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Institut de Management des Arts et des Métiers

(IMGAM)
------------------

MINI-MEMOIRE DE FIN D’ETUDE EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLÔME DE


LICENCE PROFESSIONNELLE

Option : Finance et comptabilité

PROJET D’IMPLANTATION D’UNE ENTREPRISE DE


COLLECTE ET EXPORTATION D’ESCARGOTS DE
MADAGASCAR

Présenté par :

RASOARILALAINA Herimampionina Amélie


Encadré par :

Monsieur RARIVOSON Solomampionona


Chercheur – Enseignant du FOFIFA

Année 2018.
Institut de Management des Arts et des Métiers
(IMGAM)
------------------------

MINI-MEMOIRE DE FIN D’ETUDE EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLÔME DE


LICENCE PROFESSIONNELLE

Option : Finance et comptabilité

PROJET D’IMPLANTATION D’UNE ENTREPRISE DE


COLLECTE ET EXPORTATION D’ESCARGOTS DE
MADAGASCAR

Présenté par :
Mademoiselle RASOARILALAINA Herimampionina Amélie

Encadreur :

Monsieur RARIVOSON Solomampionona


Chercheur – Enseignant du FOFIFA

Session, août 2018.


REMERCIEMENTS

Nous n’aurions pu réaliser le présent mémoire sans la contribution et la collaboration de


plusieurs personnes à qui nous tenons exprimer notre profonde reconnaissance, en particulier :

 Le Président de l’IMGAM : Monsieur RAKOTOSON Martin Pierre,


 Le Directeur Général de l’IMGAM : Monsieur RAKOTOSON Dera,
 Le Directeur Pédagogique du parcours Licence,
 Sans oublier nos encadreurs,
 Le corps administratif et enseignant de l’IMGAM.

À nos parents, qui nous ont soutenus moralement et financièrement, tout au long de nos
études.

Nous tenons à remercier l’Unité d’Information Scientifique et


Technique du Centre National de la Recherche Appliquée au
Développement Rural (FOFIFA) pour son aide sur la
documentation.

Enfin, notre gratitude va également droit à nos amis qui de près ou de loin, nous ont fait
bénéficier de leurs suggestions et de leurs encouragements, durant les différentes étapes de la
préparation de cet ouvrage.
SOMMAIRE

Remerciements
Liste des abréviations
Liste des tableaux
Liste de figure

INTRODUCTION
PARTIE I : IDENTIFICATION DU PROJET
CHAPITRE1 : PRESENTATION DU PROJET
1 - Le thème
2 - L’activité
3 - Objectif
4 - Milieu d’implantation
CHAPITRE2 : ETUDE DE MARCHE
1 - L’analyse de la demande
2 - L’analyse de l’offre
3 - Les stratégies marketing adoptées
4 - La stratégie de pénétration du marché

PARTIE 2 : ETUDE DE FAISABILITE TECHNIQUE ET ORGANISATIONNELLE


CHAPITRE 1 : ETUDE DE FAISABILITE TECHNIQUE
1 - Le processus de collecte
2 - Le processus de transformation
3 - La capacité de production envisagée
CHAPITRE 2 : L’ETUDE DE FAISABILITE ORGANISATIONNELLE
1 - Description de postes
2 - Structure envisagée
3 - Gestion de personnel
CHAPITRE 3 : LES RESSOURCES NECESSAIRES
1 - Les ressources matérielles
2 - Les ressources humaines
3 - Le chronogramme des activités
PARTIE 3 : EVALUATION FINANCIERE ET ETUDE DES IMPACTS
CHAPITRE 1 : ANALYSE DES INVESTISSEMENTS
1 - Montant des investissements
2 - Les sources de financement et remboursement des dettes
CHAPITRE 2 : L’EVALUATION ET ETUDE D’IMPACTS
1 - L’évaluation économique et sociale
2 - Etude des impacts

CONCLUSION
LISTE DES ABREVIATIONS

DRCI : Durée de Récupération de Capital Investis


EURL : Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée
EVPT : Entreprise de Voyage et de Prestation Technique
Hab : Habitant
INSTAT : Institut National des Statistiques
IOV : Indicateur Objectivement Vérifiable
IP : Indice de Profitabilité
MB A : Marge brute d’autofinancement
RE : Ressource d’exploitation
SE : Service d’exploitation
SA : Société Anonyme
SARL : Société A Responsabilité Limitée
SNC : Société Non Collective
TRI : Taux de Rentabilité Interne
VAN : Valeur Nette Actuelle
LISTE DES TABLEAUX

Tableau n 1 : Analyse des concurrents ...................................................................... 7


Tableau n 2 : La capacité de production envisagée.................................................... 12
Tableau n 3 : Le chronogramme des activités ........................................................... 15
Tableau n 4 : Liste des matériels et mobiliers de bureau ........................................... 18
Tableau n 5 : Les coûts relatifs des matériels informatiques ..................................... 18
Tableau n 6 : Le cout relatif des matériels de transport ............................................. 19
Tableau n 7 : Récapitulations de montant des immobilisations ................................. 19
Tableau n°8 : Bilan de départ .................................................................................... 21

LISTE DE FIGURE

Figure n°1 : Processus de transformation de l’escargot ............................................. 11


