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Ecole Nationale D’ingénieurs de Monastir Département De Génie Energétique

TPE : Transfert Conductif

Etude sur les ailettes

Yazen MONSRI
1er année énergétique
Groupe 3
Plan :
 Introduction
 Partie I : Etude bibliographique sur les ailettes
1. Définition
2. Modèle théorique
3. Efficacité des ailettes
4. Applications
i. Applications générales des ailettes
ii. Application sur les échangeurs de chaleur
5. Conclusion sur la partie I
 Partie II : Comparaison entre une étude analytique et
une autre numérique des ailettes guidée par un
exercice.
 Conclusion
Introduction :
On a souvent besoin d’augmenter le flux de chaleur échangé par
convection entre un solide et un fluide (𝐿𝑜𝑖 𝑑𝑒 𝑁𝑒𝑤𝑡𝑜𝑛 ∶ 𝑞𝑐𝑜𝑛𝑣 =
𝐴. ℎ. (𝑇𝑠 − 𝑇∞ )), généralement pour des raisons de refroidissement.
Ceci peut être fait, théoriquement, par des méthodes dont on cite :
-L’augmentation de l’écart de température(𝑇𝑠 − 𝑇∞ ), ce qui parait
impossible dans la majorité des cas.
- L’augmentation du coefficient de l’échange convectif h, ce qui
nécessite l’implémentation d’un système mécanique (pompe,
ventilateur) ou le remplacement du système existant par un système
plus puissant.
Ces deux solutions, soit irréalisable soit couteuse, nous laissent avec la
solution la plus pratique et la plus rentable économiquement :
augmenter la surface d’échange A. Pour le faire, on utilise les ailettes.
Les ailettes thermiques sont présentes partout dans notre quotidien,
sans même que l'on s'en rende compte. Dans une société où l'énergie
détient une place centrale, comment manipuler celle-ci est devenu une
problématique importante. Nous savions déjà que les ailettes
thermiques permettaient par exemple d'évacuer la chaleur d'un
système électronique. Cette étude doit nous permettre d'en apprendre
plus sur leur rôle, de comprendre la manière dont fonctionnent celles-
ci, et à terme d'essayer de les modéliser.

Définition :
Une ailette est un dispositif thermique visant à augmenter la surface
de contact avec un fluide extérieur pour augmenter les échanges
convectifs, et donc le transfert de chaleur.
L'ailette est le corps chaud, la chaleur se propage par conduction à
travers l'ailette qui est refroidi par convection par le fluide
environnant.
Le rôle des ailettes thermiques est de favoriser l'échange de chaleur
entre deux milieux, or le nombre de domaines mettant en jeu des
échanges thermiques est impressionnant. Étudions le rôle précis des
ailettes thermiques dans certains systèmes de notre vie quotidienne.
Application la plus connue, les systèmes de chauffage des particuliers
mettent en jeu des systèmes d'ailettes thermiques afin de transmettre la
chaleur issue d'une résistance (dans le cas du chauffage électrique), ou
d'un fluide caloporteur (porteur de chaleur) en circulation, à l'air
ambiant.

Ci-contre une résistance chauffante


composée de la résistance électrique (tube en « U ») cerclée par une
ailette thermique en forme de spirale. Il aurait été possible de
remplacer la résistance électrique par un tube dans lequel circulerait
un fluide caloporteur.
Bien entendu le domaine des appareils de chauffage ne se limite pas
aux installations visibles dans les habitations particulières. Ces
systèmes servent également dans l’industrie, dès lors qu'il est
nécessaire de chauffer un fluide. En effet, les ailettes ont pour rôle de
favoriser les échanges thermiques entre un élément solide et un fluide.
L'élément solide peut très bien être un tube dans lequel circule un
second fluide, afin d'autoriser les échanges d'énergie sans pour autant
mélanger ces derniers : c'est le principe des échangeurs de chaleur
utilisés pour transmettre l'énergie entre plusieurs circuits de fluides
caloporteurs. Les ailettes thermiques peuvent aussi être nommées
radiateurs. Leur but est alors de refroidir un élément, en transmettant
l'excédent de chaleur au milieu extérieur, c'est à dire l'air dans la
plupart des cas.

Le radiateur d'une voiture (image ci-contre)


permet de refroidir le moteur. Le liquide de refroidissement circule
dans des tubes auxquels sont associées des ailettes thermiques qui
transmettent cette chaleur à l'air. La circulation de l'air est assurée par
la vitesse du véhicule, ce qui assure un phénomène de convection
suffisant.

