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PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 200
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER

Supprimer cet article.

OBJET

Le Gouvernement demande une fois de plus au Parlement de lui déléguer tous ses pouvoirs
législatifs afin qu’il puisse légiférer sur plus d’une trentaine de sujets différents.

Ce recours aux ordonnances lui permet d’agir vite certes, mais surtout de faire l’économie des
débats parlementaires et d’éviter d’avoir à justifier ses choix devant les député.es et les sénatrices et
sénateurs.

Même si les député.e.s et les sénatrices et sénateurs en commission ont inscrit dans le texte un
certain nombre d’habilitations nous demandons au gouvernement de retirer l’ensemble des
ordonnances prévues dans cet article.

Par ailleurs, nous sommes opposé.es aux mesures contenues dans cet article qui n’apportent
aucunement une réponse aux conséquences de la crise sociale, environnementale et économique du
Covid-19.
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 191
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme PRUNAUD
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER

Alinéa 5

Supprimer cet alinéa.

OBJET

La réserve civique, instituée par la loi Égalité et Citoyenneté, vise à offrir des possibilités
d’engagement bénévole des citoyens auprès de personnes morales de droit public à l’exception des
associations cultuelles ou politiques, d’organisations syndicales, de congrégations, de fondations ou
de comités d’entreprises. La modification apportée par le texte au dispositif démultiplie les
possibilités d’appel aux réservistes. Ainsi, l’exposé des motifs du texte évoque notamment La Poste.
Les auteurs de cet amendement contestent cette logique qui vise à compenser l’indisponibilité de
certains salariés par des bénévoles, dénaturant le sens même du dispositif.
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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 224
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  GRÉAUME, APOURCEAU-POLY, COHEN, ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER

Alinéa 6

Après le mot :

adaptant

insérer les mots :

, à compter du 31 décembre 2020 pour celles qui sont le plus en difficulté,

OBJET

Cet amendement vise à préciser la date à partir de laquelle le gouvernement est habilité à modifier
les conditions d’accès au chômage partiel en la fixant au 31 décembre prochain pour tenir compte du
retour très progressif à la normale de l’activité économique et la fin des dispositifs de dérogations au
droit du travail prévus par les ordonnances de mars 2020.
Le gouvernement prévoit de modifier dès le début du mois de juin, les conditions d’accès à ce
dispositif pour les entreprises et par conséquent les travailleuses et travailleurs pourraient subir les
premiers plans de licenciement.
A cela s’ajoute la volonté du gouvernement de réduire ou supprimer l’indemnisation des salarié.e.s
qui refuseraient d’envoyer leurs enfants à compter du 2 juin, cette double sanction pour les familles
qui ont peur de renvoyer leurs enfants alors que les conditions de transports et d’accueils ne sont
actuellement pas réunies.
Cette décision est inacceptable, nous souhaitons avec cet amendement prolonger l’aide de l’Etat aux
entreprises et protéger les familles contre les risques de licenciement.
Tel est le sens de notre amendement.
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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19 N° 223
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020
DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
présenté par C
G
Mme LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER

Alinéa 6
Compléter cet alinéa par les mots :
ainsi que de la situation des travailleurs saisonniers

OBJET

Conséquence des mesures sanitaires qui ont été jugées nécessaires par le Gouvernement pour limiter
la propagation du CoVid-19, la situation économique et sociale des saisonniers est aujourd’hui
dramatique et lesincertitudes qui planent encore sur les conditions de la reprise de l’activité
touristique risquent de les affecter durablement.
Le 14 mai 2020, le premier ministre a annoncé un plan de 18 milliards d’euros d’engagements en
soutien au secteur du tourisme. Diverses mesures importantes ont été prises et qui vont dans le bon
sens, mais la situation spécifique des saisonniers qui constituent (avec deux millions d’emplois qui
irriguent tout à la fois le tourisme et l’activité agricole) pourtant un des piliers du secteur semble
avoir été oubliée.
L’essentiel de leurs effectifs sont contraints d’ores-et-déjà après une saison hivernale écourtée
d’utiliser leurs droits au chômage, qui habituellement, leur permettent de vivre entre deux saisons.
Or après cela, nombre d’entre eux ne pourrons pas justifier des heures requises pour prétendre à de
nouveaux droits. La précarité qui en découlera provoquera un drame social et la raréfaction de ces
salariés indispensables à l’activité économique de notre pays.
La Fédération des Organismes Institutionnels du Tourisme a demandé le prolongement des droits au
chômage » et un « un réajustement des droits par l’abaissement du seuil minimal de 6 mois.
Malgré une reprise progressive de l’activité – et à condition que certains territoires ne soient pas
contraints à une forme de reconfinement – il est probable que nombre des embauches estivales
prévues habituellement n’aient pas lieu. Il est déterminant que ces salariés soient préservés au
maximum pour que les saisons prochaines puissent se dérouler dans les meilleures conditions. Il en
va de notre avenir proche comme de celui à long terme.
Les auteurs de cet amendement demandent donc ainsi que la loi permette au Gouvernement
d’adapter pour l’année 2020 les conditions d’acquisition des droits au chômage et à la formation
professionnelle des travailleurs saisonniers ; ils suggèrent d’ailleurs au Gouvernement les solutions
suivantes : soit de ne pas décompter de jours d’indemnisations Pôle-Emploi depuis la date du
confinement et ce, jusqu’à la signature d’un prochain contrat, soit d’accorder un rechargement
automatique de droits Pôle-Emploi à tous les saisonniers.
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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 213
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  ASSASSI, BENBASSA
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER

Après l’alinéa 11

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

...) Permettant l’allongement automatique de la durée de validité des autorisations provisoires de


travail délivrées à des mineurs ou jeunes majeurs en cours d’apprentissage ou inscrits dans un centre
de formation des apprentis qui ont expiré entre le 12 mars 2020 et le 15 juin 2020, pour une durée de
cent quatre-vingts jours ;

OBJET

Afin de sécuriser apprentis et employeurs, et afin de compléter le dispositif mis en place par
l’ordonnance N°2020-387, les auteurs de cet amendement souhaitent que la durée des autorisations
provisoires de travail qui ont expiré entre le 12 mars 2020 et le 15 juin 2020 soit automatiquement
prolongée pour une durée de 180 jours.
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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 201
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER

Alinéa 14

Supprimer cet alinéa.

OBJET

Le présent alinéa permet au Gouvernement de déroger aux règles relatives aux CDD et l’intérim
s’agissant la durée de ces contrats, leur renouvellement et leur succession sur un même poste ou
avec le même salarié, en prévoyant la faculté de déroger par convention d’entreprise.

Au fil des réformes (Loi EL Khomri 2016, Ordonnances Travail 2017), l’assouplissement des règles
relatives aux CDD et à l’intérim s’est toujours accompagné d’une précarisation des conditions
d’emploi pour les travailleurs concernés sans effet significatif en termes de relance économique.

Ces règles sont déjà largement flexibles et permettent aux employeurs d’y recourir facilement tout
en dérogeant au principe de l’emploi en CDI.

Pour ces raisons, nous demandons la suppression de cette disposition.

 
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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 203 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET,
Mmes  BRULIN et CUKIERMAN, MM.  GAY, GONTARD et Pierre LAURENT, Mme LIENEMANN,
M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD et M. SAVOLDELLI
_________________

ARTICLE 1ER BIS A

Supprimer cet article.

OBJET

L’article 1er bis A, introduit par l’Assemblée nationale, permet, à titre dérogatoire pendant la
période d’état d’urgence sanitaire et jusqu’à six mois au-delà, de conclure ou de renouveler pendant
une durée de 36 mois, au lieu de 24 mois en temps normal, les contrats courts conclus au titre de la
politique de l’emploi et les contrats aidés.

La commission des affaires sociales du Sénat a étendu cette disposition au contrat unique d’insertion
(CUI).

Nous ne pensons pas que le recours facilité aux contrats précaires permettra d’améliorer la situation
économique du pays d’autant que ces mesures existent déjà depuis des années sans succès.

Pour relancer l’économie, il faut s’appuyer sur le secteur de l’économie sociale et solidaire et sur les
services publics ainsi que sur des contrats protecteurs aux antipodes de la proposition de l’article 1 er
BIS A.

Tel est le sens de notre amendement.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 239 rect. bis
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI, PRUNAUD
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 1ER BIS A

Après l’article 1er bis A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

L’ordonnance n° 2020-323 du 25 mars 2020 portant mesures d’urgence en matière de congés payés,
de durée du travail et de jours de repos est abrogée.

OBJET

Le présent amendement vise à abroger l’ordonnance du 25 mars 2020 portant mesures d’urgence en
matière de congés payés, de durée du travail et de jours de repos prise sur le fondement de la loi du
23 mars 2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19.

Cette ordonnance a ouvert des dérogations dangereuses au droit du travail en matière de congés et
de jours repos (pour tous les secteurs) ainsi que des dérogations s’agissant de la durée maximale du
travail et du repos dominical (pour les seuls secteurs essentiels).

Les employeurs peuvent ainsi imposer unilatéralement à leurs salariés la prise de jours de congés ou
de jours  de repos. En outre, les employeurs de certains secteurs peuvent  désormais décider
unilatéralement d’un allongement de la durée du travail quotidienne et hebdomadaire au détriment
de la santé des salariés. 

Ainsi, la durée quotidienne peut  être portée à 12 heures et la durée hebdomadaire peut dépasser le
durée maximale fixée au niveau européen de 48 heures sans que l’Inspection du travail n’ait son mot
à dire, ni les organisations syndicales dans la branche ou l’entreprise

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 1er vers
un article additionnel après l’article 1er bis A).
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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 204 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 1ER BIS A

Après l’article 1er bis A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Les quatrième et cinquième alinéas du b du 1° du I de l’article 11 de la loi n° 2020-290 du 23 mars


2020 d’urgence pour faire face à l’épidémie de covid-19 sont supprimés.

