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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de

développement à choisir

Mémoires de fin d’études


Pour l’obtention de licence

Option : Economie et gestion

Thème

Le Maroc face aux crises économiques : Quel


modèle de développement
à choisir

Encadré par  :

M. HAKMAOUI

Année universitaire 2012-2013

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Dédicace  :

A mes chers parents :

Les mots semblent parfois si dénués de sens qu’il est difficile de


trouver l’expression qui traduisent mon amour, mon attachement,
et ma reconnaissance pour tous les efforts que vous consentez à
mon égard.

Ce travail n’aurait pu prendre de forme sans votre soutien


inconditionnel conjugué à l’affection dont vous n’avez cessé de
m’entourer.

Puisse Dieu vous accorde sa sainte miséricorde, santé et longue


vie, afin que je puisse vous combler à mon tour.

A mes amis intimes :

Veuillez trouver dans ce travail l’expression de ma tendre


affection et mes sentiments les plus respectueux avec mes vœux
de succès, de bonheur et de bonne santé.

A mes formateurs :
A toute personne ayant participé de prés ou de loin à la
Réalisation de ce projet.

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Remerciement  :
Dieu merci,

Je tiens à remercier infiniment mon encadreur


M .HAKMAOUI qui m’as suivi durant la réalisation de ce
projet, et à lui faire part de mon gratitude pour le soutien
qu’il ne cesse de prodiguer, les efforts et la pertinence
avec lesquels il à su de me motiver et m’orienter.

Je tiens aussi à remercier vivement tous les personnels de


notre faculté et plus particulièrement nos professeurs
pour leurs énormes efforts qu’ils ont fait, et aussi leurs
encouragements et leurs glorieux sacrifices, et pour leur
suivi de mes études au sein de la faculté durant ces trois
années.

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développement à choisir

2.1 Crise mondiale d’emploi

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Introduction générale
L’étude d’un phénomène tel que la crise économique est une nécessité vue
l’impact important que procures sur l’ensemble de l’économie d’un pays.
Selon la définition française, la crise économique comprend un phénomène
temporel se caractérisant par l’insuffisance dans la production, commercialisation et
consommation des produits et services ce qui engendre un profond retournement
de la situation économique d'un pays, d'une nation ou d'une zone géographique
suite à de nombreuses causes soit économiques, financières ou même social.
Depuis des années, le monde a vécu d’abondantes récessions économiques
influençant sur l’économie mondiale, tel que celle de 1929 et 2008.
Bien qu’au Maroc, la récession économique mondiale de 2008 à procurer
d’abondante impact sur l’économie national en terme de tourisme, d’investissement
direct étranger et de structure d’importation et d’exportation ce qui nécessite une
intervention soit par des action de soutenance du gouvernement et des partie
prenante soit par un modèle de développement convenable avec les structure
économique mondiale, ce que l’ont va traité au niveau de ce mémoire .

Le présent mémoire à pour problématique d’analyser la situation économique


marocaine actuelle après la crise économique et choisir quel modèle de
développement pour relancer l’activité économique et soutenir la croissance
économique en prenant comme exemple d’autre modèle de pays développer.

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Dans un premier temps, ma première partie de mémoire s’intéresse à définir le


concept crise économique et les important cause laissant apparaitre de tel
phénomène en citant les plus célèbres crises économiques qu’a connu le monde et
plus spécialement la crise déclencher en 2008 et son influence sur l’économie
mondiale , dans ce cadre, je vais me focaliser sur l’impact de la crise sur l’économie
marocaine et ses influence sur la croissance nationale en terme de balance
commerciale et d’investissement direct étranger ainsi qu’en terme de transfert des
Marocain Résidant à l’Etranger (MRE) et de tourisme.

Dans un second temps, la deuxième partie de mon projet se focalise sur les
importantes actions prise par les parties gouvernementales et par la BAM pour
soulager les tensions causées par la crise sans oublier les stratégies de
développement sectoriel mise en place par l’Etat en collaboration avec le secteur
privé comme le Plan émergence pour une industrie plus vive et le plan Numeric
2013 pour soutenir l’utilisation de la technologie d’information dans tout les
secteurs , sans oublier le plan Azur pour encourager le tourisme et le Plan Maroc
vert pour une agriculture soutenue. Toutes ces mesures et stratégies ont été prises
dans le but de choisir un modèle de développement approprié en se basant sur
d’autre modèle réussie comme celui de la Malaisie et la Tunisie.

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

1 ère Partie  :
Crises économique : impact sur l’économie Marocaine
De nos jours, on entend plus en plus parler des crises économiques qu’a
connues le monde ces dernières années ainsi que leurs effets sur l’économie
mondiale en général, afin de mieux connaître les impacts de ce fléau sur l’économie
marocaine, il faut tout d’abord définir ce concept économiquement ;
L’économie est un mot qui tire son origine de la langue grecque et qui signifie
« Administration d’un foyer », c’est une science qui étudie les processus de
production, de distribution, d’échange et de consommation des biens et des
services. Une crise, par contre, est une mutation abrupte ou une situation de
pénurie et d’insuffisante qui se traduit par une rupture d’équilibre.

La crise actuelle que traversent l’Europe et le monde est le prolongement direct de


la crise économique mondiale déclenché en 2008-2009, Il s’agit de la crise la plus
grave depuis la crise de 1929. Cette crise a profondément modifiée la dynamique
des échanges et de l’investissement à l’échelle mondiale.

Le Maroc ne s’est pas épargné de cette crise qui sévit actuellement au niveau de la
zone euro, L’enfoncement de la crise dans cette région laisse se profiler
d’importantes menaces sur le Maroc dans les prochaines années. Les principales
difficultés à relever sont au niveau de la montée des investisseurs au risque,
l’agitation des exportations et des flux touristiques sous l’effet de la détérioration
du pouvoir d’achat des ménages européens, le recul des transferts des MRE, sans
oublier la dégradation des échanges extérieurs et de la balance.

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développement à choisir

Premier chapitre : Crises économique : Généralité et situation actuelle.

Section 1 : Généralité sur la crise économique.

1.1 Définition et causes

Une crise économique désigne une période d’insuffisance dans la production,


commercialisation et consommation des produits et services, et un phénomène
temporel auquel nous ne pouvons rarement échapper. Depuis une décennie, le
monde a vécu de nombreuses récessions économiques lesquelles ont eu
d'importantes répercussions sur l’économie mondiale.
Selon Wikipédia, une crise économique est définie comme suit: « Une crise
économique est caractérisée par un profond retournement de la situation
économique d'un pays, d'une nation ou d'une zone géographique plus
importante  ». D'ailleurs, les économistes ne considèrent qu'un pays soit en situation
de crise financière et économique que lorsque la croissance économique de celui-ci
est négative durant deux trimestres suivis.
Pour certains économiste comme Gottfried Haberler (économiste proche de
l'école autrichienne d'économie) , la crise est le moment de retournement d'un cycle
économique. Selon la théorie marxiste, si la crise est entendue comme cause de la
chute du capitalisme, les crises sont traduites comme le moyen par lequel le
capitalisme se réorganise. Alors que la théorie des cycles économiques qui n’est
autre qu’une période hypothétique -d'une durée déterminée- qui correspond plus
ou moins exactement au retour d'un même phénomène économique considère que
les crises économiques sont des évènements récurrents de l'histoire économique.
Ce dernier point de vue n'est pas consensuel, et considéré comme l’une des causes
du déclanchement d’une crise économique.

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développement à choisir

Les causes possibles pour une crise économique ne sont pas non plus
consensus. On peut aussi citer :

 Une politique monétaire souple : une des cause qui touche au premier lieu
le taux directeurs, ce taux peut devenir trop faibles et cela provoque une bulle
économique de surinvestissement ou de mal investissement, ou aussi trop élevés ce
qui influence l’octroi des crédits.
 Une crise financière, ou une crise boursière : Qui n’est autre qu’une crise de
la dette publique qui affectent un marché à terme, voire un marché de produit
agricole. Une crise financière peut concerner seulement quelques pays, mais peut
s’étendre par contagion et devenir internationale et ralentit ainsi l'économie
mondiale. Une crise financière ne concerne dans un premier temps que les marchés
financiers, mais son aggravation conduit à des effets négatifs sur le reste de
l'économie qui entraine par conséquent t une crise économique, voire une récession.
Ces effets sont généralement un resserrement du crédit et donc une baisse de
l'investissement, une crise de confiance des ménages.
 Changements majeurs du contexte politique : Ce changement est due
principalement à des événements inattendu que le pays peut vivre tel que les
guerres (exemple de l’Iraq), révolutions (exemple du Printemps Arabe qui à détruit
l’économie de plusieurs pays arabe tel que l’Egypte et la Syrie), ou crise sociale avec
perte de confiance des milieux économique (nationalisations, fuite des capitaux,
crise de change, …)
 Erreurs en terme de politique économique : Toute politique économique
adopté par un pays ou son contraire peut conduire à des crises économiques
inattendues : politique protectionniste ou, au contraire, ouverture brutale des
frontières ; déficit public excessif ou, au contraire, rigueur budgétaire à
contretemps ;
 Un épuisement (ou raréfaction temporaire, du fait de choix politiques d'un
fournisseur par exemple) d'une ressource naturelle importante pour un pays telle
que le pétrole, à plusieurs reprises.
 Une surproduction d'une ressource localement importante, entrainant une
réduction de son prix ce qui ruine les producteurs, et, par conséquent, leurs
fournisseurs.

1.2 Historiques : Les plus grandes crises économiques.

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Durant ces deux derniers siècles, le monde à vécu de nombreuses crises


économiques qui ont marqués l’humanité à cause de leurs gravités et leurs effets
sur l’économie mondial. Parmi ces nombreuses crises on peut citer celle de 1929,
celle 1979, ainsi que la crise actuelle qui a débuter en 2008.

1.2.1 La grande dépression américaine de 1929.

Tout le monde a déjà entendu de cette crise économique déclenchée par ce


dramatique Jeudi du 24 octobre 1929, journée où le plus grand krach boursier eu
lieu à la Bourse de New York. Cet évènement, le plus célèbre de l'histoire boursière
marque le début de la plus grande crise économique du XXe siècle nommé Grande
dépression.
Les jours-clés du krach ont hérité de surnoms différents : le 24 octobre est appelé
« jeudi noir », le 28 octobre est le « lundi noir », et le 29 octobre est le « mardi
noir », dates-clés de l'histoire boursière. Pendant cette Grande dépression et comme
conséquence directe, le chômage et la pauvreté explosent aux États-Unis et
poussent quelques années plus tard à une réforme agressive des marchés
financiers. La crise de 1929 est une crise de surproduction selon les économistes
classiques, elle serait une crise de sous-consommation selon John M. Keynes
Le krach de 1929 résulte d’une bulle spéculative dont l’origine remonte au début
des années 1920, cette bulle est amplifiée par le nouveau système d'achat à crédit
d'actions permis à Wall Street depuis 1926. Les investisseurs peuvent ainsi acheter
des titres avec une couverture de seulement 10 % : pour dix dollar achetés, ils ne
déposent qu'un dollar.
Les années 1920 marquent une période de forte croissance aux États-Unis et
en Europe, la production industrielle augmente de 50 % entre 1921 et 1929. Le
« boom » boursier n'apparaît donc pas, mais il est trop rapide : la hausse annuelle
des cours pendant la même période est de 18 %, soit une hausse totale de plus de
300 %, selon l'économiste Jacques Brasseul « le cours des titres augmente plus que
les profits des entreprises, qui eux-mêmes augmentent plus que la production, la
productivité, et enfin plus que les salaires, bons derniers dans cette course. » Un
élément spéculatif se développe, puis devient prépondérant à partir de 1928, date
où le cabinet Charles Merrill (aujourd'hui Merrill Lynch) recommande de ne plus
s'endetter davantage pour acheter des actions, et indique : « Sans que cela constitue
une recommandation de vente, le moment est opportun pour se libérer de ses
crédits ». Ce ne sont en effet plus les dividendes qui attirent les investisseurs, mais

