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RÉPUBLIQUE DU BENIN

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MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENTS SUPERIEUR ET DE
LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
******
ÉCOLE SUPERIEURE SAINTE FÉLICITÉ(ESSF)
****************

Option: SYSTÈME INFORMATIQUE ET LOGICIELS

Niveau: Licence 1

EXPOSÉ

THÈME
Moniteur.

Présenté par : Sous la direction de:


M. EDEGNON François M. SESSINOU Éphrem

Année Scolaire: 2019-2020


MONITEUR

PLAN
INTRODUCTION

I. PRESENTATION

II. FONCTIONNEMENT

III. CARACTERISTIQUES

IV. ECRANS: ENVIRONNEMENT ET SANTÉ

CONCLUSION

INTRODUCTION
On appelle écran (ou moniteur) le périphérique d'affichage de l'ordinateur. On
distingue habituellement deux familles d'écrans : Les écrans à tube cathodique
(notés CRT pour Cathod Ray Tube), équipant la majorité des ordinateurs de bureau
et les écrans plats numérique.

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Quels est la présentations la fonctionnement et les caracteristiques de ces
differents écrans?
Le développement de mon thème n’amènera à faire une vue sur la présentation d’une
part et d’autres part à donner le fonctionnement et les caracteristiques de ces écran.

I. PRESENTATION
Un écran d'ordinateur est un périphérique de sortie vidéo d'ordinateur. Il affiche les
images générées par la carte graphique de l'ordinateur. Grâce au taux de rafraîchissement
d'écran élevé, il permet de donner l’impression de mouvement. Il permet donc de travailler
agréablement, de visionner de la vidéo, des films, de jouer à des jeux vidéo, de saisir des
textes etc.
L'écran est la partie de l'ordinateur qui va afficher un contenu. Il fait partie de ce
que l'on appelle l'interface homme-machine : vous communiquez avec l'ordinateur
via la souris et le clavier, et l'ordinateur affiche ses données sur l'écran. Il existe
plusieurs tailles d'écrans, calculées en pouces sur la diagonale.

 Le moniteur à tube cathodique

Les moniteurs (écrans d'ordinateur) sont la plupart du temps des tubes


cathodiques (notés CRT, soit cathode ray tube ou en français tube à rayonnement
cathodique), c'est à dire un tube en verre sous vide dans lequel un canon à
électrons émet un flux d'électrons dirigés par un champ électrique vers un écran
couvert de petits éléments phosphorescents.
Le canon à électrons est constitué d'une cathode, c'est-à-dire une électrode
métallique chargée négativement, d'une ou plusieurs anodes (électrodes chargées
positivement). La cathode émet des électrons attirés par l'anode. L'anode agit ainsi
comme un accélérateur et un concentrateur pour les électrons afin de constituer un
flux d'électrons dirigé vers l'écran.
Un champ magnétique est chargé de dévier les électrons de gauche à droite et de
bas en haut. Il est créé grâce à deux bobines X et Y sous tension (appelées
déflecteurs) servant respectivement à dévier le flux horizontalement et verticalement.

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L'écran est recouvert d'une fine couche d'éléments phosphorescents, appelés
luminophores, émettant de la lumière par excitation lorsque les électrons viennent
les heurter, ce qui constitue un point lumineux appelé pixel.
En activant le champ magnétique, il est possible de créer un balayage de gauche à
droite, puis vers le bas une fois arrivé en bout de ligne.
Ce balayage n'est pas perçu par l'œil humain grâce à la persistance rétinienne,
essayez par exemple d'agiter votre main devant votre écran pour visualiser ce
phénomène : vous voyez votre main en plusieurs exemplaires !
Grâce à ce balayage, combiné avec l'activation ou non du canon à électrons, il est
possible de faire "croire" à l'oeil que seuls certains pixels sont "allumés" à l'écran.

