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ADP Sebkha

Rapport de consultation

Amélioration du fonctionnement de centre d’écoute de Sebkha

Réalisé par
Djibril Idrissa Sy et
Amadou yéro Diallo (Djibril diallo)
Aout et septembre 2016
Introduction
I. Contexte
II. Définition
II.1  C’est quoi un centre d’écoute
II.2 A qui s’adressent les centres d’écoute 
II.3 L’amélioration de fonctionnement de centre d’écoute (renforcement de capacité)
III.Rappel des TDR de la consultation
IV.Méthodologie de travail et etat des lieux
IV.1 Présentation du centre d’écoute de sebkha *
IV.2 Etat de lieu logistique
IV.3 Etat de lieu du personnel
IV.4 Le programme d’activité existant
V. Proposition d’une amélioration de fonctionnement du centre d’écoute de sebkha
V.1 Le locale qui abrite le centre doit comprendre le minimum de bureau :
V.2 Le personnel
7.2.1. Coordinateur
7.2.2. Conseiller
7.2.3. Animateur
7.2.4. Relais ou pair éducateur
7.3. Le programme (paquet minimum d’activités)
7.3.1. La sensibilisation (internes / externes)
7.3.2. Accueil écoute 
7.3.3. Orientation vers les services partenaires
7.3.4. Activité d’attraction
7.3.5. Activités spécifiques destinées aux jeunes filles
7.3.5. Partenariat
7.4. Les défis que va rencontrer le centre d’écoute
7.4.1. Collaboration avec les structures de jeunes
7.4.2. Gagner l’adhésion des parents et leader communautaire au projet 
7.4.3. Réduction de l’inégalité genre
7.4.4. Plaidoyer auprès des structures de santé
7.4.5. Gestion des relais
I. INTRODUCTION

La commune de Sebkha est composée d'une seule entité administrative


constituant ainsi la Moughataa. Les limites géographiques de la commune de
Sebkha sont délimitées comme suit
- À l’ouest par l’océan atlantique,
- à l’Est par les jardins maraichers (jusqu’au marché Diouk),
- au Nord par la Commune de Tevragh-Zeïna
- au Sud par la commune d’El Mina.
- Sa limite méridionale est représentée par la route allant de la mosquée
marocaine menant à l’arrêt bus et à l’hôtel Ahmedi.
Sebkha s’appelait« Cinquième arrondissement » et allait de l’hôpital national au
Warf, avant son découpage dans les années 1970 en deux arrondissements
distincts : Sebkha et El Mina.

Le recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-2013) indique


que la population de Sebkha est de 72 245 habitants, dont 32 706 femmes et
39 539 hommes.
Sur le plan ethnique, aujourd’hui Sebkha est habité par les Maures, Poulars,
Soninkés et wolofs avec une communauté étrangère très importante.
Comme les autres quartiers de Nouakchott Sebkha est touché par le
phénomène de communautarisme. Les défis majeurs qui menacent sebkha
sont surtout environnementaux notamment, la salinité, la remontée de la
nappe phréatique ainsi que le manque d’hygiène et d’assainissement, qui
conduisent à la dégradation des conditions de vie et causent des maladies. La
zone est de plus en plus exposée aux inondations du fait de l’absence d’un
système de rétention des eaux de ruissellement.
Sur le plan social les menaces sont également liées, à la pauvreté, à la
délinquance, au chômage, à la migration clandestine des jeunes et à
l’insécurité.

De nos jours une approche de prévention en direction des jeunes, doit être
centrée sur la personne et répondre à ses trois critères :
- Etre globale
- Etre centrée sur les besoins
- Partir du vécu et du quotidien du jeune
Ainsi elle peut dès lors, aider le jeune à effectuer une réflexion sur son mode de
vie et à trouver d'autres réponses à son mal-être ou à ses difficultés.
Proposer une approche centrée sur l'individu (le jeune), c'est lui permettre de
s'exprimer, c'est aller à la rencontre de son cadre de vie, de ses besoins et lui
donner un lieu d'écoute.
Cette approche s'articule autour de sept dimensions :
 Trouver son équilibre
 Construire son espace
 Entrer en relation
 Chercher son image
 Surmonter les obstacles
 Avoir de grands rêves
 S'échapper au quotidien
Ces sept dimensions, proposent aux jeunes une structuration de leurs
préoccupations du moment et de leur vision de la santé par exemple. Les
jeunes se sentent concernés s’ils peuvent comprendre et réfléchir à leur
situation à partir de situations; sachant que les décisions qu’ils prendront vont
influencer leur vie, leur futur et leur bien-être.
Il s’agit d’installer une dynamique créative et développer la motivation des
acteurs qui se voient reconnus dans l’écoute et la recherche de satisfaction de
leurs besoins. La notion de besoin, développée par Maslow, est complémentaire
à ce modèle.
Fonder son intervention sur les besoins exprimés par les jeunes permet de
dépasser les réponses toutes faites. Cela permet à l’individu de générer lui-
même son processus d’apprentissage à partir de son vécu, en le confrontant à
celui des autres.
Il y a différentes façons d’utiliser et d’appliquer ce modèle, mais une condition
persiste toutefois, celle de créer un lieu d’écoute et d’expression permettant
une confrontation de la diversité des situations amenées par les participants.
C’est de cette diversité que peut émerger la reconnaissance, l’appartenance à
un groupe, l’estime de soi... amorces à la volonté d'agir et d'aller vers le
changement.