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la possibilité de revendre avec une importante plus-value, beaucoup de titres sont


achetés à crédit à cette fin.
L’économie montre des signes de faiblesse dès le début de 1929 tel que la
production automobile qui à chuté de 622 000 véhicules à 416 000 entre mars et
septembre avec un taux de 33%, ainsi que la production industrielle qui a reculé de
7 % entre mai et octobre, ce ralentissement est en partie dû à un phénomène
d'asphyxie : les capitaux disponibles accourent à la bourse plutôt que vers
l'économie « réelle ».
Quelques jours avant le krach (les 18, 19 et 23 octobre), les premières ventes
massives ont lieu. Ce sont encore des prises de bénéfices, mais elles commencent à
entraîner les cours à la baisse.
Le jeudi 24 octobre (jeudi noir ou Black Thursday) marque la première vraie
panique. Le matin, il ne se trouve presque pas d'acheteurs, quel que soit le prix, et
les cours s'effondrent. Tout au long de la période 1929-1936, une série
d’événements et de phénomènes apparaîtront avec plus ou moins de gravité dans
les pays concernés (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, France…). Chute de la
production, augmentation violente du chômage dès les premières années de la
dépression, apparition -selon les lieux- soit d’un phénomène d’inflation
(Allemagne), soit d’un phénomène de déflation (provoquée en France), baisse rapide
du pouvoir d’achat et pauvreté généralisée chez les salariés américains, après
seulement 2 années du krach boursier de Wall Street (octobre 1929). Les Etat Unis
d’Amérique a connue une disparition et faillite de plus de 20 % de ses banques,
déclin du commerce extérieur et recours au protectionnisme ce qui a causé une
chute de l’investissement et absence de solidarité nationale et internationale
institutionnalisée, et absorption de toutes les épargnes des foyers modestes. En
1933, développement impressionnant de la masse des chômeurs tombés dans la
pauvreté absolue : 1/4 de la population active américaine, agents de maîtrises et
cadres sont à leur tour devenus rapidement victimes des conséquences de la
dépression, sans oublié les nombreuses disparitions d’entreprises industrielles et
commerciales ainsi que le ralentissement net des gains de productivité dans
certaines branches industrielles et commerciales.

Après ce krash, des tentatives de redressements ont eu lieu tel que la loi
Hawley-Smoot promulguée aux États-Unis le 17 juin 1930, qui avait comme objectif
l’augmentation des droits de douane à l'importation de plus de 20 000 types de

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biens. De nombreux pays, par mesure de réaction, ont également augmenté leurs
taxes à l'importation, et les échanges mondiaux ont fortement diminué, ce qui a
probablement contribué à aggraver la Grande Dépression.

Une autre tentative de redressement de l'économie américaine sera amorcée par le


New Deal et en particulier le National Industrial Recovery Act de 1933, mais une
rechute se produit en 1937. Ce n'est qu'avec l'entrée des États-Unis dans la Seconde
Guerre mondiale fin 1941 que le pays se redresse durablement. Les indices
boursiers ne reprendront des valeurs comparables à celles précédant la crise de
1929 que 25 ans plus tard (Le pic du 3 septembre 1929 est dépassé le 23 novembre
1954).

1.2.2 Chocs pétroliers de 1973 et 1979

Depuis plus d’un siècle, d’où son surnom l’indique « L’or noir », le pétrole est
considérer l’un des moteurs fondamentaux de la croissance économique mondiale.
Le pétrole est utilisé directement ou indirectement dans un grand nombre de
processus de production industrielle et de transport. Les fluctuations de son prix a
donc un impact marqué sur la conjoncture économique. L’impact est plus important
puisqu’il n’existe pas de bien de substitution de court-terme  au pétrole, c'est-à-
dire un produit différent qui peut répondre directement aux mêmes besoins à un
prix plus faible.
Un choc pétrolier fait donc référence à un phénomène de hausse violente du
prix du pétrole provocant une incidence négative sur la croissance économique
mondiale.
Selon les économistes, deux chocs pétroliers ont marqué l’histoire du 20 ème siècle :
celui en 1973, et celui en 1979.

A. Choc pétrolier de 1973

Au cours des années 50-60 la plupart des pays industrialisés observe une
croissance économique éclatante et ça repose, entre autres, sur l’abondance d’un
pétrole à bon marché. Pendant les années 1960, la demande pétrolière augmente de
plus de 7% par an et en 1972 la production de pétrole aux Etats-Unis atteint   le
« pic pétrolier » ce que les experts indiquent comme étant le point maximal de
production. Afin de pallier ce manque, les Etats-Unis importent une quantité
toujours croissante de pétrole, notamment extrait au Moyen-Orient.

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En parallèle à cette augmentation de la demande mondiale, l'Organisation des Pays


Exportateurs de Pétrole (OPEP) formée en 1960 se réunit en 1970 et 1971 pour
réexaminer le prix du pétrole. L’union de ces grands pays producteurs au sein d’un
bloc accroît considérablement leur pouvoir de marché en termes de fixation des
quantités mises en vente et en termes des prix du baril.

Le 6 octobre 1973, l’Etat d’Israël est attaqué par une coalition d’Etats Arabes
menée par l’Egypte et la Syrie (guerre du Kippour). Cette guerre est prétexte à
l’augmentation des prix du baril de brut décidée par l’OPEP en réponse au soutien
de certains pays occidentaux à Israël. Lors de la conférence de Koweït le 19 octobre
1973, les principaux producteurs du Golfe décident d’augmenter unilatéralement de
70 % le prix du baril de brut et  quelques jours plus tard ils imposent une réduction
mensuelle de 5% de la production pétrolière et un embargo sur les livraisons de
pétrole à destination des États-Unis et de l’Europe occidentale , l’embargo ne sera
levé que 5 mois plus tard mais la sanction est là, l’OPEP stabilise en un an les prix
moyens autour de 12 $ par baril, quatre fois le niveau d’avant la crise de 3 $

Cette augmentation du prix du pétrole arrangée par l’OPEP a engendré comme


conséquence un ralentissement de la croissance mondiale et un accroissement de
l’inflation. Les déficits commerciaux extérieurs des pays occidentaux
s’approfondissent, tout comme les déficits budgétaires que les gouvernements
admettent afin d’amortir les effets du choc.

B. Choc pétrolier de 1979

La situation dans les années soixante-dix arrive malgré cela à se stabiliser.


Même si l'Agence internationale d'énergie ne joue qu'un rôle secondaire, les pays
industrialisés ont réussi à réduire leur demande, ce qui provoque une baisse de la
production pétrolière de près de12%, tandis que la création du marché libre de
Rotterdam traduit la volonté des Occidentaux de favoriser l'apparition de nouveaux
fournisseurs. De plus, grâce à l'augmentation de leurs revenus, les pays pétroliers
ont pu se lancer, dans les années soixante-dix, dans d'importants programmes
d'industrialisation, ce qui a eu également pour conséquence une augmentation de
leurs importations en provenance des pays occidentaux. Toutefois, la stabilisation
des prix survenue entre 1974 et 1978 ne résiste pas aux troubles politiques qui
secouent le Moyen-Orient.

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Le choc pétrolier de 1973 était dû en grande partie à l'utilisation du pétrole


comme arme par les pays de l'OPEP dans le cadre du conflit israélo-arabe. Cette fois
la crise a pour origine les débuts de la révolution iranienne, en raison de ce
bouleversement politique dans un des principaux pays producteurs de pétrole, la
production mondiale diminue, provoquant une hausse du prix du pétrole. Et suite
au déclenchement de la guerre Iran-Irak le 22 septembre 1980, l’arrêt des
exportations iraniennes provoque de nouvelles hausses de prix qui passe de 12,70
dollars, en décembre 1978, à 32 dollars à la fin de l’année 1980. Ce choc pétrolier
entraînera le monde dans une crise économique jusqu’en 1982.
Les conséquences de ce deuxième choc pétrolier sont à la fois plus lourdes et
plus directes sur l'économie mondiale, la croissance mondiale a échoué passant de
3,4 % en 1979 à 1 % en 1980 ; celle du commerce international de 6,1 % en 1979 à
3,2 % en 1980, en même temps, l'inflation passe de 8,9 % à 11,5 % et les pays
industrialisés comptent 23 millions de chômeurs en 1980. Mais, très vite, les pays
occidentaux réagissent en réduisant la demande en pétrole, diversifiant les sources
d’énergie, exploitant les gisements en Alaska, en Sibérie, en mer du Nord, autant de
facteurs qui contribuent à un retournement rapide du marché pétrolier. N'assurant
plus que 20 % de la production mondiale en 1986, contre 50% en 1973, les pays
pétroliers du Moyen-Orient se sont vus contraints de baisser le prix du pétrole à
partir de 1983 pour faire face à la surproduction.

1.2.3 Crise économique de 2008

La crise économique de 2008 est une récession dans laquelle la plupart des
pays industrialisés du monde sont entrés suite au Krash de l’automne 2008 qui est
considéré comme la 2ème phase de la crise financière débutante en 2007, les Etats
Unis était le premier pays a entré en récession en 2007 suivi par quelque pays de
l’Europe en 2008.
Considéré la pire depuis la grande récession de 1929, cette crise économique se
caractérise par la forte hausse des prix des matières premières comme le pétrole qui
a dépassé les 100 dollars le baril en janvier 2008 pour chuté et n’atteindre que 35
dollars en fin de 2008, également les produit alimentaires qui ont conduit à une
sous nutrition de 973 millions de personne et une aggravation de mal nutrition de
40 million de personne en 2008, par ailleurs l’inflation a atteint son niveau le plus
élevé dans de nombreux pays a cause de la spéculation sur les produits de base et
la hausse des prix des importations.

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Cette crise a comme facteurs principale permettant son déclanchement la crise des
Subprimes :
Un Subprime est un sorte de crédit à risque offert à des emprunteurs qui ne
présentent pas les garantis suffisantes pour bénéficier d’un taux préférentiels, il
s’agit au particuliers d’un crédit hypothécaire (immobilier) dont le logement
hypothéqués sera revendu facilement par les prêteurs en cas de défaut de paiement
des emprunteurs. L’octroi de subprime s’est développer particulièrement au Etat
Unis d’Amérique entre 2001 et 2006 et atteint les 640 milliard de dollars, ces prêt
était considéré risqués mais globalement fiable et rentables tant que le prix de
l’immobilier en Amérique connaissait une augmentation rapide et permanente.

Ces crédits se caractérisés par un taux d'intérêt variables et indexés sur le taux
directeur de la banque centrale américaine ; or, entre 2004 et 2007, la Réserve
fédérale américaine ou FED a réexaminé son principal taux d'intérêt directeur vers
une hausse qui est passé de 1% en 2004 à plus de 5% en 2007, les banques et
organismes de crédit spécialisés qui ont accordés ce genre de crédit (créanciers) ont
titrisé une partie de ces créances c'est-à-dire qu’ils les ont transformées en titres
émis sur les marchés financiers, ainsi qu’en obligations appelées ABS et CDO qu’ils
proposaient aux épargnants.

L’augmentation du taux directeur de la FED a entraîné une aggravation du taux des


crédits immobiliers aux Etats-Unis en même temps la demande de biens
immobiliers a diminué et les prix des appartements et des maisons a baissé,
entraînant en parallèle une diminution de la richesse des emprunteurs.
L’assemblage de ces deux facteurs défavorables a aggravé les défauts de paiement
et les situations d'insolvabilité des emprunteurs (quand la revente des maisons ne
suffisait plus recouvrir la créance au prêteur).
La crise s'est ensuite propagée aux établissements de crédit et au secteur financier à
cause des obligations de type ABS et CDO: quand les ménages n’ont plus pu
rembourser leurs prêts, ces titres, jugés de spéculateurs, ont échoués.

Section 2 : Situation économique actuelle.

La crise économique actuelle, qui a débuté approximativement en janvier 2008


et qui perdure jusqu'aujourd’hui, a bouleversé le monde et a agi négativement sur
plusieurs domaines, et a conduit a de nombreux dysfonctionnements économiques
dans le monde entier.

