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PHYSIQUE

CHIMIE
1 re

Livre du professeur
Sous la direction de :
Stanislas ANTCZAK
Lycée Parc Chabrières, Oullins (69)
et
Olivier FIAT
Lycée Gay-Lussac, Limoges (87)

Romain BERTHELARD Soraya HOSSNI-BOKHALDI


Université Lyon 1, Villeurbanne (69) Lycée Parc Chabrières, Oullins (69)

Fabien BRUNO Jean-Christophe JOUVY


Lycée La Martinière-Monplaisir, Lyon (69) Lycée Gay-Lussac, Limoges (87)

Astrid CHATARD Nathalie LACORRE-CHUETTE


Lycée Stanislas, Paris (75) Lycée Gay-Lussac, Limoges (87)

Didier COINCE Pierre LAGNAUD


Lycée Claude Lebois, Saint-Chamond (42) Lycée Gay-Lussac, Limoges (87)

Laure CUSSAC Franck MOUNIER


Lycée Parc Chabrières, Oullins (69) Lycée Albert Camus, Firminy (42)

Clarisse GUICHARDANT Claude ZAHRA


Lycée Parc Chabrières, Oullins (69) Lycée Frédéric Faÿs, Villeurbanne (69)
Errata
Malgré toute l’attention que nous portons à nos ouvrages, il peut subsister quelques erreurs.
Tous les éléments ci-dessous ont été corrigés pour les réimpressions de nos ouvrages et dans nos manuels
numériques.

• Dans l’ensemble du manuel, par conformité avec les • p. 108 :


programmes, les expressions « concentration molaire » - 2e point de « Des clés pour réussir » : nous ajoutons
et « concentration massique » ont été remplacées l’état « liquide (l) » ;
respectivement par « concentration » et - encadré « Concentration d’une solution » :
« concentration en masse ». o colonne Cation du tableau : nous remplaçons
Hydronium par Oxonium ;
• Dans l’ensemble du manuel, nous harmonisons la
o colonne de droite de l’encadré, 2e point : nous
valeur de la norme du champ de pesanteur terrestre :
précisons « avec n la quantité de matière de
g = 9,81 N·kg–1.
soluté ».
• Dans le rabat V et dans le chapitre 6, le mot
• p. 131, dans l’exercice 9, l’origine des abscisses a été
« préfixe » a été remplacé par « racine ».
remplacée par « 400 » au lieu de « 0 ».
• p. 19, la masse molaire de l’éthanol dans le tableau a • p. 141, réponse à la question b : nous repartons bien
été remplacée par 46,0 (au lieu de 44,0). du schéma de l’énoncé pour indiquer les deux pics
• p. 21, dans l’exemple juste avant le titre « d », il faut caractéristiques des liaisons C–O et O–H :
𝑚𝑚′
lire : 𝑉𝑉′ = (ajout des apostrophes).
ρ
• p. 44 , dans l’exemple en bas de page :
- il faut lire « + 2 e– » au lieu de « + 4 e– » dans la
première demi-équation ;
- il faut lire « (× 2) » au lieu de « (× 4) » à la fin de la
deuxième équation ;
• p. 143, exercice 29 : nous corrigeons le nom de la
- on obtient donc :
molécule  5-éthyl-3-méthyloctane
2 ClO– + 4 H+ + 2 Fe2+  Cl2 + 2 H2O + 2 Fe3+
• p. 148, doc. : nous corrigeons « Le groupe
• p. 48 : caractéristique du méthanoate de méthyle (famille des
- dans le tableau d’avancement du schéma bilan, il esters) ».
faut lire « n2 – bx » et « n2 – bxf » ;
• p. 163, réponse à la question c, dernière ligne : nous
- dans l’encadré violet, il faut lire « xf = xmax ».
remplaçons ρ par η.
• p. 66, dans le doc. 1, « c0 » a été remplacé par « c »
• p. 164, équation de réaction dans l’énoncé : dans les
(car il y a déjà un c0 dans « Matériel et produits »).
produits, nous supprimons le coefficient 2 devant
• p. 86, le titre du deuxième bloc (après « Des clés pour C3H8O3(aq).
réussir ») a été remplacé par « Molécules ».
• p. 166 :
• p. 97, réponse à la question c : nous reprenons la - données : nous précisons « > 211 » pour la
notation du cours « χC – χH » et « χO – χC », plutôt que température d’ébullition de l’acide salicylique ;
« Δχ ». - exercice 35 :
• p. 98, légende de la photo : nous précisons « nuages o 3e ligne de l’énoncé : nous ajoutons 1 chiffre
(par condensation du gaz) ». significatif à VExp  « VExp = 5.0 mL » ;
o nous reformulons la fin de l’énoncé : « … with
• p. 100, exercice 43 : nous supprimons le premier an unknown mass of salicylic acid. The synthesis
atome d’hydrogène et sa liaison covalente : also produces water and has a yield of 90%. ».
• p. 168 :

- exercice 41, données du menthol : nous corrigeons :
o la température d’ébullition  « 212 » ;
• p. 103, exercice 67, 1re ligne de l’énoncé : nous o la température de fusion  « 41 ».
précisions « réaction particulière (non totale) ». - exercice 42, équation de réaction dans l’énoncé :
nous corrigeons les formules brutes de l’acide

© Éditions Hatier, 2019.


éthanoïque et du méthanoate d’éthyle  resp.
CH2O2 et CH6O2.
• p. 175, exercice 12 : nous corrigeons la formule brute
du premier produit de la réaction  C3H6O
• p. 185, réponse à la question c :
- nous précisions 𝑀𝑀C7H16 à la place de « M » ; • p. 308, question 1b : nous corrigeons « la norme v de
- nous corrigeons l’expression littérale du calcul de la la vitesse du ballon à ces quatre positions. »
masse molaire de l’heptane  7MC + 16MH
• p. 328, encadré Signal périodique, dernière ligne : nous
• p. 186, légende du doc. : nous corrigeons le nom de précisons « puis diviser par le nombre de périodes. »
la molécule b  3-éthyl-2-méthylpentane
• p. 342, « Astuce » en bas de page : nous corrigeons
• p. 199, dans le doc. 1, lire « Sens : force attractive si « puis on divise par le nombre de motifs. »
les particules ont des charges électriques de signes
• p. 343, exercice 32, question c : nous corrigeons la
opposés, répulsive si leurs signes sont identiques. »
distance entre les deux points  0,92 m
• p. 202, paragraphe 1 d, dernière ligne de l’exemple :
• p. 367 :
nous supprimons un chiffre significatif dans le résultat
- réponse à la question a : on commence par calculer
final  3,6 × 10–47 N
la distance focale de la lentille pour pouvoir placer F
• p. 202, exercice 44, nous avons supprimé le picto et F’ sur le schéma.
« Calculatrice barrée » car la calculatrice est nécessaire
à la question c.
• p. 223, encadré bleu du paragraphe 1 b : nous
corrigeons « rapport » en « quotient ».
• p. 226, encadré « PRESSION » du schéma bilan : nous
reformulons « P faible » et « P forte », à droite des
deux petits schémas.
• p. 237, exercice 54, doc. 1, 9e ligne : il manque l’expres-
- réponse à la question b : nous supprimons un
2𝐻𝐻
sion de la hauteur du liquide dans le réservoir  chiffre significatif à la vergence, dans l’application
3
numérique  5,0 (et non 5,00)
• p. 257, exercice 48, question 1 : nous corrigeons les
𝑣𝑣0 cos(𝛼𝛼) • p. 380, encadré « Des clés pour réussir » : nous
coordonnées du vecteur vitesse initiale  𝑣𝑣⃗0 � �
𝑣𝑣0 sin(𝛼𝛼) corrigeons la notation de la célérité  v (et non c)
• p. 271, exercice 14 : nous corrigeons la formulation
• p. 381, donnée : nous ajoutons un chiffre significatif à la
de l’énoncé  « Si un courant électrique circule : »
valeur de la vitesse de la lumière  c = 3,00 × 108 m·s–1
• p. 290 : • p. 387, nous remplaçons « l’électron » par « l’atome » :
- paragraphe 2 c, 3e ligne de l’exemple : nous - 2e encadré bleu du paragraphe 3 b :
corrigeons la valeur de xB – xA = –3,00 m ; • Si hν < ΔE21, l’atome… / • Si hν = ΔE21 , l’atome…
- Point Maths dans la marge : nous corrigeons le - docs 6 et 7 : « L’atome passe du niveau d’énergie… »
résultat du produit scalaire  ay × by
• p. 389, exercice 16, réponse B : nous ajoutons un
- paragraphe 2 d : nous corrigeons la valeur de xB – xA
chiffre significatif à la valeur de l’énergie  –6,0 eV
dans l’application numérique de AB
 �1,002 + (−3,00)2 • p. 392, données : nous ajoutons un chiffre significatif
à l’équivalent en joules de l’électron-volt.
• p. 299, exercice 50, question 3 : nous corrigeons la
 1 eV = 1,60 × 10–19 J
vitesse du système à l’arrivée  vB = 120 km·h–1
• p. 396 :
• p. 307, exercice 3 : les positions du repère et des
- exercice 48, question 6 : la question porte sur la
points G sur les photos ont été corrigées.
série de Paschen (et non Balmer) ;
- exercice 49 :
o question 1 : « Les longueurs d’onde des
principales raies visibles du spectre du mercure
valent 405, 439, 546 et 577 nm… »

© Éditions Hatier, 2019.


o question 2a : « Quelle est la transition 16 mmol·L–1, donc c0 est compris entre
énergétique que subit cet atome lorsqu’il émet un 1,2 × 10–1 mol·L–1 et 1,6 × 10–1 mol·L–1.
photon correspondant au pic bleu du spectre ? » • p. 450, chapitre 6, exercice 6 : il manque la réponse à
• p. 397, exercice 51, dans le diagramme d’énergie, le la question c  « c. La masse de produit formé est
niveau E2 est égal à 12,66 eV (au lieu de 20,66). m = xmax 𝑀𝑀Cu(HO)2 = 49 g. »
• p. 421, question 1a : nous corrigeons l’expression de gL. • p. 451, chapitre 8, exercice 12 : nous corrigeons
∆𝑣𝑣𝑦𝑦
 gL = – l’équation de la réaction.
∆𝑡𝑡
2 C3H8O(g) + O2(g)  2 C3H6O(g) + 2 H2O(l)
Corrigés des exercices en fin de manuel • p. 456 :
• p. 445, chapitre 1, exercice 3 : nous corrigeons le - chapitre 13, exercice 49, question 3a : nous
nombre de chiffres significatifs dans le résultat final corrigeons l’expression du travail du poids.
 4,0 × 103 g (et non 3,95 × 103 g)  𝑊𝑊ℎm −ℎ′ �𝑃𝑃�⃗� = –mg(hm – h’)
- chapitre 14, exercice 2, question 2a : nous ajoutons
• p. 447, chapitre 3, exercice 3 : la conversion de Δt en secondes.
- question 1 : nous remplaceons « d’une pipette
 Δt = 7 h 41 min = 27 660 s
jaugée de 20 mL » par « une pipette jaugée de
20 mL utilisée deux fois » et « fiole jaugée de • p. 458, chapitre 16, exercice 37 : nous ajoutons un
50 mL » par « fiole jaugée de 100 mL » ; chiffre significatif dans la valeur de ����
OA dans
- question 2b : nil faut lire « La solution S3 a une l’application numérique  8,0 (et non 8)
concentration comprise entre 12 mmol·L–1 et

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

1. Outils de description d’un système chimique


Activités p. 16 à 19
① La mole dans les analyses sanguines Liste de matériel
1. a. et b. On obtient la dernière ligne en divisant la masse • Balance, coupelle de pesée, spatule
par la quantité de matière. • Béchers de 100 mL et 250 mL
Espèce Calcium Acide urique • Pipette jaugée de 10 mL et 20 mL + poire à pipeter
Masse dans un litre de sang • Éprouvettes graduées de 10 mL et 100 mL
9,920 × 10–2 4,20 × 10–2
(en g) • Éthanol, quantité suffisante pour 20 mL par binôme
Quantité de matière dans un • Poudre de fer
2,48 × 10–3 2,50 × 10–4
litre de sang (en mol) • Saccharose solide
Masse molaire (en g·mol–1) 40,0 168
2. Un ion Ca2+ contient 20 – 2 = 18 électrons car l’atome 1. Quantité de matière et nombre d’entités
de calcium a perdu deux électrons pour former cet ion. dans un échantillon donné
Cet ion a donc pour masse : a. La masse volumique de l’éthanol est ρ = 0,79 g·mL–1.
𝑚𝑚Ca2+ = 40mn + 18me = 6,68 × 10–23 g La masse de V = 10 mL d’éthanol est :
Sa masse molaire est donc : m = ρV = 0,79 × 10 = 7,9 g
𝑀𝑀Ca2+ = NA × 𝑚𝑚Ca2+ = 6,02 × 1023 × 6,68 × 10–23 b. Le nombre d’entités s’obtient en divisant la masse par
= 40,2 g·mol–1 la masse d’une molécule.
Au chiffre de virgule près, c’est bien la même valeur Fer Éthanol Saccharose
que celle du tableau ci-dessus. 9,27 × 10–26 kg 7,64 × 10–26 kg 5,68 × 10–25 kg
3. a. Dans une molécule d’acide urique, on trouve 5 = 9,27 × 10–23 g = 7,64 × 10–23 g = 5,68 × 10–22 g
atomes de carbone, 4 atomes d’hydrogène, 4 atomes 15 7,9 34,2
d’azote et 3 atomes d’oxygène. 9,27 × 10−23 7,64 × 10−23 5,68 × 10−22
b. Dans une mole d’acide urique, on trouve donc 5 moles = 1,6 × 1023 atomes = 1,0 × 1023 molécules = 6,02 × 1022 molécules
d’élément carbone, 4 moles d’élément hydrogène, c. La quantité de matière est égale au nombre d’entités
4 moles d’élément azote et 3 moles d’élément hydrogène. divisé par la constante d’Avogadro.
On en déduit la relation : Fer Éthanol Saccharose
𝑀𝑀C5H4N4 O3 = 5MC + 4MH + 4MN + 3MO 1,6 × 1023 1,0 × 1023 6,02 × 1022
= 168,0 g·mol–1 6,02 × 1023 6,02 × 1023 6,02 × 1023
= 2,7 × 10–1 mol = 1,7 × 10–1 mol = 1,00 × 10–1 mol
4. La masse molaire du cholestérol est :
2. Calculs des quantités de matière
𝑀𝑀C27H46O = 27MC + 46MH + MO = 386,0 g·mol–1
a. La masse molaire d’une molécule est égale à la masse
Dans un litre de sang, on a m = 2,02 g de cholestérol
des masses molaires des atomes qui la constituent.
donc la quantité de matière de cholestérol par litre de
𝑚𝑚 2,02 La masse molaire de l’éthanol est donc :
sang est : n= = = 5,23 × 10–3 mol 𝑀𝑀C2H6O = 2MC + 6MH + MO = 46,0 g·mol–1
𝑀𝑀C27 H46 O 386,0
ce qui est en dessous de la limite des valeurs La masse molaire du saccharose est donc :
recommandées. 𝑀𝑀C12H22O11 = 12MC + 22MH + 11MO = 342,0 g·mol–1
La masse molaire du fer est : MFe = 55,8 g·mol–1
Bilan
b. La masse de fer à prélever est :
La masse molaire d’un ion est égale à la somme
m1 = nMFe = 0,10 × 55,8 = 5,58 g
des masses molaires des atomes ou de l’atome qui
La masse de saccharose à prélever est :
le constituent.
m3 = n𝑀𝑀C12H22O11 = 0,10 × 342,0 = 34,2 g
Pour calculer la masse molaire d’une molécule, on
La masse d’éthanol à prélever est :
additionne les masses molaires atomiques.
m2 = n𝑀𝑀C2H6 O = 0,10 × 46,0 = 4,60 g
Dans le tableau, les grandeurs en mol·L–1 sont des 𝑚𝑚2 4,60
concentrations en quantité de matière, les grandeurs soit un volume V2 = = = 5,82 mL.
ρ 0,79
en g·L–1 sont des concentrations en masse. c. Pour les solides (fer, saccharose), on utilise une balance,
La concentration en masse et la concentration en quantité une coupelle de pesée, une spatule. Pour le prélèvement
de matière sont liées par la masse molaire : Cm = cM. de l’éthanol, on utilise une éprouvette graduée de 10 mL.
Remarque
② Quantité de matière dans un solide et un En pratique, on mesure habituellement un volume de
liquide 5,8 mL d’éthanol avec une éprouvette graduée.
Remarque
Bilan
Cette activité peut être utilisée comme activité
Pour préparer un échantillon solide, les données à
expérimentale (la question 2c comporte une
recueillir sont la masse molaire M du solide, la quantité
manipulation).
de matière n à prélever.

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Chapitre 1 ● Outils de description d’un système chimique

On doit calculer la masse à prélever m = nM. solution mère qui contient cette quantité de matière
𝑛𝑛
Puis, on utilise une balance, une spatule et coupelle de de soluté est V0 = , à prélever à la pipette jaugée. La
𝑐𝑐0
pesée.
solution est faite dans une fiole jaugée de volume V.
Pour préparer un échantillon liquide, on doit réaliser
La manipulation est décrite par la fiche méthode 13
les mêmes opérations que pour un solide mais on calcule
p. 439.
le volume de liquide en utilisant la masse volumique, qui
est une information supplémentaire à recueillir. On utilise
ensuite une éprouvette graduée pour mesurer le volume. ④ Volume molaire
Liste de matériel
③ Préparation d’une solution • Éprouvettes de 10 et 50 mL (ou 100 mL)
• Pipette jaugée 1 mL
Liste de matériel
• Poire à pipeter
• Balance, coupelle de pesée, spatule
• Cristallisoir
• Bécher de 100 mL
• Erlenmeyer et tube de dégagement adapté
• Fioles jaugées de 50 mL et 100 mL
• Spatule
• Pipettes jaugées de 5 mL et 10 mL + poire à pipeter
• Règle graduée
• Pissette d’eau distillée
• Ruban de magnésium (de masse linéique 1,36 g·m–1,
• Éprouvette graduée 100 mL
ou adapter les valeurs)
• Boîte de bouillie bordelaise ou sulfate de cuivre solide
• Hydrogénocarbonate de sodium solide
• Solution d’acide chlorhydrique de concentration
1. Traitement d’un pêcher 1,0 mol·L–1 dans flacon étiqueté « Acide chlorhydrique
a. Cette technique est une dissolution car on dissout 1,0 mol·L–1 », quantité suffisante pour 20 mL par
un soluté dans un solvant. binôme
b. La concentration de la solution à préparer est :
c1 = 7,5 × 10–2 mol·L–1
1. Volume d’une mole de gaz
La quantité de matière de solide à dissoudre est :
a. Le volume mesuré est compris entre 23 et 25 mL.
n1 = c1V = 7,5 × 10–2 × 100 × 10–3 = 7,5 × 10–3 mol
b. Le volume mesuré est compris entre 23 et 25 mL.
La masse de solide à dissoudre est donc :
2. Volumes d’une mole de solides ou de liquides
m1 = n1M = 7,5 × 10–3 × 249,6 = 1,9 g
On calcule d’abord la masse d’une mole de chaque
Manipulation : > Fiche 13 p. 439
espèce. Le volume se calcule en divisant cette masse
2. Traitement d’un pied de melon
par la masse volumique de l’espèce chimique considérée.
a. Cette technique est une dilution car on utilise une Nom Eau Éthanol Diamant
solution plus concentrée (solution mère). Masse molaire
b. On réalise une dilution par 5, on prélève donc 10 mL 18,0 44,0 12,0
(en g·mol–1)
de solution mère avec une pipette jaugée. ρ (en g·mL–1) 1,0 0,79 3,5
Manipulation : > Fiche 13 p. 439 Volume 18 mL
44,0
= 55,7 mL
12,0
= 3,4 mL
0,79 3,5
d. Pour préparer V2 = 50,0 mL de solution de
3. Loi d’Avogadro-Ampère
concentration c2 = 1,5 × 10–2 mol·L–1 par dissolution,
a. Cette loi énonce que le volume molaire des gaz est
la quantité de matière de solide à prélever est :
indépendant de la nature du gaz, pour une pression et
n’ = c2V2 = 1,5 × 10–2 × 50,0 × 10–3 = 7,5 × 10–4 mol
une température données. Les deux volumes des gaz
La masse de solide à prélever est donc :
mesurés aux questions 1a et 1b sont très proches. Comme
m’ = n’M = 1,5 × 10–3 × 249,6 = 0,19 g
les deux quantités de matières sont égales, leurs volumes
On ne peut pas réaliser cette manipulation car la balance
molaires sont proches.
manque de précision.
L’estimation du volume molaire s’obtient en divisant le
Bilan volume mesuré par la quantité de matière 1,0 × 10–3 mol.
Pour préparer un volume V d’une solution de On obtient un volume molaire des gaz voisin de
concentration en quantité de matière c, on peut réaliser : Vm = 25 L·mol–1.
• une dissolution : b. Les valeurs des volumes molaires de l’éthanol, de l’eau
On utilise un soluté de masse molaire M que l’on dissout et du diamant sont très différentes (voir tableau). Il ne
dans un solvant (ici, l’eau) dans une fiole jaugée de semble pas exister de loi sur le volume molaire pour les
volume V. On doit calculer la quantité de matière de liquides et solides.
soluté à prélever n = cV, puis sa masse m = nM. La
Bilan
manipulation est décrite par la fiche méthode 13 p. 439.
Les incertitudes de mesures et les imprécisions expliquent
• une dilution :
que la loi d’Avogadro-Ampère n’est
On utilise une solution plus concentrée (solution mère
qu’approximativement vérifiée par l’expérience.
de concentration c0).
Pour améliorer la qualité des mesures effectuées, on doit
On doit calculer la quantité de matière de soluté à
réaliser plusieurs mesures de volume (pour la même
introduire dans la solution fille : n = cV. Le volume de
expérience) et faire une moyenne du volume.
5 © Éditions Hatier, 2019.
Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

b. La masse de cet échantillon est :


Exercices p. 26 à 35 m = n𝑀𝑀C3H8 = 1,5 × 10–1 × 44,0 = 6,6 g
31 a. La masse molaire du glycérol est :
𝑀𝑀C3H8O = 3MC + 3MH + MO = 3 × 12,0 + 3 × 1,0 + 16,0 44 a. La quantité de matière de dichlore dans V = 200 mL
𝑉𝑉 200 × 10−3
= 92,0 g·mol–1 de dichlore est n = = = 8,16 × 10–3 mol.
𝑉𝑉m 24,5
Par conséquent, la quantité de matière de glycérol dans b. La solution, de volume Vsol = 100 mL, a donc une
m = 100 kg de glycérol est : concentration en quantité de matière :
𝑚𝑚 100×103
n= = = 1,09 × 103 mol c=
𝑛𝑛
=
8,16 × 10−3
= 8,16 × 10–2 mol·L–1
𝑀𝑀C3 H8 O 92,0
𝑉𝑉sol 100 × 10−3
b. Le volume de glycérol correspondant est :
𝑚𝑚 100×103
V= = = 7,94 × 104 L 45 a. La quantité de matière d’acide citrique à dissoudre
ρ 1,26
pour préparer V = 100 mL de solution est :
33 a. Dans V = 50 mL de solution, la quantité de matière n = cV = 2,50 × 10–2 × 100 × 10–3 = 2,50 × 10–3 mol
de dioxyde de carbone dissous est : b. La masse molaire de l’acide citrique est :
n = cV = 3,59 × 10–2 × 50 × 10–3 = 1,8 × 10–3 mol 𝑀𝑀C6H8O7 = 6MC + 8MH + 7MO = 192,0 g·mol–1
b. Le volume de dioxyde de carbone dissous est donc : La masse d’acide citrique à dissoudre est donc :
V = nVm = 1,8 × 10–3 × 24,5 = 4,4 × 10–2 L = 44 mL m = n𝑀𝑀C6H8O7 = 2,50 × 10–3 × 192,0 = 0,48 g
100
c. Le volume de solution fille réalisé est = 20,0 fois
5,00 47 1. La quantité de matière de soluté à prélever est :
plus grand que le volume du prélèvement de solution n1 = c1V1 = 1,50 × 10–2 × 250 × 10–3 = 3,75 × 10–3 mol
mère. On a donc divisé la concentration par 20,0 donc La masse molaire du nitrate de potassium est :
la concentration de la solution fille est : 𝑀𝑀KNO3 = MK + MO × 3 + MN = 101,1 g·mol–1
𝑐𝑐 3,59×10−2
c’ = = = 1,80 × 10–3 mol·L–1 La masse de nitrate de potassium à peser est donc :
20,0 20,0
m1 = n1𝑀𝑀KNO3 = 3,75 × 10–3 × 101,1 = 0,379 g
35 a. La masse molaire de l’acide ascorbique est : Protocole : > Fiche 13 p. 439
𝑀𝑀C6H8O6 = 6MC + 8MH + 6MO = 176,0 g·mol–1 2. a. La quantité de matière de soluté à introduire dans
b. La masse molaire des ions ascorbate est : la solution fille est :
𝑀𝑀C6H7O6 − = 6MC + 7MH + 6MO = 175,0 g·mol–1 n2 = c2V2 = 1,50 × 10–3 × 200 × 10–3 = 3,00 × 10–4 mol
La masse molaire de Na+ est égale à celle de l’atome : Le volume de solution mère contenant cette quantité de
𝑛𝑛2 3,00 × 10−4
𝑀𝑀Na+ = 23,0 g·mol–1 matière de soluté est 𝑉𝑉 = = = 2,00 × 10–2 L,
𝑐𝑐1 1,50 × 10−2
soit 20,0 mL.
37 a. La masse molaire du nitrate d’ammonium vaut b. Protocole de dilution : > Fiche 13 p. 439
𝑀𝑀NH4 NO3 = 2MN + 4MH + 3MO = 80,0 g·mol–1.
Pour préparer n = 5,0 × 10–2 mol de nitrate d’ammonium, 49 a. La masse molaire de la mauvéine est :
on doit en peser une masse : 𝑀𝑀C26H23ClN4 = 26MC + 23MH + MCℓ + 4MN = 426,5 g·mol–1
m = n𝑀𝑀NH4NO3 = 5,0 × 10–2 × 80,0 = 4,0 g b. La quantité de matière de mauvéine dans m = 250 mg
On utilise une balance, une coupelle de pesée et de mauvéine est :
une spatule. 𝑚𝑚 250 × 10−3
b. Le volume de la solution étant V = 100 mL, la n= = = 5,86 × 10–4 mol
𝑀𝑀C26 H23 ClN4 426,5
concentration en quantité de matière de la solution est :
𝑛𝑛 5,0 × 10−2 50 La quantité de matière de platine dans m = 5,0 g de
c= = = 5,0 × 10–3 mol·L–1
𝑉𝑉 100 × 10−3 𝑚𝑚 5,0
platine est n = = = 2,6 × 10–2 mol.
𝑀𝑀Pt 195,1
38 a. La masse molaire de l'acide arachidique est égale
à 𝑀𝑀C20H40O2 = 20MC + 40MH + 2MO = 312,0 g·mol–1. 52
La masse de n = 2,50 × 10–3 mol de cet acide est : Nom Fer Ion ammonium
Chlorure
m = n𝑀𝑀C20H40O2 = 2,50 × 10–3 × 312,0 = 0,78 g de calcium
𝑚𝑚 0,78 Formule Fe NH4+ CaCℓ2
b. Le volume de cet échantillon est V = = = 0,95 mL.
ρ 0,92 Masse M N + 4MH MCa + 2MCℓ
55,8 g·mol–1
molaire = 18,0 g·mol–1 = 111,1 g·mol–1
40 La masse de plomb dans la statue vaut : Masse 1,7 g 2,5 g 3,0 kg
m = 0,06 × 80 = 5 kg Quantité
3,0 × 10–2 mol 1,4 × 10–1 mol 27 mol
La quantité de matière de plomb dans la statue est : de matière
𝑚𝑚 5 × 103
n= = = 2 × 101 mol
𝑀𝑀Pb 207,2 53 a. La masse molaire du glycérol est :
𝑀𝑀C3H8O3 = 3MC + 8MH + 3MO = 92,0 g·mol–1
42 a. Le volume de n = 1,5 × 10–1 mol de propane est : b. La masse de n = 5,00 × 10–2 mol de glycérol est :
V = nVm = 1,5 × 10–1 × 24,5 = 3,7 L m = n𝑀𝑀C3H8O3 = 5,00 × 10–2 × 92,0 = 4,60 g

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Chapitre 1 ● Outils de description d’un système chimique

54 a. La masse de V = 1,00 L de glace est : b. Le volume de cette boisson contenant n = 1,10 × 10–2 mol
m =ρV =0,92 × 1,00 × 103 = 9,2 × 102 g d’aspartame est :
b. Comme la masse molaire de l’eau est 𝑛𝑛 1,10 × 10−2
V= = = 5,39 L.
𝑀𝑀H2O = 18,0 g·mol–1, la quantité de matière dans un litre 𝑐𝑐 2,04 × 10−3

𝑚𝑚 9,2 × 102
de glace est n = = = 51 mol. 62 a. La masse molaire de l’hydroxyde de sodium est :
𝑀𝑀H2 O 18,0
c. Un litre d’eau liquide a une masse m’ = 1 000 g donc 𝑀𝑀NaOH = MNa + MO + MH = 40,0 g·mol–1
la quantité de matière d’eau liquide qu’il contient est : La quantité de matière d’hydroxyde de sodium
𝑚𝑚′ 1 000 dans m = 2,5 g d’hydroxyde de sodium est :
n’ = = = 55,6 mol 𝑚𝑚 2,5
𝑀𝑀H2 O 18,0 n= = = 6,3 × 10–2 mol
𝑀𝑀NaOH 40,0
La quantité de matière d’eau est plus faible dans la glace
b. Le volume de la solution étant V = 50 mL, sa
que dans le liquide, pour un même volume.
concentration est :
𝑛𝑛 6,3 × 10−2
55 a. La masse de V = 100 mL de cyclohexane est : c= = = 1,3 mol·L–1
𝑉𝑉 50 × 10−3
m = ρV = 0,78 × 100 = 78 g
b. La masse molaire du cyclohexane est : 63 a. La concentration en masse du lactose est :
𝑀𝑀C6H12 = 6MC + 12MH = 84,0 g·mol–1 Cm =
12
= 48 g·L–1
0,250
c. La quantité de matière de cyclohexane dans V = 100 mL
𝑚𝑚 78 b. La masse molaire du lactose est :
de cyclohexane est n = = = 0,93 mol. 𝑀𝑀C12H22O11 = 12MC + 11MO + 22MH = 342,0 g·mol–1
𝑀𝑀C6 H12 84,0
La concentration de la solution est donc :
𝐶𝐶m 48
57 a. La masse de carbone dans la poutre est : c= = = 1,4 × 10–1 mol·L–1
1,2 𝑀𝑀C12 H22 O11 342,0
mC = × 1,00 × 106 = 1,2 × 104 g
100
b. La quantité de matière de carbone correspondante est : 64 a. Le solvant est l’eau et le soluté est le chlorure
𝑚𝑚C 1,2 × 104
nC = = = 1,0 × 10 mol 3 de sodium.
𝑀𝑀C 12,0
b. La masse molaire du chlorure de sodium est :
c. La masse de fer dans la poutre est :
𝑀𝑀NaCℓ = MNa + MCℓ = 58,5 g·mol–1
mFe = 0,988 × 1,00 × 106 = 9,98 × 105 g
La concentration de la solution est donc :
La quantité de matière de fer correspondante est : 𝐶𝐶 9,0
𝑚𝑚Fe 9,98 × 104 c= m = = 1,5 × 10–1 mol·L–1
nFe = = = 1,77 × 105 mol 𝑀𝑀NaCℓ 58,5
𝑀𝑀Fe 55,8 c. La quantité de matière de soluté dans une ampoule est :
n = cV = 1,5 × 10–1 × 5,0 × 10–3 = 7,7 × 10–4 mol
59 d. Le volume passe de 5,0 mL à 25 mL donc la
Nom Argon Dioxygène Propane
concentration est divisée par 5,0 et vaut :
Formule 1,5 × 10−1
Ar O2 C3H8 𝑐𝑐
= = 3,1 × 10–2 mol·L–1
chimique 5,0 5
Volume 15 m3 1,5 L 245 L
Quantité 66 a. La quantité de matière de dioxyde de carbone
612 mol 6,3 × 10–2 mol 10 mol
de matière
dans V = 88 mL de dioxyde de carbone est :
𝑉𝑉 88 × 10−3
60 1. La masse molaire du butane est : n= = = 3,6 × 10–3 mol
𝑉𝑉m 24,5
𝑀𝑀C4H10 = 4MC + 10MH = 58,0 g·mol–1 b. Puisque cette quantité de matière est la quantité
2. La quantité de matière de butane dans m = 13 kg de matière maximale que l’on peut dissoudre dans
𝑚𝑚 13 × 103 V0 = 100 mL d’eau, la plus grande concentration possible
de butane est n = = = 2,2 × 102 mol.
𝑀𝑀C4 H10 58,0 de dioxyde de carbone dans l’eau est donc :
3. a. Le volume de butane obtenu est : 𝑛𝑛 3,6 × 10−3
c= = = 3,6 × 10–2 mol·L–1
V = nVm = 2,2 × 102 × 24,5 = 5,5 × 103 L 𝑉𝑉0 100 × 10−3
b. Le volume serait différent : puisque la masse molaire
des deux espèces chimiques n’est pas la même, pour une 67 a. La quantité de matière de soluté à prélever pour
même masse il y a une quantité de matière différente de produire V1 = 50 mL de solution fille est n = c1V1. Le
gaz, donc un volume différent. volume de solution mère qui contient cette quantité
𝑛𝑛 𝑐𝑐 𝑉𝑉
de matière de soluté est V0 = = 1 1 = 5,0 mL. Il faut
𝑐𝑐0 𝑐𝑐0
61 a. La masse molaire de l’aspartame est : donc prélever 5,0 mL de solution mère.
𝑀𝑀C14H18O5 N2 = 14MC + 18MH + 5MO + 2MN b. La masse molaire du sulfate de cuivre est :
= 294,0 g·mol–1 𝑀𝑀CuSO4 = MCu + MS + 4MO = 159,6 g·mol–1. La
Donc la concentration en quantité de matière d’une concentration massique de la solution diluée est donc :
solution d’aspartame dont la concentration en masse Cm = c1𝑀𝑀CuSO4 = 1,0 × 10–2 × 159,6 = 1,60 g·L–1
est Cm = 600 × 10–3 g·L–1 est : c. On utilise une pipette jaugée de 5 mL et une fiole
𝐶𝐶m 600 × 10−3
c= = = 2,04 × 10–3 mol·L–1 jaugée de 50 mL. > Fiche 13 p. 439
𝑀𝑀C14 H18 O5 N2 294,0

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

68 1. a. La masse molaire de l’ion bicarbonate est : 𝑀𝑀C10H14N2 = 10MC + 14MH + 2MN = 162,0 g·mol–1 donc
M = MH + MC + 3MO = 61,0 g·mol–1 la quantité de matière de nicotine correspondante est :
b. La concentration en masse des ions bicarbonate dans n=
𝑚𝑚
=
0,20
= 1,2 × 10–3 mol
𝑀𝑀C10 H14 N2 162,0
l’eau gazeuse est Cm = 1 000 mg·L–1 d’après l’étiquette.
La concentration en quantité de matière correspondante c. Ainsi la concentration de la solution est :
𝑛𝑛 1,2 × 10−3
𝐶𝐶m 1 000 × 10−3 c= = = 1,2 × 10–1 mol·L–1
est donc : c= = = 1,64 × 10–2 mol·L–1 𝑉𝑉 10 × 10−3
𝑀𝑀 61,0
c. La quantité de matière d’ions dans ce volume d’eau d. Cette concentration est très supérieure à cmax.
gazeuse est n = cV = 1,64 × 10–2 × 1,15 = 1,89 × 10–2 mol.
73 1. La masse d’un litre d’eau de Javel est :
2. a. La quantité de matière de dioxyde de carbone
m = 1,31 × 1 000 = 1,31 × 103 g
rejetée est égale à celle du bicarbonate présent dans
2. a. 100 g d’eau de Javel produisent 2,6 g de dichlore
la bouteille, donc ngaz = 1,89 × 10–2 mol.
donc par proportionnalité la masse de dichlore produite
b. Le volume de dioxyde de carbone rejeté est donc :
par un litre de solution est :
Vgaz = ngazVm = 1,89 × 10-2 × 24,5 = 0,46 L
1,31 × 103 × 2,6
m= = 34 g.
100
69 1. a. et b. b. La masse molaire du dichlore est :
Nom Masse dans une Quantité 𝑀𝑀Cℓ2 = 2MCℓ = 71,0 g·mol–1
Formule
du solide tonne de verre de matière donc la quantité de matière de dichlore produite par
Silice (sable) SiO2 700 kg 1,17 × 104 mol 𝑚𝑚 34
un litre d’eau de Javel est : n = = = 0,48 mol
Oxyde 𝑀𝑀Cℓ2 71,0
Na2O 10 kg 161 mol
de sodium c. Le volume de gaz correspondant est :
Monoxyde V = nVm = 0,48 × 24,5 = 12 L
CaO 100 kg 1,78 × 103 mol
de calcium 3. Comme la quantité de matière d’hypochlorite de
2. La masse volumique du verre étant ρ = 2 350 kg·m–3, le sodium dans un litre de solution est également
volume de m = 1 000 kg de verre est : n = 0,48 mol, la concentration de l’hypochlorite de sodium
𝑚𝑚 1 000
V= = = 3,953 × 10–1 m–3 = 395,3 L dans l’eau de Javel est c = 4,8 × 10–1 mol·L–1.
ρ 2 530

70 La quantité de matière d’acétone à introduire dans 74 Un litre de vinaigre a une masse :


la solution est : m = 1,03 × 1,000 = 1 030 g
n = cV = 5,0 × 10–2 × 200 × 10–3 = 1,0 × 10–2 mol donc la masse d’acide éthanoïque dans un litre
8 × 1 030
La masse molaire de l’acétone est : de vinaigre à 8° est = 82,4 g.
100
𝑀𝑀C3H6O = 3MC + 6MH + MO = 58,0 g·mol–1 La masse molaire de l’acide éthanoïque est :
La masse d’acétone à prélever est donc : 𝑀𝑀C2H4O = 2MC + 4MH + MO = 60,0 g·mol–1
m = n𝑀𝑀C3H6O = 1,0 × 10–2 × 58,0 = 0,58 g donc la quantité de matière d’acide éthanoïque dans
Le volume correspondant est donc : un litre de vinaigre est : n =
𝑚𝑚
=
82,4
= 1,38 mol
𝑚𝑚 0,58 𝑀𝑀C2 H4 O 60,0
Va = = = 7,4 × 10–1 L
ρ 0,78 Comme la solution a un volume d’un litre, sa
concentration est 1,38 mol·L–1.
71 1. a. Par définition le volume que peut libérer un litre
d’eau oxygénée à cent volumes est 𝑉𝑉O2 =100 L. 75 1. La quantité de matière d’acide éthanoïque
b. La quantité de matière de dioxygène correspondante nécessaire pour préparer V = 500 mL de solution est :
𝑉𝑉O2 100
est : 𝑛𝑛O2 = = = 4,46 mol n = cV = 2,00 × 10–1 × 500 × 10–3 = 1,00 × 10–1 mol
𝑉𝑉m 22,4
2. a. Le volume acide éthanoïque au minimum contenu
2. La quantité de matière de peroxyde d’hydrogène dans
dans un litre du mélange à 90 % est :
un litre de solution est 𝑛𝑛H2O2 = 2𝑛𝑛O2 = 2 × 4,46 = 8,92 mol. 90 × 1 000
Donc la concentration de la solution est c = 8,92 mol·L–1. Vacide = = 9,0 × 102 mL
100
3. a. On réalise une dilution par dix, donc il faut prélever La masse est donc :
un volume de solution mère dix fois inférieur au volume m = ρVacide = 1,05 × 9,0 × 102 = 9,5 × 102 g
de solution à fabriquer, soit V0 = 10 mL. Comme la masse molaire de l’acide éthanoïque est
b. Liste de matériel : 𝑀𝑀C2H4O = 2MC + 4MH + MO = 60,0 g·mol–1, la quantité de
- bécher de 100 mL pour prélèvement ; matière d’acide éthanoïque dans un litre du mélange est :
𝑚𝑚 945
- fiole jaugée de 100 mL ; n0 = = = 16 mol
𝑀𝑀C2 H4 O 60,0
- pipette jaugée 10 mL ;
b. Dans un litre de mélange à 90 %, on a 16 mol d’acide
- poire à pipeter (ou propipette).
éthanoïque donc pour prélever 1,0 × 10–1 mol, on doit
1,0 × 10−1
72 a. Le volume maximal est V = 0,02 × 10 = 0,20 mL. utiliser = 6,3 mL.
16
b. La masse de nicotine correspondante est : 3. On prélève 6,3 mL du mélange avec une pipette
m = ρV = 1,009 7 × 0,20 = 0,20 g graduée de 10 mL ; on les verse dans une fiole jaugée
La masse molaire de la nicotine vaut : de 500 mL.

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Chapitre 1 ● Outils de description d’un système chimique

D’après les pictogrammes, l’acide éthanoïque est nocif 79 La masse de taurine dans une canette de V = 250 mL
et inflammable donc on utilise des gants, une hotte est m1 = 1,000 g, donc la canette contient une quantité
aspirante, des lunettes et on reste éloigné d’une flamme de matière de taurine :
ou d’une source de chaleur. n1 =
𝑚𝑚1
=
1,000
= 7,993 × 10–3 mol
𝑀𝑀C2 H7 NO3 S 125,1
2,4 × 10−2
76 a. et b. Le volume s’obtient par proportion du mètre On peut en boire chaque jour = 3 canettes.
7,993 × 10−3
cube. La quantité de matière correspondante s’obtient La quantité de matière de caféine dans m2 = 80 × 10–3 g
en divisant le volume de gaz par le volume molaire des de caféine (une canette) est :
gaz. La masse s’obtient en multipliant la quantité de 𝑚𝑚2 80 × 10−3
n2 = = = 4,1 × 10–4 mol
matière ainsi obtenue par la masse molaire de l’espèce 𝑀𝑀C8 H10 N4 O2 194,0
chimique. 2,1 × 10−3
On peut en boire chaque jour = 5 canettes.
Quantité de 4,1 × 10−4
Volume dans Masse dans C’est la taurine qui limite, on peut boire au maximum trois
Gaz Formule matière dans
1,00 m3 d’air 1,00 m3 d’air canettes par jour.
1,00 m3 d’air
Diazote N2 781 L 31,9 mol 893 g
Dioxygène O2 210 L 8,57 mol 274 g 80 L’accroissement de la teneur en dioxyde de carbone
Argon Ar 9,30 L 0,38 mol 15,2 g de l’atmosphère entre 1984 et 2015 est :
c. La masse d’un mètre cube est la somme des masses 403,3 – 344,3 = 59 ppm
m = 1 182 g, la quantité de matière totale est la somme Tous les gaz ayant le même volume molaire, cet
des quantités de matière n = 40,9 mol. accroissement de proportion en nombre de particules
d. La masse molaire moyenne de l’air est donc : est égal à un accroissement de proportion volumique.
𝑚𝑚
= 28,9 g·mol–1 Le volume de dioxyde de carbone supplémentaire est
𝑛𝑛 donc 59 × 10–6 fois le volume de la troposphère, soit :
V = 59 × 10–6 × 4,05 × 1021 = 2,4 × 1017 L
77 a. Soit un échantillon de gaz de masse m et de volume
La quantité de matière de dioxyde de carbone
V, contenant une quantité de matière n de gaz de masse 𝑉𝑉 2,4 × 1017
molaire M. La masse volumique de ce gaz s’écrit : correspondante est nacc = = = 9,6 × 1015 mol.
𝑉𝑉m 25
𝑚𝑚 𝑛𝑛𝑛𝑛
ρ= = Une usine unique peut capter m = 900 t de dioxyde de
𝑉𝑉 𝑉𝑉
Comme la quantité de matière d’un gaz dans un volume carbone, soit une quantité de matière :
𝑚𝑚 900 × 106
donné ne dépend pas du gaz, seule la masse molaire est nusine = = = 2,05 × 107 mol
𝑀𝑀CO2 44,0
différente selon le gaz considéré.
Le quotient de ces deux quantités de matière est :
Si la masse molaire du gaz est inférieure à celle de l’air, sa 𝑛𝑛acc 9,6 × 1015
masse volumique est plus faible donc il s’élève dans l’air. = = 4,7 × 108
𝑛𝑛usine 2,05 × 107
b. 𝑀𝑀CO2 = MC + 2MO = 44,0 g·mol–1. Cette valeur est Pour capter le dioxyde de carbone supplémentaire de
supérieure à Mair, donc le dioxyde de carbone ne s’élève l’atmosphère, il faudrait donc près d’un demi-milliard
pas. d’usines du même genre, ce qui n’est pas réaliste.
𝑀𝑀He = 4,0 g·mol–1. Cette valeur est inférieure à Mair, donc Cette solution n’en est donc pas une.
l’hélium s’élève.
𝑀𝑀H2 = 2MH = 2,0 g·mol–1. Cette valeur est inférieure à Mair, 81 Un degré de dureté représente une augmentation
donc le dihydrogène s’élève. de 10–4 mol·L–1 de la concentration en ions calcium.
𝑀𝑀NO2 = MN + 2MO = 46,0 g·mol–1. Cette valeur est Le volume de la solution est 300 L (volume de l’aquarium).
supérieure à Mair, donc le dioxyde d’azote ne s’élève pas. Avant l’ajout du solide, le degré de dureté vaut 6 donc la
concentration molaire en ions calcium (et magnésium) est
78 a. Le 4-aminophénol est un solide de masse molaire : 6 × 10–4 mol·L–1. Après l’ajout du solide, le degré de dureté
𝑀𝑀C6H7NO2 = 6MC + 7MH + 2MO + MN = 109,0 g·mol–1 vaut au moins 8 donc cette concentration molaire vaut
Pour en avoir n1 = 25 mmol, on doit en prélever : 8 × 10–4 mol·L–1.
m1 = n1𝑀𝑀C6H7NO2 = 25 × 10–3 × 109,0 = 2,7 g Cette concentration doit au moins augmenter de
L’anhydride éthanoïque a une masse molaire : 2 × 10–4 mol·L–1, on doit donc ajouter :
𝑀𝑀C4H6O3 = 4MC + 6MH + 3MO = 102,0 g·mol–1 n = 2 × 10–4 × 300 = 6 × 10–2 mol d’élément calcium.
Pour en avoir n2 = 37 mmol il faut en prélever une masse La masse molaire du carbonate de calcium est :
m2 = n2𝑀𝑀C4H6O3 = 37 × 10–3 × 102,0 = 3,7 g 𝑀𝑀CaCO3 = MCa + MC + 3MO = 100,1 g·mol–1
𝑚𝑚2 3,7 La masse de carbonate de calcium à ajouter est donc :
soit un volume V2 = = = 3,5 mL.
ρ 1,08 m = n𝑀𝑀CaCO3 = 6 × 10–2 × 100,1 = 6 g
b. On pèse 2,7 g de 4-aminophénol à l’aide d’une balance,
d’une spatule, d’une coupelle de pesée. 82 La concentration en élément cuivre de la bouillie est
On prélève 3,5 mL d’anhydride éthanoïque à l’aide d’une c = 8,0 × 10–2 mol·L–1. À chaque pulvérisation, on introduit
pipette graduée. des ions cuivre dans le sol.

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

La quantité de matière de cuivre dans un traitement m = nMCu = 8 × 63,5 = 508 g


correspond à la préparation de V = 100 L de solution donc Le nombre de traitements possibles est donc :
on introduit sur un hectare une quantité de matière de 6 × 103
= 11 traitements
cuivre n = cV = 100 × 8,0 × 10–2 = 8 mol, soit une masse : 508

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

2. Évolution d’un système chimique


Activités p. 40 à 43 Ag+(aq) + e− = Ag(s)
Cu(s) = Cu2+(aq) + 2 e−
① Réactions d’oxydo-réduction Les réactifs sont donc Ag+(aq) et Cu(s) tandis que les produits
Remarque de la transformation sont Ag(s) et Cu2+(aq).
Cette activité a pour but d’amener les élèves, à partir Par analogie avec ce qui précède, c’est Cu(s) qui subit une
d’observations expérimentales, à modéliser certaines oxydation.
transformations par des transferts d’électrons. 3. a. Protocole : on verse 2 mL d’une solution de diiode dans
À l’issue de cette activité, les élèves doivent donc être un tube à essais puis on ajoute une pointe de spatule de
capables de définir ce que sont une oxydation et une poudre de fer. On agite puis au bout de quelques instants,
réduction. on filtre.
Liste de matériel Ensuite, on ajoute quelques gouttes de solution d’hydroxyde
• Tubes à essais et portoir de sodium pour tester la présence d’ions fer puis quelques
• Pipettes simples gouttes de solution de nitrate d’argent pour tester la
• Dispositif de filtration présence d’ions iodure.
• Solutions : b. I2(aq) + Fe(s)  2 I−(aq) + Fe2+(aq).
– de sulfate de cuivre (Cu2+(aq) + SO42−(aq)) à 0,1 mol·L−1 Le fer donne des ions fer et perd des électrons : il est
qsp 50 mL par TP, étiquetée « Solution de sulfate de donc oxydé.
cuivre à 0,1 mol·L−1 » ; Bilan
– d’hydroxyde de sodium (Na+(aq) + HO−(aq)) à 0,1 mol·L−1 • Une oxydation est une perte d’électrons tandis qu’une
qsp 50 mL par TP, étiquetée « Solution d'hydroxyde de réduction est un gain d’électrons.
sodium à 0,1 mol·L−1 » ; • Lors de chacune des réactions étudiées, les réactifs ont
– de nitrate d’argent (Ag+(aq) + NO3−(aq)) à 0,1 mol·L−1 qsp échangé des électrons.
50 mL par TP, étiquetée « Solution de nitrate d'argent à Une réaction d’oxydo-réduction est une réaction impliquant
0,1 mol·L−1 » ; un transfert d’électrons.
– de chlorure de sodium (Na+(aq) + Cℓ−(aq)) à 0,1 mol·L−1
qsp 50 mL par TP, étiquetée « Solution de chlorure de
② Évolution d’un système chimique
sodium à 0,1 mol·L−1 » ;
– de diiode I2(aq) à 0,1 mol·L−1 qsp 50 mL par TP, Remarque
étiquetée « Solution de diiode à 0,1 mol·L−1 ». Cette activité expérimentale introduit le tableau
• Paille de fer d’avancement comme un outil permettant de décrire
• Tournure de cuivre l’évolution d’un système chimique. Les élèves déduisent
de leurs observations expérimentales la nature du réactif
1. La solution se décolore et un dépôt de métal rougeâtre limitant pour une situation donnée puis calculent la valeur
se forme. de l’avancement maximal dans ce cas. Ils sont ensuite
a. Le résidu est rougeâtre, le filtrat incolore. On peut amenés à travailler sur la notion de proportions
supposer que le résidu est constitué de cuivre solide et que stœchiométriques.
le filtrat ne contient plus d’ions cuivre mais des ions fer, ce Liste de matériel
que l’on peut vérifier en rajoutant une solution d’hydroxyde • Béchers
de sodium. Après cet ajout, il n’y a pas formation d’un • Pipettes jaugées de 10 et 25 mL
précipité bleu mais d’un précipité vert, ce qui confirme notre • Pipette graduée de 2 mL
hypothèse. • Pipette simple
Les réactifs sont donc Cu2+(aq) et Fe(s) tandis que les produits • Matériel pour filtration
de la transformation sont Cu(s) et Fe2+(aq). • Agitateur en verre
b. Le métal fer se transforme donc en ions fer : • Solution de sulfate de cuivre (Cu2+(aq) + SO42−(aq)) à
Fe(s) = Fe2+(aq) + 2 e− 0,10 mol·L−1 qsp 100 mL par binôme, étiquetée
c. L’ion cuivre II se transforme en cuivre métallique : « Solution de sulfate de cuivre à 0,10 mol·L−1)
Cu2+(aq) + 2 e− = Cu(s) • Solution d’hydroxyde de sodium (Na+(aq) + HO−(aq)) à
d. Fe(s) + Cu2+ (aq)  Fe2+ (aq) + Cu(s) 0,50 mol·L−1 qsp 50 mL par binôme, étiquetée « Solution
2. Le résidu est gris tandis que la solution se colore en bleu. d'hydroxyde de sodium à 0,50 mol·L−1)
On peut supposer que le résidu est de l’argent métallique
et que la solution contient des ions cuivre, ce que l’on peut 1. Pour vérifier s’il reste des ions Cu2+(aq) et des ions HO−(aq)
vérifier en ajoutant une solution d’hydroxyde de sodium : dans le filtrat, on sépare le filtrat en deux parties. Dans l’une
la formation d’un précipité bleu confirme notre hypothèse. d’elles, on ajoute quelques gouttes de solution d’hydroxyde
de sodium : si un précipité bleu se forme, c’est qu’il restait

11 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 2 ● Évolution d’un système chimique

des ions cuivre. Dans l’autre, on ajoute quelques gouttes de On parle alors de proportions stœchiométriques car ce sont
solution de sulfate de cuivre : si un précipité bleu se forme, les proportions données par les nombres stœchiométriques
c’est qu’il restait des ions hydroxyde. Ici, il se forme un de l’équation.
précipité bleu lors de l’ajout d’hydroxyde de sodium, il
restait donc des ions cuivre.
③ Transformation totale ou non ?
2. La quantité de matière d’ions cuivre apportés est
n1 = c1V1 = 2,5 × 10−3 mol. Remarque
La quantité de matière d’ions hydroxyde apportés est Au cours de cette activité expérimentale, les élèves sont
n2 = c2V2 = 1,0 × 10−3 mol. amenés à utiliser certaines informations quantitatives
3. a. D’après l’équation de la réaction, si 1 mol de Cu2+(aq) (des volumes de gaz dégagés) recueillies dans l’état final
a été consommée, la quantité de matière de HO−(aq) du système étudié pour déterminer des valeurs de
consommée est de 2 mol et celle de Cu(HO)2(s) est de 1 mol. l’avancement final. Ces valeurs sont ensuite comparées
b. Si 𝑥𝑥 mol de Cu2+(aq) ont été consommées, la quantité de à celles de l’avancement maximal correspondant.
matière de HO−(aq) consommée est de 2𝑥𝑥 mol et celle de Nous avons ici pris le parti de travailler sur une réaction
Cu(HO)2(s) est de 𝑥𝑥 mol. Les quantités de matière des réactifs pour laquelle les observations expérimentales suffisent
décroissent à partir de leur valeur initiale et celle des pour conclure que cette réaction est totale. Les élèves
produits en cours de réaction augmente : doivent donc comprendre que les valeurs différentes des
– pour Cu2+(aq), on a à un instant quelconque une quantité avancements final et maximal proviennent ici des erreurs
de matière égale à n1 − 𝑥𝑥 et à l’état final n1 − 𝑥𝑥 max ; de mesure sur les volumes de gaz dégagés.
– pour HO−(aq), on a n2 − 2𝑥𝑥 et à l’état final n2 − 𝑥𝑥 max ; Liste de matériel
– pour Cu(HO)2(s), on a 𝑥𝑥 et à l’état final 𝑥𝑥 max. • Cristallisoir
• Éprouvette graduée de 50 mL
1 Cu2+(aq) + 2 HO−(aq)  1 Cu(OH)2(s)
• Tube à dégagement
Quantité de • Erlenmeyer
Avancement Cu2+(aq) HO−(aq) Cu(OH)2(s)
matière de…
• Potence, pince et support boy
…apportée n1
0 n2 0 • Pipette jaugée de 2,0 mL
à l’état initial = 2,5 × 10−3 mol
…en cours • Allumettes
𝑥𝑥 n1 − 𝑥𝑥 n2 − 2𝑥𝑥 𝑥𝑥
de réaction • Ruban de magnésium
𝑥𝑥 f = 𝑥𝑥 max
…présente
n1 − 𝑥𝑥 max n2 − 2𝑥𝑥 max 𝑥𝑥 f
• Solution d’acide chlorhydrique à 1,0 mol·L–1 qsp 50 mL
à l’état final par binôme, étiquetée « Solution d'acide chlorhydrique
4. La quantité de matière finale du réactif limitant est nulle. à 1,0 mol·L–1 »
Si Cu2+(aq) est le réactif limitant, n1 − 𝑥𝑥 max = 0 soit
Remarque
𝑥𝑥 max = n1 = 2,5 × 10−3 mol.
La masse linéique µ du ruban de magnésium utilisé pour
Si HO−(aq) est le réactif limitant, n2 − 2𝑥𝑥 max = 0 soit
𝑛𝑛 obtenir les résultats ci-dessous valait 1,36 g·m–1.
𝑥𝑥 max = 2 = 5,0 × 10−4 mol. 1. En approchant l’allumette enflammée, on entend une
2
La plus petite de ces valeurs en peut être dépassée donc détonation : le gaz dégagé est donc du dihydrogène H2.
𝑥𝑥 max = 5,0 × 10−4 mol et HO−(aq) est le réactif limitant. Le volume de gaz dégagé V vaut 22 mL tandis que V’ vaut
5. Si Cu2+(aq) est le réactif limitant, n1 − 𝑥𝑥 max = 0 soit 12 mL.
𝑥𝑥 max = n1 = 2,5 × 10−3 mol. 2. Mg(s) + 2 H+(aq)  Mg2+(aq) + H2(g)
D’après ce qui précède, puisque HO−(aq) est entièrement 3. a. Pour la première expérience, on ne peut rien dire.
consommé, on a également 𝑥𝑥 max =
𝑐𝑐2 𝑉𝑉2′
. Lorsque l’effervescence cesse, il reste du magnésium solide.
2𝑥𝑥max
2 Pour la deuxième, tout le magnésium est consommé : on
D’où 𝑉𝑉2′ = = 10 mL peut donc affirmer que la réaction est totale.
𝑐𝑐2
Pour le vérifier, introduire dans un bécher V1 = 25 mL de b. On dresse un tableau d’avancement pour la réaction
solution de sulfate de cuivre de concentration étudiée (voir tableau à la fin du corrigé des activités).
c1 = 0,10 mol·L–1 puis 𝑉𝑉2′ = 10 mL solution d’hydroxyde de Pour les deux expériences, la quantité de matière apportée
sodium de concentration c2 = 0,50 mol·L–1. Agiter. en H+(aq) est n0 = c0V0 = 2,0 × 10–3 mol.
Filtrer le contenu du bécher puis partager le filtrat dans deux Pour la première expérience, la quantité de matière
μ𝐿𝐿
béchers. Dans le premier, on ajoute quelques gouttes de apportée en Mg(s) est n1 = = 2,8 × 10–3 mol.
𝑀𝑀Mg
solution d’hydroxyde de sodium et dans le deuxième,
quelques gouttes de solution de sulfate de cuivre. Les deux Si Mg(s) est le réactif limitant, n1 – 𝑥𝑥 max = 0 soit
tests devraient être négatifs. 𝑥𝑥 max = n1 = 2,8 × 10–3 mol.
Si H+(aq) est le réactif limitant, n2 – 2 𝑥𝑥 max = 0 soit
Bilan 𝑛𝑛
𝑥𝑥 max = 2 = 1,0 × 10–3 mol.
2
Les quantités de matière initiales des réactifs pour que ceux- La plus petite valeur de ne peut être dépassée donc
ci soient entièrement consommés à l’état final doivent être
𝑥𝑥 max = 1,0 × 10–3 mol et H+(aq) est le réactif limitant.
telles que n2 = 2n1.

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

Pour la deuxième expérience, la quantité de matière


μ𝐿𝐿′
Quantités de matière pour l'avancement xf = 0.02 mol
apportée en Mg(s) est : 𝑛𝑛1′ = = 5,6 × 10–4 mol. Réactifs :
𝑀𝑀Mg
MnO4- : 0.08 mol
Si Mg(s) est le réactif limitant, 𝑛𝑛1′ − 𝑥𝑥max = 0 soit Fe2+ : 0.0 mol
𝑥𝑥 max = 𝑛𝑛1′ = 5,6 × 10–4 mol. H+ est en excès
Produits :
Si H+(aq) est le réactif limitant, n2 − 2𝑥𝑥 max = 0 soit Mn2+ : 0.02 mol
𝑛𝑛
𝑥𝑥 max = 2 = 1,0 × 10–3 mol. Fe3+ : 0.1 mol
2
La plus petite valeur de ne peut être dépassée donc L’état final est alors l’état maximal puisque les ions fer II sont
𝑥𝑥 max = 5,6 × 10–4 mol et Mg(s) est le réactif limitant. consommés.
c. D’après le tableau d’avancement, la quantité de matière b. Résultat pour xf = 0,030 mol.
*********************************
de gaz dégagé est égale à 𝑥𝑥 f. * Étude quantitative *
Pour la première expérience, la quantité de matière de gaz * d'une transformation chimique *
𝑉𝑉 *********************************
dégagée est 𝑛𝑛 = = 9,2 × 10–4 mol.
𝑉𝑉m
𝑉𝑉 ′ Équation de la réaction :
Pour la deuxième expérience, elle est 𝑛𝑛′ = 1 MnO4- + 5 Fe2+ + 8 H+ ---> 1 Mn2+ + 5 Fe3+ + 4 H2O
𝑉𝑉m
= 5,0 × 10–4 mol Quantités de matière à l'état initial
Réactifs :
Bilan MnO4- : 0.1 mol
• Pour les deux expériences, l’avancement final est inférieur Fe2+ : 0 mol
H+ : 1 mol
à l’avancement maximal attendu. Produits :
• La réaction étant totale, les différences observées sont Mn2+ : 0 mol
certainement liées à des incertitudes de mesure sur les Fe3+ : 0 mol
volumes de gaz dégagé. Quantités de matière pour l'avancement xf = 0.03 mol
Réactifs :
MnO4- : 0.07 mol
④ État final d’un système chimique Fe2+ : -0.15 mol
H+ : 0.76 mol
1. a. Exécution du programme en l’état. Produits :
********************************* Mn2+ : 0.03 mol
* Étude quantitative * Fe3+ : 0.15 mol
* d'une transformation chimique *
********************************* Le programme calcule une quantité de matière finale d’ions
fer II négative : c’est impossible, l’état maximal ne peut être
Équation de la réaction :
1 MnO4- + 5 Fe2+ + 8 H+ ---> 1 Mn2+ + 5 Fe3+ + 4 H2O
dépassé.
2. On trouve xf = 0,10 mol. Le réactif limitant est l’ion
Quantités de matière à l'état initial permanganate.
Réactifs :
MnO4- : 0.1 mol
3. Modifications à apporter.
Fe2+ : 0.1 mol #############################################
H+ est en excès ########## À modifier : question 3 ##########
Produits : # Fonction qui calcule l'avancement maximal #
Mn2+ : 0 mol #############################################
Fe3+ : 0 mol rapport=[]
for i in range(len(nom_reac)):
Quantités de matière pour l'avancement xf = 0.01 mol if n_reac[i]!="nc":
Réactifs :
MnO4- : 0.09 mol rapport.append(n_reac[i]/coef_reac[i])
Fe2+ : 0.05 mol xmax=min(rapport)
H+ est en excès
Produits : #############################################
Mn2+ : 0.01 mol ###### À modifier : question 1 puis 3 #######
Fe3+ : 0.05 mol ### Valeur de l'avancement final en moles ###
#############################################
Exécution du programme pour 𝑥𝑥 f = 0,020 mol.
********************************* xf=xmax
* Étude quantitative *
* d'une transformation chimique *
Résultat
********************************* *********************************
* Étude quantitative *
Équation de la réaction : * d'une transformation chimique *
1 MnO4- + 5 Fe2+ + 8 H+ ---> 1 Mn2+ + 5 Fe3+ + 4 H2O *********************************

Quantités de matière à l'état initial Équation de la réaction :


Réactifs : 1 MnO4- + 5 Fe2+ + 8 H+ ---> 1 Mn2+ + 5 Fe3+ + 4 H2O
MnO4- : 0.1 mol
Fe2+ : 0.1 mol Quantités de matière à l'état initial
H+ est en excès Réactifs :
Produits : MnO4- : 0.1 mol
Mn2+ : 0 mol Fe2+ : 1 mol
Fe3+ : 0 mol H+ est en excès
Produits :

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Chapitre 2 ● Évolution d’un système chimique

Mn2+ : 0 mol 5. Modifications à apporter.


