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Cours : Equations différentielles  4ème année sc

I-Equations différentielles du type : y’ = a.y où a  IR

Définition :
Une équation de la forme y’ = a.y , où l’inconnue y est une fonction et a est un réel est appelée équation
différentielle linéaire du premier ordre à coefficient constant
Résoudre dans IR une équation de la forme : y’ = a.y ,c’est trouver toutes les fonctions dérivables sur IR
qui vérifie : y’ = a.y
Ces fonctions sont appelées solutions sur IR de l’équation : y’ = a.y

Théorème
Soit a un réel
L’ensemble des solutions de l’équation différentielle : y’ = a.y est l’ensemble des fonctions définies sur IR
par f : x  k.eax , où k est un réel quelconque

Application : Exercice 1 page 176

a-/ y’ + 3y = 0 signifie y’ = -3y


signifie que f(x) = k.e -3x , où k IR
Conclusion
Les solutions de l’équation y’ + 3y = 0 sont les fonctions définies sur IR de la forme f : x  k.e-3x ,
où k IR

b-/ y’ + 2 y = 0 signifie y’ = - 2 y
signifie que f(x) = k. e 2.x
, où k IR
Conclusion
Les solutions de l’équation y’ + 2 y = 0 sont les fonctions définies sur IR ,de la forme f : x  k. e 2.x
,
où k IR
1
c-/ -5.y’ + y = 0 signifie y’ = .y
5
1
.x
signifie que f(x) = k. e 5 , où k IR
Conclusion
1
.x
Les solutions de l’équation : -5y’ + y = 0 sont les fonctions définies sur IR ,de la forme f : x  k. e 5 , où
k IR

Théorème
Soit a un réel non nul
Pour tous réel x0 et y0 , l’équation : y’ = a.y admet une unique solution qui prend la valeur y0 en x0 .
C’est la fonction définie sur IR par f : x  y0. ea.( x  x0 )

Application : Exercice 2 page 176


y 1
a-/ y’ -  0 et y(-1) = e signifie que y’ = y et y( -1) = e
2 2

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1
Dans ce cas , on a : a = , x0 = - 1 et y0 = e par suite cette équation admet une solution unique définie
2
1 1 1 1 3
( x  ( 1)) ( x 1) ( x 1) 1 .x 
sur IR par : f(x) = e. e 2 =e. e 2 = e2 = e2 2

1
b-/ -3y’ – y = 0 et y( ln8) = 1 signifie que y ‘ = - y et y( ln8) =1
3
1
Dans ce cas , on a : a =  , x0 = ln8 et y0 = 1 par suite cette équation admet une solution unique
3
1 1 1 1 1 1 1 1 1
 ( x  ln 8)  x  ln 8  x  ln 2 3  x  ln 2  x  x  x
3 3 3 3 3 3 3 ln 2 3 3
définie sur IR par : f(x) = 1. e =e =e =e =e .e =e .2 =2 e
c-/ y’ –2 y = 0 et y(0) = 1 signifie que y ‘ = 2.y et y( 0) =1

Dans ce cas , on a : a =2 , x0 = 0 et y0 = 1 par suite cette équation admet une solution unique définie sur
IR par : f(x) = 1. e2( x 0) = e2x

II-Equations différentielles du type : y’ = a.y +b où a  IR* et b  IR


Théorème
Soit a et b deux réels tels que a  0
*L’ensemble des solutions de l’équation différentielle y’ = a.y + b est l’ensemble des fonctions définies
b
sur IR par f : x  k. e a. x - où k est un réel quelconque
a
 b b
*Pour tous réels x0 et y0 la fonction f : x   y0  .ea.( x  x0 )  est l’unique solution de l’équation :
 a a
y’ = ay + b telle que f( x0) = y0

Application : Exercice 3 page 176

1-a/ y’ – 2y + 1 = 0 signifie que y’ = 2y – 1


Dans ce cas a = 2 et b = - 1 par suite les solutions de cette équation sont les fonctions définies sur IR
1 1
par : f(x) = k.e2x - où k  IR , donc f(x) = k.e2x + où k  IR
2 2
b/ y’ –  .y + 3 = 0 signifie que y’ = .y – 3
Dans ce cas a =  et b = - 3 par suite les solutions de cette équation sont les fonctions définies sur IR
3 3
par : f(x) = k.e.x - où k  IR , donc f(x) = k.e.x + où k  IR
 
5 1
c/ -2y’ +5.y - 1 = 0 signifie que y’ = .y –
2 2
5 1
Dans ce cas a = et b = - par suite les solutions de cette équation sont les fonctions définies sur IR
2 2
1
5  5
.x
2 .x 1
2
par : f(x) = k. e - où k  IR , donc f(x) = k. e 2 + où k  IR
5 5
2
2-a-/ y’ – y – 1 = 0 et y( 2 ) =0 signifie que y’ = y + 1 et y( 2) = 0

