé- Ce résultat concorde parfaitement avec les observa-
sion intervenant dans la forme finale de kn. tions de L. Ménard (1962) qui précise que les coeffi-
14
REVUE FRANçA|SE oE eÉoEcHNIQUE
N" 72
3" trimestre 1995
des sols et enfin de la rigidité de la paroi, nous présen-
tons, dans ce qui suit, les résultats de calculs théoriques
effectués par ( DENEBOLA-LPC ), pour deux types de
paroi de soutènement : pâroi tirantée et paroi auto-
stable.
xrJ
E
Il convient de préciser que l'étude paramétrique
.E présentée ici n'a pas pour objet de comparer les diffé-
rentes approches actuelles de calcul du coefficient de
réactiot kn. Elle est juste destinée à montrer l'incidence
des différënts paramètres.

E
Étude paramétrique
Influence des divers paramètres
't!,Tfili,if,lf,#;lai'#.t4!'lÉ.ffi'ffif
Loi de réaction hyperbolique pour le
calcul des coefficients de réaction.
Subgrade reaction coefficient : hyperbolic
reaction rule. Cas d'une paroi tirantée
La paroi étudiée présente une épaisseur de 0,4 m,
comporte 2lits de tirants (respectivement à 1,5 m et à
6,5 m) et est ancrée dans une craie relativement saine,
cients de réaction, correspondant à de très faibles le fond de fouille étant à 9,10 m.
déplacements dans la phase purement élastique, sont L'évolution, en fonction de la profondeur, des
net[ement plus élevés que ceux de la phase ( pseudo- déplacements et des pressions résultantes calculés par
élastique ). En effet, les coefficients de réaction dépen- a DENEBOLA-LPC > à la dernière phase de terrrasse-
dent du taux de déplacements atteint :
ment (phase 4) est présentée sur la figure 3 pour diffé-
- ils sont maximaux à l'origine de la courbe de réaction, rentes valeurs théoriques du coefficient de réaction kn.
ce qui correspond, eD pratique, soit aux premières L'examen de ces diagrammes conduit à noter les
phases de terrassement soit à la mise en tension de points suivants :
tirants d'ancrage limitant les déplacements ;
- les déplacements ne diminuent pas proportion-
- ils diminuent progressivement lorsque les déplace- nellement aux coefficients de réaction. Plus la valeur de
ments augmentent soit en l'absence de tirants kn est élevée, plus la diminution des déplacements u est
d'ancrage soit dans les dernières phases de terrasse- faible : err effet, une augmentation importante de kn
ment. conduit à ( rigidifier ) le milieu et à obtenir rapidemenï
Dans le but d'apprécier le rôle du coefficient de les états limites de poussée et de butée généralisés der-
réaction kn, des caractéristiques de cisaillement c et q rière la paroi de soutènement;

()
1 .2 0.8 0.4 0.0 0,0 40.0 80.0 120.0
I
a
c) Cf
"i''
g o
N cti
o
o '= cf
a Or
<f to<f
.9
c) k6 'Eo
(o 2,5 k6 g(o
wl

13,0 k6 o.
o I
c) a

@ æ

c) a
o a

c) c)
l- F

o o
a
(v
a

(v

a- déplacements (10-2x m) b- pressions résultantes (kPa)

WInfluenceducoefficientderéaction:casd,uneparoiavecdeuxlitsdetirantsd,ancrage.
Effect of subgrade reaction coefficient variation : anchored retaining wall case.

15
REVUE FRANçAIsE oe cÉotEcHNteuc
N.79
3etrimestre i995
- les pressions résultantes sont affectées en tête L'étude paramétrique effectuée ici porte sur
(zone d'influence du premier tirant) et en particulier l'influence des paramètres suivants :

dans la partie en fiche de la paroi où s'étend une a plas- - coefficients de réaction kn i


tification )) progressive lorsque kn augmente ;
- caractéristiques de cisaillement du sol (c et
- les efforts internes (efforts tranchants et moments Ia rigidité propre El de la paroi.
fléchissants) dans Ia paroi subissent des variations -
minimes qui ne suivent pas les déplacements.
L'étude de l'incidence des autres paramètres "tW
conduit à noter les points suivants Effetdu coefficient de rëaction kn
de la cohésion conduit à
- une légère augmentation
une diminution des déplacements. Cette diminution est Les calculs théoriques effectués, dans ce cadre,
relativement faible et devient nulle pour une valeur montrent que (Fig. 4) :

