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Ontario Council of University Libraries

http://www.archive.org/details/lasaintebiblepol07vigo
LA SAINTE

BIBLE POLYGLOTTE
DU MÊME AUTEUR

Manuel bibliqne ou Coure d'Écri tare Sainte à l'usage des séminaires Amum Tuum
,. A. Bbassac. Douzième édition. 4 vol. ln-12.

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Les Livres Saints et la Critique rationaliste. S dont des


incrédule* contre le* Sainte* Écritures, par F. Vicoi mns d'après les mo•
miment* par M. l'abbé Dommum, Cinquième .tiition. vol. in-8*. Parie, Rog«
M '

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Carte de la Palestine, pour -tude de l'Ancien et «lu Pestamenl


haut sur »r\39 de large, imprima quatre cou • htion. 1898. -ret
ir • •
Cbernovi/ 1

Achetés a\<c le Manuel biblique fr. 60


La Bible et les découvertes modernes en Palestine, en Egypte et en Assyrie, par
\ .,•» i.-.i \: avec .-ut. -s. pians ot Illustrations, diapré• le» monuments, par II. Pabl

lard, arcli •
roL In-li Pari• 1 fr. •

Die Blbel und die neneren Entdeokungen in Palœstina, in Aegypten und in Assy r
von F. Vwoi'boux. Autorialrte Uebenstnag von Jo*. Uuca, Pûurer ron ViUmar. roL h
Mayenec, Press Kireabsim•
Le Nouveau Testament et les découvertes archéologiques modernes, un
diaprés les monamenta, Deuxième édition* IroLin-lS I

Mélanges bibliques. La Cosmogonie mosaïque d'après les Pères de l'Église, n


d'étude* diverse* relative* i l'Ancien e> tu Testant• dion
naturelle de* n. iscriptions et le* mine* du Le*
BéikésMi de la BièÊÊ. *\ê livre det Proverbe* et la fourmi. Susanne : —
de a• — Le* Samaritain* au temps de Jésus-Christ. La tiif/le et — lu Critique, réponse
et de Jmintcas tU M- iie>
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La Sainte Bible selon la Vulgate, traduite on français par M. l'abbé < <

. appendices, et Index archéologique par F. \ n. <>i ma• ;*eule approuvée après


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tribué en divisions
al ondalrei tl«-s Ui Introdueti
les nonmreuscs; 4° Cppefl illustrations archéologiques. 5 vol. i;

H sera tiré quelques exemplaire* sur papier indien, permettant de réunir les 5 tome* en i seul te
Nouveau Testament in-18 (neu rone éditioi par MM. Glairi
Iradaet par le Saint-Siège. Avec noti-N nouvelles, introduci —
appendices, concorde•. — U's. tableau synoptique de l'His
Jésus-Christ , index an• — . —
table <l<-s Bpttres el des Évangiles de toui
cédés de la Messe et des Wpivs. vol. In-18. Paris, Boger et Cbernovi]
l ... 2 fr. •

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Les Sainte Évangiles, Mii\i> des Actes ta


Apôtres, précédés de la II vol.
18, papier teint••, filets rouges. Paris, Roger et Chcrnoviz 1 fr. 50
EN COURS DE Pt'BUCA I

Dictionnaire de la Bible, contenant tous les noms de personnes, de lieux, de plantes, disais
mentionnés dans Saintes Écritures, les questions théologiques, archéologiques, scientifli
les
nques. relatives à l'Annen et au Nouveau Test --s sur les commenta'

ancienset modernesavec de n- ml biques. Ouvrage


plans, de vues des lieux, de reproductions de médailles antiques, de fac-similés des manusc
de reproductions de peii' If bcarcHeft sasyriens, égyptiens, phénic
un grand Demi
lu fascicule, in-4*, de colonnes 3 5 fr.

rfKMMuruii ri»«is-wt>ot tt t'•. — ni»u. (sisk).


*
LA SAINTE

BIBLE POLYGLOTTE
CONTENANT LE TEXTE HÉBREU ORIGINAL, LE TEXTE GREC DES SEPTANTE,
LE TEXTE LATIN DE LA VULGATE,
ET LA TRADUCTION FRANÇAISE DE M. L'ABBÉ GLAIRE

AVEC LES DIFFÉRENCES

DE L'HÉBREU. DES SEPTANTE ET DE LA VULGATE ;

DES INTRODUCTIONS, DES NOTES, DES CARTES ET DES ILLUSTRATIONS

Par F. VIGOUROUX
PRftTRB DE SATST-SCLPICB

NOUVEAU TESTAMENT
Tome VII

LES QUATRE ÉVANGILES. — LES ACTES DES APOTRES

PARIS
R. ROGER ET F. CHERNOVIZ, LIBRAIRES-EDITEURS
99, BOULEVARD RASPAIL, 99
1908
Droits réservés.
NIHIL OBS l \ l

H. GrARRIOUET,
Suji. -
S.

IMPRIMATUR :

Pu i. die 10 mardi l9Qs.

f LlO ÀOOLPHOf
An!.
EXPLICATION

DES SIGNES ET ABRÉVIATIONS CONTENUS DANS LE TOME SEPTIÈME

1. — Textes grecs.

Nous reproduisons le textus receptus du Nouveau Testament vulgarisé par les


F.lzivirs.

Quant aux variantes, on remarquera qu'elles sont en général peu importantes,


ou proviennent parfois des fautes des mss. ou des omissions par suite d'homoioté-
leutie. Le textus receptus est basé plutôt sur les mss. écrits en minuscules, et le

texte de Tischendorf sur les anciens mss. (surtout le codex Sinaïticus) écrits en on-
ciales et découverts ou mis en relief par lui. Ces anciens mss. sont d'ailleurs peu
nombreux et de valeur, inégale, il ne semble donc pas possible qu'on puisse faire
beaucoup mieux aujourd'hui que saint Jérôme au iv c siècle.
Lorsqu'il constituait la Vulgate, les deux seuls manuscrits qui nous restent de son
époque auraient peut-être été les plus mauvais de ceux dont il disposait. Les
manuscrits occidentaux grecs-latins (D, codex Bezae et Claromontanus) sont inté-
ressants à cause du nombre des transpositions, omissions et additions qu'ils pré-
sentent, mais il est fort à craindre que ces modifications n'aient été introduites dans
le grec d'après des exemplaires latins, car ceux-ci étaient précisément caractérisés
par des modifications de ce genre. Comme l'écrivait saint Jérôme Si latinis exem- :

plaribus fides est adhibenda, respondeant quibus; tôt enim sunt exemplavia psene
quoi codices. Sin autem veritas est quierenda de pluribus, cur non ad grxcam
originem revertentes, ea quse vel a vitiosis interpretibus maie reddita vel a prx-
sumptoribus imperitis emendata perversius, vel a librariis dormitantibus aut ad-
dita sunt, aut mutata corrigimus?
Les variantes que nous donnons ont donc surtout pour but de montrer les modi-
fications qui s'introduisent dans la tradition manuscrite et ne prétendent pas être
les matériaux d'une reconstruction, car — nous l'avons dit — on ne peut mieux
faire aujourd'hui que n'a fait saint Jérôme, du moins dans la mesure indiquée par
lui : « le sens de la Vulgate est celui des manuscrits grecs du iv° siècle, les détails

seuls n'ont pas été modifiés par saint Jérôme et peuvent donc n'être pas conformes
aux anciens manuscrits ». Cf. In Evangelistas ad Damasum priefatio. Cette phrase
devra servir de règle à qui voudra, avec l'aide des variantes et de la Vulgate, re-
toucher le texte grec pour le rapprocher davantage du texte primitif. Cette recons-
titution est d'ailleurs toujours personnelle et discutable, c'est pourquoi nous avons
préféré reproduire le texte qui a pu se dire pendant longtemps ab omnibus recep-
tus. (Ed. Elzévir de 1641, préface, p. 3.
\. : >

II. , \ \ ET SIGNES INSÈRES DANS LES ViiiUMl.s «. i;l < «,>UB8.

i. UQLM8nfDH)UAWTLB8MAltU9CUT8 0ULMSDtri RBCQUMi

« Cette lettre indique les variantes empruntées au Codex Alexandrinue, ma-


rins. rit datas! de li deuxième moitié du siècle, offert en 1098 au patriarche
.1 AI. A.uHlrie, et conservé aujourd'hui à Londres, au BrttUh Muséum dex
Alexandrinus a «te <<lit«'• par C. G. \\<1«•. 1786, et B. II. Cowper, 1860, « t NOTO-
dnit défraie en phototjjnie, Londres, 1879>1880. Il n<• eontienl plus : Matth., —
xxv, 0; Joa., iv, 30 — nu, 53 et II Car. i\ . 18 — ui, .
Codex Vatioanus, du milieu «lu •. conservé ;i la Bibliothèque «lu VatictJ
C'est ««' in.inuscrit qui a servi «I.• bas.• à l'rdilion sixtitu• «le I â.ST, ou t<• rtus /
de L'Ancien Testament, que nous avons reproduit dans la Polyglotte. 11 n<• OOOtiei
plusHabr», i\. 14 tin. Tim.. Tit«\ riiil. et lApoc.
C Cette lettre désigne le Codea Epliracmi Syri reecriptuê «lu milieu «lu v* siècl•

Il ne renferme plus que des fragments de tout le Nouveau Testament.


D Cette lettre désigne, pour les Évangiles et les Actes, le Codex Jiezœ, du • siècle,
conservé actuellement à Cambridge et, pour Isa Kpitres de s;iint Pan], Ve Codex Cla•
-

rornont /ruts, «lu\i ou du vu' siècle, conservé à Paris. I <>ndsgrec, 107. Cee deux
manuscrits D portent te latin en face du grec.
I

Cette lettri- «1. signe, pour les Kvangiles, le Codex BaeUeenaù, K. I\ 18 lu mi-
lieu du vin* siècle; pour les Actes, le ( 'odêX Loudianue, de la lin du vi e siècle, con-
servé à Oxford et, pour les Kpitres de saint Paul, le San-Germaneneie «lu i\ ne de,
conservé aujourd'hui à Saint-Pétersbourg, qui est une copie «lu (lammontanus D.
> Lettre désigne pour les Évangiles le Codn Boreeii, du i.v siècle, conservé
àUtreohf «, pour les Kpitres «1«• s, mit Paul, le Codex Augienois, du i\ siècle, con-
servé à Cambridge.
Cette lettre désignais Codex Sinatticut du i\ siècle. Cf. Introduction générale,
t. I. p. \\. Ce manuscrit renferme tout le Nouveau Testament.
-* Cett.• lettre désigne le Cedex S&ngoUensiê 18, da i\ sied.•, «jui contient les

giles avec une version latine intérim. -aire.


Nous n'indiquerons pas d'autres msnnserits. Tous s..nt décrite longnomanl «1 ail-

leurs dans les Prolegomena que M. C. K. Gregory écrit pour Ylùliti «

tied mttjor de C. Tischendorf (t. III, Leipzig, L884, y. 887 ^«j.


Sous cette lettre sont réunis «les manuscrits moins Importante qui s 'gnt

plus haut.
(
'
Cette lettre désigne les éditions de J. Griesbach. G' désigne plus partit u

ment l'édition de Halle 1788) et G J


celle de Leipzig (1805).
G rell. désigne Griesbach et les autres, c'est-. «-«lue : Knapp, Schola, Lachmann,
lehoadorf, Hahn, Thatta•
II Otte lettre désigne l'édition de A. II. «lin Leipzig, 1840).
t te lettre désigne l'édition de G. C. Knapp Hall.•. 1797).
tte lettre désigne lee éditionsde l Laehmann. I.' désigne plus partioolil
ment l'édition grecque Berlin, 1831 et L* l'édition grec-latin Berlin, 1C
EXPLICATION DES SIGNES. vu

Cette lettre désigne le Textus reeeptuë (Elzévir 1624).


Cette lettre désigne l'édition de J. M. A. Scholz (Leipzig, 1830).
Cette lettre désigne les éditions de C. Tischendorf. T2 désigne plus particulière-
ment VEditio octava major (t. 1, Leipzig, 1869; t. II, Leipzig, 1872) et T' les édi-
tions antérieures (Leipzig, 1841, 1859; Paris, 1842 .

Cette lettre désigne l'édition de C. G. G. Theile (Leipzig, 1844 .

Quelques autres éditions sont indiquées dans les variantes par le nom de leur
auteur sans abréviation. Tous les détails désirables sur les éditions sont donnés
dans les Prolégomènes de C. R. Grégory déjà cités, p. 202 sqq.
F. Nau.

II. - SIGNES.

-J-
indique une addition, et doit se traduire par habet ou addit, habent ou
addunt.
* indique une omission, et doit se traduire par omittit ou omittunt.
: marque que ce qui suit est une leçon divergente ou une traduction différente.

[ ] indique que l'éditeur dont le nom est enfermé dans les crochets, place la

leçon suivante entre crochets dans son édition.

III. — ABRÉVIATIONS.

a. veut dire ante.


al. — alii ou alibi.

ait. — alterum.
ait. m. — altéra manu.
c. — contra.
cett. — ceteri.

dist — distinguit (indique qu'on fait intervenir un


signe de ponctuation).
e ou ex conj. — e conjectura.
eti. — etiam.
— fin. — usque ad finem.
in. — initio.

in f. — in fine.
interp. — interpungit variantes consistant dans une
ponctuation différente).
inv. ord. — inverso ordine.
1. — loco.

P• — post.
pr., sec, tert. — primum, secundum, tertium.
pen. — penultimum.
praem. — prsemittit.
pr. m. ou man. — prima manu.
.!« \

§ec. m. — Mec tt ml ti iinmii.


i.ll. reliqui.

s. — eive.
il un ehilTn• . %-risiiulus seq tiens un perMtCttli Meqw
8C. s ril

— similiter.
s<|. — seqitens.

tOt, totitm.

ult. — ultimum.
un.• . intl. — uncw imiudit.

\w Mil » : D*aprèe oee expHcaftione :

m nuitée de page 392 qui sont

. la

.
I :

30. D* uct' hADL 32. D oî nIM iT*«v 1) -..; U


,
ot

)
: : : . :

HABT p. xet. .53. LT :;.;. G Ml I.îh'îV 4[L 2


] + in .

Se liront donc

I I <lex
:

Bezœ omet -t' . Les inss. Sinaïticus, Al.-xamlrinu-

avec l'édition l.arlnnann portent


mes. Siiiiiiti.us et V;iticanus

.
... y. 32.

avec Lédition de Tischendorf portent


Le Codex Bezœ porte
. ot Jttov.

I
Lee

.
porte Les mss. Sin;iïiirus. Alexandrinus. Vaticamu el l'édition

)
:

! I
\m 1i< ndorf omettent [après xat. \. 33. Le• éditions de Lachmana el de
Tieehendorf portent f. 36. Lee «litions de Griesbach, de Lai lnnann. <1

'.
<

s. thendorf el «le Thefle ometteol Les éditions de Knapp et de Bahn porteoi


ces deux mots entre eroehete. L'édition de Lachmann ajoute (à la fin eiut.

?6 ; l'édition de Berlin, 1842, porte ces mots entre crochets.

Dose ce tome septième, le texte grec neœpfBl . été nvu par M. 1.

professeur .1 1 Institut oathoHqœ de Paris, qui a également releré lee variante•


et noté les principales divergences «jui existent entn 1. texte grec et la Vu!.
— I nces placées à droite de la version français•• mit été eolligées par
M .1• M ut.l. .liaimin.• d,- l'r.jus, auiu.'.niiT île 1 li.'.pit.il «IHn.t.s. 1 mit -e qui
regarde l'agenreiiimit du latin et du fraacaia, les divisions et annotations. ,st «lu

.1 M l'abbé Igonel, pr. in 1er vicaire de Saint-Antoine des Quin/


LES ÉVANGILES

tous les livres de l'Écriture, l'Évangile est le plus divin.


« La sagesse éternelle, qui est engendrée dans le sein du
Père..., se rend [particulièrement] sensible par la parole de
1 Evangile... C'est là, en effet, que nous la voyons, dit Bos-
suet. Ce Jésus qui a conversé avec les Apôtres, vit encore

pour nous dans son Évangile, et il y répand encore, pour notre salut, la
parole de vie éternelle. Comme il était le Sauveur de tous, il devait se mon-

trer à tous. Par conséquent, il ne suffisait pas qu'il parût en un coin du


monde, il fallait qu'il se montrât par tous les endroits où la volonté de son

Père lui avait préparé des fidèles. 11 a paru dans la Judée par la vérité de
s;i chair, il est porté par toute la terre par la vérité de sa parole ».

« Jésus-Christ, maître de sa doctrine, la distribue tranquillement, re-


marque Fénelon; il dit ce qu'il lui plaît, et il le dit sans aucun effort; il parle
<lu royaume et de la gloire céleste comme de la maison de son Père. Toutes
- grandeurs qui nous étonnent lui sont naturelles ; il y est né, et il ne dit
que ce qu'il voit, comme il nous l'assure lui-même ».

« Une parole de l'Évangile, dit encore Fénelon, est plus précieuse que tous
les autres livres du monde ensemble; c'est la source de toute vérité ».

Monnaie d'HCrode le Grand (, 1, p. 11).

BIBLE POLYGLOTTE.
..

SAINT ÉVANGILE DE JÉSUS-CHRIST


SELON SAINT MATTHIEU

INTRODUCTION

w iKiit du premier Evangile est l'apôtre sainl Matthieu. Il m v

;i «| ii u m• voix a égard dans la tradition. I Pèrei


• . ni égalemenl ;• dire que cet Évangile a paru avanl tous lea
antres, que saint Matthieu 1 ;i écrit en hébreu pour l'usage des
chrétiene de Judée, avanl de quitter ce paya pour ;•• prêcher
l.t foi parmi lee Gentils, entre l'an 45 et l'an 48, un peu avanl que sainl
Paul écrivît ses premièrea ËSpltrea. Quant ;> la version grecque du texte hébreu
• .• saint Matthieu, il est certain que, ai l'auteur ae l*a pas faite lui-même,
comme Josephe a hit la traduction de sa Guerre des Juifs, elle date du moins
du tempe des apôtres et ;« <lù être approuvée par eux : car <!••> le pi ecle,

et avant la mort de saint Jean, elle était citée et reçue par toute l'Église
l'autorité des textes inspirés; • e'il en avait été autrement, on aurail
peines s'expliquer la disparition du texte hébreu.
rangilede sainl Matthieu n'esl pas proprement une histoire, tinebiog
plue. On \ trouve »'• ane esquisse delà rie du Sauveur et un sommaire de
sa prédication. Maie les i;ùts tiennent |>;i> une grande place; ils sont peu
iiM;iii<-i.--< et souvent groupés, comme les discours, suivanl leura analo-
! irdre chronologique luit défaut, ;m>>i bien que les dates. Lie dessein
il•• l'auteur est doue, avant tout, dogmatique .• moral. Ce qu'il se proi
c'est <!»' montrer ;i ses lecteurs, ce qu'il ;i prêché jusque-là de vive voix, que
Jésus est le Messie promis an peuple juif, qu'il faut croire à sa parole, accepter
es maximes, entrer dana Église, et se conformera u a'at-
tinli.-t-il .i signaler dans »;i personne toutee les prérogatives que les pro-
phètea ont attribuées au Messie, celles de roi, de législateur, de tnaumatu
(•• prophète, de souverain prêtre. \ tous ces points de vue, il ;i soin de faii

remarquer l'accord des prophétiea ;i\•••• les faite qu'il décrit.


Cet Evangile été appelé quelquefoia l'évangile du royaum*

ici

qu'on y annoncée et souvent désig


• • i
nom l'œuvre que le
de Dieu venait accomplir en ce monde; mais l'auteur soin <• faire aent ;«

spirituelle, qu'elle ;i |»

lin le salut des âmes.
INTRODUCTION A L'EVANGILE DE SAINT MATTHIEU.

Ses vingt-huit chapitres se divisent en trois parties: les premières années


du Sauveur, sa prédication, ses derniers jours. Les premières années du Sau-
veur remplissent dois chapitres, dans lesquels il est surtout représenté comme
roi, i-iii. Ses derniers jours, depuis le commencement de sa Passion jusqu'à
son retour au ciel, en occupent trois également, xxvi-xxvm Notre-Seigneur
:

y paraît comme prêtre et victime. La partie intermédiaire, la seconde, est de


beaucoup plus considérable, iv-xxv. Si Ton en fait deux sections, on aura d'a-
bord sa prédication dans la Galilée, iv-xvin, puis son ministère, si laborieux et
si combattu, dans la Judée, xix-xxv. La première fait voir en lui le législateur,

iv- vu, et le thaumaturge, viii-xvni. Dans la seconde, xix-xxv, il agit en pro-


phète il enseigne, il reprend, il prédit. Mais ces points de vue s'entremêlent,
:

et il parait plusieurs fois sous le même aspect.


Les caractères de cet Évangile s'accordent sur tous les points avec le témoi-
gnage de la tradition. On ne peut s'empêcher de reconnaître, en le lisant, que
l'auteur était Juif, qu'il avait été témoin des faits, qu'il écrivait pour les Juifs
de Palestine, à une époque peu éloignée de la mort du Sauveur, enfin qu'il
avait bien le caractère et les dispositions que devait avoir saint Matthieu.
1° L'auteur était juif de naissance. —
Ses citations indiquent un homme
versé dans l'étude de l'Ancien Testament et dans la méditation des prophètes.
Son langage dénote un habitant de la Palestine qui a reçu une éducation juive
et qui est habitué à parler l'idiome de son pays. A ses yeux, la maison d'Is-
raël est toujours la maison de Dieu tous ceux qui en font partie ont le Sei-
;

gneur pour père, Jérusalem est encore la cité sainte, malgré son déicide le ;

temple est encore le lieu saint. Les hébraïsmes et les répétitions ou oppositions
paralléliques surabondent dans son style. Enfin l'aspect de la Galilée, son
ciel, ses campagnes, son sol, ses troupeaux, ses figuiers, ses montagnes, ses

torrents, son lac, s'y reflètent comme ils durent se refléter dans les discours
de notre Sauveur, dans ses paraboles, ses comparaisons et ses images.
2° Il a été témoin des faits qu'il rapporte. —
C'est ce qu'il suppose évidem-
ment, en retraçant en détail les actions du divin Maître, et surtout en repro-
duisant ses discours avec tant détendue, sans jamais indiquer aucune source,
ni donner d'autre garantie que son témoignage. A la vérité, ses récits sont
moins circonstanciés que ceux de saint Marc, il ne suit pas Tordre des temps
aussi fidèlement que saint Luc mais cette particularité s'explique par le but
;

spécialement dogmatique de sa composition. Quant aux discours, qui tiennent


la plus grande partie de son ouvrage, si l'auteur ne les avait pas recueillis de
la.bouche du Sauveur, il faudrait dire qu'il les a inventés ou qu'il les a rédigés
d'après la tradition mais, dans ce cas, ces discours conviendraient-ils si bien
;

au caractère du Fils de Dieu, à sa dignité, à ses lumières, à sa sainteté ? Y


trouverait-on ce naturel, cette élévation, cette placidité, ce charme ? Il nous
semble voir trop d'unité dans le fond et dans la forme, trop de pureté dans la
doctrine, trop de noblesse et de simplicité dans le langage, pour n'y pas re-
connaître une reproduction directe de l'enseignement du divin Maître. C'est
un assez grand honneur pour l'Evaiigéliste d'avoir reproduit sans altération
cette morale et ce style.
iN \ LKVANGILE DE 9AINT MATTHIEU

// écrivait pour 1 -•-•lin• pOUT les Jllifi de Palestine


convertis an christianisme. — S'il avait destiné ion Evangile utile, il te

proposerai! do entre but, il marche; il insisterait sur d'au-


suivrait une antre
point•; il forail moins d'emprunts à l'Ancien Testament; il parlerait
antre langage. A «pii j>»»ti -il s'adresser, linon à des .luit-, quand il annonce la

renne du royaume de Pieu, qnand il établit l'autorité du Sauveur eur m «jum lit**

de M ;
i.iimI il lui applique les prédictions des prophètes, quand il com-

mence pardécrii qnand il l'appelle le Bis de David, qnand il

parle da lieu tainte\ de \& sainte cité, quand il mentionne sans nulle • \pli<a-

ti,.n lea !<" -.ilii -. lai lofa et usages da pays, quand il met les Ventile sur la
les <

même ligne <|u•- les pubKcains, quand il rapporte avec tant de détaile les in-
vectives «lu Sauveur contre les Pharisiens, quand il fait entendre que <•

I,• ! est uni et qu'une antre Eglise, ane Église tmiverselli


aines, etc. .'
Maie si c'est I des Juifs convertie qu'il destine ion
ne peut être qu'à ceux de !; Palestine, car Hh ne formaient nu.•.
particulière qu'en Judée, et partout ailleurs ils étaient môles avec les Gentils,
i / a composé son livre de bonne Asti u il•• tempe a/ai s
ion du Sauveur. — Puisque l'auteur est an apôtre, «-t qu'il destin
s Juifs de la Palestine, il ;< «lu l'écrire lorsqu'il était au milieu (feux,

avant la dispersion dn collège apostolique, <l<• l'an '»•">


à l'an &8 an plus tard.
Si l'on «
ipare cet Evangile avec les deux autres synoptiques, on esi conduit
à la même conclusion, caril est visiblement le plus ancien. < m conçoit saint
. disciple de saint Pierre, abrégeant saint Matthieu et retranchant de l II-

.. il.• hébreu ce qui était sans intérêt pour les Romains. On conçoit saint
Luc, disciple de saint Paul, complétant les Vfé ires des premiers !

listes, et dans leurs récits l'ordre et la correction qui y


s'efforçant de mettre
manquent Mais on ne concevrait pas saint Matthieu, nn témoin oculaire, on
ipôtre, prenant pour guide dans beaucoup d'endroits un simple disciple, pa-
raphrasant saint Marc, traduisant saint Luc dans un langage moins correct et
irtant à dessein <l<• l'ordre dur logique. Matthieu l<• publicain a donc
I.• premier à écrire l'Evangile, comme Madeleine la pécheresse été la pre- ;<

mière i annoncer la Résurrection.


