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Centre international d’études pédagogiques 'DELF


riiD ALF
°JVALÎ>

Réussir
le
DELF SCOLAIRE ET JUNIOR

2
Gilles Breton
Cécile Bruley-M eszaros
Nelly Mous
Table des crédits photographiques 111 Les Restas du coeur Table de référence des documents sonores
111 Rempart
7 Ron Chapple/Gettyimages 111 Association Emmaüs Piste 5 RTL , “Le journal de 7 heures” ,
11 Collection ChristopheL 112 Association Asm ae Scaur Emmanuelle 27/02/2009 / Jingle RTL “Luxinfo”
12 Rémi MalinGrëy-lconovox 112 Secours populaire Sidomusic
13 Nicolas Tavernier/Réa 113 B a g f-S S (http://www. Piste 7 Journal 20 Minutes, 2 février 2009,
15 Mutio-lconovox carrefoursemploi.org) * Le 36e festival d’Angouléme a livré
19 Philippe Renault/hémis.fr 115 Richard Damoret/Réa un palmarès sans réelle surprise »,
22 Collection ChristopheL 116 Dave & Les Jacobs/Blend auteurs : 0. M. et B. C.
25 Pete Saloutos/Gettyimages Images/Gettyimages Piste 8 France Inter, 27/02/2009, “J ’ai mes
27 John Harris/Report Digital/Réa 118 bd Franco Vogt/Corbis sources”, présentateurs Nicolas
29 Jamie Grill/Gettyimages 118 hd KPS/Masterfile Demorand et Colombe Schneck
31 Denis/Réa 119 Peter Banos/Profimedia International remplacée par Guillaume Erner
35 Sylvie Baudet s.r.o/Alamy Piste 9 France Inter, “La librairie francophone” ,
40 Thomas Sbampato/imagebroker/ 21/02/2009, présentateur : Emmanuel
Alamy Table de références des textes Kherad, interviewée : Manon Trépanier
41 Fanny Tondre/Réa Piste 10 Journal Direct Matin Plus, 13 octobre
44 Sandrine Roudeix/JDD/Eyedea 31 Le Français dans le monde, Thierry 2008, « Semaine du goût. Les pros
45 Ciaran Griffin/Lifesize/Gettyimages Lancien, mai-juin 2008 initient les écoliers »
46 B. Delmas/FNSEA, avec tous nos 37 Le Monde du 16 octobre 2008 Piste 12 20 Minutes, 3 octobre 2008, « Gratuit
remerciements, 37 La Croix, Guillemette De La Boetie, ou bien payant, ce qui compte ce sont
47 Mike Goldwater/Alamy 2 juillet 2008 les faits », auteur : A. K.
55 DreamPictures/Gettyimages 38 Le Monde du 9 janvier 2009 Piste 13 France Info, 13 décembre 2008, “Le
63 Hervé de Gueltz/Photononstop 38 Le Français dans le monde, Odile Ambry, chemin de l’école” : “Réforme du lycée :
64 DX - Fotolia.com mai-juin 2008 les SES devraient entrer dans le tronc
66 Hamilton/Réa 39 J.-Y. N., Direct Matin, 10 mars 2009 commun”, présentateur : Jean Leymarie ;
67 Pascal Sittler/Réa 40 Le Monde du 21 février 2009 interviewé : Emmanuel Davidenkoff
68 Denis/Réa 41 Direct Soir, 21 janvier 2009 Piste 14 Radio Canada, RDI Junior Plus, 24
69 U sa F. Young - Fotolia.com 42 Le Monde du 15 octobre 2008 janvier 2008, "La pollution lumineuse”
75 Ryan Me Vay/Gettyimages 43 Courrier International pour Direct Matin Piste 15 Radio Canada, RDI Junior Plus, 8 février
80 Alexandra Gelebart/Réa Plus, mercredi 11 mars 2009 n° 427 2008, “Histoire des jeux vidéo”
82 hd Hill Street Studios/Bland Images/ 44 Courrier International pour Direct Matin Piste 16 Magazine Dimension cinéma Gaumont
Gettyimages Plus, jeudi 22 janvier 2009 n°398 & Pathé, n°165, février 2009, “ Loi” ,
82 hg MaG - Fotolia.com 45 La Croix, Arnaud Scwartz, 10 avril 2004 auteur : Anne Castel
82 hm nazira_g - Fotoiia.com 46 Le Monde du 23 février 2009 Piste 17 Europe 1, “L'essentiel de l'info” , 4 mars
83 bd Jean-Pierre Degas/hémis.fr 47 48 A. A., La Croix, 4 septembre 2002 2009, Edition de 7 heures, Laurent
83 bg Kevin Whitby - Fotolia.com 50 Jean-Claude Vitran, "Ligue des droits de Cabrol et Jean-Michel Dhuez
84 Brill Erlanson/Stone/Gettyimages l’homme” Piste 18 Radio Canada, RDI Junior Plus, 28 mars
91 Purestock/Gettyimages 59 PHOSPHORE, Bayard Jeunesse, 2008, “Le commerce équitable”
93 Chris Windsor/Taxi/Gettyimages 22 octobre 2008 Piste 19 Radio Canada, RDI Junior Plus, 22 février
94 Anne-Laure Gremaud, avec tous nos 66 67 PHOSPHORE, Bayard Jeunesse, 2008, “Jeux olympiques de la jeunesse”
remerciements, 22 octobre 2009 Piste 20 France Info, 8 novembre 2008, “Le
95 Kate Mitchell/corbis 70 PHOSPHORE, Bayard Jeunesse, chemin de l’école” : “Discrimination
96 Jiho-lconovox 18 novembre 2008 ordinaire dans les manuels scolaires”,
97 Hervé de Guetzl 94 Ouest-France, 3 avril 2009 présentateur : Jean Leymarie ;
99 bd Alexandra Galicher 94 “Soirées coloc pour étudiants fauchés”, interviewé : Emmanuel Davidenkoff
99 hd Soulcié-lconovox Erwan Benezet, Aujourd’hui en France, Piste 21 France Info, 11 février 2009, "Le
101 lan Hanning/Réa vendredi 7 novembre 2008 chemin de l’école”: * Etudier en Europe :
108 bd Pascal Martin - Fotolia.com 96 "Les jeunes épargnent plus que leurs 140 filières d’excellence », Emmanuel
108 bg Ludovic/Réa parents au même âge”, paru sur Le Davidenkoff
108 hd Nicolas Tavernier/Réa Figaro.fr le 09/04/2008. © Figaro.fr / Piste 27 France Info, 17 septembre 2008, "Un
109 MPF 2008. jour, un défi” : « Réduire le poids des
109 PS 97 98 Sophie Simonot, Diplomatie.gouv cartables pour les collégiens et les
109 PCF 99 Sources : Crédoc juin 2008 et Internet lycéens », présentateur : Jean-Pierre
109 Le Nouveau Centre Safety Technology Task Force, 2008/ Laborde
109 Les Verts PHOSPHORE, Bayard Jeunesse Piste 28 France Info, 10 janvier 2009, “ Le
109 Mouvement démocrate 123 “Les musées misent sur les ados”, chemin de l'école” : « Orientation : ce
109 UMP d’Annick Colonna-Césari, paru dans qu’en pensent élèves et parents »,
109 Parti Radical de Gauche L’Express le 22/12/2008.(c) Annick présentateur : Jean Leymarie ;
110 Olivier Tuffé - Fotolia.com Colonna-Césari / L'Express / 2008. interviewé : Emmanuel Davidenkoff

Nous avons cherché en vain les éditeurs ou les ayants droit de certains textes ou illustrations reproduits dans ce livre. Leurs droits
sont réservés aux Editions Didier.
Conception de la maquette intérieure et de la couverture : Solène Ollivier Crédits CD audio :
Illustration : Dom (p. 114) Enregistrements, montage et mixage : Fréquence Prod
Mise en page et photogravure : MCP Musique : Funky Frenzy, composée par Bruno Pilloix,
Kosinus, KMUSIK
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J js te rémunération. En dehors de l’usage privé du copiste, toute reproduction totale ou partielle de cet ouvrage est interdite. ■ « La loi du 11 mars
1957 n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article 41, d’une part, que les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du
copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et courtes citations dans un but d ’exemple et d’illustrations,
•toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droits ou ayants cause, est
illicite. » (alinéa 1er de l’article 40) - « Cette représentation ou reproduction par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon
sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal. •

© Les Éditions Didier, 2009 - ISBN 978-2-278-06581-3


Achevé d’imprimer en juillet 2010 par Vincenzo Bona en Italie - Dépôt légal : 6581/02
SOMMAIRE

Avan t-prop os....................................................................................................................................5

Entraînez-uous

COMPRÉHENSION ORALE 7
1 • Donner du sen s à partir de l ’intonation, du rythm e, de la m é lo d ie ...............................9

2 • Tirer parti du caractère redondant de l ’o ra l....................................................................... 10

3 • Gérer le str e ss............................................................................................................................... ' 2

4 • Traiter le s inform ations (anticiper, interpréter, synthétiser, déduire, etc.) 13

5 • Préparer l ’écoute : lire efficacem ent le questionnaire 17

6 • A ccom pagner l ’écoute : prendre d es notes 20

1 • Vers l ’épreuve................................................................................................................................ 22

AUTOÉVALUATION......................................................................................................................28

COMPRÉHENSION ÉCRITE.................................................................2f
1 • S’orienter dans le texte : identifier là m ise en page d ’un article 31

2 • À la recherche d ’indices l ................................................................................................ 32

3 9 Se faire une idée sur le con ten u ......................................................................................36

4 • Identifier la structure d ’un te x te ....................................................................................38

5* Se fam iliariser avec les deux types de te x te s...............................................................42

6 • Se fam iliariser avec les différents types de q u estio n s............................................... 47

ï®Vers F é p re u v e ................................................................................................................... 50

AUTOÉVALUATION....................................................................................................... 54
PRODUCTION ÉCRITE 55
1 ®Donner son opinion......................................... .................................................................59

2 • Dire qu’on est d ’accord ou qu’on n ’est pas d ’a c c o rd ..................................................61

3 • Avantages/inconvénients ? Pour/contre ? .......................... .........................................63

4 • Problèm es/solutions ou causes/conséquences ? ..................... .................................. 66

5* Le discours argiim entafif..................................... . ..........................................................66

AUTOÉVALUATION........................................................................................................... 71

OUTILS..................................................................................................72
L'expression d'une opinion....................................................................................................72
Interagir à propos d’opinions................................................................................................73
Les articulateurs Logiques du d isc o u rs.............................................................................. 74

PRODUCTION ORALE.......................................................................... 75
1 • l e monologue (production)................................... .........................................................80

2 *Le débat (interaction) ...................................................................................................... 85

3 • M ise en situ atio n .............................................................................................................. 89

AUTOÉVALUATION........................................................................................................... 90

La France, c'est... ............................................................................... 91


La vie priv ée............................................................................................................................92
La vie scolaire et l'éducation.............................................................................................. 100
La vie publique......................................................................................................................107
La vie professionnelle..........................................................................................................113

ÉPREUVE BLANCHE..........................................................................120

Le picto î .v o u s indique le num éro de la piste du CD à écouter pour faire l'activité.


Avant-propos
Les ouvrages de la collection « Réussir le DELF » sont rédigés et validés par la commission
nationale du DELF et du DALF. Ils proposent un entraînement au format des épreuves
des diplômes DELF.
Chaque année, près de 200 000 adolescents de 12 à 16 ans présentent les épreuves
de l’un ou l’autre des diplômes DELF « junior » ou « scolaire », dans l’un des 164 pays
qui organisent ces examens.
L’appellation « DELF scolaire » est réservée à un mode de passation régi par un accord
entre le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France et les
autorités éducatives locales. Les ministères en charge de l’éducation de 31 pays ont
ainsi choisi d’intégrer le DELF au cursus scolaire secondaire.
En France, le DELF scolaire est organisé à l’intention des enfants nouvellement
arrivés.
L’appellation « DELF junior » est réservée à un mode de passation libre, dans un
centre d’examen dispensant des cours de français (Institut et centre culturel français,
Alliance française, ...). 93 pays proposent aujourd’hui des cours de français menant à
la passation d’un DELF junior.
Le DELF scolaire et junior est constitué de 4 diplômes indépendants les uns des autres
correspondant aux 4 premiers niveaux du Cadre européen commun de référence pour
les langues (CECRL) : .

2 h 30 junior et scolaire
B2
indépendant
DELF
1 h 45 junior et scolaire
B]
DELF
1 h 40 junior et scolaire
A2
Elémentaire
DELF
lh 2 0 junior et scolaire
Al

Chaque diplôme évalue les 4 compétences : compréhension et production orales,


compréhension et production écrites. L’obtention de la moyenne (50 points sur 100) à
l’ensemble des épreuves permet la délivrance du diplôme correspondant.
La commission nationale du DELF et du DALF vous souhaite une bonne lecture, un bon
entraînement et une bonne réussite au(x) diplôme(s) DELF que vous présenterez.

Christine TAGLIANTE
Responsable du Département évaluation et certifications
CIEP - Sèvres
C@MPREHINI30N ORALE
Descripteur global
s Peut comprendre une langue orale
standard en direct ou à la radio sur
des sujets familiers et non familiers se
rencontrant normalement dans la vie
personnelle, sociale, universitaire ou
professionnelle.
S Peut comprendre les idées principales
d’interventions complexes du point de vue du
fond et de la forme, sur un sujet concret ou
abstrait et dans une langue standard.

Comprendre une interaction entre


locuteurs natifs
Peut réellement suivre une conversation
animée entre locuteurs natifs.

Comprendre en tant qu’auditeur


Peut suivre l’essentiel d’une conférence, d’un
discours, d’un rapport et d’autres genres
d’exposés éducationnels / professionnels, qui
sont complexes du point de vue du fond et de la
forme.

Comprendre des annonces et


instructions orales
Peut comprendre des annonces et des messages
courants sur des sujets concrets et abstraits,
s ’ils sont en langue standard et émis à un débit
normal.

Comprendre des émissions de radio et


des enregistrements
Peut comprendre la plupart des documentaires
radiodiffusés en langue standard et peut identifier
correctement l'humeur, le ton, etc., du locuteur.
"► NATURE SE L'ÉPREUVE

Durée Note sur


Réponse à des questionnaires de compréhension portant sur
deux documents enregistrés :
- exposé, conférence, discours, documentaire, émission de
30 minutes /25
radio ou télévisée (deux écoutes) ;
- interview, bulletin d’informations, etc. (une seule écoute).
Durée maximale des documents : 8 min.

C ’est la première épreuve de l’examen. Elle se compose de deux exercices enchaînés.


9 Durée de l’épreuve : 30 minutes maximum. Les temps de lecture des questions,
d’écoute des documents et de réponse aux questions sont fixés.
® Note sur 25 points (sur un total de 100 pour l’épreuve B2). Le nombre de points attri­
bués à l’exercice 1 est de 18 et à l’exercice 2 de 7.

Exercice 1
Les exercices 1 et 2 ont été inversés et ceci à partir des sessions conçues en 2009.
À présent, pour le premier exercice, vous entendrez deux fois un enregistrement sonore de
4 minutes 30 à 6 minutes. Cela pourra être un extrait d’interview, de débat, de discours, de
conférence en langue standard.
Le questionnaire auquel vous devrez répondre comporte 12 ou 13 questions, certaines fermées
(avec QCM - questionnaire à choix multiples) et d’autres ouvertes (des réponses à rédiger).
Dans ce cas-là, seul le contenu (et non la manière de l’exprimer) sera alors évalué.
Les questions porteront sur la compréhension globale du document ainsi que sur la compréhen­
sion d’informations plus précises ou moins explicitement exprimées.
Vous aurez une minute pour lire les questions avant d’écouter l’enregistrement, et préparer
votre écoute. Vous écouterez une première fois l’enregistrement. Vous aurez ensuite trois minu­
tes pour répondre aux questions. Puis vous écouterez une deuxième fois l’enregistrement. Vous
aurez encore cinq minutes pour compléter les réponses.

Exercice 2
Pour le deuxième exercice, vous entendrez une seule fois un enregistrement sonore de
1 minute 30 à 2 minutes environ (extrait d’interview, bulletin d’informations, publicité ou
annonce radiophonique).
Le questionnaire auquel vous devrez répondre comporte six ou sept questions, majoritairement
des questions fermées et parfois quelques questions ouvertes.
Ces questions permettront de vérifier que vous êtes capable d’identifier et de caractériser la
nature, la fonction, le thème principal de ce document, de repérer les locuteurs, leur rôle, leur
point de vue, de repérer les informations essentielles, les principaux arguments et idées expri­
mées. Elles porteront rarement sur des informations très détaillées.
Vous aurez une minute pour lire les questions avant d’écouter l’enregistrement, et préparer
votre écoute. Puis vous écouterez l’enregistrement. Vous aurez ensuite 3 minutes pour répondre
aux questions.
Entraînez-vous

"►SAVOIR-FAIRE REQUIS

Pour réussir l’épreuve de compréhension orale, il vous faut :


- gérer le stress : être prêt à tout écouter mais à ne pas tout comprendre ; construire du
sens à partir de ce qui est partiellement compris ; s ’adapter à un débit, un ton de voix ou
un accent particuliers, etc.
- être un auditeur actif : repérer tout ce qui sert, à l’oral, à donner du sens ; faire instanta­
nément le tri entre les informations utiles à retenir et celles qui ne le sont pas ; mémoriser
une certaine quantité d’informations, prendre des notes sans perdre le fil, etc.
- utiliser des compétences autres que celles mobilisées pour l’écoute, comme par exemple :
* lire efficacement un questionnaire ;
• prendre des notes.

Dans les six premières parties, vous allez développer et entraîner vos capacités d’écoute à
travers des activités parfois éloignées de ce que vous devrez faire le jour de l’examen. Lais­
sez-vous guider ; ces exercices ont pour objectif de faire de vous des auditeurs actifs, de vous
donner confiance, de vous convaincre qu’on n’a pas besoin de saisir tous les mots pour être
performant, etc.

Dans la septième partie, Vers l ’épreuve, vous allez travailler plus systématiquement les savoir-
faire évalués dans l’épreuve B2. Vous pourrez écouter une série de documents et répondre à
des questions portant sur la compréhension générale et sur des éléments de détail.

À la fin du livre, vous pourrez tester vos compétences à partir d’une vraie épreuve d ’examen
proposée avec un barème et un corrigé complets.

1 fDONNER DU SENS À PARTIR DE L’INTONATION,


BU RYTHME, IDE LU MÉLODIE

À l’oral, l’intonation, le rythm e, la m élodie peuvent donner des inform ations s u r les locuteurs, su r
leu rs opinions et leu rs sentim ents.

SB Activité 1 : Écoutez les propositions et dites si l’intonation marque une question, une exclamation
" ou une simple déclaration.
Question Exclamation Déclaration
Proposition 1
Proposition 2
Proposition 3
Proposition 4
Proposition 5
Proposition 6
Proposition 7
Proposition 8

9
Activité 2 : Écoutez les phrases et identifiez le sentiment exprimé.

Admiration Colère Doute Joie Tristesse


Phrase 1
Phrase 2
Phrase 3
Phrase 4
Phrase 5

Activité 3 : Écoutez les propositions et dites si le ton est neutre, plutôt positif ou plutôt critique.

Ton neutre Ton positif Ton critique


Proposition 1
Proposition 2
Proposition 3
Proposition 4
Proposition 5

| <Activité U

1. Écoutez le document et soulignez les mots qui sont accentués par la présentatrice.

Après les César, les Oscars, c’est l’inverse, ce soir, 34e cérémonie des César donc, et c’est le polar
Mesrine, qui part favori avec dix nominations. Le foot, coupe UEFA, Marseille, Saint-Etienne et le
PSG se sont qualifiés hier soir pour les huitièmes de finale. C’est terminé en revanche pour Bordeaux.
Et puis le XV de France s’attaque ce soir aux Gallois, troisième journée du Tournoi des six nations.

2. À votre avis, quelle est l’intention de la présentatrice lorsqu’elle souligne certains mots de
la première phrase ?

2 'TIRER PARTI DU CARACTÈRE REDONDANT DE L’ORAL


À l’oral, les répétitions et les reform u lation s sont fréquentes. Vous avez donc la possibilité de v é rifie r
si vous avez bien com pris les inform ations et les opinions exprim ées.

f i l Activité 5 : Écoutez le document et notez en-dessous de chacune des idées comment elle est
exprimée d’une autre façon dans le document.

1. La tonalité du nouvel album de Bénabar a évolué entre les débuts de sa conception et le


produit fini.
i lez-voi

2. Dans ce nouvel album, le piano n’est


pas présent.

3. Pour son rôle dans le film Incognito,


c’est le scénario qui a motivé Bénabar. Bénabar (à droite) dans une scène du film Incognito,

i i. Malgré ses autres activités, Bénabar fera toujours de la musique.

5. Bénabar envisage que le public n’apprécie plus ses chansons à l’avenir.

■ Activité 6

1. Écoutez le document et notez précisément, dans la colonne de droite, une autre façon
d’exprimer le même fait.

A. Blutch a remporté le grand prix du 36e Festival


international de la bande dessinée.

B. Blutch est incontestablement vu comme un


des grands auteurs de BD.

C. Blutch sera le prochain président du festiva


d’Angoulême,

2. Donnez un titre au document que vous venez d’entendre.

11
COMPRÉHENSION ORALE

3 GÉRER LE STRESS

Dans les en registrem en ts des activités suivantes, la façon de s'e xp rim e r des personnes est désta­
bilisante et dem ande un tem ps d'adaptation. Si, au début, cela peut vous se m b le r déroutant, vous
verrez que vous pouvez com prendre l'essen tiel du m essage.

■ :tivité 7 : Dans le document que vous allez entendre, le rythme est inhabituellement rapide. Essayez
de ne pas vous laisser impressionner par cette apparente difficulté et répondez aux questions.
1. Quel est le thème principal du document ?
□ L’apparition d’une nouvelle tendance, la catch-up TV.
□ L’augmentation de l’audience de la TNT en France.
□ Les habitudes des Français en matière de télévision.
2. Les Français regardent :
□ autant la télévision mais autrement.
□ de plus en plus la télévision.
□ moins la télévision qu’avant.
3. Reliez les éléments de la colonne de gauche
aux données chiffrées de la colonne de droite.

3,24

Nombre de Français
adeptes de la catch-up TV ® • 5,6
(en millions)
Nombre d’heures
parjour passées • ® 11,9
devant la télévision
< I8 â
Part d’audience e 8 io r
de la TNT (en %) ’ foot «

15

É ll Activité 8: Dans le document, la personne parle avec un accent sans doute inhabituel pour vous. Elle
est québécoise. Écoutez autant de fois que nécessaire et répondez aux questions ci-dessous.
1. De quoi s ’agit-il dans cet extrait ?
□ D’un crash aérien.
□ D’une histoire d’amour.
□ De la critique d’un livre.
2. Marie et ia personne canadienne qui s ’exprime sont-elles du même avis ?
□ Oui.
□ Non.
□ On ne sait pas.
3. Quel message la personne canadienne conseille-t-elle de retenir ?

12
Entraînez-vous

Activité 9 : Dans ce document, il s ’agit d’un autre accent, généralement rencontré dans le Sud
de la France. Répondez aux questions : elles se réfèrent à des informations plus précises.

1. Cette semaine, il y aura du changement dans les établissements scolaires. De quoi s ’agit-il ?

2. Quels professionnels participent à cette opération spéciale ? (2 réponses attendues)

a)

b)

3. Sous quelles formes le poisson sera-t-il proposé à la dégustation ?

4. Quel public cette semaine spéciale vise-t-elle principalement ?

TRAITER LES INFORMATIONS (ANTICIPER,


INTERPRÉTER, SYNTHÉTISER, DÉDUIRE, ETC.)

Pour accéder au sens global du m essage puis le com prendre plus en détails, vous pouvez déjà
com m encer par faire attention aux questions posées ; cela vous m ettra s u r la bonne voie (anticiper).
Puis, il faudra souvent interpréter et synthétiser les paroles entendues pour m ieux en déduire le
sens. Les activités suivantes vous perm ettent de vous y entraîner.

Activité 10 : Les personnes sont-elles favorables ou non à quelque chose ? Les questions du
journaliste vont vous permettre d’anticiper les informations données et de mieux comprendre
les opinions des personnes interviewées. Soyez attentif et répondez aux questions suivantes.

1. Quel est le thème abordé dans ce document ?

13
2. À ce sujet, les parents de Sébastien sont :
□ partagés.
□ plutôt défavorables.
□ plutôt favorables.
3. À ce sujet, les parents de Lisa sont :
□ partagés.
□ plutôt défavorables.
□ plutôt favorables.
4. À la recherche d’indices ! Réécoutez le document et notez les indices (des mots, des parties
de phrase) qui vous ont permis de répondre aux questions 2 et 3.

Hmdfess dan® tes questions Indices dans tes réponses


Les parents
de Sébastien

Les parents
de Lisa

Activité 11 : Pour comprendre les paroles de certaines personnes, on est souvent amené
à interpréter ce que l’on entend. Écoutez une première fois le document et répondez aux
questions.
1. Quel est le sujet débattu dans ce document ?

2. Le débat porte sur quel point précis ?

3. D’après ce récent sondage, les Français :


□ désirent surtout connaître l’opinion des journalistes.
□ jugent les informations trop factuelles.
□ veulent surtout des informations factuelles.

Activité 12 : Au-delà de l’interprétation et pour affiner la compréhension, on doit souvent


- synthétiser la pensée des personnes que l’on entend. Pour cette activité, écoutez une seconde
fois le même document et répondez aux questions suivantes.
1. Pour les Français :
□ la gratuité des journaux est une bonne chose.
□ le débat est plutôt ailleurs.
□ les journaux devraient plutôt rester payants.

14
Entraînez-vous

2. Notez les points importants de ce document à retenir.

3. D’après les Français, quel média les informe


le mieux ?
□ La presse.
□ La radio.
□ La télévision.

U. Précisez le pourcentage qui illustre


la question 3.
□ 28 .
□ 34.
□ 60.
□ 61.
□ 82 .

Activité 13 : Cette activité permet encore, à partir d’un document plus long, de s’entraîner à
® synthétiser différentes idées qui s’enchaînent. Écoutez le document et répondez aux questions
suivantes.

1. Le document concerne la réforme :


□ de la classe de seconde.
□ de l’Éducation nationale.
□ du lycée en France.

2. Au début de l’interview, le journaliste parle d’un mouvement de contestation. Comment


évolue-t-il ?

3, Emmanuel Davidenkoff poursuit l’explication et évoque deux nouveautés au niveau du tronc


commun. De quoi s’agit-il ? (deux éléments de réponse attendus)

15
j—
*
: .... j -
COMPRÉHENSION ORALE

I*. Pourquoi le journaliste insiste-t-il ensuite sur le mot « so c ia l » ?

5. Enfin, Emmanuel Davidenkoff parle d’« une victoire qui aura peut-être un double prix à pa yer >
Quels sont les deux points dont il est question ?

§j| Activité 14 : Il s ’agit de réécouter le document de l’activité 13 pour aller plus loin dans la
® compréhension du document et déduire certains points à partir des informations données par
le journaliste et l’intervenant.
Écoutez et répondez aux questions suivantes.

1. Face au mécontentement, quelle est la volonté du ministre de l’Éducation nationale ?

2. Quelle est finalement la question centrale sur le tronc commun ?

3. Comment pourriez-vous définir la notion de « tronc com m un » ?

4, Globalement, l’arrivée de l’économie en classe de seconde est-elle souhaitée ?

5. L’ajout de cette nouvelle matière dès la seconde :


□ devrait être effectif prochainement.
□ se fera peut-être un jour.
□ semble peu probable.

6. Pourquoi Emmanuel Davidenkoff parle-t-il d’« une im age négative du capitalism e » ?

7. Cette réforme permettra-t-elle de former plus de spécialistes en économie ?

16
Entraînez-vous

5 PRÉPARER LsÉO©¥^E s LIRE EFFICACEMENT


ILE QUESTIONNAIRE

Pour bien réussir l'épreuve de compréhension orale, n'oubliez pas de bien lire le questionnaire.
Voici quelques conseils :
- Tout d'abord, les questions respectent l’ordre du texte. Vous n'aurez donc pas à naviguer sans
cesse d'un bout à l'autre du questionnaire. Mais parfois, vous devrez reporter des informations dans
un tableau, et ces informations pourront être réparties tout au long du document.
- Dans le questionnaire, certaines questions portent sur l’ensemble du document, d’autres sur une
partie précise. Les questions de première catégorie seront toujours placées en début de ques­
tionnaire, ou au contraire à la fin. Pour bien y répondre, il faut avoir écouté la totalité du document.
Comment reconnaître ce type de questions ? Généralement, elles portent sur la nature du document
[entretien, interview, débat, etc.), sur sa fonction (informer, débattre, critiquer, commenter, etc.),
sur le thème général, sur la position et le ton des personnes qui s'expriment (neutralité, ironie,
agressivité, inquiétude, enthousiasme, etc.).
'w ............. ................ : ...........
Voici quelques exemples :

Ce document est :
□ un débat.
□ un exposé scientifique.
□ un reportage.

Quel est le message que le journaliste veut faire passer dans cet extrait ?
□ Expliquer le succès de l’eau minérale en France.
□ Inciter les auditeurs à boire de l’eau du robinet.
□ Informer sur les différents types d’eau en bouteille.

Quel est le thème principal du document ?


□ L’apparition d’une nouvelle tendance, la catch-up TV.
□ L’augmentation de l’audience de la TNT en France.
□ Les habitudes des Français en matière de télévision.

Avec quel ton l’homme interviewé parle-t-il ?


□ Attristé.
□ Enthousiaste.
□ Neutre.
□ Pessimiste.

Les questions de prem ière catégorie peuvent aussi faire appel à un travail de synthèse.
^537
ï ’-ntAes \
Les questions de seconde catégorie renvoient en général à des informations plus détaillées et
exigent parfois un relevé précis de données [indications chiffrées, sigle, identité ou fonction d'une
personne). Pour répondre au mieux à ces questions, n'hésitez pas à prendre des notes dès la pre­
mière écoute (sur la feuille de brouillon ou directement sur la feuille d'examen si vous êtes sûr(e) de
la réponse).

Exemple :
Les Français font :
□ finalement toujours autant de sport qu’avant.
□ plus souvent du sport et plus intensément.
□ toujours du sport mais moins fréquemment.

Enfin, les questions peuvent prendre plusieurs formes :


• des QCM (questions à choix multiples) ;
• des questions ouvertes, c'est-à-dire des questions demandant une réponse écrite courte (un
mot ou quelques mots) ;
• des tableaux à compléter (avec des réponses courtes à écrire) ;
• les questions VRAI / FAUX avec justification ne sont pas proposées en compréhension orale,
mais uniquement en compréhension écrite (voir partie suivante).
Attention !
Les questions à choix multiples demandent une lecture très précise : soyez très attentif au contenu
des différentes propositions de réponses car elles sont parfois très proches. Ce qui est important,
c'est l'idée complète exprimée dans la proposition de réponse et non les mots isolés.
’V
Exemple :
Comment le nombre de lecteurs a-t-il évolué ces dernières années ?
□ Il y a de plus en plus de lecteurs chez les jeunes.
□ Il y a moins de lecteurs, mais ils sont plus jeunes.
□ Il y a plus de lecteurs, mais ils sont moins jeunes.

| Activité 15 : Voici un exemple guidé. Écoutez bien le début du document suivant, lisez
attentivement les questions afin d’y répondre sans hésitation.

L’Observatoire du Mont-Mégantic (OMM), situé dans la région de l’Estrie, au Québec, est le plus
performant au Canada. Inauguré en 1978, l ’OMM est situé à 1100 mètres d’altitude, sur le Mont-
Mégantic. Il possède le plus puissant télescope à l’Est de l’Amérique du Nord et le troisième en
importance au Canada.
Depuis 2003, l’ingénieure et chargée de projet à l ’Astrolab du parc national du Mont-Mégantic,
Chloé Legris, s’occupe d’un projet de lutte contre la pollution lumineuse dans la région du Mont-
Mégantic. Elle a réussi à convaincre les gens de sa région de diminuer l’éclairage la nuit, pour que les
astronomes de l’Observatoire du Mont-Mégantic puissent mieux observer les étoiles.

1. Quelle est la volonté de Chloé Legris ?

□ D’alarmer le public sur les risques de la pollution lumineuse.


□ D’expliquer son projet de lutte contre la pollution lumineuse.
□ D’inciter les habitants à limiter leur consommation de lumière.
Ecoutez la suite du document et faites le même travail

Les efforts de Chloé Legris ont été récompensés. En septembre 2007, l ’international Dark-Sky asso­
ciation a donné le titre de Réserve internationale de ciel étoilé à la région qui entoure le Mont-
Mégantic. Le 24 janvier 2008, l’équipe de Les Années lumière, une émission scientifique de la radio
de Radio-Canada, a décerné le titre de Scientifique de l’année 2007 à Chloé Legris. Elle a été choisie
« pour la réalisation de la première réserve internationale de ciel étoilé en zone habitée au monde ».

2. Quel(s) élément(s) permet(tent) de dire que le travail de Chloé Legris est reconnu et apprécié ?
(2 éléments de réponse)

Qu’est-ce que la pollution lumineuse ?


Les rues, les parcs, les stationnements, les commerces ou encore les maisons sont éclairés la nuit.
Souvent, l’éclairage est trop puissant, ou mal orienté. Toutes ces lumières créent dans le ciel ce qu’on
appelle de la pollution lumineuse.
Quand la lumière va vers le ciel, elle rencontre des particules dans l’atmosphère. La lumière est donc
réfléchie, c’est-à-dire qu’elle retourne vers la Terre. Cela augmente la brillance du ciel. Et plus le
fond du ciel est éclairé, moins les étoiles sont visibles.

3. Comment peut-on définir la pollution lumineuse ?

La pollution lumineuse a donc plusieurs conséquences. Elle nuit à l’observation des étoiles, pour les
astronomes comme pour la population. Toutes les lumières qui éclairent la nuit causent aussi d ’im­
portantes pertes d’énergie et d’argent. La pollution lumineuse perturbe aussi la nature en nuisant au
cycle de vie des plantes et en changeant le comportement des oiseaux, des mouches et des animaux.
Par exemple, des oiseaux qui sont attirés par la lumière meurent en frappant des gratte-ciel. Aussi,
des animaux quittent des régions parce qu’ils sont perturbés par la lumière.

