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Chapitre 4

Les ouvertures
rayonnantes
Introduction
Dans le domaine des faisceaux hertziens de
fréquence supérieur à 1GHz, (hyperfréquence) on
utilise comme antennes des surfaces rayonnantes.
Elles sont assimilables au point de vue
radioélectrique à une ouverture percée dans un plan
opaque.
Leur étude se ramène à la diffraction du champ
électromagnétique par un trou percé dans un écran
conducteur.
Diffraction par une ouverture
Diffraction de la lumière par un trou: Rappel
La répartition de la lumière mesurée est de
révolution autour de Oz pour une ouverture
circulaire.
Le diagramme de diffraction ainsi obtenu ne
dépend que de la forme du trou et de ses
dimensions.
Il est aisé de transposer ces effets dans le
domaine des hyperfréquences.
Imaginons une ouverture dans un écran opaque se
trouvant dans le champ électrique E(x,y) : à grande
distance il y aura une répartition de champ électrique
qui traduira la diffraction de l’onde par l’ouverture. Le
diagramme de rayonnement de celle-ci ne dépendra
que de la distribution d’amplitude et de phase qui y
règne.
Exemples:
Zone de rayonnement d’une
ouverture

C'est dans la dernière zone que l'on se place lorsque l'on


désire étudier le rayonnement d'une antenne.
Rayonnement d’une ouverture plane
Supposons que le rayonnement a
lieu de la gauche vers la droite. La
surface étant alimentée par la
gauche.
Le champ rayonné à grande
distance est donné par la formule
de GOUDET :

𝑗𝑒 −𝑗𝑘𝑟
𝐸= 𝐸 𝑥, 𝑦 𝑒 𝑗𝑘 𝑥𝑠𝑖𝑛𝛿+𝑦𝑐𝑜𝑠𝛿 𝑠𝑖𝑛𝛾
𝑐𝑜𝑠𝛿 + 𝑐𝑜𝑠𝛾 𝑑𝑥. 𝑑𝑦
2𝜆𝑟 Σ

𝐸 𝑥, 𝑦 = champs sur l’ouverture, il varie en amplitude et en phase ce qui permet d’écrire


𝑬 𝒙, 𝒚 = 𝑨 𝒙, 𝒚 . 𝒆𝒋𝝋 𝒙,𝒚
Cas d’une ouverture équiphase
𝝋 𝒙, 𝒚 = 𝟎
La formule du champ devient:
𝑗𝑒 −𝑗𝑘𝑟
𝐸= 𝐴 𝑥, 𝑦 𝑐𝑜𝑠𝛿 + 𝑐𝑜𝑠𝛾 𝑒 𝑗𝑘 𝑥𝑠𝑖𝑛𝛿+𝑦𝑐𝑜𝑠𝛿 𝑠𝑖𝑛𝛾 𝑑𝑥. 𝑑𝑦
2𝜆𝑟 Σ