II. DEFINITION

II.1 C’est quoi un centre d’écoute


Les centres d’écoute ont une fonction préventive d’accueil, d’écoute et de
soutien qui s’adresse à la fois aux jeunes en difficulté et à leurs parents. Leur
action est centrée sur la parole des intéressés.
Les centres d’écoute doivent en effet permettre aux jeunes d’exprimer leur mal
être, de commencer d’en comprendre le sens, de formuler une attente, et ainsi
de retrouver une capacité d’initiative et d’action. En direction des parents, leur
travail vise à expliciter les problématiques de l’adolescence et éventuellement à
restaurer la fonction parentale.
Les centres d’écoutes ont également une fonction de médiation avec les
membres de la famille et, le cas échéant, avec d’autres organismes, notamment
les établissements scolaires, et les dispositifs d’insertion sociale ou
professionnelle. Leur action vise à éviter les décrochages et ruptures, à rétablir
la communication et à restaurer les liens de confiance avec les adultes.
Les centres d’écoute ont enfin un rôle de sensibilisation des jeunes en vue de
les aider à mieux s’écarter des conduites à risque, liées notamment à la santé
de la reproduction, la drogue et la délinquance.
Les centres d’écoute assurent, si la situation des jeunes le justifie, la
préparation personnalisée d’une orientation vers un dispositif de prise en
charge spécialisée de soins, d’insertion sociale et/ou professionnelle, de suivi
éducatif…
3.2 A qui s’adressent les centres d’écoute 
Les centres d’écoute sont destinés aux jeunes et à leurs parents. Ils s’adressent
en priorité aux adolescents et jeunes majeurs rencontrant diverses difficultés :
conflits familiaux, mal être, échec scolaires, conduites à risque, violences,
délinquance, fugue, errance ...

3.3 L’amélioration de fonctionnement de centre d’écoute (renforcement


de capacité)
Le renforcement de la capacité (RC) est un terme qui a acquis une certaine
notoriété depuis les années 1990 et est souvent lié au secteur du
développement. Le renforcement de la capacité fait habituellement référence à
l’appui offert à des gouvernements, des organisations, des collectivités ou
même à des personnes afin de les aider à acquérir ou à renforcer les
compétences et les capacités nécessaires pour améliorer leur rendement et leur
influence en général.
Le RC est définit également comme : habileté des personnes, des
établissements et des sociétés à exercer des fonctions, à résoudre des
problèmes, à établir et atteindre des objectifs de façon durable».

Quant à l’accompagnement formatif ou le tutorat est une relation formative


entre un enseignant, un tuteur, et un apprenant, une personne (ou un petit
groupe de personnes d’une organisation) en apprentissage. Il se distingue de
l'enseignement classique impliquant professeurs et élèves par une formation
individualisée et flexible. Le tuteur n'a pas forcément toutes les connaissances
que doit maîtriser l'apprenant au terme de sa formation car son rôle n'est pas
d'apporter des réponses aux problèmes posés mais de guider l'apprentissage.
Le tutorat s'applique dans des contextes différents dans lesquels le tuteur peut
avoir différents statuts. Un tuteur d’une association aura généralement un
statut d’accompagnateur pour un meilleur rendement de ladite association (qui
variera selon les structures) alors que le rôle de tuteur en école pourra être pris
par n'importe quel enseignant ou même étudiant.
Dans le contexte du développement communautaire, on peut définir
l’accompagnement formatif ou tutorat comme une forme d'aide individualisée
aux organisations communautaires de base qui vise à apporter en dehors du
contexte de renforcement de capacité classique, une aide personnalisée du
développent de l’OCB sur les différents plans qui concerne son développement.