U. Quelles sont les conséquences néfastes de la pollution lumineuse ? Citez-en deux.

L’Observatoire du Mont-Mégantic (Québec),


COMPRÉHENSION ORALE

6 ACCOMPAGNER L’ÉCOUTE : PRENDRE DES NOTES

Faut-il prendre des notes ? Les avis sont différents à ce propos. Chaque personne a ses propres
stratégies d'écoute. Vous avez sûrement les vôtres. L’activité suivante vous entraînera à la prise
de notes ; amusez-vous à tester cette technique pour voir si cela vous aide à mieux comprendre et
retenir les informations entendues à l’oral.
Si vous choisissez de prendre des notes pendant l’examen, ces notes doivent être brèves et non rédi­
gées (quelques mots, expressions, données chiffrées, et non pas des phrases complètes).
Ces notes vous seront utiles pour rédiger vos réponses pendant le temps prévu après la ou les écou­
tes du document car il n'est pas toujours facile de m ém oriser toutes les informations entendues.

t t Activité 16 : Pour cet entraînement, écoutez deux fois le document. Pendant la première écoute,
essayez de comprendre les grandes idées et de repérer les différentes parties du document.
Après avoir pris des notes, rédigez les idées retenues dans la case synthèse, puis donnez un
titre à chaque partie.
D’après vous, combien de parties ce document comporte-t-il ? Répondez sans regarder la suite
de l’activité.

Partie 1

Partie 2

20
Partie 3

Partie 4

Lors de la seconde écoute, vérifiez que vous avez bien compris l'essentiel et complétez vos
notes avec des informations précises (relevé de mots, d’expressions, de noms, de sigles, de
chiffres, de dates, etc.).

Parties du document Notes - informations plus précises


Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

1 . ................
COMPRÉHENSION ORALE

'.I VERS L’ÉPREUVE

Dans cette dernière partie, les activités proposées vont vous entraîner plus systématiquement à
répondre aux types de questions posées le jo u r de l’examen. Les supports proposés sont brefs pour
certains et plus longs vers la fin, pour vous rapprocher progressivement des attentes de l'examen.
L'épreuve blanche, à la fin du livre, vous permettra de vous entraîner sur des documents semblables
à ceux que vous rencontrerez le jour de l'examen.
Certaines activités proposeront une seule écoute, d'autres deux. Malgré ces précisions, n'hésitez
pas à réécouter les documents si vous ne réussissez pas à répondre aux questions : ces exercices
ont pour but de vous entraîner et de vous faire progresser.
Les questions porteront soit sur une compréhension générale du document, soit sur des données
plus précises. Parfois, la réponse pourra ne pas être exprimée explicitement et elle se situera à
plusieurs endroits du document : vous devrez alors en faire la synthèse. Vous devrez aussi mettre en
relation plusieurs éléments [comparaisons, rapprochements, déductions, etc.).

Activité 17

1. De quoi s’agit-il dans ce document ?


De la présentation :
□ d’une comédie au cinéma.
□ d’une comédie au théâtre.
□ d’une comédie musicale.

2. Donnez-en le titre.

3. Quel thème cette comédie aborde-t-elle ?

4. Le jour de la rentrée au lycée, Lola :


□ est plutôt contente.
□ est plutôt stressée.
□ n’est pas très gaie.

5. Pour quelle raison se sent-elle ainsi ?

6. Quelles relations Lola a-t-elle avec sa mère ?


□ Sa mère a peu confiance en elle.
□ Sa mère est peu à i’écoute.
□ Sa mère s’occupe plus de ses frères.

7. Comment la réalisatrice a-t-elle eu l’idée de faire ce film ?

22
wmmmm
ssgii
ms&Sm

8. Quelle est l’atmosphère générale de ce film ?


□ Amusante.
□ Joyeuse.
□ Sérieuse.

-Activité 18 : L’enregistrement suivant est un bulletin météo détaillé. Répondez aux questions
*** puis complétez la carte ci-dessous à l’aide des informations chiffrées. Vous entendrez deux fois
l’enregistrement.

1. Laurent Cabrol annonce une semaine de neige. Où neigera-t-il ?

2. Mis à part la neige en montagne, quelle sera la caractéristique de la semaine ?

3, Les températures :
□ seront stables.
□ vont diminuer.
□ vont varier.

U. Quelles régions seront les plus touchées par la pluie ?

23
Activité 19

1. De quoi s ’agit-il dans ce document ?


□ D’une nouvelle coopération entre le Sud et le Nord.
□ D’une nouvelle manière de consommer.
□ De nouvelles conditions de travail dans les pays du Sud.

2. Comment appelle-t-on ce nouveau phénomène ?

3. Quel est l’objectif affiché ?

4. Les producteurs du Sud :


□ s’associent généralement à de grosses entreprises.
□ se regroupent avec d’autres familles voisines.
□ se regroupent entre eux.

5. On parle alors de produits équitables. Donnez deux exemples.

6. Comment peut-on être sûr que les produits sont bien équitables ?

7. Depuis quand ce procédé existe-t-il ?

8. Comment s’appelle l’organisme en question ?

>; Activité 20

1. Dans le document, on fait l’annonce d’un nouvel événement.

Qui l’annonce ?

De quel événement s’agit-il ?

Où aura-t-il lieu ?

Quand aura-t-il lieu ?


Entraînez-vous

2. Cet événement aurait pu avoir lieu dans une autre ville qui n’a finalement pas été retenue. De
quelle ville s’agissait-il ?

3. Quel est l’objectif affiché de ce nouvel événement ? (2 réponses attendues)

U. Reliez les éléments de la colonne de gauche aux données chiffrées de la colonne de droite.
14-18

14-21
Nombre d’athlètes présents pour cet événement •
16
Âge moyen des athlètes ©
26
Nombre de disciplines représentées »
2200
3200

5. Certaines disciplines seront adaptées aux jeunes. Donnez un exemple.

6. À quelle fréquence cet événement aura-t-il lieu ?

7. Quelle est la spécificité de la ville de Singapour ?

8. Un dernier petit entraînement pour les données chiffrées. Comme précédemment, reliez les
éléments de la colonne de gauche aux chiffres de l’autre colonne.
24

Superficie totale de Singapour (en km2) « 64

Nombre de sites prévus pour accueillir cet événement • 75,5

Nombre d’îles composant la ville de Singapour ® 494

Superficie de la plus grande île (en km2) » 584.8

647.8

25
F Activité 21 : Cette activité vous entraîne au premier exercice de compréhension orale, c’est-à-
® dire à l’exercice long (même si ce document est un peu plus court que ce qui est habituellement
proposé le jour de l’examen). Écoutez l’enregistrement et répondez aux questions qui suivent.
1. Quel est le thème débattu dans cet extrait ?
□ La discrimination à l'école.
□ La discrimination dans les livres.
□ La discrimination en général.

2. Que signifie le sigle « Halde » ?

3. L’étude dont il est question repose sur quelle analyse ?

k. La Halde met en avant un premier type de problèmes. De quoi s’agit-il ?

5. Il y a aussi des discriminations implicites. Donnez deux exemples cités.

6. Selon le journaliste et la personne interviewée, les images :


□ sont consciemment choisies par les auteurs.
□ sont inconsciemment choisies par les auteurs.
□ sont inconsciemment choisies par les éditeurs.
□ sont vivement recommandées par les éditeurs.

7. En vingt ans, comment la situation a-t-elle évolué ?

8. La Halde tire régulièrement la sonnette d’alarme. Qu’est-ce que cela signifie ?


□ Elle accuse les éditeurs de ne rien faire.
□ Elle contacte régulièrement les éditeurs.
□ Elle met en garde les éditeurs.

9. D’après le journaliste, quelles instances doivent prendre leurs responsabilités ? (2 réponses


attendues)

10. Emmanuel Davidenkoff insiste sur un point qui doit changer pour que la question des
discriminations soit mieux abordée. De quoi s’agit-il ?
Entraînez-vous

Activité 22 : Cette activité permettra plutôt de vous entraîner au deuxième exercice de


1compréhension orale, c’est-à-dire à l’exercice court. Écoutez l’enregistrement et répondez aux
questions qui suivent.

1. Quel est le thème de l’émission ?

2. À qui s’adresse cette émission ?


□ Aux étudiants seulement.
□ Aux lycéens et aux étudiants.
□ Aux lycéens seulement.

3. Quel est l’intérêt de cette émission ?

4. Lorsqu’on fait ses études en France, les voyages pour étudier :


□ se font juste après le bac.
□ se font plutôt en fin de parcours.
□ se font souvent en deuxième année.

5. Le magazine L’Étudiant présente des filières d’exception. Dans quels domaines ? Donnez un
exemple.

6. Dans quel(s) domaine(s) l’Angleterre a-t-elle une bonne réputation ? Donnez un exemple.

7. Dans quel(s) domaine(s) l’Italie a-t-elle une bonne réputation ? Donnez un exemple.

Des jeunes diplômés d’Oxford fêtent leur réussite.

27
AUTOÉVALUATION

Pas tout à Pas


fait encore
Je peux rester concentré même quand je ne
comprends pas tout.
Je peux donner du sens au message grâce à
l’intonation, au ton du locuteur.
Je peux me familiariser rapidement avec un accent
particulier ou un rythme rapide.
Je peux comprendre le sens général d’un document.
Je peux trouver des liens entre les informations du
document.
Je peux prendre en note les informations qui me
semblent les plus importantes tout en continuant à
écouter.
Je peux diriger mon écoute grâce à la lecture des
questions.
Je peux comprendre des informations précises et
détaillées dans des émissions de télévision, des
émissions radiophoniques, dans des films, des
discours assez longs.

P E T IT Q U IZ
Avez-vous l’habitude d’écouter la radio en français, de regarder des films en français, etc. ?

J’écoute / Je regarde... Régulièrement Rarement Jamais


la radio en français.
la télé en français.
des chansons en français.
des films en français.

Conseils pratiques
Refaites ce petit quiz régulièrement pour voir où vous en êtes. Voyez si vos habitudes changent.
Écouter la radio régulièrement, même sans y prêter attention, vous permettra de progresser er
compréhension orale.
Sur Internet, vous avez accès à la radio française, à la télé et à beaucoup de chansons.
TE

Descripteur global
Peut lire avec un grand degré
d’autonomie en adaptant le mode et la
rapidité de lecture à différents textes et
objectifs et en utilisant les références
convenables de manière sélective.
Possède un vocabulaire de lecture large et
actif mais pourra avoir des difficultés avec de:
expressions peu fréquentes.

Lire pour s'orienter et s'informer


Peut parcourir rapidement un texte long et
complexe et en relever les points pertinents.
Peut identifier rapidement le contenu et la
pertinence d’une information, d’un article ou
d’un reportage dans une gamme étendue de
sujets professionnels afin de décider si une
étude plus approfondie vaut la peine.
Peut comprendre des articles et des rappor
sur des problèmes contemporains et dans
lesquels les auteurs adoptent une position ou
point de vue particuliers.

29
* NATURE DE L'ÉPREUVE ET SAVOIR-FAIRE REQUIS

Durée Note sur


Réponse à des questionnaires de compréhension portant sur
deux documents écrits :
- texte à caractère informatif concernant la France ou l’espace 1 heure /25
francophone ;
- texte argumentatif.

Vous devez, en l’espace d’une heure, traiter deux types de textes (l’un à caractère informatif
portant sur des faits rattachés à l’espace francophone, l’autre à caractère argumentatif) et
répondre à différents types de questions qui font appel aux savoir-faire cités ci-après.

Com préhension globale


Dans un premier temps, vous devez...
• saisir la nature et la spécificité des documents ;
• identifier la source et dégager le thème (ou la rubrique) grâce au titre et au chapeau.

Com préhension détaillée


Vous devez ensuite...
• savoir lire rapidement et vous orienter dans le texte afin de repérer les informations
essentielles et d’identifier leur contenu ;
• reconnaître le type de document qui vous est proposé (argumentatif et informatif) ;
• comprendre l’objectif du texte, dégager le point de vue de l’auteur, identifier les enjeux
et positions exprimés ;
•vous familiariser avec les différentes formes de questions posées et savoir comment y
répondre :
-> expliciter les informations importantes par reformulation
-*■ extraire des informations précises et détaillées
-*■ prélever des indices contextuels pour donner du sens à certains mots ou expressions.
On vérifiera votre capacité à tirer profit d’un document, votre compréhension correcte des élé­
ments réellement porteurs d’information.
= »5ORIENTER DANS LE TEXTE ; IDENTIFIEE L à MISE EN
^MrAGE D ’UN ARTICLE

titre
! . '
Une télévision publique sans publicité chapeau
Janvier 2008 : Nicolas Sarkozy annonce, en conférence de presse qu’il souhaite supprimer
la publicité sur les chaînes publiques. Présentée comme « une révolution culturelle sans
précédent », la mesure suscite aussitôt de nombreuses réactions.
La publicité n ’est entrée que progressivement sur les chaînes du service public français. Les
intérêts mercantiles qu’elle représente étaient d’abord perçus comme contraires aux missions
de celui-ci et la publicité de marque ne sera introduite à la télévision qu’en 1968. Dans les
années 1980, alors que voient le jour des chaînes privées (la 5, M6, privatisation de TF1), les
chaînes publiques intensifient, pour des raisons de financement, leurs recours à la publicité. Du
même coup, et pour attirer les annonceurs qui paient d’autant plus cher le passage à l’antenne
que l’audience est importante, les chaînes publiques vont pratiquer une course à l’audience...
Et perdre peut-être un peu de vue leur mission première : proposer des programmes de qualité
à tous, quitte à ce que l’audimat ne soit pas le meilleur.
Renforcement des programmes culturels
La mesure de suppression de la publicité annoncée par Nicolas Sarkozy devrait toucher l’en­
semble du groupe France Télévision, c’est-à-dire les chaînes publiques France 2, France 3,
France 4, France 5 et France O. Ces chaînes représentent à peu près 40 % de l’audience en
itre s
France. Les défenseurs de cette mesure et ceux qui l’accueillent plutôt favorablement font
valoir que débarrassées de la tyrannie de l’audimat (mesure d’audience), les chaînes publiques
pourront renforcer leur programme culturel. [...]
Énorme manque à gagner
Le projet du président Sarkozy
pourrait donc trouver un accueil
favorable, s’il ne suscitait en fait
une énorme inquiétude chez les
professionnels. En effet, la publi­
cité représente à l’heure actuelle
36 % du financement des chaînes
publiques. Et il va falloir combler
un trou de 800 millions d’euros.
[...] Des chaînes publiques pour­
raient disparaître ou passer dans le
privé... On évoque déjà le cas sur
France 3 qui pourrait être privatisée
par région. Avec le projet de sup­
pression de la publicité sur les chaînes publiques, le paysage audiovisuel français est incon­
testablement entré dans l ’une des phases les plus compliquées de son histoire... qui n ’a que
50 ans.
Thierry L ancien, Le Français dans le monde, mai-juin 2008.

auteur, source, date

31
-§>Identifier la source
Activité 1 : À partir de chacune de ces sources, dites s’il s’agit d’un quotidien, d’un hebdomadaire,
d’un mensuel (ou bimensuel, trimestriel).

Mensuel,
Source Quotidien Hebdomadaire bimensuel,
trimestriel
Annie Khan, Le Monde, 15 octobre 2008
Phosphore, n° 331, décembre 2008
Léa Wilmer, Les Clés de l’actualité,
du 28 novembre au 4 décembre 2007
Science et Vie Junior, n° 232, janvier 2008
Courrier International, du 16 au 22 juin 2004

La date est égalem ent à prendre en considération pu isqu'elle vous perm et de savoir si le sujet traité
est un fait récent ou plutôt ancien.

Reconnaître les différents types de titres

Vous pouvez rencontrer plusieurs types de titres comme, par exemple :


• des titres informatifs qui répondent de suite aux questions qui, quoi, où, quand. (A)
Exemple : « Libération d'Ingrid Betancourt, arrivée hier à Paris. »

• des titres qui éveillent la curiosité du lecteur en n’exprimant qu'une partie du contenu de l'a rti­
cle donnant ainsi l'envie de connaître la suite. (B)
Exemple : « Rebondissement inattendu dans l'affaire des cultures d'OGM »

• des titres avec des jeux de mots. |C)


Exemple : « Un consul pas très diplomate ! »

Activité 2 : Attribuez chacun des titres suivants à la catégorie A, B ou C. Expliquez votre choix.
A. B, ou C ? |
1 « Grand blanc sur grande bleue : il neige à Marseille. »
2 « Quand la facture de chauffage jette un froid. »
3 « Raffinerie Total : une nouvelle fuite qui fait tâche ! »
4 « Sortie très attendue ce samedi du dernier film de Cédric Klapish. »
Kee i ti les i mteî »i — de ti e

Parmi les questions de compréhension qui vous seront posées, il se peut qu'on vous demande
d'expliquer un titre, de le reform uler ou même d'en créer un nouveau. Entraînez-vous, avec ces
exercices, à transform er des titres en phrase complète ou nominale.

Activité 3 : Dites, pour chaque titre, s’il s’agit d’une phrase nominale ou d’une phrase
complète.
Phrase Phrasa
nominale
1 « Les étudiants ont protesté violemment. »
2 « Acceptation du projet de loi sur l’immigration. »
3 « La Halde* donne raison aux saisonniers étrangers. »
4 « Appel à une mobilisation des lycéens ce jeudi à Paris. »
S « 10 ans après son lancement, l’euro cherche un nouvel équilibre. »
« Le président de l’association “Jeunes et emploi” a pris position
6
publiquement. »

* Halde : Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour i ’Égalité

Activité U ■.De la phrase nominale à la phrase conjuguée.


Transformez les phrases suivantes comme dans l’exemple.
Exemple : Yannick Noah à l ’Olympia : plus de 2 OOO fans attendus !
-* Plus de 2 OOO fans sont attendus à l'Olympia pour le concert de Yannick Noah.
1. 2008 : Engagement bénévole en augmentation

2. Réchauffement climatique : quelle attitude adopter ?

3. Jour J -10 pour les J.O. !

Activité 5 : De la phrase conjuguée à la phrase nominale.


Transformez les phrases suivantes comme dans l’exemple.
Exemple : L’Airbus A380 volera pour la première fois mercredi prochain.
-* Mercredi prochain : premier vol pour l’Airbus A380
1. Tsunami, tremblements de terre, cyclones... la nature se venge !

33
2. Abd Al Malik sort son 3e album et nous précise ses points de vue.

3. Les Parisiens recyclent les sapins de Noël.

4. Toutes les affiches publicitaires seront supprimées dans les jours qui suivent.

Certains mots ou expressions peuvent nuancer le sens d'une phrase. Les activités 6 et 7 vous aident
à comprendre ces subtilités.
•w
Activité 6 : Cochez la proposition dont le sens est le plus proche des phrases suivantes.
1. Rien n’interdit qu’un jour on rétablisse le port de l’uniforme à l’école.
L’uniforme à l’école est quelque chose :
□ d’envisageable.
□ d’inconcevable.
□ qui existe déjà.
2. Les adolescents aiment toujours écrire, et ils n’écrivent sans doute pas moins, ni moins bien
qu’avant.
□ Il est certain que les adolescents n’écrivent plus comme avant.
□ Il est évident que les adolescents écrivent aussi bien qu’avant.
□ Il est probable que les adolescents écrivent autant et aussi bien qu’avant.
3. Même si cela reste encore l’apanage des jeunes gens, de plus en plus de personnes actives,
qui n’ont pas beaucoup de moyens, s’orientent vers la colocation.
□ Les jeunes ne sont plus aussi attirés par la colocation qu’avant.
□ La colocation est un phénomène qui concerne uniquement les jeunes.
□ Le phénomène de la colocation tend à s’étendre à des personnes moins jeunes.

L'utilisation du conditionnel permet d'exprim er une réalisation éventuelle, un souhait, une rumeur,
des informations non encore avérées. Avec le verbe devoir au conditionnel présent, on peut expri­
mer la probabilité, et au conditionnel passé un regret, un reproche.
'W'
Activité 7 : Cochez la proposition dont le sens est le plus proche des phrases suivantes.

1. Les prochaines statistiques devraient confirmer les résultats de l’enquête judiciaire.


□ Les résultats de l’enquête sont définitifs.
□ L’enquête attend les statistiques pour être conclue.
□ Des statistiques pour l’enquête ont déjà été réalisées.

2. Le projet pourrait trouver un accueil favorable s’il ne suscitait en fait une inquiétude parmi
les enseignants.
□ Le projet a été réalisé avec succès.
□ Quelques réticences persistent face au projet.
□ Il n’y a aucun obstacle à la réalisation du projet.
“3» Id en tifiai Sa ru b riq u e
Activité 8 : Comme dans l’exemple donné, relevez les mots clés et retrouvez, pour chacun des
titres suivants, la rubrique à laquelle l’article pourrait appartenir.

économie
sport
politique
santé
culture
technologie
société
sciences
faits divers
dém ographie

Titres Mots clés


Ex : Natalité : la France est championne d’Europe des « natalité », société
berceaux. « France », « Europe »
1 Internet : l’impossible sécurité du réseau mondial.
' 2 Première journée des J.O.1 à Pékin pour les athlètes.
3 Un nouveau vaccin contre ia grippe aviaire.
2,2 millions d’habitants à Paris selon les derniers
4
chiffres de l’INSEE2.
La mode des cafés littéraires, un monde de cultures
S
et de rencontres.
La SNCF3 dédommage ses usagers mais augmente
6
les tarifs du TGV4.
1. Jeux olympiques - 2. Institut National de la Statistique et des Études Économiques - 3. Société Nationale des Che­
mins de fer Français - 4. Train à Grande Vitesse.

Activité 9 : Associez les mots suivants (colonne A) à une rubrique (colonne B).
A B
Médias, bande dessinée,........... TECHNOLOGIE
© ©
Budget, finance,............................ SANTÉ
Vaccin, ADN,................................ © • POLITIQUE -
Syndicats, ju s tic e ,........................ • • SPORT
Match, athlète................................ CULTURE
Ordinateur réseau,..................
• •
............... ............. ■....................... ÉCONOMIE

Conseil : complétez cette liste durant toute votre préparation aux épreuves afin d’enrichir votre
lexique !

35
9 e f a i r e d n e i d é e s ü r “ C O N T E N Ü

Identifier le chapeau
Activité 10
Chapeau 1

Les jeunes sont nombreux à s’engager dans des actions ou des projets associatifs ou scolaires. De
telles initiatives sont de nature très variée, parfois modestes, souvent inventives, et dans bien des
cas d’une grande utilité sociale. Elles présentent un intérêt collectif qui illustre en réalité la capacité
des jeunes à prendre des responsabilités au bénéfice des autres. Ces engagements m éritent donc
d’être valorisés et de bénéficier d’une reconnaissance.
www.enviedagir.fr, 20 mars 2007

1. Lisez ce chapeau et...


• soulignez les mots clés ;
• déterminez la rubrique : ..............................................................;
• choisissez un titre parmi ceux proposés :
- Reconnaissance et valorisation de l’engagement des jeunes
- Des associations de grande utilité créées par des jeunes
- De plus en plus de jeunes adhèrent à des projets associatifs
Chapeau 2

Une nouvelle étude suggère que les enfants qui sont par préférence plus actifs la nuit que le jour,
seraient plus sujets à des comportements antisociaux à l’adolescence, et ce dès l’âge de huit ans.
Ceux qui se couchent tard seraient plus antisociaux que ceux qui se lèvent tô t et participent aux
activités sociales, rapportent les chercheurs. Ainsi, les enfants qui sont plus actifs le soir, et restent
éveillés jusqu’à tard dans la nuit seraient destinés à une existence antisociale, notamment durant la
préadolescence !
http://www.actualites-news-environnement.com

2. Soulignez les verbes conjugués. À quel temps appartiennent-ils ? Pourquoi ?

Proposez un titre : ..............................................................................................................................

3. Pour chacun des chapeaux suivants, soulignez les mots clés, déterminez la rubrique et
proposez un titre.

Chapeau 3

Chantai Jouanno, secrétaire d’État à l ’écologie, nous dit ses craintes sur les ondes des portables. Elle
préconise l’interdiction chez les plus jeunes et l’oreillette pour tous.
Aujourd’hui en France, 27 février 2009-

Rubrique
Étudier le début d ’un article
Activité 11 : Voici trois débuts d’article. Pour chacun :
e définissez le sujet / thème principal ; ®donnez la rubrique ;
• indiquez le public concerné ; • proposez un titre.
• précisez à quel moment cela se passe ;

Début d ’article 1

Comment attirer davantage de jeunes vers les professions scientifiques et techniques ? Et, plus pré­
cisément, comment inciter les filles à s’y intéresser, se sont demandé les organisatrices du Women ’s
Forum, qui a lieu du jeudi 16 au samedi 18 octobre, à Deauville. Car les femmes comptent bien peu
dans l’univers scientifique. Elles ne représentent que 9 % des directeurs de recherche de l’Union
européenne. Beaucoup moins nombreuses que les hommes à entreprendre des études supérieures
scientifiques ou techniques, elles quittent ce type de profession ou sont mises à l’écart, confrontées à
une série d’obstacles, que seule une minorité arrive à franchir. Pourtant, dans les écoles primaires ou
secondaires, leurs résultats scolaires sont aussi bons sinon meilleurs que ceux des garçons. En Europe
comme en Amérique du Nord. Et l’on sait maintenant que le cerveau des petites filles est tout aussi
apte aux sciences que celui de leurs frères.
Annie K h a n , Le Monde, 15 octobre 2008.

Sujet / thème principal : ................................................. Rubrique:

Public concerné : ..................................................... Titre proposé :

Quand ? ............................................

Début d ’article 2

Il y a le permis de conduire, comme il y a eu la première traversée de piscine sans bouée, ou les


premiers tours de piste en vélo sans roulettes. Étape de vie, saluée comme telle par les familles.
Et dans les sociétés occidentales, sésame indispensable à l’intégration sociale et professionnelle.
Techniquement, c’est une véritable « épreuve », plus difficile à réussir que le bac, lequel se passe
sensiblement au même âge (52 % de succès en moyenne au premier passage, et 83,3 % en 2007 pour
le bac). Mais le permis de conduire, c’est bien plus encore...
« Alors q u ’aujourd’hui les étapes de passage vers l ’âge adulte (travail, mariage, service militaire...)
ont disparu ou se sont désynchronisées, son obtention représente un rite important, souligne le socio­
logue Olivier Masclet (auteur de l’étude « Passer le permis de conduire : la fin de l’adolescence1 ») ;
il confère un statut, une puissance sociale, en particulier dans les milieux populaires ». « Sans le
permis, t ’es rien, les filles préfèrent les garçons qui ont une voiture », constate, désabusé, un jeune
Sébastien qui vient de le rater pour la seconde fois.
G u ille m e tte De L a B orie, La Croix, 02 ju i l l e t 2008.

(1) Agora Débats/jeunesse n° 26, 2002.

Sujet / thème principal : ................................................. Rubrique : ..........................................

Public concerné : .................................................... Titre proposé : ............................................

Quand ? ................................................

37
COMPREHENSION ECRITE

IDENTIFIER LA STRUCTURE D 5UN TEXTE

Certains chapeaux donnent déjà une idée sur le déroulement du texte et offrent une sorte de plan
possible de l’article.

Observez ce chapeau

Claviers au bout des doigts, téléphone portable sur l’oreille et lecteur MP3 en bandoulière, l’ado de la
fin des années 2000 suscite l’inquiétude de ses parents et l ’intérêt du marketing. Deux bonnes raisons
pour l’étudier de près. Deux études nous interpellent sur ces nouvelles attitudes... très branchées.
Odile A m b ry , Le Français dans le monde, mai-juin 2008.

Quatre questions se posent :


• Comment est l’ado de la fin des années 2000 ?
• Pourquoi préoccupe-t-il ses parents ?
• Qui profite de l’intérêt des adolescents ?
• Comment répondre aux questions des parents ?

Ces quatre questions sont un plan possible.


l re partie : Le profil de l’adolescent de la fin des années 2000.
2e partie : Les principales préoccupations des parents.
3e partie : L’adolescent victime de la mode.
4e partie : Deux études expliquent ce phénomène.

Activité 12 ; À vous maintenant de retrouver un plan possible.

Chômage, pauvreté, perte de confiance en l’avenir : la situation des 16-25 ans interpelle. Le haut-
commissaire à la jeunesse, Martin Hirsch, lance lundi 9 mars la concertation qui d oit aboutir à une
nouvelle politique de la jeunesse, favorisant l’autonomie : insertion professionnelle, logement, santé,
participation à la vie sociale seront les thèmes abordés.
www.lemonde.fr, 09 mars 2009.

Questions possibles ?

Proposition de plan :
* Les paragraphes
Chaque texte répond à une certaine organisation :
• une introduction qui présente le sujet ;
• un développement qui expose les arguments (divisé en plusieurs paragraphes) ;
• une conclusion qui reformule l'essentiel et synthétise le message.
Les paragraphes constituent l'organisation d'un texte.
Ils sont généralement clairement séparés et à chacun d'entre eux correspond une idée principale.

Activité 13 : Lisez cet article et répondez aux questions.

Titre possible : ................................................................


O La vogue des lecteurs MP3 inquiète au plus haut point, aujourd’hui, les spécialistes et les méde­
cins de la surdité. Tous les éléments scientifiques sont réunis pour conclure que le fait d’exposer
ses tympans à des intensités sonores élevées et prolongées peut entraîner des pertes auditives. La
médecine militaire et celle du travail ont malheureusement été en mesure d’observer les dégâts qui
peuvent être causés dans ce domaine. Mais voici qu’une majorité d’enfants et d’adolescents exposent
quotidiennement leur système auditif à de nouvelles sources sonores qui font de tous les baladeurs
une nouvelle source de risques, et ce d’autant plus que le nombre des utilisateurs ne cesse d’augmen­
ter de la même manière que les temps d’utilisation.
© On estime que cinquante millions de lecteurs MP3 sont vendus chaque année dans les pays de
l’Union européenne. Certes, on a trop peu de recul pour savoir quel sera l’impact de l’usage de cette
technologie sur l’audition. Les différentes études parcellaires déjà réalisées sur ce thème semblent a
priori rassurantes : 90 % des jeunes ne dépasseraient pas - du moins lorsqu’ils sont au calme - les
seuils de dangerosité fixés par la réglementation internationale, soit plus de 85 décibels pendant huit
heures. Mais vu le nombre d’utilisateurs, les 10 % qui font un mésusage de l’appareil laissent redouter
de considérables problèmes dans le futur et un nombre inquiétant de jeunes adultes malentendants.
© Les oreilles humaines sont ainsi faites qu’en dessous de 20 décibels nous n ’entendons rien et que
la souffrance auditive commence. Avec les baladeurs, on se trouve confronté à une situation inédite.
Mais si l’on souffre immédiatement à proximité d’une moto, d’un marteau-piqueur en pleine action
et si le bruit au travail est perçu comme une nuisance, le recours au baladeur est toujours une source
de plaisir. En 2003, le Parlement européen a proposé une limitation à 80 décibels. Est-ce suffisant ?
Faut-il laisser les fabricants proposer les modèles qu’ils souhaitent ? Comment faire en sachant que
des moyens existent pour « débrider » les baladeurs en chargeant, dit-on, les versions américaines des
logiciels faisant fonctionner ces appareils...
O La réflexion est en cours dans ce domaine où, curieusement, le principe de précaution semble
oublié. Concrètement, quelques conseils peuvent être prodigués comme la règle des « 60 %, 60 minu­
tes » qui consiste à ne pas utiliser les lecteurs MP3 plus d’une heure à un volume supérieur à 60 % du
maximum. On peut aussi recommander le port de casque recouvrant les oreilles. Mais les casques sont
généralement chers, encombrants et peu esthétiques aux yeux des ados.
J.-Y. N., Direct Matin, 10 mars 2009.

1. Thème principal : ............................................Objectif du texte


2. Idée(s) développée(s) dans chaque paragraphe ?
O ....................................................................... © ...........................
© ....................................................................... O
3. Proposez un titre à chaque paragraphe : © ....
© ....................................................................... O
U. Proposez un titre à l’ensemble du texte.

39
Activité 14 : Relevez les articulateurs dans cet article et classez-les dans le tableau qui suit.

« Planète en danger », un concept en or pour les agences de voyages


L’imagination des voyagistes n’a pas de limites. Après le tourisme des lieux de guerre,
le tourisme sombre, [...] place au tourisme labellisé « planète en danger ».
Selon les professionnels du secteur, ce type de tourisme a de l’avenir et connaît déjà un succès gran­
dissant. Selon le rédacteur en chef d’une revue destinée aux agents de voyages, de plus en plus, « les
gens visitent des endroits parce qu ’ils sont convaincus que ces lieux vont changer et ils veulent les
voir avant ». Pour lui, ce « tourisme des catastrophes » écologiques, un phénomène apparu il y a
environ deux ans, est en passe de devenir un « filon important » dans le secteur.
S’ils notent effectivement un intérêt croissant pour ce type de tourisme, les voyagistes français contes­
tent, en revanche, la nouveauté du comportement. <•<Ce n ’est pas un phénomène récent », explique
Yannick Briand, directeur général de 66° Nord, voyagiste lyonnais spécialisé dans les excursions en
terres polaires. « Cette prise de conscience date d ’il y a une vingtaine d ’années et est apparue en
même temps que la notion de respect de l ’environnement », précise M. Briand. « Mais aujourd’hui de
nouvelles motivations sont apparues : à cause du changement climatique, les glaces vont fondre et il
faut y aller avant que ça fonde ! », admet-il. En conséquence, il y a incontestablement un nouvel attrait
pour les terres polaires. « Mais, relativise-t-il, les volumes de voyageurs restent très confidentiels. »
L’agence 66° Nord fait voyager vers les terres polaires environ 1000 personnes par an. Le voyage du
type « planète en danger » se mérite : à la fois financièrement, car il faut compter environ 3 000 euros
par personne pour dix jours ; à la fois en termes de confort, car, en dépit du prix, le séjour reste sou­
vent très Spartiate - voire dangereux, comme l’a montré l ’échouage le 18 février, dans la péninsule
antarctique, d’un bateau de croisière dont les 106 passagers ont dû être évacués. Enfin, ces excursions
demandent une bonne condition physique.
Circuit chez les ours polaires
Chez Terres d’Aventure, filiale de Voyageurs du Monde (VDM), on confirme également que ce type
de voyages est dans l’air du temps. « Il y a une marque qui marche bien chez Terres d ’A venture :
Grand Nord, Grand Large, des voyages dans le Grand Nord et l 1Antarctique, depuis dix-huit mois »,
constate Jean-François Rial, patron de VDM. Une demande qui ne représente toutefois que 2 200
clients par an. Le voyagiste organise des croisières avec conférence sur le réchauffement climatique,
par exemple, avec le célèbre glaciologue français Claude Lorius.
« Cette année, précise Lionel Habasque, patron de Terres d’Aventure, on refait la trace de l ’expédition
de Paul-Emile Victor sur d ’anciens bateaux d ’exploration russes. » Mais l’un des grands musts de
Terres d’Aventure reste le voyage à Churchill, sur
la baie d’Hudson (Canada) : neuf jours entre octo­
bre et début novembre (4 500 euros) pour aller
voir les ours polaires. À cette époque, plus de
300 d’entre eux stationnent sur une cinquantaine
de kilomètres entre le cap et le village, attendant
la formation de la banquise qui leur permet de
rejoindre leur territoire de chasse.
Mais il n ’y a pas que les ours polaires qui font
l ’objet de toutes les attentions. Chez Terres
d’Aventure, la forêt amazonienne a aussi ses afi­
cionados. Ils ne sont pas encore très nombreux,
mais au moins une centaine à débourser 5 000 à 6 000 euros par an pour marcher au cœur de la forêt
dans des zones très reculées. <■<•Des touristes, précise M. Habasque, qui ne laissent jamais un détritus
derrière eux. »
François BOSTNAVARON, Le Monde, 21 février 2009.
Relevez les articulateurs dans cet article et classez-les dans le tableau qui suit.