2.1 Crise mondiale d’emploi.

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Cinq ans après l’éclatement de la crise économique mondiale, et suite à ses


conséquences le monde se trouve confronté à la perspective d’une augmentation
prolongée du chômage et d’une aggravation de la pauvreté et des inégalités.
La croissance économique a fortement baissé en 2012, ce qui a augmenté le
chômage, Pour l'Organisation Internationale du Travail (OIT) au moins 20 millions
emplois sont perdus en 2009 et le nombre de personnes au chômage dans le
monde a atteint environ 200 millions de personnes. Les principaux secteurs
touchés sont : le bâtiment, l'immobilier, les services financiers et le secteur
automobile

Les marchés du travail restent profondément déprimés. Selon Steven Kapsos


l’économiste du travail, du Bureau International de Travail (BIT), la croissance
économique a strictement baissé en 2012, ce qui a augmenté le chômage. L’Europe
est à l’épicentre, sa situation de l'emploi se détériore et retombe dans une
récession, mais la vague de choc s’est largement répandue affaiblissant la
croissance économique de presque tout les pays du monde, d’après lui, plusieurs
facteurs ont conduit à cette situation à savoir les difficultés non résolus du secteur
financier, le ralentissement du commerce mondial ainsi que la faiblesse de la
consommation et de l’investissement mondiales. Avis partagé par le Directeur
général de l'OIT, Guy Ryder qui affirmait lors du Forum économique de Davos (23-
27 janvier) que: «la terrible situation de l’emploi montrait que la crise était loin
d’être terminée». En fait, il n’y aurait de vraies croissances économiques sans
emploi.
Un résultat relevé aussi par Patrick de Maeseneire, CEO du Groupe Adecco,
spécialisé des services en ressources humaines, lors du Forum économique mondial.
«Nous nous attendons à ce que les conditions restent difficiles en Europe au moins
pendant le premier semestre 2013. Nos espoirs se situent plutôt sur 2014».
Cette situation est aussi confirmée par les statistiques de Eurostat (direction
générale de la Commission européenne) publiées le 1er février 2013, qui disent que
le taux de chômage dans la zone euro s'est établi à 11,7% de la population active en
décembre 2012, ce sont près de 18,71 millions de personnes qui étaient alors sans
emploi. D’après la carte européenne du chômage, la situation est critique en
Espagne et en Grèce, deux pays lourdement frappés par la crise où plus d'un actif
sur quatre n’a pas de travail. Le taux de chômage s'est établi à 26,1% en décembre
2012 en Espagne. Et à 26,8% en mois d'octobre en Grèce, dans l'ensemble de l'Union
européenne, ce taux s'est établi à 10,7% en décembre, au total de 25,92 millions de
personnes étaient au chômage dans l'UE à la fin de l'année 2012. En comparaison, le
taux de chômage était de 7,8% en décembre aux Etats-Unis et s'est établi à 4,1% au
Japon en novembre 2012.

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
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L’Organisation internationale du travail, dans son rapport sur les tendances


mondiales de l’emploi 2013 déclare que malgré l’augmentation modérée de la
croissance de la production attendue pour 2013et 2014, le nombre de chômeurs
dans le monde va s’élargir pour dépasser les 202 millions avec 5,1 millions de
chômeurs supplémentaires en 2013 et 3 millions en 2014. C’est le même cas pour
la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) où le printemps arabe n’a pas
réussi à écarter le chômage qui était un facteur principales poussant au
déclanchement de ces révoltes en Tunisie ou en Egypte. D’après l’Organisation de
coopération et de développement économiques (OCDE) et de la Banque africaine
pour le développement (BAD), le taux de chômage des individus entre 15 et 24 ans
de la région MENA est passé à 41% en 2012, ce fort taux est due principalement à la
faible croissance économique durant ces dix dernières années.
Au Maroc, le taux de chômage a presque resté stagne, passant de 8,9% en
2011 à 9% en 2012 selon une note du Haut Commissariat au Plan (HCP), malgré les
légers mouvements de révolte qui a connu aussi surtout de la part des jeunes (20
février).  Selon le milieu de résidence, le taux de chômage s’est stabilisé à 13,4% en
milieu urbain et il est passé à 4% au lieu de 3,9% en milieu rural.

Selon l’OIT, Dans la plupart des pays, les jeunes sont aussi touchés par ce
fléau ce qui a renforcé les inquiétudes d’apparition d’une «Génération Perdue », à-
peu-près 74 millions de personnes âgées entre 15 à 24 ans sont sans emploi soit
un taux de chômage des jeunes de 21,6%.  Ce taux est généralement plus élevé que
pour d’autres classes d’âge, mais la crise économique et la récession mondiale
qu’elle a engendrée ont alourdi cet écart de manière spectaculaire.

17
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Le graphique le plus effrayant de la crise

Les taux de chômages chez les jeunes c’est aggraver a partir des débuts de
2008, en Grèce et au Portugal sont déjà bien aigus, à 30,7% et 46,6% respectivement
Mais le plus grand mal c’est celui de l’Espagne, presque un jeune actif sur deux n'a
pas d'emploi avec un taux de 46,5% en 2011.
La durabilité d’un chômage élevé reste un obstacle à la reprise économique
dans la plupart des pays développés, aux États-Unis, par exemple, le taux de
croissance a décliné de manière régulière depuis le début de la crise et ça due au
nombre croissant de chômeurs de longue durée qui finissent par cesser de
recherche d’emploi, environ 29 % des chômeurs ont restés sans emploi pendant
plus d’un an, une telle augmentation de la durée du chômage a des effets
préjudiciables sur la productivité de l’économie à moyen et à long terme ce qui
ralentit la reprise économique du pays

2.2 Perspective d’inflation

Parmi les dysfonctionnements économiques que connait aussi le monde ces


jours là c’est le problème de l’inflation .En février 2008, Reuters annonçait que
l'inflation mondiale était à un niveau historique, et qu’elle a atteint son plus haut
degré depuis 10-20 ans dans de nombreux pays. L’inflation a augmenté dans le
monde en 2011, et ça due d’une part à l’offre, qui a conduit à l’accroissement des
prix alimentaires et les prix pétroliers, et d’autre part à la demande accentuée des

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

grands pays en développement d’où leurs revenus et leurs salaires ont continué à se
renforcer. Les politiques monétaires adoptés par les grands pays développés visant
à relancer leur demande ont contribués à une masse monétaire élevée suite à une
injection de monnaie menant à l’apparition des pressions inflationnistes.

L’inflation de devrait pas poser de problème pour les pays développés, parmi
ces pays, notamment les Etats-Unis et quelque pays d’Europe où les banques
centrales ont continué d’injecter davantage les liquidités dans l’économie par
différents moyens non-conventionnelles, les taux d’inflation ont légèrement
amélioré au durant l’année 2011, se rapprochant de la limite supérieure par les
autorités monétaires. Cela ne cause aucun problème à ces pays parce que l’inflation
devrait baisser en 2013 en raison du déclin de la demande globale, des pressions
baissières qu’ont connus les salaires dues au chômage élevé, et du déclin mesuré
sur les prix de matières premières sans oublier les chocs d’offres qui peuvent
apparaître.
Pour les pays en voie de développement, le taux d’inflation a généralement
dépassé les objectifs déclarés. Les autorités de ces pays ont réagi en resserrant la
politique monétaire ainsi qu’en recourant à diverses mesures comme
l’accroissement des subventions sur les produits alimentaires et sur l’essence pour
affaiblir un peu les prix. En 2012-2013, la chute attendue des prix des matières
premières et le ralentissement de la croissance mondiale devrait mener à une
inflation plus ou moins faible dans ces pays par rapport a l’an 2011.

Deuxième chapitre : Impact de crise économique sur l’économie Marocaine.

Section 1 : Recul des transferts des MRE et du tourisme.

1.1 Transfer des MRE.

Principale source en devises, les transferts des Marocains résidant à l’étranger


sont considérés comme élément essentiel pour l’équilibre des comptes extérieurs
du pays, pendant plusieurs années, nos compatriotes résidant à l’étranger ont fait
preuve de générosité dans leurs envois, dont une grande partie est destinée à leurs
familles sous forme d’aides sociales, ces mouvements de capitaux sont très
importants dans la comptabilité nationale et leur augmentation n’est que rentable
pour les finances du pays. Ces transferts ont connu une progression remarquable
sur les dix dernières années, à l’exception de 2008 et 2009 ou la crise économique
et financière frappait de plein fouet les pays de la zone euro, ce que le montrent le
tableau et le graphique suivant.

19
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Tableau 1 : Evolution des transferts des MRE durant les 10 dernières années

Année Montant des transferts 2007 55000,7


2003 34581,8 2008 53072,4
2004 37422,5 2009 50210 ,5
2005 40737 ,7 2010 54387,2
2006 47833,8 2011 58630,1

Recettes des MRE ( en millionds de DH )


70000
60000
50000
40000 Recettes des MRE

30000
20000
10000
0
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Source
: Office des changes

Depuis le boom de 2001 avec 36,858 milliards de DH, les transferts MRE ont
connus une amélioration maintenue jusqu’en 2011 avec 58,63 milliards de DH,
selon les chiffres publiés par l’Office des changes. Sur les dix dernières années, la
hausse des transferts a été constante excepté 2008 et 2009, En effet, le niveau des
transferts a connu des descends dues particulièrement aux effets de la crise
économique mondiale déclenché au début de 2008, et son impact sur les
travailleurs marocains dans les pays d’accueil touchés, tel que l’Espagne, l’Italie et
la France ainsi que d’autre pays d’Amérique. En effet, l’amélioration des avoirs
transférés depuis 2003 (34,58 milliards), s’est adoucie en 2008, avec une baisse de
2 milliards par rapport à l’année précédente. passant de 53 milliards de DH, contre
55 milliards en 2007, une baisse relativement contenue (-3,5%), elle s’est par la
suite accentuée en 2009 (-5,4%), avec un recul de 5 milliards par rapport à 2007,
et ça due a l’ampleur de la crise, Les chiffres de l’Office des changes font état d’un
montant global de 50,21 milliards de DH.

20
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Les transferts des MRE ont eu tendance à la stagnation en 2008, les chiffres
publiés par l’Office des changes le montrent clairement. L’évolution à deux chiffres,
enregistrée durant les cinq dernières années (entre 2003 et 2007), ne s’est pas
maintenue en 2008. La crise dans les principaux pays d’accueil commence à se faire
sentir. Les Marocains de l’étranger font de plus en plus face aux dangers de la vie
quotidienne qui s’exigent à une grande partie de leur gain. Concernant les 9
premiers mois de l’année, les recettes des MRE ont atteint une petite hausse de
1,5%, près de 42,03 Mds de DH contre 41,4 Mds de DH au cours de la même
période de l’année précédente cette tendance ne va pas continuer jusqu'à la fin de
l’année, une baisse de 2 milliards de DH s’est enregistré vers la fin de l’année soit
une diminution de 3,5% par rapport à 2007 , en effet l’essentiel des virements se
fait durant la période estivale, plus précisément aux mois de juillet, août et
septembre .

Les explications de ce changement de tendance trouvent leur origine dans la crise


économique qui frappe de plein fouet les principaux pays d’accueil, surtout les pays
de la zone Euro.
«La vie devient difficile et chère, les MRE se battent comme ils le peuvent pour faire
face aux besoins du quotidien», a expliqué Mostafa Salih, secrétaire général d’une
association de MRE en Catalogne (Espagne). En effet, la récession a été confirmée
dans tous les pays européens. Et elle s’est prolongée même pour l’année 2009, elle
a eu un impact direct sur les salaires et l’épargne des ménages des MRE.
Il a été signalé que plusieurs MRE ont perdu leur job ou sont menacés de chômage,
à cause de la récession, certains envisagent même de revenir au pays, les choses ont
beaucoup changé surtout pour les MRE de la deuxième et troisième génération, ils
vivent actuellement au même niveau que les Européens, sauf ceux qui ont des
personnes à charge au Maroc, les transferts d’argent vers le pays natal ne se
considère plus une priorité puisque les coûts ont beaucoup augmenté, ce qui à
entrainer un désintérêt des MRE surtout pour l’achat de l’immobilier qui été une
priorité majeur pour la plupart des MRE avant la crise .
La France, l’Espagne, la Hollande, l’Italie et la Belgique qui accueillent 77% des MRE
et qui garantissent 85% de leurs transferts, sont fortement sous le choc ’d’une crise
économique de grande ampleur qui se traduit par une stagnation économique et un
léger recul en 2008 et une récession en 2009, surtout au niveaux des
secteurs industriels et des services qui sont les principaux employeurs dans ces

21
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

pays, et qui connaissent une vague de faillites qui a provoqué des licenciements en
masse, la communauté des immigrés, généralement d’un profil moyen, été à la ligne
de cible.