III. METHODOLOGIE DE TRAVAIL ET ETAT DES LIEUX

1. Entretien avec les personnes ressources


Il s’agit d’entretiens réalisés avec des personnes ressources en lien avec
les centres d’écoutes, des interventions en direction de la jeunesse et la
gestion du centre d’écoute de sebkha cible de l’activité.
1.1. Personnes rencontrées
 Chef d’ADP de sebkha
 Administrateur de la maison des jeunes de Sebkha
 Ancien directeur de la maison des jeunes de sebkha
 Chargée de programme jeune au niveau du FNUAP
 Vice président de l’ONG SOS Pairs éducateurs
 Président du réseau régional des associations de jeunes de
Nouakchott
1.2. Apport des entretiens
DOMAINE CONSTAT RECOMMANDATION
Gestion et - Une gestion axée plutôt sur  Renforcer le réseau
coordination l’administration des associations de
- Manque de programme cohérent avec des sebkha pour une
objectifs clairs (gestion axée sur les meilleure
résultats) implication des
- Personnel peu ou pas formé sur la gestion associations locales
des centres d’écoute dans la gestion du
- Mauvaise exploitation et entretien des centre d’écoute.
espaces et des salles  Mettre en place des
- Manque de reporting et de traçabilité des procédures
activités standard de gestion
- Manque de motivation du personnel de centre d’écoute
- Méconnaissance des parents des services qui définit les
des centres d’écoute activités prioritaire
- Adhésion des autorités locale aux activités le leur fréquence,
dans les centres les TDR du
- La participation des structures scolaires personnel, le
et les mouvements de jeunes matériel standard
du centre d’écoute,
- L’implication des jeunes (cibles) dans tout
les outils de gestion
le processus de mise en œuvre des
centres d’écoutes des activités
- Manque d’équipement standard dans les
centres d’écoute  Maintenir la
- Manque d’espaces dédié aux jeunes filles motivation des
- Manque de moyens pour le animateurs élevés
fonctionnement des centres d’écoute
- Manque d’outils de collectes des données  Sensibilisation des
- Manque de formation des gestionnaires parents sur les
des centres d’écoute sur la collecte et services du centre
analyse des données
- L’accès aux financements pour le  Renforcement
fonctionnement du centre d’écoute matériel du centre
- L’insuffisance du personnel
- Manque d’adhésion des jeunes aux  Diversification des
activités du centre (seuls les jeunes activités
sportifs visitent le centre)
- La réticence de certains parents par  Mettre en place un
rapport aux rencontres entre les jeunes mécanisme pouvant
filles et garçons assurer la
- L’insuffisance du matériel du centre continuité des
- Manque d’activité attractive pour les activités
différentes catégories des jeunes (le centre
n’attire pas les filles hors du réseau)  Renforcer la
- Manque de coordination avec les coordination avec
structures locales de santé, d’éducation, les structures
centres de formation, ONG et locales
association…..etc.

Santé Activités préventives de santé inexistante - Mise en place d’un


(Sensibilisation, orientation, prise en charge programme permanent
primaire, dépistage, distribution de d’activité de
préservatifs…) sensibilisation (au
niveau du centre et
Manque de coordination avec les structures dans le quartier)
locales de santé
- Mise en place d’un
Augmentation de vulnérabilité des jeunes, système de référence et
aux IST/Vih, à la toxicomanie, aux grossesses de contre référence avec
non désirées ou précoces les structures locales de
santé (CS de sebkha et
centre
neuropsychiatrique)
- Mise en place d’une
unité de secours et de
soins primaire au
niveau du centre
Sport et loisir - activités de loisir se limitant aux activités - Diversifier les
sportives (arts martiaux, football, basketball, activités de loisir
pétanque) - Renforcement des
activités culturelles
- moyens limités - Renforcement de
- Manque de formation des encadreurs capacité des
sportifs bien que très motivés et dynamiques encadreurs sportifs

Aspect Manque de service d’accueil adapté aux Mise en place d’un


psychosocial besoins individuels des jeunes dispositif adapté, d’accueil
Personnel non formé sur l’accueil, l’écoute et et de prise en charge
la prise en charge psychosociale des jeunes psychosociale
Formation et Unité de formation en informatique non Mise en place d’un
renforcement de fonctionnelle programme de formation,
capacité Manque de programme de formation adapté de renforcement de
aux jeunes filles capacité et d’insertion des
Manque de coordination et de partenariat jeunes (avec prise en
avec les centres de formation professionnels compte de l’approche
locaux genre)
Manque de dispositif de conseils et Coordination avec les
d’orientation en matière d’emploi et structures de formation et
d’insertion. d’emploi des jeunes

2. Focus groupe

Il était aussi important de réaliser des focus groupe avec les jeunes
fréquentant le centre en question. Nous avons pu réaliser cette activité
avec trois groupes de 15 jeunes âgés de 16 à 25 ans dont 14 jeunes
filles. Cette activité a donné les résultats suivants :

PROPOS DES JEUNES RECOMMANDATIONS DES JEUNES

 Manque de moyens pour pouvoir  Mettre en place des activités pour


mener des activités les filles (formation en
 Nos coach font leur travail par informatique, coiffure, teinture,
amour ils n’ont ni salaire ni aide couture…)
 Il n’y a pas de toilettes, ni eaux  Faire que le centre puisse
organiser des activités sociales
courante dans le centre culturelles (soirées artistiques de
 Les activités ne sont pas régulières théâtre, Rap, musique de tout
(saisonniers : comme coupe du sorte…)
maire et cela est valable pour le foot  Insérer dans les activités des
seulement) centres des activités attrayante
 Les jeunes filles ne trouvent pas pour les jeunes filles (cours de
des activités spécifiques à elles renforcement, formation en
 Dans le centre il avait une de informatique, et prendre en
formation en information mais elle compte dans les activités de
est morte sensibilisation la migration
 Notre centre n’est qu’une image, clandestine.
 Des fois nous cotisons pour avoir  Promouvoir des activités
l’électricité féminines dans le centre
 Mettre en place des services qui
servent les jeunes dans leur
parcours de développement
(orientation vers l’emploi, vers les
structures de santé, vers des
formations…)
3. Visite de terrain