Articulateurs
Cause, conséquence
Concession
Opposition
Comparaison
Indicateurs de temps
Énumération, structuration du texte
Illustration par l’exemple

Activité 15 : À l’aide de la liste ci-après, retrouvez les articulateurs du texte suivant.

à condition q u(e)'- ainsi que - au-delà de - de plus qu(e)' - durant - en dépit de - environ - grâce à -
notamment - outre - pendant - plus de - selon - soit - tant que

S O L ID A R IT É E T E N G A G E M E N T
La nouvelle campagne
des Restos du Cœur
C’est sur fond de crise économique que
s’est ouverte début décembre la 24e cam­
pagne des Restos du Cœur..................
l’augmentation des prix des produits de
consommation courante et d’un nombre
croissant de repas à distribuer chaque jour,
les 51 500 bénévoles que dénombre l’as­
sociation, .............. les salariés, restent
mobilisés. « Non, les Restos du Cœur ne
fermeront pas et ils continueront,............ cela sera nécessaire, à être le porte-parole des sans-abris
et des mal-logés », précise Olivier Berthe, président des Restos................. 700 000 personnes ont été
accueillies sur la période 2007-2008,.............. 90 000 ..............en 2002-2003.................. 91 millions
de repas ont pu être offerts l’an passé - 10 % de plus qu’en 2007 - ..............la générosité des dons et
des legs, estimés à plus de 49,6 millions d’euros.
La loi Coluche, adoptée par le Parlement le 20 octobre 1988, .............. la présidence de François
Mitterrand, contribue à accroître le niveau des collectes. Elle octroie aux donateurs une déduction fiscale
de 75 % du montant des dons,............. ils n ’excèdent pas 495 euros. Dans le cas contraire, la réduction
atteint 66 % dans la limite de 20 % des revenus imposables. Les Restos se sont une nouvelle fois associés
cette année avec le groupe Procter & Gamble France pour lancer l’opération « Un achat pour vous, un
repas pour les Restos » dans tous les hypermarchés et supermarchés, en février et mars prochains.
.............. la « grande cantine gratos » voulue par Coluche, les Restos du Cœur ont étendu leurs
actions..............l ’aide alimentaire. L’association com pte............... 160 ateliers de soutien scolaire et
de lutte contre l’illettrisme, 150 ateliers et jardins ouverts toute l ’année, 540 logements en sous-loca­
tion et plus de 1000 personnes en contrat aidé dans les chantiers d ’insertion Restos. Une convention
qui vient d’être signée avec le gouvernement vise à étoffer,.............. trois ans, les aides à l’accompa­
gnement vers l’emploi................ le secrétaire d’État à l’Emploi, Laurent Wauquiez, il y aura « dans
les mois qui viennent (...) une relance des chantiers d ’insertion » à raison de cinq nouveaux chantiers
par an. Le texte permettra de faire passer de 1000 à 1500 le nombre de recrutements en contrat aidé
et de verser 15 000 euros pour soutenir chaque projet.
Direct soir, 21 janvier 2009.

41
JE FAMILIARISER AVEC LES DEUX TYPES DE TEXTES

* D éceler le ton de l ’article


Activité 16 : Pour chacun des extraits suivants, dites si le ton employé est neutre ou s’il y a une
prise de position ou encore s’il s ’agit d’une provocation, d’une polémique.

Extrait 1

« C’est une mesure opportuniste et démagogique, prise pour faire plaisir aux adultes (parents, ensei­
gnants) et pour des raisons d’économies budgétaires. Mais elle est totalement contraire à l ’intérêt des
enfants. Cette réforme s’est faite sans concertation avec des spécialistes des rythmes scolaires;; »
Viva magazine, 2 septembre 2008.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------^------

Ton employé : ........................................................................................................................ ...........


Extrait 2

Le désintérêt des jeunes pour les métiers scientifiques inquiète les employeurs de tous les continents.
Parce que de multiples bouleversements mondiaux, comme le réchauffement climatique, le déve­
loppement des pays émergents et son corollaire, l ’épuisement accéléré des ressources naturelles,
demeurent et seront toujours d’actualité quand la crise financière ne le sera plus.
Annie KHAN, Le Monde, 15 octobre 2008.

Ton employé :

Nature et fonctions *

Pendant l'épreuve, vous aurez à traiter deux types d'articles : l'un informatif, l'autre argumentatif.
Posez-vous les questions suivantes :
• Quelle est la fonction de cet article ?
• Quel a été le but de l’auteur ? Qu’a -t-il voulu démontrer ou prouver ?
Le texte informatif a une fonction essentiellement factuelle. Il porte sur un thème concernant la
France ou le monde francophone.
Le texte argumentatif défend en général une prise de position. Le locuteur cherche à convaincre
le destinataire en lui faisant partager son point de vue, en faisant appel à ses sentiments ou à sa
raison, en l'interpellant, en s’opposant implicitement ou explicitement à d’autres points de vue:

Activité 17 : Identifiez la fonction de chacun des articles suivants.

Descriptif Argum entatif But recherché


(information sur un fait) (prise de position) par l’auteur
Texte 1
Texte 2
Texte 3
Texte 4
Canada. Un groupe de Québécois est en train de créer un langage animé universel. Ils s ’inspirent
notamment des images symboliques de la langue chinoise, rapporte le quotidien de Montréal
Le Devoir.

La création d’un langage universel


Transportons-nous en février 2025. Devant son ordinateur portable, un jeune Québécois - appelons-
le Maxime Clairemont - bavarde avec son ami russe Dimitri Ivanovich. « Il fa it très beau à Montréal,
cinq degrés et toujours pas de neige cette année. » En direct, son texte s’accompagne d’un court film
en dessins animés en 3D que Dimitri comprend immédiatement. « À Moscou, c ’est pareil », signifie
l’animation que notre protagoniste imaginaire reçoit en retour à Montréal : on voit la place Rouge
baignée de soleil, parcourue de passants habillés légèrement.
De la science-fiction ? Si peu. C’est le rêve qui enflamme le professeur de philosophie Lionel Audant,
son fils, l’homme d’affaires Pascal Audant, les ingénieurs Benoît Ozell et Michel Gagnon, ainsi que
le linguiste Nathan Ménard.
Ensemble, ils veulent créer une interface graphique grâce à laquelle un Chinois et un Allemand, ou un
Français et un Russe, pourraient échanger chacun dans sa propre langue et se comprendre en temps
réel. L’université Nankai, à Tianjin, en Chine, participera également au projet. Ce dernier bénéficie
pour l’heure d’un budget de 1,5 million de dollars canadiens [environ 900000 euros], provenant
notamment de l’organisme à but non lucratif Prompt Québec - qui organise, entre autres, des parte­
nariats de recherche industriels-universitaires - ainsi que de certains fonds de recherche publics.
Les ingénieurs qui travaillent sur ce projet prévoient que, d’ici à un an, une « grammaire » informati­
que transformant automatiquement des histoires simples en animations fournira les premières bases.
Deux ans de plus seront nécessaires pour créer un prototype capable d’animer automatiquement des
textes élémentaires, comme des contes pour enfants. Dans quatre ans, n ’importe quel récit composé
à partir d’une base de mots prédéterminée pourrait prendre vie à l’écran. Ensuite ? Tout devient pos­
sible, estime Lionel Audant. À son sens, le cinéma s’intéressera à cet outil.
Dans cette recherche d’un langage universel, « nous allons rapidement nous heurter à l ’abstrac­
tion », déclare Pascal Audant. « Et c ’est en ce sens que la langue chinoise a une longueur d ’avance,
car tout y est métaphorique », poursuit le jeune homme d’affaires. Il explique que « la bonté » se dit
et s’écrit en chinois : « La façon dont une mère agit avec son enfant. » Voilà quelque chose de plus
facile et de plus concret à animer que le concept de bonté même.
Nathan Ménard, professeur retraité en linguistique de l’université de Montréal, a éprouvé « une
curiosité mêlée de scepticisme » lorsque les Audant l’ont sollicité. « Je percevais cela comme une
innovation technologique de plus, voire un nouveau gadget », avoue-t-il. Mais, à présent qu’il a
constaté « le point de départ résolument conceptuel, ainsi que les produits de qualité déjà dévelop­
pés », cette aventure lui semble aujourd’hui réaliste. L’ingénieur Michel Gagnon, de l’Ecole poly­
technique de Montréal, explique pour sa part qu’il a accepté de prêter son expertise scientifique aux
Audant parce que le « projet était complètement fou ». Mais, ajoute-t-il, « à la différence d ’un vrai
projet de fous, nous avons une méthodologie scientifique. » Quant à son collègue Benoît Ozell, expert
en intelligence artificielle, il s’occupera de l’aspect graphique du processus informatique, qui « inter­
prétera » les phrases pour les transformer en images animées.
Amélie DAOUST-BOISVERT, Le Devoir (extraits), Montréal
Courrier International pour Direct Matin Plus, 11 mars 2009.
Saint-Denis, nous voilà !
À Saint-Denis, les passionnés d’art et de culture se réunissent dans les expos ou les soirées slam du
Café Culturel. De plus en plus de Parisiens franchissent le périphérique, constate The Irish Times.
Demandez à un Parisien moyen ce qu’il pense de Saint-Denis, cette
ville universitaire de la banlieue parisienne située tout au bout de la
ligne 13 du métro, dont un fort pourcentage de la population est issu
de l’immigration. Il vous répondra probablement qu’elle grouille
d’agresseurs potentiels et de « sauvageons ». Les habitants de Saint-
Denis, pour leur part, estiment que les médias sont responsables de la
mauvaise réputation de leur ville et font remarquer que les Parisiens
sont nombreux à fréquenter le marché en plein air qui s’y tient trois
fois par semaine, un véritable melting-pot où s’étalent denrées ali­
mentaires et vêtements de tous continents.
Fils d’immigrés algériens, Brahim Lahreche est cofondateur et gérant
du Café Culturel [http://www.cafeculturel.org/], situé à côté de la
basilique médiévale Saint-Denis. Il a fondé le Café Culturel, il y a
dix ans, avec celle qui était sa compagne à l’époque, Cristina Lopes.
Il gère les affaires quotidiennes et elle organise des expositions artis- Grand CorPs Malade-
tiques à l ’étage, ainsi que, les vendredis et samedis soir, des concerts
de rock, de musique folk, de fado portugais et, surtout, des récitals de slam. Les Parisiens sont de plus
en plus nombreux à fréquenter le café. «Au début, seules deux ou trois personnes venaient assister à
nos soirées de slam. Maintenant, on accueille parfois jusqu ’à 300 personnes », remarque Lahreche.
Importé des États-Unis, le slam est une sorte de poésie crue : les performances rappellent parfois les
compétitions sportives. « Nous avons été les premiers à faire du slam à Saint-Denis. Nous avons servi
de plate-forme de lancement » affirme Lahreche. Grand Corps Malade a été « découvert » au Café
Culturel. Ami Karim, autre slameur réputé, continue d’y présenter ses textes.
C’est Scott Haine, professeur d’histoire adjoint à l’université du Maryland et probablement le plus
grand expert de la sociologie des cafés français, qui m ’a emmenée au Café Culturel. Le café est pour­
tant une institution en plein déclin en France. Depuis 1960, les Français ont diminué de moitié leur
consommation de vin, et les cafés sont désormais des endroits qu’ils fréquentent de temps à autre.
« Au fu r et à mesure que nous développons une dépendance envers les moyens de communication
modernes, le fa it de s ’asseoir à côté d ’une personne en chair et en os devient plus exotique, explique-
t-il. E t c ’est pour ça que les cafés ne disparaîtront pas. Les gens auront toujours besoin de contacts
humains. » Et ce que Scott Haine a découvert au Café Culturel, où les clients ont plus tendance à
commander un thé à la menthe qu’un expresso, le passionne.
« Le Café Culturel a réussi à donner un nouveau souffle à une vieille institution, à attirer une nou­
velle clientèle et à créer une nouvelle force culturelle, affirme-t-il. Il y a 60 ou 70 ans, on allait écou­
ter P iaf à Montmartre. Aujourd’hui, on vient à Saint-Denis pour écouter du slam. » Pour lui, il existe
des précédents historiques : l’apparition du swing et du jazz dans les boîtes de Harlem ou, dans les
années 1920 et 1930, l’engouement des Parisiens de la classe moyenne pour les cafés-concerts des
quartiers ouvriers de l’Est et du Nord de Paris.
Aujourd’hui les jeunes des quartiers de banlieues marchent dans les pas d’Edith Piaf, l’orpheline
vagabonde de Belleville, de Maurice Chevalier, le petit garçon pauvre de Ménilmontant, et d’Yves
Montand, le métallo italien de Marseille. Le Café Culturel reçoit des subventions du département de
Seine-Saint-Denis et, s’il n ’intéressait pas aussi un public de plus en plus parisien, on pourrait cyni­
quement supposer qu’il ne constitue qu’une tactique pour cantonner les immigrés dans leur ghetto.
La France a encore beaucoup de progrès à faire dans la lutte contre la discrimination.
Le président Nicolas Sarkozy a contribué à modifier les attitudes de la population en nommant trois
ministres issus de minorités ethniques, même si c’était, selon Lahreche, « surtout pour la galerie ».
Lara MARLOWE, The Irish Times (extraits), Dublin
Courrier International pour Direct matin plus, 22 janvier 2009.
Texte 3

Les jeunes veulent travailler autrement


Les choix d’orientation obligent les adolescents à se projeter dans l’avenir.
Ils veulent un travail « épanouissant » qui leur laissera du temps libre.
Que sait-on du travail quand on a 16 ans et que l ’on se prépare au bac ? Pas grand-chose. Un stage de
quelques jours en entreprise, à la fin de la classe de troisième, des conversations familiales, un petit
boulot d’été - si difficile à trouver lorsqu’on n ’est pas encore majeur - dévoilent bien quelques facet­
tes, imprécises, de ce qu’est une vie active. Mais pour l ’essentiel, la réalité de l ’univers professionnel
reste loin des adolescents. Au mieux fantasme-t-on ce futur en ne retenant que l’aspect le plus brillant
d’un métier, au pire l’ignore-t-on devant la prégnance d’autres interrogations plus existentielles.
Et pourtant, c’est à 16 ou 17 ans, parfois même avant, que les adolescents doivent effectuer des choix
d’orientation qui les forcent à se projeter (ne serait-ce qu’en cernant ce qu’ils ne voudraient pas faire)
dans leur future vie d’adulte travaillant, d’adulte tout court.
Dans les familles, ces moments sont
souvent l’occasion de prendre la mesure
d’un certain écart entre générations.
Aux questions faussement sereines ou
franchement inquiètes des parents sur
leurs projets d’avenir, les adolescents
répondent en des termes qui peuvent
paraître décalés à leurs aînés. Le mar­
ché de l’emploi n ’offre pas que des
perspectives réjouissantes aux jeunes,
mais filles et garçons n ’entendent pas
pour autant « travailler dans un bureau
ennuyeux » ou « avoir un chef qui me
commande toute la journée ». Ils parlent
en revanche « d ’épanouissement », de « plaisir », de « passion », de « contacts enrichissants », de
<•<■bonne ambiance ». Et disent encore que le travail, « c ’est important », mais « qu ’on ne doit pas
tout y sacrifier », évoquent la nécessité d’avoir « du temps pour soi », pour ceux qu’on aime, famille
et amis réunis en une même tribu. Ceux que l’on interroge, pourtant, ne mesurent pas toujours à quel
point la conciliation de toutes ces aspirations parfois paradoxales peut s’avérer délicate.
C’est que le rapport des jeunes générations au travail s’est fortement modifié ces dernières années, en
même temps que s’est réaffirmé leur attachement à la famille et, plus largement, à la sphère amicale.
«Aujourd’hui, estime le sociologue Michel Fize, la conciliation vie professionnelle-vie personnelle
est capitale. Le jeune doit positionner son projet de vie en fonction d ’un certain nombre de notions
clés comme la liberté, la sécurité, la famille, l ’argent... » Claude Costechareyre, expert pour les
problèmes d ’orientation et d’insertion professionnelle au sein du cabinet Niagara Innovation, fait peu
ou prou le même constat. « Les jeunes sont très centrés sur les questions personnelles, confirme-t-il.
Le regard qu 'ils portent sur la société n ’est pas très optimiste. Cela renforce leur souci de réussir
leur propre vie et peut expliquer en partie cette recherche d ’harmonie, d ’équilibre entre les différents
temps de vie, qui semble si importante à leurs yeux. » [...]
Nombre d’observateurs constatent que dans la restauration, l ’artisanat, le bâtiment, toute une série
de métiers offrent des emplois dont personne ne veut parce qu’ils sont synonymes de contrainte, de
pénibilité. Ceux qui sont en bas de l’échelle sociale ont aussi des exigences. « Ils ont été élevés dans
un esprit de liberté, au milieu d ’une société de consommation, et ne sont pas prêts à faire n ’importe
quel métier, note Michel Fize. C ’est aussi à cela qu ’on mesure l ’écart de valeurs entre générations. »
Quitte, pour ces jeunes, à assumer le risque de la précarité plutôt que de s’engager dans des forma­
tions menant à des métiers dont les contraintes sont jugées trop lourdes. [...]
Arnaud S c h w a r t z , La Croix, 10 avril 2004.

45
COMPREHENSION ECRITE

Texte 4

Coup de jeune pour l’agriculture


La filière souhaite moderniser son image
L’agriculture fait-elle rêver ? Pas vraiment ! Plus de deux Français sur trois déclarent n ’avoir jamais
envisagé d ’y travailler, pas plus que dans les secteurs qui lui sont liés, selon une enquête BVA pour
le groupe de presse agricole, publiée dans le cadre du Salon de l’agriculture. Cette année encore,
la manifestation, qui fermera ses portes dimanche prochain, met pourtant en avant l’emploi, car la
filière souffre d’un sous-effectif chronique. Alors que le pays est entré en récession et que le chômage
est redevenu la principale préoccupation des Français, Nicolas Sarkozy, en inaugurant le Salon, a
tenu à faire une halte au pôle emploi. À quelques mètres de la foule qui entourait le président de la
République, sur des panneaux, les professionnels avaient affiché 400 offres à pourvoir.
«Avec la crise économique, nous espérons que les jeunes se tourneront vers des métiers plus sûrs.
Il y a évidemment encore bien moins de candidats chez nous que dans les écoles de commerce, mais
nous constatons un regain d ’intérêt » remarque Bruno Parmentier, directeur de l’École supérieure
d’agriculture d ’Angers et auteur de Nourrir l ’humanité [...]. L’homme est persuadé de la modernité
du secteur, pour lequel de nouvelles perspectives se dessinent. La crise alimentaire mondiale fait,
en effet, prendre conscience que la faim reste un défi du XXIe siècle, et le réchauffement climatique
oblige à penser l’agriculture autrement. [...]
« Il faut tout réinventer », explique Bruno Parmentier, rappelant que dans le cadre du Grenelle de
l’environnement a été actée la volonté de réduire de moitié l’usage des pesticides dans les dix ans et
qu’il va falloir, pour cela, remettre en avant l ’agronomie. De nouveaux métiers devraient aussi émer­
ger dans la gestion de l’énergie dans les exploitations ou la valorisation des déchets.
Si les atouts (modernité, diversité...) existent, encore faut-il qu’ils soient connus. Pour la première
fois, le principal syndicat agricole, la FNSEA, a décidé de le faire savoir par le biais d’une campagne
de communication lancée auprès du grand public, intitulée « l’agriculture, des métiers à la mode »
sous forme de spots télévisés et d’affiches dans les abribus. [...]
Laetitia CLAVREUL, Le Monde pour Direct matin, 23 février 2009.

la mode
ÏE FAMILIARISER AVEC LES DIFFÉRENTS TYPES
1 FDE QUESTIONS
hm hhhhhhbm m hhhm m hhhhhhhhhhhhhhhhhbhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhm hhhhhhhhhhhhhhbbhhhhhhhbhhhhhhhhhhhhh
Le qu e stio n n a ire vé rifie la com p réh ension et exclut to u t co m m e n ta ire p e rso n n e l de votre part.
L'ordre des qu estio ns respecte l'o rd re d 'a p p a ritio n des in fo rm a tio n s dans le texte.
Chaque question a p p a rtie n t à un des trois niveaux de com p réh ension suivants :

Niveau 1 : compréhension globale.


Questions à choix m ultiples (cochez la bonne réponse) : repérage d'élém ents, d'inform ations dans le texte.

Niveau 2 : compréhension détaillée.


Question de type « V rai/fa ux » accom pagnée d'une dem ande de ju s tific a tio n de la réponse par le
texte. Ce genre de qu estio n est g é n é ra le m e n t présenté sous fo rm e de tableau.
Niveau 3 : compréhension fine (formulation synthétique d’un paragraphe ou d’une idée largement
développée, demande de reformulation — pour expliciter un titre, par exemple).
Q uestions d ite s « ou vertes » où vous devez :
• e x p lic ite r une idée, un a rg u m e n t, une opinion ; .
• re fo rm u le r une idée, une expression ;
• ju s tifie r le choix d ’une expression, d'u n titre (ce que l'a u te u r sou s-en te nd ).

Activité 18 : Lisez cet article et répondez aux questions posées en cochant (S) la bonne réponse
ou en écrivant l’information demandée.

Une année sabbatique à l’étranger


Des jeunes en nombre croissant choisissent de faire une pause au cours de leurs études
ou avant de s’engager dans la vie active. Un tremplin pour entrer dans la vie adulte ?
Les uns ont tm « bon » diplôme en poche.
Les autres terminent un cycle d’études uni­
versitaire, et rien a priori ne les empêche
de poursuivre leur cursus. D ’autres enfin
pensent à se réorienter. Plutôt bien engagés
dans une vie qui leur sourit, tous décident
pourtant de faire une pause. Le temps d’une
saison, d ’une année, yoire de deux, ils met­
tent les voiles pour aller respirer un air plus
chaud, plus froid. Peu importe d’ailleurs la
latitude choisie, pourvu que la différence
soit au rendez-vous du voyage. Pourvu
qu’ils sortent du cadre familier pour regar­
der le monde et les gens autrement. Peut-être pour fuir l’ordre préétabli par la famille. Sans doute
aussi pour se retrouver face à eux-mêmes.
Combien sont-ils, ces adeptes du voyage, de l’engagement bénévole ou solidaire ? « C ’est difficile à
quantifier, remarque Patrick Edel, délégué de la Guilde européenne du raid, mais il est évident que de
plus en plus de jeunes font le choix de partir quelque temps à l ’étranger. Pour eux, cela représente une
sorte de complément nécessaire à leur formation et une préparation à leur insertion dans la société. »
Les témoignages qui vont dans ce sens ne manquent pas en effet. C’est Olivier qui, après ses brillan­
tes études de commerce, est parti faire une mission humanitaire en Amérique latine : « J ’avais l ’im­
pression qu ’il me manquait quelque chose. Le diplôme ne me suffisait pas pour me projeter dans
l ’avenir avec passion, reconnaît-il. Je voulais sortir de mon milieu, m ’évader, rencontrer des gens qui
regardaient le monde et la vie autrement pour avoir un déclic. » [...]
Une preuve d’autonomie qui plaît aux employeurs
Sans aucun doute, ces jeunes cherchent dans leur aventure le moyen d’affermir leur autonomie et
de se forger une personnalité à large spectre. Est-ce au détriment de leur avenir professionnel ?

(-)
47
« Non, bien au contraire, assure Hugues Beaudouin, responsable Presse écrite à l’École supérieure
de journalisme (ESJ) de Lille. Ceux qui partent hors circuit étudiant, poursuit-il, avec la volonté de
s'éprouver eux-mêmes, développent des qualités de curiosité, d ’ouverture aux autres et de généro­
sité, sans doute davantage que ceux dont “le stage” à l ’étranger fa it partie du plan de carrière. »
Et il ajoute : « À niveau de qualification égale, ces qualités humaines feront la différence entre deux
candidatures. » La remarque vaut pour des journalistes. Mais cet avis est-il partagé par les services
de recrutement des grandes entreprises ? ce Peut-être pas par tous, témoigne Gaël, 22 ans, qui vient
d’obtenir son diplôme de l’école d’ingénieur de l’institut catholique des arts et métiers (Nantes) et
qui se prépare à une mission humanitaire à Madagascar. Mais, en tout cas, assure-t-il, si vous entrez
chez Danone après deux ans de coopération, votre salaire d ’entrée est majoré de l ’équivalent de
deux ans d ’ancienneté. »
Voilà qui devrait rassurer les parents des candidats au départ. Et pourtant, sur le moment, beaucoup
d’entre eux s’inquiètent plus qu’ils ne se réjouissent. [...]
Mais une fois l’effet de surprise passé, suit parfois un dialogue fructueux. Devant la radicalité du pro­
jet, impossible de fuir ! Ce fut le cas pour Élisabeth et ses parents. À peine a-t-elle décroché son bac
qu’elle décide de partir au Burkina Faso avec l’Association Les Amis de Sœur Emmanuelle* et l’an­
nonce à ses parents : «Au départ, dit-elle, ils m ’ont dit que j ’étais folle, que je n ’avais pas de temps à
perdre, puisque j ’avais déjà 21 ans. Ils m ’ont même traitée de petite bourgeoise qui se laissait vivre.
C ’était assez violent. J ’avais l ’impression q u ’ils ne comprenaient rien, q u ’ils me ligotaient, q u ’ils
m ’empêchaient d ’être moi-même. » « Et puis, se souvient-elle, les choses se sont calmées. Jamais
nous n ’avions eu un dialogue aussi vrai sur nos relations, sur ce que nous attendions les uns des
autres. Et pourfinir, ils ont compris mon besoin de souffler, d ’oublier mes mauvais souvenirs d ’école,
de faire le point sur ma vie pour retrouver un nouvel élan. Ils m ’ont fa it confiance. C ’était ce dont
j ’avais le plus besoin, après ces années d ’échec scolaire. »
L’occasion de faire l’expérience d’autres valeurs, plus profondes
D ’autres, comme Marthe et son mari, ont accepté d ’emblée la décision de leur fils Martin de s’envo­
ler, à la sortie de son école d’ingénieur, vers la Nouvelle-Zélande et l’Australie. C’était, comme il le
leur a confié, « suffisamment loin pour ne pas être tenté de revenir ». Mieux, cette perspective les a
même réjouis. « Je trouvais q u ’il ronronnait un peu et que son cercle d ’amis et d ’intérêts était res­
treint, confie Marthe. Avec son père, nous avions envie qu ’il vive d ’autres valeurs, moins matérialis­
tes, plus profondes et nous l ’avons encouragé. » Dix mois après le début de son expédition, suivie en
pointillé par Internet, ces parents confiants se félicitent de l’avoir laissé partir. [...] Mais, comme les
autres j eunes de son espèce, Martin devra revenir. Comme les autres, il lui faudra retrouver la banalité
d’un quotidien volontairement délaissé. Reste que si, à leur retour, un très petit nombre bifurquent
vers l’humanitaire ou l’associatif, la plupart respectent leurs engagements : ils reprennent le chemin
de la fac ou entrent dans le monde du travail. Gageons qu’une fois remontés dans le train, ces jeunes
adultes seront plus assurés pour en tenir les commandes.
A. A., La Croix, 4 septembre 2002.
* Les Amis de Sœur Emmanuelle, 26, bd de Strasbourg, 75010 Paris. Tél. : 01.43.26.97.52.

Type de question 1 : le QCM


mrp-jgBwfr T|
Ces qu estio ns p o rte n t en g é n é ra l s u r une com p réh ension globale du texte : ■„ - - • ■ j
• Quel est le ton ?
• Q uelle est la fo n ctio n ?
• Quel est le th è m e p rin c ip a l ? îT *’V \ ' J
• Q uelle est l'idée géné rale ?
1

1. Cet article :
□ met en garde sur les voyages à l’étranger.
□ conseille de partir un moment à l’étranger.
□ illustre différentes expériences à l’étranger.

48
4 Type de question 2 : vrai/faux et justification
Ces qu estio ns son t présentées sous fo rm e d ’un tableau. Il vous fau dra dire si l’a ffirm a tio n est vraie
ou fausse en ju s tifia n t votre réponse. Vous aurez la to ta lité des po in ts s e u le m e n t si la ju s tific a tio n
est logique avec votre réponse. P our ju s tifie r votre réponse, vous devez re co p ie r un passage ou une
expression du texte. P our cela, qu elque s règles de m ise en fo rm e son t nécessaires :
• m ettez entre g u ille m e ts « .... » le passage que vous citez ;
• si le passage est tro p long, vous pouvez ne pas to u t re co p ie r et m e ttre en tre croch ets [...] le
passage qui est coupé.

2. Vrai ou faux ? Cochez la bonne case et justifiez votre réponse en citant un passage du texte.

V rai Faux
± . Pour un leune, VobjectW d’un départ à Y étranger est de se sentir \ \
indépendant v\s-à-\As de sa famWte. \
Justification : .........................................................................................
\ \
2. Un jeune qui choisit de partir à l’étranger pense que c ’est un plus
pour son avenir professionnel et son intégration sociale.

'
3. Peu de jeunes estim ent ce genre d’expérience profitable.

justification :

* Type de question 3 : repérer des arguments


Ces qu estio ns vous in vite n t à re p é re r des é lé m e n ts dans le texte. A insi, vous trouve rez des questions
du type :
• Donnez deux é lé m e n ts qui...
• Citez deux a rg u m e n ts sur...
• Relevez tro is exem ples de...
• Retrouvez dans le texte...
P our répondre à ces questions, vous devrez p e u t-ê tre tra n s fo rm e r les phrases du texte : révisez les
activité s s u r les phrases no m in a le s et conjuguées !

3. Citez trois bonnes raisons de partir à l’étranger hors du contexte des études.

Type de question 4 : expliciter une idée


Ici, vous allez de voir e xp liq u e r une idée, un a rg u m e n t ou une opinion.
• Quel a rg u m e n t l’a u te u r u tilis e - t- il pour... ?
• M ontrez qu e lle s tra té g ie l’a u te u r u tilis e pour...
• C o m m ent com p ren ez-vou s cette expression... ?

U. Quel argument utilise Gaél pour convaincre de l’utilité d’une expérience à l’étranger ?

5. Comment comprenez-vous cette phrase : « Mais une fois l ’effet de surprise passé, suit parfois
un dialogue fructueux. » ?

49
* Type de question 5 : reformuler une idée
R e fo rm u le r une phrase avec ses pro pre s m ots nécessite un ce rta in e n tra în e m e n t. Voilà le genre de
question que vous po urre z re n c o n tre r :
• Expliquez avec vos propres m ots cette expression...
• R e fo rm ule z la phrase suivante...
• Que veut dire l’a u te u r quand il dit que... ?
• Expliquez les m ots ou expressions soulignés.

Vous pouvez répondre à ces qu e stio n s en co m m e n ça n t p a r des expressions com m e :


• L'au teur veut dire que...
• Cette expression signifie...
• Cela veut dire que...

6. Que veut dire Olivier quand il parle de « d é c lic » ?

7. Expliquez, avec vos propres mots, l’expression « se fo rg e r une p e rs o n n a lité à la rg e sp e ctre . »

* Type de question 6 : justifier le choix d’une expression,


d ’un titre
Voici quelques questions de ce type :
• À votre avis, pourquoi l'auteur a -t -il utilisé l'expression... ?
• Expliquez le choix du titre.
• Pourquoi p a rle -t-o n de « ........ » ?

8. Pourquoi, dans le titre, parle-t-on d’année « sabbatique » ?

9. Expliquez pourquoi l’auteur, à la fin de son article, fait allusion au train.

RS L’EPREUVE...
Activité 19 : Lisez à nouveau l’article « Coup de jeune pour l’agriculture » (p. 46) puis répondez
aux questions en cochant (S ) la bonne réponse ou en écrivant l’information demandée.

(JApoints^
1. Cet article a essentiellement pour but de : 1 point
□ promouvoir les différents métiers de l’agriculture.
□ présenter les participants du Salon de l’agriculture.
□ dénoncer l’ utilisation d ’engrais polluants en agriculture.

2. Pourquoi la filière agricole souhaite-t-elle se moderniser ? 1,5 poin:


3. Vrai ou faux ? Cochez la bonne case et justifiez votre réponse en citant
un passage du texte. 7,5 p oints

Vrai Faux

1. Le dom aine de l’agriculture compte un grand nombre de travailleurs.

Justification : ............................................................................................
2. Une nouvelle forme d’agriculture apparaîtra prochainement.

Justification : .... ................. ........................... .........................................


3. Les jeunes connaissent bien les points forts de la filière agricole.

Justification : ............................................................................................

U. Expliquez comment la crise économique pourrait profiter à la filière agricole. 2 p o in ts

5. Qu’entend l’auteur de cet article lorsqu’il dit que « le réchauffement


climatique oblige à penser l’agriculture autrement » ? 2 p e in ts

Activité 20 : Maintenant, relisez l’article « Les jeunes veulent travailler autrement » (p. 45) puis
répondez aux questions en cochant (0 ) la bonne réponse ou en écrivant l’information demandée.

(jn points^

1. Cet article : 1 point


□ explique l’état d ’esprit des jeunes à la recherche d'un emploi.
□ traite des problèmes d ’insertion des jeunes dans la vie active.
□ expose l’avis des adultes face aux choix de carrière des jeunes.

2. Expliquez avec vos propres mots pourquoi l’auteur de cet article parle
d ’un « écart entre générations ». 2 p oints

3. En quoi le rapport des jeunes générations au travail est-il très différent


d ’autrefois ? 2 points

U. Vrai ou faux ? Cochez la bonne case et justifiez votre réponse en citant


un passage du texte. 6 p o ints

Vrai Faux

1, Les adolescents ont parfaitem ent conscience de ce que représente


le milieu du travail.
Justification : ............................................................................................
2. Quand on leur parle de leur avenir, les adolescents disent être prêts
à se consacrer entièrem ent à leur métier.
Justification : ....... ....................................................................................
3. Les jeunes sont ouverts à tout type de métiers pourvu qu’ils aient un
travail.
Justification : ...........................................
..... - .. -.. _ ......................................
COMPREHENSION ECRITE

Com bien de points pensez-vous avo ir obtenu ? ..... /25

□ Si vous avez entre 5 et 10 points, c'est encore un peu d iffic ile p o u r vous. Lisez davantage et
e n rich issez votre lexique, ce n'est pas perdu !
□ Si vous avez en tre 11 et 15 points, c ’est encore un peu ju s te m ais vous êtes s u r la bonne voie.
A llez, encore un p e tit e ffo rt !