Le recule des recettes des MRE a provoqué un effet sur l’économie nationale surtout
sur le stock des avoirs en devises du Maroc. Le risque de le voir descendre
davantage est présent du fait que les transferts des MRE alimentent 25% de ce stock.

Il aura fallu attendre l’année suivante pour que la courbe s’inverse. En 2010, la
relance des transferts a permis de gagner 4 milliards supplémentaires par rapport
au creux de 2009 soit une hausse de 7,8%. Mais cela n’a pas permis de retourner au
niveau de 2007, une année avant le début de la crise. Ce n’est qu’en 2011 que la
tendance haussière sera de retour, avec plus de 58 milliards de DH.

Après deux ans de repris de progression des recettes des MRE. La situation se
replonge en 2012 une nouvelle fois d’une chute de 4%. Un coup dur supplémentaire
pour l'économie nationale. Cette crise pourrait être l'occasion pour le Maroc de
changer de stratégie.

L’année 2012 se conclut sur une baisse globale des recettes MRE de 4% en, par
rapport à 2011, pour s’établir à 56 ,1 milliards de dirhams, le royaume a perdu,
cette année 2,4 milliards de dirhams de transferts. Il s’agit de la première baisse des
transferts depuis la période 2008-2009 avec la crise financière.

La baisse de 4% des recettes MRE a eu un effet négatif très fort sur l’ensemble de
l’économie marocaine. En 10 ans, jusqu’en 2011, elles ont augmenté pour atteindre
les 58,9% et pour constituer près de 10% du PIB marocain. Parallèlement, le déficit
commercial du pays a eu tendance à se creuser. Le royaume a donc plus que jamais
besoin des devises apportées par les transferts de fonds des MRE. Avec une
croissance économique de 2,9%, au troisième trimestre 2012, la chute des recettes
MRE entretient un véritable cercle vicieux.

1.2 Impact sur le secteur touristique.

Le tourisme est un secteur s’étendant sur plusieurs domaines et impliquant


une grande diversité de services et de progression en relation avec de nombreux

22
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

autres activités économique. Il exerce une influence sur de nombreux secteurs tel
que le transport, la construction, la vente en détail, les nombreux secteurs à
l’origine de produits touristiques ou qui offrent des services en rapport avec les
voyages d’affaire ou de loisir, et en 2008, le tourisme représentait 6,8% du PIB,
générant 800000 emploi direct et indirect.
Le secteur du tourisme est devenu le premier pourvoyeur de devises du royaume,
devançant aussi les recettes générées par les MRE d’après les chiffres du ministère
marocain du tourisme.

La tendance maintenue de l’activité touristique durant ces dernières années à été


interrompu en 2008 par le ralentissement de la croissance économique dans la
zone Euro qui est considérée la principale marchée émetteur de tourismes pour le
Maroc. Le recul de ces recettes touristiques est dû à la baisse de dépenses des
ménages des pays émetteurs ainsi que dans l’avivement de la concurrence des
autres pays, malgré   l’augmentation des flux touristiques qui ont atteint 8.660.590
de touristes en 2009 contre 8.208.559 en 2008, soit une hausse de +5,5% ou
+452.031 touristes. Ce nombre inclut les touristes étrangers dont la part dans le
total s’est située à 53,3% contre 55,3% en 2008, pour des recettes de 58 milliard de
dirhams qui ont baissé de 1% par rapport à 2007 en raison principalement des
fluctuations des taux de change à l’étranger.

Tableau 2 : EVOLUTION DU NOMBRE DE TOURISTES*

Années 2005 2006 2007 2008 2009

Touristes 3 288 3 790 125 4 324 050 4 541 305 4 612 130
étrangers 885
Variation(%) +15,2 +14,1 +5 +1,6
+11
EUROPE 3 215 165 3 660 852 3 845 814 3 908 599
AMERIQUE 2 815 386 196 929 230 393 242 929 245 513
MAGHREB 159 637 107 200 122 805 135 905 135 925
MOYEN ORIENT 93 585 93 516 101 957 111 759 117 635
AUTRES 81 429 177 315 208 042 204 898 204 458
138 848
MRE 2 986 503 3 376 900 3  667 254 4  048 460
Variation(%) 2 787 +7,1 +13,1 +8,6 +10,4
905

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Total +0 ,7 6 776 628 7 700 950 8 208 559 8 660 590
Variation(%) +11,5 +13,5 +6,6 +5,5
6 076
835
+6
* y compris les croisiéristes au nombre de 319 353 en 2009.
Source : Département du Tourisme

Durant les neuf premier mois de l’année 2009, les recettes touristiques, en
dépit d’une hausse des arrivées de 5,3 % pour totaliser 6,5 millions de visiteurs,
sont revenu à 40,5 milliard de DH, soit une chute de 8,8% par rapport à la même
période de l’année précédente. De même, les nuitées recensées dans les
établissements classés ont connus une diminution de 2,5% pour s’établir à 12,5
millions de DH.

Dans ces conditions, les recettes voyages ont enregistré une baisse de 4,9% ou
-2.717MDH, passant à 52.833,8MDH en 2009 contre 55.550,8MDH une
année auparavant. En dépit de cette baisse, leur niveau demeure, à l’instar
des années précédentes, supérieur à celui des rapatriements de fonds
effectués par les Marocains résidant à l’étranger qui se sont établis à
50.210,5MDH.

Tableau 3  : EVOLUTION DES RECETTES VOYAGES


Millions de dirhams

Année 2005 2006 2007 2008 2009

Recettes voyages 40967,0 52485,8 58673,9 55550,8 52833,8

Variation(MDH) +6173,2 +11518,8 +6118,1 -3123,1 -2717,0


Variation (%) +17,7 +28,1 +11,8 -5,3 -4,9

Source : Département du Tourisme

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Evolution des recettes de voyages(MDH)


70000

60000

50000

40000 Recettes voyages

30000

20000

10000

0
2005 2006 2007 2008 2009

Section 2 : Effet sur les investissements directs étrangers et sur les échanges extérieurs

La crise mondiale a eu des conséquences importantes sur le commerce


international ainsi que sur les IDE qui ont connu une forte hausse ces dix dernières
années. Les exportations et les importations mondiales des biens ont reculé en
moyenne de 23%, en 2009 (comme le montre le tableau ci-dessous), contre une
progression moyenne de 15% en 2008 et au cours de la période 2004-2007.

2.1 Impact sur les investissements directs étrangers.

L'investissement Direct Etranger est un mouvement par lequel un investisseur


résidant dans un territoire obtient un intérêt durable et un effet significatif dans la
gestion d'une entité résidant dans un autre territoire. Cette opération peut consister

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

à créer une nouvelle entreprise ou, plus généralement, à modifier le statut de


propriété d’une entreprise déjà existante. L’évolution des investissements et prêt
privés étrangers au Maroc, présente un profil dominant durant ces dernières années.
L’investissement direct étranger (IDE), considéré comme instrument important de la
mondialisation, connait actuellement un développement remarquable. Son
apparition se traduit d’une part par l’augmentation par un nombre croissant de
sociétés multinationales de leurs activités à l’échelle mondiale sous prétexte de la
libéralisation de nouveaux secteurs à l’investissement, et d’autre part, l’existence
d’un excédent d’épargne notamment européen en quête de meilleurs placements .

Représente 33% des IDE reçus au Maroc en 2007, le secteur touristique à


enregistré une progression jamais atteinte avec des respectifs de 12,43 milliards de
DH alors qu’il n’était en 2000 que de 186,5 millions de DH en 2000.

Tableau 4 : Recettes des investissements directs étrangers au Maroc (en millions de
DH). Répartition par secteur d'activité : de 2006 à 2010
SECTEURS 2006 2007 2008 2009 2010
Télécommunications 27,4 3 086,9 230,1 5 340,7 10 284,3
Immobilier 4 116,8 7 590,8 9 152,0 5 554,6 7 406,1
Banque 1 463,7 1 823,7 4 959,6 6 444,8 4 168,0
Industrie 8 972,6 3 314,4 1 784,0 2 724,9 3 341,0
Tourisme 7 828,3 12 421,7 5 674,9 2 872,7 3 310,6
Holding 147,4 847,8 2 209,2 171,2 782,5
Transports 56,0 2 737,5 175,9 379,2 526,7
Commerce 1 046,6 343,7 179,7 180,2 378,0
Energie et Mines 100,4 2 818,5 1 568,4 155,0 315,3
Assurances 1 455,6 21,4 200,7 451,6 301,9
Grands Travaux 34,4 532,1 252,3 112,1 234,4
Etudes - - - 10,7 53,6
Agriculture 24,2 33,0 27,0 25,6 28,6
Pêche - 3,7 21,6 0,8 23,2

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
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Autres Services 684,6 2 255,9 1 493,6 785,2 1 079,2


Divers 112,2 127,9 34,0 40,4 93,4
TOTAL 26 070,2 37 27 25 32 326,8
959,0 963,0 249,7
Source  : office de change

L’entrée des flux d’investissement direct en 2007 est caractérisée d’une manière
générale par une augmentation de l’ensemble des pays au Maroc. Cependant, la
France figure en tête des pays investisseur, suivie de l’Espagne et de l’union
économique belgo-luxembourgeoise (UEBL). Ce groupe de pays représente 71% des
IDE reçus en 2006(La France est en première position avec 33% des IDE). La France
consolide cette sa position de leader, l’année 2007 à confirmé cette tendance, grâce
au rachat de la COMANAV par la compagnie CMA-CGM sur la base du prix global de
la totalité au capital de la compagnie de 2 ,25 milliard de DH. De son coté, l’Espagne
conforte sa position de deuxième investisseur étranger au Maroc avec 7,191 milliard
de DH (27,58% du total des IDE).
En revanche, l’investissement en provenance de l’UELB a plus que septuplé
permettant à cette union économique d’être en 3ème position des pays investisseurs
au Maroc avec un pourcentage de 10% des IDE. Par contre les pays arabe ont
représenté mois de 10% du total des IDE reçus au Maroc, le premier pays arabe
investisseur en 2007 demeure l’Emirates Arabes Unis avec 3809,6 million de DH soit
un pourcentage de 10% suivi par les investisseur Koweitien avec un montant de
1575,2 MDHS.

Tableau 5  : Recettes des investissements directs étrangers au Maroc en MDH .


