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21/05/2020 Production du Caoutchouc: Les premiers pas de l’hévéa au Burkina Faso #aOuaga_com

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Production du Caoutchouc: Les premiers pas de l’hévéa au Burkina Faso
Publié le lundi 30 decembre 2013 | Sidwaya

Titrologie

Vos outils Après ses études en Côte d’Ivoire, Cheickna Savadogo, a fait l’expérimentation
de la culture de l’hévéa au Burkina Faso en 2005. Technicien en hévéaculture,
ce compatriote revient cette fois-ci pour concrétiser le fruit de son
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expérimentation avec deux espèces d’hévéa adaptées au sol et au climat
burkinabè. Avec déjà des centaines d’hectares dans plusieurs zones de l’Ouest
du pays, il est à la quête de financement pour faire du Burkina Faso, un pays
producteur de caoutchouc dans seulement cinq ans.
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Titulaire d’un diplôme de technicien supérieur en hévéaculture en Côte
d’Ivoire, Cheickna Savadogo a non seulement à son arc, un BTS en transport
logistique, mais aussi une maîtrise en économie et gestion des entreprises et
organisations. Après ses études, il a décidé de se consacrer, pendant sept ans,
à ce qu’il sait faire le mieux : l’exploitation d’hévéa dans ce pays qui l’a vu
naître et grandir. Avec un grain de risque, Cheikna Savadogo, prend la route
du Burkina Faso en 2005 avec de nombreuses espèces d’hévéa pour les
essayer sur le sol de ses aïeux. « Après plusieurs études menées dans les régions du Sud-Ouest, des Cascades,
des Hauts-Bassins et de la Boucle du Mouhoun avec les conditions climatiques et de fertilité du sol propres à la
culture de l’hévéa, deux types de clones sont cultivables. Ces plants sont très résistants et ont une longue durée
Sidwaya N° 2712 du 27/12/2013
de vie pouvant atteindre 60 ans », a-t-il rapporté. Ce qui est plus curieux, a poursuivi, M. Savadogo, les
germoirs ont besoin de trois semaines pour que les graines poussent en Côte d’Ivoire. « Mais au Burkina Faso,
les graines ont poussé en moins de 10 jours. Je suis donc rassuré quant à l’adéquation du sol », a-t-il soutenu.
Reparti en Côte d’Ivoire depuis lors, la crise ivoirienne freinera quelque peu ses projets et ambitions, mais
Chieckna Savadogo se perfectionna à la formation en entreprenariat. La fin de la crise sifflée en 2011, il décida
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de s’implanter définitivement au Burkina Faso et de s’adonner à grande échelle, au fruit de son expérimentation
de 2005. Voilà donc le premier « hévéaculteur » au Burkina Faso, qui croit fermement en son projet avec
comme seule richesse, un petit fonds de démarrage, sa conviction et sa détermination. Dans le Kénédougou Sondage
qu’il a prospecté, il a obtenu 407 ha, 60 ha dans le Houet et 47 ha dans le Sud-Ouest.
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Le financement, l’épine dorsale

Déjà sur ses différents sites, des pépinières sont faites pour commencer avec des graines d’hévéa amenées de
la Côte d’Ivoire. « Dès que les graines arrivent, nous faisons un germoir. Nous versons les graines par terre et Nous suivre
nous les recouvrons de terre. Dès qu’elles germent, on fait remplir les sachets de terre et on fait le repiquage
dans les sachets et à partir de six mois, on fait le greffage avec des champs de plants de greffe déjà fait », a-t-il
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expliqué. Cheikna Savadogo dit être lui-même d’accord qu’il est difficile de croire en une possibilité de produire
de l’hévéa au Burkina Faso. Et pour convaincre les pessimistes, il a entamé l’expérience avec le peu de moyens
dont il dispose. « Pour toute chose, quand tu viens avec ta vérité, il faut que toi-même tu commences et les
bonnes volontés et bailleurs de fonds viendront te financer sur la base du concret », a-t-il soutenu. Ainsi, il a aOuaga.com
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déjà fait des pépinières de 60 ha sur les sites de Yéguérésso dans le Houet, 44 ha à Lolio, localité située non
loin de Pâ dans la Bougouriba et un total de 207 ha dans le Kénédougou à raison de 555 plants par hectare.
Dans la foulée, Cheickna Savadogo forme des jeunes des différentes localités pour la création, l’entretien et la
récolte. « En Côte d’Ivoire, a-t-il dit, j’ai formé plus de 50 personnes qui sont actuellement dans les plantations. J’aime cette Page Nous contacter
Je ne peux pas les faire venir parce qu’il y a des frères aussi qui n’ont pas d’emplois au Burkina Faso.