Fe3+ : 0 mol #######################################
####### À modifier : question 5 #######
Quantités de matière pour l'avancement maximal xmax = ### Test du mélange stœchiométrique ###
0.1 mol #######################################
Réactifs : stoechio=True
MnO4- : 0.0 mol for i in range(0,len(nom_reac)):
Fe2+ : 0.5 mol if n_reac[i]!="nc" and n_reac[i]!=0:
H+ est en excès stoechio=False
Produits : if stoechio:
Mn2+ : 0.1 mol print("")
Fe3+ : 0.5 mol print("Le mélange initial est
4. Les demi-équations sont : stoechiométrique")
Cr2O72–/Cr3+ Cr2O72– + 14 H+ + 6e– = 2 Cr3+ + 7 H2O
print("")
C2H4O2/C2H6O C2H6O + H2O = C2H4O2 + 4H+ + 4e– Résultat avec 1,0 mol d’ions dichromate et 1,5 mol
Bilan : d’éthanol.
2 Cr2O72– + 3 C2H6O + 16H+  4 Cr3+ + 3 C2H4O2 + 11 H2O *********************************
Voici le résultat obtenu. * Étude quantitative *
********************************* * d'une transformation chimique *
* Étude quantitative * *********************************
* d'une transformation chimique *
********************************* Équation de la réaction :
2 Cr2O72- + 3 C2H6O + 16 H+ ---> 4 Cr3+ + 3 C2H4O2 +
Équation de la réaction : 11 H2O
2 Cr2O72- + 3 C2H6O + 16 H+ ---> 4 Cr3+ + 3 C2H4O2 +
11 H2O Quantités de matière à l'état initial
Réactifs :
Quantités de matière à l'état initial Cr2O72- : 1 mol
Réactifs : C2H6O : 1.5 mol
Cr2O72- : 0.5 mol H+ est en excès
C2H6O : 0.5 mol Produits :
H+ est en excès Cr3+ : 0 mol
Produits : C2H4O2 : 0 mol
Cr3+ : 0 mol
C2H4O2 : 0 mol Quantités de matière pour l'avancement maximal xmax =
0.5 mol
Quantités de matière pour l'avancement maximal xmax = Réactifs :
0.16666666666666666 mol Cr2O72- : 0.0 mol
Réactifs : C2H6O : 0.0 mol
Cr2O72- : 0.167 mol H+ est en excès
C2H6O : 0.0 mol Produits :
H+ est en excès Cr3+ : 2.0 mol
Produits C2H4O2 : 1.5 mol
Cr3+ : 0.667 mol
C2H4O2 : 0.5 mol Le mélange initial est stoechiométrique

Tableau d’avancement pour la réaction étudiée (activité 3, question 3b).


Mg(s) + 2 H+(aq)  Mg2+(aq) + H2(g)
Quantité de matière
Avancement Mg(s) H+(aq) Mg2+(aq) H2(g)
de…
…apportée
0 n1 n2 0 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 𝑥𝑥 n2 – 2𝑥𝑥 𝑥𝑥 𝑥𝑥
de réaction
…présente
𝑥𝑥f n1 – 𝑥𝑥f n2 – 2𝑥𝑥f 𝑥𝑥f 𝑥𝑥f
à l’état final

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

Exercices p. 50 à 61
25 a. D’après les couples en présence, le gaz qui se dégage est le dihydrogène.
Al = Al3+ + 3 e– (× 2) et 2 H+ + 2 e– = H2 (× 3)
2 Al(s) + 6 H+ (aq)  2 Al3+(aq) + 3 H2(g)
b.
2 Al(S) + 6 H+(aq)  2 Al3+(aq) + 3 H2(g)
Quantité de
Avancement Al (S) H+(aq) Al3+(aq) H2(g)
matière de…
…apportée n
0 n’ = 6,0 × 10–3 mol 0 0
à l’état initial = 4,0 × 10–3 mol
…en cours
𝑥𝑥 n – 2𝑥𝑥 n’ – 6𝑥𝑥 2𝑥𝑥 3𝑥𝑥
de réaction
…présente n – 2𝑥𝑥max 2𝑥𝑥max 3𝑥𝑥max
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n’ – 6𝑥𝑥max = 0
à l’état final = 2,0 × 10–3 mol = 4,0 × 10–3 mol = 6,0 × 10–3 mol
𝑛𝑛
Si Al(s) est le réactif limitant, n – 2𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥 max = = 2,0 × 10–3 mol.
2
𝑛𝑛′
Si H+(aq) est le réactif limitant, n’ – 6𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥 max = = 1,0 × 10–3 mol.
6
La plus petite valeur de 𝑥𝑥 max ne peut être dépassée donc 𝑥𝑥 max = 1,0 × 10–3 mol et H+(aq) est le réactif
limitant.
D’après le tableau d’avancement, le système est composé dans son état final de n – 2𝑥𝑥 max
= 2,0 × 10– 3 mol de Al(s), de 2𝑥𝑥 max = 4,0 × 10–3 mol de Al3+(aq) et de 3𝑥𝑥 max = 6,0 × 10–3 mol de H2(g).
c. 𝑉𝑉 = 3𝑥𝑥max × 𝑉𝑉m = 6,0 × 10–3 × 24,0 = 0,14 L.

29 MnO4– + 8 H+ + 5 e– = Mn2+ + 4 H2O (× 2) et H2C2O4 = 2 CO2 + 2 H+ + 2 e– (× 5)


Donc 2 MnO4–(aq) + 16 H+(aq) + 5 H2C2O4(aq)  2 Mn2+(aq) + 8 H2O(ℓ) + 10 CO2(g) + 10 H+(aq)
Soit finalement, 2 MnO4–(aq) + 6 H+(aq) + 5 H2C2O4(aq)  2 Mn2+(aq) + 8 H2O(ℓ) + 10 CO2(g)

30 a. Le système est composé initialement de n1 = 0,20 mol de Al et de n2 = 0,15 mol de I2.


b. Le réactif limitant est entièrement consommé dans l’état final : il s’agit donc de I2 et l’avancement
𝑛𝑛
maximal 𝑥𝑥 max de cette réaction est donc tel que n2 – 3𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥max = 2 = 5,0 × 10−2 mol.
3
c. Le système est composé finalement de n1 – 2𝑥𝑥 max = 0,10 mol de Al et de 2𝑥𝑥 max = 0,10 mol de AlI3.

31 a. On peut affirmer qu’une transformation chimique se produit du fait de modifications apparentes


du système chimique.
b. 2I– = I2 + 2 e– et H2O2 + 2 H+ + 2 e– = 2 H2O
Donc 2 I– (aq) + H2O2(aq) + 2 H+(aq)  I2(aq) + 2 H2O(ℓ)
c. Les réactifs sont I– (aq), H2O2(aq) et H+(aq), les produits sont I2(aq) et H2O et l’espèce spectatrice est K+(aq).
La quantité de matière des réactifs diminue, celle des produits augmente tandis que celle de l’espèce
spectatrice ne varie pas.

32
2 I–(aq) + H2O2(aq) + 2 H+(aq)  I2(aq) + 2 H2O(ℓ)
Quantité de
Avancement I–(aq) H2O2(aq) H+(aq) I2(aq) H2O(ℓ)
matière de…
…apportée
0 n = 1,0 mmol n’ = 2,0 mmol Excès 0 Solvant
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n – 2𝑥𝑥 n’ – 𝑥𝑥 Excès 𝑥𝑥 Solvant
de réaction
…présente n’ – 𝑥𝑥max 𝑥𝑥max
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n – 2𝑥𝑥max = 0 Excès Solvant
à l’état final = 1,5 mmol = 0,50 mmol
𝑛𝑛
Si I–(aq) est le réactif limitant, n – 2𝑥𝑥 max = 0, soit 𝑥𝑥 max = = 0,50 mmol.
2
Si H2O2(aq) est le réactif limitant, n' – 𝑥𝑥 max = 0, soit 𝑥𝑥 max = n' = 2,0 mmol.
La plus petite valeur de 𝑥𝑥 max ne peut être dépassée donc 𝑥𝑥 max = 0,50 mmol et I–(aq) est le réactif limitant.

33 1. a. Une oxydation est une perte d’électrons, donc c’est Zn(s) : Zn = Zn2+ + 2 e–
Un oxydant gagne des électrons, donc c’est H+(aq) : 2 H+ + 2 e– = H2

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Chapitre 2 ● Évolution d’un système chimique

b. Zn(s) + 2 H+(aq)  Zn2+(aq) + H2(g)


2. La quantité de matière des réactifs diminue, et celle de H+ diminue plus vite que celle de Zn(s)
d’après les nombres stœchiométriques de l’équation précédente, donc la droite bleue correspond
à H+(aq) et la droite orange décroissante à Zn(s).
La quantité de matière des produits augmente : ici, la droite orange correspond aux deux produits,
Zn2+(aq) et H2(g), qui sont formés en quantités égales. La quantité de matière de l’espèce spectatrice
ne varie pas, donc la droite verte correspond à Cℓ–(aq).

34 a. Le réactif limitant voit sa quantité de matière finale s’annuler donc il s’agit ici de H+(aq).
L’avancement maximal 𝑥𝑥 max alors atteint est égal à 5,0 × 10–5 mol.
b. Le système est composé finalement de 1,0 × 10–4 mol de Cl–(aq), de 5,0 × 10–5 mol de Zn(s)
et de 5,0 × 10–5 mol de Zn2+(aq) et H2(g).

36 a. D’après le tableau d’avancement précédent, n = 1,5 × 10–3 mol = 3𝑥𝑥 max.


𝑛𝑛
Donc 𝑥𝑥 max = = 5,0 × 10–4 mol.
3
b. Les quantités de matière minimales de réactifs qu’il a fallu apporter correspondent aux proportions
stœchiométriques donc n1 – 𝑥𝑥 max = 0 et n2 – 2𝑥𝑥 max = 0 soit n1 = 𝑥𝑥 max = 5,0 × 10–4 mol et n2 = 2𝑥𝑥 max
= 1,0 × 10–3 mol.

37 L’équation de la réaction est : C2H4O2 + C2H6O  C4H8O2 + H2O.


D’après les nombres stœchiométriques, 𝑥𝑥 max = 1,0 mol et les quantités de matière finales de C4H8O2
et H2O sont égales à 𝑥𝑥 f.
Les deux valeurs sont différentes donc la réaction n’est pas totale.

39 a. Un couple oxydant-réducteur est formé d’un oxydant et d’un réducteur conjugués.


b. Cl2/ Cl– : Cl2 + 2 e– = 2 Cl– ; Pb2+/ Pb : Pb2+ + 2 e– = Pb ; S2O82–/ SO42– : S2O82– + 2 e– = 2 SO42–.

41 a. Les deux réactifs sont les ions cuivre Cu2+ et le fer Fe.
b. Le fer perd deux électrons pour former les ions fer II et les ions cuivre les captent pour former
le cuivre métallique : Fe = Fe2+ + 2 e– et Cu2+ + 2 e– = Cu.
c. Un oxydant est réduit, c’est-à-dire qu’il gagne des électrons : il s’agit donc des ions cuivre.
Une oxydation est une perte d’électrons : c’est donc le fer qui est oxydé.
d. Fe + Cu2+  Fe2+ + Cu.

42 a. Le cadmium Cd perd des électrons pour former les ions Cd2+ donc les ions NO3– vont les capter
pour former NO2– :
Cd = Cd2+ + 2 e– et NO3– + 2 H+ + 2 e– = NO2– + H2O
b. Un réducteur est oxydé, c’est-à-dire qu’il perd des électrons : il s’agit donc du cadmium Cd.
Une réduction est un gain d’électrons : c’est donc NO3– qui est réduit.
c. Un couple s’écrit toujours avec l’oxydant en premier : Cd2+/ Cd et NO3–/ NO2–.

43 a. Un oxydant est réduit, c’est-à-dire qu’il gagne des électrons, et un réducteur est oxydé, c’est-à-dire
qu’il perd des électrons.
b. Réduction de H2O2 : H2O2 + 2 H+ + 2 e– = 2 H2O
Oxydation de H2O2 : H2O2 = O2 + 2 H+ + 2 e–
c. En additionnant membre à membre les demi-équations précédentes, on obtient bien une équation
mettant en jeu un transfert d’électrons avec pour unique réactif H2O2 : 2 H2O2  2 H2O + O2.

44 a. Al, réducteur, cède des électrons à l’oxydant I2 qui les capte :


Al = Al3+ + 3 e– (× 2)
I2 + 2 e– = 2 I– (× 3)
2 Al + 3 I2 → 2 Al3+ + 6 I–
b. SO2, réducteur, cède des électrons à l’oxydant MnO4– qui les capte :
SO2 + 2 H2O = SO42– + 4 H+ + 2 e– (× 5)
MnO4– + 8 H+ + 5 e– = Mn2+ + 4 H2O (× 2)
5 SO2 + 10 H2O + 2 MnO4– + 16 H+  5 SO42– + 20 H+ + 2 Mn2+ + 8 H2O

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

Soit, après simplification, 5 SO2 + 2 H2O + 2 MnO4– → 5 SO42– + 4 H+ + 2 Mn2+


c. C3H8O, réducteur, cède des électrons à l’oxydant Cr2O72– qui les capte :
C3H8O + H2O = C3H6O2 + 4 H+ + 4 e– (× 3) et Cr2O72– + 14 H– + 6 e– = 2 Cr3+ + 7 H2O (× 2)
3 C3H8O + 3 H2O + 2 Cr2O72– + 28 H+  3 C3H6O + 12 H+ + 4 Cr3+ + 14 H2O
Soit, après simplification, 3 C3H8O + 2 Cr2O72– + 16 H+  3 C3H6O + 4 Cr3+ + 11 H2O
d. I–, réducteur, cède des électrons à l’oxydant CℓO– qui les capte :
2 ClO– + 4 H+ + 2 e– = Cl2 + 2 H2O et 2 I– = I2 + 2 e– et 2 ClO– + 4 H+ + 2 I–  Cl2 + 2 H2O + I2

46
P4 + 6 Br2  4 PBr3
Quantité de
Avancement P4 Br2 PBr3
matière de…
…apportée
0 n1 = 0,10 mol n2 = 0,30 mol 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 𝑥𝑥 n2 – 6𝑥𝑥 4𝑥𝑥
de réaction
…présente
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n1 – 𝑥𝑥max = 0,05 mol n2 – 6𝑥𝑥max = 0 4𝑥𝑥max = 0,20 mol
à l’état final

48 a. N2 + 3 H2  2 NH3
b.
N2 + 3 H2  2 NH3
Quantité de
Avancement N2 H2 NH3
matière de…
…apportée
0 n1 = 2,0 mol n2 = 3,0 mol 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 𝑥𝑥 n2 – 3𝑥𝑥 2𝑥𝑥
de réaction
…présente
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n1 – 𝑥𝑥max = 1,0 mol n2 – 3𝑥𝑥max = 0 2𝑥𝑥max = 2,0 mol
à l’état final
c. Si N2 est le réactif limitant, n1 – 𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥 max = n1 = 2,0 mol.
𝑛𝑛
Si H2 est le réactif limitant, n2 – 3𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥 max = 2 = 1,0 mol.
3
La plus petite valeur de 𝑥𝑥 max ne peut être dépassée donc 𝑥𝑥 max = 1,0 mol et H2 est le réactif limitant.
d. On remplace 𝑥𝑥 max par sa valeur et on complète la dernière ligne du tableau.

49 a. Les réactifs de cette combustion sont l’acétylène C2H2 et le dioxygène O2.


b. 2 C2H2 + 5 O2  2 H2O + 4 CO2.
c.
2 C2H2 + 5 O2  4 CO2 + 2 H2O
Quantité de
Avancement C2H2 O2 CO2 H2O
matière de…
…apportée
0 n = 1,0 mol Excès 0 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n – 𝑥𝑥 Excès 4𝑥𝑥 2𝑥𝑥
de réaction
…présente
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n – 𝑥𝑥max = 0 Excès 4𝑥𝑥max = 4,0 mol 2𝑥𝑥max = 2,0 mol
à l’état final
Soit n la quantité de matière de C2H2 apportée et M la masse molaire de C2H2 :
𝑚𝑚 26
𝑛𝑛 = = = 1,0 mol
𝑀𝑀 26,0
Le système à l’état final comporte donc un excès de dioxygène, 4𝑥𝑥 max = 4,0 mol de dioxyde de carbone
et 2𝑥𝑥 max = 2,0 mol d’eau.
d. 𝑉𝑉 ′ = 4𝑥𝑥max 𝑉𝑉m = 4,0 × 24,0 = 96 L

50 a. Les demi-équations pour les couples mis en jeu sont :


S2O82–(aq) + 2 e– = 2 SO42–(aq) et 2 I–(aq) = I2(aq) + 2 e–
Donc l’équation de la réaction qui se produit est : S2O82–(aq) + 2 I–(aq)  2 SO42–(aq) + I2(aq)

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Chapitre 2 ● Évolution d’un système chimique

Le diiode est donc formé au cours de la transformation donc sa quantité de matière va augmenter,
si bien que la solution va brunir.
b. On dresse un tableau d’avancement :
S2O82–(aq) + 2 I–(aq)  2 SO42–(aq) + I2(aq)
Quantité de
Avancement S2O82–(aq) I–(aq) SO42–(aq) I2(aq)
matière de…
…apportée
0 n1 = 1,0 mol n2 = 1,0 mol 0 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 𝑥𝑥 n2 – 2𝑥𝑥 𝑥𝑥 𝑥𝑥
de réaction
…présente n1 – 𝑥𝑥max
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n2 – 2𝑥𝑥max = 0 𝑥𝑥max = 0,50 mol 𝑥𝑥max = 0,50 mol
à l’état final = 0,50 mol
Si S2O82–(aq) est le réactif limitant, n1 – 𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥 max = n1 = 1,0 mol.
𝑛𝑛
Si I–(aq) est le réactif limitant, n2 – 2𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥 max = 2 = 0,50 mol.
2
La plus petite valeur de 𝑥𝑥 max ne peut être dépassée donc 𝑥𝑥 max = 0,50 mol et I–(aq) est le réactif limitant.
D’après la dernière ligne du tableau d’avancement, la quantité de matière n de diiode produite est
égale à 𝑥𝑥 max, soit 0,50 mol.
𝑛𝑛 0,50
c. Par définition, 𝑐𝑐 = = = 1,0 mol·L–1.
𝑉𝑉 500 × 10−3
d. Pour un mélange stœchiométrique, on a simultanément n1 – 𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥 max = n1 = 1,0 mol et
𝑛𝑛2′ – 2𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑛𝑛2′ = 2𝑥𝑥 max = 2,0 mol.

51 a. Fe2O3 + 2 Al  2 Fe + Al2O3.
b. Soit M la masse molaire de Fe2O3 et soit M’ celle d’Al.
𝑚𝑚 32
𝑛𝑛 = = = 0,20 mol
𝑀𝑀 159,6
𝑚𝑚′ 5,4
𝑛𝑛′ = = = 0,20 mol
𝑀𝑀′ 27,0
c. Dressons un tableau d’avancement pour cette réaction :
Fe2O3 + 2 Al  2 Fe + Al2O3
Quantité de
Avancement Fe2O3 Al Fe Aℓ2O3
matière de…
…apportée
0 n = 0,20 mol n’ = 0,20 mol 0 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n – 𝑥𝑥 n’ – 2𝑥𝑥 2𝑥𝑥 𝑥𝑥
de réaction
…présente n – 𝑥𝑥max
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n’ – 2𝑥𝑥max = 0 2𝑥𝑥max = 0,20 mol 𝑥𝑥max = 0,10 mol
à l’état final = 0,10 mol
Si Fe2O3 est le réactif limitant, n – 𝑥𝑥 max = 0, soit 𝑥𝑥 max = n = 0,20 mol.
𝑛𝑛′
Si Al est le réactif limitant, n' – 2𝑥𝑥 max = 0, soit 𝑥𝑥 max = = 0,10 mol.
2
La plus petite valeur de 𝑥𝑥 max ne peut être dépassée donc 𝑥𝑥 max = 0,10 mol et Al est le réactif limitant.
d. D’après la dernière ligne du tableau d’avancement, dans l’état final, le système comporte n – 𝑥𝑥 max
= 0,10 mol de Fe2O3, 2𝑥𝑥 max= 0,20 mol de Fe et 𝑥𝑥 max = 0,10 mol de Al2O3.
e. m1 = 2𝑥𝑥max 𝑀𝑀Fe = 0,20 × 55,8 = 11 g.
Soit M2 la masse molaire de Al2O3.
M2 = 𝑥𝑥max 𝑀𝑀2 = 0,10 × 102,0 = 10 g.

52 a. 2 Fe3+ + 3 Zn  2 Fe + 3 Zn2+
b.
2 Fe3+ + 3 Zn  2 Fe + 3 Zn2+
Quantité de
Avancement Fe3+ Zn Fe Zn2+
matière de…
…apportée n2
0 n1 0 0
à l’état initial = 3,0 × 10–2 mol
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 2𝑥𝑥 n2 – 3𝑥𝑥 2𝑥𝑥 3𝑥𝑥
de réaction
…présente 2𝑥𝑥max 3𝑥𝑥max
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n1 – 2𝑥𝑥max = 0 n2 – 3𝑥𝑥max = 0
à l’état final = 2,0 × 10–2 mol = 3,0 × 10–2 mol

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

c. Pour un mélange stœchiométrique, les deux réactifs sont entièrement consommés, soit n2 – 3𝑥𝑥 max = 0
𝑛𝑛
et n1 – 2𝑥𝑥 max = 0 donc 𝑥𝑥 max = 2 = 1,0 × 10−2 mol et n1 = 2𝑥𝑥 max = 2,0 × 10−2 mol.
3
𝑛𝑛1
n1 = c1V1 donc 𝑉𝑉1 = = 0,20 L.
𝑐𝑐1
d. D’après la dernière ligne du tableau d’avancement, dans l’état final, le système comporte
2𝑥𝑥 max= 2,0 × 10−2 mol de fer et 3𝑥𝑥 max = 3,0 × 10−2 mol d’ions zinc.
3𝑥𝑥
𝑐𝑐 = max = 0,15 mol·L–1.
𝑉𝑉1

53 1. 2 Ag+(aq) + CrO42–(aq)  Ag2CrO4(s)


2. a. Les droites décroissantes représentent les quantités de matière des réactifs Ag+(aq) et CrO42–(aq)
en fonction de l’avancement car la quantité de matière d’un réactif diminue au cours de la réaction.
Par conséquent, on lit qu’elles sont initialement égales à 1,0 × 10–2 mol. La droite croissante représente
la quantité de matière de produit Ag2CrO4(s) en fonction de l’avancement car la quantité de matière de
produit augmente au cours de la réaction. Par conséquent, on lit qu’elle est initialement nulle.
b.
2 Ag+(aq) + CrO42–(aq)  Ag2CrO4(s)
Quantité de
Avancement Ag+(aq) CrO42–(aq) Ag2CrO4(s)
matière de…
…apportée
0 n1 = 1,0 × 10–2 mol n2 = 1,0 × 10–2 mol 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 2𝑥𝑥 n2 – 𝑥𝑥 𝑥𝑥
de réaction
…présente
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n1 – 2𝑥𝑥max = 0 n2 – 𝑥𝑥max = 5,0 × 10–3 mol 𝑥𝑥max = 5,0 × 10–3 mol
à l’état final
D’après le tableau d’avancement, la quantité de matière de Ag+(aq) décroît plus vite que celle de CrO42–(aq).
Par conséquent, la droite représentant la quantité de matière de Ag+(aq) est celle qui croise l’axe des
abscisses en premier. L’autre droite décroissante représente la quantité de matière de CrO42–(aq) et la
droite croissante celle de Ag2CrO4(s).
c. Le réactif limitant est Ag+(aq) car sa quantité de matière s’annule alors qu’il reste des ions CrO42–(aq).
On lit la valeur de l’abscisse pour laquelle la quantité de matière de s’annule : 𝑥𝑥 max = 5,0 × 10–3 mol.
d. Le système est composé dans son état final de n2 – 𝑥𝑥 max = 5,0 × 10–3 mol d’ ions CrO42–(aq) et de
𝑥𝑥 max = 5,0 × 10–3 mol de Ag2CrO4(s).

55 a. CO2 + 2 NH3  H2O + CON2H4


b.
CO2 + 2 NH3  H2O + CON2H4
Quantité de
Avancement CO2 NH3 H2O CON2H4
matière de…
…apportée
0 n1 = 1,0 mol n2 = 2,0 mol 0 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 𝑥𝑥 n2 – 2𝑥𝑥 𝑥𝑥 2𝑥𝑥
de réaction
…présente
𝑥𝑥f n1 – 𝑥𝑥f = 0,61 mol n2 – 2𝑥𝑥f = 1,2 mol n3 = 0,39 mol = 𝑥𝑥f n4 = 0,39 mol = 𝑥𝑥f
à l’état final
…présente
à l’état
𝑥𝑥max n1 – 𝑥𝑥max = 0 n2 – 2𝑥𝑥max = 0 𝑥𝑥max = 1,0 mol 𝑥𝑥max = 1,0 mol
d’avancement
maximal
c. Si CO2 est le réactif limitant, n1 – 𝑥𝑥 max= 0, soit 𝑥𝑥 max = n1 = 1,0 mol.
𝑛𝑛
Si NH3 est le réactif limitant, n2 – 2𝑥𝑥 max = 0, soit 𝑥𝑥 max = 2 = 1,0 mol.
2
Donc 𝑥𝑥 max = 1,0 mol : le mélange initial est un mélange stœchiométrique.
d. D’après le tableau d’avancement, les quantités de matière finale de H2O et CON2H4 sont égales à
l’avancement final 𝑥𝑥 f de la réaction donc 𝑥𝑥 f = 0,39 mol et est donc inférieur à 𝑥𝑥 max. La transformation
n’est pas totale.
e. Soit M2 la masse molaire de NH3, 𝑚𝑚2′ = (𝑛𝑛2 − 2 𝑥𝑥f ) × M2 = 21 g.

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Chapitre 2 ● Évolution d’un système chimique

56 1. C2H4O2 + C5H12O  C7H14O2 + H2O


2. Soit M1 la masse molaire de l’acide éthanoïque et M2 celle de l’alcool isoamylique :
ρ × 𝑉𝑉 1,05 × 30
n1 = 1 1 = = 0,51 mol
𝑀𝑀1 60,0
ρ2 × 𝑉𝑉2 0,81 × 33
n2 = = = 0,30 mol
𝑀𝑀2 88,0
3. a.
C2H4O2 + C5H12O  C7H14O2 + H2O
Quantité de
Avancement C2H4O2 C5H12O C7H14O2 H2O
matière de…
…apportée
0 n1 = 0,51 mol n2 = 0,30 mol 0 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 𝑥𝑥 n2 – 𝑥𝑥 𝑥𝑥 2𝑥𝑥
de réaction
…présente
𝑥𝑥f n1 – 𝑥𝑥f = 0,31 mol n2 – 𝑥𝑥f = 0,10 mol n = 0,20 mol = 𝑥𝑥f n’ = 0,20 mol = 𝑥𝑥f
à l’état final
…présente
à l’état n1 – 𝑥𝑥max
𝑥𝑥max n2 – 𝑥𝑥max = 0 𝑥𝑥max = 0,30 mol 𝑥𝑥max = 0,30 mol
d’avancement = 0,21 mol
maximal
Si C2H4O2 est le réactif limitant, n1 – 𝑥𝑥 max= 0, soit 𝑥𝑥 max = n1 = 0,51 mol.
Si C5H12O est le réactif limitant, n2 – 𝑥𝑥 max= 0, soit 𝑥𝑥 max = n2 = 0,30 mol.
La plus petite valeur de 𝑥𝑥 max ne peut être dépassée donc 𝑥𝑥 max = 0,30 mol et C5H12O est le réactif limitant.
b. D’après le tableau d’avancement, l’avancement final 𝑥𝑥 f est égal à n ou n’ donc 𝑥𝑥 f = 0,20 mol.
Le système dans son état final est composé de n1 – 𝑥𝑥 f = 0,31 mol de C2H4O2, de n2 – 𝑥𝑥 f = 0,10 mol de
C5H12O, de n = 0,20 mol, de C7H14O2 et de n' = 0,20 mol de H2O.
4. L’avancement final étant différent de l’avancement maximal, la réaction n’est pas totale.
Question d’oral
Une transformation est totale si son avancement final est égal à son avancement maximal.
On peut savoir expérimentalement qu’une réaction est totale si on voit qu’un des réactifs a entièrement
disparu (disparition d’un solide, décoloration d’une solution).

57 a.
Fe3+ + SCN–  FeSCN2+
Quantité de
Avancement Fe3+ SCN– FeSCN2+
matière de…
…apportée
0 n = 2,0 mol n’ = 5,0 mol 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n – 𝑥𝑥 n’ – 𝑥𝑥 𝑥𝑥
de réaction
…présente
𝑥𝑥f n – 𝑥𝑥f = 0,6 mol n’ – 𝑥𝑥f = 3,6 mol 𝑥𝑥f = 1,4 mol = n’’
à l’état final
…présente
à l’état
𝑥𝑥max n – 𝑥𝑥max = 0 n’ – 𝑥𝑥max = 3,0 mol 𝑥𝑥max = 2,0 mol
d’avancement
maximal
b. Si Fe3+ est le réactif limitant, n – 𝑥𝑥 max = 0, soit 𝑥𝑥 max = n = 2,0mol.
Si SCN– est le réactif limitant, n’ – 𝑥𝑥 max= 0, soit 𝑥𝑥 max = n’ = 5,0 mol.
La plus petite valeur de 𝑥𝑥 max ne peut être dépassée donc 𝑥𝑥 max = 2,0 mol et Fe3+ est le réactif limitant.
D’après le tableau d’avancement, la quantité de matière finale est égale à l’avancement final 𝑥𝑥 f donc
𝑥𝑥 f = 1,4 mol.
Le système dans son état final contient n – 𝑥𝑥 f = 0,6 mol de Fe3+, n' – 𝑥𝑥 f = 3,6 mol de SCN– et n’’ = 1,4 mol
d’ions FeSCN2+.
c. L’avancement final étant différent de l’avancement maximal, la réaction n’est pas totale.

59 1. 2 Ag+(aq) + CO32–(aq)  Ag2CO3(s).


2. 𝑛𝑛0 = 𝑐𝑐0 𝑉𝑉0 = 5,0 × 10−4 mol
𝑛𝑛1 = 𝑐𝑐1 𝑉𝑉1 = 4,0 × 10−5 mol

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

2 Ag+(aq) + CO32–(aq)  Ag2CO3(s)


Quantité de
Avancement Ag+(aq) CO32–(aq) Ag2CO3(s)
matière de…
…apportée
0 n0 = 5,0 × 10–4 mol n1 = 4,0 × 10–5 mol 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n0 – 2𝑥𝑥 n1 – 𝑥𝑥 𝑥𝑥
de réaction
…présente n0 – 2𝑥𝑥max
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n1 – 𝑥𝑥max = 0 𝑥𝑥max = 4,0 × 10–5 mol
à l’état final = 4,2 × 10–4 mol
𝑛𝑛
Si Ag+ est le réactif limitant, n0 – 2𝑥𝑥 max = 0, soit 𝑥𝑥 max = 0 = 2,5 × 10−4 mol.
2
Si CO32– est le réactif limitant, n1 – 𝑥𝑥 max = 0, soit 𝑥𝑥 max = n1 = 4,0 × 10−5 mol.
La plus petite valeur de 𝑥𝑥 max ne peut être dépassée donc 𝑥𝑥 max = 4,0 × 10−5 mol et CO32– est le réactif
limitant.
𝑛𝑛
3. Pour que le mélange initial soit stœchiométrique, il faut d’une part que n0 – 2𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥 max = 0
2
𝑥𝑥max 2,5 × 10−4
= 2,5 × 10−4 mol et d’autre part que n1 – 𝑥𝑥max = 0 soit n1 = 𝑥𝑥max d’où 𝑉𝑉1 = = −2 =13 mL.
𝑐𝑐1 2,0 × 10
4. a. 𝑚𝑚 = 𝑥𝑥max 𝑀𝑀 où M est la masse molaire de Ag2CO3(s).
𝑚𝑚 28 × 10−3
Donc 𝑥𝑥max = = = 1,0 × 10−4 mol.
𝑀𝑀 275,8
𝑥𝑥max 1,0 × 10−4
Or, d’après ce qui précède, 𝑉𝑉1 = = = 5,0 mL.
𝑐𝑐1 2,0 × 10−2
b. Le réactif en excès est donc Ag +
(aq).
𝑛𝑛0 – 2𝑥𝑥max 3,0 × 10−4
𝑐𝑐 = = = 2,0 × 10−2 mol·L–1.
𝑉𝑉0 + 𝑉𝑉1 10,0 × 10−3 + 5,0 × 10−3

60 a. ClO–(aq) + Cl–(aq) + 2 H+(aq)  Cl2(g) + H2O(ℓ).


b.
ClO–(aq) + Cl–(aq) + 2 H+(aq)  Cl2(g) + H2O(ℓ)
Quantité de
Avancement ClO–(aq) Cl–(aq) H+(aq) Cl2(g) H2O(ℓ)
matière de…
…apportée n1
0 Excès Excès 0 0
à l’état initial = 7,7 × 10–2 mol
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 𝑥𝑥 Excès Excès 𝑥𝑥 𝑥𝑥
de réaction
…présente 𝑥𝑥max 𝑥𝑥max
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n1 – 𝑥𝑥max = 0 Excès Excès
à l’état final = 7,7 × 10–2 mol = 7,7 × 10–2 mol
c. Soit M la masse molaire du dichlore et soit m la masse de dichlore dégagé :
𝑚𝑚 5,5
𝑛𝑛 = = = 7,7 × 10−2 mol.
𝑀𝑀 71,0
d. D’après le tableau d’avancement, 𝑥𝑥max = 𝑛𝑛 = 7,7 × 10−2 mol.
ClO– étant par hypothèse le réactif limitant, n1 – 𝑥𝑥 max = 0 soit n1 = 𝑥𝑥max = 7,7 × 10−2 mol.
e. D’après le tableau d’avancement, l’avancement maximal est alors égal à 𝑛𝑛1′ = 7,5 × 10–2 mol. On forme
donc 𝑛𝑛1′ = 7,5 × 10–2 mol de dichlore soit une masse 𝑚𝑚′ = 𝑛𝑛1′ 𝑀𝑀 = 5,3 g. L’eau de Javel n’a donc que 5,3 %
de chlore actif, ce qui n’est pas conforme aux indications du fabricant.

61 a. 4 Fe3+ + 3 Fe(CN)64–  Fe4[Fe(CN)6]3.


b.
4 Fe3+ + 3 Fe(CN)64–  Fe4[Fe(CN)6]3
Quantité de
Avancement Fe3+ Fe(CN)64– Fe4[Fe(CN)6]3
matière de…
…apportée
0 n1 = 2,0 × 10–3 mol n2 = 1,5 × 10–3 mol 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 4𝑥𝑥 n2 – 3𝑥𝑥 𝑥𝑥
de réaction
…présente
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n1 – 4𝑥𝑥max = 0 n2 – 3𝑥𝑥max = 0 𝑥𝑥max = 5,0 × 10–4 mol
à l’état final
c. D’après le tableau d’avancement, 𝑚𝑚 = 𝑥𝑥max × 𝑀𝑀.
𝑚𝑚 0,43
Donc 𝑥𝑥max = = = 5,0 × 10−4 mol
𝑀𝑀 859,2

21 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 2 ● Évolution d’un système chimique

Or, le mélange initial est stœchiométrique donc on a d’une part n1 – 4𝑥𝑥 max = 0, soit n1 = 4𝑥𝑥 max
= 2,0 × 10−3 mol, et d’autre part, n2 – 3𝑥𝑥 max = 0 soit n2 = 3𝑥𝑥 max = 1,5 × 10−3 mol.
𝑛𝑛1 2,0 × 10−3
d. 𝑉𝑉1 = = = 20 mL.
𝑐𝑐1 0,10
𝑛𝑛2 1,5 × 10−4
𝑉𝑉2 = = = 5,0 mL.
𝑐𝑐2 3,0 × 10−2
e.
4 Fe3+ + 3 Fe(CN)64–  Fe4[Fe(CN)6]3
Quantité de
Avancement Fe3+ Fe(CN)64– Fe4[Fe(CN)6]3
matière de…
…apportée n’1 = c1V’ n’2 = c1V’
0 0
à l’état initial = 5,0 × 10–4 mol = 1,5 × 10–3 mol
…en cours
𝑥𝑥 n’1 – 4𝑥𝑥 n’2 – 3𝑥𝑥 𝑥𝑥
de réaction
…présente
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n’1 – 4𝑥𝑥’max = 0 n’2 – 3𝑥𝑥’max 𝑥𝑥’max = 1,3 × 10–5 mol
à l’état final
𝑛𝑛1′

V’< V1 : Fe3+ est le réactif limitant : 𝑛𝑛1′ – 4𝑥𝑥max ′
= 0 donc 𝑥𝑥max = = 1,3 × 10–5 mol.
4

Par conséquent, 𝑚𝑚 = 𝑥𝑥max 𝑀𝑀 = 0,11 g.

62 1. a. Les couples mis en jeu sont Cu2+/ Cu2O et C3H5O2–/ C3H6O.


2 Cu2+ + H2O + 2 e– = Cu2O + 2 H+
C3H6O + H2O = C3H5O2– + 3 H+ + 2 e–
b. L’équation de la réaction qui se produirait en milieu acide est donc :
2 Cu2+ + 2 H2O + C3H6O  Cu2O + C3H5O2– + 5 H+
c. 2 Cu2+ + 2 H2O + C3H6O + 5 HO–  Cu2O + C3H5O2– + 5 H+ + 5 HO–
d. 2 Cu2+ + 2 H2O + C3H6O + 5 HO–  Cu2O + C3H5O2– + 5 H2O
e. 2 Cu2+ + C3H6O + 5 HO–  Cu2O + C3H5O2– + 3 H2O
2. a. Les couples mis en jeu sont Ag+/ Ag et C3H5O2–/ C3H6O.
b. C3H6O + H2O = C3H5O2– + 3 H+ + 2 e– (× 1)
Ag+ + e– = Ag (× 2)
Donc en milieu acide, C3H6O + H2O + 2 Ag+  C3H5O2– + 3 H+ + 2 Ag.
D’où en milieu basique : C3H6O + H2O + 2 Ag+ + 3 HO–  C3H5O2– + 3 H+ + 3 HO– + 2 Ag
et C3H6O + H2O + 2 Ag+ + 3 HO–  C3H5O2– + 3 H2O + 2 Ag
soit finalement : C3H6O + 2 Ag+ + 3 HO–  C3H5O2– + 2 H2O + 2 Ag

63 1. Le pont salin permet de fermer le circuit en assurant la conduction du courant.


2. a. D’après l’indication de l’ampèremètre, le
courant sort de l’électrode de cuivre et circule
vers l’électrode de zinc. Or, le courant va de la
borne + vers la borne –, d’où le schéma ci-
contre.
b. Les électrons circulent dans les parties
métalliques dans le sens inverse du courant.
3. a. Le système chimique est le siège d’une
réaction d’oxydo-réduction car il subit une
transformation impliquant un transfert
d’électrons.
b. Les couples mis en jeu dans cette pile sont Cu2+(aq)/Cu(s) et Zn2+(aq)/Zn(s).
c. Les électrons partent de l’électrode de zinc donc le zinc est oxydé en ions zinc. Les électrons sont
gagnés par les ions cuivre qui sont donc réduits en cuivre :
Zn = Zn2+ + 2 e–
Cu2+ + 2 e– = Cu
d. Par conséquent, l’équation de la réaction qui se produit lorsque la pile débite un courant est :
Zn(s) + Cu2+(aq)  Zn2+(aq) + Cu(s)
La quantité de matière des réactifs Zn(s) et Cu2+(aq) diminue donc, tandis que celle des produits Zn2+(aq)
et Cu(s) augmente.

22 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

4. La pile ne peut pas fonctionner indéfiniment car un au moins des réactifs sera intégralement
consommé si la réaction est totale.

64 a. Le nitrobenzaldéhyde étant nocif et irritant, il faut porter une blouse, des gants et des lunettes,
tout en manipulant sous hotte.
b. 2 C7H5NO3(s) + 2 C3H6O(ℓ) + 2 HO–(aq)  C16H10N2O2(s) + 2 C2H3O2– (aq) + 4 H2O(ℓ)
𝑚𝑚
c. La quantité de matière apportée de 2-nitrobenzaldéhyde est : 𝑛𝑛1 = 1 = 6,6 × 10–3 mol.
𝑀𝑀1
ρ𝑉𝑉2
La quantité de matière apportée d’acétone est : 𝑛𝑛2 = = 0,14 mol.
𝑀𝑀2
La quantité de matière apportée d’ions hydroxyde est : n3 = c3V3 = 8,0 × 10–3 mol.
d. On dresse un tableau d’avancement pour la transformation étudiée.

2 C7H5NO3(s) + 2 C3H6O(ℓ) + 2 HO–(aq)  C16H10N2O2(s) + 2 C2H3O2–(aq) + 4 H2O(ℓ)


Quantité de
Avancement C7H5NO3(s) C3H6O(ℓ) HO–(aq) C16H10N2O2(s) C2H3O2–(aq) H2O(ℓ)
matière de…
…apportée n1 n3
0 n2 = 0,14 mol 0 0 Solvant
à l’état initial = 6,6 × 10–3 mol = 8,0 × 10–3 mol
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 2𝑥𝑥 n2 – 2𝑥𝑥 n3 – 2𝑥𝑥 𝑥𝑥 2𝑥𝑥 Solvant
de réaction
…présente n2 – 2𝑥𝑥max n3 – 2𝑥𝑥max 𝑥𝑥max 2𝑥𝑥max
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n1 – 2𝑥𝑥max = 0 Solvant
à l’état final = 0,13 mol = 1,4 × 10–3 mol = 3,3 × 10–3 mol = 6,6 × 10–3 mol
𝑛𝑛1
Si le 2-nitrobenzaldéhyde est le réactif limitant, n1 – 2𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥 max = = 3,3 × 10–3 mol.
2
𝑛𝑛2
Si l’acétone est le réactif limitant, n2 – 2𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥max = = 6,8 × 10–2 mol.
2
𝑛𝑛3
Si l’ion hydroxyde est le réactif limitant, n3 – 2𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥 max = = 4,0 × 10–3 mol.
2
La plus petite valeur de ces valeurs de 𝑥𝑥 max ne peut être dépassée, donc 𝑥𝑥 max = 3,3 × 10–3 mol : c’est le 2-
nitrobenzaldéhyde qui est en défaut.
e. On complète la dernière ligne du tableau d’avancement avec la valeur de 𝑥𝑥 max calculée
précédemment.
D’après ce tableau, la masse d’indigo que l’on aurait pu récupérer est donc : mthéo = 𝑥𝑥 maxM = 0,87 g.
f. Cette masse est largement supérieure à la masse effectivement obtenue : on peut penser qu’il y a
des pertes de matière liées aux manipulations au cours des différentes étapes de la synthèse.
g. Soit m la masse d’indigo produite annuellement. D’après le travail précédent, l’avancement maximal
𝑚𝑚
est donc 𝑥𝑥 max = = 1,9 × 108 mol.
𝑀𝑀
La quantité de matière de nitrobenzaldéhyde nécessaire est égale à 2𝑥𝑥 max donc la masse
correspondante est 𝑚𝑚1′ = 2𝑥𝑥 maxM = 5,8 × 1010 g = 58 kt.
La quantité de matière d’acétone nécessaire est aussi égale à 2𝑥𝑥 max donc le volume correspondant
2𝑥𝑥 𝑀𝑀
est 𝑉𝑉2′ = max 2 = 2,8 × 1010 mL = 2,8 × 104 m3.
ρ2

65 1. a. 2 NO2 + 4 NH3 + O2  3 N2 + 6 H2O


b. Soit m1 la masse de dioxyde d’azote dégagée par kilomètre et soit M1 la masse molaire de ce gaz :
𝑚𝑚1 460 × 10−3
𝑛𝑛1 = = = 1,00 × 10−2 mol
𝑀𝑀1 46,0
c.
2 NO2 + 4 NH3 + O2  3 N2 + 6 H2O
Quantité de
Avancement NO2 NH3 O2 N2 H2O
matière de…
…apportée n1 n2
0 Excès 0 0
à l’état initial = 1,00 × 10–2 mol = 2,00 × 10–2 mol
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 2𝑥𝑥 n2 – 4𝑥𝑥 Excès 3𝑥𝑥 6𝑥𝑥
de réaction
…présente 3𝑥𝑥max 6𝑥𝑥max
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n1 – 2𝑥𝑥max = 0 n2 – 4𝑥𝑥max = 0 Excès
à l’état final = 1,50 × 10–2 mol = 3,00 × 10–2 mol
d. La quantité de matière minimale n2 d’ammoniac qu’il faut engager pour traiter la quantité de matière
n1 de polluant si la réaction est totale est telle que n1 – 2𝑥𝑥 max = 0 et n2 – 4𝑥𝑥 max = 0.
𝑛𝑛
Par conséquent, 𝑥𝑥 max = 1 = 5,00 × 10–3 mol et n2 = 4𝑥𝑥 max = 2,00 × 10−2 mol.
2
Le mélange constitué alors est un mélange stœchiométrique.

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Chapitre 2 ● Évolution d’un système chimique

2. a.
CON2H4 + H2O  CO2 + 2 NH3
Quantité de
Avancement CON2H4 H2O CO2 NH3
matière de…
…apportée n
0 Excès 0 0
à l’état initial = 1,00 × 10–2 mol
…en cours
𝑥𝑥 n – 𝑥𝑥 Excès 𝑥𝑥 2𝑥𝑥
de réaction
…présente 𝑥𝑥’max 2𝑥𝑥’max = n2
𝑥𝑥’f = 𝑥𝑥’max n – 𝑥𝑥’max = 0 Excès
à l’état final = 1,00 × 10–2 mol = 2,00 × 10–2 mol
′ ′ 𝑛𝑛
D’après le tableau d’avancement, n2 = 2𝑥𝑥max donc 𝑥𝑥max = 2 = 1,00 × 10−2 mol.
2
′ ′
Or, n – 𝑥𝑥max = 0 donc n = 𝑥𝑥max = 1,00 × 10−2 mol.
b. Soit M la masse molaire de l’urée :
𝑚𝑚 = 𝑛𝑛𝑛𝑛 = 1,00 × 10−2 × 60,0 = 0,600 g
32,5 100 100
D’après l’étiquette, 𝑚𝑚 = × 𝑚𝑚′ soit 𝑚𝑚′ = × 𝑚𝑚 = × 0,600 = 1,85 g.
100 32,5 32,5
c. ρ’ = 1,09 kg·L–1 = 1,09 × 103 g·L–1
𝑚𝑚′ 1,85
𝑉𝑉 ′ = = = 1,70 × 10−3 L consommé par km.
ρ′ 1,09 × 103
Un bidon d’AdBlue® a un volume V = 10 L
𝑉𝑉 10 3
𝑑𝑑 = ′ =
𝑉𝑉 −3 = 5,9 × 10 km.
1,70 × 10

𝑚𝑚1
66 La quantité de matière de chlorure de radium dissous est 𝑛𝑛1 = .
𝑀𝑀Ra + 2𝑀𝑀Cl
L'équation de la réaction de dissolution du chlorure de radium est RaCl2(s)  Ra2+(aq) + 2Cl–(aq)
La quantité de matière d'ions chlorure introduits en solution est donc :
2𝑚𝑚1
𝑛𝑛2 = 2𝑛𝑛1 =
𝑀𝑀Ra + 2𝑀𝑀Cl
La réaction entre les ions chlorure et les ions argent est Ag+(aq) + Cl–(aq)  AgCl (s)
Cette réaction de précipitation consomme tous les ions chlorure initialement présents car les ions
argent sont apportés en excès. Elle produit donc autant de chlorure d'argent qu'il y avait d'ions chlorure
initialement, soit une quantité n2. La masse de chlorure d'argent produit est donc :
𝑀𝑀Ag +𝑀𝑀Cl 2𝑚𝑚1
𝑚𝑚2 = 𝑛𝑛2 (𝑀𝑀Ag + 𝑀𝑀Cl ) soit 𝑚𝑚2 = 2𝑚𝑚1 d'où l'on extrait 𝑀𝑀Ra = �𝑀𝑀Ag + 𝑀𝑀Cl � − 2𝑀𝑀Cl
𝑀𝑀Ra +2𝑀𝑀Cl 𝑚𝑚2
soit MRa = 226,0 g·mol–1.

67
Question préliminaire
Cr2O72– + 14 H+ + 6 e– = 2 Cr3+ + 7 H2O (× 2)
C2H6O + H2O = C2H4O2 + 4 H+ + 4 e– (× 3)
On retrouve donc 2 Cr2O72– + 3 C2H6O + 16 H+  4 Cr3+ + 3 C2H4O2 + 11 H2O
Problème
À l’aide de la photo, on estime que la moitié environ de la masse totale de cristaux a été transformée.
Soit m1 cette masse, M1 la masse molaire du dichromate de potassium. La quantité de matière de
𝑚𝑚
dichromate ayant réagi est 𝑛𝑛1 = 1 = 4,3 × 10–6 mol.
𝑀𝑀1
Dressons un tableau d’avancement pour la réaction étudiée, supposée totale.
2 Cr2O72– + 3 C2H6O + 16 H+  4 Cr3+ + 3 C2H4O2 + 11 H2O
Quantité de
Avancement Cr2O72– C2H6O H+ Cr3+ C2H4O2 H2O
matière de…
…apportée n1 n2
0 Excès 0 0 Solvant
à l’état initial = 4,3 × 10–6 mol = 6,4 × 10–6 mol
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 2𝑥𝑥 n2 – 3𝑥𝑥 Excès 4𝑥𝑥 3𝑥𝑥 Solvant
de réaction
…présente 4𝑥𝑥max 3𝑥𝑥max
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n1 – 2𝑥𝑥max = 0 n2 – 3𝑥𝑥max = 0 Excès Solvant
à l’état final = 8,5 × 10–6 mol = 6,4 × 10–6 mol
D’après ce tableau, les quantités de matière des réactifs consommées sont telles que n1 – 2𝑥𝑥 max = 0 et
𝑛𝑛 3𝑛𝑛
n2 – 3𝑥𝑥 max = 0, soit 𝑥𝑥 max = 1 et n2 = 3𝑥𝑥 max = 1 = 6,4 × 10–6 mol.
2 2

24 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

Soit m2 la masse d’éthanol expiré et M2 la masse molaire de l’éthanol : m2 = n2M2 = 2,9 × 10–4 g.
Cette masse d’éthanol est celle qui est présente dans 1,0 L d’air expiré donc la teneur en éthanol de l’air
expiré est 2,9 × 10–4 g·L–1.
Or, d’après le document 2, le taux d’alcool sanguin est 2 000 fois supérieur à la teneur dans l’air, donc il
vaut ici 0,59 g·L–1.
Par conséquent, ce taux étant supérieur au taux limite de 0,50 g·L–1, le conducteur ne peut pas conduire.

68
Question préliminaire
Le volume total V de tartre déposé sur le tambour est approximativement égal au produit de l’aire de
la surface extérieure S du tambour par l’épaisseur ℓ de la couche.
V = (2πR2 + 2πRh)e = 2,0 × 10–5 m3.
Problème
La masse de tartre déposé est m = ρV = 53 g.
𝑚𝑚
La quantité de matière de tartre correspondante est n = = 0,53 mol.
𝑀𝑀
Soit c’ la concentration en ions H3O+(aq) et V’ le volume du flacon.
La quantité de matière d’ions H3O+(aq) dans le détartrant est n’= c’V’= 1,8 mol.
Dressons un tableau d’avancement pour la réaction, supposée totale, qui se produit entre les ions H3O+
et le tartre.
2 H3O+(aq) + CaCO3(s)  Ca2+(aq) + CO2(g) + 3 H2O(ℓ)
Quantité de
Avancement H3O+(aq) CaCO3(s) Ca2+(aq) CO2(g) H2O
matière de…
…apportée
0 n’ = 1,8 mol n = 0,53 mol 0 0 Solvant
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n’ – 2𝑥𝑥 n – 𝑥𝑥 𝑥𝑥 𝑥𝑥 Solvant
de réaction
…présente n’ – 2𝑥𝑥max
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n – 𝑥𝑥max = 0 𝑥𝑥max = 0,53 mol 𝑥𝑥max = 0,53 mol Solvant
à l’état final = 0,74 mol
𝑛𝑛′
Si H3O+(aq) est le réactif limitant, n’ – 2𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥 max = = 0,90 mol.
2
Si CaCO3(s) est le réactif limitant, n – 𝑥𝑥 max = 0 soit 𝑥𝑥 max = n = 0,53 mol.
La plus petite valeur de ces valeurs de 𝑥𝑥 max ne peut être dépassée, donc 𝑥𝑥 max = 0,53 mol : c’est le tartre
qui est en défaut.
Par conséquent, le flacon de détartrant suffit pour détartrer tout le tambour.

69 Soit V2 le volume, m2 la masse et n2 la quantité de matière de bioéthanol nécessaire pour faire


ρ𝑉𝑉
fonctionner tout le parc automobile français : n2 = 2 = 4 × 1010 mol.
𝑀𝑀2
Dressons un tableau d’avancement pour la réaction permettant de produire le bioéthanol.
C12H22O11 + H2O  4 C2H6O + 4 CO2
Quantité de
Avancement C12H22O11 H2O C2H6O CO2
matière de…
…apportée
0 n1 = 1 × 1010 mol Solvant 0 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 𝑥𝑥 Solvant 4𝑥𝑥 4𝑥𝑥
de réaction
…présente 4𝑥𝑥max = n2 4𝑥𝑥max = n2
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n1 – 𝑥𝑥max = 0 Solvant
à l’état final = 4 × 1010 mol = 4 × 1010 mol
𝑛𝑛2
D’après ce tableau, n2 = 4𝑥𝑥 max et n1 – 𝑥𝑥 max = 0 donc 𝑥𝑥 max = n1 = = 1 × 1010 mol.
4
La masse de saccharose nécessaire est m1 = n1M1 = 4 × 10 g = 1 × 106 t. 12
𝑚𝑚
Or, si m est la masse de betteraves nécessaire, m1 = 0,195m, donc 𝑚𝑚 = 1 = 2 × 107 t.
0,195

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

3. Dosages colorimétriques
Activités p. 66 à 68 – laisser faire la mesure avec saturation à tous et montrer
que la loi de Beer-Lambert est vérifiée pour les
① Dosage par étalonnage colorimétrique concentrations les plus basses, mais pas les plus élevées.
Remarque Il peut arriver aussi, selon les modèles de colorimètres,
Cette activité expérimentale de dosage par étalonnage que les erreurs aléatoires soient très visibles pour les
reprend largement les compétences acquises en seconde faibles concentrations. Le graphique d’étalonnage sera
sur la question. Le principe même du dosage par alors très bruité et peu exploitable. Il faut dans ce cas
étalonnage est supposé connu. L’accent sera mis ici sur la augmenter les concentrations, par exemple tout
mesure d’absorbance et la vérification de la loi de Beer- multiplier par deux (et donc ne diluer que cinq fois
Lambert. la Bétadine®).
Enfin, il arrive que les points placés sur le graphique
Liste de matériel
d’étalonnage puissent bien être modélisés par une droite,
Par binôme
mais ne passant pas par l’origine. Il est probable que ce
• Spectrophotomètre ou colorimètre avec mode
soit le réglage du zéro du colorimètre qui soit en cause.
d’emploi (avec filtre adapté si besoin : voir remarques
Qu’il y ait saturation ou non, que l’ordonnée à l’origine
ci-après ; avec alimentation et accessoires de mesure si
soit nulle ou pas, la courbe d’étalonnage peut être
besoin)
utilisable pour le dosage de la solution de Bétadine®
• Pissette d’eau distillée
dermique diluée. Si le graphique est en revanche très
• Poire à pipeter
bruité, il ne sera pas exploitable.
• Fiole jaugée de 50 mL et son bouchon
• Au moins deux cuves à spectrophotométrie 1. Échelle de teintes : le nombre de solutions
• Papier millimétré ou ordinateur avec tableur-grapheur effectivement réalisées pourra dépendre de la taille de
et imprimante la classe.
• Flacon de solution de diiode à 10,0 mmol·L–1 étiqueté Nom
S0 S1 S2 S3 S4 S5 S6
« S0 : diiode 10,0 mmol·L–1 », quantité suffisante pour de la solution
50 mL par binôme Concentration c
10,0 8,0 6,0 5,0 4,0 2,0 1,0
(en mmol·L–1)
• Flacon de solution de diiode de concentration voisine
Volume (en mL)
de 4,2 × 10–3 mol·L–1 étiqueté «SB Bétadine diluée dix
de S0 à prélever
fois », quantité suffisante pour 10 mL par binôme 40 30 25 20 10 5,0
pour 50 mL
• Éventuellement des pipettes compte-gouttes pour de solution fille
placer les solutions dans les cuves Pipettes 25
20 20
• Feutre pour marquer la verrerie, chiffon jaugées ou
+ + 20 10 5
Pour la classe à utiliser 20
20 10
• Jeu de pipettes jaugées de divers volumes permettant (en mL) +5
la réalisation de l’échelle de teintes par la classe ; par 2. Il faut travailler vers 450 nm, car c’est à cette longueur
exemple, pour douze binômes, on peut faire faire d’onde que l’absorbance est la plus élevée. On peut aussi
chaque solution fille en double exemplaire, auquel cas il choisir une autre longueur d’onde si l’on constate la
faut 10 pipettes de 20 mL, 2 de 10 mL, 4 de 5 mL saturation de l’appareil au maximum d’absorption.
(prévoir large) 3. Tracé du graphique d’étalonnage.
• Cuves à spectrophotométrie supplémentaires 4. La loi est vérifiée si l’appareil ne sature pas.
• Bidon de récupération de solutions halogénées 5. On peut soit utiliser seulement le graphique (seule
• Lunettes de protection et blouse pour chaque élève solution possible si la loi de Beer-Lambert n’est pas
vérifiée convenablement), soit utiliser l’équation de la
droite. Ne pas oublier de multiplier par 10 pour obtenir
Remarques
la concentration de la Bétadine® commerciale.
Avec certains modèles de colorimètres, la loi de Beer-
Lambert est mal vérifiée dès que l’absorbance devient un Bilan
peu trop grande. Ici, il faudrait mesurer une absorbance • Trois grandes étapes du dosage :
dans le bleu, mais si des essais préalables ont montré que – réalisation de la gamme d’étalonnage à partir d’une
le colorimètre sature, alors deux options sont possibles : solution de concentration connue ;
– changer la longueur d’onde de travail (ce n’est pas – mesures et construction du graphe d’étalonnage (et
conforme à la règle donnée du maximum d’absorption, modélisation par une droite si la loi de Beer-Lambert
mais c’est compréhensible par un élève et la discussion est vérifiée) ;
à ce sujet est intéressante ; on peut même faire faire un – détermination de la concentration de la solution testée
binôme témoin dans le bleu pour montrer la saturation) ; à l’aide du graphe ou de son équation.