□ Si vous avez en tre 16 et 19 points, vous y êtes presque ! A m é lio re z-vo u s encore un p e tit peu.

□ Si vous avez en tre 20 et 25 points, fé lic ita tio n s ! Vous êtes prê ts !

Voici d’autres activités d’entraînement et de perfectionnement :

Activité 21 : Lisez à nouveau l’article « La création d’un langage universel » (p. 43) puis répondez
aux questions en cochant (H) la bonne réponse ou en écrivant l’information demandée.

1. L’idée développée dans cet article est de créer : 1 p o in t


□ un nouveau dictionnaire électronique universel.
□ un moyen original de communication multilingue.
□ un film d'animation traduit dans plusieurs langues.

2. Vrai ou faux ? Cochez la bonne case et justifiez votre réponse en citant


un passage du texte. 4,5 p o in ts

Faux
1. Les personnes impliquées dans ce projet sont toutes des ingénieurs
informatiques.
Justification
2. Les participants au projet affirment qu’il pourrait voir le jour dans les
années qui suivent.
Justification : ..........................................................................................

3. Pourquoi P Audant pense-t-il que « la langue chinoise a une longueur d’avance


Expliquez avec vos propres mots. 2 points

Lorsque le projet a été soumis à N. Ménard, celui-ci était plutôt


□ intrigué et avait quelques doutes.
□ indifférent et le trouvait peu sérieux.
□ intéressé et en avait pleine confiance.

Présentez en quelques mots le fonctionnement de ce projet.


Activité 22 : Maintenant, relisez l’article « Saint-Denis, nous voilà ! » (p. 44) puis répondez aux
questions en cochant (S) la bonne réponse ou en écrivant l’information demandée.

(14 pointj)

1. Certains Parisiens de classe moyenne considèrent Saint-Denis comme une ville : 1 point
□ culturellement riche.
□ sans grand intérêt pour eux.
□ trop dangereuse pour s ’y aventurer.

2. Quelle particularité du Café Culturel de B. Lahreche est traitée dans cet article ? 1,5 point

3. Pourquoi Scott Haine pense que les cafés ont encore de nombreux jours
devant eux ? îp o i ifs

4. Pourquoi les cafés culturels ont-ils autant de succès ? (citez trois raisons) 1,5 point

5. Comment Scott Haine explique-t-il la logique de ce phénomène ? 2 points

6. Que veut dire l’auteur quand il dit : « s’il n ’intéressait pas aussi un public de
plus en plus parisien, on pourrait cyniquement supposer qu’il ne constitue
qu’une tactique pour cantonner les immigrés dans leur ghetto » ? 3 points

7. Vrai ou faux ? Cochez la bonne case et justifiez votre réponse en citant un


passage du texte. 3 points

Faux
1. En France, depuis une cinquantaine d’années, les cafés se portent
plutôt bien.
Justification : .................................................................. .......................
2. Lahreche est sûr que la nomination de ministres issus de minorités
ethniques a sincèrement été faite pour faire évoluer les mentalités.
Justification i ..........................................................................................
AUTOÉVALUATION

— Non

Je sais identifier le texte grâce aux indices graphiques


(rubrique, titres, chapeau, intertitres, auteur).
Je sais anticiper le contenu du texte grâce au titre
(qui ? quoi ? où ? comment ? pourquoi ? quand ?).
Je peux comprendre l’idée générale du texte grâce au
chapeau.
Je peux, si le chapeau le permet, retrouver les idées
principales développées dans le texte et donc établir
un plan possible de l’article.
Je sais repérer les différents paragraphes d’un texte et en
définir l’idée principale.
Je comprends la structure d’un texte grâce aux articulateurs
du discours.
Je parviens à déceler le ton de l'article.
Je sais différencier les deux types de textes proposés :
• Argumentatif
• Informatif
Je suis en mesure de répondre aux différents types de
questions posées :
• Questions de compréhension globale
• Questions de compréhension détaillée
• Questions de compréhension fine

54
PRODUCTIF • RI'
Des ' c lobs
Peut écrire des textes clairs e t détaillés
sur une gamme étendue de sujets relatifs
à son domaine d ’intérêt en faisan t la
synthèse et l’évaluation d ’inform ations
et d ’argum ents em pruntés à des sources
diverses.

Ecriture créative
Peut écrire des descriptions élaborées
d ’événements et d ’expériences réels ou
imaginaires en indiquant la relation entre les
idées dans un texte articulé et en respectant
les règles du genre en question.

Es s e l ra r
z Peut écrire un essai ou un rapport qui
développe une argumentation de façon
méthodique en soulignant de manière appropriée
les points importants et les détails pertinents qui
viennent l’appuyer.
■/ Peut évaluer des idées différentes ou des
solutions à un problème.

rres n n
Peut écrire des lettres exprimant différents degrés
d ’ém otion, souligner ce qui est im portant pour lu i/
elle dans un événement ou une expérience et faire
des com m entaires sur les nouvelles et les points
de vue du correspondant.
PRODUCTION ÉCRITE

* NATURE DE L'ÉPREUVE

Durée Note sur


Prise de position personnelle argumentée (contribution à un
débat, lettre formelle, article critique, etc.). 1 h 00 /2 5
Le texte a une longueur d’environ 250 mots.

1. La production demandée est une production fonctionnelle répondant à une situation de


communication précise définie par la consigne. Celle-ci est en étroite adéquation avec les
critères de la grille d’évaluation.
2. Les thèmes proposés ne renvoient à aucun domaine de spécialité spécifique.
3. La production peut prendre les formes suivantes :
• la contribution à un débat (forum) ou à un courrier des lecteurs d’un magazine ;
• la rédaction d’un texte critique en réaction à un document sur un fait de société ;
• une lettre formelle écrite à titre personnel ou collectif, proposition de projet ou réponse à
un projet (stage, voyage...), réclamation, protestation...
4. Le document déclencheur
Pour mieux situer le contexte d’échange et communiquer des informations précises destinées
à orienter la production, un bref document (annonce d’emploi, bref courrier des lecteurs, extrait
de forum, publicité, etc.) pourra servir de déclencheur.

4- GRILLE D’ÉVALUÂTION DE L'ÉPREUVE ET SAVOIR-FAIRE REQUIS


Respect de la consigne
Respecte la situation et le type de production demandée. 0 0.5 1 1.5 2
Respecte la consigne de longueur indiquée (250 mots).
Correction sociolinguistique
Peut adapter sa production à la situation, au destinataire
0 0.5 1 1.5 2
et adopter le niveau d'expression formelle convenant aux
circonstances.
Capacité à présenter des faits
Peut évoquer avec clarté et précision des faits, 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
des événements ou des situations.
Capacité à argumenter une prise de position
Peut développer une argumentation en soulignant de 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3
manière appropriée points importants et détails pertinents.
Cohérence et cohésion
Peut relier clairement les idées exprimées sous forme d’un
texte fluide et cohérent.
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3,5 4
Respecte les règles d’usage de la mise en page. La
ponctuation est relativement exacte mais peut subir
i’influence de la langue maternelle.
Compétence lexicale/orthographe lexicale
Étendue du vocabulaire
Peut utiliser une gamme assez étendue de vocabulaire en
0 0.5 1 1.5 2
dépit de lacunes lexicales ponctuelles entraînant l’usage de
périphrases.
Maîtrise du vocabulaire
Peut utiliser un vocabulaire généralement approprié
0 0.5 1 1.5 2
bien que des confusions et le choix de mots incorrect se
produisent sans gêner la communication.
Maîtrise de l’orthographe lexicale 0 0.5 1

56
Entraînez-vous.

Compétence grammaticale/orthographe grammaticale

Choix des formes


A un bon contrôle grammatical. Des erreurs non 4
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3,5
systématiques peuvent encore se produire sans conduire à
des malentendus.
Degré d’élaboration des phrases
0 0.5 1 1.5 2
Peut utiliser de manière appropriée des constructions variées.

Principaux savoir-faire requis :


• faire preuve d’une assez bonne maîtrise du code sociolinguistique à l’écrit ;
• présenter des faits, un contexte, une situation ;
• formuler clairement des idées et arguments ;
s proposer des exemples pour illustrer idées et arguments ;
o mettre en œuvre les fonctions de la langue adaptées à la situation : protester, nuancer,
insister, attirer l’attention...
• produire un texte cohérent et clairement articulé/structuré.

• DÉMARCHE : QUELQUES CONSEILS

Les informations données dans les pages précédentes montrent clairement qu’en une heure,
vous devez être capable de :
• comprendre la consigne (éventuellement accompagnée d’un texte) ;
• rédiger un texte argumentatif, clair, cohérent qui prend en compte les visées de l’argumen­
tation, à savoir :
- amener le destinataire à partager votre avis ;
- influer sur le comportement du destinataire.

Les arguments
Pour parvenir à cet objectif, vous devez :
• employer des arguments, c’est-à-dire trouver des raisons destinées à justifier votre point
de vue ;
• chercher à agir sur la raison et les sentiments : certains arguments peuvent être ration­
nels, d’autres, affectifs.

Le discours argumentatif
Pour que les arguments soient convaincants, ils doivent être développés méthodiquement et
intégralement.
Pour y arriver, nous vous proposons les étapes suivantes :
• repérer le problème posé. Quel est-il ? Il se ramène souvent à une question commençant par
Comment ? Pourquoi ?
• rechercher les arguments et des exemples et les classer. Ce classement dépendra de la
stratégie que vous avez choisie pour convaincre le destinataire. Vous pouvez choisir de réagir
au texte déclencheur ou à la question posée en défendant un seul point de vue (être pour ou
contre), en nuançant votre point de vue (avantages et inconvénients), en analysant la situa­
tion (causes, conséquences), en envisageant les solutions (problèmes, solutions), en faisant
l’inventaire des aspects du problème (aspects économiques, techniques, culturels, politiques)
et/ou en comparant avec d’autres situations (en France, dans votre pays).
Ces arguments classés constituent le « corps » du discours argumentatif.

57
PRODUCTION ÉCRITE

Mais le destinataire sera d’autant plus convaincu qu’il saura, avant même que les arguments
ne soient développés, quel sera le thème traité et la façon dont il le sera, afin de pouvoir suivre
plus aisément le fil du raisonnement.
Il est donc toujours très utile de commencer par une présentation du thème et de la question
posée ainsi que de la façon dont vous allez organiser votre discours.
Enfin, il est toujours indispensable de faire un bilan de votre argumentation, qui soit une suite logi­
que de votre réflexion, l’aboutissement de votre explication ou qui permette d’élargir le débat.

Les outils du discours argumentatif


L’organisation du discours argumentatif ne peut se faire sans les outils de langue :
• ceux qui permettent d’aider le lecteur à suivre la logique de l’argumentation, qui annoncent
le déroulement de votre raisonnement (tout d ’abord, ensuite, enfin...), mettent en relation
les différents paragraphes (transitions), permettent de passer d’une idée à une autre (après
avoir... voyons...), et enfin de conclure (finalement, donc...). C’est ce qu’on appelle les « artl-
culateurs logiques » ;
• ceux qui permettent l’expression de l’opinion, de l’accord ou du désaccord (selon moi, on dit que,
je ne pense pas que, il ne fait pas de doute que, il est possible que, il est essentiel que...).
Ces outils seront d ’autant plus pertinents qu’ils seront mis en valeur dans le texte que vous
allez rédiger. Cela suppose, selon le type de texte (réponse à un courrier de lecteur, article pour
un magazine, lettre formelle...), le respect de certaines caractéristiques de mise en forme.

Caractéristiques de mise en forme


• disposition spatiale • parenthèses, points de suspension, d’interrogation
• date, destinataire • structuration en paragraphes
« titre du texte • début de paragraphes
(et éventuellement sous-titre) (qui reprend souvent ce qui précède)
Dans les pages qui suivent, nous vous proposons de vous entraîner à cet exercice difficile qui
consiste à trouver les arguments les plus percutants et à les organiser en un discours qui vise
à convaincre son destinataire de la justesse de votre point de vue.

Tâche n° 1
Les conseils qui viennent de vous être donnés sur la démarche vous ont-ils convaincus ?
Si oui, dites pourquoi en repérant :
• les arguments ;
• leur classement.
Si non, expliquez pour quelle(s) raison(s) !

• AUTOÉVALUATION

Une grille d’autoévaluation sera proposée à la fin de cette partie « Entraînez-vous ».


Elle vous permettra de savoir si vous avez atteint les objectifs suivants :
1. Être capable d’annoncer le thème, le problème ainsi que le déroulement du raisonnement ;
2. Être capable de trouver des arguments, les organiser (paragraphes), les lier entre eux
(transitions, articulateurs), donner des exemples (expériences, événements...).
3. Être capable de faire un bilan du raisonnement, d’ouvrir le débat.
N.B. : Les outils servant à exprimer son opinion et à articuler logiquement le discours sont
regroupés dans les pages 72 et 74. Ils sont à utiliser systématiquement pour la réalisation des
tâches demandées dans cette partie « Entraînez-vous ».

58
E n trie z -v o u s

1 DONNER SON OPINION

* Repérer le thèm e, le problèm e posé et les arguments


Activité 1

« Garçons et filles ont le même éventail d ’émotions, c ’est leur expression qui varie selon le sexe »,
note le psychanalyste Alain Braconnier. Par exemple, pour dire sa joie, un garçon tapera dans le dos
de son pote. Une fille sera davantage dans les mots. Mais s’il s’agit de sentiments négatifs, « les filles
en parleront entre elles, tandis que les garçons vont se retirer du groupe. » Si un trop plein d’idées
noires tourne au profond mal-être, les attitudes différent encore : « Lesfilles font de leur corps un lieu
d ’amortissement de leur souffrance, avec des scarifications, de la boulimie, de l ’anorexie, alors que
les garçons se jettent durement contre le monde dans des conduites de provocation et de transgres­
sion », affirme le sociologue David Le Breton. Quant aux pleurs, ils sont plus rares chez les hommes
pour des raisons à la fois culturelles et... physiologiques, les garçons produisant moins de liquide
lacrymal, leurs yeux ayant moins besoin d’être hydratés !
Phosphore, 22 octobre 2008

1. Lisez ce texte et dites quel est le thème traité :


□ l’expression des émotions chez les filles et les garçons.
□ l’expression de la joie chez les adolescents français.
□ l’expression de la souffrance chez les jeunes filles.

2. Quel est le problème posé ?


□ Pourquoi les garçons ne pleurent-ils pas ?
□ Les garçons et les filles ont-ils les mêmes émotions ?
□ Comment s ’expriment les émotions chez les jeunes ?

3. Lisez ensuite les lettres du courrier des lecteurs et classez-les selon leur point de vue.
Justifiez votre choix en relevant les arguments utilisés.

Courrier des lecteurs 1


Je pense que vous avez tout à fait raison quand vous écrivez que les jeunes, garçons ou
filles, expriment leurs sentim ents de façon différente. Je suis certaine que face à une
même situation, les garçons n ’ont pas les mêmes réactions que les filles, même s i cela
ne les empêche pas d ’éprouver les mêmes sentiments. J ’en ai fait plus d ’une fois l ’expé-
rience avec des amis garçons ou filles. Pour que cela change, il est nécessaire que l'éducation évolue
mais il est peu probable que cela se fasse rapidement. ”

Courrier des lecteurs 2


J ’ai relu votre texte su r les garçons et les filles et je ne suis pas du to u t d ’accord avec
votre description. J'aurais plutôt tendance à réagir comme les garçons et je ne suis pas la

M seule à penser de cette façon.


D ’autre part, je ne pense pas que les garçons soient tous dans la provocation quand ils se
sentent mal. Je suis sûre que cette description correspond plutôt à un stéréotype. Pour vous donner un
exemple qui n 'est pas seulem ent une anecdote, je suis allée au cinéma samedi dernier avec toute une
bande de copains et de copines voir un film assez sentimental, eh bien, les garçons étaient plus émus
que les filles et le m ontraient ! ”

59
PRODUCTION ÉCRITE

Courrier des lecteurs 3


J ’ai lu avec beaucoup d ’intérêt l'a rticle su r l ’expression des sentim ents chez les garçons
e t les filles. J ’ai fait l ’inventaire de tous les comportements de jeunes de mon âge que je
connais e t je dois reconnaître que l ’avis du psychiatre concernant l ’éventail des émotions
correspond à la réalité. On ne peut par contre pas affirm er que cela ne va pas changer car
il me semble que la façon de réagir à un événement dépend beaucoup de l'éducation reçue. /À mon
avis, l ’éducation des garçons et des filles change p e tit à p e tit et puis il ne faut pas oublier ce que disait
la célèbre psychanalyste Françoise Dolto : « L'adolescent est comparable au homard qui, une fois
sa coquille tombée, est obligé d ’aller se cacher sous les rochers, le temps de sécréter une nouvelle
coquille.... » et on ne sait pas de quoi cette coquille sera faite. ”

Courrier des lecteurs 4


Les exemples que donnent le psychanalyste e t le sociologue ne sont pas convaincants. Il
faudrait d'abord se baser su r des statistiques d ’un pays en particulier pour pouvoir géné­
raliser e t je ne crois pas que ce so it le cas e t ensuite les comparer à celles d ’autres pays,
et pas seulem ent des pays européens pour savoir si tous les adolescents de tous les pays
réagissent de la même façon. J ’ai lu dans une enquête concernant les jeunes des pays du nord de
l ’Europe que les réactions des garçons ou des filles face à une situation difficile étaient sensiblem ent les
mêmes dans 8 0 % des cas. Mais est-ce le cas pa rto u t ? ”

Tout à fait En partie En total


Arguments utilisés
d’accord d’accord désaccord
1
2
3
4

k. Notez enfin comment les auteur(e)s de ces lettres ont illustré leurs arguments.

Illustration Numéro
Pour donner plus de force à un argument, vous pouvez... du courrier
donner un exemple
vous référer au sens commun ; tout le monde dit que...
illustrer par une petite histoire
faire une comparaison
vous référer à la science
vous référer à votre expérience
vous référer à une personnalité connue
donner des chiffres, des pourcentages
expliquer les conséquences possibles

Donner un avis argumenté


Activité 2 : Pour chaque extrait, donnez l’avis contraire et au moins deux arguments.

1. Le foot, j ’aime pas trop, sauf quand il s ’agit de matches de coupes du monde. Alors, là, or
a du bon foot...

60
Ëntrainez-vuus

2. Ma mère trouve que je devrais mieux travailler pour avoir un métier qui me permette d’avoir
mon indépendance. Moi, ce qui m’intéresse surtout, c’est d’avoir une profession qui me laisse
le temps de m’occuper de mes enfants.
3. Mon père pense que je m’intéresse trop au sport, mais moi je veux être champion de tennis
ou un footballeur connu plus tard et je gagnerai bien plus d’argent que lui.
4. J’ai vu le film avec Benicio del Toro sur le Che. D’abord, je trouve que l’acteur n’est pas beau,
ensuite que le film ne donne aucun contexte historique et puis je préfère les films avec Brad Pitt
ou Romain Duris.
5. Je suis allé voir l’exposition de Picasso. C’était super. Il est vraiment génial.
6. Tu viendras avec moi faire les soldes samedi ? Il paraît qu’ils font plus de 60 % de réduction
jusqu’à lundi prochain.

2 DIME QU’ON EST B ’ACCORD OU


m QU’ON N ’EST PAS D ’ACCORD
-*■ P o u r ou c o n tre ... ?
Activité 3
1. Lisez le point de vue de ces personnes qui sont pour ou contre les tatouages et les piercings
ou ont un avis plus nuancé.

Pour ou contre les tatouages e t les piercings ?


Bonjour,
Je lance ce débat car je ne comprends pas que ce genre d’artifice soit devenu un véritable
phénomène de mode... J’ai 23 ans, j ’aime la mode et pourtant je n’ai jamais aimé ce genre de
chose... Q u ’en pensez-vous ?Trouvez-vous ça élégant ?Je m’adresse à vous afin de connaître votre
avis, quelque soit votre âge... Je m’adresse également aux hommes, car je sais que certains aiment...
Alors, exprimez-vous.

Pour
Je trouve les tatouages jolis, un ou deux (sauf les trucs morbides, tête de mort... ), pas une tonne,
ça fait bande dessinée. J’ai un tatouage (assez petit) sur l’omoplate, dans le dos, c’est une aile, et
mon mari a son signe astrologique et un Bouddha, tous deux dans le dos, et ça suffit.
C o n tre
Il y a des personnes qui en ont tellement, et d’autres qui se font implanter des trucs sous la peau.
Je trouve ça affreux aussi... Tout ça pour affirmer leur personnalité ? Est-ce vraiment utile d’en
passer par là pour dire qu’on a du caractère, ou pour m ontrer qu’on est original ?
Pour e t contre
J’ai un tatouage, to u t petit, sur l’arrière de ma hanche, le dessin est de moi, et c’est mon petit
tatou. Le premier et le dernier. Je ne l’ai pas fait pour être à la mode, mais parce que j’y pensais
depuis longtemps, et que je l’ai placé à un endroit discret qui ne craint pas tro p la prise de poids.
Je le trouve très joli et je l’apprécie encore, des années après. Je n’en ferai pas d’autre car la
surcharge de tatouages, je trouve ça moche, puis on vit avec toute sa vie après to u t !!! Le mien,
même à 70 ans, ne fera pas « déplacé ». Mon copain trouve ça sexy car j ’ai un style très classique
et que je suis très discrète (un peu première de la classe), et il a été surpris par ce tatouage qui est
un peu mon grain de folie.
J’ai eu deux piercings pendant ma crise d’ado, ce qui au final ne me correspondait pas du tout.
Je les ai retirés, malheureusement, il reste des traces... une belle erreur de jeunesse.

61
PRODUCTION ÉCRITE

2. Si vous êtes dans un cours de langue, formez deux groupes (les pour et les contre). Chaque
groupe relève les arguments utilisés par les personnes qui ont donné leur avis dans le forum,
fait la liste des arguments possibles et les classe en fonction de leur impact et de leur côté
rationnel ou affectif. Un débat est ensuite organisé où chaque groupe va essayer de convaincre
l’autre.

3. Une fois tous les arguments épuisés, chaque groupe rédigera un texte reprenant les
arguments en les classant selon qu’ils sont de l’ordre du rationnel ou de l’affectif et selon leur
impact pendant le débat.

N.B. : Pour vous aider, utilisez les outils de la page 74, en particulier, l’addition.

* Q uelques exercices pour vous entraîner


Activité 5 : Lisez les propositions et pour chacune, trouvez deux arguments : l’un pour soutenir
l’opinion donnée, l’autre pour la contredire.

1. Il faut vous lever tous les matins très tôt pour profiter de votre journée.

2. Connaître au moins trois langues est indispensable à notre époque.

3. La mixité sociale dans les écoles permettra de créer une société plus juste.

l*. Les hommes devraient avoir un congé de paternité de même longueur que celui des femmes.

5. Il ne devrait pas y avoir de publicité sur les chaînes de télévision.

6. Tous les magasins devraient être ouverts tous les jours, 24 heures sur 24.

7. Il est nécessaire de faire de longues études pour trouver du travail.

8. L’essentiel c’est de participer, qu’on échoue ou qu’on réussisse.

9. L’essentiel est d’avoir un bon salaire et pas nécessairement un travail qui nous plaît.

10. La culture passe avant tout par la connaissance des œuvres classiques.

Activité 6 : Les phrases suivantes expriment-elles une opposition ?

Oui Non
J’ai bien aimé le scénario du film, par contre les acteurs jouaient très
mal. Dommage !
En fait, il n’est pas de son avis parce qu'il n’a pas vu le film, c’est
tout ! !
Il s'est quand même présenté à l’examen, alors que je lui avais
bien dit qu’il n’était pas au niveau.
Comme il a insisté pour que je vienne, j ’ai annulé tous mes rendez-
vous.
Il n’est toujours pas d’accord pour le défendre, pourtant je lui ai bien
dit qu’il avait raison.
Je continuerai à soutenir ce point de vue, même s’il cherche à tout
prix à me faire changer d’avis.

62
Entraînez-vous

3 AVANTAGES/INCONVÉNIENTS ? POUR/CONTRE ? ...


L’organisation des arguments
Activité 7 : Lisez le texte suivant.

Les adolescents et la mode vestimentaire


La mode vestimentaire de nos jours agit sur le comportement des ado­
lescents. On ne peut donc ignorer son importance. Même si certains
considèrent que son effet est positif, d’autres pensent qu’elle fait courir
des dangers. La solution ne serait-elle pas que chacun puisse choisir en
connaissance de cause ?
Les apports de la mode vestimentaire
Même si cette mode vestimentaire pose de nombreux problèmes, elle pré­
sente pourtant, au niveau d’une société, quelques avantages qui sont l’ap­
port de nouveaux genres vestimentaires, l’occasion pour certains créateurs
de montrer leur savoir faire et de donner libre cours à leur créativité. C’est
d’autre part, au niveau individuel, une façon de s’affirmer, d’afficher son
identité. C’est finalement donner raison au slogan suivant : « Dis-moi com­
ment tu t ’habilles et je te dirai qui tu es ».
Les dangers de cette mode
Sous l ’influence de cette mode, certaines personnes sont capables de se ruiner pour porter les vête­
ments sortis dernièrement dans leur pays et montrer qu’elles sont « branchées ». Certains passent
toute leur journée dans les cybercafés à la recherche d’informations sur les dernières sorties vesti­
mentaires d’autres pays, au lieu d’aller en classe pour suivre les cours. D ’autres passent leur temps
dans les magasins et ne pensent qu’à une seule chose : trouver le vêtement à la dernière mode pour
impressionner les copains ou les copines.
En fait, les adolescents croient s’affirmer et montrer leur vraie identité, alors qu’ils ne font que suivre
les autres et se conformer.
A chacun selon sa personnalité
On peut considérer qu’il est difficile ou même inutile de lutter contre ce phénomène de mode qui tend
à une uniformisation des comportements. On peut aussi aller à contre-courant et refuser la mode parce
qu’on a l’impression qu’elle nous est imposée. À chacun de décider selon sa personnalité.
Source : www.france-jeunes.net

Relevez les arguments donnés dans chaque paragraphe.

Paragraphes Arguments
Les adolescents et la mode vestimentaire
Les apports de la mode vestimentaire
Les dangers de cette mode
À chacun selon sa personnalité

Activité 8 : Complétez en utilisant même si, bien que, mais, par contre, en revanche, si bien que.
1. Je pense que cette fois, il a raison ................ je trouve qu’il a tendance à généraliser.
2. Je le suis quand il affirme que les hommes sont responsables de la détérioration de
l’environnement,................ je ne suis vraiment pas d’accord quand il dit qu’on n’y peut rien.

63
3. Qu’il prenne cette décision, si ça lui chante................... qu’il ne vienne pas après se
plaindre.
U. Il a énormément in sisté ................ je me suis laissé convaincre.

5. J’ai bien lu les résultats du sondage sur les opinions des jeunes et je les comprends
................ . ce que je ne comprends pas, c’est comment on peut en tirer des conclusions.
J’aimerais bien savoir combien de personnes ont été interviewées parce q u e ,................ le oui
l’emporte, cela ne veut pas dire que toute la société approuve.
6. Je n’ai pas trouvé ce que tu m’as demandé................ je t ’ai finalement acheté autre chose,
................ je suis sûre que ça te plaira.

Activité 9 : À partir du thème suivant « les familles nombreuses », organisez votre argumentation
en « avantages et inconvénients » puis dites quelle est votre opinion.
N.B. : Pour vous aider, utilisez les outils de la page 74, en particulier, l’opposition.

* Les avantages et les inconvénients d ’un projet


form ulés dans une lettre
Activité 10 : Vôtre professeur vous transmet ce programme de voyage et vous demande d’écrire
directement au secrétariat du lycée (adressez votre lettre à Madame la Proviseure) qui vous
invite en France. Il vous faudra expliquer ce qui dans ce voyage vous intéresse (avantages) et
ce qui vous intéresse moins (inconvénients). La réponse peut être collective (une classe par
lycée).

A tous les élèves de français...


Voyage scolaire sur les routes des châteaux de la Loire.
Le lycée de Blois accueille cette année des
élèves de cinq pays différents pour une
découverte des châteaux de la Loire pendant
trois jours.
Samedi 3 mars
Les élèves seront accueillis par monsieur le
m aire et la proviseure du lycée. Une par­
tie des élèves sera logée dans l ’auberge de
jeunesse et l ’autre sera accueillie dans des
familles.
Dimanche 4 mars
D épart à 7 h 30 en car pour les châteaux de Cham bord et de Cheverny.
R etour à Blois à 18 heures et repas offert par monsieur le maire.
Après dîner, prom enade en ville.
Lundi 5 mars
D épart à 8 heures pour une randonnée dans les environs de Blois, visite du château
d ’Azay-le-Rideau et conférence dans la maison de Balzac à Saché.
Mardi 6 mars
Rencontre avec des lycéens français et grand débat sur les thèm es de société.
Soirée internationale. Si vous êtes musiciens, apportez guitare, flûte... Si vous savez
cuisiner, apportez vos recettes.

64
Entraînez-vous

Quelques conseils pour rédiger votre lettre (officielle)

La date, ja m a is abrégée, se place en g é n é ra l en haut à droite, é ve n tu e lle m e n t précédée du lieu


d 'o rig in e ; cinq m odèles son t co u ra n ts :
• Madrid, le 1 0 ja n vie r 2010.
• Madrid, 1 0 janvier 2010,
• Samedi, 1 0 janvier 2010,
• Le 1 0 janvier 2010,
• 1 0 ja n vie r 2010,

Le nom et l’adresse de l’expéditeur, l’en -tê te , se place en haut à gauche, et la vedette (nom,
adresse, raison sociale du destinataire) s'a lig n e sous la date (po ur le c o u rrie r o ffic ie l à la française).
Le cas échéant, indiquez l'ob je t de la le ttre en une fo rm u le co u rte et/ou les référe nce s (« \/os
Références : . . . Nos Références : ... » ou « V.R. : . . . N.R. : ... »).

Formules d’appellation
P our une personne que l'on ne connaît pas : Monsieur, Madame, Mademoiselle.
Pour une personne que l'on connaît un peu : Cher Monsieur, Chère Madame, Chère Mademoiselle
m ais aussi : Cher Confrère, Mon cher frère, Ma chère tante, Mon cher Jérôme, Cher Pierre,...
Toutes ces fo rm u le s s'é crive n t en e n tie r, sans abréviations.

Contenu
L’é ta b lisse m e n t d 'u n plan, m e n ta le m e n t ou sous fo rm e de b ro u illo n , vous p e rm e ttra de b a n n ir de
votre le ttre la confusion, le désordre et les rature s.
Dès le p re m ie r paragraphe, veillez, lo rsqu e le d e stin a ta ire n ’est pas en re la tio n suivie avec vous, à
vous p ré s e n te r et à in d iq u e r l’objet de la correspondance.
Relisez votre texte afin de c o rrig e r les fau te s d ’o rtho gra ph e.

Formules finales
Répétez to u jo u rs, dans la fo rm u le finale, les te rm e s qui ont été em ployés dans l’ap p e lla tio n :
à Monsieur le Directeur do\t répondre une fo rm u le fin a le du type Veuillez accepter, Monsieur le
Directeur, l ’expression de mes sentim ents les plus dévoués.
Pour les am a te u rs, voici q u elque s fo rm u le s tra d itio n n e lle s , pré sen té s par ord re cro issa n t de d é fé ­
rence : Cordialement..., Amicalement..., Recevez..., Croyez à..., Agréez..., Je vous prie d'agréer..., Je
vous prie de recevoir..., Je vous prie de croire à..., Veuillez croire à..., Veuillez agréer...
Vous pouvez aussi co m p o se r : . . . cordialem ent vôtre, ... ; . . . mes sincères salutations, ... mes
meilleurs sentiments, ... mes sentim ents distingués, ... mes sentim ents respectueux, ... mes
sentim ents dévoués, ...m a considération distinguée, ... mon profond respect, ...m a haute
considération...

Classe de...

Date
À Madame Prénom et NOM
Titre

Madame ia Proviseure,
Nous avons pris connaissance du...
Le programme est très intéressant... en particulier... mais...

Vous serait-il possible de...

Nous vous prions d e ..., Madame la Proviseure, à...


rCTION ECRITE

aumii. ..................................
4 PROBLÈMES/SOLUTIONS OU Appartement à louer pour 3 ou 7 jours
causes/ c o n s é q u e n c e s ? Dans quartier très calme et pitto­
resque, tout près du centre-ville,
Activité 11 : Vous écrivez une lettre de réclamation très bien desservi (bus, métro), au
à la direction de l’agence immobilière auprès de 7e étage d’un immeuble de standing,
laquelle vous avez loué un appartement avec vos nous vous proposons un charmant
amis ou vos parents. Voici ci-contre l’annonce 3 pièces de 70 m2.
parue sur leur site Internet. La réalité était bien P ossibilité de loger 4 personnes.
différente. Les animaux sont admis.
L’organisation de votre argumentation peut être | Commerces à proximité.
la suivante : Problèmes/solutions ou causes/ 1 Prix : 150 euros/jour
conséquences. £ Caution ; 300 euros
S; Forfait/semaine : 700 euros
N.B. : Pour vous aider, utilisez les outils de la
page 74 en particulier la cause, conséquence,
but, hypothèse, alternative, explication.

-îuwj[MUyniUU! W\

5 LE DISCOURS JLEGUMEWTÆTÏF
Organiser les élém ents selon un ordre logique
Activité 12

1. Lisez le texte ci-dessous. Remettez en ordre ces déclarations contradictoires et retrouvez


leur auteur.
La délinquance des m ineurs explose-t-elle vraim ent ?
A. Guillaume Didier, porte-parole de Rachida Dati, garde des Sceaux (considère que la délin­
quance des mineurs augmente)
B. Laurent Mucchielli, directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institu­
tions pénales (la délinquance des mineurs n’augmente plus...)
C. La délinquance des mineurs augmente, l’âge des auteurs a tendance à diminuer, le nombre d’infrac­
tions avec violence est en nette hausse, et les récidives également.
D. Enfin, elle n ’a pas n<5n plus particulièrement rajeuni (les problèmes sérieux se posent toujours à partr
de la préadolescence).
E. Ce qui change le plus, ce ne sont pas les jeunes, mais la société autour d’eux.
F. Ou bien ce discours correspond à la réalité - et il faudra bientôt se préparer à affronter la violence des
nourrissons !...
G. En second lieu, elle n ’a pas changé de nature depuis vingt ans (nous dénonçons davantage de choses
par exemple des agressions sexuelles, qui ne sont pas nouvelles pour autant).
H. L’idée d’augmentation, d ’aggravation et de rajeunissement constants de la délinquance des mineur
revient dans le débat politique depuis plus de quinze ans.
I. En premier lieu, la délinquance des mineurs n ’augmente ni ne diminue plus que celle des maje-3
(elle est globalement stable).