5° Lei dispositions qu'il manifeste conviennent parfaitement a saint Mat-
thieu. — Le style de cet écrit est simple, nniformeet peu soigné. C'est partout
la même manière de passer (l«-s faite aux discours et des discours ;hix faite.
Le m..! alors se trouve répété près de cent fois. Néanmoins cette rédaction,
et surtout l«-s citations de l'Ancien
Testament dont elle supposent •
.

culture d'esprit que la plupart des Apôtres n'avaient pas. >r, l'emploi que <

>.iiui Matthieu remplissait, avant son apostolat, demandait précisément nn


particulier d'instruction. Rien d'étoonant <pi*il soit le premier à qui on
ait d< et '|ni ait entrepris «I•• tracer one esquisse de le prédication «lu

Sauveur. De pins, on fail tteur «lu premier Évangile B'exprime


avec une précision reniaj-qnable, lorsqu'il s'agit «I.• cens et d'impôt. 9 — I

pas moina remarquable. Saint MatUûen trouvait, comme saint


:

Paul, un sujet de confusion dans la première partie de sa vi••. .-t il


INTRODUCTION L'ÉVANGILE DE SAINT MATTHIEU.

que lui seul, entre les disciples du Sauveur, pouvait se plaire à rappeler son
ancienne profession de pnblicain. Or c'est précisément ce qui a eu lieu. Comme
il avait changé son nom de Lévi en celui de Matthieu, don de Dieu, au moment

où il s'attachait à Notre-Seigneur, lorsque saint Marc et saint Luc rapportent


le fait de sa vocation et qu'ils font connaître son premier emploi, ils ont soin de
ne le désigner que par son ancien nom, afin de ne pas associer dans l'esprit des
fidèles l'idée d'un apôtre avec le souvenir d'une profession odieuse. Mais le
premier Évangéliste ne songe pas à rien dissimuler il dit simplement Mat- :

thieu, ou le publicain; et il indique le bureau qu'il occupait à Capharnaum.


Cette observation a été faite de bonne heure nous la trouvons dans Eusèbe, :

saint Jérôme et saint Jean Chrysostome. On peut y joindre une autre re-
marque du même genre. On sait que le Sauveur envoya ses Apôtres prêcher
l'Evangile deux à deux. Les trois synoptiques qui rapportent ce fait mettent,
comme compagnons d'apostolat, au quatrième rang, saint Matthieu et saint
Thomas, mais avec cette différence que le premier Evangéliste donne la pre-
mière place à saint Thomas et que les deux derniers la donnent à saint Mat-
thieu. Quiconque tiendra compte des leçons données par le Sauveur à ses
Apôtres et du sentiment qu'on a toujours eu de leur vertu, croira volontiers
que c'est saint Matthieu lui-même qui s'est mis ici au second rang, tandis que
ses collègues le plaçaient au premier (L. Bacuez) (i).

(1) Toutes les citations de M. Bacuez faites dans ce volume sont tirées du Manuel biblique.

Brochette* de sauterelle• offertes en tribut »u roi d'Assyrie (III, 4, p. 15). (D'après l»yard).
AAAàAAAàA

!) JESU CHIUSTI EVANGELIUM


SECUNDUM
SÀNCTUM

! III II

. /; /- ,'. / I. Liber _• n< rationifl Jeea Chriati


'

David, lilii Abraham.

,-
filii

**(< " ./.. Alirali.uii genuit I-


-'
lUtem
. t at nuit Jacob. Jacol) autem génuit Judara
,
t

Iniihtr '- •
(iratrea ejue. 'Judas autem gênait
.• xui IMiarrs et /ar;un de Tliamar. Phares

,
autem génuil Eeron. Esron autem ^«'-nuit
*• " '. 1 Aram. Aram autem génuit Aininadab.
'

<• \ ,
2V««a<<
'.//- Aminadab autem génuil
son autrui génuit Saimon. Sahaoa au-
tem génuil Booi de Rahab. Booa autem
; /.,;_ : /. ]:\• : gênait >!»t'J ex Ruth. )bed autem genuit
< <

>' ''• .7 hjè •


,
Jease autem génuil David regem.
l:aaai, i>haoui •
David autem rex génuit Salomonem
rvt ex ea quel luit Sàlomon aut. un
-- génuit Roboam. Roboam autem génuit

',
,
>'. îx n>v Otnim\ ' -<</.i>inùv Aliiatn. Abiaa autnu génuit Aaa. Aaa '

< , /,o*e
'

*<
'.//,
autrm génuit Joaaphat. Josaphat autrui
génuil Joram, Joram autem genuit
Oziam. • Oxiae autem génuit Joatham.
Joatham .tut. -ni génuit Achat. Achai au-
),
, tem génuit Bsecniam. "' Bteohiaa autem
9
roi /

liiruii ffê
'
génuit M. m. Bsen. Manâaees autem
/ nuit Amon Anton autrui u muit Jos r

»' autem génuit Jecnoniam et Ira


\
»fc

'.II /( très eju^ in Iranamigratione Babylonia.

| rlaq l.• Cureton porte I.

iuatr<•, p:ir <>pp<>*ilion au Itialettaron);

mnmriaç '<>. 1.1. I.i.l . 1 ,


|

* m*». portent

vtïê. 4• L•*: fYmomh


IfoJ
lu- I
kABCDT:
MB
- 8. Joram engendra Oiia*. Cureton ci la version
étbtopfei portent • Joram œtoow en..
Joas; Joaa en-
toV Ityoria*. Atnasla ; Amasia eniren•
LE SAINT

ÉVANGILE DE JÉSUS-CHRIST
SELON SAINT MATTHIEU

I. — *' rc
1.Livre de la généalogie de Jésus- ..il.
1
I m• il
I Partie. Vie cachée du Sauveur,
hri.li al.
fils de David, fils d'Abraham. Abraham
<
Christ, I-II.

- Abraham engendra Isaac. Isaac ad Oavid,


Gen. 21, 3 : I• Généalogie de Jésus-Christ. I. t-17.
Ï5: 29, S>.
engendra Jacob. Jacob engendra Juda 23,Kom. 3. 1,
-2 Enfance et vie cachée, I. 18-11.
Luc.
et ses frères. 3 Juda engendra de Tha- Hebr. 3.7, 14.
34.
1° Généalogie de Jésus-Christ, I, 1-17.
3v ».
mar, Phares et Zara. Phares engen- Gen. Luc. 3, 33. I. 1-17. Généalogie de Xotre-Seigneur. Cf. Lue,
dra Esron. Esron engendra Aram. 1 Par. î, 4.
Par. 2. 9,1
m. 23-38.
Fils de David, (ils d'Abraham. D'après les
'•

Aram engendra Aminadab. Ami- Xom.


10.
1. 7,
I.
antiques promesses divines, le Messie devait avoir
nadab engendra Xaasson. Naasson 12. Abraham et David pour aïeux.
Luc. 2. 33.
3. De Thamar. Les Pères font remarquer qu'il
engendra Salmon. 3 Salmon engen- 1
J..~.
Reg.
:-. 1.

16. 1.
est fait mention dans la généalogie du Christ de
Eu th. deuv femmes coupables (Thamar et Bethsabée) et
dra de Rahab. Booz. Booz engendra 4, 13,
de deux étrangères Rahab et Ruth), pour mettre
de Ruth. Obed. Obed engendra Jessé. le. 11, 1. en relief la conduite miséricordieuse de Dieu dans
l'œuvre du rachat de l'humanité-
Et Jessé engendra David, roi. 3-4. Esron... Saasson. Quelques anneaux inter-
médiaires sont omis ici. puisqu'il n'est fait men-
tion que de trois générations, entre Esron et
Naasson, c'est-à-dire pendant la période d'environ
quatre cents ans que dura le séjour des Hébreux
David, roi, engendra Salomon, a David ad en Egypte.
,;

transnii- 8. Ozias n'était pas fils immédiat de Joram. Jo-


de celle qui fut femme d'Une. " Sa- _ lillll.lll. ram fut père d'Ochozias qui le fut de Joas; et Joas
I .1

î Reg. lî, 34
lomon engendra Roboam. Roboam 11,3.
;
eut pour fils Amasias, père d'Ozias. On croit que
1 Par. 3. 10. saint Matthieu a passé Ochozias, Joas. Amasias,
engendra Abias. Abias engendra Asa. 3 Reg. 11. 43. pour conserver la distribution de cette généalogie
2 Par. 14-20. en trois parties, chacune de quatorze générations
s
Asa engendra Josaphat. Josaphat 4 Reg. S,
(y. ), et peut-être aussi à cause de leur impiété,
18, 24: 11. 2:
engendra Joram. Joram engendra 12,21.14.21 :
ou en lin. à cause de l'arrêt prononcé contre la
15, 5 16. :
maison d'Achab, dont ils étaient descendus par
Ozias. 9 Ozias engendra Joatham. 5 Par. ÎS. Athalie, leur mère (III Rois, xxi, 21). Au reste,
4 Reg. IS, 5. c'est la coutume des Juifs, et même des Orien-
Joatham engendra Achaz. Achaz en- 1«. 3S, 3. taux on général, d'omettre plusieurs descendants
m• Il•
;:: et.;

gendra Ezéchias. 10 Ezéchias engen- 19. 35 ÎO. : 1 :


dans leurs généalogies, parce que leur but est de
3, 5, 6. faire connaître certains personuages illustres
dra Manassé. Manassé engendra 4 Reg. Il, 3 ;
plutôt que de présenter une énumération com-
16. 5, 6, plète de tous les individus appartenant à l'échelle
Amon. Amon engendra Josias. 1 Jo- 2 Par. 33. 11-
'
généalogique.
13, 2Î,Î3;34,3.
sias engendra Jéchonias et ses frères Jer. II. Josias engendra Jéchonias. Jéchonias était
Eccli. 49, 1-2.
1, î.
en réalité fils de Joakim et petit-fils de Josias. —
vers la transmigration de Baby- 2 Par. 35, SI, Ses frères. Jéchonias n'ayant pas eu de frères, il
faut entendre par ce mot frères les parents, les
lone. 3 Reg. 13, ï.
oncles de Jéchonias.
1

s Mattheeus, I, 12 II, 1

I. \ltn atWondlta (III). f Cenm/offa fhrUti <l. t-t:>.

43
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Il /in . , ; 2
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2&•" r.nt *j4ytiu. 'jly:

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30 Tu lu
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II n |

'niait ii rioi '


/ a
Matthieu, , 12 — II, 1.

I. Vie cachée < l-l 1 1. — i° Généalogie du Chrtit CI, 1-17}.

Agir.
1 Tar. 3,
19-SU.
1 Ksdr. 3, 2.
Luc. 3. 23 ;

1, 27, U.
Act. 2, 30.

Siimuiu
40 Matthaeus, II, 2-13.
I. Vit• ifeMMiMl (l-ll). —W Chrimtu. énfamm ( I. /s-//y.

// Béthlehea Jnda in <lielm^ Herodii

& ^
ù xt/ihî;
\ *hçoo II• mam.
Jndeonm
'dioéntes
: ah oriente vénérant Jerosoly-
: Ubie-
tdimus enim stellam ejus
. in

*
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3
ai
-

«';<
6
',

"'<»/"'.
m ' -/.
• iriéiitt*.

omnis Jerosolyma cum ill<>


congregani omnei principes Bacerdotum,
etscribas populi, ciecitabatnr
cl vi nim
item Hen»d< s

rex, turbétas
:

.ne/ < Christus nasoerétnr. Al illidizém


'
In Béthlehem Jnda : sic enim scriptam
esl per pro[)!i-t<im :
'
Kl tu B>-t!ilcliem,

BUS ,u terri Jade, nequâquem minime


, principibui Juda : ex te enim éxiet dux,

* '.
" / Ont ut tu qui régal popnlum meum Israël. "
Tnno

, MU
tOP 1401 ' " > ri c pou es cl a ni vocatis maj.

'lOQW,'/.. ,'.'Ji„i. ta diilicit ab ci> ti'inpiis sti'lla-. quSB apjta-


s
ruit eis : el mittens illos in Béthlehem,
ymiynv ffti di\it : Itc. et intcrro<_r ate diligéntef de
puero, cum invenéritie, renuntiéte

Il• ./
.
., ,
e1

(UWMOI '
tw niilii. ut et vi'-niens adorem cum.
'•'

Qui cuiii audissent regei rnnt :

et ecce Stella, quam vidèrent oriente.

. •/ àtoéo
/. «'
antecedébat eos, nsque
ret
tem stellam
supra ulii erat puer.
cravisi sunt
dnm
'"

gaudio
\
vénient
idénfc
m
M \alde. n Lntrantes domum, invenérnnt
puertun cum Maria matre ejus, et pro»
1
'
/(« .• /..V / SÇ M -.'
' ' • '" ' mâiw cidéntes adoravérunt eum : el ap
M j OVTOV, / thesauris suis obtulérunt ei mimera, au-
se ovrfu, xc •. thus. et mvrrliaiu. '-'
l.t retponSO
accépto in soumis ne redirenl a<l I

dem, per âliam viain revérsi sunt in !

(< /'illllU /,7 XUl tlfltll II/ neni suain.


,' fÇ
I f

il Qui eum :
relus
"i ifiy. Domini appàruil somnis Joseph] di-
in

cens Surge, et : âccipe puerum, et ma-


trem ejus. et fuge in .Kpyptum
ilii usipie dum dicam tibi. Puturun
III II

[Cil nnf ii Mage». Ll trtdlti mpte M-iileinenl


iront n armi IcMjueli un

xl'.hl ,.
nombre e*l
des mi
h du S.m\ eiir.
I
I. l• au >ci

/«Y II•» '|UI naître ».


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' tu tut luun•
de Dieu
I.

.
Matthieu, II, 2-13. 11

I. Vie cachée (l-II). — 9° Enfance du Chrint f/, 18-11}.

Luc. rode l'Ancien ouïe Grand, (ils d'Antipater, meur-


Bethléem de Juda, aux jours du roi Gen. 49, 10. trier des Innocents, et Hérode Antipas, fils du pré-
Hérode, voilà que des mages vinrent &&*•„ cédent et d'une Samaritaine, appelée Malthace,
2
disant tetrarque de Galilée, époux adultère d'Hérodiade,
de l'Orient à Jérusalem, :r*•/ 1 • '."
meurtrier de saint Jean- Baptiste, celui que Notre-
ù est celui qui est né roi des Juifs? uat.tr, h, Seigneur appelle ex renard, et devant qui il com-
«
car nous avons vu son étoile en Orient,
et nous sommes venus l'adorer ».
*
m, m
Ie.13. t; l-.ll
60, 3; 2, 3;
parait dans sa Passion. C'est avec lui que Manahen
avait été élevé. C'est lui qui eut pour intendant
Chusa, dont la femme était au nombre des disci-
3 Ayant appris cela, le roi Hérode ples les plus dévoués du divin Maître. Il mourut
*jj*jj£ dans l'exil. - Les Actes parlent eucored'un troi-
Jérusalem avec j<>i>, îyi.
se troubla, et tout lui. sième Hérode, surnomme Agrippa, petit-fils d'Hé-
rode l'Ancien, fils d'Aristobule et d'une petile-fille

El assemblant tous les princes des jut, j* de Marianne, neveu d'Hérdde Antipas et son beau-
prêtres et les scribes du peuple, il iJVfwfi frère par Hérodiade. Celui-ci, porté subitement au
2 troue par le caprice de Caligula, dont il était le
1
senquit d'eux où naîtrait le Christ, j^i, ,^. compagnon •

de débauche et le favori, fit décapiter


:i
Or eux lui._ dirent « A
,,..,• Bethléem de £•>
:
'.«
LUC. -, J
saint Jacques et incarcérer saint Pierre, puis périt
rongé des vers. Le roi Agrippa, devant qui Festus
Juda: car il a ete ainsi écrit par le Dan. 5 fit comparaître saint Paul, était son —
fils. Les
Ps. 30,
6 ;

prophète : Et toi, Bethléem, terre Hérodes étaient Iduméens d'origine, c'est-à-dire


Ez. 34, 23. descendants d'Ésaii. Le premier naquit à Asca-
de Juda, tu n'es pas la moindre parmi lon » (L. Bacuez). —
Son père Antipater avait été
les principales villes de Juda; car nommé procureur de la Judée par Jules César,
sous le pontificat d'Hyrcan II, en 47 avant Jésus-
c'est de toi que sortira le chef qui
Christ. Les Iduméens s'étaient convertis à la reli-
doit régir Israël mon peuple ». ' Alors gion juive, quand ils avaient été soumis par Jean
Hvrcan. vers I2!> avant Jésus-Christ. A la mort
Hérode, les mages secrètement ap- d'Antipater,sonfils Hérode, âgé, dit-on, de quinze
pelés, senquit d'eux avec soin du ans. devint gouverneur de la Galilée, puis de la
Cœlésyrie. Plus tard, Marc-Antoine le nomma té-
temps où l'étoile leur était apparue; trarque de Judée avec son frère Phasaël. Une
s
et, les envoyant à Bethléem, il dit :
invasion des Parthes, qui soutenaient les anciens
princes Asmonéens, l'obligea de fuir à Borne. Là
Allez, informez-vous exactement
il fut nommé, par le Sénat, roi de Judée, an 40
de l'enfant; et lorsque vous l'aurez avant Jésus-Christ, et dans la suite. Auguste aug-
menta encore son pouvoir et son royaume. Hérode.
trouvé, faites-le-moi savoir, afin que qu'on a surnommé le Grand, se distingua par sou
moi aussi j'aille l'adorer >>.
luxe et ses cruautés. Il rebâtit le temple de Jéru-
9
Ceux-ci donc, après avoir en- Mu^roruiii ailoratit».
salem et aussi celui de Samarie; il introduisit les
jeux païens dans sa capitale, et le culte païen à
tendu le roi. s'en allèrent; et voilà que Césarée à Borne, il avait sacrifié à Jupiter. Il mou-
;

rut à l'âge de "Dans, souillé du sang de sa femme


l'étoile qu'ils avaient vue en Orient
Marianne, de trois de ses fils, des Saints Innocents
les précédait jusqu'à ce qu'elle vint et et de bien d'autres. On place ordinairement sa
s'arrêta au-dessus du lieu où était mort l'an 4 avant notre ère. —
Les mages étaient
des sages ou savants qu'on croit être venus de
l'enfant. ,0 Or, voyant l'étoile, ils se l'Arabie Déserte, de la Chaldée ou de la Mésopota-
réjouirent dune grande joie. u Et, Luc. Is. 60, 6. mie, aux environs de l'Euphrate. Comme le fa-
2, 16.
u
meux devin Balaam avait habité ces contrées, on
entrant dans la maison, ils trouvèrent ,<*» *i
Reg. 10,2.
pouvait y avoir conservé le souvenir de la prophé-
-

1, - », . 1
par laquelle il avait annoncé l'avènement du
1 entant avec .Marie, sa mère, et, se ps. 71, 10, 10.
tie
Messie sous l'emblème d'une étoile qui devait
f>rosternant, ils l'adorèrent; puis, icw.s,io, s'élever de Jacob (Nombres, xxiv, 17).
2. Voir sur l'étoile des mages la note 3 à la fin du
eurs trésors ouverts, ils lui offrirent Pu. 140, 2.
Ap. 8, 4. volume.
des présents, de l'or, de l'encens et Luc 7, 37. 4. Les princes des prêtres, c'est-à-dire les chefs
de la myrrhe. -
l
Mais ayant été Gai. ô, 24. des prêtres, comme le porte le texte grec, les
chefs des vingt-quatre familles sacerdotales qui
avertis en songe de ne point retour- faisaient à tour de rôle une semaine chacun le
ner vers Hérode. ils revinrent dans service du temple. La Vulgate ayant employé le
mot principes, on a pris l'habitude de traduire en
leur pays par un autre chemin. français les princes des prêtres, mais il faut remar-
13
Après qu'ils furent partis, voilà ,,.^.., quer que le mot principes n'a pas le sens res-
treint de notre mot princes et signifie ici dans le
qu'un ange du Seigneur apparut à Jo- ^'"r*:,., texte latin chefs, chefs des familles sacerdotales.
seph pendant son sommeil, et dit : »*>» Ils étaient membres du sanhédrin. — Les scribes
« Lève-toi, prends l'enfant et sa mère, 3 s*». 11, «.
du peuple. On appelait scribes des hommes ha-
4 Reg 2j 2b- biles dans la science et l'explication de la. loi
'

fuis en Egypte et restes-y, jusqu'à ce


'

mosaïque. Ils jouissaient d'une grande considé-


ration parmi le peuple. Ils sont ordinairement
mentionnés comme ici avec les princes c'est-à-
dire les chefs des prêtres. Comme corps, ils avaient une plus grande inlluence que les prêtres simplement
dits. Plusieurs d'entre eux faisaient partie du sanhédrin avec les principaux des prêtres et les anciens. Leur
nombre était considérable: ils avaient des écoles ou ils enseignaient: ils donnaient aussi des conseils à ceux
qui les consultaient. Les doc<e«r«eWa loi étaient des scribes, mais on réservait ce titre de docteurs à ceux des
scribes qui étaient spécialement juristes et interprétaient la loi. La plupart des scribes étaient pharisiens; ils
comptaient cependant aussi dans leurs rangs quelques saducéens. Ils avaient surchargé la loi de pratiques
minutieuses; ils adressèrent souvent au Sauveur des questions captieuses et ils méritèrent d'être traites par
lui d'hypocrites et de guides aveugles.
9. Du lieu où était l'enfant. Ce lieu est appelé maison au v. 11, d'où divers commentateurs ont conclu que
la sainte vierge et saint Joseph avaient quitte la grotte et l'étable et avaient été reçus dans une maison
pro-
prement dite, avant l'arrivée des mages. Il est cependant possible que le mot de maison, dont la signification
est très large dans les langues orientales, soit appliqué ici à la grotte et pris simplement dans le sens de
demeure, habitation. La tradition actuelle place dans la grotte l'adoration des mages.
II. De l'or, de fencens et de la myrrhe. La plupart des Pères ont remarqué dans ces présents un mystère
qui désignait la divinité, la royauté et l'humanité de Jésus-Christ.
13-18. Fuite en Egypte. Massacre des Innocents. Propre à saint Matthieu. —
L'Egypte était le refuge naturel
15 Matthœua, II, 14 — III, 1

I. «il* ntx.roo.lita (III). — *• IMHmtmm tmfmnm fl, iH-Hj.

'tyç >£* r <? nuidiov, dnoktatu mini ut llemdes quœrat poerum ad


dmdum " Qui consiirgens,
' cuin.
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roi
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II | |
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pit piHTuin et m.itr.ni ejue nocte,
céssit in
ndobitimi Herôdie:
dictum
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:
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Domino per prophi


Ex .Egypto vocévi filiuin
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rai ibi
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/}>>, '•Tune Berodee videne quoniam il!

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ToTt
esseta ma-is.
occidit
lehem,
him.itu et
tx<juisierat
omnes pueros
et
ii-.itus

ômniboe finibus tjus.


in

infra, secundum tempus (juod

amagis.
eet ralde,

,:
qui erant

Tune adimplétaun
<-t mittaoa
in Béth-

pOWl] ï"' .,
uloV inr nijii'i /
4
- eel <|iuh1 dictum est per Jeremiam

^
ls
fZOÇ ,8
. /'"nu /xm'o!) |)io|»lic'tain, dloéntem \ <• in Kania

'
:
/ > .
:

xui :>i<t'•: nd ;',• audiia est plorétufl et ulnlétna oraltai :

x/.itinvnu là Ji'/.yu tu'i /]:. y.ni (n'y.


Hachel plorans filios suos, et DOlnit

'/./.^.'h',,". Si solàri, quia non suul.


19
'•
ai 'llui'ithn, tdov, Defuncto autem Herod< inge-
Dumini apparut t
nim xui '
OVOQ iài: lut

-' (00/ lus in somnis Joeeph In

'& *
y.i >/

.Egypto, -" dicens : Sur;. ccipe


'
.

nuiô'ioy xui 1 1] Otfoov , XoJ .•/<< poeroni, « matrem ejua, et vade in ter-

»'
<> rain Israël : defuncti sunt eniin qui qua-
nutoiov. 2 rébant animan p4eri. -' < >ni rousurgens,

/: .
(V v

>. muêlop xui m aooèpH paernm, et matrem «-jus. «-t \cnii

x«t /
;
in terram larael.
ot
21
Audiens autem quod An -ludaus reg-
dut •,< Jov <• oàret in Judaa pro llerôde pâtre no,

. '
>,
Irj&Tjtxti

& ùç
.
y/jr/turiotïtiç
tiinuit illo

secéssit in pariée Galila m.


ir.• : et adumnitus
-
in

Btvéi
BOmnie,

/
23
mdh j
habitivit in civitàte quaa vocatur >

: . ,
n-tli : ut adimplerétur quod dictum eet per
'" x't.t,-
prophètes Quoniam Ne : .dur.

&7}. III. In diébue autem illis v.-uit Joén-


III. '. dj t,ù_ ;u«n
l'offre OOaUM tribal Ml mis; la myrrhe, l'humuiiie,

17.
• !

KBCDT: .0.7)
ùr
Stà.
. Jean, su,
;im<T
eion, «l'un
i|ui
30.
diviiulc.
arbusu
ii/rr/m.
.1

Il
myrrhe
'.h.»u

croll
eet
natui
une gomme «l'un goût

18- LT* 9tfroç *ah ont une odeur •<• • ^m ; hlai chAtre <| «n
19. Ni;in: .,•..*. "»•,
(ord. inv.). >. .
une
lamcia.ili.il . un
u Rua l'I.iihi

î.i
i!•. /'
tommeU, 6r< • en sonre •.
Ilcm \

;Va;ef >*.
! 1

ni. 1 • ji-.ui • atptig)


.