OBJET

Cet amendement vise à supprimer la possibilité offerte aux entreprises employeuses d’imposer
unilatéralement des congés aux personnes qu’elles emploient ou de réduire leur temps de travail en
imposant des RTT.

En effet, plusieurs entreprises ont fait usage de cette possibilité, tout en se gardant la possibilité de
verser des dividendes à leurs actionnaires.

La période du confinement ne peut être assimilée à des congés.

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 1er vers
un article additionnel après l’article 1er bis A).
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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 205 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 1ER BIS A

Après l’article 1er bis A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le sixième alinéa du b du 1° du I de l’article 11 de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 d’urgence


pour faire face à l’épidémie de covid-19 est supprimé.

OBJET

Cet amendement vise à supprimer la possibilité donnée aux entreprises de « secteurs d’activités
particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation et à la continuité de la vie économique et
sociale » de pouvoir déroger aux dispositions d’ordre public du droit du travail en matière de temps
de travail.

Le ministère du Travail devait établir une liste mais elle n’a jamais été présentée aux parlementaires.

Entrainant l’augmentation du temps de travail y compris la nuit et le non-respect des normes


sociales les plus impérieuses comme les temps de repos quotidien, et le droit de retrait.

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 1er vers
un article additionnel après l’article 1er bis A).
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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 208 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 1ER BIS A

Après l’article 1er bis A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

L’article L. 3131-14 du code de la santé publique est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Les licenciements sont interdits durant l’état d’urgence sanitaire et jusqu’à la fin des mesures
d’accompagnement des entreprises. »

OBJET

Les entreprises en difficultés financières pendant l’état d’urgence sanitaire peuvent bénéficier du
dispositif de chômage partiel pour maintenir les salaires et bénéficier des aides financières et
techniques prises par le gouvernement.

Parmi les mesures d’urgences à prendre en conséquence du Covid-19, l’interdiction des


licenciements doit être une priorité comme cela a été décidé en Espagne par la ministre communiste
du travail.

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 1er vers
un article additionnel après l’article 1er bis A).
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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 209 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 1ER BIS A

Après l’article 1er bis A


Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
L’article L. 3131-14 du code de la santé publique est complété par trois alinéas ainsi rédigés :
« Pendant la crise sanitaire, les licenciements sont interdits pour :
« 1° Les entreprises qui versent des dividendes à ses actionnaires durant la même période ;
« 2° Les entreprises dont des filiales ou établissements sont établis dans des États et territoires non
coopératifs. »

OBJET

Cet amendement de repli pose un principe simple : en cas de crise sanitaire la solidarité passe au-
dessus des intérêts économiques.
En conséquence, les licenciements sont interdits lorsque les entreprises reversent par ailleurs des
dividendes à leurs actionnaires ou si les entreprises ont des filiales ou des établissements dans des
États et territoires non coopératifs.
Alors que l’intégralité de l’action de l’État devrait être tournée vers la relance de l’activité et la
préservation de la santé de nos concitoyen.nes il n’est pas acceptable que pendant l’état d’urgence
sanitaire, des dividendes puissent être versés aux actionnaires plutôt que tourner vers les salaires et
l’investissement productif.
Tel est l’objet de l’amendement.

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 1er vers
un article additionnel après l’article 1er bis A).
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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 219
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  BENBASSA, ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER BIS

Rédiger ainsi cet article :

À la première phrase du troisième alinéa du I de l’article L. 313-7 du code de l’entrée et du séjour


des étrangers et du droit d’asile, le taux : « 60 % » est remplacé par le taux : « 80 % ».

OBJET

L’article L313-7 du CESEDA prévoit actuellement qu’un étranger titulaire d’une carte de séjour
temporaire portant la mention « étudiant » est autorisé à travailler à 60% de la durée de travail
annuelle.

L’article 1er bis souhaite augmenter cette durée du travail à 80%, de manière dérogatoire, jusqu’à la 
date de reprise effective des cours dans les universités et les établissements d’enseignement
supérieur.

Une telle mesure n’est pas idéale, dans la mesure où elle pourrait mettre à mal le temps que consacre
l’étudiant à ses activités universitaires. Il est cependant indéniable que ce dispositif devrait permettre
aux étudiants étrangers d’obtenir un complément de revenu.

Les auteurs du présent amendement estiment cependant que cette mesure ne devrait pas être
conditionnée à la pandémie et à l’urgence sanitaire. Il est donc proposé de rendre cet allongement
pérenne.
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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 197
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme BENBASSA, M. COLLOMBAT, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER TER

Rédiger ainsi cet article :

Au second alinéa de l’article L. 313-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit


d’asile, le mot : « six » est remplacé par le mot : « neuf ».