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Dans ce cas a = 1 et b = 1 et x0 = 2 et y0 = 0 par suite cette équation admet une solution unique définie
1 1
sur IR par f(x) = ( 0 + ).e1.( x-2) - , par suite f(x) = e(x -2) – 1
1 1
1 3
b-/ 2y’ – y – 3 = 0 et y( 0) = 3 signifie que y’ = y + et y( 0) = 3
2 2
1 3
Dans ce cas a = et b = et x0 = 0 et y0 = 3 par suite cette équation admet une solution unique
2 2
3 3
1 1
( x  0) x
définie sur IR par f(x) = ( 3 + 2 ). e 2 - 2 , par suite f(x) =6 e 2 – 3
1 1
2 2
3 3
c-/ y’ +3 y + = 0 et y( -1 ) = 0 signifie que y’ = -3 y - et y( -1) = 0
4 4
3
Dans ce cas a = -3 et b = - et x0 = -1 et y0 = 0 par suite cette équation admet une solution unique
4
3 3
 
1 1
définie sur IR par f(x) = ( 0 + 4 ). e3( x ( 1)) - 4 , par suite f(x) = e3( x 1) +
3 3 4 4
Exercice :11 page 117
Soit l’équation ( E) :y’ + 2 y = x²
1-Résolution de l’équation ( E0) : y’ + 2y = 0
Réponse :
y’ + 2y = 0 signifie que y’= - 2y par suite les solutions de l’équation ( E0) sont les fonctions définies sur
IR par f(x) = k.e -2x où k  IR
2-Détermination d’un trinôme de second degré qui vérifie ( E)
Réponse
Soit g un trinôme de second degré qui vérifie ( E)
Donc g(x) = a.x² + b.x + c avec a IR* , b et c  IR et puisque g vérifie ( E) donc on a g’(x) + 2.g(x) = x²
On aura donc : 2ax +b +2(ax²+bx +c) = x²
signifie que : 2ax + b +2ax²+2bx+2c = x²
signifie que : 2ax² + 2ax + 2bx + 2c = x²
signifie que : 2ax² + (2a + 2b) x +b+ 2c = x²
 1
 1  a2
 2a  1  a2 
  1
Par identification on a : 2a  2b  0 signifie que 1  2b  0 signifie que b  
 b  2c  0 c   1 b  2
   c 1
 2
 4
1 1 1
Par suite g(x) = x²  x 
2 2 4
3-Montrer que f est solution de si et seulement si ( f- g) est une solution de ( E0 )
Réponse
f est solution de ( E) signifie que f ’( x) + 2.f(x) = x²

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signifie que f’(x) + 2f(x) = g’(x)+ 2.g(x) ( car g est solution de ( E) donc
g’(x)+2g(x) = x² )
signifie que : f ‘(x) + 2f(x) – g’(x) – 2g(x) = 0
signifie que : f’(x) – g’(x) +2f(x) – 2g(x) = 0
signifie que : ( f – g)’(x) + 2( f – g)(x) = 0
signifie que ( f – g ) est solution de ( E 0)

4-Déduire les solutions de l’équation différentielle ( E)


Réponse
D’après ce qui précède f est solution de ( E) si et seulement si ( f- g) est solution de ( E0 )
signifie que ( f – g)(x) = k.e -2x , où k  IR
signifie que f(x) – g(x) = k.e -2x , où k  IR
signifie que f(x) = g(x) + k.e -2x , où k  IR
1 1 1
signifie que f(x) = x ²  x  + k.e -2x , où k  IR
2 2 4
Conclusion
1 1 1
Les solutions ( E) sont les fonctions définies sur IR par f(x) = x ²  x  + k.e -2x , où k  IR
2 2 4
Exercice : 12 page 117
Soit l’équation (E) : y’ - y = 4.cosx
1-Résolution de l’équation (E0) : y’ - y = 0
Réponse :
y’ - y = 0 signifie que y’= y par suite les solutions de l’équation ( E0) sont les fonctions définies sur IR
par f(x) = k.e x où k  IR
2-Détermination des réels a et b pour que la fonction g(x) = a.cosx + b.sinx qui vérifie ( E)
Réponse
On a g est dérivable sur IR et on a g’(x) = -a.sinx + b.cosx
Comme g est solution de ( E) donc g’(x) – g(x) = 4cosx
Signifie que –asinx +bcosx –( acox + bsinx) = 4.cosx
Signifie que : –asinx +bcosx –acox - bsinx = 4.cosx
Signifie que ( -a – b).sinx +( b – a )cosx = 4.cosx
 a  b  0  a  b  a  b
Par identification on a :  signifie que  signifie que  signifie que
 ba 4 b  (b)  4 2.b  4
a  b  2

 b2
D’où g(x) = -2cosx + 2sinx
3- Montrer que f est solution de si et seulement si ( f- g) est une solution de ( E0 )
Réponse
f est solution de ( E) signifie que f ’(x) – f(x) = 4cosx
signifie que f’(x) – f(x) = g’(x) – g(x) ( car g est solution de ( E) sig g’(x) – g(x) = 4cosx)
signifie que f’(x) – f(x) – g’(x) + g(x) = 0
signifie que f ‘(x) – g’(x) – f(x) + g(x) = 0
signifie que f’(x) – g’(x) – ( f(x) – g(x) ) = 0
signifie que ( f – g)’(x) + ( f – g)(x) = 0
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signifie que ( f – g ) est solution de ( E0 )