INTRODUCTION

Combien de personnes ignorent encore la grande valeur des colimaçons qui se trainent
lentement, chargés de leur coquille, dans les bois, les campagnes, plaines et vignobles de
presque tous les pays du monde ? Ils sont cependant devenus une importante ressource
naturelle, mise à la portée des pauvres gens ainsi que des riches. Depuis plusieurs siècle déjà,
les romains employaient comme remèdes pour guérir diverses maladies, mais c’est surtout pour
satisfaire l’appétit et régaler les gourmets qu’ils sont depuis longtemps toujours très recherché,
vu qu’aujourd’hui rien ne flatte mieux le palais humain que des escargots préparé à la
bourguignonne. La consommation est importante, surtout en France, où Paris seul absorbe
chaque année plus de 100 millions de ces petites bêtes à cornes. Plus nous avançons, plus les
escargots entrent pour une forte part d’alimentation. Autrefois, les gens leur faisaient une guerre
acharnée, tellement était grande la quantité qui dévorait les jeunes bourgeois et les plantes de
toutes sortes, en un mot, ils étaient nuisibles à la culture et peu connu des consommateurs. C’est
à peine si quelques-uns, les plus hardis, osaient en faire cuire sur les cendres du foyer et les
manger au sol. Aujourd’hui, il n’en est pas ainsi, les escargots font partie des mets
emblématiques de la gastronomie Européenne. L’héliciculture des pays européens n’arrive plus
à compenser cette énorme demande.
A Madagascar il y a des escargots partout ; surtout sur la côte Est. On distingue
beaucoup d’espèce d’escargots sur notre ile grâce à son climat chaud et humide, un sol riche en
humus, en matières organiques, en calcium et en fer et cette opportunité n’est loin d’être
exploitée à Madagascar d’où notre thème : «collecte et exportation d’escargot de Madagascar».
Afin d’approfondir le thème, nous allons voir dans la première partie la compréhension
du projet tant sur les caractéristiques que sur le marché, elle nous permettra une présentation
généralisée du projet, en soulignant les objectifs recherchés et en justifiant notre choix à travers
une étude de marché qui pourra entre autres nous renseigner sur la capacité du marché à
englober notre produit. Fans la deuxième partie s’étalera les études de faisabilité et enfin à la
troisième partie se verront les financements et les impacts du projet.

1
PARTIE 1 :
PRESENTATION DU PROJET
PARTIE I : IDENTIFICATION DU PROJET

CHAPITRE1 : PRESENTATION DU PROJET

1 - Le thème :
Les escargots sont des mollusques terrestres de la famille des gastéropodes,
qui mesure 2 à 4 cm de longueur. On en distingue des milliers d’espèces connues,
et on estime qu’il en existe probablement des millions non encore répertoriés.
L’escargot géant Achatina fulica, un mollusque très prisé sur le marché existe en
plus grand nombre à Madagascar, On pense que le milieu naturel de l’escargot géant
est un climat chaud et humide, un sol riche en humus, en matières organiques, en
calcium et en fer. Cas de la région de cueillette actuelle comprise entre Manakara
et la région de SAVA. L’achatine consomme presque tout sur son passage : fruits,
surtout banane et même peau de banane, jeunes pousses, racines de manioc,
épluchures de légumes … toutes sortes de déchets et matières organiques en
décomposition. Elle s’adapte partout où il fait chaud et humide.

2 - L’activité :
L’héliciculture n’est pas encore pratiquée à Madagascar, mais la collecte et
l’exploitation est libre. Cela pourrait être considéré comme un moteur de
l’économie malgache. Une unité de transformation et conditionnement d’environ
550 000 escargots par saison de collecte, soit environ 8,8 tonnes d’escargots sachant
qu’un escargot de calibre moyen pèse 16 gr. La production à l’échelle internationale
reste insuffisante vu la limite dans la nature de cette matière et l’insuffisance du
ramassage. En termes d’occupation, l’activité utilisera un bâtiment industriel de 1
500 m2 couverts pour la transformation des escargots.

3 - Objectif :
Ce projet a pour objet la collecte et la mise en place d’une unité d’exportation
d’escargot de Madagascar. Il s’agit d’une création d’entreprise, donc une activité
génératrice de revenu. La concrétisation du projet fait appel à la réalisation de
plusieurs objectifs. Le premier objectif c’est de conquérir le marché d’escargot et
de s’y tenir afin d’assurer la survie et le développement de notre entreprise. Nous
visons également à réaliser le maximum de bénéfice pour garantir la récupération

2
des capitaux investis et à harmoniser la subsistance, le développement de la firme
ainsi que son éventuelle extension. Pour lancer un nouveau produit sur le marché,
nous envisageons de tenir compte de la qualité de notre travail afin de proposer des
produits de qualité supérieure à la clientèle. Ainsi, nous proposerons d’atteindre
certains nombres d’objectifs suivants : montrer à l’étranger la valeur du produit
malgache, donner une meilleure qualité de produit aux clients, participer à la relance
de l’économie en créant des nouveaux emplois.

4 - Milieu d’implantation :
L’implantation du projet est prévue dans la ville de Tamatave grâce à son
climat qui est favorable au développement des mollusques. Mais aussi et surtout
par son emplacement : centré dans la région de la collecte des mollusques.

CHAPITRE2 : ETUDE DE MARCHE


L’étude de marché est l’ensemble des méthodes et techniques permettant de
recueillir des informations pertinentes et fiables sur une cible visée. Nous savons que le
marché est un lieu de rencontre de l’offre et de la demande. L’étude a pour but d’analyser
la demande, l’offre et la concurrence permettant de connaitre le marché réel ; et de faire
apparaitre le mode de commercialisation et de communication sur le marché.

