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PROGRAMME DE CHIMIE

Chapitre 1 : LE NOYAU ATOMIQUE

Chapitre 2 : STRUCTURE ELECTRONIQUE DES ATOMES-CLASSIFICATION PERIODIQUE DES


ELEMENTS

Chapitre 3 : LES MOLECULES – NOTION DE VOLUME MOLAIRE

Chapitre 4 : STRUCTURE DES CORPS PURS – ETAT PHYSIQUE

Chapitre 5 : LA DISSOLUTION DANS L’EAU DES SOLIDES IONIQUES – LA CONCENTRATION


DANS UNE SOLUTION

Chapitre 6 : LE CHLORURE D’HYDROGENE ET L’ACIDE CHLORHYDRIQUE

Chapitre 7 : L’HYDROXYDE DE SODIUM ET SES SOLUTIONS AQUEUSES

Chapitre 8 : LE pH DES SOLUTIONS AQUEUSES

Chapitre 9 : REACTION ENTRE L’ACIDE CHLORHYDRIQUE ET L’HYDROXYDE DE SODIUM

Chapitre 10 : IDENTIFICATION DES IONS

Chimie : C’est une science expérimentale ayant pour objectif, l’étude de divers corps, leurs transformations
et leurs propriétés générales.

Science : C’est une investigation de notre environnement, en vue d’en trouver des explications vérifiables
des choses et des évènements.

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Objectifs :
 Donner l’ordre de grandeur et la composition du noyau atomique ;
 Donner la représentation symbolique du noyau atomique ;
 Identifier les isotopes d’un noyau atomique.

1. Généralités
La matière est constituée d’atomes qui sont des entités infiniment petites, indivisibles, insécables et
stables. Les atomes ont à leur centre un noyau fixe, lourd autour duquel gravitent des électrons de très
petite taille.
Grâce aux progrès de la science, il est possible de savoir de nos jours comment est constitué l’atome.

2. Expérience de RUTHERFORD (1910-1911)-Mise en évidence


du noyau atomique
2.1- Description
Cette expérience consiste à placer sur le trajet d’un faisceau de particules α, une feuille d’or très
mince (1 = 10-6 pm d’épaisseur). Ces particules, de charge positive, sont émises par une source
radioactive et canalisées grâce à des diaphragmes. Elles sont invisibles le long du trajet, mais, sous leur
impact, l’écran devient fluorescent permettant ainsi de suivre leur trajet depuis la traversée des diaphragmes
jusqu’à leur arrivée sur l’écran. (Voir figure 1.1).

Feuille d’or Écran

Diaphragmes
a) Aspect de l’écran
en l’absence de la
feuille d’or

Trajectoire d’une
particule α

Source radioactive
Figure 1.1 : Dispositif b) Aspect de l’écran en
présence de la feuille d’or

Figure 1.2 : Observation

2.2- Observation et interprétation

 On observe sur l’écran, des taches lumineuses dues à la fluorescence provoquée par l’impact des
particules α : une tache centrale très lumineuse et un petit nombre de tache de moindre importance (voir
figure 1.2- b ci-dessus).

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 Sur près de 100 mille particules une seule est déviée. C’est la preuve que, dans la matière, il y a
une particule chargée d’électricité positive : c’est le noyau atomique. Cela prouve aussi que, la matière
est essentiellement faite de vide, on dit alors qu’elle a une structure lacunaire. (Voir figure 1.3)

Figure 1.3 : Déviation d’une particule

Conclusion : Un atome possède donc un noyau chargé d’électricité positive, de dimensions très petites par
rapport à l’atome.
Remarque :
 La masse de l’atome est essentiellement concentrée dans son noyau : Mnoyau 1 360 Mélectron
 On assimile le noyau a une sphère de rayon Rnoyau = 10-15 m.
3. Dimension, masse et constitution du noyau atomique
Il est constitué de nucléons que sont les protons et les neutrons.
 Les protons sont chargés d’électricité positive : qprotons = |e-| = 1,6.10-19 C
 les neutrons ont une charge électrique nulle : qneutrons = 0 C.
 neutron et proton ont la même masse : mp = mN = 1, 67.10-27 kg.
 Les protons sont les seuls responsables de la charge positive du noyau atomique.
Remarque :
 Le plus petit noyau est celui de l’atome d’hydrogène qui a un rayon rH = 0,53.10-15 m. Le plus grand
est celui du césium rCs = 7 x 0,53.10-15 m.
 1 A (Amstrong) = 10-10 m ; 1 pm = 10-12 m ; 1 nm = 10-9 m
mp
 Mélectron = 9,1.10-31 kg =
1836
le nombre de protons dans le noyau est appelé numéro atomique ou nombre de charges et
est noté Z.
le nombre de nucléons (proton + neutron) est appelé nombre de masse et est noté A.
soit N le nombre de neutrons dans le noyau, on a : N = A – Z
masse du noyau : mnoyau = A x md’un nucléon.

4. Représentation symbolique du noyau

Pour le représenter, on utilise la représentation suivante :

Zx Où X est le symbole de l’atome

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Exemple :

 L’ensemble des atomes dont les noyaux ont même nombre de masse et même numéro
atomique est appelé nucléide.
 L’ensemble des atomes dont les noyaux ont même numéro atomique et de nombre de masse
différent, est appelé isotope de l’élément considéré.

Exemple :

Hydrogène ; Chlore ; Uranium

Exercices :

1. Définir : atome ; nucléides ; isotopes ; nucléons


2. En quoi consiste l’expérience de Ernest Rutherford ?
3. Décrire en quelques mots l’expérience de Rutherford.
4. En quelle année cette expérience fut-elle réalisée ?
5. Peut-on dire que le nombre de protons dans un noyau est aussi le nombre d’électrons que renferme
ce noyau ?
6. Quelle relation lie le nombre de charge Z, le nombre de masse A et le nombre N de neutrons d’un
noyau ?
7. Comment appelle-t-on l’ensemble constitué de protons et de nombre de masse d’un noyau ?
8. On considère le noya suivant : 1224 Mg
8.1. Que représente chacun des nombres de ce noyau ?
8.2. Déterminer le nombre N de neutrons de ce noyau.
8.3. En utilisant les masses des particules du cours, calculer :
a) La masse mN du noyau ;
b) La masse de l’atome sachant qu’il contient autant d’électrons que de protons. On donne
me- = 9,1.10-31 kg (masse d’un électron).
8.4. L’affirmation faite dans le cours et selon laquelle la masse de l’atome est pratiquement celle du
noyau est-elle justifiée ?
9. Représenter et nommer les trois isomères de l’atome d’hydrogène. Donner pour chaque isotope, le
nombre de charge Z, le nombre de masse A et le nombre N de neutrons.
10. Donner la constitution d’un noyau atomique. Précisez-en les caractéristiques de chaque constituant.

Bon à savoir de la stabilité d’un noyau atomique :

Pour un nombre de masse A donné, seuls certains couples de nombres N et Z représentent des noyaux stables.
En effet, un noyau est le siège d’une compétition opposant les forces de répulsion électrique entre les protons, et les
forces d’attraction nucléaire. Les noyaux possédant trop de neutrons ou trop de protons sont instables et présentent
donc une durée de vie limitée. Ils se désintègrent par radioactivité (on les appelle alors des isotopes radioactifs ou radio-
nuclides), ou par fission nucléaire. Au-delà de certaines valeurs limites de Z et de N, il est simplement impossible de
former un noyau stable ou instable. Parmi les noyaux stables, certains sont particulièrement plus stables que les
autres. Ce sont les noyaux dont le nombre de protons ou de neutrons prend une valeur particulière : 2, 8,
20, 28, 50, 82, 126 ou 184. Ces nombres sont appelés nombres magiques, et un noyau pour lequel N ou Z
prend l’une de ces valeurs est dit magique.

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Objectifs :
 Donner les caractéristiques de l’électron ;
 Déterminer la structure électronique d’un atome ;
 Donner le principe de construction du tableau de classification périodique des éléments ;
 Donner la représentation de Lewis des atomes ;
 Énoncer et appliquer la règle de l’Octet.
1. Définitions générales
 Classification périodique : C’est le classement des éléments dans un tableau suivant un ordre
croissant de leur numéro atomique leur conférant ainsi certaines similitudes (propriétés chimique et
physique) d’où la périodicité.
 Élément chimique : c’est l’ensemble des atomes dont les noyaux ont même nombre de protons
(numéro atomique).
2. Structure électronique des atomes
2.1- Caractéristiques de l’électron
 Sa charge électrique est négative : qe = = - 1,6.10-19 C
mp
 Sa masse est très faible par rapport à celle d’un nucléon : Mélectron = 9,1.10-31 kg =
1836
Raison pour laquelle la masse de l’atome est pratiquement celle de son noyau.
 Il y a autant de protons dans le noyau que d’électrons dans l’atome pour justifier l’électroneutralité
de l’atome isolé : qp = = 1,6.10-19 C.
2.2- Répartition des électrons autour du noyau
a) Les couches électroniques ou niveau d’énergie
 Les électrons sont en mouvement rapide incessant autour du noyau.
 On ne peut définir avec précision, la position et la vitesse de l’électron autour du noyau (inégalité de
Heisenberg), aussi adopte-t-on la notion de probabilité de présence de l’électron à une distance r du noyau (r
= rayon de Bohr). L’ensemble de ces positions est appelé cortège électronique ou nuage électronique.
Exemple : atome H
r = 53,3.10-12 m

Zone la plus dense-probabilité à


présence la plus grande
Figure 1 : atome H

 Dans l’atome, les électrons sont repartis en couches ou orbitales.