Répartition par pays : de 2006 à 2010

PAYS/ORGANISMES 2006 2007 2008 2009 2010


FINANCIERS
France 8 645,7 14 273,9 10 545,6 12 958,3 19 297,5
Espagne 7 191,3 6 108,4 2 616,1 1 542,0 2 708,6
Emirats Arabes Unis 773,6 3 809,6 4 716,0 1 150,8 2 072,7
Suisse 905,7 1 325,2 1 660,6 1 023,6 1 412,0
Koweït 1 011,8 1 575,2 115,5 2 818,9 920,2
Belgique** - - - 861,2 914,2
Grande Bretagne 931,3 2 576,3 1 214,1 988,0 534,9
Arabie Saoudite 329,9 636,7 510,5 258,7 526,1
Allemagne 939,7 1 646,6 1 311,7 710,6 490,9
Etats Unis 863,7 1 543,7 837,8 734,0 475,4
Egypte 84,9 65,9 154,4 60,7 288,0

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
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Luxembourg** - - - 141,3 283,9


Pays Bas 227,3 504,1 188,5 208,5 230,2
Italie 334,6 864,4 767,2 561,8 227,9
Suède 45,7 137,1 92,3 135,0 216,9
Qatar 49,6 357,4 131,8 98,3 203,2
Tunisie 40,0 169,5 68,1 42,5 188,7
Pakistan 226,3 1,8 0,4 26,7 163,7
Syrie 14,0 10,5 0,2 0,5 101,4
Turquie 11,7 2,0 132,1 78,5 95,6
Bahreïn 34,5 27,0 468,2 112,3 82,2
Mauritanie 0,5 45,4 0,5 - 75,0
Pologne - 2,5 2,0 0,3 65,5
Maurice 0,7 - 6,9 3,8 64,6
Jordanie 55,4 15,5 45,2 257,5 46,5
Inde 20,2 137,2 13,7 90,0 41,1
Slovaquie - - - - 40,5
Finlande - - 25,9 7,0 40,3
Hong-Kong 12,6 13,0 4,4 2,9 35,0
Canada 32,6 37,0 39,2 22,3 32,5
Grèce 1,5 1,8 2,1 1,2 31,7
Portugal 50,4 56,2 44,9 58,8 30,0
Corée - - - 0,8 29,4
Andorre 0,1 6,1 8,0 7,8 29,1
Chypre 7,6 89,1 7,5 10,0 23,9
B.I.D. - 4,9 - - 23,5
Oman - 2,5 5,2 5,8 22,8
Autriche 3,4 16,9 17,9 12,7 21,8
Liban 65,7 75,4 51,8 67,2 19,4
Singapour 4,0 15,7 33,4 16,2 17,7
Panama 1,8 1,4 1,3 - 17,2
Japon 25,1 64,5 49,8 7,7 15,6
Guinée Equatoriale - - - 3,6 15,4
Malte 0,9 3,0 0,8 0,1 13,9
Irlande 39,8 121,7 22,7 12,3 11,2
Malaisie - - - - 10,5
Irak 71,3 4,2 62,9 18,5 9,6
Libye 7,8 16,2 239,1 12,1 8,4
Norvège 19,1 17,4 5,6 22,9 6,7
Chine - 2,4 26,4 2,3 2,9
Brésil - 37,8 504,4 4,6 1,7
Gabon - 64,6 3,5 3,2 0,4
Algérie 1,1 12,4 2,7 2,6 0,3
Danemark - 27,0 65,8 0,2 0,2
Mali 15,8 - - - 0,1
Estonie 0,3 6,6 - 10,0 -
Indonésie 20,2 - - 0,4 -
U.E.B.L*** 2 604,6 1 318,2 1 037,6 - -
Hongrie 278,6 31,4 43,3 - -
Autres Pays 67,8 75,7 57,4 72,7 88,2

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

TOTAL 26 070,2 37 959,0 27 963,0 25 249,7 32 326,8


** Le chiffre correspondant, de 2006 à 2008, est affecté à l'U.E.B.L   
*** Le chiffre correspondant, en 2009 et 2010, est affecté séparément à la Belgique et au Luxembourg
Source  : Office de change

La Maroc n’e s’est pas épargné de la règle et figure parmi le groupe des pays ou le
principal du choc a été absorbé, La crise financière mondiale n’a pas manqué
d’inverser la tendance haussière connu jusqu'à 2007, entraînant de fortes
régressions au niveau des IDE. Le stock des investissements étrangers au Maroc
s’élevait à 417,8 MMD de DH à fin 2007, dont 297,8 milliard d’investissement
direct. Après 4 ans successive d’évolution croissante des IDE au Maroc, même en y
intégrant les investissements de porte feuille (3,87MDH) et les prêts privés (486MH),
le recul demeure important, la baisse est également constaté. Après des années
d’euphorie, dont l’apogée à été 2007, les investissements des étrangers au Maroc
fléchissent en 2008, la baisse en fin décembre 2008 a été de 26,3% à 27063 MDH,
et été de 33,4% en 2009 par rapport à 2007 pour n’atteindre que 25149,7 MDH. Ce
repli a concerné les principaux pays émetteur en l’occurrence la France (-26 ,1%),
l’Espagne (-57,2%) et le Royaume-Unis (-52,8%), c’est significatif. Mais la contre
performance n’est pas lier uniquement à la crise économique et financière. En effet,
il ressort de l’analyse des chiffres de la direction d’investissement que la baisse
concerne notamment les capitaux arabes.
Exploitant le 1/3 des IDE réalisés au Maroc, le secteur touristique a été le plus
influencé par la compression de ces derniers, accusant une chute de 54,31% en
2008. En dépit d’un léger étranglement de son activité, le secteur immobilier
continue, en revanche, d’attirer les investissements étrangers malgré, les IDE qu’il a
attirés ont augmenté de 17,6% en 2008.

2.2 Echange extérieur et balance commerciale.

La crise économique mondiale a été transmise à l’économie marocaine


principalement par le canal des échanges extérieurs des biens et services. Ainsi,
comme la majorité des pays concurrents et partenaires, les échanges extérieurs
marocains ont connu une importante régression au niveau des importations et aussi
des exportations.
Cette situation est due principalement au sérieux recul des ventes du phosphate et
de ses dérivés et de la diminution de la facture énergétique à l’importation. Ces
régressions ont affectées le niveau d’ouverture de l’économie marocaine qui a
connu une baisse pour n’atteindre que 36,1% en 2009, contre 46,2% en 2008

Tableau 6  : Structure et évolution de la balance commerciale du Maroc

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Valeur MdDHs Croissance


Années 2008 2009 2009 04/08

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Exportation
Biens
Agriculture et pêche 11,8 10 -15 11,8
Minerais 19,6 6,9 -64,7 41,6
Energie 0,0 0,0 17,4 17,7
Agro-alimentaire 16,3 15,8 -3 12,5
Textile et habillement 32,1 30,6 -4,5 1,3
Chimie et parachimie 45,1 21,5 -52,3 26,7
IMM 11,0 10,0 -9 ,3 17,4
IEE 19,8 17,1 -13,8 14,5
Total 155,7 111,9 -28,1 15,4
Services
Transport 19,3 16,9 -12,2 20,7
Voyages 55,6 52,8 -4,9 12,4
Autres 22,7 23,4 3,1 17,9
Total 103,4 100,0 -3,2 14,8
Importation
Biens
Agriculture et pêche 23,5 14,8 -37 21,4
Minerais 13,4 2,0 -84,8 51,1
Energie 40,3 27,0 -32,9 23,7
Agro-alimentaire 17,7 17,0 -4 20,8
Textile et habillement 22,1 19,5 -12 2,9
Chimie et parachimie 78,7 71,8 -8,7 21
IMM 100,5 88,8 -11,6 22,3
IEE 28,5 24,2 -15 12,7
Total 326,1 265,2 -18,7 19,9
Service
Transport 20,5 18,7 -8,9 14
Voyages 8,5 8,8 4,3 13,6
Autres 21,1 24,9 17,9 14,8
Total 51,9 54,6 5,3 14,1
Solde commercial
Bien
Agriculture et pêche -11,7 -4,8 -59 37,6
Minerais 6,2 4,9 -21, 3 28,1
Energie -40,3 -27,0 -32,9 23,7
Agro-alimentaire -1,4 -1,1 -15,9 -
Textile et habillement 9,9 11,1 12,1 -2
Chimie et parachimie -33,5 -50,3 50 15
IMM -89,5 -78,8 -11,9 22,9

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

IEE -8,7 -7,1 -19,7 9


Total -170,0 -153,2 -10 24,9
Services
Transport -1,3 -1,8 42,2 -20
Voyages 47,1 44,0 -6,6 12,2
Autres 1,6 -1,5 -195,3 -
Total 51,5 45,4 -11,7 15,5
Source : Données provisoires de l’Office des Changes, calcul du CNCE.

En 2009, la valeur globale des échanges extérieurs marocains des biens et services
a connu un repli de 16,5% en affichant 531,8 MdDhs, contre une amélioration
moyenne durant la période 2004-2008, de 17,4%. Même tendance pour les pays
partenaires6 avec une baisse de 16,6%, alors que la régression de la valeur globale
des échanges extérieurs des pays concurrents a été légèrement inférieure en
affichant 15%. Les tendances moyennes de ces deux catégories de pays s’élèvent,
respectivement, à 9,2% et 14,1% durant la période 2004-2008. Cette chute des
échanges extérieurs marocains résulte à 99,4% de la baisse des transactions
extérieures des activités minières, énergétiques et de celles des industries de
transformation. Grâce, à la bonne campagne agricole qu’a connue le Maroc en 2009,
les échanges liés aux activités primaires (agricoles) ont connu un fort ralentissement
au niveau des importations, ils ont reculé de 37%, en 2009, contre une croissance
de 21,4% en 2008. La forte baisse des échanges extérieurs, accompagné par une
croissance plus soutenue du PIB, ont fortement influencé sur le taux d’ouverture de
l’économie marocaine. Ce dernier a perdu 10,1 points relativement à 2008 pour
atteindre 36,1% contre une tendance moyenne entre 2004 et 2008 de 40,1%.

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

2ère Partie : Quelle modèle approprié au Maroc face à la


crise économique

Face à la crise qui nous secoue, deux familles d’attitude ont vu le jour,

La première entend la relance de la croissance économique et stabiliser le

système bancaire et financier, afin de remettre sur rail une activité

33
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

économique perçue comme globalement désirable et vertueuse. La deuxième

suggère que la crise dévoiler des failles profondes de notre système socio-

économique et fournis dès los l’opportunité de repenser globalement notre

conception du progrès, et de réviser notre modèle de développement, et

s’inspirer d’autre modèle utiliser dans d’autre pays pour sortir de cette

situation, car malgré les bouleversements que connait les pays après chaque

crise que se soit économique ou financiers, il y on à qui ont réussie à

relancer leur économie et soutenir une dynamique croissance économique et

une cohésion social grâce à des modèle de développement approprié tel que

la Malaisie et la Tunisie .

Premier chapitre : Modèle de développement à choisir pour le Maroc

Section 1 : Facteur de résilience de l’économie marocaine.

Dans le contexte détérioré de la crise internationale, l’économie marocaine a


fait preuve d’une résilience remarquable qui illustre l’importance des améliorations
et des progrès réalisés au cours de ces dernières années. Ses atouts sont dus au
processus continu de réformes accéléré depuis le début de la décennie en cours, qui
consiste en plusieurs actions Gouvernementale pour maintenir les secteurs
productifs directement exposés à l’affaiblissement de la demande étrangère. Et en
mesures nécessaires prise par Bank Al Maghrib pour évaluer et renforcer la solidité
du secteur bancaire et d’assurer la liquidité du système bancaire afin de dynamiser
l’activité économique.

1.1 Mesure gouvernementale

Dès l’apparition des premiers signes de ralentissement de l’activité


économique, Les premières réponses à cette crise ont été prises par le
Gouvernement qui a mis en place un procédé de suivi et d’évaluation des effets de

34
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

la crise en vue d’appuyer la demande et d’apporter un soutien aux entreprises


affectées. Un Comité de veille stratégique regroupant l’ensemble des ministères
concernés, de Bank Al Maghrib, de l’OCP et des associations et fédérations
professionnelles a été placé en février 2009.
Il a pour but de suivre les évolutions de la crise, ses effets sur l’économie nationale
ainsi de présenter au Gouvernement des mesures de soutien convenables aux
secteurs affectés par la crise. Les mesures arrêtées par le Comité s’articulent autour
de trois volets : un volet financier visant à conserver les parts de marchés dans les
secteurs affectés, améliorer la trésorerie des entreprises touchées renforcer leur
compétitivité améliorer leurs conditions d’accès aux crédits a partir de plusieurs
plans de soutien en aide des secteurs du textile, des équipements automobiles, de
l’électronique ainsi que du tourisme, un volet social ayant pour objet le maintien de
l’emploi et éviter la vague du licenciement au sein de ces entreprises et un volet
commercial en appui à la diversification des débouchés et des marchés à l’export.

