Vous êtes sur la page 1sur 22

fRf<<oo if

4. National meeting on pressure vessel engineerinq


Paris (Fronce) 5-7 Oct 1983
CEA-C0NF--7083

FLAMBAGE DES FONDS BOMBES SOUMIS A UNE PRESSION INTERNE


FORMULES PRATIQUES DE DIMENSIONNEKENT

p a r R.ROCHE, M.ALIX, A.PEREZ, B.AUTRUSSON*

SUMMARY

For metallic dished heads which have great diameter/thickness ratio, elastic plastic
internal pressure buckling may occur. Recently, the French Pressurt: Vessel Code
(CODAP) made available rules to assist the designer with this buckling problem.
The aim of this paper is to give a comparison between these rules and available,
experimental results

RESUME

Soumis à une pression interne, les fonds bombés métalliques peuver.t flamber et
se plisser. Récemment le CODAP a publié des règles permettant au projeteur d'éviter
le flambage des fonds bombés. Le but de ce papier est de comparer ces règles avec
les résultats expérimentaux disponibles

* DEMT/CEN Saclay - 91191 GIF Cedex.


En hommage à la mémoire de Monsieur Michel HUBERT
et en reconnaissance de sa contribution considérable
à la Codification Française des Appareils à Pression.

1 - LES FONDS BOMBES PEUVENT FLAMBER SOUS PRESSION INTERNE

1.1 - EXEMPLE DE FLAMBAGE DE FOND BOMBE

Tout le sonde sait qu'un appareil soumis à une pression extérieure peut flanber.
Par contre, qu'un appareil soumis à une pression intérieure puisse aussi flanber
est plus surprenant. C'est pourtant le cas des fonds bombés qui peuvent se plisser
et périr par flaraberaent. La figure 1 donne un exemple du résultat d'un tel
phénomène.

1.2 - CONTRAINTES DE COMPRESSION CIRCONFERENTIELLE DANS LA CUVE

La causa du flambcnienl est assez compréhensible. Du fait de leur géométrie, les


fonds bombes sont sujets à l'apparition de contraintes circonf êrentielles decompres-
sion dans la zone de la carre. La situation de cette zone est très c iparable à celle
d'une jante de roue de bicyclette qui est soumise à une compression circonféren-
tielle par la traction des rayons. De la même façon la carre d'un fond bombé est
soumise à une compression circonférentielle par la traction radiale de la zone
centrale du fond.
Cette contrainte de compression est facile à estimer, tout au moins avec des hypo-
thèses simples (comportement de membrane, petits déplacements).

Figura 2
Centre de courbure
de la méridienne
T
Les équations d'équilibre étant

a. 0 2 sin <P
B
P 1 2 e sin y?

on obtient
pR 1
°2 =
T sin <P
2r sin ¥>
contrainte circonférentielle qui peut être une compression (<0) lorsque la courbine
r de la méridienne est inférieure à R/2 sin <fi. Sur la figure 2 cela revient â
MC < 2MB.
Si cette compression circonférentielle n'entraîne pas forcément la formation de
plis par flambage, elle est cependant susceptible de la provoquer.

1.3 - RUINE DE RESERVOIR SOUS PRESSION PAR FLAMBAGE DE FOND - INSUFFISANCE DES
CODES DE C O N S T R T T C T T M

Le flambement des fonda bombé» n'est malheureusement pas une simple curiosité pour
les calculateurs ou les amateurs d'expériences étranges. Il doit également préoccu-
per les constructeurs d'appareils â pression, car il peut être l'origine d'acci-
dents désagréables. Le plus notable a eu lieu en Février 1956 â AVON en Californie.
Un grand réservoir vertical ayant un fond en anse de panier, calculé suivant le code
ASME, s'écroula au cours de l'épreuve hydraulique / 1_7.
Cet accident montra les insuffisances du code américain et des études sur le
diraensionnement des fonds furent entreprises par SHIELD et DRUCKER / 2 /. Il en
résulta les formules célèbres, largement utilisées dans les codes de construction.
Ces formules étant basées sur le comportement limite plastique, avec faibles dépla-
cements, ne peuvent prévoir le flambement des fonds. Aussi ne sont-elles applica-
bles que lorsque les épaisseurs relatives sont suffisantes. En conséquence, les
codes de construction ne sont applicables que lorsque le rapport épaisseur/diamètre
excède 0,002. Ainsi que l'indique l'un des pionners des études sur le flambage des
fonds, le Professeur GALLETLY, il n'y a pas dans les codes américains / 4 7 et
anglais de règles couvrant le flambage. Ce constat introduit un travail consacré
justement à la proposition de règles pour le flambage des fonds / 3_7.

1.4 - LA DERNIERE EDITION DU CODAP CONTIENT DES REGLES POUR EVITER LE FLAMBAGE
DES FONDS BOMBES MINCES

Le code SNCT / 5_7 dans son édition de 1959, limitait l'application des règles à
des épaisseurs supérieures_à 1/ûOOëme du diamètre pour éviter les risques de flam-
bage. Depuis le CODAP j_ 6_/ dans sa révision 82-02, a autorisé des épaisseurs plus
faibles, mais en imposant des règles pour prévenir le flambage. L'objet essentiel
de cette communication est d'indiquer et de discuter l'origine de ces règles.

2 - BREVE REVUE DE L'ETAT DES CONNAISSANCES SUR LE FLAMBAGE ET SUR


LEURS LIMITES

2.1 - ETAT DES CONNAISSANCES SUR LES FONDS BOMBES

Une bonne vue d'ensemble des connaissances sur les fonds bombés est fournie par les
rapports sur l'état de la question (state of the art reports) . abiics par le
Pressure Vessel Research Committee l_ 7_/ / 8 7- Il y apparaît clairement une insuf-
fisance de connaissances sûres sur le flambage des fonds. Pourtant les travaux sur
le flambage en général sont nombreux et ont fait l'objet d'une masse considérable
de publications. Peut être est-il utile de donner ici quelques indications sommaires
sur les connaissances relatives au flambage en général.

2.2 - FLAMBAGE ELASTIQUE : THEORIE CLASSIQUE DE LA CHARGE CRITIQUE

Lorsque le matériau considéré est élastique et linéaire, c'est-à-dire que les défor-
mations sont proportionnelles aux contraintes (loi de HOOKE), le flambage peut être
considéré comme un problème mathématique. La premiere étude d' e fjenre a été faite
par le mathématicien EULER en 1744 / 9 7 : il s'agit du flambage d'un poteau. Le ré-
sultat est bien connu : un poteau initialement rectiligne soumis à une compression
axiale peut se comporter de deux façons très différentes
- ou il reste rectiligne (sa flèche est nulle), ce qui est le comportement le plu3
fréquent
- ou pour certaines valeurs de la charge appliquée, il cesse d'être rectiligne, prend
une autre forme (ici une sinusoïde) et sa flèche est d'une amplitude quelconque.
Il existe donc plusieurs états d'équilibre possibles (flèche nulle - charge quelcon-
que et charge ayant une. valeur précise - flèche d'amplitude quelconque). Sur le
diagramme charge appliquée - flèche, chacun de ces états d'équilibre est représenté
par une droite (verticale ou horizontale). Aux croisements de deux de ces courbes,
le point représentatif de l'équilibre peut aller sur l'une ou l'autre (comme une
voiture a un carrefour) il peut y avoir bifurcation. Le plus stable des états d'équi-
libre est probablement celui qui correspond à la charge la plus faible. Aussi y a-t-il
IP

Bifurcation

/ ~
P f

f-^C ~~~
Avec défaut
WW////'
Figure 3

instabilité quand la charge atteint une valeur critique Pg pour laquelle la flèche
peut devenir très grande.
Cette description du phénomène est très schématique. Elle ne s'applimie qu'à des
poteaux rigoureu.sèment rectilignes. Dans la réalité il y a toujours des imperfections
initiales que l'on peut caractériser par une flèche f . Un calcul simple montre que
0

la flèche croît approximativement comme f /0-P/PE)• Il n'y a donc pas bifurcation,


o

mais passage progressif d'un état d'équilibre 5 l'autre (voir fi pure 3 ) . Pour repren-
dre la comparaison avec la voiture, elle ne change pas brutalement de direction au
carrefour, mais effectue un virage progressif.

