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REPUBLIQUE DU SENEGAL

UN PEUPLE – UN BUT – UNE FOI

MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE

SUPDECO
Mémoire de fin de cycle Master ii Banque et finance

THEME : ANALYSE DES CRITERES D’OCTROI DE CREDITS BANCAIRES


AUX ENTREPRISES A LA COMPAGNIE BANCAIRE DE L’AFRIQUE DE
L’OUEST (CBAO)

Préparé et soutenu par : Directeur de mémoire :

THIALEL FALL CHEIKH OUMAR SY


Professeur en finance SUPDECO

Année de soutenance : 2009


Remerciements et dédicaces

Sigles et abréviations

Sommaire

Introduction

PREMIERE PARTIE :Cadre théorique et méthodologique

Chapitre 1 : Environnement et objet de l’étude

I1 Contexte

I2 Problématique

I3 Objectifs de recherche

I4 Hypothèse de recherche

I5 Pertinence du sujet

I6 Revue de la littérature

Chapitre 2 : Matériels et méthodes

II 1 Techniques de recueil des données

II 2 Difficultés rencontrées

Chapitre 3 : Présentation de la CBAO

III 1 Historique de la CBAO

III 2 Organisation de la CBAO

III 3 Activité de la CBAO


DEUXIEME PARTIE : Cadre conceptuel

Chapitre 1 : Les différents types de crédit de la BCAO aux entreprises

I 1 Les crédits d’exploitation

I 2 Les Crédits d’investissement

I 3 Les crédits au commerce international

Chapitre 2 : Les critères de décision de crédit aux entreprises

II 1 Analyse des critères financiers

II 2 Analyse des critères économiques et stratégiques

II 3 Analyse des critères psychosociologiques

Chapitre 3 : Le processus d’octroi de crédit bancaires à la CBAO

I 2 1 L’étude du dossier de crédit

I 2 2Le comité de crédit

TROISIEME PARTIE : Cadre analytique

Chapitre 1 : Les critères d’octroi de crédits de la CBAO

Chapitre 2 : Analyse des résultats et discussion

II 1 L’efficacité des critères de la CBAO

II 2 Les limites des critères de la CBAO


Chapitre 3 : Les recommandations

Conclusion

Bibliographie

Annexes

Table des matières


INTRODUCTION
La banque est un mot d’origine italienne « banca  » qui signifie «  table de changeurs ».
Ainsi elle est une entreprise qui avance des fonds, en reçoit, escompte des effets, prend des
participations.

Depuis cette définition ou cette origine le monde à beaucoup changé ; surtout aujourd’hui
avec le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication
qui ont entraîné une nouvelle vision du service et des affaires.

Le secteur bancaire prend en compte d’autres aspects techniques. Nous pouvons noter
que par définition, la mission principale de la banque, c’est de recevoir des dépôts et
d’octroyer des crédits. Toutefois, il existe plusieurs types de banques dont les banques de
dépôt ou banque commerciale, les banques d’affaires et la banque des banques qui est la
Banque Centrale.

La banque centrale, c’est l’institut d’émission. Elle est chargée de veiller sur la régularité du
fonctionnement du système bancaire et a également comme mission la défense de la valeur de
la monnaie au sein d’une économie nationale ou alors au sein d’une Union Economique &
Monétaire comme par exemple l ‘UEMOA.

Les banques d’affaires, elles ont comme activité principale, l’action de crédits et la prise de
gestion et de participation dans des entreprises existantes ou en formation. Elles interviennent
le plus souvent sous la forme de prêts participatifs, donc par le haut du bilan contrairement
aux banques commerciales qui financent l’exploitation par des crédits à court terme comme le
découvert, la facilité de caisse, l’escompte etc.

Mais contrairement aux banques commerciales, les banques d’affaires ne sont pas habilitées à
recevoir des dépôts en provenance du public.

Avant les indépendances, en Afrique, les grandes banques qui ont existé, étaient dans la
majorité des succursales des banques européennes et particulièrement celles françaises telles
que la BNP ( Banque Nationale de Paris ) qui est la société mère de la BICIS, la BIAO-
Sénégal, du réseau BIAO installé presque partout en Afrique et qui est à l’origine de la CBAO
actuelle, mais également le Crédit Lyonnais ( Paris ) qui détient jusqu’à présent 95% du
capital du Crédit Lyonnais Sénégalais ( CLS) . C’est seulement au lendemain des
indépendances que des changements sont constatés au niveau des banques locales.

Mais aujourd’hui, après la fin de la crise bancaire des années 80, précisément en
(1988/1989) des changements ont commencé à être noter. Le tissu bancaire du Sénégal a
connu une certaine recomposition avec la disparition de quelques banques telles que la
SONABANQUE, ASSURBANK, la Banque Sénégalo-Koweitienne, la BCCI, la BNDS ou la
Banque Nationale de Développement du Sénégal etc.

Aujourd’hui, le marché des entreprises suscite désormais un plus grand intérêt de la part des
banques et ceci malgré l’intérêt porté davantage aux autres agents économiques tels que les
institutionnels, les particuliers, de même que les associations, les ONG, et même au secteur
informel à travers les relations tissées avec le système financier décentralisé qui se compose
des mutuelles d’épargne et de crédit.

Les banques doivent donc financer l’économie pour favoriser son développement. Et c’est le
financement qui constitue le fondement de l’activité bancaire moderne. La relation banque–
entreprise revêt aujourd’hui une importance toute particulière. En effet, ces relations doivent
être mutuellement bénéfiques.

Les entreprises qui déposent leurs fonds auprès des banques désirent obtenir des crédits en
cas de besoins et des rémunérations pour avoir des produits financiers. Aussi les banques qui
prêtent des fonds qui ne leur appartiennent pas entièrement, ont besoin de voir ces crédits
remboursés, augmentés des intérêts parce que les crédits octroyés auront été bancables. La
banque doit être un dispensateur avisé de crédits et ne devra mettre en place que les concours
dont elle a une suffisante certitude que les remboursements se feraient sans incident.

Partant de ces éléments nous nous sommes assigné à faire une étude des critères d’octroi de
crédit bancaire aux entreprises afin d’analyser les bases sur lesquels la banque s’appuie dans
sa décision d’octroyer ou non le crédit demandé par le client (l’entreprise).

Pour se faire nous avons pris le cas de la CBAO qui fait parti des banques leader au Sénégal.
Notre analyse se fera en trois parties :
 La première partie concerne le cadre théorique et méthodologique qui va nous
permettre de mettre en évidence notre méthodologie d’analyse de l’environnement de
l’étude et les moyens d’investigation;
 La deuxième partie porte sur le cadre conceptuel qui nous permet de faire une
présentation de la CBAO et de définir les différents concepts.
 La troisième partie est le cadre analytique qui nous permet de présenter, de discuter les
résultats de recherche.
PREMIERE PARTIE : Cadre théorique et
méthodologique

Chapitre 1 : Environnement et objet de l’étude

CONTEXTE
Une crise financière et boursière mondiale s’est déclenchée durant l’été 2007, à la suite d’un krach sur

le marché des prêts hypothécaires à risque, dénommés « subprimes », aux Etats-Unis d’Amérique.

Cette crise s’est traduite par une défiance à l’égard des marchés de capitaux et un assèchement de

la liquidité bancaire qui a obligé les Banques Centrales à assouplir leurs politiques monétaires et à injecter

des ressources sur le marché interbancaire. L’ampleur de la crise est difficile à évaluer, en raison de la

complexité et du manque de traçabilité des actifs titrisés.

L'activité économique des Etats membres de l'Union s'est inscrite en 2007 dans

un contexte international relativement peu favorable, marqué notamment

par le regain des tensions sur les prix à la consommation dans de nombreux

pays industrialisés et les incertitudes croissantes sur les perspectives économiques,

consécutives à la crise sur les marchés monétaires et financiers dans

les économies avancées.

Au plan interne, la situation économique et financière des pays de l'UEMOA

s'est ressentie des résultats peu favorables de la campagne agricole

2007/2008 et des tensions sur les prix des produits de première nécessité. En

outre, la persistance des lenteurs dans la mise en oeuvre des réformes structurelles

a pesé sur les conditions de relance des investissements productifs.

Les progrès enregistrés dans la résolution des crises socio-politiques en Côte

d'Ivoire, en Guinée-Bissau et au Togo, ont permis à ces pays de renouer avec

les institutions de Bretton Woods.

Le taux de croissance du produit intérieur brut de l'Union s'établirait à 3%, en

termes réels, en 2007.Il serait de 4,6% au Bénin, 4% au Burkina, 1,5% en Côte


d'Ivoire, 2,7% en Guinée-Bissau, 3,2% au Mali, 3,1% au Niger, 4,8% au Sénégal

et 1,6% au Togo. Rapport Annuel de la Commission Bancaire de l’UMOA - 2007 19

Le profil des agrégats monétaires

est bien orienté, les avoirs

extérieurs ayant augmenté

de 766,3 Mds

La masse monétaire s’est accrue

de 18,7% en un an

mentation du crédit intérieur et une progression consécutive de la masse

monétaire.

Les avoirs extérieurs nets des institutions monétaires se sont accrus de 766,3 Mds

pour s'inscrire à 4.665,8 Mds. Cette évolution est imputable au renforcement

des avoirs extérieurs nets de l'Institut d'émission qui se sont établis à 4.492,5 Mds

à fin décembre 2007, soit près de cinq (5) mois d'importations de biens et

services. La position extérieure nette créditrice des banques s'est, pour sa part,

stabilisée à 173,3 Mds.

Par rapport à fin décembre 2006, le crédit intérieur a enregistré une hausse de

12,6% pour se situer à 5.386 Mds, du fait exclusivement de la hausse des

crédits à l'économie, la position nette débitrice des Gouvernements s'étant

légèrement réduite. Celle-ci s'est établie à 481,6 Mds, en repli de 4,2 Mds, en

raison essentiellement du renforcement des dépôts publics dans les livres de

la Banque Centrale et des banques commerciales, consécutif aux entrées

exceptionnelles de ressources au profit des Etats. L’encours des crédits à

l’économie a enregistré une progression de 14,1% d'une année à l'autre, pour

s'établir à 4.904,3 Mds à fin décembre 2007.

3. EVOLUTION DU CADRE REGLEMENTAIRE

L’année a été principalement marquée par l’adoption, par la Conférence

des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union de janvier 2007, des textes

relatifs à la réforme institutionnelle de la BCEAO et de l’UMOA, en cours de

transposition dans les différents pays membres.

Le cadre réglementaire de l’activité bancaire a évolué, avec l’instruction


n°01/2007/RB du 2 juillet 2007 de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de

l’Ouest (BCEAO) relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux au sein

des organismes financiers.

: LE RELEVEMENT DU CAPITAL SOCIAL MINIMUM APPLICABLE

AUX BANQUES ET ETABLISSEMENTS FINANCIERS DANS L’UMOA

Dans l'optique de la promotion d'un système bancaire et financier sain et solide, susceptible de contribuer

efficacement au financement du développement économique des Etats membres de l'UMOA, Le Conseil

des Ministres de l'Union Monétaire Ouest Africaine a décidé, en sa session ordinaire du 17 septembre 2007,

de relever le capital social minimum applicable aux banques et établissements financiers de l'Union à 10

Mds FCFA et 3 Mds FCFA respectivement.

Par avis en date du 2 novembre 2007, la Banque Centrale a précisé les conditions de réalisation de

l’opération en deux phases :

• le capital social minimum est porté, dans une première phase, à 5 Mds FCFA pour les banques et à 1 Md

FCFA pour les établissements financiers, à compter du 1er janvier 2008. Les nouveaux seuils sont applicables

aux demandes d'agrément introduites à compter de la date d'entrée en vigueur de la mesure tandis que

les banques et établissements financiers en activité doivent s’y conformer au plus tard le 31 décembre 2010 ;

• la date d’application de la seconde phase, pour les seuils de 10 Mds FCFA et 3 Mds FCFA respectivement

pour les banques et établissements financiers, sera indiquée à l’issue de la première phase.

