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Sciences de la vie et de la terre

Terminale S
Corrigés des exercices

Rédaction :
Sylvie Bouton
Michel Aguelon
Marie-Laure Gueuné
Yannick Gaudin

Coordination :
Yannick Gaudin

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Séquence 1
Sommaire

Correction des exercices du chapitre 1


Correction des activités du chapitre 2
Correction des exercices du chapitre 2
Correction des activités du chapitre 3
Correction des exercices du chapitre 3
Correction des activités du chapitre 4
Correction des exercices du chapitre 4
Correction du devoir autocorrectif n° 1

Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02 3

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C orrection des exercices
du chapitre 1
Exercice 1 Des outils pour connaître la structure interne de la Terre
Savoir raisonner et s’informer
 Les tremblements de Terre sont à l’origine de la création d’ondes sis-
miques, enregistrées à l’aide de sismographes. Ces ondes sismiques
sont des ondes élastiques. Elles se propagent dans toutes les direc-
tions.
Le sismographe doit donc faire des enregistrements dans les trois

plans définissant l’espace : horizontalement N-S, E-O et verticalement.

 Sismogramme A enregistré à Hawaï, 6630 Km et B en Australie,


7870 Km.


L

P S
Sismogramme A

P S
Sismogramme B

44 46 48 50 52 54 56 58 00 02 04 06 08 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34 36 38
21 h

Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02 5

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Distance de la station Vitesse des ondes P


2000Km 6,89 Km.s-1
Australie (7870Km) 10,93 Km.s-1
Hawaï (6630Km) 11,05 Km.s-1

Plus les stations d’enregistrement sont éloignées de l’épicentre, plus


la vitesse de l’onde est importante. Il y a une augmentation de la
vitesse avec la profondeur. La Terre n’est pas homogène.

La célérité des ondes sismiques à une profondeur donnée dépend de


la nature de la roche et des conditions physiques (pression et tempé-
rature) qui règnent à ces niveaux.
 L’augmentation progressive de la vitesse des ondes P dans le man-
teau indique une augmentation de densité du matériel à mesure
qu’on s’enfonce dans ce manteau.

Exercice 2 Principes de propagation des ondes


Raisonner
 Les ondes qui ont permis le calcul de ces vitesses sont les plus rapides
donc ce sont les ondes P
 La brusque interruption de propagation des ondes S à la limite entre
le manteau et le noyau indique que l’on passe d’un solide (manteau
inférieur) à un liquide (noyau externe). L’augmentation progressive
de la vitesse des ondes P et S dans le manteau indique une aug-
mentation de densité du matériel à mesure que l’on s’enfonce dans
ce manteau. La chute subite de la vitesse des ondes P au contact
manteau-noyau est reliée au changement d’état de la matière (de
solide à liquide), mais les vitesses relatives continuent d’augmenter,
indiquant une augmentation des densités. Plus en détail, au contact
lithosphère-asthénosphère, on note une légère chute des vitesses de
propagation des ondes P et S correspondant au passage d’un maté-
riel solide (lithosphère) à un matériel plastique (asthénosphère).

6 Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02

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 Principe de propagation des rais sismiques

Exercice 3 Un modèle sismologique de la Terre interne


S’informer, réaliser un graphique et construire un modèle

 et 

Vitesse des ondes sismiques (km.s-1)


0 5 10 15
0 km
0

1000

2000

3000

4000

5000

6000 - 6371 km

Profondeur (km)

 Sur les 15 premiers kilomètres de la croûte, la vitesse de propagation


des ondes P est de 6 km.s-1 ce qui correspond à la vitesse de propa-
gation des ondes dans les basaltes et gabbros. Le profil de la faille de
Véma nous montre bien la présence de basaltes et gabbros « posés »
sur de la péridotite. Or les vitesses de propagations plus profondes
sont de 8 km.s-1, ce qui correspond à la vitesse de propagation des
ondes dans de la péridotite hydratée.

Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02 7

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Exercice 4 Comparaison de la croûte océanique et continentale
Recenser, extraire et organiser des informations
 Sur les 15 premiers kilomètres de la croûte, la vitesse de propagation
des ondes P est de 6 Km.s-1 ce qui correspond à la vitesse de propa-
gation des ondes dans les basaltes et gabbros. Puis les vitesses de
propagation plus profondes sont de 8 Km.s-1.ce qui correspond à la
vitesse de propagation des ondes dans de la péridotite hydratée.
 De 0 à 30 km la vitesse de 5,5 km.s-1 montre la présence de granites et
gneiss. De 30 à 120 Km la vitesse de 8,5 Km.s-1 révèle la présence de péri-
dotite hydratée et en dessous le ralentissement de la vitesse indique
la présence de péridotite déshydratée.
 Voir le schéma bilan.

Exercice 5 L’origine de la lithosphère


Recenser, extraire et organiser des informations

Température (°C)
0 500 1000 1500 2000
0 0

Géotherme
de dorsale
80 2,5
Géotherme
Profondeur (km)

de plaine

Pression (Gpa)
abyssale

160 Solidus 5

240 Domaine de 7,5


fusion partielle
des péridotites

Les profondeurs et pressions correspondantes à cette fusion sont


0,5 à 3 GPa et 20 à 90 km.
 Le taux de fusion partielle de la péridotite qui permet d’obtenir le
magma basaltique est de 15 %.
 Au niveau des dorsales ; sous l’effet de la baisse de la pression à
température constante, la fusion partielle des péridotites de l’asthé-
nosphère entraîne la création d’un magma acide. Les cristaux qui se

8 Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02

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forment dans la chambre magmatique formeront les gabbros et le
magma basaltique remontant vers la surface et se refroidissant ainsi
rapidement formera le complexe filonien et la couche de basalte pré-
sente à la surface de la croûte océanique. Ainsi se crée la lithosphère
océanique. Il reste sous les gabbros, la péridotite résiduelle appau-
vrie de ses éléments acides partis dans le magma : elle est extrême-
ment basique, elle formera le manteau de la lithosphère océanique.


Schéma bilan : l’origine de la lithosphère

Filons
Basaltes

Chambre
magmatique
Gabbros

MOHO
Péridotites Manteau
résiduelles en fusion
partielle
5 km

Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02 9

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C orrection des activités
du chapitre 2
 et  :

Document 2 Altitude à la surface de la Terre

-71 m
181 m

5591 m

-5479 m

 La croûte au niveau de la Manche est de nature continentale. Les alti-


tudes sont négatives au-dessous du niveau de la mer.

 Les roches les plus représentatives de la croûte continentale sont :


des gneiss, des granites et des roches sédimentaires.

Activité 1 Des outils pour calculer la profondeur du Moho

Document 3 La profondeur du Moho sous les Alpes


Les ondes sismiques émises au cours des séismes se propagent dans le
globe. La propagation de ces ondes doit nous apporter des informations
quant à la structure du globe.
On étudie un séisme qui a eu lieu en Italie (région d’Asti) le 21.01.2007.

10 Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02

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 Extraction des sismogrammes.


 Les ondes P retardées n’ont pas fait le même trajet. Celui-ci a été plus
long.

Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02 11

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 Calcul de la profondeur du Moho

d d = distance (km)
Calculs : v =
t t = temps (seconde)

Temps d’arrivée des ondes :


 pointer P et la différence Tp-To s’affiche automatiquement (= 13.8 s)
 pointer autre (PmP) et le retard par rapport à P directe apparaît (= 8.6 s)

Distance parcourue par P directe = 5.5 *13.8 = 75,9 km .


Distance parcourue par PmP = 5.5*(13.8 + 8.6) = 123 km
On a (FH)² = (FG)² + (GH)²
Profondeur du Moho GH = (61.5²-37.9²)^ 1/2 = 48,3 km.

