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Raffinage-Pétrochimie-Chimie-Ingénierie

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COMPORTEMENT DES PLANS DE JOINT D'ÉTANCHÉITÉ

1 - CARACTÉRISTIQUES DE COMPORTEMENT DES ACIERS DE BOULONNERIE .................1

2 - COMPORTEMENT DES JOINTS .................................................................................................4

3 - TECHNIQUES DE RÉALISATION DU SERRAGE ......................................................................8

4 - L'ÉTANCHÉITÉ AU PLAN DE JOINT .........................................................................................12

MX DIV - 02865_A_F - Rév. 5 07/01/2009

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Les différents éléments constituant les équipements statiques implantés sur les divers sites de production
comportant des ouvertures afin de faciliter l'accès à l’intérieur de ces capacités.

Il y a alors obligation, face aux effets de la pression interne, de réaliser une étanchéité entre les divers parties
constituant l'enveloppe de l'équipement.

Cette étanchéité est obtenue par contact de deux surfaces, appelées plan de joint, serrées l'une contre
l'autre, le plus souvent à l'aide d'un ensemble de boulonnerie.

Pour que le résultat soit correct, il faut :

- contrôler la force de serrage dans les ensembles de boulonnerie


- vérifier l'état des surfaces en contact
- prévoir ou non, la présence d'un élément d'étanchéité entre ces surfaces

1- CARACTÉRISTIQUES DE COMPORTEMENT DES ACIERS DE BOULONNERIE


a - Notion d'effet de fond

La pression appliquée dans une enceinte sous pression, exerce sur la section droite de cette enceinte
une force.

Dans le plan de séparation des différents composants de l'enceinte sous pression, cette force à
tendance à séparer ceux-ci sous l’action d’un effort de traction.

Dans ce plan, le produit de la pression par la surface soumise à l’action de la pression produit une
force dite effet de fond.

Force de serrage

N tiges filetées Section Pression


S P
Effet de fond F
D CONS 216 A

Force de serrage

Cette force d'effet de fond est égale à :

F = P x S

Afin d'éviter l'ouverture, par séparation des deux composants de l'enveloppe, il est nécessaire de
prévoir un ensemble de dispositifs de liaison, constitué par un ensemble de boulonnerie et destiné à
reprendre l'action de l'effet de fond.

Chaque tige filetée est alors sollicitée par l'action d'un effort de traction, qui est égal à :

Effet de fond
Force dans une tige filetée = Nombre de tiges filetées

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b - Propriétés de l'acier constituant la boulonnerie

Toutes les pièces métalliques, et en particulier la boulonnerie de serrage d'étanchéité, ont un


comportement élastique lorsqu'elles sont soumises à l’action d’une force de traction et se comportent
comme un ressort s’allongeant d’une longueur l. Elle reprennent leurs dimensions initiales à la
suppression de la sollicitation de traction.

L = longueur effective d'allongement

D CONS 218 A
La longueur s'allongeant effectivement (L) est majorée afin de tenir compte du jeu dans les filets en
prise dans l'écrou de fixation, ou de la hauteur de la tête du boulon se déformant éventuellement.

L = l + 0,8 d

Pour réaliser un allongement l, produisant par réaction la force de serrage dans la tige filetée, il faut
appliquer une force de traction N égale à :

N = k x l

où k est un coefficient proportionnel à la raideur du matériau constituant la tige filetée.

La force F, permettant l'allongement l, "tire" sur chaque mm2 de la section métallique S de la
tige filetée (partie centrale ou noyau) ; cet effort développe dans le métal une contrainte .

F avec  = contrainte de traction en N/mm2


 = S F = effort de traction en N
S = Section du noyau en mm2

σ
F
Section
D CONS 219 A

du noyau
Effort de
traction
Filetage

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Au-delà d'un certain niveau de contrainte, variable selon les matériaux, les caractéristiques de
comportement élastique sont dépassées et l'acier conserve une partie de sa déformation, l, il se
trouve alors dans un état de comportement dit "plastique".

La boulonnerie utilisée lors du serrage d'étanchéité, n'est alors plus apte à remplir sa fonction.

c - Classement de boulonnerie

Les aciers utilisés en boulonnerie sont classés selon des fourchettes très précises basées sur leurs
caractéristiques mécaniques.