En relevant le niveau de capital social minimum, les Autorités de l’Union s’inscrivent dans une mouvance

constatée depuis quelques années dans la sous-région et à travers l’Afrique. Les exemples les plus proches

concernent le relèvement au Nigeria, en juillet 2004, du montant minimum des fonds propres à l’équivalent

de 100 Mds FCFA, à atteindre dans un délai de 18 mois. De même, au Ghana, l’octroi d’un agrément en

qualité de banque est désormais subordonné à la mise en place d’un capital social minimum compris entre

20 Mds FCFA et 25 Mds FCFA, contre 3,5 Mds à fin décembre 2006. Entre 2004 et 2006, beaucoup d’autres

pays africains ont eu également à relever sensiblement le niveau du capital minimum.

Plus qu’un effet de mode, la

GRAPHIQUE N° 35 :

SENEGAL : EVOLUTION DES EMPLOIS (en Mds de FCFA)

En 2007, les emplois ont augmenté de 12% contre 9,7% en 2006, en s’établissant

à 1.806 Mds, soit 25,4% du total de l’Union.


La croissance des emplois s’explique par la progression de 5,9% des crédits à

la clientèle, pour atteindre 1.323 Mds, soit 73,3% des emplois totaux, ainsi que

par celle des autres emplois qui affichent 482 Mds, en augmentation de

33,3%.

A fin décembre 2007, les crédits à court terme se sont élevés à 620 Mds, en

diminution de 1,5% par rapport à 2006. Ils ne représentent plus que 46,9% des

crédits contre 50,4% un an auparavant. Sur la base des déclarations effectuées

à la Centrale des risques, ces concours ont essentiellement concerné les

industries manufacturières, le secteur du commerce de gros et de détail, les

transports, entrepôts et communications ainsi que les services à la collectivité

et aux personnes.

Les crédits à moyen terme ont connu une croissance de 15,3%, moins soutenue

qu’en 2006, pour ressortir à 514 Mds à fin décembre 2007. Ceux à long terme

se sont accrus au même rythme que l’année précédente, soit de 16,7%. Au

terme de l’exercice sous revue, ils sont évalués à 65 Mds et ont consolidé de

100

200

300

400

500

600

700

2003 2004 2005 2006 2007

200

400

600

800

1.000

1.200

1.400
1.600

1.800

2.000

Crédits à court terme Crédits à moyen et long termes

Créances en souffrance nettes Total emplois (échelle de droite)

Le taux brut de dégradation du

portefeuille se stabilise à 16,9%..

0,5 point leur poids dans la structure des concours globaux. Les établissements

de grande taille en détenaient 98,3%.

Les crédits à moyen et long termes ont principalement bénéficié aux industries

manufacturières, au secteur du commerce de gros et de détail, ainsi qu’à

celui des services à la collectivité et aux personnes.

Les opérations de crédit-bail d’un montant de 11 Mds, ont progressé de

55,6%, après un recul de 10,3% en 2006.

Depuis 2000, on assiste à une amélioration du système financier et bancaire dans la zone de


l’UEMOA. Cette évolution se matérialise au Sénégal par la naissance de nouvelles banques
internationales telles que la Banque Sahélo Saharienne pour l’investissement et le Commerce
(BISSIC), la Banque Atlantique, la Banque of Africa et Attijjari Banque qui a actuellement
fusionné avec la CBAO ceci ayant augmenté la concurrence dans le secteur qui compte 17
banques.

Cette étude porte sur les critères essentiels de crédit bancaire définis par la banque
(CBAO). La décision de crédit suite à une demande d’une entreprise dépend de critères
définis par les responsables de crédit de toutes les banques. Le crédit aux entreprises fait parti
des opérations principales des banques qui ont au niveau interne un comité chargé de faire
l’étude du dossier de crédit de l’entreprise.

La CBAO à travers une bonne politique de gestion des crédits a réussi en moins de 10 ans
à entrer dans le top 5 des banques du Sénégal. Elle a son actif 20,6% des parts de marché en
2007 malgré la forte concurrence.

Les banques ont pour vocation de prêter aux entreprises et aux autres clients contre le
payement d’intérêt et de commissions qui constituent la rémunération du service rendu. Ces
prêts sont conditionnés par la rentabilité du dossier de crédit. Par contre les entreprises
sollicitent des crédits pour respecter leurs engagements vis-à-vis des fournisseurs ou pour
sortir d’une crise de trésorerie.

Cette étude concerne principalement, les critères financiers, économiques et stratégiques,


psychosociologiques, qui sont retenus par les responsables de crédit de la CBAO, pour
décider, à travers le comité de crédit, d’octroyer ou non le crédit sollicité par l’entreprise. Ceci
face à des demandes de crédit variés et qui constituent un risque pour la banque.

PROBLEMATIQUE
L’une des rôles de la banque est de mettre à la disposition de ses clients différents types
de produits et services financiers. Chaque type de client dispose de produits spécifiques qui
lui sont alloués. L’opération de crédit fait partie des activités essentielles de la banque car
constitue une partie importante de son bénéfice.

La CBAO est un établissement financier de référence au Sénégal et fait partie des plus
anciennes. Elle reçoit des dépôts de la clientèle comme toutes les banques et les emplois en
opération de crédits nationaux et étrangers. L’entreprise constitue l’une des cibles de la
CBAO et dispose d’une gamme très large de concours bancaires.

A tous les niveaux de leurs activités les entreprises demandent différents types de crédits.
Les crédits aux entreprises peuvent répondre à trois types de besoin de financement :

 Le financement des besoins d’exploitation : les crédits d’exploitation ;


 Le financement des investissements : les crédits d’investissement ;
 Le financement de l’activité avec l’étranger : les crédits au commerce international.

Les crédits peuvent aussi être classés en quatre catégories :

 Les concours à moins d’un an ;


 Les engagements par signature ;
 Le crédit à moyen et long terme ;
 Les opérations avec l’étranger.
Par ailleurs, du fait de leur diversité et leur nombre important, tous les crédits demandés
par les entreprises ne sont pas toujours accordés ou renouvelés par la banque. La demande de
crédit suit un processus amenant à la décision d’octroyer ou non le crédit demandé par le
comité chargé du crédit.

Les banques définissent au niveau interne les modalités d’étude et de validité des dossiers
de crédit. Un comité de crédit est ainsi chargé de passer en revue des demandes et de les
synthétiser dans des dossiers standardisés. L’intégrité et la crédibilité du processus d’octroi de
crédit sont conditionnées à des décisions de crédit objectives assurant un niveau de risque
acceptable par rapport aux profits attendus.

L’étude du processus de crédit doit comprendre l’analyse des manuels de crédit et aux
autres directives écrites appliquées par les différents départements de la banque(CBAO), ainsi
que de la capacité et de la performance réelle de tous les départements impliqués dans la
fonction de crédit assurée. De manière spécifique, l’étude du crédit doit comprendre les
éléments suivants :

 Le processus détaillé d’analyse de crédit et d’approbation, avec des exemplaires de


formulaires de demande de crédit, de documents internes de synthèse, de manuels
internes de crédit et de fichiers de prêts ;
 La politique de nantissement pour tous les types de prêts ainsi que les véritables
méthodes et pratiques concernant la réévaluation du nantissement et les fichiers
relatifs au nantissement ;
 Les procédures d’administration et de suivi, y compris les responsables, la conformité
et le contrôle ;
 Les critères d’approbation des crédits, de détermination des règles de tarification du
crédit et des limites aux divers niveaux de gestion de la banque ainsi que les critères
de disposition de crédit à travers le réseau bancaire.

Un diagnostique financier, économique et stratégique, et psychosociologique de


l’entreprise avant la prise de décision est donc nécessaire. Ceci va permettre de savoir la
situation de l’entreprise et les perspectives de l’entreprise au moment de la demande de crédit.
La matière première utilisée par les banques est l’information. La profession de banquier a
progressivement construit l’organisation de ses circuits d’information dont l’objectif est
d’éviter une escalade des engagements d’une société. Une certaine sécurité est ainsi apportée
aux banquiers, maillon primordial de l’activité économique. Même si l’outil de base est
identique, la manière d’aborder un dossier et la philosophie sont différentes entre un banquier
court terme, un banquier moyen terme, un banquier long terme et un investisseur.

Partant de ces éléments et de l’importance des critères prédéfinis dans l’estimation du risque
de crédit nous nous sommes posé un ensemble de questions qui nous permettrons de faire une
analyse de la situation du crédit au niveau de la CBAO :

1. Quels sont les différents types de crédit de la CBAO et à quels besoins répondent-ils ?
2. Quels sont les bases de la décision d’octroyer ou non un crédit bancaire à un client
(entreprise) demandeur de crédit ;
3. Quels sont les critères essentiels retenus par les responsables de crédit de la CBAO
pour chaque type de crédit ;
4. Quels sont les critères discriminants ou importants dans la décision d’octroyer ou non
le crédit sollicité.

Objectifs de recherche
Tout objet de recherche nécessite une prédéfinition d’objectifs à atteindre à la fin des
recherches. Ainsi pour la réalisation de cette étude nous nous sommes fixés différents
objectifs de recherche. L’objectif général de cette étude est d’analyser les différents types de
crédits de la CBAO aux entreprises et de déterminer les critères essentiels d’octroi de crédits
aux entreprises retenus par le comité de crédit et ceci suivant les différents type de crédits
accordés.

Entre autre cet objectif général, qui va permettre une meilleure visibilité dans la relation
de la banque et des entreprises, d’autres objectifs spécifiques sont fixés :

1. Identifier les différents crédits aux entreprises de la CBAO ;


2. Identifier tous les critères d’octroi de crédits bancaires aux entreprises ;
3. Identifier les critères retenus par la CBAO pour chaque type de crédit ;
4. Identifier les critères discriminants ou importants dans la décision d’octroi de crédit.
Hypothèse de recherche
Pour réaliser une étude, il est nécessaire d’émettre une ou des hypothèses de recherche.
Ces hypothèses devront être vérifiées ou infirmées à la fin de l’étude. Dans notre étude
l’hypothèse de travail est la suivante :

« La banque met à la disposition des entreprises différents types de crédits pour le
financement des différents cycles de production. Les demandes de crédit parvenues à la
banque sont étudiées par un comité de crédit interne qui sur la base de critères prédéfinis par
la banque valide ou le dossier de crédit. Ces critères qui peuvent être d’ordre financiers,
économiques et stratégiques et psychosociologiques sont classés par degré d’importance pour
chaque type de crédit sollicité par les entreprises ».

Pertinence du Sujet
Le secteur bancaire est l’un des maillons essentiels dans le développement économique
et social de tout pays. Les banques finance les particuliers, les institutions, et les entreprises
qui participent à l’évolution du PIB national.

Ce sujet sur les critères essentiels de crédits bancaires aux entreprises va permettre une
meilleure compréhension des relations banque entreprise. Ceci à travers une mise en évidence
des paramètres importants ou discriminants dans l’obtention d’un crédit bancaire pour les
entreprises. Ces derniers ont besoin de financement pour toutes les phases de leur activité. Et
en général ce sont les banques qui répondent aux besoins financiers des entreprises en mettant
à leur disposition une gamme très variée de concours bancaires.

Le choix de la CBAO s’explique par le fait quelle fait partie des banques leader et des
plus anciennes au Sénégal. Ceci va aussi permettre aux entreprises clientes ou non à la banque
de se conformer aux critères de crédit et d’être plus informer sur le fonctionnement de leur
banque. Cette étude va aussi permettre de savoir les raisons qui poussent certaines banques à
ne pas octroyer un crédit demandé par une entreprise.

Revue de la littérature
Comme toute étude, ce mémoire a nécessité la consultation d’un ensemble d’ouvrages
nous permettant de collecter les informations nécessaires pour sa réalisation. Actuellement
avec l’évolution du secteur bancaire beaucoup d’auteurs ont réalisé des œuvres dans le
domaine de la finance et des banques. C’est donc sur la base de ces informations écrites et des
enquêtes effectués que nous avons peu réaliser ce mémoire. Ainsi nous avons consulté les
documents qui suivent :

Editions CARNOT : Réussir avec son banquier, qui nous a permis de collecter des
informations précises sur la relation entre la banque et l’entreprise.