Les microprocesseurs des ordinateurs génèrent


beaucoup de chaleur lors de leur fonctionnement. Afin d'éviter que
ceux-ci soient endommagés par une surchauffe, ils sont parfois
recouverts par un radiateur (image ci-contre). Le plus souvent en
aluminium, ce système d'ailettes transmet directement la chaleur du
processeur à l'air.
Ainsi, même si leur forme peut beaucoup varier, les ailettes
thermiques sont indispensables pour améliorer le rendement de tout
échangeur de chaleur. Que le but soit de refroidir un élément en
transmettant sa chaleur à l'air ambiant, ou au contraire de chauffer un
fluide grâce à une résistance électrique, le principe des échangeurs
reste toujours le même, et des ailettes thermiques y sont presque
toujours associées.

Modèle théorique :
1. Equation de l'ailette thermique
Il s'agit ici de déterminer une expression de T (x, y, z, t).
Cependant, en étudiant le transfert thermique dans l'ailette
suivant une dimension et en régime stationnaire, cela revient à
exprimer T (x). Pour cela, effectuons le bilan énergétique sur
une tranche dx de solide, comprise entre les abscisses x et x+dx,
entre t et t+dt, et ce, en régime permanent.

Soit Φ la quantité d'énergie qui traverse la surface Σ pendant dt.


L'ailette présente, au niveau de sa surface en contact avec l'air, des
pertes thermiques, par unité de temps et de surface, égales à :
h(T (x)−T e) où h : coefficient de transfert conducto-convectif T e :
température ambiante Il s'agit du phénomène de conducto-convection :
les mouvements d'air entraînent une déperdition de la chaleur .
Bilan énergétique sur dx entre t et t+dt
Or Φ est le flux du vecteur densité de courant thermique ⃗jQ à travers
Σ : Φ=∬ Σ ⃗jQ (x).⃗n dS Donc :
𝑗𝑄 (x) S= 𝑗𝑄 (x+dx) S+h(T (x)−T e)Pdx avec P le périmètre mouillé,
c'est-à-dire en contact avec le fluide qui est ici l'air. (P=2(a+b))

Or, d'après la loi de Fourier, pour une dimension :

Où λ est la conductivité thermique associée au matériau de l'ailette.


Donc :

Équation de l'ailette (1)

𝑥0 étant homogène à une longueur :

Après résolution, (1) donne:


Il reste donc à déterminer les constantes d'intégration à partir de
conditions aux limites.
2. Conditions aux limites

Soit L la longueur de l'ailette considérée.


● Condition en x=L : on pose
𝑇𝑓𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒 correspond à la température réelle enregistrée en bout de
l'ailette en régime permanent. Sa valeur sera donc donnée par les
résultats expérimentaux. Cette condition de température
implique donc :

● Condition en x=0 : il s'agit cette fois d'une condition portant


sur la continuité du flux thermique. On a :

Donc :
On fait alors l'hypothèse que toute l'énergie fournie par la
résistance chauffante est transmise à l'ailette, ce qui se traduit
par :

Avec Φ0 le flux généré par la résistance

On résout le système :
Et on obtient :

Efficacité des ailettes

Par la méthode de dérivation, On a L’efficacité est donnée par :


 Si l’origine des axes est liée à la paroi même:

 Si l’origine des axes est liée à l’extrémité de l’ailette :

Ailette longitudinale de profil rectangulaire :

Figure 1 ailette réctangulaire


Ailette longitudinale de profil triangulaire :

Figure 2 ailette triangulaire

Ailette longitudinale de profil concave :

Figure 3 ailette concave

Ailette longitudinale de profil convexe :

Figure 4 ailette convexe


Applications des ailettes
1. Applications générales des ailettes :
Ce procédé est utilisé le plus souvent pour:
 améliorer le transfert par convection entre une surface métallique
et l’air ambiant;
 dans les échangeurs industriels.
 refroidissement des microprocesseurs modernes
 Échangeurs de chaleur/serpentins :

Des ailettes hélicoïdales et à plaques sont disponibles dans


différentes métallurgies tel que l'aluminium, le cuivre, l'acier et
l'acier inoxydable
 Radiateur :