Les normes françaises définissent douze classes de qualité pour la boulonnerie. Ces classes sont
définies par un couple de deux nombres :

- le premier représente le dixième de la résistance à la rupture

- le second représente le rapport de la limite élastique sur la résistance à la rupture,


multipliée par dix

Dans cette désignation les contraintes sont alors exprimées en daN/mm2.

En fonction de ces classes, les contraintes de limite élastique et de rupture sont :

Qualité 3. 6 4. 6 4. 8 5. 6 5. 8 6. 6 6. 8 6. 9 8. 8 10. 9 12. 9 14. 9

R N/mm2 340 400 400 500 500 600 600 600 800 1000 1200 1400

Re N/mm2 200 240 320 300 400 360 480 540 640 900 1080 1260

   

Boulons HR aciers traités


thermiquement

Par exemple :

limite élastique = 640 N/mm2 ou 64 daN/mm2


contrainte de rupture = 800 N/mm2 ou 80 daN/mm2

80
123

• le 1er chiffre = 10 = 8
Boulon de classe 8. 8
64
• le 2ème chiffre = 80 x 10 = 8

Les classes 8.8 et 10.9 sont les plus couramment disponibles en mécanique.

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d - Diverses nuances d'acier de boulonnerie

Les aciers de boulonnerie les plus couramment utilisés sont :

- XC18 à 0,18 % de C pour les classes 5.6

- XC25 à 0,25 % de C pour les classes 6.8

- XC38 à 0,38 % de C pour les classes 8.8

- nuances type 38 Cr Mo 4, 42 Cr 2 pour les classes 8.8 à 14.9

Dans les industries pétrochimiques où il est utilisé des codes d'origine américaine, il est employé les
nuances de l’ASTM, telles que :

- A 193 gr B7 (42 Cr Mo 4)

- A 193 gr B13 (42 Cr Mo V 4-08)

Pour la boulonnerie inox, il est utilisé des nuances type A 193 gr B8M (X6 Cr Ni Mo 18-10-2).

2- COMPORTEMENT DES JOINTS


a - Pression d'assise du joint

La pression d'assise d’un joint est déterminée par un essai dans lequel l'assemblage à brides est
soumis à une faible pression intérieure (à l'aide d'un gaz), l'ensemble étant placé dans un
environnement liquide (eau). Une force variable F est appliquée sur le joint, cette force est augmentée
jusqu'à disparition de la fuite.

F F Bulle figurant
Eau l'intensité
de la fuite

Joint
D CONS 220 A

Pression du gaz

La pression d'assise est atteinte, lorsqu'il y a arrêt de la fuite, par compression du joint entre les deux
plateaux sur lesquels est appliqué une force F croissante.

Force F appliquée afin d'assurer l'étanchéité


P assise = Section du joint

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La pression interne, de l'assemblage à brides durant cet essai est très faible, souvent de l'ordre de
0,5 bar.

La force F minimale à appliquer, afin d'obtenir une fuite sensiblement nulle, engendre des pressions
d'assise variant avec la nature du joint :

- joint caoutchouc  20 MPa

- matériaux synthétiques  15 à 20 MPa

- joint massif en inox  180 MPa

b - Coefficient de serrage du joint

Lors du déroulement de l'essai, le fabricant du joint établit une courbe reliant la pression à appliquer
sur le joint et la valeur de la pression à étancher afin d’obtenir l’étanchéité ; la courbe obtenue est une
courbe tout à fait quelconque.

Pression appliquée m
sur le joint
ge Coefficient de
eserra
ifiée d serrage du joint
simpl
rbe
Cou
Courbe réelle de pression sur le joint

Pression
d'assise
y
D CONS 232 A

Pression
à étancher

Le comportement complexe du joint est alors simplifiée sous une droite de pente m dit "coefficient de
serrage".

La déformation du joint, dans un comportement élastique, n'est pas infinie, ceci entraîne un effort de
compression de serrage limite donc une pression maxi possible à étancher.

Pression appliquée
sur le joint
Pression maxi
appliqué sur le joint

Zone où l'étanchéité
est réalisée

Zone avec fuite


D CONS 237 A

Pression
d'assise
Pression à étancher
P max à étancher

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c - Comportement du joint lors d'un serrage entre deux plans de joint

Le diagramme de compression d'un joint d'étanchéité se compose de deux parties, l'une


correspondant au serrage ou écrasement initial ; l'autre au comportement lors du desserrage. Suivant
la nature de composition du joint ces deux parties sont plus ou moins proche l'une de l'autre.