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 A chaque couche correspond une énergie, qui est l’énergie à fournir à l’atome pour arracher un
électron de cette couche. Tous les électrons de cette couche, ont même niveau d’énergie.
 A chaque orbitale correspond un nombre n = 1, 2, 3,…appelé nombre quantique principal ;
plus n est petit, plus le niveau d’énergie est élevé.
 A chaque couche correspond un nom lié à son nombre quantique principal n :
n 1 2 3 4 5 6 7
Nom K L M N O P Q

b) Remplissage des couches (Orbitales)


Règle 1 : Principe d’exclusion de Pauli
Une couche ne peut contenir qu’un nombre limité d’électrons maximum 2n² :
n 1 2 3 4 5 6 7
Nom K L M N O P Q
2n² 2 8 18 32 50 72 78

Règle 2 : Principe de construction


Les couches se remplissent par ordre croissant de leur nombre quantique. La couche suivante ne peut
être remplie que si la précédente est saturée.
Il en découle que la structure électronique de l’atome est représentée par une formule électronique :
[atome] = KXLYMZNT
NB : À partir de Z = 21, ces règles de remplissage ne sont plus applicables.
Exemple : 8O (Z = 8) : K2L6 ; 13Al (Z=13) : K2L8M3.
Remarque : On peut aussi utiliser une représentation dite en rectangle.
Exemple de l’aluminium (Z=13)

3. Classification périodique des éléments


 Depuis 1869, Mendeleïev propose de classer les éléments représentés par leur symbole dans un
tableau de 18 colonnes (ou groupes) et de 7 lignes (ou périodes) par ordre croissant de leur numéro
atomique Z :
 N° colonne = nombre d’électrons sur la dernière couche (ou périphérique)
 N° ligne = nombre de couches
 N° de l’élément = nombre total d’électrons sur toutes les couches
 Le tableau simplifié

I VIII
1 1H II III IV V VI VII 2He
Li 4Be 5B 6C 7N 8O 9F 10Ne
2 3
3 11Na 12Mg 13Al 14Si 15P 16S 17Cl 18Ar

4 19K 20Ca

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Retenons :
Période 2 : Lili Bese Bien Chez Notre Oncle François Nestor
Période 3 : Nanga Mange Allègrement Six Poulets Sans Claquer Argon
 Quelques familles d’éléments chimiques
 Groupe I : Métaux alcalins sauf H car ses métaux sont mous et très réactifs, il possède un seul
électron périphérique ;
 Groupe II : Métaux alcalino-terreux, ils possèdent deux électrons périphériques ;
 Groupe VII : les Halogènes, sont des corps très réactifs et toxiques ; ils donnent des ions
halogénures F-, Cl-, Br-, I-, As-.
 Groupe VIII : gaz rares (nobles ou inertes), ils possèdent 8 électrons périphériques sauf
l’hélium qui en a 2e-. Leur couche périphérique est ainsi donc saturée.
NB : Les propriétés chimiques des éléments sont déterminées par la structure électronique de la couche
externe des atomes.
4. Représentation de Lewis
C’est la représentation de la structure électronique de la couche externe ou périphérique d’un atome.
Les électrons de cette couche sont dits périphériques ou de valence. Ils peuvent s’apparier pour donner un
doublet ou paire électronique. Ils peuvent également rester seuls, on dit alors qu’ils sont célibataires ou
singlets ou non-appariés et sont responsables des propriétés chimiques des éléments.

Représentation : électron célibataire ; doublet électronique.


NB : Les doublets n’apparaissent qu’à partir du 5ème électron célibataire.

Exemple :
Aluminium Al (Z=13) : [Al]=K2L8M3 ; représentation de Lewis : Al

Carbone C (Z=6) : [C] =K2L4 ; représentation de Lewis : C

Azote N (Z=7) : [N] = K2L5 ; représentation de Lewis : N

Chlore Cl (Z=17) : [Cl] = K2L8M7 ; représentation de Lewis : Cl

5. La règle de l’Octet
5.1- Énoncé
« Au des réactions chimiques, les atomes d’ éléments, ont tendance à acquérir la structure électronique
stable du gaz du gaz rare le plus proche dans le tableau de classification périodique des éléments en saturant
leur couche externe de 8 électrons, exception faite de l’atome d’hydrogène qui sature la sienne de 2
électrons (1 doublet) ».
5.2- Application : formation des ions monoatomiques
Au cours d’une réaction chimique, les atomes perdent ou gagnent des électrons afin d’acquérir la
structure électronique du gaz rare le plus proche.
Exemple :
Al (Z=13) : K2L8M3 ; cet atome perd 3 électrons donc c’est un cation : Al 3+ (Z=10)
Équation chimique : Al Al3+ + 3e- (réaction d’oxydation)
O (Z=8=) : K L ; cet atome gagne 2 électrons donc c’est un anion : O2- (Z=10)
2 6

Équation chimique : O + 2e- O2- (réaction de réduction)

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Objectifs :
 Définir la liaison de covalence ;
 Donner la représentation de Lewis de quelques molécules simples ;
 Représenter les modèles compacts et éclatés de quelques molécules simples ;
 Définir le volume molaire
1. Les molécules
1.1- Définition
a) Étude d’un exemple : Cas de la molécule du dihydrogène
Un atome d’hydrogène s’associe à un autre atome d’hydrogène en mettant en commun leur unique
électron célibataire formant ainsi un doublet électronique par obéissance à la règle de l’Octet. Il y a donc ici
recouvrement des nuages électroniques atomiques d’hydrogène pour donner le nuage électronique
moléculaire du dihydrogène. Ce recouvrement donne lieu à une liaison de covalence (covalente).

Représentation de Lewis
Recouvrement
H H

Nuages électroniques atomiques H Nuages électroniques moléculaires H2

b) Généralisation
 Une liaison de covalence est la mise en commun par deux atomes d’un doublet d’électron.
 Une molécule est un assemblage ordonné d’atome stable et électriquement neutre dans lequel les
atomes sont unis par liaison de covalence.
c) Propriétés dérivées liées à la molécule
 Le nombre d’atome que renferme une molécule est appelé atomicité de cette molécule.
Exemple : H2 : atomicité 2 ou diatomique ; H2O : atomicité 3 ou triatomique.
 La valence est le nombre de doublet qu’un atome partage avec ses voisins autrement dit, le nombre
de covalence que peut former un atome
Exemple :
 Le carbone a 4 électrons célibataires, il est tétravalent et pour valence 4
 L’azote a trois électrons célibataires, il est donc trivalent et pour valence 3
 L’hydrogène a 1 électron célibataire, il est donc monovalent et pour valence 1
d) Types de liaison covalente
 Lorsqu’il y a mise en commun d’un seul doublet électronique, la liaison covalente est dite simple.
Exemple : H2 : H ----- H; CH4 (méthane); H2O

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 Lorsqu’il y a mise en commun de deux doublets électroniques, la liaison de covalence est dite
double. Exemple : CO2 ; O2 : O = O;
 Lorsqu’il y a mise en commun de trois doublets électroniques, la liaison de covalence est dite triple.
Exemple : N2 ; C2H2 (acétylène).
 Liaison double et triple sont des liaisons multiples.
1.2- Représentation des molécules
Il existe deux types de représentation de molécules :
 La formule moléculaire brute, qui est une formule de composition de la molécule faisant
apparaitre la nature et le nombre des atomes assemblés dans la molécule. Le nombre 1 n’est jamais écrit et les
liaisons entre atome n’y apparaissent pas. Exemple : C2H6O (éthanol) ; NH3 (ammoniac).
 La formule développée, qui est une représentation simplifiée de Lewis. Les doublets non-liants
n’apparaissent pas mais les liaisons établies entre atomes y sont représentées. Exemple : H-H ; Cl-Cl.
1.3- Structures de quelques molécules
L’étude des structures moléculaires est connue sous le nom de stéréochimie ; elle fait apparaître les
distances entre les centres des noyaux des atomes (longueur des liaisons) et les angles entre liaisons dans
la molécule (angle valenciel).
a) Molécule du dihydrogène
 Formule brute : H2 ; molécule diatomique (atomicité 2)
 Formule développée : H-H

b) Molécule du dichlore
 Formule brute : Cl2 ; molécule diatomique (atomicité 2)
 Représentation de Lewis : Cl Cl formule développée : Cl-----Cl.

 Modèle éclaté :
Cl Cl
200 pm
 Modèle moléculaire compact :

Cl Cl

c) Molécule du chlorure d’hydrogène


 Formule brute : HCl ; molécule diatomique (atomicité 2)
 Représentation de Lewis : H Cl formule développée : H------Cl.
 Modèle éclaté :
H Cl
125 pm
H Cl
 Modèle moléculaire compact :

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La molécule présente un centre de charge positive (H) et un centre de charge négative (Cl), elle se
comporte donc comme un dipôle électrique : on dit qu’elle est polaire.

d) Molécule du dioxyde de carbone


 Formule brute : CO2 ; molécule triatomique (atomicité 3)
 Représentation de Lewis :

C Formule développée : O = C = O

 Modèle éclaté : O C O molécule linéaire (centre des atomes aligné)


116pm 116pm

 Modèle moléculaire compact :

O C O

e) Molécule du dioxygène
 Formule brute : O2 ; molécule diatomique (atomicité 2)
 Représentation de Lewis :

Formule développée : O = O

 Modèle éclaté :
O O
120pm

 Modèle moléculaire compact : O O

f) La molécule d’eau
 Formule brute : H2O ; molécule triatomique (atomicité 3)
 Représentation de Lewis :
O
Formule développée :
H H
H H

 Modèle éclaté :
O
 Molécule triangulaire isocèle
 Positions de + et – pas confondues : molécule
H 105° H polaire.