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Chapitre 3 ● Dosages colorimétriques

• La conséquence sur le protocole est que cela impose la 1. a. Le réactif titré est le diiode I2, le réactif titrant est
dilution de la solution dosée. Si l’on n’avait pas dilué la l’ion permanganate MnO4–.
Bétadine® commerciale, d’une part son absorbance ne I2/I– : I2 + 2 e– = 2 I–
serait pas rentrée dans le graphe et, d’autre part, on S2O32–/S4O62– : 2 S2O32– = S4O62– + 2 e–
n’aurait peut-être pas pu extrapoler le graphe ou utiliser Bilan : I2 + 2 S2O32–  2 I– + S4O62–
l’équation de la droite, étant donné que la loi de Beer- b. Montage du titrage avec légende adaptée.
Lambert n’est pas valable aux concentrations élevées. 2. Le volume équivalent doit être proche de Véq = 15,8 mL,
valeur attendue.
② Dosage par titrage d’une solution colorée 3. a. La quantité de matière de réactif titrant apporté
à l’équivalence est n = cVéq.
Remarque b. D’après la stœchiométrie de la réaction de titrage,
Cette activité est une introduction à la notion de titrage, la quantité de matière de diiode initialement présent
utilisant, comme le préconise le programme, des était deux fois inférieure : 𝑛𝑛1 = .
𝑛𝑛
2
réactions d’oxydo-réduction où le repérage de 𝑛𝑛1
c. La concentration molaire du Lugol® est donc 𝑐𝑐1 = ,
l’équivalence se fait à l’œil par observation d’un 𝑉𝑉1
changement de couleur. Comme il s’agit d’une activité de donc sa concentration en masse 𝐶𝐶m = 𝑐𝑐1 𝑀𝑀I2 .
découverte, les questions s’attardent sur le vocabulaire
Bilan
et laissent peu d’initiatives à l’élève.
On peut aussi repérer l’équivalence à l’œil lorsque seul
Cette activité expérimentale est suivie d’une autre, moins
le réactif titrant est coloré : au début du titrage, le
guidée, sur le même principe. Les deux activités peuvent
mélange réactionnel est incolore. Lorsque la couleur
être faites dans la même séance de TP de deux heures.
du réactif titrant persiste dans le mélange réactionnel,
Liste de matériel c’est qu’on a dépassé l’équivalence.
Par binôme
• Burette graduée de 25 mL
• Agitateur magnétique + barreau aimanté (si besoin ③ Manganimétrie
du papier blanc à mettre sur l’agitateur pour repérer Remarque
la couleur) Cette activité peut être traitée juste après la précédente,
• Erlenmeyer de 125 mL environ dans la même séance de TP de deux heures, ou en
• Pipette jaugée de 10 mL réinvestissement dans une autre séance. Elle suppose
• Poire à pipeter les notions relatives aux titrages déjà étudiées.
• Bécher de prélèvement Liste de matériel
• Verre à pied en guise de poubelle
Par binôme
• Flacon de solution de thiosulfate de sodium à
• Burette graduée de 25 mL
5,00 × 10–2 mol⋅L–1, étiqueté « Solution de thiosulfate
• Agitateur magnétique et barreau aimanté (si besoin
de sodium 5,00 × 10–2 mol⋅L–1 », quantité suffisante du papier blanc à mettre sur l’agitateur pour repérer
pour 50 mL par binôme la couleur)
• Flacon de Lugol® (solution de diiode à 10 g⋅L–1) • Erlenmeyer de 125 mL environ
étiqueté « Lugol », quantité suffisante pour 25 mL • Pipettes jaugées de 5 mL et 10 mL
par binôme • Fiole jaugée de 50 mL + Poire à pipeter
• Pissette d’eau distillée • Deux béchers de prélèvement
• Flacon compte-gouttes d’empois d’amidon • Verre à pied en guise de poubelle
• Chiffon • Flacon de solution de permanganate de potassium
Pour la classe
à 2,00 × 10–2 mol⋅L–1 très acidifié, étiqueté « Solution
• Cannes magnétiques pour récupérer les barreaux
de permanganate de potassium 2,00 × 10–2 mol⋅L–1 »,
aimantés
quantité suffisante pour 50 mL par binôme
• Bidon de récupération de solutions halogénées
• Flacon d’eau oxygénée à 10 volumes (solution de
• Lunettes de protection et blouse pour chaque élève
peroxyde d’hydrogène à 0,83 mol⋅L–1) étiqueté « Eau
oxygénée 10 volumes », quantité suffisante pour 25 mL
Remarques par binôme
On veillera à insister sur la rédaction des réponses • Pissette d’eau distillée
(questions 3a, b, c) qui peuvent également servir de • Chiffon
modèle à apprendre par cœur. Pour la classe
L’utilisation d’empois d’amidon, certes standard pour ce • Cannes magnétiques pour récupérer les barreaux
titrage, n’est pas indispensable pour une première aimantés
approche des titrages (avec du soin on peut repérer • Bidon de récupération de solution de permanganate
l’équivalence avec une bonne précision sans empois de potassium (à réduire ensuite par ions fer (II))
d’amidon). • Lunettes de protection et blouse pour chaque élève

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

Remarques Exercices p. 75 à 83
Ce TP se veut un réinvestissement des notions vues en
cours ou lors du TP précédent. Le questionnement de 26 a. Le réactif titrant est l’ion étain Sn2+, le réactif titré
l’élève est cependant guidé pour amener à la nécessité l’ion cérium IV Ce4+.
de diluer la solution titrée pour en faire le titrage. Ce4+/Ce3+ : Ce4+ + e– = Ce3+ (×2)
En revanche, le compte-rendu est laissé libre. On veillera, Sn4+/Sn2+ : Sn2+ = Sn4+ + 2 e–
dans sa correction, à insister sur la rédaction des Bilan : 2 Ce4+ + Sn2+  2 Ce3+ + Sn4+
raisonnements relatifs aux titrages. b. L’équivalence est repérée à la disparition de la couleur
Le calcul de la concentration c0 peut être fait en orange du réactif titré.
préliminaire guidé par l’enseignant. La réaction de c. La quantité de matière de réactif titrant Sn2+ apportée
dismutation du peroxyde d’hydrogène est la suivante : à l’équivalence est n = cVéq.
H2 O2 /H2O : H2O2 + 2 H+ + 2 e– = 2 H2O D’après la stœchiométrie de la réaction de titrage, la
O2/H2 O2 : H2O2 = O2 + 2 H+ + 2 e– quantité de matière de réactif titré Ce4+ initialement
présent était double. La concentration d’ions Ce4+ de
Bilan : 2 H2O2  O2 + 2 H2O 2𝑐𝑐𝑉𝑉éq
Un volume de dioxygène Vgaz = 10 L contient une quantité la solution titrée est donc 𝑐𝑐1 = = 4,18 × 10–2 mol·L–1.
𝑉𝑉1
𝑉𝑉gaz
de matière de dioxygène 𝑛𝑛gaz = = 0,42 mol.
𝑉𝑉m
28 a. Cette solution absorbe dans le bleu et le vert, laisse
D’après la stœchiométrie de la réaction de dismutation
passer le rouge, donc apparaît rouge.
du peroxyde d’hydrogène, il y avait deux fois plus de H2O2
b. Il faut utiliser la longueur d’onde du maximum
au départ dans un litre de solution, ce qui fait bien une
d’absorption, 450 nm.
concentration c0 = 0,83 mol·L–1.
29 a. L’absorbance de la solution à 450 nm est A450 = 1,8.
1. a. Puisque l’ion permanganate, oxydant, est réactif 𝐴𝐴
titrant, H2O2 est titré comme réducteur, donc dans le La concentration de la solution est donc 𝑐𝑐 = 450
𝜀𝜀450 𝑙𝑙
couple O2/H2O2. = 6,2 × 10−3 mol·L–1
b. MnO4–/Mn2+ : MnO4– + 8H+ + 5 e– = Mn2+ + 4 H2O (×2) b. L’absorbance à 500 nm de cette solution est A500 = 1,0.
O2/H2O2 : H2O2 = O2 + 2 H+ + 2 e– (×5) Le coefficient d’absorption molaire de cette solution à
𝐴𝐴
Bilan : 2 MnO4– + 5 H2O2 + 6 H+  2 Mn2+ + 5 O2 + 8 H2O 500 nm est donc ε500 = 500 = 1,6 × 102 .
ℓ𝑐𝑐
c. La réaction implique les ions H+, qui ne sont présents
que si on les apporte grâce à l’acide sulfurique. 31 a. D’après le graphe, la concentration de la solution
d. La seule espèce colorée est l’ion permanganate. Non est 2,4 mmol·L–1.
présent dans le milieu réactionnel au début du titrage, il b. D’après la loi de Beer-Lambert, la concentration de la
n’apparaît que lorsque la réaction de titrage est terminée, 0,68
solution inconnue est 𝑐𝑐 = = 2,3 × 10−3 mol·L–1.
donc après l’équivalence. L’équivalence est donc repérée 290 × 1,0

à la persistance de la coloration violette, à la goutte près.


e. Si l’on titre V0 = 10 mL d’eau oxygénée de concentration 32 a. Au début du titrage, l’erlenmeyer contient B, mais
c0 = 0,83 mol·L–1, on titre une quantité de matière de pas les autres.
peroxyde d’hydrogène n0 = c0V0 b. Avant l’équivalence, l’erlenmeyer contient B, C, D,
= 8,3  10–3 mol. D’après la stœchiométrie de la réaction mais pas A.
de titrage, la quantité de matière d’ions permanganate c. À l’équivalence, l’erlenmeyer contient C et D, mais
2 ni A ni B.
nécessaires est 𝑛𝑛 = 𝑛𝑛0 = 3,3  10–3 mol. Le volume de
5 d. Après l’équivalence, l’erlenmeyer contient A, C, D,
solution titrante qui contient cette quantité de matière mais pas B.
𝑛𝑛
d’ions permanganate est 𝑉𝑉 = = 0,17 L. La burette
𝑐𝑐
faisant 25 mL, il faudrait passer six burettes entières avant 33 L’équivalence d’un titrage est l’état du titrage où le
d’atteindre le volume équivalent. Voilà pourquoi on titre réactif titrant et le réactif titré ont été apportés dans les
plutôt une solution diluée. proportions stœchiométriques de la réaction de titrage.
2. Le volume équivalent attendu du titrage de cette L’équivalence d’un titrage est l’état du titrage où le réactif
solution diluée est Véq= 16,7 mL. limitant de la réaction de titrage change. L’équivalence
d’un titrage est l’état du titrage où l’on a apporté juste
Bilan
assez de réactif titrant pour consommer tout le réactif
Les attendus du compte-rendu sont donnés.
titré initialement présent.
On peut la repérer à l’œil, lorsque seul le réactif titrant
est coloré (alors l’équivalence est atteinte à la persistance
de la couleur du réactif titrant dans le mélange
réactionnel) ou lorsque seul le réactif titré est coloré
(alors l’équivalence est atteinte à la disparition de la
couleur du réactif titré dans le mélange réactionnel).

28 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 3 ● Dosages colorimétriques

34 Avant l’équivalence, le mélange réactionnel est c. La concentration en masse correspondante est


incolore. Après l’équivalence, il est rouge. 𝐶𝐶m = 𝑐𝑐𝑀𝑀NO3 − = 59 mg·L–1 : l’eau est impropre à
la consommation.
35 a. a représente la quantité de matière de A (non
présent avant l’équivalence), b la quantité de matière de 43 a. Faux : B n’est pas présent avant l’équivalence alors
D (produit de la réaction, coefficient stœchiométrique 1), que D est formée.
c la quantité de matière de C (produit, coefficient 2) et d b. Vrai : chaque B apporté produit un C.
la quantité de matière de B (réactif titré, consommé à c. Faux : à l’équivalence il n’y a pas de B alors que D a
l’équivalence). été formée.
b. Le volume équivalent est celui où le réactif titré d. et e. Faux car la stœchiométrie n’est pas de 1 pour 1.
est consommé sans que le réactif titrant soit apporté
en excès, donc ici Véq = 10 mL. 44 a. On peut repérer l’équivalence à l’apparition de la
couleur du réactif titrant.
36 a. À l’équivalence, la quantité de matière de réactif b. On peut repérer l’équivalence à la disparition de la
titrant apporté est juste suffisante pour consommer tout couleur du réactif titré.
le réactif titré initialement présent. Vu la stœchiométrie c. On peut repérer l’équivalence, lorsque la couleur du
de la réaction de titrage, on en déduit que nBi = 2 nAéq. réactif titré disparaît et celle du réactif titrant apparaît.
b. Pour avoir la concentration en quantité de matière de d. On ne peut pas repérer l’équivalence à la couleur, car
la solution titrée, il faudrait avoir la valeur du volume de la couleur du produit est présente du début.
solution titrée prélevée. Pour avoir sa concentration en
masse, il faudrait avoir la masse molaire du soluté titré. 45 a. On ne peut pas repérer l’équivalence car la seule
espèce colorée est un produit.
37 a. Faux : une solution jaune laisse passer le jaune. b. On peut repérer l’équivalence à la persistance de la
b. Faux : cela dépend des autres couleurs qu’elle laisse coloration brune du dibrome.
passer. c. On peut repérer l’équivalence à la persistance de la
c. Vrai : on ne peut pas obtenir du jaune en superposant coloration jaune du diiode.
du bleu à une autre couleur. d. On peut repérer l’équivalence à la disparition de la
couleur jaune du diiode.
38 a. 𝐴𝐴1 = εℓ1 𝑐𝑐1 = 0,25
b. 𝐴𝐴1 = εℓ2 𝑐𝑐1 = 1,0 46 a. On ne peut pas repérer l’équivalence car la couleur
c. 𝐴𝐴3 = εℓ1 𝑐𝑐3 = 0,50 de l’in Cr2O72– qui croît au début du titrage empêche de
𝐴𝐴
d. 𝑐𝑐4 = 4 = 4,0 × 10−5 mol·L–1 repérer un changement de couleur.
εℓ1
b. On peut repérer l’équivalence à l’apparition de la
couleur violette de l’ion permanganate.
40 a. Les deux solutions laissent passer le vert et
c. On ne peut pas repérer l’équivalence car la couleur
absorbent le rouge et le bleu, donc on les voit vertes.
b. L’absorbance de la solution de chlorophylle a à 420 nm verte de l’ion Cr3+ qui apparaît du début empêche de
𝐴𝐴 voir un changement de couleur.
est Aa = 1,3. Sa concentration est donc 𝑐𝑐0 = a
εa 𝑙𝑙 d. On peut repérer l’équivalence à la disparition de la
= 1,2 × 10−5 mol·L–1. L’autre solution a la même couleur violette.
concentration.
c. L’absorbance de la solution de chlorophylle b à 460 nm 47 a. La concentration de la solution titrante est c, la
est Ab = 1,7. Son coefficient d’absorption molaire à quantité de matière d’éthanol introduit est n0, le volume
𝐴𝐴
460 nm est donc εb = b = 1,4 × 105 L·mol–1·cm–1. équivalent est Véq.
𝑐𝑐0 ℓ
b. À l’équivalence, le réactif titrant et le réactif titré sont
entièrement consommés. On note 𝑥𝑥 max l’avancement
41 a. Voici le graphe.
Son coefficient directeur est maximal de la réaction support du titrage à l’équivalence.
k = 9,3 × 102 L·mol–1.
Réaction 2 Cr2O72–(aq) + 3 C2H6O(aq) + 16 H+(aq)  …
Le coefficient d’absorption
Quantités
molaire de l’espèce de matière de…
Cr2O72– C2H6O H+
𝑘𝑘
absorbante est donc ε = …apportées
ℓ cVéq n0
= 9,3 × 102 L·mol–1·cm–1 à l’équivalence
Excès
b. À l’aide du graphe on …présentes
cVéq – 2𝑥𝑥max = 0 n0 – 3𝑥𝑥max = 0
détermine la concentration à l’équivalence
𝑐𝑐𝑉𝑉éq
de l’eau : c = 0,90 mmol·L–1. c. On en déduit que 𝑥𝑥max =
2
3𝑐𝑐𝑉𝑉éq
puis que 𝑛𝑛0 = 3𝑥𝑥max =
2

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

48 a. La courbe 1 représente la quantité de matière de


Cr3+, la courbe 2 celle de C2H4O2, qui sont des produits
(donc leur courbe croît du début), et qu’on départage à
l’aide des coefficients stœchiométriques de la réaction.
La courbe 3 est la quantité de matière de réactif C2H6O,
qui décroît du début. La courbe 4 est celle de Cr2O72–,
qui apparaît après l’équivalence.
b. Le volume équivalent, d’après la lecture de l’abscisse
de la rupture de pente des courbes, est Véq = 12,5 mL.
La quantité de matière d’éthanol initialement présente
est l’ordonnée à l’origine de la courbe 3, donc
n0 = 0,030 mol. La concentration de la solution titrante
se déduit de la relation obtenue à l’exercice précédent, c. Pour A = 0,69, on lit une concentration
2𝑛𝑛
𝑐𝑐 = 0 = 1,6 mol·L–1. c = 0,14 mmol·L–1. La concentration en masse est donc
3𝑉𝑉éq
Cm = cMFe = 7,8 mg·L–1. Celle de la solution issue du
médicament était donc dix fois plus concentrée, soit
50 1. a. Demi-équations : 78 mg·L–1. Comme elle contenait tout le comprimé, cela
MnO4–/Mn2+ : MnO4– + 8 H+ + 5 e– = Mn2+ + 4 H2O fait 78 mg d’ions Fe2+ pour un comprimé.
CO2/C2O4H2 : C2O4H2 = 2 CO2 + 2 H+ + 2 e–
Bilan : 52 a. La moyenne est Véq = 13,18666… mL.
2 MnO4– + 5 C2O4H2 + 6 H+  2 Mn2+ + 10 CO2 + 8 H2O b. À l’aide de la relation de la fiche-méthode, on calcule
b. Le réactif titré est l’acide oxalique, le réactif titrant l’ion UA = 0,064 mL.
permanganate, on repère l’équivalence à l’apparition de c. L’incertitude sur une mesure unique est
la couleur violette. 𝑈𝑈B =
0,1 mL
= 0,058 mL.
2. a. La solution titrée a une concentration en masse √3

attendue Cm = 50 g·L–1. Sa concentration molaire attendue d. L’incertitude-type associée à la mesure du volume


𝑡𝑡0 équivalent est donc U = 0,2 mL.
est donc 𝑐𝑐0 = =0,56 mol·L–1.
𝑀𝑀C2 O4 H2 e. On écrit finalement Véq = 13,2 mL ± 0,2 mL.
b. Si l’on titre un volume V0 = 20 mL de cette solution, on f. L’intervalle de confiance est [13,0 mL ; 13,4 mL].
apporte une quantité de matière :
n0 = c0V0 = 1,1 × 10–2 mol. 53 1. a. Demi-équations :
D’après la stœchiométrie de la réaction de titrage, il faut I2/I– : 2 I– = I2 + 2 e–
2
apporter une quantité de matière de réactif titré 𝑛𝑛 = 𝑛𝑛0 ClO–/Cl– : ClO– + 2 H+ + 2 e– = Cl– + H2O
5
pour atteindre l’équivalence. Cette quantité de matière Bilan : ClO– + 2 I– + 2 H+  Cl– + I2 + H2O
est contenue dans un volume de solution titrante b. La quantité de matière formée par cette réaction
𝑛𝑛 2𝑐𝑐 𝑉𝑉
𝑉𝑉 = = 0 0 = 89 mL. est égale à la quantité de matière d’ions hypochlorite
𝑐𝑐 5𝑐𝑐
initialement présents.
c. Ceci ne tient pas dans une burette de 25 mL. On dilue
c. Les ions iodure ont juste à être en excès, la quantité
donc la solution à tester.
de matière précise apportée n’a pas d’importance, donc
3. Schéma du montage de titrage.
on peut utiliser une éprouvette graduée.
4. La quantité de matière de réactif titrant apportée à
2. a. Demi-équations :
l’équivalence est n = cVéq. D’après la stœchiométrie de la
I2/I– : I2 + 2 e– = 2 I–
réaction de titrage, la quantité de matière de réactif titré
5 S4O62–/S2O32– : 2 S2O32– = S4O62– + 2 e–
initialement présent était 𝑛𝑛1 = 𝑛𝑛0, donc la
2 Bilan : I2 + 2 S2O32–  2 I– + S4O62–
concentration de la solution titrée est : b. L’équivalence est repérée à la disparition de la couleur
5𝑐𝑐𝑉𝑉éq
𝑐𝑐1 = = 4,9 × 10–2 mol·L–1. jaune du diiode.
2𝑉𝑉1
Celle de la solution-mère est donc c0 = 10c1 = 0,49 mol·L–1, 3. La quantité de matière d’ions thiosulfate apportée à
ce qui fait une concentration en masse de 44 g·L–1, assez l’équivalence est n = cVéq. D’après la stœchiométrie de
nettement en dessous de la valeur annoncée. la réaction de titrage, on en déduit la quantité de matière
5. Voir le simulateur. de diiode initialement présent, deux fois inférieure. C’est
aussi la quantité de matière d’ions hypochlorite dans le
51 a. À 500 nm, la solution absorbe puisqu’elle est rouge. prélèvement d’eau de Javel diluée. La concentration de
𝑐𝑐𝑉𝑉éq
Donc on peut mesurer son absorbance. cette solution était donc 𝑐𝑐1 = . La solution-mère
2𝑉𝑉1
b. Voir le graphe d’étalonnage (page suivante). 5𝑐𝑐𝑉𝑉éq
a donc pour concentration 𝑐𝑐0 = 10𝑐𝑐1 = .
Le coefficient directeur est k = 4,8 × 103 L·mol–1. 𝑉𝑉1
On calcule c0 = 0,41 mol·L .
–1

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Chapitre 3 ● Dosages colorimétriques

54 1. a. Demi-équations : Le volume d’eau testé étant V1 = 150 mL, on en déduit la


I2/I– : I2 + 2 e– = 2 I– concentration molaire en dioxygène dissous :
𝑛𝑛 𝑐𝑐𝑉𝑉éq
C6H6O6/C6H8O6 : C6H8O6 = C6H6O6 + 2 H+ + 2 e– 𝑐𝑐1 = = = 2,20 × 10–4 mol·L–1.
4𝑉𝑉1 4𝑉𝑉1
Bilan : I2 + C6H8O6  2 I– + C6H6O6 + 2 H+
La concentration en masse en dioxygène dissous est donc
b. La quantité de matière de diiode apporté est
𝐶𝐶m = 𝑐𝑐1 𝑀𝑀O2 = 7,04 mg·L–1.
n2 = c2V2 = 5,00 × 10–5 mol.
Ceci étant compris entre 5 mg·L–1 et 10 mg·L–1, l’eau est
2. a. Demi-équations :
donc saine.
I2/I– : I2 + 2 e– = 2 I–
S4O62–/S2O32– : 2 S2O32– = S4O62– + 2 e– 56 Prenons une masse corporelle 70 kg. La masse de
Bilan : I2 + 2 S2O32–  2 I– + S4O62– bonbons que l’on peut ingurgiter quotidiennement est
b. Le réactif titré est le diiode, le réactif titrant est l’ion mb = 70 × 2,5 = 1,8 × 102 mg, soit mb = 0,18 g.
thiosulfate. On trace le graphe d’étalonnage.
c. L’équivalence est repérée à la disparition de la
coloration jaune du diiode.
3. a. La quantité de matière d’ions thiosulfate apportée à
l’équivalence est n = cVéq. D’après la stœchiométrie de la
réaction de titrage, on en déduit que la quantité de
matière de diiode initialement présent était deux fois plus
𝑐𝑐𝑉𝑉éq
petite, donc 𝑛𝑛t = = 2,2 × 10–5 mol.
2
b. D’après la réaction de consommation de l’acide
ascorbique, la quantité de matière de diiode consommée
par cette réaction est n2 – nt. C’est aussi la quantité de
matière d’acide ascorbique ayant réagi.
c. La quantité de matière d’acide ascorbique dans un
comprimé est cent fois supérieure puisqu’on n’a pris que
10 mL sur le litre de solution contenant la totalité du
comprimé. On en déduit donc la quantité de matière
d’acide ascorbique dans un comprimé : L’absorbance du bonbon étant 0,44, on en déduit la
n0 = 100(n2 – nt) = 2,8 × 10–3 mol concentration en bleu patenté V dans la solution :
La masse correspondante est 𝑚𝑚exp = 𝑛𝑛0 𝑀𝑀C6H8O6 = 0,49 g. c = 10,5 µmol·L–1.
d. L’écart relatif est 2 %, ce qui est tout à fait acceptable. La solution issue d’un bonbon ayant un volume
4. Si on trouve plus que la valeur attendue suite à une V = 100 mL, la quantité de matière de bleu patenté V
erreur, c’est soit que n2 a été surévaluée, donc que c2 a dans un bonbon est n = cV = 1,05 × 10–6 mol.
été surestimée, soit que nt a été sous-estimée, donc que c La masse de bleu patenté V dans un bonbon est donc
a été sous-estimée. m1 = nM = 6,11 × 10–4 g.
Le nombre de bonbons qu’on peut manger chaque jour
55 sans dépasser la DJA de bleu patenté V est donc
𝑚𝑚b
Questions préliminaires = 2,9 × 102.
𝑚𝑚1
a. Demi-équations :
I2/I– : I2 + 2 e– = 2 I– 57 Demi-équations :
S4O62–/S2O32– : 2 S2O32– = S4O62– + 2 e– MnO4–/Mn2+ : MnO4– + 8 H+ + 5 e– = Mn2+ + 4 H2O
Bilan : I2 + 2 S2O32–  2 I– + S4O62– NO3–/NO2– : NO2– + H2O = NO3– + 2 H+ + 2 e–
b. Le diiode est le réactif titré, l’ion thiosulfate le réactif Bilan : 2 MnO4– + 5 NO2– + 6 H+  2 Mn2+ + 5 NO3– + 3 H2O
titrant. L’équivalence est repérée à la disparition de la La quantité de matière d’ions permanganate apportés à
couleur jaune du diiode. l’équivalence est cVéq. D’après la stœchiométrie de la
Problème réaction de titrage, la quantité de matière d’ions nitrite
5
La quantité de matière de réactif titrant S2O32– apportée initialement présents était 𝑐𝑐𝑉𝑉éq .
2
à l’équivalence est n = cVéq. La quantité de matière d’ions nitrite dans tout le pot de
La stœchiométrie de la réaction de titrage permet rillettes est vingt fois supérieure, donc 50cVéq.
d’affirmer que la quantité de matière de diiode La masse de nitrite de sodium dans le pot de 500 g est
initialement présent est deux fois inférieure. donc 50𝑐𝑐𝑉𝑉éq 𝑀𝑀NaNO2 soit, pour un kilogramme de rillettes,
D’après la réaction écrite dans le document 2, la quantité deux fois plus : 100𝑐𝑐𝑉𝑉éq 𝑀𝑀NaNO2 = 77,3 mg.
de matière de dioxygène qui a été consommé est encore Les rillettes sont donc conformes à la législation.
deux fois inférieure.

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

4. Structure des espèces chimiques


Activités p. 88 à 90 Bilan
① Géométrie des molécules • La liaison polarisée est représentée par une flèche
1. a. Le schéma de Lewis fait apparaître les doublets non dirigée de l’atome le moins vers l’atome le plus
liants et les doubles liaisons qui n’apparaissent pas sur électronégatif.
le modèle moléculaire. • Pour la valeur 0,35, la liaison n’est pas polarisée et
b. Le schéma de Lewis apparaît plus riche en informations. à 0,49 elle l’est. On peut donc considérer que la valeur
2. Le modèle moléculaire permet de voir que la molécule est environ de 0,4.
d’éthanol n’est pas plane et que les atomes sont répartis
dans l’espace. ③ Solides de Platon et molécules
3. a. Les atomes de la molécule d’éthène sont tous dans a. Un cube possède huit sommets, le tétraèdre en
le même plan. possède quatre et l’octaèdre six.
b. Les quatre atomes (trois d’hydrogène et un de carbone) b. Méthane : tétraèdre ; ammoniac : tétraèdre ;
forment une pyramide à base triangulaire, c’est-à-dire un eau : tétraèdre et hexafluorure de soufre : octaèdre.
tétraèdre. c.
c. Les trois atomes froment un triangle.
4. Les 3 atomes formant CO2 sont alignés, ils forment une Méthane Ammoniac
droite. Les trois atomes formant H2O ne sont pas alignés,
ils forment un triangle.
Bilan
• Carbone tétragonal : éthanol et éthane.
Carbone trigonal : éthène.
Carbone digonal : dioxyde de carbone.
• Pour les molécules d ‘éthanol et d’eau, la géométrie est
coudée et le schéma de Lewis est le suivant dans les deux
cas : Eau Hexafluorure de soufre

• Dans le dioxyde de carbone, l’atome d’oxygène forme


une double liaison et il n’est pas question de géométrie
autour de lui.

② Tableau périodique et électronégativité


1. L’atome le plus électronégatif est le fluor, l’atome
le moins électronégatif est francium.
2. Ces atomes ne forment pas de liaison covalente. d. Les doublets non liants se repoussent.
3. Suivant une ligne, l’électronégativité augmente, alors e. D’après le doc. 3, l’angle varie selon le nombre de
qu’elle diminue sur une colonne. doublets non liants autour de l’atome central.
4. a. Liaisons de la première famille La présence des doublets non liants fait diminuer la valeur
Liaison C–N : ∆χ = 3,04 – 2,55 = 0,49 de l’angle entre les liaisons.
Liaison O–H : ∆χ = 3,44 – 2,20 = 1,24 f. Les angles sont, d’après le doc. 3 :
Liaison H–Cl : ∆χ = 3,16 – 2,20 = 0,96 – Méthane : 109°
Liaisons de la deuxième famille – Ammoniac : < 109°
Liaison C–H : ∆χ = 2,55 – 2,20 = 0,35 – Eau : < 109°
Liaison H–N : ∆χ = 0 – Hexafluorure de soufre : 90°
Liaison Si–P : ∆χ = 0,29 Bilan
b. La flèche est toujours tracée de l’atome le moins • Les molécules peuvent former un tétraèdre, une
électronégatif vers l’atome le plus électronégatif. pyramide à base triangulaire, un coude ou une
c. On peut en déduire que la liaison n’est pas polarisée ; bipyramide à base carrée.
cela était prévisible car les atomes d’hydrogène étant • Le nombre de doublets entourant un atome et,
identiques, il n’y a pas un atome qui va attirer le doublet à nombre égal, le nombre de doublets non liants.
à lui plus que l’autre.

32 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 4 ● Structure des espèces chimiques

Exercices p. 96 à 105 41 a. Schéma de Lewis ci-contre.


26 a. Pour le carbone, il manque 4 électrons sur la couche b. Il possède quatre doublets non liants.
externe et pour l’oxygène il manque 2 électrons.
b. Schéma de Lewis : voir ci- 42 a. Schéma de Lewis :
contre.
c. L’atome central est entouré b. Chaque atome d'azote porte un doublet non liant.
de deux liaisons simples et
une liaison double, donc 43 L’atome de carbone doit former quatre liaisons,
l’équivalent de trois doublets : l’hydrogène une seule et l’oxygène deux.
l’ion est triangulaire plan. Le bon schéma est donc le ①.

28 a. L’atome de carbone est entouré de l’équivalent de 44 a. B (Z = 5) a pour configuration électronique :


trois doublets (deux liaisons simples et une liaison 1s2 2s2 2p1
double). b. F (Z = 9) a pour configuration électronique : 1s2 2s2 2p5
b. Voir ci-contre. c. Schéma de Lewis ci-contre.
c. La molécule possède d. Il n’est pas stable car il n’y
des liaisons polarisées et a que six électrons sur
les centres de charges sa couche externe.
partielles ne sont pas e. Il manque donc deux
confondus : la molécule électrons, il faut placer une
est donc polaire. lacune sur l’atome.

31 Seul le troisième schéma est juste, un atome 46 a. Schéma de Lewis :


d’hydrogène possède deux liaisons dans le premier, et
il manque les doublets non liants de l’atome d’oxygène
sur le deuxième schéma.

33 a. Cl (Z = 17) a pour configuration électronique :


1s2 2s2 2p6 3s2 3p5
b. La molécule est entourée de l’équivalent de trois
b. Il doit établir une seule liaison.
doublets (deux liaisons simples et une liaison double).
c. Schéma de Lewis :
c. La molécule est triangulaire.
d. Elle est plane.

d. La molécule est linéaire. 47 a. Schéma de Lewis :

36 a. Schéma de Lewis : voir ci-contre.


b. L’atome central est entouré de
quatre doublets : deux liants et deux
non liants.
c. L’environnement géométrique est un b. La molécule est entourée de l’équivalent de trois
tétraèdre. doublets (deux liaisons simples et une liaison double).
d. La molécule est coudée. c. La molécule est triangulaire.
d. Elle est plane.
38 a. La liaison n’est pas polarisée car la différence
d’électronégativité entre les deux atomes est trop faible. 48 a. Les atomes sont entourés de l’équivalent
b. La molécule n’est pas polaire car elle ne possède pas de trois doublets.
de liaison polarisée. b. La géométrie est triangulaire.
c. La molécule est plane car les deux triangles
40 a. K (Z = 19) a pour configuration électronique : sont dans un même plan.
1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 4s1
b. L’atome n’est pas stable car il ne 49 a. Les atomes sont entourés de l’équivalent
possède pas la configuration de deux doublets.
électronique d’un gaz noble. b. La géométrie est linéaire et plane.
c. Schéma de Lewis : voir ci-contre.
d. La sous-couche 4s est vide, donc 51 a. L Configurations électroniques : H : 1s1 ; N : 1s2 2s2
il possède une lacune. 2p3 ; O : 1s2 2s2 2p4.

33 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

b. L’atome central est celui à qui il manque le plus de 57 a.


d’électrons de valence : ici c’est donc l’azote (N).
c. Schéma de Lewis :

d. La molécule est coudée autour de l’atome d’azote.


e. La molécule est plane.

52 a. L’atome central est entouré de deux doublets. Méthane Eau


b. Configurations électroniques : H : 1s1 ; N : 1s2 2s2 2p3 ;
b. La molécule de méthane est tétraédrique alors que
C : 1s2 2s2 2p2.
la molécule d ‘eau est plane et coudée.
L’atome central est donc l’atome de carbone, à qui il
c. Voir ci-contre.
manque le plus d’électrons.
d. La molécule de méthane ne
c. Schéma de Lewis :
possède pas de liaison
polarisée, elle n’est pas polaire.
La molécule d’eau possède des
53 Les liaisons sont polarisées si la différence liaisons polarisées et les centres
d’électronégativité est supérieure à 0,4 : c’est le cas des charges partielles ne sont pas superposés,
des liaisons C–O et O–H. donc elle est polaire.
Schéma :
58 a.

55 a. Ammoniac Tétrachlorométhane

b. La molécule d’ammoniac est pyramidale à base


triangulaire et celle de tétrachlorométhane est
b. tétraédrique.
c. La molécule d’ammoniac possède des liaisons
polarisées entre les N et les H.
La molécule de tétrachlorométhane possède des liaisons
polarisées entre les C et Cl.
c. G+ et G– étant confondus, la molécule est apolaire. d. La molécule d’ammoniac est polaire car les centres
des charges partielles ne sont pas superposés.
56 1. a. La molécule de tétrachlorométhane n’est pas polaire
car les centres des charges partielles sont superposés.

59 1. a. Pour se gêner le moins possible, ils se répartissent


b. dans les appartements A3, B2 et B4.
b. La figure géométrique formée par les lettres E, G, L et J
est un tétraèdre. O est le centre du tétraèdre.
2. Dans une molécule de méthane CH4, C se place au
c.
centre du tétraèdre (équivalent ici au point O) et les
quatre atomes H se répartissent de manière à se gêner
le moins possible, le plus loin possible les uns des autres,
donc aux sommets d’un tétraèdre (points équivalents aux
d. points E, G, L et J).

60 Elle peut changer en fonction de la valeur de


2. Le chlorure d’hydrogène et le cyanure d’hydrogène
l’électronégativité, soit plus importante, soit moins
sont des molécules polaires, les deux autres sont
importante de l’atome voisin.
apolaires.

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Chapitre 4 ● Structure des espèces chimiques

61 a. Le francium étant l’un des atomes les moins f. La molécule de dioxyde de carbone est apolaire car les
électronégatifs, donc étant un des atomes les plus centres des charges partielles + et – sont confondus.
électropositifs, il a toujours une charge partielle δ+. La molécule de dioxyde de soufre est polaire car les
b. Le fluor étant l’atome le plus électronégatif, il a centres des charges partielles + et – ne sont pas
toujours une charge partielle δ–. confondus.

62 a. Configurations électroniques : O : 1s2 2s2 2p4 ; C : 1s2 66 1. a. Schéma de Lewis :


2s2 2p2 ; H : 1s1.
b. C’est l’atome de carbone qui est central car il a besoin
du plus grand nombre d’électrons pour saturer sa couche
externe.
c. Schéma de Lewis :

b. Elle possède trois liaisons polarisées entre les C et


les Cl.
2. a. Schéma de Lewis :
63 a. Configurations électroniques : O (Z = 8) : 1s2 2s2 2p4 ;
S (Z = 16) : 1s2 2s2 2p6 3s2 3p4.
b. Les deux atomes ont besoin d’autant d’électrons sur
leur couche externe, donc on ne peut pas déduire quel
est l’ion central.
c. Schéma de Lewis :
L’atome de magnésium porte 2 lacunes électroniques.
b. Voir le schéma.
3. La charge partielle du carbone C n’est pas de même
signe dans chaque molécule car elle dépend de la nature
et de la valeur de l’électronégativité de l’atome voisin.

67 1. a. Schéma de Lewis :

64 a.
b. La molécule est polaire.
2. a. La molécule d’eau capte un ion H+.
b. schéma de Lewis :

Trifluorure d’azote Trifluorure de Bore


b. BF3 n’est pas polaire car les centres des charges Un doublet non liant de la molécule d’eau va venir
partielles se superposent alors que ce n’est pas le cas occuper la lacune de l’ion H+.
pour NF3 qui, elle, est polaire. c. Schéma de Lewis :

65 a. Il s’agit des molécules de dioxyde de carbone et de


dioxyde de soufre.
b. Schéma de Lewis :

3. C’est l’ion H+ qui est libéré pour passer de H2O à HO–.


c. Cette molécule est linéaire car elle comporte deux
liaisons doubles qui, pour la géométrie, comptent comme
deux doublets qui se répartissent suivant un segment de
droite. La molécule est donc linéaire. 68 1. a.
d. Schéma de Lewis :

b. La molécule est plane et linéaire.


2. a. Les atomes ont des charges opposées car la molécule
est électriquement neutre.
b. Dans ce modèle, chaque atome est entouré de quatre
e. Les liaisons des deux molécules sont polarisées. doublets et a donc la même structure qu’un gaz noble.

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

69 a. CH4 peut donner les composés chlorés : CH3Cl, Problème


CH2Cl2, CHCl3, CCl4. Les trois atomes seront forcément mis sous la forme O–
b. Elles sont toutes tétraédriques. O–O, la molécule ne pouvant être cyclique (doc. 2).
c. Les molécules apolaires sont CH4 et CCl4 car les centres Il faut ensuite répartir les sept doublets restants.
des charges partielles sont confondus. Chaque atome sera entouré de quatre doublets.
Un atome entouré de six électrons sera neutre.
70 Un atome entouré de sept électrons sera chargé
négativement.
Question préliminaire
Un atome entouré de cinq électrons sera chargé
On n’a que des atomes de phosphore et d’oxygène.
positivement.
Les atomes d’oxygène étant les plus électronégatifs,
On peut proposer cette structure vérifiant toutes ces
ils porteront à priori les charges négatives.
propriétés et qui possède une liaison simple, une liaison
Problème double et un doublet non liant autour de l’oxygène
L’atome de phosphore étant unique, il va se trouver au central soit, pour la géométrie, l’équivalent de deux
centre de l’édifice, lié à quatre atomes d’oxygène. doublets et un doublet non liant.
Trois des quatre atomes d’oxygène porteront à priori une
charge négative. Cela veut dire qu’ils seront entourés de La molécule est donc plane coudée (on peut également
sept électrons au lieu des six habituels, soit trois doublets envisager cette forme en faisant basculer les doublets) :
non liants et un électron impliqué dans un doublet liant.
Ces trois oxygènes chargés négativement seront bien au
final entourés de quatre doublets, trois non liants et un
liant lié à l’atome de phosphore P.
Le dernier oxygène ne portant pas de charge, il sera
entouré de six électrons et, étant terminal, il portera deux 72 F (Z = 9) a pour configuration électronique 1s2 2s22p5
doublets non liants et les deux électrons restants seront et il a sept électrons sur sa couche externe, donc se lie
mis en jeu dans deux doublets liants entre O et P. une fois car il lui manque un électron pour avoir une
Le dernier oxygène non chargé se trouve lié par une structure de gaz rare. Les six électrons restants forment
liaison double au phosphore central. trois doublets non liants.
On peut proposer ce schéma de Lewis, où les oxygène Au final, chaque F sera entouré de quatre doublets (un
sont entourés de quatre doublets (règle de l’octet) liant, trois non liants).
comme habituellement. a. Construction de HF
H (Z = 1) a pour configuration électronique 1s1, donc un
électron sur sa couche externe. Il gagne un électron pour
acquérir une structure de gaz rare en 1s2, donc il se lie
une fois. H se lie avec F.
Schéma de Lewis :

P est entouré de trois liaisons simples et une double, ce


qui, pour la géométrie, compte comme 3 + 1 = 4 doublets.
L’édifice est donc tétraédrique : b. Construction de PF3
P (Z = 15) a pour configuration électronique 1s2 2s22p6
3s23p3 et il a cinq électrons sur sa couche externe, donc
se lie trois fois pour avoir une structure de gaz rare.
Il lui reste deux électrons sur sa couche externe qui ne se
lient pas et forment un doublet non liant.
Au final, P sera entouré de quatre doublets (trois liants,
un non liant).
71 On peut proposer comme formule de Lewis :
Question préliminaire
a. D’après le doc. 2, O (Z = 8) a pour configuration
électronique 1s2 2s22p4. Chacun des atomes d’oxygène
va amener six électrons de valence car on a six électrons
sur la couche externe.
b. La molécule étant composé de trois atomes d’oxygène, P étant entouré de quatre doublets, on a un édifice
on devrait avoir : 6 × 3 = 18 électrons dans la molécule. pyramidal à base triangulaire (voir page suivante).
18 électrons correspondent à 9 doublets.

36 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 4 ● Structure des espèces chimiques

Le centre des charges partielles Le centre des charges partielles positives étant confondu
positives n’étant pas confondu avec celui des charges négatives, la molécule est apolaire.
avec celui des charges négatives, d. Construction de l’hexafluorure de soufre SF6
la molécule est polaire. S (Z = 16) a pour configuration électronique 1s2 2s22p6
c. Construction de AlF3 3s23p4 et il a six électrons sur sa couche externe.
Al (Z = 13) a pour configuration Al utilise les six électrons de sa couche externe pour se
électronique 1s2 2s22p6 3s23p1 et il a trois électrons sur sa lier avec les six atomes de fluor.
couche externe. On peut proposer comme formule de Lewis :
Al utilise les trois électrons de sa couche externe pour
se lier avec les trois atomes de fluor.
Al étant lié trois fois, il est entouré de trois doublets
liants. Il manque le quatrième, la règle de l’octet n’étant
pas vérifiée.
Al possède donc une lacune.
On peut proposer comme formule de Lewis :
L’atome de soufre étant entouré de six atomes de fluor,
la molécule est octaédrique :

Al étant entouré de trois liaisons, la molécule est plane :

37 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

5. Structure et propriétés de la matière


Activités p. 110 à 112 Phase 2 : phase aqueuse (eau et ions).
6. La phase organique n’est pas directement utilisable
① Dissolutions de solides dans les solvants car elle contient du cyclohexane en plus du limonène.
1. Le protocole ne nécessite aucun savoir-faire particulier.
2. Bilan
Eau Éthanol Cyclohexane • Pour choisir un solvant d’extraction, il faut que la
Partiellement solubilité du limonène y soit meilleure (limonène
NaCl(s) Dissous Pas dissous insoluble dans l’eau et soluble dans le cyclohexane),
dissous
Partiellement que les deux solvants ne soient pas miscibles
C12H22O11(s) Dissous Pas dissous
dissous (cyclohexane non miscible avec l’eau) et qu’il soit
3. Le chlorure de sodium, formé d’ions, est fortement le moins toxique possible (cyclohexane moins toxique
soluble dans un solvant polaire comme l’eau. que le dichlorométhane).
4. Le saccharose, molécule polaire, est soluble dans les • La phase aqueuse, à base d’eau, ne peut dissoudre
solvants polaires (eau et éthanol), mais pas dans le que des espèces polaires, comme les ions.
solvant apolaire (cyclohexane). En considérant sa formule brute C10H16, le limonène
Question d’oral ne peut contenir que des liaisons C–C, C=C et C–H, non
On doit travailler avec un volume plus important que celui polaires. Les électronégativités de C et de H sont voisines
d’un tube à essais pour pouvoir mesurer une masse donc la liaison est non polarisée. Le limonène est apolaire,
significative. On cherche à dissoudre, peu à peu, dans une donc soluble dans le cyclohexane, lui aussi apolaire.
fiole jaugée contenant 100,0 mL d’éthanol, du chlorure de
sodium, jusqu’à ce que la solution sature. La valeur de ③ Action des savons
masse limite qu’on pourra dissoudre permettra de 1. L’huile surnage sur l’eau distillée. L’huile ne se mélange
calculer la solubilité. pas dans l’eau.
Bilan L’huile se mélange dans l’eau savonneuse.
• Le soluté est l’espèce à dissoudre, le solvant le liquide L’huile est une molécule organique apolaire alors que
dans lequel elle est dissoute et la solution le résultat de l’eau distillée est polaire, ce qui les rend incompatibles.
la dissolution. Mais, l’huile peut se mélanger dans l’eau savonneuse,
• Pour prévoir la solubilité d’un solide moléculaire dans qui contient des ions actifs amphiphiles, à la fois
un solvant, il faut comparer la polarité du solide compatibles avec l’eau et les graisses.
moléculaire à celle du solvant. Un solide moléculaire 2. Dans les deux cas, avec l’ion Ca2+ ou l’ion Mg2+, il y a
polaire sera soluble dans un solvant polaire. formation d’un précipité blanc dans l’eau savonneuse
Un solide moléculaire apolaire sera soluble dans un par réaction entre Ca2+, Mg2+ , et les ions actifs du savon.
solvant apolaire. On a donc une perte d’ions actifs utilisables, donc une
perte d’efficacité globale de l’eau savonneuse.
3. L’ajout d’eau distillée dans l’eau savonneuse ne produit
② Extraction du limonène contenu dans le zeste pas de précipité dans l’eau.
d’une orange L’ajout d’eau d’Hépar® dans l’eau savonneuse produit un
1. Réaliser le protocole. précipité blanc. L’eau d’Hépar® contient effectivement
2. a. Mixer le zeste permet de casser les membranes des beaucoup d’ions Ca2+ et Mg2+, car la dureté est
cellules qui renferment le limonène et favorise le contact proportionnelle à la concentration de ces ions.
entre le solvant et le zeste. L’eau d’Hépar® est donc dure. Les ions actifs, savons,
b. Presser le zeste permet d’extraire le maximum de dans une eau dure, forment des précipités. Les ions actifs
solvant et donc de récupérer un maximum de limonène. disparaissent. Essayer de se laver les mains avec une eau
3. Le cyclohexane est nocif, dangereux pour dure serait difficile.
l’environnement et pour la santé. Ce sont les raisons
pour lesquelles il faut manipuler sous la hotte. Bilan
4. Le dichlorométhane est un • Les tensio-actifs piègent les graisses car les chaînes
solvant très volatil vu sa basse carbonées apolaires se fichent dans la graisse, elle-aussi
température d’ébullition, donc apolaire : ils entourent les graisses et donc les piègent.
dangereux du fait de cette •
volatilité.
5. Voir le schéma ci-contre.
Phase 1 : phase organique car
sa densité est plus faible
(cyclohexane et limonène.

38 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 5 ● Structure et propriétés de la matière

c. D’après l’équation de la dissolution, la concentration


Exercices p. 118 à 127 des ions cuivre est la même que celle en soluté :
26 a. M = 2 M(Ga) + 3 M(S) + 12 M(O) c = 0,17 mol·L–1
= 2 × 69,7 + 3 × 32,1 + 12 × 16,0 = 427,7 g·mol–1
𝑚𝑚 1,00 39 Le diiode est un composé moléculaire apolaire car
n= = = 2,34 × 10–3 mol
𝑀𝑀 427,7 il est constitué de deux atomes identiques.
𝑛𝑛 2,34 ×10−3
c= = = 2,34 × 10–2 mol·L–1 L’eau est un solvant polaire.
𝑉𝑉 100,0 × 10−3
H2 O Le cyclohexane, composé d’atomes C et H, ne peut pas
b. Ga2(SO4)3 (s) �⎯� 2 Ga3+(aq) + 3 SO4 2–(aq) être polaire car ces atomes n’ont pas une différence
c. Tableau d’avancement fourni en fin de corrigé des d’électronégativité assez grande. Le cyclohexane est
exercices. apolaire.
On a 2,34 × 10–3 – 𝑥𝑥 max = 0 donc 𝑥𝑥 max = 2,34 × 10–3 mol. Le diode (apolaire) est beaucoup plus soluble dans
On en déduit n(Ga3+) = 4,68 × 10–3 mol un solvant apolaire (cyclohexane) que dans un solvant
et n(SO42–) = 7,02 × 10–3 mol. polaire (eau).
𝑛𝑛(Ga3+ ) 4,68 × 10−3
[Ga3+] = = = 4,68 × 10–2 mol·L–1
𝑉𝑉 0,100
𝑛𝑛(SO42−) 7,02 × 10−3
42 a. Vrai, la chaîne carbonée.
[SO4 2–] = = = 7,02 × 10-2 mol·L–1 b. Faux, anhydre signifie « qui ne contient pas d’eau »,
𝑉𝑉 0,100
ce qui est sans lien avec la molécule.
28 a. La solubilité du diiode est c. Vrai, la partie ionique de la molécule.
très grande dans le cyclohexane
et les deux solvants ne sont pas 44 a. Le solide est constitué des ions calcium et fluorure :
miscibles. C’est donc le solvant c’est un solide ionique.
à choisir. b. Le solide est électriquement neutre, les charges
b. Dans la phase supérieure, on électriques des cations Ca2+ doivent compenser celles
trouve le cyclohexane et le diiode, des anions F– donc la formule est CaF2.
dans la phase inférieure l’eau qui c. La force de Coulomb vaut :
est plus dense. |qF− |× �qCa2+ �
F=k×
𝑑𝑑 2
−19 × ( 2 × 1,6 × 10−19 )
34 9 1,6 × 10
F = 9,0 × 10
H2 O (237 × 10−12 )2
a. K 2 SO4 (s) �⎯� 2 + K+
(aq) SO2−
4 (aq) F = 8,20 × 10–9 N
H2 O
b. CuCl2 (s) �⎯� Cu(aq) + 2 Cl−
2+
(aq)
H2 O 45
c. Na2 S2 O3 (s) �⎯� 2 Na(aq) + S2 O2−
+ H2 O
3 (aq) a. MgCl2 (s) �⎯� Mg2+(aq) + 2 Cl–(aq)
H2 O
36 a. M = M(Fe) + 2 M(Cl) = 55,8 + 2 × 35,5 b. K2CO3 (s) �⎯� 2 K+(aq) + CO32–(aq)
H2 O
= 126,8 g·mol–1 c. Na2S(s) �⎯� 2 Na+ (aq) + S2–(aq)
𝑚𝑚 2,0 H2 O
b. 𝑛𝑛 = = = 1,58 × 10–2 mol d. Fe2(SO4)3 (s) �⎯� 2 Fe3+(aq) + 3 SO42–(aq)
𝑀𝑀 126,8
𝑛𝑛 1,58 × 10−2 H2 O
c. 𝑐𝑐 = = = 0,063 mol·L–1 e. AlF3 (s) �⎯� Al3+(aq) + 3 F–(aq)
𝑉𝑉 0,250
H2 O
d. FeCl2 (s) �⎯� Fe2+(aq) – 2 Cl–(aq)
47
e. Tableau d’avancement fourni en fin de corrigé H2 O
des exercices. a. FeCl3 (s) �⎯� Fe3+ −
(aq) + 3 Cl(aq)
𝑚𝑚
On a 1,58 × 10–2 – 𝑥𝑥 max = 0 donc 𝑥𝑥 max = 1,58 × 10–2 mol. b. 𝑐𝑐 = avec V = 250,0 mL = 0, 250 L
𝑀𝑀×𝑉𝑉
On déduit n(Fe2+) = 1,58 × 10-2 mol et M = 55,8 + 3 x 35,5 = 162,3 g·mol-1
et n(Cl–) = 3,16 × 10–2 mol. donc 𝑐𝑐 =
3,75
= 9,24 × 10–2 mol·L–1
162,3×0,250
𝑛𝑛(Fe2+ ) 1,58 × 10−2
f. [Fe2+]= = = 0,063 mol·L–1 c. D’après l’équation de dissolution :
𝑉𝑉 0,250
𝑛𝑛(Cl− ) 3,16 × 10−2 [Fe3+] = c = 9,24 × 10–2 mol·L–1
et [Cl–]= = = 0,13 mol·L–1
𝑉𝑉 0,250 et [Cl–] = 3 × c = 3 × 9,24 × 10–2 = 2,77 × 10–1 mol·L–1

38 48
H2 O
a. Cu(NO3 )2 (s) �⎯� Cu2+ −
(aq) + 2 NO3 (aq)
𝑚𝑚
a. n = =
2,22
= 6,70 × 10–3 mol
𝑀𝑀 331,2
b. D’après l’équation de la dissolution, la concentration 𝑛𝑛 6,70 × 10−3
des ions cuivre est deux fois plus petite que celle en ions b. c = = = 3,35 × 10–2 mol·L–1
𝑉𝑉 200,0 × 10−3
nitrate : [Cu2+] = 0,17 mol·L–1 c. [Pb2+] = c = 3,35 × 10-2 mol·L–1
et [NO3– ] = 2c = 6,70 × 10–2 mol·L–1

39 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

49 a. et c. Pour dissoudre le chlorure de sodium et le nitrate


H2 O
a. CuSO4, 5 H2O �⎯� Cu (aq) + SO4 (aq) + 5 H2O(ℓ)
2+ 2– de cuivre il faut donc utiliser l’eau.
b. M = M(Cu) + M(S) + 9 M(O) + 10 M(H) b. Le diiode est composé moléculaire apolaire donc
le meilleur solvant est le cyclohexane apolaire.
= 63,5 + 32,1 + 9 × 16,0 + 10 × 1,0 = 249,6 g·mol–1
𝑚𝑚 1,248
c. n = = = 5,00 × 10–3 mol 54 a. L’éther est le solvant le plus approprié car
𝑀𝑀 249,6
𝑛𝑛 5,00 × 10−3 la solubilité du benzaldéhyde y est très grande.
Donc c = = = 2,00 × 10 mol·L
–2 –1
𝑉𝑉 250,0 × 10−3
b. C’est une extraction liquide-liquide par solvant
d. En considérant les coefficients stœchiométriques, on a :
dans une ampoule à décanter.
[Cu2+] = [SO42–] = 2,00 × 10–2 mol·L–1
c. Il y a deux phases donc les deux liquides ne sont
pas miscibles.
50
H2 O d. Il faut conserver la phase organique (éther contenant
a. (NH4)2Fe(SO4)2,6H2O (s) �⎯� 2 NH4+ (aq) + Fe(aq)
2+
+ le benzaldéhyde).
2−
2 SO4 (aq) + 6 H2O(ℓ)
b. [NH4+ ] = 2c = 2 [Fe2+ ] = 0,50 mol·L–1 55 a. Il peut se former des liaisons hydrogène dans
c. [SO2− 2+
4 ] = 2c = 2 [Fe ] = 0,50 mol·L
–1 l’éthanol.
d. Dans un litre, on a : b. L’éthanol et l’acétone peuvent former des liaisons
0,50 mol d’ions NH4+ soit 0,50 mol de charges (+) hydrogène avec l’eau car ils possèdent des sites δ+ et δ–.
0,25 mol d’ions Fe2+ soit 0,25 × 2 = 0,50 mol c. Le nitrate de potassium est insoluble dans le
de charges (+) cyclohexane qui est un solvant apolaire.
0,50 mol d’ions SO42– soit 0,50 × 2 = 1,0 mol
de charges (–) 56
17,85
Au total, on a 1,0 mol de charges (+) et 1,0 mol a. s = = 357 g·L–1 . La solubilité est très grande.
50,0 × 10−3
de charges (–) donc il y a neutralité. Le chlorure de sodium est un solide ionique. L’eau,
solvant polaire, dissout bien un solide ionique.
51 a. La caféine étant plus soluble dans l’eau chaude, b. L’hexane contient uniquement des atomes C et H qui
on effectue la préparation avec de l’eau chaude. n’ont pas une différence d’électronégativité assez grande,
b. L’espèce chimique doit être soluble dans le solvant donc c’est un solvant apolaire qui ne peut pas dissoudre
et ce solvant ne doit pas être miscible avec le solvant un solide ionique.
d’origine.
c. La solubilité est importante dans le dichlorométhane 57 a. La partie 1 correspond à la partie lipophile
à froid. (apolaire), la partie 2 à la partie hydrophile (polaire).
b. La partie 1 se dissout dans la graisse car elle est
52 a. L’huile essentielle et l’eau se séparent mal car elles lipophile : c’est donc le premier schéma qui traduit
ont des densités voisines. le mode d’action du savon.
b. Le chlorure de sodium ajouté se dissout dans l’eau
pour former de l’eau salée de densité supérieure à l’eau, 58 a. Quand l’eau est dure, les ions amphiphiles du savon
ce qui permet une meilleure séparation. forment un précipité avec les ions calcium et magnésium,
c. On choisit le dichlorométhane car il n’est pas miscible ce qui réduit la quantité d’ions amphiphiles donc
avec l’eau et car l’huile essentielle y a une grande l’efficacité du savon.
solubilité. 58 × 10−3
b. [Ca2+] = = 1,45 × 10–3 mol·L–1
d. 40,1
67 × 10−3
et [Mg2+] = = 2,76 × 10–3 mol·L–1
24,3
On en déduit °TH = (1,45 × 10–3 + 2,76 × 10–3) × 10 000
= 42 °f. L’eau est trop dure donc le savon serait peu
efficace.

59 a.

53 1. L’eau est un solvant polaire car il existe une


différence d’électronégativité entre les atomes qui
la composent et les barycentres ne sont pas superposés.
2. Le cyclohexane est une molécule apolaire car il n’y a
pas de différence d’électronégativité entre les atomes
le constituant.
3. Pour dissoudre un composé ionique, il est nécessaire
d’avoir un solvant polaire : l’eau.

40 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 5 ● Structure et propriétés de la matière

b. Les deux gouttelettes se repoussent car les parties Donc m = 6,0 × 10–2 × 200 × 159,6 = 1,92 × 103 g
hydrophiles situées à l’extérieur sont chargées c. D’après l’équation de dissolution, la concentration
négativement. en ions cuivre est la même que celle en soluté.
[Cu2+] = c = 6,0 × 10–2 mol·L–1 et Cm = [Cu2+] × M
60 a. Dans le triangle rectangle, avec M = 63,5 g·mol–1
r² + r² = r’² donc 2r² = r’² donc donc Cm = 6,0 × 10–2 × 63,5 = 3,8 g·L–1
r’ = √2 r d. m = Cm × V = 3,8 × 200 = 7,6 × 102 g
𝑟𝑟′
soit = √2.
𝑟𝑟
b. Entre Na+ et Cl–, de charges 63
H2 O
respectives e et –e, la valeur de a. Al2 (SO4 )3 (s) �⎯� 2 Al3+ 2−
(aq) + 3 SO4 (aq)
la force d’attraction est : b. On a [SO2−
𝐶𝐶𝑚𝑚
avec M = 96,1 g·mol–1
2 4 ] = 𝑀𝑀
|e||e| �1,60 × 10−19 � 8,65
F1 = 9,0 × 109 = 9,0 × 109 (0,282 × 10−9 )2 donc [SO2−
4 ] = = 9,00 × 10–2 mol·L–1
𝑟𝑟² 96,1
= 2,89 × 10–9 N c. D’après l’équation de dissolution :
c. Entre deux ions Na+ de charges e ou deux ions Cl– 2
[Al3+ ] = [SO2− 4 ]=
2
× 9,00 × 10−2
3 3
de charges –e, la valeur de la force d’attraction est : = 6,00 × 10–2 mol·L–1
2
|e||e| �1,60 × 10−19 �
F2 = 9,0 × 109 = 9,0 × 109 (0,397 × 10−9 )2
𝑟𝑟′²
64
= 1,46 × 10 N –9
H2 O
a. C12H25SO4Na(s) �⎯� C12H25SO4–(aq) + Na+(aq)
𝑚𝑚
61 a. b. 𝑐𝑐 = avec V = 100 mL = 0,100 L
𝑀𝑀 × 𝑉𝑉
et M = 288,2 g·mol–1
0,4
donc 𝑐𝑐 = = 1,4 × 10–2 mol·L–1 = 14 mmol·L–1
288,2 × 0,1
c. La concentration est supérieure à la solubilité,
la solution est donc saturée.

65 a. Oui si la concentration de S2 est très faible ou V2


important.
b. Si le solide passe d’une phase à l’autre il est possible
que la phase concernée soit saturée.
b. Un ion chlorure possède 8 atomes de césium voisins.
1/8e des atomes de césium sont dans la maille, ce qui 66 a. S1 apporte n1 = c1 × V1 de NaCl
équivaut à 1 atome. La formule statistique est CsCl et avec n1 = 5,00 × 10-2 × 20,0 × 10–3 = 1 ,00 × 10–3 mol
la formule de l’on césium est Cs+. b. S2 apporte n2 = c2 × V2 de FeCl3
c. D’après le schéma de la maille : avec n2 = 3,00 × 10–2 × 20,0 × 10–3 = 6,00 × 10–4 mol.
• sur la grande diagonale du cube : d = 2(rCl + rCs) H2 O
c. Comme NaCl((s) �⎯� Na+(aq) + Cl–(aq), S1 apporte
• d = 𝑎𝑎 × √3
𝑎𝑎 × √3 205 × √3 n(Na+) = n(Cl–) = 1,00 × 10–3 mol.
On en déduit que (rCl + rCs) = = = 178 pm H2 O
2 2 Comme FeCl3 (s) �⎯� Fe3+(aq) + 3Cl–(aq), S2 apporte
d. Calcul de la force de Coulomb :
|q Cl− | × |q Cs+ | n(Fe3+) = 6,00 × 10–4 mol et n(Cl–) = 3 × 6,00 × 10–4
𝐹𝐹1 = k × = 1,80 × 10–3 mol.
(𝑟𝑟+ + 𝑟𝑟− )2
1,6 × 10−19 × 1,6 × 10−19 On a donc :
= 9,0 × 109 n(Na+) = 1,00 × 10–3 mol
(178 × 10−12 )2
= 7,27 × 10 N −9 n(Cl–) = 1,00 × 10–3 mol + 1,80 × 10–3 = 2,80 × 10–3 mol
e. Calcul de la force de Coulomb : n(Fe3+) = 6,00 × 10–4 mol
|q Cl− | × |q Cl− | d. V = V1 + V2 = 20,0 mL + 20,0 mL = 40,0 mL
𝐹𝐹2 = k × 1,00 × 10−3
(𝑎𝑎)2 [Na+] = = 2,5 × 10-– mol·L–1,
40,0 × 10−3
1,6 × 10−19 × 1,6 × 10−19 2,80 × 10−3
= 9,0 × 109 [Cl–] = = 7,0 × 10–2 mol·L–1
(205 × 10−12 )2 40,0 × 10−3
6,00 × 10−4
= 5,48 × 10−9 N [Fe3+ ] = = 1,5 × 10–2 mol·L–1
40,0 × 10−3
La force d’un cation sur un cation a la même valeur.
67 D’après l’équation de dissolution, la concentration
62
H2O en ions ammonium vaut [NH4+ ] = 2 × 𝑐𝑐1
a. CuSO4 �⎯� Cu2+ 2−
(aq) + SO4 (aq) = 4,00 × 10−2 mol · L−1 dans la solution S1.
b. 𝑚𝑚 = 𝑐𝑐 × 𝑉𝑉 × 𝑀𝑀 avec V = 200 L et M = 159,6 g·mol–1

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

D’après l’équation de dissolution, la concentration en ions 5,0 mmol d’ions Ba2+(aq)


ammonium vaut [NH4+ ] = 𝑐𝑐2 = 5,00 × 10−2 mol · L−1 4,0 mmol d’ions SO42–(aq)
dans la solution S2. 2. Réaction de précipitation
La quantité de matière apportée par la solution S1 vaut La seule réaction qui se produit est :
𝑛𝑛1 = [NH4+ ] × 𝑉𝑉1 = 4,00 × 10−2 × 25,0 × 10−3 Ba2+(aq) + SO42–(aq) → BaSO4(s)
= 1,00 × 10−3 mol Et les quantités de Na+ et Cl– initialement introduites
La quantité de matière apportée par la solution S2 vaut seront donc conservées après précipitation.
𝑛𝑛2 = [NH4+ ] × 𝑉𝑉2 = 5,00 × 10−2 × 50,0 × 10−3
= 2,50 × 10−3 mol Il faut dresser un tableau d’avancement (fourni en fin
La quantité de matière totale d’ions ammonium vaut de corrigé des exercices).
n = n1 + n2 = 3,50 × 10–3 mol dans un volume total On a 5,0 – 𝑥𝑥 f = 0 ou 4,0 – 𝑥𝑥 f = 0 soit 𝑥𝑥 f = 4,0 mmol
V = V1 + V2 = 75,0 mL. ou 𝑥𝑥 f = 5,0 mmol.
3,50 × 10−3
donc [NH4+ ] = = 4,67 × 10−2 mol · L−1 On retient le plus petit résultat soit 𝑥𝑥 f = 4,0 mmol.
75,0 × 10−3
On a donc, à la fin de la précipitation :
68 a. Le chlorure de sodium est soluble dans l’eau. 1,0 mmol de Ba2+(aq)
L’hexane est soluble dans le cyclohexane. 4,0 mmol de BaSO4(s)
L’éthanol est à la fois soluble dans l’eau et le cyclohexane. 10,0 mmol d’ions Na+(aq)
b. Pour les solvants, comme 12,0 mmol d’ions Cl–(aq)
dcyclohexane > deau , la phase du
cyclohexane est en eau et la phase 70
de l’eau en bas. Question préliminaire
Phase 1 : cyclohexane contenant Par projection sur la courbe A = f(c), pour A = 0,45, on lit
l’éthanol. c = 0,090 mol·L–1.
Phase 2 : eau contenant l’éthanol Problème
et le chlorure de sodium dissous.
Calcul de la concentration en masse
𝑚𝑚 10,71
69 D’après le sujet, on sait que Cm = =
𝑉𝑉 500,0 × 10−3

Question préliminaire = 21,42 g·L–1


Détermination de la masse molaire du chlorure de nickel
La seule réaction de précipitation pouvant avoir lieu est :
hydraté
Ba2+(aq) + SO42–(aq) → BaSO4 (s)
De la relation Cm = c × M, on déduit pour le chlorure
Il se forme un précipité de sulfate de baryum. 𝐶𝐶 21,42
de nickel hydraté que M = 𝑚𝑚 = = 238 g·mol–1.
Problème 𝑐𝑐 0,090

1. Bilan des ions à l’état initial Détermination du nombre de molécules d’eau hydratant
L’équation de dissolution du chlorure de sodium s’écrit : le cristal.
𝑀𝑀−𝑀𝑀(NiCl2 )
H2 O
NaCl(s) �⎯� Na+(aq) + Cl–(aq) On a M = 𝑀𝑀(N𝑖𝑖Cl2) + 𝑥𝑥 𝑀𝑀H2O donc 𝑥𝑥 =
𝑀𝑀(H2 O)
Donc la solution de chlorure de sodium apporte 2,0 mmol L’application numérique, en arrondissant à la valeur
238 − ( 58,7 + 2 × 35,5 )
d’ions Na+ et 2,0 mmol d’ions Cl– . entière donne 𝑥𝑥 = = 6 molécules d'eau.
2 × 1,0 + 16,0
L’équation de dissolution du chlorure de baryum s’écrit : La formule est donc NiCl2, 6H2O, il est hexa-hydraté.
H2 O
BaCl2(s) �⎯� Ba2+(aq) + 2 Cl–(aq)
Donc la solution de chlorure de baryum apporte 5,0 mmol 71 La cohésion entre les molécules d’eau à l’état solide
d’ions Ba2+ et 10,0 mmol d’ions Cl–. est beaucoup plus importante que celle entre les
L’équation de dissolution du sulfate de sodium s’écrit : molécules de sulfure d’hydrogène car il s’établit des
H2 O liaisons hydrogène entre les molécules d’eau en raison
Na2SO4(s) �⎯� 2 Na+(aq) + SO42–(aq)
de la différence d’électronégativité entre les atomes
Donc la solution de sulfate de sodium apporte 8,0 mmol
d’hydrogène et d’oxygène, liaisons qui n’existent pas
d’ions Na+ et 4,0 mmol d’ions SO42–.
entre les atomes de soufre et d’hydrogène.
On apporte donc initialement, avant précipitation :
Le sulfure d’hydrogène a donc une température de fusion
10,0 mmol d’ions Na+(aq)
inférieure à celle de l’eau.
12,0 mmol d’ions Cl–(aq)

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Chapitre 5 ● Structure et propriétés de la matière

Exercice 26, question c Tableau d’avancement

H2 O
Ga2(SO4)3(S) �⎯� 2 Ga3+(aq) + 3 SO42–(aq)
Réaction Avancement

État initial 0 2,34 × 10–3 0 0

État intermédiaire 𝑥𝑥 2,34 × 10–3 – 𝑥𝑥 2𝑥𝑥 3𝑥𝑥

État final 𝑥𝑥max 2,34 × 10–3 – 𝑥𝑥max 2𝑥𝑥max 3𝑥𝑥max

Exercice 36, question e Tableau d’avancement

FeCl(S) → Fe2+(aq) + 2 Cl–(aq)


Réaction Avancement

État initial 0 1,58 × 10–2 0 0

État intermédiaire 𝑥𝑥 1,58 × 10–2 – 𝑥𝑥 𝑥𝑥 2𝑥𝑥

État final 𝑥𝑥max 1,58 × 10–2 – 𝑥𝑥max 𝑥𝑥max 2𝑥𝑥max

Exercice 69, point 2 Tableau d’avancement

Ba2+(aq) + SO42–(aq) → BaSO4(S)


Réaction Avancement

État initial 0 5,0 4,0 0

État intermédiaire 𝑥𝑥 5,0 – 𝑥𝑥 4,0 – 𝑥𝑥 𝑥𝑥

État final 𝑥𝑥f 5,0 – 𝑥𝑥f 4,0 – 𝑥𝑥f 𝑥𝑥f

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

6. Molécules organiques
Activités p. 132 à 133 3. Butanols : groupe hydroxyle ; acide butanoïque :
groupe carboxyle ; butanone : groupe carbonyle.
① Composés de formule brute C 4H10O 4. La liaison hydrogène se développe en phase condensée,
1. a. C4H10O, M = 4 × 12 + 10 × 1 + 16 = 74 g·mol–1. liquide et solide.
b. Butan-1-ol : En phase condensée, il y a élargissement du pic de
l’hydroxyle (spectre 1).
Bilan
Butan-2-ol :
• (spectre 1 : butan-1-ol), (spectre 2 : butan-2-one),
(spectre 3 : butan-2-ol), (spectre 4 : acide butanoïque).
• Le propanal et la propanone sont difficiles à distinguer.
c. Après construction, il y a une chance sur deux
de trouver le R ou le S.
2. 2-méthylpropan-1-ol :
Exercices p. 140 à 149
23 a.