DOMAINE CONSTAT RECOMMANDATION

Bâtiment   Une salle d’informatique - Faire des réhabilitation


 Salle des réunions ou autre activités sociales du bâtiment pour
 Un bureau occupé par le directeur mieux exploiter les
 Un bureau occupé par le gestionnaire du centre espaces non utilisés et
 Deux douches externes (un pour le gardien et pour le personnel) prendre en compte
 Deux magasins d’autres activités
 Une salle de spectacle encore non existant.
 Un espace de convivialité à ciel ouvert qui peut accueillir plusieurs - Mettre en place une
types d’activités, sauf qu’il n’est pas aménagé et mal entretenu exploitation
 Le bâtiment est en situation de dégradation dû au manque ergonometrique qui
d’entretien perend en compte la
 Les toilettes publiques sont dans une situation inutilisable convivialité, l’accueil et
 Il manque d’eau courante l’attractivité
 Défaut d’éclairage
 La qualité de l’hygiène est déplorable : toilette insalubre, matériel
entassé dans les couloirs, salle et bureau très mal entretenu
 La situation du centre n’est pas attrayante
 La répartition des salles et bureau du bâtiment ne sert pas les
activités de centre d’écoute
 3 bureaux qui servent de magasin
 La salle de spectacle sert uniquement pour les activités d’arts
martiaux alors qu’elle n’est pas conçue pour ça
 L’espace situé devant le bâtiment n’est pas utilisé
 La logistique existante dans le centre n’est pas adaptée aux activités
du centre d’écoute.
 La vétusté de tout le matériel du centre
Logistique du  1grande salle de 11 m 70 sur 6 m 70
centre  Une salle moyenne de 7 m 50 sur 5 m 30
 Une petite salle de 6m50 sur 4m70
 5 petits bureaux don 3 servent de magasins, les deux autres
bureaux sont dans la plupart du temps fermé
 2 toilettes en mauvaise état
 10 ordinateurs en bonne état
 23 chaises plastiques en bonne état
 1 photocopieuse imprimante multifonctionnel en bon état
 1 table de réunion en bonne état
 L’internet Wifi qui fonctionne
 1 climatiseur en Bonne état
 20 tapies tatami en mauvaise état
 Quelque table et bans en mauvaise état

Activité  L’activité phare du centre est l’art martial (Kung Fu, Tai Kwan do,
socioéducative du Karaté, ces trois disciplines utilise la salle de spectacle à tour de rôle
centre  A côté du centre dans la grande cours le football, le basketball, le
pétang sont pratiqué
 Une salle est équipée d’ordinateur pour les besoins d’initiation en
informatique les cours sont arrêt faute de formateur
 Les activités ne rentre pas dans un programme pré définitif avec des
objectifs qualitative et quantitative claire du centre, se sont plutôt
des activités de quelques association qui s’entraine pour préparer
des compétitions avenir
 Les salles du centre ne sont pas adaptées à l’activité d’art martial
 Les activités culturel son quasi absent du centre
 Les activités du centre n’attirent pas une grande partie des jeunes
de sebkha
 Le centre n’a pas un programme propre à lui
Personnel du Le personnel du centre est composé de  Renforcer la capacité du
centre  1 Directeur centre par un personnel ou
 1 Gestionnaire une structure spécialisé
 1 planton dans la mise œuvre et la
 1 Gardien gestion de centre d’écoute.
 Le personnel administrative du centré occupé par les aspects  Mettre en place un plan
administratifs qui les lient au ministère de la jeunesse et de sport il (curriculum) de
est très rare de les trouves sur place renforcement de capacités
 Le personnel est insuffisant pour la gestion des activités de centre des différents employés du
d’écoute centre
 Le personnel en place manque de formation en matière de gestion  Redéfinir les TDR du
 activité de centre d’écoute centre
 Identifier les différents
domaines potentiels
d’occupation que pourra
dispenser le centre
 Rendre le manuel de
procédures plus simple
que ce qu’il est en ce
moment
 Mettre en place des visité
d’échange entre le ML
Rwanda et ML Guinéen
pour harmoniser le travail
 Régler l’aspect sécurité
sociale dans les contrats.
IV. PROPOSITION D’UNE AMELIORATION DE FONCTIONNEMENT DU
CENTRE D’ECOUTE DE SEBKHA
Pour qu’un centre d’écoute fonctionne d’une manière acceptable il est impératif
de prendre en compte certains aspects :
4.1. Stratégie d’accompagnement
Il est important que le centre soit accompagné par une structure ayant une
grande expérience en matière de mise en place et de gestion de centre d’écoute,
telle que SOS PAIRS EDUCATEURS avec plus de 17ans d’expérience dans le
domaine.