Les formes géométriques et les chargements pouvant conduire à une bifurcation ne sont
qu'une infime minorité. Pourtant ce sont les plus utilisés par 1rs constructeurs,
car ils correspondent aux réalisations les plus simpler, et les plus économiques. Bien
entendu, la réalisation n'étant pas parfaite, il n'y a pas réellement bifurcation,
mais passage progressif d'un état d'équilibre à l'autre (figure 3 ) . Néanmoins, le
calcul de la charge critique de bifurcation Pg est une approximation qui paraît
très convenable. Comme ce calcul correspond â une méthode mathématique bien solide
(calcul de valeurs propres et de modes propres), il constitue une méthode largement
enseignée.

2.3 - FLAMBAGE ELASTIQUE : DIFFICULTES D'APPRECIER LA STABILITE

On était ainsi arrivé à une théorie intelectuellement délectable, d'allure rationnel-


le, mathématique et rigoureuse. C'est elle qui fait l'objet des traites classiques.
Malheureusement les résultats de cette théorie n'étaient pas toujours confirmés par
ceux des expériences (sphères sous pression, cylindres minces comprimés axialement).
Cela n'allait pas sans créer un certain malaise entre des théoriciens sûrs de la
rigueur de leur théorie, et les constructeurs contraints par vocation de respecter
la réalité, même si elle est déplaisante. Ils ne pouvaient ignorer que les essais
montraient que dans certains cas on ne pouvait même pas atteindre la tiers de la
charge critique calculée.
Il fallut atteindre le milieu du vingtième siècle pour comprendre l'origine de ces
écarts. Un nom doit être attaché à ce renouveau des études de flambage élastique :
celui de KOITER. Sa thèse de 1945, rédigée en néerlandais, ne devint célèbre qu'au
cours des années 1960, après sa traduction en anglais /~10_7. 11 y eut alors une flo-
raison de publications_extrêmement importantes pour une compréhension du flambage
élastique / 11 / / 12_/. De façon très simple, les difficultés peuvent s'interpréter
de la façon suivante :
Le cas traité par EULER est un cas très particulier. Si l'état fondamental est normal
(flèche nulle), l'état de flambage est caractérisé par une valeur constante de la
charge (une horizontale sur la figure 3 ) . En général le second état d'équilibre
(flambage) peut être une courbe quelconque P-f.

Equilibre fondamental

Equilibre flambage

Figure 4
Flèche f

Si cette courbe est telle que P décroît avec f, l'influence d'un défaut géométrique
n'est plus négligeable (voir figure 4) et la charge maximale atteinte peut être
très inférieure à celle correspondant à la bifurcation. Pour revenir à notre compa-
raison, la voiture prend le virage à la corde, faisant un "raccourci" qui réduit
le chemin parcouru.
En conséquence l'examen du comportement de la structure après flambage est fondamen-
tal. 1). est malheureusement très complexe et très difficile. Pire encore les critères
de stabilité eux mêmes ne sont pas bien assurés. En effet le cl ebre théorème de
LAGRANCÎÎ-DIKICHIET qui relie la stabilité de l'équilibre au minimum de l'énergie
potentielle.n'est valide que pour les systèmes discrets (dont la déformation est
décrite par un nombre fini de paramètres). Ce n'est malheureusement pas le cas du
flambage. En résumé il est reconnu aujourd'hui que le problème du flambage élastique
est riche et complexe, et qu'il n'existe pas encore une théorie pleinement satis-
faisante. Des études théoriques de ces questions pourront être <onsultëes dans
/"13_7 et fUj.
Cependant il est bon de signaler qu'il peut exister de nombreux points de bifurca-
tion (formation successive de plis différents) et que le flambage peut exhiber unt
bonne stabilité. La figure 5 donne un exemple de ce fait, qui est comparable au
cas des fonds bombéu. Il est facile de constater qu'ici les charges critiques (il y
en a plusieurs) peuvent être dépassées sans ruine.

Bifurcations A,B,C
Charges critiques PAPB.PC

Figure 5
2.4 - DANS LES APPAREILS A PRESSION, LE FLAMBAGE EST SOUVENT PRECEDE DE DEFORMATIONS
PLASTIQUES. PARADOXES ET INCERTITUDES EN DECOULENT

Ainsi lorsque le comportement du matériau est simple et bien connu (élasticité liné-
aire) le flambage est déjà un problème complexe. Il est bien plus complexe lorsque
le comportement du matériau n'est plus aussi simple, c'est-à-dire lorsqu'il devient
plastique avant que le flambage apparaisse. Cette situation est la plus courante dans
les appareils à pression et en particulier dans le flambage des fonds bombés.
r
Du fait des besoins du génie civil, le poteau d EULER (figure 3) a été étudié lorsque
les déformations plastiques precedent le flambage. Dès 1889, ENGESSER / 15_7 proposa
de faire le même type de calcul que lorsque le matériau est élastique, mais en
remplaçant le module de YOUNG par le module tangent. CONSIDERE / 16_7 montra que cette

iqa = Es
-Engesser
P E plastique Es
P E élastique E

Figure 6

méthode était incorrecte du point de vue logique : puisque lors du flambage le poteau
se courbe et si une partie de la section voit sa contrainte croître (donc respecter
dO" * E de) l'autre la voit décroître (et dd = E àz).
s Ceci amène à introduire non pas
le module tangent E , mais un module réduit l'r combinaison de E et E . Là encore,
s s

