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Introduction :

Partie 1 : les compétences de la pj en cas de flagrance et en ca de


l’enquête préliminaire

Ch1 : En cas de flagrance délit

Ch2 : En cas de l’enquête préliminaire

Partie 2 : la responsabilité de la pj entre contrôle et sanction

Ch1 : le rôle du parquet général et de la chambre correctionnelle

Ch2 : le contrôle administratif


Introduction :
Il est classique de définir la police judiciaire par opposition à la police administrative, celle-ci est
placée sous le contrôle de l’autorité administrative et joue surtout un rôle préventif, en ce sens que
son action intervient généralement avant la commission des infractions (rondes nocturnes). Quand à
la police judiciaire, elle remplit plutôt une fonction répressive, dans la mesure où son action
intervient en général après la commission d’une infraction. Pour constater cette infraction, réunir des
éléments de preuve pour mener l’enquête.

Art 16 et 17 du CPP. La police judiciaire est exercée sous la direction du procureur du roi et sous la
surveillance du procureur général et sous le contrôle de la chambre correctionnelle de ladite cour.
Les officiers de police judiciaire (art 19 CPP) : procureur général du roi, procureur du roi et leurs
substituts et le juge d’instruction. Les officiers de police judiciaires. Les OPJ chargés des mineurs. Les
agents de police judiciaire ainsi que certains fonctionnaires auxquels la loi confère cette qualité.

L’art 20 donne la liste des personnes ayant cette qualité : Directeur général de la sûreté nationale, les
préfets de police, les contrôleurs généraux de police, les commissaires de police, les officiers de
police et le directeur général de l’administration de la surveillance du territoire national, les officiers
de la gendarmerie royale, les pachas et les caïds, les inspecteurs de la police après 3ans d’exercice et
les gendarmes ayant 3ans d’ancienneté.

Les attributions de la police judiciaire : Art 18. La PJ a pour mission générale : de rechercher les
infractions, de les constater, d’en rassembler les preuves, d’en identifier les auteurs, de présenter
ceux-ci à la justice. Elle est soumise à certaines obligations : recevoir les plaintes et dénonciations,
porter à la connaissance du procureur du roi les infractions qui lui paraissent avoir été commises afin
de lui permettre de mettre en mouvement l’action publique et observer le secret de l’enquête.

Partie 1 : les compétences de la police judiciaire en cas de flagrance


et en cas de l’enquête préliminaire :
Chapitre 1 : en cas de flagrance :

L’enquête de flagrance est régie par l’article 56 et suivant du CPP qui d’un coté définissent la notion
de flagrance et de l’autre réglementent les opérations pouvant être menées au cours de l’enquête.
Quant à la notion de flagrance, elle englobe en gros 3 situations relativement éloignées les unes des
autres, mais elles se rapportent à la même notion.

- En 1 er lieu, il y a l’infraction flagrante proprement dite, c’est à dire celle qui est entrain de se
commettre ou qui vient tout juste de se commettre. –

En 2ème lieu, il y a l’infraction réputée flagrante c’est à dire celle dont l’auteur supposé est poursuivi
par une clameur publique ou bien lorsqu’il est porteur d’objets ou d’indices qui laissent supposer sa
participation à l’infraction.

En 3ème lieu, il y a l’infraction assimilée à l’infraction flagrante qui n’en est pas en réalité, puisqu’il
s’agit d’une infraction quelconque commise dans une maison dont le propriétaire requiert
l’intervention du parquet ou d’un officier de police judiciaire pour la constater. Cette précision
apportée par l’article 56 élargit donc considérablement le concept de l’infraction flagrante et c’est la
raison pour laquelle elle a fait l’objet de nombreuses critiques de la part de la doctrine qui y voit une
extension abusive du champ d’application de la procédure sommaire prévue pour le jugement des
infractions flagrantes

Quoiqu’il en soit, lorsque l’infraction est flagrante au sens large du terme, la police judiciaire
accomplit un certain nombre d’actes énumérés aux articles 59 à 78 du code qui sont les suivants :

1- le transport sur les lieux (Article 59 et 60 du CPP)

: c’est le fait pour les officiers de police judiciaire de se déplacer sur les lieux de l’infraction,
immédiatement après en avoir été informés, pour procéder aux constatations le plus rapidement
possible et d’éviter de la sorte la disparition ou la destruction des indices, des éléments de preuve
laissés sur les lieux.