En 1997 l’ONG internationale World Vision (WV) a ouvert un centre


d’information des jeunes (CIJ) à Sebkha (quartier populaire de Nouakchott).
Plusieurs jeunes venant de différentes associations et établissements scolaires
de ce quartier ont reçus une formation de pairs éducateurs et sont utilisés par
le CIJ comme agents relais de sensibilisation et d’éducation auprès de leurs
pairs
A la fin de ce programme en 1999, les Pairs Educateurs formés par ce centre
ont créé une association des pairs éducateurs dénommée : SOS Pairs
Educateurs (SOS PE) en vue d`apporter leurs expériences et dynamismes dans
le domaine de lutte contre le VIH Sida a travers la stratégie de l’éducation par
les pairs.

Après dix-sept ans d’expérience SOS PE a acquis une grande expérience dans
le domaine de la formation de pairs éducateurs, la vulgarisation des messages,
production de supports, le renforcement des capacités des organisations
communautaires de bases (OCB) et la promotion de la jeunesse sur les thèmes
de la santé, du genre, des droits humains, de la bonne gouvernance.

SOS PAIRS EDUCATEURS, à mis en place plusieurs centres d’écoute à


Nouakchott et à l’intérieur du pays (Nouadhibou, Rosso, Zoueirat, kaedi,
Selibaby, Aleg et Nema) ;
Depuis 2010, SOS PE a construit un centre d’écoute à Nouakchott(El
mina/Marbatt), ayant la vocation d’utiliser une stratégie avancée d’intervention
en se déplaçant dans les autres quartiers de Nouakchott et villes de la
Mauritanie à travers des campagnes de mobilisation.
SOS PE a achevé la construction de son centre (propriété de l’association) à El
Mina sur 432 m², le centre est composé de deux parties distinctes :

 La partie administrative de six bureaux administratifs


 La partie « centre de développement communautaire intégré » qui
comprend :
 Une salle de formation/réunion de 10 m sur 5

 Une unité de santé communautaire de trois pièces de 5m/5 (une


pièce sert à l’accueil, conseil et l’orientation ; une salle de
consultations médicales, une troisième qui sert de l’laboratoire
pour les tests.

 Un hall de 12m/12, couvert avec un écran géant, et une estrade,


pouvant servir de lieu d’attente de l’unité de santé, de spectacles,
de conférences, ou de sensibilisations de masses.

 Un Magazin

 Des toilettes

 Une chambre de gardien


 Ce centre aura la vocation d’utiliser une stratégie avancée
d’intervention en se déplaçant dans les autres localités à travers
des campagnes de mobilisation qui ciblent les personnes les plus
vulnérables.
Sur le plan organisationnel SOS PE a pu instaurer en son sein un système de
gestion transparent avec des audits annuels et une alternance démocratique
au niveau de ses instances dirigeantes, c’est ainsi que SOS PE à gérer en 15
ans plus de quatre million de dollar financé par plus de 40 structures
différentes.

Sur le plan relationnel SOS PE a multiplié ses relations notamment avec les
ONG internationales, les ambassades, le système des Nation unies ainsi
qu’avec les programmes nationaux…

4.2 Le locale qui abrite le centre doit comprendre le minimum de


bureau :
Le locale qui abrite un centre d’écoute doit répondre au minimum d’exigence
logistique
 Bureau coordinateur (gestionnaire, premier responsable)
 Bureau du conseiller (collaborateur
 Bureau pour les autres collaborateurs
 Salle de réunion et d’animation
 Salle d’ITC

4.3 Le personnel
 Coordinateur : qui à la mission :
 D’assurer l’atteinte des objectifs et résultats du centre
 de coordonner suivre le bon fonctionnement du centre
 gérer les ressources humaines du centre
 gérer convenablement les ressources, les matériels et équipements
des centres et le personnel, suivant les procédures appropriées ;
 tenir informer le chef de l’ADP de Sebkha des actions à réaliser et
réalisées et susciter leur appui-accompagnement dans la réussite
de ces activités ;
 Elaborer les rapports mensuel trimestriel et annuel du centre en
respecter les délais de transmission de rapport, les canevas et le
circuit de transmission prédéfini
 Planification, gestion des activités du centre ;
 Plaidoyer en direction des partenaires et institutions susceptible
d’être des partenaires du centre ;

 Conseiller : il a comme mission


 L’accueil, l’écoute des jeunes
 L’orientation des jeunes vers des structures spécialisées en prise
en charge (pour la santé de la reproduction, pour l’insertion, pour
une prise en charge spécifique…)
 Organiser et animer des groupes de paroles sur des thématiques
spécifiques au jeune (santé, drogues, études, problèmes familiaux,
VIH Sida…)
 servir de conseiller à pour le coordinateur du centre dans la mise
en œuvre des activités du centre et dans tout autre domaine,
connexe pouvant contribuer à la bonne marche du centre ;
 participer aux réunions de coordination du centre ;
 développer des rapports de collaboration avec tous les acteurs
locaux impliqués dans la mise en œuvre du programme et
s’impliquer à toutes les activités du programme quelqu’un soit le
responsable ;