66
Entraînez-vous

J. D ’où la volonté du gouvernement de marquer l’interdit plus tôt, avec une réponse pénale obligatoire pour
chaque infraction. 64 % des mineurs qui sont avertis par le juge ne récidivent pas l’année qui suit.
K. ... ou bien il sert à autre chose, par exemple à entretenir une préoccupation, justifier de nouvelles lois,
montrer qu’un gouvernement agit.
Source : Phosphore, 22 octobre 2008

Classement des phrases de G. Didier A ,...


Classement des phrases de L. Mucchielli B ,...

2. Une fois ce travail fait, observez les éléments qui vous ont permis de retrouver l’ordre logique
du texte.

* Structurer un texte et reprendre des mots


Activité 13

1. Lisez le texte suivant et relevez :


A. le thème et le problème posé ;
B. les arguments pour le travail le dimanche et contre le travail dominical ;
C. la façon dont ces arguments s ’enchaînent ;
D. les mots utilisés pour éviter les répétitions et enchaîner les arguments (aidez-vous de
l’encadré de la page suivante « Structurer un texte et reprendre un mot »).

Pour ou contre le travail dominical : un enjeu de société


Depuis un certain temps, un grand débat existe en France mais aussi dans d’autres pays sur l’ouver­
ture de tous les magasins le dimanche. Selon les législations des pays, les magasins sont soit ouverts
tous les jours, donc le dimanche aussi et même tard dans la nuit, soit 6 jours sur 7. Voilà les arguments
développés par ceux qui sont pour une ouverture de tous les magasins le dimanche et ceux qui s’y
opposent.
Les partisans du travail dominical
Ceux qui sont pour l’ouverture des magasins le
dimanche sont surtout des patrons de petites ou
grandes entreprises qui aimeraient bien s’assu­
rer une clientèle le dimanche. Ils considèrent
que la consommation est un loisir comme un
autre et que la loi n ’est pas adaptée à une société
qui a évolué. Le repos peut se prendre un autre
jour de la semaine.
Pour eux, cette évolution doit se traduire par
l’ouverture des magasins le dimanche, car ce
jour est le jour idéal de la semaine, l’argument
étant le suivant : « Les gens sont fatigués en fin
de journée et de plus, n ’ont pas le temps de faire leurs courses en sortant du travail. Le dimanche, ils
sont détendus... »
Il y a aussi ceux qui avancent un argument qu’ils croient infaillibles : travailler le dimanche per­
met d’augmenter son salaire. Faire des heures supplémentaires le dimanche serait, selon eux, une
aubaine, sans parler de l’occasion donnée aux étudiants de pouvoir financer leurs études avec l ’argent
gagné le dimanche.
PRODUCTION ECRITE

Ceux qui y sont opposés


Les principaux syndicats réfutent ce dernier
argument, car il est évident que pour eux les
salariés n ’ont pas le choix. Dans une entreprise,
ce n ’est évidemment pas le salarié qui décide,
mais le patron (ou la patronne) qui peut très bien
faire pression sur le salarié en prenant comme
argument que son refus de travailler pénalise les
collègues de travail, sans parler du chantage à
l’emploi, surtout en période de crise.
L’autre argument avancé est que le dimanche doit
rester un jour privilégié, le même jour pour tous, J x
de telle sorte que les membres d’une famille se
réunissent enfin alors qu’ils ont à peine le temps de se parler pendant la semaine. D ’autre part, les
partisans du travail dominical ont-ils pensé à ce que deviennent les enfants qui eux n ’ont pas classe ?
Enfin, dernier argument de ceux qui sont opposés à l ’ouverture des grands magasins ou hypermar­
chés : celui des conséquences de la concurrence sur l’emploi chez les petits commerçants, ceux qui
assurent le commerce de proximité. Ils savent que les frais de personnel sont plus élevés chez eux
que dans la grande distribution et qu’ils ne pourront pas supporter la concurrence et devront donc tôt
ou tard déposer leur bilan.
On voit là que la discussion sur le travail dominical est plus qu’une discussion économique. Les
décisions prises dépendent d’un choix de société.

Thème
Problème :
Arguments pour Enchaînement Arguments contre Enchaînement

2. Vous donnerez ensuite votre point de vue en organisant votre argumentation, selon que vous
êtes pour ou contre, que vous préférez parler des avantages et des inconvénients, des problèmes ou
des solutions, exposer les différents aspects ou comparer avec les habitudes dans votre pays.

Structurer un texte et reprendre un mot

Il existe p lu s ie u rs m oyens p o ur re p re n d re des m ots dans un texte :

1. On peut utiliser des pronoms comme ils, elles .-


Les discussions des homm es politiques et des dirigeants syndicaux s u r la ferm eture des magasins
le dimanche ont eu lieu dans tous les pays car elles correspondent à un enjeu de société.
2. On peut reprendre le même nom précédé d’un article démonstratif :
...car ces discussions correspondent à un enjeu de société.

3. On peut utiliser un possessif :


...car leurs discussions correspondent à un enjeu de société.

4. On peut utiliser un nom qui a le même sens :


...les prises de position contradictoires correspondent à un enjeu de société.

5. Certains mots sont génériques :


Les discussions de ces acteurs p rincipaux de la société...
6. Certains mots permettent de reprendre une phrase entière :
Cette situation n'est pas nouvelle...

Tous ces mots sont utiles pour éviter les répétitions.


# Convaincre
Activité 14 : Choisissez une des deux annonces puis répondez à celle de votre choix. Écrivez à
l’adresse indiquée en respectant les conventions d’une lettre formelle.

1. Cette offre de stage dans un cabinet d’architectes vous intéresse. Utilisez les éléments
indiqués dans l’offre (qualités requises).

Offre de stage en entreprise


Le cabinet d ’architectes « sur m esure » , spécialisé dans les équipem ents collectifs, accueille
po u r un stage de deux sem aines, sur son site de P aris 12, des jeunes de 14 à 18 ans.
P en d an t ce stage, vous apprendrez à m onter un dossier technique et visiterez un chantier
Qualités requises :
• Sens artistique
• O uverture d ’esprit
• Sens du travail en équipe
® Rigueur
• M éthode
® Esprit d ’observation
» Capacité d ’adaptation

Adressez toute correspondance à :


M aison des a rch ite cte s,
Couvent des ré c o lle ts , P a ris 75010.

2. Cette annonce parue dans une revue scientifique vous intéresse. Écrivez à la rédaction du
ie vous magazine en expliquant que vous avez les qualités requises pour que votre candidature soit
mes ou retenue.
ays.
Appel au peuple pilotage

La rédaction cherche
U n garçon ou une fille de 15 ans (m inim um )
po u r être le héros ou 1 héroïne
d ’u n rep o rtag e qui p a ra îtra
dans le hors-série de n o tre revue.
Il s'a g ira p o u r lu i/elle de décoller et de poser un avion
de tou rism e après avoir fait u n to u r dans es airs,
encadré p a r u n in stru cte u r officiel de la F édération
française d ’aéronautique. C ’est u n exercice d in itiatio n
trè s co u ran t et u n m agnifique avant-gout du pilotag .
Cela se p assera en région grenobloise, une tois par
mois.
Merci d’envoyer les noms des candidats à l’adresse suivante :
Éditions des jeunes BP 310 Grenoble
En objet d u courriel, p o rtez :
« p ilo tag e R P J »• Le g a g n an t sera tiré au sort.
PRODUCTION ÉCRITE

* Synthèse
Activité 15 : La question suivante « Être sincère : pourquoi est-ce (parfois) si difficile ? » a été
posée sur le blog du magazine Phosphore. Elle a donné lieu à la réflexion présentée dans le
texte qui suit.

Être sincère : pourquoi est-ce (parfois) difficile ?


C’est difficile d’être sincère... parce que tout ne mérite pas d’être dit.
Entre la télé-réalité, l’étalage de la vie privée des people et Internet, qui nous invite à nous livrer
aux yeux de tous, se dévoiler semble obligatoire. Pourtant, notre vie quotidienne est faite de petits
mensonges sans lesquels nous serions insupportables. Imaginez un instant : « Salut, ça va ? » « Non,
hypermal. Pas envie de te parler. » Ce genre de réponse finirait pas lasser l’ami le plus fidèle. Mais
il n ’y a pas que le savoir-vivre qui nous pousse à faire certaines choses. La pudeur et la discrétion
servent avant tout à préserver notre intimité. Rien ne vous oblige à raconter que vous dormez encore
avec un doudou, ou que vous avez failli redoubler au collège. Un jardin secret peut être limpide,
comme il peut être obscur, empli de doutes, d’hésitations, d’ambivalence. Difficile d’être au clair
avec cette part de nous qui nous échappe... alors pourquoi se forcer à la dévoiler aux autres ? Exiger
de quelqu’un d’être franc et transparent, « c ’est nier sa densité, s’insurge Daniel Coum, psychologue
clinicien. C ’est ce qu ’ont cru pouvoir faire les dictatures ! » Être sincère, ça ne signifie pas tout dire.
C’est choisir, en toute conscience, de dire des choses.
Anne BlDEAULT, Phosphore, 18/11/2008.

1. Lisez ce texte et complétez le tableau.

Thème

Problématique

Prise de position de
l’auteure de l’article
Idées/arguments
Classement
Organisation du texte
Présentation du thème
et bilan
Transitions

2. Quelle note donneriez-vous à cette auteure, sachant que ce texte a été publié sur un blog et qu’il
est destiné à un public d’adolescents ? Il lui avait été demandé de rédiger un texte sur la difficulté
d’être sincère d’environ 250 mots. Reportez-vous aux critères utilisés pour l’évaluation :
• respect de la consigne ;
• correction sociolinguistique ;
• capacité à présenter des faits ;
• capacité à argumenter une prise de position ;
® cohérence et cohésion ;
• compétence lexicale (étendue, maîtrise du vocabulaire et de l’orthographe lexicale) ;
• compétence grammaticale (choix des formes, degré d’élaboration des phrases).

3. À présent, à vous de jouer.


Vous réagissez à l’article d’Anne Bideault, en présentant le thème et le problème posé ava-"
d’exprimer votre accord ou votre désaccord, ou un point de vue plus nuancé. L’article que vous
allez rédiger sera publié sur le site de Phosphore (250 mots).
Entraînez-vous

ÂUT îT IO !

Pas tout
à fait
Vous êtes m aintenant prêt(e) à :

répondre à des annonces (stage ou autre).

écrire une lettre de réclamation en respectant les codes.

participer à un forum sur internet.

écrire à un journal ou magazine pour donner votre avis sur


des thèmes différents (personnel, vie quotidienne,...}.

rédiger un texte sur votre blog.

Pour cela, vous pouvez :


annoncer
• le thème
• le problème
» le déroulement du raisonnement
• trouver des arguments
• les organiser (paragraphes)
• les lier entre eux (transitions, articulateurs)
• donner des exemptes (expériences, événements)
• faire un bilan du raisonnement
• ouvrir le débat

Essayez vous-même en donnant votre point de vue argumenté sur l’affirmation suivante de
Françoise Dolto, pédiatre et psychanaliste (1908-1988) :
« L ’adolescent est comparable au homard qui, une fois sa coquille tombée, est obligé d ’aller se
cacher sous les rochers, le temps de sécréter une nouvelle coquille... »

71
L'EXPRESSION D'UNE OPINION

DONNER SON OPINION EXPRIMER UNE OPINION GÉNÉRALE

A mon avis, ... On dit que...


De mon point de vue, ... Il est évident que/clair que...
En ce qui me concerne, ... Il va de soi que...
D’après m o i/lu i/e lle ,... Les gens pensent généralement que...
Selon m oi/lui/elle, ... L’opinion générale est que...
Je pense/trouve/crois que... Il paraît que...
Je suppose que... Il est certain que...
J’imagine que... Il est vrai que...
Il me semble que... On ne peut pas nier que...
Si tu veux savoir ce que je pense Comme chacun sait, ... /Chacun sait que
C’est un fait que...
On sait bien que...
EXPRIMER UN DOUTE

Je ne crois pas que... 1


Je ne suis pas (du tout)
EXPRIMER UNE IMPROBABILITÉ
sûr(e)/certain(e) que... > + subjonctif
Je ne suis pas Il n’y a pas beaucoup
persuadé(e) que... ■ de chance que...
Je suis perplexe devant/à propos de/ Il est improbable que.. i + subjonctif
quant à... Il n’est guère probable
Je me demande si... que...

EXPRIMER UNE CERTITUDE

Je suis absolument/tout à fait sûr(e)/


EXPRIMER UNE POSSÏBSLSTÉ
certain(e) que...
Je suis absolument/tout à fait persuadé(e) Il est probable que...
que... Il est possible que... + subjonctif
J’ai la conviction que... Il se peut/pourrait que... + subjonctif
Je sais très bien que... Il n’est pas impossible que... + subjonctif
Ü M Ip fir ' •m"r

EXPRIMER UNE NÉCESSITÉ OU UNE OBLIGATION

Il est nécessaire que...


Il est indispensable...
Il est essentiel que...
Il faut que...
Il est nécessaire de...
Il est indispensable de infinitif
Il est essentiel de...
INTERAGIR À PROPOS D’OPINiOMS

EXPRIMER UN ACCORD EXPRIMER UN DESACCORD

...SUITE À UNE FORMULATION


...SUITE À UNE FORMULATION
POSITIVE POSITIVE OU NÉGATIVE
Non.
Oui.
Pas d’accord.
Effectivement/Sûrement.
Je ne trouve pas.
Je suis d ’accord.
Non, ce n’est pas vrai.
Je suis de ton/votre avis.
C’est inexact/faux.
Tu as raison./Vous avez raison.
Tu as tort./Vous avez tort.
Tout à fait.
Tu te trompes./Vous vous trompez.
C’est tout à fait ça.
Je partage ton/votre idée/analyse. ...SUITE À UNE FORMULATION NÉGATIVE
Je te/vous rejoins...
Si.

...AVEC DES RÉSERVES .ATTENUE


Peut être. Je n’en suis pas si sûr.
C’est possible. Je me demande si c’est vraiment le cas.
Pourquoi pas ? Écoute/Écoutez, je ne sais pas.
C’est peut-être le cas. Pas vraiment.
C’est pas si sûr.
Admettons. ...TOTAL

Mais pas du tout.


...EN CONCÉDANT Certainement pas.
C’est vrai, mais... C’est tout à fait/absoiument/parfaitement faux.
Je suis d’accord avec toi/vous quand Alors là, non ! Tu exagères !/Vous exagérez !
tu dis que/vous dites que... mais... Comment peux-tu/pouvez-vous dire ça/une
Le seul problème, c’est que... chose pareille ?
C’est absurde/ridicule/aberrant/délirant !
...DE MANIÈRE FORMELLE Là, ça va trop loin !

Je ne nie pas/je reconnais que... ...DE MANIÈRE INFORMELLE


mais, cependant/toutefois/malgré
cela... Tu plaisantes !/Vous plaisantez ! N’importe quoi !

EXPRIMER SON APPROBATION EXPRIMER SA DÉSAPPROBATION


1
Je t ’/vous approuve. Je suis contre.
Je suis pour. Tu as tort./Vous avez tort.
Tu as/Vous avez raison. Tu n’aurais/Vous n’auriez jamais dû.
Tu as/Vous avez bien fait. Il ne fallait (surtout) pas !
C’est une bonne idée ! i Il aurait fallu...
î<
jP
LES M tf ICULÂTEUftS W O ItP iS PU DISCOURS ^i

L’ADDITION CAUSE CONSÉQUENCE


WÊ}Â |
Pour marquer la succession Parce que... Donc...
- d’abord... ensuite... enfin... Car... Alors...
- premièrement... deuxième­ En effet... Ainsi...
ment... troisièmement... Puisque... En conséquence...
Pour montrer qu’il y a deux Sous prétexte que. Par conséquent...
aspects C'est pourquoi...
À force de...
- d’une part... d’autre part... w
À cause de... De sorte que...
- d’un côté... de l’autre...
Grâce à... Si bien que...
Pour insister sur l’argument Tellement... que...
Étant donné que...
qu’on ajoute
De peur que/de... Si... que...
- non seulement... mais aussi. m*. « W i

L’OPPOSITION /LA CONCESSION SUT 1 \ HYPOTHÈSE

Vos pouvez opposer deux faits en Pour que... f Si...


i ■
w
utilisant différents articulateurs Afin que... 1 En cas de...
d’opposition : Dans le but de... Sinon...
• Avec deux noms ou deux adjec­ À condition que.
En vue de...
tifs : mais
Au cas où...
• Avec deux affirmations en oppo­
sition : mais, pourtant, cepen­
dant, toutefois, par contre, en
revanche... ALTERNATIVE
• Autre possibilité : tandis que, Soit..., soit...
alors que, même si, bien que...
Ou bien..., ou bien...
Soit que..., soit que..
Vous pouvez aussi nuancer en utili­
sant des articulateurs exprimant la
concession : cependant, pourtant,
bien que, même si, malgré, toute­
fois, néanmoins. EXPLICATION

En d'autres termes...
Autrement dit...
C’est-à-dire...
En réalité...
En fait...

74
- • DUCT i â
Descripteur global
'/ Peut méthodiquement développer une
présentation ou une description soulignant
les points importants et les détails
pertinents.
v7' Peut faire une description et une
présentation détaillées sur une gamme
étendue de sujets relatifs à son domaine
d ’intérêt en développant et justifiant les idées
par des points secondaires et des exemples
pertinents.

Monologue suivi : décrire


l'expérience
Peut faire une description claire et détaillée
d ’une gamme étendue de sujets en relation
avec son domaine d ’ intérêt.

Monologue suivi : argumenter


Peut développer m éthodiquem ent une
argum entation en m ettant en évidence les
points significatifs et les élém ents pertinents,
en donnant les avantages et les inconvénients
d ’options diverses.

Interaction orale générale


s Peut utiliser la langue avec aisance, correction
et efficacité dans une gamme étendue de sujets
d ’ordre général, éducationnel, professionnel et
concernant les loisirs, en indiquant clairement les
relations entre les idées.
■/ Peut exposer ses opinions et les défendre avec
pertinence en fournissant explications et arguments.
uÿ

PRODUCTION ORALE

NATURE DE L'EPREUVE

Durée Note sur


20 minutes
Présentation et défense d’un point de vue à partir d’un court
Préparation : /2 5
document déclencheur
30 minutes

1. Objectif : exposer et défendre clairement un point de vue à partir d’un bref document écrit
donné à l’avance.
La production demandée est, comme la production écrite, une production fonctionnelle répon­
dant à une situation de communication précise définie par la consigne.

2. La consigne est en général la suivante :


Vous tirerez au sort deux documents parmi ceux proposés par l ’examinateur et vous en choisi­
rez un.
Vous dégagerez le problème soulevé par le document choisi puis vous présenterez votre opinion
sur le sujet de manière claire et argumentée.
Si nécessaire, vous défendrez votre opinion au cours du débat avec l ’examinateur.

3. Le document déclencheur :
• Le document qui sert de déclencheur permet de trouver une problématique qu’il sera
possible d’illustrer à l’aide d’informations extérieures.
• Il ne s ’agit en aucun cas d’en faire le résumé, mais il est possible de s’y référer.
• L’exposé doit pouvoir se prolonger par une discussion.
• Les sujets sont généralistes et « universels », pouvant trouver un écho ailleurs qu’en
France ou en Europe.
• Le document a entre 135 et 165 mots.

4. L’épreuve se déroule donc en deux temps :


• Un monologue suivi au cours duquel vous présenterez la problématique du document
que vous aurez choisi et vous donnerez votre opinion.
• Une interaction prolonge ce monologue. Vous serez amené(e) à débattre avec l’examina­
teur et à réagir à ses déclarations ou ses arguments.

Dans les pages suivantes, des activités vous amèneront progressivement à maîtriser les outils
permettant d’atteindre les objectifs visés.
Entraînez-vous

* GRILLE D’ÉVALUATION DE L'ÉPREUVE ET SAVOIR-FAIRE REQUIS

V e p a rtie MONOLOGUE SUIVI : DÉFENSE D’UN POINT DE VUE A RG UM ENTÉ

Peut dégager le thème de réflexion et introduire


0 0,5 1 1,5
le débat.
Peut présenter un point de vue en mettant en évi­
dence des éléments significatifs et/ou des exem­ 0 0.5 1 1.5 2 2,5 3
ples pertinents.
Peut marquer clairement les relations entre les
0 0.5 1 1.5 2 2,5
idées.

2 e p a rtie EXERCICE EN INTERACTION : DÉBAT

Peut confirmer et nuancer ses idées et ses opi­


0 0.5 1 1,5 2 2,5 3
nions, apporter des précisions.
Peut réagir aux arguments et déclarations
0 0.5 1 1.5 2 2,5 3
d’autrui pour défendre sa position.

POUR L’ENSEM B LE DE L’ EPREUVE

Lexique (étendue et maîtrise)


Possède une bonne variété de vocabulaire pour
varier sa formulation et éviter des répétitions ; le 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4
vocabulaire est précis mais des lacunes et des
confusions subsistent.
Morphosyntaxe
A un bon contrôle grammatical, malgré de petites 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5
fautes syntaxiques.
Maîtrise du système phonologique
A acquis une prononciation et une intonation 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3
claires et naturelles.

Principaux savoir-faire requis :


• s ’exprimer assez longtemps de façon suivie sans donner l’impression de devoir restrein­
dre sa pensée ;
• être capable de présenter le thème du document et d’en dégager la problématique ;
• présenter un point de vue clair en mettant en évidence des éléments significatifs et/ou
des exemples pertinents ;
• marquer clairement les relations entre les idées ;
• confirmer et nuancer ses idées, apporter des précisions ;
• s ’interroger sur les causes, les conséquences, les situations hypothétiques ;
• réagir aux arguments et déclarations d’autrui pour défendre sa position.

77
* DÉMARCHE : QUELQUES CONSEILS

La grille d’évaluation de l’épreuve ainsi que les savoir-faire requis montrent clairement que les
capacités testées sont essentiellement des capacités à dégager une problématique d ’un docu­
ment, à exprimer son point de vue et à débattre.

Dans la phase du monologue, vous aurez avant tout à présenter la problématique du document,
expliquer éventuellement le point de vue de son auteur(e) et donner le vôtre (d’accord ou pas
d’accord).
Dans la phase de l’interaction qui a la forme du débat, il vous faudra convaincre l’interlocuteur
du bien fondé de votre point de vue. Une stratégie précise doit donc être adoptée. Celle-ci
consiste à :
• trouver des arguments pertinents qui seront donc efficaces avec des exemples à l’appui ;
• trouver des arguments contradictoires pour répondre à votre interlocutrice/interlocuteur :
des contre-arguments.

Pendant la phase de préparation de 30 minutes, en vue du monologue et du débat qui suivra,


il faudra donc :
• définir la problématique, c’est-à-dire dégager le thème de réflexion du document ;
® rechercher des idées pour argumenter ;
» les organiser.

Définir la problématique
Elle se ramène souvent à une question commençant par Comment ? Pourquoi ?

Rechercher les idées et les classer pour donner son point de vue
En fonction de vos convictions, vous pouvez choisir :
• d’être pour ou contre ;
• d’exposer les avantages et les inconvénients de la problématique proposée ;
® d’analyser la situation : causes/conséquences ; problèmes/solutions ;
• de faire l’inventaire des problèmes : aspects économiques, culturels, politiques ;
• de comparer : réactions à une situation selon les sociétés.

Organiser le monologue en :
• présentant la problématique ;
• articulant les arguments (transitions...) ;
®faisant un bilan.

Se préparer au débat en :
• préparant ses arguments ;
• mobilisant toutes les ressources linguistiques : pour exprimer l’accord, le désaccord,
l’approbation.
Entraînez-vous

* AUTOÉVÂLUATION

Une grille d’autoévaluation sera proposée à la fin de cette partie « Entraînez-vous ».


Elle vous permettra de savoir si vous avez atteint les objectifs suivants :

1. Être capable de faire un exposé en français et pour cela de :


• respecter la contrainte de temps ;
• vous exprimer clairement et utiliser le registre formel approprié ;
• introduire le thème de réflexion et donner son opinion ;
® maîtriser les outils linguistiques pour exprimer l’opinion ;
• organiser ses arguments.

2. Être capable de gérer une interaction et pour cela :


• être à l’aise dans l’intervention ;
• savoir écouter et prendre la parole dans le débat ;
• confirmer et nuancer votre opinion et argumenter ;
e réagir facilement aux arguments de l’interlocuteur.

Pour commencer, le petit test suivant vous permettra de faire un diagnostic de vos capacités à
donner une opinion, trouver des arguments et éventuellement les classer...
Donnez votre opinion sur les affirmations et justifiez-la. Le même test sera proposé en fin de
parcours, (test extrait du Guide de psychologie de la vie quotidienne, sous la direction de Chris­
tophe André, paru aux éditions Odile Jacob)

TEST

Pas Moyen­ Parfai­


Un peu Très en
du tout nement tement
d’accord accord
d’accord d’accord d’accord
1. Le physique détermine la valeur
d’une personne.
2, Pour réussir sa vie et être heu­
reux, il faut être beau.
3. Pour être bien dans sa tête, il faut
être bien dans son corps.
4, L’avis des gens sur l’apparence
physique est primordial.
5. La société exige qu’on soit beau
et séduisant.
6. L’apparence physique traduit la
personnalité.
7. Une imperfection physique est un
signe de négligence personnelle.
8. On peut changer son apparence-
physique comme on veut.

N.B. : Les outils de langue sont regroupés dans les pages 72, 73 et 74. Ils sont à utiliser systé­
matiquement pour la réalisation des tâches demandées dans cette partie « Entraînez-vous ».

79
1 LE MONOLOGUE (PRODUCTION)

Du pour et du contre
Activité 1 : Lisez le document suivant et répondez.

Contre la liberté surveillée


<r Pourquoi s ’opposer à la vidéosurveillance si on n ’a rien à se reprocher ? »
L’argument est régulièrement avancé par les défenseurs de l ’extension des systèmes de surveillance
du public et chacun accepte finalement et même avec quelque indifférence d’être fiché, observé,
repéré, tracé, profilé, sans souvent même en avoir conscience.
Mais un principe de justice veut que toute personne soit considérée innocente jusqu’au jour où il
est établi qu’elle est coupable, et l’article 1 de la loi de 1978 précise que l’informatique doit être au
service de chaque citoyen. Elle ne doit pas porter atteinte ni à l’identité humaine, ni aux droits de
PHomme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles et publiques. La vidéosurveillance inverse la
situation : toute personne filmée devra prouver qu’elle n ’est pas en cause. Tout le monde devient fau­
tif ou suspect potentiel et sous couvert du bien-être sécuritaire, les libertés reculent. Chaque citoyen
est placé en situation de suspect permanent sans qu’il en soit informé.
Jean-Claude VlTRAN, « Ligue des droits de l’homme ».
La Ligue des droits de l’homme a édité un petit guide pratique de la vidéosurveillance,
« Contre la liberté surveillée », disponible sur www.ldh-france.org.

1. Quel est le problème ?


□ Pourquoi la vidéo n’est pas un outil utile pour
la sécurité ?
□ Pourquoi la vidéo porte atteinte à notre liberté ?
□ Comment la vidéo préserve notre liberté ?
□ Pourquoi et comment la vidéo nous protège ?

2. Quel est le thème traité ?


□ L’influence de la vidéo dans la société.
□ L’utilisation de la vidéo pour surveiller.
□ La vidéo indispensable pour la sécurité.
□ Les multiples usages de la vidéo.

3. Quelle est l’opinion de l’auteur de ce texte sur


le thème ?
□ Il est tout à fait d’accord.
□ Il est en partie d’accord.
□ Il est en partie en désaccord.
□ Il est totalement en désaccord.

4. Quels sont les arguments donnés par l’auteur ?

5. Écoutez ensuite les réactions de celles et ceux qui ont lu ce texte et classez-les selon que
23 les lectrices et lecteurs de l’article sont tout à fait d’accord, en partie d’accord, en partie en
désaccord ou en désaccord total avec son auteur.
Entraînez-vous

Tout à fait En partie En partie en En désaccord


Appel de
d’accord d’accord désaccord total
Clément
Léa
Jérôme
Oriane

6. Justifiez les raisons de votre choix en relevant les formules utilisées par les personnes qui
ont donné leur point de vue.

7. Relevez les arguments donnés par chacun des lecteurs.

8. Et vous, quelle est votre opinion sur la question ?


Êtes-vous totalement ou en partie pour, en partie ou totalement contre ?

N.B. : Aidez-vous des formules relevées et reportez-vous aux pages 72 et 73 où vous trouverez
les différentes façons d’exprimer son opinion, d ’exprimer son accord ou son désaccord.

À vous à présent avec le texte suivant.

Activité 2 : Lisez le document suivant.

1. Quel est le thème traité ?

2. Quelle est l’opinion de l’auteur de l’article sur le sujet ?

3. Quels sont les arguments utilisés par l’auteur ?

U. Êtes-vous pour ou contre ?

5. Justifiez votre prise de position en recherchant et en classant vos arguments.

Détecter in utero la graine de violence ?


En 2008, une commission chargée de réformer la justice pénale des mineurs a proposé d’abaisser la
responsabilité pénale de 13 à 12 ans.
Pour soutenir cette idée, certains ont déclaré qu’il ne leur semblait pas que cela soit trop tôt, souhai­
tant qu’on aille même un peu plus loin sur la question de la détection précoce des comportements,
en prenant comme référence des rapports affirmant qu’il fallait le faire dès l’âge de trois ans pour
être efficace.
L’argument principal était que, quand on détecte chez un enfant très jeune, à la garderie, qu’il a un
comportement violent, c’est le servir et lui être utile que de mettre en place une politique de préven­
tion tout de suite.
À cet argument, le Comité national d’éthique rappelait qu’il avait déjà donné un avis qui était
qu’<r une médecine préventive qui permettrait de prendre en charge, de manière précoce et adaptée,
des enfants manifestant une souffrance psychique ne doit pas être confondue avec une médecine
prédictive qui emprisonnerait, paradoxalement, ces enfants dans un destin qui, pour la plupart d ’en­
tre eux, n ’aurait pas été le leur si on ne les avait pas dépistés. Le danger est en effet d ’émettre une
prophétie autoréalisatrice, c ’est-à-dire de faire advenir ce que l ’on a prédit du seul fa it q u ’on l ’a
prédit ».
D’autre part, une pétition initiée par le collectif « Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois
ans » rappelle que les instances professionnelles, politiques et éthiques se sont finalement rejointes
dans un refus de confondre la prévention et la prédiction.
PRODUCTION ORALE

4 D es problèm es et des solutions : enchaîner les arguments


A ctivité 3 : Observez ces photos. Faites le diagnostic des problèmes. Quelles solutions proposez-
vous pour les régler ? Donnez au moins cinq arguments.

A ctivité U ; Lisez le texte suivant (problèmes/solutions).

Filles/garçons : de vieux schémas éducatifs toujours présents


Le rapport annuel sur la discrimination hommes-femmes (Global Gender Gap Report) publié par
le forum économique mondial souligne que, si le sort des femmes dans le monde reste encore peu
enviable, une amélioration globale des disparités entre les sexes est tout de même décelable. Et que
la Scandinavie demeure sans surprise la championne de l’égalité inter-genres.
Et c’est pourtant une passionnante étude suédoise qui signale à quel point ce chemin vers l’égalité
reste tortueux (Anne Chemin, Le Monde, 14 novembre). Une chercheuse a pendant plusieurs mois
filmé les activités, observé l’accueil des enfants, assisté aux repas à la cantine. Et a livré des conclu­
sions qui ont consterné des éducateurs et des enseignants convaincus d’adopter la même attitude avec
les filles et les garçons.
Les adultes laissent ainsi beaucoup plus de place aux garçons pour utiliser le temps de parole, accep­
tent sans difficulté que les garçons interrompent les filles alors qu’ils demandent à celles-ci d’atten­
dre patiemment leur tour. Ils usent de phrases courtes et directives pour les garçons, de discours longs
et détaillés pour les filles.
[...]
La conséquence aura été l’expérimentation dans une école pilote de temps de « non mixité ». Et le
résultat est que les filles, entre elles, reprennent confiance et jouent avec les jouets de l’autre sexe et
de même pour les garçons qui aiment s’amuser avec les dînettes et les peluches.
Sans tomber dans une obsession égalitariste, il est sûr qu’un travail de réflexion reste à mener. Du
reste, un bulletin de l’Éducation nationale proposait récemment aux enseignants une liste de scéna­
rios avec des recommandations : comment faire par exemple lorsque des garçons coupent la parole
à une fille en maths ?...
Source : Serge H e f e z , http://fam illes.blogs.liberation.fr

1. Quel est le thème traité ?

Quelle est l’opinion de l’auteur sur la question ?


Entraîn ez v o u s

3. Comment l’auteur a-t-il organisé son argumentation ?


Cochez la case correspondant à la réponse.

Pour ou contre
Avantages/Inconvénients
Problème/solution
Causes/conséquences
Comparaison entre société

| Activité 5 : Écoutez à présent l’avis de la personne sur le document précédent « Filles/garçons :


de vieux schémas éducatifs toujours présents ».

1. Quelles sont les différentes phases du monologue ?

2. Quels sont les arguments utilisés ?

3. Relevez les formules utilisées pour enchaîner les arguments.

Formules utiiisées
1
2
3
4
5

4. À vous à présent de donner votre point de vue sur la question en :


• identifiant le problème (qui peut être présenté de la même façon que l’auteur du texte ou
la personne qui le commente) ;
• proposant, par contre, d’autres solutions que celles proposées par l’auteur ou la personne
qui commente le texte en les classant et en les enchaînant par ordre d’importance.

N.B. : Aidez-vous des formules relevées et reportez-vous à la page 74 où vous trouverez les
façons d'enchaîner des arguments.

* D es avantages et des inconvénients


Activité 6 : Observez ces photos. Comparez les avantages et les inconvénients de la vie en ville
et de la vie à la campagne.
PRODUCTION ORALE

A ctivité 7 : Lisez le texte suivant et préparez votre monologue. Vous avez 15 minutes (partie
monologue seule). Pensez à :
• repérer le thème traité par l’auteur ;
• repérer son point de vue sur la question ;
• relever les arguments utilisés. Classez-les afin de pouvoir les énumérer.

Une fois ce travail fait, à vous de donner votre point de vue.


• Cherchez des idées pour démontrer les avantages et les inconvénients de...
• Classez les arguments par ordre d’importance (quels sont, selon vous, les plus
convaincants ?).
Et puis, pour conclure votre monologue, faites un bilan des arguments utilisés. Vous y voyez plus
d’avantages que d’inconvénients ?
Vous êtes prêt(e) ? Voici le texte : vous avez 1 5 minutes.