2-méthyl-propan-2-ol : b. On observe les deux pics du groupe hydroxyle et du


groupe carbonyle, on peut donc penser que la molécule
porte un groupe carboxyle, et est donc l’acide
propanoïque.

27 a. C7H16

3. L’éthoxyéthane n’a pas de groupement carboxyle, b. M = 100 g·mol–1.


ce n’est donc pas un alcool. Son squelette n’est pas
seulement carboné. 28 a : 2-méthylpropane ; b : 2-méthyl, 3-éthyl pentane.
Bilan
• On peut construire deux squelettes carbonés. 31 Propan-1-ol :
• On a à chaque fois deux alcools.
Un alcool, avec un carbone (méthanol), un alcool avec Propan-2-ol :
deux carbones (éthanol), deux alcools avec trois carbones
(propan-1-ol et propan-2-ol).
② Qui suis-je ?
1. Tableau.
33 Acide butanoïque :
2. Butan-2-ol :

34 Acide 2-méthyl-propanoïque.
Butan-1-ol :
36 a. Groupe carboxyle.
b. 1 715 cm–1 correspondent à une cétone, c’est donc
Acide butanoïque :
la butan-2-one :

Butan-2-one :
37 a. 2-méthylhexane :

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Chapitre 6 ● Molécules organiques

3-méthylhexane : c. Le doublet compte pour un seul doublet, il y a donc


trois doublets autour de C, ils se repoussent et les trois
atomes forment un triangle.

b. Le carbone central du 3-méthylhexane est lié à H, CH3, 45 1.


C2H5 et C3H7.

39 1. c.
2. a. mag = 0,08 × 500 = 40 g.
2. Formule brute : C9H18 donc M = 126 g·mol–1.
b. m = 0,08 × 40 = 3,2 g.
41 a. 𝑚𝑚 3,2
c. n = = (10 = 19 mmol.
𝑀𝑀 × 12 + 2 × 16 + 20)
b.
47 a. C’est le méthanal.
b. Le spectre 2 ne possède pas de pic à 2 850-3 000 cm–1
mais un pic à 2 750 cm–1 environ, c’est celui du méthanal,
le spectre 1 est celui de l’éthanal.
c. Les quatre doublets autour de O tendent à se
repousser, ils se répartissent selon un tétraèdre et C–O–H 49 On observe le pic caractéristique du groupe carbonyle,
est coudée. mais pas celui du groupe hydroxyle.
d. L’oxygène est plus électronégatif que l’hydrogène, il C’est donc un aldéhyde ou une cétone.
porte une charge δ– et l’hydrogène δ+. Il y a liaison On peut proposer le pentanal ou une pentanone.
hydrogène entre l’hydrogène d’une molécule et l’oxygène
d’une autre. 50 a.

42 a.

b. b. On observe le pic caractéristique du groupe carbonyle.

51 a.
① est impossible car le carbone 2 aurait 5 liaisons (I) ;
② est mal nommé (N) ; ③ est correct (R) ; ④ est mal
nommé (N) ; ⑤ est impossible car le carbone 1 aurait 5
liaisons (I) ; ⑥ est impossible car le carbone 1 aurait 5
c. Le doublet compte pour un seul doublet, il y a donc liaisons (I).
trois doublets autour de C, ils se repoussent et les trois
b. ② : hexan-2-ol
atomes forment un triangle.

43 a. On a 12n + (2n + 2) + 16 = 60 soit 14n = 42


donc n = 3. La formule brute de l’alcool est donc C3H8O. ④ : 2-propyl-hexan-1-ol
b. A est le propan-1-ol ou le propan-2-ol :

c. La seule cétone à trois carbones est la propanone.

2,898×10−3
d. L’alcool A est donc celui qui porte l’oxygène sur 52 a. λ* = (1 = 1,47 × 10–6 m, donc l’intervalle
700 +273,15)
le deuxième carbone, c’est donc le propan-2-ol. est [734 nm ; 11,7 µm]. La partie visible du spectre, entre
734 nm et 800 nm, correspond au rouge.
44 a. C’est la butan-2-one. λ∗ 1
b. b. On doit avoir simultanément = (4
2 × 105 )
1
et 8λ* = (0,25
× 105 )

donc λ* = 5 × 10–6 m.
2,898 × 10−3
On en déduit T = (5 × 10−6 )
= 580 K, soit 307 °C.

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

53 a. 5. Ce composé (c’est un ester) a la même formule brute


1. Méthane 2. Méthanol 3. Méthanal C4H8O2 que l’acide butanoïque et le composé de la
question 3.

5. Dioxyde
4. Acide méthanoïque
de carbone

57 a. La propan-2-one a pour formule brute C3H6O et


pour formule semi-développée :
b. L’ordre est celui du tableau, de zéro à quatre liaisons.
c. Tétraédrique : méthane et méthanol ; triangulaire :
méthanal et acide méthanoïque ; linéaire : dioxyde de
b. Les deux carbones sont doublement liés, l’oxygène a
carbone.
deux doublets non liants.
d. On observe le pic du groupe carbonyle mais pas celui
c. Le spectre 1 possède le pic à 1 645 cm–1 caractéristique
du groupe hydroxyle, c’est donc le méthanal. La réaction
1 de C=C, et le pic du groupe hydroxyle, c’est donc le
s’écrit : 2 CH3O + O2  2 CH2O + H2O. spectre de l’alcool allylique.
2
Le spectre 2 possède le pic de la fonction carbonyle,
54 a. C2H6 ou COH2 donc éthane ou méthanal. c’est donc le spectre de la propanone.
b. Le groupe carbonyle est seulement présent dans
l’aldéhyde, c’est donc le méthanal. 58 En phase condensée (pluie), le pic du groupe hydroxyle
est large, alors qu’en phase gazeuse, le pic est étroit.
55 a.
59
Question préliminaire
b. On remplace OH par O en bout de chaîne.
– Le spectre 1 ne présente pas le pic du groupe carbonyle,
c. L’ion octanoate possède une tête hydrophile (O–) et une c’est donc l’éthanol.
chaîne carbonée lipophile, il est donc amphiphile et forme Le spectre 2 possède un pic large caractéristique du
un tensioactif. groupe hydroxyle en phase condensée, c’est donc l’acide
éthanoïque.
56 1. C4H10O Le spectre 3 ne possède pas le pic du groupe hydroxyle,
et on distingue le double pic vers 1 250 cm–1, c’est donc
le méthanoate de méthyle.
Problème
Le seul couple de liaisons dans le méthanoate de méthyle
2. C4H8O2
absente des deux autres molécules est C–O–C.

60
Question préliminaire
3. a. C4H8O2 La formule est celle d’une cétone ou d’un aldéhyde
à chaîne linéaire, ou d’un alcool à squelette cyclique.
Problème
b. Le groupe carbonyle sur le deuxième carbone indique L’absence du pic caractéristique exclut le groupe
que c’est une cétone, le groupe hydroxyle sur le troisième carbonyle, c’est donc un alcool à squelette cyclique,
carbone indique que c’est un alcool. c’est donc le cyclohexanol.
4. Le spectre 1 n’a pas le pic du carbonyle donc c’est le
butan-2-ol. L’acide est en phase condensée, c’est donc 61 Le spectre présente le pic du groupe carbonyle, mais
le spectre 3 avec le pic très large du groupe hydroxyle. pas celui du groupe hydroxyle.
Le spectre 2 est donc celui de la 3-hydroxybutanone, le pic C’est donc le méthanal, ce n’est pas un alcool, et le suffixe
fin vers 3 600 cm–1 correspond au groupe hydroxyle. -ol est donc mal choisi.

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

7. Synthèses organiques
Activités p. 154 à 156 apparaître la structure interne du réfrigérant ici ; ne pas
oublier le support élévateur et la potence).
① Synthèse de l’acide benzoïque En cas d’emballement du mélange réactionnel, on abaisse
Liste de matériel le support élévateur pour éloigner rapidement le chauffe-
Produits ballon du ballon.
• Alcool benzylique sous la hotte b. On introduit m1 = 4,5 g de permanganate de potassium.
• Permanganate de potassium solide La quantité de matière d’ion permanganate apportée est
𝑚𝑚1
• Carbonate de sodium solide donc 𝑛𝑛1 = = 2,8 × 10–2 mol.
𝑀𝑀KMnO4
• Solution aqueuse d’acide chlorhydrique à 2 mol·L–1 On introduit V2 = 2,5 mL d’alcool benzylique, soit une
• Pierre ponce ρ𝑉𝑉2
quantité de matière 𝑛𝑛2 = = 2,4 × 10−2 mol.
𝑀𝑀C6 H5 CH2OH

Par poste D’où le tableau d’avancement (voir à la fin des corrigés


• Montage à reflux (ballon monocol de 250 mL avec des activités).
valet, support élévateur, chauffe-ballon, réfrigérant • Supposons que l’alcool benzylique soit le réactif limitant :
à boules, potence, pinces ) alors 2,4 × 10–2 – 3𝑥𝑥 max = 0, soit 𝑥𝑥 max = 8,0 × 10–3 mol.
Remarque • Supposons que l'ion permanganate soit le réactif limitant
On peut également utiliser un ballon bicol en mettant alors 2,8 × 10–2 – 4𝑥𝑥 max = 0, soit 𝑥𝑥 max = 7,0 × 10–3 mol.
un thermomètre. Le réactif limitant est le réactif donnant la valeur la plus
• Balance, coupelle de pesée petite de 𝑥𝑥 max, on en déduit que l’ion permanganate est
• Pipette graduée de 5,0 mL le réactif limitant et 𝑥𝑥 max = 7,0 × 10–3 mol.
• Éprouvette graduée de 100 mL Lorsqu’on acidifie le milieu, les ions benzoate sont
• Montage filtration simple (potence, entonnoir, papier transformés en acide benzoïque, on peut donc en déduire
filtre, erlenmeyer de 250 mL) la masse d’acide benzoïque maximale théorique :
mthéo = 3𝑥𝑥max 𝑀𝑀C6H5 COOH = 2,6 g.
Remarque
On peut également utiliser un bécher pour la filtration 3. a. Lors de la première filtration, le résidu contient le
puis transférer le filtrat dans l’erlenmeyer. dioxyde de manganèse formé (solide marron) et le filtrat
• Montage filtration sur Büchner (fiole à vide, entonnoir contient l’ion benzoate et le reste du mélange réactionnel
Büchner, papier filtre, trompe à eau) (eau, ions K+, Na+, CO32–).
• Cristallisoir avec eau et glace b. On acidifie pour transformer les ions benzoate en acide
• Verre de montre, spatule, baguette de verre, Parafilm benzoïque (voir doc. 1).
• Gants, lunettes c. On place l’erlenmeyer dans l’eau glacée pour faire
diminuer la solubilité de l’acide benzoïque dans l’eau et
Remarque ainsi obtenir plus de cristaux (étape de cristallisation).
On pourra fournir les 4,5 g de permanganate de
4. Soit 𝑚𝑚exp la masse obtenue expérimentalement d’acide
potassium déjà pesés. 𝑚𝑚
benzoïque. Le rendement de la synthèse est η = exp .
𝑚𝑚théo
1. On utilise les pictogrammes et les phrases de risques Remarque
pour trouver les précautions opératoires : À ce niveau, on n’a pas encore vérifié la nature et la
– alcool benzylique, nocif par inhalation des vapeurs et pureté de ce produit brut. C’est donc un rendement
par absorption ; ne tenant pas compte de l’impureté du produit brut.
– permanganate de potassium, nocif en cas d’ingestion,
très toxique pour les organismes aquatiques, corrosif. Bilan
Favorise l’inflammation des matières combustibles ; • Le montage à reflux permet le chauffage sans perte de
– carbonate de sodium, irritant pour la peau et les yeux ; matière et en toute sécurité (protège des vapeurs nocives
– solution d’acide chlorhydrique, corrosif pour la peau d’alcool benzylique).
et les yeux ; • Pour isoler l’acide benzoïque, on utilise ses propriétés
– dioxyde de manganèse, nocif en cas d’ingestion et acido-basiques et sa faible solubilité dans l’eau à basses
d’inhalation. températures.
Ceci impose le prélèvement de l’alcool benzylique sous
hotte aspirante, l’utilisation des gants et lunettes et ② Purifier et analyser le produit d’une synthèse
la récupération du résidu contenant du manganèse.
2. a. Schéma montage à reflux (> doc. 2 p. 157 et fiche 16 Liste de matériel
p. 442 : insister sur le fait qu’un schéma de chimie Produits
organique est un schéma en coupe, qui doit faire • Éluant 66 % cyclohexane et 33 % acétone
• Éthanol

47 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 7 ● Synthèses organiques

Par poste alors que les impuretés restent en solution (plus grande
• Montage à reflux à air (erlenmeyer de 100 mL, solubilité à froid).
réfrigérant à air, agitateur magnétique chauffant La recristallisation est une méthode de purification
ou bain-marie, barreau aimanté, potence, pinces) efficace et simple à mettre en œuvre, mais uniquement
Remarque pour les solides et avec un choix de solvant limité (les
On peut également utiliser un montage à reflux à eau. impuretés et le produit doivent y être solubles à chaud
• Balance, spatule, baguette de verre mais le produit doit y être insoluble à froid).
• Montage filtration sur Büchner (fiole à vide, entonnoir En réalité, le produit n’a jamais une solubilité nulle dans
Büchner, papier filtre, trompe à eau) le solvant à froid, on perd donc du produit. On en perd
• Cristallisoir avec eau et glace encore plus si on a ajouté trop de solvant lors de la
• Verre de montre, Parafilm dissolution, ce qui entraîne une diminution du
• 4 petits flacons avec bouchons, pipette Pasteur rendement.
• Cuve à chromatographie avec fond d’éluant
• Plaque à CCM, capillaires ③ Isoler et purifier un produit
• Gants, lunettes, lampe UV
Liste de matériel
1. Les impuretés piégées peuvent être des réactifs qui Produits
n’ont pas réagi comme l’alcool benzylique. • Acide méthanoïque sous la hotte
• Éthanol
Remarque • Acide éthanoïque
Le permanganate de potassium n’est pas une impureté, • Alcool isoamylique
car il subsisterait une coloration violette. • Solution aqueuse d’acide sulfurique à 2 mol·L–1
2. a. Pour vérifier la nature du produit purifié, on réalise • Solution aqueuse saturée en hydrogénocarbonate
quatre dépôts : de sodium
– alcool benzylique commercial ; • Solution aqueuse saturée en sel
– produit brut ; • Sulfate de magnésium anhydre
– produit purifié ; • Pierre ponce
– acide benzoïque commercial.
L’acide benzoïque de référence est indispensable pour Par poste
prouver que le produit contient cette espèce chimique, • Montage à reflux (ballon monocol de 250 mL avec
l’alcool benzylique commercial permet d’identifier les valet, support élévateur, chauffe-ballon, réfrigérant
impuretés éventuellement constatées dans le produit. à boules, potence, pinces)
b. Sur le chromatogramme, on peut observer la présence
d’alcool benzylique dans le produit brut qui contient aussi Remarque
de l’acide benzoïque. Le produit purifié ne donne lieu On peut également utiliser un bicol en mettant
qu’à une tache au même niveau que l’acide benzoïque un thermomètre.
de référence. On en conclut alors que la purification a été • Balance
efficace et a permis d’obtenir un produit ne contenant • Pipette graduée de 10 mL
que de l’acide benzoïque. • Éprouvette graduée de 20 mL
• Gants, lunettes
Si l’on n’observe pas d’alcool benzylique dans le produit
brut, on conclut que la purification n’était pas nécessaire
ou que la chromatographie ne permet pas de détecter Ajouter à certains postes
de petites quantités d’impuretés. • Montage de filtration simple (potence, entonnoir,
3. La température de fusion théorique de l’acide papier filtre, bécher de 100 mL) + montage d’extraction
benzoïque est 122 °C. liquide-liquide (potence, ampoule à décanter,
Si le produit brut est très impur, la température de fusion entonnoir, bécher de 100 mL)
du produit brut est plus élevée que celle de l’acide Ou
benzoïque de référence : le produit est impur. • Montage de distillation fractionnée (ballon, chauffe-
La température de fusion du produit purifié est la plus ballon, colonne de Vigreux, 2 supports élévateurs,
proche de la valeur de référence. réfrigérant droit, erlenmeyer de 100 mL, pinces,
4. 𝑚𝑚1′ est plus petite que m1 : cela veut dire que l’étape potence)
de purification entraîne une diminution du rendement. Remarque
On constate des cristaux brillants et bien formés dans le on procède à une répartition des synthèses, chaque
cas du produit purifié (le produit brut est plus pâteux). groupe ne réalise qu’une synthèse et qu’un type
d’extraction. On peut aussi placer le matériel
Bilan d’extraction sur des postes dédiés.
L’eau dissout à chaud l’acide benzoïque et les impuretés
(alcool benzylique), mais à froid l’acide benzoïque
cristallise car il a une faible solubilité dans l’eau froide

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

1. a. Consignes de sécurité : porter des gants, des Synthèse de l’éthanoate de 3-méthylbutyle


lunettes, une blouse, travailler sous la hotte pour les On procède à une extraction liquide-liquide car il y a peu
produits nocifs. d’écart entre les températures d’ébullition, donc la
b. Les quantités de matière apportées de chaque réactif distillation fractionnée serait peu efficace.
sont identiques et valent n = 0,15 mol. L’éthanoate de 3-méthylbutyle est très peu soluble dans
Synthèse du méthanoate d’éthyle : l’eau et donc encore moins dans l’eau salée ; on peut
donc procéder à un relargage. On peut ensuite sécher
Masse Masse
Volume le produit avec du sulfate de magnésium anhydre, puis
molaire volumique
(en mL) filtrer.
(en g·mol–1) (en g·mL–1)
5,7 (pipette c. Synthèse du méthanoate d’éthyle
Acide Schéma légendé du montage de distillation fractionnée :
46 1,22 graduée
méthanoïque
de 10 mL) > doc. 4 p. 158 ou fiche 16 p. 442.
8,7 (pipette Quand la température de la tête de colonne atteint 54 °C,
Éthanol 46 0,79 graduée il y extraction du méthanoate d’éthyle.
de 10 mL) Synthèse de l’éthanoate de 3-méthylbutyle
Équation de la réaction : Schéma de l’ampoule à décanter : > fiche 16 p. 443.
C2H6O(ℓl) + CH2O2(ℓ)  C3H6O2(ℓ) + H2O(ℓ) L’éthanoate de 3-méthylbutyle a une densité plus faible
que la phase aqueuse.
Synthèse de l’éthanoate de 3-méthylbutyle : 4. On peut identifier l’ester obtenu (méthanoate d’éthyle
Masse Masse ou éthanoate de 3-méthylbutyle) en mesurant sa masse
Volume volumique, à comparer avec la valeur de référence (on
molaire volumique
(mL)
(g·mol–1) (g·mL–1) mesure la masse et le volume d’ester obtenu).
8,7 La mesure de masse volumique est trop peu sensible pour
(pipette détecter des impuretés.
Acide éthanoïque 60 1,04
graduée, On peut vérifier la pureté par spectroscopie IR ou CCM.
10 mL) La distillation fractionnée est également une technique
16,5
d’identification (on mesure la température d’ébullition
3-méthylbutan-1-ol (pipette
(alcool isoamylique)
88 0,80
graduée,
en tête de colonne).
20 mL) Remarque
Équation de la réaction : On peut également faire calculer un rendement : on pèse
C5H12O(ℓ) + C2H4O2(ℓ)  C7H14O2(ℓ) + H2O(ℓ) l’erlenmeyer vide et sec avant récupération du distillat ou
Dans les deux cas le mélange est équimolaire et les de la phase organique, on peut ainsi en déduire la masse
coefficients stœchiométriques sont égaux à 1, donc les d’ester obtenu (méthanoate d’éthyle ou éthanoate de 3-
réactifs sont apportés en proportions stœchiométriques. méthylbutyle).
2. Réalisation de la synthèse.
Bilan
3. a. Synthèse du méthanoate d’éthyle
La distillation fractionnée présente l’avantage d’être aussi
On procède à une extraction par distillation fractionnée
une technique de purification, on est sûr que l’espèce est
car l’écart entre les températures d’ébullition du
pure au contraire de l’extraction liquide-liquide, mais elle
méthanoate d’éthyle et des réactifs est suffisant (plus
n’est utilisable que dans certains cas (écart suffisant entre
de 20 °C).
les températures d’ébullition) et implique un montage
L’extraction liquide-liquide n’est pas possible car
plus lourd.
le méthanoate d’éthyle est trop soluble dans l’eau.

Activité 1, question 2b Tableau d’avancement


4 MnO4–(aq) + 3 C6H5CH2OH(ℓ)  3 C6H5COO–(aq) + 4 MnO2(s) + HO–(aq) + H2O(ℓ)
Quantité de
Avancement MnO4– C6H5CH2OH C6H5COO– MnO2 HO– H2O
matière de…
…apportée
0 2,8 × 10–2 2,4 × 10–2 0 0 Inconnue Solvant
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 2,8 × 10–2 – 4𝑥𝑥 2,4 × 10–2 – 3𝑥𝑥 3𝑥𝑥 4𝑥𝑥 Inconnue Solvant
de réaction
…présente
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max 2,8 × 10–2 – 4𝑥𝑥max 2,4 × 10–2 – 3𝑥𝑥max 3𝑥𝑥max 4𝑥𝑥max Inconnue Solvant
à l’état final

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Chapitre 7 ● Synthèses organiques

32 a. À température ambiante, le menthol est un solide,


Exercices p. 162 à 171 on peut mesurer sa température de fusion (sur banc
23 a. À la fin de la transformation (étape 1), le milieu Köfler, par exemple).
réactionnel contient de l’acide éthanoïque (très soluble b. L’éthanoate de menthyle étant liquide, on peut
dans l’eau), de l’eau et l’éthanoate de linalyle formé (peu mesurer sa température d’ébullition en réalisant une
soluble dans l’eau). Le dichlorométhane étant non distillation fractionnée.
miscible avec l’eau et dissolvant bien l’éthanoate de On peut aussi utiliser un spectre IR.
lilnalyle, il constitue un bon solvant pour extraire
l’éthanoate de linalyle de la phase aqueuse. 34 1. Équation de la réaction :
b. Le principal inconvénient de cette extraction est la C7H6O3(s) + CH4O(ℓ)  C8H8O2(ℓ) + H2O(ℓ)
nocivité du dichlorométhane (pictogramme dangereux 2. a. L’acide salicylique et le salicylate de méthyle sont
pour la santé) qui impose de travailler sous la hotte avec nocifs. Le méthanol est dangereux et inflammable. Il faut
gants et lunettes. porter des gants et des lunettes, travailler sous la hotte
c. et loin de toute source de flamme.
b. Montage de chauffage à reflux : > doc. 2 p. 157 ou
fiche 16 p. 442.
3. a. Le réactif limitant est le méthanol car il a la quantité
de matière apportée la plus faible et la réaction se fait
mole à mole. Donc 𝑥𝑥 max = 0,20 mol.
b. La quantité de matière d’ester obtenue
expérimentalement est nexp = 0,12 mol. La quantité de
L’ordre des phases est donné par la valeur de la masse matière théorique d’ester formée est 𝑥𝑥 max. Le rendement
volumique des solvants. C’est la phase organique qui 𝑛𝑛 0,12
de la synthèse est donc η = exp = = 0,60.
contient le dichlorométhane et l’acétate de linalyle 𝑥𝑥max 0,20

qui se place en bas car le dichlorométhane a une masse


volumique supérieure à celle de l’eau. 35 1. a. Équation de la réaction :
C7H6O3(s) + CH4O(ℓ)  C8H8O2(ℓ) + H2O(ℓ)
27 a. À 20 °C le menthol est solide (cette température b. Un excès de méthanol signifie que le méthanol n’est
est plus faible que sa température de fusion), l’acide pas le réactif limitant, il en reste à la fin de la
éthanoïque et l’éthanoate de menthyle sont liquides. transformation.
À 60 °C, ils sont tous liquides car cette température 2. a. Le rendement de la synthèse est η = 90 % et l’on veut
est comprise entre leur température de fusion et leur produire VExp = 5,0 mL d’essence de Wintergreen.
température d’ébullition. Le volume d’essence de Wintergreen que la réaction
b. Le menthol est nocif (irritant pour la peau) d’où produirait avec un rendement de 100 % serait
𝑉𝑉Exp
l’utilisation de gants et lunettes. 𝑉𝑉th = = 5,6 mL.
η
L’acide éthanoïque est corrosif d’où l’utilisation de gants b. Soit 𝑛𝑛1 la quantité de matière apportée en acide
et lunettes. salicylique. Le méthanol est en excès. On en déduit le
L’éthanoate de menthyle est dangereux pour les tableau d’avancement fourni à la fin des corrigés des
organismes aquatiques, il faut le récupérer et ne pas exercices.
le jeter à l’évier. L’avancement maximal est :
ρ 𝑉𝑉
𝑥𝑥max = E théo = 4,4 × 10-2 mol (avec ρE la masse
30 a. La filtration simple sert à éliminer le sulfate de 𝑀𝑀C8 H8 O2
magnésium solide qui a emprisonné les quelques volumique du salicylate de méthyle). C’est donc aussi n1
molécules d’eau restantes en phase organique. puisque l’acide salicylique est le réactif limitant.
b. La filtration sur Büchner est plus efficace et plus rapide c. On en déduit la masse d’acide salicylique nécessaire
que la filtration simple. m1 = 𝑛𝑛1 𝑀𝑀C7H6O3 = 6,1 g.
Légendes du schéma : ① Fiole à vide ; ② Joint de
l’entonnoir ; ③ Entonnoir Büchner avec papier filtre ; 37 1. a. La distillation fractionnée est le montage
④ Trompe à eau de droite.
b. À 65 °C, le méthanol est distillé, il ne reste dans
31 a. Il faut réaliser les dépôts le ballon que du salicylate de méthyle.
d’éthanoate de menthyle synthétisé ES, 2. On peut vérifier que c’est bien du salicylate de méthyle
d’éthanoate de menthyle de référence pur par CCM ou spectroscopie IR.
ER et de menthol M.
b. Si le produit synthétisé est pur, on 39 1. a. Mélange homogène de deux liquides : on utilise
observe une seule tache au même la distillation fractionnée pour extraire l’espèce liquide
niveau que l’éthanoate de menthyle souhaitée si la différence entre les températures
de référence. d’ébullition est suffisante (au moins 20 °C).

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

Sinon on peut réaliser une extraction liquide-liquide après Si l’ion permanganate est réactif limitant, n2 – 2𝑥𝑥 max = 0,
𝑛𝑛
ajout d’un solvant non miscible au mélange mais dans d’où 𝑥𝑥 max = 2 = 1,0 × 10–2 mol.
2
lequel le liquide à extraire et plus soluble (on rend le Si le menthol est le réactif limitant, n1 – 5𝑥𝑥 max = 0, d’où
mélange hétérogène). 𝑛𝑛
𝑥𝑥 max = 1 = 2,9 × 10–2 mol.
b. Mélange hétérogène de deux liquides : on utilise 5

l’ampoule à décanter ; on a aussi possibilité de procéder La plus petite de ces valeurs ne peut être dépassée, donc
à un relargage pour diminuer la solubilité de l’un dans le réactif limitant est l’ion permanganate et 𝑥𝑥 max
l’autre. = 1,0 × 10–2 mol et le menthol est le réactif en excès.
2. a. La filtration sur Büchner est souvent la plus efficace 2. a. À 20 °C, sous pression atmosphérique, la menthone
dans ce cas. est un liquide car 20 °C est comprise entre la température
b. Il faut faire cristalliser en diminuant la solubilité de de fusion et la température d’ébullition de la menthone.
l’espèce à extraire en modifiant les conditions b. On peut isoler la menthone par extraction par solvant.
expérimentales (température, pH, etc.) puis filtrer. On choisit un solvant dans lequel le menthol n’est pas
soluble et dans lequel la menthone est très soluble et qui
40 1. Étape 1 : transformation ; étape 2 : extraction de est non miscible avec l’eau (les autres produits formés,
l’éthanoate de pentyle ; étape 3 : purification par lavage l’eau et les ions Mn2+, sont dissous dans l’eau).
et séchage de la phase organique ; étape 4 : identification 3. a. Le produit est impur car il donne lieu à deux taches :
par spectroscopie IR. il reste du menthol (une des taches est au même niveau
2. a. ① Ballon ; ② Chauffe-ballon ; ③ Support que celle du menthol).
élévateur; ④ Mélange réactionnel ; ⑤ réfrigérant b. La masse maximale théorique de menthone, est
à boules. mmax= 5𝑥𝑥 max 𝑀𝑀C10H18O = 7,7 g.
b. Ce montage permet de chauffer le mélange sans perte c. La masse obtenue est supérieure à la masse maximale
de matière et en toute sécurité. La pierre ponce permet espérée, ce qui montre bien que le produit est impur.
de réguler l’ébullition. d. Il n’est pas judicieux de calculer un rendement car le
3. a. Il se forme deux phases non miscibles donc produit n’est pas pur, la masse pesée est supérieure à
l’éthanoate de pentyle ne se dissout pas dans l’eau. la masse maximale espérée, on obtiendrait un rendement
b. L’utilisation de sulfate de magnésium anhydre permet supérieur à 100 %.
de capter les molécules d’eau restant en phase organique 4. a. et b. Les suffixes des noms laissent penser que le
d’où le mot sécher. menthol a une fonction alcool et la menthone une
4. a. Équation de réaction : fonction cétone. En spectroscopie IR, si le produit est
C5H12O (ℓ) + C2H4O2 (ℓ)  C7H14O2(ℓ) + H2O(ℓ) impur, on observe un large pic correspondant au groupe
b. Comme la réaction se fait mole à mole, le réactif hydroxyle du menthol et un pic correspondant au groupe
limitant est le pentan-1-ol, donc l’avancement maximal carbonyle de la menthone.
est 0,23 mol. La quantité de matière maximale théorique Si le produit est pur, il n’apparaît plus la large bande
d’éthanoate de pentyle produit est donc nth = 0,23 mol. d’absorption du groupe hydroxyle.
Connaissant la quantité de matière d’éthanoate de 5. En plaçant le mélange à une température inférieure
penthyle pur obtenu nexp = 0,080 mol, on en déduit le à la température de fusion du menthol, celui-ci cristallise.
𝑛𝑛 Si cette température est supérieure à la température de
rendement de la synthèse η = exp = 0,35 soit 35 %.
𝑛𝑛th fusion de la menthone (–6,5 °C), elle reste liquide. On
C’est un rendement faible qu’on pourrait améliorer en pourra ainsi filtrer sur Büchner le mélange à froid (à 2 °C
chauffant plus longtemps ou par l’ajout d’un catalyseur par exemple), le filtrat constituant la menthone.
si la réaction n’est pas arrivée à son terme.
Remarque 42 1. Chacun des réactifs est introduit en quantité
Les facteurs cinétiques n’ont pas, en général, d’impact de matière n = 0,30 mol.
sur le rendement des transformations, pour peu que La masse volumique de l’éthanol est ρ1 = 0,79 g·mL–1,
l’on attende assez longtemps. on introduit donc un volume d’éthanol :
𝑛𝑛𝑀𝑀C2H6 O 0,30 × 46
𝑉𝑉1 = = = 17mL
41 1. a. Schéma du montage à reflux : > doc. 2 p. 157 ρ1 0,79
ou fiche 16 p. 442. La masse volumique de l’acide méthanoïque est ρ2
b. On introduit m1 = 23 g de menthol, soit une quantité = 1,22 g·mL–1, on introduit donc un volume d’acide
𝑚𝑚1 𝑛𝑛𝑀𝑀CH2 O2 0,30 × 46
de matière 𝑛𝑛1 = = 1,5 × 10–1 mol. méthanoïque : 𝑉𝑉2 = = = 11 mL
𝑀𝑀C10 H20 O ρ2 1,22
On introduit V = 100 mL de solution aqueuse d’ions 2. a. On peut procéder à une extraction liquide-liquide :
permanganate à la concentration c = 0,20 mol·L–1, soit il faut un solvant dans lequel le méthanoate d’éthyle
une quantité de matière d’ions permanganate MnO4– est soluble et qui soit non miscible à l’eau ; il faut donc
apportée n2 = cV = 2,0 × 10–2 mol. connaître la solubilité du méthanoate d’éthyle dans
D’où le tableau d’avancement fourni en fin de corrigé. différents solvants ainsi que leur miscibilité avec l’eau.

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Chapitre 7 ● Synthèses organiques

b. On peut identifier le méthanoate d’éthyle par CCM On introduit V2 = 6,0 mL d’anhydride éthanoïque (de
ou spectroscopie IR. masse volumique ρ = 1,08 g·mL–1), soit une quantité
ρ𝑉𝑉2 1,08 × 6,0
c. La quantité de matière maximale théorique de de matière 𝑛𝑛2 = = = 0,064 mol.
𝑀𝑀C4 H6 O3 102
méthanoate d’éthyle obtenue est n = 0,30 mol (car
la réaction se fait mole à mole et on apporte une Comme la réaction se fait mole à mole, on peut en
quantité de matière n de chaque réactif). déduire que l’acide salicylique est le réactif limitant (il a
La quantité de matière de méthanoate d’éthyle la quantité de matière la plus faible) et que l’anhydride
effectivement obtenue avec un rendement η1 = 0,67 éthanoïque est le réactif en excès.
b. On élimine l’anhydride éthanoïque restant en ajoutant
est nexp1 = 𝑛𝑛η1 = 0,67 × 0,30 = 0,20 mol.
de l’eau, il se transforme en acide éthanoïque.
La masse volumique du méthanoate d’éthyle est
c. On lave l’aspirine obtenue à l’eau froide, c’est donc que
ρ3 = 0,92 g·mL–1.
l’aspirine y est très peu soluble.
On en déduit le volume de méthanoate d’éthyle
5. a. La quantité de matière maximale théorique
effectivement obtenu :
𝑛𝑛exp1 𝑀𝑀C3 H7 O2 0,20 × 74 d’aspirine est 𝑥𝑥 max = n1 = 0,022 mol.
𝑉𝑉exp1 = = = 16 mL Connaissant la masse obtenue d’aspirine pure mexp ,
ρ3 0,92
d. Le chauffage favorise les chocs entre réactifs et donc on en déduit la quantité de matière d’aspirine obtenue
𝑚𝑚exp 2,7
accélère la transformation. Le montage utilisé est le effectivement nexp = = = 0,015 mol.
𝑀𝑀C9 H8 O4 180
montage à reflux. 𝑛𝑛exp 0,015
3. a. Montage de distillation fractionnée : > doc. 4 p. 158 On en déduit donc le rendement η = = = 0,68.
𝑥𝑥max 0,022
ou fiche 16 p. 442. b. On peut utiliser une identification par CCM en
b. À 55 °C, le méthanoate d’éthyle est extrait du mélange dissolvant le produit obtenu (car on peut disposer de
(distillat), car c’est la température d’ébullition du l’espèce chimique de référence) ou par spectroscopie IR
méthanoate d’éthyle. (car le produit à identifier contient des liaisons facilement
c. La quantité de matière maximale théorique de repérables sur un spectre IR).
méthanoate d’éthyle obtenue est toujours n = 0,30 mol.
On recueille un volume de méthanoate d’éthyle 44 1. a.
Vexp2 = 23,4 mL, soit une quantité de matière
nexp2 =
ρ3 𝑉𝑉exp2 Toluène
𝑀𝑀C3 H6 O2
0,92 × 23,4
= = 0,29 mol Pyridine
74
On en déduit le rendement de cette synthèse :
𝑛𝑛 0,29
η2 = exp2 = = 97 %. Chlorure d’éthanoyle
𝑛𝑛 0,30
4. Le protocole le plus efficace est le 2 car il donne un
rendement bien plus élevé. b. Les espèces en question sont dangereuses pour la
santé, inflammables, corrosives, nocives pour l’homme
43 1. a. Étape 1 : transformation des réactifs en produits. et l’environnement. Cette synthèse n’est pas réalisable
Étape 2 : cristallisation de l’aspirine et extraction du solide au lycée car elle nécessite une agitation de 12 h sous
par filtration. atmosphère de diazote et le matériel du lycée ne permet
Étape 3 : purification du solide par recristallisation. pas de laisser une telle transformation sans surveillance
b. On utilise un montage à reflux (avec réfrigérant à air). en sécurité.
c. Il manque l’étape d’identification. 2. a. On a décrit l’étape de transformation.
2. a. Espèces nocives, corrosives et inflammables : b. C’est une transformation exothermique (dégage de
éloigner de toute source de chaleur, porter des gants l’énergie thermique) et très longue (12 h d’agitation).
et des lunettes, travailler sous la hotte. 3. La synthèse précédente a un rendement moindre mais
b. Équation de la réaction : est plus facile à mettre en œuvre, les réactifs et solvants
C7H6O3(s) + C4H6O3(ℓ)  C9H8O4(s) + C2H4O2(ℓ) sont moins nocifs et elle est moins longue.
3. a. On ne dépasse pas les 60 °C pour éviter la Cette synthèse a un très bon rendement mais nécessite
polymérisation de l’acide acétylsalicylique (voir une agitation de 12 h et des espèces dangereuses
les données). complexes à utiliser. C’est peu intéressant pour de faibles
b. On utilise un montage à reflux avec réfrigérant à air quantités d’aspirine à produire.
car les espèces sont peu volatiles et le chauffage se fait
à faible température (60 °C). 45 La masse de polystyrène que l’on cherche à obtenir
4. a. On introduit m1 = 3,0 g d’acide salicylique. expérimentalement est mexp = 1 tonne = 1 × 106 g.
La quantité de matière d’acide salicylique apportée Le protocole ayant un rendement η = 0,55, on en déduit
est donc n1 =
𝑚𝑚1
=
3,0 la masse maximale théorique de polystyrène obtenable :
𝑀𝑀C7 H6 O3 180 𝑚𝑚exp 1 × 106
= 0,022 mol. 𝑚𝑚théo = = = 1,8 × 106 g.
η 0,55

52 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

L’avancement maximal de la réaction de synthèse est l’éther. On peut éliminer l’éther par distillation en
𝑚𝑚
donc 𝑥𝑥 max = théo . chauffant à 39,5 °C (température d’ébullition de l’éther).
𝑀𝑀3
D’après la stœchiométrie de la réaction de synthèse, la Remarque
quantité de matière de styrène à apporter à l’état initial Dans la pratique on utilise un évaporateur rotatif.
𝑚𝑚
est n1 = p𝑥𝑥 max, soit n1 = 𝑝𝑝 théo . Comme M3 = pM1, on en Pour l’acide benzoïque, on récupère la phase aqueuse
𝑀𝑀3
(eau, ions benzoate, sodium et hydroxyde), on fait
déduit que la quantité de matière de styrène à apporter
𝑚𝑚théo 𝑚𝑚théo 1,8 × 106
précipiter l’acide benzoïque en abaissant le pH et la
est n1 = 𝑝𝑝 = = = 1,7 × 104 mol. température du mélange (on place le mélange dans un
𝑝𝑝𝑀𝑀1 𝑀𝑀1 104
La masse de styrène pur correspondante est bain eau-glace).
m1 = 𝑛𝑛1 𝑀𝑀1 = 𝑚𝑚théo = 1,8 × 106 g. On filtre sur Büchner avec rinçage du solide à l’eau glacée.
Compte tenu du fait que le rendement de purification On vérifie la pureté et la nature des produits récupérés
du styrène commercial est ηS = 0,80, la masse de styrène par CCM.
commercial (non pur) à utiliser pour obtenir une masse
m1 de styrène pur est 𝑚𝑚1′ = 1
𝑚𝑚 47 On cherche la quantité de matière d’acide benzoïque
ηS extrait ne pour l’extraction simple et triple.
1,8 × 106
= = 2,2 × 106 g = 2,2 tonnes Avant extraction, la solution aqueuse contient une
0,80
D’après le doc. 1, il faut 100 fois moins d’AIBN que de quantité de matière d’acide benzoïque 𝑛𝑛i
styrène. La quantité de matière d’AIBN nécessaire est = 5,0 × 10−4 mol
𝑛𝑛
n2 = 1 = 1,7 × 102 mol Grâce au titrage, on peut calculer la quantité de matière
100 nr d’acide benzoïque restant en phase aqueuse après
La masse d’AIBN nécessaire est donc 𝑚𝑚2 = 𝑛𝑛2 𝑀𝑀2
extraction.
= 1,7 × 102 × 164 = 2,8 × 104 g = 28 kg
La réaction de titrage est C7H6O2 + HO–  C7H5O2– + H2O.
Le protocole du laboratoire ne peut pas être appliqué
La quantité de matière de réactif titrant (HO–) apportée
à l’industrie, le rendement est trop faible, il faut plus
à l’équivalence est n = cVE.
de deux tonnes de styrène pour obtenir une tonne de
D’après la stœchiométrie de la réaction de titrage, la
polystyrène : ce n’est pas rentable.
quantité de matière d’acide benzoïque titré est identique,
nr = n = cVE.
46 À 20 °C et pression atmosphérique normale, l’alcool
Or, l’acide benzoïque initial a été extrait ou est resté en
benzylique est liquide et l’acide benzoïque est solide.
solution aqueuse, donc la quantité de matière d’acide
Pour l’alcool benzylique, on procède donc à une
benzoïque extrait est ne = ni – nr = ni – cVE.
extraction liquide-liquide pour faire passer l’alcool
our l’extraction simple, on calcule ne = 4,7 × 10−4 mol ,
benzylique initialement en phase aqueuse en phase
puis le rendement de l’extraction R = 0,95.
éthérée où il est plus soluble.
Pour l’extraction triple, on calcule ne = 4,8 × 10−4 mol,
On récupère la phase supérieure organique qui contient
puis le rendement de l’extraction R = 0,96.
l’éther et l’alcool benzylique (elle surnage car l’éther a
Conclusion, il est ici un tout petit peu plus efficace de
une masse volumique plus faible que celle de l’eau) et
procéder à plusieurs extractions successives qu’à une
on conserve la phase aqueuse.
seule car le rendement d’extraction est légèrement plus
Après séchage avec le sulfate de magnésium anhydre et
grand lors d’une extraction triple.
filtration, on récupère l’alcool benzylique dissous dans

Exercice 35, question 2b Tableau d’avancement

C7H6O3(S) + CH4O(ℓ)  C8H8O2(ℓ) + H2O(ℓ)


Quantité
Avancement C7H6O3 CH4O C8H8O2 H2O
de matière de…
…apportée
0 n1 Excès 0 0
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n1 – 𝑥𝑥 Excès 𝑥𝑥 𝑥𝑥
de réaction
…présente
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n1 – 𝑥𝑥max = 0 Excès 𝑥𝑥max 𝑥𝑥max
à l’état final

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Chapitre 7 ● Synthèses organiques

Exercice 41, question 1b Tableau d’avancement

2 MnO4– + 5 C10H20O + 6 H3O+  2 Mn2+ + 5 C10H18O + 14 H2O(ℓ)


Quantité
Avancement MnO4– C10H20O H3O+ Mn2+ C10H18O H2O
de matière de…
…apportée
0 n2 n1 Excès 0 0 Solvant
à l’état initial
…en cours
𝑥𝑥 n2 – 2𝑥𝑥 n1 – 5𝑥𝑥 Excès 2𝑥𝑥 5𝑥𝑥 Solvant
de réaction
…présente
𝑥𝑥f = 𝑥𝑥max n2 – 2𝑥𝑥max n1 – 5𝑥𝑥max Excès 2𝑥𝑥max 5𝑥𝑥max Solvant
à l’état final

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

8. Énergie et réactions chimiques


Activités p. 176 à 178 canette. Des traces noires apparaissent sur la canette,
la combustion n’est pas totalement complète. La chaleur
① Les carburants usuels de la canette n’a pas été prise en compte.
a. Le pétrole est un mélange de nombreuses molécules,
la distillation permet de séparer les composés en fonction
③ L’avenir des biocarburants
de l’usage que l’on souhaite.
b. Les carburants usuels sont : a. Pour le calcul du pouvoir calorifique par litre, on divise
– les essences utilisées dans les moteurs à essence ; le pouvoir calorifique par la masse volumique.
43
– les gazoles utilisés dans les moteurs diesel ; – Gazole : = 57,3 MJ · L−1
0,75
– les composés sous forme de gaz utilisés dans les – Essence :
42,9
= 51,1 MJ · L−1
moteurs mixtes essence et gaz. 0,84
26,8
c. Plus le nombre d’atomes de carbone est important, plus – Éthanol : = 33,9 MJ · L−1
0,79
la température d’ébullition est élevée. b. Le diesel est le carburant le plus énergétique, à volume
d. La différence se situe au niveau du pourcentage de donné.
biocarburants présents dans le mélange. Cela indique le c. Le pourcentage de carbone est le plus élevé pour le
pourcentage de bioéthanol, de 5 % pour le E5 à 85 % pour gazole, il est le carburant qui va libérer le plus de dioxyde
le E 85. Cela indique le pourcentage de biodiesel, de 7 % de carbone.
maximum pour le B7 à 10 % pour le B10. d. Les carburants de seconde génération sont fabriqués
e. Les biocarburants ne sont pas utilisés purs car cela à partir de déchets végétaux. Ils n’utilisent pas de surface
nécessite des adaptations au niveau mécanique, et la agricole spécifique.
quantité produite est limitée. Les biocarburants de troisième génération sont
synthétisés dans des bioréacteurs à partir de micro-
Bilan
organismes : leur croissance est rapide avec un fort
Pour les carburants, il serait possible de se passer du
pourcentage de lipides, et le rendement est de 15 tep
pétrole en le remplaçant par des biocarburants, en
par hectare.
adaptant les moteurs.
e. Le bioéthanol libère le moins de dioxyde de carbone.
Il est plus difficile de se passer du pétrole dans le domaine
des produits chimiques (utilisés directement ou pour les Bilan
synthèses). Les biocarburants de première génération sont issus de
cultures à vocation alimentaire, ils ne sont pas ceux qui
libèrent le plus d’énergie par litre, le bioéthanol libère
② Pouvoir calorifique de la paraffine
moins de dioxyde de carbone que l’essence mais le
1. a. La masse d’eau vaut meau = mt – mc.
biodiesel libère plus de dioxyde de carbone que le diesel.
b. Si Veau = 200 mL alors meau = 200 g.
c. L’énergie thermique vaut Q = mc(θf – θi).
On a θf = 32,2 °C et θi = 10,8 °C donc : Exercices p. 184 à 193
Q = 200 × 4,18 × (32,2 – 10,8 ) = 17,9 × 103 J = 17,9 kJ
d. L’énergie reçue par l’eau vient de l’énergie libérée 26 a. Équation de la combustion du propane :
par la combustion de la paraffine. C3 H8 (g) + 5 O2 (g) → 3 CO2 (g) + 4 H2 O(ℓ)
2. a. Équation de la combustion : b. Schémas de Lewis :
C25 H52 (s) + 38 O2(g) → 25 CO2(g) + 26 H2 O(ℓ) Réactifs Produits
b. L’énergie libérée par la combustion de la bougie est
égale à Q, soit 17,9 kJ.
c. Calcul de la masse de paraffine consommée :
m = mb‘ – mb = 0,59 g
𝑄𝑄 17,9
d. Calcul de PCexp : 𝑃𝑃𝑃𝑃exp = = = 30,9 kJ·g–1
𝑚𝑚 0,59
|30,9 − 46,0|
3. Calcul de l’écart relatif : e = = 0,328 = 32,8 %
46,0

Bilan
• La valeur obtenue est inférieure à la valeur attendue
à cause des pertes d’énergie. c. Calcul de l’énergie molaire de combustion :
• Il est possible d’isoler la canette, de limiter les pertes 𝐸𝐸r = � 𝐸𝐸l (réactifs) − � 𝐸𝐸l (produits)
autour de la bougie en mettant un cache autour de la 𝐸𝐸r = [2 𝐸𝐸l (C − C) + 8 𝐸𝐸l (C − H) + 5 𝐸𝐸l (O = O)]
bougie. Les causes d’incertitudes sont les pertes de − [6 𝐸𝐸l (C = O) + 8 𝐸𝐸l (H − O)]
chaleur au niveau de la canette, entre la bougie et la

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Chapitre 8 ● Énergie et réactions chimiques

𝐸𝐸r = [2 × 348 + 8 × 415 + 5 × 498]


− [6 × 804 + 8 × 463] 42 a. 2 C4H10 + 13 O2  8 CO2 + 10 H2O
𝐸𝐸r = −2 022 kJ · mol−1 b. 2 C12H26 + 37 O2  24 CO2 + 26 H2O
c. C25H52 + 38 O2  25 CO2 + 26 H2O
28 a. 2 C8H18 + 25 O2  16 CO2 + 18 H2O d. C2H6O + 3 O2  2 CO2 + 3 H2O
b. Er = –5 067 kJ·mol–1 donc 1,0 mol d’octane libère e. C4H10O + 6 O2  4 CO2 + 5 H2O
une énergie égale à 5 067 kJ. f. 2 C5H12O + 15 O2  10 CO2 + 12 H2O
c. M = 8 MC + 18 MH = 8 × 12,0 + 18 × 1,0 = 114,0 g·mol–1
d. 1,0 mol d’octane, soit 114,0 g d’octane, libère une (3𝑛𝑛 )
44 CnH2n + 2O + O2  n CO2 + (n + 1) H2O
énergie égale à 5 067 kJ. 2
On en déduit le pouvoir calorifique :
5067 45 a. La molécule de dioxygène contient une liaison O=O,
𝑃𝑃𝑃𝑃 = son énergie de liaison vaut 498 kJ·mol–1.
114,0 × 10−3
= 44,5 × 103 kJ · kg −1 b. La molécule d’eau contient 2 liaisons O–H :
= 44,5 MJ · kg −1 𝐸𝐸l = 2 × 463 = 926 kJ · mol−1
c. La molécule de dioxyde de carbone contient 2 liaisons
32 a. C2H6O + 3 O2  2 CO2 + 3 H2O C=O : 𝐸𝐸l = 2 × 804 = 1608 kJ · mol−1 .
b. 2 C3H8O + 9 O2  6 CO2 + 8 H2O
c. C6H14O + 9 O2  6 CO2 + 7 H2O 46 a. C5H12 + 8 O2  5 CO2 + 6 H2O
b. Schémas de Lewis :
34 Schémas de Lewis : Réactifs Produits
Réactifs Produits

Il y a rupture de 4 liaisons C–C, de 12 liaisons C–H et de


8 liaisons 0=0, et formation de 10 liaisons C=0 et de
12 liaisons 0–H.
b. Il y a rupture de 1 liaison C–C, 5 liaisons C–H, 1 liaison c. Calcul de l’énergie de réaction pour 1 mol de pentane :
C–O, 1 liaison 0–H et 3 liaisons O=O. 𝐸𝐸r = [12 𝐸𝐸l (C − H) + 4 𝐸𝐸l (C − C) + 8 𝐸𝐸l (O = O)]
c. Il y a formation de 4 liaisons C=O et de 6 liaisons O–H. − [10 𝐸𝐸l (C = O) + 12 𝐸𝐸l (H − O)]
𝐸𝐸r = [12 × 415 + 4 × 348 + 8 × 498]
35 a. La molécule comporte une liaison C–C et − [10 × 804 + 12 × 463]
6 liaisons C–H. 𝐸𝐸r = −3,24 × 103 kJ · mol−1
b. Calcul de El :
𝐸𝐸l = 𝐸𝐸l (C − C) + 6 × 𝐸𝐸l (C − H) 47 a. 2 C5H10 + 15 O2  10 CO2 + 10 H2O
𝐸𝐸l = 348 + 6 × 415 = 2 838 kJ · mol−1 b. Schémas de Lewis :
Réactifs Produits
38 a. Calcul de la quantité de matière :
𝑚𝑚 15,0
𝑛𝑛 = donc 𝑛𝑛 = = 0,15 mol
𝑀𝑀 7×12,0 + 16 × 1,0
b. Calcul de E :
𝐸𝐸 = 𝑛𝑛 × |𝐸𝐸r | = 0,15 × (4,5) = 0,68 MJ

41 a. Calcul de la masse molaire :


M = 3 × 12,0 + 8 × 1,0 = 44,0 g · mol−1
b. Calcul de la quantité de matière :
𝑚𝑚 2,5
𝑛𝑛 = donc 𝑛𝑛 = = 5,7 × 10−2 mol
𝑀𝑀 44,0
c. D’après l’équation de la combustion, il se forme
trois fois plus de dioxyde de carbone que de propane
consommé soit 0,17 mol. Il y a rupture de 10 liaisons C–C, de 20 liaisons C–H et
d. Calcul du volume de dioxyde de carbone : de 15 liaisons 0=0, et formation de 20 liaisons C=0 et
𝑉𝑉 = 𝑛𝑛 × 𝑉𝑉𝑚𝑚 soit 𝑉𝑉 = 0,17 × 24 = 4,1 L . de 20 liaisons 0–H.

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

100
c. Calcul de l’énergie de réaction pour 2 mol de b. 𝑚𝑚 = = 1,81 kg
55,2
cyclopentane : 100
2𝐸𝐸r = [20 𝐸𝐸l (C − H) + 10 𝐸𝐸l (C − C) + 15 𝐸𝐸l (O = O)] c. 𝑚𝑚 = = 5,71 kg
17,5
− [20 𝐸𝐸l (C = O) + 20 𝐸𝐸l (H − O)] Question d’oral
2𝐸𝐸r = [20 × 415 + 10 × 348 + 15 × 498] Du point de vue énergétique, il vaut mieux utiliser le gaz ;
− [20 × 804 + 20 × 463] du point de vue environnemental, le bois, qui n’est pas un
2𝐸𝐸r = −6,09 × 103 kJ combustible fossile.
soit 𝐸𝐸r = −3,05 × 103 kJ · mol−1
54 a. Calcul de l’énergie produite :
48 a. Schéma de Lewis : 𝐸𝐸 = 𝑛𝑛 × |𝐸𝐸r | = 7,5 × 1264 = 9,5 × 103 kJ
b. Calcul de l’énergie produite :
𝑚𝑚 1,0 × 103
𝐸𝐸 = 𝑛𝑛 × |𝐸𝐸r | = × |𝐸𝐸r | = × 1 264
𝑀𝑀 2 × 12 + 6 + 16
4
= 2,7 · 10 kJ

b. Calcul de l’énergie de liaison molaire : 55 Calcul de l’énergie produite :


𝐸𝐸l = 𝐸𝐸l (C − O) + 3 × 𝐸𝐸l (C − H) + 𝐸𝐸l (0 − H) 𝑚𝑚
𝐸𝐸 = 𝑛𝑛 × |𝐸𝐸r | = × |𝐸𝐸r |
𝐸𝐸l = 350 + 3 × 415 + 463 = 2 058 kJ · mol−1 𝑀𝑀
1,0
= × 2,79 × 103 = 15,5 kJ
50 a. Schéma de Lewis : 6 × 12 + 12 + 6 × 16

56 Calcul de la masse d’éthanol :


m = ρ × V = 20, 0 × 0,78 = 15,6 g
Calcul de l’énergie libérée :
E = m × PC = 15,6 × 10–3 × 29,7 = 0,46 MJ

b. Calcul de l’énergie de liaison molaire : 57 Calcul du pouvoir calorifique :


𝐸𝐸𝑙𝑙 = 2 × 𝐸𝐸𝑙𝑙 (C − C) + 4 × 𝐸𝐸𝑙𝑙 (C − H) + 𝐸𝐸l (C − N) 1,37
−3 = 30,4 MJ·kg
–1
+ 2 × 𝐸𝐸l (N − H) + 𝐸𝐸l (C = O) + 𝐸𝐸l (C − O) 45,0×10

+𝐸𝐸l (O − H)
𝐸𝐸𝑙𝑙 = 2 × 348 + 4 × 415 + 293 + 2 × 390 + 724 58 Calcul du pouvoir calorifique :
598
+350 + 463 = 4 696 kJ · mol−1 = 46,0 kJ·g–1
13,0

51 a. Schéma de Lewis : 59 1. Calcul de l’énergie libérée : E = 3,5 × 13,7 = 48,0 MJ.