la théorie, défendue par VON KARMANN / MJ ne correspondait pas aux résultats


expérimentaux qui étaient plus proches du module tangent que du module réduit. Ce
paradoxe fut levé par STANLEY / 18_7 qui montra qu'un défaut géométrique, même infi-
niment petit, a une influence énorme qui justifie l'usage de la proposition de
ENGESSER avec un module proche du module tangent. En fait, la charge critique est
légèrement supérieure à la valeur calculée, ainsi que l'on peut s'en rendre compte
en consultant l'excellent formulaire de GERARD / 19J7.
D'autres paradoxes se présentent encore. Tant les considérations théoriques que
l'expérience sur matériaux montrent que la plasticité incrémentale (c'est-à-
dire que seuls les accroissements infiniment petits de la déformation peuvent être
connus, et qu'il n'est pas en général possible d'intégrer analytiquement) est la
seule correcte. La plasticité finie (expression de la déformation elle même en
fonction de la contrainte) est au contraire incorrecte. Cela n'empêche pas pour le
flambage les résultats expérimentaux d'être en meilleur accord avec la théorie
incorrecte de la plasticité finie qu'avec la théorie correcte de la plasticité incré-
mentale.
On trouvera un exDosé_théorigue de ces problèmes dans / 20_7 et des indications plus
techniques dans / 2I_7 / 21J ainsi que dans le remarquable ouvrage publié par
l'ASME sur les progrès dans les appareils à pression de 1970 à 1980 /~23_7.
Cette rapide analyse montre d'une part que les connaissances présentes sur le flamba-
ge sont étendues, e t d'autre part, q u ' i l n ' e x i s t e pas de théorie mathématiquement
rigoureuse. Dans ce cadre, l e s méthodes numëriquesjnodernes ont déjà conduit à
des r é s u l t a t s s a t i s f a i s a n t s /~22_7 /~24_7 / 25_7 /~26_7 / 27_7. Cependant, l'absence
de j u s c i f i c a t i o n rigoureuse impose de valider ces méthodes à p a r t i r d'expériences
/~28_'/\
En conséquence, pour apprécier la v a l i d i t é de règles comme c e l l e s du CODA?, i l
paraît préférable de recourir à une comparaison avec_les r é s u l t a t s expérimentaux
disponibles. Comparer à des r é s u l t a t s de calcul / 3_7 n é c e s s i t e r a i t en effet de
valider l e moyen de calcul sur des essais semblables.

3 - REGLES CODAP POUR LE FLAMBAGE DES FONDS ELLIPTIQUES

3.1 - REGLES CONTENUES DANS LE CODAP (révision 82-02 de l'édition 1980 - C3-1-4)

La formule C3.1.4» est écrite

et il est prescrit que pour les fonds dont le rapport d'axes est supérieur à 1,73,
l'épaisseur minimale doit être au moins égale â la valeur e donnée par cette formule.
Le» notations utilisées sont les suivantes :
e épaisseur minimale
De diamètre extérieur du fond
D£ diamètre intérieur du fond
h2 flèche intérieure du fond elliptique
P pression de calcul
f contrainte nominale de calcul.

3.? - INVENTAIRES DES RESULTATS EXPERIMENTAUX DISPONIBLES

Pour les fonds elliptiques il existe deux sources


a\ Des essais effectués â l'Université de Liverpool par le Professeur GALLETLY / 29_7
/ 30_7 sur 4 fonds usinés de petites dimensions (diamètre 137 mm) et de très faible
épaisseur (0,127 mm). Deux de ces fonds sont en acier doux et deux en alliage alu-
minium. Les caractéristiques des matériaux ne sont connues que p:uv de faibles allon-
gements (1%) et mesurées sur des êprouvettes de dimensions très supérieures à l'épais-
seur des fonds / 40_7.
En fait le plus gros problème concerne l'épaisseur, qui n'est probablement pas
constante et qui n'est connue qu'avec une certaine imprécision.
b) Les essais_effectués à Saclay et qui ont fait déjà l'objet de publications bien
documentées / 31_7 / 32_7 / 33_/. Il s'agit de fonds de plus grand diamètre (500 mm)
obtenus par repoussage. L'épaisseur a été soigneusement mesurée après flambage et on
a retenu comme référence l'épaisseur dans la zone de la carre oO se produit le flam-
bage. Plusieurs matériaux ont été utilisés dont les caractéristiques ont été mesurées
complètement sur des êprouvettes découpées dans les fonds_eux-mêmeo. Ces essais ont
d'ailleurs servis â calibrer des calculs numériques / 28_7.
Il est apparu nécessaire de compléter cette série. Aussi quatre fonds supplémentaires
en acier ont été essayés. Los résultats n'ont pas encore fait l'objet de publication.
Les données et résultats utiles à la présente étude sont groupés dans le tableau 1
(où R est la limite d'élasticité conventionnelle du matériau et R,j, sa résistance à
e

la traction). La pression correspondant à l'apparition du premier pli est désignée


par P . x

3.3 - PROCEDURE DE COMPARAISON

La formule C3.1 donne l'épaisseur nécessaire en fonction de la pression appliquée.


Inversée, elle peut être considérée comme donnant la pression admissible en fonction
des dimensions et de la contrainte admissible. Comme il s'agit de fonds minces, on
peut sans erreur notable ne considérer que le diamètre D et la hauteur h moyens
(à mi épaisseur)
5/ï 2 ï/3
* -i«.«f (8) [<£) -»]"
e

Les données géométriques sont connues, mais la contrainte admissible f n'est pas à
proprement parler une caractéristique des matériaux. Il faut la déduire de ces
derniers. Le tableau Cl.6.1 du CODAP énutnère les règles admissibles. Pour le dépouil-
lement il a été adopté celle relative aux produits avec contrôle spécifique (en
considérant le cas général réglementaire pour "les appareils 3 pression en acier),
d'où f = R, /3 pour l'acier ans t. éni tique
n

f = la plus petite des deux quantités Rm/3 et R /1,6 pour les alliages
e

d'aluminium et les aciers non austénitiques.


En fait il apparaît que pour les essais de Saclay R /3 est toujours dominant. Par
m

contre pour les essais de Liverpool 1. 'ignorance de la résistance à la traction ne


permet pas de compter sur une valeur sûre de f. Par suite les essais britanniques ne
pourront être utilisés dans la comparaison présente.
Par suite pour chaque essai, il est possible de calculer P qui est en quelque sorte
c

la pression interne admise par le CODAP pour les fonds d'appareils à pression soumis
au règlement et façonnés dans des produits à contrôle spécifique. Cette pression P c

est comparée à la pression expérimentale de flambement P . Plus précisément la


y

marge de sécurité H ~ Px/P est déterminée pour chaque résultat expérimental.


m c

3.4 - MARGE DE SECURITE DE LA FORMULE C3.1.4 DU CODAP

Les résultats du calcul suivant la procédure précédente sont portés sur le tableau 2.
Le rapport entre la pression réelle de flambement P et la pression admise P par la
x c

formule du CODAP est compris entre 3,07 et 4,33.


