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LA SAINTE

BIBLE POLYGLOTTE
DU MÊME AUTEUR

Manuel biblique ou Cours d'Écriture Sainte à l'usage des séminaires. Ancien Testament,
par F. ViGOuROUX. Nouveau Testament, par L. Bacuez. Onzième édition. 4 vol. in-U. Paris,

A. Roger et F. Chernoviz 14 fr.

Les Livres Saints et la Critique rationaliste. Hisloire et réfutation des objections des
incrédules contre Saintes Écritures, par F. Vigouroux, avec des illustrations d'après les mo-
les
numents par M. l'abbé Douillard, architecte. Cinquième édition. 5 vol. in-8». Paris, Roger et
Chernoviz 35 fr. •.

Édition in-l•.' 20 fr. »

Carte de la Palestine, pour l'étude de l'Ancien et du Nouveau Testament. 1 feuille de (,47 de


haut sur (,39 de large, imprimée en quatre couleurs. Sixième édition, 1898. Paris, Roger et
Chernoviz. ... 1 f'*• »

Achetée avec le Manuel biblique fr. 50

La Bible et les découvertes modernes en Palestine, en Egypte et en Assyrie, par


F. Vigouroux; avec cartes, plans et illustrations, d'après les monuments, par lAI. l'abbé Douii,-
i.ARD, architecte. Sixiéiiie édition, 4 vol. in-12. Pans 16 fr. •>

Die Bibel und die neueren Entdeekungen in Palsestina, in Aegypten und in Assyrien,
von F. Vigouroux. Autorisirte Uebersetzung von Joii. Iiîach, Pfarrer von Yiilmar. 4 vol. in-S•^".
I\Ia\ence, Franz Kirchheim.

Le Nouveau Testament et les découvertes archéologiques modernes, avec des illustra-


tions d'après ii's luoMuments. Deuxième édition. 1 vol. in-I:i 4 fr. »

Mélanges bibliques. La Cosmogonie mosaïque d'après les Pères de l'Église, suime


d'études diverses relatives à l'Ancien et au Nouveau Testament (Les inventeurs de l'explication
naturelle des miracles : Eichhorn el Paulus. —
Les inscriptions et les mines du Sinat. Les —
Iléthéens de la Bible. — Le
Livre des Proverbes el la fow^mi. Susanne : caractère véridique —
de son histoire. —
Les Samaritains au temps de Jésus-Christ. La Bible el la Critique, réponse —
aux Souvenirs d'enfance et de jeunesse de M. Renan), par F. Vigouroux; avec une carte et des
illustrations d'après les monuments, par M. l'abbé Douillard, architecte. Deuxième édition.
1 vol. in-12 4 fr. »

La Sainte Bible selon la Vulgate, traduite en français par M. l'abbé Glaire, avec introductions,
notes, appendices, et index archéologique par F. Vigouroux; seule approuvée après examen fait à
Rome par la Sacrc-e Congrégation de l'Index. 4 vol. in-S". Quatrième édition. Paris, Roger et
Chernoviz 26 fr. »

Le Nouveau Testament, in-S», cinquième édition, se vend séparément 6 fr. >

Sous presse : La Sainte Bible, format in-18, caractères neufs, comprenant : 1° texte de la Bible
distribué en alinéas avec divisions- générales et secondaires des livres sacrés; 2° introductions;
?i°notes nombreuses; 4" appendices; "
illustrations archéologiques. 5 vol. in-18.
Usera tiré quelques exemplaires sur papier Indien, permettant de réunir les 5 tomes en i seul volume.
Nouveau Testament in-18 (nouvelle édition, caractères neufs), par MM. Glaire et Vigouroux.
Souk• traduction approuvée par le Saint-Siège. Avec notes nouvelles, introductions, — —
appendices, —
concorde des Évangiles, —
tableau synoptique de l'Histoire de Notre-Seigneur
Jésus-Christ, —
index archéologique, —
table des Épitres et Évangiles de toute l'année pré-
cédés de la Messe et des Vêpres. 1 vol. in-18. Paris, Roger et Chernoviz 2 fr. »

Le même, pai>ier teinté, filets rouges 3 fr. ..

Les Saints Évangiles, suivis des Actes des Apôtres, précédés de la Messe et des Vêpres. 1 vol.
in-18, jiapier teinté, filets rouges. Paris, Roger et Chernoviz 1 fr. 50

EN cours de publication :

Dictionnaire de la Bible, contenant tous les noms de personnes, de lieux, de plantes, d'animaux
mentionnés dans Saintes Écritures, les questions théologiques, archéologiques, scientifiques,
les
critiques, relatives à l'Ancien et au Nouveau Testament, et des notices sur les commentateurs
anciens et modernes avec de nombreux renseignements bibliographiques. Ouvrage orné de cartes,
de plans, de vues des lieux, de reproductions de médailles antiques, de fac-similés des manuscrits,
de reproductions de peintures et de bas-reliefs assyriens, égyptiens, phéniciens, etc., publié par

Prix du fascicule, iu-4', de 320 colonnes

'
F. Vigouroux, avec le concours d'un grand nombre de collaborateurs. Paris, Letouzey et Ané.

fuimin-didot , (;'. —
'5 w. »

mi.snil ()
LA SAINTE
BIBLE PQLYGLOTTE
CONTENANT LE TEXTE HÉBREU ORIGINAL, LE TEXTE GREC DES SEPTANTE,
LE TEXTE LATIN DE LA VULGATE,
ET LA TRADUCTION FRANÇAISE DE M. L'ABBÉ GLAIRE

AVEC LES DIFFÉRENCES

DE LHÉBREU. DES SEPTANTE ET DE LA VULGATE;

DES INTRODUCTIONS, DES NOTES, DES CARTES ET DES ILLUSTRATIONS

Par F. VIGOUROUX
rnÊrUE DE SAIST-bULPlCE

ANCIEN TESTAMENT
Tome V

L ECCLESIASTIQUE. - ISAÏE. — JÉRÉMIE


LES LAMENTATIONS — BARUGH

PARIS
A. ET 1î. ROGEll ET F. CHERNOVIZ, LIBKAIRES-ÉDITEUUS
7, RUE DES GRANDS-AUGUSTINS, 7

1904
IMPRIMATUR :

Parisiis, die 11 octobris 1904.

f Franciscus Gard. Richard,

Arch. Parisiensis.
EXPLICATION

DES SRîNES et abréviations CONTENUS DANS LE TOME CINQUIÈME

I. — Si(;xi:s inskiuîs dans li•: texte (;rec.

Le signe '
'
,
place entre deux mots grecs, indique la place d'nn mot on d'un membre
de phrase qui se trouve dans Ihébreu, et qui manque dans la version grecque.
Le signe '
répété une seconde l'ois '
après un ou plusieurs mois, indique que ces
mots ne se trouvent pas dans le texte hébreu et sont une addition du traducteur
grec.
Le signe* indique une divergenci; notable (;ntre le sens du grec et celui de Thé-
breu.
Les mots entre crochets [ ] ne figurent pas dans le textiis receplus ou édition six-
tiue, qui est celle que nous reproduisons dans le corps du texte.

IL — AimÉviATioxs et signes iNSÉnÉs dans les variantes grecques.

I. - LETTRES OU aiGLES INDIQUANT LES MANUSCRITS OU LES DIVERSES ÉDITIONS GRECQUES.

"^
C.ette lettre indique les variantes empruntées au Code. Alcvandriniis, manus-
crit datant de la deuxième inoilié du cinquième siècle, olfert en 1098 au patriarche
d'Alexandrie, et conservé aujourd'hui à Londres, au British Maseitni. Le Code.r
Àfexandrinus a été édité par Grabe, Breitinger, Reineccius. Dans les cas où les
éditions imprimées s'écartent du manuscrit, la leçon du Codex est indiquée par A',
celle des éditions par A-.
Codex Vaticnnux, du milieu du quatrième siècle, conservé à la Bibliothèque
du Vatican. C'est ce manuscrit qui a servi de base à l'édition sixtine de 1587, ou
Icxlus receptiis, que nous reproduisons dans la Polyglotte. La lettre B' désigne
spécialement le manuscrit. Les leçons particulières au texte imprimé, par exemple
celles qui concernent la ponctuation, absente du Codex, sont indiquées par B'^.

^ Cette lettre désigne l'édition de la version des Septante publiée par Aide, à Fc-
/lise, en 1518.
'
Cette lettre désigne le texte des Septante publié dans la Polyglotte a\[Îcaia ou
de Complu te, due au cardinal Ximénès (1520).
^ Cette lettre désigne le Codex Sinaiticus du sixième siècle. Ci'. Introduction géné-
rale, tome I, p. XX. Dans ce manuscrit manipient la fin des Lamentations (à partir
de II, 2i)j et le livre de Baruch,
VI EXPLICATION DES SIGNES.

D Cette lettre désigne le Codex Ephrœnii j-escriptiis, de la première moitié du

cinquième siècle. Cf. Introd. gën., t. I, p. xx-xxi. Ce manuscrit renferme seulement


des fragments de rEcclésiastique.
Q Celte lettre désigne Codex Marchalianus (Vat-grec, 2125) qui n'a pas été écrit
le

plus tard que le sixième siècle. Cf. II. B. note. The old Test, in greek, Cambridge,
1894, t. 111, p. vii-ix. Nous avons utilisé ce ms. pour le livre de Bariich qui

manque dans et dans D.


^^ Sous cette lettre sont réunis les manuscrits moins importants, en dehors des
manuscrits désignés plus haut. (F. Nau).

.- SIGNES.

- indique une addition, et doit se traduire par habet ou addit, habent ou


addunt.
* indique une omission, et doit se traduire par oinittit ou omit tant.
: marque que ce qui suit est une leçon divergente ou une traduction différente.

. - ABREVIATIONS.
a. veut dire ante.
al. — alii ou alibi.

ait. — alteruni.
ait. m. — altéra ma an.
c. — contra.
cett . — ceteri.
dist. — distingiiit (indique qu'on fait intervenir un
signe de ponctuation),
e on ex conj. — e conjectura.
eti. — etiam.
tin. — iisque ad /incni.
in. — initio.
in f. — in fine.
interp. — interpnngit (variantes consistant dans une
ponctuation différente] .

inv. ord. — im>erso ordinc.


1• — loco.

P• — post.
pr., sec, tert. — primiim, secundiim, tertiuni.
peu. — penultimum.
prœm. — pncniittit.
pr. m. ou man. _ prima manu.
sec. m. — secunda manu.
EXPLICATION DKS SIGNES. vu

rell. veut dire reliqiii.

s. — sii'e.

s. ou ss. pn-cédi'S d'un cliiiTrc). — i>orsiculits srfjiirns ou. vcrsiculi srqiioiiics,

se. — scilicet.

sini. — siniililer.

.s(|.

lot.

\\\[.



.
seqitcns.

ulliniuni.

une. incl. — /inc/'s iitcliidil.

ExF.MPi.F.s : D'après ces exiiliealions :

on
Les variantes do

7.

Se
D* .*
aui»via

liront donc
tvot.

:
/ ) ...
8. .
'
la pa^'o Jd qui soûl

-|- (a.
:

0. Dn -|- i'a ). (sec. m.) -|- (in .;

.
j'•. 7. Le Codex Ephracmi omet
manusci'it du Sinaï ajoute (avani
Sinaï ajoutent avant
)
) . /, Lt;
Le mauusiril du Sinaï omet
^'. 9.
tva.

Les manuscrits d'Lphrcui


manuscrit du Sinaï (de seconde main\ ajoute
y. 8.

et
Le
du

la lin du verset) ...


Dans ce tome cinquième, le texte grec des Septante a été revu par M. l'abbé
Nau, professeur à l'Institut catholique de Paris, qui a également relevé les variantes
et noté les divergences qui existent entre le texte hébreu, le texte grec et la Vul-

o-ate. — M.'Touzard, professeur d'Ecriture Sainte et d'hébreu au séminaire de


Saint-Sulpice, a surveillé la partie du texte hébreu de l'Ecclésiastique qui a été retrou-

vée et en a donné, à la fin du volume, la traduction française avec les divergences


des anciennes versions. — Ees références placées entre le texte de la Vulgate et la

version française ont été colligécs par M. l'abbé Martel, chanoine de Fréjus,
aumônier de l'hôpital d'IIyères. — Tout ce qui regarde l'agencement du latin et

du français, les divisions et annotations, est dû à M. l'abbé Igonel, second vicaire

de Saint-Germain des Prés, à Paris.


L'ECCLÉSIASTIOUE

INTRODUCTIOX

Kj. I. — OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES

nom (ï Ecclésiastique que les Latins ont donné à ce est


un mot grec qui signifie livre eu usage dans l'assemblée ou
dans l'Église; c'est-à-dire livre qui sert à instruire rassem-
blée. Nous avons prouvé dans notre Introduction historique
et critique, tome IV, que ce livre est véritablement divin, c'est-
à-dire qu'il a été composé sous l'inspiration du Saint-Esprit;
vérité que nient les Juifs et les Protestants.
2. Ce composé en hébreu; mais le texte pri-
livre a été incontestablement
mitif, dû à Jésus, fils de Sirach, a été perdu (1). La version la plus ancienne est
la version grecque faite par le petit-fils de l'auteur, comme on le voit par le
Prologue suivant. La traduction latine qui se trouve dans la Vulo-ate, et dont
l'auteur est inconnu, remonte assez haut, puisqu'elle est citée par tous les
anciens Pères; et nous l'avons aujourd'hui telle qu'elle était dans le principe;
car saint Jérôme n'y a pas touché. Le style en est dur et souvent d'une orande
obscurité, comme dans le livre de la Sagesse, parce que le traducteur ne se
conforme pas plus que celui de la Sagesse au latin classique, soit pour ht
signification des mots, soit pour la syntaxe.
'. Outre cette version latine, il
y en a une seconde composée sur le o-rec de
l'édition romaine, et autorisée par le pape Sixte V; ce qui l'a fait appeler
version si.vtine. Le livre de \ Ecclésiastique a été traduit aussi en s\^riaque et en
arabe. Il faut bien remarquer que, quelque nombreuses que soient les dif-
férences qui existent entre ces dilTérentes versions, elles ne nuisent en rien à
l'intégrité substantielle du texte. Nous dirons de même des additions et des
gloses qu'on a pu y intercaler; comme elles ne sont que de nouvelles traduc-
tions ou de simples explications de ce même texte, elles laissent encore intacts
le fond et la substance du livre.

4. Quant au Prologue, quehjues-uns le tiennent pour canonique, comme fai-


sant partie de l'ouvrage, quoiqu'il n'émane pas de l'auteur du livre, mais du

(1) Le texte de l'Ecclésiastique a (Hé retrouvé pour une partie consi(léral)le depuis répoque où M. Glaire
écrivait ces Observations préliminaires. Nous en donnons ici tous les Iraifments connus jus(|u';i ce jour
avec
les notes et variantes colligees par M. Touzard, professeur d'Écriture Sainte et (niél)reu an
Séminaire de
SaintSulpice, qui a lait une étude approfondie de ces Irasments. Voir p. i-7 la milice sur ces fragmonts.
niBLE rOLYCLOTTE. — T. V. 1
L'ECCLÉSIASTIQUE. — OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES.

simple traducteur pour nous, nous pensons avec Corneille de Lapierre, dom
;

Galmet et autres, que cette canonicité est d'autant plus contestable, que le
Prologue n'est nullement l'ouvrage d'un écrivain reconnu pour divinement ins-
piré. (J.-B. Glaire).

5. L'époque où a vécu l'auteur de l'Ecclésiastique est incertaine. Son livre


nous fournit un moyen de résoudre la question en nous indiquant le nom du
o-rand prêtre juif, Simon, fds d'Onias, l, i-21, sous lequel il a vécu, et qu'il
avait vu officier dans le temple; mais comme le même nom a été porté par
deux pontifes différents, tous deux fils dOnias Simon !*", dit le Juste, qui vivait
:

du temps de Ptolémée P'', fils de Lagus, vers 290 av. J.-C, et Simon II, qui était
o-rand prêtre quand Ptolémée \Y Philopator voulut entrer de vive force dans le
temple de Jérusalem, les critiques se partagent les uns font Jésus contem-
:

porain du Simon le plus ancien, les autres du plus récent. Le prologue du


traducteur fournit une autre donnée chronologique il nous dit qu'il alla lui- :

môme en Egypte sous le règne de Ptolémée Evergète. Par malheur, il y a aussi


deux rois qui ont porté ce surnom; l'un, Ptolémée III, fils et successeur de
Ptolémée II Philadelphe, 247-222 l'autre, Ptolémée VII, dit aussi Physcon,
;

frère de Ptolémée Philométor, 170-117; de sorte qu'il est également difficile de


décider quel est le roi d'Egypte dont parle le petit-fils de l'auteur de l'Ecclé-
siastique. —
L'opinion la plus communément reçue place la composition de
l'ouvrage vers 280, la traduction vers 230 (1) elle fait vivre Jésus ben Sirach
;

du temps de Simon I", et son petit-fils sous Ptolémée III Evergète P'. Quoi-
qu'elle ne soit pas à l'abri de toute difficulté, elle est cependant la plus vrai-
semblable. —
1° L'éloge du chapitre l ne peut se rapporter qu'à Simon P% dit

le Juste; le contemporain de l'auteur est représenté, en effet, comme un pontife


très remarquable, ce qui ne saurait convenir à Simon II, dont l'histoire ne dit
aucun bien. —
2° Le grand prêtre de l'Ecclésiastique est qualifié de libérateur
de son peuple, l, 4, ce qui peut s'appliquer à Simon P', mais non à Simon II,
sous le pontificat duquel ni le peuple ni le temple n'avaient besoin de protec-
teur spécial. —
3" Du temps de Simon II, les idées païennes, contre lesquelles
s'élevèrent les ^lachabées, avaient déjà fait de grands progrès elles étaient ;

propagées par les fils de Tobie comme elles étaient en horreur aux Juifs
;

fidèles, on ne s'expliquerait point que, si l'auteur de l'Ecclésiastique avait écrit


à cette époque, il ne les eût point condamnées on s'expliquerait moins encore
;

qu'il eût loué Simon II, qui avait pris parti pour les fils de Tobie. Il s'élève —
contre les Samaritains, l, 28; à plus forte raison aurait-il condamné les faux
frères qui imitaient les mœurs des Hellènes. —
4° Ajoutons enfin que le Ptolé-
mée Evergète ou le Bienfaisant, dont parle le prologue de l'Ecclésiastique, ne
peut guère être ([ue le premier qui a porté ce nom. Les monuments ne don-
nent pas le surnom d'E vergeté à Physcon, mais seulement au successeur de
Philadelphe.

(1) L'opinion opposée assigne à la composition de l'Ecclésiastique la ilate de l'an 180 environ et à la traduc-
tion celle de l'an 130.
L'ECCLESIASTIQUE. — OBSERVATIONS PRELIMINAIRES.

G. Ouaiil au style de n'^cclcsiastiquc, il est en «général simple, naturel,


peu orné. L'auteur s'est conformé aux règles du parallélisme qui régissent la
])oésie hébraïque, et imite la forme eommc; le fond des Proverbes de Salomon.
La traduction grecijue a conservé le plus exactement possible le moule de
l'original.
7. Le livre de Th^cclésiaslique a toujours été regardé comm(; le ])lus utile
des livres Sapientiaux, Tune des parties de l'Ecriture Sainte qu'on doit le plus
lire et méditer. « Outre l'abondance admirable des enseignements très purs et
très saints, adaptés à tous les états et à toutes les conditions, qui sontconteims
dans ce livre, dit Martini, le célèbre traducteur de la Hible en langue itali(;iine,
nous y rencontrons une multitude de choses qui peuvent servir à nourrir l'es-
prit de religion et à nous donner de notre loi la plus haute idée. Je souhai-
terais donc de tout mon cœur que ce livre, avec celui des Prover])es et de la
Sagesse, fût comme le premier lait dont on nourrisse l'âme de la jeunesse,
parce que ces écrits sont les plus utiles pour former non seulement son es-
prit, mais aussi son cœur, lui donner de hautes pensées, la fortifier contre la
séduction des passions, lui imprimer les vrais et solid(!S principes ([ui doi-
vent diriger l'homnK! dans la vie présente et le rendre digne de la vie éter-
nelle ».
Division générale de l'Ecclésiastiijue.
8. —
Le livre de l'Ecclésiastique forme
un tout, mais sans une suite rigoureuse; il est écrit sans plan d'ensemble
et avec la liberté d'allures qui est commune aux écrivains orientaux, surtout
dans les ouvrages de ce genre les pensées, ainsi qu'il arrive dans les recueils
:

de sentences, ne sont pas reliées entre elles; les digressions abondent de là


:

la ou plutôt l'impossibilité d'en faire une analyse méthodique. On


difficulté
peut y distinguer cependant deux parties bien marquées, d'inégale longueur,
la première contenant toutes sortes de préceptes pour la conduite de la vie,

i-xLii, 14; la seconde faisant l'éloge du Créateur de l'univers et des Saints de


l'Ancien Testament, xlii, i5-Li, 38.
La première partie de l'Ecclésiastique n'a d'autre unité que l'unité générale
du sujet, qui est de recommander la pratique de la vertu. Elle « a beaucou}»
d'analogie avec les Proverbes de Salomon; elle renferme, sous une forme géné-
ralement sentencieuse et proverbiale, une foule de règles de conduite et de
maximes morales pour tous les états et pour toutes les conditions elle énu-
;

mère la série des vertus, en relève l'importance, exhorte à leur pratique,


expose de même la série des passions et des péchés dominant parmi les
hommes, cherche à en éloigner en en montrant les conséquences. Elle abonde
et
aussi en avis relatifs à la conduite des aifaires domestiques et civiles, exhorte
à la sérénité d'esprit, au contentement habituel de son sort, donne des règles
de prudence à suivre dans le commerce des supérieurs et des grands. Elle
vante surtout les avantages de la sagesse, invite à sa recherche, montre son
origine, dit qu'elle est née de la bouche du Très-Haut, qu'elle remplit l'étendue
des cieux et la profondeur de l'abîme, qu'elle habite parmi les nations et ré-
pand ses enseignements au loin comme les rayons de l'aurore. Voir \v et xxv »
(Welte).
La 11'= partie a pour objet l'éloge de Dieu créateur et des Saints de l'Ancien
Testament, xlii, 15-li, 38. —
Après avoir donné toutes sortes de règles de con-
duite dans sa première partie, le fils de Sirach, dans sa seconde, l*' rend gloire
L'ECCLESIASTIQUE. — OBSERVATIONS PRELIMINAIRES.

à Dieu, créateur du ciel et de la terre, xlii, 15-xliii, 37; 2" il nous propose
l'exemple des Saints de l'Ancien Testament, qui ont pratiqué les vertus dont les
quarante et un premiers chapitres nous donnent les préceptes, xliy-l, 31;
3° enfin il adresse à Dieu une prière d'adoration et d'action de grâces pour

la sagesse qu'il a reçue de lui, li.


1° L'hymne à Dieu créateur est comme un abrégé de théodicée dans lequel
l'auteur nous fait connaître les attributs divins en décriA^ant les merveilles du
monde visible. Il termine par une allusion aux merveilles du monde invisible,
xLiii, 36-37. Ce trait final rappelle le Psaume ^,
dans lequel le Psalmiste,
après avoir montré la grandeur de Dieu éclatant dans le gouvernement des
corps célestes, nous la montre plus sensible encore dans la loi qu'il a donnée
à son peuple.
2" De l'éloge de Dieu, l'Ecclésiastique passe à celui de ses Saints, dans le
morceau que le texte grec intitule Hymne des pères, c'est-à-dire en l'honneur
:

des patriarches et des saints de l'Ancien Testament, xlîv-l, 31.


3° Une prière finale, li, remercie Dieu de tous les bienfaits que l'auteur en

a reçus, et spécialement du don de la sagesse. Quelques critiques ont pensé


que cette prière était l'œuvre du traducteur grec, comme le prologue, et c'est
probablement là-dessus que s'est appuyée la Synopsis Scripturse Sacrse, pour
avancer que le traducteur, comme l'auteur de l'Ecclésiastique, s'appelait Jésus,
fils de Sirach, mais on n'a aucune raison de refuser à l'auteur primitif la com-

position de ce morceau.

II. — LES FRAGMENTS HÉBREUX DE L'ECCLÉSIASTIQUE

I. HISTOIRE DE LEUR DECOUVERTE.

En réunissant les divers fragments récemment découverts, nous possédons


aujourd'hui les deux tiers environ du texte hébreu de l'Ecclésiastique.
Les quatre manuscrits qui nous ont peu à peu fourni ces fragments parais-
sent tous provenir de la gueiiizzcih ou chambre de débarras de la Synagogue
de Moïse au A'ieux Caire. Les premiers feuillets ont été acquis et publiés en
1896; les derniers en 1900. Voici dans quel ordre :

1° En juin 1896, M. Schechter, professeur d'hébreu rabbinique à l'Univer-

sité de Cambridge, publia dans VExpositor un premier feuillet rapporté de


Palestine par M'"*' Agnès Smith Lewis et Gibson. Ce feuillet correspond à
Ecclésiastique, xxxix, 15 (20)-xl, 8 (1), et appartient au manuscrit désigné
plus tard par la lettre ce manuscrit, écrit en colonnes qui correspondent aux
;

membres du parallélisme, était muni d'un grand nombre de notes marginales.


2° Au cours de l'année 1897, MM. Cowley et Neubauer publièrent de nou-

veau ce feuillet en même temps que neuf autres provenant du même Codex et
acquis par la célèbre bibliothèque Bodléienne d'Oxford. Les feuillets d'Oxford
font suite à celui de M'""" Lewis et Gibson et renferment Eccli.,XL, 9-xlix,

i. L'indication des versets est donnée d'après le grec; les chiffres entre parentlu'-se corresiiondent, dans les-

cas où il y a divergence, à la version latine.


L'ECCLÉSIASTIQUE. — OliSEHVATIOXS l'RKLLMlNAlKES.

