Vous êtes sur la page 1sur 3

Cours 3 05.03.

2018

ARTHUR RIMBAULD
Est associé dans l’histoire et la littérature française avec une mutation/ révolution radical du
discours poétique;
Est l’image du poète total ;
À 20 ans est devenu poète accompli.

Principes :
Dérèglement de tous les sens :
Il faut se faire voyant par une longue immense et raisonné dérèglements de tous les sens  le
poète veut aboutir à l’état de voyance : Voir = il s’agit de voir tout ce qui est caché, ce qui est
tue (tăinuit), ce qui ne se dévoile pas ;
Il veut pratiquer un entrainement de la voix ;
Il veut un dérèglement cultivé et voulu, un dérèglement total de la perception du monde/ de
la réalité ;
Le dérèglement est permanent, est contraire de la raison, mais ici il est raisonne parce qu’il
veut suivre une recette pour aboutir à une perception de la réalité.
L’acte poétique va être axe sur un désarticuliement voulu/cultive.

Le je est un autre :
Le je se trouve désarticulé car le je n’appartiens pas à sa propre personne. L’identité/ la vérité
il faut le trouver.
Le je pulssionaire est associé au surréalisme et il est contraire à la raison cartésienne ;
On n’est pas seulement soi-même, on est ce que les autres pensent de nous, ce que les autres
font de nous. On ne jamais libre, notre liberté est limite car nous sommes critiquer des autres.
On doit nier ainsi les entraves (=obstacole). Il va proposer aux lecteurs une délibération de
tous les codes, normes sociales, religions, morales, littéraires ; il va construire quelques
choses par ce dérèglement.

La mort de Dieu :
Il plaide pour la règne de vide ;
Dieu n’existe comme axe de stabilité du monde ;
L’âme humain doit se débrouiller(embrouiller=incurca) tout seul – la solitude profonde ;
Dieu n’existe au centre du monde.

La spontanéité totale :
Il faut pratiquer une alchimie du verbe – transformation radical  Il faut obtenir l’or (=la
préciosité) ;
Le verbe est destiné à changer la vie ; il est un autre anticipation du surréalisme. ;
Le sens profond de la création = la transformation totale de l’être, embreler (= a zgâlțâi) les
certitudes et les cadres rassurants de l’existence (=să zgâlțâie toate certitudinile și toate
cadrele liniștitoare) ;
L’acte poétique est :
- Calme
- Serein ;

1
+ Embrelé (Trebuie să zguduie omul, să-l transforme în ființă superioară)

La prose de A. R : Illumination, Une saison en infern etc. ;


La poésie : Le cœur du pitre (bufon) – * faire le pitre = à face pe bufonul.
Les voyelles – il veut que ns. Associons les sons avec des couleurs :
a = noir ;
e = blanc ;
i = rouge ;
u = vert ;
o = bleu.
Il va ajouter à chaque phonème de caractéristiques existentielles :
a = dégradation ;
e = candeur ;
i = ivresse (=beție), pénitence (=implică suferință, dar nu moartea pentru că roșul = viață) ;
u = l’imaginaire de la mer ;
o = suprême, clairon du suprême (=trâmbiță, trompetă), une imaginaire métaphysique, une
réalité suprême/ supérieure.

Le Bateau ivre  :
bateau = fuite dans l’exotisme. On a besoin d’un paradigme pour évader de la réalité ;
Bateau = symbole qui navigue porté par les flots (=valuri) ;
Image maritime ;
A. R  propose une allégorie : le bateau est le poème lui-même/ la vie du poète ;
Poème violent, baroque, somptueux, barbare ;
L’exotisme maritime = exotisme délirant associe au renversement des valeurs  L’image de
l’existence : la révolte, l’abandon ; la révolte s’emporte sur l’abandon ;
Il n y a pas des traces romantique car tous est renverse – nihilisme ;
A. R cultive une esthétique du mal, du laid (le précieux est contoure négativement)  trésor
dans le négatif ;

La révolte ≠ au châtiment ;
La barbarie ≠ à la prospérité ;
La domination ≠ à la soumission ;
La souillure (pângărire/murdărire) ≠ à la pureté ;
La sensibilité ≠ à l’art ;
L’instant ≠ À l’éternité ;
La culpabilité ≠ à l’innocence ;
!!! A.R est toujours de la première colonne.

La sensibilité ≠ à l’art ;
L’art - envisagée comme un système avec des règles, normes ;
De tout ce qu’ il écrit on a un artiste révolte, coupable, sensibilité dérèglé ;
A.R : artiste barbare, dominateur qui s’affirme contre la justice ;
Sincérité sans limites qui devient la condition elle-même de l’acte créateur ;
Il oublie des principes, il parle d’une poésie du délire - une partie du volume porte le nom
Délires – Ici, nous trouvons une alchimie du verbe, ou il montre comme lui, le verbe est
comparé avec la substance, avec le matériel ;
2
Il veut noter le vertige (=amețeală) : J écrivait des silences, des nuits. J’ai noté l
inexprimable. J’ai fixé des vertiges.

Les traits de la révolution rimbaldienne :


L’invention d’un univers poétique nouveau sans barrières, univers ou règne le crime et la
révolte.
La suppression de tout indice de valeur. Il faut se débarrasser de la morale. Chez lui il n y à
pas opposition entre le bien et le mal. Le mal est encore plus légitime que le bien. Le mal a les
mêmes valeurs que le bien dans l’univers poétique ;
L’attitude directe du poète, même violente :
Le poète doit être capable d’une grande spontanéité qui est détectable au niveau du langage
qui est très diversifié à l’A.R. Puis, cette spontanéité doit maitre en service une grande
sincérité.

La révolution rimbaldienne dépasse la révolution simple. Elle est une véritable


révolution esthétique  révolution humaine/ anthropologique ; Le poète vise une mutation
anthropologique, le poète veut changer l’homme. La poésie devient un acte de libération
totale du lecteur  poésie moderne.

La sensibilité nouvelle et Le langages nouvel  anticipent le surréalisme.

Un renversement radical : on commence par la morte pour arriver à la vie.

Le mot clé : La spontanéité totale.