Les mesures gouvernementales ont porté notamment sur les transferts des
Marocains résidant à l'Etranger, en visant le support et l'encouragement de
l'investissement des MRE. A ce titre, un aménagement du dispositif "Dammane
Assakane", a été mise en œuvre pour mieux soutenir l'acquisition de logements au
bénéfice de cette catégorie et pour améliorer les conditions de vie de ces citoyens et
renforcer les liens d'attachement à leur pays d’origine.

En plus du  Comité de veille stratégique créé par le gouvernement, d’autres mesures


de soutien par les pouvoirs publics en été mise en œuvre en concertation avec le
secteur privé, visant directement les entreprises exportatrices, ces mesures
concernent essentiellement le maintien des emplois et des compétences au sein des
entreprises exportatrices et devraient leur permettre de renforcer leur compétitivité
par une amélioration des conditions d'accès aux crédits et aux marchés.
C’est ainsi qu’une convention a été signée entre l’Etat et la Confédération Général
des Entreprises du Maroc le 24 février 2009 qui portent sur un montant de 3,24
millions de dirhams traduites par le soutien direct aux entreprises exportatrices
dans leurs activités de promotion commerciale à travers la prise en charge par l’Etat
de 80% des frais relatifs aux activités promotionnelles, le réaménagement des taux
de prime et des quotités garanties de l’assurance à l’exportation et enfin le
lancement de campagnes de communication sectorielles ciblées par Maroc Export.

Non seulement pas le gouvernement qui a montré preuve d’inquiétude vers


l’économie, mais aussi la banque centrale marocaine en prenant des mesures
financière pour maintenir l’activité économique

35
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

1.2 Action de BANK-AL-MAGHRIB

Bank Al-Maghrib a pris un ensemble de mesures dans le but d’assurer au


secteur bancaire un niveau de liquidité suffisant et, par conséquent, de soutenir
l’activité économique.
Afin d’assurer un suivi et une évaluation régulière des impacts de la crise sur
le secteur bancaire et d’anticiper les évolutions futures, une cellule de veille
permanente a été installée au sein de Bank Al Maghrib ainsi qu’au sein du
Groupement Professionnel des Banques du Maroc (GPBM). En parallèle, les échanges
d’informations avec les autres autorités de contrôle du secteur financier ont été
soutenus, en vue d’accomplir à temps les actions nécessaires et d’assurer toute
l’efficacité nécessaire aux mesures adoptées.
En effet, dès que les premiers signes de la crise ont apparut et que la situation est
devenue un peu difficile, Bank Al Maghrib a procédé à une injection de liquidités
sur le marché de plus de 22 milliards de DH depuis le début de 2009 contre 5
milliards de dirhams en 2007 et 13 milliards en 2008. La Banque centrale s’est ainsi
engagée à mettre à la disposition du marché interbancaire tous les moyens
indispensables aux établissements bancaires pour les aidée à financer de manière
saine et rigoureuse l’activité économique, et a recommandé aux banques
d’assouplir les conditions d’octroi des crédits aux opérateurs économiques, en
particulier aux secteurs les plus touchés par la crise.
Et pour améliorer la liquidité des banques, le Conseil de Bank Al Maghrib a procédé
à trois reprises à la réduction du taux de la réserve monétaire, qui s’établissait à
15% jusqu’à fin 2008, a été réduit à 12% en janvier 2009, puis à 10% à partir de
juillet de la même année pour n’atteindre que 8% en octobre 2009. A travers cette
politique monétaire qui vise à affaiblir le besoin en liquidité des banques, la Banque
centrale participe ainsi à soutenir et augmenter la capacité d’offre des crédits du
système bancaire national et par conséquent à soutenir la croissance. Bien
évidemment, la situation l’exige de nouveau, le niveau de ce taux a été réexaminé
et abaissé de 2 points de pourcentage, ramené de 6% en 2010 à 4% à 2012. C’est
l’une des principales décisions du Conseil de Bank Al-Maghrib pour examiner
l’évolution récente de la situation économique, monétaire et financière, ainsi que les
prévisions d’inflation à l’horizon du quatrième trimestre 2013.
Au-delà du crédit et du taux de réserve, Bank Al-Maghrib n’a ménagé aucun
effort à utiliser son taux directeur, en tant qu’outil nécessaire de relance de la
demande interne et de l’activité économique en général. Ce taux a été en effet
révisé à la baisse en mars 2009, maintenu à 3% soit une réduction de 25 points de
base. Cette mesure n’affecte pas le pouvoir de la banque centrale en termes de
stabilité des prix, la décision ayant été prise après avoir constaté un flux des
pressions inflationnistes actuelles et futures. Parallèlement, des travaux de mise en

36
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

place d’un cadre de surveillance macro-prudentielle ont été instauré, basé à la fois
sur des stress tests pour évaluer la résilience du système bancaire à différents chocs
et sur la conduite d’affectation de crise systémique, en combinaison avec les
autorités de régulation et de supervision du secteur financier. Le but de ces travaux
est d’une part assurer l’efficacité des procédés actuels et d’identifier les points de
leur amélioration en vue de construire des bases solides, et d’autre part la
coordonner entre les autorités de régulation, en cas d’apparition d’une crise
systémique et d’assurer une veille globale sur la stabilité du système financier.

Dans ce contexte, l’approche globale de Bank Al-Maghrib est de suivre de prés les
évolutions économiques et financiers récents, s’engageant ainsi à prendre toutes
les mesures indispensables dans le but de relancer l’activité économique nationale
et ce, en parallèle avec les instruments budgétaires et fiscaux.

Section 2 : Stratégie de développement sectoriel pour l’économie marocaine.

En vue de soulager l’impact de la crise économique sur l’économie marocaine, une


série de plan sectoriel ambitieuses à été mise à jour par les pouvoir publics pour
soutenir le développement des secteurs touché, ainsi qu’assurer une forte
croissance économique qui est à la fois durable et créatrice de richesse.
Ces plans ont une double utilité, la première est de moderniser les secteurs
traditionnels comme l’agriculture, la pêche est les mines, la deuxième et de
développer les secteurs innovants ou le Maroc dispose de véritables avantages
compétitifs tels que les énergies renouvelables, la logistique, l’industrie automobile,
l’aéronautique est les services avec une forte valeur ajouté.

2.1 Plan Maroc Vert : une stratégie ambitieuse pour l’Agriculture Marocaine

Depuis 2008, et après les premiers soubassements de l’agriculture cette dernière


se trouvait face à plusieurs défis intérieur et extérieur et dysfonctionnements, on
peut citer particulièrement :
 Le démembrement excessif des exploitations agricoles et la complexité du
statut juridique du foncier ;
 La faible capacité d’investissement dans ce secteur ;
 La gestion traditionnelle des exploitations, le faible degré d’organisation des
producteurs et l’inadaptation des structures d’encadrement.

37
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Ces défis l’obligent à entreprendre des réexamens radicaux pour répondre aux
exigences de changement, d’innovation et de réforme pour un scénario de progrès
durable, l’opinion publique et le Département de l’Agriculture découvraient le Plan
Maroc Vert : qui n’est autre qu’une politique de relance de l’agriculture, considérée
comme le principal moteur de croissance de l’économie nationale pour la prochaine
décennie. 

Ce Plan Maroc Vert repose sur 2 Piliers essentiels qui répondent de manière
distinguée aux défis posés.
Le Pilier I : Vise dans un premier temps de développer une agriculture compétitive et
adaptée aux règles du marché et ça grâce à la mise en place de nombreux
investissements privés. Ce pilier, qui s’intéresse principalement aux secteurs
irrigués et les zones pluviales favorables, comporte la réalisation d’un millier de
projets à haut degré d’intégration des maillons des filières ciblées. Les
investissements globaux estimés à ce titre s’élèvent aux alentours de 75 milliards
de dirhams sur 10 ans dont 70 à 80% prise à la charge des acteurs privés.

Le Pilier II  : Ce pilier est consacré essentiellement aux petits agriculteurs, vise à la
lutte contre la pauvreté en renforçant le revenu des exploitations les plus fragiles
moyennant des investissements sociaux (forte implication des pouvoirs publics,
ciblage des bailleurs de fonds). Ce pilier, captivant l’agriculture solidaire qui se situe
en zones de montagne, oasiennes et pluviales à faibles précipitations, comporte la
réalisation de plus de 500 projets de recyclage, d’intensification, de diversification
ou de niche. Ils sont basés sur l’instauration d’une dynamique active de
regroupement spatial des terrains ciblés afin d’atteindre des masses critiques de
production.
Depuis la mise en œuvre de la stratégie du Plan Maroc Vert en 2008, à travers
sa déclinaison en 16 Programmes agricoles régionaux, a accompli de principales
réalisations qui sont les suivantes :
_ L’engagement de 15 Contrats de programmes de développement des filières avec
les interprofessions sectorielles concernées ;
_ La création de 64 projets « Pilier I » ayant permis l’agrégation de 135 000
agriculteurs, la mise place de 16 Milliards de dirhams d’investissements et la
création de l’équivalent de 87000 emplois ;
_ La réalisation de 224 projets « Pilier II » qui ont nécessité l’engagement de plus de
9 milliards de dirhams d’investissements au profit de 423 000 agriculteurs ;
_ La reprise du cadre sectoriel à travers :

38
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

⇒ La mise en gestion privée des terres publiques et collectives (plus de 100 000 ha
sous forme de plus de 400 projets avec un investissement de 24 milliards de DH et
la création de plus de 40 000 emplois).
⇒ La restructuration du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime par le
réaménagement des ressources de l’Etat, la focalisation sur les fonctions royale et le
transfert accru des fonctions opérationnelles vers le privé (gestion déléguée de
l’eau, conseil agricole…) et la création de 16 Directions régionales de l’Agriculture ;
⇒ La création de l’Agence pour le Développement agricole qui a pour fonction la
veille à la mise en place des projets d’investissement anticipé ainsi que la gestion
des partenariats avec les investisseurs.
⇒ la création de l’Agence nationale pour le Développement des zones oasiennes et
de l’arganier qui est considéré comme structure qui s’adapte aux besoins
spécifiques des zones ciblées par ce plan en termes de développement durable et de
protection des ressources naturelles.
⇒ La création de l’Office national de la sécurité sanitaire des aliments pour contrôler
efficacement des produits alimentaires, des matières premières, et la protection
phytosanitaire des cultures, ainsi que le contrôle vétérinaire.

Synthèse concernant la stratégie du Plan Maroc Vert

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Vu les principales réalisations qu’a achevé ce plan et dans le but de boucler la


boucle entre terre et mer, une nouvelle stratégie halieutique a été mise à jour
nommé Plan de Maroc bleu, cette stratégie à été instaurer dans le but de
combinée entre terre et mer pour un développement humain du secteur de la
pêche,  les principaux objectifs de ce plan peuvent être résumés comme suit :  
 Améliorer la compétitivité du secteur et progresser sa contribution
dans l’économie nationale
 Garantir la qualité et le suivi des produits à tous les niveaux de la
filière.
 Préserver les ressources halieutiques

2.2 Maroc Numeric 2013 :

L’utilisation des Technologies de l’Information (TI) est un facteur primordial pour


l’émergence de la société du savoir et peut notamment contribuer au
développement humain, à l’amélioration de la cohérence sociale et à la croissance
économique d’un pays.

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Le secteur des Technologies de l’Information représente 7% du PIB mondial et


englobe plus de 60% des emplois dans le monde industrialisé et notamment près
de 25% de la croissance mondiale.
Pourtant, il existe un énorme déséquilibre entre les pays industrialisés et les pays
émergents. Les pays industriels maitrisent plus de 80% des activités de ce secteur
avec des conséquences économiques, politiques, sociales même culturelles dont on
commence à peine à constater les impacts.
Pour le Maroc, son objectif est non seulement pas de poursuivre les
accomplissements déjà réalisées dans ce secteur pour les années à venir, mais
notamment de permettre l’instauration du Maroc dans l’économie mondiale par une
intégration des TI dans tous les acteurs de la société : administrations, entreprises
et citoyens.
Pour cela, un Plan Maroc Numeric a été fondé autour d’une vision et des ambitions
claires pour le Maroc, visant à le placer parmi les pays émergents dynamiques dans
le secteur des Technologies de l’Information.