La valeur moyenne de cette marge de sécurité est :
M m - 3,600
et l'écart type est :
S m - 0,400
Un histogramme de pas 0,25 permet d'éclairer un peu cette répartition.
La répartition n'est pas spécifiquement gaussienne, mais est assez groupée. Cela
laisse supposer que l'application de la loi normale pourrait donner une idée pessi-
miste de la confiance que l'on pourrait accorder à la formule du CODAP.
Nombre de
fonds
CD
in
6
CM
5
in
4
m CD
3 o
CM <
in o
CM
2-
"(M \o
1
•X»
vO CM CM m
0 1 2 3 4 M-Px'Pc

Histogramme des fonds elliptiques


Figure 7

4 - REGLES CODAP POUR LE FLAMBAGE DES FONDS EN ANSE DE PANIER


(TORISPHERIQUES)

4 . 1 - REGLES CONTENUES DANS LE CODAP (REVISION 82-02 DE L'EDITION 1980 - C3.1.5)

La formule C3151b e s t é c r i t e :
0 67
,n ' (R./D/- 7 3

e = 0,044 D ~- 0 53
<r„/D„) -

et il est prescrit que l'épaisseur doit au moins être égale à la valeur de e donnée
par cette formule.
Les notations utilisées sont les suivantes ;
e épaisseur minimale
De diamètre extérieur du fond
R^ rayon intérieur de la calotte du fond
rc rayon (intérieur) de la carre
P pression de calcul
f contrainte nominale de calcul

4.2 - INVENTAIRE DES RESULTATS EXPERIMENTAUX DISPONIBLES

Quatre sources pourront être utilisées (voir tableau 3 ) .


a) Les travaux de l'Université de Manchester (Grande Bretagne) effectués f u s la
direction du Professeur S. GILL aujourd'hui retraité /~34_/ /~35_7. Les essais ont
portés sur des fonds usinés par tournage dans un alliage d'aluminium (HE 30WP suivant
3S I47ô). Les dimensions sont de 135 ram pour le diamètre et les épaisseurs de l'ordre
de 0,2 mm. Ces dernières varient quelque peu, aussi retiendra-t-on les valeurs
minimales quand elles sont disponibles. Les caractéristiques du matériau ont été
mesurées sur des éprouvettes tirées de la barre. Les limites d'élasticité convention-
nelle figurent dans un tableau. Pour la résistance à la traction, il est possible
d'utiliser la seule courbe de traction publiée, qui montre le très faible écrouissage
de ce matériau : la résistance à la traction est sensiblement 1,10 fois la limite
d'élasticité.
b) Les travaux dirigés par le Professeur P. STANLEY, d'abord à l'Université de
Nottingham, puis à celle de Manchester / 36_7. Il s'agit de 17 fonds de grandes
dimensions (diamètre de 1400 à 2800 mm, épaisseur de l'ordre de 3 mm) obtenus par
soudage de parties repoussées et de parties embouties. L'acier utilisé est l'acier
inoxydable austénitique "Silver Fox" de la Bri. Steel. Corp. suivant la norme
BS 1501.3 (Grade 304S65). Il n'est pas fourni de résultats d'essais du matériau,
seules sont connues les valeurs minimales garanties pour les tôles totalement recui-
tes (Rj, * 587 MPa, R Q ~ * 294 MPa). Comme l'écrouissage de cet acier en cours de
e

formage peut être important, ces valeurs ne correspondent probablement pas aux
valeurs réelles. D'autre part des effets de fluage à froid ont été constatés. Les
résultats des essais sent décrits en détail. On constate en particulier que pour da
nombreux fonds la pression a pu être élevée au-dessus de la pression de flambage
(exemple pour le fond 515 le premier pli est app.iru a 107 psi et la pression a pu
atteindre ensuite 239 psi).
c) Les essais effectués à l'Université de Liverpool sous la direction du Professeur
GALLETLY / 30_/ / 39_/. Ce sont des fonds usinés en alliage d'aluminium (les 3 fonds
A) et en acier doux (les 4 fonds M S ) . Ils sont assez similaires aux fonds elliptiques
mentionnés au paragraphe 3... 2.
d) Les essais réalisés au Centre d'Etudes Nucléaires de Saclay et dont la publication
est en cours / 4l_7. Il s'agit de 13 fonds en tôle d'acier au carbone obtenus par
repoussage à freid. Les conditions des essais sont très similaires â celles de ceux
rapportés en / 31_7-
En particulier les? épaisseurs sont mesurées avec précision sur les fonds eux-mêmes,
et les propriétés du matériau sont déterminées sur des éprouvettes prélevées dans la
carre du fond considéré.
Ces essais ont été entrepris après publication de la formule CODAP dans un but de
vérification de cette dernière.
Il est à noter deux individus anormaux : le fond T7 a présenté une fuite â un joint
soudé, ce qui a entravé la réalisation de l'essai. Quant au fond T12, il présentait
avant essai un pli d'une amplitude de 2 mm (4 fois l'épaisseur) et c'est ce pli qui
s'est développé lors du flambage.

4.3 - PROCEDURE DE COMPARAISON


Elle est identique a calle utilisée pour les fonds ellyptiques. La formule C3151b est
inversée pour donner la pression admissible (pour la tenue du flambage) en fonction
des dimensions relatives et de la contrainte admissible. Pour simplifier l'expression,
comme les fonds sont minces, il suffira de considérer les cotes moyennes 3 ai-
épaisseur.
0
P - .05,9 « <J>'.»' (g) -»' (î)" '.°'°
c

Comme précédemment, il sera considéré comme valeur de f :


- R /3 pour l'acier austénitique,
m

- la plus petite des deux valeurs R /3 et R /1,6 pour les autres métaux.
m e

Pour chaque essai, il sera aussi calculé Pc qui est en quelque sorte la pression
admise par la formule CODAP, avec cependant la réserve suivante •. les caractéristi-
ques du matériau seront plutôt les valeurs réelles que les valeurs garanties. Cette
pression P sera comparée à la pression expérimentale de flambage P
c ce qui définira x >

la marge M =» P /Pç. x

4.4 - MARGE DE SECURITE DE LA FORMULE C3151b DU CQDAP

Les résultats des calculs suivant la procédure précédente sont portés sur le tableau
4. La comparaison porte sur 47 fonds essayés. Le rapport entre la pression réelle de
flambage P et la pression P admise par la formule du CODAP est compris entre 2,63
x c

et 7,27.
La valeur moyenne cette marge est :
Ma - 4,210
et l'écart type :
S n - 1,200
Ce qui est moins précis que pour les fonds elliptiques. Une telle imprécision s'expli-
que peut être par le fait que la formule considérée a été établie avant que les
résultats de Manchester-Stantley et ceux de Saclay soient disponibles.
Comme les résultats de Saclay sont mieux connus des auteurs, il est intéressant de
les examiner seuls. On voit que la marge est comprise entre 2,93 et 7,27, la valeur
moyenne (12 fonds) étant de 4,36 et l'écart type de 1,240. Ceci montre que ces essais
constituent un bon échantillon de la population essayée.
Un histogramme de pas 0,25, analogue à celui établi pour les fonds elliptiques, est
porté sur la figure 8.