2- les perquisitions, saisies et expertises :

Il arrive que la police judiciaire soit obligée de pénétrer dans les lieux de l’infraction pour y faire des
perquisitions et éventuellement y procéder à des saisies qui peuvent faire l’objet d’une expertise. La
perquisition est réglementée par les articles 61 à 66 du code, elle peut se faire dans le domicile de
toute personne soupçonnée, au besoin par le recours à la force.

Néanmoins, afin d’éviter les atouts auxquels elle peut donner lieu, la perquisition est interdite la nuit
entre 21h et 6h (Article 62 CPP). En outre, la perquisition ne peut se faire qu’on présence de l’inculpé
ou à défaut, en présence de témoins (article 62)

En ce qui concerne les saisies, l’article 59 et 61 prévoient qu’elles peuvent porter sur les objets qui
ont servi à la commission de l’infraction, ou bien qui sont le produit de l’infraction. De plus, les
documents qui sont de nature à établir la preuve de l’infraction peuvent également être saisis.
L’ensemble de ces objets et documents doit également être placé sous scellé afin de prévenir les
risques de falsification. Enfin, la police peut procéder à des expertises en faisant appel à des
techniques spécialisées par ex pour l’analyse d’une arme ou pour l’autopsie d’un cadavre
Par ailleurs, au cours de l’enquête, la police judiciaire est amenée à interroger un certain nombre de
personnes soit parce qu’elles se trouvent sur les lieux de l’infraction et qu’elles disposent de
renseignements susceptibles d’éclairer la police judiciaire, soit encore parce qu’il s’agit de personnes
que la police a des raisons de soupçonner d’avoir participer à la commission de l’infraction.

Pendant ces auditions, qui sont encore à un stade assez informel et qui ne constituent pas des
interrogatoires à proprement parler, les membres de la police judiciaire sont habilités à vérifier
identité des personnes se trouvant sur les lieux de l’infraction, ainsi qu’à leur interdire
éventuellement de s’éloigner avant la clôture des opérations. Enfin, si les soupçons se précisent ou si
le besoin de l’enquête le justifie, la police judiciaire peut recourir à une mesure plus contraignante
qui consiste à garder à vue les suspects voire parfois de simples témoins pour les inciter à coopérer
avec la police au cours de l’enquête.

La garde à vue

Est considérée par le législateur comme une mesure exceptionnelle et qui ne doit être effectivement
appliquée que dans les cas ou elle est absolument nécessaire. En outre, sa durée est limitée
normalement à 48 heures au maximum (pas de minimum) avec une possibilité de prolongation pour
24 heures supplémentaires en cas de besoin, ces délais étant doublés pour les infractions en matière
de sûreté de l’Etat.

l’article 69 du CPP selon lequel, les officiers de police judiciaire sont tenus de mentionner sur les
procès verbaux d’audition des personnes gardées à vue, la date précise, le jour et l’heure à laquelle la
personne a été appréhendée puis libérée, de même que des registres doivent être tenus par la police
judiciaire et par la gendarmerie sur lesquels doivent être indiquées les dates du début et de la fin de
la garde à vue.

Chapitre 2 : En cas d’enquête préliminaire

On peut définir l’enquête préliminaire ou ordinaire comme la procédure menée par la police
judiciaire et destinée à obtenir sur un probable infraction non flagrance. Le maximum de
renseignements ce qui va donner lieu à une constitution d’un dossier qui sera transmit au parquet.

La police judicaire procède à une enquête réglementée par le CPP dans les Articles 78 et
suivant, sous le nom d’enquête préliminaire. La police y procède, soit spontanément (lorsque
des renseignements lui sont parvenus, laissant présumer la commission d’une infraction),soit
sur demande du ministère public (qui a pu être prévenu de la commission d’une infraction par
une autre voie).

Dans le cadre de l’enquête préliminaire la police judicaire peut recueillir des renseignements
d’ordre très divers et employer pour cela des moyens très variés.

1-Auditions :

La police judiciaire entendra toutes les personnes qui lui paraîtront susceptibles d’apporter
des renseignements intéressantes, y compris le plaignant et le suspect.

Toutes ces personnes sont entendues sans serment préalable. L’article 6 du CPP dispose que
ces personnes « sont tenues de comparaitre » si elles ne répondent pas à la convocation de
l’OPJ, avis en est donné au parquet qui peut les y contraindre par la force publique.
2-Constatations matérielles :

Des constatations matérielles seront faites en tant que de besoins, mais elles doivent être
réalisées sans que le policier use de coercition. L’article 64 du CPP permet à l’OPJ d’voir
recours à toutes personne qualifiées, s’il ya lieu de procéder à des constatations ou examens
techniques ou scientifiques qui ne peuvent être différés.