 Animateur : il a comme mission :


 D’assurer l’animation, la gestion quotidienne des activités du
centre,
 apporter l’appui conseil, l’assistance technique aux réseaux et
associations de jeunesse et œuvrer au renforcement de leurs
capacités dans la mise en œuvre des programmes d’IEC de
proximité en matière de promotion de la jeunesse
 servir de conseiller à pour le coordinateur du centre dans la mise
en œuvre des activités du centre et dans tout autre domaine,
connexe pouvant contribuer à la bonne marche du centre ;
 assurer la supervision des relais formés ainsi que des activités
d’animation dans les quartiers ;
 promouvoir l’utilisation des relais dans les activités tant au niveau
des centres que dans les quartiers des zones du programme ;
 participer aux réunions de coordination du centre ;
 développer des rapports de collaboration avec tous les acteurs
locaux impliqués dans la mise en œuvre du programme et
s’impliquer à toutes les activités du programme quelqu’un soit le
responsable ;

 Relais ou pair éducateur :


Les pairs désignent et regroupent des individus ayant des caractéristiques
communes, telles que le genre, l'âge, les centres d'intérêt, les loisirs, les
aspirations, ou simplement le vécu. Ce sont ceux-là, qui sont ciblés, pour être
formés et servir plus tard comme relais auprès de leurs pairs. Ce concept fait le
plus souvent référence aux classes d’âges, et plus spécifiquement aux groupes
de jeunes dont les membres sont étroitement liés par une culture de jeunesse.
L'éducation par les pairs stipule que la dynamique de groupe des pairs peut
être mobilisée de manière positive afin que ces derniers développent ensemble
des qualités d'engagement, de participation et d'idéalisme. Elle leur offre la
possibilité de créer et d'adapter leurs propres façons d'apprendre et d'éduquer
les autres, en incluant et en interconnectant leurs savoirs et leurs
compétences. Des forums peuvent alors leur donner l'occasion d'identifier et de
résoudre collectivement des problèmes qui les touchent, et simultanément
permettre à des décideurs de prendre en considération leurs points de vue. En
ce sens, l'éducation par les pairs permet d'améliorer les processus participatifs
au sein de la société.
Elle peut également être mobilisée pour sensibiliser toutes sortes de publics à
des phénomènes sociaux et des thématiques tels que la diversité et les
discriminations, les situations à risque, le Sida etc.
« La paire-éducation » part du principe qu’un jeune aime apprendre d’un autre
jeune comme lui qui partage les mêmes vécus, qui est confronté aux mêmes
problèmes socioéconomiques et sanitaires, C’est pourquoi le concept
d'éducation par les pairs aété développé pour permettre aux jeunes
d’apprendre par les jeunes. Car il s’est avéré qu’ils communiquent mieux entre
eux qu’avec les adultes.
Pour la bonne marche du centre d’écoute, s’est relais pairs éducateurs doivent
recevoir une bonne formation sur les thématiques du centre, suivi et motivé
pour qu’ils arrivent à jouer pleinement leurs rôle auprès de leur pairs. La
réussite et pérennisation du centre d’écoute dépendra en grande partie de leur
implication dans les activités du centre
4.3. Paquet minimum des activités
Les activités du centre s’articulent essentiellement autour de la communication
pour le changement de comportement, le conseil, l’orientation vers les
structures d’offre de services de qualité en santé sexuel et reproductive et celle
qui s’intéresse à l’emploi des jeunes c’est ainsi il est important de prévoir
certains activités de renforcement de capacité des relais pairs éducateur pour
que les sensibilisations atteint leur objectif tel que :
 Formation sur la stratégie des paires éducations, la formation sur le
développement personnel  
 La formation sur les thématiques de sensibilisations des jeunes (SR,
l’entreprenariat et l’auto emploi…)
Il est a noté qu’en matière de sensibilisation il est important de produire des
messages de références unifié qui prennent en compte les différents aspects
d’intervention du centre que les pairs éducateur (relais) transmettront dans les
interventions qu’ils mènent auprès de leur cibles.

