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PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19 N° 223
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020
DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
présenté par C
G
Mme LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER

Alinéa 6
Compléter cet alinéa par les mots :
ainsi que de la situation des travailleurs saisonniers

OBJET

Conséquence des mesures sanitaires qui ont été jugées nécessaires par le Gouvernement pour limiter
la propagation du CoVid-19, la situation économique et sociale des saisonniers est aujourd’hui
dramatique et lesincertitudes qui planent encore sur les conditions de la reprise de l’activité
touristique risquent de les affecter durablement.
Le 14 mai 2020, le premier ministre a annoncé un plan de 18 milliards d’euros d’engagements en
soutien au secteur du tourisme. Diverses mesures importantes ont été prises et qui vont dans le bon
sens, mais la situation spécifique des saisonniers qui constituent (avec deux millions d’emplois qui
irriguent tout à la fois le tourisme et l’activité agricole) pourtant un des piliers du secteur semble
avoir été oubliée.
L’essentiel de leurs effectifs sont contraints d’ores-et-déjà après une saison hivernale écourtée
d’utiliser leurs droits au chômage, qui habituellement, leur permettent de vivre entre deux saisons.
Or après cela, nombre d’entre eux ne pourrons pas justifier des heures requises pour prétendre à de
nouveaux droits. La précarité qui en découlera provoquera un drame social et la raréfaction de ces
salariés indispensables à l’activité économique de notre pays.
La Fédération des Organismes Institutionnels du Tourisme a demandé le prolongement des droits au
chômage » et un « un réajustement des droits par l’abaissement du seuil minimal de 6 mois.
Malgré une reprise progressive de l’activité – et à condition que certains territoires ne soient pas
contraints à une forme de reconfinement – il est probable que nombre des embauches estivales
prévues habituellement n’aient pas lieu. Il est déterminant que ces salariés soient préservés au
maximum pour que les saisons prochaines puissent se dérouler dans les meilleures conditions. Il en
va de notre avenir proche comme de celui à long terme.
Les auteurs de cet amendement demandent donc ainsi que la loi permette au Gouvernement
d’adapter pour l’année 2020 les conditions d’acquisition des droits au chômage et à la formation
professionnelle des travailleurs saisonniers ; ils suggèrent d’ailleurs au Gouvernement les solutions
suivantes : soit de ne pas décompter de jours d’indemnisations Pôle-Emploi depuis la date du
confinement et ce, jusqu’à la signature d’un prochain contrat, soit d’accorder un rechargement
automatique de droits Pôle-Emploi à tous les saisonniers.
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 203 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET,
Mmes  BRULIN et CUKIERMAN, MM.  GAY, GONTARD et Pierre LAURENT, Mme LIENEMANN,
M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD et M. SAVOLDELLI
_________________

ARTICLE 1ER BIS A

Supprimer cet article.

OBJET

L’article 1er bis A, introduit par l’Assemblée nationale, permet, à titre dérogatoire pendant la
période d’état d’urgence sanitaire et jusqu’à six mois au-delà, de conclure ou de renouveler pendant
une durée de 36 mois, au lieu de 24 mois en temps normal, les contrats courts conclus au titre de la
politique de l’emploi et les contrats aidés.

La commission des affaires sociales du Sénat a étendu cette disposition au contrat unique d’insertion
(CUI).

Nous ne pensons pas que le recours facilité aux contrats précaires permettra d’améliorer la situation
économique du pays d’autant que ces mesures existent déjà depuis des années sans succès.

Pour relancer l’économie, il faut s’appuyer sur le secteur de l’économie sociale et solidaire et sur les
services publics ainsi que sur des contrats protecteurs aux antipodes de la proposition de l’article 1 er
BIS A.

Tel est le sens de notre amendement.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 202 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET,
Mmes  BRULIN et CUKIERMAN, MM.  GAY, GONTARD et Pierre LAURENT, Mme LIENEMANN,
M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD et M. SAVOLDELLI
_________________

ARTICLE 1ER QUATER AA

Supprimer cet article.