12 {\.-^i)• Il est il it'inari[uc'i• que les notes luai-^iiiules cessent à peu près com-
plètement à partir de xlv, 9'' (10''). C'est d'a|»rès l'ouvrage de MM. Cowley et
Neubauer que nous ])nl)li(tns le texte et les notes de ces deux premières
1

séries de iVa<;-ments.
3° Ce n'était que le commencement des découvertes. En 1899, M. Schechter
édita une portion beaucou]) plus considérable du texte hébreu de l'Ecclésias-
tique. Les feuillets ([u'il avait pu se procurer dans un A'oyage au Caire et qu'il
avait rapportés à l'Université de Cambridge appartenaient à deux manuscrits;
sept avaient fait partie du Ms. et renfermaient Eccli., xxx, 11-xxxi, 11;
XXXII, '-, 3; XXXV, U-xxxvi, 2G (23); xxxvii, 27 (30)-xxxviii, 27"(28"];
xLix, 12 (14)-Li, 30 (38). Les quatre autres feuillets nous faisaient connaître un
nouveau codex, le M s. ,
écrit d'une façon continue, sans distinction d'hémisti-
ches, et dépour\ii de notes. Les quatre feuillets représentent Eccli., m, 6'' (7'')-
VII, 29*^ (31") et xi, 34'' (36")-xvi, 26. De même que MM. Cowley et Neubauer,
M. Schechter et son collaborateur M. Taylor ont accompagné la publication
de leur texte dune traduction (2) et de précieuses remarques c'est à leur ;

ouvrag-c que nous empruntons le texte des fragments du Ms. A, le texte et


les notes des nouveaux fragments du Ms. B.
4" Divers autres fragments des Mss. A et ont été encore découverts dans
des colh^ctions publiques et privées, savoir :

Deux feuillets du Ms. B, découverts au Musée Brilannique et publiés dans


la Jewish Qiiaiierly Review d'octobre 1899 par le Rev. G. Margoliouth. Ils
correspondent kEccli., xxxi, 12-xxxii, 1" et xxxvi, 24 (21)-xxxvii, 26 (29) (3).
Deux feuillets du Ms. A, publiés par ^I. Elkan Nathan Adler dans la Jewisk
Qiiarterly Revien• d'avril 1900 (4) et correspondant à Eccli.,
34^' (36'»).
29'' (31'') -xi, ,
5'^ La découverte s'est enrichie enfin de quelques feuillets empruntés à deux
autres Codices, à savoir :

Un seul feuillet d'un manuscrit C, assez ressemblant au ^is. A, quoique


d'une rédaction ])lus imparfaite. Publié par M. Israël Lévi dans la Revue des
Études Juives de janvier-mars 1900 5), il renferme Eccli., xxxxi, 29'' (26'')-xxxviii,
;

1^; comme on le Aoit, c'est un second exemplaire d'un passage déjà connu par
le Ms. B.
feuillets d'un Ms. D reproduisant, non le texte continu, mais un choix
Quatre
de maximes de i"Ecclésiasti([ue. Le premier feuillet publié par M. Lévi (6) ren-
ferme des versets d'Eccli., vi, 18^-vii, 25" (27"). Deux autres feuillets publiés
par M. Schechter (7) contiennent des passages d'Eccli., iv, 23 (28)- v, 13 (15)
et XXV, 8''(lP)-xxvi, 2\ Enfin le quatrième fragment, édité par le Rev. Gas-

1. The Original Ilcbrew of a portion of Ecclesiasiicus (xxxix, 1o-xlix,


1-2) tof/clher icilh the early versions

and an Englisli translation followed bij the quolations from Ben Sira in Rabbinical Literature, by E. Cow- .
ley an il Ad. Neuliauer; Oxford, Clarciulon Piess, ISiiT.
2. The Wisdom of Ben Sira, portions of the Book of Ecclesiasiicus from hebrew manuscripts -in the Cairo
Genizzah collection presented to the Universily of Cambridge by the Editors, by S. Schechier, M. A. Litt. D.,
lieader in Uabhinic in the University ol Cambridge and Professor of Hebrew in ihe University of Loudon,
and C. Taylor, Master of St-Jolin's Collège Cambridge, at the L'niversily Press.
.•{. The Jewish Quarterly Review, october 189!). The Original hebrew of Ecclesiasiicus xxxi, 12-31 and xxxvi,
•2-2- xxxvn, 2G.
i. The Jewish Quarterly Review, \ïl, 47, avril 1900. Sotne missing chapters of Ben Sira.
;. Revue des Études Juives, XL, 79. Janvier-mars 1900, Fragments de deux nouveaux ynanuscrits hébreux de
l'Ecclésiastique.
6. Ibid.
1. The Jewish Quarterly Review, t. XII, u" 17, April 1000. .1 further fragment of ben Sira.
6 L'ECCLÉSIASTIQUE. — OBSERVATIONS PRÉLIMINAIRES.

ter (1), est composé d'extraits a'Eccli., xviii, 31^'-xx, 13, avec intercalation de
XXXVII, 19 (22), 22 (25), 24 (27), 26 (29). Comme on le voit, le texte des deux
premiers feuillets se trouve déjà dans le Ms. A; quant à l'intercalation du
quatrième fragment, elle est déjà connue par les Mss. et C.

Remarquons que plusieurs auteurs intervertissent Tordre des lettres G et D


pour la désignation des deux derniers manuscrits, dont nous venons de parler (2).

II. AUTHEXTICITÉ DES FRAGMENTS HEBREUX.

Au fur et à découverte de ces manuscrits une question se po-


mesure de la
sait, celle de qu'ils contenaient. Etait-on en présence de
l'autlienticité du texte
Foriginal hébreu de l'Ecclésiastique, ou bien n'avait-on sous les yeux qu'un
essai de retraduction analogue à ceux qui ont été entrepris, sur l'une ou
l'autre des versions de Ben Sira, tant dans le passé que de nos jours?
Jusqu'en 1-899, on admit la thèse de l'authenticité M. Schechter, en publiant ;

le feuillet de M""'' Lewis et Gibson, puis MM. Gowley et Neubauer l'appuyèrent


principalement avec cette remarque que le texte hébreu était indépendant des
deux versions, grecque et syriaque, du livre de Ben Sira, qu'il était conforme
tantôt à l'une, tantôt à l'autre, que parfois aussi il s'écartait de Tune et do
l'autre. M. IsraclLévi, qui avait un instant hésité, adopta la même thèse. Mais
ces savants faisaient remarquer que ce texte avait beaucoup plus souffert que
ceux de la Bible hébraïque, de l'ignorance, de inad'ertance, ou même de
l'audace des copistes. Ge furent les altérations signalées par ces auteurs,
notamment la présence de mots très récents, de passages où il était difficile de
ne pas constater une retraduction qui inspirèrent au professeur D. S. Margo-
liouth (3) la thèse de l'inauthenticité et qui ébranlèrent momentanément les con-
victions de M. Lévi.
ici les phases d'une discussion à laquelle prirent
Nous ne pouvons suivre
part les plus célèbres sémitisants d'Europe. La conclusion qui parait s'im-
poser est celle que ^L Lévi lui-même a finalement adoptée. Les chapitres
découverts sont « sinon l'original pur, du moins une copie assez fidèle de l'ori-

The Jewisli Quarterh/ Review, t. XII, n» '»8, July 1000,


1. new fragment of Ben Sira.
D'après ce qui préti'de, on pourrait établir le tableau suivant des parties du texte hébreu
2. aeYEccU. qui
ont été retrouvées et de celles qui manquent encore.

Ont été retrouvés : Manquent:


EccJi., I, I-iii, e^ (7^).
Eccli., ,'• ("'j-xvi, i6, d'après le Ms. A, avec quel-
(|uos versets de 23 (28) -v, 13
iv, (13) et de vi, 18»-vii,
•2.i'' (27'') d'après le Ms. D.
XVI, 27-xviii, 31".
Uuckiuos versets (le xvui, 31" -XX, 13, d'après le Ms.D. xviii, 31-xx, 13, en très grande partie.
XX, lii-xxv, 8^ (11'').
Quelques versets de xxv, 8" (H'>)-xxvi. 2\ d'après le xxv, 8''(ll'')-xxvi, 2» en très grande partie.
Ms. D.
XXVI, 2''-xxx, 10.
XXX, 11-xxxiii, 3, d'après le Ms.

XXXV, ll-xxxvin, 27" (28") d'après le Ms. B, avec


\;.

1, 4 -XXXV, 10.

XXXVI, 29» (26») - XXXVIII, 1 d'après le Ms. C et xxxvii,


19 (22), 22 (25), 24 (27), 26 (29) d'après le Ms. D.
XXXVIII, 28 (29)-xxxix, 15'• (20').
XXXIX, 15'= (20'')-Li, 30 (38) d'après le Ms. B.

(3) Tlir Origin oflhe original Hebrew of Ecclesiasticv.s, by D. S. Margoliouth, M. A. Professor Arabie in tlie

Universily of Oxford, in-*", Londres, 1899.


L'KCCLKSIASTIQUE. — OBSEUVATIONS PRELIMINAIRES.

<>-iiial ». Cet uriyinal « a sul)i toutes sortes d'altérations et cela de très bonne

heure ». On y relève eu particulier des altérations qu'on ne trouve jamais dans


la liil)l(! licl)raï(]uc :des versets qui ont été retraduits de l'une ou l'autre des
anciennes versions (1).

m. niULIOGHAlMIIK.

Parmi les travaux consacrés à ces fragments, il en est (jui les embrassent
tous. faut mentionner, en dehors des premières éditions (voir plus haut) Fac
11 :

similcs of ihc fragments liilherto recovercd of tJie Book of Ecclcsiasticiis in


Hehrew, Oxford and Cambridge, 1001 ; Isr. Lévi, L'Ecclésiastique. Première
Deuxième partie, Paris, 1901; D"^ Norbert Peters, Der jungst
partie, 1898.
mederaufgefundene Hebrâische Text des Bûches Ecclesiasticus unter- ,

sucht, ubersetzt und mit kritischen Noten versehen, Fribourg'-en-Bris-


gau, 1902; J. Knabenbauer, Commentarius in Ecclesiasticum eu m appen-
dice : Textus « Ecclesiastici » hebrœus descriptus secundum fragmenta
nuper reperta cum notis et versione latina, Paris, 1902; ". Ryssel, Die
Spri'iche Jésus', des Sohnes Sirachs dans E. Kautzscli, Die Apocryplien
und Pseudepigraphen des Alten Testaments, Tubingue, 1900); Idem, Die
Neuen hebraischen Fragmente des Bûches Jésus Sirach und ihre Herkunft
[Theologische Studien und Kritiken, t. LXXIII, 3G3 et suiv., 505 et suiv. ;

t. LXXÏV, 75 et suiv., 269 et suiv., 547 et suiv.; t. LXX^^ 205 et suiv., 347
et suiv., Gotha, 1900, 1901, 1902); H. Strack, Die Spriiche Jésus des Sohnes
Sirachs. Der jirngst gefundene hebrâische Text mit Anmerkungen und
Worterbuch, Leipzig, 1903.
Outre ces travaux, les suivants ont été consacrés aux fragments publiés en
1897, EccÎi.,xxxix, 5 (20)-xlix, 12 (14^ J. Usaé\y, Étude sur la partie du
:

te.rtehébreu de Ecclésiastique récemment découverte, Paris, 1897; Schlat- .


ter, Das neugefundene hebrâische Stûck des Sirach, Gutersloh, 1897; N.
Schloegl, Ecclesiasticus (xxxix, 12 bis-XLU, 16), Vienne 1901; 11. Smend,
Das hebràisclic Fragment der Weisheit des Jésus Sirach, Berlin, 1897.

Dansla Polyglotte, nous éditerons le texte tel qu'il a tout d'abord été publié.
Dans les parties qui seront em])runtées au Ms. B. les notes marginales de ce
Codex seront placées au bas de la colonne à la façon des Qeri de la Bible
hébraïque. Quant aux variantes empruntées aux Mss. G et D, aux corrections
les plusimportantes proposées par les critiques dont nous venons d'indiquer
du volume, à cause de leur grand
les travaux, elles seront placées à la lin
nombre qui empêche de les mettre au bas des pages.
J. TOU/VRI).

(1) Pour plus de détails, voir notre travail Les nouveaux fragments hébreux de l'Ecclésiastique, Paris, Lecoffre.
:

La controverse de l'aiitheiiticitc y est longuement exposée et la Bibliographie renferme rindicalion des livres
et articles principaux publiés à propos des fragments hébreux jusqu'en janvier 190t.
2EÎPAX

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1. 20. (pr. .) :

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\. 11.

Le prologue manque dans la Peschito (édition de çons l'image de la sagesse, nous semblons nous trom-
Mossoul, 188K). On peut tiaduirc « de grandes et de : per sur le choix des termes. Septante « les (passages) :


nombreuses choses au sujeldesquelles il faut louer de ceux que nous avons pris grand'peine à traduire,
Israël pour sa doctrine et i)our sa sagesse nous — ou nous paraîtrons ne pas arriver à rendre certaines
a>ant été transmises par la loi. |iar les Prophètes et expressions ».
par les autres qui les ont suivis, et comme il ne L. 13. Sous le règne de Ptolémée Evergète. Sep-
laut pas (|ue ceux qui les lisent se bornent à deve- tante :« sous le roi Evergète ».
nir instruits, mais (qu'ils doivent encore) par leurs L. 46. J'y ai trouvé des livres qui avaient été
paroles et leurs écrits, pouvoir devenir d'utiles et laissés, et qui contenaient une grande et estim,able
zélés maîtres pour les étrangers, en conséquence
mon aïeul Jésus... »
Ligne (du grec). S'appliquent de plus en plus à
cours (,
doctrine. Septante littéralement « j'(y) trouvai le se-
comme A2) d'une instruction non
petite» (c'est-à-dire que le traducteur alla s'instruire
:

réfléchir. Septante « devenus aussi soumis à ces


:
a Alexandrie comme on le iaisait alors et apprit le
choses (à la doctrine et à la sagesse) >-.
L. 11. Si dans les endroits dans lesquels nous tra- L. 17. Celui-ci. Septante : « ce livre-là ».
IN ECCT.ESIASTICU.M Î.ECCLESIASnoUE
.iKsu m. II siKAc'ii I>K JÉSUS FILS DI•; SIRACII

TROLOGUS PROLOGUE

iMullorum nobis, ot magnurum, por le- «>•«•«'!«•"• La sagesse de beaucoup et de grandes choses
goiii et iti'oplu'tas, alu'isque qui scci'iti sunt nous a été démontrée par la loi, par les pro-
illos, sapiriitia dcnionstràta est : in (luilius phètes et par ceux qui les ont suivis; choses
opiirtet laiiilài'e Israël docti'iiue et sapién- (^ui rendent Israël digne di; louange pour sa

tia; causa : (piia nousoluui ipsos loqiu''ntes (ioclrine et pour sa sagesse; puisfpie non seu-
iiecésse est esse peritos, sed étiam extrâ- lement les auteurs do ces discours ont dû être
jieos possc et dicéntes et scribéiiles doctis- très instruits, mais que les étrangers mêmes
simos fieri. peuvent devenir, par leur moyen, très habiles
à parler et à écrire.
*"««"••
Avus meus Jésus, postquain se âmplius C'est ainsi que mon aïeul Jésus (1), après
dédit ad diligéntiani lectinnis legis, et s'être appliqué soigneusement à la lecture de
piOphetc'irum, et ali('>runi librôrum (jui la loi et des i)rophètes, et des autres livres
nobis a paréntibus nostris trâditi sunt : qui nous ont été laissés par nos pères, a voulu
V(>luit et ipse scribere aliquid horum, quiB aussi lui-même écrire ce qui regarde la doc-
ad doctrinam et sapiéntiam pertinent : trine et la sagesse, afin que ceux qui désirent
ut desiderântes discere, et illurum periti apprendre, s'étant insti'uits par ce livre, s'aji-
facti, niagis magisque attendant ânimo, pliquent de plus en plus à réfléchir, et s'af-
< confiruirutur ad legitimaui vitam. fermissent dans une vie conforme à la loi.
Iloi-tor itaniie Aenire vos cum benevo- <^'"" »»•*?"- C'est pourquoi je vous exhorte à venir lire
Icntia, et attention studio lectnmem fa- ce livre de bonne volonté et avec une attention
cere, et véniam habi'i-e in illis, in ipiibus toute particulière, et à nous pardonner, si
vidémur, sequéntes imâginein sapiéntia», dans les endroits dans lesquels nous traçons
tleficere in verborum conipositioin'. Xam l'image de la sagesse, nous semblons nous
del'iciunt verba hebiâica, quando tïierint tromper sur le choix des termes. Car l^s mots
iiansU'ita ad âlterani linguam. Non autem hébreux perdent de leur force, lorsqu'ils sont
solum hivc, sed et ipsa lex, et prophétie, traduits dans une autre langue. Or cela n'ar-
c;etéraque aliôrum librôrum, non parvam rive pas seulement dans ce livre-ci, mais et
habent dineréntiam, quando inler se di- la loi elle-même, et les prophètes et les autres
cuntur. livres,présentent une grande différence, quand
on les lit dans leur propre langue.
Nani in octâvo et trigésimo anno tem- ^.{".Ti.VTer-'
Enlatrente-huitièmeannée, sousle règne de
jxjribus l'tolema'n Evérgetis régis, post- sionis. l'toléméeÉvergète (-J), étant venu en Egypte et
(|uam pervéni in iEgyptum, et cum niul- y ayant demeure longtemps, j'y ai trouvé des
ttim témporisibi fuissem, invéni ibi libros livres qui avaientété laissés, et qui contenaient
rclictos, non parva» neque contemnéndie une grande estimable doctrine. C'est pour-
et
doctrinaî. Itaquc bonum et necessi'irium bon et même néces-
((uoi j'ai pensé• qu'il était
j)Utàvi et ipse âliquam âddere diligéntiam saire d'employer mes soins et mon labeur à
t't labi'jrem interpretâiidi librum istum et : traduire celui-ci. J'ai donc consacré lieaucoup
multa vigilia âttuli docti'inam in spâtio de veilles et mon savoir dans tout cet espace
ad illa qiue ad lincm dueunt, li-
l(''niporis de temps, pour mener ce livre à bonne lin et
lirum istum dare, et illis qui volunt âni- pour le mettre au jour en faveur de ceux qui
muin inténderc, et discere quemâdmodum veulent s'instruire, et apprendre de quelle
opôrteat institûere mores, qui seci'indum manière ils doivent régler leurs nueurs, quand
legem Domiui piOi)Osuerint vitam âgere. ils ont résolu de mener une vie conforme à
la loi du Seiiineur.

PROLOGUE Irmluclion, p. 1-
i. Plolémée hvergilr I•", selon les uns; 11", selon
1. Jë»us, appelé fils de Sirach (I. :2ii). Voir \'In- les autres. Voir ilnltoduction, p. 2.
A^^AcA.At.>AA^hAA.

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' (in f.)

. 1. Septante toute saijesse est près du Sei-


: •< Codex Alexandrinus.
sneur et elle est avec lui pour toujours ... t>. Son habilelv. Septante : « ses habiletés >•. Sep-
•2. Qui les a mesurés ne figure pas dans les Sep- tanle : « seul (à connaître la sagesse) est le sage
tante. très redoutable, assis sur son trône ».
;i. Septante :•' et la sagesse qui îles) découvrira? " 9. Dans Esprit-Saint n'est pas dans les Se|i-
î» et 7. Nous empruntons ces versets à l'édition du tante, non plus que et mesurée.
ECCLESIASTICUS l/ECCLÉSIASTIQUE

I. '
Oninis sapirutia a l»(iiiiiiio Dco est, •''«" I. '
Tdulc vient du Sei^rncur Dieu,
sa.iressc
et ciini lUo luit .semptM-, ot est aiitc sueg. s, ;<; l't avi'c a toujours été; étoile est
lui clic
[ievum. ,";.''!-!.... [avant les siècles.
- Arénam maris, et pliivia' ^iittas. Jac. i, .-., . -'
Le sable de la mer, et les gouttes de pluie,
et (lies sa'culi qiiis (liimau'râvit ? et les Jours du monde, (|ui les a comptés?
Altitiidinom cœli. et lalitudincm tcira', jot, 3s, 4, 37. La hauteur du ci».•!, et rt'teiidue de la
[terre,
(>t piOfïindum abvssi quis diniénsus et le prol'oiul de l'al»inie. qui les a me-
[est? [surés?
'--"• La sagesse de Dieu, hupielle précède toutes
' itrcocedrntem omnia
•'
^^• *^'
Sapiéntiaiii lici
[(juis investigâvif/ [choses, qui l'a pénétrée?
'
Prior ouiiiiuiii creâta est sapiéatia. Prov.s, 22-30. ''
Avant toutes choses a été créée la sagesse,
et intelléctiis prudéntia* ab ;evo. et rintelligence de la prudence est dès les
[siècles.
" Fons sa])i(''ntia• vci-biun Dei in excéisis, "^coj Vf ' •'
La source de la sagesse est le Verbe de Dieu
p<. us,' 75. [dans k'S cieux.
et ingréssus iliius mandata a-trrna. et ses voies sont les commandements éter-
[nels.
•^
Radix sapiéntiaî ciii reveiàta est, ei pro- ''
La racine de la sagesse, à qui a-t-elle été
i'unfiit;ks.
[révélée,
et astutias iliius quis agnOA'if? Bar. 3, 1... et son habileté, qui Ta connue?
"
Disciplina sapiéntia? oui reveh'ita est, "
La conduite de la sagesse, a qui a-t-elle été
[et manifesti'ita'? [n'-vélée et manifestée?
et multiplicationem ingréssus iliius et la muitiiiHcité de ses voies, qui l'a com-

[quis intelléxit? [prise ?

" Unus est altissimus Creator omnipo- ez. 1, 20. ^ 11 n'y a (jne le Très-Haut Créateur tout-
^P• '•
[tens,
•*•
[puissant
et Rex potens, et metuéndus nimis, et Roi puissant et infiniment redoutable,
sedens super tlironum iliius. et dumi- assis sur son trône, le Dieu dominateur.
[nans Deus.
" Ipse creâvit illam in Spii'itu sancto. •'^ap, 11, 21. 5 Lui-même l'a créée dans l'Esprit-Saint,
et.viditjCt dinumerâvit, et mensus est. l'a vue, l'a nombrée et mesurée.
'f Et efllYidit illani super omnia opéra sua, '(• Et il l'a répandue sur toutes ses œuvres
et sui)er oumem carnem seciindum da- r.™. g, 12. et sur toute chair, selon le don qu'il en a
[tumsuum, iÎ^p!;-i,1; ;•,. [fait ;

etpri^buit illam dilif;éntiiMis se. or. il donnée à ceux qui l'aiment.


l'a

•' Timor Dômini gloria, et aloriâtio, ..•""""*. " La crainte du Seigneur est une gloire,
Uei. [un sujet de se glorifier,
et laititia. et corona exultatiiuiis. Deut. 1, u. une joie et une couronne d'exultation.
12 Timor Domini delectabit (. ^*^"'' ''' '-'
La crainte du Seigneur réjouira le cœur:
et dabit laditiam. et gaudinm. et Ion- p^ 30 elle donnera l'allégresse, le contentement
,,
[gitiidinem diérum. ,. 3,1. 2,
[et la longueur des jours.
13 Timénti Dominum bene erit in extré- 1^ ;
10, 27. 1•' celui qui craint le Seigneur, bien sera
[mis, [dans se!: derniers moments;
et in die defuuctii'mis sua• benedicétui•. et au jour di• son décès il sera béni.

1'^'''
:. — Divers
la conduite de la Yîe, l-XLll. 14.
i»récei»les puur ses (astutias). Dans le grec, ainsi
ce mot est eni]tloyù en bonne part, ici, comme dans
plusieurs autres passages.
que dans le latin,

1. 1-10. Origine et éloge de la sagesse. 8. Son trône; c'est-à-dire le trône de Dieu, comme
4. L' inleUUjcnce de la prudence. Celte expression porte le grec, et non celui de la sagesse.
é(|uivaat Vintelligence prudente, et désigne la sa- 11-32. Éloge de la crainte de Dieu.
gesse. —
Dès les siùcles{ab œvo). Cf. ProverOeti, vin, 2-2. 12. Longueur des jours; liébraïsme, pour longs
1). Son habileté; littéralement ses artifices, ses ru- jours; c'est-à-dire longue vie .
12 Ecclesiasticus, , 14-31.

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. l»raecepta de bono regfimine TÎtse (I-XL•!!, 14=).

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14-15* A'B'Dx (t
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16. (1. AD: (1.

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(pr. (f A^) 28.
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m.)

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(A-f)•
(DN: v>W). 23-

13. II sera bini. Septante


A-t iusuper

:
21.

< il
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'* hn

de
c!a,p.

trouvera grâce ».
22.

m.) : (1.

ADN:
31- '-:

Trésors. Septante : « produits ».


*

^\.
30-

32.
:': ')
29. D:
(1.

ii, 15. Nous empruntons ces versets ainsi (|ue le 23. I.a un du verset est empruntée à l'édition du
y. 27 a rcdition du Codex Alexandrinvs. Codex Alexandrinus.
1G. Elle inarche avec les femmes choisies, etc. Sep- 24. Septante « elle a fait pleuvoir (versé à tor-
:

tante : « elle réside avec les hommes dés le ber- rents) la science et la connaissance de la raison ».
ceau du monde et les races lutures croiront en 2C. Manque dans les Septante.
elle ". 27. Cf. v. 11.
l7.-ie. Ces versets ne figurent pas dans les Sep- 28. Celui qui est sans crainte. Septante : « le cœur
tante. injuste ».
20.
Septante " la crainte du Seigneur est la pléni-
:
30. Septante pour un temps,
: •< retiendra ses
il
tude de la sagesse, elle enivre (les hommes) de ses paroles et les lèvres des fidèles publieront sa pru-
Iruits ».
dence ».
2i, Produits. Septante : « choses désirables ». —
.

L'Ecclésiastique, , 14-31. 13

. Préceptes pour la conduite ilc la vie (l-XL•!!, 14).

^
Dili'Ctio l)»'i lioiior;il)ilis .sapii'nti;i. l's. 111, 7. L'amour de Dieu i-sl la .sagesse iliguc dV'tn•
Mat. s:., 34.
[honuic'r.
Qiiibus autciii ;[»•(• in visu, dili- Ceux à qui oUc apparaît en se montrant
[mint oaiii in visi<'>ne, [l'aiment par la vui'
l't in agiiitii'iiii' su<')ruiii. et la counais.sanco de sos i,'randos choses.

Initiuiii sapirnlia•, tinior Dôiuini, Le cumiiii'ucement de la .sagesse est la


[crainti' du Seigneur:
.,,,., Pi. 1 10, 10.
et cuni iKlfliluLS m ,

viilva concroatiis
.

rrov. i, 7; avec les lidèlcs elle est créée dès h; .sein di•

^-* Job, 31, IS.


[leur mère;
(uni f'ii'clis tV-iuinis uraditiii•. .'<:>i'• s, i»--•". cUi'marciic avec les fi.'uimes choisies
l't cuin jiistis et lidolilms agni'>si"itui•. et on la reconnaît dans les justes et les (1-

[dèles.
Tinior Dtdiiini, sciôntiio n-ligiositas. La crainte du Seigneur est la religion de
[la science.

Religiusitas custodiot et justificabit cor, La leligion gardera et justifiera le cœui•,


jucunditâttMn atquo irai'idium daliit. elle lui donnera de l'agrément (,'t de la
r.rcli. 1,I1-U'.
[joie.
Tinirnti Duiuinuia Itone orit, A celui qui craint le Seigneur bien sera,

ot in diébus consununatiônis bo-


iliius et dans les jours de sa consommation il

[nedicétur. ^««"• '• i^•


[sera béni.
Plonitiido sapiontia' est timoré Deum, La plénitudi> de la sagesse
plonitudo
ot ^ a IVuctibiis illin.s. et la plénitude de ses fruits, c'est craindre
GnI. .1, 22.
Job, l's, 2V [Dieu.
Oninoni doniuui iliius implobit a fjene- Elle l'eiuplii'a toute sa maison de .ses pro-
[rationibus, [duits
et rocoptàcula a ihesauris iliius. prov.V.'i\?i9. do ses tré.sors.
et ses celliers
Coruna sapiL-ntiiv, timor Dôniini, i^- sa, o. La couronne de la sagesse est la crainte
[du Seigneur,
replens paceni, et sah'itis t'rui-tuin : complétant la paix et le fruit du salut;
et vidit, et dinumerâvit oam : et elle l'a vue et elle Ta énumérée :

l'itraque auteni sunt dona Dei. or l'une et l'autre .sont des dons de Dieu.
Sciéntiam, et intelléctuni prudéntia? La sagesse partagera la science et la In-
[sapiontia compartiétur : [mière de la prudence ;
.Sap. 7, 27-28.
et glûriaiH tenéntium se. exaltât. et elle exalte la gloire de ceux qui la con-
[servent.
Radix sapiéutiie est tiniére Doniinum La racine sagesse est craindre le
tle la
[Seigneur;
et rami iliius long-;yvi. et .ses rameaux sont de longue durc-c.
b^,. 3 ^^
In thesauris sapiéntiie intolléctus, et Dans les trésors do la sagesse est l'intelli-
[sciéntiiB religiùsitas : [gence, et la religion de la science r
execrâtio autempeccatûribus .sapiéntia. mais c'est un objet d'exécration pour h^s.
ipécheure ([ue la sagesse.
Timor Di'naini ('.\)•11 prccàtuni : rrov. s, m. La crainte du Seigneur cha.sse le péché;
nam qui sine timoré est, non pûterit car celui qui est sans crainte no pourra
[.justificàri : [être justifié;
iraci'india enim animositi'itis iliius, r.-*. 13, .'.; car l'emportement de son animositéest sa
[subvôrsio iliius est. *•^'
-• [ruine.
Usquc in tempus sustin(''l)it *pâtiens, '" •""•e Jusqu'à un certain temps .souffrira
Oei sa-
liienlia. iV/wmme i)atieut,.
et postea l'odditio jucunditâtis. Eccie. 3, 4. et après cela la joie lui .sera n-ndue.
Bonus sensus usque in tempus abscon- J^^
''^^ '1; L'homme de bon sens renfermera en lui
[dt't vorba iliius, [ses paroles jusqu'à un certain temps,
et labia multorum enarrâbunt sensum et les lèvres d'un grand nombre raconte-
[iliius. [rout sa prudence.
in thesauris sapiéntiai sip:nificatiodis- Dans les trésors de la sagesse est l'exprcs-
[ciplina- :
[sion de la science;

lu. Elle est des le sein de leur mère. I,a crainte


créi'e grande abondance.
de Dieu et sagesse sont des dons de Dieu reçus à 23. L'une et l'autre, la sagesse et la crainte de
l'état
17. La
la
de vertus inliiscs.
religion de la science:
ligieuse. Sans la crainte de Dieu, la science n'a rien
pour la science re-
Dieu.
2i.
note, p.
Partagera. En grec
1-2.
: • a fait pleuvoir
.