OBJET

Dans son projet de loi susceptible de faire face à la crise économique, liée à la pandémie de
Covid-19, particulièrement dans le secteur de l’agriculture, le Gouvernement souhaite allonger de
six à neuf mois le temps autorisé aux travailleurs saisonniers étrangers pour exercer une activité
professionnelle sur notre territoire et ce, à titre dérogatoire, tant que l’état d’urgence sanitaire sera de
mise.

Les auteurs du présent amendement reconnaissent que sur le plan du droit, il s’agit d’une avancée
– certes mineure et limitée – pour les travailleurs étrangers saisonniers. Ils déplorent cependant la
vision qu’a l’exécutif des personnes migrantes : celle d’une catégorie de population dont on ne se
soucie que lorsqu’elle peut servir de main d’œuvre, pour limiter les dégâts d’une crise sanitaire sur
notre croissance.

Par cet amendement, nous souhaitons reconnaître à sa juste valeur l’implication de ces travailleurs
saisonniers étrangers en temps de manque de main d’œuvre, en permettant d’inscrire dans le
CESEDA, de manière pérenne, cet allongement de six à neuf mois de l’autorisation de travail sur le
sol français. Cet allongement ne saurait être temporaire et conditionné à l’état d’urgence sanitaire.
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 198
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme BENBASSA, M. COLLOMBAT, Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 1ER TER

Après l’article 1er ter

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

La perte d’un emploi liée aux conséquences de l’épidémie de covid-19 ne peut être opposée au
renouvellement du titre de séjour mention « travailleur temporaire », pendant l’état d’urgence
sanitaire et dans un délai de six mois à compter de la fin de celui-ci.

OBJET

Pour de nombreuses personnes migrantes, la présence sur notre territoire est conditionnée à la
détention d’un titre de séjour portant la mention « travailleur temporaire ».

Or, avec la grave crise économique qui frappe notre pays en raison de l’épidémie de Covid-19, de
nombreux secteurs de l’économie sont impactés, mettant à mal l’emploi des français, mais aussi des
personnes étrangères, qui risquent de fait de se retrouver sans activité professionnelle. 

Il est donc proposé par cet amendement que la perte d’un emploi liée à l’épidémie de Covid-19 ne
peut être opposée au renouvellement du titre de séjour mention « travailleur temporaire », pendant
l’état d’urgence sanitaire et dans un délai de six mois à compter de la fin de celui-ci.
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 202 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET,
Mmes  BRULIN et CUKIERMAN, MM.  GAY, GONTARD et Pierre LAURENT, Mme LIENEMANN,
M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD et M. SAVOLDELLI
_________________

ARTICLE 1ER QUATER AA

Supprimer cet article.

OBJET

Si la disposition initiale du gouvernement était rédigée de manière plus régressive, nous maintenons
notre opposition à l’ouverture de la possibilité d’affecter une partie des réserves financières des
régimes autonomes de retraite des indépendants au financement d’une aide financière exceptionnelle
destinée aux travailleurs indépendants.

Ces réserves doivent rester la propriété exclusive des caisses autonomes des travailleurs
indépendants et ont pour objet de financer leur retraite. Cette disposition revient donc à ce que les
travailleurs indépendants s’autofinancent une mesure de pouvoir d’achat.

Enfin, la protection sociale englobant les régimes complémentaires de retraites ne doit pas remplacer
le rôle de l’Etat en matière de justice sociale.

Pour ces raisons, nous demandons la suppression de cette disposition.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 221
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  BENBASSA, ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER QUATER B

I. – Alinéa 1
Remplacer la date :
15 juin
par la date :
4 septembre
II. – Alinéa 6
Rédiger ainsi cet alinéa :
…° Attestations de demandes d’asile.

OBJET

Le présent amendement est un amendement d’appel.


A l’heure actuelle, il est difficile d’estimer l’impact réel du déconfinement sur la circulation du
coronavirus.
Ainsi, il se pourrait que la population soit à nouveau confinée au courant du mois de juin pour une
durée indéterminée. Le travail des Préfectures  pourrait être fortement impacté comme cela a été le
cas ces derniers mois.
De nombreux étrangers, présents légalement sur notre territoire, pourraient ainsi se trouver en
situation irrégulière au cours de l’été.
Afin de permettre à ceux-ci de préparer comme il se doit le renouvellement de leur titre de séjour et
afin de lisser le surcroit de travail des Préfectures, qui risquent être surchargées de demandes dans
les mois à venir, il est proposé de décaler la date d’expiration des titres de séjour du 15 juin au 4
septembre.
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DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19 N° 220
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
présenté par
C
G
Mmes  BENBASSA, ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER QUATER B

I. – Alinéa 1
Remplacer la date :
15 juin
par la date :
10 juillet
II. – Alinéa 6
Rédiger ainsi cet alinéa :
….° Attestations de demande d’asile.