Nombre de
fonds
tn

5
4
CO
3 - o CM
a tn
2 CM
ci ci m
l/ï CM to
1
CM «O CD >0 m
2° o lO|l/J»— t/> toto

I* 7 M=Px/Pc

Histogramme des fonds en anse de panier


Figure 8

Il est à noter que si la marge s'étale vers les grandes valeurs (6 à 7) elle s'arrête
assez nettement vers les petites (2,5 à 3 ) .
5 - DISCUSSION SUR LES MARGES DE SECURITE PRESENTEES PAR LES FORMULES
CODAP

5.1 - EXAMEN DE LA DISPERSION - CAUSES POSSIBLES

Pour les fonds elliptiques les essais utilisés forment un groupe cohërant. dont
l'identification est bien complète. L'épaisseur et les propriétés du matériau ont
été mesurées sur les fonds eux-mêmes.
La formule du CODAP est en bon accord avec le résultat des essais, la dispersion est
très faible. Il est à signaler que ceci s'explique peut-être parce que la formule
elle même est dérivée de ces essais.
Pour les fonds en anse de panier, la formule CODAP a été calibrée sur une très faible
partie des résultats considérés ici. En particulier ceux relatifs aux references
L 36„7 /~37_7 jf~38_7 et /~41_7, soit 29 fonds sur 45 n'ont pas été considérés pour
l'établissement de cette formule. Il en résulte une dispersion plus ample. Hais il
faut souligner que si certains fonds flambent à des pression de l'ordre de 7 fois la
formule CODAP, tous flambent à une pression supérieure à 2,5 fois celle de la formule.
Il faut souligner que l'utilisation des résultats d'essais n'est pas toujours aisée.
Souvent les propriétés du métal n'ont pas été mesurées sur les fo;> '.'.-. eux memos, aussi
l'effet des procédés de fabrication sur les caractéristiques du matériau ne peut être
pris en compte.
Plus délicate encore est la définition de l'épaisseur. Il ne semble pas qu'aucun des
fonds essayés ait une épaisseur constante. Il a semblé judicieux de tenter de choisir
comme épaisseur significative l'épaisseur de la carre. Mais cela n'est possible que
si le fond est réellement de révolution, c'est-à-dire < ie l'épaisseur ne varie pas
avec la longitude (le long d'un méridien). Cette condition est bien réalisée pour les
fonds obtenus par repoussage, et pour ceux essayés à Saclay, cette épaisseur a été
soigneusement mesurée sur des coupes des fonds essayés. Pour ceux de / 36_7 L 37_7
/ 38_7 le relevé est moins fiable puisque sont publiés l'épaisseur minimale de la
tôle (jauge 10 = 0,128 pouce), le rapport épaisseur diamètre t /Di qui fait apparaî-
c

tre une épaisseur de 0,104", et l'épaisseur minimale qui varie suivant les fonds de
0,089 à 0,132. A titre d'exemple les fonds Si et R8 peuvent être examinés :
fond épaisseur D/e P (MPa)
c M
SI tôle 0,128" 421 0,608 3,15
e/D 0,104" 518 0,447 4,32
mini 0,132 409 0,635 3,04
S8 tôle 0,128" 843 0,156 3,090
e/D 0,104 1041 0,114 4,23
mini 0,089 1213 0,091 5,30
et il apparaît que la marge peut varier entre 3 et 4,25 suivant la façon dont on
conçoit la définition de l'épaisseur de ces fonds.
Les fonds obtenus par usinage dans la barre ne peuvent certainement pas être considé-
rés comme étant de révolution en ce qui concerne leur épaisseur. Celle-ci est si
faible que de légères erreurs de centrage lors de la reprise de tournage peuvent
conduire à des variations relatives notables de cette épaisseur. Far exemple pour la
référence l~3bJ7 l'équipe de Liverpool a mesuré l'épaisseur au voisinage du premier
pli formé, ainsi l'épaisseur minimale du fond 5DA est dans cette région de 0,2083 mm,
l'épaisseur maximale de 0,3099, l'épaisseur moyenne de la carre de 0,2578, alors que
l'épaisseur nominale est de 0,254 :
fond épaisseur D/e P (MPa)
c M
5D minimale 0,2083 643 0,126 4,88
maximale 0,3099 436 0,213 2,88
moyenne carre 0,2578 523 0,173 3,55
nominale 0,254 531 0,170 3,62
et il apparaît que la marge peut varier entre 2,88 et 4,88 suivant le choix de la
définition de l'épaisseur.
En conclusion, il apparaît que la dispersion apparente des résultats résulte proba-
blement de l'imprécision des essais, en particulier de la méconnaissance fréquente
des propriétés du matériau, et plus encore des variations d'épaisseur des fonds
essayés. Cela montre l'intérêt d'essais où les propriétés du matériau et les épais-
seurs sont soigneusement mesurées sur chaque fond, après essai.

5.2 - SUR LA MARGE REELLE DE SECURITE A LA RUINE

Propriétés du matériau. De façon générale, il a été choisi d'utiliser les propriétés


réelles du matériau pour dépouiller les essais. Lors des calculs effectués à l'aide
des formules du C0DAP, ce seront les propriétés spécifiées des matériaux qui seront
utilisées. Or celles-ci sont en général inférieures à celles-là, la sécurité en sera
donc accrue. Une estimation de cette majoration à 20 % paraît des plus vraisemblables
Cela amènerait la marge minimale a.riesvaleurs; do l'ordre de 2,8C.
Flambage et ruine. Dans le dépouillement de tous les essais ici considérés, la pres-
sion de flambage P est celle d'apparition du premier pli. Cela ne signifie pas la
x

rupture du fond. Le flambage des fonds sous pression interne est particulièrement
stable ainsi qu'il est illustré par la figure 9 donnant la flèche axiale en fonction
de la pression interne pour le fond Tl1.

Flèche axiale
(mm) Fond T11 (Saclay)

-é*"* pli
5*"* pli
4«w pjj
. * " • pli
2«M pij
r
. f pli (2,54b)
Pre? on (bars)
. . i ,—.

Figure 9 - Flèche axiale - l cession interne du fond T11


On peut voir sur cette figure que le premier pli apparait à une pression interne de
2,54 bars. Le flamldge correspond en effet à une chute de pression très nette. La
formation d'un pli est un phénomène assez brutal qui se traduit par un accroissement
de volume. L'essai étant conduit à débit d'eau imposé, il en résulte la chute nette
de pression permettant de bien identifier l'apparition des plis. Après formation du
premier pli, il se forme ensuite cinq autres plis à des pressions voisines. Le septiè-
me pli exige une pression de 3,33 bars, celle du douzième de 4,55 bars. Finalement
l'essai a été arrête a une pression de 5,70 bars sans rupture du fond, quoiqu'il ait
été très déformé. En résumé, il a été possible d'atteindre sans rupture une pression
égale à 2,25 fois la pression de flambage.
Ce phénomène semble général, ainsi que le montre le relevé de la pression de flambage
et celle à laquelle l'essai a été arrêté pour quelques fonds :