Le moniteur couleur
Un moniteur noir et blanc permet d'afficher des dégradés de couleur (niveaux de
gris) en variant l'intensité du rayon.
Pour les moniteurs couleur, trois faisceaux d'électrons (correspondant à trois
cathodes) viennent chacun heurter un point d'une couleur spécifique : un rouge, un
vert et un bleu (RGB, correspondant à Red, Green, Blue ou en français RVB, Rouge,
vert, bleu).
Trois points de couleur sont ainsi appelée une triade (en anglais triad ou dot trio).
Les luminophores bleus sont réalisés à base de sulfure de zinc, les verts en sulfure
de zinc et de cadmium. Les rouges enfin sont plus difficiles à réaliser, et sont faits à
partir d'un mélange d'yttrium et europium, ou bien d'oxyde de gadolinium.
Cependant ces luminophores sont si proches les uns des autres que l'oeil n'a pas un
pouvoir séparateur assez fort pour les distinguer: il voit une couleur composée de
ces trois couleurs. Essayez de mettre une minuscule goutte d'eau sur le verre de
votre moniteur: celle-ci faisant un effet de loupe va faire apparaître les luminophores.
De plus, pour éviter des phénomènes de bavure (un électron destiné à frapper un
luminophore vert percutant le bleu) une grille métallique appelée masque est placée
devant la couche de luminophores afin de guider les flux d'électrons.
On distingue selon le masque utilisé plusieurs catégories d'écrans cathodiques :
• Les tubes FST-Invar (Flat Square Tube) dont les luminophores sont ronds. Ces
moniteurs utilisent une grille appelée masque (ou shadow mask en anglais). Ils
donnent une image nette et de bonnes couleurs mais possèdent l'inconvénient de
déformer et d'assombrir l'image dans les coins.
• Les tubes Diamondtron de Mitsubishi et Trinitron de Sony dont le masque est
constitué de fentes verticales (appelée aperture grille ou grille à fentes verticales),
laissant passer plus d'électrons et procurant donc une image plus lumineuse.
• Les tubes Cromaclear de Nec dont le masque est constitué d'un système hybride
avec des fentes en forme d'alvéoles constituant la meilleure technologie des trois.

 Les moniteurs à écran plat,

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Les moniteurs à écran plat (notés parfois FPD pour Flat panel display) se
généralisent de plus en plus dans la mesure où leur facteur d'encombrement et leur
poids sont très inférieurs à ceux des écrans CRT traditionnels.
De plus, les technologies utilisées dans les écrans plats sont moins consommatrices
d'énergie (consommation inférieure à 10W contre 100W pour les écrans CRT) et
n'émettent pas de rayonnement électromagnétique.
La technologie LCD (Liquid Crystal Display) est basée sur un écran composé de
deux plaques parallèles rainurées transparentes, orientées à 90°, entre lesquelles
est coincée une fine couche de liquide contenant des molécules (cristaux liquides)
qui ont la propriété de s'orienter lorsqu'elles sont soumises à du courant électrique.
Combiné à une source de lumière, la première plaque striée agit comme un filtre
polarisant, ne laissant passer que les composantes de la lumière dont l'oscillation est
parallèle aux rainures.

En l'absence de tension électrique, la lumière est bloquée par la seconde plaque,


agissant comme un filtre polarisant perpendiculaire.
Sous l'effet d'une tension, les cristaux vont progressivement s'aligner dans le sens
du champ électrique et ainsi pouvoir traverser la seconde plaque !

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En contrôlant localement l'orientation de ces cristaux il est possible de constituer des


pixels. On distingue habituellement deux types d'écrans plats selon le système de
commande permettant de polariser les cristaux :

 Les écrans dits à « matrice passive »,


dont les pixels sont contrôlés par ligne et par colonne. Ainsi les pixels sont adressés
par lignes et par colonne grâce à des conducteurs transparents situés dans la dalle.
Le pixel s'allume lors de son adressage et s'éteint entre deux balayages.
Les écrans à matrice passive utilisent généralement la technologie TN (Twisted
Nematics). Les écrans à matrice passive souffrent habituellement d'un manque de
contraste et de luminosité
 Les écrans dits à « matrice active »,
dont chaque pixel est contrôlé individuellement.
La technologie la plus utilisée pour ce type d'affichage est la technologie TFT (Thin
Film Transistor, en français «transistors en couche mince»), permettant de contrôler
chaque pixel à l'aide de trois transistors (correspondant aux 3 couleurs RVB). Ainsi,
le transistor couplé à chaque pixel permet de mémoriser son état et, le cas échéant,
de le maintenir allumé entre deux balayages successifs. Les écrans à matrice active
bénéficient ainsi d'une meilleure luminosité et d'un affichage plus fin.