Ce livre nous a permis de connaitre les particularités du métier de banquier. L’auteur


Michel APPERT met en évidence, les sources du droit bancaire et nous montre que la banque
et le banquier sont soumis a un droit bancaire qui établie un ensemble de règles de conduite
qu’ils doivent suivre. Aussi, il nous a permet de faire connaissance des contraintes du
banquier dans sa profession qui nécessite beaucoup de rigueur pour le respect des lois et
règles de gestion.

Ainsi, dans la relation entre la banque et l’entreprise, l’auteur nous montre les bases
d’une bonne relation entre les deux parties et les comportements que le dirigeant d’une
entreprise doit avoir vis-à-vis de sa banque pour un partenariat sans équivoque.
En plus de ce livre nous avons eu à travailler avec le livre de Luc BERNET
ROLLANDE : Principes de techniques bancaires. Ce livre nous a permis de prendre
connaissance des différents types de crédits bancaires existants.

Ce qui nous a plus intéressé dans ce livre, c’est la prise en compte par l’auteur de tous les
types de crédit, car il y a des livres que nous avons consultés et qui ne traitent pas des
nouveaux types de crédits comme le crédit Spot et d’autres qui sont actuellement utilisés par
les entreprises au Sénégal.

L’auteur a aussi procédé à un classement intéressant des différents crédits et a montré les
cas ou l’entreprise a le plus souvent recours à chaque type de crédit. Il met en évidence les
spécificités des conditions (taux, durée …) d’octroi de chaque type de crédit par la banque en
général.

L’Analyse et la Gestion du Risque Bancaire que nous avons consulté, constitue un cadre de
référence pour l’évaluation de la gouvernance d’entreprise et du risque de crédit. L’auteur,
GREUNIG HENNIE VAN, nous montre à travers cet ouvrage les moyens et les méthodes
d’une bonne gestion d’entreprise et des risques encourus par la banque lorsqu’elle accorde un
crédit à une entreprise. Nous avons peu noté également l’intérêt porté sur un processus
d’octroi de crédit prédéfini et maitrisé par les différentes composantes de l’entreprise. Aussi,
ce livre met en évidence la répartition des responsabilités entre les différents départements de
la banque dans la gestion du risque de crédit aux entreprises, d’où son intérêt.

Nous avons aussi consulté l’Encyclopédie de la Gestion et du Management : sous la direction


de Robert le DUFF, éditions DALLOZ. Il nous a permis d’avoir une définition de certains
concepts clés de la finance et les principes du management.

Nous y avons retenu une classification classique des crédits bancaires, ce qui nous a permet
de connaitre l’évolution des types de crédits bancaires et la différence qui existe entre crédit
bancaire et crédit désintermédié, aussi entre crédits aux entreprises et crédits à la
consommation.
Chapitre 2 : Matériels et méthodes

II 1 Techniques de recueil des données

Pour la réalisation de notre étude les techniques de recueil de données que nous avons
retenues vont être la recherche documentaire et le questionnaire.

II 1 1 La Recherche documentaire

Le moyen le plus rapide d’avoir des informations précises sur un sujet donné c’est la
documentation. Notre recherche documentaire se fera au niveau de la bibliothèque de l’école
(Supdeco) et celle de l’université Chiekh Anta Diop de Dakar. Ceci va nous permettre d’avoir
les informations théoriques nécessaires pour la réalisation de notre mémoire. Aussi nous
allons nous basé sur les rapports et les mémoires qui traitent certains points de notre étude.

Nous allons aussi nous référé à la documentation et les cours, obtenus lors de notre
formation en Banque et Finance, qui sont liés à l’objet de notre étude.

En plus de la recherche documentaire qui nous donne des informations théoriques nous
allons réaliser un questionnaire qui nous permettra d’avoir des informations pointues sur la
CBAO et sur notre étude.

II 1 2 Le Questionnaire
Notre questionnaire comporte deux aspects les aspects du diagnostique de l’entreprise et la
décision d’octroi de crédit. Etant donné la nature de l’étude qui porte uniquement sur la
CBAO, on va confronter le questionnement aux différents responsables de crédit au niveau
des agences et de la direction générale de la CBAO. Ce qui va nous permettre d’avoir des
informations quantitatives relatives aux différents crédits octroyés au niveau de la banque.

II 3 Difficultés rencontrées

La réalisation d’un mémoire de fin de formation nécessite beaucoup de recherches


documentaires et des entretiens avec les acteurs du milieu de l’étude, pour collecter des
informations.

Au Sénégal les bibliothèques ne sont pas nombreuses et ne disposent pas de beaucoup de


livres qui traitent de la banque et des finances en général. Même les mémoires qui sont traités
et qui sont disponibles au niveau des bibliothèques ne nous donne pas des informations
diversifiées. Ces toujours les mêmes sujet qui sont traités et ne concernent pas spécifiquement
la banque.

Ainsi pour collecter les données nécessaires à notre étude nous sommes obligés d’aller à la
bibliothèque de l’université de Dakar et celles des autres écoles de formations professionnels.
Et au niveau de ces bibliothèques on ne trouve pas toutes les informations liés au mémoire.
Ceci nécessite aussi des déplacements et des moyens financiers qui parfois ne sont pas réunis.

Par ailleurs l’accès dans les structures cible n’est pas facile surtout au niveau des sièges des
banques. Il faut prendre des rendez vous, et attendre des jours pour être reçu. Par exemple les
cadres responsables du crédit au niveau de la CBAO en ce qui concerne mon sujet d’étude, ne
sont pas disponibles. Ils sont parfois en congé ou sont occupés par la clientèle et ceci nous
retard dans notre étude.
La rétention des informations est aussi une réalité. Même si toutes les informations en rapport
avec notre mémoire sont disponibles, on ne nous donne pas toutes les informations dont on a
besoin. Il y a un problème de confiance car les structures visités pense que les personnes
externes à leur entité sont des espions et qu’ils vont données les informations recueillies aux
autres (concurrents) évoluant dans le même secteur d’activité.

Il y a aussi des difficultés liées aux encadreurs car pour trouver un encadreur disponible et qui
maitrise le sujet traité c’est tout un problème. Dans la plupart du temps ce sont les enseignants
qui sont les plus disponibles, mais ils ne sont pas en mesure dans certains cas de nous aider
dans le contenu du mémoire. Car, pour un mémoire, ce n’est pas seulement la forme qui est
important mais aussi le contenu est très important.

Chapitre 3 : Présentation de la CBAO

III 1 Historique de la CBAO

La CBAO est la banque la plus ancienne au Sénégal. Elle a été créée en 1853 sous le nom
de Banque du Sénégal. Ainsi, c’est en 1901 que la banque du Sénégal qui avait son siège à
Saint Louis avec un capital de départ de 230 000 F CFA fut transformer en Banque de
l’Afrique Occidentale (BAO) lors d’une assemblée générale extraordinaire.

Cette première transformation a permis à la banque de se doter d’une zone d’activité plus
large. La BAO était qualifiée de « banque d’émission, de prêt et d’escompte » avec un capital
de 1 500 000 F CFA. Elle avait son siège à Paris et sa zone de couverture concernait le
Sénégal, la Guinée Française, la Cote d’Ivoire, le Dahomey, le Congo et tous les pays
étrangers de la cote occidentale de l’Afrique.

En 1965, la BAO crée avec la First National City Bank of New York, un nouvel
établissement bancaire dénommée la Banque Internationale de l’Afrique Occidentale (BIAO),
dont le siège était à Paris. La BAO détenait 51% du capital et cesse ainsi toute activité
bancaire proprement dite et devient la Compagnie Financière France Afrique (COFIFA).

En 1980, la BIAO Sénégal a été créée au capital initial de 2 milliards de FCFA qui a
augmenté jusqu’à 3,077 milliards de FCFA. L’Etat du Sénégal détenait 35% du capital.
En 1988, une restructuration du capital de la BIAO a permis au groupe MIMRAN de
devenir actionnaire à Hauteur de 10% du capital. Cette restructuration a été due au choc
pétrolier et aux limites du management du groupe BIAO.

Entre 1990 et 1993, le groupe MIMRAN, l’Etat du Sénégal et les privés ont renforcé leur
position dans la banque au Sénégal. Ainsi, c’est lors de ses 140 ans que la banque a changée
de nom pour devenir la Compagnie Bancaire de l’Afrique de l’Ouest (CBAO).

A la fin de l’année 2007, le groupe Attijariwafa Banc (Maroc) a racheté la CBAO qui
devient CBAO groupe Attijari. La banque marocaine détient actuellement 79% du capital de
la banque qui s’estime aujourd’hui à hauteur de 9 milliards de FCFA. Actuellement l’Etat du
Sénégal détient 9% et les privés 15% du capital de la CBAO.

III 2 Organisation de la CBAO

Pour mettre en évidence l’organisation interne de la CBAO, nous nous sommes référés à
l’organigramme des directions générales et Adjointes de la banque :

Administrateur Direction juridique et Direction de la

Directeur Général fiscal comptabilité

Direction du système Direction de

Directeur Général Adjoint en charge Directeur Général Adjoint


informatique
en
l’administration et des
de l’exploitation Charge de l’administration
Direction de la Direction du ressources humaines

clientèle privée et Réseau


Département gestion Département Risques

institutionnelle
budgétaire et
Direction de la Direction
contrôle de gestion
clientèle privée des

et institutionnelle Opérations

Service Ouverture de

comptes
La Direction Générale

Elle est dirigée par un administrateur général qui est chargé de présider le conseil
directeur et d’assurer la gestion de la banque. Dans ses relations avec les tiers la banque est
représentée par la Direction Générale qui peut rejeter toutes les opérations bancaires non
conformes à la réglementation, même si elles sont importantes. Après la Direction Générale il
y a deux Directions Générales Adjointes : la Direction Générale en charge de l’administration
et la Direction Générale en charge de l’exploitation.

La Direction Générale en charge de l’exploitation

Elle est chargée d’assister le directeur général dans le domaine de l’exploitation. Elle est
composée de 5 autres directions

1. La direction de la clientèle privée et institutionnelle : elle est chargée de la gestion du


fond de commerce constitué par la clientèle des particuliers et des institutionnelles, de
l’étude et de la gestion des dossiers de crédits aux particuliers.
2. La direction de la clientèle entreprise : elle a pour mission principale la gestion du
fond de commerce des sociétés nationales et internationales.
3. La direction du réseau : son rôle est la coordination des actions menées dans les
différents bureaux et agences.
4. La direction des opérations : cette direction est chargée de la gestion des transactions
externes par rapport à l’étranger et interne par rapport aux autres banques. Elle gère
l’ensemble de la production du service transfert et rapatriement du service CREDOC
REMDOC, du service du rapatriement des chèques et effets.
5. Service ouverture des comptes : elle s’occupe de l’ouverture des comptes clients et de
les affectés à un gestionnaire. Ce service peut procéder à la clôture de compte sur
instruction de la direction générale.

La Direction Générale Adjointe en charge de l’administration

Cette direction assiste le directeur général et contrôle d’autres organes de la banque


comme :

1. Le département juridique et fiscal : il suit les dossiers à caractère contentieux et le


recouvrement juridique des créances compromises.
2. La direction du système informatique : elle gère le logiciel de la banque à travers les
traitements des enregistrements comptables de la journée et elle assure la sécurité de la
production informatique.
3. Le département de gestion budgétaire et du contrôle de gestion : elle est chargée
d’étudier la rentabilité, les performances et les budgets.
4. La direction de la comptabilité : elle procède à l’enregistrement comptable et au suivi
des comptes de la clientèle. Elle est divisée en trois services :
 Le service du rapprochement et de fiscalité
 Le service de la BCEAO
 Le service des arrêts et contrôle des comptes de la clientèle.
5. La direction de l’administration et des ressources humaines : Cette direction
coordonne toutes les actions liées à la gestion administrative et juridique des
ressources humaines.
6. Le département risque : elle a en charge d’assurer la surveillance des risques de crédit
à la clientèle.