Dans le radiateur, l'eau circule dans un tube sur lequel viennent se


greffer des ailettes qui améliorent le refroidissement du tube et donc
de l'eau. La circulation de l'eau à l'intérieur du radiateur, se fait dans
des ailettes très fines qui sont parallèles entre elles. Le but est
d'augmenter la surface de contact entre l'eau et le radiateur et ainsi
améliorer le refroidissement.
 Résistances chauffantes à ailettes :

Tube en inox, ailettes de section 55x 25 mm ou 80 x 40 mm en


acier electrozingué ou inox
 Composants aérospatiaux :
 Frein à disque en fonte ventilés :

 Ailette hélicoïdal :

Tubes à ailettes spirale conviennent dans toutes sortes


d'applications:
- chaudières de centrales thermiques
- chauffage
-industries chimiques
-aciéries
-ainsi que dans les raffineries: • industrie alimentaire• industrie
de la cellulose, etc...
2. Application sur les échangeurs de chaleur :
 Description des géométries d'échangeurs :

Nous présentons dans ce paragraphe les géométries d'ailettes utilisées


pour les échangeurs à plaques et ailettes. Il existe différentes formes
d'ailettes fréquemment utilisées.
Elles sont le plus souvent brasées sur des plaques dans lesquelles
circule un autre fluide, souvent avec un meilleur coefficient d'échange
thermique. Typiquement pour des évaporateurs ou des condenseurs,
des ailettes d'échangeurs compacts sont placées du côté du fluide qui
ne subit pas le changement de phase. En effet, les coefficients
d'échange thermique pour un changement de phase sont très élevés par
rapport à des échanges convectifs. En outre, les ailettes sont souvent
utilisées avec des fluides gazeux, mais aussi dans de nombreuses
applications avec des liquides et parfois dans des procédés
diphasiques.

Les ailettes droites: C'est la géométrie la plus simple qui a


essentiellement pour objectif d'augmenter la surface d'échange. Les
canaux élémentaires peuvent être rectangulaires ou triangulaires.
Les ailettes ondulées : Elles permettent de » compacifier « un peu la
géométrie par rapport à des ailettes droites. L'angle doit rester assez
faible pour éviter les décollements qui créent des dégradations
d'énergie sans améliorer les performances thermiques.
Les ailettes droites perforées : Les perforations permettant au fluide de
communiquer entre les canaux afin d'uniformiser les échanges et
d'engendrer de l'agitation turbulente.
Les ailettes en épingles : Les épingles permettent une augmentation de
la surface d'échange et créent du mélange et de la turbulence. Ce
dispositif est fréquemment utilisé pour le refroidissement de
composants électroniques.
Les ailettes à pas décalé : Elles sont couramment appelées Offset Strip
Fin (OSF) ou « serrated « . Ces ailettes offrent sensiblement la même
surface d'échange que les ailettes droites mais leur disposition décalée
permet de générer de la turbulence, et d'augmenter le nombre de zones
de formation de la couche limite, ce qui est bénéfique aux échanges
thermiques.
Les ailettes persiennes : Ce sont des canaux qui disposent de volets à
travers lesquels peut circulé le fluide. Une partie des volets est
disposée dans un sens et un peu plus loin dans l'échangeur, l
‘inclinaison des volets est inversée. Dans ce cas aussi la surface
d'échange est conservée (par rapport aux ailettes droites) et, de la
turbulence et du mélange sont alors engendrés par les volets (des
persiennes).
D'autres géométries peuvent être parfois utilisées pour générer de la
turbulence, telles que les obstacles rectangulaires (marches
rectangulaires), se rapprochant par leur forme et leurs fonctions des
ailettes en épingles ; et les générateurs de vortex engendrant des
tourbillons longitudinaux.
Il faut toutefois garder à l'esprit qu'une amélioration des échanges
thermiques est liée à une augmentation des pertes de charge.
Nous allons au cours de cette étude bibliographique s'intéresser
essentiellement aux ailettes Offset Strip Fin (OSF) et persiennes qui
sont deux géométries actuellement très utilisées pour leurs qualités
permettant de compacifier les échangeurs.
 Les géométries OSF
La géométrie à pas décalé permet d'une part, de < compacifier >>
l'échangeur par ses petits canaux augmentant la surface, et d'autre part
d'engendrer de la turbulence à partir de décollement et recollement de
couches limites.