2. a. Calcul de la masse de cellulose :
b. Calcul de l’énergie de liaison : m = 0,5 × 3,5 = 1,75 kg
𝐸𝐸l = 2 × 𝐸𝐸l (C = O) = 2 × 1,36 × 10−21 b. Calcul de la masse molaire :
𝐸𝐸l = 2,72 × 10−21 kJ M = 1 000 × (6 × 12,0 + 10 × 1,0 + 5 × 16,0)
c. Calcul de l’énergie de liaison pour une mole : = 1,62 × 105 g·mol–1
𝐸𝐸𝑙𝑙 = NA × 𝐸𝐸 = 6,02 × 1023 × 2,72 × 10−21 c. Calcul de la quantité de matière :
𝑚𝑚 1,75 × 103
𝐸𝐸l = 1,64 × 103 kJ · mol−1 𝑛𝑛 = = = 1,08 × 10–2 mol
𝑀𝑀 1,62×105
d. Calcul de l’énergie molaire de la combustion :
52 a. 2 C3H8O + 9 O2  6 CO2 + 8 H2O 𝐸𝐸 48
−2 = 2,2 × 10 MJ·mol
3 –1
𝐸𝐸r = 0,5 × = 0,5 ×
b. Calcul de l’énergie de réaction pour 2 mol de propan- 𝑛𝑛 1,08×10
1-ol :
2 × 𝐸𝐸𝑟𝑟 = [14 𝐸𝐸l (C − H) + 4 𝐸𝐸l (C − C) + 2 𝐸𝐸l (C − O) 60 a. Calcul de l’énergie thermique :
+2 𝐸𝐸l (O − H) + 9 𝐸𝐸l (O = O)] E = 300 × 4 185 × (45 – 20) = 3,14 × 107 J = 31,4 MJ
− [12 𝐸𝐸l (C = O) + 16 𝐸𝐸l (H − O)] b. Calcul de la masse de méthane :
2 × 𝐸𝐸r = [14 × 415 + 4 × 348 + 2 × 350 + 2 × 463 𝐸𝐸 31,4
𝑚𝑚 = = = 0,57 kg
𝑃𝑃𝑃𝑃 55,2
+9 × 498] − [12 × 804 + 16 × 463]
2 × 𝐸𝐸r = −3,75 × 103 kJ
soit 𝐸𝐸r = −1,87 × 103 kJ · mol−1 . 61 a. 2 C10H22 + 31 O2  20 CO2 + 22 H2O
b. Er = –6 295 kJ·mol–1 donc 1,0 mol d’octane libère
53 Calcul de la masse de combustible : une énergie égale à 6 295 kJ.
Énergie c. M = 10 MC + 22 MH
𝑚𝑚 = = 10 × 12,0 + 22 × 1,0
Pouvoir calorifique
100 = 142,0 g·mol–1
a. 𝑚𝑚 = = 2,25 kg
44,5

57 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 8 ● Énergie et réactions chimiques

62 a. Pour un kilogramme, donc à masse égale, l’essence 68 1. Cas de l’hexane


fournit 47,3 MJ et le gazole 44,8 MJ, donc l’essence a. Le schéma de Lewis de l’hexane est :
fournit plus d’énergie.
𝑚𝑚 𝑚𝑚
b. Comme ρ = , on a V = .
𝑉𝑉 ρ
1
1,0 kg d’essence, soit L = 1,33 L, d’essence fournit
0,75
47,3 MJ.
47,3 La molécule comporte 5 liaisons C–C et 14 liaisons C–H.
1,0 L d’essence fournit donc = 35,6 MJ.
1,33 b. On en déduit :
1
De même, 1,0 kg de gazole soit L = 1,18 L de gazole El(C6H14) = 5 El(C–C) + 14 El(C–H) = 5 × 348 + 14 × 415
0,85
fournit 44,8 MJ. = 7 550 kJ·mol–1
44,8 19
1,0 L de gazole fournit donc = 38,0 MJ. c. C6H14 + O2  6 CO2 + 7 H2O
1,18 2
c. Pour 1,0 L, donc à volume égal, le gazole fournit d. On calcule :
38,0 MJ et l’essence 35,6 MJ, donc le gazole fournit Er = [El(C6H14) + 9,5 El(O2)] – [6El (CO2) + 7 El(H2O)]
plus d’énergie. Er = [El(C6H14) + 9,5 El(O=O)] – [2 × 6 El(C=O) + 7 × 2 El(O–H)]
Er = El(C6H14) + 9,5 El(O=O) – 12 El(C=O) – 14 El(O–H)
63 a. 2 C4 H10 + 13 O2 → 8 CO2 + 10 H2 O Er = 7 550 + 9,5 × 498 – 12 × 804 – 14 × 463 = –3 849 kJ·mol–1
b. L’énergie qui doit être transférée est : 2. Cas du cyclohexane
Q = meau × ceau × ΔT = 200 × 4,18 × (60 – 18) = 35 kJ a. Schéma de Lewis du cyclohexane :
c. La masse de butane minimale nécessaire vaut donc :
35 × 103
= 7,4 × 10–4 kg = 7,4 × 10–1 g = 0,74 g
47,6 × 106

64 a. Couple CO2/CH4 :
CO2(g) + 8 H+(aq) + 8 e– = CH4(g) + 2 H2O(ℓ)
Couple O2/ H2O :
O2(g) + 4 H+(aq) + 4e– = 2 H2O(ℓ) La molécule comporte 6 liaisons C–C et 12 liaisons C–H.
b. Le méthane CH4 réagit sur le dioxygène O2. b. On en déduit :
L’oxygène est l’oxydant donc il est réduit. El(C6H12) = 6 El(C–C) + 12 El(C–H)
c. On inverse la première demi-équation, on multiplie = 6 × 348 + 12 × 415 = 7 068 kJ·mol–1
par deux la seconde, on somme et on élimine les c. C6H12 + 9 O2  6 CO2 + 6 H2O
électrons, les ions H+, d’où l’équation : d. On calcule :
CH4(g) + 2 O2(g)  CO2(g) + 2 H2O(ℓ) E’r = [El(C6H14) + 9 El(O2)] – [6 El(CO2) + 6 El(H2O) ]
E’r = [El(C6H14) + 9 El(O=O) ] – [2 × 6 El(C=O) + 6 × 2 El(O–H)]
65 a. Couple CO2/C2H6O :
E’r = El(C6H14) + 9 El(O=O) – 12 El(C=O) – 12 El(O–H)
2 CO2(g) + 12 H+(aq) + 12 e– = C2H6O(ℓ) + 3 H2O(ℓ)
E’r = 7 068 + 9 × 498 – 12 × 804 – 12 × 463 = –3 654 kJ·mol–1
Couple O2/ H2O :
3. L’énergie libérée est plus importante pour l’hexane que
O2(g) + 4 H+(aq) + 4 e– = 2 H2O(ℓ) le cyclohexane.
b. On inverse la première demi-équation, on multiplie
par trois la seconde, on somme et on élimine les 69 Dans une flûte de champagne de 125 mL, on a 12,5 %
électrons, les ions H+, d’où l’équation : 12,5
en volume d’éthanol, soit 125 mL × = 15,6 mL
C2H6O(ℓ) + 3 O2(g)  2 CO2(g) + 3 H2O(ℓ) 𝑚𝑚
100
d’éthanol pur. Comme ρ = , m = ρ V.
𝑉𝑉
66 a. C4H10O + 6 O2  4 CO2 + 5 H2O Avec ρ = 0,789 kg·L–1 = 0,789 g·mL–1, on calcule :
b. On calcule : m = 0,789 × 15,6 = 12,3 g d’éthanol pur
𝑚𝑚 4,0
𝑛𝑛butanol = butanol = = 0,054 mol b. La masse molaire de l’éthanol est M = 2 MC + 6 MH + MO
Mbutanol 4 × 12,0 + 10 × 1,0 + 16,0
𝑉𝑉dioxygène 3,0 = 2 × 12,0 + 6 × 1,0 + 16,0 = 46,0 g·mol–1.
𝑛𝑛dioxygène = = = 0,125 mol 𝑚𝑚 12,3
𝑉𝑉𝑚𝑚 24,0 Dans un verre, on a une quantité de matière n = =
𝑀𝑀 46,0
c. La combustion serait complète si le dioxygène était en
= 0,267 mol.
excès, donc d’après les coefficients stœchiométriques,
1,0 mol d’éthanol libère une énergie égale à 1 296 kJ.
si ndioxygène ≥ 6nbutanol.
𝑛𝑛dioxygène 0,125 L’éthanol contenu dans un verre libère une énergie égale
Or ici = = 2,3 soit ndioxygène = 2,3nbutanol 346
𝑛𝑛butanol 0,054 à 1 296 × 0,267 = 346 kJ soit = 82,8 kcal.
4,18
donc la combustion n’est pas complète. c. Si Loïc boit deux flûtes de champagne, ces deux verres
165,6
lui apportent une énergie de 165,6 kcal soit = 0,087
67 El(C=C) > El(C–C), ce qui paraît cohérent car une liaison 1900
C=C est plus solide qu’une liaison C–C, donc son énergie = 8,7 % de ses apports quotidiens, ce qui n’est pas
est plus élevée. négligeable.

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Thème 1 ● Constitution et transformations de la matière

90
70 a. Dans 6,3 L de E10, on a un volume × 6,3 = 5,67 L Combustion du butane :
100 13
d’octane et
10
× 6,3 = 0,63 L d’éthanol. C4H10 + O2  4 CO2 + 5 H2O
2
100 60
On calcule les masses molaires : b. On a un volume × 8,7 = 5,22 L de butane et un
100
40
Moctane = 8 MC + 18 MH = 8 × 12,0 + 18 × 1,0 = 114,0 g·mol–1 volume × 8,7 = 3,48 L de propane.
100
Méthanol = 2 MC + 6 MH + MO = 2 × 12,0 + 6 × 1,0 + 16,0 Sachant que que ρbutane=
𝑚𝑚butane
, on a donc :
= 46,0 g·mol–1 𝑉𝑉butane
𝑚𝑚
La relation ρoctane = octane donne moctane = ρoctane × Voctane mbutane = ρbutane × Vbutane donc mbutane = 5,22 × 585 = 3,05 kg
𝑉𝑉octane
De même, mpropane = 3,48 × 515 = 1,79 kg.
ρoctane 𝑉𝑉octane 0,70 × 5,67 × 103
donc noctane = = = 34,8 mol La consommation de la voiture est de 8,7 L de GPL pour
𝑀𝑀octane 114,0
d’octane qui sont consommés pour 100 km. 100 km.
8,7
De même, néthanol =
ρéthanol 𝑉𝑉éthanol
=
0,79 × 0,63 × 103 Pour 1,0 km parcouru, on consomme = 0,087 L de GPL.
100
𝑀𝑀éthanol 46,0
Les masses molaires sont :
= 10,8 mol d’éthanol sont consommés pour 100 km
Mbutane= 4 MC + 10 MH = 4 × 12,0 + 10 × 1,0 = 58,0 g·mol–1
parcourus.
Mpropane = 3 MC + 8 MH = 3 × 12,0 + 8 × 1,0 = 44,0 g·mol–1
On en déduit : 𝑚𝑚
Eoctane = |𝐸𝐸r (octane)| × noctane = 34,8 × 5,2 × 103 Or ρbutane = butane, on a donc mbutane = ρbutane × Vbutane
𝑉𝑉butane
= 181 × 103 kJ donc :
ρ 𝑉𝑉
Eéthanol = |𝐸𝐸r (éthanol)| × néthanol = 10,8 × 1,3 × 103 nbutane = butane butane
𝑀𝑀butane
= 14 × 103 kJ 585 × 0,0522
= = 0,527 mol de butane qui sont
L’énergie libérée par la combustion de 6,3 L de E10 sur 58,0
100 km est E = 181 × 103 + 14 × 103 = 195 × 103 kJ. consommés pour 1,0 km.
85 De même :
b. Dans 6,3 L de E85, on a un volume de × 6,3 = 5,36 L ρpropane 𝑉𝑉propane
100
15 npropane =
d’éthanol et × 6,3 = 0,95 L d’octane. 𝑀𝑀propane
100 515 × 0,0348
On en déduit que : = = 0,407 mol de propane sont
44,0
ρoctane 𝑉𝑉′octane 0,70 × 0,95 × 103 consommés pour 1,0 km.
n’octane = = = 5,83 mol d’octane
𝑀𝑀octane 114,0
En considérant les coefficients stœchiométriques de
qui sont consommés pour 100 km.
ρéthanol 𝑉𝑉′éthanol 0,79 × 5,36 × 103
l’équation de combustion du butane, pour 0,527 mol
De même, n’éthanol = = de butane, 4 × 0,527 = 2,11 mol de CO2 sont rejetées.
𝑀𝑀éthanol 46,0
= 92,1 mol d’éthanol sont consommés pour 100 km. De même, pour 0,407 mol de propane, 3 × 0,407
On en déduit : = 1,22 mol de CO2 sont rejetées.
E'octane = |𝐸𝐸r (octane)| × n’octane = 5,83 × 5,2 × 103 Au total, n = 1,22 + 2,11 = 3,33 mol de CO2 sont rejetées.
𝑚𝑚
= 30 × 103 kJ Comme n = , on rejette une masse m = n × M
𝑀𝑀
Eéthanol = |𝐸𝐸r (éthanol)| × n’éthanol = 92,1 × 1,3 × 103 = 3,33 × (12,0 + 16,0 × 2) = 147 g de CO2.
= 120 × 103 kJ d. Un véhicule fonctionnant au GPL rejette moins de CO2
L’énergie libérée par la combustion de 6,3 L de E85 sur qu’un véhicule fonctionnant à l’essence.
100 km vaut E’ = 30 × 103 + 120 × 103 = 150 × 103 kJ.
c. Il faut E = 195 × 103 kJ pour parcourir 100 km. L’énergie 73
E’ étant inférieure à E, elle n’est pas suffisante. Question préliminaire
195 × 103
Il faudrait 6,3 × = 8,2 L de E85 pour parcourir La masse moyenne d’un morceau de sucre est :
150 × 103 750
100 km. m=
244
8,2 − 6,2
d. psc = × 100 = 32 %. L’utilisation de E85 génère = 3,07 g.
6,3
une surconsommation de 30 % par rapport à l’essence. Problème
La masse molaire du sucre est :
71 a. E = (200 × 4,18 + 15 × 0,90) × (54 – 10) M = 12 MC + 22 MH + 11 MO
= 37,4 × 103 J = 37,4 kJ = 12 × 12,0 + 22 × 1,0 + 11 × 16,0
𝐸𝐸 37,4
b. PC = = = 26,7 kJ·g–1 = 26,7 MJ·kg–1. = 342,0 g·mol–1
𝑚𝑚 1,40 𝑚𝑚
c. La valeur donnée est inférieure à la valeur tabulée. Un sucre correspond à une quantité de matière n =
𝑀𝑀
3,07
On a donc eu, lors de l’expérience, des pertes d’énergie. = = 8,98 × 10–3 mol.
342,0
Ces pertes peuvent s’expliquer par des pertes thermiques L’énergie libérée par un morceau de sucre est :
de la flamme dans l’air de la salle, de la canette vers l’air E = n × |𝐸𝐸r | = 8,98 × 10–3 × 5 814
de la salle. = 52,2 kJ
52,2
= cal
72 a. Combustion du propane : 4,18
C3H8 + 5 O2  3 CO2 + 4 H2O = 12,5 kcal ce qui est cohérent avec la valeur donnée.

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Chapitre 8 ● Énergie et réactions chimiques

74 et 𝑚𝑚H2 O = 𝑛𝑛H2O × 𝑀𝑀H2 O = 0,86 × (1,0 × 2 + 16,0) = 15,5 g


Question préliminaire
L’énergie reçue par le système est la somme des énergies 75 La voiture à essence consomme 6,7 L pour 100 km.
6,7
reçues par le cuivre et par l’huile : Chaque kilomètre, elle consomme = 0,067 L.
100
E = mhuile × chuile × ΔT + mCU × cCu × ΔT 𝑚𝑚
Comme ρ = , la masse d’heptane mise en jeu à chaque
𝑉𝑉
Soit E = ρhuile × Vhuile × chuile × ΔT + mCu × cCu × ΔT kilomètre est :
E = 0,92 × 1,2 × 2,0·103 × (170 – 20) + 1,8 × 385 m = ρ × V = 0,684 × 0,067 = 0,0458 kg = 45,8 g
× (170 – 20) L’heptane comporte 7 atomes de carbone, sa formule
= 3,8 × 105 J brute est donc C7H16.
On brûle donc une masse de méthane Sa mase molaire est :
𝐸𝐸 3,8 × 105
m= = = 6,9 × 10–3 kg = 6,9 g M = 7 MC + 16 MH = 7 × 12,0 + 16 × 1,0 = 100,0 g·mol–1
pouvoir calorifique 55,2· 106
45,8 g d’heptane correspondent à une quantité de
Problème 𝑚𝑚 45,8
matière n = = = 0,458 mol.
L’équation de combustion du méthane s’écrit : 𝑀𝑀 100
CH4 + 2 O2  CO2 + 2 H2O L’équation de combustion complète de l’heptane est :
𝑚𝑚
On utilise 6,9 g de méthane soit 𝑛𝑛méthane = méthane C7H16 + 11 O2  7 CO2 + 8 H2O
6,9
𝑀𝑀méthane
En considérant les coefficients stœchiométriques de
= = 0,43 mol. l’équation de combustion complète, on forme une
12,0 + 4 × 1,0
En considérant les coefficients stœchiométriques, on quantité de matière de dioxyde de carbone :
obtiendra : n(CO2) = 7 n(C7H16) = 7 × 0,458 = 3,21 mol
𝑚𝑚CO2
𝑛𝑛dioxyde de carbone = 𝑛𝑛méthane = 0,43 mol Or 𝑛𝑛CO2 =
𝑀𝑀CO2
et 𝑛𝑛eau = 2 𝑛𝑛méthane = 0,86 mol
Donc 𝑚𝑚CO2= 𝑛𝑛CO2 × 𝑀𝑀CO2 = 3,21 × 44 = 141 g
Soit :
𝑚𝑚CO2 > 117 g donc le propriétaire devra payer un malus.
𝑚𝑚CO2 = 𝑛𝑛CO2 × 𝑀𝑀CO2 = 0,43 × (12,0 + 16,0 × 2) = 18,9 g

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Thème 2 ● Mouvement et interactions

9. Interactions et champs
Activités p. 198 à 200 Bilan
① Électrisation et interactions entre les objets • La baguette de verre porte une charge électrique
chargés positive.
1. Observations au cours des expériences 1, 2 et 3 : • La baguette d’ébonite porte une charge électrique
– Expérience 1 : la bille déchargée s’approche de la négative.
baguette en verre ; dès le contact baguette-bille, la bille • Une bille attirée par la baguette d’ébonite porte une
s’écarte, et quand on approche de nouveau la baguette, charge électrique de signe opposé, donc positive.
la bille est repoussée. • Une bille repoussée par la baguette de verre porte une
– Expérience 2 : la bille déchargée s’approche de la charge électrique de même signe, donc positive.
baguette d’ébonite ; dès le contact baguette-bille, la bille
s’écarte, et quand on approche de nouveau la baguette, ② Gravitation et électrostatique
la bille est repoussée. 1. Force électrostatique �𝑭𝑭⃗é exercée par le proton
– Expérience 3 : quand on approche la baguette de verre sur l’électron
de la bille chargée par contact avec la baguette d’ébonite, a. Le proton est chargé
la bille est attirée. positivement tandis que l'électron
2. a. Lors du contact baguette-bille, la bille acquiert une est chargé négativement. Si on
charge électrique de même nature que celle de la reprend la loi de Coulomb (et le
baguette. Dans les expériences 1 et 2, la répulsion de la schéma associé), les forces
bille après sa charge par contact prouve que deux corps d'interaction électrostatique entre
portant une charge électrique de même nature se l'électron et le proton sont
repoussent. attractives.
b. C’est l’expérience 3 qui prouve qu’une bille portant La norme de cette force exercée
une charge électrique de même nature que celle de la par le proton sur l’électron est :
baguette d’ébonite est attirée par une baguette de verre 1 |−e × e|
chargée. 𝐹𝐹é =
4πε0 𝑟𝑟 2
3. La baguette de verre porte une charge électrique
= 8,2 × 10−8 N
positive, la bille chargée par contact avec la baguette b. On dessine une flèche de 8,2 cm
d’ébonite porte une charge électrique négative. La force partant de l’électron (schéma ci-
est dessinée à partir de la bille, et dirigée vers la baguette.
contre, réalisé sans souci
d’échelle).
2. Force électrostatique �𝑭𝑭⃗𝐠𝐠 exercée par le proton
sur l’électron
a. La force gravitationnelle est une force attractive. Les
corps s'attirent et ne se repoussent pas, du fait de cette
interaction.
𝑚𝑚 𝑚𝑚
4. La bille touche l’une des plaques : la plaque chargée b. 𝐹𝐹g = G e p = 3,6 × 10−47 N.
𝑟𝑟²
positivement, par exemple. Cette force est tout à fait négligeable devant la force
– Elle acquiert par contact une charge électrique positive. électrostatique.
– Elle est donc repoussée par la plaque positive et attirée c. Si on essaie de tracer cette force sur le schéma, la
par la plaque négative. flèche aura une taille de 3,6 × 10−39 m. Il est absolument
– Elle se déplace donc vers la plaque négative et la impossible de tracer cette flèche.
touche. 3. L’ordre de grandeur de Fé est 10−7 N, celui de Fg est
– Elle acquiert par contact une charge électrique négative. 10−47 N. Fé est donc 1040 fois plus grande que Fé en ordre
– Elle est donc repoussée par la plaque négative et attirée de grandeur.
par la plaque positive.
– Elle se déplace donc vers la plaque positive et la touche, Bilan
et ainsi de suite. – Points communs : les deux forces ont même direction,
Elle frappe donc les plaques l’une après l’autre, les fait leurs normes sont proportionnelles à des caractéristiques
tinter comme un carillon. des objets interagissant (charges électriques pour la force
Notons qu’à chaque période, la bille transporte une petite électrostatique, masses pour la force gravitationnelle) et
quantité de charge électrique d’une plaque à l’autre, leurs inversement proportionnelles au carré de la distance
charges électriques décroissent en valeur absolue, et les entre les objets.
allers-retours sont de plus en plus lents, et finissent par – Différences : la force électrostatique peut être attractive
cesser lorsque les plaques sont pratiquement déchargées. ou répulsive, alors que la force gravitationnelle ne peut

61 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 9 ● Interactions et champs

être qu’attractive ; pour des objets microscopiques, On obtient alors :


l’ordre de grandeur de la norme de la force
gravitationnelle est très inférieur à celui de la norme
de la force électrostatique.
③ Cartographie d’un champ électrostatique
1. a. Les vecteurs champ électrostatique sont dirigés vers
la particule. Or l'expression vectorielle du champ
électrostatique créé à une distance r par une particule de
charge électrique q placée en O (origine du repère utilisé)
est :
1 𝑞𝑞
𝐸𝐸�⃗ = 𝑢𝑢
�⃗
4πε0 𝑟𝑟 2
Pour que 𝐸𝐸�⃗ soit dirigé selon −𝑢𝑢�⃗, il faut que la charge q
soit négative.
b. Si l’on tenait compte de la norme, il faudrait
représenter avec la même échelle une flèche cent fois
plus petite pour un point dix fois plus éloigné : autant dire
qu’on ne verrait rien.
c. La force subie sera : 𝐹𝐹⃗ = 𝑞𝑞′𝐸𝐸
�⃗ avec q’ la charge de la
b. Une particule de charge positive, placée au point
particule étudiée.
M(0 ; 0) :
Si q’ est positive, 𝐹𝐹⃗ a la même direction et le même sens
que 𝐸𝐸�⃗ . C'est le cas ici.
On peut dire alors que la force subie aura :
– pour direction, la droite passant par la particule étudiée
et la particule générant le champ (en O) ;
– pour sens, de la particule étudiée vers la particule
émettant le champ (en O).

2. a. Ajouts à effectuer :
### Particule 2
q2 = e # Charge électrique
X2 = 1 # Abscisse en m
Y2 = 0 # Ordonnée en m
### Distance particule 2 - point (x,y)
r2=((x-x2)**2+(y-y2)**2)**0.5
### Coordonnée radiale champ E2
E2=K*q2/r2**2
### Coordonnées vecteur unitaire 2
ux2=(x-x2)/r2
uy2=(y-y2)/r2 En ce point, sur le schéma, le champ est dirigé vers
### Coordonnées cartésiennes champ E2 la gauche.
Ex2=E2*ux2 Comme la charge est positive, la force subie par cette
Ey2=E2*uy2
### Coordonnées champ total
particule sera, elle aussi dirigée vers la gauche.
Ex=Ex1+Ex2 c. Le raisonnement et la réponse sont les mêmes pour
Ey=Ey1+Ey2 une particule de charge positive placée au point N(0 ; 1).

62 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 2 ● Mouvement et interactions

31 La norme de la force gravitationnelle exercée est :


Exercices p. 207 à 215 𝑚𝑚A 𝑚𝑚B 1,0 × 10−3 × 10 × 10−3
𝑚𝑚T 𝐹𝐹 = G = 6,67 × 10−11 ×
24 a. gT = G = 3,33 × 10−3 N·kg−1. 𝑟𝑟 2 (1,0 × 10−2 )2
𝑑𝑑 2 −12
𝑚𝑚L = 6,7 × 10 N.
b. gL = G = 3,40 × 10−3 N⋅kg−1.
(𝐷𝐷−𝑑𝑑)2
c. On représente deux vecteurs opposés partant du même 33 a. 𝑔𝑔⃗(A) = −G
𝑚𝑚0
𝚤𝚤⃗, 𝑔𝑔⃗(B) = −G
𝑚𝑚0
𝚥𝚥⃗, 𝑔𝑔⃗(C) = G
𝑚𝑚0
𝚤𝚤⃗,
𝑑𝑑 2 𝑑𝑑 2 𝑑𝑑 2
point. 𝑚𝑚
𝑔𝑔⃗(D) = G 20 𝚥𝚥⃗.
Les normes des champs étant quasiment identiques (à la 𝑑𝑑
𝑚𝑚 𝑚𝑚
précision des données près), les forces gravitationnelles b. 𝐹𝐹⃗A/C = G 0 2 𝚤𝚤⃗.
(2𝑑𝑑)
subies par le satellite en ce point sont donc opposées.
34 a. La force électrostatique subie par la particule est
26 La norme de la force électrostatique exercée est : de même direction que 𝐸𝐸�⃗ , de même sens et de norme :
1 |𝑞𝑞A 𝑞𝑞B |
𝐹𝐹 = F = qE = 1,0 × 102 N.
4πε0 𝑑𝑑 2 b. La force électrostatique subie par la particule est de
|1,0 × 10−6 × 10 × 10−6 |
= 8,99 × 109 × même direction que 𝐸𝐸�⃗ , de sens contraire et de norme :
(1,0 × 10−3 )2 F = |q|E = 10 N.
4
= 9,0 × 10 N
36 La force électrostatique a pour norme :
28 a. Si qA est doublée, la norme de la force est doublée. 1 |𝑞𝑞1 𝑞𝑞2 |
𝐹𝐹 = = 9,0 × 10−14 N.
Sa direction et son sens sont inchangés. 2
4πε0 𝑑𝑑
b. Si qB est multipliée par −3, la norme de la force est
multipliée par 3 et la force change de sens (elle devient 38 1. a. La force électrostatique qu’exerce un proton
1 𝑒𝑒 2
attractive). sur l’autre a pour norme : 𝐹𝐹 = = 2,3 × 10−22 N.
4πε0 𝑑𝑑 2
c. Si qA est divisée par −2, la norme de la force est divisée
b. Cette force est répulsive.
par 2 et la force change de sens (elle devient attractive). 2. d’ = 10d, donc la force a pour norme :
d. Si r est multipliée par 3, la norme de la force est divisée 𝐹𝐹
F‘ = = 2,3 × 10−24 N.
par 9. Sa direction et son sens sont inchangés. 100
e. Si r est divisée par 2, la norme de la force est multipliée
par 4. Sa direction et son sens sont inchangés. 39 a. La force électrostatique exercée par un ion sur
f. Si on intervertit A et B, la force subie par A garde la l’autre a pour norme :
1 |2e × (−2e)|
même norme et est toujours dirigée sur la droite (AB), 𝐹𝐹 = = 2,82 × 10−8 N
4πε0 𝑎𝑎2
dans le sens opposé à B.
b. Cette force est attractive car les ions ont des charges
électriques de signes opposés.
29 a. Puisque B subit une force attractive de la part de A,
alors qB est de signe contraire à qA. Puisque C subit une
40 a. La force est répulsive, car les ions ont des charges de
force répulsive de la part de A, alors qC est de même signe
même signe.
que qA.
b. L’expression de la norme de cette force est :
b. Puisque les distances entre les points sont identiques,
1 |−e2 |
les normes des forces ne dépendent que des valeurs 𝐹𝐹 =
absolues des charges électriques. 4πε0 𝐷𝐷2
1 e²
Puisque la force électrostatique entre A et B est quatre D’où l’on extrait D = � = 3,99 × 10−10 m.
4πε0 𝐹𝐹
fois plus grande que la force électrostatique entre A et C,
on voit que le produit |qAqB| est quatre fois plus grand
41 a. La force étant répulsive, les deux ions ont des
que le produit |qAqC|, donc que |qB| est quatre fois plus
charges de même signe. Comme le noyau d'hélium est
grand que |qC|. C’est donc qB qui est double de qA en
positif, l'ion fer aussi.
valeur absolue, et qC qui est moitié de qA. 1 |2e𝑞𝑞|
b. La norme de la force s’exprime ainsi : 𝐹𝐹 = .
4πε0 𝑑𝑑 2
30 a. La norme de la force gravitationnelle est : D’où l’on extrait 𝑞𝑞 = 0 𝐹𝐹4πε 𝑑𝑑²
= 4,81 × 10−19 C.
𝑚𝑚1 𝑚𝑚2 −11 1,0 × 10−3 × 3,0 × 10−3 2e
𝐹𝐹g = G = 6,67 × 10 × La charge de l'ion fer peut se mettre sous la forme q = ne,
𝑑𝑑 2 (12 × 10−2 )2
= 1,4 × 10 N. −14 avec n entier. On en déduit :
b. La norme de la force électrostatique est : 𝑞𝑞 4,81 × 10−19
1 |𝑞𝑞1 𝑞𝑞2 | 2,0×10−6 ×6,0×10−6 𝑛𝑛 = = =3
𝐹𝐹é = = 8,99 × 109 × = 7,5 N e 1,602 × 10−19
4πε0 𝑑𝑑 2 (12 × 10−2 )2
𝐹𝐹é c’est l’ion Fe .
3+
c. Le quotient des deux forces est = 5,4 × 1014 .
𝐹𝐹g
La force gravitationnelle est négligeable devant la force 42 a. Puisqu'il s'agit d'un transfert de charge, la charge
électrostatique. électrique qui a quitté une bille est allée sur l'autre bille.
Ainsi, qA = −q et qB = q.

63 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 9 ● Interactions et champs

b. Puisque les billes portent des charges de signes c. Le champ est divisé par quatre lorsque la distance est
opposés, la force est attractive. doublée, donc à l’altitude h = RT.
c. La force électrostatique s’écrit :
1 𝑞𝑞² 51 a. 𝐹𝐹⃗é = −e𝐸𝐸�⃗ et 𝐹𝐹⃗g = 𝑚𝑚e 𝑔𝑔⃗.
𝐹𝐹 =
4πε0 𝑑𝑑² b. Fé = 1,3 × 10−12 N et Fg = 8,93 × 10−30 N.
D’où l’on extrait |𝑞𝑞| = �𝐹𝐹𝐹𝐹²4πε0 = 3,01 × 10−12 C. La force gravitationnelle est négligeable devant la force
électrostatique.
1 −2e
44 a. 𝐸𝐸�⃗1 (B) = �⃗ (dessiner un vecteur radial
𝑢𝑢
4πε0 𝑟𝑟 2 𝑛𝑛2
sortant sur le schéma). 53 a. 𝐹𝐹g = G = 1,19 × 10−55 N.
𝑑𝑑²
b. 𝐹𝐹⃗1 = 3e𝐸𝐸�⃗1 (B). b. L’expression de la force électrostatique exercée entre
c. E1(B) = 4,1 × 109 V⋅m−1 et F1 = 2,0 × 10−9 N. les deux noyaux d’hélium situés à une distance d’ l’un de
1 4e2
d. D’après la troisième loi de Newton, 𝐹𝐹⃗2 = −𝐹𝐹⃗1 , donc l’autre est 𝐹𝐹é =
4πε0 𝑑𝑑 ′ 2
.
1 6e2
𝐹𝐹⃗2 = 2 𝑢𝑢
�⃗. On cherche pour quelle valeur de d’on a Fé = Fg.
4πε0 𝑟𝑟
𝐹𝐹⃗2 1 4e²
Ainsi, 𝐸𝐸�⃗2 (A) = =
1 −3e
𝑢𝑢
�⃗. On obtient 𝑑𝑑 ′ = � = 8,81 × 1013 m.
−2e 4πε0 𝑟𝑟 2 4πε0 𝐹𝐹g
𝑑𝑑 ′
La distance Terre-Soleil est D = 1,50 × 1011 m et = 587.
𝐷𝐷
45 Si A et C étaient de même signe, B ne bougerait pas,
La distance d' correspondrait à 587 fois la distance Terre-
donc A et C sont de signes opposés.
Soleil.
B va vers A, donc est attirée par A et repoussée par C.
B est donc de même signe que C et de signe opposé à A.
54 1. Forces gravitationnelles : 𝐹𝐹⃗A = 𝑚𝑚′𝑔𝑔(A)𝚥𝚥⃗ ;
Ainsi B et C sont de charges −q et A de charge +q.
𝐹𝐹⃗B = 𝑚𝑚′𝑔𝑔(B)𝚤𝚤⃗ ; 𝐹𝐹⃗C = −𝑚𝑚′𝑔𝑔(C)𝚤𝚤⃗.
46 1. a. L’expression de la norme du champ est : 2. a. q est négative car les lignes pointent vers O.
1 𝑞𝑞 b. Forces électrostatiques : 𝐹𝐹⃗A = −e𝐸𝐸(A)𝚥𝚥⃗ ;
𝐸𝐸 =
4πε0 𝑑𝑑² 𝐹𝐹⃗B = −e𝐸𝐸(B)𝚤𝚤⃗ ; 𝐹𝐹⃗C = e𝐸𝐸(C)𝚤𝚤⃗.
b. On en déduit 𝑞𝑞 = 𝐸𝐸4πε0 𝑑𝑑² = 4,0 × 10−4 C.
2. Avec d = 1,0 × 10−3 m cela donne 𝑞𝑞 = 4,0 × 10−10 C. 55 1. A porte une charge positive car les lignes de champ
La charge nécessaire est beaucoup plus faible à proximité s’en éloignent.
de la bille. 2. a. En C, le champ est opposé à 𝚤𝚤⃗, donc la force subie
Lorsqu’on charge une bille, l’air aura tendance à claquer est aussi opposée à 𝚤𝚤⃗ puisqu’un proton porte une charge
lorsqu’il est proche de celle-ci. positive. En E c’est la même chose, en D l’inverse.
b. On change le sens par rapport au proton.
47 1. Schéma : voir la figure a du doc. 4 p. 201.
1 𝑞𝑞 1 2eδ
2. a. 𝐸𝐸�⃗1 = 𝐷𝐷 2
𝑢𝑢
�⃗ 56 a. 𝐹𝐹⃗A = − 𝚤𝚤⃗, de norme FA = 7,2 × 10−9 N.
4πε0 � � 4πε0 𝑎𝑎2
2 1 2eδ
1 𝑞𝑞 b. 𝐹𝐹⃗B = 𝚤𝚤⃗, de norme FB = 4,3 × 10−9 N.
b. 𝐸𝐸�⃗2 = − 𝑢𝑢
�⃗ 4πε0 𝑏𝑏 2
4πε0 �𝐷𝐷�2
2 c. 𝐹𝐹⃗ = (−𝐹𝐹A + 𝐹𝐹B )𝚤𝚤⃗, de norme F = FA − FB = 2,9 × 10−9 N,
1 𝑞𝑞 1 𝑞𝑞
c. 𝐸𝐸�⃗1 + 𝐸𝐸�⃗2 = 𝑢𝑢
�⃗ − 2 𝑢𝑢
�⃗
�⃗ = 0 orientée vers l’ion Cu2+.
4πε0 �𝐷𝐷�2 4πε0 �𝐷𝐷�
2 2 d. Bien que la molécule d’eau soit neutre, sa polarité fait
qu’un ion l’attire.
48 a. La norme du champ électrostatique est :
1 2e G𝑚𝑚
𝐸𝐸 = = 3,0 × 1012 V ⋅ m−1 57 a. 𝑔𝑔 = 2
4πε0 𝑟𝑟² 𝑅𝑅
b. La force subie par l’électron a pour norme : Valeurs pour les sept planètes :
F = −eE = 4,8 × 10−7 N
c. Le champ électrostatique est radial sortant, les flèches Planète g (en N·kg−1)
ayant une longueur égale à 3 cm ; la force subie par
Mercure 3,70
l’électron est radiale rentrante, les flèches ayant une
longueur de 2,4 cm. La distance noyau-orbite de l’électron Vénus 8,86
a une longueur sur le dessin de 6,2 cm. Terre 9,79
Mars 3,71
49 a. Le champ gravitationnel créé à la surface de la Terre
a pour norme : Jupiter 24,8
𝑚𝑚
g = G T2 = 9,79 N·kg−1 Saturne 10,4
𝑅𝑅T
b. Le champ gravitationnel créé à l’altitude h a pour Uranus 8,86
𝑚𝑚
norme 𝑔𝑔′ = G (𝑅𝑅 T 2 = 2,22 × 10−1 N ⋅ kg −1 .
T +ℎ)

64 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 2 ● Mouvement et interactions

b. On calcule ensuite les deux solutions de chaque polynôme


du deuxième degré, ce qui donne quatre valeurs de qA.
𝑐𝑐
Celles de qB s’obtiennent à l’aide de 𝑞𝑞B = :
𝑞𝑞A
qA 3,00 µC −3,00 µC 5,00 µC −5,00 µC
qB −5,00 µC 5,00 µC −3,00 µC 3,00 µC
c. Les quatre couples donneraient les mêmes
caractéristiques de forces, il est donc impossible de savoir
lequel est celui des valeurs réelles.

60 1. A et C portent des charges électriques positives,


donc les lignes partent de A et C et vont vers B et D.
2. a. Puisque les quatre charges ont la même valeur
absolue, A et B créent des champs opposés en O, de
même que C et D. La force subie par le cation en O est
c. Les points représentatifs de Mercure, Vénus et Mars donc nulle.
sont presque alignés sur une droite qui passe par l’origine. b. Si le cation se déplace vers A ou B, il est conduit à
Son coefficient directeur vaut : revenir vers O. S’il se déplace dans une autre direction,
10,8
𝑎𝑎 = = 1,54 × 10−6 N · kg −1 · m−1 il subit une force qui l’attire vers C ou D, donc l’éloigne
7 000 × 103 de O.
4 3𝑎𝑎
d. On identifie 𝑎𝑎 = πGρ donc ρ = = 5 500 kg · m−3 . c. Si le cation s’éloigne un peu de O vers C ou D lorsque
3 4πG
e. 55 000 kg·m−3 = 5,5 t·m−3, ce qui appartient bien à la configuration est celle de la carte, très rapidement
l’intervalle. Ce sont bien des planètes telluriques. après il subit une force qui le ramène vers O lorsque
les charges sont interverties.
58 a. Il y a électrisation par influence. La partie N chargée 3. Le piège fonctionne de la même manière avec un anion,
négativement d’un côté et la partie P chargée mais en inversant les directions d’attraction et répulsion.
positivement de l’autre forment un vecteur �����⃗
NP dans
𝑀𝑀
le sens et la direction de 𝐸𝐸�⃗ . 61 1. g0 = G 2.
𝑅𝑅
b. Le N d’un grain se colle au P de son voisin, et ainsi de 2. a. Lorsque R est multiplié par 2, g est divisé par 4
suite. (0,25g0) ; lorsque R est multiplié par 3, g est divisé par 9
c. En tout point, deux grains voisins sont dans la direction (0,11g0).
de 𝐸𝐸�⃗ selon la première question. b. Au centre de la planète, un corps est soumis à la même
force d’attraction gravitationnelle de la part de la moitié
59 1. a. Puisque les billes s’attirent, A et B sont de signes de planète que celles à sa gauche et à sa droite, devant
contraires, |qAqB|= −qAqB. D’après la loi de Coulomb, que derrière, dessus que dessous, et le champ est nul.
1 𝑞𝑞A 𝑞𝑞B 2
𝐹𝐹1 = − 2 , d’où 𝑞𝑞A 𝑞𝑞B = −4πε0 𝑑𝑑 𝐹𝐹1 .
4πε0 𝑑𝑑 4
2
�3,0×10−2 � ×150
62 Le volume de la boule est 𝑉𝑉 = π𝑟𝑟 3 , donc sa masse
−11 3
b. On calcule 𝑐𝑐 = − = 1,50 × 10 C.2
4
8,99×109 est 𝑚𝑚 = ρ𝑉𝑉 = ρ π𝑟𝑟 3 :
3
2. a. La charge totale initiale est qA + qB. Après équilibre, 4
elle est 2q. Puisqu’elle est conservée, alors 2q = qA + qB, 𝑚𝑚 = 19,3 × π × (1,0 × 10−3 )3 = 8,1 × 10−8 kg
𝑞𝑞 + 𝑞𝑞 3
d’où 𝑞𝑞 = A B. Le poids de la boule a donc pour norme 𝑃𝑃 = 𝑚𝑚𝑚𝑚 :
2
b. La loi de Coulomb dans la situation finale s’écrit : 𝑃𝑃 = 8,1 × 10−8 × 9,8 = 7,9 × 10−7 N
1 𝑞𝑞 2 1 (𝑞𝑞A +𝑞𝑞B )2 La boule est immobile. D’après le principe d’inertie, les
𝐹𝐹2 = ou encore 𝐹𝐹2 = , d’où il vient
4πε0 𝑑𝑑 2 16πε0 𝑑𝑑 2 forces qu’elle subit se compensent. La force
bien les expressions proposées. électrostatique 𝐹𝐹⃗ qu’elle subit doit donc être opposée
𝑏𝑏 = �
4
× 10 × (3,0 × 10−2 )2 = 2,00 × 10−6 C. à son poids, donc avoir même norme :
8,99×109
𝑐𝑐
F=P
3. a. On a donc qAqB = c, qui donne 𝑞𝑞B = . F = 7,9 × 10−7 N
𝑞𝑞A
𝑐𝑐
On remplace dans qA + qB = b, cela donne : 𝑞𝑞A + = 𝑏𝑏, Par ailleurs, la tension entre les plaques est U = 15 × 103 V
𝑞𝑞A
et la distance entre les plaques est d = 10 × 10−3 m d’après
d’où il vient bqA + c = 0.
qA2 −
le document 1. Le document 2 permet donc de calculer la
Et si l’on remplace dans qA + qB = −b, cela donne
𝑐𝑐 norme du champ électrostatique régnant entre les
𝑞𝑞A + = −𝑏𝑏, d’où il vient qA2 + bqA + c = 0. plaques :
𝑞𝑞A
b. Le discriminant des deux équations est le même : 𝑈𝑈 15×103
𝐸𝐸 = = = 1,5 × 106 V ⋅ m−1
Δ = b2 − 4c. 𝑑𝑑 10×10−3

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Chapitre 9 ● Interactions et champs

La charge électrostatique portée par la boule est donc : On lit sur le deuxième graphique du document 2 que
𝐹𝐹 7,9×10−7 −13 r = 0,0064b.
𝑞𝑞 = = = 5,3 × 10 C
𝐸𝐸 1,5×106 La superficie est donc S = πr2.
Problème
63 D’après la photo, Tchouri a des dimensions comprises
La fraction surfacique d’occupation des atomes sur
entre 2,5 et 4 km suivant les directions. π(0,0064𝑏𝑏)2
Si estime ses dimensions à 2,5 km × 2,5 km × 4,0 km, son la feuille est donc .
𝑑𝑑 2
volume est V = 2,5 × 101 km3, soit V = 2,5 × 1010 m3. Cette fraction représente 0,01 %, soit 0,0001.
π(0,0064𝑏𝑏)2
Sa masse volumique étant ρ = 5 × 102 kg·m−3, on en On en déduit = 0,0001, soit
𝑑𝑑 2
déduit sa masse m = ρ𝑉𝑉= 1 × 1013 kg. 1 0,0001 𝑑𝑑 2
Philae étant à une distance d’environ r = 2 km, le champ 𝑏𝑏 = � = 10−10 m, qui est l’ordre de
0,0064 π
gravitationnel qu’il subit sur la comète est : grandeur de la valeur admise aujourd’hui : le modèle est
G
gC = 𝑚𝑚 2 = 2 × 10
−4
N·kg−1. bon.
𝑟𝑟
Le quotient avec gT vaut 2 × 10−5. Remarque
L’affirmation dit que 1 g sur la comète « pèse » comme On voit sur le document 2 que le champ électrostatique
100 kg sur Terre, donc que le quotient doit être de 10−5. paraît nul pour r > b et non nul pour r < b.
C’est bien le cas en ordre de grandeur : l’affirmation est Une particule qui passe à une distance inférieure à b du
correcte. En revanche, dire que l’on « pèse » 100 kg ou 1 g centre d’un atome est donc déviée, une particule qui
est absurde. La masse ne change pas, c’est le poids qui passe à une distance supérieure à b n’est pas déviée.
change, et il est exprimé en newtons ! Le document 1 indique que 99,99 % des particules ne sont
pas déviées.
64 On en conclut que 99,99 % des particules passent à une
Question préliminaire distance inférieure à b/165 du centre d’un atome.
L’influence d’un atome d’or se fait sentir sur la surface La matière est donc lacunaire : ceci était la première
d’un disque de rayon r de sorte que E(r) = 0,001 E0. conclusion de Rutherford.

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Thème 2 ● Mouvement et interactions

10. Statique des fluides


Activités p. 220 à 222 On a donc |k| ≈ ρg.
c. k = −1 bar par décamètre. La pression augmente
① Les dangers de la plongée sous-marine de 1 bar à chaque fois que la profondeur augmente
a. D'après le document 1, la pression augmente quand de 10 mètres.
on descend et diminue quand on remonte. Question d’oral
b. La solubilité augmente quand la pression augmente,
On utilise la loi pratique de la question c.
et la pression augmente quand on descend, donc quand
À 2 500 mètres de profondeur, soit 250 décamètres, la
la profondeur augmente.
pression a augmenté de 250 × 1 bar = 250 bar. La pression
Par définition de la solubilité, la quantité de gaz dissous
vaut donc environ 251 bar.
dans le sang augmente quand on descend.
Lors de la remontée, la pression diminue, la solubilité Bilan
diminue, et les gaz dissous reviennent à l'état gazeux, • P1 − P2 = ρg(z2 − z1)
en formant des bulles. ● On choisit la référence des altitudes à la surface
c. D'après le document 2, le volume des gaz diminue de la mer, donc z1 = 0 m et P1 = 1,0 × 105 Pa.
lorsque la pression diminue. Lors de la remontée, la À 500 m de profondeur, z2 = –500 m,
pression diminue donc le volume de l'air dans les donc P2 = P1 – ρg(z2 – z1) = 51 × 105 Pa = 51 bar.
poumons augmente, l'air se dilate. ● De même, z2 = z1 + (P1 – P2)/(ρg) = –990 m.
d. Le dioxygène est consommé par les cellules de
l'organisme.
e. Le caisson hyperbare soigne les accidents de Exercices p. 228 à 237
décompression. En mettant le patient dans un caisson 𝐹𝐹1 𝐹𝐹1
23 a. P1 = donc S = = 75 × 10−6 m² = 7,5 mm²
à haute pression, la solubilité des gaz augmente, les bulles 𝑆𝑆 𝑃𝑃1
se dissolvent dans le sang et l'augmentation de la b. F2 = P2S = 7,5 N
proportion de dioxygène favorise l'élimination du gaz c. F2 > F1, le tympan est donc déformé vers l’extérieur.
par la respiration.
𝑚𝑚
27 a. V = = 1,32 × 1018 m3 = 1,32 × 109 km3.
Bilan ρ
𝑉𝑉
• La pression est une fonction croissante de la b. H = = 3,66 km
𝑆𝑆
profondeur.
• La solubilité des gaz est une fonction croissante de 30 a. F = Patm × S = 10 MN
la pression. 𝐹𝐹
b. m = = 1,0 t
• Le volume est une fonction décroissante de la pression. 𝑔𝑔
c. L’air dans l’appartement est aussi à la pression
atmosphérique et exerce une force opposée sur la vitre.
② La loi de Mariotte
1 𝑃𝑃atm 𝑉𝑉2
1. a. On trace P = f� � : on obtient une droite. 32 a. P1 = = 2,6 bar
𝑉𝑉 𝑉𝑉1
b. Pour un volume initial V0 = 30 mL, on obtient un b. P2 − P1 = 1,6 bar, donc h = 16 m
coefficient directeur k ≈ 3 Pa·m–1.
c. On en déduit PV = k. 34 a. P = Patm + ρeau doucegh = 1,62 × 107 Pa
2. On observe une augmentation de la pression, b. h’ =
𝑃𝑃1 −𝑃𝑃2
= 347 m
à volume constant. ρeau douce 𝑔𝑔

Bilan 35 a. P1 = Patm + ρg(z2 − z1) = 3,53 MPa


• La constante s’identifie à P0V0. Elle s’exprime en 𝑉𝑉 𝑃𝑃
b. V0 = 1 1 = 3,53 × 105 m3
pascals mètre cube. 𝑃𝑃atm

• La constante k dépend donc de la température.


36 a. F = P × S = 73,5 kN
③ Variation de la pression dans un liquide 𝐹𝐹
b. P2500 = 2500 = 800 hPa
𝑆𝑆
a. On trace P en fonction de z. Si la profondeur de l'eau
est de l'ordre de 30 cm, la pression doit varier 4
37 a. V = πR13 = 7,0 × 104 m3
approximativement entre 1 013 hPa et 1 034 hPa. 3
𝑃𝑃atm 𝑉𝑉0
On peut donc choisir une échelle : b. P1 = = 1,7 bar
𝑉𝑉1
– de z = 0 à z = 30 cm ;
– de P = 1 000 hPa à 1 050 hPa. 39 Figure ① : à pression égale dans un liquide, on
b. Le coefficient directeur doit valoir environ a altitude égale, donc les trois points à la pression
k = −1,0 × 104 Pa·m−1. atmosphérique sont à la même altitude.

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Chapitre 10 ● Statique des fluides

1
41 a. On trace P en fonction de . On obtient une droite.
𝑉𝑉
980 × 30 52 1. a. P = Patm + ρgH donc P augmente si Patm augmente.
b. P = = 1 960 hPa
60 b. D’après la loi de Mariotte, V diminue quand P augmente.
c. Le niveau de l’eau monte dans le réservoir, la masse du
42 a. 12 cm Hg  160 hPa et 7 cm Hg  93 hPa système augmente.
b. Patm + 160 = 1 173 hPa et Patm + 93 = 1 106 hPa d. Le poids augmente, rompt l’équilibre et le ludion coule.
2. Le ludion remonterait à la surface.
43 a. Pfond = Patm + ρgz1 = 1 022 hPa
b. Patm – P2 = ρg(z2 - z1) = 1 519 Pa
53 Question préliminaire
c. P2 = Patm – 1 519 = 998 hPa > 750 hPa, donc l’aspiration
est possible. À 30 mètres de profondeur, P = Patm + ρg × 30 = 4,0 bar.
Le plongeur emplit ses poumons de 16 litres d’air par
4,0
45 a. Hvinaigre = z1 b. Hhuile = z2 – z1 minute, soit 16 × = 64 L mesurés à la pression
1,0
c. P1 = Patm + ρhuilegHhuile = 1 019 hPa atmosphérique.
d. Pfond = P1 + ρeaugHvinaigre = 1 024 hPa Sa consommation est donc 64 L·min−1.
Problème
46 a. L’eau ne se comprime pas et ne se dilate pas, donc La réserve d’air occupe 12 L à 50 bar donc :
le ballon qui contient l’eau garde un volume constant. 12 ×
50
= 3,0 L à 200 bar
L’air se dilate et, d’après la loi de Mariotte, son volume 200

augmente quand la pression augmente. Le volume d’air disponible à 200 bar est donc
𝑃𝑃 12 − 3,0 = 9,0 L.
b. P’1 = 1 200
30 Cet air occuperait un volume égal à 9,0 × = 1 800 L
1
47 a. H = z3 – z1 à la pression atmosphérique.
1 800
b. h = z2 – z1 L’autonomie du plongeur est donc égale à : = 28 min
64
c. P1 = Patm + ρhuilegH
d. P1 = Patm + ρeaugh 54
e. En identifiant les deux expressions : Question préliminaire
Patm + ρhuilegH = Patm + ρeaugh Le volume de l’air augmente car le liquide s’échappe
ρ ℎ
Donc ρhuile = eau = 840 kg·m−3. de l’ampoule. D’après la loi de Mariotte, la pression de
𝐻𝐻
f. À l’équilibre, lorsque le dessus de la couche d’huile est l’air diminue. D’après la loi de la statique des fluides
mis à l’air libre après le coup de pioche, son niveau est incompressibles, comme la pression au-dessus du liquide
plus haut que celui de l’eau, donc le pétrole jaillit. diminue, et comme la hauteur de liquide diminue, la
pression au fond du réservoir diminue.
𝑃𝑃atm 𝑉𝑉0
48 a. P1 = = 4,0 bar, donc la profondeur vaut 30 m. Problème
𝑉𝑉R
b. P2 = Patm + ρeaugh2 = 21 bar La tranche d’eau dans le tube ne pourra plus descendre
𝑉𝑉 𝑃𝑃 lorsque la somme des normes de son poids et de la force
c. V2 = 1 atm = 0,286 L
𝑃𝑃2 pressante en B (toutes deux vers le bas) sera inférieure à
d. Le sang est incompressible. la norme de la force pressante de l’air en E. Comme la
pression en B diminue, d’après la question préliminaire,
49 a. P1 – P2 = ρg × 0 = 0 le liquide cessera de couler lorsque cette pression sera
(𝑃𝑃 × 𝑠𝑠 + 𝑚𝑚𝑚𝑚) (𝑃𝑃 × 𝑆𝑆 +𝑀𝑀𝑀𝑀) 𝑚𝑚 𝑀𝑀
b. atm = atm donc = assez faible pour que la condition précédente soit
𝑠𝑠 𝑆𝑆 𝑠𝑠 𝑆𝑆
c. M = 5,0 t réalisée.
𝑚𝑚𝑚𝑚
d. P = Patm + = 50 bar
𝑠𝑠 55
50 a. Aucune molécule n’est présente et P = 0 Pa. Question préliminaire
b. Patm Le poids du volume déplacé est égal à celui de la masse
c. P = Patm − ρgH = –96 Pa ≈ 0 Pa de liquide dans le volume Sh, soit 𝑃𝑃�⃗ = −ρ𝑆𝑆ℎ𝑔𝑔 𝑢𝑢
�⃗𝑧𝑧 .
d. Patm × S = ρgH × S Problème
𝑃𝑃
e. Heau = atm = 10,3 m < 15 m. Il est donc normal que La somme des forces pressantes vaut :
ρeau 𝑔𝑔
l’eau ne puisse pas monter à 15 m. (Patm + ρgH)S 𝑢𝑢
�⃗𝑧𝑧 − (Patm + ρg(H − h))S 𝑢𝑢 �⃗𝑧𝑧 = −𝑃𝑃�⃗
�⃗𝑧𝑧 = ρ𝑆𝑆ℎ𝑔𝑔 𝑢𝑢
Oral
51 a. V0 = S × H = 4,2 m3 Les forces latérales horizontales se compensent deux à
b. P1 = Patm + ρeau de mer gh = 1 740 hPa deux. La pression sur la base inférieure du cylindre est
𝑉𝑉 𝑃𝑃
c. V1 = 0 0 = 2,44 m3 supérieure à celle sur la base supérieure, donc la somme
𝑃𝑃1
𝑉𝑉1 des forces pressantes est vers le haut.
d. h’ = H − = 1,17 m
𝑆𝑆

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Thème 2 ● Mouvement et interactions

11. Mouvement et forces


Activités p. 242 à 244 2. a. Le calcul des coordonnées de ∆𝑣𝑣⃗ à un instant t se fait
de la manière suivante :
① Étude d’un mouvement plan ∆𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡) = 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡)
Liste de matériel ∆𝑣𝑣𝑦𝑦 (𝑡𝑡) = 𝑣𝑣𝑦𝑦 (𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣𝑦𝑦 (𝑡𝑡)
• Balle, ou un ballon La mise en œuvre dépend du logiciel étudié.
• Balance Les nuages de points sont très bruités. La modélisation
• Objet de taille connue (étalon) : une règle avec son par des constantes a une valeur très faible pour ∆𝑣𝑣𝑥𝑥 et
support pour la maintenir verticalement ou une valeur négative non nulle pour ∆𝑣𝑣𝑦𝑦 .
horizontalement (pour faciliter l’étalonnage de la vidéo) b. On ne peut pas calculer ∆𝑣𝑣𝑥𝑥 et ∆𝑣𝑣𝑦𝑦 au dernier instant,
• Caméra ou une webcam reliée à un ordinateur muni car il manque la valeur de 𝑣𝑣𝑥𝑥 et de 𝑣𝑣𝑦𝑦 à l’instant d’après.
d’un logiciel de capture (VirtualDub par exemple, ou un Les tableaux de valeurs des coordonnées ∆𝑣𝑣𝑥𝑥 et ∆𝑣𝑣𝑦𝑦
petit utilitaire pour webcam) contiennent une ligne de moins que 𝑣𝑣𝑥𝑥 et 𝑣𝑣𝑦𝑦 .
• Prévoir si nécessaire un logiciel de montage c. Le modèle constant de la courbe ∆𝑣𝑣𝑥𝑥 est quasiment
(VirtualDub, par exemple) ou de conversion centré sur 0 (−0,038 m·s−1). Comme l'évolution de 𝑣𝑣𝑥𝑥 est
• Logiciel de pointage (Latis-Pro, Aviméca, ou autre) quasiment nulle, il était attendu que ∆𝑣𝑣𝑥𝑥 soit nulle à tout
• Logiciel tableur (Latis-Pro, Regressi, Excel, ou autre) instant.
Remarques Le modèle constant de la courbe ∆𝑣𝑣𝑦𝑦 est centré sur une
• Pour que la vidéo réalisée soit exploitable, il convient de valeur négative (−0,32 m·s−1). Comme l'évolution de 𝑣𝑣𝑦𝑦
bien choisir le logiciel de capture ou de prévoir un passage est une droite décroissante, il était attendu que ∆𝑣𝑣𝑦𝑦 soit
par un convertisseur. Selon les logiciels de pointage, il constante et négative à tout instant.
faudra avoir un fichier dans le bon format (souvent .avi) Ces constatations sont donc cohérentes avec les réponses
mais aussi codé avec le bon codec. aux questions 1b et 1c.
• Il faudra toujours faire l’essai au préalable pour ne pas d. Nous avons obtenu, pour les modèles constants :
se retrouver sans solution le jour du TP. ∆𝑣𝑣𝑥𝑥 = −0,038 m·s−1 ≈ 0 m·s−1
• Le logiciel VirtualDub a l’avantage d’être libre et fournit ∆𝑣𝑣𝑦𝑦 = −0,032 m·s−1
des fichiers exploitables, sans modification, avec un bon On peut ainsi dire que ∆𝑣𝑣⃗ a une direction verticale (∆𝑣𝑣𝑥𝑥
nombre de logiciels de pointage. nulle), est dirigé vers le bas (∆𝑣𝑣𝑦𝑦 < 0), et a pour norme
1. a. Voici les courbes typiquement obtenues.
∆𝑣𝑣 = �∆𝑣𝑣𝑦𝑦 � = 0,32 m · s −1 .
On fera les calculs des normes avec une masse de la balle
m = 1,0 kg.
���⃗
Δ𝑣𝑣
Le vecteur 𝑚𝑚 a une direction verticale comme ∆𝑣𝑣⃗, est
∆𝑡𝑡
orienté vers le bas comme ∆𝑣𝑣⃗ et a pour norme
∆𝑣𝑣 0,32
𝑚𝑚 = 1,0 × = 9,7 m · s −2 .
∆𝑡𝑡 0,033
Le poids 𝑃𝑃�⃗ a une direction verticale, est orienté vers le bas
et a pour norme 𝑃𝑃 = 𝑚𝑚𝑚𝑚 = 1,0 × 9,81 = 9,8 N.
���⃗
∆𝑣𝑣
𝑚𝑚 et 𝑃𝑃�⃗ ont donc les mêmes caractéristiques.
∆𝑡𝑡
Remarque
La valeur de la masse intervient dans le calcul de la norme
���⃗
∆𝑣𝑣
de 𝑚𝑚 et de 𝑃𝑃�⃗ : cela implique que la valeur de la masse
∆𝑡𝑡
ne peut en aucun cas être la source d’une non-égalité des
normes de ces deux vecteurs.
C’est pour cette raison que, dans ce corrigé, la masse a
été choisie comme étant de 1,0 kg alors même qu’il est
clair qu’un ballon de volley ne peut avoir une telle masse.
b. 𝑣𝑣𝑥𝑥 semble stable. Son évolution est quasiment nulle. Cependant, le programme ne prévoit pas de constater ce
c. 𝑣𝑣𝑦𝑦 est initialement positive (la balle monte, la dernier point.
coordonnée du vecteur vitesse selon l'axe de 𝑦𝑦 est Il sera donc important de « jouer le jeu » de la mesure
positive). rigoureuse de l’objet envoyé. Cette mesure peut même
𝑣𝑣𝑦𝑦 est ensuite négative (la balle descend, la coordonnée être l’occasion de parler d’incertitude, tout au moins de
du vecteur vitesse selon l'axe de 𝑦𝑦 est négative). précision de la mesure au regard de la précision de la
balance.

69 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 11 ● Mouvement et forces

Bilan En faisant a construction sur la figure, ∆𝑣𝑣P5 mesure


• La relation que l’on est conduit à écrire d’après la 1,0 cm, soit ∆𝑣𝑣P5 = 2,0 × 105 m · s −1 .
���⃗
∆𝑣𝑣
question 2d est 𝑚𝑚 = 𝑃𝑃�⃗.
∆𝑡𝑡
• Si l’on connaît le poids du système, on peut donc
connaître le vecteur variation de vitesse, donc construire
les vecteurs vitesse successifs du système, puis ses
positions successives.
d. Pour le deutéron :
② Mouvement et masse 𝑚𝑚d ∆𝑣𝑣D7 = 3,34 × 10−27 × 1,0 × 105
= 3,3 × 10−22 kg · m · s −1
Les figures sont réalisées à l’échelle ½.
Pour le proton :
1. Enregistrement 1
D D 𝑚𝑚p ∆𝑣𝑣P5 = 1,67 × 10−27 × 2,0 × 105
a. • 𝑣𝑣D7 = 7 8 = 3,3 × 10−22 kg · m · s −1
∆𝑡𝑡
Sur la figure, D7 D8 = 1,4 cm, donc :
1,4 × 10−2 Les deux produits sont, à la précision des mesures près,
𝑣𝑣D7 = = 7,0 × 105 m · s −1 identiques.
20,0 × 10−9
2. Enregistrement 2
Sur la figure, 𝑣𝑣D7 mesure 3,5 cm. D D
D D • 𝑣𝑣D4 = 4 5
• 𝑣𝑣D8 = 8 9 ∆𝑡𝑡
∆𝑡𝑡
Sur la figure (voir page suivante), D4 D5 = 2,0 cm, donc :
Sur la figure, D8 D9 = 1,6 cm, donc :
2,0 × 10−2
1,6 × 10−2 𝑣𝑣D4 = = 1,0 × 106 m · s −1
𝑣𝑣D8 = = 8,0 × 105 m · s −1 20,0 × 10−9
20,0 × 10−9
Sur la figure, 𝑣𝑣D4 mesure 5,0 cm.
Sur la figure, 𝑣𝑣D8 mesure 4,0 cm. D D
b. Les vecteurs 𝑣𝑣⃗D7 et 𝑣𝑣⃗D8 ayant même direction et même • 𝑣𝑣D5 = 5 6
∆𝑡𝑡
sens, la norme du vecteur variation de vitesse peut se Sur la figure, D5 D6 = 2,0 cm, donc :
calculer directement : 2,0 × 10−2
𝑣𝑣D5 = = 1,0 × 106 m · s −1
∆𝑣𝑣D7 = 𝑣𝑣D8 − 𝑣𝑣D7 20,0 × 10−9
= 8,0 × 105 − 7,0 × 105 Sur la figure, 𝑣𝑣D5 mesure 5,0 cm.
= 1,0 × 105 m · s −1 La construction se fait sur la figure : ∆𝑣𝑣D4 mesure 1,4 cm,
En faisant la construction, sur la figure, ∆𝑣𝑣D7 mesure ainsi ∆𝑣𝑣D4 = 2,8 × 105 m · s −1 .
0,5 cm, ce qui donne bien ∆𝑣𝑣D7 = 1 × 105 m · s −1 . P P
• 𝑣𝑣P3 = 3 4
∆𝑡𝑡
Sur la figure, P3 P4 = 2,0 cm, donc :
2,0 × 10−2
𝑣𝑣P3 = = 1,0 × 106 m · s −1
20,0 × 10−9
Sur la figure, 𝑣𝑣P3 mesure 5,0 cm.
P P
P P • 𝑣𝑣P4 = 4 5
c. • 𝑣𝑣P5 = 5 6 ∆𝑡𝑡
∆𝑡𝑡 Sur la figure, P4 P5 = 2,0 cm, donc :
Sur la figure, P5 P6 = 2,1 cm, donc : 2,0 × 10−2
2,1 × 10−2 𝑣𝑣P4 = = 1,0 × 106 m · s −1
𝑣𝑣P5 = = 1,1 × 106 m · s −1 20,0 × 10−9
20,0 × 10−9 Sur la figure, 𝑣𝑣P4 mesure 5,0 cm.
Sur la figure, 𝑣𝑣5 mesure 5,5 cm. • Pour ∆𝑣𝑣⃗P3 , la construction se fait sur la figure : ∆𝑣𝑣P3
P P
• 𝑣𝑣P6 = 6 7 mesure 2,9 cm, ainsi ∆𝑣𝑣P3 = 5,8 × 105 m · s −1 .
∆𝑡𝑡
Sur la figure, P6 P7 = 2,5 cm, donc : • Pour le deutéron :
2,5 × 10−2 𝑚𝑚d ∆𝑣𝑣D4 = 3,34 × 10−27 × 2,8 × 105
𝑣𝑣P6 = = 1,3 × 106 m · s −1 = 9,4 × 10−22 kg · m · s −1
20,0 × 10−9
Sur la figure, 𝑣𝑣P6 mesure 6,5 cm. • Pour le proton :
Les vecteurs 𝑣𝑣⃗P5 et 𝑣𝑣⃗P6 ayant même direction et même 𝑚𝑚p ∆𝑣𝑣P3 = 1,67 × 10−27 × 5,8 × 105
sens, la norme du vecteur variation de vitesse peut se = 9,7 × 10−22 kg · m · s −1
calculer directement : Les deux produits sont très proches, avec les précisions
∆𝑣𝑣P5 = 𝑣𝑣P6 − 𝑣𝑣P5 de mesures, on peut affirmer que ces produits sont
= 1,1 × 106 − 1,3 × 106 = 2 × 105 m · s −1 identiques.