Activité 2 L’équilibre de la croûte continentale sur l’asthénosphère : l’isostasie


Un modèle analogique

Niveau de l’eau
12 Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02

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 La partie émergée est très petite par rapport à la partie immergée.
 Il faut une racine crustale de 4 cm pour avoir une partie émergée d’un
centimètre.
Un modèle numérique
 et  :
Pour avoir une altitude de 8848m, il
faut une racine crustale de 60138m de
profondeur.
 Après érosion de 100m, il y a un
rééquilibrement isostatique. C’est-
à-dire que la croûte continentale
remonte un peu, il n’y a donc pas
réellement une perte de 100m d’al-
titude.
 Dès 68m il y a présence d’une racine
crustale.

Activité 3 Composition de la croûte continentale et isostasie




Mesure de la masse de chaque échantillon


Peserr chaque échantillon à l’aide de la balance.
Noterr le résultat obtenu.
Mesure du volume de chaque échantillon
Verserr de l’eau dans l’éprouvette jusqu’à une
graduation repère ;
Immergerr l’échantillon dans l’eau de l’éprou-
vette ;
Lire le niveau atteint par l’eau, une fois l’échan-
tillon totalement immergé au cm3 près ;
Calculerr le volume de l’échantillon correspon-
dant au volume d’eau déplacé

Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02 13

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 La densité étant le rapport g/V en mL on peut calculer la densité de la
péridotite : 3/10=0,3
 La croûte continentale, essentiellement composée de granite et de
gneiss, a une densité proche de 2,6. Celle-ci est plus faible que la den-
sité de la croûte océanique (3) essentiellement constituée de basalte.
Le manteau constitué de péridotite est donc le plus dense (3,3).
 Le verre gradué et la balance ne permettent pas des mesures précises.

Les éléments majeurs de la croûte océanique sont : l’oxygène, la silice,


l’aluminium, le fer et le calcium.
Les éléments majeurs de la croûte continentale sont : l’oxygène, la silice
et l’aluminium.
Le fer, très présent dans la croûte océanique est un élément très lourd.
L’oxygène et la silice sont des éléments plus légers. Ils constituent à
80 % la croûte continentale et à 60 % la croûte océanique.

Activité 4 Datation de l’âge de la croûte continentale :


 Évolution de la quantité d’élément père P en fonction du temps

 Si l’on connait une valeur du rapport P/P0, on peut déterminer graphi-


quement le temps, donc l’âge géologique de la roche.
 On peut conclure que la proportion d’atomes radioactifs qui se désin-
tègrent par unité de temps est une constante pour un élément donné.

Activité 5 Datation de l’âge de la croûte continentale


Application
 Au bout de 5820 années la moitié de la quantité initiale est restante.
Au bout de 11275 années, il en reste le quart.

14 Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02

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 Le temps de demi-vie correspond au moment où la moitié des noyaux
radioactifs d’une source se sont désintégrés.

Temps de
Élément Domaines d’application
demi-vie

14C Datations d’objets peu anciens (peintures) ou


5820 ans
ossements préhistoriques
40K 1,244GA
87Rb -
Événements géologiques très anciens
238U 4,473GA
235U 0,698GA

 L’axe des abscisses représente le rapport 87Rb/ 86Sr où 87Rb est


l’élément père et 86Sr est l’isotope de référence sur les grandeurs du
système de coordonnées choisi. L’axe des ordonnées représente le
rapport 87Sr/ 86Sr où 87Sr est l’élément fils.
 Les échantillons dont la teneur en 87Sr augmente le plus sont ceux
qui ont le plus de 87Rb au début. 87Sr sont issus de la désintégration
de 87Rb.
 La disposition des points représentant les divers échantillons à un
instant t quelconque est toujours alignée sur une droite.
Le rapport isotopique 87Srinitial / 86Srinitial est constant dans tous les
minéraux d’une même roche (il n’y a pas de ségrégation des isotopes
lourds), et la quantité d’isotope 86Sr (isotope stable) ne varie pas au
cours du temps.
 S’il n’y a pas de 87Rb au départ, il n’y aura pas formation de 87Sr. Le
système reste toujours le même.