caractéristique de la cohésion à partir de laquelle les - si l'augmentation de kn entraîne une diminution


déplacements, les pressions et les efforts internes des déplacements de la paroi dans un rapport non
(efforts tranchants et moments fléchissants) se stabili- linéaire, contrairement à la paroi tirantée, on ne note
sent ; pas de stabilisation ( rapide > des déplacements ;
- Ies valeurs croissantes de l'angle de frottement - toute forte augmentation de kn conduit à limiter,
interne du sol (variant entre 25 et 45') conduisent à des comme pour la paroi tirantée, le domaine ( pseudo-
variations décroissantes et globalement quasi linéaires élastique )) et à accéIérer la n plastification ) progres-
des déplacements, les pressions et les efforts internes sive de la paroi autostable ;
ne subissent que de faibles variations localisées ;
- pour des coefficients de réaction croissants, les
- l'augmentation de la rigidité propre de la paroi presSions résultantes subissent, la hauteur libre étant
conduit surtout à modifier le mode de déplacement de en état limite de poussée, des variations décroissantes
la paroi : lorsque la rigidité augmente et les efforts dans dans la zone en fiche. Cette diminution devient plus
les tirants sont maintenus constants, les déplacements faible pour des valeurs plus élevées du coefficient de
diminuent dans la partie centrale de la paroi, mais à réaction kn.
partir d'une valeur caractéristique de rigidité, les
déplacements augmentent en tête de la paroi corres-
pondant à un mode de déplacement d'une paroi rigide. W
Incidence des caractéristiques de cisaillement c et g
ffi La cohésion paraît le paramètre le plus influent sur
Cas d'une paroi autostable l'évolution théorique des déplacements et des pres-
sions de la paroi autostable (cf. Figure 5.a et b) : en
Il s'agit d'une paroi autostable de 0,80 m d'épaisseur effet, une légère augmentation de la cohésion conduit à
qui retient un sol homogène sur une puissance de B m une forte diminution des déplacements et des pres-
et d'une fiche de 4 m (première phase de terrassement). sions. Mais, cetfe diminution est limitée à une cohésion

0.8 0.6 0.4 0.2 0.0 l,


10,0 25.0 40.0
À
l\-
I

rsi
I

r.+
I

c I
o
laj
o
o
=3n
o
CL

a- déplacements (10-21 m) b- pressions résultantes (kPa)

"W Influence de kn pour la paroi autostable.


Effect of kn variation for a self-stable retaining wall

16
REVUE FRANçAIsE oe cÉorucHNtQUE
N" 72
3e trimestre 1995
0.8 0 .0 -5.0
I
t
+
+
0 kPa
+ 5 kPa
+
+ C= 10 kPa
+
+ I C= 20 kPa
+ C\I
+

rf

c
0 kPe o
:-c (!.
c 5 kPa
.............. c 10 kPa .g@
+++**+=r C 20 kPa q

o.
a

@
@Z

a- déplacements (10'2x m) b- pressions résultantes (kPa)

Effet de la cohés ion c du sof

0.8 { a.2 0.0


l+
\ +
r\\\ lf

l++
+
\r
\ l+
+

,. \ \
a\

t.
\
l+
+
\ l+
\".
\. \
+
l++
l++
l++ I

l+ <1

o
a=
9=
9=
9=
25
30
35
40
t G'.
o(O
.:
Q
+++r**+ii 9= 45 G'

o-
I

co

c- déplacements (10-2x m) d- pressions résultantes (kPa)


Effet de l'angle de frottement propre rp du sol
ffiParoiautostable:influencedesparamètresgéotechniquescetg.
Self-stable retaining wall : effect ofthe variation of geotechnical parameters c and q.

caractéristique à partir de laquelle le domaine Les valeurs croissantes de l'angle de frottement g