1 - L’analyse de la demande :
L’entreprise envisagée vise à satisfaire la demande des consommateurs
étrangers étant donné que les malgaches ne consomment pas d’escargots et que la
consommation locale par les étrangers reste très limitée. Tenant compte du fait que
la demande d’un produit est l’ensemble de tous les besoins exprimés sur le marché
par les acheteurs ou les consommateurs finaux de ces biens et services, faire du
marketing de la demande s’est se poser les questions suivantes :
 Qui sont nos cibles ? Quelles sont les motivations des
consommateurs ?
 Comment sont leurs comportements ? Quelles sont leurs habitudes
d’achat ?

3
11 - L’analyse quantitative de la demande :
L’analyse quantitative de la demande est la première tâche que vous
devez effectuer dans le cadre d’une étude de marché. Avant d’essayer de
savoir où, quand, comment, pourquoi les consommateurs acceptent ou ne
refusent nos produits, bref avant d’entrer dans l’analyse qualitative d’un
marché, il faut savoir si cela en vaut la peine car c’est de la quantité que la
vente se base.

21 - L’analyse qualitative de la demande :


L’analyse qualitative consiste à donner une vision littérale de la
demande. En effet, la qualité reste l’un des facteurs majeurs de choix d’achat
pour un produit avant le prix.

211 - La nature et caractéristique de la demande :


D’après les résultats de notre enquête, nous avons pu relever les
critères d’attentes suivants : les clients aiment toujours acheter les
produits de bonne qualité et que les acheteurs voudraient que les
produits qu’ils vont acheter présentent un meilleur rapport qualité prix.

212 - Les consommateurs :


Pour pouvoir analyser la demande, nous devons savoir d’abord
les clients qui achètent nos produits.

213 - La différenciation et la segmentation :


 La différenciation :
Il ne faut pas confondre les notions de segmentation et
différenciation. La différenciation est un concept qui porte sur la
diversité des produits offerts, et cela à deux niveaux : entre
concurrent pour un même type de produits et entre les produits
d’un même fabricant proposés à différents segments.

4
La plupart du temps, la différenciation s’obtient par un
attribut de produit, mais elle pourrait aussi l’être par une stratégie
de prix faible ou par une différenciation perceptuelle.

 La segmentation :
Généralement la segmentation est définie comme un
processus de désagrégation du marché. Il peut être
conceptuellement utile de la voir comme un processus
d’agrégation de clients.

En un mot, la différenciation est un concept qui décrit la diversité


de l’offre ; alors que la segmentation représente la diversité de la
demande.

214 - Le concept de satisfaction :


La satisfaction du client est la fonction du degré de concordance
entre ses attentes vis-à-vis du produit d’une part et sa perception de la
performance du produit ou service. Cette conceptualisation inclut trois
éléments caractéristiques du concept de satisfaction : il s’agit d’un état
psychologique, postérieur à l’achat et relatif. Ces trois caractéristiques
ont fait l’objet de débat divers.

2 - L’analyse de l’offre :
L’analyse de l’offre se fera à travers la description de quantité exportée et la
production par région à Madagascar. Cette étude de l’offre permettra également
d’apprécier le niveau de la concurrence.

21 - Le positionnement :
Positionner un produit consiste à le concevoir et le promouvoir de façon
à ce qu’il acquière une valeur distinctive face à la concurrence auprès du
marché visé. La stratégie de positionnement trouve ses racines dans une
analyse de la compréhension des perception et décisions des consommateurs
confrontés à un choix.

5
Le positionnement d’un produit s’opère en trois temps :
 il faut d’abord identifier toutes les différences entre les produits,
les services, le personnel ou l’image qui pourraient servir d’axe
distinctif,
 il faut ensuite clarifier les critères qui présideront au choix entre
plusieurs positionnements possibles,
 il faut enfin savoir communiquer au marché cible le
positionnement choisi en s’appuyant sur les vecteurs les plus
adéquats.

Lorsqu’une entreprise a segmenté son marché, choisi ses cibles et


déterminé son positionnement, elle est prête à élaborer sa stratégie
marketing :
 en élaborant et lançant une nouvelle offre,
 en gérant les cycles de vie des produits,
 en adoptant une nouvelle stratégie marketing plus adéquate,
 et de vulgariser la nouvelle stratégie marketing.

22 - L’analyse de la concurrence :
L’analyse de la concurrence est faite pour connaitre la stratégie des
compétiteurs non pour la copier mais pour apprécier leur positionnement,
leurs forces et leurs faiblesses afin de pouvoir agir en conséquence.

 Analyse de SWOT des concurrents :


Cette analyse résume un audit interne en forces et faiblesses
relatives à l’entreprise et synthétise en opportunités et menaces
l’audit externe de l’environnement. Nous allons présenter dans le
tableau ci-après l’analyse SWOT de nos concurrents.

6
Tableau n 1 : Analyse des concurrents

FORCES : FAIBLESSES :
 Ressources financières abondantes  Manque de direction stratégique
 Reconnu comme leader sur le marché  Ligne de produits très étroite
international  Distribution des produits limitée
 Bonne image sur le marché  Compétences managériales limitées
 Bonne relation avec les petits collecteurs  Travailleurs non motivés

OPPORTUNITES : MENACES :
 Croissance rapide du marché  Entrée de concurrents étrangers
 Nouvelle technologie  Introduction de nouveaux substituts
 Découverte d’une nouvelle utilisation du  Nouvelle stratégie adoptée par les
produit concurrents
 Possibilité d’ouverture à d’autres  Barrières au commerce extérieur
marchés étrangers
Source : Auteur

3 - Les stratégies marketing adoptées :


La stratégie permet de percer le marché et de s’y tenir dans l’objectif, de
concrétiser les objectifs commerciaux. Elle permet également d’adapter les
approches aux cibles qu’on veut atteindre compte tenu de la caractéristique nouvelle
de nos produits. Pour ce faire, nous allons recourir à quatre concepts. Il s’agit de la
stratégie de domination par les coûts, la stratégie de concentration, la stratégie de
différenciation et la stratégie de pénétration du marché.