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Thème 2 ● Mouvement et interactions

Bilan Conditions initiales pour la portée attendue :


– masse du système : m = 4,0 kg ;
L’influence de la masse est la suivante : à force identique,
– hauteur de lancer : h = 2,2 m ;
le vecteur variation de vitesse est plus petit si la masse du
– norme de la vitesse initiale : 𝑣𝑣0 = 10 m·s−1 ;
système est plus élevée.
– angle de tir : 40° ;
– coefficient de frottement : k = 0,1 N·s·m−1 ;
③ Simulation d’un lancer de poids – force due au vent horizontal : Tx = −10 N.
1. a. et b. Voir le fichier de correction du programme La portée attendue est 8,88 m.
Python. La portée n’est pas la même que sans frottements ni vent.
On obtient la figure suivante. b. En tâtonnant, au degré près, on obtient l’angle le plus
favorable égal à 31°.
3. a. Voir le fichier de correction.
b. Là encore nous obtenons 31°, comme dans la question
2b.
4. a. Les paramètres suivants nous permettent d’obtenir
une valeur quasiment identique à la valeur attendue :
– masse du système : m = 4,0 kg ;
– hauteur de lancer : h = 2,2 m ;
– norme de la vitesse initiale : v0 = 14,35 m·s−1 ;
– coefficient de frottement : k = 0,1 N·s·m−1 ;
– force due au vent horizontal : Tx = 0 N.
Portée maximale du tir : 22,52 m pour un angle de tir de
42°.
b. En ajoutant du vent, on arrive à une portée de 17,52 m
dans les meilleures conditions :
Conditions initiales pour la portée attendue :
– masse du système : m = 4,0 kg ;
– masse du système : m = 4,0 kg ;
– hauteur de lancer : h = 2,2 m ;
– hauteur de lancer : h = 2,2 m ;
– norme de la vitesse initiale : 𝑣𝑣0 = 14,35 m·s−1 ;
– norme de la vitesse initiale : 𝑣𝑣0 = 10 m·s−1 ;
– coefficient de frottement : k = 0,1 N·s·m−1 ;
– angle de tir : 40° ;
– force due au vent horizontal : Tx = −10 N.
– coefficient de frottement : k = 0 N·s·m−1 ;
Portée maximale du tir : 17,52 m pour un angle de tir
– force due au vent horizontal : Tx = 0 N.
de 35°.
La portée attendue est 12,33 m.
2. a. On obtient la figure suivante.

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Chapitre 11 ● Mouvement et forces

Exercices p. 250 à 259


20 a. Figure réalisée hors échelle.

c. Sur le schéma, la longueur de ∆𝑣𝑣⃗ est de 4,4 cm, ainsi


∆𝑣𝑣 = 44 m · s −1 .
d. ∆𝑣𝑣⃗ est perpendiculaire au mur et dirigé dans le sens du
mouvement de la balle après le rebond. Comme, d’après
la deuxième loi de Newton, ∆𝑣𝑣⃗ a le même sens et la
On mesure une distance de 3,9 cm entre les deuxième et même direction que la somme des forces appliquées au
troisième points. D’après l’échelle, cela correspond à système 𝐹𝐹⃗tot , 𝐹𝐹⃗tot est perpendiculaire au mur et dirigé
M2 M3 = 2,0 × 10−1 m. dans le sens du mouvement de la balle après le rebond.
On obtient une vitesse en M2 :
M2 M3 2,0 × 10−1 26 Le mouvement est rectiligne et accéléré, les vecteurs
𝑣𝑣2 = = = 2,0 m · s −1
∆𝑡𝑡 0,100 vitesse ont tous la même direction et le même sens. De
On mesure une distance entre le troisième point et le même, comme le mouvement est accéléré, la variation du
quatrième de 4,5 cm. D’après l’échelle cela correspond vecteur vitesse a le même sens et la même direction que
à M3 M4 = 2,3 × 10−1 m. les vecteurs vitesse.
On obtient une vitesse en M3 : La définition vectorielle de la variation du vecteur vitesse
M3 M4 2,3 × 10−1 ∆𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) peut se réécrire ici en norme :
𝑣𝑣3 = = = 2,3 m · s −1 ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣(𝑡𝑡).
∆𝑡𝑡 0,100
En choisissant comme échelle 1 cm correspond à 1 m·s−1, Ainsi, 𝑣𝑣(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(𝑡𝑡) + ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡).
on peut construire les vecteurs vitesse ainsi que la 𝑣𝑣(∆𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(0) + ∆𝑣𝑣 = 0 + 5,0 = 5,0 m · s −1
variation du vecteur vitesse. 𝑣𝑣(2∆𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(∆𝑡𝑡) + ∆𝑣𝑣 = 5,0 + 5,0 = 10,0 m · s −1
∆𝑣𝑣 mesure sur le schéma 3 mm, ainsi : 𝑣𝑣(3∆𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(2∆𝑡𝑡) + ∆𝑣𝑣 = 10,0 + 5,0 = 15,0 m · s −1
∆𝑣𝑣 = 3 × 10−1 m · s −1 𝑣𝑣(4∆𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(3∆𝑡𝑡) + ∆𝑣𝑣 = 15,0 + 5,0 = 20,0 m · s −1
∆𝑣𝑣 3 × 10−1 𝑣𝑣(5∆𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(4∆𝑡𝑡) + ∆𝑣𝑣 = 20,0 + 5,0 = 25,0 m · s −1
On peut ainsi calculer = = 3 m · s −2 .
∆𝑡𝑡 0,100
b. Les deux valeurs sont identiques : la loi paraît vérifiée. 27 a. Le mouvement est rectiligne et accéléré, les vecteurs
vitesse ont tous la même direction et le même sens. De
23 a. Soit un point dont la vitesse dans un référentiel même, comme le mouvement est accéléré, la variation du
donné est 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) à une date t. La variation du vecteur vecteur vitesse a le même sens et la même direction que
vitesse entre les dates t et t + Δt s’écrit : les vecteurs vitesse.
���⃗(𝑡𝑡) = ���⃗(𝑡𝑡
∆𝑣𝑣 𝑣𝑣 + ∆𝑡𝑡) − ���⃗(𝑡𝑡)𝑣𝑣 La définition vectorielle de la variation du vecteur vitesse
La variation du vecteur la vitesse a la même unité qu'une ∆𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) peut se réécrire en
vitesse. Elle s'exprime en m·s−1. norme ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣(𝑡𝑡).
b. Soit un système de masse m subissant des forces dont Ici : ∆𝑣𝑣(0) = 𝑣𝑣(∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣(0) =
100
− 0 = 27,8 m · s −1 .
3,6
la somme est 𝐹𝐹⃗tot . Cette force est liée à la variation du ���⃗(0)
∆𝑣𝑣
vecteur vitesse du système ∆𝑣𝑣 ���⃗(𝑡𝑡) entre les dates t et b. D’après la deuxième loi de Newton, 𝐹𝐹⃗ = 𝑚𝑚 .
∆𝑡𝑡

t + Δt par la relation approchée 𝐹𝐹⃗tot = 𝑚𝑚


���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣
. Les deux vecteurs ont nécessairement même sens et
∆𝑡𝑡 même direction pour être égaux.
La vitesse s'exprime en m·s−1, la masse en kg. Ainsi, l'unité Leurs normes sont donc égales :
d'une force est kg·m·s−2. Le newton est une unité qui ∆𝑣𝑣(0) 27,8
signifie kg·m·s−2. 𝐹𝐹 = 𝑚𝑚 = 2,1 × 103 × = 2,4 × 104 N
∆𝑡𝑡 2,4

25 a. et b. En utilisant 1 cm correspondant à 10 m·s−1, les 29 a. Le mouvement est rectiligne et décéléré, les


vecteurs vitesse auront des longueurs, sur le schéma, de vecteurs vitesse ont tous la même direction et le même
2,2 cm. sens.

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Thème 2 ● Mouvement et interactions

De même, comme le mouvement est décéléré, la Pour la colonne 4 : ∆𝑡𝑡 = 𝑚𝑚


∆𝑣𝑣(𝑡𝑡)
𝐹𝐹
variation du vecteur vitesse a le sens opposé mais la ∆𝑡𝑡
même direction que les vecteurs vitesse. Pour la colonne 5 : 𝑚𝑚 = 𝐹𝐹
∆𝑣𝑣(𝑡𝑡)
∆𝑡𝑡
La définition vectorielle de la variation du vecteur vitesse Pour la colonne 6 : ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = 𝐹𝐹
𝑚𝑚
∆𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) peut se réécrire ici en norme :
∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = −𝑣𝑣(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) + 𝑣𝑣(𝑡𝑡).
100 Situation a b c d e f
Ici, ∆𝑣𝑣(0) = − 𝑣𝑣(∆𝑡𝑡) + 𝑣𝑣(0) = −0 + = 27,8 m · s −1 .
3,6 vi (en m·s−1) 0 10 0 0 0 0
���⃗(0)
∆𝑣𝑣
b. D’après la deuxième loi de Newton : 𝐹𝐹⃗ = 𝑚𝑚 . vf (en m·s−1) 10 0 10 10 30 10
∆𝑡𝑡
Les deux vecteurs ont nécessairement même sens et m (en kg) 1,0 1,0 2,0 1,0 3,0 10
même direction pour être égaux. Δt (en s) 1,0 1,0 1,0 0,20 3,0 1,0
∆𝑣𝑣(0)
Leurs normes sont donc égales : 𝐹𝐹 = 𝑚𝑚 . F (en N) 10 10 20 50 30 100
∆𝑡𝑡
∆𝑣𝑣(0) 27,8
Ainsi, ∆𝑡𝑡 = 𝑚𝑚 = 1,2 × 103 × 3 = 4,3 s.
𝐹𝐹 7,7 × 10
c. Si m est doublée sans que Δv(0) et Δt soient modifiées, 33 En utilisant les relations écrites à l’exercice précédent.
∆𝑡𝑡
alors F doit être doublée également d’après la relation a. ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = 𝐹𝐹 : si m est multipliée par 3, la norme de ∆𝑣𝑣⃗
𝑚𝑚
précédente. est divisée par 3.
∆𝑡𝑡
b. ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = 𝐹𝐹 : si F est multipliée par 3, la norme de ∆𝑣𝑣⃗
31 a. Faux. 𝑚𝑚
est multipliée par 3.
Le mouvement n’est pas uniforme. La norme du vecteur ∆𝑡𝑡
vitesse n’est pas constante. c. ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = 𝐹𝐹 : si Δt est multipliée par 3, la norme de ∆𝑣𝑣⃗
𝑚𝑚
Or pour que le vecteur soit constant, il faut que sa norme, est multipliée par 3.
son sens et sa direction soient constants.
���⃗(𝑡𝑡)
Le vecteur vitesse n’est donc pas constant. 35 a. D’après la deuxième loi de Newton : 𝑚𝑚
∆𝑣𝑣
= 𝐹𝐹⃗ .
∆𝑡𝑡
b. Vrai. Ainsi, les deux vecteurs étant nécessairement colinéaires
Le mouvement est accéléré, cela implique que la vitesse et de même sens, on peut écrire cette relation en norme :
(en norme) augmente au cours du temps. ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) 𝐹𝐹
c. Vrai. 𝑚𝑚 = 𝐹𝐹, soit =
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡 𝑚𝑚
∆𝑣𝑣(𝑡𝑡)
Le mouvement est rectiligne et accéléré, les vecteurs b. 𝑚𝑚 = 𝐹𝐹
∆𝑡𝑡
vitesse ont tous la même direction et le même sens. De Pour obtenir une même mise en mouvement (un même
même, comme le mouvement est accéléré, la variation du ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡)
), la force de propulsion doit doubler pour pousser
vecteur vitesse a le même sens et la même direction que ∆𝑡𝑡

les vecteurs vitesse. une personne deux fois plus lourde.


∆𝑣𝑣(𝑡𝑡)
En effet, si est constant, il existe une relation de
∆𝑡𝑡
32 D’après la deuxième loi de Newton : 𝐹𝐹⃗ = 𝑚𝑚
���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣
. proportionnalité entre F et m.
∆𝑡𝑡 ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡)
Les deux vecteurs ont nécessairement même sens et c. 𝑚𝑚 = 𝐹𝐹
∆𝑡𝑡
même direction pour être égaux. Or, la vitesse initiale étant nulle, si le mouvement est
Leurs normes sont donc égales : 𝐹𝐹 = 𝑚𝑚
∆𝑣𝑣(𝑡𝑡)
. accéléré, les vecteurs vitesse ont tous la même direction
∆𝑡𝑡
et le même sens. De même, la variation du vecteur vitesse
Remarque a le même sens et la même direction que les vecteurs
Si le mouvement est accéléré, les vecteurs vitesse ont vitesse.
tous la même direction et le même sens. De même, la La définition vectorielle de la variation du vecteur vitesse
variation du vecteur vitesse a le même sens et la même ∆𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) peut se réécrire en norme :
direction que les vecteurs vitesse. ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣(𝑡𝑡).
La définition vectorielle de la variation du vecteur vitesse ∆𝑣𝑣 = 𝑣𝑣 − 0, ainsi :
∆𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) peut se réécrire en norme : 𝑣𝑣 1,5
∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣(𝑡𝑡). 𝐹𝐹 = 𝑚𝑚 = 86,3 × = 2,6 × 102 N
∆𝑡𝑡 500 × 10−3
Si le mouvement est décéléré, les vecteurs vitesse ont
tous la même direction et le même sens. De même, la 36 a. Voir figure ci-contre.
variation du vecteur vitesse a le sens opposé mais la b. D’après la deuxième loi de Newton :
même direction que les vecteurs vitesse. ∆𝑣𝑣���⃗(𝑡𝑡)
La définition vectorielle de la variation du vecteur vitesse 𝑃𝑃�⃗ = 𝑚𝑚
∆𝑡𝑡
∆𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) peut se réécrire en norme : Les vecteurs ∆𝑣𝑣⃗ et 𝐹𝐹⃗ ont même sens et même
∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = −𝑣𝑣(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) + 𝑣𝑣(𝑡𝑡). ∆𝑣𝑣
direction. Ainsi, en norme : 𝑃𝑃 = 𝑚𝑚 .
∆𝑡𝑡
∆𝑡𝑡 Comme à l’instant initial la vitesse est nulle, et
Pour la colonne 1 : 𝑚𝑚 = 𝐹𝐹 au bout de Δt = 12 s la vitesse est la vitesse limite vlim, on a
∆𝑣𝑣(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) 𝑣𝑣
Pour les colonnes 2 et 3 : 𝐹𝐹 = 𝑚𝑚 ∆𝑣𝑣 = 𝑣𝑣lim , donc 𝑃𝑃 = 𝑚𝑚 lim. D’où :
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡

73 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 11 ● Mouvement et forces

∆𝑡𝑡 12 ���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣
𝑣𝑣lim = 𝑃𝑃 = 78,0 × 9,81 × = 1,2 × 102 m · s −1 42 a. D’après la deuxième loi de Newton : 𝑚𝑚 = 𝑅𝑅�⃗ .
∆𝑡𝑡
𝑚𝑚 78,0
Les deux vecteurs sont égaux, leurs normes sont donc
C’est plus de deux fois la valeur attendue. La force de ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) 𝑅𝑅
frottement n’est pas négligeable ici. égales aussi : 𝑚𝑚 = 𝑅𝑅. Soit = .
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡 𝑚𝑚
c. Si la vitesse se stabilise, ∆𝑣𝑣⃗ est un vecteur nul. b. La variation du vecteur vitesse est inversement
D’après la deuxième loi de Newton : 𝐹𝐹⃗tot = 𝑚𝑚
���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣
�⃗,
=0 proportionnelle à la masse du système. Ainsi, la masse
∆𝑡𝑡 du système a une influence sur la vitesse du système.
donc ici 𝑃𝑃�⃗ + 𝑓𝑓⃗ = 0
�⃗, d’où 𝑃𝑃�⃗ = −𝑓𝑓⃗. ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) 𝑅𝑅 𝑅𝑅
c. = , d’où ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = ∆𝑡𝑡.
∆𝑡𝑡 𝑚𝑚 𝑚𝑚
38 • En D6 : Si le mouvement est accéléré, les vecteurs vitesses ont
D6 D7 = 1,9 cm tous la même direction et le même sens. De même, la
D6 D7 1,9 × 10−2 variation du vecteur vitesse a le même sens et la même
𝑣𝑣6 = = = 3,8 × 10−2 m · s −1 direction que les vecteurs vitesse.
∆𝑡𝑡 500 × 10−3
D7 D8 = 2,4 cm La définition vectorielle de la variation du vecteur vitesse
D7 D8 2,4 × 10−2 ∆𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) peut se réécrire en norme :
𝑣𝑣7 = = = 4,8 × 10−2 m · s −1 ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣(𝑡𝑡).
∆𝑡𝑡 500 × 10−3
∆𝑣𝑣6 = 1,4 × 10−2 m · s −1 Or, la vitesse initiale étant nulle, ∆𝑣𝑣 = 𝑣𝑣 − 0, ainsi :
• En D9 : 𝑅𝑅 0,20
𝑣𝑣 = ∆𝑡𝑡 = × 100 × 10−3 = 2,0 m · s −1
D9 D10 = 2,8 cm 𝑚𝑚 10 × 10−3
D9 D10 2,8 × 10−2
𝑣𝑣9 = = = 5,6 × 10−2 m · s −1 43 a. On calcule la vitesse du point en utilisant la
∆𝑡𝑡 500 × 10−3
D10 D11 = 3,2 cm méthode :
D10 D11 3,2 × 10−2 �������������������������������⃗
M(𝑡𝑡)M(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡)
𝑣𝑣10 = = = 6,4 × 10−2 m · s −1 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) =
∆𝑡𝑡 500 × 10−3 ∆𝑡𝑡
∆𝑣𝑣10 = 1,8 × 10−2 m · s −1 Ici le mouvement est à une seule direction :
𝑥𝑥(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑥𝑥(𝑡𝑡)
40 a. Lorsqu'il est en vol, il ne subit que son poids : ainsi, 𝑣𝑣 =
∆𝑡𝑡
���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣
d’après la deuxième loi de Newton, 𝑃𝑃�⃗ = 𝑚𝑚 .
∆𝑡𝑡
Les deux vecteurs sont égaux, ils ont nécessairement
∆𝑣𝑣
la même norme, 𝑃𝑃 = 𝑚𝑚 .
∆𝑡𝑡
∆𝑣𝑣 𝑃𝑃 736
Ainsi, = = = 9,81 m · s −2.
∆𝑡𝑡 𝑚𝑚 75,0
b. Si le mouvement est décéléré, les vecteurs vitesse ont
tous la même direction et le même sens. De même, la
variation du vecteur vitesse a le sens opposé mais la Par définition, ∆𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡).
même direction que les vecteurs vitesse. À une dimension, cette relation s’écrit scalairement :
La définition vectorielle de la variation du vecteur vitesse ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) peut se réécrire en norme :
∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = −𝑣𝑣(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) + 𝑣𝑣(𝑡𝑡).
Ici, ∆𝑣𝑣(0) = −𝑣𝑣(∆𝑡𝑡) + 𝑣𝑣(0).
La vitesse de l'homme passe de 𝑣𝑣(0) = 35,4 m · s −1
à 𝑣𝑣(∆𝑡𝑡) = 0 m · s −1 , soit ∆𝑣𝑣(0) = 35,4 m · s −1 .
∆𝑣𝑣 𝑃𝑃 ∆𝑣𝑣 35,4
Or, = , d’où l’on déduit ∆𝑡𝑡 = 𝑃𝑃 = = 3,61 s.
∆𝑡𝑡 𝑚𝑚 9,81 ���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣
𝑚𝑚 b. D’après la deuxième loi de Newton : 𝐹𝐹⃗ = 𝑚𝑚 .
∆𝑡𝑡
Les deux vecteurs ont donc obligatoirement même sens
41 a. L’avion n’est soumis qu’à 𝐹𝐹⃗ ainsi,
et même direction.
d’après la deuxième loi de Newton : ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡)
���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣 Cette relation est donc vraie en norme : 𝐹𝐹 = 𝑚𝑚
∆𝑡𝑡
𝐹𝐹⃗ = 𝑚𝑚 c.
∆𝑡𝑡
Les vecteurs ∆𝑣𝑣⃗ et 𝐹𝐹⃗ ont même sens et même direction.
���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣
b. D’après la deuxième loi de Newton : 𝐹𝐹⃗ = 𝑚𝑚 .
∆𝑡𝑡
Les vecteurs ∆𝑣𝑣⃗ et 𝐹𝐹⃗ ont même sens et même direction
ainsi, en norme :
∆𝑣𝑣 61
𝐹𝐹 = 𝑚𝑚 = 10 × 103 × = 4,1 × 105 N
∆𝑡𝑡 1,5

74 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 2 ● Mouvement et interactions

On obtient le tableau suivant : Compte tenu de la taille de la montgolfière, il est normal


que cette force ne soit rapidement plus négligeable.
Figures des questions 1b et 1c :

Au cours du freinage, la force n’est donc pas constante en


norme.

44 1. a. La norme du poids est :


𝑃𝑃 = 𝑚𝑚𝑚𝑚 = 320 × 9,81 = 3,14 × 103 N
La norme de la poussée d’Archimède est : 45 a. Le téléphone n'est soumis qu'à son poids 𝑃𝑃�⃗ = 𝑚𝑚𝑔𝑔⃗.
𝐹𝐹A = ρair 𝑉𝑉𝑉𝑉 = 1,22 × 350 × 9,81 = 4,19 × 103 N ���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣
b. D'après la deuxième de Newton : 𝑃𝑃�⃗ = 𝑚𝑚 , soit
b. En utilisant l’échelle suivante : 1 cm correspond à ∆𝑡𝑡
���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣 ∆𝑣𝑣�⃗
1 × 103 N, on trace le poids avec une flèche de 3,1 cm et 𝑚𝑚𝑔𝑔⃗ = 𝑚𝑚 , d’où = 𝑔𝑔⃗.
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡
la poussée d’Archimède avec une flèche de 4,2 cm (voir Ainsi,
∆𝑣𝑣�⃗
ne dépend pas de la masse du système.
figures en fin d’exercice). ∆𝑡𝑡
∆𝑣𝑣�⃗
c. La somme des forces 𝐹𝐹⃗tot = 𝑃𝑃�⃗ + ����⃗
𝐹𝐹A est verticale et vers c. Cette affirmation est erronée car ne dépend pas de
∆𝑡𝑡
le haut et a pour norme : la masse du système. La vitesse à l’arrivée au sol sera la
𝐹𝐹tot = −𝑃𝑃 + 𝐹𝐹A = 1,05 × 103 N même indépendamment de la masse du système.

d. 𝐹𝐹tot est dirigée verticalement, vers le haut. Or, d’après d. On constate que la balle de tennis met un petit peu
la deuxième loi de Newton, 𝐹𝐹⃗tot et ∆𝑣𝑣⃗ ont le même sens plus de temps que la boule de pétanque pour chuter de
et la même direction. Ainsi, ∆𝑣𝑣⃗ est vertical vers le haut. la même altitude.
La montgolfière est en train de décoller. La masse intervient donc un peu.
���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣 C’est contradictoire avec la réponse à la question c, car
2. a. D’après la deuxième loi de Newton, 𝐹𝐹⃗tot = 𝑚𝑚 . les frottements de l’air sont à prendre en compte.
∆𝑡𝑡
Les deux vecteurs étant nécessairement colinéaires et
de même sens, on peut écrire cette relation en norme : ���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣
46 a. D’après la deuxième loi de Newton : 𝑚𝑚 = 𝑅𝑅�⃗ .
∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) ∆𝑡𝑡
𝑚𝑚 = 𝐹𝐹tot Les deux vecteurs étant nécessairement colinéaires et
∆𝑡𝑡
Si le mouvement est accéléré, les vecteurs vitesse ont de même sens, on peut écrire cette relation en norme :
∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) 𝑅𝑅
tous la même direction et le même sens. De même, la 𝑚𝑚 = 𝑅𝑅, soit = .
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡 𝑚𝑚
variation du vecteur vitesse a le même sens et la même Si le mouvement est accéléré, les vecteurs vitesse ont
direction que les vecteurs vitesse. tous la même direction et le même sens. De même, la
La définition vectorielle de la variation du vecteur vitesse variation du vecteur vitesse a le même sens et la même
∆𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) peut se réécrire en direction que les vecteurs vitesse.
norme ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣(𝑡𝑡). La définition vectorielle de la variation du vecteur vitesse
Ici, ∆𝑣𝑣(0) = 𝑣𝑣(∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣(0). La vitesse initiale étant nulle, ∆𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣⃗(𝑡𝑡) peut se réécrire en
𝑣𝑣(∆𝑡𝑡)
cela donne : ∆𝑣𝑣(0) = 𝑣𝑣(∆𝑡𝑡). Ainsi, 𝑚𝑚 = 𝐹𝐹tot. norme : ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣(𝑡𝑡).
∆𝑡𝑡
𝐹𝐹tot ∆𝑡𝑡 1,1 × 103 × 5,0 Et comme le mouvement se fait uniquement selon
D’où 𝑣𝑣(∆𝑡𝑡) = = = 17 m · s −1 .
𝑚𝑚 320 l’horizontale : ∆𝑣𝑣(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡).
b. En Δt = 1,0 min : 𝑣𝑣 (𝑡𝑡+∆𝑡𝑡)−𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡) 𝑅𝑅 𝑅𝑅
𝐹𝐹tot ∆𝑡𝑡 1,1 × 103 × 60
Ainsi, 𝑥𝑥 = , soit 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡) = ∆𝑡𝑡,
∆𝑡𝑡 𝑚𝑚 𝑚𝑚
𝑣𝑣(∆𝑡𝑡) = = = 2,0 × 102 m · s −1 , soit 𝑅𝑅
𝑚𝑚 320 d’où 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) = 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡) + ∆𝑡𝑡.
environ 740 km·h−1. 𝑥𝑥(𝑡𝑡+∆𝑡𝑡)−𝑥𝑥(𝑡𝑡)
𝑚𝑚

c. Nous avons totalement négligé les forces de b. 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡) = , soit 𝑥𝑥(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑥𝑥(𝑡𝑡) = 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡)∆𝑡𝑡,
∆𝑡𝑡
frottement. d’où 𝑥𝑥(𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) = 𝑥𝑥(𝑡𝑡) + 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡)∆𝑡𝑡.

75 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 11 ● Mouvement et forces

c. Vitesse de la fléchette 1 :
47 1. Utilisation de la chronophotographie
a.

Distance parcourue par la fléchette 1 :

Vitesse de la fléchette 2 :

Distance parcourue par la fléchette 2 : En tenant compte de l'échelle :


M6 M7 15×10−2
M6 M7 = 15 cm, d’où 𝑣𝑣6 = = = 2,2 m · s −1
∆𝑡𝑡 6,7×10−2
M7 M8 15×10−2
M7 M8 = 15 cm, d’où 𝑣𝑣7 = = = 2,2 m · s −1
∆𝑡𝑡 6,7×10−2
M10 M11 = 15 cm,
Avec une masse m1 = 10 g, la fléchette sort du lanceur (3 cm) M10 M11 15×10−2
d’où 𝑣𝑣10 = =
∆𝑡𝑡 6,7×10−2
avec une vitesse comprise entre 1,1 m·s−1 et 1,2 m·s−1.
= 2,2 m · s −1
M11 M12 = 13 cm,
M11 M12 13×10−2
d’où 𝑣𝑣11 = =
∆𝑡𝑡 6,7×10−2
−1
= 1,9 m · s
On choisit l’échelle : 1 cm représente 5 × 10−1 m·s−1.
b. Les normes des vecteurs sont (d'après la construction
et la longueur des vecteurs) :
∆𝑣𝑣6 = 2 × 10−1 m · s −1 (mesure sur la construction :
un peu moins de 0,5 cm).
∆𝑣𝑣10 = 4 × 10−1 m · s −1 (mesure sur la construction :
un peu moins de 0,7 cm).
−1 −1
c. ∆𝑣𝑣⃗6 �−2 × 10−1 m · s−1 �
1 × 10 m · s
−0,5 cm
Mesures : � �
0,2 cm
−1 −1
∆𝑣𝑣⃗10 �4 × 10−1 m · s −1 �
1 × 10 m · s
Avec une masse m2 = 20 g, la fléchette sort du lanceur (3 cm) 0,7 cm
Mesures : � �
avec une vitesse comprise entre 0,8 m·s−1 et 0,85 m·s−1. 0,2 cm
d. D'après la deuxième loi de Newton :
�⃗ = 𝑚𝑚 ∆𝑣𝑣���⃗(𝑡𝑡). Ainsi, 𝑇𝑇
𝐹𝐹⃗tot = 𝑃𝑃�⃗ + 𝑇𝑇 �⃗ = 𝑚𝑚 ∆𝑣𝑣���⃗(𝑡𝑡) − 𝑃𝑃�⃗.
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡
0
Compte tenu du sens et de l'orientation de 𝑃𝑃�⃗ : 𝑃𝑃�⃗ � �.
−𝑚𝑚𝑚𝑚
On en déduit les coordonnées de 𝑇𝑇 �⃗ :
���⃗6
∆𝑣𝑣
�⃗6 = 𝑚𝑚
Au point 6 : 𝑇𝑇 − 𝑃𝑃�⃗
∆𝑡𝑡
0,100 −1 0
= × �−2 × 10−1 � − � �
0,067 1 × 10 −0,100 × 9,81
−3 × 10−1 N
=� �
1,1 N
�⃗10 = 𝑚𝑚 ∆𝑣𝑣���⃗10 − 𝑃𝑃�⃗
Au point 10 : 𝑇𝑇
∆𝑡𝑡
0,100 4 × 10 −1 0
= × � �−� �
0,067 1 × 10−1 −0,100 × 9,81
−1
6 × 10 N
=� �
1,1 N

76 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 2 ● Mouvement et interactions

2. Utilisation du tableur
a.

3. Comparaison des deux méthodes


�⃗6 = � −3 × 10−1 N
Au point 6, nous avons obtenu : 𝑇𝑇 �
1,1 N
�⃗6 = �−0,31 N�
On lit : 𝑇𝑇
1,47 N
�⃗10 = � 6 × 10−1 N
Au point 10, nous avons obtenu : 𝑇𝑇 �
1,1 N
�⃗10 = �0,53 N�
On lit : 𝑇𝑇
1,20 N
Les valeurs obtenues par constructions sont assez proches
compte tenu de la précision liée au tracé.
On ne peut pas calculer les dernières valeurs car nous ne
disposons pas des valeurs suivantes. 48 1.
b.

𝑣𝑣0𝑥𝑥
Compte tenu du sens de 𝑣𝑣⃗0𝑥𝑥 et de 𝑣𝑣⃗0𝑦𝑦 , 𝑣𝑣⃗0 �𝑣𝑣 �.
0𝑦𝑦
Les trois vecteurs𝑣𝑣⃗0𝑥𝑥 , 𝑣𝑣⃗0𝑦𝑦 et𝑣𝑣⃗0 forment un triangle
rectangle. Ainsi :
𝑣𝑣
cos(α) = 0𝑥𝑥 <=> 𝑣𝑣0𝑥𝑥 = 𝑣𝑣0 cos(α)
𝑣𝑣0
𝑣𝑣0𝑦𝑦
et sin(α) = <=> 𝑣𝑣0𝑦𝑦 = 𝑣𝑣0 sin(α)
𝑣𝑣0
On ne peut pas calculer les dernières valeurs car nous ne 𝑣𝑣0 cos(α)
disposons pas des valeurs suivantes. On arrive à 𝑣𝑣⃗0 � �.
𝑣𝑣0 sin(α)
c. D'après la deuxième loi de Newton : 2. Compte tenu du sens et de l'orientation de 𝑃𝑃�⃗,
∆𝑣𝑣𝑥𝑥 0
���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣 𝑚𝑚 𝑃𝑃�⃗ � �.
𝐹𝐹⃗tot = 𝑚𝑚 = � ∆𝑡𝑡 � −𝑚𝑚𝑚𝑚
∆𝑡𝑡 ∆𝑣𝑣𝑦𝑦 3. D'après la deuxième loi de Newton :
𝑚𝑚
∆𝑡𝑡 𝐹𝐹⃗tot = 𝑃𝑃�⃗ = 𝑚𝑚
���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣
, soit
���⃗(𝑡𝑡)
∆𝑣𝑣
=
𝑃𝑃�⃗
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡 𝑚𝑚
∆𝑣𝑣�⃗ ∆𝑣𝑣�⃗ 0
On en déduit les coordonnées de : �− 𝑚𝑚𝑚𝑚�, soit
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡
𝑚𝑚
∆𝑣𝑣�⃗0
� �.
∆𝑡𝑡 −𝑔𝑔
∆𝑣𝑣�⃗
4. La masse du projectile n'a pas d'influence sur et donc
∆𝑡𝑡
sur le mouvement du projectile.
∆𝑣𝑣�⃗
5. Selon l’axe des 𝑥𝑥, la coordonnée du vecteur est nulle.
∆𝑡𝑡
∆𝑣𝑣𝑥𝑥
∆𝑣𝑣�⃗ ∆𝑣𝑣�⃗ ∆𝑡𝑡
Or les coordonnées de sont : �∆𝑣𝑣 �.
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡 𝑦𝑦
𝐹𝐹 − 𝑃𝑃𝑥𝑥
d. 𝐹𝐹⃗tot = 𝑃𝑃�⃗ + 𝑇𝑇 �⃗ = 𝐹𝐹⃗tot − 𝑃𝑃�⃗ = � tot𝑥𝑥
�⃗, d’où 𝑇𝑇 ∆𝑡𝑡
𝐹𝐹tot𝑦𝑦 − 𝑃𝑃𝑦𝑦 �. ∆𝑣𝑣
On en déduit que 𝑥𝑥 = 0, soit ∆𝑣𝑣𝑥𝑥 = 0.
∆𝑡𝑡
Comme ∆𝑣𝑣𝑥𝑥 = 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡), on a :
𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) − 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡) = 0, soit 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡 + ∆𝑡𝑡) = 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡) à tout
instant 𝑡𝑡.
On en déduit que 𝑣𝑣𝑥𝑥 est constant.
Comme à 𝑡𝑡 = 0, 𝑣𝑣𝑥𝑥 (0) = 𝑣𝑣0𝑥𝑥 = 𝑣𝑣0 cos(α), on en déduit
qu’à tout instant 𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡) = 𝑣𝑣0 cos(α).

77 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 11 ● Mouvement et forces

6. a. Au sommet de la trajectoire, vy devient nulle. En effet


pendant l’ascension vy est positif alors que pendant la
descente vy est négatif. Ainsi, au moment du somment vy
est nulle.

b. On note S le sommet de la trajectoire.


∆𝑣𝑣⃗ 𝑣𝑣⃗S − 𝑣𝑣⃗0
=
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡
Or les coordonnées de ∆𝑣𝑣⃗ sont :
𝑣𝑣 cos(α) − 𝑣𝑣0 cos(α)
𝑣𝑣⃗S − 𝑣𝑣⃗0 = � 0 �
0 − 𝑣𝑣0 sin(α)
0
D’où 𝑣𝑣⃗S − 𝑣𝑣⃗0 = � �.
−𝑣𝑣0 sin(α)
∆𝑣𝑣�⃗ ∆𝑣𝑣�⃗ 0
Ainsi, les coordonnées de sont : � 𝑣𝑣0 sin(α)�.
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡 −
∆𝑡𝑡
∆𝑣𝑣�⃗ 0
Mais aussi � �.
∆𝑡𝑡 −𝑔𝑔
𝑣𝑣 sin(α)
On en déduit que : −𝑔𝑔 = − 0 , ainsi :
∆𝑡𝑡
𝑣𝑣0 sin(α) 15,0 × sin(38,0)
∆𝑡𝑡 = = = 0,941 s Sur le schéma :
𝑔𝑔 9,81
Pour l'ion sodium la variation du vecteur vitesse mesure
7. a. Compte tenu de la symétrie de la trajectoire de
1,0 cm.
l’objet, lorsque celui-ci touche le sol, il a un vecteur
Ainsi, ∆𝑣𝑣 = 2,0 × 102 m · s −1 .
vitesse identique au vecteur vitesse au point de départ,
Pour l'ion inconnu, la variation du vecteur vitesse mesure
à l’exception que sa projection selon l’axe vertical est,
0,3 cm.
cette fois-ci, dirigée vers le bas et non plus vers le haut.
Ainsi, ∆𝑣𝑣 ′ = 6 × 101 m · s −1.
b. La variation du vecteur vitesse entre le lancer et le ∆𝑣𝑣�⃗
∆𝑣𝑣�⃗ 𝑣𝑣�⃗ −𝑣𝑣�⃗ D'après la deuxième loi de Newton : 𝑚𝑚 = 𝐹𝐹⃗ .
moment où le système atteint le sol vérifie = f 0 , ∆𝑡𝑡
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡 Les deux vecteurs de l'égalité sont nécessairement
où Δt est la durée du vol. ∆𝑣𝑣
Or les coordonnées de ∆𝑣𝑣⃗ sont alors : colinéaires : 𝑚𝑚 = 𝐹𝐹.
∆𝑡𝑡
𝑣𝑣 cos(α) − 𝑣𝑣0 cos(α) 0 Les deux ions sont soumis à des forces identiques en
𝑣𝑣⃗f − 𝑣𝑣⃗0 = � 0 �=� � ∆𝑣𝑣
−𝑣𝑣0 sin(α) − 𝑣𝑣0 sin(α) −2𝑣𝑣0 sin(α) norme, ainsi le produit 𝑚𝑚 et le produit 𝑚𝑚∆𝑣𝑣 sont les
∆𝑡𝑡
0
∆𝑣𝑣�⃗ ∆𝑣𝑣�⃗
Ainsi, les coordonnées de sont � 2𝑣𝑣0 sin(α)�, même pour les deux ions : 𝑚𝑚(Na+ )∆𝑣𝑣 = 𝑚𝑚(X + )∆𝑣𝑣′,
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡 − 𝑚𝑚�Na+ �∆𝑣𝑣
∆𝑡𝑡 d’où 𝑚𝑚(X + ) = .
∆𝑣𝑣�⃗ 0 ∆v′
mais aussi � �. 22,9898 × 2,0 × 102
∆𝑡𝑡 −𝑔𝑔 On calcule 𝑚𝑚(X = +)
= 8 × 101 u.
2𝑣𝑣 sin(α) 6 × 101
On en déduit que −𝑔𝑔 = − 0 . Comme l'ion est nécessairement un ion alcalin, il ne peut
∆𝑡𝑡
Ainsi, ∆𝑡𝑡 =
2𝑣𝑣0 sin(α)
=
2×15,0×sin(38,0)
= 1,88 s. s'agir que du rubidium.
𝑔𝑔 9,81
C’est le double de la durée de vol jusqu’au sommet : le 50
projectile met autant de temps à monter qu’à descendre.
𝐿𝐿 Question préliminaire
c. 𝑣𝑣𝑥𝑥 = . Or nous avons montré qu’à tout instant,
∆𝑡𝑡 Voir la figure ci-contre.
𝑣𝑣𝑥𝑥 (𝑡𝑡) = 𝑣𝑣0 cos(α).
Problème
On en déduit que :
En ∆𝑡𝑡 = 1,0 s on mesure :
𝐿𝐿 = 𝑣𝑣0 cos(α) ∆𝑡𝑡 = 15,0 × cos(38,0) × 1,88 = 22,2 m
∆𝑣𝑣 = 4,0 m · s −1
49 Sur la chronophotographie, la distance entre les points
successifs est, pour les deux ions, 4,0 cm.
D'après la deuxième loi de Newton :
Le côté d'un carré mesure aussi 4,0 cm.
∆𝑣𝑣⃗
On en déduit que la distance parcourue par les deux ions 𝑚𝑚 �⃗ + 𝑃𝑃�⃗
= 𝑇𝑇
entre deux positions successives est MM' = 5,0 cm. ∆𝑡𝑡
En observant l'orientation des vecteurs, on en déduit une
On en déduit la norme de la vitesse des ions :
relation correspondant à cette situation physique :
MM ′ 5,0 × 10−2
𝑣𝑣 = = = 1,0 × 103 m · s −1 ∆𝑣𝑣
∆𝑡𝑡 50 × 10−6 𝑚𝑚 = 𝑇𝑇 − 𝑃𝑃
En prenant comme échelle 1 cm correspond à ∆𝑡𝑡
∆𝑣𝑣 4,0
Soit 𝑇𝑇 = 𝑃𝑃 + 𝑚𝑚 = 500 × 9,81 + 500 ×
2,0 × 102 m·s−1, on obtient des vecteurs vitesses qui ∆𝑡𝑡 1,0
mesurent 5 cm sur la figure (réalisée à l’échelle ½). = 6,9 × 103 N

78 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 2 ● Mouvement et interactions

Si l'objet est immobile, ∆𝑣𝑣 = 0 m · s −1 . On en déduit que En observant l'orientation des vecteurs, on en déduit une
∆𝑣𝑣
𝑇𝑇 = 𝑃𝑃 + 𝑚𝑚 = 𝑃𝑃 = 500 × 9,81 = 4,94 × 103 N. relation correspondant à cette situation physique :
∆𝑡𝑡 ∆𝑣𝑣 ∆𝑣𝑣 𝐹𝐹− 𝑃𝑃 𝐹𝐹− 𝑚𝑚𝑚𝑚
Lors de l'accélération, la tension est 1,4 fois plus grande 𝑚𝑚 = 𝐹𝐹 − 𝑃𝑃, soit = =
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡 𝑚𝑚 𝑚𝑚
6,9 × 103 Pour le lanceur A62 :
que lorsque l'objet est au repos (car = 1,4).
4,94 × 103 ∆𝑣𝑣 8 000 × 103 − 530 × 103 × 9,81
= = 5,28 m · s −2
∆𝑡𝑡 530 × 103
51 On peut caractériser l'accélération par Pour le lanceur A64 :
∆𝑣𝑣 ∆𝑣𝑣�⃗
, c'est-à-dire la norme du vecteur qui ∆𝑣𝑣 15 000 × 103 − 860 × 103 × 9,81
∆𝑡𝑡 ∆𝑡𝑡 = = 7,63 m · s −2
intervient dans la deuxième loi de Newton. ∆𝑡𝑡 860 × 103
Si on schématise la situation physique, au Le lanceur A64 subit une accélération plus grande que
moment du décollage, on obtient la figure le lanceur A62.
ci-contre.
Au moment du décollage, la fusée est
soumise à son poids et à la force de
poussée. ∆𝑣𝑣⃗ sera quant à lui orienté
verticalement vers le haut.
La deuxième loi de Newton s'écrit
∆𝑣𝑣�⃗
𝑚𝑚 = 𝐹𝐹⃗ + 𝑃𝑃�⃗.
∆𝑡𝑡

79 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 3 ● L’énergie : conversions et transferts

12. Aspects énergétiques des phénomènes électriques


Activités p. 264 à 266 c. D’après le doc. 1, la puissance thermique reçue
𝑚𝑚𝑚𝑚Δ𝑇𝑇
par l’eau est 𝑃𝑃th = .
① Conduction électrique : du microscopique au Δ𝑡𝑡
d. La puissance électrique fournie est convertie en
macroscopique
𝑉𝑉 puissance thermique destinée à chauffer l’eau.
1. a. Le débit volumique s’écrit 𝐷𝐷 = . Cette dernière est donc la puissance « utile » et le
Δ𝑡𝑡
Cette relation est cohérente avec la définition du débit rendement s’écrit η = th.
𝑃𝑃
𝑃𝑃é
donnée dans le doc. 1.
2. Rendement d’un dispositif de chauffage réel
b. Dans cette analogie, la charge électrique correspond
au volume et l’intensité du courant électrique correspond Remarques
au débit. La puissance électrique reçue par la bouilloire ou la
c. Par analogie avec la relation de la question 1a., on a : plaque électrique est indiquée par le vendeur. On peut
𝑄𝑄
𝐼𝐼 = . I est en ampères, Q est en coulombs, Δt est en aussi utiliser un wattmètre, ou un mesureur de
Δ𝑡𝑡 consommation électrique à intercaler entre la prise
secondes.
de courant et l’appareil, afin de mesurer la puissance
2. a. Lorsque l’intensité augmente, le nombre d’électrons
effectivement reçue au cours de la manipulation.
susceptibles d’entrer en collision avec les atomes du
Ci-après on notera Pé la puissance électrique consommée
conducteur augmente pour une durée donnée. Les chocs
par chacun des dispositifs.
sont alors plus fréquents et les atomes plus souvent
a. Une bouilloire électrique chauffe l’eau jusqu’à son
percutés par les électrons, ce qui augmente leur agitation
point d’ébullition et s’arrête automatiquement quand
et donc la température du matériau.
il est atteint. Remplir la bouilloire avec un volume d’eau,
b. D’après le document 2, des collisions fréquentes sont
donc une masse m d’eau, connus avec précision. Mesurer
associés à une résistance plus élevée et donc à un
la température de l’eau 𝑇𝑇i de l’eau. En déclenchant le
matériau moins bon conducteur. On en déduit que c’est
chronomètre, allumer la bouilloire. Arrêter le
dans l’aluminium que les collisions se produisent plus
chronomètre avant que l’eau entre en ébullition ; l’eau
souvent. La résistance du fil d’aluminium est plus élevée
est alors à 𝑇𝑇f inférieure à 100 °C. Noter le temps Δ𝑡𝑡
que celle du fil de cuivre.
indiqué sur le chronomètre.
3. Les plaques de cuisson sont destinées à faire chauffer 𝑚𝑚𝑚𝑚(𝑇𝑇f −𝑇𝑇i )
les ustensiles de cuisine posés dessus et ce qu’ils La puissance reçue par l’eau est, là encore, 𝑃𝑃r =
Δ𝑡𝑡
𝑃𝑃r
contiennent. L’effet Joule est donc recherché car les fils et le rendement s’écrit η = .
𝑃𝑃é
seront chauffés au passage du courant électrique. Le
matériau des fils doit avoir une résistance élevée tout Remarque
en restant assez conducteur pour permettre le passage Il est nécessaire d’arrêter la bouilloire avant ébullition,
du courant électrique. sinon le calcul est faux, car il ne prend pas en compte
Pour un moteur électrique destiné à mettre en l’énergie de vaporisation de l’eau.
mouvement un dispositif, la production de chaleur n’est b. Pour un chauffage avec une casserole, on procède de
pas souhaitable. Ceci explique d’ailleurs le choix du cuivre même, en réglant la plaque au maximum de chauffage.
pour les fils qui auront alors une faible résistance et pour Pendant le chauffage, agiter le contenu de la casserole.
lequel l’effet Joule sera réduit. Le calcul se fait de la même manière. Là encore, il faut
arrêter avant ébullition.
Bilan c. On trouve généralement que la bouilloire a un
– L’intensité d’un courant électrique est un débit de rendement supérieur (voisin de 90 %, alors que le
charge électrique ou L’intensité d’un courant électrique chauffage par plaque électrique est plutôt voisin de 70 %).
est une charge électrique circulant par unité de temps. Dans la bouilloire, l’eau est directement au contact de la
– La puissance dissipée par effet Joule dans un conducteur résistance chauffante, ce qui favorise le transfert
est la puissance électrique reçue qui est convertie en thermique direct entre le métal et l’eau. Dans le cas de la
puissance thermique communiquée à l’environnement. plaque chauffante, la chaleur est d’abord transmise aux
parois de la casserole avant d’atteindre l’eau, ce qui
② Utilisation de l’effet joule occasionne des pertes. Si la casserole est laissée
découverte, l’eau peut également perdre de la chaleur au
1. Rendement d’un dispositif de chauffage expérimental
contact de l’air qui est plus froid, alors que les bouilloires
a. En général, l’intensité du courant est plutôt stable au
sont fermées.
cours de cette expérience. Les valeurs de R étant variables
d’un dispositif à l’autre, nous ne donnons ci-dessous Bilan
que les résultats littéraux. • Sources d’erreurs : mesures de températures
b. La puissance électrique reçue par la résistance approximatives ; inhomogénéité de la température dans
plongeuse est 𝑃𝑃é = 𝑈𝑈𝑈𝑈. l’eau ; délai entre l’arrêt du chronomètre et la mesure ;
1
80 © Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 12 ● Aspects énergétiques des phénomènes électriques

variations de la puissance consommée ; mesure – De même, le rendement du générateur est d’autant plus
approximative des masses. faible que l’intensité du courant électrique est élevée, ce
• Hypothèses simplificatrices effectuées : il n’y a pas de qui signifie que toute l’énergie électrique qu’il fournit
vaporisation de l’eau ; la capacité thermique massique de n’est pas consacrée à alimenter le circuit. Une partie est
l’eau est indépendante de la température, la puissance perdue par effet Joule.
consommée est constante.
• Modifications : il est difficile d’améliorer la qualité des
mesures de manière très significative pour peu qu’on se
soit appliqué au départ. On peut alors, pour réduire les Exercices p. 272 à 281
incertitudes, répéter la mesure un nombre suffisant de 𝑃𝑃
26 a. L’intensité moyenne de charge est : 𝐼𝐼ch = = 3,0 A.
fois. 𝑈𝑈
b. La charge accumulée est donc :
𝑄𝑄 = 𝐼𝐼ch Δ𝑡𝑡ch = 3,0 × 12 000 = 3,6 × 104 C
③ Modélisation d’un générateur de tension réel c. La durée Δ𝑡𝑡 nécessaire à la décharge totale de la
Remarque batterie quand circule un courant d’intensité 𝐼𝐼m est :
Les valeurs de résistance internes obtenues peuvent être 𝑄𝑄 3,6 × 104
Δ𝑡𝑡 = =
très variables, du dixième d’ohm à plusieurs centaines 𝐼𝐼m 10
d’ohms si l’on utilise une pile électrochimique fabriquée = 3,6 × 103 s
en TP. = 1,0 h
1. a. Les points de mesures obtenus ont l’allure générale
d’une droite de coefficient directeur négatif lorsqu’on les 30 a. Les électrons, chargés négativement, vont vers
place dans un graphique représentant U en fonction de I. les nuages qui sont chargés positivement.
Ceci est cohérent avec la modélisation du générateur réel, b. La charge électrique transférée est :
pour lequel la tension à ses bornes aurait l’expression 𝑄𝑄 = 300 × 103 × 0,20
U = E – rI. = 6,0 × 104 C.
b. On trace une droite qui représente le mieux possible la
tendance des points de mesure (à la main ou à l’aide d’un 32 a. Les deux résistances sont en parallèle du générateur
logiciel). L’ordonnée à l’origine correspond à la f.é.m. (E) et donc soumises à la tension 𝑈𝑈g .
𝑈𝑈g 𝑈𝑈g
du générateur. L’opposé de la pente de la droite Par la loi d’Ohm : 𝐼𝐼1 = = 0,13 A ; 𝐼𝐼2 = = 0,067 A.
𝑅𝑅1 𝑅𝑅2
correspond à la résistance interne (r). b. Puissance fournie par le générateur :
Remarque 𝑃𝑃g = 𝑈𝑈g 𝐼𝐼 = 𝑈𝑈g (𝐼𝐼1 + 𝐼𝐼2 ) = 2,4 W
On insistera sur la démarche (prise de mesure, placement c. Puissance reçue par 𝑅𝑅1 : 𝑃𝑃1 = 𝑅𝑅1 𝐼𝐼 2 = 1,6 W.
des points sur un graphique, modélisation, détermination Puissance reçue par 𝑅𝑅2 : 𝑃𝑃2 = 𝑅𝑅2 𝐼𝐼 2 = 0,80 W.
graphique des paramètres du modèle, identification de Leur somme est égale à Pg.
ces paramètres aux paramètres de la loi testée) et sur les
écueils (notamment les unités). 33 a. La puissance électrique reçue par le radiateur
2. D’après l’expression de la tension aux bornes du 𝑃𝑃
est 𝑃𝑃 = 𝑈𝑈𝑈𝑈, d’où l’on déduit 𝐼𝐼 = = 8,7 A.
𝑈𝑈
générateur, la puissance fournie s’écrit : 𝑈𝑈
𝑃𝑃f = 𝑈𝑈𝑈𝑈 = (𝐸𝐸 − 𝑟𝑟𝑟𝑟)𝐼𝐼 = 𝐸𝐸𝐸𝐸 − 𝑟𝑟𝐼𝐼2 b. D’après la loi d’Ohm, 𝑅𝑅 = = 26 Ω.
𝐼𝐼
Le terme EI représente la puissance consommée par le
générateur. 34 1. La puissance fournie par la pile est 𝑃𝑃 = 𝐸𝐸𝐸𝐸.
𝑃𝑃
rI2 correspond à la puissance Joule, dissipée par la On en déduit 𝐼𝐼 = = 6,7 × 10−6 A.
𝐸𝐸
résistance interne (d’où le signe moins). 2. a. L’énergie consommée pendant la durée
3. a. Un générateur idéal de tension n’aurait pas de pertes ∆t = 3 ans est 𝐸𝐸c = 𝑃𝑃Δ𝑡𝑡 = 9 × 102 J
par effet Joule. Sa tension serait U = E et la puissance b. La charge électrique transférée est :
fournie serait alors P = EI. 𝑄𝑄 = 𝐼𝐼Δ𝑡𝑡 = 631 C
b. Le rendement η du générateur est le rapport entre la
puissance véritablement fournie et la puissance qui serait 36 a. On fait un schéma en série d’un générateur réel
fournie en l’absence de pertes. (générateur idéal et résistance interne) avec une lampe.
𝐸𝐸𝐸𝐸 − 𝑟𝑟𝐼𝐼2 𝑟𝑟𝑟𝑟 b. Par la loi des mailles et la loi d’Ohm : 𝐸𝐸 − 𝑟𝑟𝑟𝑟 − 𝑈𝑈L = 0.
η= =1− 𝐸𝐸−𝑈𝑈L
𝐸𝐸𝐸𝐸 𝐸𝐸 On en déduit 𝐼𝐼 = .
𝑟𝑟
Bilan c. La puissance reçue par la lampe est 𝑈𝑈L 𝐼𝐼 = 40 W.
– La tension aux bornes du générateur est diminuée en d. La puissance utile est celle reçue par la lampe.
présence d’une résistance interne. Elle diminue d’autant La puissance totale consommée est celle fournie par
plus que l’intensité du courant est élevée. Le générateur le générateur.
pourrait ne plus pouvoir imposer une tension assez élevée 𝑈𝑈 𝐼𝐼
Le rendement est donc : η = L = 89 %.
𝐸𝐸𝐸𝐸
pour alimenter un circuit électrique.

2
81 © Éditions Hatier, 2019.
Thème 3 ● L’énergie : conversions et transferts

150
37 a. Le rendement de l’éolienne est η = = 30,0 %. b. Si l’intensité maximale est dépassée, cela peut
500
La puissance non convertie en puissance électrique a été entraîner l’endommagement ou la destruction du
convertie en puissance thermique. conducteur.
150×103
b. L’intensité du courant produit est 𝐼𝐼 = = 238 A. 49 a. Avec U = 220 V et P = 2,3 kW, l’intensité du
630
c. La puissance P = 150 kW du générateur est entièrement courant est 𝐼𝐼 = =
𝑃𝑃 2,3 × 103
= 10 A.
transmise à la résistance. 𝑈𝑈 220
𝑃𝑃 150×103 b. La résistance du dipôle ohmique est donc :
On en déduit R = = = 2,65 Ω. 𝑈𝑈
𝐼𝐼 2 2382 R = = 21 Ω
𝐼𝐼

39
50 La tension aux bornes de la calculatrice est
Q I Δt U = E = 6,0 V. L’intensité du courant qui la parcourt
28 × 104 C 0,70 A 2,5 × 103 s 𝑃𝑃 0,80 × 10−3
est donc 𝐼𝐼 = = = 1,3 × 10−4 A.
0,72 MC 100 A 2,0 h 𝑈𝑈 6,0
9,0 × 10–15 C 1,8 × 10–12 A 5,0 ms
2,50 × 10–1 C 2,0 A 0,125 s 51 a. Par la loi des mailles et la loi d’Ohm :
𝑈𝑈 = 𝐸𝐸 − 𝑟𝑟𝑟𝑟.
𝐸𝐸−𝑈𝑈
40 a. La charge électrique ayant circulé pendant trois b. On en déduit 𝑟𝑟 = = 2,0 Ω.
𝐼𝐼
minutes est 𝑄𝑄 = 20 × 103 × 3,0 × 60 = 3,6 × 106 C. c. La puissance fournie par la pile est 𝑃𝑃 = 𝑈𝑈𝑈𝑈 = 0,12 W.
b. Le nombre d’électrons correspondant est : d. La présence d’une résistance fait que la tension
𝑄𝑄
𝑁𝑁 = = 2,3 × 1025 . effectivement délivrée par la pile est inférieure à E si du
e
courant circule dans le circuit. La puissance fournie est
42 également inférieure à EI. Et la pile s’échauffe.
P I U
52 1. En notant Δ𝑡𝑡 la durée de fonctionnement, E
3,72 × 107 W 0,6 A 6,2 × 107 V l’énergie fournie par le générateur au circuit, l’intensité I
8,16 × 10–3 W 2,0 × 10-2 A 0,41 V 𝐸𝐸
du courant qui circule est 𝐼𝐼 = = 2,2 A.
6,3 × 103 W 1,2 A 5,23 kV 𝑈𝑈Δ𝑡𝑡
2. a. L’énergie Ep perdue est 𝐸𝐸p = (1 − η)𝐸𝐸 = 4,5 kJ.
43 a. On note P = 250 W. L’intensité du courant qui circule b. Les pertes sont dues à l’effet Joule associé à la
𝑃𝑃
est 𝐼𝐼 = = 21 A. résistance interne du générateur.
𝑈𝑈 c. La puissance Joule P est l’énergie Ep perdue par unité
b. On note Δ𝑡𝑡 la durée de fonctionnement. L’énergie
de temps. La durée de fonctionnement étant Δ𝑡𝑡, on a
consommée est 𝐸𝐸 = 𝑃𝑃Δ𝑡𝑡 = 5,4 × 109 J. 𝐸𝐸 𝐸𝐸
𝑃𝑃 = p = 𝑟𝑟𝐼𝐼 2 d’où 𝑟𝑟 = 2 p = 0,51 Ω.
Δ𝑡𝑡 𝐼𝐼 Δ𝑡𝑡
45 d. La tension aux bornes du générateur s’écrit 𝑈𝑈 = 𝐸𝐸 − 𝑟𝑟𝑟𝑟
R I P d’où on tire 𝐸𝐸 = 𝑈𝑈 + 𝑟𝑟𝑟𝑟 = 8,6 V.
50 Ω 4,2 × 10-4 A 8,8 × 10-6 W
53 a. Voir schéma ci-contre.
2,7 mΩ 1,8 × 102 A 90 W
b. La puissance fournie par
8,9 MΩ 62 µA 34 mW
68 kΩ 0,33 A 7,2 kW
le générateur est
1,0 × 10-5 Ω 310 kA 1,0 MW 𝑃𝑃g = 𝑈𝑈g 𝐼𝐼
= 0,72 W
46 Si l’on connaît la tension aux bornes du dipôle et La puissance reçue par
l’intensité qui le traverse, on utilise la relation générale le conducteur ohmique est
de la puissance reçue par un dipôle. 𝑃𝑃R = 𝑅𝑅𝐼𝐼 2 = 0,36 W.
Si l’on connaît la résistance du dipôle ohmique, on utilise c. La puissance PL reçue par la lampe est donnée par
la loi de Joule. la conservation des puissances dans le circuit :
𝑃𝑃g = 𝑃𝑃R + 𝑃𝑃L d’où 𝑃𝑃L = 0,36 W
47 a. La puissance reçue par le dipôle est : La puissance électrique reçue par la lampe est convertie
𝑃𝑃 = 𝑅𝑅𝐼𝐼 2 = 0,25 W en puissance lumineuse de rayonnement et en puissance
b. L’énergie reçue pendant la durée Δ𝑡𝑡 est : thermique.
𝐸𝐸 = 𝑅𝑅𝐼𝐼 2 Δ𝑡𝑡 = 7,5 J
c. Il s’agit d’une conversion sous forme de chaleur (effet 54 a. La puissance délivrée par la borne est
Joule). 𝑃𝑃 = 230 × 16 = 3,7 × 103 W.
b. L’énergie perdue a été dissipée sous forme de chaleur.
48 a. L’intensité maximale correspondant à la puissance c. La puissance qui contribue effectivement à recharger
𝑃𝑃
la batterie est η𝑃𝑃 où η = 0,90. On déduit la durée Δt
maximale est 𝐼𝐼 = � = 0,12 A. 𝐸𝐸
du transfert de l’énergie E = 24 kW·h : Δ𝑡𝑡 = = 7,2 h.
𝑅𝑅
η𝑃𝑃
3
82 © Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 12 ● Aspects énergétiques des phénomènes électriques

d. Les pertes par effet Joule augmentent avec le carré b. Il y a conversion d’énergie électrique en énergie
de l’intensité du courant. Les pertes seront donc plus chimique.
grandes. c. Si le dioxygène est valorisé, le rendement devient :
1,8 × 107 − 7,7 × 105
56 a. D’après la loi des mailles et la loi d’Ohm : η′ = = 0,96
1,8 × 107
𝐸𝐸
𝐼𝐼 = Question d’oral
𝑟𝑟 + 𝑅𝑅p + 𝑅𝑅h Un dispositif de conversion transforme une énergie totale
b. La valeur minimale de l’intensité du courant est Etot en une énergie E qui peut être exploitée ou qui
Imin = 0,27 A. Sa valeur maximale est Imax = 1,0 A. représente un intérêt. Le rendement caractérise
c. Sans résistance de protection, la valeur minimale serait l’efficacité de la conversion.
Imin = 0,34 A, la valeur maximale Imax = 6,0 A. 𝐸𝐸
Il se calcule alors : η = .
d. La résistance Rp limite la valeur que peut prendre 𝐸𝐸tot

l’intensité du courant dans le circuit. Ce faisant, elle


protège le générateur de l’endommagement. 59 1. a. Voir ci-contre.
b. À l’aide de la loi des
57 a. On utilise la relation 𝑃𝑃 = 𝑈𝑈𝑈𝑈 pour chaque chargeur mailles et de la loi d’Ohm,
𝐸𝐸−𝐸𝐸 ′
(voir le tableau ci-après). on obtient 𝐼𝐼 = = 3,0 A.
𝑄𝑄 𝑟𝑟+𝑟𝑟 ′
b. On utilise la relation Δ𝑡𝑡 = où 𝑄𝑄 est la charge et Δ𝑡𝑡 2. a. La puissance
𝐼𝐼
la durée pour chaque chargeur (voir le tableau ci-après). totale consommée par
le générateur est : EI.
Chargeur 1 2 3 La puissance exploitable pour le circuit est : EI – rI2.
Intensité I1 = 0,70 A I2 = 2,4 A I3 = 3,0 A 𝐸𝐸𝐸𝐸−𝑟𝑟𝐼𝐼 2
Le rendement du générateur est donc ηg = = 0,50.
Puissance 3,5 W 12 W 15 W 𝐸𝐸𝐸𝐸

Durée b. La puissance reçue par le moteur est :


4,3 h 1,3 h 1,0 h 𝑈𝑈𝑈𝑈 = (𝐸𝐸 ′ + 𝑟𝑟 ′ 𝐼𝐼)𝐼𝐼 = 27 W
de recharge
c. La puissance exploitable du moteur est 𝐸𝐸 ′ 𝐼𝐼.
c. Le phénomène est dû à l’effet Joule. 𝐸𝐸 ′ 𝐼𝐼
Le rendement du moteur est donc ηm = ′ = 0,67.
d. Pour chaque chargeur j, on utilise la loi de Joule 𝐸𝐸 𝐼𝐼+𝑟𝑟𝐼𝐼 2
𝑃𝑃𝑟𝑟2 𝐼𝐼2 2 𝑃𝑃2 d. Le rendement global de ce dispositif est
𝑃𝑃𝑟𝑟𝑟𝑟 = 𝑟𝑟𝐼𝐼𝑗𝑗 2 . On déduit = = 12 alors que = 3,4. η = ηg ηm = 0,33
𝑃𝑃𝑟𝑟1 𝐼𝐼1 2 𝑃𝑃1
Lorsque l’on passe du chargeur 1 au chargeur 2, la
puissance perdue par effet Joule est multipliée par 12, 60 Valeur de l’incertitude :
alors que la puissance fournie par le chargeur n’est 2,457 × 0,010 + 0,003 = 0,03 A
multipliée que par 3,4. Le résultat de la mesure s’écrit donc : (2,46 ± 0,03) µA.
Les pertes ont augmenté de façon considérable mais
le gain de temps est significatif. 61 a. D’après la loi des mailles, 𝐸𝐸 − 2𝑈𝑈L − 2𝑅𝑅𝑅𝑅 = 0
𝑃𝑃𝑟𝑟3 I3 2 𝑃𝑃3 𝐸𝐸−2𝑈𝑈L
e. = = 1,56 et = 1,25. d’où 𝐼𝐼 = .
𝑃𝑃𝑟𝑟2 𝐼𝐼2 2 𝑃𝑃2 2𝑅𝑅
Encore une fois les pertes augmentent plus que la b. La puissance fournie par le générateur est
puissance fournie. Cependant le gain de temps est 𝑃𝑃g = 𝐸𝐸𝐸𝐸 = 1,8 W.
minime. c. La puissance reçue par chaque lampe est 𝑈𝑈L 𝐼𝐼 = 0,6 W.
f. L’utilisation du chargeur 1 permet de réduire les pertes La puissance reçue par chaque résistance est
énergétiques mais le temps de charge est élevé. 𝑅𝑅𝐼𝐼2 = 0,3 W. On a bien 2 × 0,6 + 2 × 0,3 = 1,8.
2𝑈𝑈 𝐼𝐼
Mieux vaut l’utiliser la nuit, par exemple. d. Le rendement du circuit est η = L = 0,67.
𝐸𝐸𝐸𝐸
Le chargeur 2 permet une charge rapide et il est pratique
de l’utiliser si on est pressé. 62 a. Loi des mailles pour trouver 𝐼𝐼1 : 𝐸𝐸 − 𝑈𝑈L − 𝑅𝑅𝐼𝐼1 = 0
Le chargeur 3 ne fait gagner que peu de temps par 𝐸𝐸−𝑈𝑈L 𝐸𝐸−𝑈𝑈L
d’où 𝐼𝐼1 = . De même pour 𝐼𝐼2 : 𝐼𝐼2 = = 𝐼𝐼1 .
rapport au 2 alors que les pertes continuent d’augmenter. 𝑅𝑅 𝑅𝑅

Mieux vaut s’en passer. b. La puissance fournie par le générateur est


𝐸𝐸𝐸𝐸 = 𝐸𝐸(𝐼𝐼1 + 𝐼𝐼2 ) = 14,4 W.
58 1.a. La puissance reçue par l’électrolyseur, aux bornes c. La puissance reçue par chaque résistance est
duquel il y a une tension U = 2,0 V, est 𝑃𝑃 = 𝑈𝑈𝑈𝑈 = 7,0 kW. 𝑅𝑅𝐼𝐼1 2 = 𝑅𝑅𝐼𝐼2 2 = 4,8 W.
b. Il faut consommer E = 1,8 × 107 J électriques pour La puissance reçue par chaque lampe est :
produire un mètre cube de dihydrogène, donc la durée 𝑈𝑈L 𝐼𝐼1 = 𝑈𝑈L 𝐼𝐼2 = 2,4 W
de production d’un mètre cube de dihydrogène est On a bien 2,4 + 2,4 + 4,8 + 4,8 = 14,4.
𝑈𝑈 𝐼𝐼 +𝑈𝑈 𝐼𝐼
𝐸𝐸
Δ𝑡𝑡 = = 43 min. d. Le rendement du dispositif est η = L 1 L 2 = 0,33.
𝐸𝐸𝐸𝐸
𝑃𝑃
2. a. Le rendement de l’électrolyseur est :
1,8 × 107 − 7,7 × 105 − 5,7 × 106 63 a. La tension aux bornes d’un générateur réel
η= = 0,65 de tension est 𝐸𝐸 − 𝑟𝑟𝑟𝑟.
1,8 × 107
4
83 © Éditions Hatier, 2019.
Thème 3 ● L’énergie : conversions et transferts

La puissance fournie est donc 𝑃𝑃f = 𝐸𝐸𝐸𝐸 − 𝑟𝑟𝐼𝐼 2 . d’électricité. La fonte est peu chère mais sa résistivité
Le premier terme est la puissance électrique totale. élevée va occasionner des pertes par effet Joule.
Le second représente les pertes par effet Joule. b. La fonte a une résistivité élevée. Le fait d’allonger le fil
b. 𝐸𝐸𝐸𝐸 est considéré comme la puissance que l’on obtient et de diminuer la section augmente la résistance du câble
dans le cas idéal. et donc la puissance Joule qu’il dissipe.
Le rendement est donc : c. Le transport d’électricité se fait sans pertes Joule, ce qui
𝐸𝐸𝐸𝐸−𝑟𝑟𝐼𝐼2 𝑟𝑟𝑟𝑟 𝐼𝐼 𝐸𝐸 représente un avantage énorme. Cependant, l’état
η= =1− =1− en posant 𝐼𝐼cc =
𝐸𝐸𝐸𝐸 𝐸𝐸 𝐼𝐼cc 𝑟𝑟 supraconducteur nécessite de refroidir les matériaux et
Si les bornes du générateur sont reliées par un fil, 𝐼𝐼cc de les maintenir à basse température, ce qui requiert de
est le courant qui le traverse, d’où son appellation. l’énergie.
𝐼𝐼cc = 25 A
c. η(𝐼𝐼) est une droite (fonction affine décroissante). 66
d. 𝑃𝑃f (𝐼𝐼) est une parabole dont le sommet pointe « vers
Questions préliminaires
le haut ».
a. Les ions positifs se déplacent vers l’électrode reliée au
e. Si on trace sur le graphe représentant 𝑃𝑃f (𝐼𝐼) une droite
pôle négatif du générateur. Les ions négatifs se déplacent
d’équation 𝑦𝑦 = 𝑃𝑃 constante, on constate qu’elle a deux
en sens opposé. Les électrons dans les fils sortent de la
intersections avec la courbe 𝑃𝑃f (𝐼𝐼). Donc, pour une
borne moins du générateur, entrent dans la borne plus.
puissance 𝑃𝑃 donnée, deux intensités 𝐼𝐼 correspondent.
b. Les demi-réactions se produisant à chaque électrode
Cependant, plus l’intensité est élevée, plus le rendement
sont : Al3+ + 3e− = Al 2O2− = O2 + 4e−
est faible. Il faut donc que le courant qui circule soit le
plus faible possible afin que la puissance soit fournie avec Problème
un rendement optimal. On veut produire m = 1,00 tonne d’aluminium.
La quantité de matière d’aluminium correspondant à la
𝑚𝑚
64 a. Par conservation de l’énergie ramenée à une unité masse désirée est 𝑛𝑛 = = 37,0 × 103 mol.
𝑀𝑀Aℓ
de temps, on a 𝑃𝑃f = 𝑃𝑃a . Or la formation de chaque atome d’aluminium nécessite
b. En remplaçant 𝑃𝑃f par son expression on a : trois électrons, d’après la demi-équation de réaction.
𝐸𝐸𝐸𝐸 − 𝑟𝑟𝐼𝐼2 − 𝑃𝑃a = 0 On déduit le nombre d’électrons échangés pendant la
c. L’équation est un polynôme du second degré. Une fabrication : 𝑁𝑁e = 3𝑛𝑛NA = 6,69 × 1028 .
solution existe si et seulement si le discriminant est Ce qui correspond à une charge électrique totale (en
𝐸𝐸 2
positif : 𝐸𝐸 2 − 4𝑟𝑟𝑃𝑃a ≥ 0, ce qui équivaut à 𝑃𝑃a ≤ . valeur absolue) : 𝑄𝑄 = e𝑁𝑁e = 1,07 × 1010 C.
4𝑟𝑟
𝐸𝐸 2 Pour avoir la durée nécessitant un tel transfert, il faut
d. On a 𝑃𝑃a = lorsque Pa prend sa valeur maximale,
4𝑟𝑟 calculer l’intensité du courant. On la déduit à partir de
donc le discriminant est nul et l’intensité du courant la tension et de la puissance de l’électrolyseur :
𝐸𝐸
a pour seule valeur possible : 𝐼𝐼 = . 1,5 × 106
2𝑟𝑟
𝑟𝑟𝑟𝑟 𝐼𝐼 = = 3,0 × 105 A
Le rendement vaut alors : η = 1 − = 0,50. 5,0
2𝑟𝑟𝑟𝑟
On déduit enfin la durée de l’électrolyse :
𝑄𝑄
65 1. a. D’après la relation fournie par l’énoncé on déduit Δ𝑡𝑡 = = 3,6 × 104 s = 10 h
𝑅𝑅𝑅𝑅 𝐼𝐼
que : ρ = .