La structure des ailettes se présente comme des canaux rectangulaires


intercalés, le fluide (un gaz le plus souvent) traverse les canaux de la
manière suivante :

Dans ce type de géométrie, on définit les grandeurs suivantes :

Les échangeurs OSF sont conçus pour permettre d'améliorer les


transferts thermiques par la création et la destruction des couches
limites qui prennent place sur les ailettes. Ces échangeurs utilisent le
fait que les échanges sont maxima aux bords d'attaque et que les
canaux décalés créent de la turbulence, bénéfique aux mélanges et aux
échanges pariétaux.
Les phénomènes instationnaires, prenant place autour des ailettes de
ce type d'échangeur, seront expliqués dans la seconde partie. Nous
verrons alors les différents régimes d'écoulement autour d'une plaque
plane épaisse. En effet, les phénomènes physiques autour des ailettes
peuvent s'apparenter aux phénomènes étudiés pour des plaques planes
épaisses.
 Les ailettes Persiennes
Les ailettes très utilisées dans l'automobile, sont réalisées par pliage et
découpage de fines plaques d'aluminium. Les ailettes constituant la
partie extrême de l'échangeur sont brasées sur les surfaces où l'on
désire augmenter les échanges thermiques.

Les grandeurs géométriques pour les ailettes persiennes sont décrites


sur la Figure :
Conclusion sur la partie I
Notre travail concernant les ailettes à porter sur une familiarisation
de ces dernières mais aussi sur l’application des ailettes sur les
échangeurs thermiques.
Le fonctionnement des ailettes, leur modèle théorique ont été des
points assez amènes. Par contre la question du dimensionnement des
échangeurs thermiques a été plus complexe. En effet il existe une
multitude de type d’échangeur avec différentes approches et
corrélations. Les différents régimes d’écoulement, les phénomènes
thermiques et thermo hydrauliques sont interdépendants et sont en
prendre en compte. L’accès à une bibliographie fiable et la
compréhension de l’anglais ont été des limites considérables.

Référence :
Ackermann, C., 2000. Développement et validation de Simulations
des Grandes Echelles d'écoulements turbulents dans uncode industriel.
Thèse Institut National Polytechnique de Grenoble.
Barré, F., Bieder, U., Calvin, C., 2000. Description of the module for
single phase Newtonian fluids under Boussines approximation. Note
SMTII/LDTA/2000-xxx.
Bieder, U. & Gané, E., 2001. Simulation des Grandes Echelles avec
TRIO_U/PRICELES : Manuel utilisateurs. Note
SMTH/LDTAi2OOI-007.
Candel, S., 1992. Mécanique des fluides. Dunod Université.
Dejong, N.C. & Jacobi, 4.M., 1997. An experimental study of flow
and heat transfer in parallel-plate anays : local, row-by-
row and surface average behavior. Int J. Heat Mass Transfer, vol. 40,

Partie II
Données : L=6cm ; H=4cm ; 𝜆=44.8 W/m.K ; T0=200°C ; h=112W/m2.K ; 𝑇∝ =25°C

Hypothèses :
- Ailettes homogène et isotrope
- Régime stationnaire
- Conductivité thermique (𝜆) constante
Pour le reste de l’exercice nous posons que :

- 𝑀=𝜆

1) Détermination de la température dans la section de l’ailette : méthode numérique


Pour trouver la solution nous divisions l’ailette en petit volumes de contrôle puis nous allons
procéder à un bilan de contrôle sur chaque volume de contrôle.
En raison de la symétrie du problème nous travaillerons sur toute la longueur (L) de l’ailette
et sur la moitié de la hauteur soit H/2. Avec un maillage carré (Δ𝑥 = Δ𝑦 = 1𝑐𝑚), on obtient
un réseau de 18 nœuds illustré par la figure ci-dessus.
Les nœuds allant de 1 à 5 ont un bilan de flux similaires ainsi que les nœuds allant de 7 à 11 puis les
nœuds allant de 13 à 17. Les nœuds 6,12 et 18 ont des bilans qui leur sont propre.