OBJET

Le dispositif prévu par le Gouvernement permet l’allongement de la durée de validité de différents


types de titres de séjour susceptibles d’expirer entre le 16 mai 2020 et le 15 juin 2020.
Ainsi, la durée de validité des titres de séjour ayant expiré au cours de cette période est prolongée
pour une durée de 180 jours pour :
- les visas de long séjour,
- les titres de séjour, à l’exception de ceux délivrés au personnel diplomatique et consulaire étranger,
- les autorisations provisoires de séjour et les récépissés des demandes de titres de séjour.
Les attestations de demande d’asile arrivées à expiration durant cette période, elles, ne bénéficieront
que d’une prolongation de 90 jours.
Le présent amendement prévoit une réécriture de ce dispositif. Deux éléments y sont modifiés :
- Il est tout d’abord prévu d’harmoniser la durée de prolongation de validité des titres de séjour, les
portant tous à 180 jours, y compris les attestations de demandes d’asile.
- En tenant compte du fait que les Préfectures pourraient ne pas avoir repris une activité normale
d’ici au 15 juin, il est proposé de décaler le délai d’expiration au 10 juillet, date de la fin de l’état
d’urgence sanitaire.
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 222
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  BENBASSA, ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 1ER QUATER B

Après l’article 1er quater B
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
Durant la période de l’état d’urgence sanitaire déclaré en application de l’article 4 de la
loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 pour faire face à l’épidémie de Covid-19 et prolongé par
l’article 1er de la loi n° 2020-546 du 11 mai 2020 prorogeant l’état d’urgence sanitaire et complétant
ses dispositions, une autorisation provisoire de séjour est accordée aux jeunes étrangers accédant à
la majorité.
Un récépissé de première demande de titre de séjour est dispensé aux jeunes à leur dix-neuvième
anniversaire pendant toute la durée de suspension de l’activité des services préfectoraux, liée à la
lutte contre le virus Covid-19.

OBJET

La crise pandémique qui frappe notre pays a touché plus durement encore les personnes vulnérables.
Parmi elles, se trouvent les étrangers.
Des associations comme la Cimade ont ainsi alerté les parlementaires sur la précarité des personnes
migrantes, notamment les plus jeunes d’entre-elles.
Le présent amendement souhaite ainsi prévoir la délivrance automatique d’une autorisation
provisoire de séjour pour les jeunes étrangers accédant à la majorité  ou d’un récépissé de demande
à celles et ceux qui atteignent 19 ans pendant l’état d’urgence sanitaire.
Une telle mesure devrait permettre à ces jeunes étrangers de pouvoir aborder plus sereinement leur
présence sur le territoire français.
La peur de l’expulsion ne saurait s’ajouter à celle engendrée par la pandémie.
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 206 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI et BENBASSA, M. BOCQUET,
Mmes  BRULIN et CUKIERMAN, MM.  GAY, GONTARD et Pierre LAURENT, Mme LIENEMANN,
M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD et M. SAVOLDELLI
_________________

ARTICLE 1ER QUATER

Supprimer cet article.

OBJET

L’article 1er quater, inséré dans le projet de loi par l’Assemblée nationale reprend les dispositions de
l’article 43 du projet de loi d’accélération et de simplification de l’action publique (ASAP), adopté
par le Sénat le 5 mars 2020.

Il ouvre la possibilité aux entreprises de moins de 11 salariés dépourvues de délégués syndicaux et


d’élus au conseil social et économique de négocier un accord d’entreprise pour mettre en place un
dispositif d’intéressement par une décision unilatérale de l’employeur.

Nous nous étions déjà opposés à cette disposition, et dans la continuité nous demandons la
suppression d’un dispositif qui vise à justifier l’absence de revalorisation des salaires par
l’association aux résultats de travailleurs et travailleuses qui ne sont pas décisionnels dans les
orientations de l’entreprise.

De plus, ce dispositif est extrêmement couteux pour la Sécurité sociale puisqu’en 2019, la
suppression du forfait social a entrainé une perte de recettes de 700 millions d’euros.

Pour ces raisons nous demandons la suppression de cet article.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 210 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  COHEN, APOURCEAU-POLY, GRÉAUME, ASSASSI, PRUNAUD, BENBASSA
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 1ER SEPTIES A

Après l’article 1er septies A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Par dérogation aux articles L. 2212-1 et L. 2212-7 du code de la santé publique, jusqu’au 10 juillet
2020, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire qui nécessite d’ordonner cette mesure, l’interruption
de grossesse peut être pratiquée jusqu’à la fin de la quatorzième semaine de grossesse.

OBJET

Les deux mois de confinement et les restrictions de circulation ont rendu difficile l’accès à
l’interruption volontaire de grossesse.

En conséquence, et comme proposé lors de l’examen du projet de loi d’urgence pour faire face à
l’épidémie de Covid 19 en mars 2020, il convient d’autoriser un allongement de deux semaines des
délais légaux de l’IVG et de supprimer l’exigence d’une deuxième consultation pour les mineures,
pour tenir compte de ce contexte particulier.