La formule donnant le temps t (en années) en fonction de la pente A de


ln( A + 1)
la droite isochrone est : t =
1, 42.10−11
 L’âge d’une roche dont la droite isochrone a une pente de 0,0143 est
de 1,004GA.
En supprimant la dernière valeur, les conditions sont réunies. Les
points sont alignés sur une droite isochrone de pente : 0,0048

L’âge des roches donné par la méthode est de 339,67Ma. Cet âge
correspond à la date de mise en place de la roche.
Les roches de la croûte continentale sont âgées de 250Ma à 46a alors
que les roches de la croûte océanique vont de l’actuel à 200Ma. Dans
les chaînes de montagnes, les roches sont les moins anciennes de la
croûte continentale. La croûte océanique est plus âgée au niveau des
côtes et est récente au centre des océans.

Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02 15

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Activité 6 Comparaison de la croûte océanique et continentale

Croûte continentale Croûte océanique

Le domaine de la croûte continen-


tale ne se limite pas aux terres
émergées. Il englobe également
Répartition à la sur- les plateaux et les talus continen-
face de la planète taux sous-marins. Les bordures
continentales qui se raccordent
à la croûte océanique portent le
nom de marges.

Elle est de 20 à 80 km, avec une Elle est d’environ 7 km en


Épaisseur
moyenne de 30 km. moyenne.

Elle présente une hétérogénéité Elle a une organisation verticale


verticale et horizontale. Des et horizontale homogène. Elle est
roches sédimentaires et volca- constituée de plusieurs couches
niques ne forment qu’un placage rocheuses de propriétés diffé-
de quelques kilomètres d’épais- rentes : en surface, des sédiments
seur au maximum, reposant sur plus ou moins consolidés, puis
des roches essentiellement méta- des roches volcaniques, basaltes
morphiques, telles que les gneiss, en coussins (sur une épaisseur de
Organisation et roches magmatiques, comme 0,5 km) et basaltes en filons (sur
des granitoïdes (terme désignant une épaisseur de 1,5 km) et à la
l’ensemble des granites et des base des roches magmatiques de
roches apparentées), cristallisés profondeur, des gabbros (sur une
en profondeur. L’érosion permet épaisseur de 5 km).
l’observation de ces dernières à
L’ensemble des fonds océaniques
l’affleurement.
jusqu’à la base des talus continen-
taux est donc tapissé de basaltes.

Les roches de type granite sont Les basaltes sont des roches vol-
représentatives de la croûte conti- caniques effusives généralement
Roches et minéraux : nentale. Elles sont grenues, totale- de couleur foncée.
les roches sont des
ment cristallisées, ce qui indique
assemblages de miné-
raux. un refroidissement lent. Chaque
minéral cristallisé correspond à
une espèce chimique précise.

16 Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02

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Les minéraux sont essentielle- Ils sont constitués :
ment :
 de gros cristaux (appelés macro-
 des feldspaths (silicates) potas- cristaux ou phénocristaux),
siques et des plagioclases surtout des pyroxènes et des
(feldspaths calco-sodiques) péridots (comme l’olivine), qui
riches en sodium, sont des silicates généralement
riches en fer et magnésium,
 du quartz c’est-à-dire de la silice
(SiO2).  de cristaux de petite taille ou
microlites, essentiellement des
 d’autres minéraux, dits acces-
feldspaths plagioclases riches
soires, sont souvent présents,
en calcium,
tels que les micas et les amphi-
boles.  une pâte amorphe où aucune
organisation géométrique n’est
observable.
Les gabbros sont des roches gre-
nues, totalement cristallisées,
mais ils ont la même composition
minéralogique que les basaltes.