4-Déduire les solutions de ( E)
D’après ce qui précède on a f est solution de ( E) si et seulement si ( f – g) est solution de ( E0)
signifie que ( f- g)(x) = k.ex , où k  IR
signifie que f(x) – g(x) = k.ex , où k  IR
signifie que f(x) = g(x) + k.ex , où k  IR
signifie que f(x) = -2cosx + 2sinx + k.ex , où k  IR
Conclusion
Les solutions de l’équation (E) sont les fonctions définies sur IR par f(x) = -2cosx + 2sinx+ k.ex ,où k IR

Exercice 16 page 177


On désigne ( E) l’équation différentielle : y’’ = - 3y’ + 1
1-En posant z = y’ ,résoudre ( E) dans IR
Réponse
En posant z = y’ , l’équation ( E) est équivalente à l’équation ( E’) : z’ = - 3z + 1
Dans ce cas a = -3 et b = 1 donc les solutions de l’équation de ( E’) sont les fonctions définies sur IR par
1
f(x) = k.e-3x + où k  IR , comme z = y’ donc y est une primitive de z par suite les solutions de ( E) sont
3
 k -3x 1
des primitives de f(x) qu’on note F(x) , d’oùF(x) = e + x + c où k et c  IR
3 3
Conclusion
 k -3x 1
Les solutions de ( E) sont les fonctions définies sur IR par : F(x) = e + x + c où k et c  IR
3 3
2-Déterminer la solution F de ( E) vérifiant : F’(0) = 0 et F(0) =0
Réponse :
 k -3x 1
Soit F une solution de ( E) vérifiant : F’(0) = 0 et F(0) =0 , donc F(x) = e + x + c où k et c  IR
3 3
1
Comme F’(0) = 0 donc f(0) = 0 signifie que k.e-3.0 + = 0
3
1 1
signifie que k + = 0 signifie que k = -
3 3
 k -3x 1
D’autre part F(0) = 0 signifie que e + x+c=0
3 3
1
3 -3.0 1
signifie que .e + . 0 + c = 0
3 3
1 1
signifie que + c = 0 signifie que c = -
9 9
Conclusion :
La solution de l’équation ( E) vérifiant F(0) = 0 et F’(0) = 0 est la fonction définie sur IR par :
1 1 1
F(x) = .e-3x + x -
9 3 9
Exercice 8 page 176
1-Vérifie que u(x) = 2 vérifie l’équation différentielle ( E) : y’ + 2 y = y²
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Réponse
On a u est une fonction constante donc elle est dérivable sur IR et on a : u’(x) = 0
Par suite u’(x) + 2.u(x) = 0 + 2. 2
signifie que u’(x) + 2.u(x) = 4

signifie que u’(x) + 2.u(x) = u²(x)


D’où u est solution de ( E)

2-E l’ensemble des fonctions f dérivables sur IR qui ne s’annule pas sur IR telles que :
f’(x) + 2f(x) = (f(x))² , pour tout réel x

a-Vérifier que E est non vide


Réponse
On a u est dérivable sur IR et qui ne s’annule pas sur IR et vérifie u’(x) + 2u(x) = ( u(x))²
Par suite u  E donc l’ensemble E n’est pas vide
b-Soit f  E
1
Montrer que g = est une solution d’une équation différentielle de la forme : y’ = ay + b où a et b sont
f
deux réels

Réponse

On a f  E donc f est dérivable sur IR et qui ne s’annule pas sur IR et vérifie

f ' ( x)  2 f ( x) ( f ( x))²
f ’(x) + 2f(x) = (fx))² signifie que 
( f ( x))² ( f ( x))²
f ' ( x) 2 f ( x) f ' ( x) 2
signifie que   1 signifie que  1
( f ( x))² ( f ( x))² ( f ( x))² f ( x)
signifie que –g’(x) + 2g(x) = 1
signifie que g’(x) = 2g(x) – 1
D’où g est solution de l’équation différentielle : y’ = 2 y – 1
c-Déterminer alors E
1
D’après ce qui précède si f E alors g = est solution de l’équation différentielle :
f
1 1
y’ = 2y - 1 donc g(x) = k.e2x + ou k  IR , or g(x)  0,  x  IR car g(x) =
2 f ( x)
1
donc k.e2x +  0,  x  IR par conséquent k  IR+
2

1
D’où g(x) = k.e2x + ou k  IR+
2

1 1
signifie que = k.e2x + ou k  IR+
f ( x) 2

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1
signifie que f(x)= ou k  IR+
1
k .e 
2x

2
Réciproquement :
1
Soit f(x)= ou k  IR+ , montrons que f  E
1
k .e 
2x

2
1
(k .e 2 x  )'
On a f est dérivable sur IR et ne s’annule jamais et on a f’(x) =  2
1
(k .e  )²
2x

2
2x
2k .e
signifie que f’(x) = 
1
(k .e2 x  )²
2
2k .e2 x 2
D’où f’(x) + 2f(x) =  +
1 1
(k .e2 x  )² k .e 2 x 
2 2
1
2(k .e2 x  )
2k .e2 x 2 = 1
= + = f ²(x) d’où f  E
1 1 1
(k .e  )² (k .e  )² (k .e  )²
2x 2x 2x