La CBAO compte actuellement 16 agences à Dakar et 17 agences dans les régions :

Les agences à Dakar

1. Siège Social
2. Agence Pompidou
3. Zone Industrielle
4. Pékiné
5. Soumbédioune
6. Colobane
7. Hanne Mariste
8. Liberté 3
9. Aeroport Léopold Sédar Senghor
10. Grand Médine
11. Cambéréne
12. Guédiawaye
13. Ngor
14. Les Dunes
15. Castors
16. Kermel
Les agences dans les régions
1. Touba Khaira
2. Touba Ocas
3. Kaolack
4. Kébémer
5. Saint Louis Sor
6. Thiés
7. Ziguinchor
8. Louga
9. Saint louis Nord
10. Thiés route de Tivaouane
11. Mbour
12. Ourossogui
13. Cap Skirring
14. Richard Toll
15. Diourbel
16. Tambacounda
17. Touba Khaira

III 3 Activité de la CBAO


Comme toutes les banques de la place, la CBAO a pour activité principale de collecter le
surplus de trésorerie des agents comme les ménages sous forme de dépôt, qu’elle va mettre à
la disposition des agents qui sont en déficits de trésorerie. La contre partie de service rendu est
le paiement d’intérêts et de commissions.

Ainsi, la CBAO en tant qu’institution bancaire fait des opérations d’épargne, de crédit et
de gestion des moyens de paiement. Elle est aussi un service monétique efficace avec les
cartes Visa et Master carte 32, guichets automatiques, elle compte 217 terminaux de paiement
électronique (TPE) chez les commerçants du Sénégal et dans tous les pays de la sous région et
de 93 points de vente Western Union dont 62 espaces dédiés.

DEUXIEME PARTIE : CADRE CONCEPTUEL

Chapitre 1 : Les différents types de crédit de la BCAO aux entreprises

L’opération de crédit est définie comme tout acte par lequel une personne agissant à titre
onéreux, met ou permet de mettre des fonds à la disposition d’une autre personne ou prend,
dans l’intérêt de celle-ci, un engagement par signature tel qu’un aval, un cautionnement, ou
une garantie. Quatre éléments sont retenus pour approcher la notion de crédit : la durée, la
confiance, le risque, l’absence de spéculation. Les différents types de crédits qu’on rencontre
au niveau de la CBAO sont les crédits d’exploitation, les crédits d’investissement, les crédits
au commerce international.

II 1 Les crédits d’exploitation

Ils ont pour objet de couvrir des besoins de trésorerie liés au cycle d’exploitation de, et ou
résultant des décalages entre recettes et dépenses. Le cycle d’exploitation à une durée
différente selon les activités de l’entreprise. Comme il faut financer cette durée de cycle, plus
elle est longue plus le cout est élevé, car l’entreprise ne peut autofinancer ses investissements
ou faire fructifier ses capitaux dans des placements à fort taux d’intérêt par exemple.
Quand les ressources d’exploitation sont inférieures aux besoins d’exploitation, apparait
le besoin en fonds de roulement. Ce besoin doit être couvert par d’autres ressources
financières que celles d’exploitation puisqu’elles sont insuffisantes. Comme le cycle se
perpétue avec la production de l’entreprise, ce sont des ressources financières stables qui
doivent y être affectées. Pour financer l’activité d’une entreprise, il existe plusieurs types de
crédits parmi lesquels on peut citer : les crédits par caisse, l’escompte, le crédit de campagne,
les crédits par signature.

II 1 1 Les crédits par caisse

 La facilité de caisse : les facilités de caisse sont des avances de très courtes durées
accordées par la banque pour permettre à l’entreprise de faire face à ses échéances
(Salaires, impôts, etc.…). C’est donc lorsque l’entreprise doit faire face
momentanément à un besoin urgent de trésorerie.
 Le découvert : il a pour caractéristique d’avoir une utilisation à durée plus longue que
la facilité de caisse. A l’expérience il est souvent utilisé en permanence. Il n’y a pas
d’échéancier, c’est très souvent le crédit le plus long car il se perpétue. C’est le signe
que le fond de roulement de l’entreprise est insuffisant. Dans les faits, il remplace des
fonds propres que l’actionnaire ne veut ou ne peut apporter, soit un crédit moyen
terme qui aurait dû être mis en place. Comme le découvert, en général n’a pas de
plan d’amortissement, il est de fait fort dangereux et plus risqué que nombre de
concours.
 Le crédit de campagne : c’est un crédit mis en œuvre pour des sociétés ayant une
activité saisonnière. Il est destiné à financer des stocks régulièrement constitués pour
des ventes qui se réalisent sur quelques mois. Si l’entreprise a exceptionnellement une
charge importante de trésorerie à assurer (Campagne de publicité), elle peut demander
un crédit de campagne.
 Le crédit Spot : dans la plupart du temps, cette appellation est donnée à un découvert
sous forme d’avance d’une durée de quelques heures à quelques jours, formalisé le
plus souvent par des billets financiers.

II 1 2 L’escompte
C’est un concours traditionnel. Il est sécurisant si la clientèle est de premier ordre, mais il
peut être illusoire si les tirés sont de qualité aléatoire, car il existe alors le risque d’impayé.

En fonction de la qualité de l’effet, ce crédit autorise l’octroi de taux très performants, ce


qui est appréciable pour une petite entreprise. Dans une telle hypothèse, le risque pris en
compte n’est plus celui de la structure qui escompte mais celui des tirés. C’est un argument à
prendre en considération et à faire valoir. Tous les établissements sont très intéressés par
l’escompte sur de bonnes signatures.

Avec ce mode de financement, le risque pour la société est de se retrouver


momentanément en sur financement. Dans ce cas, la société paie des agios d’escompte qui
sont calculés sur la totalité de la durée des effets alors que le compte est créditeur. Si c’est
ponctuel et pour un montant faible, la conséquence est négligeable, surtout si l’écart de taux
est significatif entre le découvert et l’escompte. Si le sur financement est important, le sur
cout est réel. La solution a été évoquée et il convient d’étudier la possibilité de garantir le
solde débiteur par l’encours de traites remises à l’encaissement.

II 1 3 Le financement des stocks

L’entreprise peut donner en garantie à sa banque moyennant des fonds, le stock de


marchandises dont elle dispose. Les marchandises données en gage seront gardées dans les
locaux de la banque ou un lieu appartenant à une tiers personne, afin d’assurer plus de sécurité
à la banque.

II 1 4 Les crédits par signature

L’originalité du crédit par signature est qu’il ne consiste pas en une avance de trésorerie,
mais une garantie. L’une de ses manifestations les plus connues est la caution. Il a l’avantage
d’un cout modéré et d’une mise en œuvre simple dans les cas courants.

En fonction de l’importance et de la durée de l’engagement pris, de la solidité financière


de son client, l’établissement financier exigera lui-même une garantie. Ce sera soit le blocage
d’une somme correspondante à la totalité ou d’une partie de la caution délivrée, de diminuer
d’autant le montant des crédits par caisse octroyés ou d’intégrer ce concours dans l’ensemble
de ceux couverts par une garantie (Hypothèque, nantissement).

L’avantage de ce type d’engagement est selon les cas d’obtenir un délai de discussion.
Cette dernière est intéressante en cas de litige et dépend de la rédaction et termes employés
dans la garantie émise.

Nous pouvons citer :

 Caution provisoire ou de soumission : c’est un engagement d’un certain montant pour


répondre à des appels d’offre de marché.
 Caution de bonne fin ou définitive : elle signifie que la banque garantie le sérieux de
l’entreprise et qu’elle est capable de mener dans de bonne condition le projet à sa fin.
 Caution d’avance démarrage : c’est une avance qui est généralement versée au maitre
d’œuvre s’il la demande, elle est de 20 pour cent du montant du marché. Ainsi, le
maitre d’œuvre demander une garantie par la banque de 100 pour cent, sous forme de
caution d’avance de démarrage, pour l’avance consentie au maitre d’œuvre.
 Caution de retenue de garantie : elle nécessite la présentation de factures par le maitre
d’œuvre. Le maitre d’ouvrage peut opérer certaines retenues pour une série de
garanties fixé à 5 pour cent voir 10 pour cent du montant des travaux réalisés ou 5
pour cent du montant du marché global. La retenue de garantie sera libérée à la
réception définitive des travaux. Pour éviter des tensions de trésorerie, le maitre
d’œuvre peut demander à sa banque de lui délivrer une caution de retenue de garantie
et demander ainsi au maitre d’ouvrage de libérer des fonds.

II 2 Les Crédits d’investissement

L’investissement consiste en l’acquisition de moyens de production appelés actifs


immobilisés. La durée du cycle d’investissement s’étend à la date d’acquisition à la date de
cession (vente) ou de déclassement. La durée du concours est logiquement au plus égale à
celle de l’objet du financement. Comme un matériel à une durée de vie variable, des normes
sont fournies par les durées d’amortissement admises. Certaines entreprises ne peuvent faire
appel au marché financier pour un financement. Elles se tournent vers les banques qui leurs
proposent des concours de différents formes.
Les banques proposent aux entreprises une gamme très large de concours. Les banques
comme la CBAO proposent différents formes : le crédit bancaire classique, le crédit bail ou
leasing, et le prêt participatif.

Le crédit bancaire classique

Ce type de crédit concerne au niveau de la banque, les à long terme et les crédits à court
terme :

 Les crédits à long terme : ceux sont des crédits d’une durée de 7 à 20 ans ils sont
distribués par des institutions spécialisées. Pour ce type de financement, les banques
ne jouent la plus part du temps qu’un rôle de relais avec toutefois, dans certains cas,
une participation au risque avec l’établissement prêteur.
 Les crédits à moyen terme : sont considérés comme moyen terme les crédits d’une
durée de 2 à è ans. Généralement, ces crédits sont accordés soit par une seule banque,
soit par une banque en concours avec un établissement spécialisé.

Le crédit bail ou leasing

Le crédit bail consiste en une opération de location de biens d’équipement, de matériels,


d’outillages ou de biens immobiliers à usages professionnels spécialement achetés en vue de
cette location par des sociétés de crédit bail qui en demeurent propriétaires.

Une opération de crédit bail fait intervenir trois acteurs :

1. L’entreprise qui désire réaliser un investissement financé sous forme de crédit bail.
Elle choisit le matériel et le fournisseur ;
2. La société de crédit bail (qui doit être inscrite sur la liste des établissements
financiers). Elle finance l’opération ;
3. Le fournisseur du bien qui vend directement à la banque et est payée par elle.

Le contrat de crédit bail prévoit une période de location, en général d’une durée
équivalente à la durée d’administration fiscal du bien, au cours de laquelle aucune des parties
ne peut, sauf exceptionnellement mettre fin au contrat de location.
A l’issue de cette période, le locataire a la faculté d’acquérir le bien pour une valeur
résiduelle fixée au contrat, ou de poursuivre la location en principe, avec un loyer minoré, ou
encore de restituer le bien à la banque.

Les prêts participatifs

Ils sont assimilés sur le plan financier à des fonds propres car leur régime est celui des
créances de dernier rang. Ceux sont des créances de derniers rang c'est-à-dire en cas de
liquidation de l’entreprise leur remboursement n’interviendra qu’après désintéressement de
tous les autres créanciers.

Ces prêts ont une durée de 9 à 12 ans avec 3 années de franchise de remboursement. Le
montant du prêt ne peut excéder les deux tiers des capitaux propres de l’entreprise.

II 3 Les crédits au commerce international

Au niveau de la CBAO, c’est le crédit documentaire (Credoc) que la banque fait recours.
Afin de faciliter et de rendre plus sures les opérations de commerce international, le crédit
documentaire a été négocié et codifié au niveau international.

La caractéristique de ce mode opératoire est de séparer totalement le circuit financier de


celui des marchandises. Il nécessite l’appui technique de la banque. Le mécanisme du Credoc
est basé sur des documents.

L’établissement préalable de la liste des documents indispensable et de leur contenu est


primordial, car c’est à la seule vue de ceux-ci que le paiement est effectué. A réception du
dossier, la banque de l’importateur analyse et recense tous les écarts qui peuvent être minimes
ou importants. Ce sont les réserves. Si le client levé, c'est-à-dire accepte ces différences, le
processus de paiement est enclenché. La partie financière est donc bien indépendante dans son
traitement de celui des marchandises. D’où l’attention particulière qui doit être apportée à la
composition des éléments constituants le crédit documentaire.
Chapitre 2 : Les critères de décision de crédit aux entreprises

II 1 1 L’analyse des critères financiers

Pour déterminer les outils financiers, c'est-à-dire les indicateurs financiers de la situation
de l’entreprise, il est nécessaire de se baser sur l’analyse financière. Elle permet de déterminer
les agrégats financiers nécessaires dans la prise de décision de crédit de la banque. L’objectif
étant l’octroi de crédit à un client, le risque du banquier est le non remboursement des avances
accordées. L’analyse financière constitue donc l’un, sinon le principal moyen pour la banque
de construire son opinion sur le risque à prendre.