Comment résister à la surenchère à la haute technologie


Quand votre enfant vous demande d’acheter le dernier
portable parce que tous ses copains l ’ont, il est diffi­
cile de résister à la pression sociale et publicitaire. La
high tech est entrée en masse dans la vie quotidienne
des jeunes comme nous en informe une enquête qui
montre que 92 % des jeunes de 15-18 ans possède
un mobile et 75 % un baladeur MP3. 50 % disposent
d’une télévision dans leur chambre...
Que les enfants s’adaptent à leur environnement est
plutôt sain selon des psychologues, et, comme pour
les vêtements, les rapports sociaux passent par les signes extérieurs d’appartenance. Le portable,
Internet, sont des manières de communiquer entre soi.
Néanmoins, d’abord pour des raisons financières, il est nécessaire de refuser des achats qui grève­
raient lourdement des budgets.
Ensuite, selon l’âge des enfants, l’achat de high tech peut être source de conflit entre eux et leurs
parents qui peuvent craindre l’utilisation d’Internet, surtout s’ils ne connaissent pas eux-mêmes toutes
les possibilités offertes.
Enfin, quelque soit l’âge, il peut y avoir un risque d’addiction avec ce que cela entraîne d ’isolement
et parfois de déconnexion de la réalité.
Alors la solution ?
Avant tout, se renseigner, savoir ce qu’on achète, si on décide d’acheter quelque chose et surtout savoir
comment ça marche. Il faut aussi être très attentif, détecter les signes de détresse que sont la perte d’ap­
pétit, la baisse des résultats scolaires, la négligence de toute activité autre que la console de jeux.
Et puis, il faut dialoguer, dialoguer, dialoguer...

Comparaisons
A ctiv ité 8 : Voici un extrait d’une enquête réalisée par la Sofres en décembre 2004 et janvier 2005
pour le Conseil régional d ’île-de-France. Plusieurs questions ont été posées à des jeunes entre
15 et 25 ans sur leurs motivations, leur vie, leur point de vue sur la société et leurs prises de
position personnelle.
1. Vous relèverez d’abord le thème puis observerez les chiffres de ce sondage en comparant
le classement par ordre d’importance des mots selon qu’ils concernent la société française ou
l’ensemble du monde.
2. Le classement serait-il le même pour les jeunes de votre pays ? Justifiez votre réponse.

84
Entraînez-vous

3. Et vous, quels seraient les mots qui vous viennent à l’esprit en pensant à votre pays (ou au
pays de votre choix). Pourquoi ?

Le point de vue sur la société


Les évocations liées à la société française et à l’ensemble du monde
Question : Quels sont les mots qui vous viennent le plus à l’esprit quand vous pensez à ...(1)
...la société ...l’ensemble
Rang Rang
française du monde
Le chômage 50 1 19 7
La laïcité 42 2 7 12
L’individualisme, le chacun pour soi 39 3 28 6
La liberté 35 4 15 9
Les inégalités 32 5 76 1
L’incertitude face à l’avenir 31 6 44 3
Le racisme 31 6 39 4
La tolérance 23 8 12 11
La violence 22 9 68 2
L’argent 22 9 38 5
La solidarité 21 11 19 7
L’optimisme 12 12 13 10
Sans réponse 4 4

(1) Le total des % est supérieur à 100, les personnes interrogées ayant pu donner plusieurs réponses.

2 LE DÉBAT (INTERACTION)

Les verbes d’opi1nion

Activité 9

1. Écoutez le débat à partir du texte « Comment résister à la surenchère à la haute technologie »


de la page 84 et relevez les verbes qui expriment :

l’opinion personnelle
l’opinion générale
la certitude
la probabilité
le doute

2. Relevez les arguments des interlocuteurs et leur façon de les enchaîner.

Examinateur
Candidat

85
io cr»i k i i] ’j i

3. À vous maintenant d’organiser un débat :


• sur le même thème en disant ce que vous pensez des arguments des interlocuteurs (d’ac­
cord/pas d’accord) ;
® sur un thème proche (consoles de jeux, mobiles...).

N.B. : Aidez-vous des indications de l’encadré ci-dessous et reportez-vous à la page 73 où vous


trouverez les façons d’exprimer son accord/désaccord.

La construction des verbes d’opinion


Je suis certain(e) ou je suis sûr(e) ou je suis persuadé(e) que/de...
Je suis sûre que si vous étiez allée à la réunion, ses argum ents vous auraient convaincue.

Je crois que ou je pense que...


Je crois q u 'il n'est pas prêt à vous écouter.

Je me demande si...
Je me demande s'il a toute sa tête.

Il me semble que/ il me semble + verbe


Il me semble que je vous ai entendu dire le contraire h ie r/ vous avoir entendu...

On dirait bien que...


On d ira it bien que nous somm es finalem ent d ’accord !

Approuver, nuancer ou réfuter un argument - Reformuler


un argument et vérifier que l ’on a com pris
Activité 10 : Écoutez les réactions des personnes aux opinions exprimées et dites quel est leur
w» d’accord ou de désaccord.

IVIer ou Poisson ou T'as ton Le niveau


Réactions
montagne ? viande ? tatouage ? des élèves
Expriment un accord
...total
...avec des réserves
...en concédant
...de manière formelle
Expriment un désaccord
...total
...atténué
...de manière informelle

N.B. : Aidez-vous des indications de l’encadré suivant et reportez-vous à la page 73.

86
Entraînez-vous

Comment approuver, nuancer, réfuter un argument


Approuver Nuancer
Effectivem ent... On p o u rra it dire les choses d’ une façon
En effet... diffé re n te .

Com m e tu dis/vous dites Il me sem b le qu ’on p o u rra it n u an cer cette


a ffirm a tio n .
Je su is e n tiè re m e n t d ’accord avec ce que
tu viens de / vous venez de dire. On p o u rra it dire aussi que...

Tu as/Vous avez to u t à fa it raison de dire que... Tu as/Vous avez peut être raison s u r ce point m ais
en revanche...
J'approuve to ta le m e n t ce que....
J 'a u ra is dit exa ctem en t la m êm e chose Réfuter
que toi/vous. Je ne suis a b so lu m e n t pas d ’accord
J 'a u ra is réagi de la m êm e façon que toi/vous. avec toi/vo us.
Tu as/Vous avez to u t à fa it to rt de dire que...
On ne peut v ra im e n t pas dire que...
Je ne peux pas te/vou s la is s e r dire que...
Ton/Votre a rg u m e n t ne tie n t pas debout.

Activité 11 : Écoutez de nouveau les discussions et relevez dans laquelle ou lesquelles vous
- avez entendu un des interlocuteurs reformuler l’argument de l’autre ou insister sur son point de
vue en utilisant les termes suivants.

Reformuîer un argument Mer ou Poisson ou T’as ton Le niveau


Vérifier qu’on a compris montagne ? viande ? tatouage ? des élèves
Pour toi...
Si j ’ai bien compris...
Si je vous suis...
Quand tu affirmes...

N.B. : Aidez-vous des indications de l’encadré ci-dessous.

Pour reform uler un argument et vérifier que l’on a bien compris :


reprise des arguments de l’interlocuteur
Pour vérifier que vous avez compris
Si je te/vou s com p ren ds bien....
Si je vous com p ren ds bien, vous êtes prê t à to u t accepter.
Si j'a i bien c o m p ris ce que vous dites/venez de dire...
Si je te/vou s suis bien, la violence est un m a l nécessaire.

Pour conclure une discussion


P our te/vou s résu m er...
P our te/vou s ré su m e r, on do it c h a n g e r des choses m ais en le fa isa n t pe tit à petit.

Pour insister sur un point de vue


A lo rs, selon toi/vous...
D 'après toi/vous...
P our toi/vo us, il n ’y a rien à faire. C’ est désespérant.

87
PRODUCTION ORALE

Activité 12 : À vous à présent de débattre à partir de l’enquête réalisée en décembre 2004


et janvier 2005 pour le Conseil régional d ’île-de-France, soit en reprenant les élém ents de la
page 85 (Le point de vue sur la société), soit sur les points suivants de la même enquête.

Enquête : Les prises de position personnelles sur différents thèmes


Question : Voici un certain nom bre de propos que nous avons recueillis auprès de jeunes que
nous avons rencontrés. P our chacun des thèm es, com m ent vous situez-vous par rapport aux
opinions recueillies ?
Face à la société actuelle
Il faut faire avec, de toute façon c’est difficile de changer les choses. 31
Il faut changer les choses, ça ne peut pas continuer comme ça. 62
Il ne faut rien faire, c’est plutôt bien comme ça. 3
Sans opinion 4

La violence
La violence est de plus en plus présente dans la société. 47
Il y a toujours eu de la violence dans la société. 43
En fait, la société n’est pas aussi violente que cela. 7
Sans opinion 3

Illustrer des arguments - Dire qu’on n’est pas d’accord


et introduire un contre-argument
' Activité 13 : Écoutez le débat qui suit le monologue sur la liberté surveillée inspiré par le texte
« Contre la liberté surveillée » et relevez les différents moyens utilisés pour illustrer les arguments
des interlocuteurs.

Donne un exemple.
Se réfère au sens commun.
Se réfère à une expérience personnelle.
Illustre par une anecdote.
Fait une comparaison.
Se réfère aux scientifiques.
Se réfère à une personnalité connue.
Donne des chiffres, des pourcentages.
Explique les conséquences possibles.

88
Entraînez-vous

© A c tivité 14 : Écoutez à nouveau le débat et relevez les moyens utilisés pour introduire un contre-
argument :
- soit en s ’opposant directem ent à l’interlocuteur ;
- soit en exprimant un désaccord et en introduisant un contre-argument ;
- soit en insistant sur le fait que l’interlocuteur se trompe.

Moyens utilisés pour Introduire un contre-argument

Activité 15 : À vous à présent de mener un débat à partir du texte « Détecter in utero la graine
de violence ? » (page 81), en utilisant tous les moyens nécessaires.

3 MISE EM SITUATION
Activité 16 : Vous avez à votre disposition sur le site h ttp :/ / w w w .c ie p .fr/ p yb li_ e va lce rt des
séquences filmées de performances orales de jeunes en 5 langues sur les 5 niveaux, de A l
à C2. Ces séquences ont été visionnées et « calibrées » par des experts internationaux à
l’occasion d ’un sém inaire interlangues organisé au CIEP en juin 2008.

N.B. : Le form at du monologue et de l’interaction que vous allez découvrir n’est pas tout à fait
celui du B2 scolaire (voir les consignes, page 76). Les candidats ont eu 3 minutes de tem ps de
préparation et l’interaction a eu lieu entre les deux candidats. Cette consultation a avant tout
pour but de montrer le type de performance attendue en B2.
Choisissez la consultation par niveau. Sélectionnez le niveau B2 qui vous indiquera les perfor­
m ances en 5 langues de ce niveau.

1. Choisissez d’ahord le monologue de Moritz, celui de Anne-Sophie puis le débat entre Moritz
et Anne-Sophie et relevez :
• l’étendue du vocabulaire, la correction lexicale et gramm aticale, l’aisance, la cohérence du
discours de l’un et de l’autre ;
• les arguments d ’Anne-Sophie (qui est pour l’utilisation des ordinateurs et d ’Internet) ;
• les arguments de Moritz (qui est contre l’utilisation des ordinateurs et d ’Internet).

2. Observez ensuite le monologue de Nicholas et de Yamina ainsi que l’interaction et relevez


dans chaque monologue ainsi que dans l’interaction à
• le thèm e et les arguments donnés ;
• l’enchaînem ent de ces arguments.
Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger les com m entaires sur les niveaux attribués en
fonction des critères utilisés pour l’attribution des niveaux.

89
PRODUCTION ORALE

AUTOÉVALUATION
Après ces séances d ’entraînement, reprenez le te st de la page 79 en deux étapes :
• monologue
• débat
en respectant la contrainte de tem ps (30 minutes de préparation). Vous pourrez vous autoéva-
luer en utilisant la grille qui suit le test.

Pas du Moyen­ Parfai­


Un peu Très en
tout nement tement
d’accord accord
d’accord d’accord d’accord
1. Le physique détermine la valeur
d’une personne.
2. Pour réussir sa vie et être heu­
reux, il faut être beau.
3. Pour être bien dans sa tête,
il faut être bien dans son corps.
4, L’avis des gens sur l’apparence
physique est primordial.
5. La société exige qu’on soit beau
et séduisant.
6. L’apparence physique traduit la
personnalité.
7. Une imperfection physique est un
signe de négligence personnelle.
8. On peut changer son apparence
physique comme on veut.

Pas
tout Non
à fait
Vous êtes capable de faire un exposé en français en :
respectant la contrainte de temps.
vous exprimant clairement et en utilisant le registre formel approprié.
introduisant le thème de réflexion et en donnant votre opinion.
maîtrisant les outils linguistiques pour exprimer votre opinion.
organisant vos arguments.
Vous êtes capable de gérer une interaction en
étant à l’aise dans l’intervention
sachant écouter et prendre la parole dans le débat,
confirmant et nuançant votre opinion et en argumentant.
réagissant facilement aux arguments de l’interlocuteur.
La France
«r'fst
Toutes les réponses sont données dans les pages suivantes. Cochez vrai ou faux.

VRAI FAUX
1. Le modèle familial français est plutôt traditionnel.
2. Il y a de plus en plus de femmes qui élèvent seules leur(s)
enfant(s).
3. Une loi stipule les devoirs et les droits des membres d’une
famille recomposée.
4. La colocation est un phénomène récent encore mineur.
5. La colocation est un mode de vie exclusivement réservé aux
jeunes.
6. Vivre en colocation est un bon moyen pour apprendre à être
indépendant.
7. Les jeunes, en général, déconseillent de faire l’expérience de
la colocation.
8. Grâce à la colocation, on se loge pour pas cher.
9. Plus de la moitié des 15-25 ans reçoit de l’argent de poche.
10. Garçons et filles dépensent autant et pour les mêmes loisirs.
11. Les filles reçoivent plus d’argent de poche que les garçons.
12. En général, plus de filles que de garçons ne reçoivent pas
d’argent de poche.
13. Les garçons dépensent leur argent de poche essentiellement
dans les livres.
14. Les jeunes Français préfèrent regarder un film chez eux plutôt
qu’au cinéma.
15. Les activités sportives ont peu de succès auprès des jeunes.
16. La majeure partie des jeunes apprécient les visites culturelles.
17. Les jeunes, comme leurs aînés, lisent moins qu’avant.
18. Les BD sont très appréciées des jeunes.
19. Les jeunes écoutent beaucoup la musique, surtout le rap.
20. La France est le pays qui a le plus de blogues.
21. Pour les jeunes, Internet permet de se faire beaucoup d’amis.
La vie privée

LES NOUVELLES FAMILLES

Depuis plus de 15 ans maintenant, la France voit son modèle familial se transformer.
Environ 1 million d’enfants vivent avec un des deux parents (mère ou père) et une autre
personne (beau-père ou belle-mère). Il peut ainsi avoir des demi-frères et/ou des demi-
sœurs. Si, au début de leur apparition, on appelait « tribus » ces nouvelles organisa­
tions familiales, aujourd’hui on parle de « famille recomposée ». Face à l’émergence de
ce nouveau mode familial, une loi sur l’autorité parentale a été votée en mars 2002 afin
de définir le rôle de chacun au sein de la famille, d’en reconnaître juridiquement chaque
membre, de révéler leurs droits et devoirs et enfin de déterminer à qui revient l’autorité
parentale. Il y a aussi les famiiles monoparentales, celles où l’enfant ne vit qu’avec un
seul de ses parents biologiques. En France, 1 enfant sur 4 vit avec seulement sa mère
ou son père. Dans la plupart des cas, c’est la mère qui élève seule ses enfants. Mais
souvent, la famille « monoparentale » s ’élargit et devient une famille « recomposée » !

LA VIE EN COLOCATION

Pour beaucoup de jeunes qui commencent les études universitaires et/ou doivent quit­
ter le cocon familial pour entrer dans la vie indépendante, la colocation est un bon
moyen de transition. En effet, ces premiers pas vers l’indépendance ne sont pas tou­
jours faciles et vivre sous le même toit qu’un ou plusieurs amis, ça peut aider !
On retrouve cette vie en communauté dans , ^ ......... ..

lité : l’augmentation constante des loyers ^

suffisants, se tournent vers ce mode de (JjfPf _


logement. Quand on choisit de vivre en
colocation, on pense à la convivialité, à l’aspect économique intéressant... mais pour
certains, ce n’est pas toujours tout rose : si, au début, tout semble paradisiaque, après
quelques semaines, il arrive que la parfaite harmonie s ’envole ! Et oui, avant on ne
supportait pas les reproches de maman et/ou de papa ; maintenant, ce sont les états
d’âme du colocataire ou ses chaussettes qui traînent dans l’appart qui agacent ! Cela
dit, même si ce n’est pas simple tous les jours, peut-être quelques compromis sont-ils
préférables à la solitude et au loyer élevé d’un studio de 20 m2 !
La colocation, une expérience à vivre
Jeunes citoyens. De nombreux étudiants pratiquent la colocation. Difficile ou pas ? Des
filles témoignent.
La vie étudiante est l’occasion pour le jeune de se débrouiller tout seul. Lâché dans une
nouvelle ville et à un nouveau rythme, il doit s’affirmer, s’occuper de lui-même, s ’autogérer.
C ’est une tâche difficile. Bienvenue aux boîtes de conserve, aux pizzas et aux pâtes.
Durant ces folles années, l’étudiant découvre aussi une autre façon de vivre avec les autres :
la colocation. Pour certains c ’est une difficulté supplémentaire car ils doivent s’adapter.
Zoomons sur une charmante collocation de quatre filles à Angers, dont trois Mayennaises,
qui partagent une petite maison dans Belle-Beille, un quartier étudiant. À part Gaëlle et
Anaïs qui sont sœurs, la petite bande ne se connaissait pas avant de s’installer. Elles témoi­
gnent de leur vie en communauté.
Bien tomber : « J ’ai eu des difficultés d ’adaptation au début car j e suis habituée à ne pas
avoir de règles de vie chez moi comme l'entretien et la vaisselle, confie Solène qui entre
dans la colocation. Et il y a forcément des tensions entre les filles mais on n ’a pas le choix,
il fa u t s ’y faire. »
En effet, il ne s’agit pas de revenir à 3 heures du matin à la coloc en faisant du boucan et
réveiller tout le monde. Sinon l ’ambiance du petit-déjeuner risque d ’être électrique et la
personne concernée est vite au courant de la colère générale.
Anna souligne : « Une bonne organisation est primordiale pour les douches le matin. Si on
veut toutes être à l ’heure pour les cours, on doit faire des concessions. »
Gaëlle vit sa deuxième année consécutive en colocation et compare ces deux années. « La
coloc change. Cette année est plus difficile que I ’année dernière, car il y a de forts caractè­
res qui veulent s ’impose?; / ambiance en pâtit et c ’est vraiment dommage. »
Finalement, pour Solène : « La colocation est tout de même une bonne chose car elle nous
apprend à vivre avec les autres et nous fa it connaître des personnes intéressantes avec qui
on partage beaucoup de choses. »
Même s’il y a des mauvais côtés, il faut retenir que la colocation, si l ’on tombe sur les
« bonnes » personnes, permet de vivre une période inoubliable.
www.ouest-france.fr, 03 avril 2009.

Soirées coloc pour étudiants fauchés


Les loyers sont de plus en plus chers ? La colocation permet de les diviser par deux, trois, voire
plus. En ces temps de crise, Can Sapci, patron du bar le Divan, à Paris dans le xe, a lancé des
soirées autour du thème de la colocation. La toute première a
eu lieu le 29 octobre et a fait un véritable carton. « À 22 heures,
le bar était plein. Les gens se présentaient autour d ’un verre
et cinq minutes plus tard, échangeaient leurs adresses. » Ceux
qui avaient une chambre à sous-louer dans leur appartement
n ’avaient pas hésité à venir avec des photos. Les plus organisés
diffusaient un diaporama sur leur ordinateur portable ! « On
voit beaucoup d ’étudiants, explique Stéphane Deleglise, 30
ans, fondateur du site Internet de colocation Roomlinker.com et coorganisateur des soirées
au Divan. Ils arrivent à Paris sans connaître grand monde. Louer un appart à plusieurs leur
permet de vivre dans un lieu décent. C ’est une alternative aux chambres de bonne. » La colo­
cation permet de contourner les exigences de plus en plus importantes des propriétaires, qui
n ’hésitent pas désormais à demander plusieurs cautions. Fort du succès, Can et Stéphane ont
décidé de renouveler l’expérience le dernier jeudi de chaque mois. Prochain rendez-vous : le
27 novembre, www.soiree-colocation.com et www.roomlinker.com
Erwan B e n e z e t, Aujourd’hui en France, 7 n o v e m b re 2008-
La vie privee

L’ARGENT DE POCHE
Répartition de l'argent de poche

®Jeux video
■Livres/BD
^Transport
■Musique
24% «Sorties (bar,
restaurant,...)
rXiném a
□Sport
Téléphonie
bAutre

Statistiques extraites d’une enquête réalisée par Opinion Way pour MSN auprès de 1620 personnes.
http://extras.finances.fr.msn.com

Les jeunes épargnent plus que leurs parents au même âge


Une étude montre que, entre argent de poche et premier salaire, les 15-24 ans dépen­
sent différemment.
À en croire l ’étude menée par OpinionWay pour le site msn.fr en février, les 15-24 ans
auraient des rapports contrastés avec l ’argent. Alors que les « Tanguy »* encore au foyer
semblent très consuméristes en « flambant » leur argent de
poche dans divers achats et sorties, les plus émancipés qui tra­
vaillent sont 60 % à avoir placé leur premier salaire à la banque.
Autrement dit, ces jeunes épargneraient aujourd’hui deux fois
plus que leurs parents au même âge.
Un phénomène générationnel qui souligne « une frilosité et une
perte de confiance q u ’on p e u t expliquer par le contexte éco-
nomique actuel et la faiblesse du pouvoir d ’achat », analyse
^ Emmanuel Fraysse, responsable de la chaîne MSN Finances et
fefW commanditaire de l’étude. Ceux qui choisissent de dépenser leur
H K premier salaire font prioritairement des achats dans le domaine
■ ■ de l ’électronique (matériel hi-fi vidéo, informatique, électro-
_____________m énager...) et les vêtements, précise ce sondage MSN réalisé
::i auprès de 1 622 internautes de 15 ans et plus. « Raisonnable »,
comme dit sa mère, Anne, 24 ans, a pour sa part consacré son
premier salaire au loyer de son premier appartement, aux frais d’installation, et à un sac de
marque « pour quand même se faire plaisir ».
Côté argent de poche, près de la moitié des 15-24 ans en recevraient de leurs parents, avec
une moyenne de 120 € mensuels. Mais 42 % en seraient totalement privés. En effet, les
parents ne seraient que moyennement enclins à mettre la main au porte-monnaie puisque les
deux tiers des interrogés déclarent ne pas du tout en donner à leur enfant le plus âgé.
Parmi ceux qui donnent, en revanche, l’étude montre assez logiquement que ce sont les plus
riches qui sont les plus généreux. « On pourrait croire que ce comportement contribue à
creuser les inégalités sociales, or d ’autres études ont montré que la redistribution au sein
des fam illes qu ’on appelle “ solidarités familiales ” allait toujours vers le plus démuni et
compensait ainsi, au contraire, les inégalités », explique Régis Bigot, directeur adjoint du
département « conditions de vie et aspirations des Français » au Credoc. ^ ^

* Tanguy est un célèbre film français qui traite du phénomène des trentenaires qui vivent encore chez leurs parents.
Des différences selon les sexes
Autre point saillant de cette étude sur les jeunes et l ’argent : les garçons et les filles ne
dépenseraient pas de la même manière. Les premiers dépensent deux fois plus d ’argent de
poche pour leurs sorties dans les bars et les restaurants, tandis que les secondes consacrent
30 % de leur budget à l’achat de livres et de séances de cinéma contre seulement 10 %
pour les jeunes hommes. Pour autant, une grande tendance montre que les premiers postes
de dépense, pour les uns comme pour les autres, sont d’abord les moyens de transport, les
sorties (bar, restaurants...), le cinéma et enfin la téléphonie.
Romain, jeune Parisien de 15 ans, consacre pour sa part 50 % de ses 70 euros mensuels
à l ’essence pour son scooter, l’autre moitié lui servant à payer « le McDo, les verres au
Starbuck Coffee (NDLR : chaîne américaine désormais très courue par les adolescents) et
les autres sorties ».
Marion, elle, 14 ans, utilise ses 5 euros hebdomadaires pour « s ’acheter des accessoires
de mode », dit sa mère, Marie, qui avoue « rallonger » pour les séances de cinéma et l’in­
contournable Starbuck. Et pas question de sacrifier au rituel : la somme est perçue chaque
samedi par l’adolescente, « qui négocie chaque année son augmentation selon la hausse du
coût de la vie ! », plaisante la maman.
D. M., www.lefigaro.fr, 09 avril 2008.

LES LOISIRS, LES SORTIES ENTRE AMIS


Quand on demande à un jeune Français quels sont ses loisirs préférés, la majeure par­
tie du temps il répond « j ’écoute de la musique dans ma chambre » ou « je regarde la
télévision ». En France, un jeune sur deux a une télévision dans sa chambre. Regarder
des DVD est par exemple une occupation très en vogue chez les jeunes. On loue un
DVD et c’est parti pour une petite soirée tranquille et agréable qui ne coûte pas cher !
Les jeux vidéo et Internet font également partie des loisirs les plus appréciés, on joue,
on chat, on partage, on s ’amuse !
En revanche, même si beaucoup de jeunes pratiquent un sport, cette activité n’arrive
pas en première position et tend malheureusement à s ’effacer avec l’âge... Les sports
comme le football, le volley-ball, le handball, le basket-ball, en d’autres termes tous les
sports de balle, remportent un franc succès.
La lecture, les activités artistiques ou manuel­
les sont les loisirs les moins plébiscités par
les jeunes. Les sorties entre amis, par contre,
sont toujours très appréciées : aller boire un
verre, aller danser en boîte de nuit, aller au
cinéma, plus rarement assister à un specta­
cle ou voir une pièce de théâtre...
Le musée, le théâtre, l’opéra sont les activi­
tés les moins pratiquées. Les visites cultu­
relles n’ont malheureusement pas beau­
coup d’adeptes. La découverte des musées
ou des monuments historiques se fait bien
plus tard et si elle se fait à l’âge de l’adolescence, c’est souvent dans le cadre scolaire
et pas de façon spontanée. Enfin, il y a ceux qui jouent d’un instrument de musique
seul ou au sein d’un groupe.

96
La vie privée

Les jeunes et la culture : les clichés ont la vie dure


En France, les pratiques culturelles des dix-huit-trente ans se sont démocratisées mais les
inégalités persistent. Ainsi, un jeune sur quatre n’a ni ordinateur ni téléphone portable, et
48 % des jeunes qui vont au théâtre sont issus d’une famille de cadres ou d’intellectuels.
Si ces activités restent conditionnées par les modes successives, le milieu social et le pou­
voir d’achat, elles sont en revanche beaucoup moins schématiques qu’on ne le croit.
Nombre d’académiciens, de professeurs et de parents se plaignent, car, disent-ils, le niveau
intellectuel baisse ! Les chiffres le prouvent : les jeunes fréquentent moins les musées, pas­
sent leur vie à bavarder devant leur ordinateur, ne lisent que Stephen King en regardant, à la
télévision, des séries américaines comme Friends ou des émissions de télé-réalité comme
Star Academy, le walkman vissé sur les oreilles et la console à portée de main. Ce qu’ils
aiment : le « look », les marques, les films américains... Quelle drôle de vision de sa propre
jeunesse !
Il serait pourtant facile, toujours en se servant des chiffres, de faire un portrait beaucoup
plus positif de leurs pratiques culturelles. C ’est en fait la musique qui arrive en première
position dans leurs loisirs : 86 % des quatorze-dix-huit ans la classent en tête de leurs acti­
vités, devant le cinéma et les sorties en boîte de nuit (68 %), le sport (56 %) et la télévision
(48 %). 90 % des jeunes âgés de quinze à vingt-quatre ans plébiscitent également la radio :
ils l’écoutent tous les jours sans exception, et c ’est d ’ailleurs une station jeune (NRJ) qui
occupe, depuis novembre 2002, la très convoitée première place au classement général des
radios, tous publics confondus. Les variétés internationales marchent fort, mais ce sont les
chansons francophones qui restent majoritaires (60 %).
Bien sûr, les jeunes regardent beaucoup la télévision, mais moins que leurs aînés. Et s’ils
choisissent majoritairement les séries et les émissions de télé-réalité, c ’est parce que ce
sont des programmes « qui font parler », privilégiant ainsi le lien social. Ils lisent moins
qu’avant ? Mais les « vieux » aussi ! Et les jeunes continuent de le faire plus que leurs aînés.
A la question « Aimez-vous lire ? », les dix-huit-vingt-cinq ans répondent oui à 94 % et
81 % sont persuadés que l ’ordinateur ne remplacera jamais le livre...
Contrairement aux idées reçues, la
lecture continue d ’occuper une place
importante dans leurs loisirs, mais
son usage a considérablement évolué :
multiplication des supports (informa­
tique et nouvelles technologies) et
revendication de goûts que l’on n ’as­
sumait pas forcément avant. Comme
les bandes dessinées (notamment les
mangas japonais), Stephen King (car
ça, ce n ’est pas un cliché !) ou d ’autres
auteurs non reconnus par la culture
légitime, tels que Betty Mahmoody
(Jamais sans ma fille), Mary Higgins
Clark ou encore Jostein Gaarder (Le Monde de Sophie). Comme l’analyse Béatrice Toulon,
rédactrice en chef du magazine Phosphore : « Ils ne lisent plus la même chose que leurs
parents, et la nouveauté, c ’est q u ’ils n ’ont pas peur de l ’avouer. Ils ont leur culture q u ’ils
affichent sans complexes ! »

Les différentes « tribus »


Autre poncif : le jeune est sectaire. En France, publicitaires, journalistes et politiques se pas­
sionnent pour la notion de « territoire ». Régulièrement, on répertorie les nouvelles modes,
et on classe les jeunes par « tribus » en fonction de leur milieu social et de leurs pratiques
culturelles. Les « lascars » (les jeunes des banlieues) collectionnent les baskets et préfè­
rent le rap à la littérature. À Paris, « jet-setteurs » et « bourgeois-bohèmes » (gauchistes et
(...)
97
consommateurs compulsifs) adorent le lèche-vitrine et fréquentent les boîtes de nuit bran­
chées. Le « raveur » multiplie les piercings, le « skateur » vénère les pantalons trop grands,
le « campagnard » est forcément désœuvré et l ’« internaute » rivé à son écran, incapable de
fréquenter les cafés, les musées...
Cette vision stéréotypée permet certes de mieux vendre les produits (on ne parle plus alors
de « tribus » mais de « niches publicitaires »), mais surtout de mettre un nom sur les choses,
de mieux comprendre, de se rassurer ! Car la France compte aujourd’hui 60 % de « trente
ans et + » que la jeunesse effraye un peu. Or les pratiques culturelles des jeunes sont beau­
coup plus mélangées qu’on ne le croit.
Le rap uniquement chez les « lascars » ? Non, le rap partout, même dans les plus grandes
écoles, à l’exemple de Jérôme qui prépare son diplôme supérieur de commerce tout en cher­
chant à monter parallèlement son label de rap et sa propre maison de production. Ce jeune
homme travaille avec des musiciens de rap puristes ? Oui, mais qui regardent aussi les émis­
sions de télé-réalité Pop Stars et Star Academy, et qui connaissent par conséquent l’intégra­
lité du répertoire de la variété française remis au goût du jour par ce genre de programme,
allant même jusqu’à intégrer dans leurs morceaux de rap des boucles sonores extraites des
chansons de Jacques Brel.
Élise est professeure des universités après avoir brillamment réussi les grandes écoles littérai­
res. C’est donc une intellectuelle, un peu « bourgeoise-bohème » (« bobo »). Oui, mais elle se
drogue à la série télé américaine Urgences et adore Stephen King. « C ’était d ’ailleurs un m otif
de discorde avec mon père. Il me disait que ce n ’était pas en regardant des séries TV qu ’on
réussissait les concours. Il ne comprenait pas. On a parié, et j ’ai gagné une voiture ! »
Cécile, quant à elle, fréquente les rassemblements religieux l ’été (elle a rencontré le pape à
Toronto) et les festivals consacrés à la culture du chanvre l’hiver ! Et son petit ami (qui n ’a
aucun piercing) écume les freeparties (fêtes techno alternatives) avec ses colocataires... De
nouvelles tendances continuent d’émerger régulièrement, et la culture jeune ressemble à un
immense fourre-tout, modulable à souhait.
[...]
Sophie S im o n o t , http://www.diplomatie.gouv.fr

LES NOUVEAUX MODES DE COMMUNICATION ENTRE AMIS

Le foot, les cours de danse ou les colonies de vacances ne sont plus les seuls moyens
pour se faire de nouveaux amis. Place à Msn, Facebook, Skyblog... mais pourquoi les
ados adorent-ils ces nouveaux modes de communication ?

Aujourd’hui, Internet permet de discuter (de chater), de jouer ou encore de se consti­


tuer un véritable réseau... d’amis ! Viennent en tête les messageries instantanées.
Bien sûr, il y a la messagerie classique, la fameuse boîte mail, à partir de laquelle on
envoie et reçoit des courriels, mais la messagerie instantanée permet de dialoguer en
temps réel avec ses potes ! Jusque-là, le délire est plutôt sans danger mais attention
aux spams et autres courriers indésirables qui polluent les boîtes et peuvent endom­
mager l’ordinateur !
Le célèbre blogue, publié par le blogueur lui-même qui l’alimente régulièrement de
textes, de photos et de vidéos est un lieu de création personnelle et un véritable
espace de lecture. Une sorte de journal intime qu’on permet à ses meilleurs amis de
lire. Il faut cependant être très vigilant et restreindre l’accès à son blogue à certaines

98
La vie privée

» personnes de son choix et ne jamais procla­


mer d’injures et d’insultes ou encore publier j i\ «6t
des extraits non personnels sans une auto­ 1 borv
risation.
Pour élargir son cercle d’amis, il y a les pla­
teformes Facebook et Myspace. On y dresse
son profil pour entrer en contact avec ses
amis, les amis de ses amis, les amis des
amis de ses amis... On peut même retrou­
ver d’anciens camarades de classes ou
un(e) ami(e) rencontré occasionnellement
pendant ses vacances. Et puis il y a aussi le
chat et ses forums. On s ’inscrit à un forum
en se donnant un pseudo et c’est parti pour
des discussions, des débats d’idées, des
échanges d’informations, des partages de
fichiers, de musique, de photos et vidéos, c’est comme avoir des amis à la maison sauf
que dans ce cas, les relations sont virtuelles. On peut aussi jouer en réseaux ! Faire des
jeux de combat, de sport ou autres ça peut être très amusant mais certains jeux provo­
quent chez le joueur un phénomène de dépendance qui peut conduire à une situation
malheureuse et créer de graves problèmes de santé, donc prudence !

