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1èreSTL – PCM Activités - Séquence 1 : de la structure spatiale des espèces chimiques à leur prop.

physiques
1.c. cohésion de la matière

Activités de la séquence n°1.c


Cohésion de la matière

Fiche de synthèse mobilisée :


Fiche n°1c : cohésion de la matière

Sommaire des activités


ACTIVITÉ 1 : Nature des liaisons et électronégativité. ....................................................................1
ACTIVITÉ 2 : molécules polaires et apolaires ..................................................................................2
ACTIVITÉ 3 : les liaisons intermoléculaires .....................................................................................4
ACTIVITÉ 4 : température de changement d'état ...........................................................................6

ACTIVITÉ 1 : Nature des liaisons et électronégativité.


DOCUMENT 1 : échelle d'électronégativité de Pauling
Linus Carl Pauling (1901-1994), chimiste et physicien américain reçut le prix Nobel de chimie en 1954
pour ses travaux décrivant la nature de la liaison chimique.
Dans son ouvrage The Nature of the Chemical Bond en 1939, l’américain a développé la notion
d’électronégativité, grandeur sans dimension, qui traduit la tendance d’un atome à attirer à lui les
électrons de la liaison dans laquelle il est engagé.
L’échelle de Pauling, ci-dessous, reste la plus couramment utilisée actuellement :
H
He
2,1
Li Be B C N O F
Ne
1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0
Na Mg Al Si P S Cl
Ar
0,9 1,2 1,5 1,8 2,1 2,6 3,0

Echelle d'électronégativité de PAULING pour les premiers éléments chimiques


du tableau périodique
(en unité atomique de moment dipolaire : 1 u.a.m.d = 2,54 Debye)

La polarité de la liaison covalente est d'autant plus importante que la différence d'électronégativité est
plus élevée : les électrons de la liaison covalente sont attirés par l’atome le plus électronégatif.
Ceci est indiqué de manière tout à fait qualitative en plaçant une charge partielle positive δ + sur l'atome
le moins électronégatif et une charge partielle négative δ- sur l'atome le plus électronégatif.
On considèrera qu’une liaison est polarisée si la différence d’électronégativité entre les deux atomes est
supérieure à 0,4 mais reste inférieure à 1,7.

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DOCUMENT 2 : différence d'électronégativité entre 2 atomes

Liaison non polarisée Liaison polarisée Liaison ionique

H H δ- H Cl δ + Na+ Cl-

H H H Cl Na+ Cl-

l’atome de Cl attire à lui les l’atome le plus électronégatif capte


la répartition spatiale des électrons du doublet liant, la les deux électrons, il se charge alors
électrons du doublet liant est répartition spatiale des électrons négativement et devient un anion
symétrique du doublet non liant n’est plus
symétrique
Atomes identiques ou différence Différence d’électronégativité Différence d’électronégativité
d’électronégativité <0,4 comprise entre 0,4 et 1,7 supérieur à 1,7

1. Donner les règles d’évolution de l’électronégativité dans la classification périodique. Quel est l’élément le plus
électronégatif et celui le moins électronégatif?
2. Pourquoi ne voit-on pas apparaître les valeurs d’électronégativité des premiers éléments de la famille des gaz
nobles?
3. Prévoir la polarisation des liaisons suivantes, et faire apparaître les charges partielles δ+ et δ- :
a) C – O b) C – H c) O – H d) N – H e) C – H f) C – N
4. Quelle est la nature ( polarisée, non polarisée ou ionique ) des liaisons présentes dans les molécules suivantes :
Cl2 , LiCl et HF ? Expliquer.

ACTIVITÉ 2 : molécules polaires et apolaires


Une molécule est polaire lorsque le centre géométrique des charges partielles négatives G - ne se confond pas avec le
centre géométrique des charges électriques partielles positives G+ sinon elle est apolaire.

DOCUMENT 1 : méthode pour déterminer si une molécule est polaire

– Étape 1 : rechercher la géométrie de la molécule.


– Étape 2 : rechercher les positions des charges partielles δ- et δ+ à l’aide de l’échelle
d’électronégativité et les indiquer sur la représentation géométrique de la molécule.
– Étape 3 : rechercher les positions des « centres géométriques » G- et G+ respectifs des charges
partielles δ- et δ+ et les indiquer sur la représentation géométrique de la molécule.
– Étape 4 : si les centres G- et G+ sont confondus, la molécule est apolaire, sinon elle est polaire.