La Haute Autorité de Santé vient d’autoriser les IVG médicamenteuses jusqu’à 9 semaines
d’aménorrhée, il convient en parallèle d’augmenter les délais pour les IVG instrumentales, pour
répondre aux préoccupations actuelles des femmes.

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 1er vers
un article additionnel après l’article 1er septies A).
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 211 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  COHEN, APOURCEAU-POLY, GRÉAUME, ASSASSI, PRUNAUD, BENBASSA
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 1ER SEPTIES A

Après l’article 1er septies A


Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
À la première phrase du deuxième alinéa de l’article L. 2213-1 du code de la santé publique, après
les mots : « diagnostic prénatal », sont insérés les mots : « ou d’un praticien ou d’un service de
gynécologie-obstétrique ou d’un centre listé à l’article L. 2212-2, lorsque le danger résulte d’une
situation de détresse psychosociale ».

OBJET

Les auteur.e.s de l’amendement proposent, d’une part, d’ajouter des lieux de prise en charge
possibles pour pratiquer des interruptions médicales de grossesses (IMG) et d’autre part, d’ajouter le
caractère de détresse psychosociale, aux situations autorisant les IMG.
En effet, la situation sanitaire actuelle liée au Covid 19 et le confinement, rendent plus difficile les
conditions d’accès aux IVG et IMG. Les centres IVG reçoivent beaucoup moins d’appels durant
cette période, car de nombreuses femmes ont peur de se déplacer et risquent de se retrouver à l’issue
du confinement, au-delà du délai des 14 semaines autorisées.
Parmi elles, certaines sont mineures ou dans une précarité extrême, ce qui les met dans une situation
de détresse psychosociale et retardent d’autant plus la prise en charge d’une IVG.
C’est pourquoi, le critère psychosocial doit être en compte pour autoriser une interruption médicale
de grossesse, ce qui permettrait à ces femmes ou jeunes filles en détresse de ne pas se retrouver
bloquées par le délai de 14 semaines, ne pouvant de fait, faute d’argent, se rendre à l’étranger où les
délais sont plus longs.

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 1er vers
un article additionnel après l’article 1er septies A).
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 215 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  ASSASSI, APOURCEAU-POLY et BENBASSA, M. BOCQUET, Mmes  BRULIN, COHEN et
CUKIERMAN, MM.  GAY et GONTARD, Mme GRÉAUME, M. Pierre LAURENT, Mme LIENEMANN,
M. OUZOULIAS, Mme PRUNAUD et M. SAVOLDELLI
_________________

ARTICLE 1ER SEPTIES

Alinéa 3

Supprimer cet alinéa.

OBJET

Cet alinéa vise à reporterla date d’entrée en vigueur pour les dispositions relatives à la mise en place
de la juridiction unique sur les injonctions de payer. Un report est en effet la moindre des choses,
mais plus qu’un report nous souhaitons un recul du gouvernement sur la mise en place de cette
juridiction qui, selon les auteurs de cet amendement, ne devrait tout simplement jamais voir le jour.

La création de cette juridiction va à l’encontre du projet de société que nous portons, elle favorisera
davantage encore les banques et les compagnies d’assurance qui représentent déjà près de 80% des
demandes d’injonction de payer, et marginaliseront en contrepartie des personnes aux faibles
moyens financiers. Le tout dans une logique purement comptable et gestionnaire, nous le
dénoncions déjà au moment de la discussion de la réforme de la justice de Mme Belloubet.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 218
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER SEPTIES

Alinéa 4

Supprimer cet alinéa.

OBJET

Cet alinéa reporte l’entrée en vigueur de l’ordonnance n° 2019-950 du 11 septembre 2019 portant
partie législative du code de la justice pénale des mineurs. Initialement prévue le 1er octobre 2020,
elle est reportée au 31 mars 2020. Un texte de ratification de cette ordonnance aurait dû être présenté
au Parlement cet été, mais au regard de la crise sanitaire le gouvernement repousse l’échéance, dans
un souci de faisabilité matérielle.

Sur le fond, ce texte est dans la droite ligne de la réforme de la justice de Mme Belloubet : il s’agit,
dans un but gestionnaire, de faire plus sans augmenter les moyens indigents des moyens de la justice
des enfants, et tout cela dans un cadre d’accélération de la répression pénale au détriment du temps
éducatif.

Plus qu’un report, les auteurs de cet amendement souhaitent donc un retrait pur et simple de ce texte
et un vrai débat parlementaire sur le sujet de la justice pénale des mineurs.
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 196
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  LIENEMANN et CUKIERMAN, M. GAY
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 1ER OCTIES B

Après l’article 1er octies B
Insérer un article additionnel ainsi rédigé :
La loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du
numérique est ainsi modifiée :
1° Au III de l’article 111, l’année : « 2021 » est remplacée par l’année : « 2022 » ;
2° Au IV de l’article 114, le mot : « trois » est remplacé par le mot : « quatre ».