31 - La stratégie de domination par les coûts :


Cette première stratégie de base s’appuie sur la dimension de la
productivité et généralement liée à l’existence d’un effet d’expérience. Cette
stratégie implique une surveillance étroite des frais de fonctionnement, des
investissements de productivité permettant de valoriser les effets
d’expériences, un concept très étudié des produits et des dépenses de vente,
et de publicité réduites, l’accent étant essentiellement mis sur l’obtention d’un
prix faible par rapport à celui des concurrents.

7
32 - La stratégie de concentration :
Cette stratégie est celle du spécialiste, qui va se concentrer sur les
besoins d’un segment ou d’un groupe particulier de clients, sans prétendre
s’adresser au marché tout entier. L’objectif est donc de choisir une cible
précise et de satisfaire les besoins propres de ce segment mieux que les
concurrents s’adressant à la totalité du marché. Cette stratégie implique donc
soit la différenciation, soit la domination par les coûts mais uniquement vis-
à-vis de la cible retenue.

33 - La stratégie de différenciation :
Cette stratégie vise à donner au produit des qualités distinctives
importantes pour l’acheteur et qui le différencient de l’offre concurrente.
L’entreprise tend donc à créer une situation de concurrence monopoliste dans
laquelle elle détient un pouvoir de marché, du fait de l’élément distinctif.
Nous avons vu en haut que la différenciation peut prendre des différentes
formes : une image de marque, une avance technologie reconnue, l’apparence
extérieure, un réseau de distribution .…. Les différenciations comme la
domination par les coûts, protègent l’entreprise des cinq forces
concurrentielles d’une manière très différente. La stratégie de différenciation
implique généralement des investissements importants en marketing
opérationnel, particulièrement pour les dépenses publicitaires, qui visent à
faire connaitre au marché les qualités distinctives revendiquées par la firme.

4 - La stratégie de pénétration du marché :


La stratégie de pénétration consiste à essayer d’accroitre les ventes des
produits actuels dans les marchés existants. Il s’agit donc d’un objectif de
croissance. Plusieurs voies peuvent être empruntées :
 développer la demande primaire : on agit sur les composantes de la
demande primaire afin d’augmenter la taille du marché total,
 augmenter la part de marché : on augmente les ventes en attirant les clients
des marques ou entreprises concurrentes par un marketing opérationnel
vigoureux,

8
 Défendre une position de marché : protéger la part de marché détenue
(réseau de clients, réseau des distributeurs, image) en renforçant le
marketing opérationnel,
 Rationaliser le marché : on réorganise les marchés des services en vue de
réduire les coûts ou d’augmenter l’efficacité du marketing opérationnel.

9
PARTIE 2 :
ETUDE DE FAISABILITE TECHNIQUE ET
ORGANISATIONNELLE
PARTIE II : ETUDE DE FAISABILITE TECHNIQUE ET ORGANISATIONNELLE
La première partie de ce mémoire nous permis de comprendre l’idée générale du projet
qui nous a fourni une vision plus détaillée des exigences de la création d’une unité de collecte
et d’exportation des escargots de Madagascar. Ainsi, nous avons analysé la politique
commerciale qui sera déployée notamment en choisissant pour cible un public à revenus
moyens et élevés, mais aussi en choisissant de distribuer nos produits sur le marché étranger.
Pour passer au stade suivant c'est-à-dire à la deuxième partie de ce mémoire nous allons
analyser l’étude de faisabilité de ce projet en passant par l’étude de faisabilité technique ; puis
l’étude de faisabilité organisationnelle et enfin la gestion du personnel.

CHAPITRE 1 : ETUDE DE FAISABILITE TECHNIQUE


L’appréciation de la faisabilité technique du projet va nous aider à comprendre les
niveaux techniques de production et les ressources à mobiliser dans ce sens. A cet effet,
nous tacherons de mettre en exergue tous les procédés d’exploitation proprement dite
avant d’évaluer les ressources nécessaires.

1 - Le processus de collecte :
Un processus de collecte est un système organisé d’activités qui sont en
rapport de façon dynamique avec la recherche et la collecte des escargots ? En effet,
la collecte se fasse de façon à ce que les escargots soient avant tout vivants, sans
faille sur les coques et en bon état. Leur transport doit être normalisé par l’utilisation
de paille ou de l’herbe afin de ne point entasser les bêtes. Dés leur réception, le
produit est traité d’où la phase suivante.

2 - Le processus de transformation :
A Madagascar, la collecte reste comme dans les autres pays la principale
source d’approvisionnement en escargot. Ce serait un choix stratégique de
développer l’élevage d’escargots et de le coupler à des activités de transformation
(chairs d’escargots appertisés, chairs d’escargots congelées, escargots cuisinés et
surgelés) en vue d’une meilleure valeur ajoutée.