». •
,. . ,

la

(jue de prolane, de froid et de stérile. HO. Jusqu'à un certain temps. .lusqu a ce qu il

•2U. La plénitude de la sagesse: c'est-à-dire la sa- plaise a Dieu de le délivrer.


gesse parfaite, consommée, et ses fruits parfaits. M. L'homme de bon sens renfermera en lut ses
L'expression a fructibus tient lieu du génitif /Vuc- paroles. Le silence est considéré, chez les Orien-
tuuni. taux, comme une vertu et une niart|uc de hou
a. Complétant...; donnant pleinement, avec une sens.
14 Ecclesiasticus, , 32 — II, 7.

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l»raîcepta de bouo regfimine vitae (I-XL•!!, 14).

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33. Seplanle : « désircs-lu la sagesse? garde les n'est pas dans les Septante.
commandements el le Seigneur te la donnera ". î2. Incline ton oreille et reçois les paroles d'in-
3.";. El
remplira les trésors de
il celui {qui les telligence n'est pas dans les Septante.
possède) n'est i)as dans les Septante. 3. Septante < attache-toi à lui et ne t'éloigne jias
:

S""•. Septante : « el veille sur tes lèvres ». afin que tu croisses à tes derniers moments ».
38^ Veille sur elles. Septante ne t'élèvc pas ». : <c
4. Et dans la douleur, supporte n'est pas dans
40". Septante « parce que tu ne t'es pas approclié
:
les Septante.
de la crainte du Seigneur >.. Et de tromperie n'est — 5. Et l'argent n'est pas dans les Septante.
pas dans les Septante. &>. Septante : « dirige tes voies vers lui et espère
II. 1. Sois ferme dans la justice el dans la crainte en lui ». — G" n'est pas dans les Septante.
L'Ecclésiastique, , 32 — II, 7.

1. •ri'ceptes* pour la conduite «le In vie (l-XL•!!, 14:).

:- ('\0('r;'itio aiitcm nci-calori, ciilluia l)«'i.

cou-
'-

'
mais

Mon
c'est
[pécheur
lils, dt''sii'aiit
(
un objet d'e.\écraliou pour
le
ardemment
culte Dieu.
d(î
la sagesse,
le

:':i
Fili concupiscons sapic'-ntiani, ^,','•^"'•,,

[si'Tva justitiaiii, v-.'w\i7. [conserve la justice,

ot DiMis ])i'a'l)«''bit illam tibi. <'t liieu te la doiUH'ra.


p,. us, m.
et diseipliiia tiiuor !")<')- rroT.^iv ^ Car la .sagesse et lasci(,'iico sont lacraintr
'
Sanii'iilia t'iiiiii

[iiiini :
[du Soigneui•:
et qiiod l)('ii('iil;iiMtiiiii est illi, ''^ lidos, et coipii lui l'St agréable, •'•'
c'est la foi et

[(>t inansuotûdo, j„,.. 3_ ,3


[la douceur,
et remiilira le'S trésors di' celui qui les
et adiinplébit tlicsarnos illiiis. il

[possède.
•'••'•
No sis incredibilis tiiiun'i It«'iiiiini : |.„ s• <'»«•'«
'''•
Xi' sois i)as inci-édule à la crainte du
h>|(oci-i»ï'<- [Seigneui•,

ot no accossoris ad ilhiiu duplioi cor<l(•. j.^


l't ne t'approclii' pas de lui avec un cœur
i,_
[double.
'*'
No fi'ioris liypôci-ita in coiispi-ctu hôuii- pe. 5, 7.
•'
Ne sois pas Inpocrite devant les hommes,
[nuni, J^-_%_'^•
et non scandalizoris in hibiis tiiis. et <iuo tes lèvres ne te soient pas un sujet
[de scandal•'.
''^
Attende in illis, no forte cadas
'''^
Veille sur elles, de peur que tu ne tombes
loc. 12, 1.

et addûcas âninuotuaî inhonoratiuneni, J"•». 3«, 13. et que tu n'attires sur ton àme le déshoii-
[nour:
39 et revélet Dons al)sconsa tua, Job, 8, 13.
"••'
et que Dieu ne révèle les choses cachées
Luc. 16, 15. [en toi.
Trov. 3, 33.
synagugas elidat te
et in niédio :
et qu'au milieu de l'assemblée il ne te brise:
0 *" jiarce que tu t'es approché méchamment
quoniam accessisti maligne ad Donii-
[num, i^du Seigneur,
plénum est dolo et iailâcia. et que ton cn'ur est plein d'artifice et de
et cor tuuni
[tromperie.

II. 1 Fili accédons ad servitutemDei, Kerench. II. 1 Mon fils, entrant au service de Dieu,
Icntatio.
. . ,,..
sta in justitia, et tmioro,
. ,. .
sois ferme dans la justice et dans la crainte,
et prœpara âniniani tuam ad tontatio- Mat. 4, 1-2. l't prépare ton àme à la tentation.
[nem. - ""• ^, i-'•

- Déprime cor tuum. et si'istine :


- Humilie ton cœur et attends patiemment :

inclina aurein tuam, et suscipe vorba -^f-i^A'- incline ton oreille et reçois les paroles d'in-
./ ,, Is. 28, 16.
,
[tolligence:
[intellectus :

et ne fostinos in témpore obductionis. et ne te hâte point au temps do l'obscur-


[cissement.
3 Sustine sustentationos Doi :
' Supporte les délais de Dieu,
conjungere Doo, et sustine, unis-toi à Dieu, et attends patiemment,
afin (pie ta vie s'accroisse au dernier mo-
1 Cor. lU,
ut croscat in novissimo vita tua. 12, 13.
[i7ient.

^ Omne, ((uod tibi applicituiu IVierit, âc-


i Tout ce (jui r'arrivora de fâcheux, accepte-
île:
[cipo :

et indol('ire sustine.
Job, 2, 10.
et dans la douleur, supporte;
et in liumilitâte tua patiéntiam habe et dans ton humiliation, aie patience;
•'
quoniam in igné probâtur aurum et
:

^^-;^'^
• car par le feu 8'('•
l'or et l'argent;

[argéntum,
hûmines vero receptibiles in camino mais les hommes
doivent passer par lo
[humiliationis. [fourneau de l'humiliation.
*'
Crcde Dec, et recuperâbit te :
« Crois en Dieu et il te recevra;
viam tuam, etsp(>ra in illum.
et dirige Pe.90, i-ie. dirige bien ta voie, et espère en lui.
Hebr. 12, 2s.
Serva timorem illius, et in illo vête- Conserve sa crainte, et y vieillis.

[rasce.
' Metuéntos Dôminum sustinéte mise-
'
Vous (jui craignez le Soigneur, attendez
^'JfèO'"
[ric()rdiam ejus :
[patiemment sa miséricorde,

32. Le culte de Dieu, synonyme de sagesse. Remèdes contre les tentations.


II. I-O.
33-40. La sagesse s'acquiert j)ar la justice. De l'obscurcissement; ou de l'obscurité. Les
•2.

anciens Hébreux exprimaient par ces mots jes dis-

,
33. Te la donnera, c'est-à-dire la sagesse.
37. Un
sujet de scandale, par des discours indis- grâces, calamités, l'adversité, en gênerai les
les
crets et inconsidérés. maux que Dieu envoie aux hommes. C est aussi le
38. Veille sur elles. Le grec est différent, voir sens qu'a dans un certain nombre de passages bi-
p. U. bliques le mol grec qui correspond au la-
39. Que Eltieic ne révèle les choses cachées en loi. tin obductio, et qui signifie proprement
laciion d a-
Ce sera le châtiment du pécheur au jour du juge- mener, d'apporter, de faire venir. (Glaire).
ment, de voir ses crimes cachés révélés au grand --23. Exhortation à la crainte de Dieu.
7. Attendez patiemment; comptez sur sa
jour. Cf. Corinthiens, iv, 5. miscri-
16 Ecclesiasticus, II, 8-20.

•/.at ?] /.',
.
.
i'vu
l»raecepta tle bono re^imîne

),
TÎtse (I-XL•!!, 14=).

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y.vQior,

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(p. i',\.

9• DNf (a. (scc. D* .)


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111.) t (in f.) 16• (a. (a.
()ooii /lietu . 18• *: .
). .
(1. |.
10* |{. 11: (sec. m.)
. Nt (a. ^,') . :{. (seo.
:

m.) A-f (a.


19. (seC.
20. î<
m.) D:
(sec. 111.) :
D{<*

)•". Septante en ses biens et en la joie


: « espère/, duas vias non habebit successiis. Porro ingredi dicl-
de l'élernilé et miséricorde ». de la
tur duabus vus, vel duas vias, qui servire se jmtat
M). Ce verset n'est pas dans les Septante.
duobus dominis, quod Dominus in Evangelio tes-
13". Septante « il remettra les péchés et il
:
sau- tatur impossibile esse. Matth., vi, 24» (Estius).
vera au temps de la tribulation ..
m. Septante « malheur au cœur négligent parce
:

l'i\ Septante «malheur aux cœurs faibles et aux


:
qu'il manque de foi, aussi il ne sera point abrité •.
mains néglisentes Qui marche sur la terre.
.. — 16" n'est pas dans les Septante.
• lllud lerram, in grœco non habetur. Similis qux- Septante
20. Ils sanctifieront. : « ils humilieront »..
dam scntuntia habetur cap., y. seq. 28. Cor ingrediens
L'Ecclésiastique, II, 8-20. 17
. I*roft>i>t*'i^ !>*>' 1^1 conduite de 1» vie (1-Xdl, H).

et 110)1 dcllcctiitis ab illo ne cadàtis. clne vous détournez pas de lui, de peur
[que vous ne tombiez.
« Qui timrtis Doiuiniim. crnlit.• illi :
^«^"af'ie!''
>*
Vous qui craignez le Seigneur, croyez <•
[lui,
. ., Mat .'., 12.
ot
,

non evaciiabitur uiorccs


,
\ostra. i cor. 3, s. et votre récompense ne sera pas anéantie.
9 Qui timétis l)(>niimini, sperato in illuni :
'>
Vous qui craignez le Seigneur, espérez <mi
[lui,

ot in oiilt'ctatiunem véniet vobis mise- Pî. 93, is-io; et sa miséricorde vous viendra en joie.
-'•*• "•
[ricortiia.
"^ Qui liinétis Dûminum, diligite illuni, Eccie. 12, is. 10 Vous qui craignez le Seigneur, aimez-le,
le. se, s.
et illuminabûntur corda vostra. et vosciuurs seront illuminés.
" Uespicite l'ilii natiûnos huminuni :
" Considérez, mes enfants, les générations
[des hommes,
ot scitote quia nuUus sporâvit in Do- Rom. s, 3. et sachez que nul n'a espéré dans le Sei-
^'-^^• '•
[gneur, et n'a été confondu.
[niino, ot contïisus est.
'- Quis enim pcrmansit in niaiulàtisejus, b^uL".
1- Car, ipii a persévéré dans ses cornmandi•-
[et derclictus est? p,. 30, 1.
[ments, et a été abandonné?
aut (juis invocàvit euin, et dcspéxit il- oeut. 13,4. (]U qui l'a invoqué, et a été par lui mé-
î'• •"• •'•
[lum ? [prisé?
Ps. SO, s.
•'
Quôniam pins et iniséricorscst Dous, 1- Parce que Dieu compatissant et miséri-
est
[cordieux :

2 Pftr. 30, 9.
et remittet in die tribulationis pec- et (pril remettra les péchés au jour de la
T"^•
•ob. 3.
'• 13. '' [tribulalion.
[câta Ps.
:
9, 10.

ot protéctor est omnibus exquiréntibus et qu'il est le [)iOtecteur de tous ceux qui
reclierclient dans la vérité.
'* Vœ •nfeiix
corde, et labiis scelésti.?, peecator.
di'iplici
' '
[se in veritate.
1^ Malheur ///
[le
double de coHir, auxlé-
aux mains criminelles
[et mànibus malelaciéntibus, 3 iieg. is. 21. [vres [)erverses et
ot peccatori terram ingrediénti duâ- o^.Vo 2^' et au pécheur qui marche sur la terre par
[bus vus. 2Iat". 6,' 24. [deux voies.
^•> Vaî dissoli'itis corde, qui non credunt 1•^ Malheur à ceux qui, manquant de cœur,
[DeO : Mat. 13, 1.=.. [ne croient pas en Dieu ;

et ideo non protegéntur ab eo.


"*'' '' ^'
et c'est pour cela qu'ils ne seront pas pro-
[tégés par lui.
"5 Va; his, qui perdidérunt sustinénliam Hebr. 10, 35.
ic Malheur à ceux qui ont perdu la patience,
;. ...
et qui dereliquérunt vias rectas,
et diverterunt in viaspravas.
'
J''^- „1•
ProT. 28,
^•
18,
et qui ont abandonné les voies droites,
et se sont détournés dans des voies mau-
Job, 31, 14. [vaises.
Et que feront-ils, lorsque le Seigneur com-
^^' 1'
'^ Et quid lacienl, cum inspicero coèpcrit ' ^*"^' ^'

[Doniinus? [mencera à examiner toutes choses?


•» Qui timent Dûminum, non orunt in- fciu qui 18 Ceux qui craignent le Seigneur ne seront
[credibiles vorbo illius [pas incrédules à sa parole;
ùeum*. :

et qui diligunt illum, conservâbunt et ceux qui l'aiment garderont sa voie.


[viam illius. ^'J^'J;!^;
'•' Qui timent Dûminum. inquirent quie 19 Ceux qui craignent le Seigneur recherche-
i^bencplâcita sunt ei :
[ront ce qui lui est agréable,
et qui diligunt eum, replebuntur loge ^^/'i''' et ceux qui l'aiment seront remplis de sa
[ipsiuS. Rom. 12, 2. [loi.
"" Qui liment Dûminum, prœparabunt -0 Ceux qui craignent le Seigneur prépare-
[corda .sua, [ront leur cœur,
et in conspéetu illius .sanctillcàbunt àni- lrv. 20, s. et en .sa présence ils .sanctifieront leurs
r
[mas suas.
.
Ap.
^3, fi.
22, 11.
[âmes

corde. — De peur que vous ne tombiez dans le i)é- nous délaisse jamais le premier.
clié. 14. Double de cœur, c'est-a-dire (|ui a de la dupli-
s. Croyez en lui; ayez foi en sa miséricorde. cité dans le cœur. — Qw* marche sur la terre par
10. Aimez-le, et vos cœurs seront illuminés. Les deux voies. Nul ne peut servir deux maîtres.
lumières de la foi sont la conséquence de la prati- iV,. Manciuant de cttur, d'intelligence. Employée
(jue des commandements et de la pureté de la vie. dans le même sens que dans le livre des Prowerôej.
il. Sachez r/ue nul n'a espcré dans le Seigneur, et cette expression s'applique aux insensés.
n'a été confondu. « Le Seigneur lui-même daigne lu. Qui ont perdu la patience; qui ont perdu con-
se vanter solennellement de sa fidélité. Il appelle fiance dans le secours de Dieu qui tardait à se mon-
sans cesse l'attenllon de sescrcatures surce point, de trer. , .

peur quelles ne l'apprécient |)as à sa juste valeur. 47. Examiner, pour les.iuger.
Son extrême compassion pour nous fait qu'il insiste 18 Ne seront pas incrédules;
auront confiance en
sur celle de ses perfections qui Invite lei)lus notre la Providence ; contre-partie
de ceux qui ont perdu
confiance .. Faber, Conférences spirituelles, Con- patience. ,

Jiance. 20. Prépareront leur cccur, par la pratu|ue des


Qui a persévéré..., et a recommandées plus haut.
i-2. été abandonné? Dieu ne vertus
BIBLE POLYGLOTTE. — T. Y.
18 Ecclesiasticus, II, 22 — III, 9.

^^ "& ^',, . Praecepta de boiio regimine i^ta; (I-XL•!!, 14).

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III. ^ " ^. ,-
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Î1)JÏ< 11513 6 ,
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6•
21* ABDX. 22. A-t

(A^f).
i*
D: en\

9• A--]- (in f.)


H (sec.
ABDN. 4.

(sec.
in.)
k\)H.•.

xat.
t

8•

m.) *
.
(in.)

.
(a.

A^BDn* 6
èv
,.
) .
.—
5.
23. D:

AD*

(A- uncis includit).


10- A': ^'
^<-
(pr.) o.

21. Le verset :2l de la Vulgate n'est pas dans les a revêtus de force, et il les a faits à son image ». Cf.
Septante. y. 2 et 3 dans la Vulgate.
Disant ; Si nous ne j disons pas pénitence n'est
22. 4. Celui qui aime Dieu, l'invoquera pour ses pé-
pas dans les Septante. « Illud non est in grfeco, dit chés. Septante « celui qui honore (son) père sera
:

Grotius, et sensus potius videtur esse Melius erit : puriOé des péchés ». —
S'en préservera à l'avenir,
ut incidamus in manus Dei, quam in 7nanus ho- et dans sa prière de chaque jour il sera exaucé n'est
minum, quia scilicet, ut sequitur, Deus est miseri- pas dans les Septante.
cors, homines s;v;pe inmiisericordes quare potius : 7. (H. 6). Ici commence le premier fragment du texte
l'eramusDei patcrnas castigationes, quani mereamur hébreu, m, 6 —xvi, 26. Pour les notes critiques et le
in manus hostium tradi ». détail des divergences des chapitres m, 7 (())-xvi, 20,
voir à la fin du volume.
1. Ce verset n'est pas dans les Septante.
III. En toute patience n'est ni dans l'iiébreu
0. (H. 8).
Écoutez le jugement de votre père. Septante
2. : ni dans les Septante.
• écoutez votre père ». 10. Et que sa bénédiction y demeure jusqu'au
. El cherchant avec soin n'est pas dans les Sep- dernier jour n'est ni dans l'hébreu ni dans les Sep-
tante. Les Septante ont en plus « de leur côté il les
: tante.
L'Ecclésiastique, II, 21— III, 11. 19
. l'rérepte.H pour la conduite «le lu vie (-^, 1-1:).

I
Qui tiiiietil Di-iniiiiiiii, ciistutliiiut iiiaii- jjj,^
,'"'
\i
-' Ceux qui craigm-nt le Seigneur gardent ses
[diitaillius, [coniiiiandenients,
et patit'iitiaiu liabébunt us(|ut' ad iii- et il.s auront patience jusqu'à ce qu'il les
[spoctii'inciii illiiis, [regarde,
-- ilict'iitos : Si luniitcMitiaiii
'
non c^oTi- s H'-k- si. n. -"-'
disant : ••
Si nous ne faisons jKMiitence.
Hebc. m, -11.
imis,
incidoiuns in niaïuis >«. nous tomberons dans les mains du Seigneur,
et non in nianus honiinuni. et non dans les mains des hommes ».
'-'
'-"
Socundnni cnini na^'nitMdineul ipsius, '^""Îi^î""
Car, .selon qu'est .sa grandeur,
sic et iniscrii'ordia illius cinn ipso est. '
sep. ii. S4. de in(>me est aussi en lui sa miséricorde.
Luc. 1, '.(I.

III. ' Filii sapiëntiie, occIrsiajustKinni: Honor p,,. II. ' Les fils de
sagesse sont l'assemblé-e
la
renluni. [des justes;
ft nàtio illiirnin, obi'dirntia. et diléctio. et leur nation est obéissance et amour.
Î"p;t!\','u.
-'
.liidicinni patris auilitr l'iiii, Coi. i, is. - Fils, écoutez le jugement de votre père,
et sic faoito ut salvi sitis. oeut- 5.1«• et observez-le de telle sorte que vous soyez
ProT. Î8, 7 ;
1,8. [sauvés.
' Car Dieu a honoré
•'
Di'uscnini honoravit pativni in filiis: eocH. 7, !9. père dans les fils, le
^ob. 4, 3.
ot judiciuni inatiis oxcpiirens, lirniâvit et cherchant avec soin le jugement delà
;in lïlios. [mère, il l'a afl'ermi sur les fils.
' Qui diiiirit Douni, exorabit pro pocca- ^^^' ^"',''' * Celui qui aime Dieu, l'invoquera pour ses
[tis, [péchés,
et continébit se ab illis, s'en préservera l'avenir,
et in oratiune diéruni exaudiétur. et dans sa prière de chaque jour il sera
[exaucé.
•'•
Et sicut qui thesaurizat.
ecciï. 3,16-17. ^ Et comme est celui ((ui thésaurise,
ita et qui honorificat niatrem suam. ainsi est celui qui honore sa mère.
•^
Qui honorât patrem suuni, jucundàbi- ^^'^"ju'/,'•
''
Celui qui lionore son père trouvera la joie
[tur in filiis, [dans ses fils,
et in die orationis suœ exaudiétur. et au jour de sa prière il sera exaucé.
'•
"
Qui honorât patrem suuni, vita vivet Ion- ^^^• *'• '
Celui qui honon^ son père vivra d'une lon-
[giore : [gue vie;
et qui obédit patri. refrigerâbit ma- et celui qui obéit à son père fera la conso-
[trem. [lation de sa mère.
^"^"^" '^' '''
^
Qui timot Dominum honorât parentes, s
Celui qui craint le Seigneur honore son
[père et sa mère,
et quasi duminis sérviet his, qui se ge- et il servira comme ses maîtres ceux qui
[nuérunt. le jour. [lui ont donné
* In opère et sermone, et omni patiéntia ex. 20, 12. 9 En œuvres, en paroles et en toute patience,
[honora patrem tuum, °f°f•
j':
'^^•
[honore ton père,
'" ut supervéniat tibi benedictio ab eo, Marc. 7,'iti. afin tjue vienne de lui sur toi la bénédic-
Gen. Î7. S9 ;
[tion,
49 25-26.
et lienedictio iUius in novissimo mâ- et que sa bénédiction y demeure jusqu'au
[neat. [dernier jour.
" Benedictio patris llrmat domos HHu- Gen. »7
27, " La bénédiction du père affermit les mai-
[ru m : ^»• - [sons des fils ;

maledictio autem matris eradicat l'un- et la malédiction de la mère les renverse


[daménta. [jusqu'aux fondements.

reganle d'un n'il de 1>•>1•


ii. Jitsfju'a ce qu'il les corde aussi à la nicre l'autorité, la |iuissance de
et de faveur; liltcralement ji/s^M'à son inspection. commander, de réprimer et de punir. D'où il suit
il. Selon qu'est sa grandeur...; c'est-à-dire que que les parents le représentent sur la terre à l'égard
sa miséricorde n'est pas inférieure à son infinie des enfants, et (ju'ils sont les dépositaires de son
srandeur. autorité supérieure sur eux (Glaire).
6. Trouvera la joie ilans ses fils, par un juste re-
III. 1-18. Devoirs des enfants envers leurs parents tour. C'est une vérité d'expérience quotidienne que
et bénédictions qui sont accordées à ceux qui Jes souvent les enfants traitent leurs parents comme
pratiquent fidrlement. ceux-ci ont traité les leurs.
1. Leur nation [nalio illorum): c'est-à-dire la na- 7. Une longue vie. Voir la note sur Exode, xx, lî.
tion que ces lils de la sagesse composent. ii.La bénédiction du père affermit les maisons.
2. 3. Le jugement les préceptes, les avis, les con-
,• Curieuse différence entre le père et la mère!
seils. Comme la tendresse maternelle est toujours prête à
3. A honoré le père dans les fils; en voulant que l)énir l'enfant, quel qu'il soit. Dieu n'a pas voulu at-
les fils rendent à leur père l'honneur, le respect, tacher la prospérité a toutes les liéncdictions de la
fobeissance, etc., <|ui lui sont dus. Cherchant — mère il l'a réservée aux prières du père, dont l'a-
:

avec soin {exquirens); ce participe, en vertu d'un mour est plus juste et plus éclairé; mais il n'a pas
hi'braîsme, dont nous avons parlé plus haut, devient craint d'attacher la ruine à la malédiction mater-
un adverbe qualilicatif du verbe suivant ilaaffermi, nelle, bien sûr que l'enfant qui lorce sa mère à le
en sorte ([ae le sens est Dieu a alTerini le plus soi-
: maudire mérite de périr misérablement » (Saint-
sneusemenl le jugement de la mère. Ainsi Dieu ac- Marc Girardin).
20 Ecclesiasticus, III, 10-23.
.
, Priecepta «le boiio reja^iiuine vitie (I-XL•!!, 14).

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soulietis la vieillesse de ton père.


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9.
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23- A-^f*

liaque parentum irridere. (Bible de A'atable).


(.
22.
21• A''Dî<:
(seC. m.)
et
: (1.

(ill

lili, dit saint Ambroise, quantum tibi sumis judi- 10• Ce verset n'est ni dans l'hébreu ni dans les
cium, si non
pascas parentem! Illi debes quod Septante•
habes, qui debes quod es ». In Luc, viii, 7. li). (H. 17). Accomplis tes œuvres avec douceur. «Po-
\'.\. Si son esprit lui fait défaut, supporte-le. « Pa- pulans et grata est omnibus bonitas, dit saint Am-
trcm dicil, cum in seneetule eum sensus déficit ac l)roise, niliilque quod tam facile illabatur humanis
destiluit; quod accidit plerisque infirniilale ajtatis sensibus. Et si mansuetudine niorum ac facilitate,
decrepita;, atque omnibus viril)us destiluia-. Tum lum moderatione pra-cepli et affabilitate sermonis.
cnim vilio œtatis repuerascunt; liane a'tatis imbe- verborum honore, patientique sermonum vice, rao-
cillitaleni ac deformitatem liberi Terre ac regere destiaqueadjuveturgratia, incredihile quantum pro-
debent, nec in llore iEtatis suœ ac robore vitia deli- cedit ad cumulum dilectionis ». De Offic., II, vu, 20.
L'Ecclésiastique, III, 12-24. 21

. Préceptes pour la ooiidiiite de la TÎe (I-XL<11» 1-4).

'- i-onluiiu'li;i patris tui "''"''• -- 1- Ne tt' glorilie pas de l'ignominii» di' ton
Ni' j:lorii.-i-is in :

[père;

gloria, ojus conlïisio car ce n'est pas pour toi une gloire qut> sa
non iMiini est til)i :

1- pluria cnini Ii«'Mnini.s (W lionoro patris


[siii,
rrov. u.


b. i^î
car la gloiri• ( bomm(>
de son père;
[ncui•
[contusion
vient de l'iion-
;

et c'est le qu'un \^i•v'


tléshouneur d'un lils
(>t (ii'docn.s lilii pater sine hom'irt».
[sans honneur.
'* Fili. siisi-ipo sciKM-lani patris tni.
ivov. ï.i, si. '^ Mon fils, soutiens la vieillesse de ton père,
coiilristes cnni in vita illius et ne le centriste pas durant sa vie;
ot non :

i'• sensu, vriiiani thu i Tim. .-., ir.