Pratiquement ce sont les diagrammes dans les plans E (plan yOz) ou H (plan
xOz) qui sont calculés. Dans le premier cas δ=0, γ=θ, tandis que dans le
second 𝛿 = 𝜃, 𝛾 = 0. Il s’ensuit que l’expression du champ devient :
Pour le plan E:
𝑗𝑒 −𝑗𝑘𝑟
𝐸𝐸 = 𝐴 𝑥, 𝑦 1 + 𝑐𝑜𝑠𝜃 𝑒 𝑗𝑘𝑦𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑑𝑥. 𝑑𝑦
2𝜆𝑟 Σ
Pour le plan H:
𝑗𝑒 −𝑗𝑘𝑟
𝐸𝐻 = 𝐴 𝑥, 𝑦 1 + 𝑐𝑜𝑠𝜃 𝑒 𝑗𝑘𝑥𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑑𝑥. 𝑑𝑦
2𝜆𝑟 Σ
Gain d’une ouverture
Le gain absolu d’une antenne, pour la direction de
rayonnement maximal, est toujours donné par la formule :
𝑰
𝑮 = 𝒎𝒂𝒙
𝑰𝟎
Considérons une ouverture de surface Σ percée dans un plan
opaque sur laquelle est définie une distribution équiphase du
champ.
𝑬 𝒙, 𝒚 = 𝑨 𝒙, 𝒚
Dans la direction de rayonnement maximal Oz. (soit δ=γ=0)
l'expression du champ devient :
𝑗𝑒 −𝑗𝑘𝑟
𝐸= 𝐴 𝑥, 𝑦 𝑑𝑥. 𝑑𝑦
𝜆𝑟 Σ
D’où la densité de puissance rayonnée:
𝟐
𝟐
𝑬 𝟏
𝑺= = 𝑨 𝒙, 𝒚 𝒅𝒙. 𝒅𝒚
𝟏𝟐𝟎𝝅 𝟏𝟐𝟎𝝅𝝀𝟐 𝒓𝟐 𝜮
Dans un milieu de propagation sans pertes, la puissance 𝑃𝑟 rayonnée à
une distance r est identique à la puissance 𝑃𝑎 sur l'ouverture :
1 2
1
𝑃𝑎 = 𝐸 𝑥, 𝑦 𝑑𝑥. 𝑑𝑦 = 𝐴2 𝑥, 𝑦 𝑑𝑥. 𝑑𝑦
120𝜋 Σ 120𝜋 Σ
L’antenne isotropique, alimentée sous 𝑃𝑎 , rayonne à la distance 𝑟 une
densité de puissance:
𝑃𝑎 1 1
𝑆0 = = . 𝐴2 𝑥, 𝑦 𝑑𝑥. 𝑑𝑦
4𝜋𝑟 2 4𝜋𝑟 2 120𝜋
Le gain absolu de l'ouverture plane dans la direction de rayonnement
maximal.
2
4𝜋 Σ
𝐴 𝑥, 𝑦 𝑑𝑥. 𝑑𝑦
𝐺= 2
𝜆 𝐴2 𝑥, 𝑦 𝑑𝑥. 𝑑𝑦
Cas d’une ouverture équi-amplitude
Si la répartition du champ sur l'ouverture est
constante c’est à 𝟐 dire : E(x,y)=A0 . Alors le gain
𝟒𝝅 𝑨𝟎 𝜮𝟐 𝟒𝝅
vaut : 𝑮𝑴 = 𝟐 𝟐 = 𝟐𝜮
𝝀 𝑨𝟎 𝜮 𝝀
Dans le cas général d'une distribution non uniforme,
le gain est toujours inférieur à 𝐺𝑀 et l'on peut écrire
:
4𝜋
𝐺= Σ𝑓 avec 𝑓<1
𝜆2
f est appelé le facteur de gain. Il est également
possible de définir une surface équivalente de
réception d’une antenne par la relation:
4𝜋𝐴𝑒
𝐺=  𝐴𝑒 = Σ𝑓
𝜆2
Rayonnement d’une ouverture
rectangulaire
Distribution uniforme