2 2 2
Conclusion :
1
E est l’ensemble des fonctions f définies sur IR par : f(x) = ou k  IR+
1
k .e 
2x

III-Equations différentielles du type : y’’ + ².y = 0 où   IR*

Théorème
Soit  un réel non nul
L’ensemble des solutions de l’équation différentielle : y’’ + ².y = 0 est l’ensemble des fonctions définies
sur IR par : f(x) = A.sin(x )+ B.cos(x) où A et B sont deux réels quelconques

Application :Exercice 17 page 177


1-y’’ + 16y = 0
Dans ce cas  ² =16 donc les solutions de l’équation sont les fonctions définies sur IR par :
f(x) = Asin( 4x) + B.cos(4x) où A et B sont deux réels quelconques
2-Puisque f est une solution de l’équation donc : f(x) = Asin( 4x) + B.cos(4x) où A et B  IR
et f(0) = 1 et f’(0) =4
Comme f(0) =1 signifie que A.sin(0) + B.cos(0) = 1
signifie que A.0 + B.1 =
signifie que B = 1
D’autre part f’(0) =4 , on a f est dérivable sur IR et on a f ’(x) = 4.Acos(4x) – 4.Bsin(4x)
Or f ’(0) = 4 donc 4.A.cos(0) – 4.B.sin(0) = 4
signifie que 4A -0 = 4
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signifie que 4A = 4
signifie que A = 1
D’ou f(x) = sin(4x) + cos(4x)

3- Rappel (Formule de transformation étudiée en 3ème année )


Pour tous réel x , on a : a.cosx + b.sinx = r.cos(x - ) où r = a ²  b² et  déterminé à partir de son
 a
cos   r
cosinus et sinus en effet : 
b
 sin  
 r
Dans notre cas f(t) = cos(4t) + sin( 4t) donc a = 1 et b = 1 par suite r = a ²  b² = 1²  1² = 2
 a  1  2
cos   cos  
cos   r  2 signifie que 2 signifie que   [2]
 b
signifie que 
1 
 sin    sin    sin   2 4
 r  2  2

Par suite f(t) = 2 cos(4t - )
4

  1 8
4-On a f est continue sur [0, ] donc la valeur moyenne de f sur [0, ]est f = .  f (t )dt
8 8 
0 0
8


1 8  8  1  8
signifie que f = .  2 . cos(4t  )dt signifie que f = .  2 . . sin(4t  )
 0 4   4 4 0
8
8  2   2  
signifie que f = . . sin(4.  )  . sin(4.0  )
  4 8 4 4 4 

8  2  2  
signifie que f = . . sin( )  . sin( )
  4 4 4 4 

8  2 2 2 2
signifie que f = . .  . 
  4 2 4 2 
4
signifie que f = .

Théorème
Soit  un réel non nul et x0 et y0 deux réels
L’équation :y’’ +  ².y = 0 admet une solution unique dans IR vérifiant f( 0) = x0 et f ’(0) = y0
y
C’est la fonction définie sur IR par : f(x) = 0 .sin(x)+ x0.cos(x)

Application :
y’’ + 2y = 0 ; y( 0) = 1 et y’(0) = 2
Dans ce cas :  ² = 2 , on prend  = 2 , x0 = 1 et y0 = 2 par suite cette équation admet une solution

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2
unique dans IR qui est la fonction définie sur IR par : f(x) = .sin( 2 x) + 1.cos( 2 x)
2
signifie que f(x) = sin( 2 x) + cos( 2 x)
y
2-/ y’’ +  0 , y( 0) =-1 ey y ‘(0) =-2
4
1 1
Dans ce cas  ² = , on prend  = et x0= - 1 et y 0= - 2 par suite cette équation admet une solution
4 2
2 1 1
unique dans IR qui est la fonction définie sur IR par : f(x) = .sin( x) +( -)1.cos( x)
1 2 2
2
1 1
Signifie que f(x) = -4sin( x) – cos( x)
2 2
Exercice :20 page 178

Soit l’équation ( E) : 4y’’ +  ².y = 0

Résoudre ( E)

Réponse

² ² 
4y’’ +  ²y = 0 signifie que y’’ + y = 0 dans ce cas  ² = par suite on prend  = , par suite les
4 4 2
 
x) + B.cos( x) , où A et B  IR
solutions de ( E) sont les fonctions définies sur IR par f(x) = A.sin(
2 2
 
2-Comme g est une solution de l’équation ( E ) donc g(x) = A.sin( x) + B.cos( x) où A et B  IR
2 2

1 2 1 2
D’autre part N( , )g signifie que g( ) =
2 2 2 2
 1  1 2
signifie que A.sin( . ) + B.cos( . ) =
2 2 2 2 2
  2
signifie que A.sin( ) + B.cos( ) =
4 4 2
2 2 2
signifie que A. + B. =
2 2 2
signifie que A + B = 1 ( 1)
1 2 1
D’autre part g admet une tangente horizontale au point N( , )donc g’( ) = 0
2 2 2
 