OBJET

Si la disposition initiale du gouvernement était rédigée de manière plus régressive, nous maintenons
notre opposition à l’ouverture de la possibilité d’affecter une partie des réserves financières des
régimes autonomes de retraite des indépendants au financement d’une aide financière exceptionnelle
destinée aux travailleurs indépendants.

Ces réserves doivent rester la propriété exclusive des caisses autonomes des travailleurs
indépendants et ont pour objet de financer leur retraite. Cette disposition revient donc à ce que les
travailleurs indépendants s’autofinancent une mesure de pouvoir d’achat.

Enfin, la protection sociale englobant les régimes complémentaires de retraites ne doit pas remplacer
le rôle de l’Etat en matière de justice sociale.

Pour ces raisons, nous demandons la suppression de cette disposition.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 206 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET,
Mmes  BRULIN et CUKIERMAN, MM.  GAY, GONTARD et Pierre LAURENT, Mme LIENEMANN,
M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD et M. SAVOLDELLI
_________________

ARTICLE 1ER QUATER

Supprimer cet article.

OBJET

L’article 1er quater, inséré dans le projet de loi par l’Assemblée nationale reprend les dispositions de
l’article 43 du projet de loi d’accélération et de simplification de l’action publique (ASAP), adopté
par le Sénat le 5 mars 2020.

Il ouvre la possibilité aux entreprises de moins de 11 salariés dépourvues de délégués syndicaux et


d’élus au conseil social et économique de négocier un accord d’entreprise pour mettre en place un
dispositif d’intéressement par une décision unilatérale de l’employeur.

Nous nous étions déjà opposés à cette disposition, et dans la continuité nous demandons la
suppression d’un dispositif qui vise à justifier l’absence de revalorisation des salaires par
l’association aux résultats de travailleurs et travailleuses qui ne sont pas décisionnels dans les
orientations de l’entreprise.

De plus, ce dispositif est extrêmement coûteux pour la Sécurité sociale puisqu’en 2019, la
suppression du forfait social a entraîné une perte de recettes de 700 millions d’euros.

Pour ces raisons nous demandons la suppression de cet article.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 215 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  ASSASSI, APOURCEAU-POLY et BENBASSA, M. BOCQUET, Mmes  BRULIN, COHEN et
CUKIERMAN, MM.  GAY et GONTARD, Mme GRÉAUME, M. Pierre LAURENT, Mme LIENEMANN,
M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD et M. SAVOLDELLI
_________________

ARTICLE 1ER SEPTIES

Alinéa 3

Supprimer cet alinéa.

OBJET

Cet alinéa vise à reporterla date d’entrée en vigueur pour les dispositions relatives à la mise en place
de la juridiction unique sur les injonctions de payer. Un report est en effet la moindre des choses,
mais plus qu’un report nous souhaitons un recul du gouvernement sur la mise en place de cette
juridiction qui, selon les auteurs de cet amendement, ne devrait tout simplement jamais voir le jour.

La création de cette juridiction va à l’encontre du projet de société que nous portons, elle favorisera
davantage encore les banques et les compagnies d’assurance qui représentent déjà près de 80% des
demandes d’injonction de payer, et marginaliseront en contrepartie des personnes aux faibles
moyens financiers. Le tout dans une logique purement comptable et gestionnaire, nous le
dénoncions déjà au moment de la discussion de la réforme de la justice de Mme Belloubet.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19 N° 196
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
présenté par
C
G
Mmes  LIENEMANN et CUKIERMAN, M. GAY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 1ER OCTIES B

Après l’article 1er octies B

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

La loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du


numérique est ainsi modifiée :

1° Au III de l’article 111, l’année : « 2021 » est remplacée par l’année : « 2022 » ;

2° Au IV de l’article 114, le mot : « trois » est remplacé par le mot : « quatre ».