Que les écrans soient à matrice active ou passive, ils ont besoin d'une source
lumineuse pour fonctionner. Les termes suivants définissent la manière par laquelle
l'écran est éclairé :
Les écrans réflectifs sont des écrans éclairés par devant, par une lumière artificielle
ou tout simplement par la lumière ambiante (comme c'est le cas pour la plupart des
montres digitales).
Les écrans transmissifs utilisent un rétro éclairage pour afficher les informations. Ce
type d'écran est particulièrement adapté pour un usage en intérieur ou dans des
conditions de faible éclairage et fournissent habituellement une image contrasté et
lumineuse. En contrepartie, ils deviennent difficilement lisibles utilisés en extérieur
(en plein soleil par exemple).
Les écrans transflectifs utilisent un rétro éclairage ainsi qu'un polariseur composé
d'un matériau translucide capable de transmettre la lumière d'arrière plan tout en
réfléchissant une partie de la lumière ambiante. Ce type d'écran convient en
particulier aux appareils destinés à une utilisation tant en intérieur qu'en extérieur
(appareils photo numérique, PDA).

Écrans plasma,
La technologie plasma (PDP, Plasma Display Panel) est basée sur une émission de
lumière grâce à l'excitation d'un gaz. Le gaz utilisé dans les écrans plasma est un
mélange d'argon (90%) et de xénon (10%). Du gaz est contenu dans des cellules,
correspondant aux pixels, dans lesquelles sont adressées une électrode ligne et une
électrode colonne permettant d'exciter le gaz de la cellule. En modulant la valeur de
la tension appliquée entre les électrodes et la fréquence de l'excitation il est possible

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de définir jusqu'à 256 valeurs d'intensités lumineuses. Le gaz ainsi excité produit un
rayonnement lumineux ultraviolet (donc invisible pour l'œil humain. Grâce à des
luminophores respectivement bleus, verts et rouges répartis sur les cellules le
rayonnement lumineux ultraviolet est converti en lumière visible, ce qui permet
d'obtenir des pixels (composés de 3 cellules) de 16 millions de couleurs (256 x 256 x
256).
La technologie plasma permet d'obtenir des écrans de grande dimension avec de
très bonnes valeurs de contrastes mais le prix d'un écran plasma reste élevé. De
plus la consommation électrique est plus de 30 fois supérieure à celle d'un écran
LCD.

II. FONCTIONNEMENT

 ECRAN CATHODIQUE
Les rayons cathodiques sont des flux d'électrons à haute vitesse provenant
d'un dispositif appelé « canon à électrons » constitué d'une cathode (K) à chauffage
indirect (un tube avec, à l'intérieur, un filament chauffé à une tension de l'ordre de
6,3 V ou plus), d'une grille (G1) appelée Wehnelt et d'une série d'électrodes
chargées de l'accélération et de la focalisation du faisceau cathodique. Le chauffage
de la cathode génère l'émission d'électrons. Cette émission est focalisée par le
wehnelt. Son potentiel, inférieur à celui de la cathode (-35 à -90 V), permet de
réguler le flux d'électrons. La forme du wehnelt entourant complètement la cathode a
pour but d'éviter le retour d'ions positifs qui pourraient amener sa destruction
prématurée[6]. Le flux ainsi créé est ensuite accéléré par une anode (G2) de par son
potentiel très élevé (de l'ordre de 600 V) et focalisé afin d'obtenir un fin rayon par
une ou deux autres anodes (G3, G4). Ces électrodes jouent le rôle de lentilles
électrostatiques.
Le rayon qui sort du canon à électrons est ensuite dévié, soit magnétiquement par
des bobines (com me pour un tube de téléviseur), soit électrostatiquement par des
électrodes (dans la plupart des oscilloscopes). C'est ce mécanisme de déflexion qui
réalise le balayage horizontal et vertical (lignes et trames). Le rayon est soumis à
l'action de l'anode post-accélératrice (G5) soumise à une très haute tension (THT) et
arrive ensuite sur l'écran recouverte d'une matière phosphorescente, souvent à base
de terres rares. Quand les électrons frappent cette surface, de la lumière est émise
sous la forme d'un point concentré appelé « spot » qui vient illuminer l'écran au
rythme du balayage conduit par la déflexion. Les électrons ayant frappé l'écran
perdent leur énergie et vont se recombiner dans une anode, en l'occurrence, celle
de post-accélération.
Pour un tube couleur, on utilise trois canons à électrons (un par couleur primaire) et
on ajoute derrière l'écran un masque perforé ou des fils (cas des tubes Trinitron)
pour que chaque faisceau allume la couleur correspondante.