Les indicateurs sont mis en évidence par une analyse des états financiers de l’entreprise.

II1 1 1 L’analyse du bilan

Une entreprise est un e structure vivante, qui évolue en permanence. La stratégie et toutes
les décisions du dirigeant ont des conséquences qui se traduiront dans les comptes de la
société. Le bilan, selon une image bien connue, est une photographie à un instant donné. C’est
donc une vision figée. De ce fait, sa signification est biaisée et limité. Aussi, afin d’introduire
une dynamique, l’étude est traditionnellement sur trois années. Ces trois clichés laissent
apparaitre une évolution plus représentative de la manière de gérer du dirigeant.

Schématiquement le bilan se présente comme suit :

ACTIF PASSIF
Actifs immobilisés Fonds propres
Dettes long et moyen terme
Stocks Dettes d’exploitation
Clients Autres dettes non financières
Autres créances
Disponible Dettes bancaires

Trois grandes masses la composent. Elles sont reliées entre elles par une formule :

FR  - BFR = TRES

FR : fonds de roulement

BFR : besoin en fonds de roulement

TRES : trésorerie

Le Fond de roulement
C’est la partie haute du bilan. Elle est mieux maitrisée et présente moins de risque, car
l’évolution des composantes est « volontaire » en ce sens que leur modification vient des
décisions individuelles.

Ainsi, à l’actif, les investissements sont décidés au cas par cas, qu’ils soient matériels,
immatériels ou financiers. Mis à part le processus des amortissements qui est automatique,
tous les autres postes ne sont modifiés qu’à la suite d’une décision spécifique des dirigeants.

Au passif, à l’exception du résultat qui est principalement la résultante des opérations


quotidiennes et de certaines actions d’ajustement telles que les dotations aux provisions, les
composantes sont aussi issues de positions ponctuelles.

Par symétrie et cohérence le fond de roulement prend en compte d’un coté les ressources à
plus d’un an et de l’autre les emplois ayant la même caractéristique.

Le fond de roulement se définit comme suit :

FR = capitaux permanents - Immobilisations nettes

En général, le fond de roulement doit être positif, car il finance une partie du besoin en
fonds de roulement qui lui aussi est permanent.

Le Besoin en fonds de roulement

Le BFR est la différence entre l’actif d’exploitation et le passif d’exploitation. Il


représente le besoin de financement nécessaire pour que le cycle d’exploitation se déroule
normalement.

L’actif d’exploitation se compose des stocks, du poste clients, des effets escomptés, ainsi
que des autres créances. Le passif d’exploitation se répartit en fournisseurs et effets à payer et
dettes non financières.

Le BFR se définit, comme suit :

BFR = (stocks et créances) - dettes

BFR = FR : trésorerie nulle

BFR > FR : trésorerie négative


BFR < FR : trésorerie positive

La Trésorerie

La trésorerie n’est en fait que la composante d’ajustement entre le FR et BFR. Une


utilisation importante de concours à court terme est le signe soit de besoins ponctuels ou liés à
une saisonnalité, soit une insuffisance manifeste du fond de roulement

La trésorerie se définie comme suit :

TRES = valeurs mobilières de placement + disponible – dettes financières à moins d’un an

Si la trésorerie est fortement négative, c’est alors un besoin de trésorerie. Son origine est
un dérapage du besoin en fonds de roulement lié au stock, au poste clients ou à une réduction
du poste fournisseurs.

Après avoir fait une analyse du bilan qui est la description d’une situation figée, nous
allons analyser le compte de résultat qui retrace l’activité et recouvre de ce fait une notion de
dynamisme.

II 1 1 2 Analyse du compte de résultat

L’étape liminaire indispensable à la banque est de bien appréhender la nature exacte et


complète de l’activité afin de mener une étude cohérente, non biaisée et en tirer une
conclusion valable.

Le compte de résultat fait apparaitre les produits et les charges, distingués selon qu’ils
concernent les opérations d’exploitation attachées aux activités ordinaires, les opérations
financières et les opérations hors activité ordinaire.

L’analyse du compte de résultat fait ressortir des agrégats importants pris en compte par la
banque dans l’étude du crédit :

La marge brute
Cette marge est significative car il y a une relation étroite sous la forme de
proportionnalité entre les deux termes de l’équation qui la constitue. L’évolution de cette
marge est instructive de la capacité de l’entreprise, dans le temps, à maitriser ses prix de
vente, en fonction de l’agressivité du marché, de sa politique commerciale, mais aussi de ses
achats. D’autre part, elle met en évidence le poids des rabais, remises et ristournes obtenus ou
accordés.

Elle se définie par :

MB = ventes + variation de stock – (achat + variation de stock – rabais retenus)

La valeur ajoutée (VA)

C’est la contribution de l’entreprise à la création de richesse. Cette grandeur exprime


l’accroissement de valeur générée par l’activité de l’entreprise.

La valeur ajoutée (VA) couvre la rémunération des différents acteurs liés à la raison d’être
de la société : le service fourni par les tiers, le travail, les apporteurs de capitaux (financiers et
actionnaires) et l’état.

Elle se définit par :

VA = Somme des achats – somme des ventes et services extérieurs (location, transport, …etc)

L’Excédent Brut d’exploitation

C’est l’une des notions clé, car elle exprime la capacité de l’entreprise à dégager une
marge suffisante pour sa pérennité. Cette marge économique est le résultat dégagé par les
opérateurs d’exploitation en faisant abstraction de la politique de financement, qui est un
choix stratégique du dirigeant indépendant du mode de fonctionnement de l’entreprise.

Elle se définit par :

EBE = VA – charges de personnel


Le Résultat d’Exploitation

Il mesure la performance industrielle et commerciale de l’entreprise indépendamment de


sa politique financière. Il s’obtient à partir de l’EBE augmenté des reprises de provisions et
des transferts de charges et en soustrayant les dotations aux amortissements et aux provisions
d’exploitation.

RE = EBE + Reprises de provisions + Transferts de charges - dotations aux amortissements


et provisions.

Le Résultat Financier

Il renseigne sur la politique de financement de l’entreprise. Il n’a aucun lien avec les
autres agrégats précédents. Il correspond à la différence entre les produits de l’activité
financière et des charges correspondantes.

RF = Produits financiers – Charges financières

Le Résultat des Activités Ordinaires

Il constitue un agrégat utile dans l’analyse des performances de l’entreprise. Il permet de


déterminer :

 Le taux de profitabilité de l’entreprise : RAO\ CA


 Le taux de rentabilité des capitaux propres : RAO\CP

RAO = RE + RF

Le Résultat Hors Activité Ordinaires (RHAO)

Il permet d’analyser les changements de structure et de stratégie de l’entreprise. Il est


déterminé de façon a mesurer son impact sur le résultat de l’exercice.
RHAO = Produits HAO – Charges HAO sauf impôt sur le résultat et participation des
travailleurs

Le Résultat Net

C’est le dernier résultat. Il est obtenu en reprenant le RAO majoré (ou minoré) du RHAO
diminuée de la participation des travailleurs et de l’impôt sur le résultat.

RN = RAO + ou – RHAO – Participation des travailleurs – impôt sur le résultat

A coté de ces soldes ou agrégats de gestion prés cités, nous avons quatre autres agrégats
financiers mais non apparents dans le compte de résultat et qui apparaissent dans la TAFIRE.
Ils contribuent à la performance financière.

Il s’agit de la capacité d’autofinancement, de l’autofinancement, de la variation du besoin


de financement d’exploitation, et de l’excédent de trésorerie d’exploitation.

La Capacité d’autofinancement

Elle permet de mesurer la performance du gestionnaire et la capacité de développement de


l’entreprise.

Méthode de calcul 1 : Résultat net

+ Dotations aux amortissements et provisions

-Reprises sur amortissements et provisions

+ Moins values de cession d’actif

-Plus values de cession d’actif

Méthode de calcul 2 : Excédent brut d’exploitation

+ Autres produits - Autres charges (d’exploitation)


+ Produits financiers - Charges financières

+ Produits exceptionnels - Charges exceptionnelles

- Participation des salariés aux fruits de l’expansion

- Impôts sur les bénéfices

L’Autofinancement

L’autofinancement permet le remboursement des dettes à long terme et de financer les


nouveaux investissements c’est la raison pour laquelle les bénéfices distribués sont déduits car
l’entreprise ne peut plus en disposer.

Autofinancement = capacité d’autofinancement – bénéfices distribués

La variation du besoin de financement d’exploitation (BFE)

Le BFE est composé, algébriquement de l’ensemble : Stocks, créances de l’actif circulant,


dettes du passif circulant à l’exclusion des éléments HAO s’ils sont significatifs :

La variation se traduit par :

- Un « emploi » (augmentation du besoin) ;


- Ou une « ressource » (diminution du besoin).

Par conséquent la variation du BFE est égale à :

Variation du BFE = variation des stocks + variation des créances + variation des dettes

L’excédent de trésorerie d’exploitation (ETE)


C’est un indicateur important de gestion financière car une CAF confortable ne signifie
pas une excellente trésorerie d’exploitation.

L’ETE est ainsi calculée :

ETE = EBE – Variation du BFE – production immobilisée

En plus de l’analyse des états financiers, l’analyse de certains ratios est importante pour
le banquier. Cela va lui permettre d’avoir une opinion plus précise de l’entreprise demandeuse
de crédit. L’analyse portera sur les ratios de structure financière, les ratios d’activité ou de
gestion et les ratios de rentabilité de l’entreprise.

II 1 1 3 L’analyse des ratios

Un ratio est le rapport entre deux grandeurs.

Les Ratios de structure

Par structure on entend la disposition et l’importance des postes de ressources de


l’entreprise c'est-à-dire donc le passif et la trésorerie actif.

 Ratios d’endettement : pour analyser la capacité d’endettement ou l’autonomie, les


ratios suivants sont préférés :

DML/K* Propres < 1 ou K*Propres/DLMT > 1

Ces nouveaux de résultat souhaité expriment la volonté de toute entreprise à garder le


contrôle de son unité. Pour cela, les capitaux propres doivent l’emporter sur les emprunts ou
sur le total des capitaux permanents comme les ratios suivants :

DLMT/Capitaux permanents < 50% ou K*Propres/Capitaux permanents > 50%

Ce sont les ratios d’autonomie financière ou d’indépendance. Il est souhaitable que les
résultats des ratios soient largement au dessus de la moyenne. En même temps, on les appelle
ratio d’endettement car ils donnent la mesure de la capacité de l’entreprise à s’endetter.

 Ratios d’équilibre financier et de trésorerie :

Les ratios d’équilibre financier : ce sont des ratios relatifs au FR et au BFR


K*Permanents/immob.Nettes >= 1 ou Actif à court terme/Passif court terme >= 1

Supérieur strictement à 1, il existe un FR positif. Supérieur mais proche de 1, le ratio


dénote une faiblesse des réserves du FR. L’évolution de ce ratio dans le temps est souhaitable
pour comparer les dispositions financières d’années en années des entreprises du même
secteur.

Les ratios de trésorerie : par trésorerie on entend la capacité de l’entreprise à faire face à ses
engagements financiers c'est-à-dire sa capacité à payer ses dettes exigibles à court terme.

La mesure des possibilités de paiement de l’entreprise peut se faire à trois niveaux : on les
appelle les ratios de liquidité.