1- et si son esprit lui l'ait défaut, supporte-l•'
et si (loiV'i-crit
ot ne sp(M'nas cnni in virtiitc tna :
et ne le méprise pas dans ta force;

olecmosyna cnini patris non erit in car ta charité envers ton père ne sera pas
[en oubli.
[obliviijne.
' Nam pro poccâto niatris rostiturtur tibi
"'
Car avoir supporté les défauts de ta
i)OUi•
[mère, il te sera donné une récompense,
'"
et in Justitia a^dilicâbitnr til)i,
[bon m,
., s».
''
et dans la justice te sera bâtie une mai-
[Ron,

coninieniorâbitur rct. s. et au jour «le la triliulation on se souvien-


et in (li(>tribnlatiunis i i,

[dra de toi,
[tni :

otsicut in soréno glâcios,solvéntiirpcc- et, comme un jour serein, tes


la glace en
[câta tua. [péchés se fondront.
'« Quam mala' fani;e est, qui derelinquit Lev. 20, 3.
i•-*
Quelle mauvaise réputation a celui qui
. . ,,\, Deut. Ï7, ir>.
[abandonne son père
Lpatrom :
p^ov. 30, . !

maledictus a Dec, qui exaspérât rt il est maudit de Dieu, celui qui exaspère
et est
[niatreni.
[sa mère.
•'•'
Fili, in niansueti'idine opéra tua pér- Mo<i<-stia
'" .Mon fils, accomplis tes œuvres avec dou-
•«"'>»•"•• [ceur,
[fice,

et super huminuni glTiriani diligéris. l't lu S(M-as encore plus aimé que glorifié
:Mat/ii,' 2••.
[par les hommes.
-f Quanto masnus es, humilia te in ômni- phu. 2, 3.
•-^1
Plus tu es grand, plus liumilie-toi <• toutes
[choses,
[bus, ]^:i:^-
etcorani Deo invenies gratiani : et devant Dieu tu trouveras grâce :

parce que la grande puissance appartient


''
-' quoniam magna poténtia Dei solius, "%|3 21

[à Dieu seul;

et ab humilibus honorâtur. et c'est par les humbles qu'il est honoré.


-- Altiora te ne quœsieris, contra cu- 2••^
Les choses qui sont au-dessus de toi, ne
riouilnleni. [les cherche pas,

et fortiora te ne scrutâtus fueris : |^^• 3": et celles qui sont au-dessus de tes forces,
j-J";

13, 3. [ne les scrute pas ;

sed qua3 praecépit tibi Deus, illa crigita mais celles que Dieu fa commandées, pen-
[semper, [ses-y toujours;
et in pluribus opéribus ejus ne fueris et dans plusieurs de ses ouvrages ne sois

[curiosus ; [pas curieux.


-3 non est enim tibi necessâriuni, j^ct. 1^,
e.^ - Car il ne t'est pas nécessaire
ea quae abscondita sunt, vidére oculis luc' i.'ss.' de voir de tes yeux ce qui est caché.
[tuis.
-* In supervâcuis
'
rébus noli scrutâri niul- „ ,„ ,,
-''
Dans les choses inutiles, garde-toi descru-
,, Dent. IS, 10.
[ter nombre de fois
^ . .
:
[tipnciter, Mut. 7, 3.

et in pk'ii'ibus opéribus ejus non oris * ''^''**'-''^'•


et dans plusieurs de ses ouvrages ne sois
[curiosus. [pas curieux .

12. De l'ignominie de ton pérc. .Vllusion à la l'j-21. Douceur et humilité.


faute de Chani, Genèse, ix, 22. 19. Tu seras encore...; littéralement au-de.'fsus
15. Si soti esprit lui fait défaut, supporte-le, d'au- de la gloire des hommes tu seras aimé; lu l'attireras
tant que cet allaiblissement est souvent le résultat l'estime des hommes, mais surtout leur amour.
des fatigues (ju'il s'est imposées pour le bien de ses 20. Plus tu es grand, plus humilie-toi. Toute ^'ran-
enfants. deur vient de Dieu; plus il nous en a dniuié. plus
16. Pour avoir supporte les défauts. .. L'enfant ne nous devons le re(;onnaitre et lui en reudre hom-
doit pas honorer ses parents pour leurs qualités, mage par l'humilité.
mais a cause de leur litre de père ou de nièro que 22-2«. Il faut éviter la curiosité qui nous porte a
leurs défauts ne peuvent leur enlever. scruter ce qui est au-dessus de nous.
17. Dfiîi.s la justice: selon d'autres, a cause de la 22. Ne les scrute pas. L'élude téméraire et pure-
justice. —
Te sera bâtie une maison. Dans le style ment curieuse des grands desseins de Dieu est un
de l'Écriture, bâtir une maison à r/uelqu'un, signifie acte d'orgueil que Dieu punit sévèrement. Voir la
proprement lui donner des enfants, une famille note sur Proverbes, xxv. 27.
nom.breuse. Exode, .•2\ Deutéroname, xxv, !i; Rutli, 2'». De .les: c'est-a-dire de Dieu, nomme au y. 22.
IV, 11; 1 Hois, II, '. —
;

On se souviendra de toi; 2i" est la répétition de 2i'^ et ne se trouve dans m


c'est-a-dire Dieu se souviendra. l'Iiebreu ni dans le grec, non plus que
-».
4

22 Ecclesiasticus, 24 — IV, 5.

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III,

. Prœcepta de bono re^iniiiie vitse (l-XL•!!; 14)•

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3.
m.)
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33- D:

(pr.
h^oa. 34-
111.) :

27. (. 26). Le cœur dur sera malheureux


ci la fin. dit-on, parce qu'on en veut bannir le vice et tout ce
. Lecœurdur, dit Sacy, est celui qui, étant tendre sur qui blesse l'honnêteté. Ainsi on veut séparer ce qui
lui-même, est devenu comme de i)icrre à l'égard de
est inséparable; on veut se jeter au milieu d'une
son prochain. Il n'est plus touche ni de la crainte
rivière sans se noyer, au milieu d'un feu sans se
de Dieu, ni des remords de sa conscience, ni de
brûler. Mais enlin Dieu se trouve véritable et l'homme
1 horreur de 1 enfer, ni de la pensée du
paradis 11 a
d autant plus perdu toutes ces choses (lu'il est
menteur. Il aime et cherche le péril au lieu de le
même craindre, s'y abandonne et périt ».
insensihle a cette perte .. —Celui qui aime le
il
28. Ce verset n'est ni dans "l'hébreu ni dans les
péril y ])erira. « Cette dernière parole, prise
abso- Septante.
lument, a un grand sens, dit encore Sacv. La loi nous
30. (H. 28) Et ils nes'en apercevront pas n'est ni
apprend que le monde est plein de pièges et de la
malignité du démon. On ne croit pas cette vérité.
dans l'hébreu ni dans les Septante.
On Ce verset n'est ni dans l'hébreu ni dans les
32.
en cherche les divertissements, mais innocemment,
Septante.
L'Ecclésiastique, III, 25 — IV, 5. ±^
1. l*récei>teN puiir lu coiitluite «le la vie (I-XL•!!, ).
y., pluriiuaenim suiMTScnsmii li.'.iiiimiiu ^[;', ';;•,1,;•
-'
'
Car un tivsgrand nonibrr• de clioses au-
'
ostfMisa siint tibi. •.. s:., «?. [dessus du sens des hommes ont étr- décoii-
l.u.•. Kl, IS.
Mat. 12, \ [verles jiour loi.
-••
MiillOR qiiOMM.• siil>l'l:i"'•''^"'' ^"^I"^'*' ''" ""'•'•'-• -'•
Leurs conjectures aussi en ont séduii
fluniiii, [beaucoup,
el leur .M'ns les a retenus dans la vaniti•.
in vanitut»• (li'tiimil s(Misiis ilir.nuii.
l't
- Le cœur dur sera malheureux à la fin:
^- Corduniinhabébit maie innovissimo :
f^;*,,•;;"
iiuriiiam. et celui qui aime le péril y périra.
et qui aiiiat |iorii-iiluni, in illo i)i>iil)it.
-'*
Le cieur qui marche dans di'ux voies
-'»
Cor iiii;iv.ii.-iis duas vias, non habrljil p',.^;^'*'•,^;
,

[SUrf(''SSUS, 1 Tini. !>,'


\i. [n'aura pas de succès;
ot iiravus coiili' in iliis scandalizàbi- .-,. 2, m. et le pervers de cœur y trouvera une pierre
î' [d'achoppement.
Prov. 11, 20.
-« Cor iKMiuan» gi-avàbitur in dolniibus,
-•' Le en'ui• méchant sera accablé de douleurs.
et le pécheur recommencera à pécher.
et poccâtor ailjiciet ad peoc;'induni.
Rom. 2, s.

"0 Synagoga» snpcrbunini non l'rit sani- pruvil'.•.'


" L'assemblée des superbes .sera sans gué-
[tas : [ ri son :

frutex oniin )>0(V;iti ladirabitur m uns, kcciî. 10. 11. car la tige du péché s'enracinera en eux;
[et non intcllig(-tur. '
^''"•• •'• '^•
[et ils ne s'en apercevront pas.
ai Corsapiéntisintelligiturinsapiéntia. ^„,^;,;„.
'•'
Le cœur du sage se fait comprendre par
[sa sagesse,

et auris bona aiidiet cuni onini conçu- ''"• "^*• '•


et l'oi-eille bonne écoutera
sagesse avec la

[piscéntia sapiéntiam. [la plus vive ardeur.

3-i Sapiens cor et intelligibilo abstincbit so


•'-
Le cœur sage et intelligent s'abstiendra du
[a peccâtis, ^i'}^„. -j, s;•
[péché,
et in oporibus justiti;p succéssus habé- ps. 1, s; et dans les œuvres de justice il aura des
[bit. [succès,
33 Igii'Mu ardt'ntem extinguit aqua, uooa eieo.
'••
L'eau éteint un ardent; l'eu

et eleemôsyna resistit peccâtis "!*')"!'''. : et l'aumône résiste au péché:


3^ (>t Dons piOsiiéctor est ejus qui rodditTob. 4, s-ii ;
••'
car Dieu considère celui qui fait du bien:
[gi-âtiam :
5ial.M'7.
inéniinit ejus in postorum, siat. lo, 42
il souvient dans la suite,
.s'en
;

et in ténipore casus sui invéniot firma- |•^•^;;"^"• et au temps de sa chute, celui-ci trouvera
[niil-ntuni. Lue. lÎ;, -.i. [un appui.

V. '
Fui eleemosynam paûperis ne de- »«" «'•'''-
IV. 1 Mon fils, ne frustre pas le pauvre de
[fraudes,
"^
._ [son aumône,
rrov..3, 2l-2^.
etoculos tuos ne transvertas a paupere. tou. 4, 7. et ne di'tourne pas tes j-eux du pauvre.
- Aniniam esuriéntem ne despéxeris Prov. .i, i. '^
Ne méprise pas une Ame qui a faim :

... m
.
:
Eph. 4, 32.
et n'exaspère pas un pauvre dans son in-
el non exasjieres paupereiu inopia
[sua. [digence.
3 Cor inopis ne afllixeris,
Prov.is. 12. •'•
N'afflige point le cieur de celui qui man-
iquc de secours,
et non protrahas datuni angu.stiânti. Jac. 2, 13. el ne diffère pas de donner à celui qui est
[<lans la détresse.
* Rogatiuneni eontribiilati n(>ahjicias: '•
Ne rejette pas la demande de l'affligé;

et non avértas iacieni tuani ab egéno. et ne détourne pas ta face de l'indigent.


.. . , . - 1 ^rov. 21, 14.
Ab inope ne avertas oculos .tuosproptor Ne détourne pas tes yeux de celui qui
, <.
'>

[ira m: [manque de secours, à cause de .<« colère;


et non relinquas quairéntibus tibi rétro et ne laisse pas ceux qui demandent te
fmaledicere : 'maudire en arrière:

26. Leur sens les a retenus dans la vanité. La plu- Tobie,i\, 11.
part de ceux qui ont cherclié en dehors de la révé-
lation la soluliiin des grands prohlèmes religieuv. IV. 1-11. Exhortation à l'aumône.
sont tombés dans l'erreur. Son aumône; expression qui prouve que
I.
i7-3o. Contre la dureté el la duplicité de cœur l'aumône est véritablement un bien dû aux pau-
el contre l'orgueil. vres; el que par conséquent nous conimetlons une
27. Y prrira. non pas fatalement, mais parce (|u'il espèce de vol, lorsque nous leur refusons ce dont
nianqui-ra de hi grâce que Dieu ne lui niénageail ils ont besoin, et qui nous est superflu. Les Pères
pas pour des circonstances qu'il n'avait pas vou- de l'Église n'ont jamais donné à ce texte d'autre si-
lues. gnification (filaire;. CI. V. 8.
L'asscmbice des superbes sera sans guérison,
30. 5. cause de sa colère; de peur (in'irrilc. il ne
parce que Dieu résiste au\ superbes el leur refuse prononce contre toi des malédictions <|ui ne seront
sa grâce. ))assans effet. Les paroles suivantes cl celles du y. 6
Sl-.'ii. I.e coeur du sage. confirment ce sens: cependant d'autres traduisent
'M. L'oreille bonne; pour Vot'eillc de l'homme de les paroles propler iram, par dans ta colère, par ir-
bien. ritation, en les rapportant a mon fils {fili) du
33-3 i. De l'aumône. l'^versct; d'autres, enfin, les entendent de la colère
3,3. L'aumône résiste au péché. Voir la note sur de Dieu Glaire).
1

24 Ecclesiasticus, IV, 6-18.


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. Prsecepta de bono reg^imîne Titae 14:).

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8. Sans tristesse... acquitte ta dette ne sont ni


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seu .lîtate, seu dignilatc ac inagistralu, te humiliter dans riiébieu ni dans les Septante.
submitte, et obedientia erga eum te gère. Oui simile m. (H. 11). Et elle ira devant eux dans la voie dg
est quod sequitur Et ma;/nalo humilia caput
:
la justice n'est ni dans l'Iiébreu ni dans les Septante.
luum. Ne quis suspieetur per presbyterum sacerdo- 1!). Et l'épreuve;... par la tribulation ne sont pas
tem signiUcari, aut huiiiilitatem confcssionis pecca- dans les Septante et lO^*-" manque totalement ea
torum ». (Estius). —
De.s pauvres: devant un ancien hébreu.
humilie ton âme n'est ni dans l'hcbreu ni dans les 20. (H. 18). Et elle l'affermira n'est ni dans l'hé-
Septante. breu ni dans le grec.
L'Ecclésiastique, IV, 6-21. 25
. Précepte!* pour la ooiiiliiite de Isi vie (l-XL•!!, 14).

• maloaicénlis iMiiiii lilii in amariti'nlino °;?°;• }'; î';


''
car l'impiccation do celui qui to maudit
[aniiiiii', si, 13'. [dans l'amertume do son àmo
cxaiuliôtur tloprecàlio sera exaucée;
( illiiis :

or, celui qui l'a créo l'e.xaucera.


(•xai'itlii't aulem euiu, t'ccit illiiin.

1 CouiriTirationi i>aupi>rniii aflïibilciii 1«• De..t. i:., 11.


'
Rends-toi afl'ablo à l'assembloo dos pau-
*• '•
[lïicito, '^"Jf-
[vn-s ;

et prosbytoro lnuiiilia âiiimam


tiiam, (lovant un ancien humilie ton àme,
ot (lovant un grand humilie ta tète.
ot lua^nàto humilia caput tiiuiu.
« Déclina paupori sine tristitia anrcni l^^^^-^l'l:
« Incline sans tristesse ton oreille vers le
[tuani, [pauvre;
rcdde débituni tuuni, acquitte ta dette
et
responde illi pacitica in niansiu-ti'i- dos paroles de paix avec dou-
et rii'ponds-lui
et
[tlinc. [ceur.
9 Libéra onm. qui injnriani patitur do '"•^™^"!^,•;'- ^ Délivre celui qui souiTre une injure de
[manu snp.Tbi [la main du superbe;
:
^^^^ ,^ „
ot non acide feras in anima tua. rs. 81,4. ot ne pas avec ivpugnance en ton
le fais
[àme.
'"In judici'indo csto pupillis miséricors 1«. 1. 17.
10 En jugeant, .sois pour les orphelins miséri-
[utpator, [cordioux, comme un père,
•'atn.'.l':'

et pro viro matri illnrum r et comme un mari pour leur mère;


'• et eris tu velut lilins Aitissimi obé- 1«. 44. si; 11 et tu seras, toi, comme un fils obéissant du
[dions, ^""• [Très-Haut,
miseréhitur tut magis quani tnater. et il aura compassion do toi plus qu'une
et
[more.
'•-
Saniôntia filiis suis vitam inspirât, commoda 12 La sagesse inspire la vie à ses fils :

et suscipit inquirentcs se. elle prend sous sa protection ceux qui la


PrOT. S, 3:..
[cherchent,
Ps. 35, 10 ;

et prœibit in via justitiaj : et elle ira devant eux dans la voie de la


[justice ;

î;* vitam :
et qui illam diligit, diligit rrov.s^is; 13 et celui qui l'aime aime la vie,
et qui vigilâverint ad illam, complec- sap. e'i... et ceux qui veillent pour elle jouiront de
[téntur placorem ojus. [sa paix.
li Qui tenucrint illam, vitam horeditâ- 2 Reg. , 12. lî•
Ceux qui la possèdent auront la vie pour
^ ru Luc. 19, 9.
[bunt. :
[héritage ;

et quo introibit, bcnodicet Deus. et le lieu où t^llo entrera. Dieu lebénira.


'3 Qui sérviunt ei, obsequéntes orunt H.br. 11, s.
1'•
Ceux qui la servent obéiront au Saint;
-^•
[sancto :
^""•jV;
et eos, qui diligunt illam, diligit Deus. et ceux qui l'aiment. Dieu les aime.
16 Qui audit illam, judicabit gcntes : sap. 3. s; 16 Celui qui l'écoute jugera les nations:
et qui intuétur illam, pormanébit cou- et celui qui la considère demeurera en as-
pjov'.'i.'ss.
[fidens. [surance.
ï7 Si crediderit ei, hereditâbit illam, in «enta-
1"
S'il croit en elle, il l'aura pour héritage,

et erunt in confirmatiuno creatura> robui- et ses descendants y seront affermis;


[illiuS : Gen. 17, 1 ;

'''' tentation, elle marche


•* quoniam in tentatione âmbulat cum '* parce que dans la
[eO> [avec lui.
1 Cor. il, 9.
et in primis éligit eum. nom• -^ ^• olio le choisit onlro les pi-emiers.
19 Timorem et metum. probatinnom
ot Tôt. lî. 13.
19 Elle amènera la crainte, la frayeur et l'é-
[indûcot supor illiim :
Gen^-22. i. [prouvo sur lui ;
et cruciâbit illuni in tribulaliono doc- Ps.' g.., ';». et elle le tourmentora par latribulationde
[trin;e suaî, [sa doctrine,
donec tontot eum in cogitatiùnibus jusqu'à co qu'elle l'éi)rouvo dans ses pensées
[suis,
et credat anima? illius. ot (lu'ello ait confiance en son àme.
20 Et firmâbit illum, et itor adducet di- Luc. 12, 32. 20 Et elle l'aflermira, elle frayera un chemin
"" [droit vers lui
[rectum ad illum, ^""If;
et laîtificâbit illum, et le rendra joyeux,
-' ot donudâbit abscunsa sua illi. ,'. 21!
•-1
et elle lui découvrira ses .secrets,

Hutnilie Ion (hnc; pour ta personne, loi.


". ilne faut pour cela que se résoudre à surmonter
Ta dette de justice, contractée pour ((uelquc
8. riiumeur et l'inclination contraire ». Saint François
service que lu en as reçu. —
Réponds-lui des paroles de Sales. Traite de l'Amour de Dieu, \,•21.
de paix avec douceur. » On est excusable de n'être I-2--2-2. icxliortation à la sagesse.
pas toujours gai, car on n'est pas maître d'avoir de 12. L'ï sagesse inspire la vie ses fils, leur apprend
la saîté quand on veut. Mais on n'est pas excusable comment laul vivre.
il
de n'élre |)as toujours doux, maniable et condes- !;. Au Saint; c'est-à-dire à Dieu même.
cendant, car cela est au pouvoir de notre volonté ;
l(i. Jugera; c'est-à-dire
pourra juger.
26 Ecclesiasticus, IV, 19-30.
. l»ra;cepta de bono regîmiue vitaî (-<, 14).

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21. El mrllrn en Ini un trr.sor de science et d'in-


U'Uigcnce de la justice n'est ni dans l'Iiéhreu ni dans
• majorem parlem mittere in vanum? » Tempus lioc
est nionientum, ex (juo pendet œternilas, velbeatis-
les i>eptante.
sima, \el miserrima ". (Cornélius a Lapide).
Mon fils n'est ni en liél)reu ni en grec.
-2.». (H. 20).
24. (H. 20). De dire la vérité n'est ni dans l'hébreu
— Mrnarie te temps. « (;ra-cum verli ni dans le grec qui portent « ne rougis pas au su-
:

potest, observa et conserva; lempus enim non tan- jet de ton àme » ; c'est-à-dire n'aie pas à rougir de
funi ohservandum, scd et conservandum est, quasi loi-mcme en te souillant par le péctié.
res pretiosissirna nol)ls a Deo conccssa ad compa- 27. (H. 22''). Hébreu ne chancelle pas dans tes
:

randas opes inuiiorlales, |)uta virlutuni, i;ratiœ et embûches ». Septante : « ne te fais pas honte de ta
gloriai a'ierna•... Inde Salyricus : chute ».

Damna lleo reriim, sed plus fleo damna dieruni 28. (H. 23). La seconde partie du verset n'est pas
:
Uex i)oleril rchus succurrere, ncnio dielms. dans l'édition sixtine. Nous l'empruntons au Codex
Alexandrinus.
Kt Scneca, Epist. cxviii : « Non tam benignum et 21». (H. 24). La Vulgate fait plusieurs additions dans
" libérale, in<|uit, nobis tenipus nalura dcdit, ut ex ce verset.
« lilo vacet perdere; » et mox « Ex lioc tempore
: 33•'. Addition de la Vulgate.
« tani angusto et rapido, et nos auferente, quid juvat 33''. Addition de la Vulgate.
L'Ecclésiastique, IV, 22-35. 27
).

(
. PrÎTepteM pour la (-«Midiiïtc île la vie (I-.\IjII,

ot thcsaurizâbit siipor illiim sciéiiliani ot mi'ltia • lui un trrsor de science et


1<•1(''( jiisliti;p. (i'intcUigonce do la Justice.
[et ^^
Si aut«Miiol)OiT;'ivt'rit, niiii. ?":,
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-. ^^
-- Mais, s"il .s'i'garo, ello l'abandonnera
et tradot euiii iii inamis iniiiuci sui. et lo livrera aux mains <le son ennenii.
Fili i-ons.Mva leiiipus, et clevitaa \""^^'',:"
- Mou llls, ménafre je temps ot évilo le mal.
[malo. ••oi».

ne (.•(1;•8 iHcoro ',',';


-i Pour lou finio. ne rougis pas de dire la vé-
Pro j'iiiiina liia ,-; j-C'
[VOrUin. [rilé.
Marc. S, 38.
-''
y a une cmifusion (pii amène lo »-
Est oniiii coiiiiisio acUk'icons peccâfuni, nebr. (lai-
ii, 21. il

fcbé,

ost conlïisio addi'uNMis frloriam et el il y a une contusion qui amène la gloire


cl
fj,T;ttiaui.
[et la grâce.

No accipias lïiciciii adviTsus IViciem ^""'• -"'' -•'• •-"


Ne pas acception do personne contre
lais
[tuam, [ta propre personne,

HOC advorsus uuiniam tuam mondn- ni do mensonge contre ton àmo.


[ciuni.
No rovoroi'iris ))i-oximiini tiiuin in casii
1 Pet. 3, 13. •-'
Ne respecte pas ton prochain dans .sa chute,
[suo :

rotinoas vorbuiu lu toniporo sa- -' Tim. le. ••is


et no retiens pas la parole en un temps do
noc 1,

[li'ilis.
[salut.

Non abscôndas sapioiitiani tuam in No cache pas ta sagesse dans sa beauté.


[docore suo.
In linpua onini sapiontia difinuscitur :
Mat. 10, 2s. -!» Car c'est par la langue sagesse se
tiuo la
connaître;
[lait

et sensus, et scient ia, ot doctrina in et le sons, la science et la doctrine par la


[vorbo sonsâti, [parole de homme sensé,
ot firmaméntuni in opôribus jnstitiiO. ot sa fermeté par les o-uvios de justice.
Non contradicas vorbo voritâtis ullo varia ''1
No contredis la parole do vérité en au-
[modo, [cuno manière,
Gen. 3, s,

l't do mondâcio iiioruditiûnis tuœ con- 1'™^. is, i". ot rougis d"un mensonge échappé à ton
[lundore. [ignorance.
Non confundâris confiti' ri poccâta tua, !i Ne rougis point do contossor tos péchi-s,
et ne subjicias te onini îiumini pro et ne te soumets pas à tout liomme pour
[peccâto. [le péché.

Noli resistoi'o contra faciom poténtis, i nog. s, 6,


'•-
No résiste pas à la face d'un puissant,
nec conéris contra ictum tliivii. ot ne lutte point contre le cours d'un llouvo.
Pro justitia agonizâro pro anima tua, ecch. 4, 24. •"-
Combats pour la justice, pour ton âme ;

et usque ad nïortem cei'ta pro justitia, et jusqu'à la mort combats pour la justice,
et Deus expugnâbit pro to inimicos et Dieu vaincra pour toi tesonnemis.
[tuos.
Noli citi'itus osse in lingua tua : ^*• ^^•
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Ne sois point prompt par la langue,
° 1 Cor. , 20.
lâche et négligent dans tos œuvres.
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Ot inutHis, et ivmuissus in operibus jac. 1,1». ot
[tuis.
Noli esse sicut leo in domo tua, 33 No sois pas comme un lion dans ta maison.
evértens domésticostuos. tourmentant tes serviteurs,
et opprimons subjéctos tibi. et opprimant ceux qui te sont soumis.