 Modèle compact :

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g) Molécule du diazote
 Formule brute : N2 ; molécule diatomique (atomicité 2)
 Représentation de Lewis :
Formule développée : N N
N N

N N
N N
110 pm

Modèle éclaté Modèle compact

h) Molécule de l’ammoniac
 Formule brute : NH3 ; molécule tétratomique (atomicité 4)
 Représentation de Lewis : formule développée :
N N

H H H H
H
H
 Modèle éclaté :
N

H H

Forme pyramidale à base triangulaire équilatérale ; molécule polaire.


 Modèle compact :
N

H H
H

i) Molécule du méthane
 Formule brute: CH4 ; molécule pentatomique (atomicité 5)
 Représentation de Lewis : Formule développée : Modèle éclaté :
H H H

H C H
H C H
H
C

H H H

H
Molécule tétraédrique.
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 Modèle compact :

2. Notion de volume molaire


Le volume molaire d’un corps, est le volume d’une mole de ce corps ; ce corps doit être gazeux, car,
tous les gaz ont une structure moléculaire et sont en agitation perpétuelle et constante.
2.1- Hypothèse d’Avogadro
Des volumes égaux des gaz différents, pris dans les mêmes conditions de température et de pression,
contiennent le même nombre de molécules.
2.2- Loi d’Avogadro-Ampère
« Dans les mêmes conditions de température et de pression, toutes les molécules gazeuses occupent le
même volume quel que soit la nature du gaz, on l’appelle volume molaire et est noté Vm ».
Remarque : = 0° C, P = 1 atm = 1,013.105 Pa ; Vm = 22,4 L/mol ; ceci, dans les conditions normales
de température et de pression (CNTP).

2.3- Utilisation du volume molaire : Quantité de matière gazeuse

v gaz m gaz
Elle se calcule comme suit : n gaz ou n gaz
Vm M gaz
Activité : Calculer la quantité de matière contenue dans 1,2L de dioxyde de carbone, volume mesuré dans les
conditions où le volume molaire vaut 24L.

Exercices :
1. Définir : formule brute ; formule développée ; liaison triple.
2. Quand dit-on qu’une molécule est polaire ?
3. Donner trois exemples de molécules polaires.
4. Donner la représentation (modèle compact et éclaté, formule développée,…) du dihydrogène et du
dioxygène.
5. Énoncer la loi d’Avogadro-Ampère
6. Que signifie CNTP ? Dans quel cas utilise-t-on cette expression ?
7. Déterminer le volume d’un gaz de quantité de matière égale à 2 moles, volume mesuré dans les CNTP
8. On considère le composé suivant : C4H10 (butane) qui est un gaz.
8.1. Quelle est l’atomicité de cette molécule ?
8.2. Déterminer la masse molaire moléculaire de cette molécule.
8.3. Déterminer la quantité de matière de butane contenue dans 12,3 g de gaz.
8.4. Déterminer le volume de butane, si ce dernier est mesuré dans les CNTP.
7
9. Soit l’équation de combustion de l’éthane suivante : C 2 H 6 O2 2CO2 3H 2 O
2
9.1. Identifier dans cette réaction, la formule brute de l’éthane.
9.2. Quelle est son atomicité ?
9.3. On donne la densité de l’éthane : d = 1,03. Déterminer de deux manières différentes, la valeur
numérique de la masse moléculaire de l’éthane. Les comparer.
9.4. On suppose que la réaction s’est déroulée dans les conditions où le volume molaire est 24 L.mol-1
Déterminer le volume de l’éthane si sa masse gazeuse est 10,12 g et si la réaction produit 12 L de
dioxyde de carbone.
On donne : MC = 12 g.mol-1 ; MH = 1 g.mol-1

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Objectifs :
 Montrer l’état totalement ordonné d’un solide dans une cristalline ;
 Montrer l’état totalement désordonné d’un gaz formé de molécules en agitation incessant et
désordonné.
Remarque : La matière est constituée de corps purs qui se retrouvent dans les trois états physiques :
solide, liquide et gazeux.
1. Les corps purs à l’état solide
 L’état solide, est un état ordonné. La matière ayant une forme et un volume constants (propre).
 Un solide est un assemblage régulier et compact d’ions, d’atomes ou de molécules. Cet assemblage
est appelé cristal. L’état solide a donc une structure cristalline. Le cristal, est la répétition d’un motif
élémentaire appelé maille cristalline.
1.1- Les solides ioniques
Les particules qui constituent le cristal, sont des cations et des anions et dont la cohésion entre
différents ions est assurée par des forces électrostatiques.
 Le chlorure de sodium (sel de cuisine), est un solide ionique constitué des cations sodium Na+ et
des anions chlorure Cl- ;
 La maille du chlorure de sodium est cubique à faces centrées :
Position des anions Cl- : sommets du cube et centre des faces
Position des cations Na+ : centre des arêtes du cube
 Schéma de la maille
Anion Cl- (14)

Cation Na+ (13)

Longueur d’une arête a = 560 pm

L’ion Cl- est plus gros que l’ion Na+

NB : Ne pas confondre maille et grain de sel ( 1020 fois la maille).


 On représente les solides ioniques à l’aide d’une formule statistique qui est une formule de
composition dans laquelle n’apparaissent pas les charges des ions. On écrit l’ion positif avant l’ion négatif. On
tient cependant compte de l’électroneutralité de la matière.
 Cas du chlorure de sodium : Na+ ; Cl- ; formule statistique NaxCly ; il faut déterminer x et y. On
prend à cet effet les plus petites valeurs de x et y satisfaisant la relation : x – y=0, soit x=1 et y=1 d’où la
formule statistique NaCl.
 Cas du sulfate d’aluminium : SO42- ; Al3+ ; formule statistique Alx(SO4) y ; 3x – 2y=0, en utilisant leur
ppcm, x= 2 et y=3 ; formule statistique : Al2(SO4)3 ;
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Activité 1er :
Le chlorure de potassium, le sulfate de potassium, utilisés comme engrais, ainsi que le permanganate et le
dichromate de potassium, sont des solides ioniques. Écrire les formules statistiques de ces 4 composés.
Données :
Nom de l’ion Formule brute
Ion chlorure Cl-
Ion sulfate SO42-
Ion permanganate MnO4-
Ion dichromate Cr2O72-
Ion potassium K+
1.2- Les solides atomiques
 Un solide atomique est un assemblage d’atomes.
 Le carbone est un solide atomique qui se présente sous deux formes cristallisées : le diamant et la
graphite qui ont les mêmes propriétés chimiques mais de propriétés physiques différentes. On dit alors que
le diamant et le graphite sont deux variétés allotropiques du carbone.
 La maille du cristal de diamant est cubique et chaque atome de carbone se trouve au centre d’un
tétraèdre lié à quatre atomes de carbone par liaison de covalence simple. La longueur des liaisons C-C vaut
154 pm et tous les atomes de carbone sont tétragonaux.
C1

C2

C3

C4

 Le graphite est un solide noir qui sert à la fabrication des mines de crayon. Le graphite à une
structure en feuilles. Les atomes de carbone sont situés aux sommets d’hexagones réguliers disposés en
couches ou feuillets. Chaque atome de carbone est lié à trois autres atomes de carbone ; la longueur de la
liaison C-C vaut 142 pm et les carbones sont trigonaux. Chaque atome de carbone possède un électron
non engagé dans une liaison.

 Propriétés physiques comparées du diamant et du graphite


Diamant Graphite
1) Corps très friable. Les feuillets glissent les uns
1) Corps très dur. Raye tous les autres corps.
par rapport aux autres
Utilisation : coupure de verres. Confection des
Utilisation : fabrication des mines de crayon qui
instruments de forge et de polissage.
laissent une trace sur des papiers.
2) C’est un conducteur électrique
2) C’est un isolant électrique Utilisation : Confection des électrodes en
électrolyse.
3) Bien taillé, c’est un milieu transparent qui diffuse la
3) Il a des propriétés lubrifiantes dues à sa
lumière.
structure en feuillets.
Utilisation : pierre précieuse en joaillerie.

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 Les solides atomiques sont représentés par le symbole de l’élément qui les constitue.
Exemple : C, Fe ; Al ; Cu ; Zn ; etc.
Remarque :
 On retrouve dans les charbons un carbone dit amorphe ; ce n’est pas une variété allotropique du
carbone mais c’est un assemblage de petits cristaux de graphite ;
 Tous les métaux ont une structure solide atomique sauf le mercure qui est liquide à température
ordinaire. La cohésion du cristal est assurée par les électrons libres ou de conduction permettant ainsi leur
conductibilité électrique.