10
Figure n°1 : Processus de transformation de l’escargot

Source : auteur

11
3 - La capacité de production envisagée :
La description de la production nous permet de définir les produits à offrir et
de connaitre les quantités envisagées afin d’en déduire les répartitions
correspondantes à chaque client. La production est assurée par les collecteurs, les
agriculteurs, et aussi les paysans qui travaillent dans la partie Est de l’île en général.
La production proprement dite est programmée en fonction de la capacité de
production de la société. Nous considérons une unité de traitement de 550 000
escargots de la saison (l’escargot moyen pèse environ 16 gr), soit un poids d’environ
8 800 kg / saison. Nous allons présenter dans le tableau ci-dessous la capacité de
production de notre entreprise

Tableau n 2 : La capacité de production envisagée


MOIS QUANTITE PRIX UNITAIRE MONTANT
Produit 1 250 Kg 1.400 1.750.000
Juin
Terrain ratissé 25 Ha 100.000 2.500.000
Juillet Collecteurs 25 personnes 2.000 50.000
Aout Traiteurs 250 personnes 2.000 500.000
500 700 350.000
Sac de stockage
Septembre 30 320 9.600
Aiguille 10 120 1.200
10 25.000 250.000
Collecte
Octobre 500 personnes 2.000 1.000.000

Transport 17 voyages 10.000 170.000


TOTAL 6.580.800

Source : Auteur

Prix de produit : 8 800 Kg x Ar 3 900 = Ar 35.000.000,00


Dépense : ………..= Ar 6.580.000,00
Bénéfice :……… …………………..= Ar 28.420.000,00

Notre dépense pour ce projet est d’Ar 6.580.800 et apporte de bénéfice d’Ar 28.420.000.

12
CHAPITRE 2 : L’ETUDE DE FAISABILITE ORGANISATIONNELLE

1 - Description de postes :
Les descriptions de poste sont des outils très utiles au sein d’une entreprise.
Dans le cas de postes comportant plusieurs niveaux, elles indiquent la progression
logique dans un emploi donnée (cheminement de carrière possible au sein de
l’entreprise). Elles servent aussi à évaluer la valeur de l’emploi, à décrire les
dangers ou les risques inhérents au poste et à orienter les négociations collectives.
Une telle unité emploie environ 10 personnes pendant la saison (45 jours), soient :
 1 directeur,
 1 administratif,
 1 chef d’usine,
 5 techniciens,
 et 2 ouvriers.

2 - Structure envisagée :
Pour une telle activité mi-saisonnière, la structure la mieux adaptée est celui
des entreprises unipersonnelles. En effet, l’emploi partiel des saisonniers laisse un
temps libre aux autres activités de la population.

3 - Gestion de personnel :
La gestion de personnel est un facteur décisif pour la réussite d’une entreprise,
tant pour les grandes sociétés que pour les PME. Elle fait partie de la stratégie de
l’entreprise, un fait qui doit être pris en compte par le PME, au même titre que les
finances, les liquidités, les investissements, la production, la gestion de stocks ou le
marketing. Bien entendu, les exigences varient entre les grandes entreprises et les
PME.

13
CHAPITRE 3 : LES RESSOURCES NECESSAIRES

1 - Les ressources matérielles :


Les ressources matérielles sont des moyens physiques et concrets qui aident
à parvenir à un but fixé. Le concept est habituel dans le cadre des entreprises et des
gouvernements. Elles sont aussi les biens tangibles qui permettent d’offrir les
produits et les services en question. Elles comprennent les fournitures, le stock ou
les autres éléments consommables utilisés pour accomplir les tâches du projet. Pour
ma réalisation de notre projet nous allons besoins de ces ressources matérielles
suivants :
- des bacs de réception
- unités de lavage
- tables de triage
- unité d’ébouillantage
- unité de dé -coquillage
- bassines en inox
- malaxeurs
- fours pour cuisson
- unité de réencoquillage
- unité de blanchiment
- unité d’emboîtage
- unité d’ensachage
- unité d’appertisation
- convoyeurs
- chambres froides (congélation et surgélation)
- chariot élévateur et transpalettes
- balance de pesage
- équipements informatiques
- logiciels
- camionnette frigorifique
Ces ressources sont très nécessaires pour la réalisation de notre projet, pour
donner les bonnes qualités des produits aux clients et aussi pour les satisfaire.

14
2 - Les ressources humaines :
La ressource humaine est les personnes que nous avons besoins pour
mobiliser et développer ce projet. Les ressources humaines que nous avons besoins
dans notre projet sont au nombre de 10 : 1 directeur, 1 administratif, 1 chef d’usine,
5 techniciens et 2 ouvriers. Ce sont les ressources humaines que nous avons besoins
et que nous devons recruter pour réaliser notre activité.

3 - Le chronogramme des activités :


Le chronogramme de réalisation du projet est le calendrier de la conduite du
projet, autrement dit la succession chronologique de toutes les activités depuis la
constitution des dossiers jusqu’au moment de l’exportation des produits. Le
chronogramme de réalisation joue un rôle important dans l’entreprise. Nous
pouvons résumer dans le diagramme de GANTT le chronogramme de la réalisation
de notre projet.

Tableau n 3 : Le chronogramme des activités


Taches Année 2018 Année 2019
Périodes J F M A M J J A S O N D J F M A M J
Montage du projet 2
Préparation des dossiers 2
Recherche de 3
financement
Achats des matériaux 1
Construction 4
Installation 1
Recrutement 2
Achat de lentille 2
Début d’exportation
Source : Auteur
Ce tableau représente le planning de réalisation des taches à effectuer. Il
permet ainsi de mesurer l’avancement des études et des activités, afin d’atteindre
les objectifs visés. Nous voyons dès le début de mois de Juin commencera l’activité
de notre entreprise.