Effort
de serrage

co
u rb
Limite élastique du matériaux
e

C
Courb

constituant le joint
de
se
e de d

rra
ge

M
Effort de serrage initial
esser

Init
rage

Zone où l'étanchéité
ial
au de

A est toujours conservée


Point initial de réalisation
là de

E
de l'étanchéité au serrage
la lim

Point de réapparition de la fuite


ite

0 Déformation permanente
Écrasement B
Déformation lors du serrage
D CONS 221 A
du joint
permanente
si joint plastifié

Il est à remarquer :

- l'étanchéité n'est pas assurée immédiatement. Il faut atteindre au minimum un effort de


serrage initial (point A)

- lors du desserrage, la courbe de déformation est AB. Il reste toujours une déformation
permanence BO. Cette déformation peut évoluer dans le temps avec certains types de
joint (fluage)

- si on applique un effort de serrage supérieur à l'effort de serrage initial (point M),


l'étanchéité est conservée ; lors du desserrage, la restitution élastique provoque toujours
à peu près la même déformation permanente BO

- si l'effort de serrage vient à dépasser un effort limite de réversibilité (point C), la courbe
de desserrage est totalement différente, avec un décalage correspondant à une
nouvelle déformation permanente

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d - Comportement de l'assemblage à brides lors du serrage

En négligeant la déformation de l'épaisseur des collets de bride, il est possible de tracer sur un
graphique la déformation de la boulonnerie et du joint sous un effort de serrage commun.

Force
d'assemblage
dans la Force de serrage
boulonnerie sur le joint

Force de traction
Force de serrage
dans les tiges filtées
initiale sur le joint

Co
Co

u rb
urb

ed
ed

es
ed

e rr
ess

ag
e
erra
ge

Allongement
de la boulonnerie
Écrasement du joint
Restitution utile Déformation

D CONS 223 A
Déformation du joint permanente
de la boulonnerie Déformation du joint

À la mise sous pression de l'enceinte, il se crée dans l'assemblage l'apparition d'une force d'effet de
fond proportionnel aux sections et à cette pression, qui a pour conséquence de provoquer un
relâchement de la compression du joint et un allongement de la partie filetée en service.

Force
d'assemblage
Force de serrage
dans la
sur le joint
boulonnerie
Force de serrage finale
dans la boulonnerie
l'effet de fond
Valeur de

Force de serrage initiale


de l'assemblage

Force de serrage finale


sur le joint

Point
d'apparition de la fuite
au desserrage
D CONS 223 B

Déformation du joint Déformation


de la
boulonnerie

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Ce relâchement du joint, s'il est trop important, peut provoquer l'apparition d'une fuite dans
l'assemblage.

L'allongement supplémentaire de la partie filetée en service peut par contre plastifier le matériau
constituant la boulonnerie et provoquer, par manque d'élasticité, également une fuite de l'assemblage.

L'action de la température, dans la phase différentielle, peut également par un resserrage excessif
provoquer une plastification du matériau constituant la boulonnerie.

3- TECHNIQUES DE RÉALISATION DU SERRAGE


a - Serrage au couple

Une force appliquée sur une clé, crée un couple dont la valeur est égale à F x L.

D CONS 224 A
F

C=FxL

C = F x L

La longueur du bras de levier des clés est dimensionnée, afin de réaliser un couple de serrage moyen
d’environ 10 daN.m.

• Précision du serrage au couple

Lorsqu'on serre un lacet en contrôlant le couple de serrage, le couple utile qui provoque l'allongement,
donc la contrainte de la tige, ne représente qu'une part faible (de 10 à 20 %) du couple de serrage
communiqué à cette tige, la majorité de la valeur du couple ne servant qu'à vaincre les frottements qui
naissent dans les filets ainsi qu'entre l'écrou et son appui.

Par exemple, pour un boulon M14-8.8, le couple utile est de 13 % du couple de serrage, les 87 %
restant servent à vaincre les frottements. Cet exemple montre bien l'importance du respect du
frottement entre les filets de la tige filetée, de l'écrou et l'appui de ce même écrou. Le couple de
serrage ne donne donc qu’une valeur fiable du couple utile, donc du serrage réel du lacet, qu'à la
condition de s'assurer que les frottements soient toujours identiques.