3-Perquisitions, visites domiciliaires et saisies :

Elles sont en l’occurrence, subordonnées au consentement exprès et écrit de la personne chez


qui elles ont lieu (Article 79 du CPP).Peuvent procéder à de telles perquisitions et saisies, non
seulement les OPJ mais encore les APJ , agissant sous le contrôle des OPJ les heures légales
doivent être respectées (du 6h du matin à 21h Art 62 Du CPP)

Partie 2 : la responsabilité de la pj entre contrôle et sanction :

Chapitre 1 : le rôle du parquet général et de la chambre correctionnelle

1. Le parquet général :

Le parquet désigne l’organisation, au niveau du tribunal de grande instance, de l’ensemble des


magistrats du ministère public qui sont chargés de requérir l’application de la loi et de conduire
l’action pénale au nom des intérêts de la société.

Au niveau de chaque tribunal de grande instance, le parquet comprend un procureur de la


République, éventuellement assisté de procureurs adjoints, de vice-procureurs et de substituts.
Le parquet est chargé de la représentation du ministère public auprès du tribunal correctionnel, des
juridictions pour mineurs, du juge d’instruction et des formations civiles du tribunal. À l’échelle de la
cour d’appel, le parquet est dit « général » et il comprend un procureur général assisté d’avocats
généraux (qui, en dépit de leur nom, sont des magistrats et non des avocats ). Notons
que l’ensemble des magistrats d’un même parquet est indivisible et substituable, ce qui signifie
que chacun d’entre eux peut représenter indifféremment le ministère public au cours de la procédure.

Le parquet, dont la dénomination doit son origine au « petit parc » clos dans lequel se tenaient à
l’audience les procureurs du roi sous l’Ancien Régime, possède la mission générale de veiller à
l’application de la loi au nom du respect des intérêts fondamentaux de la société. Cela prend la
forme d’activités diverses :

 l’exercice de l’action pénale selon le principe de l’opportunité des poursuites, en application de


la politique pénale du gouvernement ;

 l’exécution des décisions pénales définitives ;

 le signalement et la prévention de l’enfance en danger ;

 l’intervention dans certaines procédures civiles, quand la loi le prévoit et pour la défense de
l’ordre public ;

 la participation aux politiques publiques locales en matière de sécurité et de prévention de la


délinquance.

Les attributions du ministère public :


Le ministère public exerce plusieurs fonctions. Ayant la haute main sur la police judiciaire, le
procureur général du roi et le procureur du roi assurent la direction et la surveillance de l’activité des
membres de la police judiciaire relevant de leur ressort et peuvent à cet effet les requérir et leur
donner des instructions concernant la constatation des infractions et la recherche des délinquants.

Le magistrat du parquet peut d’ailleurs en sa qualité d’officier supérieure de police judiciaire


accomplir lui-même des actes d’enquête et de constatation des infractions et recevoir des plaintes et
des dénonciations. Il peut aussi placer sous mandat de dépôt la personne inculpée d’une infraction
punissable d’emprisonnement lorsqu’il s’agit d’une infraction flagrante ou si l’inculpé ne présente
pas de garanties suffisantes de représentation ou encore s’il est jugé dangereux (art 47 et 74 du code
de procédure pénale marocain) ou (art 147).

Le parquet est également chargé de l’exécution des décisions de justice y compris les ordonnances
des juges d’instruction.

D’autres prérogatives ont été introduites par le nouveau code de procédure pénale marocain, ainsi
en cas de crime ou de délit punissable d’un emprisonnement d’une durée égale ou supérieure à 2
ans, le procureur général du roi et le procureur du roi sont habilités à ordonner pour les besoins de
l’enquête préliminaire le retrait du passeport de la personne soupçonnée et le blocage des frontières
à l’encontre de celle-ci. Art 40 et 49

Le procureur général du roi est également admit sous certaines conditions précisées par l’article 108,
à requérir le premier président de la cour d’appel d’ordonner pour les besoins de l’enquête
préliminaire des écoutes téléphoniques, l’enregistrement des communications et l’interception du
courrier, tout comme il peut ordonner lui-même ces procédés sous les conditions prévues par le
texte susvisé et notamment en cas d’urgence. D’autre part, le procureur du roi peut décider de ne
pas engager l’action publique en cas de conciliation entre les parties dûment homologué par le
président du TPI et ce lorsque l’infraction commise est punissable d’une peine d’emprisonnement
inférieure ou égale à 2 ans ou d’une amende ne dépassant pas 5000 DH, un tel procédé est de nature
à contribuer à décongestionner les tribunaux.