COMPOSANTES ACTIVITES REQUISES


Administration - Comité de gestion
- Responsable de la gestion globale du Centre
d’écoute, d’information et conseils pour jeunes et
Coordination des activités du centre
- Administration / gestion des Ressources
Humaines :
 Personnels exerçant dans le centre (Permanents,
Temporaires, Vacataires, etc.)
 Animateurs et Responsables des autres unités
- Réunions du Comité de gestion
- Elaboration de plans d’actions
- Coordination des activités du centre
- Suivi de la mise en œuvre des plans d’actions
- Développement de partenariats (autres CEICJ,
Associations / clubs de jeunes, maisons des
jeunes, ONGs, Structures étatiques : santé,
Planification
éducation, femmes, etc.)
- Enregistrement des flux de fréquentation du centre
(par sexe, âge, résidence, occupation, etc.)
- Elaboration de rapports d’activités de l’unité
- Synthèse des rapports des autres unités
- Elaboration de rapports globaux du centre
(mensuels, trimestriels, semestriels, annuels)
Santé Santé de la reproduction des adolescents et
jeunes (SRAJ)
Prise en charge des besoins spécifiques des jeunes et
adolescents.
 Adolescents : 09 – 15 ans
 Jeunes : 14 – 30 ans
Activités préventives et promotionnelles
 Informations pertinentes sur la SR :
 Puberté
 Menstruations (Règles) chez les filles
 Pollution nocturne chez les garçons
 Périodes de fertilité
 Relations sexuelles
 Grossesses non désirées
 Grossesse normale : conception ; signes de début
de la grossesse ; évolution de la grossesse ;
changements (tous genres) pendant la grossesse
 Suivi de la grossesse : consultations prénatale
 Accouchement : déroulement
 Suite de l’accouchement / Consultation
Postpartum
 Espacement des naissances / Produits
contraceptifs : (contraceptifs oraux, injectables,
dispositif intra-utérin, implants, préservatifs,
autres)
 IST y compris VIH/SIDA
 Prestations dans le centre
 A titre individuel : Consultation
personnelle : (local permettant la confidentialité
avec équipement adéquat)
 Accueil des client(e)s jeunes
 Mise en confiance
 Ecoute des doléances des jeunes
 En fonction des questions posées y apporter des
réponses claires non ambiguës
 Observation des réactions de l’interlocuteur pour
voir s’il comprend ce qui est dit, s’il est
favorable !!
 Remise de la documentation appropriée et/ou
produits nécessaires pour son information et
usage en guise de protection (préservatifs,
contraceptifs, autres)
 En groupe de jeunes : (local adéquat pouvant
accueillir plusieurs personnes à la fois, doté des
équipements nécessaires / projecteur, vidéo)
 Accueil des jeunes
 Mise en confiance
 Bref exposé sur les sujets/thèmes à débattre
avec les jeunes
 Permettre aux jeunes de s’exprimer et poser des
questions
 Répondre clairement aux questions et interrogatoires
des jeunes
 Diriger les débats avec aisance et ouverture
d’esprit
 Distribuer des documents et/ou produits
nécessaires pour information et usage
 Prestations hors du centre :
 Activités de sensibilisation de masse dans
les quartiers
 Préparation des sorties sur le terrain
(identification des sites, choix des thèmes, choix
des personnes aptes à diriger les débats, etc.)
 Avoir les équipements nécessaires
 Se doter de moyens de déplacement
 Travailler avec les populations locales pour
réussir les activités
Visites à domicile (si nécessaire) : discuter avec les
jeunes et les parents des jeunes sur les différents
problèmes vécus
Sport
Bien-être /  Développement d’activités sportives
Epanouissement individuelles et collectives
 Foot ball
 Basket ball
 Volley ball
 Hand ball
 Athlétismes (courses, sauts, lancement de poids,
javelot, ect.
 Pétanques (jeux de boule)
 Cyclismes
 Etc.
Loisir
 Jeux de société et d’esprit, jeux traditionnels
 Scrabble, Dames, Cartes, Echecs
 Clubs de lecture ; conte ; dictée ; charades ;
mots croisés ; mots fléchés ; etc.
 Animation culturelle audiovisuelle
 Cinéma : projection de films ou de Match (suivi
de débats
 Théâtre : production et présentation théâtrale
 Production et présentation musicale et de danses
 Développement de l’art, notamment l’art
plastique
Aspects sociaux et Information / sensibilisation des jeunes sur les
IEC problèmes sociaux vécus  :
 Crise de l’adolescence
 Scolarité / échec scolaire, abandon scolaire,
chômage
 Délinquance
 Tabagisme / Alcoolisme
 Abus de drogues et stupéfiants
 Sexualité précoce / perversion sexuelle ;
prostitution ;
 rapports sexuels hors mariage ;
multipartenaires sexuels ; IST, y compris
VIH/SIDA ; grossesse non désirée ; avortement
non sécurisé ; infanticide ; etc.
 Mariages précoces ; grossesse précoce et ses
conséquence : accouchement difficile – fistule
obstétricale ; décès maternel ; stérilité, etc.
 Pratiques néfastes :
 Mutilations génitales féminines (MGF) ;
 violences contre les filles, viols
 Tatouages
 Gavage (Plus ou moins) !
Prise en charge / Conseils  : à titre individuel ou
en groupe
Règlement des conflits sociaux
Modalités pratiques de Prise en charge des
aspects socioreligieux :
 Organisation de séances de causeries, débats,
conférences sur les différents sujets d’ordre social,
religieux par des professionnels, des religieux
(VAQIH)
 Points de vue de l’Islam sur les problèmes sociaux
des jeunes
 Projections de films et/ou présentations
théâtrales sur les sujets
 Organisation de visites à domicile, si nécessaire,
pour atteindre un plus grand nombre de jeunes
 Discussions avec les instances hiérarchiques
(autorités administratives, judiciaires, religieux),
les parents/tuteurs, les éducateurs (enseignants,
entraineurs sportifs)
 Recherche/collecte d’informations sur les
possibilités d’emplois
 Encadrement / mentoring et orientation vers des
structures d’embauche
Formation (TIC) Mise en place de salles d’informatiques avec tous
les équipements nécessaires :
 Ordinateurs complets (unité centrale, clavier,
écran, souris, etc.)
 Imprimantes (en réseau ou non)
 Photocopieurs
 Scanner
 Réseau internet
Formations en informatique et bureautique de
base
 Différents logiciels et applications : Word, Excel,
Power Point, Access, etc.
 Comment naviguer dans le Net ?
 Comment faire de la recherche dans le Net ?
 Creation de sites web
Mise en place de cyber avec système de
recouvrement des coûts (documents imprimés,
photocopiés, scannés), mise à disposition de produits
informatiques