Blog, Facebook, M yspace... Parler de soi sur Internet


A TTEN T IO N A U X T R A C E S , E LLE S S O N T IN D ÉLÉB ILES !
Les sociétés qui développent les réseaux (type Facebook) appliquent les lois américaines, beaucoup
moins favorables à la protection des données personnelles.Ainsi, même si l’on efface son profil, il est
conservé dans le serveur et reste disponible. Le président de la Cnil, A le x Türk, met en garde : « Ça
vous dirait que votre futur employeur regarde les photos de votre soirée d’anniversaire, dix ans plus tard?
Aujourd’hui, les cabinets de recrutement pratiquent la “googlisation” et la “facebookisation”. Pour l’instant, la
seule arme, c’est la vigilance. »

SUR INTERNET, UN JEUNE SUR D EU X A UN BLOG


Les Français de 12-17 ans sont les plus ■a rnâgignbb
connectés ! 89 % d’entre eux possèdent une 8friaSa.il>
A
connexion Internet à leur domicile, contre 58
% des plus de 18 ans (dont seulement 14 %
des plus de 70 ans). [...]
La France est le premier pays producteur de
blogs adolescents : plus d’un ado sur deux a
un blog (53 %). La plus grande plate-forme
d’hébergement, Skyrock Blog (anciennement
Skyblog), compte 18 millions de blogs. Il s’en
crée 15 000 par jour.

Sources rC rédoc juin 2008 et


internet SafetyTechnologicalTask Force, 2008.
Publié sur http://actu.biog.phosphore.com,
17 mars 2009.

99
Toutes les réponses sont données dans les pages suivantes. Cochez vrai ou faux.

1. Le stage en entreprise est spécifique aux formations courtes.


2. On accède facilement aux formations courtes.
3. Le BTS se prépare à l’université.
4. Seules les universités proposent des formations longues.
5. L’université française n’accepte que les titulaires du baccalau­
réat français.
6. La licence se prépare en trois ans.
7. Les écoles supérieures sont toutes privées.
8. Les écoles supérieures sont plus sélectives que les universités.
9. La formation en alternance est de plus en plus demandée.
10. L'Union européenne vise l’acquisition par chaque citoyen de
deux langues étrangères.
11. Le CECRL ne concerne que le français langue étrangère.
12. Les directives privilégient l’oral dans les pratiques de classe.
13. Dans les sections internationales, l’enseignement des
mathématiques se fait dans la langue cible.
14. La licence dans la langue concernée est requise pour être
assistant de langue.
15. Dans le cadre d’Erasmus, les étudiants peuvent poursuivre
leurs études pendant 6 mois dans un autre pays.
16. Les établissements préparent à l’AbiBac dans le cadre de la
coopération franco-britannique.
17. La reconnaissance d’un diplôme étranger par le ministère de
l’Éducation nationale français est automatique.
18. L’ENIC-NARIC délivre des diplômes.
19. L’AUF a des réseaux d’universités dans plus de quatre-vingt pays.

L’UNIVERSITE EN FRANCE
L’enseignement supérieur français intègre dans ses cursus de formation de nombreu­
ses possibilités de progression et de réorientation.
Les formations courtes
Les formations courtes, deux années d’études après le baccalauréat, concernent les
secteurs des affaires, de l’industrie ou des services. Les cursus intègrent toujours des
stages en entreprises et permettent une entrée directe sur le marché du travail. Une
sélection rigoureuse est souvent pratiquée pour l’accès à ces formations.
Les diplômes
• le diplôme universitaire de technologie (D.U.T.), dans 2 4 spécialités du secteur
de la production ou des services, est préparé dans 115 instituts universitaires de
technologie, dans les universités ;
• le brevet de technicien supérieur (B.T.S.) se prépare en section de technicien
supérieur dans un lycée. 88 spécialités sont proposées dans les secteurs de
l’hôtellerie, de l’industrie, de la santé, des arts appliqués, de la gestion et de
l’agriculture.

Les formations longues


Il existe en France deux grands types d’établissements permettant de suivre des étu­
des supérieures longues : les universités et les écoles spécialisées.

Les universités Jg g l
Les universités françaises sont des établissements - " '
publics. Elles reçoivent les étudiants titulaires du bac- ~ - fjuÉf
calauréat français ou du diplôme étranger permettant
l’accès aux études universitaires du pays d’origine. Les ^ ' B ijg i
universités françaises accueillent un peu plus de 1,5
million d’étudiants. Parmi eux figurent 10 % d’étudiants
de toutes nationalités.
Elles offrent des formations fondamentales, des forma-
tions technologiques ou à finalité professionnelle. i
Conformément à l’organisation européenne des études, 1 _
les formations longues sont organisées en trois niveaux _ m
successifs, qui permettent d’obtenir 3 diplômes natio- i
naux : g
• la licence, préparée en 6 semestres
2 filières sont possibles : la licence, qui est une formation générale, et la licence
professionnelle, qui est une formation professionnelle.
• le master, préparé en 4 semestres après la licence
2 filières sont possibles : le master recherche, qui permet de suivre ensuite un
doctorat, et le master professionnel, qui prépare à un métier précis et permet une
entrée immédiate sur le marché du travail.
• le doctorat, préparé en 6 semestres après le master
Ce troisième niveau est consacré à un travail de recherche. Le diplôme de docto­
rat est obtenu après soutenance d’une thèse.

Les écoles supérieures


Les écoles supérieures sont des établissements sélectifs publics ou privés dont l’en­
seignement prépare à des pratiques professionnelles spécialisées, par exemple dans
les domaines des sciences de l’ingénieur, de l’architecture, du commerce et de la ges­
tion, ou encore de la traduction, de l’interprétariat, du journalisme.
Parmi les écoles supérieures, les « grandes écoles » constituent une particularité fran­
çaise : ce sont des établissements très sélectifs qui accueillent beaucoup moins d’étu­
diants que les universités. Les « grandes écoles » forment des ingénieurs et des mana-
gers de haut niveau, mais aussi des spécialistes de l’art, des lettres et des sciences
humaines.
Les formations au sein des grandes écoles et des écoles spécialisées s ’effectuent
généralement en 5 ans, incluant deux années de préparation initiale, soit au sein de
l’établissement lui-même, soit dans des établissements secondaires. Ces écoles per­
mettent le plus souvent d’obtenir un diplôme de niveau bac + 5 conférant à leur titulaire
le grade de master à l’issue de la scolarité.

Les formations en alternance


L’alternance consiste à préparer un diplôme en alternant les périodes de formation
théorique dans une école ou à l’université, et les périodes de formation pratique dans
une entreprise.
Ce type de formation, qui permet d’acquérir à la fois des compétences et de l’expé­
rience professionnelle, est en progression constante dans l’enseignement supérieur.
L’alternance permet de préparer des diplômes de niveau bac + 2, comme le brevet de
technicien supérieur (B.T.S.), ou des diplômes bac + 3 ou bac + 5. Des dizaines d’uni­
versités et de grandes écoles proposent en effet la possibilité d’acquérir un diplôme
d’ingénieur ou un master par la voie de l’alternance.

EUROPE ET INTERNATIONAL

L'Europe d® l'éducation ; enseignement des langues


L’amélioration des compétences des élèves en langues vivantes est au cœur des prio­
rités de l’Union européenne et de la France. Depuis 2000, l’Union européenne vise à
ce que chaque citoyen puisse parler et comprendre deux langues vivantes étrangères.
L’objectif est de construire une citoyenneté européenne et d’encourager la mobilité au
sein de l’espace communautaire.
Un cadre européen pour l’enseignement des langues
Depuis la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de
l’école du 22 août 2005, le Cadre européen commun de référence
pour les langues (C.E.C.R.L.) définit une base commune pour les
programmes de langues, les examens. Il a été développé par le
Conseil de l’Europe.
Ce choix implique de nouvelles pratiques pour les enseignants :
apprendre une langue au travers de réalisations concrètes en
classe et accorder la primauté à la pratique de l’oral en classe.
À cet effet, le ministère a affecté plus de 5 000 assistants de
langue dans les établissements scolaires : locuteurs natifs, ils
interviennent aux côtés des enseignants.
Le C.E.C.R.L. a harmonisé les niveaux de compétences en langues à l’échelle européenne
(niveaux A l à C2). Aux quatre compétences de compréhension et d’expression orales et
écrites existantes a été ajoutée la compétence d’interaction orale (conversation, discus­
sion, ...). Toutes sont aujourd’hui prises en compte dans l’évaluation des élèves.
Ces nouvelles orientations apparaissent dans les nouveaux programmes de l’école
primaire et dans ceux du collège.
La vie scolaire et l'éducation

Les objectifs fixés sont les niveaux :


• A l à la fin de l’enseignement élémentaire
L’élève peut communiquer de façon simple si l’interlocuteur parle lentement et
distinctement et se montre coopératif.
• A2 pour l’obtention du socle commun
L’élève peut échanger des informations simples sur des sujets familiers et
habituels.
• B1 à la fin de la scolarité obligatoire (16 ans)
L’élève peut se débrouiller dans la plupart des situations rencontrées en voyage,
raconter un événement, une expérience, défendre un projet ou une idée.
• B2 à la fin des études secondaires
L’élève peut comprendre l’essentiel d’un sujet concret ou abstrait dans un texte
complexe, y compris une discussion technique dans sa spécialité. Il peut com­
muniquer avec un degré de spontanéité et d’aisance tel qu’une conversation
avec un locuteur natif. Il peut émettre un avis sur un sujet d’actualité et en
débattre.
N.B. : L'apprentissage de la première langue vivante étrangère, généralisé à partir du CE2 depuis la
rentrée 2007, se poursuit en 6e.
La deuxième langue vivante est introduite en classe de 4e et peut l’être, à titre expérimental, dès la
classe de 5e.
Source : http://eduscol.education.fr

Diversité linguistique et plurilinguisme


Dix langues sur les 19 enseignées dans l’enseignement scolaire français sont euro­
péennes : anglais, allemand, espagnol, grec moderne, italien, néerlandais, norvégien,
polonais, portugais, suédois. 22 peuvent être évaluées dans le cadre de l’épreuve
obligatoire de langues au baccalauréat.

Des sections bilingues plus nombreuses


Ces sections sont ouvertes à tous les élèves motivés par l’apprentissage des langues
vivantes étrangères. Le dispositif prévoit deux heures de langue en plus de l’horaire
réglementaire les deux premières années puis une heure par semaine d’enseignement
en langue étrangère dans une discipline non linguistique.
Ces sections s ’adressent à des élèves d’un niveau excellent dans une langue étrangère
et proposent généralement un enseignement d’histoire et géographie et de littérature
dans la langue cible.

^ L@s programmes européens

COMENSUS
Il permet de développer les échanges dans l’enseignement scolaire. Il existe quatre
principales formes de partenariats :
• Les bourses de formation continue permettent aux enseignants du premier et
second degré, aux équipes éducatives, aux conseillers d’orientation et aux inspec­
teurs de découvrir de nouvelles pratiques pédagogiques, pour une durée d’un jour
à six semaines.

103
• Les partenariats scolaires rassemblent, sur une durée de deux ans, écoles, col­
lèges, lycées d’au moins trois pays d’Europe. Il y a trois types de projets :
- permettre aux élèves et enseignants de travailler ensemble autour d’un sujet
les intéressant ;
- autoriser les équipes pédagogiques à échanger sur leurs méthodes pédagogi­
ques et à les mettre en pratique pour les tester ;
- permettre aux élèves de deux pays différents de s ’initier à une langue étrangère
qui ne fait pas partie de leur cursus.
• L’assistanat est une bourse destinée à des étudiants ou enseignants en fin de
formation (une licence ou équivalent) désireux de partir dans un autre pays d’Eu­
rope pour participer à l’enseignement d’une discipline. Cela peut durer de trois
mois à une année scolaire.
• Les projets multilatéraux et les réseaux :
Les projets multilatéraux regroupent trois pays pour échanger sur de meilleures
pratiques pédagogiques ou de nouvelles formations pour les enseignants.
Les réseaux sont des forums d’échange à propos des disciplines et des acteurs
impliqués dans les programmes Comenius.

ERÂSMUS
Avec Erasmus, les étudiants peuvent effectuer une partie de leurs études dans un
autre établissement européen, pendant 3 mois au minimum ou 1 an au maximum.

GRUNOTWIQ
Il concerne l’éducation des adultes, du personnel impliqué dans la formation des adul­
tes et permet de rendre accessible l’offre d’éducation tout au long de la vie.

LEONARDO BA VINCI
Il concerne l’enseignement et Sa formation professionnelle et tous les acteurs impli­
qués dans ces domaines. Notamment, le programme cherche à associer aux projets
les entreprises et partenaires sociaux.
Il existe quatre aspects :
• Les projets de mobilité individuelle permettent des stages en entreprise pour
les élèves et apprentis, des formations ou une expérience professionnelle pour
les salariés et demandeurs d’emplois et des échanges entre les personnels du
secteur de l’enseignement et de la formation professionnelle.
• Les projets de partenariat sont des coopérations transnationales de deux ans
minimum entre au moins trois pays échangeant sur les compétences nécessaires
dans les entreprises, l’amélioration de la formation tout au long de la vie...
• Les projets multilatéraux visent à mettre en place un marché de travail européen.
Il y a les projets de développement de l’innovation et les projets de transfert d’in­
novation. L’objectif est de moderniser les politiques de formation et les métiers.
® Les réseaux regroupent trois pays d’Europe et visent à développer les compéten­
ces professionnelles en tablant sur les besoins des entreprises.
L® monde dans l’école
Jumelages et appariements
L’idée de jumelage est née après la Seconde Guerre mondiale pour rapprocher les
populations européennes. Les échanges culturels entre les habitants de différents
pays sont possibles pour une durée de temps illimitée. Le jumelage peut prendre plu­
sieurs formes : les appariements, les programmes franco-allemands Voltaire et Brigitte
Sauzay, le programme Comenius...
Coopération bilatérale : coopération franco-allemande
Le ministère a créé par accords de coopération avec l’Allemagne, trois types de dispo­
sitifs bilingues à profil franco-allemand dans l’enseignement secondaire général : les
établissements préparant à l’AbiBac, les lycées franco-allemands, les filières bilingues
à profil franco-allemand.
Coopération franco-britannique
Les accords signés en 2004 et en 2006 intensifient les coopérations éducatives et
linguistiques entre la France, l’Angleterre et l’Écosse.

La reconnaissance des diplômes


Harmonisation et reconnaissance des diplômes
L’Espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche permet une harmo­
nisation des cursus européens. Il n’existe pas de principe juridique d’équivalence entre
les titres et les diplômes obtenus à l’étranger et les diplômes français délivrés par le
ministère de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Il
est nécessaire d’entreprendre une démarche pour faire reconnaître ses diplômes dans
un pays étranger.
Un centre chargé de la reconnaissance des diplômes : l’ENIC-NARIC
a) La reconnaissance des diplômes étrangers en France
Comme il n’existe pas d’équivalence juridique entre les diplômes obtenus à l’étranger
et les diplômes français, l’ENIC-NARIC informe sur la reconnaissance des diplômes
étrangers en France et délivre les attestations des niveaux d’études qui permettent de
faire reconnaître le niveau de diplôme obtenu dans le pays de délivrance aux usagers.
b) La reconnaissance des diplômes dans l ’Union européenne
La reconnaissance professionnelle
La Commission des Communautés européennes a adopté deux directives instituant
un système général de reconnaissance des diplômes. Celles-ci permettent à toute
personne qualifiée d’obtenir la reconnaissance de ses qualifications professionnelles
acquises dans son pays d’origine, aux fins d’exercer la profession réglementée dans
un autre État membre.
Lorsque la profession n’est pas soumise à une réglementation dans I’État d’accueil,
l’appréciation du diplôme et du niveau professionnel appartient à l’employeur.
La reconnaissance académique
Dans la plupart des pays européens, les établissements d’enseignement supérieur
sont autonomes en matière de décision d’admission. Quelques pays ont néanmoins
conservé un système centralisé qui donne pouvoir de décision au ministère compétent
pour l’enseignement supérieur (Belgique, Espagne, Finlande, Luxembourg) ou à des
organismes créés à cet effet (Grèce).

105
w Les universités francophones
L’Organisation internationale de la francophonie (OIF)
L’OIF regroupe 56 États et gouvernements membres et 14 observateurs répartis sur les
cinq continents, rassemblés autour du partage d’une langue commune : le français. Parlé
par 200 millions de personnes dans le monde, le français a statut de langue officielle,
seul ou avec d’autres langues, dans 32 États et gouvernements membres de l’OIF.
L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF)
Depuis 1989, cette association d’universités dont le siège est établi sur le campus de
l’Université de Montréal (Canada-Québec) est un opérateur de la Francophonie institu­
tionnelle. Partenaire des établissements d’enseignement supérieur et de recherche
qui ont choisi le français comme langue d’enseignement, elle propose plusieurs pro­
grammes de coopération visant notamment à soutenir la recherche et l’enseignement
en français.
Chaque année, elle distribue plus de 2000 bourses dans le cadre de son programme
de mobilités. L’AUF fédère aujourd’hui un réseau de 677 établissements répartis sur
tous les continents, dans 81 pays.

Pour en savoir plus sur les études en France, vous pouvez consulter les sites suivants :
http://www.education.gouv.fr
http://www.cnous.fr
http : / /www. amue.fr
http://www.edufrance.fr
http://www.onisep.fr
et dans les pays francophones, vous pouvez consulter les sites suivants :
http://www.francophonie.org
http://www.auf.org
http://www.francofil.net
Toutes les réponses sont données dans les pages suivantes. Cochez vrai ou faux.

VRAI FAUX
1. En France, le président de la République...
est le chef de l’État.
est responsable de la Défense nationale.
est élu pour 7 ans.
nomme le Premier ministre.
2. En France, le Premier ministre est...
chef du gouvernement.
responsable de la politique du pays.
3. Le Parlement est composé du Sénat et de l’Assemblée nationale.
4. Le Sénat représente le peuple.
5. À l’Assemblée nationale, les députés représentent les collec­
tivités locales.
6. Il n’est pas nécessaire d’avoir une carte d’électeur pour voter.
7. Le mandat est le temps imparti au candidat pour s ’inscrire sur
les listes électorales.
8. Un délégué de classe est élu pour toute l’année scolaire.
9. Le délégué de classe peut être remplacé sans qu’il y ait
d’autres élections.
10. « Les Restos du cœur » est une association qui agit à
l’étranger.
11. On peut préserver et restaurer le patrimoine français grâce à
l’association « Rempart ».
12. Le Secours populaire français a un domaine d’intervention
étendu aussi à l’étranger.
13. En France, il est possible de valider ses actions bénévoles et
les faire valoir lors d’un entretien professionnel.

La France compte 62 millions d’habitants. La superficie de la France est de 551 000 km2.
Elle fait partie des États de l’Union européenne. La France est une république indivisi­
ble, laïque, démocratique et sociale. Elle respecte toutes les croyances. Le pouvoir est
exercé par le président de la République, le Gouvernement et le Parlement.
L’égalité des droits
Toute forme de discrimination, notamment raciale, est interdite en France. La législa­
tion française se fonde sur l’article 1 de la Déclaration des Droits de l’homme et du
citoyen de 1789 mais aussi sur la Constitution de 1958 qui proclame l’égalité de tous
les citoyens sans distinction d’origine de race ou de religion.

107
La Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité (HALDE)
Si une personne estime être victime de discrimination (inégalité de traitement), elle peut
s’adresser à une autorité indépendante que le gouvernement a mis en place : la HALDE.

LES INSTITUTION S FRANÇAISES


Le président de la République (pouvoir
exécutif)
Le chef de l’État est élu pour cinq ans au suf­
frage universel direct.
Le président de la République nomme le Pre­
mier ministre et, sur proposition de celui-ci, les
membres du gouvernement. ..................
Il préside le Conseil des ministres, promulgue
les lois et il est le chef des armées. Il peut dissoudre l’Assemblée nationale et, en cas
de crise grave, exercer des pouvoirs exceptionnels. Il réside au palais de l’Élysée.
Le Premier ministre et le gouvernement (pouvoir exécutif)
Sous la direction du Premier ministre, le gouvernement détermine et conduit la poli­
tique de la Nation. Il est responsable devant le Parlement. Le Premier ministre dirige
l’action du gouvernement et assure l’exécution des lois. Il réside à l’hôtel Matignon.
^ Le Parlement (pouvoir législatif)
Il est composé de deux assemblées :
► Le Sénat, élu pour 6 ans au suffrage universel indirect et renouvelable par tiers tous
les 3 ans.
► L’Assemblée nationale, dont les députés sont élus au suffrage universel direct pour
5 ans.
Les deux assemblées, outre leur fonction de contrôle du gouvernement, élaborent et votent
les lois. À cet égard et en cas de désaccord, l’Assemblée nationale statue définitivement.

Le Sénat L’Assemblée nationale


Le Sénat comprend 331 sénateurs L’Assemblée nationale comprend 577
élus au suffrage universel indirect. députés élus au suffrage universel
Les sénateurs sont élus pour 6 ans. direct pour 5 ans. Ils représentent le
Ils représentent les collectivités loca­ peuple. Le siège de l’Assemblée natio­
les. Le siège du Sénat se trouve au nale se trouve au Palais-Bourbon, face
palais du Luxembourg dans le jardin à la place de la Concorde.
du même nom à Paris.

108
La vie publique

Petit lexique des termes institutionnels


Amendement : modification d ’un projet ou d ’une proposition de loi, présentée au vote d'une
assem blée, soit par un membre ou une com m ission de cette assem blée, soit par le gouver­
nement.
Dissolution : décision prise par le président de la République qui met fin, avant le délai nor­
mal, au mandat de l’Assem blée nationale et provoque des élections législatives anticipées.
Hémicycle : salle du Palais-Bourbon, siège de l'Assem blée nationale, qui a une form e de
demi-cercle et où se réunissent les députés lors des séances publiques.
Mandat : mission confiée par les électeurs à un élu pour une durée déterm inée.
Pouvoir exécutif : pouvoir chargé de la fonction d ’exécution des lois. Sous la Ve République,
le pouvoir exécutif est attribué au président de la République et au gouvernement.
Pouvoir judiciaire : ensem ble des juridictions chargées de régler les litiges dont elles sont
saisies.
Pouvoir législatif : pouvoir de voter les lois. Désigne en général l'organe investi de cette mis­
sion, le Parlement, chargé égalem ent de contrôler le gouvernem ent responsable devant lui.
Promulgation : acte par lequel le président de la République atteste l’existence d ’une loi
nouvelle et ordonne sa publication et son exécution. La loi promulguée est alors publiée au
Journal officiel de la République française. Elle devient exécutoire.
Référendum : expression directe de la volonté du peuple souverain par une procédure consis­
tant à soumettre au vote du corps électoral une mesure ou un projet de loi.
Scrutin : ensem ble des opérations de vote.
http://www.assemblee-nationale.fr

LES PRINCIPAUX PARTIS POLITIQUES FRANÇAIS


EN FONCTION DE LEUR REPRÉSENTATION AU PARLEMENT

Union pour un Parti socialiste (PS)


mouvement P o s itio n n e m e n t :
1 'ï" 1 populaire (UMP) g a u c h e -c e n tre
1 T TAA T) I rP UOlUUi
o s itio n!!n!p m p nIL
11ICI t ■ gauche,
1LE MOUVEMENT POPULAIRE d ro ite -c e n tre d ro it, m s s o c ia l-d é m o c ra te .
lib é ra l.
Mouvement pour Parti communiste
la France (MPF) français (PCF)
P osition nem en t : P o s itio n n e m e n t :
droite souverain iste,
f g a u c h e a n tilib é ra le .
M PF catholique
Le
lia'issr Nouveau
g\j<4^7iyjw (vje=âCentre
vrllhl w Les Verts
(NC) P o s itio n n e m e n t :
P o s itio n n e m e n t : g a u c h e é c o lo g is te .
im r n m b , L'ECOLOGIE
c e n tre -d ro it,
in sp ira tio n d é m o -
c ra te -c h ré tie n n e .
Mouvement Parti radical de
E E uvem ent démocrate (IVIoDem) -JScal gauche (PRG)
[ I M ocrate P o s itio n n e m e n t : JL Gauche P o s itio n n e m e n t :
i c e n tre | ..... . ...... ... . g a u c h e , s o c ia l-lib é ra l.

109
LE DROIT DE VOTE

Défendez vos idées !


Vous avez eu 18 ans ou vous les atteindrez avant le 1er mars
2009. Pour pouvoir jouir de votre droit d’expression, ayez votre
earte d’électeur. Inscrivez-vous sur les listes électorales avant
le 31 décembre ! Parce que voter est un droit et un devoir,
usez-en à volonté pour exprimer votre opinion sur la gestion économique et politique
que ce soit au niveau local, départemental, régional, national et européen.
Le 7 juin 2009, elle vous sera utile pour élire votre député européen. Faites partie
des 492 millions d’électeurs des 27 pays européens qui sont invités aux urnes pour
renouveler les 732 députés qui siégeront au Parlement européen de Strasbourg dont
72 représentant la France.
Qu’est-ce que le Parlement européen ?
Il exerce une fonction de surveillance démocratique de toutes les activités de l’Union
européenne. Il participe à l’élaboration des directives et des règlements. Il contrôle
l’activité des institutions européennes. Il vote le budget de l’Union européenne.

Comment vous inscrire ?


Adressez-vous à la mairie de votre commune avant le 31 décembre 2008. L’inscrip­
tion prendra effet au 1er mars 2009. Dans quels délais ? La demande d’inscription se
fait à la mairie de votre commune du 1erjanvier au dernier jour ouvrable de décembre
inclus. L’inscription prend effet au 1er mars de l’année qui suit. Toutefois, si vous
atteignez 18 ans avant le 1er mars, vous bénéficiez d’une inscription automatique
sur les listes électorales dès lors que vous remplissez les conditions ci-dessous et
que vous avez reçu en conséquence, début octobre, une lettre de la mairie vous en
informant. Dans le cas contraire, vous devez vous renseigner auprès de votre mairie.
Une inscription classique reste cependant possible avant le 31 décembre.

Les conditions ?
1) Posséder la nationalité française.
2) Avoir 18 ans (ou atteindre 18 ans avant le 1er mars de l’année qui suit).
3) Jouir de ses droits civils et politiques.
4) Justifier d’une attache avec la commune d’inscription, notamment domicile ou
résidence.
Les documents à fournir ?
- Une pièce d’identité (de préférence la carte nationale d’identité ou le passeport ou
le certificat de nationalité française).
- Une pièce justifiant de votre domicile ou d’une résidence effective depuis au moins
6 mois (quittance de loyer, d’eau, d’électricité...).
- Si vous êtes citoyens d'un pays de l’Union européenne et que vous résidez en
France, vous pouvez voter lors des élections municipales et des élections euro­
péennes. Renseignez-vous auprès de votre mairie. N’oubliez pas si ce n’est fait,
inscrivez-vous avant le 31 décembre ! Après il sera trop tard... Ne laissez pas
quelqu’un d’autre décider pour vous !
Source : cartejeune91.fr
la vie publique

DÉROULEMENT DES ÉLECTIONS


Chacun doit voter selon ce déroulement précis :
1) Prendre les bulletins de tous les candidats ainsi qu’une enveloppe.
2) Se rendre dans un isoloir.
3) Faire tamponner sa carte électorale.
4) Mettre l’enveloppe dans l’urne.
5) Signer le registre.

L’ENGAGEMENT BÉNÉVOLE CHEZ LES JEU N ES

Fondés par Coluche en 1985, les Restos du Cœur sont une


association loi de 1901, reconnue d’utilité publique, sous le
f nom officiel de “ les Restaurants du Cœur - les Relais du
.| J Cœur ». Ils ont pour but « d’aider et d’apporter une assis-
•viiS l 'C S r tance bénévole aux personnes démunies, notamment dans
l 'a r a ^ f f l » le domaine alimentaire par l’accès à des repas gratuits, et
. jp g a par la participation à leur insertion sociale et économique,
ainsi qu’à toute l’action contre la pauvreté sous toutes ses
« formes ». Au-delà de l’aide alimentaire, les Restos du Cœur
étendent depuis dix ans leurs actions à l’aide à la personne et
à l’insertion. Car pour sortir durablement de l’exclusion, un
repas ne suffit pas. Il faut aussi retrouver un emploi et avoir
un toit. La plus grande partie des ressources de l’association provient des donateurs
et des concerts des Enfoirés.
http://www.restosducoeur.org

Choisir son séjour chantier


Les chantiers de bénévoles organisés par l’Union REMPâüT
s ’inscrivent dans le cadre de projets associatifs locaux de res­
tauration et de mise en valeur du patrimoine.
Ces chantiers, par leur action concrète sur des éléments du
patrimoine, contribuent à l’aménagement du territoire et au déve­
loppement local. Ils s ’inscrivent également dans une démarche
de sensibilisation et de formation des jeunes au patrimoine et
dans une dynamique d’éducation à la citoyenneté par la partici­
pation à une action collective.
www.rempart.fr

Emmaiis {Fondation l’Abbé Pierre)

K
g . . « L’Association Emmaüs, membre du mouvement
* A s s o c ia t io n Emmaüs, d’Emmaüs France et d’Emmaüs Interna-

' ü^3 A I I C tional, se veut engagée à son échelle dans la lutte


mssrrssJ feïVilViMUII contre la pauvreté et la misère, contre l’oppression
et l’exclusion. Elle revendique une place libre et
digne de chacun dans la société. Elle agit par l’accueil et le soutien aux plus exclus,
par la rencontre des personnes comme par tous les moyens institutionnels à sa dis­
position pour promouvoir une société fraternelle.
http://www.emmaus.asso.fr
Né en 1945, le Secours populaire français
est une association à but non lucratif, qui a
été déclarée Grande cause nationale et est
habilitée à recevoir des dons et des legs.
Elle rassemble des personnes de toutes opi­
nions, conditions et origines qui souhaitent
faire vivre la solidarité. En France, le SPF est
plus particulièrement attentif aux problèmes
d’exclusion de l’enfance et des familles défa­
vorisées. Sur le court terme, par une solida­ ^ C n ° p t f ^
rité d’urgence basée sur l’alimentaire, le ves­
timentaire ; sur le long terme, par l’insertion
professionnelle, l’accès à la culture, le sport, les loisirs, la santé, les vacances, les
droits, et en préservant la dignité de chacun par une collaboration réciproque. Sur
l’ensemble des continents, le SPF travaille avec des partenaires locaux sur des pro­
jets de développement et de formation.
www.secourspopulairefrancais.fr

Agir pour l’enfance défavorisée, avec les populations


Asmae-Âssociation Sœur Emmanuelle est une
ONG de solidarité internationale spécialisée dans
le développement de l’enfant. Indépendante, laïque assOc.\aïio\i
et apolitique, elle est ouverte à tous. Nos actions «S o & tr S m a t in e lle .
visent à soutenir les enfants les plus démunis et à A gir p o u f l 'e n f a n c e d é f a v o r is é e |f
favoriser leur autonomie, par l’éducation, la santé et
l’accompagnement psychosocial. Elle est présente dans 9 pays sur 3 continents.
http://www.asmae.fr/

Le Passeport de l’engagement
Pour les jeunes qui veulent faire valoir leurs initiatives et leur engagement au sein
d’une association, il existe le Passeport de l’engagement. Ce document officiel, qui
valorise et reconnaît l’expérience d’une personne, est très utile lors d’un entretien
d’embauche ou dans le cadre d’une VAE (Validation d’acquis d’expérience).
http://www.enviedagir.fr
p nne
■M B»

La vie professionnelle

Toutes les réponses sont données dans les pages suivantes. Cochez vrai ou faux.

VRAI FAUX
1. Les carrefours pour l’emploi facilitent la recherche d’un pre­
mier emploi.
2. Avant d’aller aux carrefours pour l’emploi, il vaut mieux pré­
parer son CV.
3. Pour bien connaître son futur employeur, les recherches sur
Internet suffisent.
4. La durée d’un CDD est limitée.
5. La rémunération brute est celle que vous percevez réellement.
6. L’ANPE est le nouvel organisme qui vous aide dans vos dé­
marches de recherche d’emploi.
7. Le Pôle emploi aide également les employeurs à recruter.
8. Sophie Dupont a vécu au Canada.
9. Patrick Raymond cherche un deuxième stage.
10. Clémentine a choisi d’être animatrice.
11. Le commercial a pour mission de vendre des produits mais
aussi de fidéliser ses clients.
12. Le métier de boulanger n’est finalement pas si physique.

TROUVER SON PREMIER EMPLOI

Carrefours pour l’emploi en Essonne


1 3 0 entreprises, 2 0 0 0 emplois en direct

Jeudi 12 février 2009 à Evry


De nouveaux emplois débarquent à l’Agora d’Evry. Plus
de 2 000 postes sont à pourvoir dans différents sec­
teurs d’activités sur l’Essonne et l'ensemble de l’Ile-de-
France. Côté secteur privé : 900 postes dans les métiers
du commerce et de la distribution, 500 dans les métiers
de la gestion et de l'administration des entreprises, plus
de 450 dans le BTP, Assurances / Banque...
Jeudi 12 février 2009 d e 9 h à l 8 h
Carrefours pour l'emploi Entrée libre, gratuite, sans pré-insoip!ic.n, w munir deCV

■* Arènes de l'Agora à ËVRY


Arènes de l'Agora à Evry, le 12 février 2009, 9h à 18h. Bus TICE401. AÜJATRANS

w w w ^ e s s p jT n e -c m p l o i. f r © 01 53 9 5 15 15
Entrée libre, gratuite, sans préinscription, se munir de C.V. s tâ H U f* *lte*franc«î J & .