On a g est dérivable sur IR et on a : g’(x) = (A.sin( x) + B.cos( x))’ où A et B  IR
2 2
   
Signifie que g’(x) = A. cos( x) – B. sin( x)
2 2 2 2
1   1   1
Or g’( ) = 0 signifie que A. .cos( . ) – B. sin( . )=0
2 2 2 2 2 2 2
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   
signifie que A. .cos( ) – B. sin( )=0
2 4 2 4

 2  2
signifie que :A. . -B. . =0
2 2 2 2

signifie que A – B = 0 (2)

 A  B 1 A  B  1 2 A  1
D’après ( 1) et ( 2) on obtient le système suivant :  signifie que  signifie que 
A  B  0  A B A B
 1
A  2 1  1 
signifie que  d’où g(x) = sin( x) + cos( x)
1 2 2 2 2
B 
 2

1ère méthode :

On utilise la formule de transformation a.cosx + b.sinx = r.cos(x -  ) où r = a ²  b²


 a
cos   r
2 2
1 1 1 1 2 2
et  dans notre cas a = et b = d’où r = a ²  b² =      = = et
 sin  
b 2 2 2 2 4 2
 r
 1

cos  
2
2  1  2

cos   cos  


2 signifie que 2 signifie que 2 d’où que   [2]
1  1 
  sin    sin   2 4
 sin   2  2  2
 2

 2

2  
par suite g(x) = cos( x - )
2 2 4

2ème méthode : On utilise la formule de cos( a – b) = cosa.cosb + sina.sinb

2   2      2   2  2
cos( x - )= .  cos x. cos  sin .x. sin  = .  cos x.  sin .x. 

2 2 4 2  2 4 2 4 2  2 2 2 2 

2 2     1    1  1 
= .  cos x  sin .x  =  cos x  sin .x  = cos .x + sin .x = g(x)
2 2  2 2  2  2 2  2 2 2 2

Exercice :1

Soit l’équation différentielle (E) : y ' y  x  1 .

T - C  Page 10 sur 20  Avril 2020 


Cours : Equations différentielles  4ème année sc
x
1- A l’aide d’une intégration par parties, calculer  1
et ( t  1)dt .

2- Soit z une fonction dérivable sur IR on pose f ( x)  z( x)e x . Montrer que f est solution de (E) si, et
seulement si, pour tout x réel, z '( x)  ex ( x  1) .
3-A l’aide de la première question, déterminer toutes les fonctions z vérifiant z '( x)  ex ( x  1) .
4. Déduire de la question précédente les solutions de (E). Déterminer la solution pour laquelle l’image de
1 est 0.
Correction :
1- On pose u  t  1, v '  et  u '  1, v  et d’où

x x

 
x
et ( t  1)dt   ( t  1)et   et dt  ( x  1)ex  0  ex  e  ( x  2)ex  e .
1 1 1

2- f ( x)  z( x)e x .
f est solution de (E) :
f ' f  x  1  z '( x)e x  z( x)e x  z( x)e x  x  1  z '( x)e x  x  1  z '( x)  ( x  1)ex .
3- Il est clair que z est une des primitives de ( x  1)ex , soit une fonction du type du 1. agrémentée d’une
constante : z( x)  ( x  2)ex  e  K .
4- f ( x)  z( x)e x  f ( x)  x  2  ee x  Ke x ; f (1)  1  ee1  Ke1  Ke1  0  K  0 .
La solution cherchée est donc f ( x)  x  2  e x 1 .

Exercice :2
Une exsanguino-transfusion peut se schématiser de la façon suivante : un récipient R contient un liquide
L dans lequel se trouve une substance S dont on veut diminuer la concentration. Le volume de R est de p
litres (genre le corps humain…) et la concentration initiale de S est de a gramme par litre dans L.

1. Première méthode : on injecte dans R de manière continue du liquide L ne contenant pas la substance
S et on prélève simultanément la même quantité de mélange par un tuyau de sortie de sorte que le volume
de liquide dans R reste constant. Les tuyaux d’arrivée et de sortie ont des débits de d litres par heure.

On note m(t) la quantité de S dans L au bout du temps t et C(t) sa concentration.


d
a- Montrer que m(t  h)  m(t)  dhC(t) ; en déduire que m'(t)  dC(t) puis que C '(t)   C(t) (E).
p
d
 .t
b- Démontrer que l’unique solution de (E) est.C(t) = a. e p

c- Au bout de combien de temps la concentration de S est-elle inférieure à 5 % de sa valeur initiale ?


d- Cette méthode permet-elle d’éliminer complètement S ?
2- Deuxième méthode : toutes les minutes on prélève dans R un pourcentage fixe q de mélange que l’on
remplace par la même quantité de L ne contenant pas S. A la minute n on appelle mn la masse de S
restant dans R et Cn sa concentration.
a- Exprimer en fonction de n et des autres paramètres la masse mn de S prélevée à la minute n.
b- Exprimer mn1 en fonction de mn puis Cn1 en fonction de C n . En déduire C n en fonction de n, a, p et q.

c-Au bout de combien de minutes la concentration de S est-elle inférieure à 5 % de sa valeur initiale ?

d- En posant n  60t donner une expression de C n . Comparer au résultat du 1.