OBJET

La crise sanitaire affecte la mise en place du système de cotation rendu obligatoire dans les
territoires visés par la loi ainsi que la mise en conformité des conventions de réservation qui ne
portent pas exclusivement sur un flux annuel de logement. En effet la mise en place de la cotation
nécessite un travail transversal entre les acteurs participant à la réflexion sur les modalités de sa
mise en œuvre définies dans le plan partenarial de gestion de la demande et d’information des
demandeurs (EPCI, communes, bailleurs sociaux, …).
Dans les circonstances actuelles, ce travail de concertation est de facto plus compliqué à initier.
Concernant la mise en en conformité des conventions de réservation, les bailleurs doivent tout
d’abord informer simultanément tous les réservataires de la localisation, du nombre et des
typologies de logements sociaux réservés par réservataire sur le département. Il est ensuite
nécessaire d’entamer une étape de négociation avec tous les réservataires avant de signer de
nouvelles conventions. Si les nouvelles conventions ne sont pas transmises avant la date du
24 novembre 2021 (fixée par le décret n° 2020-145 du 20 février 2020 relatif à la gestion en flux des
réservations de logements locatifs sociaux), les logements réservés en stock s’ajoutent au flux
annuel de logements réservés par l’État jusqu’à la conclusion d’une convention conforme. Compte
tenu du risque de sanction encouru pour les bailleurs qui en raison du contexte de la crise actuelle
n’auraient pu finaliser leurs négociations, il semble plus raisonnable et plus efficient de repousser le
délai initialement prévu d’un an.
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 212 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  COHEN, APOURCEAU-POLY, GRÉAUME, ASSASSI, PRUNAUD
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 1ER OCTIES D

Après l’article 1er octies D

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Par dérogation à l’article 515-12 du code civil, les mesures mentionnées à l’article 515-11 du même
code et dont le délai a été allongé par l’ordonnance n° 2020-304 du 25 mars 2020 portant adaptation
des règles applicables aux juridictions de l’ordre judiciaire statuant en matière non pénale et aux
contrats de syndic de copropriété sont prolongées de soixante jours.

OBJET

Les violences conjugales ont explosé en France durant la période de confinement.

L’article 12 de l’ordonnance N° 2020-304 du 25 mars 2020 a prolongé de deux mois la durée de


validité de certaines ordonnances de protection dont le délai expirait prochainement.

Compte tenu du ralentissement de l’activité des tribunaux durant la période estivale et de leur
encombrement du fait de la pandémie, certains femmes souhaitant faire une nouvelle requête auprès
des juges des affaires familiales risquent de subir des délais d’attente et risquent donc se retrouver,
durant ce laps de temps, sans protection alors même que les conséquences des violences liées au
confinement ne vont pas cesser.

Il convient de leur éviter cette nouvelle démarche et cette attente, sources de stress, et de prolonger à
nouveau automatiquement de deux mois, les ordonnances de protection expirant prochainement.

Nb : La rectification consiste en un changement de place (d’un article additionnel après l’article 1er vers
un article additionnel après l’article 1er octies D).
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 189
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
M. OUZOULIAS
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER OCTIES H

Alinéa 1

Après le mot :

prolonger

insérer les mots :

, sous les mêmes conditions et garanties,

OBJET

La mention « sous les mêmes conditions et garanties » permet de préciser que les décisions des
éventuelles prolongations seront prises par les mêmes autorités que celles saisies au préalable pour
l’octroi de ces contrats, c’est-à-dire essentiellement le Président de l’établissement, le Directeur de
l’École Doctorale après avis du Directeur de thèse et du Directeur de l’unité de recherche.

Par ailleurs, cette prolongation du contrat et donc de la durée de la préparation de la thèse ne


peuvent être opposées à un doctorant dans ses démarches de recherche d’emploi ou de candidature.
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 190
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
M. OUZOULIAS
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 1ER OCTIES H

I. – Après l’alinéa 8

Insérer un alinéa ainsi rédigé :

Les bénéficiaires des contrats doctoraux conclus en application de l’article L. 412-2 du code de la


recherche et prolongés au titre du présent article sont exonérés des droits d’inscription dus au titre de
l’article 48 de la loi de finances pour l’exercice 1951 (n° 51-598 du 24 mai 1951), pour l’année
supplémentaire de scolarité en vue de la préparation du doctorat.