DOCUMENT 2 : comment trouver les centres géométriques G - et G+ ?


Le terme « centre géométrique » est appelé isobarycentre en mathématique. En physique, on l’utilise
pour désigner :
– le milieu d’un segment.
– le centre de gravité d’un triangle.
– le centre d’un carré, d'un rectangle ou d’un tétraèdre régulier.

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1. Compléter le tableau en indiquant :


– dans la deuxième colonne, donner le type AXnEm de la molécule et puis dans la troisième colonne sa
géométrie.
– dans le quatrième colonne, dessiner la molécule en prenant en compte sa géométrie et indiquer (si il y a
lieu) les charges partielles δ- et δ+ portées par les atomes. En déduire la position des centres géométriques
G+ et G-.
– dans la dernière colonne, préciser si la molécule est polaire ou apolaire.

Dessin de la molécule
en tenant compte de
sa géométrie Molécule
Géométrie de la
Molécule Type AXnEm ( Charges partielles polaire ou
molécule
δ- et δ+ apolaire
Centre géométrique
G+et G-)

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ACTIVITÉ 3 : les liaisons intermoléculaires


La liaison covalente explique la cohésion des molécules. Mais comment expliquer le cohésion d’un liquide ou d’un solide
c’est-à-dire la cohésion qui peut exister entre différentes molécules ? Nous allons voir qu’il existe des liaisons dites faibles
qui explique cette cohésion.

DOCUMENT 1 : Le fait que les molécules ne se déplacent pas toujours librement comme elles le font à
l'état gazeux mais qu'elles forment aussi des liquides et des solides, signifie qu'il existe des interactions
entre elles. Ainsi, le fait que l'eau soit liquide à la température ambiante est la manifestation que les
molécules d'eau adhèrent les unes aux autres. Pour faire bouillir l'eau nous devons apporter
suffisamment d'énergie pour écarter les molécules les unes des autres. Les forces responsables de
l'adhérence des molécules sont appelées forces de van der Waals en référence au scientifique hollandais
du dix-neuvième siècle qui les étudia pour la première fois.

« Le parfum de la fraise », Peter Atkins, Dunod

DOCUMENT 2 : différents types de liaisons intermoléculaires

L’interaction de Van der Waals est une interaction électrique de faible intensité entre des atomes ou des
molécules. Elle est associée à des forces attractives, généralement en 1/r7 , de très courte portée. Les
atomes ou les molécules jouent le rôle de dipôles électriques.
Dans le cas de molécules polaires, ce sont des dipôles permanents qui assurent la cohésion du solide (par
exemple : le chlorure d’iode I─Cl) ; dans le cas de molécules apolaires, ce sont des dipôles instantané (par
exemple : le diiode I─I).
À des températures supérieures à la température du zéro absolue, un atome commence à vibrer, c'est-
à-dire le noyau et le nuage d’électrons se mettent en mouvement. Comme les dimensions et aussi les
masses du noyau et du nuage sont différentes, il peut se produire provisoirement que, le noyau ne se
trouve plus au centre géométrique de l'atome. Il en résulte une répartition de charge déséquilibrée à
l'intérieur de l'atome. Un côté est plutôt positif, l'autre plutôt négatif. Ainsi s'est formé pour un court
délai un dipôle induit ou instantané. Les forces de Van der Waals sont d’autant plus grandes que les
électrons sont nombreux et la molécule étendue. Elles existent aussi à l’état liquide.

Dans certains solides moléculaires, des interactions attractives supplémentaires s’ajoutent aux
interactions de Van der Waals : ce sont les liaisons hydrogène. Cela assure une plus grande cohésion du
solide. Les liaisons hydrogène sont des liaisons intermoléculaires qui ne s’établissent qu’entre certaines
molécules et qui impliquent toujours un atome d’hydrogène. Elle se forme lorsqu’un atome d’hydrogène
H, qui est lié à un atome A très électronégatif, interagit avec un atome B également très électronégatif
et porteur de doublet non liant. Les trois atomes participant a une liaison hydrogène sont généralement
alignés.
La liaison hydrogène est la plus forte des liaisons intermoléculaires (10 à 235 kJ/mol). C’est un cas
particulier des interactions de Van der Waals.

Les liaisons hydrogènes sont environ vingt fois moins solides que les liaisons covalentes, et elles sont dix
fois plus solides que les liaisons de Van der Waals. Elles sont beaucoup moins intenses que les liaisons
ioniques et covalentes. Toute molécule qui possède un groupe ─O─H présente des liaisons hydrogène :
c’est le cas par exemple de l’éthanol CH3─CH2─OH mais aussi de l’eau H2O.