Nœud 1 :
𝜆 Δ𝑥 𝜆 Δ𝑥 𝜆
(𝑇0 − 𝑇1 ) + (𝑇2 − 𝑇1 ) + (𝑇 − 𝑇1 )Δ𝑥 + h(𝑇∝ − 𝑇1 )Δ𝑥 = 0
Δ𝑥 2 Δ𝑥 2 Δ𝑥 7
ℎ. Δ𝑥 ℎ. Δ𝑥. 𝑇∝
⟹ − (4 + 2 ) 𝑇1 + 𝑇2 + 2𝑇7 = −2 − 𝑇0
𝜆 𝜆
De la même manière on aura pour les nœuds 2,3,4,5:

Nœud 2 :
ℎ. Δ𝑥 ℎ. Δ𝑥. 𝑇∝
𝑇1 − (4 + 2 ) 𝑇2 + 𝑇3 + 2𝑇8 = −2
𝜆 𝜆
Nœud 3 :
ℎ. Δ𝑥 ℎ. Δ𝑥. 𝑇∝
𝑇2 − (4 + 2 ) 𝑇3 + 𝑇4 + 2𝑇9 = −2
𝜆 𝜆
Nœud 4 :
ℎ. Δ𝑥 ℎ. Δ𝑥. 𝑇∝
𝑇3 − (4 + 2 ) 𝑇4 + 𝑇5 + 2𝑇10 = −2
𝜆 𝜆
Nœud 5 :
ℎ. Δ𝑥 ℎ. Δ𝑥. 𝑇∝
𝑇4 − (4 + 2 ) 𝑇5 + 𝑇6 + 2𝑇11 = −2
𝜆 𝜆
Nœud 6 :
ℎ. Δ𝑥 ℎ. Δ𝑥. 𝑇∝
𝑇5 − (2 + 2 ) 𝑇2 + 𝑇12 = −2
𝜆 𝜆
Nœud 7 :
𝜆 𝜆 𝜆 𝜆
(𝑇0 − 𝑇7 )Δ𝑥 + (𝑇8 − 𝑇7 )Δx + (𝑇13 − 𝑇7 )Δx + (𝑇 − 𝑇7 )Δx = 0
Δ𝑥 Δ𝑥 Δ𝑥 Δ𝑥 1
⟹ 𝑇1 − 4𝑇7 + 𝑇8 + 𝑇13 = −𝑇0

Nœud 8 :

𝑇2 + 𝑇7 − 4𝑇8 + 𝑇9 + 𝑇14 = 0

Nœud 9 :

𝑇3 + 𝑇8 − 4𝑇9 + 𝑇10 + 𝑇15 = 0

Nœud 10 :

𝑇4 + 𝑇9 − 4𝑇10 + 𝑇11 + 𝑇16 = 0

Nœud 11:

𝑇5 + 𝑇10 − 4𝑇11 + 𝑇12 + 𝑇17 = 0

Nœud 12 :
𝜆 𝜆 𝜆
(𝑇11 − 𝑇12 )Δ𝑥 + (𝑇18 − 𝑇12 )Δ𝑥 + (𝑇 − 𝑇12 )Δ𝑥 + ℎ(𝑇∝ − 𝑇12 ) = 0
Δ𝑥 Δ𝑥 Δ𝑥 6
ℎ. Δ𝑥 ℎ. Δ𝑥. 𝑇∝
⟹ 𝑇6 + 2𝑇11 − (4 + 2 ) 𝑇12 + 𝑇18 = −2
𝜆 𝜆

Nœud 13 :
𝜆 Δ𝑥 𝜆 Δ𝑥 𝜆
(𝑇0 − 𝑇13 ) + (𝑇14 − 𝑇13 ) + (𝑇 − 𝑇13 )Δ𝑥 = 0
Δ𝑥 2 Δ𝑥 2 Δ𝑥 7
⟹ 2𝑇7 -4𝑇13 + 𝑇14 =-𝑇0

Nœud 14 :

2𝑇8 -4𝑇14 + 𝑇13 + 𝑇15 =0

Nœud 15 :

2𝑇9 -4𝑇15 + 𝑇14 + 𝑇16 =0

Nœud 16 :

2𝑇10 -4𝑇16 + 𝑇15 + 𝑇17 =0

Nœud 17 :

2𝑇11 -4𝑇17 + 𝑇16 +𝑇18 =0


Nœud 18 :
𝜆 Δ𝑥 𝜆 Δ𝑥 Δ𝑥
(𝑇17 − 𝑇18 ) + (𝑇12 − 𝑇18 ) + h(𝑇∝ − 𝑇18 )
Δ𝑥 2 Δ𝑥 2 2
ℎ. Δ𝑥 ℎ. Δ𝑥. 𝑇∝
⟹ 𝑇12 + 𝑇17 − (2 + ) 𝑇18 = −
𝜆 𝜆
On obtient ainsi un système d équation de type H.T=I.

