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La situation socio-économique et environnement général

Comme l’a souligné la Banque Mondiale dans ces dernières publications sur le Maroc, les

atouts de ce dernier sont ses petites et moyennes entreprises qui constituent environ 80%
de

son tissu économique et qui seront le moteur de la croissance du pays.

A l’origine de la création de ces entreprises ; il y’a le plus souvent une personne ou un réseau

familial. Cette situation est due à des considérations sociales particulières et spécifiques au

monde des affaires au Maroc ce qui n’a pas permis un développement rapide des sociétés

capitalistes qui caractérisent les sociétés modernes et développées.

Le nombre total des personnes physiques et morales inscrites au registre central de


commerce

s’élève à 333 797 dont 75 284 personnes morales (soit 22,55%) et 258 513 personnes

physiques (soit 77,45%) :

Statistiques personnes morales par forme juridique 1

(Données à fin Octobre 2002)

Formes Juridique Nombre %

Société à Responsabilité Limitée 54 550 72,45

Société Anonyme 11 179 14,85

Société en Nom Collectif 5 861 7,78

SARL à Associé Unique 3 430 4,56

Société Civile Immobilière 126 0,20

Société en Commandite Simple 93 0,10

Société Anonyme Simplifié 19 0,02

Société en Commandite Par Action 14 0,02

Groupement d’Intérêt Economique 10 0,02

Société de Participation 2 0

Total 75 284 100


1

Source site Web www.ompic.org.ma

Au vu de ces données, nous constatons la prédominance des entreprises individuelles par

rapport aux entreprises sous forme de sociétés dont les SARL représentent la plus grande
part.

Cette situation peut s’expliquer à notre avis, notamment par les raisons suivantes :

Les entreprises sous forme de personne physique sont le plus souvent des petits

commerces ne justifiant pas aux yeux de leurs propriétaires la création d’entité

juridique morale ;

Le choix de la forme de personne physique peut être dicté par l’existence d’un

seul propriétaire ;

La préférence pour la forme juridique SARL est justifiée par l’absence du contrôle

exercé par le commissaire aux comptes (pour les SARL dont le chiffre d’affaires

annuel hors taxes ne dépasse pas 50 Millions DH ) et par la simplicité de son

mode de gestion ;

A cela s’ajoute le secteur informel de plus en plus pesant dans l’économie nationale. Ce

dernier ne favorise pas le développement d’un climat de concurrence loyale.

Il apparaît donc clair que les entreprises légalement constituées font face à d’énormes défis
et

notamment :

La concurrence internationale de plus en plus présente sur le territoire marocain ;

La concurrence locale et plus précisément celle du secteur informel qui constitue

une menace réelle pour l’entreprise au Maroc ;

Des problèmes d’infrastructure, de financement, de pouvoir d’achat et de main

d’œuvre qualifiée ;
L’entreprise, si elle arrive à se frayer un chemin dans cet environnement relativement non

propice aux affaires, doit encore s’organiser en interne pour pouvoir assurer sa survie.

Dès lors, son organisation interne apparaît comme une arme efficace pour se maintenir sur
le

marché.