23-36. Préceptes et avis divers. En un temps de salut; lorsque cette parole pour-
2i. Pour ton âme; pour sauver Ion àinc, lois<iu'il rait cire salutaire à ton prochain. Comparer le ver-

s'agit (lu salut de ton âme. set précédent. — Dans sa beauté: quand il est beau
20. Ne fais pas ncceplion n'aie point d'égard, , et glorieux pour elle delà faire connaître.
de préférence pour certaines iiersonncs i)lut("ii (jue Confesser tes péchés. L'accusation de ses pé-
31.
pour d'autres. Littéralement n'accepte pas, n'ac-
: chés était en usage même dans l'ancienne loi.

cueille pas la face. —
Le mol ficc se met souvent en Pour lepéché; c'est-à-dire qui te iiorterait à pécher.
hébreu et môme dans la Vulgale pour personne, 33. Combats pour la justice. Ce combat a été sou-
individu. — Contre ta prop/re personne, ou face; tenu dans tous les siècles ])ar les fidèles, et plus
c'esl-à-dire à ton propre détriment. Ni de men- — l)articulièrcment aux époques de persécution.
songe; c'est-à-dire n'accepte pas, ne commets pas de 31. Proynpt par la lan{/ue,et l'irhe...dans lesœuvres.
mensonge. — Contre ton àme. Le mot âme s'emploie Ces deux défauts vont souvent de pair.
également ]H)ar personne (Glaire). 35. sois pas comme un lion... « Ce qu'on appelle
27. Ne respecte
p{is..., qu'un faux respect pour humeur une chose trop négligée parmi les hom-
est
ton prochain ne t'cmpcche pas de le reprendre, mes; devraient comprendre qu'il ne leur suflil
ils

quand il tombe dansquel(|ue faute. pas d'élre bons, mais qu'ils deivcnt encore paraître
2X. La parole; c'est-à-dire les avis, tes conseils.— tels, du moins s'ils tendent à être sociables, capables

Ecclesiasticus, IV, 31

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28 V, 11

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. Addition de la Vulfrate.
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peccatorum.... partim quia, remisse peccato, adiiuc
Comme je suis puissant n'est ni dans l'iit-breu
;{.
restât luenda pœna. Atque ita monetur homo, pec-
ni dans dans le ijrec. cata, etiam condonata, in seipso vindicare, ut effu-
5. Sur un pcchv pardonné ne sois pas sans crainte.
Siat Tindictam Dei ».
Esllns explique de la manière suivante le sens de 0. Ne dis pas : La miséricorde du Seigneur est
la Yulsate Noli esse securus de obtenta peccato-
:
grande. « Absit,ditTertullien,utalii|uis itainterprete-
rum remissione, sed adhuc meluas; partim (|uia tur, quasieo sihi etiam nunc pateat addelinquendum,
lioino nunquain est certus omnino de remissione
quia patet ad pœnitendum, et redundantia clemen-

L'Ecclésiastique, IV, 36 V, 13. 29
. Préoeptew pour la conduite de lu vie (I-\IjII, 14=).

Non sit poiTt'ctii maiiiis tua ad acci- ^'"- -"• ^''•


Que ta iiiaiu in' suit point ouverte pour
[pirnduiii, [recevoir
et ad daiuliiiu collecta. ri fcrmoe donner.
])Oiir

\•. 1
Noli altéiidt'iv ad possossi(')ii.'s
^i.^.|.y_|'_^^i
1
Ne compte pas sur des po-sscssions
[illi(|lias, liu-rm•, [iniques,
cl nodixLM-is : Est uiilii .sun'icions vita: et ne dis pas : .J'ai suffisamment pour
^.^ ^, ,,
Lu'.•, il•,, il.
(vivr(; ;

iiiliil LMiiiii prôdorit in tr'n.jioro vin- ^i/J-^jJ'-'jïj"•


car cela m• servira de ii>'ii au temjjS de la
[dictaÎ et olxluctionis. re.'i8,'i7. [vengeance rt de l'oliscurcisscment.
- Ne soquâris in fortitiidinc tua i ri•?. 2, ». Ne suis ])as dans ta force
de ton cœur;
'

iOnciipisc<''ntiam cordis lui :


Gai. 5, le.
les désirs
"
et ni' (lixoi'is : Quôinodo ])otiii? Pe. n, s. et ne dis pas Commejesuis puissant! »
:

ant quis me sultjicict proptor l'acta luoa? ^^ ^^^


-^• ou " Qui me fera rendre compte de mes
:

29, 3.
[actions? »

Ittnis iMiiiu vindicans vindicabit. "G.V'ef'ii"''


car Dieu en tirera une grande vengeance.
* Ne tlixeris : l'occàvi, "er ».•»- Et ne dis pas «J'ai péché, :

., 1•• a •!•..•. laie l>ei


l't que m'est-il arrivé de triste? »
t>tquid ludii accidit tnsto? «buii.
Altissimus cnini ost patiens rédditor. <-ai• le Très-Haut, qiioi<iue patient, rend
'
J<,b,22.13. 17;
[xelon le mérite.
21, 1:. :.i.s

^ De propitiâto pecoâto noli osso sine n-• Sur un péché pardonné ne sois pas sans
7-9. [crainte,
nu'tu, Luc.
13,

nequoadjiciaspcccatiinisii])orpcccatum, p'ccii.'z'i,
1'.
pas péclié sur péché.
et n'ajoute
''
Et no dicas Misoràtio Dûniini magna
:
Mat. s, a.î. Et ne dis pas « La miséricorde du Sei-
:

Luc. 12, ne.


r
t^^t'
j.
[gneur est grande;
Joa.8.U.
iiiultitiidinis poccatunini niconun mise- ,, „,,
de la multitude de mes péchés il aura
[rcbitur. [pitié ».

"
Misericordia enim et ira ab illo cito Car miséricorde et la colère qui vieii-
la
[prùximant, rrov. 10, e. [nent de lui s'approchent rapidement.
et in peccatûres ivspicit ira illiiis. et sa colère regarde attentivement les pé-
[cheurs.
* Non tardes converti ad Duminum, Ne tarde pas à convertir au Seigneur,
te
j./v. 1• Mat. 24, 43.
et ne diffère pas de jour en jour;

I•
et ne différas de die in diem:
1

iThes. 0. 2.

9 subito enim véniet ira illius, ^s. 94, s. '


car subitement viendra sa colère,
et in témpore vindicte dispérdct te. "37^' et au temps de la vengeance il te perdra
^Mlt'.^24
[entièrement.
Noli ânxius esse in divitiis injustis: '
Ne sois pas inquiet sur les richesses in-
Eccli. , 1,
[justes;
non enim proderunt tibi in die obdiic- ^'°\^^' *'
car elles ne te serviront jioint au jour de
[tiùnis et vindictie. sap' r>, s. [l'obscurcissement et de la vengeance.
" ventiles te in omnem venluni,
Non «u» firmu•• Ne tourne pas à tout vent
*'«"•'"''•
et non eas in omnem viaiu :
'" et ne va pas en toute sorte de voie;
sic enim oiiinis peccator probâtur in
^ _ . ,,,
car c'est ainsi que tout pécheur se fait
,,,',..,. Eph. 4, 14.
[duplici lingua. ecch. 2. u [connaître par une double langue,
'-'
Esto firmus in via Domini,
Prov.
Coios. 3, y.
G, le.
Sois ferme dans la voie du Seigneur,
et in veritate sensus tui et scientia. Hebr. 13, 9.
dans la vérité de tes sentiments et dans la
Rom. 14, 23. [science;
et prosequàtur te vcrbum pacis et jus- J^ ^'.\.,' et que la parole de paix et de justice te
' ' [suive toujours.
[titi.Tî.

1^ Esto mansuétus ad audiéndum ver- ^• ""»"- î


Sois doux pour écouter la parole, afin

[bum, ut intelligas : jac. i, i9.


[que tu comprennes
et cum sapiéntia proféras responsum ^•); -.*'^,• et que tu rendes avec sagesse une réponse
[vorum. [véritable.

d'union et decomiueice, c'est-à-dire à être des liom- il faut éviter aussi toute présomption
qui nous cn-
mes... L'on désirerait de ceux qui ont un bon cœur, tiaînerail à commettre de nouvelles fautes, et à
qu'ils fussent toujours pliants, laciles, complaisants, abuser ainsi du pardon de Dieu.
•cl (|u'il fût moins vrai quelquefois (lue ce sont les G. La miséricorde du Seif/neur est grande. Ces
méctiants qui nui.sent, et les bons qui font souffrir ». paroles sont légitimes si elles proviennent d'un cœur
I.a Bruyère, De l'Homme. repentant et concluent à la pénitence.
7. La miséricorde et la colère (|ui s'harmonisent
V. 1-3. Contre la présomption. parfaitement en Dieu.
4-10. Il ne faut pas différer sa conversion. 1-1». Constance et fermeté dans les actes et dans
1

4. Que m'e.st-il arrive de triste ? C'est un blas- les paroles. , . ,. . ,

phème envers labonté de Dieu qui temporise sou- 11. tout reHi, c'cst-a-dire aie des
Ne tourne pas
vent de la sorte pour inviter le pécheur à la conver- convictions arrêtées, ne te laisse pas aller a tout
sion. vent de doctrine. , .

:>. Sur un
prc}ié pardonné ne soix pas sans crainte, i-2. Sois ferme. C'est la
contre-partie du verset
parce qu'on n'est jamnis certain de l'étal de son précédent; une lois qu'on a donné sa parole à Dieu,
àme au point de vue de la possession de la grâce; il faut la tenir inviolablement.

Ecclesiasticus, V, 12

, &[.
30 VI, 8.
. PrsBcepta de bono i-egimîiie vitie (I-XliII, 14=).

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4.

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taurinœ (t. 2), (|ua; omnes avertit et evertit, subjicit...


2•

:
:
&.açnee-

111.) f (.

lolicns deliuquendo quotiens ignoscitur ». De Causam dat Palacius, quia verbum, inquit, est velii-
Pœnit., 7. culum mentis. Igitur in verbo dulci dulcis mens
14'=. (H. i-î). De peur que... Addition de la Vulgate. vadit, eftluit et illabitur instar sacchari in animum
1,". (H. 13). De l'imprudent n'est ni dans l'hébreu audientis, eumque
totuni dulcedine sua pénétrât,
ni dans les Septante. imbuit, allicit, et in sui amorem rapit. Siniiliter et
IT . (H. 14). Mais au délaleur... Addition de la Vul- inimicus dulcedine verbi veluti musici concentus,
gate. audita, aures illi non occludit, sed aperit ac per
aures illud in mentem recipit, ejusque dulcedine,
VI. 1. De ton prochain n'est ni en hébreu ni en quasi nielle omneni suum fel, id est, aniaritiem,
grec. iram et odiuni, dulcorat, et ex inimico facit se ami-
Par la folie. Addition de la Vulgate. cum — El adoucit les ennemis n'est ni en hébreu

,
'2. ^.

3. Dans le désert. Addition de la Vulgate. ni en grec — Et la langue gracieuse.


. Et lingua eu- «

4. Et le conduira au sort des impies n'est ni en charis. Ita Romana, dit Cornélius a Lapide. Reti-
hébreu ni en grec. nuit interpres voceni grœcam id est gra-
o. La parole douce inultiplie les amis. « Docet nio- liosa, uti nonnulli codices legunt. Aliqui pro
dum parandi et conservandi amicos esse sermonis legunt id est eloquens, diserta ».

suavitatem, dit Cornélius a Lapide, quani per anti-


L'Ecclésiastique, V, 14— VI, 8. 31
. Prt'cepte» pwiii• la conduite de la vie (•.VIjII, 11).

'* Si est tilii iiilt'll«V-tus, rcsponde pruxi- •'"''j,,;!;


'' '' Si lu as rintelligence, réponds à ton 1)-
[mO : Prov. 31), 32. [cliain :

siii ;uit<Mii, sit manus tua supor os mais sinon, soit ta main sur ta bouciie,
[tiiuui,

ne capiâris in vcibo iiuliscipliiiiilo. et (iepeui-()ue tu m; sois surpris dans une pa-


[confuiidans. [role indiscrète, etijue tu ne sois confondu.

Honor ot :\\ in scrmune sonsàti, '"l'^Vj'i;', s'.'
'
L'honneur et lagloire sont dans le dis-
[cours de riionniie .sens(•.
lint,'ua vt-ro impriuli-iitis siibvérsio est mais la langu(> de l'imprudent est sa ruine
[ipsius. [à lui-mùme.
,, . . , rp.v. !o. ïo,
'' ^on appi'llens susurio, îï.
"'•
N(> soispas appelé di-lateur,
el lingua tua ne capiâris ot eonliin- E":^"• -'• »'
et ne sois pas pris par ta langue, et ne sois
[dàris. [pas confondu.
I
'
Super fureni eniiu est i-ontïisio et pœni- E.di. «, i. ':
Car au voleur s'attachent la confusion et
[téntia, •-^,,^;••'
=
[le repentir;

et denoU'itio péssinia super liilinjrueui Kom. i, 20. : à celui qui a deux langues, la plus mau-
[vaise notr•;
susurratufi auteui l'idiuiu. et inimicitia, D.ut. 1, ij. mais au délateur, la haine, l'inimitié et
Let contumélia. [l'ignominie.
y^v!'!*! -iè.
'* Justifica pusilluui. et magnum simili- Rom. 17, 7.
'» Fais également justice au petit et au
[ter. [grand.

VI. '
Ne deviens pas au lieu d'ami, l'en-
[proximo [nemi de ton prochain;
méchant héritera de l'opprobre et
impropérium

et omnis peccator invidus


enim et contuméliam
jnalus hereditâi)it.
et bilin-
.^jp^'y•
29,
l•^•
:..
car le

ainsi ([ue tout pécluHir


[de l'ignominie.
envieux et qui a
[guis. [deux langues.
-'
Non te extollas in cogitatione animée Rom. 12, ig. •;
Ne félève pas dans la pensée de ton cœur.
Phil.
taurus
r.
[tuie velut
1 * «
:
p^ov.
2. 3.
s, n.
[comme un taureau,
ne forte clidâtur virlus lua per stulti- de Déur (lue ta force ne soit brisée par la
[tiam [folie.
:

a et foiia tua comedat,


tuos et l'ructus 3 et que la folie ne consume tes feuilles, et
[perdat, [ne perde tes fruits,
et relinquâris velut lignum ariduni in Ez. 20, 47. et iiue tu ne sois abandonné comme un
[ei'émo. [bois aride dans le désert;
* Anima enim nequam dispérdet qui se 4 car une ànie méchante perdra entière-
f^^^s'l^,'
[habet, ps.'s'o.'uV [ment celui qui la possède;
et in gai'idium inimicis dat illum, elle le donnera en joie à ses ennemis,
et dedûcet in sortem impiûrum. et le conduira au sort des impies.
Verbum
dulce multiplicat amieos, et. Ei«-c«io •;
La parole douce multiplie les amis et
[mitigat inimicos [adoucit les ennemis;
,.^^ j. :
,

et lingua eûcharis in bono hûmine ecci•- 11, 21. et la langue gracieuse produit dans
l'homme
[abundat. ""^fiè.
' '
[de bien des fruits abondants,
•'
Multi pacifici sint tibi, Eccie. 7. 29.
c Que beaucoup soient en paix avec toi;
et consiliârius sit tibi unus de mille. 1_•'°''•*• '.•
ProT.
mais aie un seul conseiller entre mille.
. „• • • 20, (..

Si tu as un ami, possède-le en l'éprouvant


• • • . .
1
' Si possides amicum, in tentatione pus- j^j^^
. - ;

[side eura,
et ne facile credas ei. p^^,. ,. ^. et ne te lie pas facilement à lui.
* Est enim amicus seciindum tempus ecciî. 22' 31 s Car ilestiei ami qui l'esl selon son temps;
[suum.

14. Soit ta main sur ta bouche: symbole du si- VI. t-I7. Éloge de l'amitié véritable.
lence, fréquemment em|)Ioyc dans rÉcriture Job, : 4. Elle le donnera en joie, en dérision.
6. Aie un seul conseiller entre mille.
Saint Kranvois
XXI, :>; XXX. 34; Proverbes, xxx, 3-2, etc.
direc-
i:;. L'IioHiicur cl la (jloire... sa ruine. I.a langue de Sales applique cette pensée au choix d'un
produit le Ixmheur uu le malheur, suivant l'usage teur.
7. Si tu as un ami, possède- le en
réprouvant, in
qu'on en fait. Voir la note sur Proverbes, xviii, -11.
et aux
le. i\e SOI.* pas apjiclc drlateur: c'est-à-dire tais véritable ami se reconnaît à son dévouement
sacrifices qu'il est capable de faire.
Ciceron a dit
en sorte, par ta discrétion, de ne pas être appelé dé-
aussi « Judicare amicum diUicile est sane, nisi
lateur. :

i~. Au voleur... au
délateur. Le délateur est plus experlum.Experiendum est enim in ipsa amicitia -.
coupable que le voleur, puis(|u'il ravit au prochain De Amicitia, vu.
qui convient,
8. Selon son ieiHps; selon le temps
lui
un bien plus précieux que les richesses, l'honneur
et la réputation. tant qu'il y trouve sou avantage.
32 Ecclesiasticus, VI, 9-21.

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. Prieceptsi de bono reg^imine TÎtae (l-XL•!!, 14).

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9-10. (pr. 111.) * toTLV — . .


9-
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20. AB'DX:
17. :
19.
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*
* ('.) . : ? '
18.

21. *: ? . ... : (1.

9. i:< /es insultes n'est ni clans l'hébreu ni dans


l'immortalité. Un ami du monde ne donnera pas tout
les Septante.
son bien à son ami: mais ces vrais amis tâchent de
12. Tm jouiras
d'accord avec lui d'une bonne donner à ceux qu'ils aiment tout ce qu'ils ont et
amitié. Addition de la Vulgate.
tout ce qu'ils espèrent de Dieu; parce que ces biens
15. L'or et l'argent..., de sa foi ne sont
ni en hé- étant infinis, ils les attirent sur eux à mesure qu'ils
breu ni en grec.
les répandent sur les autres; et plus ils donnent,
10. D'immortalité, mot ajouté par la
Vulgate. — plus ils s'enrichissent » (.Bible de Sacy). « Si nos —
Ceux qui craignent le Seigneur trouveront cet ami.
multum justeque délectant, dit saint Augustin, a
' Il est visible par ces paroles que cet excellent
quibus vicissim sancte casteque diligimur. Isti cum
ami que décrit le Sage est celui qui l'est selon
habentur, ut teneantur, cum autem non habentur,
Dieu et qui nous aime pour nous rendre amis
de ut habeantur, orandum est ». Epist. cxxx, ad Prob.,
Dieu. C'est celui-là seul (jui nous procure la
vie et 13-li.
L'Ecclésiastique, VI, 9-22. 3a
I. l*récepteH pour la conduite de la vie (1-.\Ij1I) 14:).

l't lion pi'niiaiit'bit iii ilie trilmlatiiniis. mais il m• |••8''•('• pas au joui• do la
[tribulation.
Et est aiuiciis. qui (•\••• ad iiii-
''
l!t il rst tel ami (pii si• tounio vors l'ini-

[iiiiritiaiii : [niitio,

et osl aiuiiMis, (| udiimi t't rixaiii et clilcst /t'/ami (jui mollra au Jour la haine,
[convitia (loniuh'ibit. [los rixos et les insultos.
Est aiitoiii aiuicus snciiis mcnsii•,
i'^•
'j!;•
"• I" Mais il ost /e/ ami compagnon do la tablo.
ol non piM'inani'bit in dit^ iioci'ssitâlis. l't qui no porsovorora pas au jour <lo la dé-
[tresso.

Aiiiicus periuânserit fixus, orit tibi


si
" Si ton ami dcmcuro constant, il sora
[qnasi coa3quulis, [comnio ton égal,
l't in donn'.sticis tuis liduciâliter agot : et parmi ceux do ta maison il agira libro-
[ment;
si contra to,
liuiniliâvorit so Prov. is, 34.
'-'
s'il s'humilie devant toi

tua abscônderit se,


et a tVicie ot qu'il so cache de ta l'aco,

unanimeiu habcbis amicitiam bonain. tu jouiras d'accord avec lui d'une bonne
[amitié.
Ab inimicis tuis sopararo, '•'
Sépar(!-toi do tes ennemis,
t't al> aniicis tuis attondo. ot veille sur tes amis.
Aniious fidélis, proti'ctio fortis : 2 R-g. 17.
•'
Un ami lidèlo ost une protection puis-
Eccli. 4, 10.
[sante ;
Jon. l.i, 1.'•.
qui autom invonit iliuui, iiivonit tlio- Luc. 22, 2s. ot celui ((ui l'a trouvé a trouvé un trésor.
[saurum.
Amico fuléli nulki ost coinparutio, ecch. 2:., 12.
•5 Un ami fidèle no soulTre aucune comparai-
[son;
<'t non ost digna ponderâtio auri et ar- l'or ot l'argent ne méritent pas d'être mis
contra bonitâtom fidei illius. [en balance avec la sincérité do sa foi.
Amiens
[génti
', niedicamentum vita? ot
,.
[mimoi'talitatis
. 1•. ••
:
piot. 27.
Ec-cle.
9.
4, 9.
if•
Un ami fidèle est un remède do vie et d'im-
[mortalité,
rt (jui mt'tuunt Dûminum, invi'nienl et ceux qui craignent Seigneur trouve- le

[illuni. [ront cet ami.


'"
Qui timct Deum, a^quo
*
habt'-bit amici- . . . ,„
Celui qui craint le Seigneur jouira égale-
. Act. 4, j2.
I
tiam bonam : ps. 67, 7. [ment d'une bonne amitié,
(iui''niani secunduni illuiu erit amiciis parce que son ami lui sera semblable.
[illius.
Fili a juvontûto tua é.xcipo doctri- QuipreiKia "* ;Mon 111s, dès ta jeunesse, reçois la doc-
r Napienlia.
[trine,
et usque ad ,
... Inain,
canos invcnies sapiontiam.
• \.• Kcole. 11,
proT. 22,
!i.

0.
et jusqu'aux cheveux blancs tu trouveras
[la sagesse.
Quasi is qui arat. et s/'minat, accède ad Jac. .% 7.
'3 Gomme celui iiui lal)0liro ot sème, approche-
[oam. >^-S:" = [toi do la sagesse,

bonos fructus illius


ot si'istine : et attends avec patience ses bons fruits;
in uporc enim ipsius l'xiguum laborâ- eccii. .îi, s...
-''
pour la cultiver tu travailleras un pou ;

et cito edos de genorationibus illius. et bientôt tu mangeras de ses productions.


Quam âspera est nimiuin .sapiontia in- P'ot. 24, 7 ;
-^ Que la sagesse est extrènioment a mère aux
[d(')Ctis lioniinibus. '' '''
[hommes ignorants!
et non pcnnanobit in illa oxcors. celui <|ui (>st sans c(eur iiedemourora point
[avec elle.
'-'-
Ils s'y essayeront comme à la pesanteur
[d'une pierre

!». ^«i se tourne veis l'inimitir. « on doit laiie nani spein pneluc^et in posterum, nec debilitari ani-
clioix d'amis si surs et d'une si exacte prehiti-, que mes aut cadcre patitur ». Cicéron, De Ainicitia. yii.
vi'iiant à cesser de l'être, ils ne veuillent pas abuser 17. Son ami lui sera semblable. Chacun choisit ses
(le notre conlianre, ni se faire craindre en- comme amis selon ses goûts, et se plie aussi à leurs incli-
nemis nruyère. Du Ccnur.
». I,a nations, de telle sorte qu'on peut légitimement juger
10. // est ami... Ce proverbe a ét<^ emprunté
tel d'un homme d'après ses amis.
par le Talniud au livre de l'Ecclésiastique. 18-37. Kxhortation a la sagesse. 1" Efforts néces-
1-2. Qu'il sr cache de ta face; c'est-à-dire que par saires pour rac(iuérir, y. IS-i'i; •2» ses avantages,
respect il se relire de devant toi. Ce soin d'un ami V. 24-32; 3" société dans laquelle on peut la trouver,
a s'éclipser devant son ami est encore une marque y. 33-37.
de la vraie amitié. 18. Jusqu'aux cheveu.T blancs tu trouveras la sa-
13. Veille sur tes amis. Résumé de toutes les me- gesse, c'est-à-dire tu acquerras une sagesse que tu
sures (le prudence concernant le choix d'un ami, re- conserveras jusque dans la vieillesse.
commandées dans les versets prccédenls. 21. Sans cœur, en latin excoi-s, qui a le même sens
U. Un ami fidèle est une prittcclion puissante. que vecors. Voir la note sur Proverbes, vu, 7.
• Quum(|ue plurimas et maximas commoditates ami- 2-2. Ils s'y essayeront comme à la pesanteur d'uni
lilia contineat, tum illa prœstat omnibus, ([uod bo- pierre; c'est-à-dire qu'ils leronl l'essai de la sa-

BIBLE POLYGLOTTE. — T. V.
34 Ecclesiasticus, VI, 22-37.
. bouo

.
l'riecepta «le reg^iniine vitse (I^XL•!!, 14).

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1): (1. aov. 30. A^: (1. ':
[. (. ;fioiot) 32• : ':

, ).
id)jç .13. Nf (. £«)' .) yotç. ADN*: (1. ?)
34. (a. è^r pr.) A'-J" (p.

^"
: (1.

111.) : (1.
3•

dv^cuf)
(pr. 111.) :

37.
36-
ADN*
D: '^. *
(^QC)
ADN:

aov.
(SCC.

'"*""'' ^' "^'"" '"•"' ^^' additions


de'là'Î^Sate!^"* .•ÎO. (H. 2!)). iîi un ferme ap]n'.i n'csl ni dans l'hébreu
24. De V intelligence est ajouté par ni dans le grec.
verset n'est pas dans l'Jiébreu.
la Vukate c-
"Odie. ot 3>^-'' (maïuiue en liébreu). De cœur n'est pas daus
les Septante.
L'Ecclésiastique, VI, 23-37.
. I*r«>cppteN pour la rondiiite île la vie (I-XIjII, 14).

( m• lardrriiiii pas à la rejeUM'.


l'i non
S;i|)i(''nti;i
(l(Miior;il)i'iiitiir

fiiiiii docti'iii;!• (•1


iircjici'rc

iiH'li est
illuiii.

l'jiis,
iki- ji,,,. i,-)_ ,, .
-''•
ils

Car la sagesse qui insti-uil l'st .selon son


[nom,
I
Cur. 2, 7.
l'I non osl imiltis niaiiilV'sta : et elle n'est i>as manifeste pour nn grand
[nombre:
(|uil)iisaut(>ni fiiKnita ost. Mat.s». i«; mais, dans ceux à (jui ell<• est connue,
pi-i'inaiiot iisiiuc iul consprctimi \hA. l'Ile demeure jusipi'u la présence do Dieu.
Aiuli lili. et i'icci|)t' consiliiiiii iiilollci•- ,,„ii, \,n„;*
'-"••
Ivcoule, mon lil.s, et ireois le conseil de
'•""»•'"'•
[lus. [rintelligeuce,
«•t • ....
abjicias consilium nioiim.
... T..b.
].>cii.
.1,

.u,
l;..

-i.
l'I ne rejette pas mon conseil.
Injit'o pcdcni tuiim in cunipetlcs illius. '''",;; -;.
" •
-'•'
.Mets ton jiied dans ses l'ers
ri in tortilles illius colluui tuuin :
',,\
et ton Ciui dans ses chaînes;
^, ,.,

t)ai.ss(> ton épaule et porte-la,


-''
subjicehriuierum tuum. (M porta illaui. im'.

et ne acediéris vinculis ejus. m^h. u. :".•. et m^ soul'iVe i)as impatiemmenl .ses liens.
'" "'' ^• -'
De tout ton co-ur, approche-toi d'elle,
In oniiii âniuio tuo accède ad illaiu,
01, in OUI ni virti'ito tua conserva vias ejus. '^^''y. ,.!",'|,'j[;
••t de toutes tes forces garde ses voies.

Investira illaïu. et mauitcstâbitur tibi,


'-'*
llecherclie-la et elle te sera manifestée;
p,,^. ^s, s. ,

et ct'tntinenst'actus ne derelinquas eani m.u. , m. :


l't l'aj'aut embrassi'-e, ne la quitte i)oinl;
^ Cmt. 3, 1.
car, à la lin, tu liOuvi'ras du repos en elle;
. . . . . , . -''
jn novissiuns (Muni mveiu(>s reriuKin „ ,. ,,
l'ioT. ; 24, 1-1.

!lll ca. -I Tim. i, s.

"^• "'• et elle se changera pour toi en sujet de


et coiivei'li'lur tibi in olilectaliitiieui. •^"*•

[joie.

Et ci'uut tilii ci'ini|)('des ejus in iirotec- Ps. u,.)."..