Matthieu, II, 14 — III, 1. 43


I. Vie cachée III). — 2> Enfance du Christ (i, /s - 11>

que je te parle car il arrivera qu'Hé- M £ j*•,, ^


;
1 des Juifs obligés de quitter leur pays. Ils y trou-
vaient établis de nombreux compatriotes qui
rode cherchera lenfant pour le faire ££3V£ pouvaient leur venir en aide.
mourir ». '
Joseph, s'étant levé, prit z«h. 13,'*.'
;
16. in auteur païen a conservé le souvenir du
a massacre des Saints Innocents. • Macrobe raconte
l'enfant et sa,mère pendant la nuit et n.iM%. entre les bons mots d'Auguste que cet empereur,
45 3
ayant appris que parmi les enfants qu'Hérode, roi
se retira en Egypte: et il s y tint ^V*'*
des Juifs, avait fait tuer en Syrie, âgés de deux
jusqu'à la mort d'Hérode, afin que fût p 79,9; 15 in- *-

ans et au-dessous, il avait enveloppé son propre
accomplie cette parole que le Sei- 61s dans e•* massacre, dit : // vaut mieux être le

gneur a dite par le prophète disant


pourceau d'Hérode que son fils > (Glaire). l.e —
:
nombre des enfants massacrés par Hérode fut,
« J'ai rappelé mon fils de l'Egypte ». d'après les calculs modernes, de vingt à trente.
1,1 18. Rachel fut enterrée près de Bethléem. Son
Alors Hérode, voyant qu'il avait '"'"".".'' 1

tombeau est à une demi-lieue, au nord de ce vil-


été trompé par les mages, entra en ProT *h "• • lage. Le tombeau actuel « ne remonte qu'à Mo-
hammed IV, qui l'a renouvelé en 1679. In Juif
une grande colère, et il envoya tuer 31,35,40. d'Europe l'a fait réparer récemment.dit M« r Mislin.
tous les enfants qui étaient dans Des ruines sont éparsessur les collines: quelques-
uns ont cru que ce devait être celles de Rama.
Bethléem et dans tous ses environs, Au témoignage d'Eusèbe, [il y avait] un lieu appelé
depuis deux ans et au-dessous, selon Rama prés de Bethléem •. II parait plus exact fà
d'autres] de prendre ici simplement ce mot dans
le temps dont il s'était enquis des ma- le sens de hauteur. Ce fut là qu'on entendit les
ges. * Ce fut alors que s'accomplit j«. m. 13. cris déchirants qui s'élevèrent jusqu'au ciel des
'

9 mères de Bethléem et des environs, personnifiées


la parole du prophète Jérémie, di- ^«.ï;!
'

dans Rachel. la mère des enfants d'Israël. — Pour-


sant IS
« Une voix a été entendue
:
**** 1• quoi, se demande saint Jérôme, ces enfants sont-
ils plus particulièrement attribués à Rachel, tan-
dans Rama, des pleurs et des cris dé- dis qu'elle est la mère de Benjamin et non de
chirants souvent répétés c'était Ra- Juda. dans la tribu duquel est située la ville de
:

Bethléem? Il répond Parce que Rachel est en- : «


chel pleurant ses hls et ne voulant sevelie près de Bethléem, et qu'elle a pris le titre
point se consoler, parce qu'ils ne sont de mère de la terre qui a donné l'hospitalité à
son corps: ou encore, parce que les deux tribus
plus ». de Juda et de Benjamin se touchaient, et qu'Hé-
19
Hérode étant mort, voilà qu'un e, -«sm»o rode avait ordonné de mettre à mort non seule-
ment les enfants de Bethléem, mais ceux de tous
u beigneur apparut a,JosepliMat.i,*o;î,i3. les environs •.
pendant son sommeil en Egypte, Retour d'Egypte.
19-23. Cf. Luc, h, 41.
-° Hérode étant n'iort. quelques semaines après
19.
disant « Lève-toi, prends l'enfant
:
le massacre des Innocents, dans les premiers
et sa mère, et va dans la terre d'Is- jours d'avril, et à ce qu'on croit communément,
l'an de Rome 730. Il mourut dans des douleurs
raël car ils sont morts, ceux qui re-
;
atroces, la 37 e année de son règne.
cherchaient la vie de l'enfant ». 2< Jo- 22. Archélaûs, fils d'Hérode le Grand et de la Sa-
maritaine Malthace, avait été désigné par son
seph s'étant levé, prit l'enfant et sa père pour être son successeur dans le royaume de
mère et vint dans la terre d'Israël. Judée. Les soldats le proclamèrent roi, mais il ne
— Mais ayant appris qu' Archélaûs Man*i., i„ voulut prendre ce titre qu'après y avoir été auto-
risé par, Auguste. Avant de partir pour Rome, il fit
régnait en "Judée à la place d'Hé- L^c.T«,^ périr près de trois mille Pharisiens pour réprimer
;
une sédition. Il revint de la capitale de l'empire
rode, son père, il appréhenda d'y 4
'^. ^j avec le titre d'ethnarque et épousa Glaphyra,
aller; et. averti pendant son sommeil, 1U, 47.
Lani. 4, .
veuve de son frère Alexandre. Son mépris dé la
loi mosaïque et ses cruautés révoltèrent les Juifs
il se retira dans le pays de Galilée. 1*. 11,1.
-3 Joa. 1, 46. qui portèrent leurs plaintes à Auguste. Archélaûs
Etant donc venu, il hîabita une ville Z*ch. 6, lî. fut déposé (an 7 de Jésus-Christ) et exilé à Vienne,
qui est appelée Xazareth, afin que Gea. 49, î6. dans les Gaules, où il mourut. Quelques commen-
I-. ta, :-.
tateurs ont vu une allusion au voyage d'Archélaûs
s'accomplît ce quiaétédit par lespro- à Rome dans la parabole de Noire-Seigneur rap-
phètes « Il sera appelé Nazaréen ». . _ t• «
:
portée dans saint Luc, xix, 12-14. —
Archélaûs ré-
Joannie gnait en Judée, et non en Galilée, où. était située
III. ' Or, en ces jours-là, vint pr-.t-dieatio Nazareth, l/autorité d'Archélaûs s'étendait sur la
Judée, l'Idumée et laSamarie. Le reste du royaume
d'Hérode avait été partagé entre ses deux "autres
lils Hérode Antipas avait eu la Galilée et la Pérée, et Philippe la Batanée, la Traehonitide et l'Hauranitide.
:

La Judée proprement dite correspondait à peu près à l'ancien royaume de Juda, formé par la Palestine du
Sud. —
Le pays de Galilée. Sur la Galilée, voir la note 4 à la lin du volume.
23. Xazareth. Voir la note 5 à la fin du volume.

II e Partie. — Vie publique du Sauveur, ni-xx.


1° Préparation. III-IV. 11.
2" Prédication en Galilée. IV, 1-2 -XVIII.
8» Séjour en Pérée et à Jérusalem, XIX XX.

1° Préparation, III-IV, 11.

a) Baptême de Notre-Seigneur, III.

III. Prédication et baptême de saint Jean. Comparer avec Marc, 1, 1-6; Luc, 111, 1-14; Jean, 1, 28.
1-10.
t. En ces jours-là. c'est-à-dire au temps
de Jésus-Christ dont ce livre contient l'histoire ; car cette expres-
sion n'indique pas toujours que les faits qui la suivent soient immédiatement arrivés après ceux qui la pré-
cèdent. —
Jean (Yohanan, Jahvéh fait çràce surnommé Baptiste, parce qu'il baptisait dans le Jourdain, était
.

de race sacerdotale, fils de Zacharie et d'Elisabeth, cousine de la sainte vierge, Luc. 1, 5-80. Destiné par la
Providence à être le précurseur du Messie, il se prépara à sa mission par une fie rude et austère, et il l'ac-
complit en prêchant la pénitence, en annonçant la venue du Messie, en baptisant Jésus et en montrant en lui
14

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Matthœus, III, 2-11.

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1, Abrahœ. Jam enim Becuria ad rad

arborum posita est. Omnis ergo arbor.

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/ 1 tur, et in îg&em mittétur. dden

1 :< *: '.
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Matthieu, III, 2-11. 15
II. Vie publique ( I ll-Wl. — 1 CaJ. Baptême de Jé»UH (illj.

Joa. 1, 9. l'agneau qui efface les péchés du monde, celui


Jean-Baptiste prêchant dans le dé- I.u.•. I. .-:'..
;
auquel il était chargé de préparer lui-même les
57-80. 1,
sert de Judée, - et disant « Faites Ju.l. : voies. 11 mourut martyr de son zèle à défendre la
1, 16.
Pa. 62, l. sainteté du mariage et lut décapité à Machéronte
pénitence, car le royaume des cieux Mare. 3. 1, par ordre d'Bérode Antipas. Voir Matthieu, xiv.
Mut. 17.
approche. 3 Cest lui dont a parlé le Dan. 4, 13. 1-1*. — Ledésertde Judée, ainsi appelé, non qu'il
7,
fut stérile et sans pâturages, mais parce qu'il était
Pe. * 109.
prophète Isaïe, disant Voix de quel- Act. >. 3>. :
;
inhabité, est la région située à l'ouest de la mer
Morte. Il consiste en un plateau déchiré par «le
qu'un qui crie dans le désert Pré- £^*i ,*,* :
profonds ravins, et sur lequel s'élèvent des mon-
parez la voie du Seigneur, faites Joa1 •"• ticules coniques. C'est un désert jaunâtre et sans
eau, d'une largeur de 25 Kilomètres et d'une lon-
droits ses sentiers ». gueur d'environ 100 kilomètres. La chaleur de
cette contrée dépourvue d'arbres est considéra-
4
Or Jean avait un vêtement de baplixnia.

ble •. (A. Socin). La tradition fixe le séjour du Pré-
. ,
poils de chameau et une ceinture de < 8 , s. curseur;! trois heures de Bethléem, à la Grotte de
r . - Mat.
.

11, 8. Saint- Jean-Baptiste ou désert de Saint-Jean, ap-


cuir autour de ses reins; et sa nour- Lue. 1. u, pelé dans le pays el-Habiz. « Cette grotie est située
sur le haut d'une colline très escarpée, tournée au
riture était des sauterelles et du miel Eph'.'e, u.
nord-ouest, et qui domine la vallée du Térébin-
.. . . , .
T , Lev. 11, 22.
the. Elle est d'un accès assez difficile mais quand
,
,
sauvage. ° Alors accourait a lui Jeru- i-uc 3, 3. ;

1 1 I 1
Act 19 4
' 1 - • • on est dedans, on la trouve si bien appropriée à
salem, toute la Judée et tout le pavs Act. 23, e, s. la destination qu'elle a eue, à la vie d'ermite,
,
, , , ..
. Mat. 21, 25; , .
qu'on la croit faite de main d'homme. C'est une
autour du Jourdain: " et ils étaient 2.1,2:22,23,33. cellule naturelle, longue de dix à douze pieds,
1
EcclL 18 M • •
, 1
large de six; elle a deux ouvertures, dont l'une
. , • •

baptises par lui dans le Jourdain, 1 »«*• , 10.


sert de porte et l'autre de fenêtre : celle-ci donne
confessant leurs péchés. sur la vallée et a une très belle vue. Au fond de la
grotte, il y a un rocher qui semble taillé tout ex-
7
Or vovant
- * _ ,
beaucoup *
de Phari- Pœni-
- lllllilllll.
près pour* servir de siège et de couche; on l'ap-
siens et de Saducêens venant a son l uc 3. s-9.
,
.
pelle lit de saint Jean. Une source d'eau fraîche et
Act. 26 20. limpide sort d'une fente de montagne : elle forme
baptême, il leur dit « Race de vipè- e*. 31." : ïe,' au pied de la grotte un petit bassin et s'épanche
dans la vallée en traçant un étroit ruban de ver-
res, qui vous a montré à fuir devant j»• . «s dure ». iMislin).
la colère qui va venir? 8 Faites donc Rom. 4,1. 2. Le royaume des cieux. « Le mot, royaume —
Gai. 3, de Dieu, employé plus de cinquante fois par saint
de dignes fruits de pénitence. Et ne Act. 13, 46. Marc et par saint Luc celui de royaume des cieux, ;

Rom. 9, 25. non moins souvent répété par sain t Matthieu ceux ;

songez pas a dire en vous-mêmes o*. 2,


:
23.
1,
de royaume du Christ ou simplementde royaume
Eccli.
Nous avons Abraham pour père; car Mat'7,'19;' par excellence, semblent pris indistinctement ou
à peu prés dans le même sens. Ils sont propres à
J
ie vous le dis, Dieu peut, de ces pier- JoaU'is,'». la révélation chrétienne, dit saint Augustin. Néan-
t t a
Joa.3,5;l,15. moins l'expression royaume des cieux était déjà «

res mêmes, susciter 1


des entants a loc. », 49. employée par le Précurseur pour annoncer l'avè-
»11
Abraham. 1
J ï-k.r•V 1 • Hebr 1? î9
, *
Déjà la cognée a ete î Tim. 3,_ 12. nement du Sauveur, et nous avons lieu de croire • >

qu'elle était dès lors en usage pour désigner l'œu-


mise a la racine des arbres. Tout**;"»* vre du Messie ou le nouvel état religieux et poli-
tique qu'on s'attendait à lui voir fonder. Dans
arbre donc qui ne produit pas de bon me», a,*••, l'esprit de Notre-Seigneur, ces mots avaient un
fruit sera coupé et jeté au feu. H Moi, sens non moins précis qu'étendu. Ils signifiaient
la société chrétienne, l'Eglise dont il devait être
le fondateur et le chef; le grand royaume prédit
par Daniel, comme supérieurà tout autre ; royaume
véritablement céleste, qui ne tire d'ici-bas ni son origine, ni son autorité, ni sa constitution, ni sa hiérarchie;
royaume surnaturel, qui n'admet dans son sein que des hommes régénérés, élevés a la dignité d'enfants de Dieu;
royaume universel, dont l'autorité s'étend sur le monde entier et qui aspire à s'incorporer tous les peuples;
royaume toujours combattu et toujours incomplet sur la terre; royaume éternel néanmoins, qui ne linira
pas ici-bas avant la fin des temps, et qui doit se perpétuer et se consommer dans le ciel pour l'éternité.
Mais il s'en faut que ces expressions aient éveillé dès lors des idées aussi nettes et aussi exactes dans tous
ceux qui les entendaient. Comme elles n'énonçaient clairement qu'une chose, à savoir, que le Messie régne-
rait et que sa royauté ne serait pas terrestre comme les autres, elles permettaient à chacun de faire ses con-
jectures et de garder les vues qu il pouvait avoir sur les caractères, les prérogatives et les destinées de cette
royauté à venir. On ne la désirait pas avec moins d'ardeur au contraire. Ce qu'il y avait de vague dans :

l'idée qu'on s'en formait servait à écarter les difficultés; et les ennemis du Sauveur" comme ses disciples,
s'accordaient pour désirer de voir bientôt s'accomplir les desseins du eiel ». (L. Bacuez).
4. Jean avait un vêtement de poils de chameau et une ceinture de cuir autour de ses reins. « La ceinture de
cuir, le vêtement de poils de chameau sont encore portés par les Arabes les moins riches. Les pauvres gens qui
n'ont pas de manteau portent une courte tunique retenue par une ceinture: c'était le costume de Jean • (J.-
H. Michon). —
Sa nourriture était des sauterelles. On a toujours mangé et l'on mange encore les sauterelles
en Orient. Elles sont plus grosses que celles de nos contrées. On enlève les pattes et les ailes et on les pré-
pare de manières les plus diverses. Elles ont un goût qui approche de celui de l'écrevisse ou du homard.
Les rois d'Assyrie en exigeaient comme tribut des peuples qu'ils avaient soumis. Voir la figure p. 5. — Dumiel
sauvage. U abonde dans le désert de Judée ou les abeilles sauvages le produisent dans les trous des rochers.
5. Tout le pays autour du Jourdain. C'est-à-dire la région appelée dans l'Ancien Testament kikkar, aujour-
d'hui le Ghor: c'est la gorge profonde creusée par le Jourdain depuis le lac de Tibériade jusqu'à la mer
Morte. Il s'agit surtout ici sans doule de la partie méridionale du Ghôr.
6. Ils étaient baptisés. Le baptême de saint Jean était un symbole de la rémission des péchés, qu'il promet-
tait à ceux qui s'en approchaient dans un esprit de componction et de pénitence, après avoir confessé leurs
péchés.
7. Les Pharisiens et les Saducêens étaient les deux principales sectes des Juifs. Ceux-ci prétendaient qu'il
n'y avait ni anges ni démons; ils rejetaient l'immortalité de l'âme et la résurrection des morts. Les Pharisiens
croyaient toutes ces vérités et faisaient profession d'être exacts observateurs de la loi de Dieu et des tra-
ditions des anciens; mais ils faisaient consister presque toute la religion dans des pratiques purement exté-
rieures et corrompaient la loi de Dieu par de fausses interprétations. Voir les notes G et 7 à la fin du volume —
sur les Pharisiens et les Saducêens.
11-12. Premier témoignage de saint Jean. Comparer avec Marc, , 7-8; Luc, ni, 15-17; Jean, i, 15.
11. C'était la coutume des Hébreux, aussi bien que des Grecs et des Romains, de faire porter, lier et délier
Matthœus, III, 12 — IV, 8.
II. \ila i.Hlilirn <lll-\\). — r (h). TrntaHn in deifrto fil. t-ttt.

buptizo vos in tqoa in pœniténtiaai :

l|ll! .Illlflll |t()st m,• MutuillS .st. fol-


a > iv tior me est, cujus mm siuii dignu• eulcea-
. {
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/Uni ut'inr, y.ut ihuy.uïtuniu Spiritn lancto, et i^riii.
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idit d•• ;i(|ua

Spiritum )'• dcsirmi.


et vidit
sicut columbam, et veméntem super
omnem
"Baptizé tus aatem Jésus, conl
justitinu.

: et f^it•
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apéliJ surit
tlimisit

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l.t eoee vos de cœlis dteeoa Il

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Ta m'nitiftr tnaïC Pfliaa meus diléctoe, in quo miaJ

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l'rîo'xijaa. placui.
IV. TVrt "' 7; /.«m\ k' ',//'',
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-''-.' / .''//,- v. '
Tune Jeeui dut tus eet in deeér-
jUOT •7 roô nêiouaitiji-ui vno tuin a spiritu. ut tentarétor a diabolo.
TOV diuji)).<>l .
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'. '//.'(;/, /{(- ; 1
Kt tum jojnnéeeet qnadraginta diébui
auouxovTu xui t-t <|uadra^inta iit.ttibus. pOBtOa *siïriit.

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l'ilius Dei es, mitt• -
ptam
est enim Quia angelis suis mandâvifl de
:

te, et in mânibus tollent le, ne forte of-


féndas ad lâpidem pedem tuum. 7 Ait illi
llursum BCriptam fst
:

tabis Dt'uninum Deum tuum.


N.m tt-n- :

8 s
nuniù.uii iùvn ui'iùr It'Tiiiu assûmpsil eum «liàbolus in
si: "> /.iuv, xui ihry.i, montem excélsum vald» -tendit ei

ii.
II.
HX: tlntv
EX•
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T: ovrtoi
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i" de plus
Matthieu, III, 12— IV, 8.
II. Vie publique (III-.Y.Y). — l (b). La tentation ( Il - /. lij.

à la vérité, je vous baptise dans 1 eau Luc.


la. leurs souliers par les derniers de leurs esclaves.
4. 4.

pour
3, 17.
I*. 66, 24;
la pénitence; mais celui qui 33, 14; 30.33.
— Dans l'Esprit saint et dans le feu, c'est-à-dire
dans l'Esprit saint qui purifie et qui enflamme
doit venir après moi est plus puis- Jo*. 5, 2ï, 17.
Mat. 25, 33. comme le feu.
sant que moi et je ne suis pas digne Sap.
;
P*.
3, 6.
13. "il.

M»l. 3. ».
de porter sa chaussure : lui-même Jer. 15, 7.

vous baptisera dans l'Esprit saint et Mat. 39. 13, 30,

dans le feu. ,2 Son van est dans sa E*.A p.22,21,20-22.


-:

main, et il nettoiera entièrement son Job,14.31,II.13;


aire il: amassera son blé dans le Pa.1, Ji, 10.
4.

grenier; mais il brûlera la paille Mare. 9, 4i.


dans un feu qui ne peut s'éteindre ». 13-17. Baptême de Jésus. Comparer avec Marc,
,3
Alors Jésus vint de la Galilée au Ilaptizatur 1,9-H; Luc, m, 21-23.
MMHk
Jourdain vers Jean pour être baptisé Mat. 11, 29.
par lui. N Act.
Or Jean le détournait, di- Keeli. 7, 4.
1. 1.

Pa. 138, 6.
sant : « C'est moi qui dois être baptisé Joa. 1, 31.
Ecole. 3, 20.
par vous, et vous venez à moi! » Joa. 3, 3.
Mat. 5, 17, ÎO.
15. Toute justice, tout ce qui est juste et saint,
,:i
Mais, répondant, Jésus lui dit Gai. 4, 4. :
Hebr. 9. conforme à la volonté de Dieu, qui voulait que
1,

le Messie fût bapUsé. — Laissa, fît ce que Jésus


« Laisse maintenant, car c'est ainsi Pa. 64, 10.
Joa. 22, 1,
qu il convient que nous accomplis- 32, 61. demandait.
Is. 11,2; 51 1.
sions toute justice ». Alors Jean le Mat. 17, 5 ;
12, 1S. 16-17. On voit ici se manifester distinctement
laissa. ,6 Or ayant été baptisé, Jésus Act. 7. 35.
L•. 6. 1. les trois personnes de la très sainte Trinité.
sortit aussitôt de l'eau; et voici que Joa. 3, 6, 33 ;
5,20.
les cieux lui furent ouverts il vit P». 2, 7. :
Kph. 1, 6.
l'Esprit de Dieu descendant en forme Jac. 1, 17.
Luc. 9, 35.
de colombe et venant sur lui. i7 Et
voici une voix du ciel disant « Celui- :

ci est mon fils bien-aimé en qui j'ai


b) La Tentation de Notre-Seigneur, IV, 1-11.
mis mes complaisances ».

IV. * Alors Jésus fut conduit par b) Prima IV. l-ll. Jeûne et tentation. Comparer avec Marc,
le lll.UMl.
l, 12-13; Luc, IV. 1-13.
l'Esprit dans
désert pour y être
le lu. 14.
Hebr. 4, 15. 1. Le désert de la tentation est, d'après la tradi-
tenté par le diable. 2 Et lorsqu'il eut Rom. S, 14.
Mat. 26,
41.
tion, le désertde la Quarantaine, ainsi appelé des
jeûné quarante jours et quarante Eccle. 3, 21. quarante jours qu'y passa Notre-Seigneur. 11 s'étend
Hebr. 2. 17-18.
nuits, il eut faim. 3 Et le tentateur Job, 1, 6. à l'ouest de Jéricho; il est très accidenté et ses
Ap. 12, 19. montagnes sont des plus belles de la Palestine
s'approchant, lui dit « Si vous êtes : El. 24. 1S :

34, 2S. méridionale; elles se composent de calcaire blanc


le Fils de Dieu, dites que ces pierres 3 Reg. 19, S.
Deot. et sont remplies de cavernes c'est là vraisembla-
;
9, S.
deviennent des pains ». 4 Jésus, ré- Theas. 3, 1 5. blement que se réfugièrent les espions envoyés
Gen. 3, i.
pondant, dit « Il est écrit L'homme Joa. 14, 30.
: :
par Josué à Jéricho {Josué, n, 22) elles furent ;

Eccle. i, i.
peuplées d'anachorètes, après l'ère chrétienne, en
ne vit pas seulement de pain, mais Pa. 32. 6; 54, S.
Mat. 3, 17; souvenir du jeûne du Sauveur.
de toute parole qui sort de la bouche »7, 40 21, 13. ;

Gen. 2, 17.
de Dieu ». Dent. 8, 3.
Joa. 6, 6» ;
5 o. Sur le haut du temple. Littéralement sur le
Le diable alors le transporta dans 5, 24, 47.
Luc. 11, 28. pinacle du temple. Le sens est incertain. D'après
la cité sainte et le plaça sur le haut Pa.1 18, 93,105.
"»• llllll.l les uns, c'est le faite du temple proprement dit;
du temple, 6 et il lui dit « Si vous teiilalio. d'après les autres, comme le texte grec emploie
:
Gen. 3, 5.
êtes le Fils de Dieu, jetez-vous en Joa. 3, 13; un mot qui désigne ordinairement l'ensemble des
8, 23.
bas. car il est écrit Il vous a confié à Ii. 41, 23.
ses anges, et ils vous porteront en
:

Pa. 90, 11-12;


9, 10.
constructions du temple, c'est le faite du
portique de Salomon à l'est ou bien le faite de
,
I Pet. 3, 16. la porte royale qui se dressait.au sud, au-dessus
leurs mains, de peur que vous ne Sap. 30. d'un précipice profond, d'après le témoignage de
7.
Deut. 6, 16.
heurtiez votre pied contre quelque Josèphe.
pierre ». Jésus lui dit « Il est écrit
"'
:

aussi Tu ne tenteras point le Sei-


:

gneur ton Dieu ».


8 Terlia
Le diable de nouveau le trans- leniatio. 8. Sur une montagne très élevée. Il est impossi-
porta sur une montagne très élevée Joa. 12, 31.
Prov. 2, 14. ble de savoir quelle est cette montagne. — Tous
;

BIBLE POLYGLOTTE. — T. VII. 2


48 Matthœus, IV, 9-25.
II. «il:. p..l.li<..

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Àmo'ç '
sedébal In ténebris, vidil lacem magnam

" « .".;'<. nul roîç :

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" ,T
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lu\ orta est eis. Bxinde oœpil Jésus

,''(
' 8
luQtnariSv
xai

- .
predicare,

Calila-a•.
Pœniténtiam 6g
appropinquàvit enim regnnm oœloram.
18
et

Àmbulans aulem Jésus


vidit
dicere

duos
:

fratn-s.
mare
juxta
Simonem,

.&
xai qui vocatur l*etrus, et Andréam fratreo
un dêiktpàv WDToS, mare (eranl «uiim
/ «•jus, inittt'-ntcs ivie in
OJOOP $\
,,J
Kui }.iy:t

" '' ,uXitîç. )

20
/.
piscatores).
et fi'u-iam vos fieri piscatores
" et ail illis : Venite [»"st m••.

hominem.