Ce n'est possible que si :

- l'état des filets est correct


- l'écrou porte sur une surface de rugosité correcte
- la lubrification est celle préconisée

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Les deux premiers points sont obtenus, en utilisant une boulonnerie neuve ou soigneusement
examinée. Le troisième est généralement réalisé grâce à l'utilisation d'huile minérale de lubrification.
L'utilisation de graisse ou d'huile avec additif (graphite, plomb ou bisulfure de molybdène) modifie le
frottement et peut aller jusqu'à doubler la valeur de l'effort de serrage utile. Il est possible, ainsi, de
dépasser la limite élastique, voire atteindre la limite de rupture, du matériau constituant la boulonnerie.

Boulon
Couple non lubrifié
de serrage
Boulon
lubrifié
Boulon
lubrifié au MoS2

Pour un même
couple de serrage

Tension du boulon

D CONS 215 A
Boulon Boulon Boulon
non lubrifié lubrifié lubrifié au MoS2
Tension moyenne

Variation de la tension dans une tige filetée


en fonction du couple de serrage et du coefficient de frottement

Le serrage au couple impose de grandes précautions au niveau de la lubrification et de l'état de la


boulonnerie, malgré cela, l'imprécision du serrage reste de l'ordre de ± 20 %.

b - Serrage par contrôle de l'allongement

• Contrôle de l'allongement par mesure de côtes

L'allongement d'une tige filetée en acier est faible (de l'ordre de 0,7 à 2 ‰ de sa longueur suivant les
aciers).

Par exemple, pour un M 20-8.8 et de longueur 200 mm, un allongement de 0,6 mm correspond à une
contraintes à 70 % de la limite élastique (64 daN/mm2).

L'allongement de la tige est mesuré au moyen d'un palmer, d'une jauge ou d'un appareil à ultrasons.

Sortie jauge
Côte à contrôler x

Jauge
D CONS 226 A

Longueur du goujon se déformant

Mesure de l'allongement à l'aide d'une jauge en Invar


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• Allongement par étirement hydraulique

Le principe consiste à étirer la tige filetée de la valeur désirée au moyen d'un système à vérin
hydraulique. L’écrou est placé sur son appui (sans serrage), le relâchement de la pression d'huile
permet, par réponse élastique, de réaliser un serrage d'intensité convenable.

Adaptateur
Piston

Anneau
de vérin
Tore Entrée d'huile
Corps de vérin
Embase

Trous pour clé de


Écrou
serrage de l'écrou

D CONS 1127 A
Anneau vérin

1 2 3

Positionnement de "vérin de serrage" Mise en tension Tension définitive obtenue


Serrage de l'adaptateur Remplissage d'huile du tore après serrage de l'écrou
hexagonal et relâchement
de la pression

Dispositif d’étirement hydraulique, d'une tige filetée (bolt tensionner)

Fonctionnement

1. Positionnement du "vérin de serrage". Serrage de l'adapteur


2. Mise en tension
3. Tension définitive obtenue après serrage de l'écrou hexagonal et relâchement de la pression

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c - Ordre de serrage

L'ordre et la technique du serrage de pièces métalliques sont particulièrement importants, car des
opérations incorrectes peuvent déformer le plan de joint ou déformer définitivement le joint
d'étanchéité. Des effets de levier peuvent d'autre part conduire à des allongements plastiques de
certains boulons.

Non //
des faces

Pincement
du joint

D CONS 1128 A
Mise en œuvre risquant de détruire le joint et la boulonnerie

• Le serrage d'un plan de joint doit être réalisé par des passes de préserrages sucessifs :

- la première passe permet de mettre en appui tout l’ensemble


- la deuxième passe donne un serrage de l'ordre de 30 à 50 % de la valeur définitive
- la troisième passe porte éventuellement le serrage à 75 % de sa valeur définitive
- enfin le serrage définitif au couple de serrage voulu (dans certains cas 5 à 10 % en plus)

• Le serrage doit se faire dans un ordre bien établi en fonction de la disposition des boulons sur le
plan de joint.

13 11 14 11 12 1
24 2
15 16 13 23 3
12 42 34 14 22 4
36 . 45 33 21 5
etc
34 43 32 20 6

31 41 31 41 19 7
etc.
33 44 42 18 8
35 46 43 17 9
32 22 24 44 16 10
26 25 23 15 11
24 21 23 22 21 14 13 12
D CONS 230 A

ÉQUILIBRÉ OU "CRISS-CROSS" EN CROIX EN TOURNANT


(Bon) (Médiocre) (Mauvais)
Ordre de serrage d'un assemblage boulonné

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d - Relâchement du serrage

Un serrage correct au montage, peut être détérioré lors de mauvaises conditions d'exploitation.