L’inconnu est le vecteur T de taille 18 soit les températures des dix-huit volumes de contrôles de
l’ailette.

En tapant sur le logiciel La matrice H et le vecteur colonne I on obtient T :

Script de la matrice H et du vecteur I

Affichage de la matrice H
Affichage du vecteur I
Affichage du vecteur des températures des 18 volumes de contrôle

2) Calcul le flux transféré par l’ailette par mètre de longueur suivant la direction (oz). Déduire le
rendement

3) résolution analytique de la température

Nous rappelons que le problème est symétrique nous travaillerons sur la moitié de la hauteur.

Suivant les hypothèses exposées au début de la partie II on peut dire que la température est décrite
par l’équation différentielle suivante :
𝜕2 𝑇 𝜕2 𝑇
Δ𝑇 = 𝜕𝑥 2 + 𝜕𝑦2 = 0 (P)

On a les conditions aux limites suivantes :


𝜕𝑇 𝜕𝑇
−𝜆 𝜕𝑦 | =0 (1) −𝜆 𝜕𝑦 | = ℎ(𝑇(𝑥,𝑦=𝐻) − 𝑇∝ ) (2)
𝑦=0 𝑦=𝐻⁄2 2

𝜕𝑇
−𝜆 𝜕𝑥 | = ℎ(𝑇(𝑥=𝐿,𝑦) − 𝑇∝ ) (3) 𝑇 (𝑥 = 0, 𝑦) = 𝑇0 (4)
𝑥=𝐿
L’équation (P) est linéaire est homogène. Toutes les conditions aux limites sont linéaires mais seule la
conditions (1) est homogènes (le reste étant non homogène). Dans ces conditions la méthode de
séparation n’est pas applicable. Nous allons donc procéder à un changement de variable pour y
remédier.

Posons : 𝜃 = 𝑇 − 𝑇∝ on obtient alors :


𝜕2 𝜃 𝜕2 𝜃
Δ𝑇 = 𝜕𝑥 2 + 𝜕𝑦2 = 0 (P’)

𝜕𝜃 𝜕𝜃
−𝜆 𝜕𝑦 | =0 (1’) −𝜆 𝜕𝑦 | = ℎ(𝜃(𝑥,𝑦=𝐻) ) (2’)
𝑦=0 𝑦=𝐻⁄2 2

𝜕𝜃
−𝜆 𝜕𝑥 | = ℎ(𝜃(𝑥=𝐿,𝑦) ) (3′) 𝜃(𝑥 = 0, 𝑦) = 𝜃0 = 𝑇0 − 𝑇∝ (4 ‘)
𝑥=𝐿

Grâce à ce changement de variable on a une seule condition au limites (4’) qui est non homogène. On
peut donc appliquer maintenant la méthode du changement de variable.

Soit 𝜃 (𝑥, 𝑦) = 𝑋(𝑥). 𝑌(𝑦). On a :

𝜕2𝜃 𝜕2𝜃 𝜕𝜃 𝜕𝜃 1 𝜕𝑋(𝑥) 1 𝜕𝑌(𝑦)


2
+ 2 = 𝑌(𝑦) + 𝑋(𝑥) = + =0
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝑋(𝑥) 𝜕𝑥 𝑌(𝑦) 𝜕𝑦

1 𝜕𝑋(𝑥) 1 𝜕𝑌(𝑦)
⟹ =− = ±𝑘 2
𝑋(𝑥) 𝜕𝑥 𝑌(𝑦) 𝜕𝑦

Le choix du signe de la constante dépend de la l’équation. En effet vu que cette condition non
homogène est suivant l’axe des abscisses on aura le signe ‘-‘ sera dans l’équation avec x comme
variable.
𝜕𝑋(𝑥)
− 𝑘 2 𝑋(𝑥) ⟺ 𝑋 (𝑥) = 𝐴𝑒 𝑘𝑥 + 𝐵𝑒 −𝑘𝑥
𝜕𝑥

𝜕𝑌(𝑦)
+ 𝑘 2 𝑌(𝑦) ⟺ 𝑌(𝑦) = 𝐶 cos(𝑘𝑦) + 𝐷 sin(𝑘𝑦)
{ 𝜕𝑦
Pour les résoudre on utilisera les conditions aux limites de (1’) à (4’) en ordre.
𝜕𝑌(𝑦)
(1’)/ −𝜆 𝜕𝑦
| = 0 ⟺ −𝜆(−𝑘𝐶 sin(0) + 𝑘𝐷 cos(0)) = 0
𝑦=0