( pseudo-élastique ) est stabilisé et les déplacements et (ne dépassant pas les valeurs maximales de 40'/45')
les pressions ne subissent aucune variation. conduisent à des variations décroissantes et quasi
Associée à la cohésion caractéristique, une rigidité linéaires des déplacements et des pressions résultantes
croissante de la paroi conduit à la diminution des de la paroi autostable, ce qui peut paraître inattendu
déplacernents mais à l'augmentation des pressions (Fig. 5.c et d).
résultantes. Ces augmentations sont dues à des aug-
mentations des pressions derrière la paroi autostable ;
elles sont accompagnées d'une réduction progressive
du domaine ( pseudo-élastique ll. Par contre, une aug-
,,w
mentation de kn pour la valeur de la cohésion caracté- lnfluence de la propre de la paroi (El)
ristique conduit à limiter le domaine ( pseudo-élasti-
que ) et à diminuer les déplacements de Ia paroi auto- L'augmentation de la rigidité de la paroi de soutè-
stable et les pressions résultantes. nement autostable conduit ici à la diminution des
1l
REWE FRANçAIsE oE cÉorrcHNteuE
N'79
3e trimestr€ 1995
1.2 0.4 0.0 -l 0.0 1 0.0 30.0 40.
rd
I
e= 0r8 m
= 1r0
I
r.rr....... @ m
I
e = 1r2 m
I ni'
I

<l
t.\

\.
o \ ".\'.\
o
o
o
't
o
(E

o-

a- déplacements (10-2x m) b- pressions résultantes (kPa)

#*d4i#$+ii*#dl,itiiiti,W.,f Paroi autostable : infuence de la rigidité propre de la paroi.


Self-stable retaining wail : efiect of retaining wali stiffness variation.

déplacements qui tendent vers une stabilisation partir des modélisations par éléments finis en élasto-
(Fig. 6.a). Cette diminution n'est pas régulière et elle est plasticité sur un sol purement frottant, montrent eu€ :

accompagnée d'une augmentation des pressions en - en comportement de poussée (Fig. 7.a) :


particulier en contre-butée (cf. Fig. 6.b) en raison du l'imposition de très faibles déplacements (de 1 mm
.
mode de déformation de la paroi rigide autostable. En dans le présent exemple) de la paroi conduit à des rap-
effet, la rigidité propre de la paroi présente, comme la ports de la pression active pu aux déplacements impo-
cohésion, une rigidité caractéristique à partir de sés u élevés (c'est-à-dire du coefficient de réaction),
laquelle les variations des déplacements et des pres-
sions mobilisées sont de plus en plus faibles, voire . l'évolution de k (- pulu) croit avec la profondeur
nulles. dans le milieu granulaire,
D'une façon générale et selon Ie mode de déforma- . pour des déplacements de translation élevés mais
tion de la paroi, toute limitation des déplacements de quelques mm et demeurant inférieurs aux déplace-
conduit à une augmentation des pressions derrière la ments limites (ici de 7 mm), le rapport k (= p"/u) décroît
paroi. Dans ce cadre, H.F. Schweiger (1994) étudie Ie rapidement correspondant à un cc relâchement l des
comportement d'une paroi de 5 m de haut en lui impo- grains derrière la paroi ;
sant des déplacements de translation en poussée et en - en comportement de butée (Fig. 7 .b),le rapport de
butée. Les résultats numériques obtenus par l'auteur à la pression passive au déplacement mobilisateur

0,00 0,00

E
L -2,O0 -2,00
5
o
E
É
o -3,00
l-
-3,00
o
L
o.
-4,00

-5,00 -5,00
1020301/0. 12
k = Poussée pa ldéplacement u (MPa/m) k = butée pp/dépfacement u (MPa/m)

WComportementd,uneparoirigidesoumiseàundéplacementdetranslation(Schweiger,1994).
Behaviour of stiff retainino wall submitted to translation.