Elle est riche en silicium (Si), en Elle est plus pauvre en silicium (Si)
Éléments chimiques aluminium (Al), en potassium (K) et plus riche en fer (Fe), magné-
et en sodium (Na). sium (Mg) et calcium (Ca).

Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02 17

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C orrection des exercices
du chapitre 2
Exercice 1 Nature géologique de la Manche

Terres
émergées

Post Crétacé sup.


Lille
MANCHE
Plateau Crétacé sup.
continental

Crétacé inf.
Reims
Caen
Paris
Jurassique sup.

Terres
émergées Jurassique inf.
Rennes
Socle anté-triasique

 Les roches sont de nature continentale.

Exercice 2 Calcul de la profondeur du Moho

Foyer d Station

h x

MOHO

Schéma des ondes directes et réfléchies


obtenues par Mohorovicic
2
⎛d ⎞ 2 2
 Le théorème de Pythagore donne
2
⎜⎝ 2 ⎟⎠ + h = x
⎛d ⎞
d’où h = x 2 − ⎜ ⎟
⎝ 2⎠
En domaine continental, la vitesse des ondes est v=d/t1
donc v=100/18,1=5,52km.s-1.

18 Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02

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v  . t
2
Par ailleurs, v=2x/t2 donc x =
2
x=5,52.21/2=58 km.

On a donc h = (58, 02)2 – (100 / 2)2 = 29, 4 km.

En domaine océanique, la vitesse des ondes est v=d/t1


v=80/13,6=5,88 km.s-1. Par ailleurs, v=2x/t2 donc x = v . t2/2
x=5,88.14,4/2= 42,3 km.

On a donc h = ( 42, 3)2.(80 / 2)2 = 13, 7 km.


 La croûte océanique est beaucoup moins épaisse que la croûte
continentale.

Exercice 3 La profondeur du Moho sous l’Himalaya

2 2
⎛d ⎞ 2 2 2 ⎛d ⎞
 Pythagore donne
⎜⎝ 2 ⎟⎠ + h = x d’où h = x − ⎜⎝ 2 ⎟⎠
En domaine continental, la vitesse des ondes est v=d/t
t1=150/27,1=5,53 km.s-1. Par ailleurs, v=2x/t2 donc x=vt2/2,
x=5,53 x 37,1/2=102,7 km.
On a donc h= (102, 7)2 − (150/2)2 = 70,1 km.
 Habituellement, au niveau des croûtes continentales, l’épaisseur
moyenne est de 30 km. Ici, on constate que l’épaisseur est très supérieure.
Peut-être est-ce dû à la collision de deux masses continentales, qui
est responsable de la surrection de l’Himalaya.

Exercice 4 Formation d’un bassin sédimentaire




⎛ ρe − ρm ⎞
 le bassin est comble si S est tel que d = 0.Smax = D
⎜⎝ ρs .ρm ⎟⎠
Smax = 14,4 km.

Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02 19

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Exercice 5 Glace et isostasie
 a = 5000-p
5000x0,91=px3,3 soit a = 5000-(5000x0,91/ 3,3)–3620 m
 Le déficit de masse entraîne une remontée isostatique jusqu’à l’équi-
libre mais il y a un retard à l’isostasie car la fonte des glaces est plus
rapide que le réajustement isostatique.

Exercice 6 Collision et isostasie


 Soit Ei l’épaisseur initiale de la croûte continentale (donc Ei = 30 km),
r l’épaisseur de la racine crustale et h l’altitude du relief formé (donc
hauteur de la montagne), p la densité de la croûte continentale (2,7)
et d celle du manteau (3,2), Ef l’épaisseur finale de la croûte (donc
Ef = 60 km).
On sait qu’à l’équilibre isostasique, il y a équilibre des masses sur
différentes verticales tel que :
px( Ei + h + r ) = px( Ei ) + d (r ).
Comme Ef - Ei = r + h ce qui fait : h= Ef – Ei - r
Alors px( Ef ) = px( Ei ) + d (r ).
r= px( Ef –Ei)/d
r=2,7(60 -30)/3,2=25,31 km
 h= Ef – Ei – r donc h=60 -30 - 25,31

h= 4,68 km

Exercice 7 Détermination de l’âge d’une roche magmatique à l’aide du


couple Rubidium-Strontium (Rb/Sr)
 L’âge d’une roche dont la droite isochrone a une pente de 0,0143 est
de 1,004GA
 La pente étant de 0,005 on obtient un âge de 354,41Ma

La pente est obtenue en prenant les rapports 87Rb/86SR et 87SR/86SR


dans 2 échantillons.