•'•"
Et ses fers seront i)Our toi une forte pro-
[tiôneni iortitudinis, et ba.ses virtutis, [tection, (>t un ferme a])pui.
et tori|ues illius in stolani gloria• :
et ses chaînes une i-obede gloire;
décor enim vita? est in illa, ^'i^-
^• Jl•
^' car l'honneur do la vie est en elle,
<•
et vincula illius alligati'ira salutâris.
• >
et ses liens sont nn bandage salutaire.
Stolani pliii-ia' indues eam. Piov. s, i.-.,
^- Tu te revêtiras d'elle comme d'une robe de
16.
Ap. 9, 13.
[gloire.
7,

et coronani gratulaliimis superpônos et comme une couroiiue de joie, tu la met-


[tibi, [tras sur toi.
Fili, si atténdei'is luihi, disci'S : ssensatis •' Mon iils, si tu m'es attentif, tu t'instrui-
conjun-
gere. [ras;
et si accommodâvoris aniniuni tuum, doui. .% i; et si tu appUipii^s ton esprit, tu seras sage.
[sâpi(>nseris. y^}%^ ''•
Si inclim'iAcris aurem tuam,
cxcipies Si tu prêles l'oreille, lu recevras la doc-
[doctrinani : [trine;
et si diléxcris audire, sapiens eris. et si tu aimi's à (•(••, lu seras sage.
In niultitikline presbyterûrum prudén- K^cii. s, u.
•''''
Tiens-toi au milieu de la multitude des
[tium sta, \{°^\'•<: [vieillards prudents.
et sapiéntia;" illôrum e.\ corde conji'in- '•'' "'•
cl à leur sagi'sse unis-loi de t:œur;
•'"''• '-' '-
[gore.
ut onmeni narraticmem Dei possis au- alin i|ue tu juiisses écouter tout leur récit
[dire, [sur Dieu,
et provérbia laudis non elTiigiant a te. et qu(> li>s paraboles (le louange ne t'échap-
[pont point.
Et si videris sensâtuni. evîgila ad euni, ivov. 23, 12.
^i^
Et si tu vois un homme sensé, va de grand
1 Pet. 2, 1.
[matin vers lui
et gradus ostiinuni illius é.xterat pes ">,1'^,' et que ton pied use le seuil de sa porte.
[tu us. i>'. 'J9•

Cogitâtum luumbabe in pra^céptisDei,


''''
Aie fa pens('e dans les jwéceptes de Dieu.

gesse, comme on fait celui d'une grosse i)iorrc; on lalde force est pas dans l'indépendance absolue,
clierclie à la soulever, mais des cju'on en sent le mais plutôt dans la soumission à la volonté de Dieu.
fioids, on la jette par terre. 11 y avait autrefois dans 31. Un bandage salutaire. D'a|>rés le grec, des fils
es vihes (le la Palestine de ces grosses pierres sur d'hyacint/ie. C'est de cetli; couleur (bleu tirant sur
lesquelles les jeunes liummes éprouvaient leur le rouge) qu'étaient faites les bandelettes sur les-
force. Cf. S. Jérôme, sur Zacliarie, xii, 3 (Glaire). (luelles les .Juifs devaient porter écrits les préceptes
i'i. La sftgi'sse est selon xon nom; conforme à son (le la loi. Voir la note sur Nombres, xv, 38.
nom, c'est-à-dire cacliée, comme l'expliquent les 3.">. Tiens-toi au milieu île la multitude des vieil-
mots qui suivent inuiicdiatemcnt Elle n'est pas lards prudents. 1.& fréquentation des vieillards est
manifeste (accessible) /join• ini r/rand nombre.
:

— souvent rappelée dans l'Écriture. Les paraboles —


Jusf/u'a la présence de Dieu; c'est-à-dire jusiju'à 'le louange. Ilébraïsme pour paraboles louables,
ce «pi'ils paraissent devant Dieu, jusqu'à l'éternilé. dignes de louange.
•2'>. Ton i)ied dans ses fers. Voir plus loin la figure 30. Va de grand matin. Expression commune
sur xxxiii, 28. —
Ton cou dans ses chaînes. Voir dans l'Écriture, et qui marque une diligence et un
la ligure d'haïe, u\, 2. empressement extraordinaires.
.'tO. ferme appui; littéralement des bases de .37. Lui-même le donnera un cceur, te rendra ca-
de force; héhraïsme pour des bases fortes. La vcii- piiblc de com|irendre.
.

36 Ecclesiasticus, VU, 1-13.


I. I»Piecepla de hoiio regfîmîne Tîtse (I-XL•!!, 14).

bi'TuXq ôianar-

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& ojig). 8. A* T^• 9. Ordo
6. ADi^:
in grieco est
(A": -
11,9, 10
^,.
:

sicut inter iincos notatur. 10. AD:


^.
:* . :
[. 01. 2.

(./,•)
D: (1. 3- D:

4.
].
:-
11. A':
12. *:
ènotpojuai.

(1. avd^.

(a. tti'vip.) .
) ^. (pr. m.) : (1. ^)
(sec. 111.) "f

Yll. 3. Les maux. Addition des Seplanle. H. De prier est ajouté par la Vulgate.
s. Parce rjue c'est lui qui connaît le cœur, Addition
12 (H. H). C'est Dieu qui voit tout. Addition de la
de la Vulyate. Vulgate.
0. Septante : « ne le décourage pas dans la prière •
L'Ecclésiastique, VII, 1-14. 37
. l*r«'cepteN pour la conduite de la vie (•.\^1, 14).

l't iii mamliilis illiiis m;ixiiin' assidiius rt à iiK'diler ses coniniandi-iiients sois tn-s
[osto :
[assidu ;

ft ipse dabit tibi cor, et lui-niêine le donnera un cœur;


et coïK-iinisct'iilia sapii'-ntiji.' (hiliiliii• cl un dosir ardent de la sagesse te sera
[til.i. [donnr.

VII. '
Noii IÏH-oi'(Miiala,ot non t(> ;ii)piv- „*y;|'„'^, VII. 1 Ne fais ])as de mauvaises choses,
[hriidciit. u. ... is." [et elles ni' s'empareront pas de toi.
- l>isci'do ab iniquo. déficient uiala
et n;'',.?.•;
- Ketire-toi di• l'injuste, et les maux s'éloi-

[abs ti\ J»i>.'3i. 3. [irneront de toi.


S 1-ili, non scniiiics niala sulcis injus- m s», s.
"
Mon lus, ne sème jias les maux dans les

rtilia•
o»•!». >-'
[sillons de l'injustice,

et non motos oa in si^ptiiplnm. Gin. 4. 21. et tu n'en moissonneras pas sept fois au-
Vf. S8, 1 2 ;
[tanl.
M, 24.
* Noli fina'Toroa Di'miino ducâtnm, ^'«"Î".•"'' Ne deniaiide ]ioint au Seigneur le gou-
.liic. .1, 1.
[verncment.
noquc arciTC càthodraiu lionoris. 2*!-i-28.
ni au l'iii une eliairi» (riionneiu•.
Matî'i'o'
ô Non to ju.stiliccs ante Deuni, •'
Ne te justilie pas <levaiit Dieu,
j,,^ 9^ ,_ 20.
qnoniam ai;niloi• cordisipse est ,^^^ -. :
jiarce que c'est lui qui connaît le cœur;
' '^
j Ecclc. 7, 47.
,. 11 ,
roi n'alfecte pas de paraître
• • ,

et ])eno,s rogom noh velleviden sapiens, luc. is, 11. et devant le

Jon.
[sage,
1 1, 10.

•'
Noli quii'reiv fi(Mi jndox, s;,p. «, 2-6.
c Ne cherciie point à devenir juge,
nisi vâleas virtûte irniniporo iniqui- si tu n'as pas assez de force pour briser les

[ti'itos :
[iniquités:

ne forte extiméscas fàcieni poténtis, de peur que tu ne redoutes la face d'un


[l)uissant.

8
'
et

nec
neque
ponas scandalum

Non pecces

nocioniin in uiio
te ininu'ttas in
in

âllipcs diiplicia
,
(M'is
in a'quitâte tua.

mullitudinem

peccâta
imiminis.
civitâtis.

:
oÎut.
i^-i.î.

^i^^s'is"'
HL•,
Ps. 30, 2 â.
Gai. 6, 1.
'lâ,'

3.
'

s
et

et
(! tu ne poses une pierre d"aclioppe-
[ment dans ton équité.
N'offense pas la multitude d'une cité,
ne te lance pas au milieu du peuple,
et n'ajoute pas péché à péché;
car même pour un seul tu ne seras pas
[impuni.
Xoli esse pusillânimis in animo tuo
3 : Jac. 1, .V6; '<
Ne en ton cœur;
sois pas pusillanime
10 exorâro, et fâcoro oloonios^vnani ne de- Tob.' 4. 11.
10 ne néglige point de prier et de faire l'au-
[spicias. ^™''• ^^• ^*'• [mône.
11 Xedicas :1 iiiultiti'idinemûneriim ineô- 11 Ne dis pas « Sur la multitude de mes
:

[rum respiciet Deus, oen. 4, 3-1. [dons. Dieu portera ses regards:
et offerénte nie Dec aUissirao, munera y•^• et lorsque j'offrirai mes pri'-.sents au Dieu
^''°J,'

[niea suscipiet. r.s. 49' 16-2.3. [trés-liaut, il les recevra ».


,„ ,. ... •. • • Luc. 21, 1-4.
Ne homme (]ui esl dans
point d'un
'2 Non irndcas 1liominem in amaritu- 1- ris
[dine aniniie :
J"''• '; 5"•. ]} [l'amertume de rame.
Tob. 2, l.i-lS.
car il y a quelqu'un qui humilie et qui
.
. ,
0.SI enim qui liunnliat et exaltât, cir- 1 ueg. 2, 7.

[cumspéctor Deus. ^"''• "' '''"


[élève, c'est Dieu qui voit tout.
13 Xoli arân• niondâciuin advérsus Ira- '".^",',',''' '•
N(> sème point le mensonge contre ton
[treni tuum :
[frère ;

neque in amicuni similiter fâcias. et ne non plus conti-e ton ami.


le fais i)as
1* Noli velle nientiri oinne niendâcium :
p°''i28'. s!'
11 (iarde-toi absolument de commettre aucun
Jac. 3," 2! [mensonge:
.,,. Mat. 37.
car l'habitude de mentir n'est i)as bonne.
.i,
. , , .^ . , ,

assiduitas enim illius non est bona. Apoc 21, s.

VII. 1-10. Avis et conseils divers. et l'inimitié des grands.


i. ne s'empareront pas de loi; tu n'en
Elles Jur/e, c'est-à-dire chef, dans le
. sens qu il même
seras pas coupable, et, par conséquent, tu échap- a dans'le livre des JKfiT'î.s•.
7. Du peuple; lorsqu'il est dans le trouble et 1
ir-
peras aux peines qui y sont inévitablement atta-
chées. ritation. .,.,.,., ne
3. fois, mis pour un nombre indéterminé.
Sept 8. N'ajoute pas poche a pèche ; littcralemcnt :

Le (jouOcrnement ; la charge de conduire les


•4. lie pas des doubles péchés, c'est-à-dire ne recom-
autres, de leur commander. • Du même fond d'or- mence pas la faute commise sous prétexte <iue la
gueil dont on s'élève licrement au-dessus de ses i)remiere est restée impunie. .

inférieurs, l'on rampe vilement devant ceux qui 9. Ne sois pas pusillanime; ne te laisse
pas aller
sont au-dessus de soi <:'est le pri>|)re de ce vice,
: au découragement. •,• .

qui n'est fond•'; ni sur le mérite personnel ni sur la i'2. Il (/ a queh/u'un qui humilie et qui eleve,
vertu, mais sur les richesses, les postes... » La c'est Dieu. L'adversité n'est pas toujours une puni-
Bruyère, Des biens du Fort. tion, comme otaienl tentes de le croire les Juifs,
i\e te justifie pas,
.">.
Pharisien de Luc, comme le que Dieu avait promis <lc recompenser par des
\\m. II. Devant le roi —
n'affecte jias de paraître biens matériels, mais souvent une épreuve de
sage, car on n'est pas sur de pouvoir toujours tenir Dieu.
son personnage et on risque de s'attirer la Jalousie
38 Ecclesiasticus, VII, 14-29.
1. Praeceptn de bono regîmine vitse (I-XL•!!, 14).

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18. Ordo

/
in graeco est

/^-
:

^-
17, 19", 18, 19'^ sicut

'
inler uncos notatur. 20• A*: (1. «V. dS.)
[,
&.
&, . 22.
. ÂNi*
ev.

(a.
*:
•^')
adeXtpov.
23. ':
21. At
aw.)

^
(1.

^^ ' 26. : (1. tXaq.) tXa^vrjig. 27. N-J- (in f.) xcù
)
.)
/uiaovjuivu) (sec. m. : /^naovai] //>;

07: —
^' ^Ev , [<yol; ': (1.
28. ABDN* ,"'^.

(sic) (Axf ).
(-).
30.
29•
:

21. (. 19). Que tu as 'reçue dans la crainte du 2.'i. (H. 21). Et ne le laisse pas privé de secou7-s
Seigneur... de sa modestie. Additions de la Vulgate. n'est ni dans l'iiébreu ni dans le grec.
L'Ecclésiastique, VII, 15-31. 39
. PrérrpteM pour la i-unduite «le In vie (I-Xlj||, 14).

'
\oli vcrlidsiis esse m iiuillitiKliiit' '••«''•^• •• *• '• Ni• suispoint veibcu.x au mibeu de la niiil-

''•
t>t lion itères
Non
•)
cxloris laiioriôsa opora,
[piosltytciiTiiiii.
in oratiiiin• tua.
''""•"!'"
7, si.

'''
[titude des vieillards,
et ne réitèi-e point la paroledans
ta prière.
.N'aici point di; réinignance pour les 011-
rr..v. l(, :':'i.
[vrages jiéniblcs,
et l'iisticatiuiiiMii crcÎUaiii ai) Altissiiim. i oor.'-i, '-t. ni pour ragrii-iilliiic créée par le Trés-
1 rh.ss ,1,11.
[Haul.
''
Non te n''|>iit<'.s in innititi'idini' indi.s-
'
3,17. '
' Ne t'unis pas à la inultitudc des indisci-
[ciplinatôrum. ^;°^^•
»g'',f,;•- [plinés.
'- Mi'iuriilo ira•, nutniiain non tar(l;'ii)it. Jon. 15, 2. "* .'^ouviens-toi de la coléic, parce qu'elle ne
Eocli. 5, !>.

r«. 7.Î. [tardera pas.


'•''
Iliiiniiia vaille spiritniu tnnin : i rm. .-., «. '•'
Humilie proloiidément Ion esprit,
(|iii>niaiii vindicta raniis inipii, iirnis ",', ïi.' jiarce qui; le châtiment do lacliair de l'ini-
:rt vi'i-niis. m•"-»• ^''*^•
^. ,. .... . , . M.it. 2.S, II.
[pi(! sera le feu et le ver.
Noli pra'varicari 111 aiiiiciim pociiniaiii et bon:i-
•-'^
Ne prévari<|ue pas contre un ami qui
[ilillVivnteni, ™ui«eri-.
[dillèn' à le donner </îî l'argent,
iieqiie fratrom ehari.'isirnuin auro spn•- p'^"",]^•
]l• -If cl m• mi'.pi-i.sc pas un frère très chéri pour
[voris. [de Tor.
-' Noli (li-scr-doro a umiioiv sonsâta ^^ Pr„T ih. -jj
-' Ne te sépare ])as delà feiiiine sensée et
[bona, Eccii. ïii, .!.'

[bonne
(inain sortitns es in tiinoro Dumini : que tu as reçue dans la crainte du Sei-
[gneur;
grâtia onim verecrindi;!• illiiis siipoi• car la grâce de sa modestie est au-dessus
[aurnm. [de l'or.
Non la.'das scrvniu in voiitât" ope- »•»•* Ne maltraite pas le .serviteur qui travaille
[rânteni, ^2vxL• [avec fidé'lité,
neijue mercenârinni dantein ânimam ex. 21, 2g, ni le mercenaire qui donne .son âme.
[suam. ^ -7•
,, -, , ..,.,.,. . Lpt. 19, ,,
13.
-^ Sorvns sensatus sit tii)i dilectns qnasi Eph.6,9. '-'••
Que le serviteur sensé te soit clier comme
[i'ininia tua, ex. 21, 2.
[ton âme;
non defraûdes illiim libertâte, ^^D-nt'^V" ne le frustre pas de la liberté,
neque inopem derelinqnas illum. is-ii.
et ne pas privé de secoure.
le laisse
-* Pécora tibi sunt? attende illis -*
: Dent. 2.., -i.
As-tu des troupeau.x? veille sur eux,
'"'
et si sunt utilia, persévèrent apiid te.
^''"^t^m et s'ils sont utiles, qu'ils demeurent tou-
joui"s chez toi.
l'ilioi'iini
Filii tibi sunf? illus, - '
As-tu des lus? instruis-les,
institutio.
et curva illos a pueritia illôruni.
ProT. 13, 24
et i)lie-les à la .soumission dès leur en-
;

22, fi.
[fance.
-''
Filia? tibi sunt? serva cornus ilk'irum, Hebr. 12, . -' As-tu des tilles? conserve
' '
Deut. 22, 20.
la purelé de leur
Eccle. 7, 4. [corps,
et non osténdas hilarem tuani "^™- '• ''
fiiciem '
et no leur montre pas un visage trop riant.
[ad iilas.
-'
Trade filiani. et grande
^ onus '
féceris, Eccu. 22,4:
'
"-'
Marie ta tille, et tu auras fait une grande
33, 3.
[œuvre ;
et homini sensâto da illam. et donne-la à un homme sensé.
-''
Millier seciindum ;'inimain
si e.st tibi -'*
Si tu as une femme .solon ton cœur, ne la
[tuaiii, non projicias illani prOv! '4.! :
[quitte point;
et odibili non credas te. et ne
te contie point une
;i haïssable.
In toto corde tuo Honor |iu- En tout ton cieur
rentuni.
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honora patrem
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tuuni. „ „ ,
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honore ton père,
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,. Ex. 20, 12.
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et geniitus matris tiue ne obhviscaris Tob. 4.3. : et les gi^niissenieuts de ta mère, ne
Dent. .'•. ifi.
les ou-
[blie pas;
" nieménto quôniam iiisi ])er illos natiis ^,''•,'' •0 souviens-toi que sans eu.\ tu ne serais pas
[non fuisses : coi. 3. 211.
[né,
et rétribue illis. qui'iniodo et illi tibi. rs. 102, 17. et fais pour eux comme
Tob. 4, 23.
//.•; onl fait eux-
, . . . . . LiK'. 1, >". [mèmes pour toi.
'
1

In tota anima tua tune Doiuinuni. " En toute ton àme crains le Seieneur,

i(MO. Devoirs tlo la \ic domestique. composé V Ecclésiastique les esclaves étaient pres-
il. Se te scpare pas delà femme .sensée et bonne. que tous recrutés en dehors du peu|>le juif.
Sur la loi du divorce chez les Juifs, voir la noie de •2'i. As-tu des troupeaux? veille sur eux. Voir la
Deiitèionnme, xxiv, I. noie sar Proverbes, xii, 10. Les saints se sont tou-
•li. Son (ime, sa personne.
jours montrés bons pour les animaux. Voir saint
it. Se le frustre pas de la liberté. D'après la loi
Thomas, _.SO>7i»U' lliéologique, 1' il••. (]. 102; de Kam-
mosaïque l'esclave hébreu avait droit à sa liberlc bures, L'Eglise et lu pitié envers les animaux, in-
après six ans de service, Exode, xxi, -2 et à l'année 1-2. Paris, 1899, p. -20. 70. elc.
jiiliilairc, Lévitique, \\, H; mais a où fui i">. Instruis-les, dans le sens de corrige-les.
40 Ecclesiasticus, VII, 30— VIII, 2.

. Prœcepta de bono regimine TÎtœ (I-XL•!!, 14).

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V. 2. T? iV.

(sic) (A: diTiazjj).

32. (H. 30), De toutes tes forces aime celui qui t'a omni crimini valedicunt, et spiritu contritionis
fait. • Diligis Dominum, non taritum ex vi, sed etiam emundati gratiam et charitatem accii)iunt. Illi acci-
ev virlule, cum diligendo et laborando experiris piunl ad fervorem cum in cordibus perCectorum (ul
summum potenlia;; qiiod si in lioc sumrao etultimo verbis sanctissimi Palris utarj vehementius spirans,
terniinoactum dilcclionis semper continuares, tune validum iguem cliaritalis accendit, ut non solum in
non lantum ex viitute, sed eliam ex tola virtute dili- spe fdiorum Del, sed etiam in tribulationibus glo-
geres. Sed (|uia in vita niortali non est possibile ut rientur, contumeliam gloriam reputanles, oppro-
quis in oniiiihus i)onis suis actil)us summum eona- brium gaudium, despectionem exaltationem ». S. Tlio-
lum adhil)('at, considerandum est quomodo liœc nias, Ùpusc. 61, cap. xxin.
senlcnlia vita• justorum i)ercgrinanlium accommo- 33. (H. 3t). De toute ton âme... et purifie-toi avec
(lelur, ut possiiiteam utcum<(ue servare, et Deum des bras ne sont ni dans l'hébreu ni dans les Sep-
ex tota virlule diligere. Illi sane dicuntur ex vir- tante.
tute diligere, qui Uei sunt diligentes amatores, qui 3i. (H. \^). Et de ta négligence, purifie-toi avec un
Deum fervide amant, et qui gnaviler et strenue om- petit nombre. Addition de la Yulgate.
nem (quantum possunl) del'ectum et imperfectionem 35. (H. 31). les offriras au Seigneur est ajouté
Tu
cavent, et virtutis opéra ad suum stalum et munus par la version latine.
))ertinentia sedule, sollicite et diligenter exercent. 36. (H. 3-2). Ta projntiation n'est ni en Iiebreu ni
Quidam enlm (ul Ilernardus, scrni. 3 de Pentecoste en grec.
optime annotavit) accipiunl Spiritum Sanclum, spi- 38. (H. 34). De consoler est ajouté par la Vulgate.
ritum charitatis ad salutem; quidam vero accipiunl
ad lervorem. Illi accipiunl ad salutem qui in tolo VIII. 3. (H. Et l'argent n'est ni dans l'hébreu
2•^'.
corde suc revertuntur ad Dominum Deum suum, qui ni dans les Septante.
L'Ecclésiastique, VII, 32— VIII, 3. 41
. l'rt'cepteN pour conduite de la vie (l-.l^l^ll, 14).

'•" --• ^''• et SOS prèlros, vcm-re-lcs.


et sac(>r(lt)tcs illius sanctilica.
In onini virtutc tua dilii-'i' eum i|uit(^
3- Ad. sa. 3.:.. '-
De toutes tes forces aime ci'lui qui t'a
ilccit : [fait;

3^

3*
et
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ft miiiistros cjiis
lloii(>i-a

illis partom,
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priinitiâruin et pnrfralionis
ne (Icrolinquas.
Ooiim o\ iota i'iniina tua,
ilioiiorifu-a
'<""
siciit
sacerdotcs,
lirâcliiis.
laanthUuin est

:
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p». «9, 34.

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Miil. 1. 6.
7, is.
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et ses ministres,

ot
Honoix'

purifie-toi
I»onne-leur,
Itioii

une part des ]iromicos


commo
no les abandonne pas.
do toute ton àmo, ot rovëi•••

avec dos bras.


il t'a été
[les priHros,

ordonné,
et des hosties d'e.x-
[piation.
i>t do iif.iiliprntia tua purga to ciini ^^^'1''^^', et (h^ ta négligence, purifie-toi avec un
[paucis. ^,;'», si'. [petit nombro.
•'^ Itatuiu liracliii'iina tunrum Ex. 29, ï7-ïs. •'^ 1,0 don do (os bi-as
(>t sacriliciuiu .«iaiictilicationis ûlTorcs ''"J,'/' de .sanctification, tu les offri-
et le sacrifice
[DÙluinO,' N'am. .i. 9. [ras au Seigneur,
Deut. IS, 3.
et initia sanctoium : ocut. is, n. ainsi que les piémices dos choses saintes:
36 et pauperi luaiuim tuani.
ixJrrifre
'•''
ot au j)auvre tends la main,
Dun."^4' l*.
ut pprliciàtur propitiâtio et benedictio Eph.2. 4! alin (jue soit parfaite ta propitiation, ainsi
D""- 1^• -«
[lUd.
rtiift
-j-,jl,_ 13_ y. [que tabi-nédiction.
'"
37 drâtia dati in conspéctuomnisvivén- .vovîhhî- Que
reconnaissance d'un bionfail soit
la

nienioi*iit.
[à la vue do tout vivant :

ot niurtuo non pruhibeas gratiani. et même à un mort ne refuse pas la ro-


[connaissanco.
"^ Non desis plorantibus in consolationc, ^ cor. 9, c 'S No manque pas de consoler ceux qui plou-
2 Mao. 12. 43. [rent :
Tob. 4, ib.
ot cum lugôntibus ânibula. jot_ 30,2.1.
et marche avec ceux qui sont dans le
Rom. 12', 1. [deuil.
1 Thess. 5, 14.
"3 Non te pigeât visitare infinuuni :
'•'
Ne sois point paresseux à visiter un ma-
Mat. 2.^>, 3.
Lev. 25, 35-36. [lade ;

ox his enim in dilcctinno firmâberis. car c'est pai• là que tu t'afïeriniras dans la
[charité.
*"^
In omnibus op(''ril)Us tuis luoiuoniro „ .„
lu l)ans toutes tes (ouvro.s, rappelle-toi tes
» Dcut. ,,
32, 29.
[novissiiiia tua, Jul, h, u. [fins dernières,
et in aîti'inuiii non ])Occabis. et jamais tu ne pécheras.
VIII. ' Non litiges
" cuin liumine "^potcnte, t-"m VIII. 1 Naic i)oint de démêlés avec un
polente
non •( [puissant,
ne forte incidas in luanus illius. r.,.ou'T3'3
de peur que tu ne tombes enti'e ses mains.
- Non contrndas cuiii viro locupléte, Mat. 3,
-'
Ne dispute ])as avec un homme riche,
ne forte contra te constituât litom tibi Mat. 2.i
de peur qu'il no suscite contre toi un pro-
[cès:
inultos eniiii pérdidit auruia et argrn- - car l'or ot l'argent ont perdu bien des
Eccli. 31, 6.
[tuni, [gens.
et usque ad cor regum exténditct con- et leui• pouvoir s'étend jusqu'au cœur des
[vôrtit. [rois pour le changer.