Le Plan Maroc Numeric 2013 à une stratégie qui s’articule autour de 4 priorités
stratégiques qui sont comme suit :

Transformation sociale : Rendre les citoyens accessible à l’Internet Haut Débit et


favoriser l’accès aux échanges, à la connaissance et à la communication.

Mise en œuvre des services publics orientés usagers  : Rapprocher l’administration


aux besoins de l’usager en fonction d’efficacité, de qualité et de transparence à
travers un programme d’e-gouvernement.

Informatisation des PME  : Encourager à utiliser l’informatisation au sein des Petites


et Moyennes Entreprises pour accroître leur productivité et leur efficacité.

Développement de l’industrie TI  : Développer la filière locale technologie de


l’information en supportant la création et la croissance des acteurs locaux ainsi
qu’en favorisant l’émergence de pôles industriels et technologiques à fort potentiel
à l’export.

Pour accomplir ces priorités stratégiques, deux mesures d’accompagnements ont


été mise à jour :
1. Développement du capital humain  : Formation du capital humain pour
assurer une pleine disponibilité en qualité et en quantité des compétences humaines
capable de répondre aux besoins du secteur.

41
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

2. Instauration de la confiance numérique   : Mettre en application des conditions de


la confiance numérique.

Ce plan Maroc Numeric à des objectifs clairs et chiffrés à horizon 2013 qui peuvent
être résumé dans ce schéma :

2008 2013

Emplois Emploi 32000 58000

PIB additionnel direct 7 Mds MAD


PIB
PIB additionnel indirect
20 Mds MAD

Établissements scolaires 100%


20%
publics équipés

Élèves ingénieurs et
Usage des assimilés en sciences - 100%
et TI équipés
IT
Accès internet
1 foyer sur 10 1 foyer sur 3

Services publics 89
E-Gouv orientés usagers
16

Source: Maroc Numeric 2013, Stratégie Nationale pour la Société de l’Information et de l’Économie
Numérique (page 19)

Les orientations de la stratégie Maroc Numeric sont bénéfiques pour l’économie et


les citoyens.

42
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

2.3 Plan Azur : Pour un tourisme ambitieux


Le tourisme est considéré comme secteur prioritaire ciblé par le Maroc dans sa
stratégie de développement, c’est pour cela qu’un nouveau plan à été mise en
place : Plan Azur

Ce Plan Azur a été installé, dans l’optique d’instauré une série de structures
hôtelières de qualité, qui respecte les principes de développement durable avec un
investissement global de 5 Milliards d’euros. La réalisation de ce Plan va influencer
positivement sur un dynamisme de croissance, par la multiplication du nombre de
touristes au Royaume. Il a pour but également de générer plus de 210000 emplois
Le Plan Azur initial concerne cinq principales stations balnéaires qui sont les
suivantes:

 Saidia dans la province de Berkane


 Lixus dans la province de Larache 
 Mazagan dans la Province d'El Jadida
 Taghazout dans la province d'Agadir
 Plage Blanche dans la Province de Guelmim

Mediterrania Saïdia

Cette station balnéaire à été installé en juin 2009 avec un montant d’investissement
global de 1,2 Milliards d’euros, générant plus de 48000 emplois, elle se situé à 60
km au nord d'Oujda.

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Avec une superficie de 713 ha dans la province de Berkane comportant une Marina
(port de plaisance, centre commercial, base nautique...), des hôtels de haute classe
avec une capacité de plus 28000 lits, des villas, des appartements, des résidences
et villages touristiques, 3 parcours de golf 18 trous, un aquapark, un centre de
thalassothérapie, un palais des congrès, une clinique et des équipements sportifs
(piscine, football, athlétisme, court de tennis...).

Mazagan Beach Resort

Ce site touristique est au sud d’El-Jadida qui s’étend à une superficie globale de 250
ha. Édifié par le promoteur immobilier sud-africain Sol Kerzner avec un montant
d’investissement de 630 Millions d’euros et un nombre global de plus de 12200
emplois a créer, ce projet comporte des hôtels pour une capacité de 8 000 lits, des
villas, des appartements, un casino et des parcours de golf.  Et au programme du
projet, il est prévu l’instauration 1 pôle d'animation autour de deux lagons, 1
académie de sport, 2 golfs de 18 trous chacun et 1 centre de congrès.

Port Lixus

Ce projet pris en main par des promoteurs étrangers avec un montant


d’investissement de 560 Millions d’euros de et est situé dans la région de Larache
à quelques kilomètres des ruines romaines de lixus et s’étend à une Superficie de
461 ha. Il comporte une Marina, des villas, des appartements, des établissements
hôteliers d’une capacité de 12 000 lits, un parcours de golf et quelques
équipements sportifs ainsi qu’un centre équestre. Il a généré un nombre globale de
23.000 emplois

Plage blanche-Guelmim

Est considéré comme le 2ème plus grand projet après celui de Saïdia-Mediterrania.
Ce site a été aménagée par le promoteur développeur FADESA par un
investissement global de plus de 1 Milliards d’euros et à permis de créer plus de
48000 emplois, cette station balnéaire se trouve sur l'Atlantique, à 40 km de
Guelmim, d’une superficie globale de 695 ha et dispose d'une plage d’une surface
de 40 km. Elle comporte des hôtels, des unités résidentielles, 2 golfs, une médina et
une unité d’animation.

Taghazout-Argana Bay

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Le site se situe près à quelques kilomètres au nord d'Agadir. Il a été aménagé par
le fonds d'investissement américain Colony Capital et satacan pour un montant
d’investissement global de plus d’un milliards d’euros générant plus de 48000
emplois. Il comportera des hôtels d’une capacité de 16000 lits, des appartements
d’une capacité totale de 5000 lits, des villas, une zone commerciale, un golf, une
médina et des unités d’animation et une éventuelle clinique.

2.4 Plan émergence : Nouvelle Pacte industrielle.

La crise économique internationale s’est traduite par une chute de la demande ce


qui à influencer sur de nombreux entreprise et de nombreux industries, pour
remédier la situation un nouveau plan émergence à été instaurer dans le but de
consolider l’industrie nationale en renforçant le PIB industriel et les exportations.
Ce plan Emergence, est une nouvelle stratégie de développement volontariste lancé
en 2005 et revu en 2009 visant le secteur industrielle et qui à mette en avant les,
surtout les métiers où le Maroc peut disposer d’avantages compétitifs et peut se
positionner au niveau international au niveau de la spécialisation.
En combinant les actions de l’Etat et du secteur privé, ce pacte à été scellé par un
contrat-programme s’étalant sur la période 2009-2015 visant à construire un
secteur industriel fort et solide, ce programme a été créé autour de trois idées
essentielles :
• Il est absolument nécessaire de concentrer les efforts de relance industrielle sur
les filières dont le Maroc possède des avantages compétitifs clairs et exploitables,
par des programmes de développement ;
• L’obligation de traiter l'ensemble des entreprises, sans distinction, à travers 4
chantiers importants, un chantier pour renforcer la Compétitivité des PME, un autre
chantier pour améliorer le climat des affaires, un chantier spécialisé dans la
formation et un dernier chantier pour le développement de parcs industriels de
nouvelle génération, dits « P2I - Plateformes Industrielles Intégrées » ;
• la mise en place d’une organisation institutionnelle qui permet le suivie et le
contrôle pour une mise en œuvre efficace et efficiente des programmes. 

Le contrat programme a pour objectif d'apporter au secteur industriel des bénéfices


généraux pour sur la période 2009-2015 :
• La création d'emplois industriels durables et la remise du chômage urbain ;
• L'augmentation du PIB industriel ;
• La réduction du déficit commercial ;
• Le soutien à l'investissement industriel, aussi bien national qu’étranger ;
• La participation à la politique d'aménagement du territoire.

45
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

La mise en place de ce programme va permettre, à horizon 2015, de réaliser les


objectifs suivants :
Emploi Création de 220 000 emplois

PIB Augmentation du PIB industriel de 50 Milliards de Dirhams additionnels

Exportation Génération d'un volume supplémentaire d'exportations de 95 milliards


de Dirhams

Investissemen 50 milliards de Dirhams d'investissements privés dans l'activité


t industrielle

Les principaux secteurs de croissance qui ont fait l’objet d’analyses approfondies et
qui bénéficieront de soutien sont les suivants :

Secteur d’Offshoring  :

Le secteur de l'Offshoring est le secteur le plus concerné en termes d'adaptation de


la stratégie Emergence. Les visions de développement de l’offshoring sont
favorables au Maroc avec un potentiels autour de 100.000 emplois à 2015 et un
chiffre d'affaires sectoriel prévisionnel de plus de 20 milliards de Dirhams, soit une
création d'environ 70 000 emplois et une croissance de 13 milliards de Dirhams du
PIB sur la période 2009-2015.

Pour atteindre ces objectifs un plan d’action a été mise en place a travers 4
initiatives :
- Une Offre Maroc Offshoring : développer une offre attractive pour attirer les
investisseurs et assurer une compétitivité pour le Maroc
- Un programme de formation adapté au secteur : l'importance de former, en
quantité et en qualité suffisantes, les ressources humaines
- Un programme ciblé de promotion
- Des plateformes industrielles intégrées dédiées

Automobile :

Le secteur d’Automobile a connu un fort développement sur au Maroc sur les deux
niveaux Equipementiers et Constructeurs. Il présente une occasion au
développement encore plus important pour les prochaines années.

46
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Un projet de 1 milliard d'Euros d'investissements a été mise en place, il à participé


au développement massif et accéléré de l'industrie automobile au Maroc, sans
oublier le nombre important qui à généré en terme d’emplois directs et indirects ,
plus de 36000

Aéronautique et spatial :

Le nombre d'implantations des entreprises dans ce secteur s'est fortement


augmenter ces dernières années avec des investissements de 2,7 milliards de
Dirhams depuis 2002. Le secteur s’évalue aujourd'hui à plus de 60 entreprises (près
de 70% ayant moins de 5 ans d'existence). Ces entreprises en réalisé, pour l'exercice
2008, un chiffre d'affaires de plus 6,6 milliards de Dirhams, avec un effectif
d’employer de plus de 7.000 personnes et des métiers intégrant de plus en plus de
valeur ajoutée.
Les chiffres estimés de développement de ce secteur au Maroc sont à environ 4
milliards de Dirhams de PIB additionnels et une création d'environ 15.000 nouveaux
emplois directs à horizon 2015.
Outre, ce secteur à des effets d'entraînement sérieux sur d'autres industries et
technologie pointes, comme l'électronique embarquée, le développement de
logiciels, l'ingénierie, la défense, et la sécurité.

Deuxième chapitre : Modèles d’économie développer après les crises.

Section 1 : Malaisie, une dynamique de croissance sociale malgré les crises.

1.1 Développement rural et création de revenus

La Malaisie est un petit pays contenant 27 millions d’habitants et une


superficie 330000 km2, situé entre l’Inde et la Chine, elle comprend deux zones
distinctes séparées par un bras de mer et se trouve au carrefour de l’Asie du Sud-
est, au nord de l’archipel indonésien. Economiquement, elle fait partie de la
nouvelle génération de pays émergents, les « Tigres », qui, avec la Thaïlande, les
Philippines, l’Indonésie, ont participé au « miracle asiatique » dans le passage des
quatre Dragons (la Corée, Taiwan, Hongkong et Singapour). Par son niveau de vie et
le dynamisme de son économie, la Malaisie se situe nettement en tête des « Tigres »
de l’ASEAN.