1.3- Les solides moléculaires


 Un solide moléculaire est un assemblage de molécules.
 La glace est un solide moléculaire. Elle est formée de molécules d’eau qui n’est cependant pas très
compact expliquant ainsi le faite que le volume de la glace soit supérieur à celui du liquide qu’elle donne par
fusion.
Activité 2e :
La masse d’un litre d’eau est 1kg, celle de 1 m3 de glace, 917 kg. On place une bouteille d’eau
« Tangui » de capacité 1,5L au congélateur pour transformer l’eau en glace.
1) Quelle est la masse d’eau contenue dans la bouteille ?
2) Quel volume de glace obtiendra-t-on ?
3) Que va-t-il se passer ?
 La neige carbonique est un solide moléculaire formé par un assemblage de molécules de CO 2. Il
est utilisé comme réfrigérant. Cependant, à -78° C, se solide passe directement à l’état gazeux : il se sublime.
 Les solides moléculaires sont représentés par les formules des molécules les constituant :
Exemple : H2O ; CO2 ; etc.
2. Les corps purs à l’état liquide
Les liquides sont des fluides (ils coulent). Ils n’ont pas de formes propres mais sont incompressibles.
Les liquides ont une structure compacte mais désordonnée.
Les particules des liquides (molécules et ions) sont en mouvement très rapide.
2.1- Les liquides moléculaires
Les liquides à structure moléculaire sont nombreux et sont des isolants électriques.
Exemple : eau (H2O) ; éthanol (C2H6O) ; acétone (C3H6O) ; Benzène (C6H6).

2.2- Les liquides ioniques


 Les liquides à structure ionique proviennent de la fusion des solides ioniques.
 Les liquides à structure ionique conduisent le courant électrique : ce sont des électrolytes dans
lesquels les ions positifs et négatifs se déplacent indépendamment les uns des autres lors du passage du
courant électrique.
 Électrolyse du chlorure de sodium fondu
L’électrolyse est la décomposition d’un corps liquide par le courant électrique.
a) Expérience : + -
A
G
K A
Graphite
C
NaCl fondu (800°C)
Creuset en fer
Bec Mecker
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b) Observations :
 On ferme l’interrupteur k : l’ampèremètre A dévie, donc le chlorure de sodium fondu conduit le
courant électrique (il contient des ions qui sont en mouvement).
 Sur les parois du creuset, il se dépose du sodium métallique ;
 Au niveau de l’anode A (électrode de graphite), il y a une forte odeur, caractéristique du dichlore
gazeux.
c) Interprétation et mise en équations
 Chlorure de sodium fondu : Na+ et Cl- ;
 Les ions Na+ et Cl- se déplacent indépendamment les uns les autres dans l’électrolyte.
 Les cations Na+ se déplacent vers la cathode (C) où ils se rechargent suivant l’équation :
+
Na+ + 1 e- Na On dit qu’à la cathode, il y a eu réduction des ions Na i.e.
un gain d’électrons par les ions Na+ qui ont été réduits.
NB : Au cours d’une électrolyse, la cathode attire les cations conduisant ainsi à une réaction de
réduction qui est un gain d’électrons.
 Les anions Cl-, se déplacent vers l’anode et s’y déchargent suivant l’équation :
- -
On dit qu’à l’anode, il y a eu oxydation des ions Cl- i.e.
2Cl 2e + Cl2
une perte d’électrons par les ions Cl- qui ont été oxydés.
NB : Au cours d’une électrolyse, l’anode attire les anions conduisant ainsi à une réaction d’oxydation
qui est une perte d’électrons.
d) Représentation :
Chlorure de sodium : Na+ + Cl- ; Oxyde d’aluminium : 2Al3+ + 3O2-.
NB : Compte sera tenu de l’électroneutralité de la matière.
3. Les corps purs à l’état gazeux
 Les gaz n’ont pas de formes propres. Ils sont compressibles et expansibles.
 Les corps purs gazeux, ont des structures moléculaires agitées et désordonnées.
 Hypothèse d’Avogadro-Ampère (1811-1815)
« Des volumes égaux des gaz différents, pris dans les mêmes conditions de température et pression,
renferment le même nombre de molécules ».
Conclusion : Le passage de l’état solide à l’état gazeux est un passage d’un état totalement ordonné à un
état totalement désordonné.

Activité 3e :
De la bauxite, minerai d’aluminium, on extrait l’alumine, oxyde d’aluminium, de formule AL2O3. A
l’usine ALUCAM d’Edéa, on réalise l’électrolyse de l’alumine fondue.
1) L’alumine est-elle un solide ionique ? Pourquoi ?
2) Écrire la formule de l’alumine fondue.
3) Quels sont les corps obtenus aux électrodes ?

Activité 4e :
Combien y a-t-il de molécules de dioxygène et de diazote dans une pièce de dimensions 4m x 5m x 3m ?
On supposera l’air constitué uniquement du dioxygène et du diazote. Dans les conditions de l’expérience,
une molécule de dioxygène occupe un volume de 4.10-23 L.
Réponses : 3.1026 molécules de dioxygène et 1,2.1027 molécules de diazote.

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Objectifs :
 Comprendre le mécanisme de dissolution d’un solide ionique dans l’eau ;
 Déterminer les concentrations des différentes espèces chimiques.

1. Dissolution des solides ioniques dans l’eau


 La dissolution est la dispersion suivie de la solvatation des molécules d’un corps formant une
solution liquide.
 La solubilité est la capacité d’une substance à établir les interactions avec la molécule du solvant.
 Les solides ioniques se dissolvent dans l’eau et donnent avec celle-ci des solutions aqueuses à
structure ionique.
 Les solides ioniques sont donc des solutés et l’eau le solvant de ces solutions aqueuses.

1.1- Étude de quelques exemples


a) Solution aqueuse salée
H2O Na+ + Cl-
(NaCl)s
Expérience de l’électrolyse :
+ -
K
G
L

A C
Graphite
E
Gaz : décolore l’indigo en jaune Gaz : brûle dans l’eau avec forte
verdâtre (dichlore) détonation (dihydrogène)
Eau salée Na+ + Cl-

 Observations : Lorsqu’on ferme k, la lampe L s’allume et des gaz se dégagent à chaque électrode.
 Interprétation :
 À l’anode Cl- : 2Cl- 2e- + Cl2

 À la cathode : 2H2O 2HO- + H2


 Conclusion :
 La solution aqueuse conduit le courant électrique dont le passage est dû à un mouvement des
porteurs de charge Na+ et Cl- ; l’eau a provoqué la dislocation de l’édifice cristallin par dissolution.
 Le passage du courant électrique, lui, provoque la dispersion des ions Na+ et Cl- dans l’eau.
Remarque :
L’ion Na+ n’a pas réagi à la cathode, c’est donc un ion spectateur.

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b) Exemple du sulfate de cuivre CuSO4
Dans la nature, le sulfate de cuivre se trouve sous forme de cristaux bleus : C’est du sulfate de cuivre
hydraté ou solvaté dans lequel les ions cuivriques (ou ion cuivre II) Cu2+ sont cependant entourés des
molécules d’eau. Toutefois, en le déshydratant par chauffage, il devient blanc.
Conclusion : Ainsi, ce sont les ions Cu2+ qui donnent la coloration bleue à la solution de sulfate de cuivre II.
Ces ions sont dits hydratés ou solvatés et sont notés Cu2+.

1.2- Effet thermique de la dissolution


Prenons 4 solutions aqueuses que l’on introduit dans quatre béchers.
a)eau H2O ; b) soude NaOH; c) chlorure de sodium NaCl ; d) solution d’HCl.

a) b) c) d)
 θ1 > θ0, la dissolution de la soude dans l’eau, s’accompagne d’une élévation de la température. On
dit qu’elle est exothermique. Soient Qd la chaleur de dispersion des ions et Qs celle libérée par la
dissolution. On a : Qs > Qd.
 θ2 = θ0, la dissolution du chlorure de sodium dans l’eau, n’absorbe ni produit de chaleur : on dit que
la dissolution est athermique ainsi, Qs = Qd.
 θ3 < θ0, la dissolution absorbe de la chaleur, elle est dite endothermique, donc Qs = Qd.
 Équations de mise en solution :
NaOH eau Na+ aq + HO- aq

NaCl eau Na+ aq + Cl- aq

ZnCl2 eau Zn2+ aq + 2Cl- aq

Al2(SO4)3 eau 2Al3+ aq +3SO42- aq


NB : Les solutions ioniques, conduisent le courant électrique, ce sont des électrolytes. Les propriétés des
solutions sont celles des ions qu’elles contiennent en particulier la couleur.
Ions Permanganate Fer III Fer II Cuivre II Cobalt II Nickel II Nitrate Sodium
Formules MnO4- Fe3+ Fe2+ Cu2+ Co2+ Ni2+ NO3- Na+
Couleurs Violet Rouille Vert Bleu Rose Vert Incolore incolore

2. Concentration en solution
2.1- Concentration d’une solution
On appelle concentration molaire volumique d’une solution, la quantité de matière de soluté par litre
de solution et est notée C (mol/L). Soient n (en moles), la quantité de matière du soluté et V (en litres),
le volume de solution. On a :
n m
C
V MV

Activité 1er :
Déterminer la concentration d’une eau salée obtenue en dissolvant 0,6g de chlorure de sodium dans l’eau
et en complétant le volume à 200 cm3.

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Activité 2e :
On dispose d’un volume v1=100mL d’une solution S1 de chlorure de sodium de concentration C1=0,1
mol/L. On la dilue en ajoutant de l’eau de volume veau=400 mL. Quelle est la concentration C2 de la solution
S2 diluée ?