II. – Pour compenser la perte de recettes résultant du I, compléter cet article par un paragraphe ainsi
rédigé :

...- La perte de recettes résultant pour les établissements publics à caractère scientifique et
technologique, les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel, les
autres établissements publics administratifs d’enseignement supérieur et les autres établissements
publics administratifs dont les statuts prévoient une mission d’enseignement supérieur ou de
recherche du présent article est compensée à due concurrence par la création d’une taxe
additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

OBJET

L’état d’urgence sanitaire a eu pour conséquence la fermeture des établissements de recherche et


d’enseignement supérieur, des laboratoires et des bibliothèques. De nombreux étudiants bénéficiant
d’un contrat doctoral ont ainsi été empêchés de poursuivre leur travail de recherche et solliciteront
sa prolongation, selon les dispositions du présent article. Pour compenser cet empêchement, il est
proposé de les exonérer du paiement des droits d’inscription pour l’année supplémentaire de
préparation du doctorat.
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 226 rect.
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  PRUNAUD, ASSASSI, APOURCEAU-POLY et BENBASSA, M. BOCQUET, Mmes  BRULIN,
COHEN et CUKIERMAN, MM.  GAY et GONTARD, Mme GRÉAUME, M. Pierre LAURENT,
Mme LIENEMANN et MM.  OUZOULIAS et SAVOLDELLI
_________________

ARTICLE 2

Supprimer cet article.

OBJET

L’article 38 de notre Constitution prévoit que : « Le gouvernement peut, pour l’exécution de son
programme, demander au Parlement l’autorisation de prendre par ordonnances, pendant un délai
limité, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi.»

Le Gouvernement une nouvelle fois, aujourd’hui, demande à notre Assemblée de lui déléguer tous
ses pouvoirs législatifs afin qu’il puisse légiférer sur plus d’une trentaine de sujets différents. 

Ce recours aux ordonnances lui permet d’agir vite certes, mais surtout de faire l’économie des
débats parlementaires et d’éviter à l’administration d’avoir à justifier ses choix devant les députés et
les sénateurs.

Parce que cette délégation de pouvoirs n’est pas neutre, notre Constitution a prévu de l’entourer de
quelques garanties, notamment celle d’obtenir notre feu vert après un avis du Conseil d’Etat. 

Compte tenu de ces observations, nous invitons le gouvernement à renoncer à faire un usage
systématique de la procédure des ordonnances, lequel représente une grave dérive démocratique. 

Les auteurs de l’amendement demandent en conséquence la suppression du présent article.

Nb : La présente rectification porte sur la liste des signataires.


PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 199
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  ASSASSI et CUKIERMAN, M. GAY, Mme LIENEMANN
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L’ARTICLE 2 BIS A

Après l’article 2 bis A

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Les dispositions de l’article L. 611-4-2 du code rural et de la pêche maritime sont élargies à


l’ensemble des produits agricoles et alimentaires. 

OBJET

Cet amendement vise à élargir à l’ensemble des productions agricoles et alimentaires les
dispositions de l’article L611-4-2 du code rural et de la pêche maritime permettant d’instaurer un
coefficient multiplicateur entre le prix d’achat et le prix de vente des fruits et légumes périssables en
période de crise conjoncturelle ou en prévision de celles-ci.

Il appartient de donner aujourd’hui de réels moyens d’intervention afin de garantir à la fois des prix
d’achat pour les producteurs et des prix de vente contrôlés pour les consommateurs. 

Il est impératif que se mise en œuvre soit faciliter et de faciliter afin de garantir les prix d’achat aux
producteurs et d’encadrer les marges des distributeurs

Cette disposition doit permettre à l’Etat de disposer d’outils efficaces pour intervenir directement
auprès des Grandes surfaces, alors que de nombreuses filières d’élevage, notamment en viande
bovine, ovine, caprine et de lapins, sont les victimes de prix d’achat de leur production en baisse
alors que la consommation et les prix de vente dans les GMS sont en hausse.
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 207
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mmes  APOURCEAU-POLY, COHEN, GRÉAUME, ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 2 TER

Supprimer cet article.

OBJET

L’article 2 ter reprend un article du projet de loi Accélération et simplification de l’action publique
adopté au Sénat repoussé par les député.e.s.

Cette mesure n’a aucun lien avec le COVID-19 et constitue un cavalier législatif en même temps
qu’une atteinte grave aux intérêts des victimes des essais nucléaires.

Adopter cet article reviendrait à porter atteinte sévèrement au débat démocratique indispensable
ainsi qu’aux efforts de réconciliation entre la France et les victimes du nucléaire.

 
PROJET DE LOI

DISPOSITIONS URGENTES FACE À L’ÉPIDÉMIE DE


COVID-19
N° 227
(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)
DIRECTION (n°s 454, 453, 444, 451) 25 MAI 2020

DE LA SÉANCE

AMENDEMENT
C
présenté par

G
Mme ASSASSI
et les membres du groupe communiste républicain citoyen et écologiste
_________________

ARTICLE 5

Compléter cet article par un alinéa ainsi rédigé :

Les présidents des assemblées, des commissions et des groupes parlementaires disposent des droits
et prérogatives exposés dans cet article.

OBJET

Les auteurs de cet amendement souhaitent améliorer le contrôle du parlement dans le cadre de
l’application de l’article 38 de la Constitution.