 Liquidité générale (trésorerie générale)

Valeur Exploitation + Valeur Réalisable + Valeur Disponible/DCT = 1 ou > 1

Ce ratio exprime à 1 la capacité de l’entreprise à régler ses dettes à court terme avec
l’ensemble de ses actifs à court terme. > à 1 il donne à l’entreprise une marge de sécurité
autrement dit un Fr. C’est pourquoi il est généralement strictement > à 1. Cependant, puisque
la transformation des stocks en monnaie n’est pas toujours facile on préfère le ratio réduit
suivant :

 Liquidité réduite (TR)

Valeur Réalisable + Valeur Disponible / DCT = 1

Son résultat tourne autour de 1 en général et peut se situer même à 0,8 c'est-à-dire < à 1.
Ce ratio a tout de même l’inconvénient de contenir les créances douteuses et irrévocables.

 Liquidité immédiate

Disponibilités / DCT = 1

C’est le ratio le plus fin pour analyser la solvabilité de l’entreprise à court terme très
largement < à 1 il décrit une faillite de l’entreprise qu’on appelle cessation de paiement.
Les Ratios d’activité ou de gestion

Etablis par rapport au C.A ces ratios déterminent la rotation c'est-à-dire le temps de séjour
de certaines postes du bilan. Mieux, il donne de façon précise les prévisions du BFR et de la
trésorerie.

La rotation des stocks : C’est le temps de renouvellement ou le nombre de fois par an que le
stock est modifié. Suivant les types d’entreprise les cas sont différents :

 Les entreprises commerciales :

Durée Rotation = (stocks moyen / coût d’achat marchandises vendues) 360

 Les entreprises industrielles :

Durée Rotation des mat. Pr = (SM matières premières / cout d’achat Mat.Cons) 360

Durée Rotation des PR. Finis = (SM PF / cout de P° Pdts vendus) 360

Rotation des crédits clients : elle indique la durée des créances que l’entreprise accorde au
client environ de 45 jours ; elle doit être inférieure largement au crédit consenti par les
fournisseurs pour permettre un encaissement avant un décaissement.

Durée crédit client = (Clients et comptes rattachés / CA TTC par an) 360

Ce ratio est influencé par plusieurs facteurs : la taille des clients, les conditions du marché,
la nature des produits, l’inflation, etc. Ainsi, les valeurs de ces ratios doivent être interprétées
minutieusement.

Rotation des crédits fournisseurs : elle donne le délai règlement des fournisseurs. Le non
respect du délai de règlement est un indicateur d’insolvabilité qui peut déboucher sur la
cessation de paiement.

De même, un délai exagéré peut être un indicateur de difficultés de trésorerie car


généralement la durée du crédit tourne autour de 80 jours.

Durée Crédit fournisseur = (Fournisseurs et comptes rattachés / Achat TTC) 360

Les Ratios de Rentabilité


Il existe plusieurs niveaux de rendements : rendements commercial, économique,
financier. Mais tous ces niveaux ne sont que la conséquence des politiques adoptées par
l’entreprise.

La rentabilité commerciale : elle peut être analysée de façon globale avec le résultat net ou de
façon plus élaborée avec les marges :

 Entreprises commerciales :

RC = (MB/marchandises) / C.A HT ou RC = Résultat NET / C.A HT

 Entreprises industrielles :

RC = (M/CV des ventes) / (P° et service vendus)

La rentabilité économique : C’est la rentabilité des actifs de l’entreprise. On peut utiliser deux
types de ratios suivant l’objectif de l’analyse.

R/E = Résultat Net / Actif Total ou EBE / Actif Total

La rentabilité financière : Les ratios utilisés mesurent le rendement des investissements c’est à
dire les apports des associés ou les dettes à long et moyen terme. Suivant les données de base,
les ratios suivants peuvent être utilisés :

RF = RN / K*Propres ou RN / K*Permanents

La décomposition du premier ratio permet de voir que la rentabilité financière est fonction
à la fois de la rentabilité économique et de l’endettement générale. Ce dernier est d’ailleurs
une variable d’importance de l’effet de levier.
II 1 2 Les critères économiques et stratégiques

L’entreprise est une réalité. Elle comprend :

- Des bâtiments, des machines : ce sont ses moyens de production (ou capital
technique) ;
- Des personnes qui y travaillent : ce sont les salariés (capital humain).

Elle combine des facteurs de production pour produire des biens ou des services
destinés à la vente. Elle apparait comme un ensemble de moyens techniques et humains,
coordonnés, organisés dans ce but. L’entreprise recherche la combinaison des facteurs de
production qui lui permettre d’obtenir la plus grande valeur ajoutée possible. Elle crée de
la richesse et ce surplus est réintégré dans le circuit économique. Le produit de la vente
permet à l’entreprise de payer :

- Les facteurs de production utilisés dus aux fournisseurs ;


- Les salaires et avantages sociaux dus au personnel, versés en contre partie de leur
participation à la production ;
- Les cotisations sociales et les impôts dus à la sécurité sociale et à l’état versés en
contrepartie d’une protection sociale ou de services non marchands ;
- Intérêts dus aux prêteurs.

Ainsi en plus des indicateurs financiers utilisés par la banque pour étudier la situation de
l’entreprise, nous notons d’autres indicateurs qui sont d’ordre économique et stratégique. Ces
indicateurs sont analysés afin de parvenir à un jugement d’ensemble de l’entreprise
demandeuse de crédit.
Parmi ces indicateurs nous notons ceux liés à la nature de l’activité, à la position
concurrentielle, à la capacité d’innovation.

Nature de l'activité

Nous avons retenu :

- Dynamique du marché : elle permet de savoir l’évolution du marché de l’entreprise.


Certains marché sont saturés ou saturent progressivement, les consommateurs
changent et deviennent de plus en plus exigent.
- Etendue géographique du marché : elle indique sur la dimension du marché de
l’entreprise qui peut être national ou international.
- Modernité de la technologie employée : les évolutions de la demande devenus plus
exigeante et plus versatile, et la concurrence sans cesse croissante obligent l’entreprise
à s’adapter au niveau technique pour assurer sa pérennité.
- Degré de qualification de la main d'œuvre : l’entreprise est un groupement humain,
rassemblant des hommes et des femmes aux compétences diverses. La qualification de
la main d’œuvre est très importante pour l’atteinte des objectifs de performance de
l’entreprise.
- Capacité de création d'emplois de l'activité : l’activité de l’entreprise devrait permettre
la création d’emploi nécessaire pour sa participation au développement économique et
social.

Position concurrentielle

Les entreprises se font concurrence non seulement sur le marché des biens et services
mais aussi sur les autres marchés. Ainsi il est souvent nécessaire pour la banque de
savoir concernant l’entreprise:

- Sa Part de marché c'est-à-dire le pourcentage du marché détenu par l’entreprise, de


savoir si elle est leader ou non ;
- Son Degré de dépendance par rapport aux clients c'est-à-dire si elle dépend par
exemple d’un seul client ou non ;
- Son Degré de dépendance par rapport aux fournisseurs qui permet de mesurer la
dépendance de l’entreprise vis-à-vis de ses fournisseurs ;
- La Filiale d'un groupe : pour la banque il est très important de connaitre le groupe
auquel appartient l’entreprise.

Capacité d'innovation

- Fréquence de lancement de nouveaux produits : face à la concurrence les entreprises


sont amenées à créer de nouveaux produits chaque année ou selon une fréquence
déterminer.
- Implantation sur de nouveaux marchés :
- Capacité à intégrer de nouvelles technologies :

II 1 3 Les critères psychosociologiques

Après avoir déterminé les outils financiers et les outils économique et stratégique. Il est aussi
nécessaire pour la banque d’être informer sur l’organisation sociale de l’entreprise à travers des
indicateurs, ce qui est nécessaire dans l’étude du dossier de crédit. Ainsi nous avons retenu comme
indicateurs psychosociologique ceux liés à la stabilité sociale de l’entreprise et à la personnalité du
management.

Stabilité sociale de l'entreprise

Le climat social d’une entreprise est très important pour les perspectives d’avenir de
l’entreprise. Il peut se dégrader pour plusieurs raisons (revendications salariales, dégradation
des conditions de travail, etc.…). Les conflits collectifs peuvent revêtir des formes variées
allant de la simple revendication à la grève générale. Les responsables des ressources
humaines ont aujourd’hui un rôle important dans la prévision des conflits, grâce notamment à
des mécanismes de concertation. Ils doivent aussi parvenir à anticiper l’évolution des
effectifs, sous peine de se heurter à des difficultés liées par exemple à des pénuries de
personnel ou des sureffectifs.
Nous retenons de ce fait deux indicateurs importants :

- L’évolution des effectifs,


- Les mouvements de personnel (grève, incidents).

Personnalité du dirigeant

La moralité et l’esprit d’entreprise des dirigeants de l’entreprise est très important pour
mieux appréhender l’entreprise qui fait l’objet d’une étude. Ainsi, nous avons retenu ces
indicateurs qui suivent :

- Implication dans la vie économique régionale 


- Fréquence d'évocation de l'entreprise dans la presse 
- Participations aux salons et aux foires 
- Présence au sein des syndicats et groupements professionnels 
- Niveau de formation 
- Capacité de gestion et d'organisation 
Chapitre 3 : Le processus d’octroi de crédit de la CBAO

Après avoir soumis une demande de crédit à une banque, l’entreprise est obligée d’attendre la
décision de la banque par rapport à l’octroi ou non du crédit demandé. Au niveau de la CBAO
et de toutes les banques, il existe une structure chargée de la prise de décision. Elle s’appelle
le comité de crédit. Ce comité de crédit est aidé dans son rôle de décideur par d’autres
départements de la banque. Au niveau de la CBAO, il s’agit des gestionnaires de compte et du
département risque qui permettent au comité de prendre une décision dans l’intérêt de la
banque et du Client.

Nous allons voire successivement au niveau de la CBAO l’étude du dossier de crédit et le


comité de crédit chargé de la prise de décision.

III 1 L’étude de dossier de crédit

L’étude du dossier d’une entreprise est l’objet du gestionnaire de compte et du département de


risque qui sont un contre poids et permettent d’éviter des dérives et de donner un avis
technique.
La CBAO compte un ensemble de gestionnaires de comptes qui sont au niveau de la direction
de la clientèle entreprise (DCE), de la direction de la clientèle institutionnelles et privée
(DCPI). Aussi les chefs d’agences de la direction du réseau (DR), jouent ce rôle
d’intermédiaire entre la banque et les différentes entreprises car ils sont en relation
permanente avec celle-ci.

Au niveau de la CBAO, les gestionnaires de comptes suivent le processus qui suit :

 L’entreprise qui demande un crédit se rapproche de son gestionnaire de compte qui


confectionne un dossier ;
 L’entreprise dépose ses états financiers et annexes au niveau du gestionnaire pour les
trois dernières années d’activités. C’est sur cette base que le gestionnaire de compte
fera une étude de la situation financière de l’entreprise.
 Le gestionnaire va ensuite faire une présentation de l’entreprise dans son ensemble. Il
fera aussi une présentation en fonction des engagements de l’entreprise au niveau de la
banque et des garanties détenues et nouvelles proposées. Une présentation de son
actionnariat et de ses dirigeants sera faite.
 A travers les états financiers de l’entreprise, la banque va grâce au gestionnaire
déterminer la valeur réelle de l’entreprise. Ceci étant possible avec une étude des
soldes intermédiaires de gestion et des ratios de gestion.
 Le gestionnaire procède à la cotation de l’entreprise, qui permet d’apprécier la qualité
du risque client.

Au niveau de la CBAO, une grille de cotation a été élaborée et validée par un comité de
cotation. Quatre éléments sont retenus pour coter un client :

 La situation financière ;
 La couverture du risque ;
 La tenue des comptes ;
 La qualité du management.

La cote des clients varie entre la lettre A et la lettre F. Elle se matérialise par une fiche de
cotation. Il y a donc cinq cotes différentes :

 A très bon risque ou excellent ;


 B bon risque ;
 C risque satisfaisant ;
 D risque moyen ;
 E risque sensible ou peu satisfaisant ;
 F risque restrictif ou pas du tout satisfaisant.

Ce système de notation permet à la CBAO de faire une analyse détaillée du client : son
autonomie financière, sa capacité de remboursement, sa rentabilité et sa liquidité générale.

Dans l’étude de dossier de crédit, le département risque de la banque joue également un


rôle important. Il permet d’améliorer le portefeuille de la banque et formule un avis sur les
dossiers dont les encours minima sont de 100 millions de F CFA.