OBJET

La crise sanitaire affecte la mise en place du système de cotation rendu obligatoire dans les
territoires visés par la loi ainsi que la mise en conformité des conventions de réservation qui ne
portent pas exclusivement sur un flux annuel de logement. En effet la mise en place de la cotation
nécessite un travail transversal entre les acteurs participant à la réflexion sur les modalités de sa
mise en œuvre définies dans le plan partenarial de gestion de la demande et d’information des
demandeurs (EPCI, communes, bailleurs sociaux, …).
Dans les circonstances actuelles, ce travail de concertation est de facto plus compliqué à initier.
Concernant la mise en en conformité des conventions de réservation, les bailleurs doivent tout
d’abord informer simultanément tous les réservataires de la localisation, du nombre et des
typologies de logements sociaux réservés par réservataire sur le département. Il est ensuite
nécessaire d’entamer une étape de négociation avec tous les réservataires avant de signer de
nouvelles conventions. Si les nouvelles conventions ne sont pas transmises avant la date du
24 novembre 2021 (fixée par le décret n° 2020-145 du 20 février 2020 relatif à la gestion en flux des
réservations de logements locatifs sociaux), les logements réservés en stock s’ajoutent au flux
annuel de logements réservés par l’État jusqu’à la conclusion d’une convention conforme. Compte
tenu du risque de sanction encouru pour les bailleurs qui en raison du contexte de la crise actuelle
n’auraient pu finaliser leurs négociations, il semble plus raisonnable et plus efficient de repousser le
délai initialement prévu d’un an.
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 226 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  PRUNAUD, ASSASSI, APOURCEAU-POLY et BENBASSA, M. BOCQUET, Mmes  BRULIN,
COHEN et CUKIERMAN, MM.  GAY et GONTARD, Mme GRÉAUME, M. Pierre LAURENT,
Mme LIENEMANN et MM.  OUZOULIAS et SAVOLDELLI
_________________

ARTICLE 2

Supprimer cet article.

OBJET

L’article 38 de notre Constitution prévoit que : « Le gouvernement peut, pour l’exécution de son
programme, demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnances, pendant un délai
limité, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi.»

Le Gouvernement une nouvelle fois, aujourd’hui, demande à notre Assemblée de lui déléguer tous
ses pouvoirs législatifs afin qu’il puisse légiférer sur plus d’une trentaine de sujets différents. 

Ce recours aux ordonnances lui permet d’agir vite certes, mais surtout de faire l’économie des
débats parlementaires et d’éviter à l’administration d’avoir à justifier ses choix devant les députés et
les sénateurs.

Parce que cette délégation de pouvoirs n’est pas neutre, notre Constitution a prévu de l’entourer de
quelques garanties, notamment celle d’obtenir notre feu vert après un avis du Conseil d’Etat. 

Compte tenu de ces observations, nous invitons le gouvernement à renoncer à faire un usage
systématique de la procédure des ordonnances, lequel représente une grave dérive démocratique. 

Les auteurs de l’amendement demandent en conséquence la suppression du présent article.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 199
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  ASSASSI et CUKIERMAN, M. GAY, Mme LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 2 BIS A

Après l’article 2 bis A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Les dispositions de l’article L. 611-4-2 du code rural et de la pêche maritime sont élargies à


l’ensemble des produits agricoles et alimentaires. 

OBJET

Cet amendement vise à élargir à l’ensemble des productions agricoles et alimentaires les
dispositions de l’article L611-4-2 du code rural et de la pêche maritime permettant d’instaurer un
coefficient multiplicateur entre le prix d’achat et le prix de vente des fruits et légumes périssables en
période de crise conjoncturelle ou en prévision de celles-ci.

Il appartient de donner aujourd’hui de réels moyens d’intervention afin de garantir à la fois des prix
d’achat pour les producteurs et des prix de vente contrôlés pour les consommateurs. 

Il est impératif que se mise en œuvre soit faciliter et de faciliter afin de garantir les prix d’achat aux
producteurs et d’encadrer les marges des distributeurs

Cette disposition doit permettre à l’Etat de disposer d’outils efficaces pour intervenir directement
auprès des Grandes surfaces, alors que de nombreuses filières d’élevage, notamment en viande
bovine, ovine, caprine et de lapins, sont les victimes de prix d’achat de leur production en baisse
alors que la consommation et les prix de vente dans les GMS sont en hausse.