, ', ,
-" At illi continuo relietis
;
roi âhttva
siint l'iim.
-' Km - SXXovç Mo -
Et procèdent inde, vidil AHoediuMI
[

2 /.<>.}
tVatiTS,Jacébum Zebedtéi et loanaen

,
.

m• dâûq m fratrem ejus. in navi cum / paire

. &^ ' »
: !: Ai'.iin•

23
>><>:

«'</.
BtfofcV /

h
/.ni
eoram, reficiéntes
eos. T- Illi autem statim
rétia sua :

relietis rétib
el vo

' )'6]&
'• -
pâtre, seciïti sunteum.
/.ut roi 3 m'n'i.
- < 23
Et circoiba< Jésus Lotam Galibéam,
docens in synagogis eorum, el prsàd
/. \

evangélinm regni, et sanansomncni lan-

,
xai
/. .vit",•
.'/
/.ni

&7 '. -''


Ktti / UXQTI gnoremetomnem infirmitàtem in popnlo.
2vçtav, /.m .l'hiit i»|)inio ejus in totam Syriam,

,
/.ihu: et obtaléront ei omnes maie babéntes,
xai . xai âatl- iriis languoribus, 1 1 tormén

< xai

"
ou

'.
/.,<<

fin ?
preh(
mnâticoe, et paralvticos «t curâvit
-'

et seentœ sunl enm turba• multa•



qui dœmonia tiabébant, <-t

J.•

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9. KBCDT:

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du»
l'ombre
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...

kBCL*: WjjtJ
(a- Jo»y«.).
ol nafrjfiévoi.
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1
:
/•• >
<• * • dana la région

«3. T•
<• l'ombra de
liltcr.il.HHMit
la u<
:
Matthieu, IV, 9-25. 19
11. Vie publique (1I1-.VY). — «" (a l
J. Appel de* premier* apôtre* CiV, Î8-95J.
les royaumes du monde, expression hyperbolique
il lui montra tous les royaumes du £•; J£ J;
pour un grand nombre.
monde !'
et leur gloire, et lui dit « Je *g» *«»•
:

vous donnerai toutes ces choses, si, D»n.3, <•

vous prosternant, vous m'adorez ». k£m,"'


'" Alors Jésus lui dit « Retire-toi, :
^V'K
Satan, car il est écrit Tu adoreras j p 5,lL :
,;

le Seigneur ton Dieu et tu le servi- "jJhM• 2" Prédication en Galilée, IV, I» - XVIII.

ras. lui seul ».


u Alors le diable le Ffc JJ- 11. 71.'
a) Débuts du ministère de Jésus. IV. 12 -VII.
Rom. 13, 1.
laissa; et voilà que des anges s'ap- Ps. 14ô, 3.
Jer. 17, ...
al) Appel des premiers apôtres, IV, 12-25.
prochèrent et ils le servaient. Jac. 4, 7.
V2 Retour en Galilée. Comparer avec Marc, i,
12.
Mais quand Jésus eut appris que {ffiffi* 44: Luc, iv, 14; Jean, iv, 43. H faut placer avant
Jean avait été mis en prison, il se re- Rom «^ 1 cet événement ce qui est raconté dans Jean, i, 19

tira en Galilée;
,:<
et ayant quitté la j«. i,W

— m, 36.
13-16. Retour à Capharnaiim. Comparer avec
3 ** g 9 °'
ville de Nazareth il vint demeurer à i
'
Marc, i, 22.
a 13. Capharnaiim, ville maritime, sur les bords
Capharnaiim, ville maritime sur les Pr.edica- de la mer de Galilée. Elle était importante par
confins de Zabulon et de Nephthali; m«. f4T4*. son commerce, avait un poste de douane et une
M afin que s'accomplît la parole du ^'le-ii9 ; garnison romaine. Le site de Capharnaiim, dont
le nom revient si souvent dans les Évangiles, est
prophète Isaïe, disant 15 « La terre MaiV!>y 0;
: encore aujourd'hui un problème. La malédiction
prononcée par le Sauveur contre cette ville cou-
de Zabulon et la terre de Nephthali. *•*'$> *•* pable s'est si littéralement accomplie que per-
voie de la mer, au delà du Jourdain, jos.ib.'io-ïe'; sonne ne peut dire avec certitude où il faut en
chercher les ruines. D'après les uns, Capharnaiim
Galilée des nations. 1G le peuple quisoî^f's^s*. était àKhan Miniéh, d'après les autres à Tell Hum.
était assis dans les ténèbres a vu une l£%£?£,V9 :

.
Klian Miniéh est un monceau de ruines qui tire
son nom d'un vieux khan du voisinage, sur les
grande lumière; quant à ceux qui £• 910 ^ ** bords du lac de Tibériade, à l'extrémité nord-
étaient assis dans la région de l'om- £»"•* î-*• ouest de la plaine. Tell Hum est à une heure de
c
bre de la mort, une lumière s'est levée lGc! re-rs; i,
chemin au nord de Khan Miniéh, a trois quarts
3 d'heure environ à l'ouest-sud-ouest de l'embou-
17
aussi pour eux ». Depuis ce temps- j b,'i o%s. chure du Jourdain dans le lac. On y voit encore
là. Jésus commença à prêcher et à I^Vs.' des ruines assez importantes.
17. Prédication aux alentours. Comparer avec
dire « Faites pénitence, car le^v^•-'•
:
Luc, iv, 14-15.
royaume des cieux approche ». h», " 1 i,

18. La mer de Galilée. Sur la mer de Galilée ou


18
Or. marchant le long de la mer *». si,*l.
de Galilée. Jésus vit deux frères, Si- "" lac de Tibériade, voir la note 8 à la fin du volum e

mon qui est appelé Pierre, et André, J^*'?™»


son frère, qui jetaient leurs filets dans
la mer car ils
>| J«•
étaient pécheurs), ,9
et
^•.. a•,'
21. Zébédée, pêcheur de la merde Galilée, époux
de Salomé, qui parait avoir joui d'une certaine
il leur dit : « Suivez-moi. et je vous cor. i,ml aisance.
18-22. Pêche miraculeuse de saint Pierre. Com-
ferai devenir pécheurs d'hommes ». ^'.^. parer avec Marc, i, 16-20; Luc, v, 1-11.
-'"
Et eux aussitôt, quittant leurs ^J^,"' 23-25. Tournée dans la Galilée. Comparer avec
4
Marc, i, 35-3!>; Luc. iv, 42-44.
tilets. le suivirent. i"•, • ,*-
OIT-•• 1 1 •! • 1 ***'• '• 15
23.
,

Les sytiagogues étaient des lieux d'assem-
1{
ht s avançant de la, il vit deux *"•"•'
blée de religion pour les Juifs; ils s'y réunis-
autres frères, Jacques, fils de Zébé- in.i,u. saient les jours de sabbat et les jours de fête
dée, et Jean, son frère, dans leur ma.** pour prier, lire et entendre la parole de Dieu, et
barque avec Zébédée, leur père, rac- S^Vk.'"; pour y exercer les autres pratiques de leur loi.
Dit royaume; c'est-à-dire du royaume de Dieu. —
commodant leurs filets, et il les ap- i°t. fi'•;; 24. La Syrie désigne, dans le Nouveau Testa-
22 ayant 6 33
pela. Et eux. aussitôt, laissé ^"co"'*
ment, le pays borné à l'est par l'Euphrate et l'Ara
',
'

bie, au sud par la Palestine, à l'ouest par la mer


leurs filets et leur père, le suivirent, ^"ii'f, -.;
,;

Méditerranée et la Phénicie, au nord par la chaîne


23 »• - -
Et Jésus parcourait toute la Ga- de l'Amanus et du Taurus.
lilée enseignant dans leurs svnago- o
*»»»»• 25. La Décapole était la confédération de plu-
'
Hat 9 35
t
sieurs villes unies entre elles pour leur commune
o-ues,prêchantl'Evansriledurovaume. Luc.
défense. Quoique le mot Décapole signifie dix
et guérissant toute langueur et toute p* 102,3,22; villes, le nombre des cités confédérées était va-
2; Sa repu- im.*£i7;u,7.
infirmité parmi le peuple. riable. La plupart d'entre elles étaient situées à
l'est du Jourdain. La capitale, Scythopolis, l'an-
tation se répandit aussi dans toute la »"•'. i'.V^. cienne Bethsan, à l'ouest du fleuve, est la clef
Syrie, de sorte qu'on lui présenta jfàta*V«t de la Palestine proprement dite. Après Scytho-
tous les malades, tous ceux qui ,*£ ^V-S» polis, les villes les plus importantes de la Déca-
pole étaient Césarée de Philippe. Asor, Cédés de
étaient atteints de souffrances et de ^-, :,^' ^ 7 1

Nephthali, Séphet, Corozaïn, Capharnaiim, Beth-


maux divers, des démoniaques, des saïde, Jotapata et Tibériade. Le territoire con-
lunatiques, des paralytiques, et il les fédéré s'étendait donc depuis Scythopolis au sud
jusqu'au Liban et à Damas au nord à l'ouest, il ;

guérit. i:i Et une grande multitude le se prolongeait jusqu'à Sidon; à l'est, il se prolon-
suivit de la Galilée, de la Décapole, geait au delà de Gadara, d'Hippos et de Pella
20 Matthœus, V, 1-9.
II. \ila publlrn | III- \\ — V <m). Hermo in ). monte f »- lit,.

/'(t/.i/.,!/ ( (. .hx(tnu).n->; xni 'ln>»<JoXv- (iiilil ..li. et d•• JeroséJ

&
:

I et de Judiia, et de trans Jord.m• ni

X. 7('iJ» êi tm)ç n/}.»i;, éiç \ \ Kl.iis KBtea Jésus tnrbi


ôpoç, xcti xuuiamroj; mtteî dit in mciiitcni, .t cum sedisset, ai

m'ny l't nu.'t /


(
Kî 3
iICcci « s.-nint ad cum discijuili ejus. 2 et apéliem
ro aicitn ni un iêtêéoum> mitoéç, \ os euum docébeJ eot, dioeni

/<«
-
3
oî m, <'<if «%?- pauperes spiritu : quontam ipeortua est
dri»' r] .iiim/.iiu <~ . * /<- regnuin eœlurum. '
Beâti mites: qunniam
m ,7

,
xi'iniiii ,} ».•.. <V;/ ia'rot ipsi possid.himt terrain. Beau qui lu-
&TOOVXai. ( Ttottiî:. 9ti ttt'ioi gent: quoniam ipsi consolabiintur. 6
1

ni Md/.unioi oî qui csiiriunt et sitiunt justitiam : qutV


nt&mrnç xut ôttylSmç niam ipsi saturabi'mtur. "
Beàti miséri-
/,,,,.
,
m'tni

m xnOiiofù
Su ttimi

n
//..'#; .7 / '»joj

xuoiia, or/
4
7

nu.
« roi
8
ai

Maxuuitit
cordes
•eqnéntor.
ipsi Deum
: qiK'miam ipsi misericordiain con•
Beàti
vidébunt.
mundo eorde quoniam
''
H.-.iti
:

pa.ilici :

ot//o»TCU. • <> .ni, .'in m'-

ËfTptidK Tannant U bU (III. U. ]•

(D'arrèaWUklnaon).

4« la provint» do Syrie (IV, 14, p. 1»).

V. |, Jétiu voya •
mais \oyant •.

mt< r\. rtit l'ordre .!.•* vrr'sets. — Lee ré-


M t le• Béatitude• *oni très muni
\ • |i..ur les J. 4- :

t t. - Tolr ! lecll.S, I». Ml>,l Kph l,I k 11. 17. Ta 1«, 11


I», W. II; «S, 11. ». 141. «; 114,•, M, 11. la la, 11-11.
t. ». -Tolr : f». 11». 114 ; II». I ; 76, 1 ;
41, 4 1 Ra» U, »4 Lan.
1-1. Dan. 10, f. Rota. T, 14. Kc*I«. I, 1. la U. 14. I IU» 1«.
I ; 11. 11. Jo». 11. Joa. 10, 14 la «1. 1. Fa, M, l» , 10. w. MnU. 7,
S. Rom. », 17.

t. t. — Voir : Pa 41. ». la M, t. Joa. 7. »7. Philip. X. 11-14 Am.\


II. KeclL 14. M. Luc. t». 1». Joa. 4. Il I•• S. Il 101. 1. !
;

t Tolr Mal», SI-IO. Jar. t. H.rroT. 1! ?'


: : H. .

17. Ma».», M-Koall. »i. H. TV lu». 1 is, a. :

Kl ^0(19. t ».. —
Tolr JPro». 4, II. D«U. 4. ». 1 »,,
1. I. Il.hr II, Il l Cor. I», II. lab. I, la. lap. |. |. AH. Ii\». Pa M,»,

ponant poil nB< El 11,4.

.
-
»
| ri
9. MCDr* ovtoJ.
t. ». - Tolr : la U. 17. Pa. 11«. lai ; 11». 7. Kap. I». :

Joa. 14, 17. 4, 7. Rpa. », Il ; 4,1. Coloa. I, M. Job.


Matthieu, V, 1-9. 21
11. Vie publique lli- \\ l. — 9" Ca-J Sermon mur la tnontagne CV-VIi).

Joa. 6, 1.
de Jérusalem , de la Judée et d'au Mare. 3, 10-11. a2) Sermon sur la montagne, V-VII.
Num.34.13-U.
delà du Jourdain. IPar. 17, 7-9.
Eiorde, V, 1-18.

V. Jésus, voyant la foule,


1
monta »o Qui V. 1-7. Comparer avec Luc. H, 17-49.
i. Sur la montagne voisine du lieu où il se
sur la montagne, et, lorsqu'il se fut », im. ,
trouvait. —
« Si le sermon sur la montagne est
assis, ses disciples s'approchèrent de m,' 3 le:', il l'abrégé de toute la doctrine chrétienne, les huit
béatitudes sont l'abrégé de tout le sermon sur la
lui. - et ouvrant sa bouche, il les *LU?t*. montagne•. (Bossuet). —
Cette montagne est,
instruisait, disant :
3 «
Bienheureux i»ui 33* 3.
d'après la tradition, celle à laquelle on a donné,
, ,. •. ,. Sap. 10, »1. en mémoire des huit béatitudes par lesquelles
les pauvres d esprit, parce qu a eux Lnc. s, *>. le Sauveur commence son discours, le nom de
Mont des Béatitudes, situé au nord-ouest de la
royaume des ^""•

^
appartient le cieux. ville de Tibériade, à environ deux heures de
1
Bienheureux ceux qui sont doux, 6%* f.V ; :
marche. • Le Mont des Béatitudes ou Kurn-Hattin
(Koroun-Hattin), ainsi que l'appellent les indi-
parce qu'ils posséderont la terre. gènes, ne s'élève à guère plus de 50 mètres au-
dessus de la plaine. Son plateau peut avoir une
"'
Bienheureux ceux qui pleurent, 2*£ *>'* 9 l l -

centaine de mètres de long. Les deux extrémités


parce qu'ils seront consolés. e Bien- £ ^£; se terminentchacune par une petite éminence, et
c'est ce qui lui a fait donner le nom de Kurn-
heureux ceux qui ont faim et soif de *»*- V- *• Hattin (les cornes d'Hattin . Par un temps clair.
Çjw.r du haut du Mont des Béatitudes, on voit au sud-
la justice . parce qu'ils seront ras- • 9 ;
ouest le mont Thabor; à l'est le pays de Galaad
sasiés. '
Bienheureux les miséricor- Eom •
10 • 12 et le lac de Tibériade; au nord-est, à l'horizon,
P le grand Hermon ». (Liévin de Hamme .

dieux, parce qu'ils obtiendront eux- î4 s-9*m,4 ,


3. Les pauvres d'esprit sont les pauvres de
cœur et d'affection. S'ils n'ont point de richesses,
mêmes miséricorde. 8 Bienheureux n\)\ ;i"'i63 : ils n'en désirent pas : s'ils en ont, ils n'y sont point

ceux qui ont le cœur pur. parce qu'ils *£ "'"' attachés. —


Bienheureux les pauvres d'esprit,
• c'est-à-dire, non seulement ces pauvres volon-
^* 1 '

verront Dieu. 9 Bienheureux les pa- taires, qui ont tout quitté pour le suivre, et à
qui il a promis le centuple dans cette vie. et dans
cifiques. parce qu'ils seront appelés la vie future la vie éternelle; mais encore tous
ceux qui ont l'esprit détaché des biens de la
terre; ceux qui sont effectivement dans la pau-
vreté sans murmure et sans impatience, qui
n'ont pas l'esprit des richesses, le faste, l'orgueil, l'injustice, l'avidité insatiable de tout tirer à soi. La félicité
éternelle leur appartient sous le titre majestueux de rovaume. Parce que le mal de la pauvreté sur la terre.
c'est de rendre méprisable, faible, impuissant, la félicité leur est donnée comme un remède à cette
bassesse, sous le titre le plus auguste, qui est celui de royaume ». (Bossuet).

*. Bienheureux ceux qui sont doux. « Apprenez de moi que je suis doux, sans aigreur, sans enflure, sans
dédain, sans prendre avantage sur personne, sans insulter au malheureux, sans même choquer le superbe ;

mais tâchant de le gagner par douceur: doux même à ceux qui sont aigres, n'opposant point l'humeur a
l'humeur, la violence à la violence, mais corrigeant les excès d'autrui par des paroles vraiment douces.
— On est bienheureux dans sa douceur, et on possède la terre. La terre sainte promise à Abraham est appelée
une terre coulante de lait et de miel. Toute douceur y abonde; c'est la figure du ciel et de l'Église. Ce qui
rend l'esprit aigre, c'est qu'on répand sur les autres lé venin et l'amertume qu'on a en soi-même. Lorsqu'on
a l'esprit tranquille par la jouissance du vrai bien et par la joie d'une bonne conscience, comme on n'a
rien d'amer en soi, on n'a que douceur pour les autres; la vraie marque de l'innocence, ou conservée ou
recouvrée, c'est la douceur •. (Bossuet). —
La terre, c'est-à-dire la terre des vivants, comme l'appelle l'Écriture,
ou le ciel.

5. Bienheureux ceux qui pleurent. soit qu'ils pleurent leurs misères, soit qu'ils pleurent leurs pé-

chés ;ils sont heureux et ils recevront la consolation véritable, qui est celle de l'autre vie, où toute affliction
cesse, ou toutes les larmes sont essuyées •. (Bossuet).
Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, parce qu'ils seront rassasiés. « Faim et soif, c'est une
6.
ardeur vive, un désir avide et pressant qui vient d'un besoin extrême. Cherchez le royaume de Dieu et
sa justice. La justice règne dans les cieux elle doit aussi régner dans l'Église qui est souvent appelée le
:

royaume des cieux. Elle règne lorsqu'on rend à Dieu ce qu'on lui doit, car alors on rend aussi pour l'amour
de Dieu tout ce qu'on doit à la créature qu'on regarde en lui. On se rend ce qu'on se doit à soi-même, car
on s'est donné tout le bien dont on est capable, quand on s'est rempli de Dieu. L'âme alors n'a plus de faim,
n'a plus de soif; elle a sa véritable nourriture •. (Bossuet).

7. Bienheureux les miséricordieux, parce qu'ils obtiendront miséricorde. « Le plus bel effet de la charité,
touché des maux d'autrui. Ceux qui sont inflexibles, insensibles, sans tendresse, sans pitié, sont
c'est d'être
dignes de trouver sur eux un ciel d'airain, qui n'ait ni pluie ni rosée. Au contraire, ceux qui sont tendres
à la misère d'autrui auront part aux grâces de Dieu et à sa miséricorde; il leur sera pardonné comme ils
auront pardonné aux autres; il leur sera donné comme ils auront donné aux autres; ils recevront selon la
mesure dont ils se seront servi envers leurs frères; c'est Jésus-Christ qui le dit; et autant qu'ils auront eu
de compassion, autant Dieu en aura-t-il pour eux-mêmes •. (Bossuet).
8. Bienheureux ceux qui ont le cœur pur. « Qui pourrait dire la beauté d'un cœur pur? Une grâce par-
faitement nette, un or parfaitement affiné, un diamant sans aucune tache, une fontaine parfaitement claire,
n'égalent pas la beauté et la netteté d'un cœur pur. Il faut en oter toute ordure, et celles principalement qui
viennent des plaisirs des sens, car une goutte de ces plaisirs trouble celte belle fontaine. Qu'elle est
belle, qu'elle est ravissante cette fontaine incorruptible d'un cœur pur Dieu se plaît à s'y voir lui-même :

comme dans un beau miroir; il s'y imprime lui-même dans toute sa beauté. Ce beau miroir devient un soleil
parles rayons qui le pénètrent; il est tout resplendissant. La pureté de Dieu se joint à la nôtre qu'il a lui-
même opérée en nous, et nos regards épurés le verront briller en nous-mêmes, et y luire d'une éter-
nelle lumière Bienheureux donc ceux gui ont le cœur pur, car ils verront Dieu •. (Bossuet).
:

9. Bienheureux
les pacifiques, parce qu'ils seront appelés enfants de Dieu. « Dieu est appelé le Dieu de paix.
Sa bonté concilie tout. 11 a composé cet univers des natures et des qualités les plus discordantes; il fait
concourir ensemble la nuit et le jour, l'hiver et l'été, le froid et le chaud, et ainsi du reste, pour la bonne
constitution de l'univers et pour la conservation du genre humain. Jésus-Christ, le fils unique du Père
céleste, est le grand pacificateur, qui a annoncé la paix à ceux qui étaient de loin, et ceux qui étaient de
î

11 Matthœus, V, 10-19.
II. \lla publira (lll-W). I (a t. Srrmo en monlr t I - I II t .

'"
Mm quoniaiii filii IVi VuOlbUntur. "'
Beàti
-
xÛQthi
ïvtxtv iixtuoinrt-,

fa TUV
puâUnum
m'inuvi ,

i/tSç m
on
*' ' qui
titiani
j)«-r.seiuti.iiirin

: quôniam ipsm
patiuulur proplcr jus-
uni
cum
est

maledixi
regttUBI

tU& vobis, et persecuti voslïierint. et dixerint

. ' -'
\ omne malum advérsum vos in
ll
xai (iyaXXtùaift, on ê propter m.• : gaodéte, «t txnhâte,
OÛQWKÂ "iç nço• qqoniam merces vestra oopiOH est in
cœlis sic enim persecuti sunt prophè-

. '
:

,9 tes, qui fuérunt


inè ôt ant<• \

;. .
:>>\ / rk jmtw Kç :
\ eatii sal terne. ou

xanaxùaVut
:

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. ii

nui ,. d îjvxu

Oi^iHum
'
xai xa-
'
nurrit, in i|uo

ultra, nisi ut

cétar ah
luHétW

honiinihus.
} .m!

mittâtur foras, et concul-


• \
niliilurn vab-t

lu\
,5 mundi. Non pott-st civitas aliscôndi supra

,
/.iiimm

7iàoi
' yvm

h /
ini
v.u\

'
abda.
n'Jiami-
/viaw xui
,
iu'i m ' ; montein posita
cérnam,
super candclàlniim,
et
:

ponunt eam sub


,8
neque icoéndani lu-

ut biceat
rnodi..

omnibus
7$*
'.
: dv&çtétuav,
xai
qui in
coram
domo sunt.
liiuninibus. ut vnlfant
,G
Sic lm «at lux
6 \

vestra

] •<€,&
'
.
^
/uni 09 / ntç

&-
bona, et glorificent patrem vMlraai,
in cœlis est.
47
Nolite put.in• ([ui.niarn viii BOlvere
<{u

&)
/. nm, {% legem, aut prophétat : doo reni boK
xui , sed adimpbre. {H
Amen quippe dico vo-
nia xsçuîu
. in] bis, donec trànseat cœlum et terra

&
s yènftOU
{9 unum, aut unus apex bob prattribit a
lege, donec omnia fiant. • Qui

//,
notç,
'
xui

.
& ., ' £
tv /J

xai
mUta
&- snlvcril unum de mandàtil istis minimis.
et docuerit sic
l»itur

fécerit et
in
homines, minimal w
regno co'lôrum qui aaten
docuerit, bio magnus ooabitur
:

M MBD1 •
»>«• LT* «/Wo>,o,. 13.
(bis) SL•. |{(..•: .«,.•*>, n.o
Matthieu, V, 10-19.
11. Vie publique (Ill-.VY). — 9° Ca-J. Sermon »ur ta montagne fV-ViiJ.
<0 près, pacifiant par le sang qu'il a répandu sur la "'•
enfants de Dieu. Bienheureux ceux Ju % l
' (

qui souffrent persécution pour la jus- L ucj' *j M croix tout ce qui est dans le ciel et dans la terre. , ;

qu'à eux appartient comme dit saint Paul. A l'exemple du Fils unique
tice, parce
r n le ?•.'*>, 7.
ni-
royaume des cieux. M vous êtes heu- *c<>r. 4. 17. tore de leur père et
.. • Lue. 6, Î3. les enfants d'adoption doivent prendre le carae

^
1 1

se montrer vrais enfants de


reox, lorsque les hommes vous maa-Sf'^ '^ Dieu par l'amour de la paix • (Bossuet).
1
.

dissent et vous persécutent, et disent


10. Bienheureux ceux qui souffrent persécu-
faussement toute sorte de mal de Kom. «« n
's
S, 18. tion pour la justice, parce qu'à eux appartient
-
1

j ,J r»
• - • •

vous, a cause de moi. Kejouissez- io>.ll»». le royaume des cieux. « Tous ceux qui souffrent
"*
•H Joa. 16, 33, • •

vous et tressaillez de joie, parce que phmp. 1. . pour avoir bien fait, pour avoir donné bon
A "
votre récompense est grande dans les
:

exemple, pour avoir obéi simplement etavoir con-


cieux: car c'est ainsi qu'ils ont per- fondu par leur exemple ceux qui ne vivent pas
sécuté les prophètes qui ont été avant assez régulièrement, en sorte qu'on se prend à

vous. eux des reproches qu'on fait aux autres, souffrent


1:1
» Vous êtes le sel de la terre.
.
!
>"' ?*
LUC. 14, 34.
, persécution pour la justice. Ceux qui portent leur
croix tous les jours et persécutent persévérani-
M*ç?
Q ue si le sel perd sa vertu, avec quoi 9• •

ment en eux-mêmes leurs mauvais désirs, souf-


la salera-t-on Min
est plus bon qu a »-*».
frent persécution pour
la justice. C'est ici la der-
être jeté dehors et foulé aux pieds par joa/^Y nière et la plus parfaite de toutes les béatitude*,
les hommes. Vous êtes la lumière du
' ; ** 4' 3'
parce que c'est elle qui porte le plus vivement
monde. Une ville ne peut être cachée, mu -
1
- en elle-même l'empreinte et le caractère du Fils
quand elle est située sur une monta- £Si.w!e. de Dieu >. (Bossuet).
gne. ,5 et on n'allume point une lampe 1
^ •

18 %;

15. Sous le boisseau. (Comparer avec Marc, iv.


pour la mettre sous le boisseau, mais 3
/^\•£- 21 : Le boisseau était une mesure de
Luc, vin. 16).

sur un chandelier, afin qu'elle éclaire 1»• *.'


«. capacité pour les solides, qu'on avait dans les
tous ceux qui sont dans la maison, tma. w, 3*.
maisons, contenant la sixième partie d'un mé-
16
Qu'ainsi donc luise votre lumière dimne attique, c'est-à-dire environ huit litres et
'^"n,""
pj°™ demi. Si l'on voulait cacher sans l'éteindre une
devant les hommes, afin qu'ils voient 1
, *•,, /•
1

lampe allumée, on mettait le boisseau par-dessus.


vos bonnes œuvres et qu'ils glorifient
votre Père qui est dans les cieux.
17
» Xe pensez pas que je sois venu Impletio I". La loi de Moïse.
legis.
abolir la loi ou les prophètes je ne Hat. 3, 15. :

suis pas venu les abolir, mais les ac-


Jo». 15, U.
5, 9. .
^^
complir. ,8 Car, en vérité je vous le I0;
Corps do discours, V, 17-VII, U.
dis, jusqu'à ce que le ciel et la terre **
'JS'J 4 »upériorilé de la loi évangéliqoe, V.
passent, un seul iota ou un seul point
.