Ainsi après avoir reçu le dossier du client du gestionnaire de compte, le responsable du


département de risque fait une autre étude du client. Il va vérifier et prouver les documents
détenus et nouvelles au niveau du département des engagements. Ce département en
relation avec les avocats de la banque va vérifier la nature des engagements et leurs
positions pour couvrir les risques encourus. Une présentation du client sera faite par le
responsable du département de risque, qui va remplir la fiche de mise en place du
concours.

La reçue de la fiche de proposition de crédit, accompagnée de la fiche de cotation et de la


carte de mouvement, va permettre au département risque d’établir une fiche de risque sur
laquelle figure :

 Le nom du client ;
 L’activité de la société demandeuse de crédit ;
 La forme juridique de la société ;
 Les engagements actuels ;
 Les concours sollicités ;
 Le fonctionnement des comptes bancaires sur les trois dernières années d’activité :
le chiffre d’affaire, les mouvements annuels confiés, la moyenne mensuelle, les
mouvements confiés en pourcentage du chiffre d’affaire ;
 La nature du fonctionnement du compte ;
 Les garanties détenues et proposées ;
 Les commentaires et recommandations : analyse du client et de sa demande,
formulation d’un avis (favorable, défavorable, ou réservé).
III 2 Le comité de crédit

C’est l’instance de la banque chargée de la décision d’octroyer ou non le crédit demandé. Il


est constitué d’un ensemble de directeur et de chef de département qui se réunissent
périodiquement. Au niveau de la CBAO le comité de crédit se tient tous les vendredis et est
composé de :

 L’administrateur directeur général ;


 Le directeur général adjoint en charge de l’exploitation ;
 Le directeur de la clientèle entreprise ;
 Le directeur du réseau ;
 Le directeur de la clientèle privée et institutionnelle ;
 Le directeur juridique et fiscal qui fait office de secrétaire de séance ;
 Le chef du département risque ;
 Le contrôleur des engagements ;
 Les chargés de clientèle.

Au début de la séance, la présentation du client et de ses engagements est faite par le


gestionnaire du compte qui fera une analyse des états financiers du client afin de motiver sa
décision.

Le responsable du département risque va mettre en évidence les atouts et les failles du client à
travers l’analyse du gestionnaire de compte.

Ainsi les membres du comité vont poser des questions au gestionnaire de compte pour qu’il
apporte des éclaircissements sur certains points du dossier. Après des heures de discussion les
membres du comité vont donner leur avis sur la fiche de décision accompagné de leur
signature.
Pour certaines demandes la décision du comité n’est pas décisive. Pour les crédits allants de
50 à 100 millions, la décision finale appartient à l’administrateur directeur général et au dela
de 100 millions jusqu’à 500 millions, l’avis du comité de crédit est demandé mais la décision
revient au directeur général. De 500 millions à 1.5 milliards la décision appartient au
président du conseil d’administration qui va statuer pour donner un avis.

Enfin si la décision de crédit est favorable au client, une fiche de mise en place va être
remplie. Cette fiche comporte :

 Un rappel des concours actuels déjà accordés ;


 La présentation des garanties détenues et proposées pour le nouveau crédit ;
 Une présentation générale du client ;
 L’analyse financière de l’entreprise ;
 Les perspectives et le programme d’investissement ;
 L’opportunité du crédit pour la banque et les recommandations ;
 La décision du comité de crédit avec signature des différents membres du comité.
TROISIEME PARTIE : Cadre analytique

Chapitre 1 : Les critères de la CBAO

L’analyse globale des critères de décision de crédit nous a permis de mettre en évidence
les critères financiers, économiques et stratégiques, et psychosociologiques sur lesquels les
banques se réfèrent dans leurs décisions de crédit. Nous notons cependant que ces critères ont
un degré d’importance lors de la décision finale de crédit à une entreprise pour la CBAO.
Lorsque la CBAO accord un crédit, elle court le risque que son client ne soit pas en mesure de
respecter ses engagements. Suivant l’enjeu du crédit, elle doit prendre ses dispositions pour
minimiser les risques. Ainsi, au niveau de la CBAO et de toutes les banques, il existe des
situations financières, économiques et stratégiques, et psychosociologiques de l’entreprise qui
sont favorables ou défavorables à l’obtention du crédit demandé par celle ci.

I-1 Les critères financiers de la CBAO

Précédemment nous avons énuméré un ensemble d’agrégats financier qui font ressortir la
situation financière de l’entreprise. La CBAO a fixé des critères financiers qu’elle juge
importante dans sa décision finale de crédit.

Parmi les agrégats financiers que nous avons étudié, il ressort nettement au niveau de la
CBAO que l’évolution du chiffre d’affaire, l’évolution de la rentabilité et la structure
financière de l’entreprise sont plus déterminant, les autres agrégats ne sont pas très
significatifs pour elle :
 L’évolution positive du chiffre d’affaire de l’entreprise dans le temps est très
importante dans la mesure où elle permet à la banque d’être informer sur les ventes de
l’entreprise. Cette évolution positive peut réconforter la banque par rapport au risque
qu’elle encourt lorsqu’elle finance une entreprise.
 L’évolution de la rentabilité est aussi importante pour la banque car réaliser des
bénéfices chaque année ne signifie pas que l’entreprise est rentable. Donc une
entreprise devient plus intéressante pour la CBAO si sur une période de 3 ans une
croissance positive de la rentabilité est constatée.
 Aussi la structure financière de l’entreprise intéresse la banque. Un équilibre financier
de l’entreprise est indicatif pour la banque. Une entreprise peut connaitre une
évolution de son chiffre d’affaire et de sa rentabilité et ne pas avoir une bonne
structure financière.

D’autre part, un classement des ratios financiers est effectué au niveau de la CBAO et il
montre la domination pour la banque de ces ratios : l’autonomie financière, la capacité de
remboursement, la rentabilité globale et la liquidité générale. Les autres ratios n'occupent
qu'un rang éloigné dans la décision de crédit de la banque :

 L’autonomie financière 
Elle se définie par : Ress.Propres/total bilan
Les normes fixé par rapport à ce ratio est qu’il doit être >= 20%
 La capacité de rembourse
Elle se définie par : Dettes.fin/CAF
Les normes fixés par rapport à ce ratio est qu’il doit être <= 4 ans
 La rentabilité globale 
Elle se définit par : CAF/CA
Les normes fixés par rapport à ce ratio est qu’il doit être > 5%
 La liquidité globale 
Elle se définit par : Actif .cir/Passif.cir
Les normes fixés par rapport à ce ratio est qu’il doit être > 1

Cependant sur le plan financier nous avons noté au niveau de CBAO que les situations
suivantes peuvent pousser la banque d’être méfiante par rapport à son client ou même de
refuser le crédit demandé :

 Données financières peu fiables ;


 Absence d’états financiers ;
 Baisse de la rentabilité ;
 Pertes à caractère récurent ;
 Dégradation brutale de la structure financière de l’entreprise

I-2 Les critères économiques et stratégiques de la CBAO

Parmi les cinq indicateurs de l'activité, la dynamique du marché est celui qui se révèle
nettement le plus souvent cité en première position. On notera que la modernité de la
technologie et le degré de qualification de la main d'œuvre sont respectivement en deuxième
et troisième position. L'aptitude à la création d'emplois et l'étendue géographique du marché
ne comptent guère aux yeux des décideurs de la banque.

S'agissant de la position concurrentielle, la part de marché de l'entreprise est le critère cité en


première position par la CBAO. En deuxième position apparaît la dépendance de l'entreprise à
l'égard des clients. On peut en déduire que l'autonomie commerciale est un élément
prépondérant du diagnostic.

Enfin, la capacité d'innovation est surtout prise en compte à travers l'aptitude à intégrer de
nouvelles technologies plutôt que par l'intermédiaire du lancement de produits nouveaux ou
l'implantation sur de nouveaux marchés. On retrouve ici l'importance de la technologie.

Pour se qui concerne l’entreprise, sur le plan économique l’évolution du marché de celle-ci est
très important pour la CBAO. Ainsi, lorsque le marché de l’entreprise est saturé ou en déclin,
cela peut constituer pour la banque des indices sur l’avenir peut favorable de l’entreprise. La
banque peut donc considérer qu’elle court un risque de non respect des engagements pris par
l’entreprise.

I-3 Les critères psychosociologiques de la CBAO

La stabilité sociale de l'entreprise est d'abord appréciée en fonction des mouvements de


personnels (grèves, incidents...) plutôt que la création ou la suppression d'emplois. Du point
de vue de la CBAO, la paix sociale semble prépondérante. La personnalité des dirigeants,
facteur intrinsèque, est de manière très nette appréhendée par sa capacité de gestion et
d'organisation. Son niveau de formation est également considéré comme important et, dans
une moindre mesure, son implication dans la vie économique régionale. Les autres qualités,
facteurs extrinsèques, qui ont trait à sa notoriété sont plutôt accessoires.

Prenant en considération des critères psychosociologiques dans la décision de crédit, la


banque reconsidère l’entreprise dont ces critères ne sont pas favorables. Ceci malgré une
bonne situation financière de l’entreprise.

Nous pouvons citer les conditions de révision de la position de la CBAO:

 Une moralité douteuse du staff ;


 Un staff sous le cout d’une décision de justice ;
 Peu connaissance du secteur ou aucune connaissance ;
 Apparition de problèmes de gestion ;
 Incompétence avérée ;
 Une organisation interne déficiente ou même aucune organisation ;
 Engagements risquant ou irrémédiablement compromis en cas de disparition.

Cependant nous pouvons noter que la CBAO prend en considération d’autres facteurs
qui peuvent être favorable ou défavorable à l’entreprise dans la prise de décision de crédit que
sont la couverture du risque et la tenue des comptes.

La couverture du risque

Cette couverture du risque de crédit peut se faire grâce à des garanties qui peut être des
garanties réelles (hypothèque, nantissement, gage) ou des garanties personnelles
(cautionnement, aval).

Elle peut être favorable pour l’entreprise si elle est constitue par :

 Une garantie à première demande (liquide) : contre garantie bancaire, gage de fonds
bloqués, niveau de couverture du risque intégral ou nul (en cas de forte rentabilité) ;
 Hypothèque de premier ou de deuxième rang sur un site de haute qualité avec un
niveau de couverture > ou égal à 75% des engagements ;
 Hypothèque de premier rang ou deuxième rang sur un site assez bien valorisé, niveau
de couverture > ou égal à 75% des engagements ;
 Nantissement divers (marchés, matériels,…), cautions solidaires, aval avec un niveau
de couverture de 50% environ des engagements.
En outre elle peut être considérer comme défavorables au niveau de la CBAO, si elle est
constituée par :

 Une hypothèque de troisième et de quatrième rang avec un niveau de couverture


insuffisant < à 50% des engagements ;
 Nantissement des peines et soins avec un niveau de couverture faible voire nulle

La tenue des comptes

Pour les clients-entreprises qui ont des comptes au niveau de la banque la situation de
leurs comptes est importante pour la suite des relations entre la banque et l’entreprise.
L’entreprise doit ainsi veiller à de bonnes relations avec sa banque. Pour la CBAO il est très
important qu’il est :

 Une très forte ou conséquente hausse des mouvements confiés ;


 Pas d’incidents de paiements ;
 Utilisations à l’intérieur des autorisations ;
 Compte structurellement créditeur ;
 Ruptures créditrices fréquentes ;

Constituant une situation des relations actuelle de la banque et de l’entreprise. Au niveau de


CBAO, elle peut constitue un facteur discriminant pour l’obtention d’un crédit dans la mesure
où :

 Les mouvements confiés sont en baisse ou faible ;


 Apparition d’incidents de paiements répétitifs ;
 Apparition de dépassements sur autorisation systématiques ;
 Peu ou aucune rupture créditrice.
Chapitre 2 : Analyse des résultats et discussion

II-1 L’efficacité des critères de crédit de la CBAO

L’efficacité des critères de la CBAO réside dans la prise en compte des aspects financière de
l’entreprise et des autres aspects économique et stratégique et psychosociologique comme : la
qualité du management. Ceci lui permet de mieux cerner le risque que la banque est exposée
en octroyant un crédit à une entreprise.