18
REVUE FRANçAISE DE GEOTECHNIQUE
N'72
3e trimestre 1995
imposé croît légèrement dans la partie supérieure de la
paroi, puis décroît dans Ia partie inférieure lorsque les Distribution hyperbolique
Calcul éléments finis
déplacements de translation augmentent. Cette dimi-
(scHWElGER, 1994)
nution peut s'expliquer par une réorganisation des |u
'Cl

rr
3LO
grains du matériau granulaire plus sollicités en rupture =ç
8.9 z=-0,5m
de butée à la base qu'en tête de la paroi. Comparées z=-2,5m
aux valeurs de p"/u (comportement en poussée) de la €s*
5Ër- z=-5,0m
figure 7 .a, les rapports de p^/u (comportement en .fi
o.!
butée) de la figure 7.b sont très'faibles. Cetfe différence c, cL
l-
o- 10
peut être due soit aux conditions initiales en déplace-
ments soit à une rupture en butée du matériau granu-
Iaire pour les deux niveaux de déplacements imposés
qui sont relativement élevés. 0 246
Déplacement u / uo
La transformation des valeurs obtenues pour les
déplacements de poussée de la figure 7 .a dans un plan ',W Coefficient de réaction en fonction du
(pression active prldéplacement u, déplacement u) déplacement pour une paroi rigide
conduisent aux distributions de la figure B. Comparées, soumise à des déplacements de translation
pour différentes profondeurs z, atJx calculs numériques (H.F. Schweiger, 1994).
Subgrade reaction coefficient versus
par éléments finis (H.F. Schweiger, 1,994), Ies valeurs displacement for a stiff retaining wall
obtenues à partir de la relation (7) montrent bien que submitted to translation.
le coefficient de réaction kn dépend des déplacements
mobilisés derrière Ia paroi : il est maximal dans Ie
domaine élastique (faibles déplacements) et il décroît,
selon une distribution relativement hyperbolique, d'étude). La représentation adimensionnelie de la
lorsque les déplacements augmentent. Ce résultat est
figure 10 nous conduit à préciser les points suivants :
tout à fait conforme aux observations expérimentales
de P. Schmitt (1984) : Ies variations des déplacements - Ie coefficient de réaction kn est de près le para-
et des pressions résultantes mesurées dans le tiranT 112 mètre le moins influent sur les variations des déplace-
de la paroi préfabriquée du métro de Lille sont repré- ments : au-delà d'une valeur caractéristique donnée,
sentées sur Ia figure 9 et conduisent à des distributions une augmentation de kn de 100 "/" entraîne une diminu-
quasi-hyperboliques des pressions p mesurées (Fig.9.a) tion des déplacements de la paroi autostable de 15 "Â ;
et des rapports k - p/u (c'est-à-dire le coefficient de - l'incidence des paramètres de cisaillement c et g
réaction, Fig. 9.b) en fonction des déplacements u est totalement différente : err effet, les déplacements
mesurés. Il y a lieu de noter qu'un tel résultat est plau- présentent des variations plus homogènes et régulières
sible car la raideur du sol ne peut, à l'instar du module quel que soit l'angle de frottement interne du sol, par
de déformation, que diminuer lorsqu'il se produit un contre , la cohésion conduit à une stabilisation des
< relâchement > des grains du sol (Rowe , 1962) derrière déplacements à partir d'une valeur caractéristique don-
la paroi par rupture en butée ou en poussée. née alors que dans Ia plage des faibles valeurs de la
Pour apprécier I'incidence des divers paramètres cohésion c, les déplacements subissent des variations
sur les déplacements u (en tête) de Ia paroi autostable, importantes ;
on a porté sur la figure 10 les déplacements (normalisés - les variations de la rigidité propre de la paroi
par la valeur du déplacement maximal) en fonction des conduisent, comme Ia cohésioû, à d'importantes fluc-
valeurs courantes de paramètres, kn, cohésion c, angle tuations des déplacements. Cependant, ces variations
de frottement interne q et rigidité fropre de la paroi, semblent se stabiliser également pour une valeur
(normalisés par Ia valeur maximale du paramètre caractéristique donnée de la rigidité.

m 4m
Valeurs expérimentale,
-a- scHMrTT (1e84)
Pm 30æ
tg = --f Distribtft ion hyperboliq ue
o- c
.x o
g 'V,
o 1 000 2ooo
o o
f-
o o.
o
l- ll
o- lÉ
1 000

12 23
Déplacenrent : u (mm) Déplacenrent:u/uo

ffiVariationsexpérimentalesdespressionsetdescoefficientsderéactionenfonctiondudéplacementpour
une paroi tirantée (métro de I ills, P. Schmitt, 1984).
Pressure and subgrade reaction coefficient versus displacement for an anchored retaining wall : experimental results
(métro de Lille, P. Schmitt, 19&1).