Ωm2 67 L’énergie électrique de la bouilloire est transférée
L’unité du membre de droite est : = Ω · m. C’est donc
m
à l’eau sous forme d’énergie thermique. On note 𝑃𝑃 la
l’unité dans laquelle s’exprime ρ.
4ρℓ𝐼𝐼 2
puissance de la bouilloire et ρ la masse volumique de
b. La puissance reçue par le câble est : 𝑃𝑃 = 𝑅𝑅𝐼𝐼 2 = 2 . l’eau. Il faut calculer la masse 𝑚𝑚 d’eau pour chaque
π𝑑𝑑
c. La résistance d’un tel câble de cuivre est 𝑅𝑅 = 4,5 Ω. utilisatrice de la bouilloire à partir du volume 𝑉𝑉 utilisé.
d. Si 𝑑𝑑 est doublé, 𝑅𝑅 est divisé par 4. Dans le tableau ci-dessous sont résumés les
2. a. La loi de Joule donne 𝑃𝑃 = 𝑅𝑅𝐼𝐼2 . La puissance renseignements relatifs à Sara et Anaïs et utiles pour la
augmente avec le carré de l’intensité, donc il vaut mieux résolution :
que l’intensité soit faible afin de limiter les pertes par Sara Anaïs
effet Joule. Volume d’eau VS = 0,35 L VA = 0,45 L
b. Si 𝑃𝑃 et ℓ sont fixés, alors 𝑑𝑑 = �
π𝑃𝑃
𝐼𝐼. Masse d’eau mS = ρVS = 0,35 kg mA = ρVA = 0,45 kg
4ρℓ
Variation
Le diamètre correspondant est proportionnel à l’intensité ∆TS = 80 °C ∆TA = 50 °C
de température
du courant qui traverse le câble. Une intensité élevée Durée
∆tS = 60 s ∆tA à déterminer
requiert donc un diamètre de câble élevé. de chauffage
3. a. Bien que l’or soit meilleur conducteur que Dans chaque cas, une énergie électrique 𝑃𝑃Δ𝑡𝑡 est
l’aluminium, son prix très élevé prohibe son utilisation convertie en énergie thermique destinée à chauffer l’eau.
pour constituer un réseau national de distribution L’énergie reçue par l’eau est 𝑚𝑚𝑚𝑚Δ𝑡𝑡. On ne sait rien de la

5
84 © Éditions Hatier, 2019.
Chapitre 12 ● Aspects énergétiques des phénomènes électriques

valeur du rendement (η) de la bouilloire mais on peut 𝑃𝑃s = φs 𝑆𝑆. Durant l’après-midi, la photopile reçoit donc
supposer qu’il est le même dans chaque cas. On a alors : une énergie totale 𝐸𝐸lum = φs 𝑆𝑆Δ𝑡𝑡 où Δ𝑡𝑡 = 4 h.
𝑚𝑚 𝑐𝑐Δ𝑇𝑇 𝑚𝑚 𝑐𝑐Δ𝑇𝑇
η = A A = S S . On déduit le temps de chauffage On fait le bilan d’énergie au niveau de la batterie :
𝑃𝑃Δ𝑡𝑡A 𝑃𝑃Δ𝑡𝑡S
𝑚𝑚A Δ𝑇𝑇A Δ𝑡𝑡S ηφs 𝑆𝑆Δ𝑡𝑡 = 𝑃𝑃c Δ𝑡𝑡 + 𝐸𝐸s
pour Anaïs : Δ𝑡𝑡A = = 48 s
𝑚𝑚S Δ𝑇𝑇S
Le terme à gauche de l’équation est la partie de l’énergie
lumineuse effectivement convertie en énergie électrique.
Remarques Le premier terme à droite est l’énergie consommée par
Les valeurs de 𝑐𝑐 et P ne jouent finalement aucun rôle dans la batterie pour faire fonctionner le téléphone. Le second
le calcul, mais aident pour le raisonnement sur le terme est l’énergie électrique reçue par la batterie.
transfert. Le rendement fait partie du raisonnement mais La puissance électrique 𝑃𝑃c consommée par la batterie
sa valeur numérique n’est d’aucune utilité non plus. C’est du téléphone est : 𝑃𝑃c = 𝑈𝑈𝐼𝐼c .
une conséquence du fait qu’on sait combien de temps On parle de puissance moyenne puisque l’utilisation
Sara fait chauffer son thé. du téléphone ne requière pas constamment la même
puissance. 𝐼𝐼c désigne l’intensité moyenne consécutive
68 On utilise la relation établie dans l’exercice 𝑄𝑄
à la charge débitée par la batterie : 𝐼𝐼c = max .
précédent pour le rendement du transfert énergétique : Δ𝑡𝑡d

η=
𝑚𝑚𝑚𝑚Δ𝑇𝑇
= 39 % où 𝑚𝑚 = 0,40 kg (la masse de lait), Où 𝑄𝑄max = 1,1 × 105 C désigne la charge maximale de
𝑃𝑃Δ𝑡𝑡 la batterie et Δ𝑡𝑡d = 100 h la durée de décharge totale
Δ𝑇𝑇 = 30 °C est la variation de température, 𝑃𝑃 = 850 W
quand le téléphone est laissé en veille. La puissance
la puissance du four micro-ondes, Δ𝑡𝑡 = 150 s la durée
électrique moyenne consommée par la batterie est donc :
du chauffage. 𝑈𝑈𝑄𝑄max
𝑃𝑃c =
Δ𝑡𝑡d
69 Connaissant la puissance consommée par la batterie
On s’intéresse à présent à l’énergie 𝐸𝐸s stockée par la
du téléphone, on peut faire un bilan d’énergie et identifier
batterie du téléphone. Si on considère qu’elle se
les différentes étapes de conversion d’énergie.
comporte comme un dipôle électrique pour lequel le
La conversion réalisée par la photopile est la seule pour
courant (d’intensité 𝐼𝐼) qui le traverse et la tension à ses
laquelle un rendement est fourni. En l’absence
bornes ne changent pas au cours du temps on peut
d’indications pour les autres conversions, on peut faire
écrire : 𝐸𝐸s = 𝑈𝑈𝑈𝑈Δ𝑡𝑡.
l’hypothèse qu’elles sont parfaites. Le schéma ci-dessous
On reconnaît l’expression de la charge transférée 𝑄𝑄 = 𝐼𝐼Δ𝑡𝑡
montre les différentes étapes de conversion, de transfert
et on écrit donc : 𝐸𝐸s = 𝑈𝑈𝑈𝑈.
et de répartition de l’énergie. L’énergie lumineuse est
On peut ainsi déduire la charge accumulée par la batterie
partiellement convertie par la photopile en énergie
pendant la durée Δ𝑡𝑡 passée à la plage :
électrique pour la batterie du téléphone. Cette dernière ηφ 𝑆𝑆Δ𝑡𝑡−𝑃𝑃cΔ𝑡𝑡
fournit au téléphone l’énergie nécessaire pour ηφs 𝑆𝑆Δ𝑡𝑡 = 𝑃𝑃c Δ𝑡𝑡 + 𝑈𝑈𝑈𝑈 donne 𝑄𝑄 = s
𝑈𝑈
fonctionner et stocke l’autre partie. En remplaçant avec les valeurs de l’énoncé on trouve :
Calcul de l’énergie convertie par la photopile 𝑄𝑄 = 4,2 × 103 C, soit 𝑄𝑄 = 3,9 × 10−2 𝑄𝑄max .
La puissance lumineuse reçue par la photopile vaut L’indicateur de la batterie affichera donc environ 4 %
en fin d’après-midi.

6
85 © Éditions Hatier, 2019.
Thème 3 ● L’énergie : conversions et transferts

13. Théorème de l’énergie cinétique


Activités p. 286 à 288 �⃗ du câble, parallèle au câble, vers le haut ;
– la tension 𝑇𝑇
– les frottements 𝑓𝑓⃗ de la route, parallèles à cette
① Accélérer des particules
dernière, vers le bas.
a. Les ions H− sont injectés avec une énergie cinétique
Ec = 40 keV. Leur vitesse vaut donc :
2𝐸𝐸c 2×40×103 ×1,60×10−19
𝑣𝑣 = � =� = 2,8 × 106 m·s−1
𝑚𝑚 1,67×10−27
b. Le poids des ions H− a pour norme 𝑃𝑃 = 𝑚𝑚𝑚𝑚
= 1,67 × 10−27 × 9,8 = 1,6 × 10−26 N
La force électrique qu’ils subissent dans la zone où règne
un champ électrique a pour norme :
𝑈𝑈 65×103
𝐹𝐹é = |−e𝐸𝐸| = 𝑒𝑒 × = 1,60 × 10−19 ×
𝑑𝑑 8,0×10−2
= 1,3 × 10−13 N
La force magnétique qu’ils subissent dans les dees avec
la vitesse trouvée à la question précédente a pour norme b. 𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� = 𝑚𝑚𝑚𝑚 × AB × cos(β + 90°)
𝐹𝐹m = |−𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒| = 1,60 × 10−19 × 2,8 × 106 × 1,7 = 1 120 × 9,81 × 500 × cos 95° = −4,8 × 105 J
= 7,6 × 10−13 N
Le poids est résistant.
On a donc bien P << Fé et P << Fm.
�⃗� = 𝑇𝑇 × AB × cos θ = 1,2 × 104 × 500 × cos 75°
𝑊𝑊AB �𝑇𝑇
Le poids et la force électrique sont constants, et la force
magnétique augmentera avec v. Donc le poids sera = 1,6 × 106 J. La tension du câble est motrice.
toujours négligeable devant ces autres forces. 𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗� = 𝑓𝑓 × AB × cos(180°)
c. Entre les dees, les ions ne subissent que la force = 2,0 × 103 × 500 × cos 180° = −1,0 × 106 J
électrique. C’est donc elle qui provoque leur accélération. Les frottements sont résistants.
𝑈𝑈 1,6×10−19 ×65×103 c. La somme des travaux est positive : la voiture gagne
d. 𝐹𝐹é 𝑑𝑑 = 𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝑒𝑒 𝑑𝑑 = 𝑒𝑒𝑒𝑒 = = 65 keV.
𝑑𝑑 1,6×10−19 de l’énergie.
e. D’après le doc. 1, les ions ont un mouvement uniforme
dans les dees, donc leur énergie cinétique est constante. Bilan
À cet endroit, ils sont soumis à la force magnétique. • Une force motrice fait gagner de l’énergie au système
f. On constate que la force parallèle au mouvement, 𝐹𝐹⃗é , et va dans le même sens que le mouvement, aide au
est capable d’accélérer les ions, c’est-à-dire d’augmenter mouvement (α est aigu).
leur énergie cinétique, tandis que celle qui est • Une force résistante fait diminuer l’énergie du système,
perpendiculaire au mouvement, 𝐹𝐹⃗𝑚𝑚 , ne modifie pas leur elle est orientée dans le sens opposé au mouvement, et
vitesse et donc pas non plus leur énergie cinétique. tend à l’empêcher (α est obtus).
Les directions relatives de la force et du mouvement
sont donc en jeu. ③ Transferts énergétiques lors d’un mouvement
Bilan rectiligne
Le travail de la force électrostatique est l’énergie reçue Liste de matériel
par l’ion à chaque passage entre des dees : • Dispositif à force constante
𝑊𝑊AB �𝐹𝐹⃗é � = 𝐹𝐹é 𝑑𝑑 • Caméra
• Règle graduée
• Ordinateur avec logiciels (capture et montage vidéo,
② Travail d’une force constante pointage, tableur-grapheur)
1. a. Les efforts des personnages 1 et 2 sont utiles, mais
ceux de la deuxième personne moins que ceux de la 1. Le mobile subit :
première. Les efforts du personnage 3 sont inutiles et
– son poids 𝑃𝑃�⃗, vertical, vers
ceux de la personne 4 sont contreproductifs.
le bas ;
b. La première expression ne convient pas pour le
– la réaction normale 𝑅𝑅�⃗
personnage 3. La deuxième convient. La troisième ne
du support, perpendiculaire
convient pas, car si α = 90°, aucune énergie n’est
à ce dernier, vers le haut.
transmise.
2. a. Le logiciel de pointage
2. a. La voiture subit :
permet d’accéder aux
– son poids 𝑃𝑃�⃗, vertical, vers le bas ;
coordonnées x(t) et y(t)
– la réaction normale 𝑅𝑅�⃗ de la route, perpendiculaire à la du mobile.
route, vers le haut ;

86 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 13 ● Théorème de l’énergie cinétique

La distance qu’il a parcourue vaut, d’après le théorème 32 AB = −


𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗�
=−
−25
= 5,0 m
𝑓𝑓 5,0
de Pythagore : 𝑑𝑑 = �𝑥𝑥 2 + 𝑦𝑦 2 .
Remarque �⃗� = 𝑇𝑇 × AB × cos α = 10 × 5,0 × cos 40° = 8 J
33 𝑊𝑊AB �𝑇𝑇
La racine carrée est souvent notée « sqrt » dans les
logiciels de calculs.
34 1. a. e palet subit son poids 𝑃𝑃�⃗, vertical, vers le bas,
b. La vitesse instantanée est approximée par la vitesse
moyenne entre la position sur l’image précédente et la la réaction normale du sol, 𝑅𝑅�⃗ , verticale, vers le haut, et
position sur l’image suivante. les frottements 𝑓𝑓⃗ du sol, horizontaux, de sens opposé
Soit tn la date de l’image n. au déplacement du palet.
𝑑𝑑(𝑡𝑡
La vitesse à l’image n vaut alors 𝑣𝑣(𝑡𝑡𝑛𝑛 ) = 𝑛𝑛+1
)−𝑑𝑑(𝑡𝑡𝑛𝑛−1 )
. b. 𝑃𝑃�⃗ et 𝑅𝑅�⃗ ne travaillent ni l’une ni l’autre puisqu’elles sont
𝑡𝑡𝑛𝑛+1 −𝑡𝑡𝑛𝑛−1
c. L’énergie cinétique du mobile vaut alors : perpendiculaires au mouvement. Les frottements 𝑓𝑓⃗ sont
1 résistants : ce sont eux qui provoquent le ralentissement
𝐸𝐸c = × 𝑚𝑚 × 𝑣𝑣 2 du palet.
2
Remarques c. 𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� = 𝑊𝑊AB �𝑅𝑅�⃗� = 0 et 𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗� = −𝑓𝑓 × AB.
1 1
Attention, ne pas utiliser le signe « carré » situé en haut 2. a. 𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 − 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 = 𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� + 𝑊𝑊AB �𝑅𝑅�⃗� + 𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗�,
2 2
à gauche du clavier mais « ^2 », et penser à convertir la 1
avec vB = 0. Donc − 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 = −𝑓𝑓AB.
2
masse du mobile en kilogrammes. 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 0,160×202
d. Lorsque la distance parcourue vaut d, le travail du poids b. On en déduit que 𝑓𝑓 = = = 0,53 N.
2AB 2×60
vaut 𝑊𝑊𝑑𝑑 �𝑃𝑃�⃗� = 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 puisque sa variation d’altitude vaut y.
Le travail de la réaction du support est nul, puisque cette 35 1. a. Le système subit son poids 𝑃𝑃�⃗, vertical, vers le bas,
dernière est constamment perpendiculaire au la réaction normale du sol, 𝑅𝑅�⃗ , verticale, vers le haut, les
déplacement. frottements du sol et de l’air 𝑓𝑓⃗, horizontaux vers la
La somme des travaux des forces est donc égale à 𝑊𝑊𝑑𝑑 �𝑃𝑃�⃗�. gauche de la photo, et la tension de la barre 𝑇𝑇 �⃗, faisant
3. On constate sur le graphique qu’aux incertitudes de un angle α avec le sol, vers en haut à droite de la photo.
mesures près, l’énergie cinétique du mobile est égale à Voir schéma ci-contre.
la somme des travaux des forces qu’il subit. b. Le poids et la réaction
Bilan normale du sol sont
• Quand le système est initialement au repos, son énergie perpendiculaires au
cinétique est égale à la somme des travaux des forces mouvement et ne travaillent
qu’il subit. pas.
• On peut supposer que lorsque le système est déjà en 𝑊𝑊𝑑𝑑 �𝑓𝑓⃗� = −𝑓𝑓𝑓𝑓 et 𝑊𝑊AB �𝑇𝑇
�⃗�
mouvement initialement, c’est la variation de son énergie = 𝑇𝑇𝑇𝑇 cos α
cinétique qui est égale à la somme des travaux des forces c. La force qui interdit au
qu’il subit. En effet, les travaux sont des énergies reçues, système d’avoir une vitesse
qui s’ajoutent aux énergies éventuellement présentes indéfiniment croissante est celle qui est résistante :
initialement. les frottements.
2. a. Le mouvement étant uniforme, la variation d’énergie
cinétique est nulle et le théorème de l’énergie cinétique
donne : 0 = 𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� + 𝑊𝑊AB �𝑅𝑅�⃗� + 𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗� + 𝑊𝑊AB �𝑇𝑇
�⃗�
Exercices p. 297 à 303 = −𝑓𝑓𝑓𝑓 + 𝑇𝑇𝑇𝑇 cos α.
b. On en tire 𝑓𝑓 = 𝑇𝑇 cos α = 200 × cos 25,0° = 1,8 × 102 N.
2𝐸𝐸c 2×1,6×105
27 𝑣𝑣 = � =� = 18 m · s −1 = 64 km · h−1
𝑚𝑚 1,0×103
37 Pour chaque animal de masse m et de vitesse v,
1
29 a. 𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� > 0, donc le poids est moteur : le ballon on calcule l’énergie cinétique 𝐸𝐸c = 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 .
2
descend. Puce : 3,1 × 10−6 J ; lièvre : 5,8 × 102 J ;
𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� 5,4 tortue : 9,4 × 10−2 J ; éléphant : 3,0 × 105J.
b. 𝑦𝑦A − 𝑦𝑦B = = = 1,1 m.
𝑚𝑚𝑚𝑚 0,500×9,81

2𝐸𝐸c 2 × 100
30 a. L’Inuit subit son poids 𝑃𝑃�⃗, vertical, vers le bas et la 39 𝑣𝑣 = � =� = 63 m · s −1
𝑚𝑚 50 × 10−3
réaction normale de l’igloo 𝑅𝑅�⃗ , perpendiculaire à la surface
de ce dernier, vers le haut. 40 Pour chaque objet de masse m et énergie cinétique Ec
b. 𝑅𝑅�⃗ ne travaille pas puisqu’elle est constamment on calcule la vitesse v=�
2𝐸𝐸c
.
perpendiculaire au déplacement. 𝑚𝑚

Le travail du poids vaut : Escargot : 0,013 m⋅s−1 = 0,047 km⋅h−1


𝑊𝑊𝑅𝑅 �𝑃𝑃�⃗� = 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 = 70 × 9,81 × 1,6 = 1,1 × 103 J Ballon de foot : 33 m⋅s−1 = 1,2 × 102 km⋅h−1
Coureur à pieds : 6,9 m⋅s−1 = 25 km⋅h−1

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Thème 3 ● L’énergie : conversions et transferts

Camion de livraison : 14 m⋅s−1 = 49 km⋅h−1 c. Si le dénivelé h est plus faible, la vitesse finale l’est
Péniche : 2,7 m⋅s−1 = 9,9 km⋅h−1 aussi. Cette hypothèse n’est pas correcte.

1 1 15 2
42 a. 𝐸𝐸c = 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 = × 50 × � � = 4,3 × 102 J 51 1. a. La seule force qui s’applique est le poids 𝑃𝑃�⃗,
2 2 3,6 vertical, vers le bas.
1 1 15 2
b. 𝐸𝐸c′ = 𝑚𝑚(𝑣𝑣 ′ − 𝑣𝑣)2 = × 50 × �20 × 0,5144 − � b. En notant m la masse de la balle et h sa variation
2 2 3,6
= 9,4 × 102 J d’altitude, son travail vaut 𝑊𝑊ℎ �𝑃𝑃�⃗� = −𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ.
2. a. Lorsque la balle arrive à son point le plus haut,
44 a. Le chien blanc est plus efficace que le noir, parce sa vitesse v1 est nulle.
1 1 1
que l’angle θ est plus faible que l’angle β, ce qui fait que b. On a 𝑚𝑚𝑣𝑣1 2 − 𝑚𝑚𝑣𝑣0 2 = − 𝑚𝑚𝑣𝑣0 2 = −𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ.
2 2 2
son cosinus est plus grand, et ainsi le travail de la force 𝑣𝑣0 2 202
c. On en déduit ℎ = = = 20 m.
exercée par le chien blanc est plus grand que celui de 2𝑔𝑔 2 × 9,81
la force qu’exerce le chien noir. 3. En retombant, la balle parcourt la même distance h
b. WAB�𝐹𝐹⃗B � = F × AB × cos θ = 150 × 1,5 × 103 × cos 25° qu’en montant. Le poids est maintenant moteur et son
= 2, 0 × 105 J travail vaut 𝑊𝑊ℎ ′�𝑃𝑃�⃗� = 𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ. En notant 𝑣𝑣2 la vitesse
WAB�𝐹𝐹⃗N � = F × AB × cos β = 150 × 1,5 × 103 × cos 65° acquise par la balle, le théorème de l’énergie cinétique
1 1 1
= 9,5 × 104 J donne maintenant 𝑚𝑚𝑣𝑣2 2 − 𝑚𝑚𝑣𝑣1 2 = 𝑚𝑚𝑣𝑣2 2 = 𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ
2 2 2
c. En notant 𝐹𝐹N′ la nouvelle norme de la force exercée par et 𝑣𝑣2 = �2𝑔𝑔ℎ = 𝑣𝑣0 = 20 m. s −1 .
le chien noir, on a 𝐹𝐹 × AB × cos θ = 𝐹𝐹N′ × AB × cos β, 4. Le travail du poids vaut alors 𝑊𝑊ℎ ′′�𝑃𝑃�⃗� = 𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ0 .
𝐹𝐹 cos θ 150×cos 25°
qui donne 𝐹𝐹N′ = = = 3,2 × 102 J. En notant 𝑣𝑣3 la vitesse d’arrivée au sol, le théorème
cos β cos 65°
1 1
de l’énergie cinétique donne 𝑚𝑚𝑣𝑣3 2 − 𝑚𝑚𝑣𝑣0 2 = 𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ0 ,
2 2
45 a. Le système monte donc son poids est résistant. dont on déduit 𝑣𝑣3 = �𝑣𝑣0 2 + 2𝑔𝑔ℎ0
b. 𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� = −𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ = −600 × 9,81 × 15 = 8,8 × 104 J
= �202 + 2 × 9,81 × 1,5 = 21 m·s−1
46 a. Le système descend donc son poids est moteur.
52 1. a. Le mobile est soumis à son poids 𝑃𝑃�⃗ , vertical,
b. 𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� = 𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ = 100 × 9,81 × 10 = 9,8 × 103 J
vers le bas et à la réaction de la piste 𝑅𝑅�⃗ , perpendiculaire
à cette dernière, vers
47 𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� = 𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ = 100 × 9,81 × 10 = 9,8 × 103 J le haut.
Voir schéma ci-contre.
𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗� −4,0
48 𝑓𝑓 = −
AB
=−
0,20
= 20 N b. La réaction 𝑅𝑅�⃗ étant
perpendiculaire au
50 1. a. Le système subit son poids 𝑃𝑃�⃗, vertical, vers le bas, déplacement, elle ne
de norme P = mg et la réaction normale du sol, 𝑅𝑅�⃗ , travaille pas : 𝑊𝑊AB �𝑅𝑅�⃗� = 0.
perpendiculaire à la piste, vers le haut. Le travail du poids vaut :
b. Voir ci-contre. 𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� = −𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ
c. Le travail du poids vaut = −𝑚𝑚𝑚𝑚 × AB × sin α
𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� = 𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ et celui de 2. a. En B, la vitesse vB
la réaction normale est nul, du mobile est nulle puisqu’il s’agit du point le plus haut.
puisqu’elle est perpendiculaire b. En notant m la masse du mobile, on a :
1 1 1
au mouvement. 𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 − 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 = − 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 = 𝑊𝑊AB �𝑅𝑅�⃗� + 𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗�
2. a. On a donc : 2 2 2
1 1 = −𝑚𝑚𝑚𝑚 × AB × sin α
𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 − 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 𝑣𝑣A 2 5,02
2 2 c. On a donc AB = = = 3,7 m.
= 𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� + 𝑊𝑊AB �𝑅𝑅�⃗� = 𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ 2𝑔𝑔 sin α 2 × 9,81 × sin 20°

b. 𝑣𝑣B = �𝑣𝑣A 2 + 2𝑔𝑔ℎ = �152 + 2 × 9,81 × 35 1 1


53 𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 − 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2
= 30 m·s−1 = 1,1 × 102 km·h−1 2 2
1
3. La vitesse réelle est plus grande que celle qu’on vient = − 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2

de calculer. La somme des travaux des forces a donc été 2


sous-évaluée. = 𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� + 𝑊𝑊AB �𝑅𝑅�⃗� + 𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗�
a. Si les frottements n’étaient pas négligeables, comme ils = −𝑚𝑚𝑚𝑚 × AB × sin α − 𝑓𝑓AB
𝑣𝑣A 2
sont résistants, on aurait une somme des travaux plus D’où AB = 𝑓𝑓 = 2,1 m.
2�𝑔𝑔 sin α + �
faible. Cela ne va pas dans le bon sens. 𝑚𝑚

b. Si la vitesse initiale est plus grande, la vitesse finale


l’est aussi. Cette hypothèse est valable. 54 On note m = 1 t la masse de la voiture, v = 3 m·s−1
sa vitesse finale, d = 20 m son déplacement et F la norme
cherchée.

88 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 13 ● Théorème de l’énergie cinétique

La voiture subit son poids, vertical, vers le bas, et la 𝐹𝐹é = |𝑞𝑞𝑞𝑞| = �𝑞𝑞
𝑈𝑈AC
�. Pour une tension de quelques volts,
𝑑𝑑
réaction du sol, verticale vers le haut, qui ne travaillent 1
ni l’un ni l’autre puisque ces forces sont perpendiculaires on a 𝐹𝐹é = 1,6 × 10−19 × −2 = 10−17 N.
10
au mouvement, ainsi que la force de poussée, horizontale Si la tension vaut quelques milliers de volts, on a une
dans la direction et le sens du mouvement (le garagiste force électrique de l’ordre de 10−14 N.
optimise l’angle entre la force et le déplacement), dont On constate que le poids de l’électron est négligeable
le travail vaut Fd. par rapport à la force électrique qu’il subit.
Le théorème de l’énergie cinétique donne, avec une c. La force électrique est parallèle au mouvement.
1
vitesse initiale nulle, 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 = 𝐹𝐹𝐹𝐹, Son travail vaut donc 𝑊𝑊𝑑𝑑 (𝐹𝐹é ) = 𝐹𝐹é 𝑑𝑑 = |𝑞𝑞𝑞𝑞|𝑑𝑑 = |𝑞𝑞𝑈𝑈AC |.
2
𝑚𝑚𝑣𝑣 2 1 × 103 × 32
D’après le théorème de l’énergie cinétique, l’énergie
donc 𝐹𝐹 = = = 2 × 102 N. cinétique acquise vaut alors 𝐸𝐸c = |𝑞𝑞𝑈𝑈AC |
2𝑑𝑑 2 × 20
= 1,60 × 10−19 × 1,00 = 1,60 × 10−19 J
55 Soit v = 130 km·h−1 = 36 m·s−1. C’est la définition de l’électron-volt.
Soit m = 30 t = 3,0·103 kg. Soit d = 100 m.
Le camion subit son poids, vertical, vers le bas, et 58 a. 𝑣𝑣⃗0 = (𝑣𝑣0 cos α ; 𝑣𝑣0 sin α).
la réaction du sol, verticale vers le haut, qui ne travaillent b. Le système ne subit que son poids, dont le travail
ni l’un ni l’autre puisque ces forces sont perpendiculaires entre O et S vaut 𝑊𝑊OS �𝑃𝑃�⃗� = −𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦S .
au mouvement, ainsi que la force de frottement f, Le théorème de l’énergie cinétique appliqué entre O et S
horizontale dans la direction du mouvement et de sens donne alors 𝐸𝐸c (S) − 𝐸𝐸c (O) = −𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦S , avec 𝐸𝐸c (O) =
opposé à celui-ci, dont le travail vaut –fd. 1 1
𝑚𝑚 𝑣𝑣0 2 . On en tire 𝐸𝐸c (S) = 𝑚𝑚 𝑣𝑣0 2 − 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦S .
Le théorème de l’énergie cinétique donne, avec une 2 2
1 c. Arrivé en S, sommet de la trajectoire, le système a
vitesse finale nulle, − 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 = −𝑓𝑓𝑓𝑓, un vecteur vitesse horizontal. La norme de ce dernier
2
130 2
𝑚𝑚𝑣𝑣 2 30×103 ×� 3,6 � est égale à la composante horizontale de 𝑣𝑣⃗0 , c’est-à-dire
donc 𝑓𝑓 = = = 2,0 × 105 N 𝑣𝑣0 cos α. Le système a alors une énergie cinétique
2𝑑𝑑 2×100
1
𝐸𝐸c (S) = 𝑚𝑚(𝑣𝑣0 cos α)2 .
2
56 1. L’objet subit son poids 𝑃𝑃�⃗, vertical, vers le bas, et 1 1
d. On a donc 𝑚𝑚 𝑣𝑣0 2 − 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦S = 𝑚𝑚(𝑣𝑣0 cos α)2 ,
�⃗, parallèle au fil, c’est-à-dire
la tension du fil 𝑇𝑇 2 2
1 2 (1 2 𝑣𝑣0 2 sin2 α
perpendiculaire au mouvement, vers le haut. qui donne 𝑦𝑦S = 𝑣𝑣0 − cos α) = .
2𝑔𝑔 2𝑔𝑔
�⃗ ne travaille pas. La différence d’altitude yA - yB
2. a. 𝑇𝑇 e. 𝑦𝑦S est maximal si sin α l’est, c’est-à-dire pour α = 90°,
entre les points A et B vaut 𝑦𝑦A − 𝑦𝑦B = 𝐿𝐿(1 − cos θ), et ce qui était prévisible puisqu’il s’agit alors d’un tir vertical.
le travail du poids vaut donc 𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� = 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚(1 − cos θ).
On lâche l’objet : sa vitesse initiale est donc nulle. 59 1. a. Le skieur subit son poids 𝑃𝑃�⃗, vertical, vers le bas,
Le théorème de l’énergie cinétique s’écrit alors : �⃗, horizontale dans le sens du
et la tension de la corde 𝑇𝑇
1
𝑚𝑚 𝑣𝑣B 2 = 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚(1 − cos θ), qui donne mouvement, la réaction normale de l’eau 𝑅𝑅�⃗ , verticale
2
𝑣𝑣B = �2𝑔𝑔𝑔𝑔(1 − cos θ) vers le haut et les frottements 𝑓𝑓⃗, horizontaux et de sens
= �2 × 9,81 × 0,50 × (1 − cos 20°) = 0,77 m. s −1 opposé au mouvement.
b. L’altitude de C est la même que celle de A. Donc le b. Le poids et la réaction de l’eau sont constamment
travail du poids entre A et C est nul. La variation d’énergie perpendiculaires au mouvement, et ils ne travaillent
cinétique est donc nulle également. La vitesse en C est donc pas. Les frottements ont un travail 𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗� = −𝑓𝑓𝑓𝑓
la même qu’en A : elle est nulle. �⃗� = 𝑇𝑇𝑇𝑇.
et la tension de la corde 𝑊𝑊AB �𝑇𝑇
3. La différence d’altitude entre les points A et D est c. La vitesse en A étant nulle, le théorème de l’énergie
𝑦𝑦A − 𝑦𝑦D = −𝐿𝐿 cos θ, et le travail du poids vaut donc 1
cinétique donne 𝑚𝑚 𝑣𝑣B 2 = (𝑇𝑇 − 𝑓𝑓)𝐿𝐿, d’où l’on tire
2
𝑊𝑊AB �𝑃𝑃�⃗� = −𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 cos θ. On cherche la vitesse minimale
2(𝑇𝑇−𝑓𝑓)𝐿𝐿
en A pour atteindre D, c’est-à-dire celle pour laquelle 𝑣𝑣B = � .
𝑚𝑚
l’objet arrive en D avec une vitesse nulle.
2. a. Le skieur subit seulement son poids 𝑃𝑃�⃗, vertical,
Le théorème de l’énergie cinétique s’écrit donc :
1 vers le bas et la réaction normale du tremplin.
− 𝑚𝑚 𝑣𝑣A 2 = −𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 cos θ, qui donne 𝑣𝑣A = �2𝑔𝑔𝑔𝑔 cos θ b. La réaction du tremplin est constamment
2
= �2 × 9,81 × 0,50 × cos 20° = 3,0 m · s −1 perpendiculaire au déplacement. Elle ne travaille donc
pas. Le travail du poids sur le déplacement de B à C vaut
57 a. L’électron subit son poids 𝑃𝑃�⃗, vertical vers le bas 𝑊𝑊BC �𝑃𝑃�⃗� = −𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ.
et la force électrique 𝐹𝐹⃗é horizontale vers la droite sur c. On a donc, d’après le théorème de l’énergie cinétique,
1 1
le schéma. 𝑚𝑚𝑣𝑣C 2 − 𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 = −𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ, qui donne 𝑣𝑣𝐶𝐶 = �𝑣𝑣B 2 − 2𝑔𝑔ℎ.
2 2
b. 𝑃𝑃 = 𝑚𝑚é 𝑔𝑔 = 9,1 × 10−31 × 9,81 = 8,9 × 10−30 𝑁𝑁, 3. Les réponses précédentes donnent :
𝑚𝑚
qui est donc de l’ordre de 10-29 N. 𝑇𝑇 = 𝑓𝑓 + (𝑣𝑣C 2 + 2𝑔𝑔ℎ)
2𝐿𝐿
75 50 2
= 150 + × �� � + 2 × 9,81 × 2,0� = 9,3 × 102 N
2×150 3,6

89 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 3 ● L’énergie : conversions et transferts

4. À partir de C, le skieur ne subit plus que son poids, donc Remarque


le travail vaut mgh entre C et le point D où le skieur Si la route n’est pas sèche, la distance d’arrêt est encore
retombe dans l’eau. Avec vD sa vitesse en D, le théorème plus grande.
de l’énergie cinétique donne :
1 1
𝑚𝑚𝑣𝑣D 2 − 𝑚𝑚𝑣𝑣C 2 = 𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ, d’où 𝑣𝑣D = �𝑣𝑣C 2 + 2𝑔𝑔ℎ 61 La vitesse atteinte lors du lancer vaut
2 2
v = 105,1 miles·h−1 = 46,98 m·s−1.
50 2
= �� � + 2 × 9,81 × 2,0 =15 m·s−1 = 55 km·h−1 Lorsque le lanceur tient la balle dans sa main, le poids de
3,6
cette dernière et la réaction de sa main se compensent.
Remarque
La balle subit la poussée 𝐹𝐹⃗ dont on cherche la norme,
La norme de la vitesse en D est la même qu’en B.
dans la direction et le sens du mouvement. Son travail
vaut Fd, où d est la distance sur laquelle on accompagne
60 Questions préliminaires la balle. Il est égal à la valeur finale de l’énergie cinétique
a. On convertit les vitesses en mètres par seconde. 1 𝑚𝑚𝑣𝑣 2
Vitesse Vitesse Distance
de la balle : mv2. On en déduit que 𝐹𝐹 = . On prendra
2 2𝑑𝑑
2
(en km·h−1) (en m·s−1) parcourue en 1 s m = 145 g et d = 3 m. On trouve F = 5 × 10 N.
50 14 14 Remarque
80 22 22 Cette valeur est plausible, puisqu’elle est le poids
90 25 25 d’un objet d’environ 5 kg.
130 36 36
Les valeurs des distances parcourues pendant le temps
62 Le travail du poids lors d’une chute du 4e étage, c’est-
de réaction sont confirmées.
à-dire d’une hauteur h d’une dizaine de mètres, pour une
b.
personne de masse m vaut 𝑊𝑊ℎ �𝑃𝑃�⃗� = 𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ.
L’énergie cinétique acquise lors de son arrivée au sol vaut
alors, d’après le théorème de l’énergie cinétique,
Ec = mgh.
2𝐸𝐸c 2𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ
Sa vitesse vaut alors 𝑣𝑣 = � =� = �2𝑔𝑔ℎ
𝑚𝑚 𝑚𝑚

≃ �2 × 9,81 × 10 = 14 m · s −1 = 50 km · h−1
Lors du choc, l’énergie cinétique acquise par le passager
dans le référentiel du sol doit être dissipée brutalement.
Cette énergie cinétique est la même que si la personne
était tombée du quatrième étage.

63 À priori, l’antiproton subit son poids et la force


Problème électrique. Nous allons pourtant supposer qu’on peut
La voiture subit son poids 𝑃𝑃�⃗, vertical, vers le bas, la négliger le poids de l’antiproton par rapport à la force
électrique qu’il subit, ce que l’on vérifiera en fin
réaction 𝑅𝑅�⃗ de la route, verticale vers le haut, et la force
d’exercice.
de frottement 𝑓𝑓⃗, horizontale, opposée au mouvement. La force électrique sera orientée de sorte qu’elle soit
P et R étant perpendiculaires au mouvement, elles ne le plus résistante possible, c’est-à-dire dans la direction
travaillent pas. de la trajectoire des antiprotons, et dans le sens opposé
Le travail de f avant arrêt vaut 𝑊𝑊𝑑𝑑f = −𝑓𝑓𝑑𝑑f . à leur mouvement. Son travail sur la distance d (qui doit
Entre le début du freinage et l’arrêt de la voiture, être de l’ordre de la dizaine de mètres) vaut alors
le théorème de l’énergie cinétique donne : ���⃗é � = −𝑑𝑑𝐹𝐹é = −𝑑𝑑e𝐸𝐸, où E est la norme du champ
𝑊𝑊𝑑𝑑 �𝐹𝐹
1 𝑚𝑚
− 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 = 𝑊𝑊𝑑𝑑f = −𝑓𝑓𝑑𝑑f D’où 𝑑𝑑f = 𝑣𝑣 2 électrique.
2 2𝑓𝑓
On trace 𝑑𝑑f en fonction de 𝑣𝑣 2 et on obtient une droite On note 𝑣𝑣i la vitesse initiale de l’antiproton et 𝐸𝐸cf son
passant par l’origine, dont le coefficient directeur vaut énergie cinétique après freinage. Le théorème de
1
a = 0,072 USI. l’énergie cinétique s’écrit alors 𝐸𝐸cf − 𝑚𝑚p 𝑣𝑣i 2 = −𝑑𝑑e𝐸𝐸.
𝑚𝑚 2
Par identification, a = , 1 1
2𝑓𝑓 On en tire 𝐸𝐸 = � 𝑚𝑚p 𝑣𝑣i 2 − 𝐸𝐸cf �.
𝑓𝑓 1 1 𝑑𝑑e 2
et donc = = Avec d = 10 m et Ecf de l’ordre de 105 eV, c’est-à-dire
𝑚𝑚 2𝑎𝑎 2×0,072
= 6,9 N. kg −1 de l’ordre de 10−14 J, on obtient un champ électrique
Le coefficient de frottement entre les pneus et la route de l’ordre de 107 V·m−1.
vaut donc : Vérification de l’hypothèse : Fé est de l’ordre de 10−12 N,
𝑓𝑓 𝑓𝑓 1 𝑓𝑓 0,69 tandis que la norme du poids est de l’ordre de 10−26 N.
μ= = = × = = 0,7
𝑃𝑃 𝑚𝑚𝑚𝑚 𝑔𝑔 𝑚𝑚 9,81 Ce dernier est donc bien négligeable par rapport à la force
D’après le document 3, la route est donc sèche. électrique.

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Thème 3 ● L’énergie : conversions et transferts

14. Énergie mécanique


Activités p. 308 à 310 L’énergie potentielle de pesanteur est minimale quand le
pendule est en bas et maximale quand le pendule est en
① Conservation ou non de l’énergie mécanique haut. L’énergie cinétique est maximale lorsque le pendule
1. et 2. est en bas et minimale lorsque le pendule est en haut.
Position 3 5 7 10 Il y a conversion de l’énergie cinétique en énergie
y (en m) 2,9 3,7 3,6 1,8 potentielle de pesanteur et inversement.
v (en m·s−1) 5,4 3,9 3,9 4,9 c. Reprendre les étapes précédentes pour une autre vidéo
Ec (en J) 9,5 4,9 4,9 7,8 en prenant garde à l’échelle donnée. On obtient les
Epp (en J) 19 24 23 11 résultats suivants.
Em (en J) 28 28 28 19
• Chute d’une bille dans l’huile : l’énergie mécanique
Remarques diminue, l’énergie potentielle de pesanteur diminue,
– Question 1. b. : pour calculer la vitesse, on mesure l’énergie cinétique est environ constante, du moins au
x4 − x2 = 1,6 m ; x6 − x4 = 1,2 m ; x8 – x6 = 1,2 m ; bout d’un certain temps.
x11 – x9 = 1,5 m. • Chute parabolique ou verticale : l’énergie mécanique
– Questions 1 et 2 : la mesure des distances avec une est constante, l’énergie potentielle de pesanteur diminue,
règle n’est précise qu’à 0,1 cm près. Toutes les mesures l’énergie cinétique augmente.
et calculs effectués ont deux chiffres significatifs. • Rebonds : mêmes résultats qu’avec la chute libre, mais
3. Avant de toucher le panier, le ballon est uniquement l’énergie mécanique diminue à chaque rebond.
soumis à son poids, on peut négliger les forces de
Bilan
frottement. L’énergie mécanique reste constante.
Lorsque le système n’est soumis qu’à des forces
4. L’énergie mécanique diminue considérablement entre
conservatives, l’énergie mécanique est conservée. C’est le
les points 7 et 9.
cas du pendule, de la chute verticale d’une balle dans l’air
5. Au niveau du point 11, l’énergie mécanique sera égale
ou du vol parabolique, où le système n’est soumis qu’à
à 19 joules environ, comme au point 10. Le ballon ne subit
son poids. S’il subit en plus des forces non conservatives,
pas de nouvelles actions entre les points 10 et 11 et le
l’énergie mécanique est modifiée. Elle diminue dans le cas
ballon n’est soumis qu’à son poids.
de la chute de la goutte d’eau dans l’huile car le système
Bilan est soumis aux frottements : l’énergie mécanique est
Le poids ne modifie pas l’énergie mécanique du ballon, dissipée sous forme de chaleur. Elle diminue dans le cas
donc en l’absence de toute autre force, l’énergie du rebond car la balle subit l’action du sol, l’énergie
mécanique reste constante. En revanche, la force exercée mécanique est dissipée sous forme de chaleur.
par le filet sur le ballon modifie l’énergie mécanique du Enfin, dans le cas du monte-charge, l’énergie mécanique
ballon qui diminue. Une partie de l’énergie mécanique augmente sous l’action motrice de la force de poussée.
du ballon est dissipée sous forme de chaleur à cause des
frottements avec le filet.
③ Bilan énergétique
1. Mouvement sans frottements
② Énergie mécanique d’un pendule a. Voici la fin du programme complété :
a. Installer le montage comme indiqué dans le doc. 2. if mu==0:
print("Hypothèse de conservation de
Suivre ensuite le protocole du doc. 1. l'énergie mécanique")
Précautions pour le pointage : calibrer en fonction de ### Calcul de EmB
l’échelle donnée. La position de l’origine importe peu. EmB=EmA
else:
Pointer le centre de la boule. print("Hypothèse : loi de frottement de
– Le pointage donne les positions x et y du pendule à Coulomb")
chaque instant. ### Calcul de la norme des frottements
– Dans un tableur, rentrer les valeurs de x et y. ### Calcul du travail des frottements
– Ajouter des variables dans le tableur et calculer vx et vy
pour chaque point à l’aide du doc. 3. Calculer alors v, puis ### Calcul de EmB
1
Ec = mv² et Epp = mgy et enfin Em = Ec + Epp. ### Calcul des énergies et de la vitesse en B
2
EppB=m*g*yB
– Tracer les énergies en fonction du temps. Les aspects EcB=EmB-EppB
des courbes sont variables, globalement l’énergie vB=(2*EcB/m)**0.5
mécanique doit être à peu près constante. Voir le résultat page suivante (fin du corrigé des activités).
b. Sur quelques périodes, l’énergie mécanique est b. et c. À partir d’une situation 1 de départ, on change la
constante (mais diminue globalement sur plusieurs valeur de yA (situation 2), la valeur de L (situation 3), la
périodes à cause des frottements). valeur de vA (situation 4) ou la valeur de m (situation 5).

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Chapitre 14 ● Énergie mécanique

On obtient les résultats suivants (avec deux chiffres print("Hypothèse de la loi de frottement
de Coulomb")
significatifs). ### Calcul et affichage de la norme des
Situation 1 2 3 4 5 frottements
m (en kg) 1,0 1,0 1,0 1,0 10 f=mu*m*g*cos(alpha)
print("- Norme de la force de frottements
L (en m) 20 20 40 20 20
:",round(f,1),"N")
yA (en m) 10 20 10 10 10 ### Calcul et affichage du travail des
vA (en m·s−1) 0 0 0 20 0 frottements
vB (en m·s−1) 14 20 14 24 14 Wf=-f*L
print("- Travail de la force de
Plus yA est grand, plus la vitesse en B est élevée. frottements :",round(Wf,1),"J")
vB ne dépend que de la vitesse initiale vA et du dénivelé ### Calcul de EmB
EmB=EmA+Wf
yA − yB, donc de l’altitude yA pour yB fixé à 0. En particulier,
elle ne dépend pas de la masse et, pour un dénivelé On teste le programme pour différentes valeurs de
donné, pas de la longueur de la piste. µ (pour yA = 10 m ; vA = 0 m·s−1) :
2. Pris en compte des frottements avec une vitesse µ 0 0,2 0,4 0,6
initiale nulle Pas
Voici les modifications à effectuer : vB (en m·s−1) 14 11 8
de glissement
########################################## On peut également faire varier les autres paramètres (yA,
######## Question 2 - à compléter ########
### test du glissement et interruption ### L, m).
##########################################
if tan(alpha)<=mu: Bilan
sys.exit("L'inclinaison est trop faible • Sans frottements, l’énergie mécanique se conserve,
pour qu'il y ait glissement")
donc l’énergie potentielle de pesanteur est convertie
en énergie cinétique.
##########################################
##### À compléter : question 1a puis
Avec frottements, l’énergie mécanique ne se conserve
question 2 ############################### pas, l’énergie potentielle de pesanteur est convertie en
### Utilisation du théorème de l'énergie énergie cinétique, mais également en énergie thermique.
mécanique #################################
###########################################
• En cas de frottement, plus le coefficient de frottement
if mu==0: est élevé, plus la vitesse acquise à la fin est faible.
print("Hypothèse de conservation de En effet, l’énergie mécanique se dissipe sous forme
l'énergie mécanique")
### Calcul de EmB
de chaleur.
EmB=EmA Plus le coefficient de frottement est élevé, plus
else: la dissipation est grande.

Résultat obtenu avec le programme complété (activité 3, 1. a.)

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Thème 3 ● L’énergie : conversions et transferts

Exercices p. 316 à 325 34 La courbe a représente une grandeur égale à la somme


25 a. L’augmentation de l’énergie potentielle de des deux autres, donc c'est l'énergie mécanique.
Δ𝐸𝐸pp La courbe b décroît sans atteindre une valeur limite, donc
pesanteur du camion est ΔEpp = mgh donc h = .
𝑚𝑚𝑚𝑚 c'est l'énergie potentielle de pesanteur de l'objet qui
On mesure ΔEpp = 3,8 MJ d’où h = 12 m. chute vers le bas. La courbe c croît et tend vers une valeur
b. L’énergie cinétique est constante, donc la vitesse aussi. limite : c'est l'énergie cinétique de l'objet.
1
On mesure Ec = 3,0 MJ donc Ec = mv² donc v =�
2𝐸𝐸c
. Du fait des frottements subis, l'énergie mécanique de
2 𝑚𝑚 l'objet décroît, il y a dissipation d’énergie mécanique.
Elle vaut v = 13 m·s−1 = 49 km·h−1.
c. Les frottements du sol sur les roues permettent 35 On étudie le chat dans le référentiel terrestre supposé
au camion de monter. Le travail de cette force vaut galiléen. Il subit uniquement son poids par hypothèse,
𝑊𝑊(𝑓𝑓⃗) = ΔEm = 6,8 – 3,0 = 3,8 MJ. donc son énergie mécanique est constante au cours de
son mouvement. À l'instant initial de sa chute, elle vaut
29 a. WAB(𝑓𝑓⃗) = −fAB = −2,0 × 15 = −30 J Emi = mgh puisque sa vitesse initiale est nulle (on a choisi
WAC(𝑓𝑓⃗) = −fAC = −2,0 × 8,2 = −16 J le sol comme niveau de référence). Juste avant l'arrivée
au sol, sa vitesse est vsol et son altitude est nulle, donc
WCB(𝑓𝑓⃗) = −fCB = −2,0 × 8,6 = −17 J 1
son énergie mécanique est 𝐸𝐸mf = 𝑚𝑚𝑣𝑣sol 2 .
WACB(𝑓𝑓⃗) = WAC(𝑓𝑓⃗) + WCB(𝑓𝑓⃗) = −16 – 17 = −34 J 2
b. Le travail de la force de frottement dépend du trajet Par conservation de l’énergie mécanique Emi = Emf donc
1
suivi, la force de frottement est donc une force non mgh = 𝑚𝑚𝑣𝑣sol 2 d’où 𝑣𝑣sol = �2𝑔𝑔ℎ = 13 m·s−1 = 46 km·h−1.
2
conservative.
37 a. Le palet est soumis à son poids, à la force de
30 1. a. Sur le pont, l’altitude de l’homme par rapport à frottement avec l’air et la glace, à la réaction normale
sa position de référence est ypont = 105 m. Son énergie du support, ici la glace.
potentielle de pesanteur est alors : b. La force de frottement est la seule force non
Eppi = mgypont = 70 × 9,81 × 105 = 7,2 × 104 J conservative qui travaille.
b. Au point le plus bas l’altitude est ybas = 20 m, donc c. Soit A le point de départ du palet et B son point
l’énergie potentielle de pesanteur : d’arrivée. Le travail de cette force, notée 𝑓𝑓⃗, le long
Eppf = mgybas du trajet AB vaut 𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗� = Δ𝐸𝐸m = 𝐸𝐸mB − 𝐸𝐸mA
= 70 × 9,81 × 20 = 1,4 × 104 J 1 1
2. La variation d’énergie potentielle de pesanteur est = � 𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦B � − � 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦A �
2 2
donc : ΔEpp = Eppf − Eppi Ici yB = yA= 0 car la glace est horizontale et son altitude
= 1,4 × 104 − 7,2 × 104 est prise comme référence pour l’énergie potentielle de
= −5,8 × 104 J. pesanteur. vB = 0m·s−1 car le palet est à l’arrêt et vA = v0.
1 1
Donc 𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗� = − 𝑚𝑚𝑣𝑣0 2 = − × 0,160 × 152 = −18 J.
2 2
32 a. Le système est le sac de ciment. La variation de 𝑊𝑊 �𝑓𝑓 � 18 ⃗
l'énergie potentielle de pesanteur du sac de ciment est d. 𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗� = −𝑓𝑓AB donc 𝑓𝑓 = − AB = = 0,36 N.
AB 50
m2gh = 50 × 9,81 × 9,3 = 4,6 kJ.
b. c. et d. Le système est le maçon. La variation d’énergie 38
potentielle du maçon est : hi (en m) 0,5 3,0 1,5 2,5 3,0
b. m1gh = 85 × 9,81 × 9,3 = 7,8 kJ lors de la montée. hf (en m) 2,5 1,0 2,5 1,5 1,0
c. −m1gh = 85 × 9,81 × 9,3 = −7,8 kJ lors de la descente. ΔEpp (en J) 19,6 −19,6 9,8 −9,8 −19,6
d. nulle lors de son aller-retour puisqu'il revient à la
même altitude. 40 a. L'altitude du système de masse mi s'accroît de h1,
donc sa variation d'énergie potentielle de pesanteur est
33 a. Comme le point de lancer est pris comme référence, ΔEpp1 = migh1 = 3,34 × 106 J.
son énergie potentielle de pesanteur initiale est nulle. Son b. La masse de la montgolfière est à présent mi − m. Son
1
énergie mécanique initiale est donc 𝐸𝐸m0 = 𝑚𝑚𝑣𝑣0 2 = 24 J. altitude s'accroît de h2 − h1, donc sa variation d'énergie
2
b. À son point le plus haut, son énergie cinétique est nulle. potentielle de pesanteur est ΔEpp2 = (mi − m) g (h2 − h1)
Son énergie mécanique au sommet est donc EmS = mgh = 3,18 × 105 J.
= 2,4 J. c. La masse de la montgolfière est toujours mi − m. Son
c. L'énergie mécanique n'est pas conservée à cause des altitude varie de − h2. Sa variation d'énergie potentielle de
frottements de l'air sur le volant. pesanteur est donc ΔEpp3 = (mi − m) g (−h2) = −3,32 × 106 J.
d. Le travail de la force de frottement 𝐹𝐹⃗ (seule force non
conservative) vaut : 41 Le travail de la force de rappel ne dépend que des
𝑊𝑊AB �𝐹𝐹⃗ � = Δ𝐸𝐸m = 𝐸𝐸ms − 𝐸𝐸m0 = −22 J positions initiale et finale, il s’agit donc d’une force
conservative.