2.2- Concentration d’une espèce chimique


Soit A une espèce dans une solution S. On appelle concentration de l’espèce A dans la solution S, le
quotient de la quantité de matière nA de A au volume v de la solution S :
nA
A (En mol/L)
V
Activité 3e :
Calculer la concentration des différents ions contenus dans une solution de sulfate de sodium Na 2(SO4),
obtenu en dissolvant 3,55g de ce composé dans l’eau et en complétant le volume à 200cm3.

3. Électroneutralité d’une solution aqueuse


Les solutions aqueuses sont toutes électriquement neutres c’est-à-dire qu’elles contiennent autant
de charges positives que de charges négatives. Elles sont caractérisées par une équation dite équation
d’électroneutralité.

Exemple :

Na2(SO4) eau 2Na+ + SO42- Al2(SO4)3 eau 2Al3+ + 3SO42-


1 mole 2 moles 1 mole 1 mole 2 moles 3moles
n n Na+ n

[Na+] = 2[SO42-] 3[Al3+] = 2[SO42-]

Activité 4e : Exercice 11 p 202 (CA et CC)

Exercices : 4 et 5 p.200 et 14 p.201

Quelques abréviations :
i.e. : c’est-à-dire ;
CA : Classiques Africains
CC : Classiques Camerounais.

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Objectifs :
Connaître les propriétés des solutions acides
Équilibrer des équations-bilan des réactions faisant intervenir des ions

1. Le chlorure d’hydrogène (gaz chlorhydrique), sa solubilité dans l’eau


1.1- Propriétés physiques :

Le chlorure d’hydrogène est synthétisé industriellement à partir du dihydrogène et du dichlore


suivant l’équation-bilan :
H2 + Cl2 2HCl
C’est un gaz incolore d’odeur piquante et plus dense que l’air (d=1,26) dans les conditions
ambiantes ;
Sa température de liquéfaction est = -85°C ;
Il est très soluble dans l’eau (475L de HCl pour 1L d’eau à 20°C) et donne avec elle des solutions
aqueuses chlorhydriques. Sa dissolution dans l’eau est exothermique.

HCl + H2O H3Oaq+ + Claq- + chaleur


1.2- Structure :

Le chlorure d’hydrogène a une structure moléculaire.


Le chlorure d’hydrogène liquide n’est pas un électrolyte : c’est un liquide moléculaire.

1.3- Propriétés chimiques :

Action spontanée du chlorure d’hydrogène sur l’ammoniac (NH3) :

Fumées blanches de
chlorure d’ammoniac
Baguette plongée dans Baguette plongée dans
une solution d’ HCl une solution de NH3

HCl + NH3 NH4Cl (solution ionique)

2. Les solutions aqueuses du chlorure d’hydrogène :


2.1- Structure :
Expérience :
i + -
Gaz : Cl2 Gaz : H2
K
G
L
Solution d’HCl

A C

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On ferme k : la lampe brille et il apparait les gaz de dihydrogène et de dichlore, donc la solution
chlorhydrique est un électrolyte et contient alors les ions suivants :

HCl + H2O H3Oaq+ + Claq- (ionisation totale)


Formation des gaz aux électrodes :
 Anode (+) : Cl- ; oxydation : 2Cl- 2e- + Cl2
+
 Cathode (-) : H3O ; réduction : 2H3O+ + 2e- 2H2O + H2
 Bilan : 2H3O+ + 2Cl- 2H2O + H2 + Cl2
 Les solutions chlorhydriques ont une structure ionique.

2.2- Propriétés :

Leurs propriétés sont celles des ions qu’elles contiennent c’est-à-dire l’ion hydronium H3O+ et l’ion
chlorure Cl-.
2.2.1- Propriétés liées à l’ion Cl-.

Mélangeons du nitrate d’argent (Ag+ + NO3-) avec une solution de chlorure d’hydrogène (H3O+ +Cl-),
on obtient un précipité blanc de chlorure d’argent AgCl. Ce précipité blanc est soluble dans l’eau et noircit à
la lumière. C’est un test d’identification des ions chlorures.
Remarque : Les ions nitrate NO3- et hydronium H3O+ n’ont pas participé à la réaction : ce sont des ions
indifférents ou spectateurs.

Nitrate d’argent

Solution d’HCl
Précipité blanc d’AgCl

Ag++ Cl- AgCl

2.2.2- Propriétés liées à l’ion hydronium H3O+


a) Virage des indicateurs colorés

 Un indicateur coloré (IC) est une substance chimique dont la couleur varie avec la solution où elle se
trouve.
 Exemples : Phénolphtaléine (PP), hélianthine et le bleu de bromothymol (BBT)
I.C. Eau distillée Solution d’HCl
Hélianthine jaune Rose
Phénolphtaléine Incolore Incolore
Bleu de bromothymol Vert Jaune

 Le virage des indicateurs colorés est dû à la présence des ions hydronium H3O + en solution. Toutes
les solutions aqueuses qui font virer les IC de la même manière que les solutions de HCl, sont des solutions
acides. Les solutions de HCl sont appelées solution chlorhydrique.
 La solution d’acide chlorhydrique est une solution d’acide fort c’est-à-dire une solution d’acide
totalement ionisée dans l’eau.
b) La saveur

Les solutions acides ont une saveur acide due à la présence des ions H3O +.

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c) Action sur les métaux

Solution de HCl a b c d Copeau de cuivre


H2 H2 H2
R.A.S
Poudre de fer Poudre de zinc Poudre d’aluminium
a) Fe + 2H3O+ Fe2+ + 2H2O + H2

b) Zn + 2H3O+ Zn2+ + 2H2O + H2

c) 2Al + 6H3O+ 2Al3+ + 6H2O + 3H2


NB :
Les métaux qui réagissent avec l’acide chlorhydrique s’oxydent c’est-à-dire qu’ils perdent des
électrons au profit des ions H3O+. Les équations-bilan en a, b et c, sont des équations de réaction
d’oxydoréduction.
Des métaux capables de céder des électrons à l’ion H3O+, sont des métaux plus électropositifs que le
dihydrogène H2.

En d), aucune réaction (RAS) ne s’est produite. Cu est incapable de céder les électrons à H3O+. Il est
moins électropositif que le dihydrogène.

2.3- Exemples de solutions acides

(1) Acide nitrique HNO3 ; monoacide fort minéral


HNO3 + H2O H3O+ + NO3-
(2) Acide sulfurique H2SO4 ; diacide fort minéral
H2SO4 + 2H2O 2H3O+ + SO42-

(3) Acide phosphorique H3PO4 ; triacide fort minéral


H3PO4 + 3H2O 3H3O+ + PO43-
(4) Acide acétique ou éthanoïque CH3COOH ; monoacide faible organique.
CH3COOH + H2O H3O+ + CH3COO- (ion éthanoate ou acétate)
3. Définition d’un acide

Selon Brönsted Johannes Nicolaus (chimiste danois) et Lowry, un acide est tout corps ou substance
capable de céder un (ou plusieurs) proton(s) H+ au cours d’une réaction chimique.

NB : Action de l’acide chlorhydrique sur le carbonate de calcium ou calcaire (la craie) : CaCO3.
Formation du dioxyde de carbone CO2 par
CO2 effervescence :

CaCO3 + 2H3O+ Ca2+ + CO2 + 3H2O


Solution de HCl
Carbonate de calcium

Exercices : 10,12, 13, 14, 15 et 18 p. 213-214 (CA)

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Chapitre 7 :

Objectif :
 Connaitre les propriétés des solutions basiques.

1. Propriétés physiques

 L’hydroxyde de sodium (soude) est un solide blanc à température ordinaire, il se présente sous la
forme de pastilles ou de paillettes.
 La soude est très soluble dans l’eau avec laquelle elle forme des solutions aqueuses d’hydroxyde de
sodium. Sa dissolution est exothermique. Solubilité : 1kg de soude pour 1L d’eau à 20°C.
 Changement d’état : solide-liquide : T°fusion=320°C. T°ébullution = 1390°C.
 La soude est déliquescente c’est-à-dire qu’elle a des propriétés déshydratantes (elle absorbe
l’humidité).
 La soude est caustique : elle attaque les tissus organiques et la peau, elle est dangereuse, il faut par
conséquent la manipuler avec précaution.

2. Propriétés chimiques
2.1- Électrolyse de la soude fondue
Dispositif de travail
i + -

G
Tige de fer
L
A C
K
Soude fondue à 320°C
Creuset en fer

 Observations :
On ferme k : lorsque la soude a fondue à 320°C,
 La lampe L brille
 Aux électrodes :
Cathode (C) : on observe des lueurs jaunes due à la combustion du sodium dans l’air
Anode (A) : il se dégage du dioxygène
 Interprétations :
La soude fondue conduit le courant électrique. Sa structure est donc ionique et ses ions sont ion
sodium Na+ et l’ion hydroxyde HO-.
Réactions aux électrodes
Anode (+) : Oxydation : HO-, dégagement du dioxygène : 4HO- 4e- + 2H2O + O2

Cathode (-) : réduction : Na+, dépôt cristallin : Na+ +1e- Na

2.2- Les solutions aqueuses d’hydroxyde de sodium


La soude NaOH est un solide ionique qui se dissout fortement dans l’eau avec production de
chaleur. Équation de mise en solution :
NaOH Naaq+ + HOaq- + chaleur

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Lors de la dissolution, il y a dispersion et solvatation des ions Na+ et HO-.
Les propriétés des solutions aqueuses de soude sont essentiellement celles des ions
hydroxyde HO-, car, les ions sodium Na+ sont très peu réactifs.