4.4 .Les défis que va rencontrer le centre d’écoute

 Collaboration avec les structures de jeunes


Parmi les points faibles des structures jeunes on peut énumérer :
i. La perception des structures jeunes du partenariat avec les ONG et les structures
étatique comme appui venant de ses organisations,
ii. Dans d’autres cas les structures de jeunes se positionnent comme exécutant
d’activités des soi-disant partenaires de services.
Ainsi le grand défi du centre sera de mettre en place, un cadre de collaboration avec les
structures de jeunes dans le contexte d’un partenariat réel. Ceci implorera une campagne de
sensibilisation auprès des organisations de la jeunesse concernée
 Gagner l’adhésion des parents et leader communautaire au projet 
Autour de la SR il y a beaucoup de questions qui ne sont pas clarifiées pour beaucoup de
personnes tel que :
 Quelle relation entre la SR, la limitation des naissances et la planification familiale ?
 La connaissance des jeunes des méthodes contraceptives, les conduit-elle à la débauche
sexuelle ?
 Le préservatif : limites, rôle et croyances ?
 La religion et la SR … ?

Pour faire adhérer les parents et les leaders communautaires ; il est impératif de les
cibler par des campagnes de sensibilisation avec des messages adaptés. Ces campagnes
seront animées par des personnalités religieuses, médecins, acteurs de la société civile
engagés pour cette cause.
 Réduction de l’inégalité genre à travers l’accès des jeunes filles aux services SR jeunes  
Depuis 2000, la Mauritanie a adopté les expériences des pays voisins, pour l’accès
des jeunes aux services des centres d’écoute telle que, la mise en place des centres
d’éducation des jeunes sur la SR. Malheureusement il est constaté que les visiteurs
de cescentres sont souvent des garçons et que les jeunes filles s’y font rares.
Pour assurer la participation des jeunes filles dans les activités du centre il est
important de prendre en compte la faisabilité culturelle de certaines actions. Par
exemple, une fille non mariée (parfois même mariée), à des lieux de fréquentation
publique très limités et souvent il est culturellement recommandé qu’une jeune
évite les place fréquentés par les garçons. C’est pour cela que les activités du centre
ne doivent pas se limité dans le centre, mais doivent plutôt aller vers ceux qui
existent déjà, comme cadre de rencontre des jeunes filles (groupe d’amies et copine,
lieu de travail, lycée collège, marché …) pour s’assurer qu’un bon nombre parmi
elles bénéficient des activités du centre

 Plaider auprès des structures de santé pour une meilleure prise en charge de la SR chez
les jeunes :
Le service de la SR jeunes est considéré comme service de santé public, la prise en charge
se fait de façon globale (médicale et psychosocial). Cependant la santé de la reproduction
en générale est concernée par les parties intimes de notre corps et liée à la sexualité, ceci
fait qu’on en parle rarement.
Pour toutes ces raisons le centre doit entreprendre un plaidoyer continu et soutenu auprès
du personnel médicale et para médicale pour l’amélioration de l’accueil et les services de
la SR dans les structures de santé de Sebkha s’il le faut même renforcer les centres de santé
pour mettre en leur sein des espaces dédier au service de la SR jeunes auquel le centre
d’écoute pourra référer les cas rencontrés par les animateur et relais du centre
 Gestion des relais
Il existe un certain nombre de défis et de risques que doivent surmonter les relais (pairs
éducateurs), face au public en générale et leurs pairs en particulier. Il est utile et
important de bien prendre conscience de ces défis et de ces risques, et de pouvoir
réfléchir dans chaque situation spécifique à des stratégies adaptées au contexte qui
permettront de les surmonter ou de les gérer.
Proposition d’organigramme de fonctionnement du centre d’écoute

Directeur de la
Maison des jeunes

Structure
d’accompagneme
nts

Coordinateur du
Gestionnaire de la MJ
centre

Animateur du Responsable Unité de santé Conseiller du


centre centre

Gardien de la MJ Planton de la MJ Associations des


jeunes Relais PE
Assistant au conseiller
du centre