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J’ai déjà formé quelques-uns en piquetage et planting et c’est au fur et à mesure qu’ils pourront apprendre
davantage pour les placer sur les différents sites ». Le gros problème réside cependant dans le financement
progressif qui s’élève à 19 millions de F CFA par hectare incluant tous les frais pendant 5 ans. « Un hectare
d’hévéa fait un total de 1 680 000 F CFA par an pour rentrer en production au terme de la 5e année », a-t-il
expliqué. Dès lors, a ajouté M. Savadogo, la récolte de l’hévéa se fait chaque mois pendant dix mois de l’année Autres articles
et les deux autres mois sont réservés à l’entretien du champ. Pour un hectare d’hévéa bien entretenu, a-t-il
confié, une tonne de fond tasse (caoutchouc) est récoltée, soit dix tonnes par an. Dans des calculs bien simples, 2e CASEM du ministère de la santé: «
il explique qu’avec un prix unitaire de 550 F CFA le kilogramme de caoutchouc, le producteur d’un hectare L’absentéisme touche 7 à 10% du personnel »
Sidwaya - 30/12/2013
d’hévéa peut ainsi avoir 550 000 F CFA par mois pour une recette de 5,5 millions de F CFA par an. Disposant
d’un projet bien ficelé, il appelle, les bailleurs de fonds mais aussi les propriétaires terriens et tous ceux qui
veulent s’investir dans le domaine à l’accompagner dans ce projet novateur. Bonne gouvernance au Burkina Faso: Un
Mécanisme d’alerte proactive veille au grain
Sidwaya - 30/12/2013
Et comme clé de répartition des fruits de la récolte, il propose 50% des recettes au propriétaire terrien, 40% au
bailleur de fonds et 10% à l’équipe de terrain. Quant à l’épineuse question de l’écoulement du caoutchouc pour

news.aouaga.com/h/19822.html 1/2
21/05/2020 Production du Caoutchouc: Les premiers pas de l’hévéa au Burkina Faso #aOuaga_com
un pays qui n’en produit pas jusque-là, Cheickna Savadogo dit être optimiste parce qu’ayant des amis en Russie Secteur informel: Des acteurs informés sur les
conditions de financement
qui peuvent payer le caoutchouc. « Mon initiative ne vise même pas à collaborer avec l’extérieur. Je veux Sidwaya - 30/12/2013
d’abord satisfaire le marché national, parce que nous avons des sociétés comme Fasoplast, Sap olympic qui vont
jusqu’au Brésil pour s’approvisionner en caoutchouc », a-t-il conclu.
Actes de construire: Une étude sur les
contraintes d’obtention
Jean-Marie TOE Sidwaya - 30/12/2013
jmt16j@yahoo.fr

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Commentaires à trois ans de prison ferme
Sidwaya - 30/12/2013

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Ouattara Amadou
votre projet il est louable mais est ce que les conditions climatiques sont favorables pour la reprise des
plants après plantation?
J’aime · Répondre · 3 ans

Yao Alain
Tous mes encouragements pourvu que les autorités puissent soutenir une initiative qui peut mêm faire
l'objet d'etude par les agronomes OSONS ILS FINIRONT PAR NOUS SUIVRE!!!!!
J’aime · Répondre · 3 ans

Pierre Mbida
vous etes un bon exemple pour le progrès j'ai du abandonner aussi tout pour l'hévéaculture les
financements pas facile vraiment tu dois d'abord te lancer toi meme c'est comme ca
J’aime · Répondre · 1 an

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