T - C  Page 11 sur 20  Avril 2020 
Cours : Equations différentielles  4ème année sc

Correction :
1. Première méthode : on note m(t) la quantité de S dans L au bout du temps t et C(t) sa concentration.
a- Pendant la durée h la quantité m de S passe de m(t) à m(t+h) ; la différence entre les deux est ce qui
est sorti pendant ce laps de temps, soit
volume sorti x concentration = débit x temps x concentration,
on a donc bien m(t  h)  m(t)  dhC(t) ;
m( t  h)  m( t)
divisons tout par h :   dC( t) ;
h
passons à la limite quand h tend vers 0 : m'(t)  dC(t) .
d
Par ailleurs à un instant t donné on a m(t)  pC(t)  m '(t)  pC '(t) d’où C '(t)   C(t) (E).
p
d
 .t
p
b- On reprend donc le cours et on a : C(t) = k. e ; comme C(0)  a on en déduit que K = a .et
d
 .t
p
C(t) = a. e
c- On cherche t de sorte que
d
 .t
C(t) 0,05a signifie que a. e  0,05a p

d
signifie que - .t  ln(0,05)
p
p. ln(0,05)
signifie que t ≥ -
d
d- Pour éliminer complètement S il faudrait que C(t) s’annule à un moment, ce qui est impossible… ceci
dit c’est comme pour l’homéopathie, au bout d’un certain temps la quantité restante de S devient
tellement faible que l’on peut considérer qu’il n’y en a plus.
2-Deuxième méthode : toutes les minutes on prélève dans R un pourcentage fixe q de mélange que l’on
remplace par la même quantité de L ne contenant pas S.
a & b. A t = 0 on a m0  ap , à t = 1 mn on a m1  m0  qm0  ap(1  q) , puis de minute en minute on
multiplie par 1  q , ce qui donne mn  ap(1  q)n .
1
La concentration quand à elle est Cn  mn (t)  a(1  q)n
p
ln 0, 05
c-On a Cn  0, 05C0  (1  q)n  0, 05  n ln(1  q)  ln(0, 05)  n  .
ln(1  q)

d-n = 60t ,soit Cn =a.( 1 – q)60t = a. 60t . ln(1 q ) = .ekt avec k = 60ln( 1 –q) = ln(1-q)60
d
d 
60
Pour que ce soit semblable il faut donc que : ln(1-q) = - signifie que 1 –q = e 60 p
p
d

60 p
signifie que q = 1 - e

Application numérique : p = 5 l, d = 0,1 l/mn, on a alors q = 0,03 % , pour le premier cas t supérieur à
150 mn, pour le deuxième cas n supérieur à 8987 (secondes), soit t supérieur à 150 mn.
Exercice :3
Une étude sur le comportement de bactéries placées dans une enceinte close dont le milieu nutritif est
renouvelé en permanence a conduit à proposer une loi d’évolution de la forme

T - C  Page 12 sur 20  Avril 2020 


Cours : Equations différentielles  4ème année sc

N   t   2 N  t   0, 0045  N  t  
2
(1)
où t est le temps exprimé en heures. N  t  représente le nombre d’individus présents dans l’enceinte à
l’instant t ; à t = 0 on a N  0   1 (en milliers).
1
1- On pose y  t   ; montrer que y est solution d’une équation différentielle (E) du type y’ = ay+b.
N t
2- Résoudre (E).
1
3-En déduire que la solution de (1) est N  t   2 t
.
0, 99775 e  0, 00225
4. Etudier les variations de N.
e2t
5- Montrer que N  t   . Déduisez-en une primitive de N  t  .
0, 99775  0, 00225 e2t
T


1
6- On appelle nombre moyen de bactéries la limite quand T tend vers  de N ( t)dt . Calculer cette
T 0

intégrale et en déduire le nombre moyen de bactéries dans l’enceinte.


Correction
1 1 y ' t 
1- y  t    N t   N ' t    2 . Remplaçons dans (1) :
N t y t  y t
y' 2 0,0045
N '  t   2 N  t   0,0045 N  t   
2
   y '  2y  0,0045 .
y2 y y2
0, 0045
2- On a donc la solution y(t)  Ce2t   Ce2t  0, 00225 . A t = 0 on a N(0) = 1 d’où y(0) = 1 et donc
2
1  C  0,00225  C  0,99775 .
1 1 e2t
3- La solution pour N est donc N  t     .
y  t  0,00225  0,99775 e2t 0,00225 e2t  0,99775

4- On a N '  t  

 0,99775  2  e2t   1,9955 e 2 t
0 donc N est croissante. En  sa
 0,00225  0,99775 e   0,00225  0,99775 e 
2 2
2 t 2 t

1
limite est  444 .
0, 00225
e2t u'
5- N  t   ; N  t  est de la forme avec u  0,00225e2t  0,00125 , soit u '  0,0045e2t .
0,00225 e  0,99775
2t u

1 0,0045 e2t
On écrit donc N  t   ; une primitive de N est alors
0,0045 0,00225 e2t  0,99775
1
0,0045

ln 0,00225 e2t  0,99775 .
T
 1
 

T


1 1
N  t  dt   0,0045 ln 0,00225 e  0,99775 
2t
T 0 T  0
6-


ln 0,00225 e2T  0,99775  ln  1   

ln 0,00225 e2T  0,99775 
0,0045T 0,0045T

Quand T tend vers  ,  0,00225e2T  0,99775  est équivalent à 0,00225e2T et



ln 0,00225 e2T  0,99775  est
0,0045T

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Cours : Equations différentielles  4ème année sc

2T  ln  0,00225  2 ln  0,00225  2
équivalent à   qui tend donc vers  444 .
0,0045T 0,0045 0,0045T 0, 0045
Les parties A et B sont indépendantes.