En savoir plus : www.essonne-emploi.fr


http://www.cidj.com
« Nos Quartiers ont des Talents »
Vous avez un bac + k et plus, moins de trente ans et la volonté d'avancer ? Vous êtes
originaires d'un quartier populaire en Île-de-France et vous recherchez un emploi en
adéquation avec vos compétences ? Inscrivez-vous surwww.nosquartiers-talents.com.
L'association recrute 2 000 jeunes diplômés jusque fin février 2009, qu’elle accompa­
gnera vers l’emploi. Vous serez parrainé par un chef d'entreprise ou un cadre supé­
rieur du même secteur d'activités que le vôtre, qui vous prépare au monde de l'en­
treprise et vous ouvre son réseau professionnel. Issue d’un partenariat entre l'Anpe,
le MEDEF et l'Etat, cette opération a déjà permis à 1 600 jeunes diplômés de trouver
l'emploi auquel ils n'osaient plus rêver.
www.cidj.com

Trouver son premier job avec un bac pro en poche


P arm i l ’arsenal des techniques de recherche d ’em ploi, le m eilleu r m oyen p o u r décro­
cher son prem ier poste reste de valoriser son savoir-faire pratique.
Avec un bac pro sur son C .V , l ’insertion professionnelle est toujours plus facile,
m ais il faut identifier précisém ent vos com pétences et vos savoir-faire acquis lors de
votre form ation en bac pro : vous êtes devenu professionnel dans u n secteur précis,
vous avez aim é travailler en équipe, etc. A utant de sérieux atouts à m ettre en valeur
dans votre recherche d ’em ploi.
Pensez égalem ent à v aloriser toutes vos activités personnelles et professionnelles :
stages, em plois d ’été, autres activités scolaires et ex trasco laires...
Connaître son environnem ent professionnel
A u jo u rd ’hui, les m oyens d ’inform ation ne m anquent pas p o u r m en er une recher­
che efficace. O utre In tern et (sites de recherche d ’em ploi, de sociétés d ’intérim ,
d ’entreprises, de cham bres de com m erce et d ’industrie, de cham bres de m étiers et
de l ’artisanat, de services d ’orientation et de form ation), il convient de consulter
les annuaires professionnels et la presse locale, régionale ou spécialisée. Sans ou­
blier de reprendre contact avec les entreprises où l ’on a été accueilli en stage, de
s ’adresser aux fédérations professionnelles et aux PAIO et m issions locales, et de
faire jo u e r son réseau (parents, am is, proches).
Utiliser les techniques de recherche d ’em ploi
Il faut d ’abord apprendre à rédiger son C .V : le soin
que l ’on y apporte est très im portant, voire d é c isif au­
près des em ployeurs ! M ais pas de panique, l ’A N PE
la plus proche de chez vous propose des ateliers pour
vous aider à rédiger votre C .V
C ette p rem ière étape franchie, la lettre de candidature
(ou votre réponse à une annonce) doit m ettre en valeur
vos com pétences et qualités au regard du p oste auquel
vous postulez. L à encore, faites-vous aider p ar des
proches ou p ar u n conseiller de l ’A N PE.
www.cidj.com

114
DIFFÉRENTS TYPES DE CONTRATS DE TRAVAIL
Le contrat de travail est un contrat de type privé signé entre l’employeur et le salarié.
Ce dernier s’y engage, contre rémunération, à travailler pour le compte de l’employeur.
Le contrat confère à chacune des deux parties des droits et obligations.
Bien que le contrat écrit ne soit pas toujours obligatoire, il est conseillé. Voici les élé­
ments les plus importants d’un contrat de travail :
• Objet du contrat
• Date d’embauche
• Date de fin du contrat
• Éventuelle clause de renouvellement (en particulier pour les CDD)
• Désignation de l’emploi
• Lieu et horaires de travail
• Montant de la rémunération
® Durée de la période d’essai (qui ne doit pas être supérieure à ce que la convention
collective prévoit)
• Intitulé de la convention collective applicable à votre emploi
• Coordonnées de la caisse de retraite complémentaire
La rémunération indiquée sur un contrat de travail est « brute ». Pour savoir ce que vous
recevrez sur votre compte en banque, retirez environ 20 % du salaire brut.
Voici Ees types de contrats les plus courants :
• Le contrat à durée indéterminée (CDI) qui est conclu sans limitation de durée.
• Le contrat à durée déterminée (CDD) qui est conclu pour une durée précise.
• Le contrat de travail temporaire (CTT ou intérim) : l’entreprise d’intérim met le tra­
vailleur intérimaire à disposition de l’employeur pour une durée déterminée appelée
« mission ». L’agence de travail temporaire fournit un contrat de mission qui com­
prend également votre fonction, rémunération, etc.
° Le contrat d’apprentissage : c’est un contrat de travail de type CDD (durée détermi­
née) qui propose au jeune qui le signe une formation en alternance en vue d’obtenir
une qualification professionnelle. Cette formation est assurée hors de l’entreprise
dans un lycée ayant une section dédiée à l’apprentissage, un CFA (centre de for­
mation des apprentis), une université ou même une grande école. Tous les jeunes
entre 16 et 25 ans peuvent bénéficier de ce contrat, qui a une durée de 1 à 3 ans
et est en général sanctionné par un diplôme.
Source : http://www.lafinancepourtous.com

POUR VOUS AIDER DANS VOTRE RECHERCHE D’EMPLOI

; Pôle emploi, de nouvelles am bitions pour l ’em ploi


! L’ANPE et les Assédic deviennent Pôle emploi pour mieux ac-
: compagner les demandeurs d’emploi dans leur recherche et
: aider les entreprises à recruter.
| Pour plus d’informations : www.pole-emploi.fr
; Les missions de Pôle emploi sont :
| • l’accueil et l’inscription des demandeurs d’emploi
; • le versement des allocations des demandeurs d’emploi indem­
nisés
i • l’accompagnement de chaque demandeur d’emploi dans sa recherche d’emploi jusqu’au placement
i • la prospection du marché du travail en allant au-devant des entreprises
| • l’aide aux entreprises dans leurs recrutements
i Par ailleurs, Pôle emploi assure de façon transitoire le recouvrement des cotisations d’assurance-
I chômage. wwwpole-emploi.org

115
COMMENT FAIRE SON C.V. ? SA LETTR E DE MOTIVATION ?

Un exemple de C.V.

Sophie DUPONT
25 Avenue Victor Hugo - apt 32 - 69000 Lyon
06 78 02 19 00
sophie.dupont@ orange.com
Permis B + Véhicule / Mobilité : Lyon
Célibataire
:
EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE
06/2004-01/2008 : Chef des ventes IMPRESSION 24 SA Paris
- M anagement d ’une équipe de 5 com merciaux
- Gestion du secteur Bourguignon ( portefeuille de 220 clients )
07/2001-03/2003 : Commercial - PC100 Bureautique SARL - Lyon
- Vente directe
- Suivi dossiers clients
- Prospection téléphonique
- Marketing direct
07/1998-12/2002 : Commercial - ROXI (photocopieurs) Dijon
- Prospection téléphonique
- Marketing direct
- Suivi des dossiers clients / fournisseurs

FORMATION
1996-1998 - BTS Management des unités commerciales - Lycée Jean Moulin - Paris
1996 - Baccalauréat Sciences économiques et sociales - Lycée Carnot - Paris

INFORMATIQUE
Bureautique : Traitement de texte, Tableur
Word, Excel, Power Point
Environnements :
W indows, MAC OS, Linux

LANGUES
Anglais : Bilingue (séjour de 9 mois au Canada)
Espagnol : Niveau intermédiaire

CENTRES D’INTÉRÊTS
Musique :
Je pratique le trom bone depuis 14 ans notamment au sein d ’une formation locale :
« L’orchestre des incroyables ». Je suis égalem ent passionnée de jazz.

Source : http://www.primocv.cc"'
’ Un exemple cte lettre d@ motivation

Patrick Raymond
10, rue du Vieux-Pont
92000 Asnières
Asnières, le 13 avril 2009
À l’attention de M. Dupont,

Monsieur,

Dans le cadre du Mastère Gestion de Patrimoine de l’École Supérieure de Commerce de Paris,


j ’effectue actuellement un stage d’une durée de huit mois au sein de la banque X. Cette période se
terminant fin octobre, je vous sollicite aujourd’hui dans la perspective d’un recrutement.

Les différents travaux réalisés depuis le début de mon stage m’ont permis de développer plusieurs
aptitudes nécessaires à la pratique du métier de gestionnaire de patrimoine. Ainsi, le travail en équipe,
les capacités d’analyse et d’approfondissement d’un dossier ou bien encore l’aspect relationnel de la
profession sont autant de compétences que j ’ai pu perfectionner.

C’est pourquoi, je compte maintenant profiter de cette expérience pour participer au développement
du pôle gestion privée de votre établissement et intégrer une équipe à laquelle je pense apporter mes
qualités d’autonomie et de dynamisme commercial.

En espérant pouvoir vous rencontrer prochainement je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression
de mes sentiments distingués.
Patrick Raymond

Source : http://www.letudiant.fr

QUEL METIER CHOISIR?

^ Un job étudiant ; témoignage d’une animatrice


Nous avons rencontré et interviewé Clémentine, qui nous parle de son expérience d’anima­
trice dans un hôtel club en Crête. Découvrez son expérience d’animatrice en club vacances.
Propos recueillis par Jennifer Padjemi.
EtudiEmploi : Comment vous est venue l’idée de travailler dans l’animation ?
Clémentine : L’idée m ’est venue, car j’ai passé de nom breux séjours en hôtel-club, et j’ai pu
découvrir le métier d’anim ateur à travers m on statut de cliente. J’appréciais leur rôle et sur­
tout leur implication au niveau du spectacle qu’ils produisaient chaque soir. Ils avaient en
même temps de très bons contacts avec les clients, ce qui m ’a énorm ém ent plu.
E.E : Où avez-vous trouvé l’information pour trouver ce job de vacances ?
C. : J’ai trouvé ce job sur Internet. Sur le site de l’organisme avec lequel j’avais envie de tra­
vailler, j’ai envoyé un e-mail au service recrutement. Il y a soit les offres d’emplois qu’ils pro­
posent, soit les candidatures spontanées, c’est ce que j’ai fait.
E.E : Comment se sont passées les étapes de votre recrutement (C.V., lettre de motivation, etc.) ?
C. : Je m’y suis prise très tard pour trouver m on travail. J’ai commencé au mois de juin or pour
les candidatures dans l’animation, on s’y prend beaucoup plus tôt, dès le mois de mai. J’ai donc
envoyé rapidement m on C.V. et ma lettre de motivation où j’expliquais pourquoi je voulais
travailler avec eux et les motivations qui me poussaient à les contacter. J’ai eu une réponse
positive la semaine suivante. J’ai été en contact par e-mail avec m on futur chef de l’animation.
Il m’a expliqué le déroulement de m on arrivée, ce que j’allais faire et il m’a envoyé le descriptif
de mes allers-retours, l’heure, le lieu, etc.
(...)
E.E : Pouvez-vous nous décrire une journée type d’un animateur du club où vous étiez ?
C. : Le matin, la journée commence à 10 heures.
Q uand je me réveillais, je parlais avec les clients,
et ensuite, j’enchaînais avec les cours d’aquagym,
ensuite j’allais manger. De 13 à 14 h 30, on répétait
pour le spectacle du soir. Ensuite on commençait les
activités : volley, foot, pétanque. Moi, je m’occupais
d ’organiser le tournoi. A 18 heures, j’avais une pause
que j’utilisais le plus souvent pour aller me doucher et
me changer. À l’heure du dîner, j’accueillais les gens au
restaurant, puis j’allais manger avec les clients. Après
manger, on commençait la soirée en se produisant sur
scène. Ensuite, on restait danser avec les clients, et je
finissais ma journée complète à minuit. Certains soirs,
lorsque de nouveaux clients arrivaient, nous pou­
vions les attendre jusque très tard dans la nuit, pour
les accueillir de la meilleure façon qu’il soit, et avec le
sourire en plus ! Rebelote pour le lendemain à 10 h 00
pour une nouvelle journée.

E.E : Quels avantages ou bien quels inconvénients pouvez-vous donner au métier d’animateur ?
C. : Le premier gros avantage est de travailler dans un autre pays et de le découvrir, dans un cadre
ensoleillé où on est logé et nourri. Ensuite, il y a le fait de rencontrer des gens exceptionnels.
C’est d’abord une expérience humaine avant d ’être de l’animation, et c’est ça qui est vraiment
génial. Le côté émotionnel est aussi très important, car l’on éprouve beaucoup d’émotions sur
scène avec les clients, du rire, des larmes de joie, que l’on partage tous ensemble. Enfin, c’est
l’avantage d’avoir une équipe soudée et d’être en contact perm anent avec les autres.
Parmi les inconvénients, il y a le rythm e de travail qui est très soutenu, avec seulement un jour
de congé par semaine. Le m anque familial, des amis et des proches et la pression très intense
qu’il y a. Surtout en haute saison où il y a énorm ém ent de monde.
Enfin, le dernier inconvénient est, je pense, le retour à la vie « normale ». Il faut un réel temps
de réadaptation pour se remettre de ses émotions, et sortir de sa bulle, où on a vécu d’une
façon différente pendant des mois. Au retour, on a sans cesse envie d’y retourner.

Source : http://www.etudiemploi.com

Un professionnel : témoignage d’Eric, conseiller commercial automobile


Vous êtes tenté par une belle décapotable rouge derrière une
vitrine et vous iriez bien faire un tour pour l’essayer ? Vous
avez le profil idéal pour le conseiller commercial automobile,
dont la m ission sera de vous convaincre d ’acheter mais aussi
de vous fidéliser !

Les missions
Conseillercom m ercial secteur, Éric Bailly, 28 ans, anime plusieurs
petites succursales Peugeot implantées dans la Seine-et-Marne.
« Deux fois par semaine, je me rends dans chaque agence pour
leur fournir des publicités, de la documentation sur les nouveaux modèles et pour les informer
des changements de production. »
Éric prend égalem ent les contacts de clients potentiels, avec qui il convient d ’un rendez-vous.
« Pour bien identifier leurs besoins, je les interroge sur leur utilisation future de la voiture et sur
leurs capacités d ’achat. En fonction de cela, je leur fais une ou plusieurs propositions de modè­
les. Et si je sens que l’un d ’eux les intéresse, je commence à négocier... en m ’autorisant une
marge de 8 % de réduction sur le prix de départ. »
Le conseiller commercial automobile offre d ’autres prestations à sa clientèle : crédit classique
ou contrat avec option d ’achat, contrat d ’entretien ou d 'a ssista n ce ... Il veille à ce que la livrai­
son des véhicules se passe bien, car c ’est une des conditions indispensables pour fidéliser le
client. Il rend quotidiennement des com ptes à son supérieur hiérarchique, le chef des ventes,
qui reconnaît ses qualités de vendeur (Éric vend une quinzaine de véhicules par mois).

Bac + 2 et formation en école de vente de rigueur


La formation de conseiller commercial automobile, d ’une durée de 14 mois, requiert au mini­
mum le bac ou un diplôme bac + 2. Elle débouche sur un contrat de qualification profession­
nelle, reconnu par la profession.
L’étudiant passe un tiers du tem ps dans un centre de form ation, et le reste dans une concession
du réseau du constructeur. Il apprend ainsi à connaître les véhicules, les techniques de ventes
de l’entreprise, la gestion et l’accueil de la clientèle. Les constructeurs Renault et Peugeot ont
créé leurs propres écoles de vente, pour form er leurs futurs employés.

^ Un professionnel : témoignage de Stéphane, boulanger


« La pâte, j ’aime la travailler comme un sculpteur travaille l’argile. »
Outre ses qualités de poète, Stéphane développe aussi celles de bou­
langer. Il est en 2e année de CAP à l’institut de Formation de l’Artisanat
à Fougères.
C ’est son grand-père maternel qui lui a transm is le goût de ce métier,
qui demande une grande résistance physique, une vie saine et une
bonne santé. Cette rigueur plaît à Stéphane, qui est aussi très exi­
geant avec la qualité de ses produits. « La satisfaction des clients,
c ’est ma plus grande fierté ! Quand on reçoit des com pliments, on
est forcém ent content ! »
La journée de travail commence à 3 heures du matin. Stéphane est
chargé de mettre en forme les différents types de pains (baguette,
boule...). Il espère changer plusieurs fois de patron, pour s ’enrichir d ’expériences variées, avant
d ’ouvrir lui-même sa propre boulangerie.

119
' *..,
DIPLOME D’ETUDES DELF
DALF
r !
Étl *
EN LANGUE FRANÇAISE °»A0'

DELF B2 • Version scolaire et junior


N iveau B2 du Cadre européen com mun de référence pour les langues

NATURE DES EPREUVES DUREE NOTE SUR

Compréhension de l’oral
Réponse à des questionnaires de com préhension portant
sur deux documents enregistrés :
- exposé, conférence, discours, documentaire, ém ission de 30 minutes /25
radio ou télévisée (deux écoutes) ;
- interview, bulletin d ’informations, etc. (une seule écoute).

Durée maximale des documents : 8 minutes

Compréhension des écrits


Réponse à des questionnaires de com préhension portant
sur deux documents écrits :
- texte à caractère informatif concernant la France ou l’espace 1 heure /25
francophone ;
- texte argumentatif.

Production écrite
Prise de position personnelle argum entée (contribution à un 1 heure /25
débat, lettre form elle, article critique, etc.).

Production orale 20 minutes


Présentation et défense d ’un point de vue à partir d ’un court Préparation : /25
document déclencheur. 30 minutes

Seuil de réussite pour obtenir le diplôme : 50/100


Note minimale requise par épreuve ; 5/25 NOTE TOTALE /100
Durée totale des épreuves collectives : 2 heures 30 minutes

CODE CANDIDAT :

1:13 a
ÉÉt p; f f : J i 11 3 V l ' l 11 S 1] ’ & Ï Ï Ï 0 iY '

Nom : Prénom :
120
DOCUMENT RÉSERVÉ AU CANDIDAT - ÉPREUVES COLLECTIVES

Compréhension d© l’oral
Répondez aux questions en cochant (M ) ia bonne réponse ou en écrivant l ’information
demandée.

Vous allez entendre deux fois un enregistrement sonore de S minutes environ.


Vous aurez tout d’abord 1 minute pour lire les questions.
Puis vous écouterez une première fois l ’enregistrement.
Vous aurez ensuite 3 minutes pour commencer à répondre aux questions.
Vous écouterez une deuxième fois l ’enregistrement.
Vous aurez encore 5 minutes pour compléter les réponses.
Lisez les questions, écoutez le document puis répondez.

L’invitée de cette émission a été amenée à réfléchir à quel problème ? 1 point


□ La santé physique des enfants.
□ La pédagogie des enseignants.
□ Le contenu des manuels scolaires.

© Comment les éditeurs ont-ils perçu l’idée soumise par le ministère de l’Éducation nationale ? 1 point
□ Ils ont tout de suite très bien accueilli cette proposition.
□ Après réflexion, ils pensent que c ’est une mauvaise idée.
□ Ils se sont catégoriquement opposés à ce projet aberrant.

© Pour Sylvie Marcé, la division d ’un livre en plusieurs fascicules... 2 points


□ dénature le livre dans son unité.
□ est une solution au problème posé.
□ est déjà appliquée dans certaines matières.

© D’après Sylvie Marcé, le livre scolaire peut... 2 points


□ décourager l’élève car il est volumineux.
□ donner envie à l’élève de lire davantage.
□ convaincre l’élève de l’utilité des fascicules.

© Certaines propositions ont déjà été testées. Complétez le tableau suivant. 2 points

Proposition des conseillers généraux :

Proposition des éditeurs :

© Quel est l’objectif commun des deux propositions qui ont été faites ? 1,5 point

& Selon le journaliste, quel inconvénient présente la proposition des éditeurs ? 2 points

© Pourquoi S. Marcé pense-t-elle que la solution proposée par les éditeurs est un pas vers l’avenir ? 2 points

DELF B2 • Version scolaire et junior 121


DOCUMENT RÉSERVÉ ÂU CANDIDAT - ÉPREUVES COLLECTIVES
.......... ... ........ .... . J

© Quel problème est évoqué au sujet des fascicules ? 1,5 point


□ La crainte des parents de devoir payer plus cher.
□ La difficulté pour les élèves de s ’organiser correctement.
□ La volonté des professeurs de n’avoir que deux ouvrages.

© Face à la proposition des fascicules, de quel compromis parle S. Marcé ? 1,5 point

© Quelle est l’exigence des professeurs pour leurs cours ? 1,5 point

EXERCICE 2 g
Vous allez entendre une seule fois un enregistrement sonore de 1 minute 30 à 2 minutes.
Vous aurez tout d’abord 1 minute pour lire les questions. Après l ’enregistrement, vous aurez
3 minutes pour répondre aux questions.
Lisez maintenant les questions, écoutez le document et répondez.

© Quel est le problème majeur soulevé dans cette émission ? 1 point


□ Le rôle des enseignants dans l’orientation de leurs élèves.
□ Le manque d’informations quant à la recherche d’un emploi.
□ Le meilleur moyen d ’aider les jeunes dans leur choix d’avenir.

© Quel organisme doit débattre sur ce sujet ? 1 point

© D’après l’enquête menée sur Internet, sur quel point parents et conseillers sont-ils
du même avis ? 1 point
□ Les professeurs doivent établir un lien avec les entreprises ouvertes à l’emploi.
□ Les conseillers sont tenus de mettre en relation les jeunes avec les entreprises.
□ La conjoncture économique actuelle ne permet pas d’assurer une bonne orientation.

© D’après les conseillers, 1 point


□ les entreprises proposent généralement aux jeunes des contrats à long terme.
□ pour relancer l’économie, les jeunes doivent accepter tout emploi, même ponctuel.
□ répondre aux besoins immédiats de l’entreprise ne garantit pas, de manière durable, un emploi auxjeure;

© Que devrait-il découler de cette consultation ? (donnez deux réponses) 2 poim-

© À quelle conclusion cette réflexion devrait-elle aboutir ? 1pc


□ Améliorer un suivi personnalisé de l’élève.
□ Informer les élèves sur la valeur des diplômes.
□ Convaincre les entreprises d ’embaucher davantage.

122 DELF B2 * Version scolaire et jun io r


Compréhension ©Ses écrits
EXERCICE 1
Lisez le texte, puis répondez aux questions, en cochant (H ) la bonne réponse,
ou en écrivant l’isiformation demandée.

Les musées misent sur les ados


Difficile d ’attirer les jeunes dans les expositions. Et pourtant, ils form ent le public de
demain. Afin de les inciter à découvrir l ’art, les initiatives se multiplient.
L’enfant fréquente le musée par obligation, accompagné de ses parents ou de son instituteur. L’adulte
le visite par plaisir, parce qu’il en possède le goût ou les codes. Entre les deux, rien, ou presque. Chez
l ’ado, la perspective de franchir ces portes provoque des poussées d’urticaire, lui qui ne voit dans ces
institutions que des mausolées poussiéreux, préférant à la contemplation d ’un Rubens ou d’un Picasso
le spectacle d’une toile (mais de cinéma) ou le plongeon dans la Toile (mais du cyberespace).
Cette population récalcitrante devient aujourd’hui pour les musées une cible prioritaire. « Elle consti­
tue nos visiteurs de demain », rappelle Marie Fontanel, directrice des publics du Quai Branly. Mais
l ’inciter à venir n ’est pas chose aisée, tant le fossé entre les générations s’est creusé récemment. « La
culture Internet a boideversé les comportements et la relation au savoir, poursuit Catherine Guillou,
directrice des publics du Louvre. Les musées ne peuvent plus s ’accrocher aux réseaux traditionnels
de la transmission des connaissances. Le temps est venu de réfléchir à de nouvelles approches. »
Plusieurs établissements ont ainsi commencé à tester leurs propres formules, qu’ils imaginent ludi­
ques et conviviales. Depuis octobre 2007, le musée d ’Orsay expérimente, durant les vacances scolai­
res, les Ranc’arts, visites-ateliers destinées aux 11-16 ans. Leurs thèmes (le couple, la représentation
de soi, la caricature...) ont été déterminés en fonction des préoccupations de cet âge. « Nous avons
atteint un taux de remplissage moyen de 70 %, analyse Rosa Djaoud, chargée des projets éducatifs.
Ce qui, au terme de cette première année d ’exercice, nous paraît satisfaisant. »
Depuis la rentrée 2008, le Quai Branly organise, pour sa part, chaque premier samedi du mois, les
soirées Before, à l ’adresse des 18-25 ans. Dédiées à la découverte des cultures urbaines - slam, hip-
hop... - elles offrent aussi la possibilité de flâner dans les collections, sous la conduite informelle
d ’étudiants-médiateurs. « L ’effet de bouche-à-oreille commence à fonctionner, constate An-Gaelle
Bénédic, chargée de médiation. La dernière séance, consacrée à la musique afro-caribéenne, a rem­
porté un vrai succès. Les 170 places disponibles ont été distribuées et nous avons même dû refuser
des visiteurs. »
D ’autres musées suivront le mouvement. Le Centre Pompidou a d’ores et déjà programmé, pour la fin
de 2009, l’ouverture d ’un « espace ado ». Les jeunes y rencontreront des créateurs de tous horizons,
plasticiens, vidéastes, designers, architectes ou dessinateurs de BD, avec lesquels ils pourront discuter
et travailler. Une façon d ’amorcer le dialogue.
Annick C o l o n n a - C e s a r i , www.LExpress.fr, 22/12/2008.

® Cet article traite... 1 point


□ de la nécessité pour les musées d ’attirer un nouveau public.
□ de l’augmentation de la fréquentation des musées en France.
□ du désintérêt des jeunes pour les dernières créations artistiques.

DELF S2 • si scolaire et ju n io r 123


DOCUMENT RÉSERVÉ AU CANDIDAT - ÉPREUVES COLLECTIVES

© Quel regard les adolescents portent-ils sur l'art en général ? Expliquez avec vos propres mots. 2 points

© Vrai ou faux ? Cochez (* ) la bonne case et justifiez votre réponse en citant un passage du texte. 4,5 points
Vrai Faux

A. Visiter un musée est une initiative très appréciée des adolescents.


Justification :

B. Les nouvelles technologies ont engendré un grand écart générationnel.


Justification :

C. Les musées doivent faire preuve d ’originalité s ’ils veulent intéresser davantage.
Justification :

& Pourquoi C. Guillou dit que « La culture Internet a bouleversé les comportements et
la relation au savoir » ? 2 points

© À partir de quel critère les musées français ont-ils élaboré leurs nouveaux modes
d’attraction? 1 point

© Quelles sont les répercussions de ces nouvelles initiatives ? 1 point


□ L’attrait est décevant.
□ Le succès est immédiat.
□ L’intérêt est grandissant.

@ Que devraient permettre les prochaines rencontres au Centre Pompidou ?


Expliquez avec vos propres mots. 1,5 point

124 <«BSB DELF B2 • Version scolaire et junior


DOCUMENT RÉSERVÉ AU CANDIDAT - ÉPREUVES COLLECTIVES

EXERCICE 2
Lisez le texte, puis répondez aux questions, en cochant (H ) la bonne réponse, ou en
écrivant l’information demandée.

Entretien avec Christian Grenier


[...] La littérature de jeunesse aborde aujourd’hui les questions écologiques. Pour votre part, je
crois qu ’il ne s ’agit pas d ’un engagement récent, et surtout pas « pour coller à l ’air du temps ». Que
signifie cet intérêt et à quelles conditions peut-il être fécond et concilier les exigences « militantes »
et celles de la littérature ?
À mes yeux, l’un des objectifs de la littérature est de se faire l’écho des grands problèmes de notre temps. La
littérature de jeunesse aborde aujourd’hui tous les thèmes. Les questions écologiques (qui étaient déjà au centre
de mes premiers romans comme Cheyennes 6112 ou Le soleil va mourir) et notamment le changement climatique
sont devenus des questions majeures, qui concernent en priorité les jeunes. Hélas, les adultes et les responsables
politiques leur ont donné des modèles qui correspondent très mal aux exigences des sociétés futures ! Plutôt que
de militantisme, j ’évoquerais une attitude responsable et citoyenne. En littérature comme ailleurs, je refuse de
faire l’impasse sur l’avenir de notre planète ! Mais voilà : dans notre économie de marché, publier des récits qui
mettent ces graves problèmes en perspective est moins simple qu’il n’y paraît. Devenue un secteur commercial
comme un autre, l’édition veut publier « ce qui va se vendre ». Ou plutôt ce qu’on croit que les lecteurs attendent.
[... j Mon dernier roman évoquant 1’avenir de la planète, Ecoland, fait un score très modeste. Mes romans policiers
se vendent dix ou vingt fois mieux. Certains récits prescrits, se situant au Moyen Âge ou dans l’Égypte ancienne,
font des scores cent fois supérieurs ! La plupart des auteurs, comme les éditeurs, cherchent en priorité à vendre.
À l’image des jeunes lecteurs, ils boudent donc certains sujets. Je me bats depuis trente-cinq ans pour promouvoir
cette littérature. En vain.
Quand vous écrivez des récits à thème écologique, qu’est-ce qui vous anime ?
La nécessité de faire prendre conscience de l’urgence de la situation ; le besoin de faire réagir le lecteur, de
le faire réfléchir sur la vanité et la nuisance d’un système pervers qui privilégie le jeu de la consommation/
production... un système qui, au sein de notre économie de marché, favorise en réalité un très petit nombre. Il
se peut que nous vivions plus heureux avec des ordinateurs sophistiqués, des 4x4, des écrans plasma... mais si
ces progrès favorisent l’individualisme, s’ils se font au prix de la destruction programmée de la planète, alors
peut-être faut-il se poser deux questions : celle du bonheur et celle de la survie de l’humanité. [...]
Ne pensez-vous pas que des visions du futur plus noires que vertes pourraient d ’une certaine façon découra­
ger et peut-être pousser à la passivité (puisqu ’il n ’y aurait plus rien à faire) ? [...]
Autrefois, mes « visions du futur » étaient vertes. Si elles tournent au noir, c’est parce que les travers de nos
sociétés que je dénonçais, il y a trente ou quarante ans, au lieu d’être rectifiés, se sont accentués [...]. A la lec­
ture de mon dernier manuscrit, un thriller sur fond de changement climatique, l’éditeur de mes romans policiers
m’a en effet demandé d’être plus optimiste « pour ne pas décourager le lecteur ». Une attitude qui me rappelle
celle des autorités du Titanic : elles avaient demandé à l’orchestre de continuer à jouer pendant que le bateau
coulait. Il y a toujours quelque chose à faire. Ne serait-ce que mettre les chaloupes à la mer. Mais construire un
navire plus sûr et veiller au grain pendant le trajet aurait évité la catastrophe. En ce moment, l’iceberg est en
vue. Et le navire Terre va très vite... mais à bord, on se dispute à propos du confort des cabines et on vote pour
le programme du concert du soir. [...]
Si l’on trouve dans mes récits des ordinateurs et des technologies de pointe, ce n’est pas parce que mes lecteurs
en réclament, c’est parce que notre quotidien en est plein. Or, ces nouvelles technologies modifient nos com­
portements et transforment notre milieu. [...]
Comment travaillez-vous sur des fictions écologiques ? Documentation ? Conseils d ’experts ? Plus générale­
ment, quelle place peut, doit occuper l ’exactitude scientifique, la vraisemblance, dans la fiction ?
Mes ouvrages récents traitant de l’environnement sont réalistes ; leur action se déroule soit aujourd’hui, soit
dans un futur très proche. Comme nous ne sommes plus dans le domaine de la métaphore ou du conte, l’exacti­
tude scientifique et la vraisemblance sont à mes yeux de rigueur. Les jeunes lecteurs sont d’ailleurs exigeants !
Habituellement, je consacre beaucoup plus de temps à la documentation qu’à la rédaction. Je rencontre bien
sûr des experts, qui parfois sont des amis ! Daniel Collobert a soigneusement relu mon manuscrit d ’Ecoland et
le climatologue Gérard Lambert m’a été d’une aide précieuse pour la rédaction de mon « thriller écologique ».
[...]
P rop os re c u e illis par Je a n -M ich e l Z a k h a r t c h o u k , en août 2007
h ttp ://w w w .cahiers-p ed agog iqu es.co m

DELF i l * Version scolaire et ju n io r 125


DOCUMENT RÉSERVÉ AU CANDIDAT - ÉPREUVES COLLECTIVES

0 Pour Christian Grenier, quel rôle fondamental la littérature doit-elle jouer ?


Expliquez avec vos propres mots. 2 points

© Quel combat mène Christian Grenier allant contre les souhaits du milieu de l’édition ?
Expliquez avec vos propres mots. 2 points

© Qu’est-ce qui pousse C. Grenier à écrire ? 1 point


□ La volonté d’alerter ses lecteurs du danger qui menace notre planète.
□ L’espoir de voir un jour la vente de ses livres faire un score remarquable.
□ Le besoin de prouver aux éditeurs que le domaine de l’écologie intéresse.

© Que tente d ’expliquer C. Grenier lorsqu’il relate l’histoire du Titanic ? 1 point


□ La situation est tellement catastrophique que tout est perdu d’avance.
□ Il est préférable de fermer les yeux sur les problèmes et vivre tranquillement.
□ On se préoccupe de choses superficielles sans penser au danger qui nous menace.

© Vrai ou faux ? Cochez (* ) la bonne case et justifiez votre réponse en citant un passage du texte. 6 points
Vrai Faux

A. L’environnement est un thème que Christian Grenier traite depuis peu.


Justification :

B. Son dernier roman sur le devenir de la Terre a eu un succès remarquable.


Justification :

C. D’après C. Grenier, les nouvelles technologies ont rapproché les hommes et les
ont rendus plus heureux.
Justification :

D. C. Grenier privilégie le réalisme de la science plutôt que l’imaginaire de la fiction.


Justification :

126 DELF B2 • Version scolaire s t junior


DOCUMENT RÉSERVÉ AU CANDIDAT - ÉPREUVES COLLECTIVES

Production écrite

C o u r r ie r des lec te u r s
^ J'en ai marre de voir que l'hom m e ne pense qu'à lui et pas aux personnes qui l'entourent ! Tous les
jours, on apprend des catastrophes liées au réchauffement climatique. Plusieurs espèces animales dis­
paraissent mais aussi des populations entières, des civilisations bientôt anéanties ! Et qui est le respon­
sable ? L'homme bien sûr ! L'homme et son avarice, son désir de pouvoir et d'argent ! Si, com m e moi,
vous pensez que les choses peuvent changer, aidez-m oi à convaincre les responsables de sauver notre
planète avant q u 'il ne soit trop tard ! ^ S id o n ie

Vous souhaitez vous exprimer sur ce sujet ?


Alors écrivez-nous :
Rédaction de Phosphore. Rubrique Courrier. 3-5, rue Bayard, 75008 Paris

Vous écrivez au magazine pour réagir à ce courrier (250 mots environ).

54*BÎSI DELF B2 • Version scolaire « t junior 127


DOCUMENT RÉSERVÉ AU CANDIDAT - ÉPREUVE INDIVIDUELLE

30 minutes
Le candidat choisit un document déclencheur parmi deux tirés au sort. de préparation
Il devra dégager la problématique du document et défendre un point de vue construit 20 minutes
et argumenté. de passat/on
Son exposé sera suivi d’un débat avec l ’examinateur.
La durée de passation de l’épreuve est de 20 minutes.

Vous tirerez au sort cteux documents parmi ceux proposés par l’examinateur et vous en
choisirez iso.
Vous dégagerez le problème soulevé par le document que vous avez choisi.
Vous présenterez votre opinion sur le sujet de manière claire et argumentée et, si nécessaire,
vous la défendrez au cours du débat avec l’examinateur.

■ SUJET 1

128 DELF B2 • Version scolaire et junior