Jo»- 30. 19,'

S_ _•_ r Hebr. S, 8.
de la loi ne passera pas que tout ne me îe, i.
. .

35
soit accompli. 9 Celui donc qui violera J&J j.
' 19. Sera appelé: sera regardé, considéré, ou
,

l'un de ces moindres commandements. ? ;\* ;{ 6 simplement sera, en vertu d'un hébraïsme. -

et enseignera ainsi aux hommes, sera 3


g^ j
%'
appelé très petit
r dans le rovaume des g«l i, io.'
• ' • , •
1 Cor• *, 3-•

cieux mais celui qui fera et enseï- Jee t, 10.


; .

gnera, celui-là sera appelé grand dans ^?,1 *^

Lampes antiques primitives trouvées dans les fouilles de Gazer (t. 15). (D'après le Palenine Exploration Fund).
La lampe la plus petite est chananéenne la plus grande, juive. ;
; ,

24 Matthœus, V, 20-35.

,~,y.
II.

M _/
Vit» public. (III- \\).

' .
' iàl
-r f««J.

in - Smrmo 4m momie fV.YII,.

Dioo enim vobis.


ciL'lorem. J"

;
uitiinui. i>n Xiti
t• ôêtUU&n
OnniiUtii,,»,•
> >,
"

inurûJv.
:
. quia nisi aliund.-ivcrit justitia vestra plus
quam scrihàrum, et pharisieûrum, DOO
intrébitii in regnan oœloram.
/

llxm'ottit, »u '^

toi; àny<
31
Audistis qoîl dirtuin Mt antiqi.
(),'

iirtu /
ifi.M, '..m.,

/ < .
|
3*
7:yw 6 U;
tjovèvar,
>

» o/oç
1
i-
1 ! C
Non uicidcs
crit judicio.
qaU
autcm OOOÎderit, r-u^
:

2a
«
1
1 1

t)mnis, qui irasritur fratri suo.


go aut» m >bie
î. us
:

«mu ff(
''' '«»• sftnj i'•"! «< ;
crit judicio. Qui autem dix.rit fratri ^u>>.
>"/'•: mi m <n im'mh Haca : nus erit OOncilio. <
v>ui
aulcm

. Pétoe rcus erit gehénoe


rit, :

&&- -
13 Si ergo offers nninus
S3 '/•.'<
1 1 ovy .•»« <«»,•</ î 'ojyç tuuin ad al

& Sn
> nutOTtjçtOV,
t/n x«r« * et ibi recordàtus fiieris quia (rater tuus
habet âliquid advcrsuin t•
ibi manu• taon
nque
ant.• iltaro, -t rade prias
;

;/ >/"'" mi (/«;•£ »', réconciliai•! fratri tuo : et tune venions


.

•, xtù '- ôffèree munus tuum. - '•

Egl

/.
jrçih ro'rc
5>7#/ tvvotôv twur- ailvrrs.irio tuo cito duin <s in via cum
ipeçe ro
. 'nu; oror î?  t>; 5 /<ér' eo ne forte tradat te adversârius judi< i.
:

et judex tradat te ministro


«tiroir '»

],
ilvitèix<< t-t in :

. ; cerem mittaris. 2C Amen dico tihi non


xytTÎj, xui

&. nuoudot

*7

um/n'aeiç.
, /&
;
if
<ivhtxt]v

)»»•«
a8
&,
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*feyoî o*é *'; il

uvTr t
ro'

v rij
'/
ae 'JZ/t^V

.
no/utm;'
,
«

or/ 7r«ç o
wurijç,
*'}'<

c
éxies inde, donec reddas noYÎasiimuD
quadrantem.
17

vobis
Audistis (juia dictom est antiquis
Non mœch ilniis.
quia omnis, qui vidtrit malieram
:

ad concupisccndum eam, jam mnehéta•


est eam in corde suo. J0 Qu<»<1 si «xulus
28
Ego autem dic<»
:

/ tuus dexter scandalisât te. «rue eon


29
Ei

.
' ,
projice abs te éxpedit enim tibi ut
péreat unum membrôrum tuorum, qaaiB
:

/• m]
30
ii'/.i})

" &; ; ,
.
totum corpus tuum mittatur in gehéanaOL
30
Et si dextra manus tua scandalisât t<•.
'/ ,
/m
31
,
'''&
,, ')
&} ; .
]']
abscide eam, et projice al•- spedil
enim libi ut péreat unum nienibroruni
tuiiruni. quam lotum corpus tuum eat in
gehénnam.
inûxa
3i

initi

,;' ' M uÎtov


'/~&'
uni/ùua.
«rr;;

xui <>;
, anoaraium

iùy '-
.
31
Dictum est sutem Miicuinque di-
miserit uxorem suam. <l<t ei llbéllam
repudii. 3J Ego autem dico vobis
omnis qui dimiserit uxorem suam
Qoia

cépta fornicationis causa, faeit eam mee-


ebari: etqoidimissaro duxerit, adultérai.
: <

33
llu,' «-
/' * 33
[terom audistis qoia dictom est an-

,.[:
tt:
>
3
/
Uqois Non perjoraoi•
: reddes sotan :

m Domino joraménta tua. M Ego totem


ioTl &êov, 3*
:
:> m'oavtZ,
dico voltis. nonjorâre omoino, neqai
cœlum, quia thronus Dei est

.
DOOjae :
'

IV: W*l -»: iroi


* # 27.
>
'

1.1

.
i[K]SL1 II '-' -_/

9> $*.
(•). LT: é \
:). «'< yitrr. ; » .
'
44. Se mrl en colère. grec a en plus : • sân»
:
raison >.

«roi àtoifl. wmé n'est pas dans le grer.


Matthieu, V, 20-35.
II. Vie publique (III- W). — 9° C**-). Sermon *ur la montagne CV-VIMJ.

le royaume descieux. -° Car je vous Mat. 15, 3


21-. Le jugement est probablement le tribu-
;

dis que si votre justice n'est pas plus »3, 3, 33. nal qui était établi dans chaque ville et qui se
Lue. II. 39.
composait de vingt-trois juges comme le conseil
abondante que celle des Scribes et Rom.Lue.
3, 13.
13.
;

signiOe le tribunal souverain composé de soixante-


1 -.

des Pharisiens, vous n'entrerez point ÏTOT. 15, i.


douze membres, et qui jugeait en dernier ressort
dans le royaume des cieux. les crimes contre la religion et l'État. — Jésus-
ai
» Vous avez entendu qu'il a été Perrectio Christ veut donc dire ici que la haine, la colère,
<.iril.il 1«.
dit aux anciens Tu ne tueras point;
: le désir de la vengeance sont aussi criminels aux
Ex. 10. 13.
car celui qui tuera sera soumis au ju- Ler. J4, 17. yeux de Dieu que l'homicide, qui est puni de
gement. 22 Mais moi je vous dis que Dent.Joa.
17.
15.
mort, parce que quiconque conserve de la haine
1 3,
S.

quiconque se met en colère contre son contre son semblable est censé désirer sa mort,
Eph. Ï6.
et que s'il ne se porte contre lui aux dernières
6,
frère sera soumis au jugement. Et Pu. 4, 5.
extrémités, c'est uniquement la crainte qui le
celui qui dira à son frère Raca. sera :
retient que dire à son frère des paroles telles :

soumis au conseil. Mais celui qui lui que Raca, vil. abject, c'est se rendre coupable
dira Fou, sera soumis à la géhenne
:
devant Dieu des mêmes peines dont le conseil
du feu. 23 Si donc tu présentes ton Is. 66. 54. punit les plus grands crimes qu'enfin, joindre à :

Reg. 33,
offrande à l'autel, et que là tu te 4 Mat. 10.
II, «S.
la haine, aux paroles de mépris, les outrages et

souviennes que ton frère a quelque Cor. 13, les discours infamants, c'est mériter l'enfer, la
1 3.

chose contre toi, u laisse là ton don .


terre n'ayant point de supplice capable d'expier

devant l'autel et va d'abord te récon- Mat 14. un tel crime ;Glaire). 6,


3. 9.

cilier avec ton frère, et alors, reve-


. La géhenne du feu c'est-à-dire l'enfer. Le
,•

nom de géhenne vient de deux mots hébreux.


nant, tu offriras ton don. M Accorde- Lac. 13, 58.
Gi-Hinnom ou vallée d'Hinnom, désignant une
toi au plus tôt avec ton adversaire Rom. 11, IS.
Ex. 33, 7. vallée où l'on avait autrefois brûlé des victimes
pendant que tu chemines avec lui, de Encli. », 8.
Joa. 5. 33.
humaines, et qui était devenue depuis la voirie
peur que ton adversaire ne te livre au Jer. 39, 33.
juge, et que le juge ne te livre au
30, 3. . de Jérusalem. Cette vallée est un ravin étroit et
profond au sud de Jérusalem.
ministre, et que tu ne sois jeté en pri- Pa, 109, 1. 23. L'autel des holocaustes, placé devant le

son. 26 En vérité, je te le dis, tu ne Mat. IS, 34.


Lac. 13, 59. temple proprement dit, dans la cour des prêtres,
sur lequel on offrait et brûlait les victimes des
sortiras point de là que tu n'aies payé
sacrifices.
jusqu'au dernier quart d'un as.
2o. Par le ministre, il faut entendre ici l'exécu-
27
» Vous avez entendu qu'il a été dit
Perfcctïo teur de la justice.
aux anciens Tu ne commettras puritatia.
: 26.Le quart d'un as ou quadrans, monnaie ro-
Deut. 5, 16.
point d'adultère. 28 Mais moi je Ler. 30, 10. maine en cuivre, valait un peu moins de deux
vous dis que quiconque aura regardé Kx. 10, 17.
Eccli. 9, 9,
centimes. Voir la figure 17 à la fin du t. VI. p. 904.
une femme pour la convoiter, a déjà II.
Job, 31, I.
commis l'adultère dans son cœur. Jer. 9, il.
29 Reg. 7.
Que si ton œil droit te scandalise, î IPet. 3, 14.

arrache-le et jette-le loin de toi; car EcelL 9, S.


P». 118, 37.
il vaut mieux pour toi qu'un de tes Colos. 3, 5.

membres périsse, que si tout ton corps


était jeté dans la géhenne. 3 " Et si ta Mat 6, Si.
main droite te scandalise, coupe-la Ap. 14, 13.
Gai. 5. 34.
et jette-la loin de toi Dent 13, 6.
car il vaut
.

mieux pour toi qu'un de tes membres


périsse, que si tout ton corps était
jeté dans la géhenne. ri.•, I'< u'..

31 mulriiiio-
a été dit aussi Quiconque
» Il : nii.
Mat 7.
renvoie sa femme, qu'il lui donne un Marc, 19, lu, 4.

acte de répudiation. n Luc. 16, 18.


Et moi je vous 1 Cor. 7, 4,10. 32. Hors le cas d'adultère. Le Sauveur permet à
dis que quiconque renvoie sa femme Rom. 7, 3. un mari, en cas d'adultère, de se séparer de sa
Lot. 19, 13. femme, mais non pas d'en épouser une autre du
hors le cas d'adultère, la rend adul- Ex. 30, 7. vivant de sa première.
Dent 5, 1. 1
tère et quiconque épouse une femme Nom. 30, 36.
:

Deutï3, Î4 6, 33. Tu ne te parjureras point. Il n'est pas même


renvoyée, commet un adultère. 13:5,11;Î4,1.
;

une véritable
vérité, permis de jurer avec sans
33
» Vous avez encore entendu qu'il PerTe«-tio nécessité.
llll.l» II. i.

Tu ne te parju- 34. Je vous dis de ne jurer en aucune façon.


I

a été dit aux anciens :

Ces paroles doivent être entendues dans un sens


reras point, mais tu tiendras au Sei- relatif et veulent dire qu'ilne faut jamais jurer
fneurtes serments. 34 Et moi je vous Jac. 5, 13. sans un motif grave ou une réelle nécessité. Ni —
Mat. 33, 16.
par le ciel. Les rabbins prétendaient que le ser-
is de ne jurer en aucune façon, ni Act 49.
7,
ment n'obligeait pas quand il n'était pas fait
par le ciel, parce que c'est le trône Ap. 3, 31.
sur Dieu lui-même directement. Jésus combat
cette affirmation en enseignant que toutes choses
de Dieu; 3:; ni par la terre, parce Job, 11,
ta, 66, 1.
S, 9. appartiennent à Dieu.
'2i\ Matthœus, V, 36 — VI, 4.

II. » 11« public. (III W>. f >- Srrmo im momtr ( l-l//y.

- hùOOlfh nu.

,'
Ai
n u,
nom
. // <> ''roi,

'
, tixu•
per terrain, quia scnbéllum est
«•jus
est magni re^is
inam,q
: ncijuf
oeque \>•• cap•!
tuuiii jur.iMiis, quia non potes uniam
|m I . rusi>l>
3t
:
pedum

,(
>
capillum alltuni fâcere, aul nigrum.
notijam. I
•'> Nod
autrui lermo *ion, non :

inuoatir '
qaodauiemhûnbnndântiune8t,anialoeet,
18
IM tjQW
38
.•'-.//>.

ou &' dut 9*A


pro oculo,
antem dioo
Aadfstil
<i

vobis,
<|ui;i

ilcnhiii |iru dente,


non
(liclnin iluiii

/ . ,, ,' - /, dvxurnjvm tA sed


maxillain tuani. prsbe
si <|uis te perçussent
àlteran illi
in
'-t
déxteram
$u :

.
xui 1 1,
. i|ui voit tecnmjudicio onténdero,
twt xniityai xai et tunicain tu.i m tôlière, «Imii :

pâllium 4< et quicumque t• :

mille passus. vade cnm ill<» t-t alia doo.

-
, Oui petit a te. da eî ! voléntî inutu.in
-'
:

, /tu <> tïtXovra a te, ne ayertàri•.

iov
:

xai
ou 6$&' '
/; &.
ï/Ujjov tuum.
Vudislis quia dictum
|)ruximnni tumn, etodiohabébisinimicam

inimicos vestros, benefécite lus ara


<4
Ego antem di< Diligite

/.
; m - ,

, runt vos et orale pro perseaoénubu


/)

&
:

,&-
mniib ealumnianlihus vos :
'
ut situ filii l'atris
suum
/.(d

mi naxçèç
' 4
vestri, qni in coalis eat
oriri facit super bonoe et
super justos et injuste
qui sofeni

S niin dili
:

pluit

uiioî âvatùXst fon xui gitiseosquivos dingunt, quammercédem


",
&
& ; ,,-
; ;
:
xai
habébiiis 7 nonne et pnblicaniboc tteinni?

;'
t7
Et si salutavrritis Cratreavifftfn• tnn-

ni vuthm
'
,> 'lui y y do

ui'rd
47
iiyu-
xui tum, quidampliusiécitie? nonne et éthnici
noc fâciunt? 8 Ëetote ergro vos j>••! '

sicutet Pater vestei• coeléatu periéctn


/.ai <>î
VI. Atténdite ne justitiaiii veetrun fa-
1

«•ii'itis eoram hoininihus, ut vide;nnini ah


'^"EotaOi ni

. eis alioquin mercédem n«>n babébitis


:

apud Patrem vestrum, qui in cœlii

&&,
VI.
iiiiiîy

'/ru/
; ,;):
' » &,
, <>/.
]
- (]uin ergo facis eleem nolitoba
cânere ante te, eicut bypocritaa fâciunt in
Bynagogie et in vicie, ut bonorificéntur
ab bonunibus amen dico vol :

.mini /Y PBÎÇ
Ïx-runt mercédem suam. tutem
% I •

,tnu tv
, xui
aciénte eleemosynam. m
tue quid facial déxtera tua
istra
nt >it :
;

eleemosyna tua in abscondito, et


•, :<
e ni

i ,* tuus,quî videt in abecondito, reddet tihi.

ittattov m
> { V
_ ; <)t

,
ffOtOI m;
Grec
37. Vient
38. D< ne

44. Faites
: • ilo
du m•*
)>'•!
ne poinl tenir
du b
(•
rient <)u malin •.
iieiuvtiis Irai lrm> nts.

'/<< • »nl •.

• iiiy' xai grec ajoute aupiiinvant : • l

tn:iii<1i>s<Mit • ', • «J"i


,•
n maltraitent •.

.• ordre inverse : >>•

Im pmbticai
pnblicaiBi i>»s la

»: - [>u 1.1 tiOJ •.

perte pins

<
'»'

.
1

Ml .l.uis
GKLTH& < 1&•
• • 1 1 1 I
j

. « \ I ' •
VOtTC auin.ii.
\
.

1 1.
Te /f rendra. fine porte en plu> en
,. ' . , .|• OU. \. 8 far.
4.
t• •*
: • 6»l•
*

Matthieu, V, 36 — VI, 4. Tj
11. Vie publique (III- Y Y). — 8" (a-J. Sermon mur ta montagne (V-Viij.

que c'est l'escabeau de ses pieds: ni


par Jérusalem, parce que c'est la ville
Krth. 13.
du grand roi 36 ne jure pas non plus Pi. 94, 3
!

;
;

par ta tète, parce que tu ne peux 47, 3.

rendre un seul de tes cheveux blanc


2 Cor. 37. Vient du mal; t'est-à-dire de la triste con-
ou noir. 3T Que votre langage soit
1,
:
17-tO. dition présente, issue du péché, et dans laquelle
Oui. oui Non, non car ce qui est ^JjV'i la fausseté humaine. et l'impuissance de découvrir
: :

la vérité, nous oblige d'avoir recours au serment.


de plus, vient du mal.
38. Œil pour œil. Voir Exode, xxi, 24 Léviti-
3*
» Vous avez entendu qu'il a été jSgffiffi"
;

que, xiv, 20, etc.


dit Œil pour œil et dent pour dent. Den; u, il
:
:i!t-i». Et moi Jésus-Christ veut nous mon-
39
Et moi je vous dis de ne point ré- trer ici que c'est pour nous un véritable devoir
de ne rechercher, ni même de désirer la ven-
sister aux mauvais traitements mais ;
geance, et d'être disposés intérieurement à re-
vnr. «,».
si quelqu'un
M t
rr sur Hla joue
te frappe J LeT. 19, 18.
i .
noncer à ce qui nous est dû toutes les fois que la
charité et la gloire de Dieu le demandent. Pour
droite, presente-lui encore 1 autre, me. e, î9 l'exécution à la lettre de ses divines paroles, c'est
'
;
" Et à celui qui veut l'appeler en jus- un simple conseil de perfection propre à nous
rJ^; 3*,3o.
tice pour t'enlever ta tunique, aban- */";"'"'
donne-lui encore ton manteau. 4I
Et -"J"^8•"•
quiconque te contraindra de faire *. ». 'is-k.
(Glaire
40.
.

Ta tunique, .•..
faire acquérir plus de mérite aux veux de Dieu

c'est le vêtement de
dessous qu'on avait coutume de porter sur la

Ton manteau, Vêtement qu'on
avec lui mille pas, fais-en deux au- ecoh^'is! ii>.
peau.
1 mettait par-dessus la tunique.
très mille. - Donne à qui te dfe- ^"if **
;

mande, et ne te détourne point de £*^£


celui qui veut emprunter de toi. maU,*?»*
43. Tu haïras ton ennemi. Ces mots ne sont pas
43 »
Vous avez entendu qu'il a été Perfectio dans le texte de la loi, ils ont dû y être ajoutés
dit Tu aimeras ton prochain et tu
: nu.'" ' par une interprétation pharisaïque*.

haïras ton ennemi. '• Mais moi je


vous dis Aimez vos ennemis, faites L£-$ 418
:
>39 •

du bien à ceux qui vous haïssent, et Luc.'ê, V;


priez pour ceux qui vous persécutent n. se, Y
et vous calomnient; u afin que vous iStniwL
soyez les enfants de votre Père qui lA£t\*
est dans les cieux. qui fait lever son &• * «
soleil sur les bons et sur les me- Act. u, k.
chants, et pleuvoir sur les justes et
i6 4C. Les publicains dont parle ici l'Évangile
les injustes.
J
Car si vous aimez Lnc si»t. e,î.
3î étaient des fonctionnaires qui recueillaient les
.
11 .
' • *. -

ceux qui vous aiment, quelle recom- Mat. 9,10. impôts, et qui, à plus d'un titre, étaient regardés
comme des gens vils et méprisables. La haine
f>ense aurez-vous? Les publicains ne qu'on leur portait provenait surtout de leur ra-
iT
e font-ils pas aussi? Et si vous commettre les plus grandes
pacité, qui leur faisait
injustices.
saluez vos frères seulement, que faites-
vous de surcroît? Les païens ne le 9 •".•^'" ;

font-ils pas aussi? 48 Soyez donc j*5 ;'*'•'8


parfaits, vous, comme votre
IColOs.
'ère Luc. , 3.
J. 14. %' Supériorité des dispositions MM lesquelles on
1«. 38, 3. doit pratiquer la loi évangélique. TI. 1-1*.
céleste est parfait.
™""
Prenez garde à ne pas faire e
VI. , i
' » !i';. 1 , <
VI. t. Justice. Acte de vertu, œuvre de justice
na et de charité, de nature à manifester la vertu ou
votre justice devant les hommes, •

la perfection de celui qui l'accomplit.


pour
r être vus d'eux autrement vous *»>- »3, 5-7. :

, Eocli. 1.36-40.
,

aurez point de recompense de votre ?


2 î. Le* hypocrites. Ce reproche s'adresse parti-
Père qui est dans les cieux. Lors A0. . 1
culièrement aux pharisiens.
donc que tu fais l'aumône, ne sonne Toi), lï, S ;

pas de la trompette devant toi. comme Judith.


14. 10.
4, 9.

font les hypocrites dans les synago-


gues et dans les rues, afin d'être
honorés des hommes. En vente, je
vous le dis ils ont reçu leur récom-
pense. 3
Pour toi, quand tu fais 1 au- F^j 5%y•
mône. quêta main franche ne sache ***, »"
pas ce que fait ta droite, afin que Rom.~iï,"<>; ''

ton aumône soit dans le secret et Ê/j. . ; 1 r.'

''

ton Père, qui


*
voit dans le secret, te ^u.
1 j Luc. 14, 14.
le rendra.
2S Matthœus, VI, 5-16.
II. %if« puhlir» (lll-W). — Cm*). Bermo in -ont* ( I - I EU.

«nt'/oin/
A
lOXQttat"

&. \- , ni»
OU '/('

/<(«).'/"i

).9s
\ty<»

itt'u'n.
if

«»•

<'""'
</

2
,
ou
Il
i.i•.
-uin

qui
angulis plateârum stanti's oràrc
deantur ab hominibus
recepérunt mercédem main.
nim
et
orâveris.
clauso ostio,
..r.itis.

amant

intr.i

ora
non
in

in
: amen

Pat rem
éritis sicut

synagôgis

ii!>iViilum
6
Tu

tanin
ut

dioOTObifl,
et in

atitem
tuum.
hv-

vi-

in

xui .'/'; /;,'» &éçm 00V, abscondito : et Pater tant, qui vidai il
"
'* xet abscondito, redilft tiiSi. OrintetanteiD,
,, /\ ~> nolite multuin loqm, neof »-tli ni<i : put;mt
enim qaod

. ,& '
'
-/ntiu'ot ât in mitlt il<x|uio suo exaudiàn-
>', tur. Nolite ergotMÙBilAri -nim
'&- t'y
oi l&wutol'
Pater vester (jiii<l opm sit vuhis. ftnte-
:

, *

(* <•, yntiuv
<|uam petâtis eum.
bitis :
'Sic ergo vos

ni
' , .'>£
uiirjaui «rror. u

, &
,& 9
ÏJdreo ùyiu- l'aternoster, qui es incœlis. sanctili» ••'-
40 ,0
oihjxut tur nomen tuum. Advéniat regnum

ma
, « , »'
,2
tuum. Fiat vohlntas
in terra. **

da nobis
Panemnostrumsupersubst.in-
tua, sicut in ca?lo et

"

,
: 1 1 m' xal ti.'ih-m liûdie. Et dimitte nobil

, ' "
n'/.^iiuiu xui débita nostra, sicut et nos dimittimus

' ' '& ,- " M nos


,3
»/ .w . xui debitoribus nostris. Et indÛOM
in tentationein std libéra nos a malo.

, .-
:

uu, ou xui Amen.


oivumç, xui

','. , . <>
xui
44
Si enim dimiscritis hominibus
cataeorum: dimittet et vobifl PatervMter
cœléstis delicta vestra. ,5 Si autem non
|

ni
{%
,
,&' ) &,
&-
, ôi
ifiuuiu
ô dimiséritis
dimittot vobis
hominibw

^Cuiiiaiitcmjejunatis. nolite
hypocrite tristes
p< •.

:
:

exterminant
MO
Ira.
Pater

sicut
»•
mç \
intVÇ
' •» ,- faciès
jrjunântes.
suas,
Amen
ut appàreanl
dieu vobis quia rw
hominibus

(9,..
..

|
-
II

;|>
.
*
*: •
:
: . Ni;hi*
fot<>

»f.).
po» beaucoup. M l>i

.
ixtrlez
MBDT* irij
10. » MM 1
>.
: atfi»i,t
ni:
li/ |>as •.

• OU
lien*
à toi est la
noW du mal. Le rtcc porto
royauté et la forte et
«*n

1:•
plus

,
k s| | !]•«3« — dans
II.
les
<>.«;..
sieHrs
•. <
•.

'. - psjg dans le jjrer.


,\•|»* Ta rrafaJTT. avr.ûj.