À l’aide des deux documents répondre aux questions suivantes :


1. Expliquer le terme « liaisons intermoléculaires ». Les liaisons covalentes peuvent-elles être qualifiées ainsi ?
2. Citer les deux types de liaisons intermoléculaires indiqués dans les documents. Les définir.
3. Quel est l’ordre de grandeur de l’énergie de chacune de ces interactions : quelques kJ⋅mol−1 ? quelques dizaines
de kJ⋅mol−1 ? quelques centaines de kJ⋅mol−1 ? quelques milliers de kJ⋅mol−1 ?
4. Le méthanol a pour formule brute CH3OH. Cette molécule est-elle polaire?

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Données :
numéros atomiques et électronégativité des atomes

Carbone (Z=6) : 2,55 Hydrogène (Z=1) : 2,20 Oxygène (Z=8) : 3,44

5. Écrire les formules de Lewis du méthanol et de l’eau.


6. Pour le mélange eau-méthanol, justifier la présence de liaisons hydrogène entre une molécule de méthanol et
une molécule d’eau.
7. Représenter ces liaisons hydrogène dans l’enchaînement : une molécule de méthanol, une molécule d’eau, une
molécule de méthanol, une molécule d’eau.
8. Un autre type d’interaction intervient entre les molécules de méthanol et d’eau : quelle est-elle ?

ACTIVITÉ 4 : température de changement d'état

DOCUMENT 1 : les différents états physiques

Le passage d’un corps pur d’un état physique à un autre est une transformation physique appelée
changement d’état. Pour une pression donnée, le changement d’état d’un corps pur se fait à température
constante.

Les températures de fusion ou d’ébullition « mesurent » les interactions intermoléculaires qu’il faut
vaincre pour passer de l’état solide (courtes distances, beaucoup d’interactions intermoléculaires), au
liquide (un peu moins d’interactions), puis au gaz (grandes distances, peu d’interactions). Plus les
interactions intermoléculaires sont importantes, plus les températures de changement d’état sont
élevées

DOCUMENT 2 : température d'ébullition des alcanes

Les alcanes sont des hydrocarbures (molécules constituées uniquement d’atomes de C et de H) ne


présentant que des liaisons C-C simples. Leur formule brute est CnH2n+2. On vous donne ci-dessous les
températures d’ébullition des quatre premiers alcanes :
Formule brute Alcane θeb (°C) Masse molaire (g.mol-1)
CH4 Méthane - 161,7
C2H6 Éthane - 88,6
C3H8 Propane - 42,1
C4H10 Butane - 0,5

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DOCUMENT 3 : les différents états physiques

Température d'ébullition des premiers alcanes et alcools en fonction


de leur nombre d'atomes carbone
200

150
T(ébullition) en°C
100

50

0
0 1 2 3 4 5 6 7
-50

-100
nombre d'atomes de carbone
-150

-200

Partie 1 : pour commencer...


1. Rappeler le nom de chacun des changements d’états présentés par des chiffres ci-dessous :

Partie 2 : Température de changement d’état et alcane


2. Les alcanes sont-ils molécules polaires ou apolaires ? pourquoi ?
3. Compléter la dernière colonne du tableau du document 2 en calculant les masses molaires des alcanes.
Masses molaires : M(H) = 1 g⋅mol−1 ; M(C) = 12 g⋅mol−1; M(O) = 16 g⋅mol−1
4. Tracer la courbe donnant la température d’ébullition en fonction de la masse molaire de l'alcane. Noter vos
observations. Comment varie la température d’ébullition des alcanes en fonction de leurs masses molaires ?
Expliquer.
5. Le décane est un alcane linéaire de formule brute C10H22. À votre avis, quel est son état physique à température
ambiante ? Pourquoi ?
6. La paraffine de bougie est constituée de molécules d’alcanes à chaîne linéaire. Que pouvez-vous dire sur la
longueur de la chaîne carbonée de la paraffine de bougie ? Argumenter.

Partie 3 : alcane et alcool, quelle différence ?


Sur un même graphique, nous avons tracé document 3 les courbes représentant la température d’ébullition en fonction
du nombre d’atomes de carbone de ces deux familles de composés.
7. Quelle différence constatez-vous entre la température d’ébullition de l’alcane et celle de l’alcool ayant la même
longueur de chaîne carbonée ?
Expliquez cette différence.

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