Exercice :4
Un laboratoire de recherche étudie l’évolution d’une population animale qui semble en voie de
disparition.
Partie A
En 2000, une étude est effectuée sur un échantillon de cette population dont l’effectif initial est égal à
1000. Cet échantillon évolue et son effectif, exprimé en milliers d’individus, est approché par une
fonction f du temps t (exprimé en années à partir de l’origine 2000).
D’après le modèle d’évolution choisi, la fonction f est dérivable, strictement positive sur [0 ;  [ , et
1
satisfait l’équation différentielle : (E) y '   y  3  ln y  .
20
1-Démontrer l’équivalence suivante : une fonction f, dérivable, strictement positive sur [0 ;  [ , vérifie,
1
pour tout t de [0 ;  [ , f '(t)   f ( t)  3  ln  f ( t)   si et seulement si la fonction g  ln  f  vérifie, pour tout
20
1 3
t de [0 ;  [ , g '(t)  g( t)  .
20 20
1 3
2- Donner la solution générale de l’équation différentielle : (H) z '  z .
20 20
t
( 3  C .e 20 )
3-En déduire qu’il existe un réel C tel que pour tout t de [0 ;  [ : f(t) = e
t
( 3  3.e 20 )
4- La condition initiale conduit donc à considérer la fonction f définie par f(t) = e .
a- Déterminer la limite de la fonction f en  .
b- Déterminer le sens de variation de f sur [0 ;  [ .
c- Résoudre dans [0 ;  [ l’inéquation f (t)  0, 02 .
Au bout de combien d’années, selon ce modèle, la taille de l’échantillon sera-t-elle inférieure à vingt
individus ?
Partie B
En 2005, ce laboratoire de recherche met au point un test de dépistage de la maladie responsable de
cette disparition et fournit les renseignements suivants : « La population testée comporte 50% d’animaux
malades. Si un animal est malade, le test est positif dans 99 % des cas ; si un animal n’est pas malade, le
test est positif dans 0,1 % des cas. »
On note M l’évènement « l’animal est malade », M l’évènement contraire et T l’évènement « le test est
positif ».
1- Déterminer P  M  , PM  T  et PM  T  .
2- En déduire P(T).
3- Le laboratoire estime qu’un test est fiable si sa valeur prédictive, c’est-à-dire la probabilité qu’un
animal soit malade sachant que le test est positif, est supérieure à 0,999. Ce test est-il fiable ?
Correction :
Partie A
1 3 f'
1- Partons de g '(t)  g(t)  et remplaçons g par ln f, g’ par
20 20 f

T - C  Page 14 sur 20  Avril 2020 


Cours : Equations différentielles  4ème année sc

f '( t) 1 3 1 1
 ln f ( t)   f '(t)  f (t)  ln f (t)  3   f '(t)   f (t)  3  f (t)  .
f (t) 20 20 20 20
3
1
t
 1
t
1 3 20
2-(H) z '  z . Application directe du cours :.z = C. e 20
- 20
= C. e +3
20 20 1
20
1 1 1
t
t t
 3)
3- g est solution de (H) donc g(t)  Ce20  3 , soit.ln( f(t))= g(t) = C. e 20  3 signifie que f(t) = e(C .e
20

t t
4- a- lim e =+∞ par suite lim 3-3 e =-∞
20 20
t
t   t   ( 3  3e 20 )
donc lim e =0
et lim et = 0 t  
t  
' '
 ( 3  3e 2 0 )   t
  ( 33e 20t )  t
t t
3 20 (33e 20 )
b- On a : f ’(t) = e  =  3  3e  . e  =-
20
.e .e < 0 par suite f est strictement
      20
décroissante
t t
c- e(33e
20 )
< 0,02 signifie que 3 – 3 e 20 < ln(0,02)
3  ln(0,02)
t
signifie que  e 20
3
3  ln(0,02) t
signifie que ln( ) <
3 20
3  ln(0,02)
signifie que t > 20. ln( )  16,69
3
Ainsi, selon ce modèle, au bout de 17 ans, la taille de l’échantillon sera inférieure à vingt individus.
Partie B
1. D'après l'énoncé, P(M) = 0,5 ; PM  T  = 0,99 et PM  T  = 0,001.
2. D'après la formule des probabilités totales, P(T) = P(M)  PM  T  + P(M)  PM  T  donc
P(T) = 0,5  0,99 + (1–0,5)  0,001 = 0,4955.
3. Pour savoir si un test est fiable, il faut calculer sa valeur prédictive, c’est-à-dire PT  M  .
P( M  T ) P( M )  PM (T ) 0, 5  0,99
Or PT  M  =  =  0,99899. Ce nombre n'est pas supérieur à 0,999 donc
P(T ) P(T ) 0, 4955
le test n'est pas estimé fiable.