Supposons que l’ouverture est équiphase, sur laquelle


règne une distribution d’amplitude uniforme c’est à dire :
𝐸 𝑥, 𝑦 = 𝐴 𝑥, 𝑦 𝑒 𝑗𝜑 𝑥,𝑦 = 𝐴0
La direction de rayonnement maximum est alors l’axe Oz et le champ
est donné par la formule :
𝑏 𝑎
𝑗𝐴0 𝑐𝑜𝑠𝛿 + 𝑐𝑜𝑠𝛾 𝑒 −𝑗𝑘𝑟 2 2
𝐸= 𝑒 𝑗𝑘𝑥 𝑠𝑖𝑛𝛿 𝑑𝑥. 𝑒 𝑗𝑘𝑦 𝑐𝑜𝑠𝛿 𝑠𝑖𝑛𝛾 𝑑𝑦
2𝜆𝑟 𝑏
−2
𝑎
−2
𝑗𝐴0 . 𝑎𝑏. 𝑒 −𝑗𝑘𝑟 𝑐𝑜𝑠𝛿 + 𝑐𝑜𝑠𝛾 𝑠𝑖𝑛𝑢1 𝑠𝑖𝑛𝑢2
=
2𝜆𝑟 𝑢1 𝑢2
𝑏 𝜋𝑏
Avec 𝑢1 = 𝑘 𝑠𝑖𝑛𝛿 = 𝑠𝑖𝑛𝛿
2 𝜆
𝑎 𝜋𝑎
Et 𝑢2 = 𝑘 𝑐𝑜𝑠𝛿 𝑠𝑖𝑛𝛾 = 𝑐𝑜𝑠𝛿 𝑠𝑖𝑛𝛾
2 𝜆

La valeur du champ, en module, est donc:

𝐴0 𝑎𝑏 𝑐𝑜𝑠𝛿 + 𝑐𝑜𝑠𝛾 𝑠𝑖𝑛𝑢1 𝑠𝑖𝑛𝑢2


𝐸= .
𝜆𝑟 2 𝑢1 𝑢2

F.C.R
 Dans le plan 𝐻 xOz 𝛾 = 0 ce qui donne:
𝐴0 𝑎𝑏 1 + 𝑐𝑜𝑠𝛿 𝑠𝑖𝑛𝑢1
𝐸= . .
𝜆𝑟 2 𝑢1
La direction du maximum de rayonnement est obtenue pour 𝑢1 = 0
𝑠𝑜𝑖𝑡: 𝛿 = 0
𝐴0 𝑎𝑏
𝐸𝑚𝑎𝑥 =
𝜆𝑟
La largeur à -3 dB du lobe principal est : 𝜃1 = 50.5 𝜆/𝑏

 Dans le plan 𝐸 yOz 𝛿 = 0 ce qui donne


𝐴0 𝑎𝑏 1 + 𝑐𝑜𝑠𝛾 𝑠𝑖𝑛𝑢2
𝐸= . .
𝜆𝑟 2 𝑢2

La direction du maximum de rayonnement est obtenue pour 𝑢2 = 0


𝑠𝑜𝑖𝑡: 𝛾 = 0
𝐴0 𝑎𝑏
𝐸𝑚𝑎𝑥 =
𝜆𝑟
La largeur à -3 dB du lobe principal est : 𝜃1 = 50.5 𝜆/𝑎
Remarques:
1- Dans les deux cas, nous obtenons des
diagrammes en sin(u)/u, mais ces diagrammes sont
de largeurs différentes.
2. On peut augmenter la directivité dans un plan ou
dans un autre en jouant sur la dimension de
l’ouverture dans ce plan.
3. Les dimensions des ouvertures rectangulaires sont
souvent de l’ordre de 10λ, ce qui conduit à un
rayonnement concentré autour de Oz.
4- Pour des plans différents, il faudrait utiliser la
formule complète:
𝐴0 𝑎𝑏 𝑐𝑜𝑠𝛿 + 𝑐𝑜𝑠𝛾 𝑠𝑖𝑛𝑢1 𝑠𝑖𝑛𝑢2
𝐸= . . .
𝜆𝑟 2 𝑢1 𝑢2
Distribution non uniforme
Si la distribution n’est pas uniforme, la situation est plus compliquée mais le
calcul reste facile si la loi de la distribution est séparable.
𝐸 𝑋, 𝑌 = 𝐸1 𝑋 . 𝐸2 𝑌
Le champ rayonné s’écrit alors:
𝑏 𝑎
−𝑗𝑘𝑟
𝑗 𝑐𝑜𝑠𝛿 + 𝑐𝑜𝑠𝛾 𝑒 2 2
𝐸= 𝐸1 𝑥 . 𝑒 𝑗𝑘𝑥 𝑠𝑖𝑛𝛿 𝑑𝑥. 𝐸2 𝑦 𝑒 𝑗𝑘𝑦 𝑐𝑜𝑠𝛿 𝑠𝑖𝑛𝛾 𝑑𝑦
2𝜆𝑟 𝑏
−2
𝑎
−2
• Plan E (yOz) 𝛿 = 0
𝑏 𝑎
𝑗 1 + 𝑐𝑜𝑠𝛾 𝑒 −𝑗𝑘𝑟 2 2
𝐸𝐸 = 𝐸1 𝑥 . 𝑑𝑥. 𝐸2 𝑦 𝑒 𝑗𝑘𝑦 𝑠𝑖𝑛𝛾 𝑑𝑦
2𝜆𝑟 𝑏
−2
𝑎
−2
• Plan H (xOz) 𝛾 = 0