 Electrolyse d’une solution aqueuse de soude


Dispositif expérimental

i + -
Gaz : O2 Gaz : H2
K
G
L Solution de
NaOHaq
A C

Observations
Lorsqu’on ferme k :
 La lampe L brille
 Il y a des dégagements gazeux aux électrodes de l’électrolyseur
Interprétations
Les solutions aqueuses de soude conduisent le courant électrique
Anode (+) : 4HO- 4e- + 2H2O + O2

Cathode (-) : Na+, cependant, ce sont les molécules d’eau qui réagissent
4H2O + 4e- 4OH- + 2H2

Bilan d’oxydoréduction : 2H2O O2 + 2H2


(Décomposition de l’eau)
Activité 1er :
On réalise l’électrolyse de la soude fondue.
1) Écrire les équations des réactions aux électrodes.
2) Quelle masse de soude faut-il électrolyser pour obtenir 230 g de sodium ?
3) Quel volume de dioxygène, mesuré dans les CNTP, obtiendra-t-on pendant le même temps ?

2.3- Propriétés des ions hydroxydes HO- :


a) Virage des indicateurs colorés

Indicateur coloré Eau distillée Solution de NaOH


Hélianthine Jaune Jaune
BBT Vert Bleu
Phénolphtaléine Incolore Rouge violacé
Le virage des IC est essentiellement dû à la présence des ions HO- en solution. Toutes les
solutions qui font virer les IC de la même manière que celles de NaOH sont des solutions basiques. La
présence des ions HO-, confère à ces solutions le caractère basique.
En solution, la soude est totalement ionisée : c’est une base forte.

b) La saveur

Les solutions de NaOH très diluées, ont une saveur fade. Il ne faut cependant pas goûter les
solutions de NaOH au laboratoire, car, elles sont très dangereuses.

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c) Action des ions HO- sur certains ions métalliques
Expérience :

(Na+ + HO-)
(a) (b) (c) (d) (e)

Fe2+ + SO4-2 (vert pâle) 2Fe3+ + 3SO4-2 (rouille) 2Al3+ + 3SO4-2 (incolore)
Cu2+ + SO4-2 (bleu) Zn2+ + SO4-2 (incolore)
Équations-bilan d’oxydoréduction :

(a) Fe2+ + 2HO- Fe(OH)2 (précipité vert d’hydroxyde de fer II)

(b) 2Fe3+ + 3HO- Fe(OH)3 (précipité rouille d’hydroxyde de fer III)

(c) Cu2+ + 2HO- Cu(OH)2 (précipité bleu d’hydroxyde de cuivre II)

(d) 2Al3+ + 3HO- Al(OH)3 (précipité blanc d’hydroxyde d’aluminium)

(e) Zn2+ + 2HO- Zn(HO)2 (précipité blanc d’hydroxyde de zinc)

Activité 2e :
On verse une solution aqueuse d’hydroxyde de sodium, de concentration molaire, dans 25cm3 d’une
solution de chlorure de fer III, de concentration 0,2 mol.L-1.
1- Écrire l’équation-bilan de la réaction.
2- Quelle est la couleur du précipité formé ?
3- Quel volume minimal de solution d’hydroxyde de sodium faut-il verser pour observer la
précipitation de tous les ions Fe3+ ?

d) Action des ions HO- sur certains métaux :

Seuls l’aluminium et le zinc ont une franche réaction avec les ions HO-. Cette réaction s’accompagne
d’un dégagement du dihydrogène et formation respective d’aluminate de sodium et de zincate de sodium,
suivant les bilans ci-dessous :

2Al + 2HO- + 2H2O 2AlO2- + 3H2 ; Na+ + AlO2- (aluminate de sodium)

Zn +2HO- ZnO22- + H2 ; 2Na+ + ZnO22- (zincate de sodium)

Remarque : Les ions aluminate et zincate sont en réalité des ions complexes.

e) Action sur le dichlore : formation de l’eau de javel


En versant quelques gouttes de soude dans un flacon contenant du dichlore (Cl 2), on constate qu’il y
a disparition progressive de la couleur verte du dichlore et on peut inhaler une forte odeur d’eau de javel,
selon l’équation-bilan suivante :

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Cl2 + 2HO- Cl- + H2O + ClO- (ion hypochlorite)
Activité 3e :
L’eau de javel est obtenue par action du dichlore sur la soude.
1- Écrire l’équation-bilan de la réaction et préciser le nom des ions présents dans l’eau de javel
2- Quel volume de dichlore, mesuré dans les CNTP, faut-il agir sur la soude pour obtenir un litre d’eau
de javel de concentration 4,8mol.L-1 en ions hypochlorite ?

2.4- Autres exemples solutions basiques :

Comme exemples, nous pouvons citer :


 L’hydroxyde de potassium ou potasse (KOH) : monobase forte (ionisation totale)
 L’hydroxyde de calcium (Ca(OH)2) : dibase forte (ionisation totale)
 L’eau de chaux ;
 L’ammoniac (base faible) NH3, gaz très soluble dans l’eau, s’ionise partiellement en solution avec
formation des ions HO- selon le bilan suivant :

NH3 + H2O NH4+ + HO-

3. Définition d’une base

Selon Brönsted, une base est toute substance ou corps (molécule ou ion) capable de capter un ou
plusieurs protons H+ au cours d’une réaction chimique.
Exemple : NH3 et HO-.

Activité 4e :
On appelle lessive de soude, une solution concentrée d’hydroxyde de sodium. Sur l’étiquette d’un
flacon de lessive de soude du commerce, on trouve les indications suivantes : d=1,33 ; 23%, traduisant que
la densité, par rapport à l’eau, de la solution est 1,33 et que sa teneur massique d’hydroxyde de sodium est
23%.
Déterminer la masse d’hydroxyde de sodium contenu dans un litre de solution. En déduire la
concentration molaire de la solution.

Exercice 1 :
On dispose de deux solutions aqueuses d’hydroxyde de sodium. S1 et S2, de volumes respectifs
V1 =100cm3 et V2 = 200cm3, et de concentrations C1 = 0,2mol.L-1 et C2 = 0,05mol.L-1.
1) Calculer la quantité, en moles, d’ions Na+ et HO- présents dans chaque solution.
2) On mélange les deux solutions. Déterminer la concentration de chaque espèce d’ions dans le
mélange.
NB : Bien vouloir compléter les exercices maisons avec ceux du livre au programme.

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Chapitre 8 : LE pH DES SOLUTIONS AQUEUSES

Objectifs :
Montrer que toute solution aqueuse renferme des ions H3O+ et peut être caractérisée par son pH
(potentiel d’hydrogène).
Connaître les zones de virage des IC.

1. Définition et mesure du pH :
a) Définition :
Le pH ou potentiel d’hydrogène, mesure l’acidité ou la basicité d’une solution. Le pH est une
grandeur (pouvant être un entier ou pas) positive sans unités.
Il est associé aux ions H3O+ issus de la solvatation des protons H+ présents dans une solution aqueuse
suivant l’équation : H+ + H2O H3O+
La concentration en ion H3O+ s’exprime sous forme d’une puissance négative de 10 : [H3O+]=10-a
mol/L (a est un nombre réel positif) ;
Le pH et [H3O+] sont liés par la relation : [H3O+] = 10-pH. (relation de Sorensen Soren)
La fonction 10-pH est une fonction décroissante du pH. [H3O+] et pH varient donc en sens
contraires : plus [H3O+] est grand, plus le pH est petit. (voir le diagramme ci-dessous)

Ordre croissant des concentrations


[H3O ] (mol.L ) 10
+ -1 -5
10 -4
5.10-4 10-3 5.10-3 10-2 10-1
pH 2,3 2 1
5 4 3,3 3
Ordre croissant des pH

La relation [H3O+]=10-pH n’est valable que pour des solutions dont les concentrations en H3O+ sont
inférieures ou égales à 0,1mol.L-1.
Activité 1er : A 25° C, le pH du lait de vache est 6,5. Calculer les concentrations des ions hydronium dans
ce lait.
b) Mesure du pH :
La mesure du pH peut se faire à l’aide :
Du pH-mètre
D’un indicateur coloré ;
Ou du papier pH, qui, à l’aide d’un agitateur, on y dépose quelques gouttes d’une solution prenant
ainsi une teinte dépendant du pH de la solution. Il suffit donc de comparer la teinte obtenue à celle figurant
sur le rouleau du papier et qui correspond à des pH connus. C’est une méthode rapide mais peu précise.
Remarque : Pour une mesure plus précise du pH, on utilise un pH-mètre qui donne la valeur du pH à 0,1
unité près.