La stratégie de développement rural adopté par la Malaisie donne la possibilité


d’adopter de nouvelles techniques agricoles dont l’objectif de diversifier les

47
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

cultures et l’ouverture ainsi que l’exploitation de nouvelles terres pour engendrer


un accroissement de la productivité. Mais le problème économique que se pose
c’est que la population rurale rencontre des obstacles considéré comme facteurs à
l’origine de la faiblesse des revenus et de la pauvreté qui sont des l’absence de
visions d’emploi et les faibles niveaux de productivité. La tactique destinée à la
lutte contre ces problèmes dans les zones rurales est arrêtée plutôt par produit et
consiste à procurer des apports et des soutiens aussi bien « indirects » que
«directs» :

1. Organisation des activités de drainage et d’irrigation, construction de routes et de


ponts, expansion et amélioration des écoles et établissements sanitaires, et
allocation des ressources en matière d’eau et d’électricité.

2. Travaux de recherche agricole par les institutions et diffusion des résultats de


ces travaux, accorder des crédits et rechercher de nouveaux débouchés pour la
commercialisation; et organisation des associations pour les producteurs.

3. Promotion de la structure d’incitation au moyen de mesures tarifaires et de


subventions.
4. Réaménagement des zones agricoles déjà existantes.

5. Ouverture de nouvelles terres à l’exploitation agricole.

Et grâce à ces mesures prises, la Malaisie à pue atteindre ses objectifs de


production ainsi que ses objectifs de financement au cours de ces dernières années
en matière de développement agricole. Par exemple, la diversification des cultures
en agriculture qui s’étend à présent à de divers nouveaux produits tel que les
palmiers, les huiles, le cacao, toutes ces diversifications et à l’aide du programme
de vulgarisation mise en place -visant à renforcer les contacts avec les agriculteurs
et à les convaincre d’adopter de nouvelles pour accroître les rendements- ont
contribué à augmenter et à stabiliser les revenus dans les zones rurales.

Concernant les zones de rizières, les interventions dans ces domaines


consistent à mettre en œuvre des mécanismes de soutien et d’assistance des prix
ainsi qu’accorder des subventions pour assurer un revenu minimal aux agriculteurs.
L’office national de commercialisation à joué notamment un rôle important en terme
de garantir l’achat de la production des agriculteurs et leurs accordés de nouveaux
débouchés pour commercialiser leur produits. En plus il a favorisé l’amélioration des
terres déjà mises en culture, ces programmes de développement rural exécutés par

48
Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

la Federal Land and Development Authority (FELDA) ont porté notamment sur le
défrichage, la culture et la colonisation de nouvelles terres.
Le succès qu’ont connu ces programmes gouvernementaux de développement rural
est mesuré dont le fait qu’ils ont contribués à diminuer la pauvreté et à promouvoir
l’équité sociale. Concernant la lutte contre la pauvreté, l’action gouvernementale
varie en fonction du type de culture, sans oublier l’incidence importante du
programme de la FELDA sur le développement rural et la création des revenus car
ce programme porte sur de plus grandes superficies où il existe une demande
commerciale plus acharné.

1.2 Appui financier pour une croissance et cohésion sociale

Pour assurer une croissance et cohésion social il est important d’adopter des
politiques créatrices et créer des institutions appropriées par alloué les ressources
financières nécessaire qui constituent un autre facteur essentiel, les recettes
financière pour la Malaisie proviennent en grande partie des taxes à l’exportation
sur l’étain et le caoutchouc ainsi que la taxe à l’exportation sur l’huile de palme qui
est devenu une source de recettes publiques importante. Le pétrole est aussi une
source de revenus importante et représente, environ 10 % du montant total des
recettes (Ministère des finances, Economic Report).
L’attachement des pouvoirs publics à la promotion et au développent des services
sociaux leurs permet d’utiliser ou consacré ces ressources au développement du
secteur économique, et le secteur social n’en reçoit pas moins 13 à 22 % du
montant total des dépenses pour chacun des plans. De 17 à 27 % des dépenses
publiques sont alloués au développement du secteur agricole et rural. Dans le
domaine du développement social, l’éducation et la formation obtiennent la plus
grandde part, soit en moyenne 7 à 8 % des dépenses, alors que la santé reçoit
régulièrement moins de 4 %.
Les investissements dans les domaines de l’éducation et de la santé ont des effets
d’entrainement sur la croissance économique, les taux de croissance élevés
enregistrés peuvent être fournis à la force humaine accumulée pendant de
nombreuses années d’investissement dans les ressources humaines grâce
programmes sociaux.
Les pouvoirs publics ne sont pas la seule principale source d’investissement
dans l’éducation et les services de santé en Malaisie, le secteur privé a également
joué un rôle complémentaire en matière de financement. La présence massive
d’établissements privés dans l’éducation et la santé depuis la fin des années 80
donne une indication de la participation de ce secteur qui résulte d’une naissance

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

d’une classe moyenne relativement fortuné capable de payer des services privés en
termes d’éducation et de santé.

L’expérience Malaisienne montre qu’il est possible d’équilibrer les objectifs


économiques et sociaux et que son modèle est un modèle de développement qui a
connu un succès d’où tout les pays peuvent s’inspirer et doivent le prendre comme
exemple pour se baser sur la relance de leur économies détruite par les crises . Les
politiques de croissance économique, en particulier les politiques
d’industrialisation, ont été appliquées en parallèle avec les politiques de
redistribution, en vue de réaliser une croissance équité. La pauvreté a baissé grâce
aux politiques économiques qui ont créé des emplois aussi bien dans les zones
urbaines que dans les zones rurales. Le développement économique a crée des
revenus qui ont permis pour leur tour à l’État de financer la aide en terme de
services sociaux tels que la santé et l’éducation. Dans le secteur rural, la prestation
de ces services faisait partie des programmes de développement agricole, comme
par exemple dans les programmes de la FELDA.

Section 2 : Tunisie, modèle de réussite à suivre

Sur les deux décennies la Tunisie a connue une taux de croissance relativement
élevé et un accroissement du revenu moyen mais cette croissance à été accompagné
par un nombre de chômeurs énorme, estimé en fin 2010 à 500 mille dont 157
milles diplômés de supérieurs, ce nombre est passé en septembre 2011 à 700
milles dont 220 milles diplômés, et par une profondes inégalités et disparités

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

régionales qui nourrissent un sentiment d’injustice et d’humiliation, cette situation à


tendances à croitre si les grèves ne s’arrêtent pas .

2.1 Création davantage de richesse et d’emploi.

Le droit à l’emploi est l’une de revendication des révolutionnaires, un problème qu’a


connu la Tunisie depuis des décennies malgré le taux de croissance élevé mais
instable et relativement faible par rapport aux besoins sociaux et par rapport a
d’autres pays, pour faire face à ce problème et pour soutenir la croissance
économique du pays, deux type d’action sont à mener, un premier à court terme
concernant les révolution et les grève qu’il faut les mettre fin par l’intervention du
gouvernement en instaurant des de l’ordre, de la confiance et de la bonne
gouvernance et soutenir une reprise de l’investissement à court terme, le deuxième
type d’action concerne le modèle de développement qui doit inclure la technologie,
l’innovation et la créativité pour assurer un dynamisme de croissance élevé, forte
une valeur ajouté et la création d’emploi qualifié et durables ce qui crée davantage
de la richesse
Pour soutenir l’emploi plusieurs propositions ont été proposées tel que celle
relatives à la révision du mode de calcul des charges sociales et à la mise en place
d’une politique adéquate qui incite aux investissements ainsi que une politique
visant à réduire les charges sociales pour diminuer les couts salarial et affecter
positivement sur l’emploi. D’autre proposition ont été soutenus relatives à la bonne
gouvernance qui doit sûrement induire à une croissance relativement élevé de 6 à
7% et par conséquent réduire le chômage et généré plus d’emploi surtout des
emplois qualifié.

2.2 Relance économique urgente :

Apres l’enregistrement d’une croissance relativement élevée au taux annuel de 5%


pour les deux dernières décennies, l’économie Tunisienne connait une situation
difficile se caractérisant par une baisse du niveau d’activité , une baisse du niveau
de l’investissement , Un chômage de presque 700 Mille chômeurs dont 220 Mille
diplômes, une hausse de l’inflation , ne multiplication des revendications
excessives, une perte de confiance et une nouvelle culture contraire a l’effort, au
travail et au sacrifice tous les indicateurs vont se détériorer davantage avec les
manifestations que connait le pays et avec . C’est pour cela il est urgent de
retourner à l’ordre pour faire redémarrer la machine économique et aussi pour
mettre en place un programme ambitieux qui assure un peuple tunisien en

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

solidarité et en prospérité pour une croissance durable, ce programme se base


dans un premier lieu sur la création d’un climat social de confiance avec les citoyens
qui implique une culture se basant sur la sincérité et la vérité et avec les
responsables avec un comportement discutable et crédible. Dans un second temps il
est nécessaire au gouvernement de fournir des réponses claires et précises pour
assurer au citoyen la paix sociale, l’Etat doit prendre en charge de lutter contre les
inégalités sociales, le budget de l’Etat est un instrument pour la réalisation de ces
objectifs sociaux.
Pour une croissance économique, la question posée est de trouver comment
financer le déficit budgétaire sans faire recours au marché financier international qui
est un pat risqué pour l’économie tunisienne, pour réduire ce déficit l’Etat doit
réduire les dépenses de l’administration et collecter plus de recettes.
En 25--‐30 ans, la Tunisie peut accéder au stade des pays développé certain pays
comme la Malaisie, le Singapore l’ont réalisé, pour le faire il faut avoir une volonté
politique, il faut des institutions et des réformes adéquates permettant d’accroitre le
revenu par habitant, de maitriser le chômage et la pauvreté et la marginalisation
grâce à une croissance économique soutenu par une forte valeur ajouté, résultant
d’une hausse dynamisation de l’investissement à la fois privé et public et
l’accroissement de l’investissement direct étranger avec des transferts de capitaux
de capitaux, de technologies ainsi que les connaissances et la savoir faire qui
permet l’acquisition d’avantages et l’amélioration de la productivité.

Conclusion  :

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Ce travail m’a montré que la crise économique est un vaste chantier à explorer, le
thème du Maroc face à la crise économique et quel modèle de développement à
choisir l’est encore plus, la crise n'est pas un phénomène familial banal, il peut
poser des difficultés aux pays et aux nations concernées.

L’objectif de mon travail était donc la conception et la réalisation du danger de ce


phénomène sur l’économie internationale en générale et l’économie nationale en
particulier, mais aussi de trouvé des solutions efficace pour lutter l’influence et
l’impact sur l’activité et la croissance économiques.

Une des questions principales du mémoire était de connaître l’impact des crises
économique. Quel modèle de développent qui favorise, qui aide à soutenir la
croissance économique ? Est-ce le fait de s’inspirer d’autre pays aide à mieux
choisir notre modèle approprié ?

Comme nous l'avons dit longuement dans ce mémoire, la crise peut être une
période confuse pour les pays, Tout au long de la partie analytique de ce mémoire,
nous avons apporté des réponses aux hypothèses que nous avons posées.

Nous avons pu voir que la situation de la crise au Maroc  peut être luttée par des
mesures et par un nouveau modèle de développement se basant sur amélioration de
chaque secteur pour une valeur ajouté sectoriel importante et favorable. Et aussi en
s’inspirant d’autre modèle utilisé par d’autre pays.

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Le Maroc face aux crises économique : quel modèle de
développement à choisir

Bibliographie :

 http://crise-economique.com/accueil.html

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9conomique

 http://lesdefinitions.fr/crise-economique

 Office de change

 Haut Commissariat de Plan

 Rapport sur les échanges extérieur 2009

 Rapport sur les échanges extérieur 2010

 Rapport sur les échanges extérieur 2011

 Le Maroc face à la crise et l’après crise. (M. Abdelatif Jouahri)

 Les perspectives de développement de l’économie marocaine

 Quel modèle de développement pour la Tunisie

 Malaisie : Développement social, réduction de la pauvreté et

transformation de l’économie (Leong Choon Heng et Tan Siew Hoey)

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