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Après avoir déterminé la problématique suggérée par le sujet, il faut rechercher

les idées. Sur une feuille de brouillon, on note les idées comme elles viennent.
Leur rédaction est schématique. On ne doit pas chercher encore à les ordonner.
On note tout ce qui vient à l’esprit : citations, souvenirs de lecture, jugements,
connaissances tirées des manuels, comparaison avec d’autres auteurs connus, faits
tirés de l’expérience personnelle… On peut se poser des questions dont certaines
seront plus pertinentes en fonction du domaine : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ?
Comment ? Quelle est la limite ? Quelles sont les exceptions ? les ressemblances ?
les différences ? les rapports ? Les conditions économiques ? politiques ?
techniques ? ou que sais-je du sujet en histoire ? en géographie ? en économie ?
en littérature ? Pourquoi ? Quelles sont les conséquences ? les avantages ? les
inconvénients ? On a toujours intérêt à procéder par association ou opposition.
On peut aussi utiliser une grille de réflexion à connaître par cœur, du type de celle
qui suit :   Limites Ressemblances Différences Avantages Inconvénients Problèmes
Causes Solutions Littérature                 Histoire                 Géographie                
Économie                 Droit                 Expérience                 Cinéma                
Télévision                 Social                 Culturel                 Politique                 Moral  
On note les idées au croisement des lignes et colonnes concernées. Relire les
idées notées en les rapprochant du sujet proposé. Rayer impitoyablement les
idées hors-sujet. Il faut éviter l’adhésion béate. Une méthode simple consiste à
énoncer une proposition contraire et à en vérifier la validité. Par exemple soit le
sujet « L’éducation ne se borne pas à l’enfance et à l’adolescence. L’enseignement
ne se limite pas à l’école. Toute la vie, notre milieu est notre éducateur à la fois
sévère et dangereux. Sévère, car les fautes ici se paient plus sévèrement que dans
les collèges ; et dangereux, car nous n’avons guère conscience de cette action
éducatrice, bonne ou mauvaise, du milieu et de nos semblables. » Paul Valéry.
Formulons l’opposition à la première partie : « L’éducation se borne à l’enfance et
à l’adolescence ». C’est vrai en partie. C’est l’âge malléable où se prennent bien
des habitudes, où se structure la pensée. Mais les leçons continuent à l’âge adulte,
sinon il faudrait admettre que, passé un certain âge, l’homme n’apprendrait plus
rien. On ne peut donc faire porter l’essentiel de la discussion sur ce point.
Formulons l’opposition à la deuxième partie : « La sévérité et les dangers d’une
mauvaise scolarité sont aussi grands sinon plus que ceux qui résultent de
l’expérience ». De prime abord, les sanctions d’une mauvaise scolarité paraissent
inoffensives ; en fait ses conséquences se font sentir des années plus tard, à
l’occasion du choix d’un métier par exemple. On peut donc formuler les questions
suivantes à partir de la 2e partie : Quel est le rôle de l’école dans notre
éducation ? (par rapport à la vie bien sûr) Quelle place tient l’expérience ? Que
penser de « dangereuse » et « sévère » ? L’expérience est-elle plus dangereuse et
sévère que le maître ? Comment trouver des idées ? QQQOCCP : Permet
accumulation d’exemples plus que d’idées. Convient pour tous les sujets (y
compris dans la vie quotidienne) que ce soit l’analyse d’une image, d’une publicité
ou d’un document écrit. Il suffit de se poser les 7 questions et débroussailler le
terrain à partir des mots-clés du sujet (on peut procéder en étoile avec mots-clés
au centre). Ensuite, il faut construire la réflexion (2e étape), en illustrant ses propos
par des exemples qui peuvent être puisés dans le réel (actualité, médias, histoire,
linguistique…) et dans la fiction (littérature, cinéma, théâtre…) Q : qui (renvoie aux
personnes) Q : quoi (renvoie aux choses, aux définitions) Q : quand (renvoie à la
notion de durée, de chronologie) O : où (renvoie aux lieux, au cadre) C : combien
(renvoie aux quantités et aux questions pécuniaires) C : comment (renvoie aux
méthodes, à la manière aux moyens, aux outils) P : pourquoi (renvoie aux causes
(parce que…) et au but (pour)) CETOCSIC : Permet d’envisager 8 différents aspects
d’un même problème, à utiliser pour des sujets qui mobilisent des connaissances
de plusieurs disciplines, en s’assurant qu’aucun aspect essentiel n’a été oublié. C :
contextuels (environnement physique et humain des activités…) E : économiques
(finances, placements, circulation argents, investissements…) T : techniques
(procédés, moyens, méthodes, machines, outils…) O : organisationnels (structure,
répartition des tâches, autorité…) C : commerciaux (clients, marketing, produits,
quantité, qualité…) S : sociaux (individus, groupes, institutions…) I : individuels
(psychologie, connaissances, aptitudes, motivations…) C : communicationnels
(circulation de l’information, relations…) PEPER : Convient aux sujets qui invitent à
donner son opinion, à prendre un parti ou, inversement, à exprimer et discerner
les valeurs sous-jacentes et les présupposés idéologiques d’un texte. P : politique
– idéologique E : esthétique – sensibilité P : philosophique – métaphysique E :
éthique – moral R : religion OPERA : Sert à traiter un sujet (scientifique, technique,
culture générale…) avec le plus d’objectivité possible O : observations faites P :
problèmes posés à leur sujet E : expérimentation effectuée (matériel – méthode)
R : résultats obtenus A : actions (conséquences pour)
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