s7
1 S17
0,737
Tl
0,425
T5
0,36
T12
0,176
P flambage MPa 0,413
*msx M** I ° >7 1 6
1,370 0,97 1,05 0,325
Il apparaît donc que la marge de sécurité vis-â-vis de la rupture est de l'ordre du
double de celle par rapport au flambage. En conséquence cette marge est très élevée,
supérieure à cinq.
Influence des défauts géométriques initiaux. C'est en général une grand préoccupation
dans les problèmes de flambage, plus spécialement dans le domaine élastique. Cepen-
dant, il faut souligner que l'effet des défauts est surtout notable lorsque le flam-
bage est instable. Or la figure 9 montre la grande stabilité du flambage des fonds,
laissant penser que l'effet des défauts ne devrait pas être trop important.
Si les fends usinés ne présentent pas de défauts géométriques appréciables, ceux
obtenus par emboutissage, repoussage et soudure / 36_7 L 38_7 L 37_7 sont assez
représentatifs d'une réalisation industrielle. Ils ont été utilisés dans la présente
comparaison (fonds Si à SI7) et sont bien représentés par la formule.
Plus encore, est riche d'enseignement l'essai du fond T12 qui est nominalement très
proche du fond T U . Alors que le fond Tll ne présentait pas de défaut géométrique
notable, le fond Ïl2 présentait, par suite d'une faute de fabrication, un pli initial
de l'ordre de 2 mm de hauteur, soit de l'ordre de 4 fois l'épaisseur. Ce pli énorme,
très visible et non acceptable n'a conduit qu'à une réduction de 33 % de la pression
de flambage (la marge passant de 4,5 pour le fond Tl 1 à 3 pour le fond T12). On peut
donc en déduire que les défauts géométriques les plus redoutables (formant un pli
initial) na sont pas de nature à réduire dramatiquement la valeur de la pression de
flambage.
Considérations sur la valeur de la marge. Grossièrement les pires défauts ne rédui-
sent pas trop la pression de flambage (ni celle de ruine d'ailleurs, car l'essai du
fond T12 a été arrêté à une pression de 0,325 MPa).
Il est frappant que les formules C0DAP conduisent à des marges de secruité de plus de
5 vis-à-vis de la rupture. Cela peut conduire dans l'avenir à autoriser des épais-
seurs plus faibles que celles aujourd'hui autorisées. Par exemple, une réduction de
20 % laisserait encore une marge au moins égale à 1,85 vis-à-vis du flambage et au
moins égale à 3,70 vis-à-vis de la ruine. Il va de soi qu'il faudrait alors être sûr
que le matériau (ou le joint soudé) peut être plié sans risque (dans la zone du pli).
Cela supposerait donc des conditions de réception a<;sez sévères du produit et du
procédé de soudage. De toutes façons il conviendrait de disposer d'une validation
plus large, donc de disposer de plus de résultats d'essais. Des améliorations des
formules actuelles seraient alors concevables, conduisant à de plus faibles épais-
seurs, donc à des produits plus compétitifs.

Les formules CODAP présentent donc une bonne sécurité et on peut espérer dans
l'avenir des formules améliorées permettant de réduire les épaisseurs.
6 - CONCLUSIONS

6.1 - Les fonds bombés de faible épaisseur peuvent flamber sous pression interne. Ce
risque conduisait à ne pas permettre l'usage d-2 fonds dont l'épaisseur était infé-
rieure à 0,0025 fois le diamètre. La nouvelle édition du CODAP offre des formules
permettant de se prémunir contre le flambage (C.3.1.4b et C.3.1.5.1.b). Il est donc
maintenant possible de proposer des fonds bombés de faible épaisseur.

6.2 - Les formules du CODAP cnt été comparées aux résultats d'essais sur des fonds
bombés. Pour les fonds elliptiques lu comparaison a porté sur 19 fonds. Il apparaît
que la marge de sécurité vis-à-vis du flambage est comprise entre 3 et 4,30 avec une
valeur moyenne de 3,60.
Pour les fonds en anse de panier (torispheriques) la comparaison a porté sur 47 fonds.
La marge de sécurité vis-à-vis du flambage est comprise entre 2,60 et 7,30 avec une
valeur moyenne de 4,20.

6.3 - L'effet sur la pression de flambage des défauts géométriques est assez faible.
Le flambage n'entraîne pas la rupture du fond, et bon nombre d'essais ont été
conduits à des pressions atteignant le double de la pression dt flambage. Il en résui •
te donc que les formules du CODAP pro:;enfcent unt bonne sic- : i.tt .

6.4 - La marge de sécurité moyenne est même, très importante. Aussi serait-il envisa-
geable de la réduire si la formule reLative aux fonds en anse de panier était amélio-
rée. Une telle amélioration est possible au prix d'un effort expérimental supplémen-
taire. En contrepartie elle permettrait de réduire l'épaisseur, donc le coût des
fonds bombés.
TABLEAU 1
RESULTATS EXPERIMENTAUX POUR LES FONDS ELLIPTIQUES

r
Repère D e h Re Rm Px
Matière
fond (nuo) (MPa) (MPa)

' ! 1 500 0,64 100 280 330 0,48


2 500 0,85 100 310 340 0,80
Acier
3 500 1,74 100 300 340 2,50
au
4 carbone 500 0,85 50 280 340 0,27
i^. 5 500 0,95 50 260 330 0,325
i
6 500 1,95 50 240 300 0,80
m
r 12 500 0,82 100 480 690 1,50
i 13 500 1,70 100 520 700 4,90
CM Acier
en
1 14 austéni- 500 0,78 50 380 680 0,36
""Si
15 tique 500 0,95 50 470 770 0,575
i 16 500 1,81 50 570 750 2,10

l '^ 21 500 0,55 100 130 230 0,23


>• 23 500 1,78 100 170 240 1,80
<
t-3
Alliage
VU 25 Al-Mg 500 0,89 50 170 230 0,165
< 26 500 1,88 50 150 200 0,56

100-10-A 503 0,85 100 257 284 0,78


Acier
iOO-10-B 503 0,91 100 230 292 0,88
au
125-05-A carbone 503 0,46 125 298 318 0,60
125-05-B 503 0,48 125 285 300 0,565

FONDS ELLIPTIQUES

AA5 Alliage 137 0,127 34 350 1 0,728


8-, AA6 d'aluminium 137 0,127 34 350 ? 0,655

MS 5 Acier 137 0,127 34 245 1 0,84


p-1 MS 6 doux 137 0,127 34 245 ? 0,77
L_
TABLEAU 2
PRESSION ADMISSIBLE (D'APRES CODAP) POUR LES FONDS ELLIPTIQUES ET COMPARAISON AVEC
L'EXPERIENCE

Pression (MPa)
Repère f Marge
D/e 2h/D
fond (MPa) CODAP Expression P /P
x c
P P
c X
1 781 0,40 110 0,138 0,48 3,48
2 588 0,40 113 0,228 0,80 3,51
3 287 0,40 113 0,751 2,50 3,33
4 588 0,20 113 0,064 0,27 4,22
5 526 0,20 110 0,075 0,325 4,33
6 256 0,20 110 0,247 0,80 3,24

12 609 0,40 230 0,436 1,50 3,44


13 294 0,40 233 1,490 4,90 3,29
14 641 0,20 227 0,111 0,36 3,24
15 526 0,20 257 0,174 0,575 3,31
16 276 0,20 250 0,496 2,10 4,23

21 909 0,40 77 0,075 0,23 3,07


23 280 0,40 80 0,552 1,80 3,261
25 561 0,20 77 0,047 0,165 3,51
26 265 0,20 67 0,142 0,56 3,94

ÎOO-IO-A 591 0,398 95 0,191 0,78 4,08


ÎOO-IO-B 552 0,398 97 0,219 0,88 4,02
125-05-A 1093 0,249 100 0,168 0,60 3,57
125-05-B 1047 0,249 100 0,170 0,565 3,32

AA5 1078 0,248 1 -


AA6 1078 0,248 1 - -

MS5 1078 0,248 ? -


MS6 1078 0,248 ? - -
TABLEAU 3
RESULTATS EXPERIMENTAUX POUR LES FONDS EN ANSE DE PANIER

" 1
• — • — — • ••

Repère D e
R r
Référence m Re «m
du fond mm mm mm mm MPa MPa MPa

4A 135 0,236 135 10,16 241 266 0,241


4B 135 0,231 135 15,24 244 269 0,378
4C 135 0,248 135 22,86 244 269 0,758
CILL IDA 135 0,208 135 7,62 253 279 0,272
20A 135 0,282 135 10,16 253 279 0,402
/"34_7 3DA 135 0,256 135 12,7 253 279 0,445
4DA 135 0,234 135 15,24 253 279 0,479
Z~35_7 5DA 135 0,254 135 17,78 253 279 0,615
6DA 135 0,295 135 20,32 253 279 0,717
7DA 135 0,279 135 22,86 253 279 0,810
8DA 135 0,210 135 25,4 253 279 0,684