2. Cas de l’eau pure : produit ionique de l’eau (Ke)

 Le produit ionique de l’eau noté Ke, est une constante (sans unité) pour toute solution aqueuse à une
température donnée (est fonction de la température expérimentale). Il est obtenu en faisant le produit des
concentrations en ion H3O+ et HO- c’est-à-dire : Ke = [H3O+] X [HO-]
 A 25° C, Ke = 10-14 ; [H3O+]=10-7 mol.L-1; pH= -log[H3O+]= 7.0.
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 Étant électriquement neutre, la solution de l’eau pure, contient nécessairement les ions négatifs: ce
sont les ions hydroxyde, tels que: [HO+] = [HO-] = 10-7 mol.L-1, à 25° C.
Remarque :
 L’eau pure conduit faiblement le courant électrique, elle est donc très faiblement ionisée
 L’existence des ions H3O+ et HO- s’interprète par l’équation-bilan
H2O + H2O H3O+ + HO-

Soit 2H2O H3O+ + HO-

 La formation simultanée de la molécule d’eau (réaction acide-base) se traduit par l’équation-bilan


suivante : H3O+ + HO- 2H2O On a donc à faire à une réaction inverse donnant lieu à
une réaction réversible aboutissant à un équilibre chimique, qui se traduit par le bilan suivant :
(1)
2H2O H3O+ + HO-
(2)
 La réaction est limitée dans le sens (1) et presque totale (quasi-totale) dans le sens (2), ce qui
explique la faible proportion d’ions par rapport aux molécules.

Remarque :
 Au cours de la réaction (1), il y a transfert d’un proton H+ d’une molécule d’eau à l’autre : c’est la
réaction d’autoprotolyse de l’eau ; le mécanisme est le suivant :
Une molécule d’eau s’ionise en libérant un proton (l’eau est donc un acide selon Brönsted) :
(a) H2O H+ + HO-
Le proton libéré est solvaté (ou hydraté) par une autre molécule d’eau (l’eau est donc une base selon
Brönsted) : (b) H2O + H+ H3O+
 L’eau peut se comporter tantôt comme un acide (cas (a)), tantôt comme une base (cas de(b)) : c’est
donc une substance amphotère ou ampholyte.
 A 25° C, Ke = [H3O+] x [HO-] = 10-7 x 10-7 = 10-14.
 Ke augmente avec la température: à 40°C, Ke = 10-14 ; à 60°C, Ke = 10-13 .

Activité 2e :
1) Une solution aqueuse a un pH égal à 6,5 à 60°C. Calculer les concentrations des ions hydronium et
hydroxyde dans cette solution. Cette solution est-elle chimiquement neutre ?
2) Quel est le pH d’une solution d’acide sulfurique de concentration 5.10-4 mol/L ?

3. Le pH des solutions neutres, acides et basiques.


3.1- Les solutions neutres
Une solution aqueuse est dite neutre, s’il elle contient autant d’ions hydronium que d’ions
hydroxydes c’est-à-dire que : [H3O+] = [HO-], ainsi, Ke = [H3O+] [HO-]= [H3O+]² =10-14 et pH=7 à 25°C.
L’eau pure et le chlorure de sodium sont des exemples de solutions neutres.
Il ne faut confondre neutralité électrique (électroneutralité) et neutralité du point de vue du pH.
Car, toute solution ionique est électriquement neutre mais peut avoir un pH différent de 7
3.2- Les solutions acides
Une solution acide contient plus d’ions hydronium que d’ions hydroxyde. On montre donc que :
[H3O+] > [HO-] soit aussi que [H3O+] > 10-7 mol/L et [HO-] < 10-7 mol/L.

3.3- Les solutions basiques


Une solution basique contient plus d’ions hydroxyde que d’ions hydronium :
[HO-] > [H3O+]; [HO-] > 10-7 mol/L et [H3O+] < 10-7 mol/L.

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Activité 3e:
1) Une solution aqueuse décimolaire d’ammoniac a un pH = 10.0 à 25°C.
a) Calculer la concentration des ions H3O+ et HO- en solution.
b) Comparer la concentration en ions HO- à celle de la solution d’ammoniac. Justifier la différence
observée.
2) La concentration en ions hydroxyde dans une solution aqueuse est égale à 10-11mol/L.
a) Calculer la concentration en ions hydronium
b) Calculer le pH de cette solution
c) En s’inspirant de b), dire si cette solution est neutre, acide ou basique.

3.4- Ordre de grandeur du pH de quelques solutions


Les expériences vues en classe de 3ème, ont montré que le pH des solutions aqueuses varie entre 0,0 et
14,0. Représentons sur un diagramme les différentes zones de variation du pH à 25°C.

0 7 14
Solutions acides pH < 7 Solutions acides pH > 7
Solutions neutres pH = 7
Remarque : Comme solutions acides et basiques nous pouvons citer : le coca-cola boisson très acide
(pH=2,5) ; Jus de citron (pH=2,3) ; eau de lessive (pH varie entre 9,0 et 11,0) ; eau de javel concentrée
(pH=10,6) ; etc.

3.5- Importance du pH
La connaissance du pH d’une solution, est un facteur très important dans la vie quotidienne :
 En biologie, on montre que la vie n’est possible que si le pH du sang est d’environ 7,4. A 6,4 celle-ci
pourrait conduire à la mort.
 En agriculture, la bonne croissance d’une plante ne peut s’effectuer que dans un domaine de pH bien
déterminé. Le pH des sols cultivés varie entre 6,0 et 8,0 mais, lorsqu’on laisse un sol en jachère, son pH
diminue et peut atteindre 5,0.
 En industrie pharmaceutique, on utilise généralement des solutions dites tampons qui sont des
solutions dont le pH varie très peu par ajout modéré d’une quantité d’eau de solution acide ou basique.

4. Domaine de virage de quelques indicateurs colorés


Un indicateur coloré change de couleur suivant le pH de la solution dans laquelle il est introduit.
La zone de virage d’un IC correspond à son changement de couleur dans un domaine de pH bien
déterminé.
La teinte sensible est la couleur que prend un IC dans sa zone de virage.
Dans le tableau suivant sont indiquées les zones de virage et les colorations de quelques IC.

IC pH 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14
BBT Jaune Vert Bleu
Hélianthine Rouge Orange Jaune
Phénolphtaléine Incolore Rose Rouge violacé
Rouge de méthyle Rouge Orange Jaune
Vert de bromocrésol Jaune Vert Bleu

Activité 4e :
La concentration en ions hydroxyde dans une solution aqueuse à 25°C est égale à 10 -4 mol/L.
1) Calculer :
a) La concentration des ions hydronium

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b) Le pH de cette solution
2) Quelle est la couleur prise dans cette solution par :
a) Le bleu de bromothymol ?
b) La phénolphtaléine ?
c) L’hélianthine ?
3) Dire, en le justifiant, s’il peut s’agir :
 D’une solution d’acide chlorhydrique ;
 D’une solution d’hydroxyde de sodium ;
 De l’eau pure.

Exercices :
Exercice 1 :
On prépare deux solutions décimolaires en faisant barboter dans l’eau, d’une part du chlorure d’hydrogène
(solution A), d’autre part de l’ammoniac (solution B).
1) Quelle masse du chlorure d’hydrogène et quel volume d’ammoniac (mesuré dans les conditions où le
volume molaire vaut 24L/mol) a-t-il fallut dissoudre dans 250mL d’eau pour obtenir les solutions A et B ?
2) Écrire les équations-bilan traduisant l’action de l’eau sur le chlorure d’hydrogène et sur l’ammoniac.
3) Rappeler la définition d’un acide et celle d’une base selon Brönsted.
4) Parmi les espèces chimiques figurant dans les équations précédentes, indiquer celles qui, dans ce cas
précis, se comportent comme des acides et celles qui se comportent comme des bases.
5) Que peut-on dire du comportement de l’eau ?
6) Quel est le pH de la solution A ?
7) Peut-on déduire la valeur exacte du pH de la solution B à partir des données précédentes ? Pourquoi ?
8) Dire, en le justifiant, si le pH de la solution B est inférieur, supérieur ou égal à celui de l’eau pure.

Exercice 2 :
A partir d’une solution d’acide chlorhydrique de pH = 2,5, on veut préparer une solution de pH =3.
a) Quel volume d’eau faut-il ajouter à un litre de la solution initiale ?
b) Comment appelle-t-on cette opération ?

NB : Bien vouloir compléter les exercices maisons.

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Chapitre 9 :

Objectifs :
Dégager l’importance d’une réaction acide-base
Reconnaître une réaction de dosage.
1. Étude de la réaction
1.1- Expérience

À température ambiante, prélevons à l’aide d’une pipette, un volume Vb=200 mL, d’une solution
d’hydroxyde de sodium (Na+ + HO-) de concentration Cb= 1mol/L, que l’on introduit dans un bécher
contenant initialement un volume Va=200 mL, d’une solution d’acide chlorhydrique (Cl- + H3O+) de
concentration Ca= 1 mol/L. Plaçons dans ce bécher un thermomètre, puis, après environ 5 minutes,
relevons la température du milieu réactionnel.

1.2- Observation
Après agitation du mélange à l’aide d’une baguette de verre, le thermomètre met en évidence une
élévation de température du milieu réactionnel (dans le bécher).
1.3- Interprétation
La réaction produite est celle des ions H3O de la solution acide avec les ions HO- de la solution basique,
+

suivant l’équation-bilan : + -
H3O + HO 2H2O + Chaleur
 C’est une réaction exothermique et totale.
 Cette réaction est l’inverse de l’autoprotolyse de l’eau (transfert d’un proton entre deux molécules
d’eau).
 La mesure du pH du mélange à l’aide d’un papier pH, donne un pH voisin de 7,0 : la solution est
donc neutre.
Remarque : Lorsqu’on chauffe le mélange obtenu jusqu’à évaporation totale de l’eau, il se forme des
cristaux blancs au goût salé : c’est du chlorure de sodium (NaCl).
1.4- Conclusion
La combinaison d’un acide fort (acide chlorhydrique) et une base forte (NaOH), donne un sel et de l’eau.
La solution obtenue sera neutre si les réactifs sont dans les proportions stœchiométriques.
2. Équivalence acido-basique
 Il y a équivalence acido-basique, lorsque les quantités de matière d’ions H3O+ et HO-
apportés respectivement par l’acide et la base sont égales, correspondant ainsi aux proportions
stœchiométriques.