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Chapitre 14 ● Énergie mécanique

42 a. Le travail de la force 𝐹𝐹⃗ entre A et B vaut : 46 a. En choisissant le niveau du sol comme altitude de
𝑊𝑊AB �𝐹𝐹⃗ � = 𝐹𝐹⃗ · �����⃗
AB = q𝐸𝐸�⃗ · �����⃗
AB = qEAB × cos(𝐸𝐸�⃗ , �����⃗
AB) référence, l'énergie mécanique initiale de la boule est
1
= qE·AB·
𝑑𝑑
= qEd = 4,5 × 10−19 × 6,0 × 104 × 0,07 𝐸𝐸m0 = 𝑚𝑚𝑣𝑣0 2 + mgh0 = 495 J
2
AB
= 1,89 × 10 J −15 b. Cette énergie est conservée au cours du mouvement à
condition que les frottements de l'air soient suffisamment
b. 𝐹𝐹⃗ est une force constante donc elle est conservative.
petits pour que leur action ne se fasse pas sentir.
Remarque c. À l'arrivée au sol, d'altitude nulle, l'énergie cinétique
L’expression du travail ne fait pas intervenir AB. Le travail de la boule est égale à Em0.
ne dépend donc pas du chemin suivi, ce qui prouve que Sa vitesse est alors :
cette force est conservative. 1 2𝐸𝐸m0
vf, telle que 𝑚𝑚𝑣𝑣f 2 = Em0, d'où 𝑣𝑣f = � = 15,7 m·s−1.
2 𝑚𝑚
43 1. La courbe a représente l'énergie mécanique du
volant car elle traduit la somme des grandeurs 47 a. On suppose que l’énergie mécanique est conservée
représentées par les courbes b et c. donc ΔEm = 0 soit Emi = Emf.
La courbe c représente l'énergie potentielle de pesanteur 1 1
On peut donc écrire 𝑚𝑚𝑣𝑣i 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦i = 𝑚𝑚𝑣𝑣f 2 , comme
du volant, car elle croît légèrement avant de 2 2
l’altitude au point d’arrivée est nulle.
redescendre : cela correspond aux phases de montée et
descente du volant. Ainsi, 𝑣𝑣f = �𝑣𝑣i 2 + 2𝑔𝑔𝑦𝑦i = 30,7 m·s−1.
La courbe c représente l'énergie cinétique du volant car b. La balle touche le sol à un temps t = 0,7 s environ.
elle diminue nettement juste après le service À cette date-là, les composantes de la vitesse valent
(ralentissement du volant qui monte) avant d'augmenter vx = 22,6 m·s−1 et vy = −6,3 m·s−1 donc la norme de la
à nouveau lorsque le volant accélère en redescendant. vitesse vaut 𝑣𝑣 = �𝑣𝑣𝑥𝑥 2 + 𝑣𝑣𝑦𝑦 2 = 23,5 m·s−1.
2. L'énergie cinétique initiale du volant est Ec0 = 10 J, donc On ne retrouve pas les résultats de la question a.
sa vitesse initiale est : Ceci vient du fait que nous avons supposé l’énergie
2𝐸𝐸c0 mécanique conservée. En réalité, la balle subit des
v0 = � = 63 m·s−1 = 2,3 × 102 km·h−1 frottements avec l’air, et l’énergie mécanique diminue.
𝑚𝑚
3. a. L'énergie potentielle de pesanteur du volant est
maximale à t = 0,9 s environ : c'est à cette date que le 48 a. L'énergie mécanique de la gymnaste est
volant est au sommet de sa trajectoire. constante si elle n'est soumise qu'à son poids au cours
b. À cette date-là, l'énergie potentielle de pesanteur du de son saut (et en particulier si on ne tient pas compte
volant est environ égale à EppS = 0,3 J, donc son altitude des frottements de l'air).
au-dessus du sol est hS =
𝐸𝐸ppS
= 6 m. b. On étudie la gymnaste dans le référentiel terrestre
𝑚𝑚𝑚𝑚
supposé galiléen.
L'énergie cinétique du volant au sommet de sa trajectoire
D'après l'énoncé, on considère qu'elle ne subit que son
est EcS = 0,1 J.
poids. Son énergie mécanique est donc constante au
2𝐸𝐸cS
Sa vitesse est alors vS =� cours de son saut.
𝑚𝑚
Soit A la position de ses pieds lorsqu'elle quitte le
= 6 m·s−1 = 2 × 101 km­h−1 trampoline. Soit B la position de ses pieds lorsqu'elle est
4. L'énergie mécanique du volant diminue du fait des au sommet de sa trajectoire.
frottements de l'air. Le niveau du sol est choisi comme référence pour la
5. Il y a dissipation de l’énergie mécanique sous forme définition des énergies potentielles de pesanteur.
de chaleur (énergie thermique). Comme son énergie mécanique est supposée constante
entre A et B, on peut écrire Em(A) = Em(B) soit
44 1. L’expression de l’énergie mécanique est : 1 1
1 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 + mgyA = 𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 + mgyB. En B, elle cesse de
2 2
𝐸𝐸m = 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚𝑚 monter pour redescendre, donc sa vitesse est nulle.
2
a. Avant le départ, l'énergie mécanique de l'homme est Donc la variation d’altitude entre les points A et B vaut
nulle si l'on prend comme référence des altitudes le 𝑣𝑣A 2 𝑣𝑣i 2
hmax = yB − yA = = = 5,41 m.
2𝑔𝑔 2𝑔𝑔
niveau du sol. Il n’y a pas de vitesse initiale :
Ses pieds sont alors à l’altitude yB = yA + hmax = 0,53 + 5,41
𝐸𝐸m = 0 J.
ℎ = 5,94 m du sol.
b. À l'altitude et à la vitesse vmax, elle vaut : Sa tête est 1,53 m plus haut, donc à 7,47 m.
2
1 ℎ
𝐸𝐸m = 𝑚𝑚𝑣𝑣max 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚 = 2,5 × 105 J C'est inférieur aux 8,0 m sous plafond, donc elle ne risque
2 2
c. En haut, à vitesse nulle, elle vaut 𝐸𝐸m = 𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ rien.
= 4,6 × 105 J
2. L'énergie mécanique de l'homme n'est pas conservée, 50 Soit A la position de la balle lorsqu’elle est lancée et B
car une force permet de l'accroître (la réaction du sol de sa position lorsqu’elle touche la table.
l'ascenseur).

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Thème 3 ● L’énergie : conversions et transferts

La force de frottement est la seule force non conservative 𝑦𝑦10 − 𝑦𝑦12 4,2 × 10−2
Point B : 𝑣𝑣B = 𝑣𝑣11 = = = 2,1 m·s−1
donc son travail s’exprime : 1
2τ 2×1
donc EcB = 𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 = 2,9 × 10−8 J.
𝑊𝑊AB �𝐹𝐹⃗ � = Δ𝐸𝐸m 2
= 𝐸𝐸mB − 𝐸𝐸mA Δ𝐸𝐸m = 𝐸𝐸mB − 𝐸𝐸mA = 0,29 – 0,23 = 0,06 J
1 1 b. On mesure y2 − y11 = 19,0 cm donc ΔEpp= mg(yB − yA)
= � 𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦B � − � 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦A � = mg(y11 − y2) = −0,13 × 10−3 × 9,81 × 19,0 × 10−2
2 2
1 1
= 𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 − 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 − 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦A car l’altitude en B = −2,4 × 10−4 J
2 2
est nulle. La variation d’énergie mécanique est donc
ΔEm = ΔEpp + ΔEc = ΔEpp + 𝐸𝐸cB − 𝐸𝐸cA
2𝑊𝑊AB �𝐹𝐹⃗ �
Donc 𝑣𝑣B = � + 𝑣𝑣A 2 + 2𝑔𝑔𝑦𝑦A = 13,0 m·s−1. = −2,4 × 10−4 + 2,9 × 10−8 − 2,6 × 10−8 = −2,4 × 10−4 J
𝑚𝑚
51 a. Soient A la position de la voiture lorsqu’elle démarre c. La force de frottement est la seule force non
et B sa position d’arrivée. La force de frottement exercée conservative qui travaille donc son travail est égal à la
par le sol sur les roues, notée 𝐹𝐹⃗ , est la seule force non variation d’énergie mécanique : ΔEm = 𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗� = −fL.
conservative donc on peut écrire
𝑊𝑊AB �𝐹𝐹⃗ � = Δ𝐸𝐸m Donc la norme de la force de frottement vaut
Δ𝐸𝐸m 2,4 × 10−4
1 𝑓𝑓 = − = = 1,3 × 10−3 N.
= 𝐸𝐸mB − 𝐸𝐸mA = � 𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦B � 𝐿𝐿 19,0 × 10−2
2
1
− � 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦A �. 54 1. a. Comme la vitesse initiale du pendule est nulle,
2
La route est horizontale et son altitude est prise comme son énergie cinétique initiale est nulle, donc la courbe
référence donc yA = yB = 0. rouge représente l'énergie cinétique du système. La
Le travail de la force de frottement du sol sur les roues courbe verte est la somme des deux autres, donc
1 1
est donc 𝑊𝑊AB �𝐹𝐹⃗ � = 𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 − 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 = 3,2 × 105 J. représente l'énergie mécanique du système. La courbe
2 2
bleue est donc l'énergie potentielle de pesanteur du
b. Le travail est positif donc la force est motrice.
système, qui diminue juste après l'instant initial puisque
c. Il y a désormais deux forces non conservatives : la force
le système descend.
de frottement due à l’air 𝑓𝑓⃗ et celle due au sol 𝐹𝐹⃗ . b. C'est aux passages à la verticale que l'énergie cinétique
La variation d’énergie mécanique vaut alors : du pendule est maximale, parce que c'est là qu'il va le plus
Δ𝐸𝐸m = WAB(𝐹𝐹⃗ ) + WAB(𝑓𝑓⃗) = WAB(𝐹𝐹⃗ ) − f × AB vite. L'énergie potentielle de pesanteur est bien nulle
= 3,2 × 105 − 2 530 × 40 = 2,2 × 105 J lorsque l'énergie cinétique est maximale.
La variation d’énergie mécanique peut aussi s’écrire c. L'énergie potentielle de pesanteur initiale est
1 1
Δ𝐸𝐸m = 𝐸𝐸mB − 𝐸𝐸mA = 𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 − 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2. Epp0 = 2,0 kJ au-dessus de la valeur nulle, qui est, elle du
2 2
2Δ𝐸𝐸m
niveau de référence (pendule à la verticale). L'altitude
Donc 𝑣𝑣B = �𝑣𝑣A 2 + = 28,7 m·s−1 = 103 km·h−1. initiale du système est donc y0 =
𝐸𝐸pp0
= 3,3 m.
𝑚𝑚
𝑚𝑚𝑚𝑚
d. Δ𝐸𝐸m > 0 donc il y a gain d’énergie mécanique. d. L'énergie cinétique maximale acquise par le système
est Ecmax = 1,95 kJ. La vitesse maximale correspondante
52 Soient A le point de départ du TGV et B son point 2𝐸𝐸max
d’arrivée. Le point B correspond à l’arrêt du TGV donc est donc vmax =� = 7,9 m·s−1.
𝑚𝑚
vB = 0 m·s−1. 2. L'énergie mécanique décroît un peu du fait des
Les altitudes en A et B sont choisies comme référence frottements de l'air, elle n’est donc pas conservée.
et fixées à 0. 3. Les passages à la verticale (énergie potentielle de
La variation d’énergie mécanique s’écrit : pesanteur nulle) se font aux dates 1,1 s, 3,3 s et 5,4 s.
Δ𝐸𝐸m = 𝐸𝐸mB − 𝐸𝐸mA Une oscillation dure 4,3 s vu qu'il faut cette durée pour
1 1 1
= � 𝑚𝑚𝑣𝑣B 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦B � − � 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦A � = − 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 que l'énergie potentielle de pesanteur revienne à une
2 2 2
Les frottements 𝑓𝑓⃗ sont la seule force non conservative valeur maximale deux fois (aller-retour).
donc leur travail est égal à la variation d’énergie
mécanique. 55 1. L'énergie potentielle de pesanteur de la balle décroît
1 initialement, avant de croître à nouveau à partir de
On a donc WAB(𝑓𝑓⃗) = −f × AB = Δ𝐸𝐸m = − 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 .
2 t1 = 0,75 s. C'est donc à cette date que la balle touche le
𝑚𝑚𝑣𝑣A 2
La norme des frottements vaut alors : f = sol. Comme à cette date l'énergie potentielle de
2AB
= 4,4 × 105 N. pesanteur de la balle est nulle, on en déduit que le sol est
choisi comme niveau de référence.
53 a. En utilisant l’échelle donnée, on mesure 2. L'énergie potentielle de pesanteur initiale est
y1 − y3 = 4,0 cm et y10 − y12 = 4,2 cm. Epp0 = 1,42 J, d'expression Epp0 = mgh0.
𝐸𝐸pp0
𝑦𝑦1 − 𝑦𝑦3 4,0 × 10−2 Cela donne h0 = = 2,54 m.
Point A : 𝑣𝑣A = 𝑣𝑣2 = = = 2,0 × 10−2 m·s−1 𝑚𝑚𝑚𝑚
2τ 2×1
1 3. Dans cette situation, la balle tombe bien de la hauteur
donc EcA = 𝑚𝑚𝑣𝑣A 2 = 2,6 × 10−8 J.
2 h0 = 2,54 m.

95 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 14 ● Énergie mécanique

Soit Epp1 l'énergie potentielle de pesanteur maximale 56 1. a. CI = CG cos(θ) = Lcos(θ)


atteinte par la balle après son premier rebond. Elle b. L'altitude yG = OI, or OI = OC − CI, avec OC = L et
remonte à une hauteur h1 telle que Epp1 = mgh1 = 0,78 J, CI = CGcos(θ) = Lcos(θ).
𝐸𝐸pp1
ce qui donne h1 = = 1,4 m. Cela donne yG = L − Lcos(θ) = L(1 − cos(θ)).
𝑚𝑚𝑚𝑚
c. Les forces qui s'exercent sur Marion sont son poids, la
tension de la corde (perpendiculaire au mouvement) et
Cette hauteur étant comprise entre les deux valeurs
l'action de l'air. Si on considère l'énergie mécanique
préconisées, on peut en conclure que la balle est
comme constante, c'est que l'on néglige l'action de l'air.
conforme aux spécifications, donc homologable.
d. L'énergie mécanique initiale du système est
4. a. L'énergie mécanique avant le premier rebond étant 1
constante puisqu'on néglige toute action de l'air, celle-ci 𝐸𝐸m = 𝑚𝑚𝑣𝑣0 2 . Son énergie mécanique pour une position
2
1 1
est égale à l'énergie potentielle de pesanteur initiale de la quelconque est 𝐸𝐸m = 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 + mgyG, soit 𝐸𝐸m = 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 +
2 2
balle Em0 = Epp0 = 1,42 J. mgL(1 − cos(θ)).
b. À la date t1 = 1,25 s, l'énergie potentielle de pesanteur L'énergie mécanique étant constante, on en déduit
de la balle est maximale : c'est le point le plus haut entre 1 1
𝑚𝑚𝑣𝑣0 2 = 𝑚𝑚𝑣𝑣 2 + mgL(1 − cos(θ)), qui peut s'écrire
les deux rebonds. La balle cesse de monter pour 2 2
redescendre, son énergie cinétique est alors nulle. 𝑣𝑣0 2 = v2 + 2gL(1 − cos(θ)).
L'énergie mécanique après le premier rebond est donc 2. Au point de montée maximale, v = 0, donc la relation
égale à l'énergie potentielle de pesanteur en t1, donc précédente s'écrit 𝑣𝑣0 2 = 2gL(1 − cos(θmax)).
Em1 = 0,78 J. 3. On a donc v0 = �2𝑔𝑔𝑔𝑔(1 − cos(θmax ))
c. La réaction normale du sol travaille lors du rebond de la a. Pour θmax = 60°, on calcule v0 = 4,4 m·s−1.
balle. b. Pour monter à la hauteur du point d'attache, il faut
Em1 − Em0 = 0,78 −1,42 = −0,64 J, donc le travail de la force θmax = 90°, donc v0 =�2𝑔𝑔𝑔𝑔 = 6,3 m·s−1.
normale vaut –0,64 J. 𝑣𝑣0 2
4. On a aussi cos θmax = 1 − , ce qui permet d'obtenir ici
d. La proportion d'énergie mécanique subsistant après le 2𝑔𝑔𝑔𝑔
𝐸𝐸
premier rebond est m1 = 0,55. Le reste, soit 45 %, est θmax = 21°.
𝐸𝐸m0
perdu en énergie thermique au moment du choc. 57 1. a. L'énergie cinétique du caddie vide en A est
e. On mesure les énergies mécaniques entre rebonds 1
Ec(A) = 𝑚𝑚0 𝑣𝑣0 2 = 1,68 × 102 J.
comme les énergies potentielles de pesanteur maximales 2
entre rebonds. On a Em2 = 0,42 J, Em3 = 0,23 J, Em4 = 0,14 J. b. La différence d'altitude entre A et B est h = ABsinα
𝐸𝐸 = 0,70 m. La variation de l'énergie potentielle de
On calcule les proportions restantes : m2 = 0,54 ;
𝐸𝐸m1 pesanteur du caddie entre A et B est donc Epp(B) − Epp(A)
𝐸𝐸m3 𝐸𝐸m4
= 0,55 ; = 0,61. La proportion d'énergie conservée = m0gh = m0gABsinα = 1,16 × 102 m.
𝐸𝐸m2 𝐸𝐸m3
est approximativement la même à chaque rebond, donc c. L’énergie cinétique en B est nulle puisque le chariot est
c'est aussi le cas pour la proportion d'énergie mécanique immobile en B. La variation d’énergie mécanique
dissipée. s’exprime ΔEm = ΔEc + ΔEpp = EcB − EcA + EppB − EppA
5. Entre deux rebonds, l'énergie mécanique est constante, = 0 − 1,68 × 102 + 1,16 × 102 = −52 J
égale à l'énergie potentielle de pesanteur maximale. Le travail est négatif donc il s’agit d’une force résistante.
L'énergie cinétique s'en déduit par soustraction. Ce sont les frottements.
d. Le travail de la force de frottement 𝑓𝑓⃗, seule force non
conservative, est égal à la variation d’énergie mécanique :
ΔEm = 𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗� = −fAB, donc la norme de la force de
Δ𝐸𝐸m
frottement vaut : 𝑓𝑓 = − = 6,5 N.
AB
2. La masse totale du chariot contenant le pack d’eau est
maintenant m0 + m = 26 kg.
L’énergie cinétique en B est nulle puisque le chariot est
1
immobile. En A, l’énergie cinétique vaut (𝑚𝑚0 + 𝑚𝑚)𝑣𝑣f 2 .
2
La variation d’énergie potentielle s’exprime
ΔEpp = Epp(A) − Epp(B) = −(m + m0)gh = −(m + m0)gABsin(α).
La variation d’énergie mécanique entre les points B et A
est alors ΔEm = ΔEc + ΔEpp= EcB − EcA + ΔEpp
1
= (𝑚𝑚0 + 𝑚𝑚)𝑣𝑣f 2 − (𝑚𝑚0 + 𝑚𝑚)𝑔𝑔ABsin(α).
2
La force de frottement est la seule force qui travaille donc
ΔEm = 𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗� = −f × AB.
On peut donc écrire :
1
−f × AB = (𝑚𝑚0 + 𝑚𝑚)𝑣𝑣f 2 − (𝑚𝑚0 + 𝑚𝑚)𝑔𝑔ABsin(α)
2

96 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 3 ● L’énergie : conversions et transferts

(−𝑓𝑓 × AB)×2 5. Il semble qu'un peu avant la fin du graphe, le système


soit 𝑣𝑣f = � + 2𝑔𝑔ABsin(α) = 2,74 m·s−1
𝑚𝑚0 +𝑚𝑚 ait atteint une altitude minimale, que l'élastique soit
= 9,88 km·h−1 tendu au maximum. Le système va donc remonter vers le
3. Le caddie parcourt la distance L. La variation d’énergie haut et reprendre de la vitesse, l'élastique va se détendre.
potentielle est donc ΔEpp = (m + m0)gLsin(α). Donc l'énergie potentielle de pesanteur augmente à
Au point le plus haut l’énergie cinétique est nulle, au point nouveau, l'énergie cinétique aussi dans un premier temps,
1
le plus bas elle vaut (𝑚𝑚0 + 𝑚𝑚)𝑣𝑣0 2 . et l'énergie élastique diminue.
2
La variation d’énergie mécanique est alors : On trace les courbes symétriques de ce qui est déjà
1
ΔEm = ΔEc + ΔEpp = − (𝑚𝑚0 + 𝑚𝑚)𝑣𝑣0 2 + (𝑚𝑚0 + 𝑚𝑚)𝑔𝑔𝑔𝑔sin(α) dessiné. Si l'énergie mécanique est conservée, alors le
2 système remonte à son altitude de départ.
Cette variation s’écrit également ΔEm = 𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗� = −fL.
1
On a donc −f × L = − (𝑚𝑚0 + 𝑚𝑚)𝑣𝑣0 2 + (𝑚𝑚0 + 𝑚𝑚)𝑔𝑔𝑔𝑔sinα,
2
1
(𝑚𝑚0 +𝑚𝑚)𝑣𝑣0 2
soit 𝐿𝐿 = 2
= 7,97 m.
(𝑚𝑚0 +𝑚𝑚)𝑔𝑔sinα+𝑓𝑓

58 1. a. Au début du saut, la chute est libre car l'élastique


n'est pas tendu. L'énergie cinétique du solide augmente
(puisque la vitesse du solide augmente) tandis que son
énergie potentielle de pesanteur diminue (puisque le
solide descend). On en déduit que la courbe b,
décroissante, représente l'énergie potentielle de 59
pesanteur du système, la courbe a, croissante au début,
Question préliminaire
représente l'énergie cinétique.
Plus la zone d'élan est pentue, plus la vitesse acquise est
b. La courbe d représente l'énergie mécanique du solide
élevée : l'hypothèse b est plus favorable que l'hypothèse
puisqu'elle est la somme de la courbe b et de la courbe a
a. Si tout frottement est négligé, alors l'énergie
au début. Puisqu'elle est constante, on en déduit
mécanique du skieur est conservée, ce qui maximise sa
qu'aucun frottement ne se fait sentir.
vitesse acquise : les hypothèses c et d sont favorables.
2. a. L'énergie élastique (courbe c) n'est non nulle qu'à
partir de t1 = 0,30 s. Jusqu'à cette date, l'élastique n'est Problème
donc pas étiré. On étudie un sportif de masse m dans le référentiel
b. À cette date, l'énergie potentielle de pesanteur a une terrestre supposé galiléen.
valeur de Epp(t1) = 13,5 J. À l'instant initial elle valait En imaginant que l'équipement et la posture du sportif
Epp(0) = 17,5 J. Donc sa variation est ΔEpp1 = Epp(t1) − Epp(0) soient optimisés, négligeons tout frottement.
= −4,0 J. Le sportif subit alors seulement son poids et la réaction
La variation d'altitude entre ces deux dates est donc du sol, perpendiculaire au sol.
Δ𝐸𝐸pp1 D'après le théorème de l'énergie mécanique, son énergie
Δy1 = = −0,41 m.
𝑚𝑚𝑚𝑚 mécanique est donc constante au cours de son
L'objet est descendu de 0,41 m, qui est donc la longueur mouvement.
de l'élastique sans étirement. Appelons A le point de départ du sportif et B sa position
3. La vitesse maximale vmax est atteinte à la date t2 = 0,38 s après la phase d'élan. La longueur de la piste est
où l'énergie cinétique (courbe a) est maximale. AB = 550 m (doc. 2).
L'énergie cinétique maximale étant Ecmax = 5,5 J, la vitesse Dans le meilleur des cas, toute la piste d'élan est inclinée
maximale est �
2𝐸𝐸cmax
= 3,3 m·s−1. à 98 % (hypothèse b) et forme un angle α avec
𝑚𝑚 l'horizontale tel que tan(α) = 0,98, soit α = 44°.
À cette date, l'énergie potentielle de pesanteur est Le dénivelé entre A et B est donc :
Epp(t2) = 11 J. La variation de l'énergie potentielle de h = yA − yB = ABsin(α) = 3,8 × 102 m.
pesanteur du système entre le début et cette date-là est L'énergie mécanique du sportif en A est Em(A) = mgyA.
ΔEpp2 = Epp(t2) − Epp(0) = −6,5 J. La variation d'altitude Le sportif a acquis une vitesse vf à l'issue de la phase
Δ𝐸𝐸pp2
correspondante est donc Δy2 = = −0,66 m. d'élan, en B.
𝑚𝑚𝑚𝑚 1
Le système est descendu de 0,66 m : c'est donc la Son énergie mécanique en B est 𝐸𝐸m (B) = 𝑚𝑚𝑣𝑣f 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦B
2
longueur de l'élastique à ce moment-là. La conservation de l'énergie mécanique s'écrit
𝐸𝐸pp (0) 1
4. 𝐸𝐸pp (0) = 17,5 J donc l'altitude initiale est y0 = Em(B) = Em(A), d'où 𝑚𝑚𝑣𝑣f 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦B = 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦A
𝑚𝑚𝑚𝑚 2
= 1,8 m. 1 2
𝑚𝑚𝑣𝑣f = 𝑚𝑚𝑚𝑚(𝑦𝑦A − 𝑦𝑦B )
L'énergie potentielle de pesanteur semble atteindre un 2
minimum à la date 0,64 s, elle vaut alors Eppmin = 5,5 J. = 𝑚𝑚𝑚𝑚ℎ
𝐸𝐸ppmin D’où 𝑣𝑣f 2 = 2𝑔𝑔ℎ ce qui donne 𝑣𝑣f = �2𝑔𝑔ℎ.
L'altitude minimale est donc ymin = = 0,56 m.
𝑚𝑚𝑚𝑚

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Chapitre 14 ● Énergie mécanique

Application numérique : 61 On étudie une personne dans le référentiel terrestre


𝑣𝑣f = �2𝑔𝑔ℎ = �2 × 9,81 × 3,8 × 102 = 86,9 m·s−1 supposé galiléen. On supposera qu'elle chute sans que
= 313 km·h−1 l'action de l'air soit perceptible, donc en ne subissant que
Avec les hypothèses fortes qu'on a faites, il resterait la son poids.
possibilité d'augmenter le record de près de 60 km·h−1. Soit m la masse de la personne. Soit h la hauteur de chute
Mais cela nécessite d'éliminer tous les frottements, de de la personne. Si elle se laisse tomber, sa vitesse initiale
l'air comme du sol, ce qui est peu réaliste. L'hypothèse est nulle et son énergie mécanique initiale Em0 est égale à
que toute la piste d'élan est inclinée à 98 % est son énergie potentielle de pesanteur, Em0 = mgh. On a pris
certainement aussi une hypothèse trop favorable. le niveau du sol comme référence.
Soit vsol sa vitesse d'arrivée au sol. On a vsol = 8,8 m·s−1.
60 Si sa chute est libre, alors son énergie mécanique doit À l'arrivée au sol, son énergie mécanique est égale à son
être constante. L'altitude du point d'où il se laisse tomber énergie cinétique puisque son énergie potentielle de
est y0 = 38 968 m au-dessus du sol. pesanteur est choisie nulle. L'énergie mécanique de la
1
Son énergie mécanique est alors Em0 = mgy0 = 4,5 × 107 J. personne à l'arrivée au sol est donc Emsol = 𝑚𝑚𝑣𝑣sol 2 .
2
Il atteint sa vitesse maximale au bout de 50 s. Si l'on fait l'hypothèse que la chute est libre, l'énergie
À cette date, sa vitesse vaut vmax = 380 m·s−1 et son mécanique de la personne est conservée lors de la chute.
altitude est y1 = 27 km. Son énergie mécanique est alors : Donc Emsol = Em0.
1 1 𝑣𝑣sol 2
𝐸𝐸m = 𝑚𝑚𝑣𝑣max 2 + 𝑚𝑚𝑚𝑚𝑦𝑦1 On en déduit mgh = 𝑚𝑚𝑣𝑣sol 2, d'où h = .
2 2 2𝑔𝑔
= 4,0 × 107 J. On en déduit h = 3,9 m.
L'énergie mécanique n'a pas été conservée, donc sa Un étage faisant aux environs de trois mètres, cela revient
chute n'est pas réellement une chute libre. à tomber d'un étage et demi au maximum.
La variation d’énergie mécanique vaut alors :
ΔEm = 𝐸𝐸m − Em0 = −0,5 × 107 J.
D’après le théorème de l’énergie mécanique, cette valeur
est égale au travail des forces de frottements :
𝑊𝑊AB �𝑓𝑓⃗� = −0,5 × 107 J

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Thème 4 ● Ondes et signaux

15. Ondes mécaniques


Activités p. 330 à 334
① Cuve à ondes
1 1
1. T = = = 0,050 s = 50 ms, donc 50 ms est la plus
𝑓𝑓 20
petite durée entre deux passages d’une vague en A ainsi
qu’en B ou en C.
2. A et B sont en phase car ils sont au sommet des vagues
en même temps (zones blanches). A et C sont en
opposition de phase, l’un est en haut d’une vague (zone
blanche) lorsque l’autre est au creux d’une vague (zone
sombre).
3. a. Les trois courbes sont périodiques de même période
T = 50 ms (à mesurer en considérant deux périodes).
b. La soufflerie est à gauche sur le document donc plus on
s’éloigne de la soufflerie, plus l’amplitude des courbes • ImprEC2
diminue en raison de l’amortissement des ondes.
Donc le point A correspond à la courbe bleue, le point C
à la courbe verte et le point B à la courbe rouge.
4. a. 5 mm sur le document séparent deux centres de
zones blanches consécutives et c’est toujours la même
valeur.
b. La vague située en A se retrouve au niveau de la vague
blanche qui la suit sur le document à l’instant t1 + T.
Elle aura donc parcouru la distance séparant deux vagues.
Sur le document, 5,0 cm réels correspondent à 26 mm
5 ×5,0
donc = 1 cm correspond à la distance entre deux
26
sommets de vagues.
c. Il faut 50 ms pour parcourir cette distance de 1 cm,
1
donc la célérité de l’onde est v = = 0,02 cm·ms−1 soit
50
v = 0,2 m·s−1.
d. La longueur d’onde correspond, selon cette définition,
à 1 cm.
Bilan
• La longueur d’onde est la distance minimale séparant
deux points en phase.
• La longueur d’onde est la distance parcourue par l’onde b. Par changement de v on ne constate aucun
en une durée T. Si on note v la célérité de cette onde, on changement dans la forme du signal.
λ
av= donc v = λf. Mais le début du signal en xM ne se fait pas au même
𝑓𝑓
endroit du signal si l’on change v.
2. a. Soit t0 la date de passage de l’onde en O, tM sa date
② Propagation d’une onde périodique de passage en M.
𝑥𝑥 𝑥𝑥
1. a. Plus l’amplitude A augmente, plus la taille verticale Comme tM = t0 + M , le retard est tM − t0 = M .
𝑣𝑣 𝑣𝑣
du signal augmente. Plus T augmente, plus la « taille b. En M il se produit la même chose qu’en O mais avec
horizontale » du signal augmente et le nombre de 𝑥𝑥
retard M , autrement dit, ce qui se passe à l’instant t en M
périodes visibles diminue. Et réciproquement. 𝑣𝑣
𝑥𝑥
• ImprEC1 a eu lieu en O à l’instant t − M .
𝑣𝑣
Ceci se traduit mathématiquement par :
𝑥𝑥M
𝑦𝑦M (𝑡𝑡) = 𝑦𝑦O �𝑡𝑡 − �
𝑣𝑣
c. On constate un décalage horizontal du signal sur le
graphe de l’onde en xM.
d. Par ces essais, on constate que les signaux sont
en phase pour des valeurs de xM multiples de 2 cm.

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Chapitre 15 ● Ondes mécaniques

La plus petite valeur étant 2 cm, ceci est la longueur c. Pour déterminer cette plage de valeurs, on peut définir
d’onde de l’onde. un critère, par exemple quand ds s’éloigne de plus de 5 %
3. de dm on considère que le sonar n’est plus opérationnel.
À partir d’une certaine distance, le signal reçu est aussi
trop faible pour être détecté.
Bilan
• Inconvénients du sonar : l’espace entre sonar et objet
doit être dégagé et non dispersif pour le son. Le sonar
fonctionne avec une valeur programmée pour la célérité
du son, or celle-ci dépend de la température et de
l’humidité. L’objet doit être plat et à peu près
perpendiculaire à la direction de propagation des ondes
sonores. Les mesures effectuées montrent qu’il y a une
incertitude de mesure aussi liée au système de mesure.
• Avantages : cela fonctionne sur une distance dégagée
élevée et cela ne nécessite pas d’accéder à l’obstacle.
Un grand nombre de mesures est possible en peu de
temps, pouvant donner lieu à calcul de moyenne.

④ Mesure de la longueur d’onde


d’ondes ultrasonores
1
Les graphes sont identiques pour des valeurs de t1 égales 1. a. T = = 2,5 × 10−5 s
40 × 103
à des multiples de la période : 50 ms, 100 ms, 150 ms. b. Il faut régler les paramètres de l’interface pour avoir
Bilan au moins 250 µs à l’écran.
• Les graphes obtenus pour chaque multiple de la période c. On mesure avec le réticule la durée de 10 T pour
se superposent car dans cette situation l’onde a progressé améliorer précision.
d’une longueur d’onde. 2. b. Il faut dessiner deux sinusoïdes en phase (amplitudes
• On mesure 5λ = 10 cm, donc λ = 2,0 cm. Donc la célérité différentes).
λ 2,0 c. On a déplacé le deuxième récepteur de dix fois la
v= = = 40 cm·s−1.
𝑇𝑇 0,050 longueur d’onde, donc la distance mesurée est 10 λ.
𝜆𝜆
3. v =
T
③ Principe d’un sonar
Bilan
Matériel • En prenant la valeur de dix longueurs d’onde ou
Voir la page 332 et la fiche de complément. périodes, l’incertitude de mesure est divisée par 10
1. a. À l’aide de la température mesurée de la salle de puisque faite une seule fois à chaque extrémité de la
classe et des conditions météo (humidité, temps sec), mesure (réticule ou mètre ruban).
on peut faire une lecture graphique de la célérité du son • L’expérimentateur a une influence, donc on peut faire
sur le doc. 1, puis compléter la ligne concernée du plusieurs fois la mesure avec plusieurs expérimentateurs
programme. par exemple ou faire moyenne sur tous les groupes de TP.
b. Le son fait l’aller-retour entre le bloc émetteur-
récepteur et l’obstacle : la distance totale parcourue
est vτ, donc d = .
𝑣𝑣τ ⑤ Détermination de l’épicentre d’un séisme
2
2. Utiliser un tableur (Latis-Pro, etc.) ou faire un tracé a.
graphique sur papier en utilisant les dix valeurs de mesure VALF CARF FILF
effectuées. L’équation du type ds = adm + b avec a sans
tS 13 h 24 min 00 s 13 h 23 min 58 s 13 h 24 min 04 s
unité et b en m.
3. a. Le programme non corrigé permet de déterminer d tP 13 h 23 min 57 s 13 h 23 min 55,5 s 13 h 23 min 59,5 s
avec une erreur. Pour la corriger, on se sert de l’équation
précédente : dm =
(𝑑𝑑s −𝑏𝑏)
donc la nouvelle expression à b. La durée du trajet de l’onde S est tS − t0. La distance
𝑎𝑎
𝑣𝑣τ qu’elle parcourt est donc d = vS(tS − t0).
−𝑏𝑏
programmer est d = 2
. De même, d = vP(tP − t0).
𝑎𝑎
𝑣𝑣S 𝑡𝑡S −𝑑𝑑 𝑣𝑣P 𝑡𝑡P −𝑑𝑑 𝑣𝑣S 𝑣𝑣P (𝑡𝑡S−𝑡𝑡P)
b. dm est mesuré avec un mètre ruban donc l’incertitude c. On exprime t0= = donc d = .
𝑣𝑣S 𝑣𝑣P 𝑣𝑣P −𝑣𝑣S
est de l’ordre du millimètre.
VALF CARF FILF
L’incertitude sur ds a été évaluée grâce à la question 2.
d 24 km 20 km 35 km

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Thème 4 ● Ondes et signaux

d. L’épicentre est repéré par le point E sur la carte, Ces points ne sont pas en phase car ils ne sont pas séparés
intersection des trois cercles. par un nombre entier de longueur d’onde.

33 a. Cette onde est périodique puisque le phénomène


créant l’onde (l’agitation) est lui-même périodique.
b. La période de ce phénomène de fréquence f = 3,5 Hz
1 1
vaut T = = = 0,29 s.
𝑓𝑓 3,5
c. La longueur d’onde vaut λ = 15 cm donc la célérité
est v = λf = 3,5 × 0,15 = 0,52 m·s−1.

34 la période T mesurée sur le graphe est T = 2,0 ms


(en mesurant 7T), donc la fréquence f est :
1 1
f= = = 5,0 × 102 Hz
𝑇𝑇 2,0×10−3

36 a. Sur le document, 3,1 cm correspondent à 6,0 cm


en réalité. Et on mesure 2,3 cm pour quatre écarts entre
2,3 × 6,0
deux zones blanches, donc λ = = 1,1 cm.
4 × 3,1
La célérité de l’onde périodique est donc :
v = λf = 1,1 × 20 = 22 cm·s−1.
b. Si la fréquence double et que la longueur d’onde
Bilan augmente, forcément la célérité change puisque v = λf.
• Voir le schéma ci-dessus.
• En réalité, ce point E correspond au point en surface 37
de la Terre situé à la verticale de l’épicentre. Ceci limite AB 12 cm 3,4 m 15 m 1,0 × 102 m
la précision car les distances d mesurées ne sont pas
τAB 5,0 ms 10 ms 10 ms 10 s
en surface de la Terre. Et la méthode ne permet pas
de connaître la position réelle du séisme en profondeur. Célérité 24 m·s−1 340 m·s−1 1,5 × 103 m·s−1 36 km·h−1
• La rigidité et la densité des matériaux de propagation
des ondes P et S peut expliquer leur différence de célérité.
39 a. La distance parcourue par le son entre les deux
coureurs est d = 15 − 5 = 10 m. Le retard de perception
𝑑𝑑
du signal est donc τ = = 29 ms.
𝑣𝑣air
Exercices p. 340 à 349 b. Cela crée une inégalité car il y a presque 30 ms d’écart
24 a. Le retard entre les signaux reçus par les deux micros donc trois centièmes de seconde.
est τ = 2,6 − 1,3 = 1,3 ms.
b. La distance séparant les deux micros vaut donc d = vτ 40
= 340 × 1,3 × 10−3 = 0,44 m. Onde 1 Onde 2 Onde 3 Onde 4
c. L’enregistrement du signal commençant à l’émission Fréquence 25 Hz 1,8 kHz 13 Hz 0,22 Hz
du bip, il s’écoule donc 1,3 ms entre l’émission du bip Période 40 ms 0,56 ms 75 ms 4,5 s
et la réception par le premier micro ; donc 0,44 m entre Célérité 340 m·s−1 22 m·s−1 0,20 m·s−1 25 km·h−1
le bip et le premier micro. Longueur
14 m 12 mm 1,5 cm 31 m
d’onde
𝑑𝑑
28 Le retard de perception du son vaut τ =
𝑣𝑣air
5,3 41 a. La salve verte est le premier signal reçu, donc
= = 0,015 s = 15 ms. correspond au micro le plus proche du coup. La salve
340
orange correspond au micro le plus éloigné du coup.
30 La fréquence du son émis est : b. La valeur du retard mesuré sur le graphe est
1 1
f= = −5 = 1,0 × 10 Hz
5
τ = 10 × 10−5 s.
T 1,0 × 10
c. La célérité de l’onde dans la barre vaut donc :
𝑑𝑑 0,38
32 a. La période du son émis vaut T =
1
=
1
= 1,14 ms. v= = −5 = 3,8 × 10 m·s
3 −1
𝑓𝑓 880 τ 10,10
𝑑𝑑 0,38
b. La longueur d’onde vaut donc λ = vairT d. Dans l’air, le retard vaut τ = = = 1,1 ms.
𝑣𝑣air 340
= 340 × 1,14 × 10−3 = 0,388 m La célérité dépend du milieu de propagation, voilà
0,92
c. = 2,4 pourquoi cette valeur est différente de la précédente.
0,388

101 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 15 ● Ondes mécaniques

42 a. La vague est une onde mécanique progressive car Donc λ =


2,0 × 30
= 4,4 cm.
5 × 2,7
il y a propagation de la vague sans que l’eau avance avec λ 4,4
elle. La célérité vaut donc v = = = 8,8 cm·s−1.
𝑇𝑇 0,5
Elle n’est pas périodique car il y a une seule perturbation,
lors du tremblement de Terre. 48 1. Sur le graphique, on mesure T = 20 ms donc :
1
b. Le tsunami a mis environ τ = 21 h pour parcourir f=
𝑇𝑇
𝑑𝑑 17 × 103 1
d = 17 × 103 km donc sa célérité est v = = = = 50 × 105 Hz
τ 21 20 × 10−6
= 8,1 × 102 km·h−1. 2. Si l’expérience a lieu dans l’air, la célérité de l’onde
c. Les ondes se sont propagées dans toutes les directions est vair = 340 m·s−1 donc λ = vairT = 340 × 0,020 = 6,8 cm.
possibles sur la mer. Cet étalement de l’énergie, ainsi que 3. a. La longueur de déplacement correspond à une
l’amortissement par l’eau, font qu’elles ont eu une très longueur d’onde.
faible amplitude arrivées à San Antonio. λ 0,025
Donc λ = 2,5 cm donc v = =
𝑇𝑇 20 × 10−6
43 a. L’onde peut se propager dans deux milieux de = 1,3 × 103 m·s−1
propagation, l’air et le métal du tuyau, les célérités dans Il s’agit donc du dihydrogène.
ces deux milieux sont différentes. b. La période n’est pas modifiée, c’est la longueur d’onde
b. La distance parcourue par le son dans les deux cas est
qui change. Donc il y a toujours le même nombre de
d = 10,0 m. La durée du parcours dans le premier milieu
est τ1 = 3,3 × 10−3 s. La célérité dans le premier milieu est périodes affichées.
donc v1 = =
𝑑𝑑 10 c. Il faut déplacer le second récepteur de plusieurs
−3 = 3,0 × 10 m·s .
3 −1
τ1 3,3 × 10
longueurs d’onde, par exemple en repassant cinq fois
Question d’oral par des situations où les signaux sont en phase à l’écran,
La célérité d’une onde dépend des caractéristiques
ce qui correspond à cinq longueurs d’onde.
du milieu de propagation (rigidité, densité), de sa
température, de sa pression, et peut dépendre des
50 a. Il s’agit d’une onde mécanique progressive
caractéristiques de l’onde elle-même.
périodique sinusoïdale.
b. On peut déterminer l’amplitude et longueur d’onde.
44 a. Les deux ondes sont reçues aux dates 9 h 16 min
c. Sur le document, 3λ = 6,5 cm donc λ = 2,2 cm, donc
10 s et 9 h 16 min 22 s. 𝑣𝑣 340
b. Ce n’est pas un retard au sens défini dans le cours car f = air = −2 = 1,5 × 10 Hz
4
λ 2,2 × 10
ce sont deux ondes différentes enregistrées au même et T =
λ 2,2 × 10−2
= = 6,5 × 10−5 s.
endroit dans ce cas présent. 𝑣𝑣air 340

c. La première est perçue avec un retard τ1 d. Les points en phase avec le point situé à l’abscisse
= 9 h 16 min 10 s − 9 h 15 min 54 s = 16 s 2,0 cm sont aux abscisses 4,2 cm ; 6,4 cm ; 8,6 cm.
La distance parcourue étant d = 94,1 km, la célérité Il faut ajouter à chaque fois la valeur de la longueur
𝑑𝑑 94,1 d’onde.
de cette onde est v1= = = 5,9 km·s−1.
τ1 16 e. 195 µs plus tard cela correspond à t0 + 3T, donc le signal
La deuxième est perçue avec un retard τ2 aura la même allure.
= 9 h 16 min 22 s − 9 h 15 min 54 s =28 s. f. La célérité change donc la longueur d’onde change
𝑑𝑑 94,1
Sa célérité est donc v2= = = 3,4 km·s−1. mais la fréquence et la période ne changent pas.
τ2 28
d. Avec la connaissance des célérités, on pourrait
retrouver la distance parcourue (voir l’activité 5 p. 334). 51 1. a. OA = 2,50 m est égal à 10λ puisqu’il y a dix motifs
spatiaux de l’onde entre O et A. D’où λ = 0,25 m.
1
46 a. La période de cette onde est T =
1
=
1
= 0,29 s. b. On calcule T = = 0,50 s. Sur le graphe donnant
𝑓𝑓
𝑓𝑓 3,5
b. Cette longueur sépare deux points en phase, donc l’ordonnée de A en fonction du temps, on mesure bien
c’est un nombre entier de fois la longueur d’onde, pas 10T = 5,0 s.
λ
forcément une seule longueur d’onde. c. D’où 𝑣𝑣 = = 0,50 m·s−1.
𝑇𝑇
c. Si on prenait pour célérité la valeur v = 6,9 cm·s−1, d. A et B sont en phase car ils sont séparés d’un nombre
on aurait λ = vT = 6,9 × 0,28 = 1,9 cm. Donc 3,8 cm entier de longueur d’onde. On le vérifie sur le simulateur.
correspondent alors à deux fois la longueur d’onde. 2. a. v n’est pas modifiée.
1
Si λ = 1,9 cm on a donc v = λf = 1,9 × 3,5 = 6,7 cm·s−1. T = = 2,0 s et λ = vT = 1,0 m.
𝑓𝑓
b. A et B sont séparés d’un nombre non entier de
47 a. la chute de 21 gouttes correspond à 20 fois la
1 longueur d’onde, donc ne sont pas en phase (ils sont
période T. Donc 20T = 10 s donc T = 0,50 s et f = = 2,0 Hz. en opposition de phase car séparés de 1,5λ).
𝑇𝑇
b. 5λ = 2,0 cm sur le document et 30 cm en réalité c. À la date t + 3T, A est à nouveau à un sommet car un
correspondent à 2,7 cm sur le document. nombre entier de périodes s’est écoulé.

102 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 4 ● Ondes et signaux

2𝐿𝐿 2𝐿𝐿
Pour les autres dates, une demi-période plus un nombre b. τ = − = 2,7 ms
𝑣𝑣air 𝑣𝑣g
entier de période s’est écoulé, donc A est dans un creux.
Pour B c’est l’inverse car A et B vibrent en opposition de
phase. 54 1. Sur le document, 14 cm correspondent à dix fois
la longueur d’onde λ.
52 1. a. Donc λ = 1,4 cm = 1,4 × 10−2 m. La célérité de l’onde est
Image 1 2 3 4 5 donc v = λf = 1,4 × 10−2 × 23 = 0,32 m·s−1.
R (en mm) 12 23 36 47 61 2. a. λ = 60 m et h = 3 000 m, donc λ < 0,5h. Dans ces
t (en ms) 0 40 80 120 160 conditions, la célérité de l’onde se calcule avec la relation
Image 6 7 8 9 10 𝑔𝑔λ 9,8 × 60 λ 60
𝑣𝑣b = � =� = 9,7 m·s−1 donc T = = = 6,2 s.
R (en mm) 72 85 96 107 121 2π 2π 𝑣𝑣1 9,7
t (en ms) 200 240 280 320 360 b. Pour une onde longue la célérité est vc = �𝑔𝑔ℎ
b. L’onde n’a pas été créée au début de la vidéo car R ˃ 0 = √9,8 × 4,0 = 6,3 m·s−1.
pour t = 0 s. La longueur d’onde de l’onde est donc : λ c = vcT
2. a. La profondeur est quatre fois plus petite donc la = 6,3 × 6,2 = 39 m
célérité étant proportionnelle à la racine carré de la
profondeur est elle-même deux fois plus petite, donc la 55 a. L’onde doit parcourir vers un capteur la distance x
pente de la droite est deux fois plus petite (courbe en trait et vers l’autre capteur la distance L − x.
plein). Donc la durée de propagation de l’onde jusqu’au premier
𝑥𝑥 𝐿𝐿 − 𝑥𝑥
capteur est t1 = et, jusqu’à l’autre capteur, t2 = .
𝑣𝑣acier 𝑣𝑣acier
𝐿𝐿 − 𝑥𝑥 𝑥𝑥 𝐿𝐿 − 2𝑥𝑥
Donc τ = t2 − t1 = − = .
𝑣𝑣acier 𝑣𝑣acier 𝑣𝑣acier
b.

b. En haute mer, la profondeur de l’eau est supérieure


à la profondeur de l’eau près de la côte donc le tsunami
a une célérité supérieure en haute mer par rapport à
la célérité près de la côte.

53 1. la distance parcourue correspond à un aller-retour L’équation de la droite tracée est x = aτ + b avec b = 10 m


donc elle vaut 2L. et a = 2,8 × 103 m·s−1.
2. a. τ est la durée séparant la réception du son par les 𝐿𝐿 𝑣𝑣 𝜏𝜏
Et d’après la question a, on déduit x = − acier
deux récepteurs. 2 2
b. Le son se propage plus vite dans l’eau donc le premier donc vacier = 2a = 5,6 × 103 m·s−1.
signal reçu est celui se propageant dans l’eau (trace 2,
voie B). 56
3. a. 2L = tairvair Questions préliminaires
b. 2L = teauveau 1. Faire un schéma représentant un aller-retour.
c. τ = tair − teau 2. Le capteur unique est donc à la fois émetteur et
2𝐿𝐿 2𝐿𝐿 1 1 𝜏𝜏
d. On en déduit τ = − donc − = , récepteur, le sonar émet des salves à intervalles de temps
𝑣𝑣air 𝑣𝑣eau 𝑣𝑣air 𝑣𝑣eau 2𝐿𝐿
2𝐿𝐿𝑣𝑣air réguliers, il faut donc que le retour du signal émis ait lieu
d’où veau = = 1,5 × 103 m·s−1. avant l’émission de la salve suivante et il ne faut pas que
2𝐿𝐿 − τ𝑣𝑣air
4. Les paramètres influençant la précision de la le signal émis revienne avant que l’émission soit finie.
détermination de la célérité est la précision de la mesure Problème
de la taille de l’aquarium et celle de τ. Pour améliorer La durée d’un aller-retour doit donc être supérieure
cette précision on peut allonger l'aquarium, faire à Δt1 = 1,7 ms et inférieure à Δt2 = 12 ms.
plusieurs mesures et prendre des moyennes, zoomer La distance minimale entre le détecteur et l’obstacle
davantage pour τ, etc. 𝑣𝑣 Δ𝑡𝑡
est donc 𝑑𝑑1 = air 1 = 0,29 m.
5. a. La célérité des ondes dans le glycérol est supérieure 2
𝑣𝑣air Δ𝑡𝑡2
à celle dans l’eau donc τ est plus grand. La distance maximale est 𝑑𝑑2 = = 2,0 m.
2

103 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 15 ● Ondes mécaniques

Il faut donc d’autres systèmes adaptés pour les distances L’encadrement de la célérité du son dans l’eau est
plus grandes mais aussi pour des déplacements à vitesse donc 1 397 m·s−1 < veau < 1 473 m·s−1.
élevée, en effet dans ce calcul on a considéré le sonar À 14 °C, d’après le document 4, la vitesse du son dans
à l’arrêt. l’eau vaut est 1 460 m·s−1.
L’encadrement est satisfaisant car la valeur théorique
57 attendue est dans cet intervalle.
Questions préliminaires
Le chronomètre est déclenché à la vue de la lumière 58 La longueur d’onde est l’invariant car la taille
de la flamme et est arrêté à la perception du son. du saxophone ne change pas.
On fait l’hypothèse que la lumière est perçue À 0 °C la célérité du son dans l’air est :
instantanément. v0 = 20,07�273,15
Problème = 332 m·s−1
La distance parcourue par l’onde dans l’eau est et, à 20 °C, elle vaut v20 = 344 m·s−1.
d = 13 487 m. La durée du parcours est τ = 9,4 s. La fréquence en intérieur est f1 = 440 Hz, donc la longueur
𝑣𝑣 344
La vitesse mesurée expérimentalement est donc d’onde du son est λ = 0 = = 0,781 m.
𝑓𝑓1 440
𝑑𝑑
veau = = 1,435 × 103 s (en conservant temporairement En extérieur, la fréquence perçue est donc :
τ
𝑣𝑣 332
trop de chiffres significatifs). f2 = 20 =
λ 0,781
D’après le document 2, l’incertitude sur la distance est = 425 Hz
U(d) = 20 m et celle sur la durée est U(τ) = 0,25 s. 𝑓𝑓1 440
Le quotient des deux fréquences est = = 1,04.
On en déduit l’incertitude sur la vitesse : 𝑓𝑓2 425

𝑈𝑈(𝑑𝑑) 2 𝑈𝑈(τ) 2
C’est supérieur à 1,002, donc l’oreille distingue bien
(𝑣𝑣eau ) = 𝑣𝑣eau �� � +� � = 38 m·s−1 une différence entre les deux sons.
𝑑𝑑 τ

104 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 4 ● Ondes et signaux

16. Images et couleurs


Activités p. 354 à 358 – Objet proche, mise au point B (OA’ ne change pas, mais
f’ diminue)
① Observation d’une image, mise au point
1 1
1. a. 𝑓𝑓1′ = = = 0,20 m = 20 cm.
𝐶𝐶1 5,0
b. L’image a la même taille que l’objet lorsque la distance
lentille-objet vaut 40 cm. Cela correspond au double de la
distance focale soit 2𝑓𝑓1′ .
c. Pour une distance lentille-objet inférieure à 20 cm, il
n’est pas possible d’observer une image sur l’écran. C’est
la valeur de la distance focale de la lentille 𝑓𝑓1′ .
2. a. L’observation d’un objet lointain correspond à
l’étape 2. Celle d’un objet proche correspond à l’étape 4 ② Distance focale d’une lentille convergente
(mise au point). Les mesures ont été faites avec une lentille de vergence
b. La mise au point d’un appareil reflex correspond au attendue C = 5,0 δ donc de distance focale attendue
protocole A, car on change les positions relatives de 20 cm.
l’écran et de la lentille. a. Autocollimation
La mise au point d’un smartphone correspond au On mesure f’ = 20,0 cm avec une marge de 0,2 cm, donc
protocole B, car on change la vergence de la lentille. l’incertitude est Δx = 0,2 cm.
c. L’accommodation de l’œil correspond au protocole B : D’où f’ = 20,0 cm ± 0,2 cm.
la vergence du cristallin est modifiée. b. Méthode de Bessel
Bilan Pour le calcul de f’ dans ce tableau, on conserve
• On observe une image virtuelle si l’objet est placé entre temporairement tous les chiffres en vue du calcul
le foyer objet de la lentille et la lentille. d’incertitude.
Image D d x1 x2
f’ (cm)
(cm) (cm) (cm) (cm)
Agrandie Réelle Droite
ou rétrécie ou virtuelle ou renversée 85 20,9 31,8 52,7 19,9652647059
|OA| > 2f’ Rétrécie Réelle Renversée 90 29,6 30,0 59,6 20,0662222222
|OA| = 2f’ Même taille Réelle Renversée 95 37,7 28,5 66,2 20,0097631579
f’ < |OA| < 2f’ Agrandie Réelle Renversée
100 44,3 27,6 71,9 20,093775
|OA| < f’ Agrandie Virtuelle Droite
• Tracés pour chaque mode de mise au point. 105 51,2 26,8 78,0 20,0084761905
– Objet lointain 110 57,4 26,0 83,4 20,0119090909
115 62,9 25,7 88,6 20,1491086957
120 68,9 25,3 94,2 20,1099791667
130 80,6 24,6 105,2 20,007
140 91,7 24,0 115,7 19,984125
150 102,2 23,8 126,0 20,0919333333
160 112,9 23,4 136,3 20,083734375
170 123,6 23,0 146,6 20,0338823529
Calcul : f’ = 20,05 cm et UA(f’) = 0,04 cm.
– Objet proche, mise au point A (f’ ne change pas mais On a donc f’ = 20,05 cm ± 0,04 cm.
OA’ augmente) c. La valeur attendue se trouve dans l’intervalle de
confiance pour la première méthode, pas pour la
deuxième. On a probablement sous-estimé la valeur de
l’incertitude dans la deuxième méthode : on n’a pas pris
en compte les sources d’erreur systématique (type B).
Bilan
La deuxième méthode, utilisant la répétabilité, est plus
longue mais meilleure que la première, qui ne tient
compte que d’une seule mesure. L’incertitude relative est
plus faible dans la deuxième méthode.

105 © Éditions Hatier, 2019.


Chapitre 16 ● Images et couleurs

On pourrait utiliser l’autocollimation dans des conditions ④ Synthèse des couleurs


de répétabilité, ou prendre en compte les erreurs
systématiques dans la méthode de Bessel. 1. Utilisation des sources de couleurs primaires
a. L’œil est constitué de trois types de récepteurs ayant
des sensibilités importantes, l’un dans le rouge, un autre
③ Relation de conjugaison dans le vert et le dernier dans le bleu. Cela justifie
a. l’utilisation de ces trois couleurs.
����
𝐎𝐎𝐎𝐎 b. Rouge et vert superposés donnent du jaune ; bleu et
−0,7 −0,6 −0,5 −0,45
(cm) vert donnent du cyan ; rouge et bleu donnent du
����ʹ
𝐎𝐎𝐎𝐎
0,27 0,29 0,33 0,35 magenta. Les trois couleurs superposées donnent du
(cm)
blanc.
x
−1,42857143 −1,66666667 −2 −2,22222222
(cm) 2. Utilisation des filtres de couleurs secondaires
y a. Que le filtre jaune soit perçu jaune signifie qu’il diffuse
3,7037037 3,44827586 3,03030303 2,85714286
(cm)
du jaune car si nous le voyons jaune c’est que la lumière
����
𝐎𝐎𝐎𝐎
(cm)
−0,4 −0,35 −0,3 −0,25 jaune parvient à notre œil.
����
𝐎𝐎𝐎𝐎′
b. En superposant les filtres jaune et cyan, la lumière
0,41 0,46 0,62 1 transmise est verte ; jaune et magenta donnent du rouge ;
(cm)
x cyan et magenta donnent du bleu. Les trois filtres
−2,5 −2,85714286 −3,33333333 −4
(cm) superposés empêchent la quasi totalité de la lumière de
y passer, donc on obtient une couleur proche du noir.
2,43902439 2,17391304 1,61290323 1
(cm)
c. La couleur complémentaire est la couleur absorbée par
le filtre. Les filtres cyan et magenta laissent passer le
bleu ; quand on ajoute le filtre jaune, le bleu est absorbé
donc la couleur complémentaire du jaune est le bleu. De
même, la couleur complémentaire du cyan est le rouge et
la couleur complémentaire du magenta est le vert.
3. Quelques exemples.
Couleur Couleur Couleur
de l’objet de la lumière observée
Blanc Bleu Bleu
Rouge Bleu Noir
Rouge Jaune Rouge
Magenta Jaune Rouge
On obtient une droite-modèle de coefficient directeur Vert Magenta Noir
a = 1,06 et d’ordonnée à l’origine b = 5,2 m−1. Bleu Cyan Bleu
1 1 1
La relation de conjugaison s’écrit : ������′ = ���� + �����′ Un objet blanc renvoie toutes les couleurs, donc éclairé
OA OA OF
La courbe représente une fonction affine : en bleu il renvoie le bleu.
1 1 Un objet rouge absorbe le vert et le bleu, donc éclairé en
= 𝑎𝑎 × + 𝑏𝑏 jaune, qui est un mélange de rouge et de vert, il ne
�����
OA ′ ����
OA
Par identification, cette relation est compatible avec la renvoie que le rouge.
1
relation de conjugaison si a = 1 et b = �����′ . Un objet magenta renvoie le rouge et le bleu, donc éclairé
OF
en jaune, qui est constitué de vert et de rouge, il renvoie
Ici a = 1,06 ≈ 1 aux incertitudes de mesures près.
1 1 le rouge.
b. b = �����′ = C = 5,2 m−1 = 5,2 δ donc 𝑓𝑓 ′ = = 19 cm.
OF 𝐶𝐶
𝑋𝑋exp −𝑋𝑋att 𝑋𝑋exp − 20 19− 20 Bilan
Écart relatif : � �= � �= � � = 5 %.
𝑋𝑋att 20 20 On reproduit les doc. 17 p. 362 et 20 p. 363.
La valeur obtenue pour f’ est plutôt satisfaisante et
proche de la valeur attendue.
⑤ Couleurs des images
Bilan 1. a. L’œil est constitué de trois types de récepteurs ayant
La méthode utilisée permet d’estimer la valeur de la des sensibilités importantes l’un dans le rouge, un autre
distance focale de la lentille utilisée. La valeur obtenue dans le vert et le dernier dans le bleu. Cela justifie
est une approximation mais pas une valeur exacte. l’utilisation de ces trois couleurs.
D’autres techniques de mesure de la distance focale sont b. Rouge : R 100 % V 0 % B 0 % (autre solution possible
plus précises et plus couramment utilisées comme avec le pourcentage que l’on veut pour R, les deux autres
l’autocollimation ou la méthode de Bessel (voir activité 2). à 0).

106 © Éditions Hatier, 2019.


Thème 4 ● Ondes et signaux

Cyan : même pourcentage pour les pixels V et B, et 0 pour complémentaires et le rouge éclairé en jaune reste
R. rouge ; on obtient donc bien le drapeau belge.
Jaune : même pourcentage pour les pixels R et V et 0 pour
1 1
le B. 33 a. f’ = = = 0,040 m = 4,0 cm.
𝐶𝐶 25,0
Blanc : tous les pixels au même pourcentage ; plus celui-ci
b. Voir figure ci-après.
est proche de 100 %, plus le blanc est lumineux.
c. Chaque pixel peut prendre 256 valeurs (de 0 à 255),
donc le nombre de nuances de couleur théorique est
256 × 256 × 256 = 16 777 216, soit près de 17 millions de
nuances différentes (évidemment, l’œil n’est pas capable
de distinguer toutes ces nuances).
2. a. Les principes sont comparables, chaque pixel se
comporte comme une source de lumière primaire pour
les écrans LCD. Dans le pointillisme, chaque tache de
couleur se comporte comme une source de lumière
secondaire. Les deux techniques sont assimilables à de
la synthèse additive.
b. Le peintre qui mélange des couleurs utilise la technique
de la synthèse soustractive ; en effet, la superposition des
couleurs revient à une superposition de filtres de
couleurs. 34 a.
3. Le principe de fonctionnement de l’imprimante est
basé sur la synthèse soustractive. La superposition des
couleurs jaune et cyan permet d’obtenir du vert, couleur
qui ne sera pas absorbée par le jaune et le cyan. Pour
obtenir du noir, on peut superposer les trois couleurs
jaune, cyan et magenta. Pour faire des économies
d’encre, on préfère utiliser une cartouche d’encre noire.
Bilan
• Les couleurs émises par écran LCD sont sur le principe
de la synthèse additive (différentes sources de lumière,
couleurs primaires, la superposition des couleurs donne On mesure ����� OA’ = 12 cm et �����
A’B’ = −6 cm.
1 1 1 ����� 1 1
du blanc). Les couleurs perçues en pointillisme sont aussi b. ������′ = ���� + ′ donc OA′ = 1 1 = 1 1 = 12 cm
OA OA 𝑓𝑓 + +
sur le principe de la synthèse additive : différentes ������� ������
OA 𝑓𝑓′
����� −4,0 3,0
A′ B′ OA′
sources de lumières (secondaires) chaque tache d’encre γ= ����
= ����
AB OA
peut être considérée comme source de lumière (elle ������
OA′
diffuse la lumière reçue). L’impression jet d’encre est donc ������
A′ B ′ = ����
����
AB
OA
basée sur le principe de la synthèse soustractive : la 12
superposition des encres correspond à la superposition × 2,0 =
−4,0
de filtres de couleurs, la superposition de toutes les
couleurs donne du noir. = −6,0 cm
• Le vidéoprojecteur fonctionne sur le même principe que c. L’image est réelle.
les écrans de télévision LCD, les couleurs émises le sont
1
par des pixels RVB. Il s’agit donc de synthèse additive. 36 𝐶𝐶 = donc la distance focale de la lentille est
𝑓𝑓′
1
𝑓𝑓 ′ = = 0,10 m = 10 cm.
𝐶𝐶
1 1 1 1 1
= ���� + donc ����
OA = = = −15 cm : il faut
Exercices p. 366 à 377 ������′
OA OA 𝑓𝑓 ′
1

OA′ 𝑓𝑓′
������
1 1 1

30 10
placer l’objet 15 cm devant la lentille.
30 a. La bande bleue diffuse le bleu, la bande rouge
absorbe la couleur complémentaire du rouge, soit le cyan. 1 1
b. Éclairée en magenta, la bande bleue reste bleue, la OA = −6,0 cm ; �����
38 a. ���� OF′ = f’= = = 0,050 m = 5,0 cm.
𝐶𝐶 20
bande blanche est perçue magenta et la bande rouge est 1 1 1 1 1
b. ������′ = ���� + donc �����
OA′ = 1 1 = 1 1 = 30 cm.
perçue rouge donc le drapeau sera perçu bleu, magenta OA OA 𝑓𝑓 ′
OA 𝑓𝑓′
����� + +
−6,0 5,0
rouge. �������
A′ B′ ������
OA′ 30
c. La bande blanche devenant jaune, on part du principe c. γ = ����
= ����