15
PARTIE 3 :
EVALUATION FINANCIERE ET ETUDE DES
IMPACTS
PARTIE III : ETUDE FINANCIERE ET EVALUATION DU PROJET

CHAPITRE 1 : ANALYSE DES INVESTISSEMENTS


L’investissement est l’engagement d’un capital dans une opération, sur laquelle on
attend des gains futurs, étalés dans le temps. L’investissement se traduit par une sortie de
fonds initial pour acheter des biens corporels et incorporels, c'est-à-dire l’encaissement
successif pendant la première année de l’exercice jusqu’à la fin de l’activité de ce projet.

1 - Montant des investissements :


Pour pouvoir réaliser ce projet d’investissement, il faut étudier la rentabilité
de ce projet à créer. Dans un premier temps, il faut connaitre les différentes forme
d’investissement sur les biens corporels et incorporels leur évaluation et les
ressources financière. Cela est dans le but d’apprécier les besoins monétaire du
projet, c'est-à-dire ce qui est nécessaire- pour le bon fonctionnement des emplois
stable de l’entreprise. Les éléments constitutifs de l’investissement sont :
- les frais de développement,
- le terrain,
- la construction,
- les agencements, aménagements, installations,
- les matériels et mobilier de bureau,
- les matériels informatiques,
- les matériels de transport.

11 - Les immobilisations incorporelles :


Une immobilisation incorporelle est un actif non monétaire, identifiable
et sans substance physique, détenue par une entité pour la production ou la
fourniture des biens ou des services la location ou l’utilisation à des fins
administratives. L’immobilisation incorporelle est caractérisée par les frais de
développement de cette dernière et les dépenses engagées, soit au moment de
la constitution de l’entreprise soit par l’acquisition de moyen d’exploitation.

16
12 - Les immobilisations corporelles :
Les immobilisations corporelles sont les choses sur lesquelles s’exerce
le droit de propriété. Dans ce projet nous trouverons les immobilisations
corporelles suivantes :

 le terrain
L’installation de bâtiment administratif, magasin de stockage et
de transformation fait l’objet d’un achat de terrain de 900 m², de forme
rectangulaire, situé à Tanamalandy Tamatave. Le cout de mètre carré
de terrain s’élève à 20 000 Ar, soit de valeur totale est 18 000 000 Ar.

 la construction
Le projet doit fabriquer trois locaux dont le premier sera l’atelier
de triage et de transformation, le second le magasin de stockage de
produit finis et le dernier en bureau administratif. Le cout de montant
total de la construction s’élève à 22 000 000 Ar.

 les agencements, aménagements et installations


Ils constituent un élément important pour combler les besoins,
afin de mettre en œuvre la production et aussi l’aménagement
nécessaire à l’avancement des travaux. Leur coût est évalué à Ar
900 000.

 Les matériels et mobiliers de bureau


Les matériels et mobiliers de bureau sont des biens meubles pour
équiper le bureau administratif dont le coût s’élève 2 220 000Ar.

17
Tableau n 4 : Liste des matériels et mobiliers de bureau

RUBRIQUE Quantité Prix Unitaire Montant


Armoires 2 500 000 1 000 000
Tables de bureau 5 120 000 600 000
Chaise de bureau 10 80 000 800 000
Salon complet 1 1 600 000 1 600 000
Téléphone fixe 2 50 000 100 000
Machine à calculer 5 10 000 50 000
TOTAL 4 150 000
Source : auteur
Le coût total des matériels et mobiliers de bureau s’élève à
4 150 000 Ar

 Les matériels informatiques


Les matériels informatiques sont des biens dotés d’une récente
technologie qui faciliteront et simplifieront tous les traitements des
données, surtout la comptabilisation des flux de l’entreprise.

Tableau n 5 : Les coûts relatifs des matériels informatiques


RUBRIQUE Quantité Prix unitaire Montant
Ordinateur de bureau 3 700 000 2 100 000
Imprimante 2 150 000 300 000
Photocopieuse 1 1 200 000 1 200 000
Onduleur 3 120 000 360 000
TOTAL 3 960 000
Source : Auteur
Nous voyons que le coût des matériels informatiques s’élève à
3 960 000 Ar.

18
 Matériels de transports
Outre l’éloignement de lieu de collecte et le lieu d’implantation,
le promoteur doit acquérir des matériels de transport pour assurer le bon
marché du projet. La société aura besoin d’une remorque pour
transporter les produits, une voiture administrative à la disposition du
directeur, dont le coût de l’ensemble est présenté dans un tableau ci-
après :
Tableau n 6 : Le cout relatif des matériels de transport
RUBRIQUE Quantité Prix unitaire Montant
Remorque 1 180 000 000 180 000 000
Voiture administrative 1 40 000 000 40 000 000
TOTAL 220 000 000
Source : Auteur
Le prix total des matériels de transport est 220 000 000 Ar.

Le montant des immobilisations incorporelles et corporelles de


l’entreprise est donné dans ce tableau suivant :

Tableau n 7 : Récapitulations de montant des immobilisations


RUBRIQUE MONTANT
Immobilisations incorporelles 2 400 000
Frais de développement 2 400 000
Terrain 18 000 000
Construction 22 000 000
Installation technique 1 000 000
Matériels de bureau 4 150 000
Matériels informatiques 3 960 000
Matériels de transport 220 000 000
TOTAL 273 910 000
Source : Auteur

Ce tableau représente le total des immobilisations de ce projet qui


s’élève à 468 910 000 Ar.