Nl'.l'l
Si VOUi ne Irt rrv.
15.
ne remette» pas au\ ho — j lours offrnsee •.
' M'tis
Matthieu, VI, 5-16. 29
II. Vie publique l lll-W |. — 2° Ca-J. Sermon *ur la montagne fV-VII).
Ilun.ili. 5. Prier debout. Les Juifs priaient ordinairement
:i
» Et, lorsque vous priez, ne m .tl i...
debout; mais cet usage n'était point général,
soyez pas comme les hypocrites qui
Kocli. 19, 33.
tantôt ils se tenaient à genoux, et tantôt ils se
aiment à prier debout dans les syna- prosternaient le visage contre terre.
6. Entre dans ta chambre. Jésus-Christ ne dé-
gogues et au coin des grandes rues, fend point ici les prières publiques qui se font
afin d'être vus des hommes. En vé- dans les assemblées des fidèles, puisqu'il nous dit
lui-même qu'il se trouve au milieu de deux ou
rité, je vous le dis, ils ont reçu leur trois personnes rassemblées pour prier en sou
récompense. 6 .Mais toi, quand tu « r* 4,33. nom; mais il veut que dans les prières particu-
1 lières et de simple dévotion chacun se retire dans
pries, entre dans ta chambre, et, la Itt'?!), »; le secret pour prier avec plus de recueillement
porte fermée, prie ton Père en secret et pour éviter l'ostentation. Il ne condamne pas
J^"; 3î :
non plus d'une manière absolue les longues
et ton Père, qui voit dans le secret, te *f 6 ' •
prières, puisque lui-même a passé quelquefois les
1 - } \ 1• Hebr. 13. 4,
le rendra. Or, priant, ne parlez pas M at. »3. ».
' nuits a prier; il s'élève seulement contre l'abus
qu'en faisaient les Juifs a l'imitation des païens,
beaucoup comme les païens: ils s'i- f^Jf ^,;/ qui croyaient se rendre plus aisément leurs dieux
maginent qu'à force de paroles ils propices lorsqu'ils parlaient beaucoup en priant.
9. Notre Père. « Dès ce premier mot de l'orai-
seront exaucés. 8 Xe leur ressemblez l™. ». e, son dominicale le cœur se fond en amour. Dieu
donc pas, car votre Père sait de quoii«-io.»3;8,». veut être notre Père par une adoption particu-
lière. Il a un Fils unique qui lui est égal, en qui
vous avez besoin, avant que vous le Mat. £, **.' il a mis sa complaisance; il adopte les pécheurs.

lui demandiez. C'est ainsi donc


Joa. 20, 17 Les hommes n'adoptent des enfants que lorsqu'ils
n'en ont point; Dieu qui avait un tel Fils, nous
que vous prierez :
adopte encore. L'adoption est un effet de l'amour ;

Notre Père, qui êtes dans les cieux, £?*1° car on choisit celui qu'on adopte la nature donne
;
.
les autres enlants, l'amour seul lait les adoptifs.
que votre nom soit sanctifié. ,0 Que Mat. 7, SI ; Dieu qui aime son Fils unique de tout son amour,
3b, 34.
votre règne arrive. Que votre volonté Luc. 17. 30; et jusqu'à l'infini, étend sur nous l'amour qu'il a
pour lui. — Qui êtes dans les cieux. Vous êtes
soit faite sur la terre comme au ciel. Ptot.30.5:9.9.
II, 31.
partout, mais vous êtes dans les cieux comme
H Donnez-nous aujourd'hui le pain Joa. 6, S•. dans le lieu où vous rassemblez vos enfants, où
Is. 9. 5. vous vous montrez à eux, où vous leur manifes-
nécessaire à notre subsistance. i3 Et Luc. 14, 15. tez votre gloire, où vous leur avez assigné leur
Pf, 77, Ï5.
remettez-nous nos dettes comme nous Ps. 38, 13. héritage ». (Bossuet).
9-10. Que votre nom soit sanctifié. Que votre règne
les remettons nous-mêmes à ceux qui Lcn%8,' arrive. Que votre volonté soit faite sur la terre
nous doivent. l3 Et ne nous induisez *S* •** comme au ciel. « C'est la perpétuelle continuation
de l'exercice d'aimer. Sanctifier le nom de Dieu.
pas en tentation, mais délivrez-nous Pe M *• •
.
c'est le glorifier en tout et ne respirer que sa gloire.
du mal. Ainsi soit-u. s Tim. av 4,
Désirer son règne, c'est vouloir lui être soumis
de tout son cœur, et vouloir qu'il règne sur nous,
1 ;
• Car si vous remettez aux Ni —*» et non seulement sur nous, mais encore sur toutes
hommes leurs oiienses, votre Père d«•. les créatures. Son régne est dans le ciel, son régne
éclatera sur toute la terre dans le dernier juge-
céleste vous remettra à vous vos*'•• 8-»-». ment •. (Bossuet).
• Mare. îâ. 1 1,
vous ne les remet- ML
•» •

les. ,s
péchés. ,a
Mais si VOUS
.Mais M. t.
eocilss, ». **• Donnez-nous aujourd'hui le pain nécessaire
notre subsistance de chaque jour. « C'est ici le
tez point aux hommes, votre Père vrai discours d'un enfant qui demande en con-
céleste ne vous remettra point non Gance à son père tous ses besoins jusqu'aux moin-
dres. notre Père, vous nous avez donné un corps
plus vos péchés. mortel: vous ne l'avez pas fait tel d'abord mais ;

,6
» Lorsque vous jeûnez, ne vous 1...1..... nous vous avons désobéi, et la mort est devenue
notre partage. Le corps inûrme et mortel a besoin
montrez pas tristes comme les hy- ÎT^^"?. tous les jours de nourriture; ou il tombe en
'

pocrites car ils exténuent leur vi- Luc. ÎS. 13.


: défaillance, ou il périt. Donnez-la-nous, donnez-
la-nous simple, donnez-la-nous autant qu'elle est
sage, pour que leurs jeûnes parais- nécessaire. Que nous apprenions en la deman-
sent devant les hommes. En vérité, dant que c'est vous qui nous la donnez, de jour
à jour. Vous donnez à vos enfants, à vos servi-
je vous dis qu'ils ont reçu leur ré- teurs, à vos soldats, si on veut qu'ils combattent
sous vos étendards, vous leur donnez chaque
jour leur pain. Que nous le demandions avec
I

confiance; que nous le recevions comme de votre main avec action de grâce! » (Bossuet).
12. Remettez-nous nos dettes comme nous les remettons « C'est une chose admirable comment Dieu fait dépen-
dre le pardon que nous attendons de lui, de celui qu'il nous ordonne d'accorder à ceux qui nous ont offenses.
Non content d'avoir partout inculqué cette obligation, il nous la met à nous-mêmes à la bouche dans la
prière journalière, afin que si nous manquons à pardonner, il nous dise comme à ce mauvais serviteur :

Je te juge par ta propre bouche, mauvais serviteur. Tu m'as demandé pardon, à condition de pardonner; tu
as prononce ta sentence. lorsque tu as refusé de pardonner à ton frère. Va-l'en au lieu malheureux où il n'y a
plus ni pardon ni miséricorde ». (Bossuet).
13. Ne nous induisez pas en tentation. On ne prie pas seulement pour s'empêcher de succomber à la
tentation, mais pour la prévenir, conformément à cette parole : Veillez et priez, de peur que vous n'entriez
en tentation. Non seulement de peur que vous n'y succombiez, mais de peur que vous n'y entriez. Il faut
entendre par ces paroles la nécessité de prier en tout temps, et quand ie besoin presse, et avant qu'il
presse. N'attendez pas la tentation: car alors le trouble et l'agitation de votre esprit vous empêchera de
prier. Prie/, avant la tentation et prévenez l'ennemi. —
Délivrez-nous du mal. L'Église explique : Délivrez-
nous de tout mal, passé, présent et à venir. Le mal passé, mais qui laisse «le mauvais restes, c'est le péché
commis: le mal présent, c'est le péché où nous sommes encore; le mal à venir, c'est le péché que nous
avons a craindre. Tous les autres maux ne sont rien qu'autant qu'ils nous portent au péché par le murmure
et l'impatience. C'est principalement en cette vue que nous demandons d'être délivrés des autres maux.
Délivrez-nous du mal. Délivrez-nous du péché et de toutes les suites du péché, par conséquent de la maladie,
«le la douleur, de la mort: afin que nous sovons parfaitement libres. Alors aussi nous serons souverainement
heureux .. (Bossuet).
ii-1.). Ces deux versets servent de développement à la pensée exprimée au y. 12.
. ,

:•,«>
Matthœus, VI, 17-32.
. % lia ..... , III \\>. — f~ (ni. S-rmo in montr ( I - Mit.

• a on,
**
' '
Il é I

: jejunas,
mereédetn «nain. "Tnautera, corn
unge osintl tonm, et fédéra Uiam

; vîipm,

Û
'/""*- '"'- «' .'/îmm'/ïoiç

<
lava.
sed
Fater
l'.itn
tuus,
tu...
learia
.|in

<jui
agi
hounibne

videt
m ibeconail
in abscondîto,
ji'iùnans.

' ,'
reddct tihi.
loéiûast
•• '•
Nolite llies.iuriz.ir»! vobis thesa
, xai
xai
, xai m obi erugo. «-t Unea demolitw
terra
l'un-s
obi
:

eoodinnt, et niréntnr.
:

Theeaorisàte attten \<>| is ibeMuro• (

in cœlu ubi neqoe œrugo, oeqae

-
:

xui
demolitur. et abi fures non effôditwi,
nec fiir.iiitur. -' Ubi eoim est Lbeseunu
**) tuus, ibi est et cor tuuiu.

/
&,. Laoérna nculus tuus.
tout• < &q Ihù.- r.ippi.ris tui rvt

' -3
.
>>i

f)us
us tuus
iHiihis tuus
tuum
l'ut-ril

luciduiii erit. - Si totem


fucrit aequam, totun corpus
siui|>lr\. totOffl
"•

-
.
rj, okov
< tuum tooebrosum erit. Si ergo buôen
»

,
/•."/'
ojmSç
quod in te est ténèbre sunt, téne-
/
bra• ijuaiil.i• erunt

,
34
>. on»,• (Si, '.••" '-'•
Nemo potest daobuedominisservire:
1 <>,• /'</ »' aul iiiim uiium Odio haln'-bit. et alteruiii
/ ,'.
/, /

tJéWçi ! /.". tuf


diliget : aut unom sostinébit, etàltenun
\<•' contémnet. Non potéstis Deo servire et
**
/4 " xui
mammona?.
J
Idco dico vobis. ne solliciti sitis âni-

] ;, &.
,,
, , ri xui
/ *
iii. mandocétis, oeqai
srestraa ojoid
pori vestro quid indoàmini. Nonne anima

m'y '
rjç


ovât
IVOS, '

/.nv
»
i6

unniiron• SvvaTut
nmif.
h

ovonrm:
té irniiiiiinir ovÔÏ
tuâ

§1 à

JtQOC&ErtU
' :
-
'/'/_•
plus est quam esca et corpus plus quam
veetiméntom? ,a Respicite vokttilia
quoniam non aerunt, aeqne matant, u••-
qae congregant in borrea et Pater
ter cœléstia pascit iUa. Nonne vos
pluris estis illis? •" Miis aut. ni veetnim
cogitans potest adjicere ad atatoram
suam cubitum unum
:

<
:

,'
tum 9
j.w.iuv

/nivu
Kinn

<
,,; - in'.;
28
Et de vestiménto quid solliciti
Consideràte lilia agri quomodo oresennt
<

non laborant, aeqne nent. intem

/-
'

- viiliis. qnoniam nec Salomon in omni


/ âà fi gloria sua coopértua ''-t si<'ut nnnm <•\
tetis.
:;
" Si antem rœnnm agri, quod bodie

);
JSrta /. on owv

, W
ov
',,
ittùç,
titi'ft:i-
«•si,

sir
adéi?
'
vi
v.-stii
craa

Solite ergo
:
in clibanom mitbtnr, Drus
quanto mi

s..lliciti esse, dicént


< mandacabimna,
hiid aut quid bibémns,
1 1
aut (|uo operiémur? ia
Ha3cenim omnia
gentês inquirunt. Scit enim Pat

W* y yfr
èr
18.
TW
tl
. ii-
VI. Nl;l
K€[K]SLTTHie*

),
«.
' /. roui llr

/'
el l,x •

du corps •.

'.II' - ,\l. I vlorovotr ov »o


x : won. :i;i. ni;i '

Vtov. Le grrr a en plus : • <


5

Matthieu, VI, 17-32. 31


11. Vie publique (III-X.Y). — S° (a-). Sermon uur la montagne fV-VIIJ.

compense. ,T
Pour quand tu 17. Parfume ta tète et lave ton visage, comme
toi,
on de
Sf^* avail coutume le faire dans les festins.
jeûnes, parfume ta tète et lave ton lB '- 16 •

Voir Psaume xxn, 5; Luc, vu, 46.


visage; ,8 afin que tu n'apparaisses n£f"£ii,
f>as
...
aux hommes rjeûnant, mais à ton ^Sap.
cl<
10, 17.
. .
•,
1
-•,!.
1 •

'ère qui est présent a ce qui est


secret; et ton Père, qui voit dans
le secret, te le rendra. S' Obstacle* et moyens. TI, 19-VII, 12.
19
» Ne vous amassez point de tré- Thésaurus
ce *'°' 19. Les vers rongent. Voir la figure de Ecclésias-
sors sur la terre, où la rouille et les ,'" T ""• 6 •'
.1 tique, xlii, 13, t. V, p. 239.
i •

vers rongent, et ou les voleurs iouil- Bar. 3, i6.


lent et dérobent. -'"Mais amassez- EcXi», io.
vous des trésors dans le ciel, où ni >. nftu
la rouille ni les vers ne rongent, et LQC 8 "'3
33 '•

où les voleurs ne fouillent ni ne dé- Ecch.


J ,\™• «•
V'
29, 14
r\ .> /v - <

robent. -' Ou en eliet est ton trésor, Luc. 12, 34.


Té. 61, 11.
là est aussi ton cœur.
22 simple, c'est-à-dire sain, dans un état nor- -2-2.

» La lampe de ton corps est ton Orulus


simple*. mal.
œil. Si ton œil est simple, tout ton
Luc. 34.
corps sera lumineux. 23 Mais si ton Job, 11, 31, ;

œil est mauvais, tout ton corps sera^g£ ££


ténébreux. Si donc la lumière qui est 1 '^11^^- 36 -1 •

en toi est ténèbres, les ténèbres elles-


mêmes que seront-elles?
24
» Nul ne peut servir deux maîtres *'„ 24. Jésus-Christ ne défend pas absolument aux
ni"t?*
a m mon. :
I '

car ou il haïra l'un et aimera l'autre, Luc. ie, i*. chrétiens d'avoir des biens temporels, mais seu-
ou il s'attachera à l'un et mépri- VSr.el'is!' lement d'y attacher leur cœur et d'en être les
sera l'autre. Vous ne pouvez servir 1€ j£\1îi esclaves.
— L'argent. Dans le grec et le latin :

Dieu Jac *• 4 • Mammon, le dieu des richesses.


et l'argent. •

2
C'est pourquoi je vous dis Ne C 飣*
:i
» :

vous inquiétez point pour votre viep-jj^"- 2 ;!•

de ce que
*
vous mangerez,
° ni pour Hebr. 13,
j Prov. 2, 7. ,
votre corps de quoi vous vous vêtirez.
La vie pas plus que la
n'est-elie
nourriture et corps plus que le vête- jôcb »!
le ',

26-28. Regardez les oiseaux du ciel Voyez les


ment ? -<> Regardez les oiseaux du ciel p, 3
ils ne sèment ni ne moissonnent, ni Gen. i,'»8.
9 ^
lis des champs. « Jésus-Christ nous apprend, dans
;
1

, . , Mat 1U, 31. ce sermon admirable, à considérer la nature, les


.
'

amassent dans des greniers, et vo- cor. 9, 9.


fleurs, les oiseaux, les animaux, notre corps, notre
1

tre Père céleste les nourrit; n'êtes- T Ma 36


ï-Â" ;- âme, notre accroissement insensible, afin d'en
I.uc. 1"
vous pas beaucoup plus qu'eux? »«.«.» prendre occasion de nous élever à Dieu. Il nous 1

'-"Qui de vous, en s'inquiétant ainsi, fait voir toute la nature d'une manière plus rele-

peut ajouter à sa taille une seule vée, d'un oeil plus perçant, comme l'image de Dieu.

coudée ? Le ciel est son trône la terre est l'escabeau de ses ;

28 » pieds; la capitale du royaume est le siège de son


Et quant au vêtement, pour- «« ve»«i-
empire; son soleil se lève, la pluie se répand pour
quoi vous inquietez-vousr Voyez les p*. 142, nous assurer de sa bonté. Tout nous en parle il
.•,.

:
*"' 40, 7
lis des champs; comme ils croissent;
'

ne s'est pas laissé sans témoignage •. (Bossuet).


ils ne travaillent ni ne filent. 29 Or je 3 1^, n ,,
.

vous dis que Salomon même dan^ ln^


30. Sera jetée dans le four. Comme le bois est
toute sa gloire n'a jamais été vêtu
rare dans plusieurs parties de la Palestine, on
comme l'un d'eux. 3l Que si l'herbe '

Luc. 12, 2S.


se sert souvent d'herbes sècbea pour faire cuire
des champs qui est aujourd'hui et Pb. 89, 6.
Mat. le pain.
8, 26.
qui demain sera jetée dans le four,
Dieu la vêtit ainsi, combien plus
vous, hommes de peu de foi!
31
» Ne vous inquiétez donc point, et de
I (il uni.
disant Que mangerons-nous, ou que

^
:
Luc. 1», 29.

boirons-nous, ou de quoi nous vèti- Thilip. 4, 6. 32. Toutes choses que les païens recherchent.
3 Les païens qui n'avaient point d'espérance solide,
rons-nous ? 32 Car ce sont toutes choses , : mettaient toute leur eu fiance dans leur travail
que les païens recherchent mais votre '" * et dans leur industrie. Un chrétien doit travailler
de manière à attendre tout de la main et de la
;

1 ère sait que vous en avez 'besoin. bénédiction de Dieu iGlaire).


Matthaeus, VI, 33— VII, 11.
II. Vlta iiiibllra ( III \\). — J. Srrmo ,,, „>„,,,. ( |. Ml,.

ni . " ZtftfÎrs ât |. lus muuilms iodigéti•. 3J QtUBTÎte

(iaOïUini un &ioi HOJ ", I ergo primum regnum Dei, et justitiam

iïixttioat'y/i m'fi. xui NN itQOÇ- ejus :


.•( h,,,• ..inni.i adjioiéotur vobia.

'
* 31
Tëthjo . odv Nolite ••: riti esse in créetioam.

»/ <> Oâstinus ciiiin «lies sollicitas .rit sihi

. m

.
'nui riy xuxia / /\. ipsi : siitli.it di.i malitia

VII.
I
Ut] xui vu

xni/iiiit , &,, fm

,< /(.'// .7//«


«<
' uîi.
mini.
¥11.

judicabimini
a
'

In
Nolite judiean•. ut non jod

quo enim judicio


et in qua meoaotu
judicavéritia,

MMÎ
&-
:

& »&; *
(

h fuéritis, remetiétor vobia, ;

Qoid totem
, h vides festucam in oculo fratns [u,

trabem in oculo tuonon vides t l


Aut (jun-

, h w3 :!<f>'hû.i«î)
",
;
xui
modo dicis fratri tuo
cam de oculo tuo
oculo tuo? Hypocrite,
:
: Sine ejiciam
et ecce tr

éjice primum

,
$' xui ixuv
.
trabem de oculo
ejicere festucam de oculo fratrie toi.
tuo, et tune vidébifl

&
tx

* , -
6
Nolite dare sanctum canibus. neqoe
mittâtis margaritaa vcstras ant• {>

, ne forte conculcent cas pédibo• suis, et

,,&',. . xui '' convérsi dirumpant vos.

,
7

.
7
xui xui Petite, et débiter vobie : qiuertte, 1 1

' xui inveniétis : pulsàte, et eperiétor robie.

II•: xui
8
Omnisenim qui petit, àccipit : et qui

°
,&,&
queerit, invenit : et pulsânti aperiétor.
y
S: Aut (juis est ex vobie homo, «junii -i

;
';
i/Viv ,, petierit filius suus

dem porriget eiV '"Aut


panem, Domqoid
si piscern p. tierit
l.ipi-

, " /•, numquid serpéntem


ergo vos, cumsitis mali,
porriget S
data

; |• \|. : iavTJ.

.
:
•|;.
(.
.
" ""£»•
i*. :,. xlitll : <« r, i. .

6• ..: «crerroriyoovfli».

•; : >\e roin-tn poi


ili.im 1 querlu point •.
Matthieu, VI, 33— VII, 11 33
11. Vie publique ( III - \Y ). — «*>
Ca-J. Sermon mur la montagne CV-VIMJ.
M Cherchez donc premièrement le
Lu.•. II. 31
10, «.
;

royaume de Dieu sa justice, et Tim. 4,


et
Rom. 17.
1

1,

toutes ces choses vous seront données Ex. 16, I».


3; Lac. 9, »3.
par surcroît. Ainsi ne soyez point 1 Pet. i, 7.
Cor. 7, 3ï.
inquiets pour le lendemain. Le jour de Eccle. 3. 1.
1

demain, en effet, sera inquiet pour lui- Jo». 22, 24.


même; à chaque jour sulfit son mal.
VII. » Ne jugez point, afin que \i.ti juili
'

raiiflum.
vil. 1. ' jugez point; c'est-à-dire n'allez pas
vous ne soyez point jugés. - Car d'après vous informer par des motifs de curiosité, des
le jugement selon lequel vous aurez mœurs et des actions des autres, pour les sou-
mettre à votre jugement et les y condamner.
juge, vous serez jugés, et selon la me- Loc. 6, 37-3S.
Cor. 4. 3 1 :

sure avec laquelle vous aurez mesuré, 11, 31.

3 Roui. 14. 4. 3. Ce verset et les suivants contiennent diffé-


mesure vous sera faite. Pourquoi Jac. 4, 13.
rentes manières de parler proverbiales.
vois-tu la paille qui est dans l'œil de Marc. 4, 24.
l

Lac. 6, 41 ;

ton frère et ne vois-tu point la poutre 19, îî.


Mat. 6, 23.
3ui est dans ton œil? Ou comment '

Lac. 6, 41 ;

is-tu à ton frère Laisse-moi ôter la


: 4, »3.
Pa. 49, 6.
paille de ton œil. tandis qu'il y a une
poutre dans le tien? Hypocrite, ôte
:j

d abord la poutre de ton œil. et


alors tu songeras à ôter la paille de
l'œil de ton frère.
c Sa r lu 6. Les pourceaux. Ces animaux, légalement im-
» Ne donnez pas les choses saintes il

sancli*.
aux chiens, et ne jetez pas vos perles Mat.lU,ll-I4: purs chez les Juifs, symbolisent les hommes com-
plètement indignes.
devant les pourceaux, de peur qu'ils 13, 45.
S Pet. •.',
ne les foulent aux pieds, et que, se 21-32.

tournant, ils ne vous déchirent.


7
» Demandez, et il vous sera Petenli
tlabitur.
donné cherchez, et vous trouverez
; :
Lac 11, 9-10.
Mure. U.M.
frappez, et il vous sera ouvert. 8 Car Joa. 14, 13.
quiconque demande, reçoit; et qui Jac. 1. 5 ;

4, 3.
cherche, trouve: et à qui frappe, il Prov. s, 17.

sera ouvert. 9 Quel est d'entre vous Eccli. 2. lï.


Lac. II, 1U.
l'homme qui, si son fils lui demande Lac. 11,9.
du pain, lui présentera une pierre?
'• Ou si c'est un poisson qu'il lui
demande, lui présentera-t-il un ser-
pent? n Si donc vous qui êtes mau-
Luc. 11, 13.
vais, vous savez donner de bonnes Jac 1, 5, 17.

Chieni de Palestine (f. 6).

BIBLE POLYGLOTTE.
Matthœus, VII, 12-26.
II. Vit• publlra (III• XX). — a* (m•}. M«r—a In .nuntr i l-l // /.

tri• : quanto magie


< <>fç «t- vester, «jui in oœlitett, dabil bona |

,:
j ni im . lin ''"< i tiltus ief '-'
ergo qnœcumqoe
Oiniiia
«Vit iiiii',nty iiiti , < .
\iiliis ut râciant vobiB bominee, «-t rot
illi- II;it est enim l«-\, el prophète.

iftPÇ xiù ni .uHKf >~iai.

/<u
/Jç ^. «71«'- l.il.i
13
[ntréte [ .înu'Nsi.iin portam quia
porla. ••( spatiosa via ôtt, qiUB «lucit
:

' i
t
1 1
V' /"".'"»

.

/~. H
/.ni

) ui'/.'/.Ki ilaiv o't ad penlilion.-in.


11
ifU poil
.• niulti tant <|ui intrant

<,
;

, iiitkvti via est, qua* ducit .i<l vitam : rt j)..u<-i

&
sont, qui invéniunl eam

.
/au

/.
a
'.

45
// «
Atttti.lit.• a falxi^ prophétie, qi
niuntadvos in vestiméntia oviom,

;&
intrin•
(<' >$ secus autem sunt lupi , a
%% *j4:\<< nh /un uni ni'ii'iy Iriut il.us l \iiin-
';. quid OOUigont de spinis uvas. ant «i.•
, tn'hulis Bobef ,: Sicomnia arbof boaa
(
.
(lynlhly /. :n>t.i i. fructus bonos facit inala ant« m arbor :

. ?, (MBftOfl
,8
- malos fructus facit. Ia Non poteal arbor
bona malos fractas fdcere neqiie arbor

.
:

ovâè mala bonos fi-uciii^ fécere. '•< hsioii ;ui n»r.

' , qaœ non facit fructum boomn, excidétor,

.. "^4
aeteéV /.iinini-
0
. ,,, xui
- et ini^nem mittt'-tur. -" l^itur ex fructi-

,
xuo.nùr buseorumcognost ti~ .

<#£ J
Non omnis, qui dicit inilii, Domine,
'

21
Domina, intrabit tnregnam oœlonun

." , ,
:

' sed qui facit vohmtâtem Patria mai qui

,;
in cœlis est, ipse intr.ilut in regnnm
;' 1 cœlorum. -'-'
Multi «lient milii in illa die :

r Domine, Domine, nonne in nomine tao


propliettvimus, et in Domine UftQ d.rm •-

'') <>
.
nia ejécinius, ei in nomine tno rirtutea
multas fécimus?
illisQnia nunquam novi vos diacédite
:

a me, qui operâmini iniqnititnm


u Et tune confitébor
:

,
dviiitiar.
34
ùxovu
- 1

Omnis ergo, qui audit rerfaa mat


: ', haec, et facit ea, aaaimilàbttor vir.
domomanam mpra

, 1
1] y ;i;'niny. n
«/.
- /.ni
piénti, qui ajdificâvil
pcliain, as et descendit
rnnt Qumina, et flaTéront vonti.
phivia, <-t V(

«>t ir-

rnérnnt in domnm illam, et non cécidil :

t.i/.ttt. i /... /ni >>{/. hfSÛS' : II: ir.'/.iuno fundâta enim eral saper petram.
f./i > l\ /<n',„v omnia, qui audit yerba mea haM, et non

il. *
étroite (est)
ôitotin^r/niiti unhii
MllgM BM niau

.
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1

.: 18
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!