⟹𝐷=0

D’où 𝑌(𝑦) = 𝐶 cos(𝑘𝑦)


𝜕𝑌(𝑦) 𝐻 𝐻
(2’)/ −𝜆 | = ℎ (𝑌(𝑦=𝐻) ) ⟺ −𝜆 (−𝑘𝐶 sin (𝑘 2 )) = ℎ(𝐶 cos (𝑘 2 ))
𝜕𝑦 𝑦= 𝐻⁄2 2

𝐻
⟹ 𝑘𝑛 = 𝑀. tan−1 (𝑘𝑛 )
2
Cette équation admet une infinité de solution.
𝜕𝑋(𝑥)
(3’)/ −𝜆 | = ℎ(𝑋(𝑥=𝐿) ) ⟺ −𝜆(𝑘𝐴𝑒 𝑘𝑙 − 𝑘𝐵𝑒 −𝑘𝑙 ) = ℎ (𝐴𝑒 𝑘𝑙 + 𝐵𝑒 −𝑘𝑙 )
𝜕𝑥 𝑥=𝐿

En multipliant cette équation par 𝑒 −𝑘𝑙 on obtient :

(𝑘𝐵𝑒 −2𝑘𝑙 − 𝑘𝐴) = 𝑀(𝐴 + 𝐵𝑒 −𝑘𝑙 )


𝑘 + 𝑀 2𝑘𝑙
⇒𝐵=𝐴 𝑒
𝑘−𝑀
𝑘+𝑀
Donc 𝑋(𝑥) = 𝐴𝑒 𝑘𝑥 + 𝐴 𝑘−𝑀 𝑒 2𝑘𝑙 𝑒 −𝑘𝑥

𝑘 + 𝑀 𝑘𝐿−𝑘𝑥
𝑋(𝑥) = 𝐴𝑒 𝑘𝐿 [𝑒 𝑘𝑥−𝑘𝐿 + 𝑒 ]
𝑘−𝑀

𝐴𝑒 𝑘𝐿
= [𝑘𝑒 𝑘ℎ−𝑘𝐿 − 𝑀𝑒 𝑘𝑥−𝑘𝐿 + 𝑘𝑒 𝑘𝐿−𝑘𝑥 + 𝑀𝑒 𝑘𝐿−𝑘𝑥 ]
𝑘−𝑀

2𝐴 [𝑘 cosh(𝑘𝐿 − 𝑘𝑥) + 𝑀 sinh(𝑘𝐿 − 𝑘𝑥)]


𝑋(𝑥) =
𝑘−𝑀 cosh(𝑘𝐿) − 𝑠ℎ(𝑘𝐿)
Finalement on obtient :
𝑛
2𝐴𝐶 [𝑘𝑛 cosh(𝑘𝑛 𝐿 − 𝑘𝑛 𝑥) + 𝑀 sinh(𝑘𝑛 𝐿 − 𝑘𝑛 𝑥)]
𝜃(𝑥, 𝑦) = ∑ cos(𝑘𝑛 𝑦)
𝑘𝑛 − 𝑀 cosh(𝑘𝑛 𝐿) − 𝑠ℎ(𝑘𝑛 𝐿)
0
𝑛
[𝑘𝑛 cosh(𝑘𝑛 𝐿 − 𝑘𝑛 𝑥) + 𝑀 sinh(𝑘𝑛 𝐿 − 𝑘𝑛 𝑥)]
𝜃(𝑥, 𝑦) = ∑ 𝒞𝑛 cos(𝑘𝑛 𝑦)
cosh(𝑘𝑛 𝐿) − 𝑠ℎ(𝑘𝑛 𝐿)
0

[𝑘𝑛 cosh(𝑘𝑛 𝐿)+𝑀 sinh(𝑘𝑛 𝐿)]


(4’)/ 𝜃0 = 𝑇0 − 𝑇∝ = ∑𝑛0 𝒞𝑛 cos(𝑘𝑛 𝑦)
cosh(𝑘𝑛 𝐿)−𝑠ℎ(𝑘𝑛 𝐿)

Pour trouver la constante intégrons cette équation :