M. Ses ministres, ne les abandonne jjax Le Sei- l'expiation. Cf. Lévitique, \\m, -21 -;29. Bénédiction; —
gneur recommande souvent dans de secourirla loi mot qui se prendsouvent dans l'Écriture pour do»,
les prêtres et les Lévites qui n'avaient pas eu de largesse, libéralité: ici il a en particulier le sens de
part dans la distribution du jiavs de Chanaan don sacré, offrande sainte.
(Glaire). 37. Que la reconnaissance c'est-à-dire si tu ;

3:{. Avec ries bras; c'est-à-dire avec les épaules des as reçu un bienfait, montre ouvertement devant
victimes, qui appai'tiennenl au\ prêtres, cf. Exorie, tout le monde, ta reconnaissance: et s'il est mort
XXIX, a, -27; Lrriliijue, vu. 32, 3i: \07nbres, xviii, 18. maintenant celui qui a été ton bienfaiteur, même
34. Hosties d'exjjialion: c'étaient les victimes im- envers lui sois reconuaissant, en lui rendant les
molées pour le péclié et le délit, la loi étant la derniers devoirs. Cf. \xx, 18: Tobie, iv, 18; Baruch,
même pour l'une et l'autre hosties. CI. Lèvilique. VI, 2b. Des différentes explications ciui ont été don-
vil, i-7. —
Ta négligence : c'est-à-dire tes |>écliés nées de ce verset, celle-ci nous a paru la i)lus sim-
d'isnorance et d'inadvertance. Avec un petit nom- — l)le et la plus naturelle, outre qu'elle est littérale-
bre de victimes; c'est-à-dire oITrez de moindres ment conforme au texte grec (Glaire).
dons, quand vous ne pouvez en faire de i>lus con- 38. (eux qui pleurent la perle de quelqu'un de
sidérables (Glaire). leurs proches.
X'i. Le don de tes bras ; l'offrande des épaules des vic- 40. Rappelle-toi tes fins dernières. Un rabbin di-
times. Cf. y. 33. —
Le sacri/icc de sanclifiralion : \\- sait de même " considère trois choses, et tu ne
:

seniblablement le sacrilicequ'offraieiil les Na/.aréens tomberas jamais dans le péché d'où tu viens, et :

pour leur sanctilication. C(. ombres, \i. Les pré- — ou tu vas, "et devant qui tu auras à rendre compte
mices des choses saintes linitia sancton'in] expres- ; en jugement de tes actions >>.

sion qui doit probablement s'entendre de la dimc des


«limes, que les Lévites devaient donner aux prê- VIII. I--22. Vigilance et prudence dans les rapports
tres; car c'étaient les Lévites qui recevaient imnié- sociaux.
diaiement <lu peuple toutes les dîmes, dont ils don- 1. Avec un puissant, puisqu'il usera de son in-
naient a leur tour aux prêtres la dixième partie. lluence pour te i)erdre.
Cf. Sombres, xviii. -20-28 (tilaire). 2. Avec un... riche, car il achètera le silence des
aG. Propitiation ; c'était le même sacriOce que juges.
42 Ecclesiasticus, VIII, 3-12.

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14. B': èxxaOiajj. 15. B' (pr. ni.)
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: (bis) .
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(<: exxcai)• hnv^iadf,ç. IG. (pr. ni.) :

5. (H. 4).Ne frrqiieiHe pas un homme ignorant. Ni riicbreu ni le grec n'ont loti ennemi, mais le con-
« Gra-ce, ne coUudas, id est ne coiiverseris, ne lami- texte demande que cette maxime soit ainsientendue.
liaris sisjocando, et colludendo cum id " Sciendum est, dit S. Grégoire le Grand, Moral, in
est )ndisci|)linato, qui sub virtutis ferula, puta' sub Job XXII, 0, quia inimici dilectio tune veraciter
disciplina et castigatione pi\-ccei)loriini et morum custoditur, cum nec de profectu addicimur, nec de
non luit, m
eoque non didicit virtulem. ideoque ruina illius Kx'tamur. Nain stepe in dilectionis ima-
practice est indoctus, ut verlit Noster . (Cornélius a gine erga inimicum animus fallitur, seque hune dili-
Lapide). gere a^stimat, si ejus vita; contraiius non existât. Sed
•;. (H. 5). Ne méprise pas un homme qui se détourne dilectionis vim occulte et veraciter, aut profectus
du péché. Nequecnim qui peccat, dit S. Basile, In
<(
inimici, aut casus inlerrogat. Hac etenim de re ad
Psaltn. XIV, .3, probris venit insectandus, ut scriptum plénum semetipsam mens hominis nescit. nisi eum,
est (Eecli., viii. 6), nunquam enim ad delin(|uentiuni quam sibi adversarium crédit, in defectu vel pro-
ntilitatcm novinius esse a quopiam assumplum; fectu mutasse modum sui status inveiierit; si enim
nam, cum Apostoliis in suis ad Timotlieum discipu- de prosperitate addicitur, et de calamitate se odientis
iuni institulionibus pr.emiseiit redargutionem sive laîtatur, constat, quia non amaf, quem non vult esse
lepreliensionem, obsecrationein simul et increpa- meliorem; cumque etiam stantem voto persequitur,
tionem; nusquam lanien assumit opprobrium, quod <iuem cecidisse gratulatur ». — Et que nous ne vou-
Iratenue correctioni adversetur. Saiie reinehensio. lons pas devenir un sujet de risée n'est ni en hébreu
sive rcdargutio videtur sil)i fincrn pmslituerc emon- ni en grec.
dationem peccantis; contra opprobrium ejus magis 10. (H. 8). Et les enseiqnements de la science. Addi-
qui peccavif, spectat conlusioneni ». tion (le la Vulgate.
8. (H. 7). Ne le réjouis i)as sur Ion ennemi mort.
L'Ecclésiastique, VIII, 4-15. 43
. l*r«>oepteM pour lu coudiiit(> «le 1» vie (l-XL•!!, 11).

< Non litiuos ciiiii liiniiinc lin^'ii;ilo, •.. ., -'"•


aie point do donièlt''S avec un lioniuio
[il la langue bien aflili-c,

et non stincs in ipncni illins li^'iia. ol tu n'ontassoras pas du bois dans son
[feu.
••
Non coTnnu'inices liôniini indiiclu. •
Xe iiv(|nonli' pas nu lioninio ignorant.
110 nialc (ii- progénio tua !(|1•. (Il• pour qu"il ne parle mal de ta race.

'•
N(» dcspicias linniinoni averttMitcni so xon «- '•
Ni' mépriso jias un lioniun' qui so di'•-

[a peccato, po-nu.-»-. [louruo (In péclii'•.

iicinic inipr-'perfSi'i
'
: Luc. i:., r. cl ni" lui tais pas do roproclios :
'
. Rom. 3, ï-l.

nuMMi'iilu (lui'iniani onincs in cori-op- jou. s. ?. SMUvii'iis-toi qui' nous .sommos tous dignes
'•
[Unur sunius. j'^*'•
Cor.
*'
ï,
[t\o rrpn'iiension.
'
Ne siicrna^ hinniiioni in sua senecU'itc '
Ni• inopriso pas un lniuinn' dans sa vioil-

[Icssi•:

étonini c.\. nobi.s senéscnnt. T.ev. !!>. 33. car il yen a d"ontro nous qui vioillissoni.
» murtuo inimicu tuo gaudér
Noli de **
Ne te réjouis pas sur ton ennemi mort,
^''"^' '*• ''
scions quoniam omnos nioriniur, sachant que tous nous mourrons,
et in gaudium nnlurnns vonirc. ot que nous no voulons pas devenir un su-

[jet de risi-o.

« Ne dcspicias nanationoni presbytcn'i- „*||"i"î",ai.


''
No môpriso point lo rocit des sages vieil-

[runi sapiôntiuin, ^. a, s... [lards,

ot in provorbiis corn m convor.sârc : mais entretioiis-toi do leurs paraboles;


't'
ab ipsis oniin discos sapiéntiani, '0 car c'est d'eu.x-mômos (pie tu apprendras
[la sagesse,
et doctrinani iuti'Iléctu.s, onseignemonts do la science,
ot les

et servir•' magnât i.'< sine quorôla. ot à servir les grands sans reproche.
" Nonto in-a'toroat narrâtio senioruin
'
: Dcut. j. ;•; " Qui• lo récit dos -ioillards ne t'échappr
11, i;•.

Is. 3», ïl. [point :

ip.si onini didicérunt a putribu.s suis :


car ou.x-mémes l'ont appris do leurs pères:
J»^• ^-• •-•
'- quiiniam ab ipsis discos intelléctuni, '-'
parce que c"est d'oux-mémes que tu ap-
[prondras l'intelligonco
otin tomi)Ore necossitâtis daro respon- ot à donner une réponse on temps néces-
[suni. [saire.
''•
Non incondas carbones peccaturum xon I"•
N'allume pas les charbons des pécheurs
. . arsuonil!
[arguens eos. pecc»iu- [en les reprenant,
''^'*'
<'t ne incendàiis tlainnia ignis poccatn- et no sois i)as allumé parla llammedu l'eu
[runi illiinini. [do leurs péchés.
" Ne contra fâcioni stcs contunioliûsi, prov. 21;. ^.
''*
No résiste pas on face à un insolent,
no scdeat quasi insidiâtor ori tuo. de iieur qu'il ne se tienne en embuscade
Luc. Il.:..i-.'.l,
[contre ta boucho.
'' Noli fœnerâri lumiini fortii'iri te :
'
Ne iiréte point d'argent ;'i un plus puis-
[sant que toi ;

quod'
si fœnoruvoris, quasi
^ pôrditum
'
Deut. s.•?, . que si tu lui en as prêté, tiens-le comme
Eccli. îil. 1.

[liabe. [perdu.

3. Ne frcquente pas. N'aie pas de rapports lami- les Hcl)reux, poiu• ([ui elle avait l'aulorité même•
liers. — Un homme ignorant, ou plutôt, d'après le de Dieu.
grec, • mal élevé •. 13. En les reprenant avec dureté.. ou lorsque tu

8. .Ve te rejouis pas... Voir la note sur ProverOes, prévois que la correction leur sera inutile et nu"• nie
XXIV, 17. nuisible. —
Et ne sois pas allumé: liébraïsme. pour
Leurs paraboles, leurs seiilences proverbiales.
9. rt lu ne seras pas allumé.
Irait de leur longue expérience. li. De peur qu'il ne se tienne c'esl-à-dire ,

10. Sans reproclie, d'une l'açon irréproclialjle (ju'il ne dresse des pièges à tes paroles.
sans bassesse ni fierté. 15. prèle point il'nrgent. • Il est souvent plus
Xc
It. Eux-mêmes Vont appris de leurs pères. I.'au- utile de quitter les grands (|uc de s'en plaindre ».
lorité elle respoci de la tradition ont toujours été I.a nruvère, Drs Grnmls.
très grands chez les (irientaux et t-n particulier chez

44 Ecclesiasticus, VIII, 13 IX, 6.

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1. l»riecepta fie TÎtse (l-XL•!!, 14).

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10. 13). dans l'hébreu ni dans les Septante.
dessus de tes forces. « Spondere hic,

,
iil in
Grœco tum hic Pioverbiorum, vi, i, est' ficle-
tuni IX. 5. Dans sa beauté. Septante : « dans son châti-
jubere pro aliquo. Est enim genus sponsionis quod- ment ». La leçon de la Vulgate ]>araissait générale-
(lam lidejussio. Mouet autem ne in ulteriorem suni- ment préférable aux commentateurs qui proposaient
niam lidejubeamus quam ciii solvcnda^ pares facile de corriger en céruse, lard »
«
simus. Muiti qui si solveiidum i>ro alio esset, nun- comme Grotius, ou en choses honora-
«
quam id (lamnum subire vellciit, faciles sunt ad bles, estimées » comme Gesner, ou en
fidejul)enduin, quod sperentreiu non eodeventuram « choses désirables, charmes comme Fritszche, mais
»,
ut solvere cogantur » (Grotius). l'hébreu montre que le grec a bien traduit et que
22. (H. 19). Et qu'ensuite il ne t'injurie n'est ni le sens est « de peur de partager son châtiment ».
:
L'Ecclésiastique, VIII, 16 — IX, 6. 45
. l*rf>eepteH pour la conduite de la vie (l-.\ljll, l-L•).

"^ Non spt'iiidi'as siipi'i• virluti'in tua „. :


.w.,, '' No ivpumls pdini pour un antre au-dessus
[de tos forces ;

quod si spopcxidiTis. quasi reslituciis (|ue si tu asivpondu, pense comme devant


[co-ila. 2". 19,« [le rcstituor.
•'
Non Judiccsconlrajudicoin
(liitiniani sccundiiiu (piod justuni
:

i-st ju- iracun.ii.


[dicat. J'':"-.\
„ec
''

parce '
No juge pas contre un
ju^-O selon ce qui
juî,o.
o.st juste.

l'rov. 1, IS
i''
Cuui aud;icc> non cas lu \ia. 31, M.
"* Avec un audacii-n.x ne va i>as dans la
[voie,

ne t'orlo i:i'a\rt mala sua in le :


lie pi'iir qu'il ne lasso posi-r ses maux sur
[toi;

ipsc onini socundiim voluntâtiMu suani car il \a selon sou désir,


[vadit.
et siniui cuin stultilia illius porics. et on iiièun' Icnips f/iit; /«/ lu périras par
[sa folio.
"• Cnin iracûndo non l'àcias rixam, ProT. 33, 31. '" Avec un iiommo colère n'aie point de quc-
Ecdi. 13, 1.
[relles;
et cnni audâco non cas in descrtuni :
et avec un audacieux nova pas dans le dé-
[sort,
quoniani quasi iiiliil est anto illum san- parce qu(< le sanii est comme rien devant
[giiii^. [lui ;

et ubi non ost adjutnriiini, olidet te. et là où


a pas de secours, il te brisera.
iln'}'
-0 Cuni fàtuis consiliuni non habeas : cavemiuni '-"
Avec les fous ne tiens pas conseil,
non enini pciterunt diligere nisi quœ ois " '»«""*• car ils ne pourront aimer que ce qui leur
^'"°''- ^*- -•
[placent. [plaît.
-i Corani oxtiïinco ne lacias consilinm :
^'''°^• '• ^^ -' Devant un étranger ne tiens pas conseil,
nescis enini quid pâriet. car tu no sais pas co qu'il enfantera.
-- Non onini hi'tinini cortuuin manifestes :
'-'-
Ne découvi'o pas à tout homme ton cœur,
no forte inférât tild .iriàtiam falsaru. ot EccU. i;, . do ])eui• qu'il ne to té-moigne une amitié'
Lconviciétui• tibi. [fausse, et t[uen^ui(e il ne t'injurie.

IX. ' Non zelos inuliiM-om sinus tui, I\. ' No sois pas jaloux de la femme de
/.elauiluni
[ton soin,
no ostondat suiter to malitiam doctrinaî Jud. h, . de peur qu'elle ne montre contre toi la ma-
[noquam. xum.s.u-i.i. [lice d'une instruction fune.ste.
-'
Non des muliori potostatom aninuo tua:",
g^.^^ 3 ,,.
'-
No donne pas à la femme le pouvoir sur
[ton àmo,
no in^irediàtur in virtutoni tuani, ot (le peur (|u'ello ne s'ingère dans ton auto-
[confundâris. [rité, et que tu ne sois confondu.
3 Xo respicias niulieroni niultivolani :
Kusiemi;»

No roirarde pas une fommo aux mille
uiulicres. [volontés,
ne forte incidas in hiqueos illius. rrov.7,10-22. (le pour
iiu(! tu ne tombes dans ses lacs.
* Cum saltatrice ne assiduus sis : '
No pas assidu près d'une danseuse:
sois
nec audias illam, ne forte péreas in of- Mat. u, r,. no l'écoute point, de piHir que tu no péris-
[ficâcia illius. «en. e, 2. [ses par ses artifices.
'
Virginoni ne conspicias. N'arrête pas ta vue sur une vioi-go,
110 forte .scandalizoris in (Iec('ire illius. job, 32, i. (le peur que tu ne trouves une pierre d'a-
Mat.
Di.ut.
.>,

22,
2f..
19.
[choppoment dans .sa beaut('.
^. , .
•'
Ne des fornicanis animani tuani in prov. .i, 2:
''
No douuo ton àmo à dos prostitni'es on au-
26 ';-"-', '3^
[ullo :
I!,
[cune manière;
ne pordas te, et horoditâtom tuam. (le pour que tu ne to piM'dos. toi ot ton lié-

[rita.iro.

Parce qu'il juge...; il a eu sa taveur


17. la pré- 4. Une dan-
somption d'avoir jugé selon l'équité. seuse. Voir la fi-
1!>. Uii homme colère... Cf. Proverbes, xxii, 24. gure, note 2 à la
lindut.lV,p.6.'ii.
IX. 1-13. Ce qu'il faut éviter à l'csard des femmes.
'>. Une pierre
1. La femme de ton sein; ou la femme i/iti repose
d'achoppement.
sur Ion sein; expression faiiillière aux Hébreux pour
Allusion aux pé-
signifier une épouse. peur qu'elle —De
La ja- nalités qu'en-
lousie d'un mari et ses soupçons injustes sont un'•
courait le sé-
instruction funeste, en ce (ju'ils font naître sou-
ducteur, Deulé-
vent dans sa femme l'îdée et l'envie de devenir ce
ronome. x\u, 10.
dont il la soupçonne.

i. De peur qu'elle ne s'ingère dans ton autorité.


6. Ton héri-
tage; les biens
conlrairemcnt à l'inslilution divine; Genèse, ui, IC.
(lucorps et les
3. Une femme au.i mille volontés une femme 1('•- mnakU-imos cypriotes (f.
biens de l'âme. D""scuses et 4).
gère, une courtisane. (CRlcoirc. D'aprÎ!3 Ccsnola).
46 Ecclesiasticus, IX, 7-13.

'

"^
. l»rtecepta de

f »' çvuaic ,. hono reg^imine TÎtae (I-XL•!!, H).

.
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13.
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£eV) iè. A:

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18-
:
(pr.

7. iV'erre pas si»• les places jmbUques. Septante •


SoUL, 29.
. n'erre pas dans les (endroits) déserts
«. les lieux Ces deux versets de la Vulgale ne sont ni
lO-lt.
peu fréquentes ou Ton sait qu'on ferait de mauvaises
dans l'hébreu ni dans le grec.
rencontres.
•12. (H. 9). Ne t'assieds jamais avec une femme étran-
considère pas une beauté étrangère. «
8. A'e
Non gcre... C'est pnur ce motif qu'en Orient les femmes
dixit, nevideas, id onini nonnumquam lit
ultro• sed ne mangent pas publiquement avec les hommes.
7ie circumspirias illam. tollens
ne studio animad-
v.Ttamus, ne curiose intuearis, ne
Esther, i, '.). —
.Ve t'appuie point avec elle sur le
contemplationi coude. « Nunquam securus cum tiiesauro latro tenetur
immoreris ... s. Jean Ciirysoslome, Ilom.
Vil de ' inclusus, nec inlra unam caveam liabitans cum lupo
verbis Isaim.
tutus est agnus. Ipse se voluit superari, qui hostem
9. (H. %'-''). Beaucoup
ont péri... Vidimus multos
et proprium in suas portas induxit; et intestinum gla-
audivimus a patribus nostris, qu.,d sine
magno dium sibi ipse supposuit, qui locum habitationis
irciih.renon recolo,ascendisseprimitus
ad cœlos, et suaî adversarii ingressibus reservavil. Qui iretus est
inler sidéranidum suum coUocasse, postmodum au-
conversari cum scandale, sine causa dicit Pacatus
tem cecidisse usque ad aljyssos, et animes :

eorum in volo esse cum diabolo ». S. Cyprien, De singular,


malis ol)slupuisse. Vidimus stellas de
cœlo cecidisse Cleric,
ab impetu ferientis caudre draconis ...
s. Augustin
L'Ecclésiastique, IX, 7-18.
. l*rérppteN poiii* lu conduite «le 1» vie (•.\^1, ).
vicis civil;itis, <;.•. si, i-s. '
.\i• jrltc pciinl li's yi'ux de tous coti's dans
Noli fircunispioorc iii
[les rui'S de la citi'•.

oborniveris in plati-is illiiis. et n'i'rre pas sur les places publiques.


n»^•
•*
AviTto f;iciiMii tiiaiii a mulicro comiila. - ^'"^^\\•
' >*
Di'tounie la lace d'une Iciiime iian-c,
ft ne ciiTiiiiispicias sprcicm alioiiam. ,..', i•;. et ne considèie pas une beaut•' i-traiip ri•.
" l'iOpler spr-oii-m iiiiili<'ri.s iiiulli porii•- 3 eause de la bcauti' d'une feiniiir bcaii-
[riiiit :
'"''"' ''
*"
[eoup ont pt'-ii :

coiicupisci'-ntia ipiasi i-rnis ft (-"rsi par là qui• la i-Diicupiscence coui-


«t fx li<>«•

[exardi'scit. [nie un l'eu s'i'iiibrase.

Omnis iiiulioi•. <|iia* est roriiicària. •" Tout<> femme «pii se prostitue,

ijuasi slt'iviis in via conculcâbitur. est comme l'ordure qu'on foule aux pieds
[dans le chemin.
Spécieniniuiiorisali(''noî mnltiatlmiiâti.
n Beaufouj). .ivant admiré la iieauté d'une
[ri'probi l'arti suiil :
^''"''''
'' '
'
[femme l'ti-anjiére. ont i-ti' répi^ouvés:
colloquiuin oiiim illius quasi igniscxai- car son enti-eiien comme un feu s'en-

[déscit. [flamme.
'- Cura aliéna muliiTo ne sédcas omnino, rrov. , 24. '- Ne t'assieds jamais avec une lémme étran-
[gére.

noc accinnbas cuni oa super cubituni :


et ne t'appuie puint av(^ elle sur le coude:
1^ et non alteivoris runi illa in vino.
':'
et ne disjmte pas avec elle dans le vin,

ne defiinetcor tuuni in iilani,


l'orte
de peur que toncieur ne s'incline vers elle.
)'™^„f','•
et sanguine tuo labansin j>craitiuniMii. et que par ton sanii tu ne tombes dans la
[perdition.
'^ Ne derelinquas aniicum antiquuni : .\i.ii<iuus
'' Ne quitte pas un ancien ami;
car un nouveau ne sera pas semblable à

'•
novus enini non erit similis iili.

Vinuni novum, amicus novus :


.
servàiiiius.

piot. 27,
17, 17.

••.
1••
C'est un vin nouveau qu'un ami nouveau
[lui.
:

veteràscet, et cumsuavitâtcbibes iilud. il vieillira, et c'est avec plaisir que tu le

[boiras.
1'• N'envie point la ,i:loire et les richesses du
r.e^anilus
IH'CCillOr.
[pécheur;
non enim scis quw l'uti'ira sit illius sub- l's- se, 1. car tu ne sais pas quelle sera sa ruine.
^ • Jud. 9, 4.
[verSlO. 2 lleg. lô, 10.
' Non itlâceat tibi injuria
' '
injustôrum, •
joi>, 24, 19.
1'
Que la injustes ne te soit pas
violence îles
Ps. 4S, 1. [agréable.
.sciens quoniani usque ad inferos non sachant que jusqu'aux enfers l'impie ne
[plaeébit iinpius. [sera jias agréable ô Dieu.
'* Longe abésto ab homine potestiiteni '•»"««" ifi Tiens-toi loin de l'homme qui a le pou-
[lialx'nte OCCldl'ndl. eedendum. [voir de tuer.
et non suspicâberis timorem mortis: Pr^v. le, ii; l't tu ne soui)çouneras ;>rts mémo la. crainte
20, 2. de la mort:

8. Détourne l't facr il' une finime parrc... C'est un y. 21-24: les indiscrets, v. 25.
(ics passages empruntes par leTalmudau livre de \;i. C'est un viii noirccau. Cicéron emploie la
VEcclésiastique. et attribues à Beii-Sira. même comparaison « Numquid... amicl novi, digni
:

Deaucoi'p ont péri. Témoin Samson, David,


9. amicilia, veterihus sinl anleponendi?... Indigna
Salomon, qui étaient pourtant les i)lus forts. homine 'dubitatio... Voterrima qu:cque. ut ca vina
l'as.iieds... Celle première partie du ver-
12. .\e (|uœ velustalem terunt, esse debcnt suavissima ..
set a son explication dans la seconde ne l'appuie : De Amicilia, xix.
n. Enfers dans l'hébreu et dans le texte
signifie
point, etc.: ce qui est une allusion à la manière
<|iinl on était à table, couche sur des lits, et ap- grec, aussi bien que dans la Vulgate, non tombeau,
puyé sur le coude ;et comme on était plac<• les uns sépulcre, mais ce lieu souterrain (|ue les Hébreux
au-dessous des autres, le second convive avait la regardaient comme le séjour des âmes après la
tète sur la poitrine du premier, le troisiènie sur la mort. Ainsi, ce mot fournit une (treuve sans répli-
(|uc de leur croyance à la survivance des âmes
aux
(loitriiicdu second, et ainsi de suite. Il était donc
de dernière indécence qu'un homme se plaçât
la
corps (Glaire).
18. Tiens-toi loin de l'homme qui a le
pouvoir de
a table auprès d'une femme étraniière (Glaire).
1.3. N'e ilispulo pas..., c'est-à-dire ne fais jtas des tuer; ce qui était particulièrement à recommander
maître. Le
défis de boire. — Que par sang: par la mort
ton à une épo()ue ou l'arbitraire régnait en
commets l'adullère à des débauches
la suite filsde Sirach • conseille d'éviter lacourdes princes :

si tu
que chez les Hébreux l'adultère les disgrâces sont fré(|uentes, le danger y est
delà table.On sait
«taitpuni de mort. Voir Uvilique, xx, 10 ((ilaire). grave; nulle part l'envie n'est plus dangereuse...
Ce qu'il faut éviter dans ses rapports avec
H--25. Un ancien |)hilosophc disait quil fallait s'approcher
du leu
des princes comme on s'approche
assez, :

les hommes et comment il faut se tenir en yarde |)as si près, qu'on


contre les amis nouveaux, y. IV-lo; les méchants, prés pour en sentir la chaleur :

brûle (Calrnet).
. 16-11; le puissants, y. 18-20; ceux qu'on fréquente. s'y •

48

"-"
' ^-,
^Eniyviod^i
,, .
Ecclesiasticus, IX, 14
Prsecepta de bono re^imine

iv
.
[, âtu-
,
vitte (I-XL•!!, 14)•
7.

i<b

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19.
7r«ç.). 20•
A* dipeXfi

A:
>'
D:
aov
(pr.
(A'*
m.)

' ^.[, ).. ))...


''

): 21• A^: (D: .). 22-

[.) 23.
notatur.
Ordine inverso in grœco
24• A'B'X:
, sicut inler uncos
(pr.

& . .
^ 111.) : 2b. D: (1.

. D* 2. (sec. ni.) * (pr.) (pr.


m.) Ai)* (pr.) xûî. D: (1. 4. AXt
*«.
^

20.
près de
(. AS"). Que la
[,mort communique avec toi (est
dans l'hébreu ni dans les Sep-
(a.
6. A^:

ni dans le grec.
. D: lyft^fî.
A-DX: ^]?.
0. (sec.
7.
111.)

A'N: 1):

toi) n'est ni 24. {H. 17). Mais la parole des vieillards pour le
tante. sens n'est ni dans l'hébreu ni dans les Septante.
ai. (H. li^•). Et les prudents n'est ni dans l'iiébreu
L'Ecclésiastique, IX, 19 —, 7. 49
. Prôreptes pour la conduite tle 1» vie (l-AL•!!, 14:).