:
, .
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vaise herbe
17. /».•
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/../m /> •,.'«. ..,,

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>• lilt.-i.ilriin-nl •
d« fruits
pal Imi.i <-,

0. CL: (1 :
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ofiontihjanai arJçi. kBCI <«/.'.'•
•.

.)• • •
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-
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•• 1

«ont >cnus •. li
, ', <. i.r•-. . !«•<» lor-
Matthieu, VII, 12-26. 35
11. Vie publique ( III- \ \ ). — g" fa-J. Sermon nur la montagne (V-VIIJ.

choses à vos enfants, combien plus


votre Père qui est dans les cieux don-
nera-t-il de bonnes choses à ceux qui
les lui demandent? '- Ainsi, tout ce 8*1. Luc. G, 31
14.
Il Ainsi... Ce terme de transition nous indique
...

que vous voulez que les hommes vous Rom. 13 qu'on sera exaucé d'autant plus sûrement qu'on
Mut. 22, m. sera soi-même meilleur pour les autres. C'est là
fassent, faites-le-leur aussi car c'est Eco», lï,
:

Is. 10, 23 l'esprit comme la lettre delà loi nouvelle.


la loi et les prophètes.
i3 » Entrez par la
porte étroite; porlu. Conclusion, VII, 13-27.
parce que large est la porte et spa- 13. Large... et spacieuse; emblèmes de la vie
Lue. 13, 24 ;

cieuse la voie qui conduit à la perdi-


tion; et nombreux sont ceux
.21.117.H.20. facile des mondains qui n'exige aucun effort.
qui Mut. 1«, IS.
entrent par elle. N Combien est Eccle. .l.r. 2. 18.
15. 1,

étroite la porte et resserrée la voie Prov. 4, 27.


qui conduit à la vie, et qu'il en est
peu qui la trouvent!
» Gardez-vous des faux prophètes Arbor ex
1 '•
15. Les Hébreux comprenaient par prophètes
III. III
qui viennent à vous sous des vête- Il non seulement ceux qui prédisaient l'avenir,
Mut. 24. 1.
ments de brebis, tandis qu'au dedans Joa. 4, 1. mais en général aussi quiconque se donnait pour
1
Tim
vous IAct. 20,3,29. inspiré, ou se mêlait d'interpréter l'Écriture et
l6 5.
ce sont des loups ravissants :

d'enseigner. Et, sous le nom de faux prophètes, les


les connaîtrez à leurs fruits. Cueille- Hebr. 11, 37.
Joa. 10, 12. Pères ont compris ici tous les faux docteurs, juifs
t-on des raisins sur des épines, ou des Eph. 0, 9.
ou chrétiens (Glaire).
figues sur des ronces? ,T Ainsi, tout Prov.Gai. ô, 22.
16. Vous les connaîtrez à leurs fruits. Cette
27, 19.
bon arbre produit de bons fruits; Luc. 6, 44. règle a été d'une application constante dans la
Jac. 3, 12.
mais tout mauvais arbre produit de Mut. 12, 33. recherche de la véritable Église; le schisme, l'hé-
Luc. , 43.
mauvais fruits. ,8
Un arbre bon ne résie, comme l'incrédulité et l'impiété, ont tou-
peut produire de mauvais fruits, ni jours donné des fruits de perdition.
un arbre mauvais produire de bons
fruits. ,<J Tout arbre qui ne produit Mut. 3. 10;
IS, 13.
point de bon fruit sera coupé et jeté Joa. 15, 6 2,

au feu. 20 Vous les connaîtrez donc à Luc.


Luc.
13,
4. 6,
7.

Joa. S, 47.
leurs fruits.
21
» Ce ne sont pas tous ceux qui me Voluntas
Bel
disent Seigneur, Seigneur, qui en- implenda.
:

treront dans le royaume des cieux; Jac. 1, 22


mais celui qui fait la volonté de mon Cor. 12, 1

Père qui est aux cieux. celui-là en- Mat. 12, 50.
Rom. 2, 13.
trera dans le royaume des cieux. Jac. 1,22:2. 14.
Luc. 13, 15.
22
Beaucoup me diront en ce jour-là 1 Cor. 13, 1. :
22-23. La prophétie et le don des miracles
ne
le. 26, 13.
Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en Mat. 24, 24. sont pas toujours des preuves certaines de la
Act. 19, 13. sainteté et du mérite de ceux à qui Dieu en fait
votre nom que nous avons prophé- Joa. 6, 3S.
part; témoin Balaam et Judas lui-même. Nom-
tisé, en votre nom que nous avons Ps. 142, 4,10.3.
Thee. 1

chassé des démons, en votre nom que Luc. 10, 17.


bres, xxiv, 17: MatAie*, , (Glaire).
22. En ce jour-là ; au jour du jugement dernier.
nous avons fait beaucoup de mi-
racles? 23 Et alors je leur dirai hau- Luc. 13, 27.
Tim. », 19.
tement Je ne vous ai jamais connus:
:
.'

Mat. 25, 41.


retirez-vous de moi, vous qui opérez Pe. 6, 9.

l'iniquité.
2;
» Quiconque donc entend ces l-'ii-nui*.
recte
i|iiî

paroles que je dis et les accomplit, agit.


sera comparé à un homme sage qui Luc. 6, 47-4%.
2.;. Sur
a bâti sa maison sur la pierre M et Joa. 13, 17.
:
la pierre, c'est-à-dire sur un solide fon-
Prov. 9,1; dement.
la pluie est descendue, et les fleuves 14, 1.
Cor. 10, 1 1
se sont débordés et les vents ont 3.11.
;

Ps. 124, 1.
soufflé et sont venus fondre sur cette 1\ 2; 33.20.
maison, et elle n'a pas été renversée, Eocle. 4, 16.
Mat. 16, IS.
parce qu'elle était fondée sur la Prov. 12, 7.
pierre. 20 Mais quiconque entend ces Ps. S3, 30.
paroles que je dis, et ne les ac- Eccle.14,1, S.15.
complit point, sera semblable à un
.
Matthœus, VII, 27 — VIII, 11.

»
/mi,
Ed
II. I itn

,, &
public»

xui
| III• \\). —
uftor,
fit, ).

f.i.ii

lh ;
Wrarula potrnttœ

1
ea, similis
1 dOBNUn siiam super arêiiam
nilit pi vi . .1
,-rit
( Mil- Xi.

vin» stulto. qui

viu-runt llumii
:
œdi-
J7 et

. ^ Mh
.
buirjj, xui

'' .
xiti

/ut
<

m'y
ni n
/,
(
/
ol
n'avérant vciiti.
illam, et

Jésus
-" lit

.
••«'•«

fuctiim est
i<lit.

-ha li.i-c. adiiiirahaiitiir tïiil ».«•


saper doctrfn• ejus. " Erat enim dix
eos sicul potestatein li
scriba• eonutt, et pfaarii
tlMMI
et
et fuit
irruérunt in domum

:
raina illms ma
<uin • (tnsuiiiin/isset

'& ' /' .


\lll. Kttittiiim

,
Ai i'.:iù

-
|

2
vin.
monte, secutae mut eum tarba mnlte
-
et ecce leprosiis vt-nicus. adnrâbal
'
Cnm autem descendistet «1•

eçtXt/xM
&-
.•'
tiviiji,
dicens Domine, si vis. pôle• me mon-
:

/., èvvuaui
. 3

', ixitiru;
' ,/,&&.
.
«- dure. 3 Kt exténdena Jésus inaiium. l•
tigit eum, dicens Volo. Mondai

'
:

conféstim mandata est lepra 'jus. I

., :'/«.'/
1
1 ni , /
ait illi Jésus Vide, némini dixeri• sed

'
(

", : :

&;& /,,
4
vade, osténde tesacerd«»ti. et !T« munus

, ,
-
« » 1*

v;t«ye, quod prascepil Moyses, in teetimoiikun


xui illis.

,
mitolç.
um autem Lntroissel Capharna

', - avuù naçetnaXOSv accessit ad eum eentûrio, rogaaa eom,

/
6 <;
et dicens : Domine, puer Bteoejace! in

' .
âsivûç
domo paralj ticus, et mal.• torqeétor.

& . 7
Kui

*»/',' / pu,
8
'- "Et ait illi Jesos: E^o \fniam. t-t eorébo
eum. 8 Et reepondena eentûrio, ait I>
mine, non sum dignua ut intrea
tectum meum
.

. ,.&-
sed tantum die v. :

tint $lç- n
Nain el
et sanabitur puer mène.
$, homo sum sul» poteatàte oonatitutoa,

-
,
,' '''"/,&,
9
babens sub me milites, et dioo liuic
<>).
tint '/

,
&,
,
. xui
: /«ir î ;'

xui
xui
Vade, et vadit et âlii Veni, «t
et servo meo Fac hoc, et EaoU.
diens autem Jésus mirâtus
tibus se dixit Amen dico vobis.
;u<u-
:
: :

M
tooil
'" An-

&'^ .
:
xui iiy xui
40 invéni tantam lidem in Israël. H Dioo au
xui
tem voliis. qu<»(l multi ab urirnt
/..*';<» >, occidénte vénient, et recumbent <•
1
,'

' xui
xui
'& Mil. t. Lorsqu'il fut duc-
h est pas dans le gi ce

lil •.

5. Comme il Hait «al•

. ).
281 »-.».».)' Irait ».

*\ oi — 3.& 9. Qui suit un hommr toumù *êonce

*
i*aTo»î«; f/i
.
.
«
; GKSI -
U\s|.|||h.

1.1
.l
-

:iiitriii
. dir.

..
<)ui .sui> •

»i yrande foi d-
"
"J•

i > .
(p. il) ictnoôuito.
tvp.
tap' ovôtri toc.
n'ai trouvé une si grande
: • pat inéme dai
foi •.
Matthieu, VII, 27 — VIII, 11. 37
11. Vie publique (1II-.V\). — 9° f* ). Miracle* de pulamance ( \ lll-X t.

homme insensé qui a bâti sa maison 49. Comme ayant autorité, et la tenant de lui-
même. Ce ton d'autorité, et l'impression qu'il
sur le sable; 2T
et la pluie est des- 1
g£V£T produisait sur les foules, sont une preuve de la
divinité de Jésus-Christ.
eendue, et les fleuves se sont dé- $Zr?\î.
3
bordés, et les vents ont soufflé et joit'2 u. i!

sont venus fondre sur cette maison:


elle s'est écroulée et sa ruine a été
' Développement du ministère de Jésus,
grande ». viii-xm, :,i.

28
Or il arriva que, lorsque Jésus Mi«.tur î>i] Miracles prouvant la puissance de Jésus,
VIII-X.
eut achevé ces discours, le peuple était Mar ,,
t
MU. 2-4. Guérison d'un lépreux. Comparer avec
dans l'admiration de sa doctrine. JjJJuJ*,^ Marc, i, 40-4o: Lut*, v, 12-44.
29

autorité, et
Car il les instruisait
non comme leurs scribes
comme ayant ^
^
6
/,'^
7 • 46•
-2. Un
lépreux. La lèpre, maladie de la peau
qui peut être très gra*.e et faire tomber tout le
corps en pourriture, était commune en Pales-
tine. Elle rendait impur aux yeux de la loi celui
et les pharisiens. qui en était atteint. Voir les notes de Lévitique,
XIII-XIY.
VIII. '
Or, lorsqu'il fut descendu »»> **—** 4. En témoignage pour eux; c'est-à-dire afin
» tus lepro- que ce soit pour eux un témoignage et une
de la montagne, une grande foule le ^»*•
M preuve incontestable de ma puissance et de ma
suivit 2
et voilà qu'un lépreux ve-
,
fidélité à faire observer la loi. Le mot eux —
:
gg*-*»ff• peut signifier par licbraïsme à chacun des prê- :

1 tres, ou bien à la foule du peuple dont il est


nant à lui l'adorait, disant « Sei-
jJJ^ ». :
parlé au v. 1 {Glaire).
:

99,3 37 10 5-13. Guérison du serviteur du Centurion. Com-


gneur, si vous voulez, vous pouvez
'
' •

parer avec Luc, vu, 1-10.


me guérir ». 3 Et Jésus étendant la £ i^i/s, 5^ 5. Capharnaûm. Voir plus haut la note sur iv,

main le toucha, disant « Je le veux,


— ;
13. Un centurion. Le centurion était le chef
:
d'une centurie légionnaire, c'est-à-dire de cent
sois guéri ». Et à l'instant sa lèpre hommes. Il était chargé de la discipline de sa
centurie, en présidait les exercices et les travaux,
fut guérie. 4 Alors Jésus lui dit et ma reliait a sa tête quand on allait au combat. U
avait comme insigne de son autorité un casque
: ,'.
« Prends garde, ne le dis à personne, Luc' n', u. à cimier et une branche de vigne qui lui servait
Jo•. 5, 46. à châtier ceux de ses hommes qui enfreignaient
. . .

mais va. montre-toi au prêtre, et emu. les régies de la discipline. Sa paie était double 4,

offre le don prescrit par .Moïse, en te- p»• si, s. de celle des soldats. Voir la ligure p. 44.
6. Et il souffre violemment. 11 a une para- y
moignage pour eux ». lysie imparfaite qui consiste dans la privation
P
ou du mouvement seul, ou du sentiment seul.
5
Et comme il était entré dans Ca- ^f°î"d i°; C'est ce qu'ont reconnu tous les médecins tant

pharnaum, un centurion s'approcha


c
. 7,1-10.
anciens que modernes. Ainsi le paralytique, dont
il est ici question, a pu souffrir extrêmement,
même dans les parties paralysées, puisqu'il suffi-
de lui, le priant. et disant « Sei- : E «it %*%i. sait que les nerfs moteurs fussent seuls affectés,
gneur. mon serviteur gît paralytique tandis que les nerfs sensitifs étaient entièrement
libres et pouvaient, par là même, servir d'instru-
dans ma maison, et il souffre vio- ment à la douleur (Glaire .

S"
lemment ». " Jésus lui dit « J'irai :
^êoV.e,
5
i4

et le guérirai ». 8 Mais le centurion A c


J "
10"i,/~.

répondant: « Seigneur, dit-il, je nes'ïiey.'Vs,":


suis pas digne que vous entriez sous sip.'îel 1*'.

mon toit; mais dites seulement une


parole et mon serviteur sera guéri.
Car moi qui suis un homme soumis jjj£ jj*
Ecc11 • 33 • **•
à puissance d'un autre et qui ai
la
sous moi des soldats, je dis à Fun :

Va, et il va; et à un autre Viens, et :

il vient, et à mon serviteur Fais :

cela, et il le fait ». ,0 Or Jésus, l'en- Luc 7,9.


3'
tendant, fut dans l'admiration, et il *£ r. s.
, .
, . . , . . ,-, , Lac. 3, 11, lî.
ait a ceux qui le suivaient « En ve- ***• : », ?•

rite, jevous le dis je ai pas trouve :

une si grande foi dans Israël. Aussi i** 13, »s.


J• M«L1, 11.
je vous dis que beaucoup viendront »«•• "•
-i *•
* * Lac. 22 Î9.
de l'Orient et de l'Occident et auront *•«*«•
place dans le royaume des cieux avec Guinson d'au lépreux (Peinture iet catacombes) (f. î).
Matthœus, VIII, 12-28.
II. \>t.> public* 1III-W1. * (b f. %Ur<t.mla t>°trnUr f MÊi-X).

Abraham,
'.& et laaai Jacob, in
-
1

'-
luniin : filii antem regni ejiciéntoria
:'
^ m ixuroyuin/f
mut

" //<;.•
|

MB
xui lénebrat axleriorei
etridor déntium.
tiiri('»ni

til»i.
Et

Et
: Vade, ai lieal credidisti,
Minâtaeesl puer tailla hora.
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rot» - oixiav
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socruni ejvi jacéntem
vaniaeetJeeofl indomum
<-t febricitan-

^ manmn
' " lem :
•* el tëtigit ejos, dimiatt

' ',)
xui <•
',^, eamfebria, ettorréxit, el miniatrib•
<, xui faftmw « " Véapera antem lacto, obtalérant ai

^' *
.
;

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, mnltoi daniionia babénta• ejioiébal


,• ••( :

« r« »-; , " mmroc rWf x«xtôç •piritoa verl)o et omnea maie bâbéotee

.
- :

.•/'"'

,•
'

'
' 1 1
<).•)• ' <V ,*- curàvit ,T ut adimplerétur (jnod dictom
eat par [aaiam prophétam, dioéntam
Ipse infirmiUUes
:

nostras accépit et :
:

., & '
itationee noatrae portàvit.
* 8
7»< rft ' iH
Videna autem Jeaoa turbas multai
ta'ini, ;'/.•'/..•/ (t. '':).:): .•/_• i" n'nia. circnm se. jussit ire trane (retnm.
accédene unus scriba, ail illi M

; ^, .
A tlntr (ti-
' /_
' :
t

sequar te, quocuni<|u«' ieri <li<it

/r. '•"
hui ei Jésus Vulpefl foveaa habent, et fom-
:

&
ifm/.nn^ : /moi xui res cœli nidos l'ilins antem hominis :

l'iuuoi /.m âè non babet tibi caput reclinet. 2< Alias


.un m'/, / ;> >] / autem de diecipnlia «'jus ail du Do-
-
&&.
:

âè mine, permitte me primnm ire, et eepelire

$
7)| :
xui ïhaltui
•,

ifi oi'n'r
fUKtif» uuv.
.
iLn'/.-
T1 '0

xuiut/;
âè
patrem meam. -- Jésus autem ait illi
Séquere me. ot dimitte mortuos eepelire
mortuos suos.
:

&
>>

7^' 23

- toW,
urxiîi uvtov.
}

ir
cuti
23
Kt aacendénte
sunt
ecce motus ma^nus factus est in mari,
l'iim diecipuli
••<> in naTicolam
ejna :
24
et

&uhiaarj,
ftn
tQOÇÛ&dmç "
y.iftiatov' âè &. itant navicnle operirétur flûctiboa ip^-
vero dormiébat. - El acceaaérnnl ad eum '
:

/. •; '
A m iiit.Hijal discipuli ejna, el Buscitavérunl eum, di-
quv a ,:, céntea Domine, ealva noe, périmna. -
roç" /

- :
; I

2 Kui

&
dicii fis Jésus Quid timidi ^tis. m. •- : «

7 dicœ fidei? 'l'une snrgene, iinp.


ihùjtooij, xui ventie et mari, et facta eel tranqnfllitaa
27 ma^na. Porro bomines miràti sunt
Oi âè
ei dicéntee Qnalia : eel hic, (inia venti èl
''
mai•*• obédinnt »• i

R El < nm venissel trana fretum in

Si (. <#/».) èl•*" .: *19.


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».
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it.
:
liiicralrnienl

• i-t il I«nr dit


: • s'appro

•. /
Matthieu, VIII, 12-28. 39
11. Vit* publique (!-.Y Y). — 9> fft'J. Miracle» de puinaance ( \lll-\ >.

'- Mat.
Abraham, Isaac et Jacob: tandis
que les enfants du royaume seront
jetés dans les ténèbres extérieures ;

là sera le pleur et le grincement de


(lents ». " Alors Jésus dit au cen-
turion : « Va, et que selon que tu
as cru il te soit fait ». Et son servi-
teur fut guéri à cette heure même.
M Jésus étant venu ensuite dans la
maison de Pierre vit sa belle-mère
gisante et avant la fièvre. ,:i II lui
toucha la main, et la lièvre la quitta;
aussitôt elle se leva, et elle les ser-
vait.
i6
Le soir étant venu, on lui pré-
senta beaucoup de démoniaques, et
par sa parole il chassait les malins
esprits, et il guérit tous les malades :

17
afin que s'accomplît la parole du
prophète lsaïe, disant « Lui-même :

a pris nos infirmités etil s'est chargé

de nos maladies ».
18
Or Jésus voyant une grande
foule autour de lui ordonna de passer
de fautre côté de la mer. 1;) Alors un
scribe s'approchant, lui dit : « Maître,
je vous suivrai partout où vous irez ».
M Et Jésus lui dit « Les renards :

ont des tanières, et les oiseaux du ciel


des nids mais le Fils de l'homme n'a
;

pas où reposer sa tète ». ' Un autre


de ses disciples lui dit « Seigneur, :

permettez-moi d'aller d'abord et d'en-


sevelir mon père » — Mais Jésus lui .

dit Suis-moi et laisse les morts


: «

ensevelir leurs morts ».


23
Etant ensuite monté dans la
barque, ses disciples le suivirent.
•''
Et voilà qu'une grande tempête
s'éleva sur la mer; de sorte que la
barque était couverte par les vagues ;

lui-même cependant dormait. ** C'est


pourquoi ses disciples s'approchèrent
de lui et l'éveillèrent, disant « Sei- :

gneur, sauvez-nous, nous périssons ».


2G « Pourquoi crai-
Jésus leur dit :

gnez-vous, hommes de peu de foi? »


Alors, se levant, il commanda aux
vents et à la mer. et il se fit un grand
calme. 27 Or. saisis d'admiration, ces
hommes disaient : « Quel est celui-ci,
que les vents mer
obéissent? »
et la lui
28
Lorsqu'il fut venu de l'autre côté
'

M Matthœus, VIII, 29 — IX, 9.

II. \ltii pulilim ( lll-W I. — f f* t. .Wrarata ,^.,,,,,, ( MU- \ ,.

regionem rnwirtfum, oocvrénml »• < .•

, „ rjÎMffOl "< / <


duo habénics dft monum» ritis «.-,

,,
le•, sii-vi iiiinis. ila ut tn-mo poeset
29 transin• pervim
Btecoe <la- illam. M
iâoi, ;'
d««T^çoV
xai
Kai
, mavéruut. <li.-.ut.s Qnid in.l.i^ et til>i.
Jesu iili Deif Venitti hue utte tempo•
:

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iiaxuàv un'
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al» illis
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I );ciiioiifs
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torauére noef " i.r..i mtea non longe
pascens.
totem rogébeol eom, di-
,\ ; (\ l( inint; Céotei nos liinc, mitlr u«.s in
: Si < •
j i <

s
J
içregem porcormm. El eif illis \\

, / nui xpiçon .
illi exeoote• ibiérool in porooi
' impetu àhiit totus grex per pWBeep• ÎB
mare et méfiai BOOt in eqou<

.
: Pa•- ' '

- autfin (ogéroal et veniépti

. ]
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JdW,

33
ze~»'

xai - rivil;ilcin, nuntiavtTiml émoiâ, et de BM


<jui daemniiia haboerent. l.t
;

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civitas cxiii obviam Jesu et viso eo
/ :> ',- :

-
.
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bant ut traoeiret a Koibue curum.

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ymXen* narra,
34

, , , . "/i
îdW, jf

x«j îdo'vTfç arro»'


tcûV

fretavit,
IX.. '
El ascéndens
et venit in
in aaviculam, trans-
civitàtem loam.

.
J
l.i occe olîerébant
paralytieom ja- ei
1JL•

'
céntem ioleetO. Ktvidens Jésus lidein ill«>•
; np* id /• Kat

', '
;
xai - tdot ,
rum,dixitparalytico Coofide lili. remît• :

lui

,
jMÇcûUrrutV)'
ti'intur tibi peceâta tua quidam •

. Kai de scribis dizéroot intra s<• Hic i>las- :

. ', pbémat. Et eom vidieeel Jeta• ««»gita-


;

ai * tiones eôrom, dixit Il quid COgitàtifl :

mala iocordiboe veetris? 'Qoideet Ceci-

, ';
:\•

09tOÇ ,i'/.(tn<f tt nù. '


Kai lius dicere Dimittuntar til>i peo âte tua : :

« an dicere: Sorge, etambolar tautem '


l

, /' (-
;'«"( ,
'/
;.' lattt i-i.uîr
sciiitis. qoie ilius hominia babel poteetà-
(fin in terra dimitténdi peccàta,
l•

tune ait

'
:

paralytteo Surge, toile lectom toam, el :

ai xai
vatle in domum tuam. " Et suncxil. et

/]

6
», àliiit in domum suam. Vidèotet •- ft

ri»; «<//.•'-

. ,
ll»«'r.im
tem tuiba• timoéroot, et glorificavéraot
*m Deum, qui d»'dit poteetatem talem h<•-

.*
;
ffrsiç xai ininiluis.
olx»v " 9
Et cum transirel inde Jésus, vidit

' »

/.ni >,
»»
dorra
-


mecbanta .

• d hf09V$ .•/.•; VOM '""i it'iux. (.i.•. •


loin ilVu\ •.

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2-5.
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ESI -, •> 6 ;
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., 904& ••»(!. *.). 9• NBDT: ,ua99. m de un là. %it li

.•»
Mi• au bureau des pea^.•», appelé Matthieu, el il
•|' r,molov9n. lai .lu
Matthieu, VIII, 29 — IX, 9. 1
11. Vie publique ( III- YY >. — 9' , t. Miracle:* de puimmanee < \ III- \ ,.

à l'est. Là, entre l'ouadi es-Semak et l'ouadi Fik,


de mer. dans le pays des Gérasé- £;;
la
vis-a-vis de la ville de Tibériade, cessent les col-
nirns. coururent au-devant de Ini'** 4»•^ 1* line• et commence la plaine qui s'étend au n>>nl
sur la rive orientale du lac. Les ruines de Khersa
deux démoniaques, sortant des sé- sont entourées d'un mur. Un peu au sud, en un
seul endroit, sont des rochers très escarpés qui
pulcres, extrêmement furieux, au
s'avancent en pointe dans la mer de Galilée et
point que personne n'osait passer par c'estde la que les porcs poussés par les démons
oe chemin: u et ils se mirent à crier, Re-
durent se précipiter dans les Ilots. Partout ailleurs
il y a une bande de terre cultivable entre les
disant « Qu'importe à nous et à "**' Îi.
:
montagnes et le lac. — Sortant des sépulcres.
Les tombeaux chez les Juifs pouvaient servir
vous, Jésus fils de Dieu? Etes-vous d'habitation. C'étaient des cavernes ou des exca-
vations artificielles au milieu des jardins ou des
venu ici avant le temps pour nous champs ou dans les flancs des montagnes. Ils
tourmenter? » 30 Or était non loin Job, L °c. %3*. étaient souvent assez vastes, renfermant des
40, tf. cours avec des chambres souterraines, disposées
deux un grand troupeau de pour-M»«.5,iu-i]. le long de corridors et remplies de niches où l'on
plaçait des cadavres; on fermait ensuite la niebe
ceaux qui paissaient 3I et les démons :
avec une pierre. Sur plusieurs de ces tombeaux
le priaient, disant « Si vous nous :
on élevait des cdicules. Les démoniaques dont
parle saint Matthieu pouvaient habiter dans l'un
chassez d'ici, envoyez-nous dans ce de ces édicules ou dans les corridorsdu tombeau.
troupeau de pourceaux ». 32 II leur IM-
i. -,
l'-i. I,
711'••

répondit « Allez ». Eux donc, étant


:

sortis, entrèrent dans les pourceaux:


et voilà que le troupeau tout entier se •s

précipita impétueusement dans la


mer; et ils moururent dans les eaux.
33
Et les gardiens s'enfuiront; et ve-
nant dans la ville, ils racontèrent tout
ceci, et le sort de ceux qui avaient été
démoniaques. Aussitôt toute la SUrc. 14,
"''' 5,

L 37
ville sortit au-devant de Jésus; et *£ lôfti
l'ayant vu, ils le priaient de sortir j^ 1£ ff;
de leurs confins.
IX.. Jésus étant monté dans la y—« m
(

barque, traversa la mer et vint dans «mm».


sa ville. 2 Et voilà que des gens lui >Iare * *>• •

» , ° Luc 4, Ï3. . .

présentaient un paralytique gisant mm.*. 13.


sur un lit. Or Jésus voyant leur foi, L^l; ,.
dit à ce paralytique • Mon fils, aie : ^«"; 1"

confiance, tes péchés te sont remis ». £££"'**


3
Et voici que quelques-uns d'entre Je s, u 9.j. ;

les scribes dirent en eux-mêmes :

« Celui-ci blasphème ». 4 Mais, •*.*>&


comme Jésus avait vu leurs pensées, nTnu.
il dit « Pourquoi pensez-vous mal
:

en vos cœurs? Lequel est le plus ai*-*".