19
2 - Les sources de financement et remboursement des dettes :

21 - Source de financement :
Le financement est l’opération qui consiste, pour celui qui finance, à
consentir des ressources monétaires, pour celui qui est financé, à se procurer
des ressources monétaires nécessaires à la réalisation d’un projet. Il est aussi
l’une des conditions clé de la réussite d’un projet. Afin d’éviter u de limiter
le risques financiers pouvant conduire à la disparition prématurée de
l’entreprise, l’entrepreneur doit déterminer à l’avance le type et la source de
financement adapté à ses besoins en étant attentif au cycle de vie de
l’entreprise, au type de projet financer : création d’entreprise, investissement,
financement du besoin en fonds de roulement.

22 - Remboursement des dettes :


Le remboursement de dette commencera dès la fin de la première année
et de périodicité annuelle. Le remboursement se fera aussi avec un
amortissement constant. Les modalités sont détaillées ci-après :
Amortissement = emprunt / 5 ans
Intérêt de l’emprunt = Emprunt x 20 % seulement pour l’année 2018. D’où
l’intérêt de l’emprunt = solde initial x 20 %

Durée de remboursement………………… 5 ans


Taux d’intérêt de l’emprunt……………… 20%
Périodicité ………………………………. Annuelle

3 - Bilan de départ :
Le bilan de départ est un élément clé du business plan. Il permet de
mesurer avec exactitude le montant des fonds nécessaires à la création
d’entreprise. Il permet aussi d’avoir une présentation complète et synthétique
de la situation financière le jour de démarrage de l’activité. Voici le bilan de
départ, c'est-à-dire une photographie de la situation financière de notre
entreprise le jour de son démarrage. Ce document prend toute sa place dans
le prévisionnel, car il montre d’un coup d’œil l’équilibre de départ.

20
Tableau n°8 : Bilan de départ
Actifs Montant Passifs Montant

Avoir en caisse 2 400 000 Capital 42 400 000


Immobilisation incorporelle 2 400 000 Emprunt 220 000 000
Terrain 18 000 000 Dettes fournisseur 11 510 000
Construction 22 000 000
Installation 1 000 000
Matériel de bureau 4 150 000
Matériel informatique 3 960 000
Matériel de transport 220 000 000
TOTAL 273 910 000 273 910 000

Comme à chaque emploi correspond une ressource, dans le bilan, le


total de l’actif est égal au total de passif.

CHAPITRE 2 : L’EVALUATION ET ETUDE D’IMPACTS

1 - L’évaluation économique et sociale :

 Avantage :
Il y a des ressources matérielles potentielles et diversifiées et une vaste
zone de collecte. La présence des ressources importantes en eau profite
largement à la propagation des escargots. Un grand espace vert et sauvage
avec des sols très riches le long de la rivière Pangalana zone prédilection pour
toutes les cultures. D’un côté, il y a aussi la présence des sites touristiques de
valeur exceptionnelle en matière de biodiversité qui peut attirer les tourismes,
nous savons tous que le tourisme est l’un des sources de devises à
Madagascar.

 Inconvénients :
La répartition (spatiale dans le temps) des pluies est rarement régulière.
Ou l y a le fort risque de tempêtes tropicales et même des cyclones, risque des
crues exceptionnelles et donc l’inondation le long de la rivière.

21
Une marginalisation de la majorité de la population, ils ont un accès très
limitées limitée aux services donc un groupe totalement en dehors du
développement. L’insécurité aussi qui se propage de jour en jour dans la
région. La désorganisation des différents acteurs économiques en matière
d’exportation. Et la manque de sécurité foncière ce qui fournisse les différents
forme d’exploitation qui donne plus d’avantage aux propriétaires terriers. Le
niveau d’absorbation limité des paysans aux techniques de transformation de
l’escargot.

2 - Etude des impacts :


 Impacts sociaux :
Les premiers impacts sociaux sont la suppression d’une partie de
chômage c'est-à-dire création d’emploi dans la région et atténuer
l’accroissement de chômage. Pour parfaire leurs connaissances du métier,
tous les techniciens et cadres recrutés bénéficient d’une formation que ce soit
interne ou externe. Le responsable du projet pourra aussi améliorer les
conditions du travail ou augmenter les masses salariales de ses employées ;
cela aura un impact sur le niveau de vie de chaque personnel. De plus, la
contribution à la création d’emploi est bénéfique pour la région que pour
l’Etat, qui est en accord avec sa politique de développement, mais aussi à tous
les individus concernés en tant que source de revenus, d’acquisition
d’expériences et de formation.

 Impacts économiques :
Sur le plan économique, le projet embrasse le développement dans
toutes les instances. Au niveau régional, les paiements des impôts générés par
nos activités constituent une part non négligeable au processus de
développement régional. L’implantation de cette entreprise constitue un
espoir de pérennisation de la collecte de lentille à Madagascar. Au niveau
national, l’unité va contribuer à une création des valeurs ajoutées qui
renforceront l’augmentation de PIB et PNB. De plus, les impôts et les taxes
payées contribueront à l’amélioration de la recette fiscale publique.

22
 Impacts environnementaux :
Sur le plan environnemental, les impacts seront très limités car les
activités de l’entreprise sont saisonnières, ce qui laisse à l’environnement de
se régénérera librement et d’une manière durable. Dans le processus de
transformation des escargots, la consommation en énergie et en eau
n’engendre que de très peu de gaspillage comparable à la consommation
domestique.