19
REVUE FRANçAIsE or cÉorucHNteuE
N'72
3e trimestre 1995
1

x xfg o,9
ru
tr F o,8
? ?
E CL
o,7
.o .o
t, E 0,6
5
.J
0,5
o
tr c
o
E tr o,4
o o
u
(! o o,3
|!
ê
ro .0, o,2
o o
0,1
o
o,4 0,6 o,8 o,2 0,4 0,6 0,9
Paramètre (valeur courante/valeur max) Paramètre (valeur courante/valeur m ax)

a - Paroi auto-stable b - Paroi avec tirants


Incidence des divers paramètres sur les variations des déplacements de la paroi autostable.
Parameters variation eflect of self-stable retaining wall displacements.

En somffi€, l'étude paramétrique abordée ici montre l'inconvénient de ne pas tenir compte de la raideur
que l'influence des tirants d'ancrage, de la cohésion du propre du sol puisque, à titre d'exemple, une telle for-
sol et de la rigidité propre de la paroi est la plus impor- mulation conduit à une même valeur du coefficient de
tante sur l'évolution des déplacements et des pressions réaction pour un sable à compacité moyenne que pour
derrière la paroi. un limon possédant, à long terme, Ie même angle de
frottement.
E L'étude paramétrique effectuée montre que le coef-
ficient de réaction ne présente d'incidence que sur les
Conclusion états élastiques ou ( pseudo-élastiques > du sol, donc
en pratique sur les premières phases de terrassement.
Cette étude avait pour but d'analyser, à partir du Dans ces phases, le coefficient de réaction dépend
comportement a parfaitement élastique r d'un ressort effectivement de la raideur du sol et de ses caractéris-
(modèle de Winkler) l'analogie a sol-ressort > adoptée tiques de cisaillement ainsi que de Ia rigidité propre de
ici pour expliciter la notion de coefficient de réaction la paroi et de la rigidité relative sol-structure de contact.
utilisée en France dans les codes automatiques de cal- Néanmoins, les méthodes aux coefficients de réaction
culs et de dimensionnement des ouvrages de soutène- utilisées dans les codes de calculs automatiques
ment. (cr DENEBOLA-LPC )), ( RIDO )), ( PAROI r) conduisent

LJne telle analogie montre que la raideur du ressort à des variations des déplacements et des pressions
< régit >, comme le coefficient de réaction du sol (sol résultantes en fonction du coefficient de réaction géné-
a assimilé ) à un ressort), le domaine des déplacements ralement stabilisées pour un paramètre caractéristique
d'origine élastique ou ( pseudo-élastique > : plus la rai- donné (cohésion c, rigidité El, éléments de conforte-
deur du matériau (sol ou ressort) est grande, moins les ment tels que tirants ou butons).
déplacements sont élevés et plus la rupture est pro- L'inconvénient de ces méthodes réside dans le
bable. choix d'une loi de réaction linéaire entre déplacements
L'examen des formulations, utilisées en France sur et pressions mobilisés qui conduit à l'estimation d'un
la base des résultats pressiométriques pour évaluer les coefficient de réaction constant quel que soit le niveau
coefficients de réaction pour des cas de type semelle ou de déplacements atteint de la structure de soutène-
paroi de soutènement, montre que le coefficient de ment.
réaction n'est pas un paramètre intrinsèque du sol et Le choix d'une loi de réaction hyperbolique pouvant
que les méthodes aux coefficients de réaction ne consti- pallier de telles carences nécessite des résultats expéri-
tuent pas des lois d'interaction sol-structure de contact mentaux qui permettent de valider de telles lois théo-
puisque même tout en assurant la continuité des dépla- riques, les études à venir ne dewont pas être destinées
cements normaux, elles ne respectent pas, dans leur uniquement, à notre avis, à déterminer la < bonne >
forme actuelle, la continuité des déplacements tangen- valeur du coefficient de réaction à prendre dans les cal-
tiels. culs des parois de soutènement mais plutôt à chercher
L'approche de Wpe A. Monnet est fort intéressante la loi de réaction qui s'adapte le mieux au comporte-
puisqu'elle intègre à la fois la rigidité El de la paroi et ment non linéaire du sol.
les caractéristiques de cisaillement c et q des sols.
L'introduction de la rigidité de la paroi est, à notre avis,
indiscutable car une paroi rigide conduit à une diminu- Remerciements
tion des déplacements et à des augmentations des
contraintes derrière la paroi rigide, augmentations qui M. Michel Gambin a accepté avec beaucoup de gen-
ne peuvent pas être compensées par la limitation des tillesse et de dévouement de lire, d'apporter d'amples
déplacements, le coefficient de réaction ne peut et de précieux conseils et de relire le présent texte.
qu'augmenter. Cependant, cette formulation présente L'auteur tient à le remercier très vivement.
20
REVUE FRANçAIsE or cÉorEcHNtQUE
N'79
3e trimestre 1995
Balay J. - Recommandations pour le choix Kondner R.L. - Hyperbolic Stress-strain ments, Revue française de Géotechnique
des paramètres de calcul des écrans de Response : Cohesive Soils, Journal of the 65, 1,994, p. 65-72.
soutènement par la méthode aux Soi/ Mechanics and Foundations Divi- Rowe P.W. - Sheet-pile walls in clay, Insti-
modules de réaction, Fiche de sion, ASCE, vol. 89, n' SMl, Proc. Paper tution of Civil Enginers, Proceedings,
recherche LCPC, 1985 , 24 pages. 3429,1963. vol. 7, London, 1957 .