SI 1372 3,353 1372 229 294 587 1,93


S2 1372 3,327 1372 229 j 294 587 1,915
S3 1372 2,845 1372 152 294 587 1,71
S4 1372 2,565 1372 101,5 294 587 1,36
S5 1372 2,718 1143 101,5 294 587 1,915
S6 1372 2,769 1067 101,5 294 587 1,915
STANLEY
S7 2743 2,63 2743 458 294 587 0,413
/"36_7 S8 2743 2,261 2743 304 294 587 0,482
S9 2743 2,845 2743 203 294 587 0,427
/~37_7 SIO 2743 2,896 2286 203 294 598 0,537
SU 2743 2,616 1981 203 294 587 0,593
/"38_7 S12 2743 2,896 2743 154 294 587 0,455
S13 2743 2,946 2743 458 294 587 0,565
S14 2057 2,633 2057 343 294 587 0,827
S15 2057 2,633 2057 343 294 587 0,737
S16 2057 2,819 2057 152 294 587 0,655
S17 2057 2,870 1713 152 294 587 0,737

Al 137,2 0,127 137,2 27,4 350 ? 0,58


A2 137,2 0,254 137,2 27,4 350 1 1,48
GALLETLY 1
A3 137,2 0,254 137,2 27,4 350 1,55
/~30_7 MSI 137,2 0,127 137,2 27,4 245 ? 0,87
MS2 137,2 0,127 137,2 27,4 245 ? 0,58
/~39_7 MS3 137,2 0,127 137,2 27,4 245 ? 0,56
MS4 137,2 0,127 137,2 27,4 245 ? 0,52

Tl 503 0,92 550 30 230 290 0,425


T2 503 0,94 550 30 257 302 0,44
T3 503 1,34 550 30 /H9 324 1,13
T4 503 1,37 550 30 280 320 1,19
T5 500 0,924 500 20 320 351 0,36
SACLAY T6 502 0,928 500 20 300 348 0,34
T7 502 0,508 500 20 228 317 +
/~4I_7 T8 504 0,475 500 20 2/6 337 0,158
T9 505 1,37 500 20 321 393 0,75
T10 500 1,39 500 20 315 376 0,72
TU 502 0,467 500 50 290 337 0,255
T12 500 0,49 500 50 270 324 0,176
T13 501 0,923 500 50 300 345
TABLEAU 4
COMPARAISON DE LA PRESSION EXPERIMENTALE DE FLAMBAGE P x ET DE LA PRESSION ADMISSIBLE
P
(1) Fuite avant flacbage. C CAPRES LE CODAP
(2) Défaut i n i t i a l très important (pli i n i t i a l de 4 fois l ' é p a i s s e u r ) .
Repère f p
c Px
D/e r/D R/D M
du fond MPa MPa MPa

4A 572 0,075 1 88,7 0,093 0,241 2,59


4B 584 0,113 1 89,7 0,125 0,378 3,02
4C 544 0,169 1 89,7 0,192 0,758 3,95
IDA 649 0,056 1 93 0,064 0,272 4,25
2DA 479 0,075 1 93 0,126 0,402 3,19
3DA 527 0,094 1 93 0,131 0,445 3,40
4DA 576 0,113 1 93 0,133 0,479 3,60
5DA 531 0,132 1 93 0,170 0,615 3,62
6ûA 458 0,151 1 93 0,235 0,717 3,05
7DA 484 0,169 1 93 0,237 0,810 3,42
8DA 643 0,188 1 93 0,168 0,684 4,07

SI 409 0,167 1 196 0,635 1,93 3,04


S2 412 0,167 1 196 0,628 i ,015 3,05
S3 482 0,111 1 196 0,360 1,71 4,75
S4 534 0,074 1 196 0,224 1,36 6,07
S5 505 0,074 0,833 196 0,297 1,915 6,45
S6 495 0,074 0,778 196 0,330 1,915 5,80
S7 1042 0,167 1 196 0,157 0,413 2,63
S3 1213 0,111 1 196 0,091 0,482 5,30
S9 964 0,074 1 196 0,093 0,427 4,59
SIO 947 0,074 0,833 196 0,116 0,537 4,63
SU 1048 0,074 0,722 196 0,117 0,593 5,07
S12 947 0,056 1 196 0,076 0,455 5,98
S13 931 0,167 1 196 0,186 0,565 3,04
S14 781 0,167 1 196 0,242 0,827 3,42
S15 781 0,167 1 196 0,242 0,737 3,05
S16 730 0,074 1 196 0,141 0,655 4,64
S17 717 0,074 0,833 196 0,176 0,737 4,19

Al 1080 0,200 1 ? 0,58


A2 540 0,200 1 ? 1,48
A3 540 0,200 1 7 1,55
MSI 1080 0,200 1 7 0,87
MS 2 1080 0,200 1 ? 0,58
MS 3 1080 0,200 1 ? 0,56
MS4 1080 0,200 1 ? 0,52

Tl 546 0,060 1,094 96,7 0,082 0,425 5,18


T2 541 0,060 1,094 100,7 0,087 0,44 5,06
T3 375 0,060 1,094 108 0,161 1,13 7,02
T4 367 0,060 1,094 106,7 0,164 1,19 7,27
T5 541 0,040 1 117 0,081 0,36 4,44
T6 540 0,040 1 116 0,080 0,34 4,25
T7 988 0,040 1 105,7 0,030 * * (1)
Ï8 1061 0,040 l 112,3 0,028 0,158 5,64
T9 369 0,040 l 132,3 0,161 0,75 4,65
TIO 359 0,040 1 125,3 0,159 0,72 4,52
Tli 1074 0,100 1 112,3 0,057 0,255 4,47
ïl 2 1020 0,100 I 108 0,060 0,176 2,93 (2)
TI3 543 0,100 1 115 0,163 0,617 [ 3,79
l l *
REFERENCES

GALLETLY, G.D., "Torispherical Shells - A caution to Designers"