𝐻⁄ 𝐻⁄ 𝑛
2 2 [𝑘𝑛 cosh(𝑘𝑛 𝐿) + 𝑀 sinh(𝑘𝑛 𝐿)]
∮ 𝜃0 cos(𝑘𝑝𝑦) 𝑑𝑦 = ∮ ∑ 𝒞𝑛 cos(𝑘𝑛 𝑦) cos(𝑘𝑝 𝑦) 𝑑𝑦
0 0 cosh(𝑘𝑛 𝐿) − 𝑠ℎ(𝑘𝑛 𝐿)
0
𝐻⁄
Soient 𝐼1 = ∮0 2 𝜃0 cos(𝑘𝑛 𝑦) 𝑑𝑦
𝐻⁄
2 = 0 𝑠𝑖 𝑛 ≠ 𝑝
𝐼2 = ∮ cos(𝑘𝑛 𝑦) cos(𝑘𝑝 𝑦) 𝑑𝑦 {
0 ≠ 0 𝑠𝑖 𝑛 = 0

[𝑘𝑛 cosh(𝑘𝑛 𝐿)+𝑀 sinh(𝑘𝑛 𝐿)]


On a donc 𝐼1 = 𝒞𝑛 𝐼2
cosh(𝑘𝑛 𝐿)−𝑠ℎ(𝑘𝑛 𝐿)
𝐼1 [cosh(𝑘𝑛 𝐿) − 𝑠ℎ(𝑘𝑛 𝐿)]
⟹ 𝒞𝑛 =
𝐼2 [𝑘𝑛 cosh(𝑘𝑛 𝐿) + 𝑀 sinh(𝑘𝑛 𝐿)]

𝐻⁄ 𝐻⁄
2 𝜃0 2
𝐼1 = ∮ 𝜃0 cos(𝑘𝑛 𝑦) 𝑑𝑦 = [sin(𝑘𝑛 𝑦)]
0 𝑘𝑛 0

𝜃0 sin (𝑘𝑛 𝐻) (𝑇0 − 𝑇∝ ) sin (𝑘𝑛 𝐻)


⟹ 𝐼1 = 2 = 2
𝑘𝑛 𝑘𝑛

𝐻⁄ 𝐻⁄ 𝐻⁄
2 21 2 cos(2𝑘𝑛 𝑦 )
2(
𝐼2 = ∮ 𝑐𝑜𝑠 𝑘𝑛 𝑦) 𝑑𝑦 = ∫ 𝑑𝑦 + ∮ 𝑑𝑦
0 0 2 0 2

𝐻 sin(𝑘𝑛 𝐻)
⟹ 𝐼2 = +
4 4𝑘𝑛

𝐻
4(𝑇0 −𝑇∝ ) sin(𝑘𝑛 2 ) [cosh(𝑘𝑛 𝐿)−𝑠ℎ(𝑘𝑛 𝐿)]
D’où 𝒞𝑛 =
[𝑘𝑛 +sin(𝑘𝑛 𝐻)][𝑘𝑛 cosh(𝑘𝑛 𝐿)+𝑀 sinh(𝑘𝑛 𝐿)]

Enfin nous aurons la solution finale qui est :

𝜽(𝒙, 𝒚)
𝒏 𝑯
𝟒(𝑻𝟎 − 𝑻∝ ) 𝐬𝐢𝐧 (𝒌𝒏 𝟐 ) [𝐜𝐨𝐬𝐡(𝒌𝒏 𝑳) − 𝒔𝒉(𝒌𝒏 𝑳)] [𝒌𝒏 𝐜𝐨𝐬𝐡(𝒌𝒏 𝑳 − 𝒌𝒏 𝒙) + 𝑴 𝐬𝐢𝐧𝐡(𝒌𝒏 𝑳 − 𝒌𝒏 𝒙)]
=∑ 𝐜𝐨𝐬(𝒌𝒏 𝒚)
[𝒌𝒏 + 𝐬𝐢𝐧(𝒌𝒏 𝑯)][𝒌𝒏 𝐜𝐨𝐬𝐡(𝒌𝒏 𝑳) + 𝑴 𝐬𝐢𝐧𝐡(𝒌𝒏 𝑳)] 𝐜𝐨𝐬𝐡(𝒌𝒏 𝑳) − 𝒔𝒉(𝒌𝒏𝑳)
𝟎

𝐻
𝑘𝑛 = 𝑀. tan−1 (𝑘𝑛 2 ) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑛
Avec { 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ∈ [0, 𝐿]
𝐻 𝐻
𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑦 ∈ [− 2 ; 2 ]