𝑏 𝑎
𝑗 1 + 𝑐𝑜𝑠𝛿 𝑒 −𝑗𝑘𝑟 2 2
𝐸𝐻 = 𝐸1 𝑥 . 𝑒 𝑗𝑘𝑥 𝑠𝑖𝑛𝛿 𝑑𝑥. 𝐸2 𝑦 𝑑𝑦
2𝜆𝑟 𝑏
−2
𝑎
−2
Diagramme de rayonnement

Comme pour les alignements, on peut diminuer


le niveau des lobes secondaires en utilisant des
distributions telles que l’amplitude décroît
symétriquement vers deux bords opposés de
l’ouverture.
Exemples
𝜋𝑦 2 𝜋𝑦
E= cos E= 𝑐𝑜𝑠
𝑎 𝑎
Diagramme de rayonnement d'une ouverture
rectangulaire pour trois lois d'éclairement
Notons qu’avec ces trois lois, il n’est pas possible simultanément
d’affiner le lobe principal et d’abaisser le niveau des lobes
secondaires.
Cela serait par contre possible avec des lois d’éclairement
hybrides du type 𝑪 + 𝒄𝒐𝒔 ou 𝑪 + 𝒄𝒐𝒔𝟐 ; on peut alors obtenir des
solutions de compromis intéressantes. Nous en donnons des
exemples dans le tableau suivant, pour deux lois en 𝐶 + 𝑐𝑜𝑠.
Ouverture circulaire
Considérons que l’ouverture
est équiphase, de sorte que
E(x,y) devient A(x,y) .
L’ouverture étant circulaire,
nous effectuerons les calculs
en coordonnés polaires

Le champ rayonné s’écrit:


𝑗𝑒 −𝑗𝑘𝑅
𝐸= 𝐴 𝑥, 𝑦 𝑐𝑜𝑠𝛿 + 𝑐𝑜𝑠𝛾 𝑒 𝑗𝑘 𝑥𝑠𝑖𝑛𝛿+𝑦𝑐𝑜𝑠𝛿 𝑠𝑖𝑛𝛾 𝑑𝑥. 𝑑𝑦
2𝜆𝑅 Σ
Nous avons donc: 𝑥 = 𝜌. 𝑐𝑜𝑠 𝜑 𝑦 = 𝜌. 𝑠𝑖𝑛 𝜑