Hormis ces prérogatives la fonction première du parquet consiste à lancer des poursuite et à exercer
l’action publique, à ce titre il joue à la fois le rôle de partie principale (I) et de demandeur privilégié
au procès pénal (II).

I- Le ministère public : partie principale au procès pénal :

Alors que dans les instances civiles le ministère public fait le plus souvent figure de partie jointe (les
articles 6, 7 et 8 du CPC), dans les procès pénaux il agit en principe comme partie principale
nécessaire. Certes, ce principe n’est pas absolu puisque devant la cour suprême le parque peut
intervenir comme partie principale lorsqu’il introduit un pourvoi dans l’intérêt de la loi soit d’office
soit sur ordre du ministre.

En tant que partie principale agissant au nom et dans l’intérêt de la société le parquet exerce l’action
publique, procédé qui déclenche le procès pénal.

II- Le ministère public : demande privilégié au procès pénal :


Par rapport aux autres parties au procès pénal, c’est-à-dire, l’inculpé et les parties civiles, le ministère
public dispose de prérogatives particulières et extrêmement importantes :

1. Au stade de l’instruction préparatoire c’est le ministère public qui saisit le


juge d’instruction est directement saisit d’une plainte de la partie civile, il
doit la communiquer au chef du parquet pour qu’il prenne ces réquisitions.
En outre le parquet peut à tout instant demandé communication de la
procédure d’instruction à charge de la restituée dans les 24h et doit aussi
donner son avis pour la délivrance par le juge d’instruction d’un mandat
d’arrêt et la mise en liberté provisoire de l’inculpé. Il a également le droit
appel de toutes les ordonnances du juge d’instruction à l’exception de
l’ordonnance concernant le recours à une expertise, et ce à la différence des
autres parties aux procédures pénales qui ne peuvent interjeter appel que de
certaines ordonnances limitatives par le code de procédure pénale marocain
(art 223).
2. A l’audience le ministère public exerce en tant que demandeur 3
attributions :
 Développe ses conclusions dans un réquisitoire oral
 Présente les preuves de ses prétentions
 Requière selon les cas soit la condamnation de l’inculpé et donc
l’application de la peine prévue par la loi, soit sont acquittement.
3. Après le jugement le ministère public assure l’exécution de la décision
rendue. Il peut par ailleurs s’il le juge utile, exercer les voies de recours
contre ces décisions (appel ou pourvoi en cassation selon les cas) et à cet
effet il dispose de délai de recours particulier.

2. La chambre correctionnelle :

Outre ses attributions en matière de contrôle disciplinaires sur les officier de police judiciaire, la
chambre correctionnelle de la cour d’appel qui est composé du premier président ou de son
suppléant et de deux conseillers, et en présence d’un représentant du parquet et d’un secrétaire de
greffier, est compétente pour statuer sur :

-Les demandes de liberté provisoires qui lui sont directement présentés par les inculpés lorsque le
juge d’instruction ne s’y prononce pas dans le délai de 5 jours *art 179 al 4.5*

-Sur les appels interjetés contre les ordonnances du juge d’instruction concernant la mise sous
contrôle judiciaire « mesures qui seront évoqués plus loin », et de manière générale sur les appels
présentés contre les ordonnances du juge d’instruction dans les conditions prévues par les article 222
et suivants du code de procédure pénale marocain.

-La chambre correctionnelle peut en outre ordonner un complément d’information, soit d’office soit
à la demande de l’une des parties au procès *art 238*, tout comme elle statue sur les demandes
d’annulation des actes d’information *art 210->213*

A cet égard, si l’annulation de l’acte en cause est prononcée, la chambre ne procède pas de l’affaire,
selon les cas elle ordonne un complément d’information qu’elle confie à l’un de ses membres, ou à
un juge d’instruction qu’elle délègue a cet effet, ou renvois le dossier au même juge d’instruction
pour poursuivre l’information. Lorsqu’elle prononce l’annulation de toute la procédure d’instruction,
elle renvois le dossier au parquet qui décidera de la suite à donner.