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Tube à balayage couleur.


1 : canons à électrons
2 : faisceaux d'électrons
3 : masque pour séparer les rayons rouge, bleu et vert de l'image affichée
4 : couche phosphorescente avec des zones réceptrices pour chaque couleur
5 : gros plan sur la face intérieure de l'écran recouverte de phosphore.
Dans le cas des téléviseurs et des écrans d'ordinateurs, toute la face du tube est
parcourue selon un trajet bien défini, et l'image est créée en faisant varier l'intensité
du flux d'électrons (le faisceau), et donc l'intensité lumineuse du spot, au long de son
parcours. Le flux dans tous les téléviseurs modernes est dévié par un champ
magnétique appliqué sur le col du tube par un « joug magnétique » (« magnetic yoke
» en anglais), qui est composé de bobines (souvent deux) enroulées sur du ferrite et
contrôlées par un circuit électronique. C'est un balayage par déflexion magnétique.
Au cours du balayage, le faisceau parcourt de gauche à droite des lignes qui se
succèdent de haut en bas (comme les lignes d'un livre), le retour à la ligne suivante
et en début de page se fait à faisceau éteint.
La télévision est issue du cinéma et affiche 25 images par seconde en Europe (30
images par seconde pour l'Amérique et le Japon), ce qui est proche des 24 images
pour les films projetés en salle. Mais contrairement au cinéma qui projette une image
entière à chaque fois, le tube cathodique ne montre qu'un point lumineux à
déplacement rapide, le faisceau, ce qui est trop peu pour l'œil. Pour éviter une
perception de clignotement, les 625 lignes (en Europe) de l'image de télévision
classique sont balayées en deux temps : d'abord les lignes impaires puis les lignes
paires, de cette façon on obtient artificiellement 50 images (60 en Amérique et
Japon) par seconde et l'œil ne perçoit pratiquement plus de clignotement.
Dans le cas des moniteurs informatiques, dont l'affichage des images se fait à une
fréquence plus élevée (de 60 à 120 images par seconde), l'entrelacement n'est plus
nécessaire.