• Échauffement différentiel

Lors de la montée en température d'un assemblage à brides placé sur une conduite de produit chaud,
les tiges situées à l'extérieur sont moins chaudes que le corps des brides et la tuyauterie.

Il y a dans ce cas un resserrage thermique qui peut conduire à un écrasement du joint ou à un


étirement trop important de la tige filetée et donc à la dégradation de l'étanchéité lorsque l'ensemble
vient à la température ambiante.

• Le fluage

Les pièces soumises simultanément à une contrainte de traction sous une température élevée
(> 400°C) ont tendance à fluer, c'est-à-dire à se déformer plastiquement dans le temps. Dans le cas
d'un boulon, cela se traduit par un allongement et donc la diminution du serrage (relaxation). Pour cette
raison il est important que le métal choisi pour ces réalisations soit correct et que, lors des révisions un
contrôle de la longueur soit effectué (allongement maxi toléré 1 % pour la totalité des serrages-
desserrages du boulon - soit 5 à 6 opérations).

En supposant que le métal choisi et les conditions de service donnent une "durée de vie" de
100 000 heures par exemple, il faut savoir que cette durée de vie peut être très diminuée si la
température est plus élevée que prévu ou si des fatigues anormales ont accéléré le processus de
fluage (orages sur un échangeur par exemple) ce qui rend nécessaire le contrôle de l'allongement,
celui du temps de service n'étant pas suffisamment fiable.

4- L'ÉTANCHÉITÉ AU PLAN DE JOINT


L'étanchéité au plan de joint dépend principalement de "l'état de surface" de ces plans.

Une surface réelle n'est jamais géométriquement parfaitement plate, il est possible d'y rencontrer trois
types de défauts.

a - un défaut de "planéité"
a = 0.1 mm
1

b = 0.1 mm b - un défaut avec "période"


2

c = 0.1 mm c - un défaut de "rugosité"


D CONS 231 A

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• Défaut de "planéité"

Ce sont des déformations par rapport au plan géométrique, elles sont souvent dues à un relâchement
des contraintes internes des pièces, parfois elles reproduisent des défauts existants sur les machines
utilisées pour leur usinage, ou sont le reflet d'une déformation du plan d'assise.

• Défaut avec "période"

Il provient de la chaîne cinématique qui anime les outils utilisés pour l'usinage de ces surfaces.

• Défaut de "rugosité"

Ce sont des rayures de surface, elles sont dues aux arrachements de métal causés par l'outil de
coupe.

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CARACTÉRISTIQUES DIMENSIONNELLES
DES FILETAGES MÉTRIQUES

D CONS 1129 A
P

d3
d2

d0
d
Caractéristiques de la boulonnerie à filetage métrique à filet triangulaire au profil ISO Diamètre des trous de
(NF E 03-001) à pas gros (d’après les normes NF E 03-013 et E 03-014) passage de boulons
série moyenne suivant
Diamètre Pas p Diamètre sur flancs Diamètre du noyau Section résistante
NF EN 20-073
nominal d de la vis d2 + d32
sr = 4  2  d0
d2 = d – 0,6495 p d3 = d – 1,2268 p

12 1,75 10,863 9,853 84,3 13,5


14 2 12,701 11,546 115 15,5
16 2 14,701 13,546 157 17,5
18 2,5 16,376 14,933 192 20
20 2,5 18,376 16,933 245 22
22 2,5 20,376 18,933 303 24
24 3 22,051 20,319 353 26
27 3 25,051 23,319 459 30
30 3,5 27,727 25,706 561 33
33 3,5 30,727 28,706 694 36
36 4 33,402 31,093 817 39
39 4 36,402 34,093 976 42
42 4,5 39,077 36,479 1120 45
45 4,5 42,077 39,479 1306 48
48 5 44,752 41,866 1473 52
52 5 48,752 45,866 1757 56
56 5,5 52,427 49,252 2030 62
60 5,5 56,427 53,252 2362 66
64 6 60,103 56,639 2676 70
68 6 64,103 60,639 3055 74
72 6 68,103 64,639 3460 78
76 6 72,103 68,639 3889 82
80 6 76,103 72,639 4344 86

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