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 Le virage franc d’un IC, marque la fin de la réaction de neutralité c’est-à-dire le passage à
l’équivalence.

3. Dosages acido-basiques
3.1- Définition
Doser ou titrer une solution, c’est déterminer expérimentalement la concentration molaire de cette
solution.
3.2- Principe d’un dosage
 Il s’agit de faire réagir un acide et une base ou une base avec un acide. Dans les deux cas, la réaction
est rapide et totale.
 L’équivalence acido-basique met en évidence deux cas :
 Dans le cas du dosage d’une base forte par un acide fort, l’équivalence est atteinte lorsque
=( ) initial soit que, CaVaE = CbVb (relation valable que pour les monoacides et monobases)
 Dans le cas du dosage d’un acide fort par une base forte, l’équivalence est atteinte lorsque
=( ) initial soit que, CaVa = CbVbE (relation valable que pour les monoacides et monobases)
 Pour déterminer le point équivalent (fin de la réaction), on peut :
 Soit tracer la courbe pH=f(V) où V est le volume du réactif versé ;
 Soit utiliser un indicateur coloré approprié.

3.3- Application : dosage d’une solution d’HCl par une solution de NaOH
 Expérience :
Introduisons un volume Va = 10 mL d’une solution S1 d’HCl de concentration Ca, dans un
erlenmeyer. Dans une burette graduée, versons un volume Vb d’une solution S2 de NaOH de concentration
Cb = 0,1 mol/L. Ajoutons quelques gouttes de BBT dans la solution d’acide. Par la suite, versons la solution
S2 goutte à goutte dans S1 tout en homogénéisant le mélange jusqu’à ce qu’une goutte provoque le virage du
jaune au bleu de la solution. Le volume de base à l’équivalence est 11 mL.
 Dispositif expérimental

Burette graduée
Support

Solution (Na+ + HO-)

Erlenmeyer Robinet

Solution (H3O+ + Cl-)

C bVbE
À l’équivalence, CaVa=CbVbE Ca =
Vb
AN : Ca = 0,11 mol/L.

Remarque :
 Le dosage des acides est appelé acidimétrie et celui des bases alcalimétrie.
 Ne jamais verser l’eau dans l’acide.

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Exercices :
Exercice 1 :
1.1. Quel volume de chlorure d’hydrogène, mesuré dans les conditions où le volume molaire vaut 24
L/mol, faut-il dissoudre dans l’eau pour obtenir un litre de solution de concentration 0,05mol/L ?
1.2. Il faut verser 25 cm3 de cette solution dans 20 cm3 d’une solution d’hydroxyde de sodium pour
atteindre l’équivalence acido-basique.
a) Calculer la concentration de la solution basique.
b) Calculer la masse du chlorure de sodium obtenu en évaporant l’eau de la solution.
c) Calculer la masse de pastilles de soude nécessaire à la préparation de 100 cm 3 de la solution basique.

Exercice 2 :
L’acide sulfurique est un diacide fort.
1. Écrire l’équation-bilan de l’action de l’eau sur l’acide sulfurique.
2. Donner la relation entre la concentration Ca de la solution acide et la concentration des ions
hydronium dans la solution.
3. On fait réagir une solution d’hydroxyde de sodium, de concentration Cb, sur la solution d’acide
sulfurique. Pour atteindre l’équivalence, il faut verser un volume Vb de la solution basique dans un volume Va
de la solution acide.
a) Écrire l’équation-bilan de la réaction entre un acide fort et une base forte et donner la relation entre
les quantités (en mol) d’ions hydronium et hydroxyde à l’équivalence.
b) Établir la relation entre Ca, Va, Cb, et Vb.
c) Calculer Ca, si Va = 20 cm3, Vb = 20 cm3 et Cb = 0,1 mol/L.

Exercice 3 :
On se propose d’étudier les variations du pH au cours de la réaction entre une solution d’acide
chlorhydrique et une solution d’hydroxyde de sodium. A cet effet, on place dans un bécher 20 mL d’une
solution centimolaire d’acide chlorhydrique. On y verse progressivement une solution centimolaire
d’hydroxyde de sodium. Pour chaque volume de base introduit, on mesure le pH à l’aide d’un pH-mètre. Les
résultats des mesures sont consignés dans le tableau ci-dessous.
Vb (mL) 0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 18,5
pH 2 2,1 2,2 2,3 2,4 2,5 2,6 2,7 2,9 3,3 3,45
Vb (mL) 19 19,5 20 20,5 21 21,5 22 24 26 28 30
pH 3,6 4,2 7 9,3 10 10,3 10,5 10,9 11 11,1 11,2

1. Tracer le graphe pH=f(Vb) : échelles : abscisses : 1cm pour 2 mL et ordonnées : 1cm pour 1 unité
pH.
2. Placer sur la courbe le point d’équivalence. Que peut-on dire de la courbe dans l’intervalle 19,5-
20,5 cm3 ?

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Chapitre 10 :

Objectifs
Mettre en évidence une méthode d’analyse qualitative.
Identifier les anions et les cations par des tests simples.
Écrire des équations de réaction de certains anions et de certains cations.
1. Méthodes générales d’identification
Les méthodes les plus employées à l’identification des ions sont les suivantes :
 La couleur de la solution qui est spécifique au type d’ions en solution.
Exemple : l’ion Cu2+ est bleu en solution aqueuse.
 Le test de flamme : certains ions donnent une couleur spécifique à la flamme d’un bec Bunsen (cas
du sel de cuisine qui prend une couleur jaune caractéristique des ions Na+).
 La formation des précipités : l’incompatibilité entre certains ions entraîne au fond du milieu
réactionnel, un dépôt de résidu appelé précipité, caractérisant les ions en présence. Exemple : lorsqu’on
verse une solution aqueuse de nitrate d’argent dans une solution aqueuse contenant les ions chlorure, il se
forme un précipité blanc de chlorure d’argent (AgCl) qui noircit à la lumière. C’est là un test d’identification
des ions chlorure. Il faut cependant remarquer que certains précipités disparaissent dans un excès de réactifs.
 Le dégagement gazeux : au cours de certaines réactions chimiques, se produisent des dégagements
gazeux facilement identifiables, caractéristiques de certains ions. Exemple : le dégagement du CO2 lors de
l’action de l’acide chlorhydrique sur le carbonate de calcium (CaCO3), permet de mettre en évidence les ions
carbonate CO32-.
 L’utilisation du papier pH qui permet d’identifier les solutions acide et basique, donc la présence en
grande quantité des ions H3O+ ou d’ions HO-.

2. Tableau récapitulatif des tests spécifiques à certains ions (anions ou cations)


Na+ Zn2+ Al3+ Fe2+ Fe3+ Cu2+ NH4+
Cations Test
Couleur en Incolor Vert
Incolore Incolore Rouille Bleu Incolore
solution e pâle
Dégagement Dégagemen
gazeux avec R.A.S. R.A.S. R.A.S. R.A.S. R.A.S. R.A.S. t à chaud de
HO- (soude) NH3
Test de Incolor Incolor
Jaune Incolore Incolore Incolore Incolore
flamme e e
Dépôt bleu
de Cu(OH)2,
Dépôt blanc ne se dissout
Dépôt de
de Al(OH)3, pas dans un
Zn(OH)2
Précipité se dissout Dépôt excès de soue
Blanc, se Dépôt
avec HO- dans un excès rouille mais se
dissout dans vert de
(soude ou R.A.S. de soude mais de dissout dans R.A.S.
un excès de Fe(OH)
ammoniaque pas dans un Fe(OH) un excès
soude ou 2
) excès 3 d’ammoniaqu
d’ammoniaqu
d’ammoniaqu e pour
e
e donner une
solution bleue
marine.
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Anions
Cl- S2- CO32- SO42- MnO4- NO3-
Test
Couleur Incolore Incolore Incolore Incolore Violet Incolore
Avec Ag+,
dépôt blanc Avec Pb2+, Avec Ca2+, Avec Ba2+,
Précipités d’AgCl qui dépôt noir de dépôt blanc dépôt blanc R.A.S. R.A.S.
noircit à la PbS de CaCO3 de BaSO4
lumière.
Avec H3O+,
Avec H3O+,
dégagement Avec Cu +
dégagement
Dégagement d’une odeur H 3 O+ ,
R.A.S. du CO2, qui R.A.S. R.A.S.
gazeux d’œufs dégagement
trouble l’eau
pourris de roux de NO2
de chaux.
H2 S

NB : L’identification des ions, fait partie des méthodes d’analyse quantitatives très utilisées en chimie.

Contact : 6 77 13 21 96 6 98 13 13 29 6 61 05 21 86

Adresse email : bekongo_bertrand@yahoo.com ou bekongobert@gmail.com


Toutes vos suggestions sont attendues à ces adresses.

Toutes les figures réalisées dans ce programme sont faites par la maison Bauer_Interprise

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