''• ad noli ;ili(|iii(l i''''^''• '^• '- ''J


et si lu approches de lui, ne commets au-
et si acci'sscris illuiii,
[comuiiltoio, [cunc faute,
no Îorto aiilerat vitani tiiain. de peur (|u'il no t'ùt(; la vie.
"0 Cominuniuncin inortis scito :
'i'• "• ''• '-"
Sache (|U(! la mort communique avec loi,
qiiitniaiM in nn'dio laquonriiiu ingrodi»'•- parce qui' tu l'avanceras au milieu des
[ris, [piègi's,

ot sujiiM• doli'iitluui arma aiubulabis. et <|ue tu marcheras au travers des armts


[d'ennemix irrités.
-' Secunduin virli'itein tiiaiii cave l<• a <• hu- 21 Selon ton i)Ouvoir, défie-toi de celui qui
'lirûxinio tiio, 't'approche,
'\".\l\'l*l"!'

t't cuni sapiéiitibiis et pi-udéntibiis «i"•"• et traitiï avec les sages et les ])iudents.
[tracta.
-- Viri justi sint tibi convivie. T^b. 2, 2.
-- Que les hommes justes soient tes convives,
et in tiinore Doi sit tibi gloriâlio, et que dans la crainte do Dieu soit pour
[toi un sujet do gloire,
et in sensu sit tibi cogitâtus Doi, Eph. S, 18-19. '-^
et que dans ton esprit soit la pensée do
1 Cor. 10, 31.
Pe. 15, 6.
[Dieu,
et omnisenarnUio tua ia pniîcoptis Al- (>ttous tes ontiOtieas dans les préceptes du
[tissiiiii. [Très-Haut.
-^ In inanu artificuin opéra laudaljuntur, -*•
C'est pour la main des artisans que leurs
[ouvrages seront loués ;
etprinceps populi in sapiëntia sernio- et le prince tlu peuple le sera pour la sa-

[nissui, [gos.se de ses discours ;

in sensu veio seniuiuni verbum. mais parole dos vieillards, pour le sons.
la
- ' Torribilis est in civitato sua hoino lin- p^, 139, 13.
-3 Terrible est un grand parleur dans sa cité,
Iguosus :
Ei^*^'•^^• •'*> •
ettemerârius in voibo suoodibiiiserit. et le téméraire dans sa parole sera odieux.

ni. 1 Judo.x sapiens judicâbit pupuluni sapiemui X. 1 Un juge sage rendra la justice à son
lSUUUI, [peuple,
utilis.
et principâtus sensuti stâbilis orit. prov. 20, s-
et le gouvernement d'un homme sensé sera
29,14. [stable.
- Socûndum judicom populi, sic et mi- Pror. 29, 12. 2 De même
qu'est le juge du ijouplo, di,-
[nistriejus: ^ifi''^" [même aussi sont ses ministres;
et qualis rector est civitâtis, taies et et tel qu'est le prince d'une cité, tels sont
[inhabitântes in ea. [aussi ses habitants.
•'
Rox insipiens perdet populum suum : » Keg. 12, 13. 3 Un roi insensé perdra son peuple,
•.-. ProT.ll,27-2S;
et les cités auront des habitants par l'in-
. • 1 •. I • .
et civitates inhabitabuntur per sensum 29, 4.

[poténtium. [telligenco dos puissants.


* In manu Doi potéstas terrai i Dans la main de Dieu est le pouvoir de la
:
„„_ , «.
Sap. 6, 4-.i. [terre :

et iitilom roctorem suscitiibit in tompus et il suscitera en son temps un gouverneur


[super illam. [utile.
•'•
In manu Doi prospéritas hominis,' ^«'• i^, ^2. ' Dans la main de Dieu est la prospérité de
^ *
Dan. 12, 3.
[l'iiomme :

et super laciem scribiu impùnot honu- et sur la face du scribe il mettra sa gloire.
[rem suum.
'•
Omnis injuriie prûximi no momineris, (•
Ne souviens d'aucune injustice de ton
te
^^.^ 19-13 h
[prochain.
et nihil agas in opéribus injuriai. et no Îais rien par les voies de l'injustice
'
Odibilis coram Doo est et hominibus ^ '
Odieux est l'orgueil deant Dieu et de-
Prov. C, 16
,
superbia
, .

: le, .^; s, 13.


:

[vant les hommes.

•2*). Au tnilicu des pièges. Il fiait d'usas»' dans Dieu nK'nage à chaque nation les princes qui lui
les Kucrrcs de re temps de tendre des embuscades conviennent, il leur en donne alternativement des
autour des places assiégées afin de les garantir con- mauvais pour les châtier, des bons pour les récom-
tre rirru|)tion des ennemis. Voir Juncs. \\, 20, 33, penser. ....
30. 5. Scribe. Ce mot est pris ici dans son acception
4'». C'estpour
main... C'est par l'adresse de
la la plus ordinaire, qui est docteur de la loi. dont le
leurs mains que
les artisans attireront les louanges ministère consistait à copier et à expliquer les Li-
sur leurs ouvrages. vres Saints. Ces docteurs étaient fort estimés; ils
tenaient le même rang (|ue les prêtres et les sacri-
X. 1-6. Les princes ont besoin de sagesse. ficateurs, quoique leurs lonctions fussent différen-
1. Un juge, dans le sens général de prince, ou tes (Glaire). ^
^e gouverneur. — Un homme sensc, qui vit selon les G. Ne fais rien par les voies de
,
injustice, c est-
règles de la sagesse. ii-dire, quand on te traite outrageusement, tiens-
Les cites auront des habitants, c'est-à-dire se-
3. toi on repos et n'en lire pas vengeance.
ront prospères. 7-34. Contre l'orgueil et l'avarice.
4. Il suscitera en son temps un gouverneur utile.

BIBLE POLYCLOTTE. — T. V.
50 Ecclesiasticus, , 8-16.
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Praicepta de bouo re§fimîne Tita? (I-XL•!!, 14).

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8. Un royaume
est transféré d'une nation à une ambitio jiossidet. Neque rairum, ubi vos separatim
autre nation, cause des injustices. « Noiite, dit sibi quisque consilia capitis, ubi domi voluptatibus,
Caton, dont saint Augustin rapporte les paroles, De liic jiecunia; aut gratite servit is. Eo lit ut impetus
Civ. Dei, V, 12, noiite existiniare majores nostros fiât in vacuani rempublicam ».

armis rempublicam ex parva magnam fecisse. Si ita 10. Les deux premières parties de <e verset ne
esset, multo pulclierriiuani eam nos haberemus; sont pas dans l'iiébreu etmanquent dans un grand
(|uippe sociorum atqua- civium, preterea armorum nombre de manuscrits grecs.
et equorum, major copia nobis quam illis est. Sed 11. La vie de toute puissance est courte n'est ni
alia fuerc qua; illos raagnos fecere, qu;u nobis nuila en hébreu ni en grec.
sunl : domiindustria, fdris juslum iiuperium, ani- l.">. Et l'orgueil le renversera jamais est une
mus in consulendo liber, neque delicto ncque libi- addition de la Vulgate.
dini obnoxius. Pro liis nos habeiiius luxuriam atque IG. (H. 13). Des méchants est ajoute par la Vulgate.
avaritiam, publiée cgestatem, privatim opulentiam; 1". (H. 14). Superbes n'est pas dans les Septante.
laudamus divitias, sequimur incrtiam; inter bonos 18. Manque dans l'hébreu. —
D'entre ce nations
et nialos discrimen nullum; omnia virtutis pra,'inia mêmes n'est pas dans les Septante.
L'Ecclésiastique, , 8-19. 51
|• I*roceptei4 pour la conduite de la vie (I-XIjII, 14:)•

.>toxirriU)ili.s.)iiiiiis iuiquilas p-iitiiiiii. ,*; 1,',•


et exécrable tout•• ini(|iiité des naliuiis.
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" lU-gnuiii amolli•• in ^•»1<^'"' "'i"'^''''''"'"


* royaume transféré d'une nation à
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[propler injustitias, [une autre nation, ;i cau.se des injustices,


et des violcMices, (;t des outrages, et (b's
ot injurias, cl roiiUiiiK'lias, et divôrsos
[dolos. [diiTi-reiites tromperies.
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Avàro aut(Mii niiiil «'si sccir^stiu.s. ilieii n'est plus criminel qu<' l'avare.
a%'ariliti.
ti-rra et ciiiis? l'ouniuoi s'ciiorgueillisseat la terre et la

(
Qiiid
* siiix'i-ljil
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I Tiiu. fi, IIP.
Oeil. 3, 19 ;
[cendre ?
10 N'iliil est iiiiqiiiiis ainâro pccii- 'S ï?• '" liieii n'est plus inique (pie d'aimer l'ar-
''"•
[niaiu :
'''-•' '. [gent ;
hicoiiini et âniiiiam suam vciuilcMii lia- car celiii-ii a uik' ;ime M-nali•,
it. et :

.luiiniaiii lu vila siia projécit iiilima parce que durant sa vie il a jeté au loin
Mia. [.ses propres entrailles.
"
Languor .•
Oiiiiiis poti'iilàtu.s br<'\ is vita.
i:iaval un'uicuni
iperîuii
Prov. 2S, IC.
" La vie de tonti' pui.ssance est
Une maladie trop longue fatigue
courte.
le niéde-
[cin.
BrcviMu langin'Ti'm pra'cidit inrdicus :
'-'
Le médi^cin couj.e j/ar racine une courte
la
[maladie ;
sic et rex hudie est et cras mori«'tiir. ^roT. js. i8.
ainsi même le roi est aujourd'liui, et de-
[niain il mourra.
Cuiu eniiu luorirtur liomo, cen. .•?. i».
'^' Car lorsque l'homme mourra,
'''•''•'' '^•
iiereditàbit serpentes, et béstias, et il aura pour héritage les serpents, les bêtes
[vernies. [et les vers.
Initiuiiisiipi'rbiit' h(>minis, aposlatâre C:isus su- '
'•
Le commencement de l'orgueil de l'hom me
*^
[a Deo : [est d'apostasier Dieu ;

qiioiiiani ab eo, (|ui lecit illiiiii, recés- T<.b. 4, n. '''


parce (jue son cœur s'est retiré de celui qui
[sit cor ejus : [l'a fait ;

(juuuiaiii initiuiii oiniiis peccâti est su- '. li, 12. parce que le commencement de tout péclié
[pérbia : [est l'orgueil;
qui teniH'rit illaiii. adiiuplrbitur inale- celui (jui s'y tiendra attaché .sera chargé
[dictis, [de malédictions,
et subvértet euiu in lînein. et Vortjueil le renversera à jamais.
Proptérea exlionorâvit Dûiiiinus con- g™. 11, is; •'• C'est pour que le Seigneur a désho-
cela
[véntus malorum, ig.''i4%'i!i2.
[noré les assemblées des méchants.
et destri'i.xit eos usque in finein. e^ i^, 40. et il les a détruits à jamais.
Sedes ducuiii su|ierb('iruMi destriixit p"'';';•^' I' Dieu a renversé les trunes des chefs super-
[Deus, 1 Kcg. 2, 's. [bes,
et scdëre fccit mites pro eis. et il a fait asseoir les hommes doux à leui•
[place.
Radiées génti uni sup<'rbârani arefécit pg. 43, 3.
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l»ieu a fait sécher
racines des nations
les
[Deus, J<-r;.-.o;3Î. [superbes,
et
1 .•.,.•
plantavit luimiles
\-
ex ipsis gentibus.
3Ï, 4U.
is. 13, 1;». et il a planté les humbles d'entre ces na-
[tions mêmes.
Terras géntium
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cvértit Doniinus, g*"• 1»• '9 Le Seigneur a di-truit les terres des na-
If. 23.
[tions,
et pérdiditeas usque ad l'undainéntum: et il les a perdues jusqu'au fondement.

«. .i cause (les injusiiccs... - Des hommes profa- l'homme, c'est-à-dire de son corps, qui, à la mort,
nes et téméraires ont fniiiclii les hornos. et ont ap- devient, en effet, la pâture des bêtes et des vers
pris à douter de tout,... rinslriiclion augmente et la (tilaire). —
Les scrpcnls, les bêtes cpii rampent. I-es
foi diminue... I.e dérèglement ne se contente pas corps tiui ne sont |)as ensevelis deviennent la proie
d'être toléré, il veut être la règle même, et appelle des bêtes; ceux qui sont enterrés sont dévorés [lar
excès tout ce (jui s'y oppose... Le jour de la ruine les vers.
est proche, et les temps se hâtent d'arriver ». Ké- 1 4. Ajjostasicr Dieu. : s'éloigner de Dieu, prétendre
iielon. Sermon jj/ntr Ir invr de iEpiphanie. pouvoir se passer de lui.
La lerre et la cendre. Voir Genèse, m, 19.
'.}. ir». Le commencement de tout péché
est l'orgueil;
10. Une âme vénale: l'avare vend son àme pour parce t|ue l'orgueil est la source de tous les vices;
les biens matériels. —
Il a jeté au loin ses propres il y a de l'orgueil dans tout péch('•. iiuisqu'il y a
entrailles: il ne sent plus rien, son cn'ur est de- révolte contre Dieu. Nos premiers parents péchèrent
venu aussi insensible que l'or qu'il possède. par orgueil, pour devenir semblables à Dieu.
12. Le roi est aujourd'hui, et demain il mourra. 18. Dieu a fait sécher les racines des nations
• I.e dernier acte est sanglant, (|uel<|ue belle (jue superbes. Ceci s'explique tout naturellement des
soit la comédie en tout le reste; on jette enfin de chananéens, que Dieu extermina, et dont il ne con-
la terre sur la tête, et en voilà pour jamais «. Pascal. serva que ceux qui s'étaient rendus à ses ordres
13. Il aura pour /irritaije I/auteur montre — et soumis aux lléhreux, son peuple (Glaire).
assez clairement, dans lilusieurs passages, qu'il 1!•. Le Scii/neur a détruit les terres des nations.
admetlail la survivance des àmcs aux corps. Ainsi L'auteur parle de Sodome, de Gomorrhe et des au-
il ne veut parler ici que de la partie matérielle de tres villes de la l'entapole.
52 Ecclesiasticus, , 17-30.
1. Prsecepta de boiio re^imine vitaB (I-XI^II^ 14)•

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(1.

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31• D: iJJ 32. (a.

21. Ce verset manque dans l'hébreu et dans les


Septante. ims honoré ne sont ni dans l'hébreu ni dans le grec.
30. (H. 27). Et qui abonde en toutes choses n'est
20. (H. 23). {Quoique) riche est une addition de la pas dans les Septante mais est en hébreu.
Vu Isa te.
33. (H. 30). Et sa crainte de Dieu. Addition de la
28. (II. -2-i). Et bien instruit... cl l'igyiorant ne sera Vulgate.
L'Ecclésiastique, , 20-33. 53
. l*r«>oeitteM pour In coniluite «le la vie (l-XL•!!, ).
-0 ex ipsis, (lisiirrdidil fos, ).•. as. ïu. Il :i lait srchei• (/lœlr/ues-imes d'entre elles,
arolV'i-il
[et il les a pei-dues entièrement,

ot cossj'iir fccit iiionn'iriani oûruni a el il a elVai•!• leur iin'iiioire de la terre.


[toria.
-' MciniH-iaiii siiiiorbiTiiiii ponlidit Dons,
Luc. i mi. Dieu a perdu la uKimoire des .superbes,
et ivliquit niiMiioriaiii liuiiiilium scmisu. et il a laissé la nn-moire des Jiumbles d'es-
[prii.
-"-
Non est creâta lioiiiiiii'ius siii)ri-l)i:i : L'oriiueil n'a point él('• créé avec les hom-
[mes,
neqiie iraci'india natiôni niulicruiu. ni le courrdux avec la race des femmes.
Si'iuon iMiiiiinuiii lionorubitur La race d'hommes qui sçra lionoi'ée
hoc qiiod limet Doiiiii : est celle qui craint Dieu:
tel.
soinon autoin lioc o.\honor;ïl)itui•. mais la rac(,' qui sera désiionoré'c
P-. I, 1-4.
(juod pni'tci-it inaiuluta D(imiui. est celle qui néglige les commandements
[du Seigneur.
-* In inrdio fratniui roctor ill<')nim in ps. si.c. Au nulieu de ses frères, celui qui les dirige
[lionni'o : en honneur;
[e.st

ot qui tiiiKMit Doniinum. oriint in ôcu- et ceux qui craignent le Seigneur seront
[lis iilius. [devant ses yeux.
-•'
Gloria divituiii. honorat('>i"iini, et pau- jcr. a, as. La gloire des riches, des personnes élevées
[peruni. [aux honneurs, et des pauvres,
timor Doi est : c'est la crainte de Dieu.
- noli dosi)icero honiincm justiua paupe- Ne mépri.se pas l'homme juste et pauvre,
[roni,
ot noli niagnificâro viruni peccatonnu j^c. 2, 2-3. et nefaispasgrandcasde l'homme pécheui•,
[divitoni. [quoique riche.
-' Magnus, et judox, et potons est in ho- Eecii. 2.-., u. Le grand et le juste et le puissant sont en
[nore : [honneur;
et non est major ilio, qui timet Dcuni. mais il n'est pas de plus grand que celui
[qui craint Dimi.
-8 Servo sensâto libcri sérviont : «iiori» A l'esclave sensé seront assujettis les
|>siu|>erÎM
el clivilis
[hommes libres;
Ot viri)rudons et disciphnatusnon mur- opponiiur. et l'homme pi'udent et bien instruit ne
[murâbit corréptus, rror. 17, 2. [murmurera pas, lorsqu'il sera repris,
et inscius non honorâbitur. Pro'JÎTô.'u •,
et l'ignorant ne sei-a i)as honori'•.
-9 Moli extoliere te in laciéndo opère tuo, 9> s;»», i. i•'• Ne t'iHève pas en faisant ton œuvre,
et noU cuncturi in témpore angustiœ. et ne temporise pas avec paresse au temps
[de rangois.se.
^0 Mélior est qui open'itur, et abundat in Pror. 12, 9. Mieux vaut celui qui travaille et qui abonde
[omnibus, p^^i^-Ji [en toutes choses,
quani qui gloriâtur, et eget pane. que celui qui se glorifie et manque de pain.
'•'
Fili in niansuctiidine serva ânimam j^^j ,, ,g Mon lils, dans la douceur conserve ton
[tuani. [àme,
et da illi honureui secv'indum mérituni (>t rends-lui honneur .selon son mérite.
[suuiii.
32 Poccântem in aiiiuiaui suam quis jus- 2C.>r. .%-. Celui qui i)èche contre son àme, qui le
[tificâbif/ [^justifiera?
et quishonorihcâljit exiionorântem âni- et qui honorera celui qui déshonore son
[niam suam? [àme ?
l'auper gloriâtur pi'i• disciplinam et ti- Tob. -i, 23. Le pauvre est glorieux par sa science et
[morem suum : [sa crainte de Dieu,
ot est iiomo qui iionorificâtur propter et il est tel homme qui est honoré à cause
[substântiam suam. [de sa richesse.

•20. Queli/uesuues d'entre elles: |irabablement les à la phrase un sens tout différent: « ne raisonne
Cliananoens, les Amalécites, etc. pas quand il faut travailler, et ne te vante pas dans
•a. L'orgueil n'a point été créé avec les hommes. le temps (le l'adversité ». Il s'agit sansdoutc du pré-
L'orgueil "n'a pas Dieu pour autour, il vient del'im- somptueux qui se croit supérieur en tout ce qu'il
perfeclion huinaiui;. Rien qu'aggravé par la première lait, et qui trouve moyen de se vanter dans l'in-
lautf, il n'est pas irrcsisliblc on doit le combattre
; succès.
et on peut en triompher avec la grâce il c Dieu. 30. Mieuxvaut celui qui travaille. Voir la note sur
m. La gloire des riches... rt des pauvres, c'est lu Proverbes, xii, !».
crainte de Dieu: c'est en cela que consiste la vraie 31. La douceur, qui est une forme de l'humilité.
i-galiie. 32. Contre son àme. contre lui-même chacun :

•20 \e t'éléve pas... ne temporise pas. Dans le doit avoir souci des int<'rèts de son àme.
^rec les deux verbes sont intervertis, ce qui donne 33. Glorieux, digne d'honneur.

Ecclesiasticus, , 31 XI, 11.
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xa»^aec 2. AB'DX: /, cùrt'aj]?. : (|. àViça) ,7,-
d-çcoTTor.

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oça'wi) ^çû'of ..

ADx* .
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4.

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Ax* (tert.) h.
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6.

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8.

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11. A': '.
.Tç«'|,ç. 10. xt (p. iày

''""''"''''••• "' *""'''•^'«''"• Adciilion de la ,;,>. L'hébreu et les Septante parlent de l'homme
Vuigate.
ii- Il est tel homme impie, ha Vuigate ajoute un-

L'Ecclésiastique, , 34 XI, 11. 55
. ('•oepteN pour » coii<liii(e de vie (l-.\ljllv 14).

^* Qui aiileiii 1>•; in pauiH'rtiilc, Dm,, s, is.


•' dans la i)auvretr•,
.Mais foliii qui est ^dorifié
[quantd ma.iris in subslânlia? [combien plus le aeruH-il dans la richesse?
t't (|iiî iriorijtiii• in sulislântia i)aup('i•- mais que celui qui o.st irlorilié dans la -
llàli'Ui vci'câtiir. Ichosse ri'doule la pauvreté.

\l. ' SapiiMitia liiiiniiiàli oxalliiliil


[])llt
'^i-

iliius,
'*|",i,5"","""
'
«Itini.
. '
La sagesse tle l'Iiouimc dliuinhle con-
[dition relèvera .sa tète.

l't in lui'ilio niaKnat«'irnin consi'dt'n• "^',™;,'];• 3'"• cl au iniiien des grands elle le fera as-
[ilinni lariot. joa.V.'is. [seoir.
-
Non landes viiaini in spt'Ti(> sua. Mut. ï3, 12. -'
Ne loue pas un limiinn• iTaprès son appa-
'
l.ui•. 11,11;
[rence,
IS. u.
noque spornas liôniinoni in visn suo. 1•'"^^ '•, :"; et ne méprise pas un homme àson aspect.
^ Itrcvis in volatilibns est apis, 1 ncg.'ie, 7.
"•
l'etite est rabeilli.• i-ntre tous les volatiles.
l't initium dulcoris Jiabot fructns iliius. " et son fruit possède la source do la dou-
cm. \%'s.'
[cour.
* In vosti'tn no grloriéris nnrpiani, A.-t. 12,21-23.
'
Ite Ion vêtement ne le glorifie jamais,
noc in die IioihtIs tiii cxtollàris :
iiom. 11, 33. ei au jour de les honneurs ne t'élève point :

(|noniaiii iniraViilia oiicia Altissimi so- paire (iiradiiiirai)les sont les rouvres du
[lius, [Très-Haut seul,
ot {riori<')sa, ot abscônsa, ot invisa opéra et que t^iiu'ieuses et cacliéos et invisibles
[illins. [sont SOS (ouvres.
•'
Mnlti tyranni scdénint in llirono, 1 nep. 2,_s. r.eaucoup de tyrans ont siéirësnr le trône,
et insnspici'ibilis portâvit diadéma. et ci'lui qu'un ne pouvait soupçonner a
[porté le diadème.
' Multi poténtes oppréssi snnt valide, '
Eatu-'e,':.^*
' r.eauconp de puissants ont été opprimés
jiuï. le.s'i-'so. [fortement ;

et {rloriosi tn'idifi snnt in nianns alto- et ceux qui étaient dans la gloire ont été
[n'n'uin. [livrés aux mains des autres.
'
Priusquaiii intiMToyes, ne vitupères p^^'^• j3> \^^•.
'
Avant dintenogor, ne blâme personne;
[quoniqnam : 17, g-7.

et cuni interrogâvoris, corripe juste. et lorsque tu auras interrogé, reprends


[justement.
>*
rrius(iuani aiulias. ne respondeas ver- ,. is, u. *<
Avant que tu aies entendu, ne réponds
[bum :
E«'i>• ' •" [mot ;

e1 inniédio senuonuni no adji'cias loqui. l't au niilieu des discours ne t'ingère pas
[de parler.
'•*
De ea ro, qnx te non nioléstat, ne cor- ''
D'une chose qui ne t'incommode pas. no
[téris :
[dispute point;
et in judicio peccàntinm ne mnsistas. rs. 1.1. et dans le jugement de ceux qui pèchent.
[no te place i)oint.
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Fili no in nniltis sint actns tui: V;ina "1 .Mon ne mêle pas tes actions à boau-
lils.

[coup de choses ;
uiiisinii.
et si divos lYioris, non eris immv'inis a et si tu es riche, tu ne seras pas oxonqit
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[dolicto : rrov. 2s,' 20. [de faute:
^'''''' ^^' "' n'en
si onim soci'itus lïioris. non apprehén- car si tu suis luules tes affaires, tu
'^^^f""^•- embrasseras aucune:
E..1S, IS.
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l't non oiTuirios, SI piwcnruri'oris. Luc. m. 42. et tu ne l'eu tireras pas. si tu vas au-devant.
" Est Iionio laborans, et festiiians, et do- .'4% 11 11 est tel Jiomme imjiie (|ui travaille, et se

[Ions impiiis. ;•.,^/..,'.


[hâte, et gémit.
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et tanto niairis non abnndi'diit.
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ei il sera d'aulant moins dans l'abondance.

:{*. Celui qui eut glorifié dans la richesse redoute prisde son âme, que d'avoir tant d'attache à parer
la j/fturrelë, puisque tout son prestige ne lient qu'à son corps >. Bossuel, Sennon sur l'intégrité de la
sa richesse, non à ses qualités personnelles, la pau- jjénitence,:i'' partie.

vreté le renilrait digne tle mépris. Celui qu'on ne pouvait soupçonner a parlé le
'ii.

diadème. C'est l'histoire de David remplaçant Saiil


XI. i-'J. Do la modestie et de la discrétion. sur le liône.
1. La safjessc de l'homme d'humble condition 6. Ont été livrés au.v mains des autres; sont
relèvera .sa tèle ; comme il est arrivé à Joseph, à tombés dans l'esclavage.
Daniel, au puhlicain de l'Hyangile. 10-30. nous vienncnl de Dieu.
Tous les biens
2. xon misérable et chélif.
axpei'l 10. Ne mélv pas ci beaucoup de choses;
les actions
3. Petite e:tt l'abeille... son fruit. Voir sur le miel n'entreprends pas trop de choses de peur de n'en
la noie sur Proverbes, v, 3. faire bien aucune. —
tu vas au-devant; si tu .S';'

De Itin vêtement ne te ijlorifir jamais. « Kst-ce


'». i-herclies à échapper aux responsabilités que lu as
pas s'accoutumer insensiblement à un grand mé- assumées Imprudemment.
.

m Ecclesiasticus, XI, 12-24.


I. Priecepta de bono reffîmine Titae (I-XL•!!, 14).

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111.)

13. Et ont honoré Dieu. Addition de la Vulgate. de la Vulgate.


l'J. Tout seul n'est ni dans l'tiébreu ni dans les 21. (H. 20). Des commandements est ajouté par
Septante. la version latine.
20. (H. 9<^). Et que la mort s'approche. Addition 24. (H. -H). Se hâte. Addition de la Vulgate.
L'Ecclésiastique, XI, 12-26.
. Prt'fepteH pour la conduite de la Mte (-^^ 14).

'• uiàrcidiis ci^oiis recupcra- '-'


1! rst ifl Ikimiiuo «''iirrvi'• ayant besoin de
Est lioiiio
'^""• - "•
[se fortilior,
[lioiu•,

plus ilt'riciciisviitriti'.cl nljinulans paii- inaii(|uaiit oucoio plus de l'orco et aboii-

[dant on pauvreté ;

i:î
et oculus D.'i rospéxil illuni in
bono, ,._',;;';«•.;•
'•"'
et l'd'il de Dieu l'a roirardé on bien,
.•1. ;mi. ot l'a l'olové di' .son humiliation,
ot oivxit Piiiii al) Iniinilitâto ii).si\is,
il
Aiii. '.•. 1.

Ot oxaltiïvit caput i-jus : vn.v. n». s. rt il ;i élové sa tète;

(>l niinïti snnt in illo mulli, et Iioikum- f\ l)oaucoup s'en sont otonnés. et ont ho-
[viTiint DiMuu. [noré Dieu.
1» Hona ot niala, vita mors. l't omn!)• a '* Los biens et les maux, la vie ot la mort.
Itaiipi-rtas ol honôstas a Doo sunt. la pauvreté et les richesses viennent de Dieu.
1"•
Sapii'ntia i>t disciplina, ot sciontia Ic^iis •'"'i• ;,''
'
'•'
La sagesse, et la discipline, et la scienco
"
[apud Dcuni. i «>•«• -',
[de la loi sont en Dieu.
Diloctio, et via^ bononim apiul ipsuni. L'amour et les voies dos bons sont en lui.

If•
EiTor ottënobi\v poccat«'>ribus concnn'i- re. iis. .^