Les critères financiers retenus permettent à la banque d’avoir une idée générale sur
l’entreprise et ses perspectives d’avenir.

II-2 Les limites des critères de la CBAO


Chapitre 3 : Les recommandations

Ce dernier chapitre est la phase la plus importante de notre étude. Nous allons en
considérations de tous les points que nous avons traités faire des recommandations. Ces
recommandations seront faites dans le cadre de l’amélioration des relations entre la banque et
l’entreprise. Pour se faire nous allons donner des recommandations qui vont à l’encontre des
entreprises et après à la banque pour un meilleur partenariat.

III 1 Les recommandations à l’entreprise

L’entreprise doit déployer une diligence certaine pour se protéger et ne pas être à la merci
des autres. Elle ne peut être passif. Le dirigeant de l’entreprise se doit aussi d’avoir ou de
rechercher un minimum d’information. Il ne peut être considéré comme quelqu’un de non
averti. Il est censé connaitre les usages de la banque. Il ne doit pas se reposer totalement sur
son interlocuteur. Il lui est indispensable d’avoir un regard critique, au bon sens du terme,
dans ses relations avec son correspondant.

Il est indispensable pour une entreprise qui veut améliorer ses relations avec son
partenaire privilégié (la banque), de toujours présenter ses prévisions de réalisation pour
l’exercice ou pour les exercices à venir. C’est pourquoi, nous allons voir les prévisions, le
montage des dossiers de financement pour terminer avec l’amélioration de la gestion de
trésorerie.

Les prévisions de l’entreprise

Une bonne prévision permet à l’entreprise de réfléchir et de se préparer à temps. Elle lui
donne la possibilité d’envisager plusieurs hypothèses, d’en simuler leur évolution selon
différents scénarios et de choisir la meilleure solution. La prévision permet d’adapter les
ressources aux besoins. C’est donc un programme d’action un planning de travail que
l’entreprise doit préparer et mettre en œuvre pour le réaliser. Il existe plusieurs niveaux de
prévisions financières dont l’entreprise doit tenir compte:
 Les prévisions d’investissement à long terme : c’est un plan qui prévoit, année par
année, les 3 à 5 prochaines années à venir. L’objectif c’est d’analyser de quelle façon
le programme d’investissement pourra être financé. Il faut entendre la notion
d’investissement dans son sens large, comme toute dépense susceptible de produire
ses fruits pendant plusieurs années.

 Le budget de trésorerie annuel : alors que le plan à long terme ne considérait que les
grandes opérations stratégiques dans ses masses importantes, le budget annuel de
trésorerie va entrer dans les détails opérationnels de l’activité courante et prendre en
compte les décalages dans le temps du cycle d’exploitation.

 Les prévisions de trésorerie à très court terme, dites « au jour le jour »

Le montage des dossiers de financement de l’entreprise

Face au Banquier, le client se doit de mettre tous les atouts de son côté pour mieux
négocier. En effet, pour obtenir de meilleures lignes de crédit et de meilleures conditions, il ne
faut pas marchander avec le banquier au coup par coup. La relation avec la banque n’est pas
une relation ponctuelle, c’est le résultat d’une stratégie que l’entreprise doit mettre en place
pendant plusieurs années. Pour cela, il y a un certain nombre de qualités à faire valoir :

 Donner une bonne image de l’entreprise par la qualité des clients et des fournisseurs,
de la dynamique commerciale, la qualité de notre gestion, l’information financière
viable que l’entreprise doit toujours mettre à sa disposition par la transparence des
faits et gestes.
 Montrer également que l’entreprise s’intéresse à l’avenir de la banque et qu’elle n’est
pas indifférente de ses performances. Ce qui permettra de tenir à jour les tableaux de
bord, de suivre la rentabilité de la banque.
 Mener, autant que possible, une large utilisation des services bancaires. Car les
banques ne sont plus seulement des organismes de distribution de crédits. On sait que
depuis quelques années, la gamme des services bancaires est élargie et la banque est
maintenant ouverte à tous les types de produits financiers. Le niveau même le plus
élevé du service bancaire à savoir l’ingénierie financière permet aux banques de
démarquer leur territoire au niveau des opérations d’acquisition de fusion ou de
cession d’actifs, des opérations d’accompagnement de la croissance des entreprises,
d’augmentation de capital ou des opérations d’optimisation des placements.

L’Amélioration de la gestion de trésorerie de l’entreprise

Améliorer la trésorerie, permet à l’entreprise d’avoir une idée claire des risques
encourus par l’entreprise. Toutefois en trésorerie, la gestion des risques relève du trésorier et
non du risque manager. Il est donc indispensable pour l’entreprise d’avoir un bon trésorier.
Ceci lui permettant de maitriser sa trésorerie.

III 2 Les recommandations à la Banque

Compte tenu de la place de la banque dans le circuit économique, du poids et de l’image


qu’elle véhicule, elle est tenue à un devoir de discernement.

La banque doit être vigilante car tout octroi de crédit implique un risque, celui de ne pas être
remboursé. Dans cette activité, la banque doit se soumettre à une obligation de moyen et non
de résultat. Elle doit estimer, au moment de l’octroi du concours, si la situation financière de
son client et les perspectives connues permettent le remboursement selon le plan envisagé.

Afin de ne pas provoquer une éventuelle mise en cause de sa responsabilité dans le processus
d’accord de crédit, la banque doit soumettre sa décision à plusieurs éléments :

 Elle ne doit pas induire en erreur les tiers en créant l’illusion d’une solvabilité de
l’entreprise. La banque est réputée disposer d’informations plus complètes et plus
sures que les autres acteurs. Aussi, le simple acte de prêt laisse transparaitre aux
partenaires même potentiels du bénéficiaire, l’image de la confiance accordée et d’une
certaine sécurité quant à la solidité financière. Le comportement de la banque vis-à-vis
de son client dans le soutien qu’il lui accorde, est un véritable gage pour les tiers
traitant avec l’entreprise. La banque doit savoir que cet élément est déterminant dans
la décision prise d’entamer ou de poursuivre des relations avec un fournisseur ou un
client.
 Le concours doit correspondre à l’objet de la demande. Il doit être adapté aux besoins
et aux perspectives de l’entreprise. La mise en place d’un financement insuffisant pour
assurer la totalité d’un programme engage l’entreprise dans une voie sans issue et la
condamne.
 Le crédit accordé par la banque doit bien entendu s’accorder aux capacités de
remboursement de l’entreprise.

Ainsi pour agir avec discernement, la banque doit s’informer avant toute décision. Il doit
rechercher les informations qui lui permettrons de se faire une opinion, d’argumenter sa
position et sa décision. Il est vrai que la banque est au centre d’un flux d’informations qu’elle
doit traiter. C’est une obligation de moyen.

Parallèlement, il doit informer son client. C’est une question de loyauté vis-à-vis de son
interlocuteur. Le devoir d’informer ne doit pas se confondre avec le devoir de conseiller. En
effet, conseiller implique une part active, voire l’incitation à aller dans une direction.

La responsabilité professionnelle du banquier distributeur de crédit est plus souvent


engagée depuis des années. L’octroi de nouveaux comme le maintien de concours antérieurs
peuvent donc lui être reprochés. D’où sa prudence accrue.

Conclusion
Nous avons réalisé cette étude sur les crédits bancaires en prenant le cas de la CBAO. La
CBAO fait partie du top cinq des banques leader au Sénégal. Cette étude va permettre aux
entreprises partenaires avec la CBAO de revoir leur position afin d’améliorer leur relation
avec la banque. Aussi, elle va permettre une meilleure connaissance et une prise en
considération des critères prédéfinis par la CBAO et les autres banques.
Au terme de notre analyse nous pouvons donc dire que les relations entre la banque et
l’entreprise ont pour fondement les contacts personnels, la maitrise par l’entreprise de sa
gestion qui est la source de toute action, sa crédibilité c'est-à-dire que les actes et les résultats
doivent répondre aux engagements, et enfin l’anticipation pour mettre en place une solution
viable.
La banque ne doit pas être considérée comme un mal nécessaire par les entreprises et les
autres agents de l’économie, mais comme un partenaire. Son expérience est utile. Un refus de
sa part sur une demande de crédit nécessite une analyse des raisons qui ont amené cette
position.
La notion de risque est liée au vécu, à la personnalité du décideur, à l’historique de
l’établissement de crédit. Une réponse défavorable peut être salutaire pour l’entreprise en
révélant une faiblesse mal appréhendée. Elle évite à l’entreprise de s’engager dans un
investissement estimé périlleux ou de poursuivre une évolution dangereuse. Une nouvelle
réflexion permet une remise en cause de sa stratégie ou parfois de reconsidérer le dossier
différemment. Dans cette optique, la banque est un garde fou et permet grâce aux critères
financier, économique et stratégique et psychosociologique prédéfinis de donner un jugement
sur l’entreprise ou le client demandeur. Il a alors joué son rôle.
Un climat de confiance, une bonne coopération entre la banque et l’entreprise est l’un des
gages de la réussite des relations. Une réelle complicité excluant la complaisance permet un
accompagnement et d’accepter ponctuellement un risque important. Ce sera le cas lors d’une
phase de croissance forte, du rachat d’une affaire, l’obtention d’un gros contrat. Ce passage à
une taille supérieure et son adoption se font en bonne intelligence. La banque épaulera lors de
situations délicates, rassurant le dirigeant de l’entreprise en apportant le financement
approprié. Une vigilance accrue en sera la contrepartie, avec l’exigence d’une information
fiable et d’un suivi régulier de l’évolution.
L’essentiel n’est il pas en définitive pour la banque et entreprise une progression réussie dans
de bonnes conditions ?

BIBLIOGRAPHIE

 Réussir avec son Banquier

Michel APPERT, Editions CARNOT, 2001


 Principes de techniques bancaires
Luc BERNET ROLLANDE, Editions DUNOD, 2004

 Analyse et gestion du risque bancaire


GREUNING HENNIE VAN, Editions ESKA, 2004

 L’Encyclopédie de la Gestion et du Management :


Sous la direction de Robert le DUFF, éditions DALLOZ.

 Rapport d’étude sur le thème « les nouveaux critères d’octroi de crédit »


de Jean-Charles Mathé, Professeur de Sciences de Gestion, Université de
Limoges et Alain Rivet, Maître de Conférences en Sciences de Gestion,
Université de Limoges - I.U.T.

 Rapport d’activité de la CBAO de 2000 à 2007

 Mémoire de CHEIKHNA KONATE sur : l’analyse de la gestion de risque


de crédit aux entreprise à la CBAO. Soutenu au Supdeco Dakar

QUESTIONNAIRE AGENT DE CBAO

I Identification de l’agent
Nom :

Prénom :

Age :
Sexe :

Profession dans la banque :

II Connaissance des crédits bancaires aux entreprises de la CBAO

La CBAO donne-t-elle des crédits aux entreprises?

OUI NON

Quels sont les crédits octroyés par la CBAO ?

Des crédits d’investissement

Des crédits d’exploitation

Des crédits au commerce extérieur

Si d’autres précisez

Pour chaque type de crédit quels sont les plus fréquents ?

 Pour les crédits d’investissement :

Les crédits à long terme

Les crédits à moyen terme

Le crédit bail

Les prêts participatifs

Si d’autres précisez………………………………………………………………………………………………………………

 Pour les crédits d’exploitation

Les crédits par caisse

L’escompte

Le financement des stocks

Les crédits par signature


Si d’autres précisez…………………………………………………………………………………………………………………

 Pour les crédits au commerce extérieur

Le Crédit documentaire

Si d’autres précisez…………………………………………………………………………………………………………………

Quels sont les critères retenus dans la décision de crédit ?

Les critères financiers

Les critères économique et stratégique

Les critères psychosociologiques

III Avis personnels


Parmi les critères financiers que vous connaissez, quels sont les plus déterminants dans la
décision de crédit ?

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………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Parmi les critères économique et stratégique que vous connaissez, quels sont les plus
déterminants dans la décision de crédit ?

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Parmi les critères psychosociologiques que vous connaissez, quels sont les plus déterminants
dans la décision de crédit ?

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Entre ces trois familles de critère quel classement de ces critères pouvez-vous donner par
degré d’importance dans la décision de crédit ?

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