L'affichage vectoriel

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Tube d'oscilloscope
1 : électrodes déviant le faisceau
2 : canon à électrons
3 : faisceaux d'électrons
4 : bobine pour faire converger le faisceau
5 : face intérieure de l'écran recouverte de phosphore.
Dans le cas d'un oscilloscope, l'intensité du faisceau est maintenue constante, et
l'image est dessinée par le chemin que parcourt le faisceau. Normalement, la
déflexion horizontale est proportionnelle au temps et la déflexion verticale est
proportionnelle au signal. Les tubes pour ce genre d'utilisation sont longs et étroits.
De plus, la déflexion est assurée par l'application d'un champ électrostatique dans le
tube à l'aide de plaques (de déflexion) situées au col du tube. Ce type de déflexion
est plus rapide qu'une déflexion magnétique, car dans le cas d'une déflexion
magnétique, l'inductance de la bobine empêche les variations rapides du champ
magnétique (car elle empêche la variation rapide du courant qui crée le champ
magnétique).
Affichage vectoriel des ordinateurs
Les premiers écrans graphiques pour ordinateurs utilisaient des tubes à commande
vectorielle semblables à ceux des oscilloscopes. Ici le faisceau traçait des lignes
entre des points arbitraires, en répétant cela le plus vite possible. Les moniteurs
vectoriels furent utilisés pour la plupart dans les écrans d'ordinateur de la fin des
années 1970. L'affichage vectoriel pour ordinateur ne souffre pas de crénelage et de
pixelisation, mais est limité, car il peut seulement afficher les contours des formes, et
une faible quantité de texte, de préférence gros (car la vitesse d'affichage est
inversement proportionnelle au nombre de vecteurs à dessiner, « remplir » une zone
en utilisant plein de vecteurs est impossible tout comme l'écriture d'une grande
quantité de texte). Certains écrans vectoriels sont capables d'afficher plusieurs
couleurs, souvent en utilisant deux ou trois couches de phosphore. Dans ces écrans,
en contrôlant la vitesse du faisceau d'électrons, la couche atteinte est contrôlée et
donc la couleur affichée qui le plus souvent était soit le vert, l'orange ou le rouge.
D'autres écrans graphiques utilisaient des tubes de stockage (storage tube). Ces
tubes cathodiques stockaient les images et ne nécessitaient pas de rafraîchissement
périodique.
Les écrans vectoriels ont été utilisés dans certains jeux d'arcades à la fin des
années 1970 et début des années 1980, ainsi que sur la console de jeu Vectrex.

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 ECRAN PLAT

La dalle d'un téléviseur LCD est constituée d'une couche de cristaux liquides
placée entre deux électrodes, de part et d'autre de laquelle sont plaqués deux filtres
polarisants, l'un polarisant la lumière horizontalement, l'autre verticalement. Une
source lumineuse - le rétro-éclairage - est placée à l'arrière de la dalle. Tant
qu'aucune tension n'est appliquée aux électrodes pour orienter les cristaux liquides
des pixels, la lumière ne peut pas traverser les cellules. Polarisée horizontalement à
l'entrée de la dalle LCD, elle se heurte en effet au filtre polarisant vertical en sortie.
Chaque pixel reste noir. En appliquant une tension aux électrodes et en la faisant
varier, on fait pivoter de manière variable les cristaux liquides de chaque cellule.
Ceux-ci modifient ainsi la polarisation initiale de la lumière de telle sorte qu'elle
puisse passer en plus ou moins grande quantité le second filtre polarisant. La
tension appliquée qui détermine l'inclinaison des cristaux liquide modifie ainsi le
niveau de luminosité de chaque pixel et permet d'afficher une image en niveaux de
gris, chaque pixel "fermé" restant noir.

Dans le domaine de la vidéo, l'affichage des images en couleurs s'effectue par


synthèse additive des trois couleurs primaires (rouge, vert et bleu). Chaque pixel de
l'écran d'un téléviseur LCD est donc constitué de trois cellules (une par couleur
primaire), baptisées également sous-pixels, contenant des cristaux liquides et ne
laissant passer que l'une des trois composantes de la lumière. En faisant varier
l'intensité de la lumière traversant chacun des trois sous-pixels, on obtient pour
chaque pixel une teinte spécifique.

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III. CARACTERISTIQUES
Les moniteurs CRT sont caractérisés par les données suivantes :

• La taille : Elle se calcule en mesurant la diagonale de l'écran et est exprimée en