Ces attributions étant relevées, il n’est pas sans intérêt de préciser que la procédure suivie par la
chambre correctionnelle obéit à certaines particularités, notamment :

- Les débats se déroulent sans publicités « à huit clos »


- La cour statu en chambre de conseil à huit clos, mais elle peut
ordonner la comparution personnelle des parties, et la production
des pièces à conviction.
- A noter par ailleurs que le président de la chambre correctionnelle
est investi d’un pouvoir de surveillance et de contrôle sur la marche
des instructions ouvertes dans le ressort de sa cour, a cet fin, un
relevé de toutes les affaires en cours d’instruction précisant le
dernier acte d’information accompli, lui est adressé tout les trois
mois.

  Chapitre II : Contrôle et responsabilité de la police judiciaire

La police judiciaire est soumise  au contrôle de l’autorité judiciaire, ses membres fautifs
s’exposent à des sanctions disciplinaires, ils peuvent par ailleurs engager leur responsabilité
pénale et civile.
A : le contrôle disciplinaire :
Les membres de la police judiciaire exercent leur mission sous la direction du procureur du Roi,
et ils sont placés dans chaque ressort de la Cour d’appel sous l’autorité du procureur du Roi et
sous contrôle de la chambre correctionnelle de la Cour d’appel articles 16 et 17 du Code de
Procédure Pénale marocain.
 
 Article 16 : La police judiciaire est exercée sous la direction du procureur du Roi par les
magistrats, officiers, fonctionnaires et agents désignés au présent titre.
 
Article 17 : Elle est placée dans chaque ressort de cour d'appel sous la surveillance du chef du
parquet général et sous le contrôle de la chambre d'accusation. 
 
Contrôle qui s’étend même aux fonctionnaires et agents administratifs investis de pouvoirs de la
POLICE JUDICIAIRE.
 Ainsi Tout manquement relevé à l’encontre d’un officier  de police judiciaire ou d’un officier ou
agent susvisé dans l’exercice de ses fonctions  de police judiciaire est déféré à la chambre
correctionnelle de la Cour d’appel par le procureur général du Roi auprès de la dite Cour.
Après enquêtes et auditions de mise en cause, si les faits se révèlent fondés, la chambre
correctionnelle peut sans préjudice d’autres sanctions relevant du pouvoir disciplinaire du
supérieur hiérarchique, adresser au membre fautif de la police judiciaire des observations ou
prononcer sa suspension temporaire (durée inférieure  à une année) ou sa déchéance
définitive  de sa fonction (art 29  35). La décision prononcée peut faire l’objet d’un pourvoi en
cassation dans les conditions du droit commun (art 30).
 
B : la responsabilité pénale et civile :
Au cas où un membre de la police judiciaire commet une infraction pénale dans l’exercice de ses
fonctions, il engage sa responsabilité pénale dans les conditions du droit commun. Toutefois des
règles de compétences particulières sont prévues à cet égard par l’article 268 du Code de
Procédure Pénale marocain ainsi le premier président de la Cour d’appel saisie par le procureur
général auprès de cette Cour décide s’il le faut d’ouvrir une enquête, et dans l’affirmative,
désigne un conseiller chargé de l’instruction au sein de la Cour ; s’il s’agit d’un crime, celui là
rend une ordonnance  de renvois devant la chambre criminelle, mais s’il s’agit d’un délit, il renvois
l’affaire devant un tribunal de première instance en dehors de la circonscription où l’inculpé
exerce ses fonctions. Lorsque celui-ci est habilité à exercer ses fonctions sur Tout le territoire
national, c’est la Cour suprême qui est compétente à son égard  « Article 267 : Lorsque
l'imputation vise un ministre conseiller de la couronne, un membre du Gouvernement, un
magistrat de la Cour suprême, un gouverneur de province, un premier président de cour d'appel
ou un magistrat chef d'un parquet général, la chambre criminelle de la Cour suprême, sur
réquisitions du procureur général près ladite cour, ordonne, s'il y a eu, que l'affaire soit instruite
par un ou plusieurs de ses membres. ». De part cette particularité de procédure, le législateur
entend éviter qu’un magistrat se montre indulgent à l’égard d’un officier  de police judiciaire de
son ressort.
Au regard de la responsabilité civile, il n  y a pas de particularité de procédure, Toute personne
qui s’estime être victime de dommages causés par un membre de la police judiciaire, peut mettre
celui-ci en cause pour lui réclamer une réparation dans les conditions du droit commun. 

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