Balay J., Frank R., Harfouche L. - Pro- Ménard L., Bourdon G. Calcul des Rowe P.W. - The stress-dilatancy relation
gramme < DENEBOLA ) pour le calcul rideaux de soutènement : méthode nou- for static equilibrium of an assembly of
des soutènements par Ia méthode des velle prenant en compte les conditions particuies in contact, Proc. of the Royal
modules de réaction, BulI. Liaison LPC réelles d'encastrement, So/s-Soils 1,2, Society, Serles A, 269, 1962, 500-527.
120, juillet-août 1 97 4, p. 3-12. 1965, p.1,8-32. Schmitt P. - Étude expérimentale de Ia sol-
Barbas A., Frank R. - Utilisation des élé-
ments finis en Mécanique des Sols dans
Ménard L., Bourdon G., Houy A. - Étude licitation exercée par le sol sur les
expérimentale de l'encastrement d'un ouvrages de soutènement simples,
le domaine de l'élasto-plasticité, Rap-
rideau en fonction des caractéristiques Revue française de Géotechnique n" 28,
port de recherche LCPC no L16, 1,982. pressiométriques du sol de fondation, 1984.
Barussaud S. - Ouwages de soutènement.
So/s-SoiJs 9, 1,964, p. 1,1,-27 .
Schweiger H.F. - On the use of Drucker-
Étude théorique de l'interaction sol-
paroi-ancrage, CR LREP, 1980-1981. Ménard L., Bourdon G., Gambin M. Prager failure criteria for earth pressure
Gigan J.-P. - Expérimentation d'un rideau Méthode générale de calcul d'un rideau problems, Computers and Geotechnics
ou d'un pieu sollicité horizontalement 16, 1994, p.223-246.
de palplanches ancré par tirants actifs,
Bulletin de Liaison des LPC 1z9,janvier- en fonction des résultats pressiomé- Terzaghi K. - Evaluation of coefficients of
féwier 1984, p. 5-20. triques, So/s-S oils 22-23. subgrade reacti on, Geotechnique vol. 4,
Josseaume H. - Méthode de calcul des Monnet A. - Module de réaction, coeffi- Londres, L955.
rideaux de palplanches : étude biblio- cient de décompression, au sujet des Winkler E. - Die Lehre von der Elasticitât
graphique, Bull. Liaison LPC 72, juillet- paramètres utilisés dans la méthode de und Festigkeit, Prag. Verlag H. Domini-
août 1974, p. 177 -212. calcul élasto-plastique des soutène- cus, 1868.

21
REVUE FRANçAIsE oE cÉorucnNteuE
N.72
3e trimestre 1995

Vous aimerez peut-être aussi