pouces (un pouce équivaut à 2,54 cm). Il faut veiller à ne pas confondre la définition
de l'écran et sa taille. En effet un écran d'une taille donnée peut afficher différentes
définitions, cependant de façon générale les écrans de grande taille possèdent une
meilleure définition.
• Le pas de masque (en anglais dot pitch) : il représente la distance qui sépare deux
luminophores de même couleur. Plus le pas de masque est petit, meilleure est la
qualité de l'image. Ainsi un pas de masque inférieur ou égal à 0,25 mm procurera un
bon confort d'utilisation, tandis que les écrans possédant des pas de masque
supérieurs ou égaux à 0,28 mm seront à proscrire.
• La résolution : elle détermine le nombre de pixels par unité de surface (pixels par
pouce linéaire (en anglais DPI: Dots Per Inch, traduisez points par pouce). Une
résolution de 300 dpi signifie 300 colonnes et 300 rangées de pixels sur un pouce
carré ce qui donnerait donc 90000 pixels sur un pouce carré. La résolution de
référence de 72 dpi nous donne un pixel de 1"/72 (un pouce divisé par 72) soit 0.353
mm, correspondant à un point pica (unité typographique Anglos saxonne). Les
termes « résolution » et « définition » sont souvent confondus à tort dans la presse.
• La fréquence de balayage vertical (refresh rate en anglais) : Elle représente le
nombre d'images qui sont affichées par seconde, ou plus exactement le nombre de
rafraîchissement de l'image par seconde. On l'appelle ainsi également taux de
rafraîchissement, elle est exprimée en Hertz. Plus cette valeur est élevée meilleur
est le confort visuel (on ne voit pas l'image scintiller), il faut donc qu'elle soit bien
supérieure à 67 Hz (limite inférieure à partir de laquelle l'oeil voit véritablement
l'image "clignoter"). La plupart des personnes ne perçoivent plus de scintillement (en
anglais flicker) à partir de 70 Hz, ainsi une valeur supérieure ou égale à 75 Hz
conviendra généralement.

Les écrans plats sont souvent caractérisés par les données suivantes :
La définition : il s'agit du nombre de points (pixels) que l'écran peut afficher, ce
nombre de points est généralement compris entre 640x480 (640 points en longueur,
480 points en largeur) et 1600x1200, mais des résolutions supérieures sont
techniquement possibles.
La taille : Elle se calcule en mesurant la diagonale de l'écran et est exprimée en
pouces (un pouce équivaut à 2,54 cm). Il faut veiller à ne pas confondre la définition
de l'écran et sa taille. En effet un écran d'une taille donnée peut afficher différentes
définitions, cependant de façon générale les écrans de grande taille possèdent une
meilleure définition.
La résolution : Elle détermine le nombre de pixels par unité de surface (pixels par
pouce linéaire (en anglais DPI: Dots Per Inch, traduisez points par pouce). Une
résolution de 300 dpi signifie 300 colonnes et 300 rangées de pixels sur un pouce
carré ce qui donnerait donc 90000 pixels sur un pouce carré. La résolution de
référence de 72 dpi nous donne un pixel de 1"/72 (un pouce divisé par 72) soit
0.353mm, correspondant à un point pica (unité typographique anglo-saxonne).
Le temps de réponse : Défini par la norme internationale ISO 13406-2, il correspond

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à la durée nécessaire afin de faire passer un pixel du blanc au noir, puis de nouveau
au blanc. Le temps de réponse (défini en millisecondes) doit être choisi le plus petit
possible (pragmatiquement, inférieur à 25 ms).
La luminance : Exprimée en candelas par mètre carré (Cd/m2, elle permet de définir
la « luminosité » de l'écran. L'ordre de grandeur de la luminance est d'environ 250
cd/m2.
L'angle de vision vertical et horizontal : Exprimée en degrés, il permet de définir
l'angle à partir duquel la vision devient difficile lorsque l'on n'est plus face à l'écran.

IV. ECRANS: ENVIRONNEMENT ET SANTÉ


Écrans et environnement,
la fabrication des écrans implique la consommation de terres rares et d'éléments
toxiques et écotoxiques. Plus ou moins selon leurs types, et selon qu'une mise en
veille soit utilisée, les écrans sont aussi consommateurs d'énergie. D'autres enjeux
environnementaux et de soutenabilité sont ceux de leur analyse du cycle de vie, et
de leur réutilisation, d'un usage partagé (par exemple dans les espaces de
coworking) et du recyclage et de la valorisation de leur composants en fin de vie,
quand ils deviennent des DEEE.