Tandis que 𝐴 𝑥, 𝑦 devient 𝐴 𝜌, 𝜑


En appelant a le rayon de l’ouverture, le champ
s’écrit:
𝑗𝑒 −𝑗𝑘𝑅 2𝜋 𝑎
𝐸= 𝐴 𝜌, 𝜑 𝑐𝑜𝑠𝛿
2𝜆𝑅 0 0
+ 𝑐𝑜𝑠𝛾 𝑒 𝑗𝑘𝜌 𝑐𝑜𝑠𝜑𝑠𝑖𝑛𝛿+𝑠𝑖𝑛𝜑𝑐𝑜𝑠𝛿 𝑠𝑖𝑛𝛾 𝜌𝑑𝜌𝑑𝜑
Si les variations d'amplitude présentent la symétrie de
révolution. C’est à dire si 𝑨 𝝆, 𝝋 = 𝑨 𝝆 .
C'est un cas que l'on rencontre souvent pour les
antennes à ouverture rayonnante circulaire lorsque
l'on veut obtenir un diagramme de rayonnement ayant la
symétrie de révolution.
Applications aux cornets rayonnants
Les divers types de cornets
Un cornet est un guide d’ondes à section progressivement
croissante se terminant par une ouverture rayonnante. Les
cornets sont indispensables pour passer de la propagation guidée
à la propagation en espace libre et réciproquement.
A partir d’un guide d’onde rectangulaire, on peut réaliser des
cornets de façons différentes ; un évasement dans un plan du
guide (E ou H) conduit à un cornet sectoral. La combinaison des
deux évasements conduit au cornet pyramidal.
Il existe également des cornets
coniques, obtenus par évasement
d’un guide d'onde circulaire.

Du point de vue du rayonnement, l’embouchure


du cornet peut être considérée comme une
ouverture taillée dans un écran opaque.
Il est donc possible de calculer les diagrammes et
les gains des cornets à partir des théories
précédentes; le problème se ramène donc à celui du
calcul des distributions d’amplitudes et de phase
sur l’embouchure.
Diagramme des cornets pyramidaux
et conique
à partir de O se propage une onde
sphérique, de sorte que la sphère de
rayon OM peut être considérée comme
un front d’onde.

Dans ces conditions, l’embouchure AB n’est pas


équiphase. Les phases en A et B retardant sur la phase en M
d’une quantité correspondant au parcours AH.
Pour minimiser les effets de ce déphasage et augmenter ainsi
le gain réalisable avec le cornet, il ne faut pas que le
déphasage suivant AH dépasse π⁄4.
Si l'angle d'ouverture au sommet du cornet n'est pas trop
grand, des considérations géométriques simples montrent
que l'erreur de phase maximale (2π/λ). HA sur
l’embouchure du cornet est donnée par :
𝟐𝝅 𝑫𝟐
𝝀 𝟖𝑹
𝐷2
Elle reste inférieure à π/4 tant que : 𝑅 >
𝜆

Nous pourrons considérer avec une bonne approximation


que l'ouverture est équiphase et que la loi d'éclairement de
cette ouverture reproduit sensiblement celle émise à partir
du point d’évasement.
Dans ces conditions, qui sont souvent réalisées
pour les cornets pyramidaux et conique.

 La loi d'éclairement de l'embouchure dans le


plan E sera uniforme aussi bien pour un cornet
pyramidal que pour un cornet conique.
 La loi d'éclairement de l'embouchure dans le
plan H suivra une loi en cosinus dans le cas du
cornet pyramidal et une loi parabolique dans le
cas du cornet conique.
Il en résulte pour un cornet pyramidal, des
diagrammes de rayonnement caractérisés par les
fonctions normalisées suivantes :
Dans le Plan E:
1+𝑐𝑜𝑠𝜃 sin 𝑢 𝜋𝐴
. avec 𝑢 = sin 𝜃
2 𝑢 𝜆
D’où la largeur du diagramme à 3 dB:
𝜃3 = 50.5 𝜆 𝐴 théoriquement
𝜃3 = 56 𝜆 𝐴 pratiquement
Dans le plan H:

1+cos 𝜃 sin 𝑢 𝜋𝐵
. avec 𝑢 = sin θ
2 𝑢 𝜆
L’ouverture à 3 dB est:

𝜃3 = 68.8 𝜆 𝐵 Théoriquement
𝜃3 = 67 𝜆 𝐵 Pratiquement
Remarques
1- Les ouvertures cornets sectoraux ne peuvent être
considérée comme équiphase que dans le plan où ils
gardent la même dimension que le guide d'onde
d'alimentation.
2- Pour qu'un cornet constitue une bonne antenne, il faut
que la distribution du champ sur son ouverture puisse
être considérée comme équiphase.
Résultats
Les cornets doivent avoir un angle d'ouverture
très faible.
Les cornets sont rarement employés comme
antennes.
Par contre, ils constituent les sources
primaires des antennes en éclairant un
réflecteur qui rayonne l'onde à son tour.
Antennes à réflecteurs
A la direction de rayonnement
incident FQ, correspond une
direction de rayonnement réfléchi
QQ’, et nous avons :
𝑭𝑸 + 𝑸𝑸′ = 𝟐𝒇 = 𝒄𝒔𝒕𝒆
𝑓 est la focale du parboloïde

∀ le point Q du paraboloïde, cette propriété sera vérifiée. Il en


résulte que le plan P, perpendiculaire à Oz, est une surface
équiphase pour le champ électromagnétique réfléchi sur le
paraboloïde.
Cette propriété étant vraie pour n’importe quel plan
perpendiculaire à Oz. Les rayons réfléchis par le paraboloïde
découpent sur le plan P un cercle équiphase de diamètre D,
égal à celui du réflecteur.

Comme il n’y a aucune énergie réfléchie au-delà de celle-ci, ce


cercle peut être considéré comme une ouverture rayonnante
découpée dans le plan opaque P.

L’étude du rayonnement du paraboloïde est ainsi scindée en


deux :
1. Etude du rayonnement de l’ouverture équivalente au
réflecteur.

2. Etude de la variation d’amplitude et de phase sur le plan


focal P, à partir des conditions d’éclairement du
paraboloïde par la source placée en F
𝑷𝒂 = 𝑷𝒑 + 𝑷𝒅
𝑃𝑝
Le rapport 𝑃𝑎 peut être considéré comme le rendement du
𝑃𝑝
paraboloïde : 𝜂 =
𝑃𝑎
𝐼𝑀 est la puissance rayonnée dans la direction de rayonnement
maximal, par unité d'angle solide.
Il est important de faire la distinction entre :
 ƒLe gain de l'antenne paraboloïdale qui est calculé en prenant
𝑰𝑴
pour référence la puissance 𝑃𝑎 : 𝑮𝒂 = 𝟒𝝅
𝑷𝒂
 Le gain du réflecteur paraboloïdal qui est calculé en prenant
pour référence la puissance 𝑃𝑝 interceptée par ce réflecteur :
𝑰𝑴
𝑮𝒑 = 𝟒𝝅
𝑷𝒑
Il est à noter que le gain du réflecteur est aussi celui de
l'ouverture équivalente au paraboloïde.
Sources primaires
𝝀
Dipôle :
𝟐
Le dipôle a été utilisé au début, est placé au foyer
perpendiculaire à Oz. Lorsque F est situé dans le plan de
l’ouverture.

Afin d’annuler le rayonnement


venant de la source primaire, on
place un miroir semi sphérique ou
un élément filaire derrière le dipôle.
Le cornet:
Actuellement, ce sont surtout les cornets qui sont
utilisés.
Leur emploi élimine l’inconvénient du
rayonnement arrière, mais l’interaction entre le
réflecteur et la source subsiste.
Pour remédier à ceci, il faut diminuer l’énergie
réfléchie en disposant convenablement la source
primaire.
On peut diminuer la réaction en excentrant la
source primaire.
On voit que le rayon FA, correspond au
maximum d’illumination, se réfléchit selon
AM et ne retourne pas vers la source
Alors que dans la solution précédente le
maximum de rayonnement (FO)
correspondait à un rayon qui se
réfléchissait sur lui-même
Ici le rayon qui retourne vers F est le rayon FO
qui ne correspond plus au maximum de gain
primaire. Les effets d’ombre et les réflexions
parasites sont alors moins intenses.

On peut donc, soit décaler la source primaire


tout en la maintenant dans le plan passant par le
foyer (défocalisation) ou incliner son axe par
rapport à l'axe du paraboloïde (excentration)

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