"'

facile de dire Tes péchés te sont


:

remis, ou de dire Lève-toi et :

marche? 6 Or, afin que vous sachiez lut-s,»-,


que le Fils de l'homme a le pouvoir r-
eur la terre de remettre les péchés :

Hub. 3,
Lève-toi, dit-il alors au paralytique, Joa. j,

prends ton lit et retourne en ta mai-


son ». 7 Et il se leva et s'en alla dans
sa maison. 8 Mais, voyant cela, la V*. 113. 1.
Joa. li. 1,
multitude fut saisie de crainte, et ren-
dit gloire à Dieu qui a donné une
telle puissance aux hommes.
9
Lorsqu'il fut sorti de là, Jésus vit ? "£'
',!'
Matthœus, IX, 10-22.
— f* J. Wrmcul* pMMMi
II. \ ita publira III- \ \

- liil-X).
l
< >. 1

non hominem ledéntem in lelooio, Mattluéam


Et Ut illi
iiiiiniiii•. : Séquere mi
i)kl >. t\ot <''««./<' ; /y-i/. (.i.V/.iîi
surgens, secutus etl Bom.
/\ .
" ]• l';ictiini '-si dieenmbénte <•«• En
domo. ecco multi pablicftni et |

niirfino ;> xui veniéntee, diecmnoébenl cnm Jeea «-t iie-


cipalis ejus.
n l.i
" lâôvTSç oi ridéntet pharisœi, dicé-
ov.
l»ant iliscipulis «jus : ()uan• <uin publica•
. nuit /^ttï: ui'i'ii .liait
nis et peccatoribus mand
rester? ,J At leeo• eudiens, ah Noa set

.
:

>',
Ma ;
i3 '0 ot ; rf#oi
opus valéntibafl médicus. scdmal«> li

OOÇ .•/ '

£90019 tilms. Euntee eateni «li-< it<• <pii<i


' '

in /t'oyreç {><•~. «'/./.' >> xuxiôç Misericordiam volo, «-t non Mcrifiotam.
Il•

xtit ni 'Juiiui.
' «/«« Oê
/

;«(> & eîç fiauf-


"Eteoy
xu-
Non enim veni vocàre Jturtoe, ied
tores.

."
nuitf.

;
I'
/'"/ IÇOÇÎQXOVTOU
dutx'i
7,
, !) (ti'to) (il

xui oi «-
'
Tnnc accesséront ad eum discfpoli
Joannis dicéntes Quare nos. et phar
«liscipuli autem
:

'
nitxùm j»'juii;'imus rrequénter :
•/, o ISVOfU oi
tui non jejonant? " Et ait illis Jeanfl
' '
<<( suot «vrotç
Numquid possunt filii sponsi lu

,- M
-
ovvuviui mi
(|u;'imdiu cum illis •> epon nient
ici' ninùv nniv 6
autem coin auferétur ab
<li»-s
I ànaçfrij
sus : et tune jfjun.ihunt. "' Nemo autem
c'i' itriinv iitnfii^. /' i>
commissnram panni
.
:
immittit radia in
" mi (- vstiinentum Têtus tollit : fiiiin plmi-

,
xni /Huai' o/miiif
"/''' ' "

. /'--
evroi
'/"<"/'
f/770
,
TtÊUUUtâ'

rov mniim
itt'nii

.
tudinem ejus a veetiménto,
sura lit. i: Nf(jue mittunt vinuin novuin
in utres véterea alioquin rampuntnr
ut 1rs. Bt vinuin oiïunditur. et atrê• pér-
t'imt. Sed vinum novuin
:
<

in ntr.s
pejor

BOTOfl

, xui '
1 1 -ici

ùa/.m
oi

-
uoxoi, xui
d n>h>ivruf
oZkoç
mittunt : et ambo consrrvantur.

'/.; , ,
/ntinr ohoi r.or .•/,• xuivovç, xai
l'Il'fi'lltnU 01 17 t
t
oov VTUl.
18
Tat>r« urrot; I lie illo loquéntr ad « [trin-

(«', ;'; on ";/ ceps unus accessit, el adorabal eum,


f).!hni

//'«
&& ,.
i'ii/i-iy '

/ .'/i;i('r/,o //.'/.,'/,• -
«« dicena Domine, filia mea modo deMncta
;

sed veni, impone mannm tnam


/•''"("< '>( ,•'/' est :

jottat.
,;>
«/ <'
7/,, /,'- super eam, et vivet. '• l'.t surgen• Jeeni
5,
sequebâtur eum. et discipoli ejus.
20
10 Et ecce millier, qua-sàn^uinis lluxum
,.
,
(
•..'/.•»'

un'.
ou

-'"./.;-;
patiebntarduodecim annis,
et létigit fimbriam veatiménti ejus.
rétro,
al
Di-

M PO* iiiniiin cébat enim întra se Si tel intuna :

\esiiinéntuiu ejus. salva en». M At :

. ' <) «. II. |;


..
tlnov}

. II II
.

\
/

18
'

KBL:
<. " CDE1 /-,.•. 22. ) ur dil •.

la. /.;. 1

nonr.•
.

Matthieu, IX, 10-22. 43


11. Vie publique <II1-Y\). — -* 1 h ). Mtracte* de putumanee t \lil-\ t.

un homme nommé Matthieu assis au T


^; r
.

Luc. If, 81.


bureau des impôts, et il lui dit :
Mat 4, 19.
Pu. St, 9.
« Suis-moi ». Et. se levant, il le
suivit.
•• Or il arriva que Jésus étant à te, " ,, " , "•
10. Etant à table. Le nouvel élu voulut offrir

t;ihle maison, beaucoup de , w-ie.'


dans la un solennel repas à Jésus pour le remercier, et
il invita un grand nombre de ses amis.
publicains et de pécheurs vinrent l'y* **. ». n.
asseoir avec lui et ses disciples.
" Les pharisiens, voyant
,.
J cela, disaient Mat.
Lui-.;.,:tii:l.-..:-.
,. 14. Let pharisiens, voyant cela. La familiarité
des mœurs orientales permettait à chacun de
a ses disciples
r «
r. . ,
Pourquoi votre icor.^n.
:
.

pénétrer librement dans la salle du festin. —


. ., 1.1• Marc», 16. 1

Publicains et... pécheurs. Ces deux termes étaient
maître mange-t-il avec les publicams généralement associés dans l'esprit du peuple.
Ia
et les pécheurs?
r
» Mais Jésus, en- **•"**•
0«. 6. G,
, .

tendant, dit: « Ce ne sont pas ceux ProT îl 3 • < •

Cor. 9, 19.
.
1

qui se portent bien qui ont besoin de


médecin, mais les malades. 13 Allez Mat. S, 17. 13. J'aime mieux la miséricorde que le sacri-
Ex. 15, 26. fice. Passage emprunté à Osée, vi. 6.
donc et apprenez ce que veut dire Mat. 12, : 7.
Mot. 18. 11.
aime mieux la miséricorde que le i^c is,
sacritice. Car je ne suis pas venu ap- Mieh. , s
peler les justes, mais les pécheurs ».
m- non 14. Les disciples de Jean accompagnés de quel-
1
Alors s'approchèrent de lui les
;
<

ques pharisiens, d'après Marc, u. 18. Cf. Marc. 18-


liant jt'.j il

disciples de Jean, disant « Pourquoi liscipuli. : ii: Luc, v, 33-39.


Luc. 5, 33.
nous et les pharisiens jeùnons-nous Mare. 14. 2,

fréquemment, et vos disciples ne jeu- luc.'i's «.


nent-ils point'!* » l5 Jésus leur ré- Joa. 3, 29. 1j. Les fils de l'époux; hébraïsme, pour les amis
et les compagnons de l'époux. —
Les amis de
pondit « Les fils de l'époux peuvent Hebr. 12, 11
: l'époux étaient chargés de faire tous les prépara
r.om. s, tifs des noces et prenaient part ensuite aux fêtes
ils s'attrister pendant que l'époux est 15.
Joa. 16, 20. du mariage qui duraient ordinairement sept jours.
avec eux? Mais viendront des jours
où l'époux leur sera enlevé, et alors
ils jeûneront. u Personne ne met une Cor. 2, 13. I

Prov. 2, 10.
pièce d'étoffe neuve à un vieux vête-
ment, car elle emporte du vêtement
tout ce qu'elle recouvre, et la déchi-
17. Des outres. Les Orientaux se servent d'où
rure devient plus grande. 17 Et l'on très de peau de chèvre, de chameau ou d'une
ne met point de vin nouveau dans des pour conserver le vin et les autres liquides.
outres vieilles, autrement les outres
se rompent, le vin se répand, et les
outres sont perdues mais on met le ;

vin nouveau dans des outres neuves,


et tous les deux se conservent ».
18
Comme il leur disait ces choses, Vocalur
apud
\H-3ti. La lille de Jaire et l'hémorrhoïsse.
parer avec Marc, v, 21-43: Luc, vm, 40-46.
Com-
un chef de synagogue s'approcha de uellam
rota m. 18. Un chef de synagogue; c'est ainsi que ce!
lui et l'adorait, disant : « Seigneur, *l'uc . homme est qualifié dans saint Marc et dans saint
ma vient de mourir; mais venez, p"™^; y:
fille Luc. — Son nom était Jaire.
imposez votre main sur elle, et elle ^i. 3 ^ " 7 1

vivra ». H9
Et Jésus, se levant, le sui-
vait avec ses disciples.
20
Et voilà qu'une femme affligée M-iier 20. Selon la loi. les Hébreux étaient obligés de
porter des franges aux quatre coins de leurs man-
d'une perte de sang depuis douze ans, *ans«!'.,i, teaux {Nombres, xv, 38; Deutéronome, xxu. 1-2 .

s'approcha de lui par derrière et Le"""''':,. Voirla note de Nombres, xv, 38.
2
toucha la frange de son vêtement, Luc. «. ?'.

J1
Car elle disait en elle-même « Si Ln s, u. : c.

je touche seulement son vêtement, je *"^V*'


serai guérie ». M Mais Jésus s'étant j^i, "'». 1
. 1

'.' Matthœus, IX, 23-34.


II. Vit» public• llll.Wl.-l fV), Wmculn potrnti,. ( MÈi-XJ.

.
1
1 \ Ideni eam, dixit : Confide

.) fflia, fidet tua

est luulior
t•• sahram
illa honu
fecit. Et tt&n

h El corn renisset Jésus in domum


principis, et vidissel ttbîcines et lui
-•
ttimultii.uil• tu. ill• l,.,! :
Reoédits
/lit, /.ntiuOlOV,
est mortoa puélla, sed dormit. Et
likkù
25
10i.
/
(
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l'/.t

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&
UVTOV.

Tt *
deridébant eum.
turba. iutravit :
-

et tenait
J

Kt < u

inanuni ejui
surréxit poélla. '

Et éxiit Cerna bsec in


irjkfrev ni
univérsam terrain illam.

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:'/.:/'
1 /t ;
> \.

I\ n'.ni'.ym 11 r/.:Ut:i

«i'ii;i âét
^,-
/. xai (•uni
-'"
Et transeunte inde Jean, secoti sunt
duo caci. clamantes, el dicéntee :

/" :. 11: /,'. Uâ,


Js '
fi/.- Miserere nostri, lili David.
-",
Cum totem

M
l'rt

Nui,
:' '/.ni,

.
<h laittu

m'iiùi, XiyttV

"
6
/.ut /.:'/:

' /tîr.
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-

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KatÙ
•'"
&
ni
olxïuv,

loirjoui;

Km ' 'Oi/JI t]OW


/,
siïyovmv
'

7iii'iir ('/'"' ¥
1

l'.iinî:
; 1
;

1
m

/,
;

ni
.

-
venieaet
csBci.

Utique, Domine.
eoram, dicens
liât vol »is.
domom,
Et dicit ets Jésus
hoc possuin fâcere vobis?

••"
Et
'
acceaaérent

Tune tétigît 6coloe


-''

Secundum ndero veatram


apérti sunt ocoli eorom
: Créditai
DÎCUnt
ad eum
quia
ri :

:
!> n/.noi.

', /.. comminàtos eal Jeaoa, dioeni

&,/,/,
et illia :

ïlHfWÇ, /.,;cir• itt^tiç


;l
M ïzttAh'ivii-z <h:</ t'jmmv «rroY iY Vi<l«''tc ne unis sciât.
::
1 autem e^teon-

.
O't o'/.tj

,-
rfjyn ha m /
tes, difEamavéront eum in tôt• terra illa.

32

' - ei
39 Effréseie autrui
hôniincni niutuin. (Ia-monium haben-
illie, ecce obtulérant

;i
h (à (Sutuoyim. tcm. :;:i
Kl cjcctii (laïui'uiio. loci'itus est
h à : <>m mutus : et mir.ita• sunt turba?, dicéntee :

/..;/ ovosnoxs < Numquam apparaît eic in Israël. •


l'h.i-
loOttriX, "(h (h l'/.f-ym•' 1.

:. Nlihl I

M ' «nlurion roawtn


!

\ r. *T).
.

Matthieu, IX, 23-34. 45


11. Vie publique (lll-XY). —f ( b J. Miracle* <!*> putumance fVUË-X).

retourne, et la voyant, dit « Ma tille, : Zach. 1, 3.


I». 3u. U.
ayez confiance, votre foi vous a Jo*. 1. lï.
Mat. ». 19
guérie ». Et cette femme fut guérie
;

1 13.

à l'heure même.
23 IS.Mlivi».! i3. Les joueurs de flûte et la foule. Les pleureuses
Or lorsque Jésus fut arrivé à la (.ii.'l I ..
et les joueurs de flûte étaient un accompagnement
maison du chef de synagogue, et qu'il Marc. ... M.
ordinaire des funérailles. Voir la note de Jérémie,
ix, 17, et la figure, t. V, p. 55*.
eut vu les joueurs de flûte et la foule Lac. S, 61.
2 24. Elle dort. Jésus devait se servir du même
tumultueuse, il disait Retirez- :
* Jo.1. II. 11 :

terme pour exprimer plus tard la mort de Lazare.


14, ti.
vous: car la jeune fille n'est pas
morte, mais elle dort ». Et ils se mo-
Mat. S 1'..

quaient de lui. - Après donc qu'on eut :i


Ps. U, 16.

renvoyé la foule, il entra, prit la main


de la jeune fille, et elle se leva. 26 Et Luc. 7, 17.

le bruit s'en répandit dans tout le

Guérison de deux aveugles. Trait propre


2 *
Comme Jésus sortait de là, deux Duo MMf. 27-31.
à saint Matthieu.
aveugles le suivirent, criant et di- .
I». 59, 10.

Dan.
119, 1.
9, 17.
27. Fils de David. Sur le récit de ses miracles,
sant : « Fils de David, ayez pitié de ils l'avaient reconnu et le proclamaient comme le
lî, Ï3. Messie.
nous ». 28 Et lorsqu'il fut venu dans Jac. 6. I,
28. Cela : c'est-à-dire ce aue vous me demande/.
Hab. ï, 3.
la maison, les aveugles s'approchè- Rom. 10, 10.
Joa. 1, 4.
rent de lui. Et Jésus leur dit 30. : Is. 1.

« Croyez-vous que je puisse faire


cela? » Ils lui « Oui, Sei-
dirent :

gneur ». 29 Alors toucha leurs yeux,


il

disant : « Qu'il vous soit fait selon


30 Aussitôt leurs yeux 30. Prenez garde que personne ne le sache. Jésus
votre foi ».
Christ fait cette défense pour nous donner l'exem
lurent ouverts, et Jésus les menaça, pie de l'humilité. Nous ne devons pas aimer qu'on
disant « Prenez garde que personne
:
publie nos vertus et nos bienfaits : à Dieu seul
appartiennent l'honneur et la gloire.
ne le sache ». 3I Mais eux, s'en allant, Marc. 1, 40
ï-. i. r.

répandirent sa renommée dans tout


ce pays-là.
- Après qu'ils furent partis, on lui M -34.i.uérison d'un possédé muet. Comparer
M .-. u; n. ee Luc, xi. 14-16.
présenta un homme muet, possédé du la. 35, 4.

33
démon. Or, le démon chassé, le Philip. î, 11.
Mat. 15. 11.
muet parla: et le peuple saisi d'ad- Ex. 1'.. u.
Joa. 10, Si.
miration disait Jamais rien de : Rom. S. :>.

Cccli. 11, 33.


semblable ne s'est vu en Israël ». 34. Par le prince des démons; c'est-à-dire parla
Mat. lï. »4. puissance du prince des démons, comme si Jésus-
:;
Mais les pharisiens disaient

: Christ avait eu des intelligences avec Satan ;Glaire).

ConToi funèbre (f. Ï3).


16 Matthaeus, IX, 35 —, 13.
II. %ifii puhllra ( 1 1 1 - \\ ». - *> € • >• Wracmi* potrnnlim tYIII-Xj.

'/'"

avvu-

y.ut trëçeil .

uu/.u/.i •"
/ai itttitii

rti rm ! ffvloi
Matthieu, IX, 35— , 13. 47
11. Vie publique (111-VV ). — 2° ( t> /. Miracle* de puttmance fVill-XJ.

« C'estpar le prince des démons


qu'ilchasse les démons ».
Et Jésus parcourait toutes les «e«o re«
paun.
villes et tous les villages, enseignant rs m
dans leurs synagogues, prêchant l'é- J**y»5;
vangile du royaume et guérissant £*»•"•
toute maladie et toute infirmité. 3 Or Jjhk 36. Comme des brebis n'ayant point de pasteur.
3 Ces paroles contiennent un blâme très sévère à
en vovant cette multitude, il en eut Jo*• 18 •' 37 •
l'endroit des chefs spirituels du peuple, qui exploi-
Marc. 16, 20.
taient a leur profit le troupeau dont ils avaient
compassion, parce qu us étaient ac- Mat. u, u. la sarde.
yi
câblés et couchés comme des brebis f e 7.'â', V.'

n'ayant point de pasteur. 3T Alors il sS^wlSr


1 Pet. î, îi.
dit à ses disciples : « La moisson est Luc. 10, S.
Joa. 4, 35.
abondante, mais il y a peu d'ou- 1 Cor. 3, 9.
Joa. 4, 3S.
vriers. 38 Priez donc le maître de la 1 Pet. 4, 10.

moisson qu'il envoie des ouvriers à sa


Kom. 10, .
2 Cor. 5, 13.

moisson ».
X. Et ayant convoqué ses douze *f* > i a
' X. 1. Ayant convoqué ses douze disciples, non
pas en vue de leur élection qui était déjà faite,
disciples, il leur donna puissance nomma mais pour leur conférer les pouvoirs propres à la
Luc. 9, 1.

sur les esprits impurs, pour les Marc15 6 7: -


-
mission qu'il leur destinait.
16, 3, ;

chasser, et pour guérir toute ma- 17-18.


Mat. 9, 3.ï.

Or voici les
ladie et toute infirmité. 2 Marc. 3, 16. 2. Les noms des douze apôtres. Voir les notes
Luc. 6, 14. sur Marc, m, 16-19. —
Le premier, Simon. Marque
noms des douze apôtres Le premier, :
Act.
Hat
1,

4,
13.
la
de primauté que Jesus-Christ confère à saint
la
Pierre. Voir la note sur Matthieu, xvi, 18.
Simon, appelé Pierre, et André son Joa.
Mac.
1, 41.
4, tl.
3 3. Barthélemi. En hébreu Bar-Tolmai, Dis de
frère Jacques, fils de Zébédée, et
:
Joa. 1, 44 ;
Tolmaï. Ce nom purement patronymique en
0, 24.

Jean son frère, Philippe et Barthé- "£*• suppose un autre, lequel est probablement Natha-
naël dont la vocation est racontée dans Jean, .
lemi, Thomas et Matthieu le publi- j0!l
u ku'-
: '
:

45 et suiv. —
Matthieu le publicain. Qualificatif
cain, Jacques, fils d'Alphée, et Thad- "^" !
que PÉvangéliste s'impose a lui-même par humi-
lité.
dée * Simon le Cananéen, et Judas
: *•** i. Judas Iscariote, c'est-à-dire de Carioth, ville
T . , 12. 4 .13, 26. de la tribu de Juda (Josué, xv, 2o
, . ; .

Iscanote, qui le trahit. -M* 16 ». •

5 5. Les Samaritains, ainsi nommes parce qu'ils


Ce sont ces douze que Jésus en- et ga tio. habitaient la Samarie, étaient les descendants des
i,.

voya, leur commandant en disant Mat. se, 19. étrangers transportés dans ce pays après la ruine
:
du royaume d'Israël, et les ennemis invétérés des
« N'allez point vers les gentils, et Îcti,'*: Juifs. Voir IV Rois, xvu.
n'entrez point dans les villes des Sa-
6
u, 24. .
maritains mais allez plutôt aux ip«t.i,»s.
;

brebis perdues de la maison d'Israël.


7
» Allant donc, prêchez, disant p» c '"
el eurent. 7 :
« i t

Le royaume des cieux est proche. Ç'w'VV


8
Guérissez les malades, ressuscitez 1•™• 9•*; 10 9 • •

les morts, purifiez les lépreux, chassez u l h 5


" % :

les démons c'est gratuitement que Ut


;
*>

vous avez reçu, gratuitement donnez.


9 9. Aucune monnaie dans vos ceintures. On por-
» Ne possédez ni or, ni argent, ni ne opes
liabeanl, tait autrefois la bourse suspendue à la ceinture:
aucune monnaie dans vos ceintures on mettait aussi l'argent dans la ceinture elle-
10
ni sac

pour
Sap.

,
7, 13.
Marc. 6, P. même, qui était creuse et large, comme le sont
la route, ni
.
,
deux tu-
:

»!
10, 10, 4;
encore la plupart de celles des Orientaux (Glaire.
10. Sac pour les provisions, qui se portait sur
niques, ni
Il •
chaussure, ni bâton; car
,
'
9,3
1°. 7 •
= 3,11;
l'épaule. — L'ouvrier mérite sa nourriture. Dieu
1 ouvrier mente sa nourriture. siat.9, 38. n'oubliera pas de pourvoir aux besoins de ses
Ps. 22 4. ministres.
11
» En quelque ville ou village que "^>•... 11. Demandez qui y en est digne, digne par sa
probité et par ses vertus de donner l'hospitalité
vous entriez, demandez qui J en est Lu aux Apôtres. • Ne prœdicationis dignitas susci-
,. * Marc. 6,10.
, ,, ,
. .

cligne, et demeurez chez lui jusqu a Mat. 7,6. pientis infamia deturpetur », dit saint Jérôme.

votre départ. <2 Or, en entrant dans 12. Paix à cette maison. Formule de salutation
de tout temps en usage chez les Juifs.
la maison, saluez-la, disant Paix à Luc. 10, 5. :

cette maison. 13 Et si cette maison en 13. Votre paix reviendra à vous, non pas à
votre bénéfice, mais à votre disposition, pour la
est digne, votre paix viendra sur elle, ? ££. ïfS reporter sur d'autres qui vous auront bien reçus.
8 Matthœus, , 14-27.
II. \ ila ,.,. . illl Wl.-fi»;. Wracul* potrnUa• f 1 /// \ /.

» 7 ' non -rit digsa, pu VMtra revertétor td


,;
qaicumqve non
u *m //// r

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vos.
neqoe aodferil
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Et

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recéperil

util•

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pulverem d•• pédiboi reetris. A
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iip.ium et Gomorrlia-nniin
: toléra!, ilius «-rit

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terra•
diejndicii,
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tarât jn.-i m illt (ivitati.


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autem ah hominilms. Tradent
conduis, el
aicat columbea

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xui àV Voiç ,8
ilagellàlmnt vos : et ad |
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ducémini propter ma, in keatimo-

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xui

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; niiiiii illis et géntibua. " Cun •

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:

rJt ',
tradent vos, nolite cogitera qoomodfl aut
quid loquàmini d.il)itur enini vobia in
illa hora (juid loquàmini
2"
non cniin rOfl
:

rj MM, estis (iui loquimini, sed Spirîtoa l'atris

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20
or ;<<\' »'.'''%" iorf vestri qui loquitur in vobta.

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Tradet autem fratcr l"iatr«ni in in«>r-
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tem, et pater lilium et insurgent iilii


in parentes, et morte eus efficient. " Kt
('•ritisodio<')inniltiis propternoaaaaBÉevai
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fi/a 7 '
&. qui autem perseveràverit usque in fimin.
hic salvus erit.

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Cum autem peraeqnénttif roa in
in îliam. Anna die•

, :- il• iata, fugite

,*$
- &.
.- <)'
uv &]
vohis, nonconsummâbitis civit.it• -
donec véniat Ffline hominia. a; Non aal
diacipnlna super magi^tnun. née aarvua
1

^
super dominnm suum M BUfficit :

25

' &^^, -u

-
pulo ut ait si. ut magister ejus
sicut dominos «ju>-. Si patremfamfliaa
Beélzebub vocavérunt, quanto magis

^' .
ut'toî. y.ut fovXoç tiç 6
'
domésticos ejus

2
uo /« olttttntovç
ae Ne ergo timuéritis <os. Nihil enin

est opértam, quod aon revelâbitur :


- 1

occultam, qraod non aciétni dico I


/ tera/,
27 vobis in ténebris, di( ite in liiniin•• : < t
xui xni;ui>t . 8 «r f9t*o9lJ9§ttU.
tïnun
qnod in aura auditie, praddii
ni . . ii ny 'fi'iii, xui
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Matthieu, , 14-27.
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