ASME J. for engineering in Ind. 8_^, Feb. 1959, pp. 51-66.
SHIELD, R.T. et DRUCKER, D.C. "Design of Thin Walled Torispherical and
Toricanical Pressure Vessel Heads", Trans, of ASME J. of Appl. Mech.,
Juin 1961, pp. 292-297.
GALLETLY, G.D., "Plastic Buckling of Torispherical and Ellipsoïdal Shells
Subjected to Internal Pressure", Pvoc. Instn. Mech. Eng. 195, n°26, 1981,
pp. 329 et suivantes.
ASME Boiler and Pressure Vessel Code. Section VIII, div. 2 - Art. AD200.
1980 - Aia. Soc. of Mech. Eng. New York.
S.N.C.T. Code de Construction des Appareils 3 pression non soumis à l'action
de la flamme, édition 1969.
CODAP. Code Français de Construction des Appareils à pression non soumis à
l'action de la flamme, édition 1980.
CLOUD, R.L. "Interpretive Report on Pressure Vessel Heads". WRC Bulletin
n°119 (1967) Welding Research Council, Mew York.
ESZTERGAR, L.P. "Development of Design Rules for dished heads", WRC Bulletin
n°215 (1976) Welding Research Council, .New York.
EULER, L. "De Curvis elasticis" in "Methodus inriendi lineas curvas max irai
minive propeietate gandentes", Lausanne 1744.
KOITER, W.T., "Sur la Stabilité de l'équilibre élastique" (en néerlandais),
thèse, Université de Delft, 1945 (Traduction anglaise NASA TTF-10, 833, 1967).
KOITER, W.T., "Elastic Stability and Post Buckling Behavior", Proc. Symp.
Non linear Problems. University of Wisconsin Press, Madison, 1963, pp. 257-
275.
HUTCHINSON, J.W. et KOITER, W.T., "Post Buckling Theory" Applied Mechanics
Review, 23, n°!2, décembre 1970.
THOMPSON, J.M.T., "Basic Theorems of Elastic Stability" Int. J. Engineering
Sci., 6, 1970, pp. 307-313.
DYM, C.L., "Stability Theory and its Applications to Structural Mechanics",
Noordhoff Int. Pub. LEYDEN, 1974.
ENGESSER, F., "Ueber die Knickfestigheit Geradu Strabe" Z. Architektur
Ingénieur wesen, _35, n°455 (1889).
CONSIDERE, A., "Résistance d«s pieces comprimées", Congrès Int. Procédés de
Construction - Librairie Polytechnique, Paris 1891.
VON KARMAN, TH., "Untensuchgei: under KnickfiiStykeit", Verein Deutscher. Ing.
81 (1910).
SHANLEY, F.R., "Inelastic Column Theory", J. Aero. Science, 14, 261 (1947).
CERARD, G. ct BECKER, M., "Handbook of Structural Stability" Tech. Notes
3781, 3782 et 3783. NACA Washington (1957).
HUTCHINSON, J.W., "Plastic Buckling" in Advances in Applied Mechanics"
(édité par C.S.YIH), Vol. J4, Academic Preas, NY 1974.
BUSHNELL, D., "Buckling of Shells - Pitfall for Designars" AIAA Journal 19,
9, 1981, pp. 1183-1126.
BUSHNELL, D., "Plastic Buckling of Various Shells", J. of Pressure Vessel
Tech., 104, 1982, pp. 51-72.
/~23 / ZAMRIK, S.Y. et DIETRICH, D., "Pressure Vessels and Piping - Design Techno-
logy - A Decade of Progress", ASME, N. Y. I982, pp. 47-117.
/~24 7 RASTOIN, J. et al., "CASTEM a system of finite element corr.puter programs...",
Proc. Conf. on^Structural Analysis, Design and Construction in Nuclear
Power Plants. Post Graduaço en Engenhavia Civil VERGS - Porto Alegre Brasil
1978, pp. 725-740.
/~25 7 HOFFMANN, A., LIVOLANT, M. et ROCHE, R., "Recent methods of Structural
Analysis for Nuclear Reactors", Trans. Ann. Nucl. Soc. 1979, 3^, pp. 83-87.
/~26_7 FOULT, T., MOREL, A., et COMBESCURE, A., "Plastic Creep Buckling Analysis
for LMFBR Components" M2/3 "Trans, of 6 Int. Conf. SMIRT" North-Holland
Pub. Cy. août 1981.
/~27 7 HOFFMANN, A. et al., "Flambage Elastique et Plastique des Coques", Revue
Française de Mécanique, n°62-63, 1977.
/~28 7 BUSHNELL, D., "Elastic-Plastic Buckling of Internally Pressurized Ellipsoï-
dal Pressure Vessel Heads", WRC Bulletin 267, mai 1981, Welding Research
Council, New York.
/~29 7 GALLETLY, G.D., "Elastic and Elastic Plastic Bucking of Internally-Pressuri-
zed 2:1 Ellipsoïdal Shells", Rep. N. A/029/77 - Dep. of Eng. University of
Liverpool - Oct. 1977.
/~30 7 GALLETLY, G.D., "Some Experimental Results on the ",ls^t ic Plastic cackling
of Thin Torispherical and Ellipsoïdal Shells Subjected to Internal Pressure"
Stability of Shells Structures, Liège, Avril 1977, pp. 619-626.
/~3I_7 ALIX, M. et ROCHE, R., "Essais de Flambage de Fonds Bombés Elliptiques Sous
Pression Interne", Note CKA-N-20/5, C. E. N. Saclay, Janvier 1979.
/~32 7 ROCHE, R.L. et ALIX, M., "Experimental Tests on 3uckling of Ellipsoïdal
t n
Vessel Heads Subjected to Internal Pressure" Proc. of 4 Int. Conf. on
Pressure Vessel Technology - Londres 1980.
/~33 7 ALIX, M. et RCCHE, R., "Etude Expérimentale du Flambage dep tonds ellipti-
m G
ques sous pression interne", 3 ^ Congrès National sur la Technologie des
Appareils à Pression - AFIAP - Paris, 1980.
/~34 7 KIRK, A. et GILL, S.S., "The failure of torispherical ends of pressure
vessels due to instability and plastic deformation. An experimental inves-
tigation". Ink. J. Mech. Science, \Jj 1975, pp. 525-544.
/~35 7 PATEL, P.R. et GILL, S.S., "Experiments on the Buckling Unaer Internal
Pressure of Thin Torispherical Ends of Cylindrical Pressure Vessels", Int.
J. Mech. Sci. 20, 1978, pp. 159-175.
/~36 7 STANLEY, P., "Thin-walled pressure vessels - Buckling under internal pressu-
re", Engineering, Décembre 1979, pp. 1555-1559.
/~37 7 STANLEY, P. et CAMPBELL, T.D., "Very thin torispherical pressure vessel ends
~ under internal pressure : test procedure and typical results", .1. of Strain
Analysis, J6, n°3, 1981, pp. 171-186.
/"38„7 STANLEY, P. et CAMPBELL, T.D., "Very thin torispherical pressure vessels ends
under internal pressure : strains, deformations and buckling behaviour". J.
Strain Analysis, J6>, n°3, 1981, pp. 187-203.
/"39_7 BUSHNELL, D. et GALLETLY, C D . , "Stress and Buckling of Internally Pressuri-
zed Elastic Plastic Torispherical Vessel Heads. Comparisons of Test and
Theory" Trans. ASME, J. of Pressure Vessel Technology 99 (Fev. 1977) pp.39-53
/~40_7 CALLETLY, C D . et AYLWARD, R.W.."Plastic Collapse and the Controlling Failure
Pressure of Thin 2:1 Ellipsoïdal Shells Subjected to Internal Pressure".
Trans. ASME, K. Près. Vessel Tech. J01 (Fev. 1979) pp. 64-/8.
/~4l_7 Note C.E.A. (à paraître) - Centre d'Etudes Nucléaires de Saclay.