Écrans et santé,
L'utilisation des écrans ou de certains écrans a suscité des controverses dans le
domaine de la santé.
 Effets physiologiques 

Les problématiques considérées sont essentiellement la posture face à l'écran, et


ses effets sur le dos, ainsi que les effets éventuels des rayonnements sur la vue ou
leur contribution au smog électromagnétique dons les effets sont discutés. En
conséquence, certains Agences et organismes de santé au travail recommandent
d'installer un écran suffisamment haut pour qu'il soit en face des yeux lorsque l'on
est assis en position droite et de limiter leur temps d'usage, pour les enfants
notamment.

 Effets sociopsychologique et sanitaire 

La température des écrans plus basse (bleue) que la température naturelle (du
soleil) provoque, sur de longues périodes d'exposition, un effet hypnotique et
déprimant. Cela peut être corrigé par l'usage de lunettes dédiées ; mais plus
simplement, par l'emploi de thème de bureau chaud et adouci.
Le temps passé devant les écrans informatiques (ordinateur, tablette, smartphone,
etc.), ainsi que les contenus (plus ou moins addictifs), l'usage (actif ou passif) et les
horaires ont une influence sur la vie sociale (isolement), la qualité de vie et du
sommeil, notamment chez les enfants et adolescents. L'ampleur de ces effets est
discutée, mais en France les Académie des Sciences, de Médecine et des
Technologies ont en avril 2019 lancé un appel à « vigilance raisonnée » tout en
reconnaissant qu'on manque encore de certitudes sur les effets délétères des NTIC

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qui sont aussi « des outils de connaissance et d'ouverture sur le monde » si utilisées
à bon escient. Un effet certain des écrans est qu'ils ont contribué à réduire la durée
du sommeil, dont des enfants (qui ont en France perdu sur 20 ans, 50 minutes de
sommeil réparateur par jour, au détriment probablement de leurs facultés
d'apprentissages). La simple lumière émise par les écrans le soir est source de
désynchronisation de l' horloge interne et donc de perturbation hormonale).
Recommandations : Dans leur rapport de 2019, les experts recommandent un usage
raisonné et ritualisé, en évitant les écrans personnels chez les 4-10 ans, au profit
d'écrans partagés par toute la famille et en bannissant les écrans de la chambre et
les usages juste avant le coucher. Les parents sont invités à être attentif à la
manière dont ils utilisent les écrans devant les enfants, au risque d'isoler l'enfant en
raison de mimiques et échanges verbaux moins nombreux et moins riches alors que
ces interactions sont vitales pour le bon développement de l'enfant[6]. Le rapport se
montre rassurant pour les adolescents qui passent du temps en ligne, mais souvent
en faisant plutôt un bon usage des outils (pour 75 à 90% des adolescents). 
10 à 25% des ados auraient cependant du mal à gérer le temps et la qualité des
contenus, étant alors surexposés au cyber harcèlement et à la publicité non désirée.
Une fracture nummérique existe encore entre ceux qui sont préparés à l'usage
d'outils numériques et les autres, ce qui pose des problèmes de justice sociale et de
santé publique. 
Les experts concluent notamment que « L’objectif n'est pas uniquement de limiter
l'accès aux écrans, sauf, dans une large mesure, chez les plus jeunes enfants, mais
d'en accompagner l’utilisation en sachant qu'un usage approprié a également des
effets très positifs sur la performance intellectuelle et la socialisation. Plutôt que de
s'opposer à l’inévitable mieux vaut l’accompagner en veillant au respect de
conditions d’utilisation optimales au regard de la santé publique ».

CONCLUSION
En conclusion, nous pouvons dire d'un œil plus approfondi que l'écran à tube
cathodique n'est pas tant dépassé que cela par rapport aux nouvelles technologies.
Il est encore très compétitif avec ces derniers notamment dans le milieu
professionnel du graphisme. Même si au niveau encombrement et confort l'écran
CRT est dépassé, il ne l'est pas pour d'autres critères surtout au niveau de la durée
de vie et du temps de réponse.
Toutefois, l'écart entre écrans à tube cathodiques et écrans plats ne cesse de
croître, il n'existe plus d'écran à tube cathodique neuf encore en vente aujourd'hui
dans les magasins. Le dernier écran de ce type était l'écran ViewSonic E70FSB 17''
commercialisé jusqu'en fin 2008.

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