23
CONCLUSION

Le secteur de l’escargot occupe une meilleure place dans la rentrée de devises pour
Madagascar. Même si sa pratique connaît des problèmes qui est la dégradation de la faine due
le plus souvent à un épuisement des ressources en raison d’une exploitation peu soucieuse.
Actuellement, notre économie s’est considérablement améliorée selon le chef de l’Etat, mais
c’est relatif, car notre pays est encore classé parmi les pays les plus pauvres et le moins avancé
du monde. C’est ainsi que la politique actuelle encourage tout créateur d’entreprise à relever le
défi pour le développement de Madagascar et à contribuer réellement à la réduction de la
pauvreté.
La création de l’entreprise requiert des compétences et des activités que tout le monde ne
peut pas entreprendre. Cependant, les Malgaches commencent à s’intéresser à la création de
l’entreprise, seulement les activités ne sont pas bien coordonnées. La filière exportation,
notamment la nôtre présente une importance considérable pour le développement de notre pays,
dans la mesure où elle pourrait contribuer à l’amélioration du niveau de vie de certains agents
économiques, et pour les collecteurs, ce sera une nouvelle ressource de revenus. Le marché
d’exportation d’escargots est encore loin d’être saturé : il existe et sa capacité d’absorption est
encore considérée comme vaste. De plus, l’escargot partout au monde est très apprécié par les
clients étrangers car c’est un met de choix. Pour avoir une meilleure exploitation, la
collaboration avec les collecteurs est très utile pour notre entreprise. La réalisation de ce projet
contribue au développement de la région et de l’économie nationale par le biais de paiement
des impôts, la création d’emploi et des richesses induites. Nous avons vu que le projet est
rentable et réalisable. Beaucoup de personne pourront bénéficier de l’impact de ce projet à
savoir : le promoteur, les salariés, les clients et l’Etat à travers les différents impôts et taxes.
De plus, le projet un moyen pour contribuer à la réduction de taux de chômage à Madagascar,
dans le mesure où il est prévu de recruter des salariées pour sa réalisation.
En guise de la conclusion, sa réalisation n’étant pas assez onéreuse, elle donne un
investissement dans une filière fructueuse et très porteuse. Nous encourageons à cet effet tout
a y penser avec objectivité, car il y va à la fois de notre propre intérêt, de l’intérêt économique.

24
BIBLIOGRAPHIE

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TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION ............................................................................................................... 1

PARTIE I : IDENTIFICATION DU PROJET


CHAPITRE1 : PRESENTATION DU PROJET ....................................................... 2
1 - Le thème ...................................................................................................... 2
2 - L’activité ..................................................................................................... 2
3 - Objectif ........................................................................................................ 2
4 - Milieu d’implantation ................................................................................. 3
CHAPITRE2 : ETUDE DE MARCHE .................................................................... 3
1 - L’analyse de la demande ............................................................................. 3
11 - L’analyse quantitative de la demande ............................................. 4
21 - L’analyse qualitative de la demande ............................................... 4
211 - La nature et caractéristique de la demande .......................... 4
212 - Les consommateurs .............................................................. 4
213 - La différenciation et la segmentation ................................... 4
214 - Le concept de satisfaction .................................................... 5
2 - L’analyse de l’offre ..................................................................................... 5
21 - Le positionnement ........................................................................... 5
22 - L’analyse de la concurrence ............................................................ 6
3 - Les stratégies marketing adoptées ............................................................... 7
31 - La stratégie de domination par les coûts ......................................... 7
32 - La stratégie de concentration ........................................................... 8
33 - La stratégie de différenciation ......................................................... 8
4 - La stratégie de pénétration du marché ........................................................ 8

PARTIE 2 : ETUDE DE FAISABILITE TECHNIQUE ET ORGANISATIONNELLE


CHAPITRE 1 : ETUDE DE FAISABILITE TECHNIQUE ..................................... 10
1 - Le processus de collecte .............................................................................. 10
2 - Le processus de transformation ................................................................... 10
3 - La capacité de production envisagée........................................................... 12
CHAPITRE 2 : L’ETUDE DE FAISABILITE ORGANISATIONNELLE ............. 13
1 - Description de postes .................................................................................. 13
2 - Structure envisagée ..................................................................................... 13
3 - Gestion de personnel ................................................................................... 13
CHAPITRE 3 : LES RESSOURCES NECESSAIRES ............................................. 14
1 - Les ressources matérielles ........................................................................... 14
2 - Les ressources humaines ............................................................................. 15
3 - Le chronogramme des activités ................................................................... 15

PARTIE 3 : EVALUATION FINANCIERE ET ETUDE DES IMPACTS


CHAPITRE 1 : ANALYSE DES INVESTISSEMENTS
1 - Montant des investissements ....................................................................... 16
11 - Les immobilisations incorporelles ................................................... 16
12 - Les immobilisations corporelles ...................................................... 17
2 - Les sources de financement et remboursement des dettes .......................... 20
21 - Source de financement..................................................................... 20
22 - Remboursement des dettes .............................................................. 20
3 - Bilan de départ ................................................................................... 20
CHAPITRE 2 : L’EVALUATION ET ETUDE D’IMPACTS ................................. 21
1 - L’évaluation économique et sociale ............................................................ 21
2 - Etude des impacts ........................................................................................ 22

CONCLUSION ................................................................................................................... 24