Exercice :5
1
 x
La fonction f est définie sur l’intervalle [0 ;  [ par f ( x )  (20 x  10)e 2 .
On note C la courbe représentative de la fonction f dans un repère orthonormé (O ; i , j ) (unité graphique
1 cm).
1- Étudier la limite de la fonction f en  .
2- Étudier les variations de la fonction f et dresser son tableau de variations.
3- Établir que l’équation f(x) = 10 admet une unique solution strictement positive  dans l’intervalle
]0 ;  [. Donner une valeur décimale approchée à 10−3 près de  .
4- Tracer la courbe C.

T - C  Page 15 sur 20  Avril 2020 


Cours : Equations différentielles  4ème année sc
3
5- Calculer l’intégrale  0
f ( x )dx .

Partie B
On note y(t) la valeur, en degrés Celsius, de la température d’une réaction chimique à l’instant t, t étant
exprimé en heures. La valeur initiale, à l’instant t = 0, est y(0) = 10.

On admet que la fonction qui, à tout réel t appartenant à l’intervalle [0 ;  [ associe y(t), est solution de
1
1  t
l’équation différentielle (E) : y ' y  20 e 2 .
2
1- Vérifier que la fonction f étudiée dans la partie A est solution de l’équation différentielle (E) sur
l’intervalle [0 ;  [.
2- On se propose de démontrer que cette fonction f est l’unique solution de l’équation différentielle (E),
définie sur l’intervalle [0 ;  [, qui prend la valeur 10 à l’instant 0.
a- On note g une solution quelconque de l’équation différentielle (E), définie sur [0 ;  [ vérifiant
g(0) = 10. Démontrer que la fonction g − f est solution, sur l’intervalle [0 ;  [, de l’équation
1
différentielle (E’) : y ' y  0 .
2
b-Résoudre l’équation différentielle (E’).
c- Conclure.
3- Au bout de combien de temps la température de cette réaction chimique redescend-elle à sa valeur
initiale ? Le résultat sera arrondi à la minute.
4- La valeur  en degrés Celsius de la température moyenne à cette réaction chimique durant les trois
premières heures est la valeur moyenne de la fonction f sur l’intervalle [0 ; 3].
Calculer la valeur exacte de  , puis donner la valeur approchée décimale de  arrondie au degré.

Corrigé
Partie A
1
 x
f ( x)  (20 x  10)e2 .
1 1 1 1 1
 x  x  x 1  x  x
2 2 2
1- lim f(x) = lim ( 20x + 10). e = lim 20x. e +10 e = lim -40.(- x). e 2 +10 e 2 =0
x   x   x   x   2
1 1 1
 x 1  x  x
2- f '( x)  20 e2   20 x  10  e 2   10 x  15  e 2 qui est positif lorsque x  10
15 3
 .
2
2

x 0 3/2 
fx + 0 −
f ' x  18,9

10 0
3 3
On a f est continue et strictement croissante sur ]0, ] donc f(]0, ]) =]10 ; 18,9] comme 10
2 2
3
]10 ;18,9]donc l’équation f(x) = 10 n’admet pas de solution dans ]0, ]
2

T - C  Page 16 sur 20  Avril 2020 


Cours : Equations différentielles  4ème année sc

3
D’autre part f est continue et strictement décroissante sur ] ,+∞[ donc f réalise une bijection de
2
3 3
] ,+∞[sur f (] ,+∞[)=]0 ; 18,9[ comme 10  ]0 ; 18,9[ donc l’équation f(x) = 10 admet une solution
2 2
3
unique  dans ] ,+∞[
2
Conclusion l’équation f(x) = 10 admet une solution unique  dans ]0,+∞[
Valeur approchée de  10 -3
f  4,674   9,997...  10  10,00099  f  4,673 

donc 4,673    4,674 .

5- Intégration par parties :


3
3  1
 x  3 1
 x

 0
f ( x )dx   (20 x  10)( 2)e 2

 

0
 0
40 e 2 dx

3
 1
 x 
3/ 2
 140 e  20  40  2 e 2   220 e3/ 2  100.
 
0

Partie B
1 1 1
1  t 1  t  t
1- y ' y   10t  15  e 2  (20t  10)e 2  20 e 2 .
2 2
1 1
1  t 1  t
2-g solution : g ' g  20 e 2 ; comme on a f ' f  20 e 2 , en soustrayant on a
2 2
1 1
1 1 1  t  t
g ' f ' g  f  0   g  f  '  g  f   0 , soit g  f  Ce2  g  t   f  t)   Ce2 ; comme g  0   10 , on a
2 2 2
C  g  0   f  0   10  10  0 et donc g f .
3- La température redescend à 10 à t  , soit environ 4,67 h.

 
3


1 1
4- f ( x)dx  220 e3/ 2  100  17
30 0 3
Exercice :6 ( Session de contrôle 2017 ) 5 points

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Correction :

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