⎡87SR / 86SR ⎤⎦  échantillon A– ⎡⎣87SR / 86SR ⎤⎦ échanttillon B


Exemple :   ⎣
⎡⎣87Rb / 86SR ⎤⎦  échantillon A– ⎡⎣87SR / 86SR ⎤⎦ échantillon B
0, 8622 − 0, 7726
=
31, 50 − 13, 54

20 Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02

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orrection des activités
C du chapitre 3


 Les altitudes culminantes des Alpes sont aux alentours de 4810m.

Activité 1 Les indices sur le terrain : les indices tectoniques


 et  :

Plaine
Montagne

Axes des
synclinaux :
vallées

Plaine
Axes des
anticlinaux :
sommets

Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02 21

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 Réaliser une coupe simplifiée de la région selon le trait (A-B) défini
sur la carte.
Oligocène inférieur
Éocène-Sénonien
A

Urgonien

Hauterivien-Valanginien
B

Berriasien
5 km

A B

 La structure géologique témoignant de l’épaississement est un pli.


Les strates les plus anciennes (Berriasien) se situant à l’intérieur de la
courbure, il s’agit d’un anticlinal.

Activité 2 Les indices pétrographiques


 L’association glaucophane –jadéite est stable dans des conditions de
pression et température définies (de 100 à 300°C et de 0,6 à 1,2 GPa).
Si cette roche est portée à une profondeur différente donc soumise
à des conditions de pression et température différentes, alors des
réactions chimiques entre les minéraux formant la roche se produiront
donnant naissance à de nouveaux minéraux. C’est le métamorphisme.
 Une roche peut être portée à une profondeur différente lors d’une
subduction mais également en cas d’épaississement de la croûte par
empilement par exemple.
 Voir correction sur le campus électronique.

Activité 3 Étude des déformations profondes de la lithosphère dans les Alpes


 Profil sismique ECORS

Croûte
manteau continentale
lithosphérique

Asthénosphère Racine centrale

22 Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02

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 Le granite du massif de Belladone recoupe tous les terrains environ-
nants comme un emporte pièce. C’est un granite intrusif. Il a été formé
par fusion partielle de la croûte continentale lors d’une décompres-
sion de la chaîne de montagne. A la base de la racine, le flux géother-
mique est plus élevé: si la décompression des roches due à la remon-
tée de la racine est suffisamment rapide cela entraîne une fusion
partielle à l’origine de la formation des granites intrusifs.

Chevauchements
et charriages de
nappes

Collision
Collision

Croûte
continentale Manteau

Croûte Isotherme
océanique 800°C

Érosion des
reliefs  Le granite est intru-
sif et présente une
auréole de méta-
morphisme dans les
terrains en contact. Il
est donc postérieur à
Mise en place ces terrains.
des granites
Les terrains sont plissés
et présentent un méta-
morphisme en plus de
Fusion
crustale et
l’auréole mais le gra-
mantellique nite ne présente pas
Rééquilibration de métamorphisme. Il
isostatique
est donc postérieur à la
Croûte Croûte
Manteau Granite
Isotherme phase de plissement.
continentale océanique 800°C

Les terrains au contact


du granite sont plus anciens que les terrains un peu plus loin. Le gra-
nite est remonté au niveau d’un anticlinal.
Ensuite, il y a eu érosion.
C’est le scénario B

Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02 23

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Schéma bilan

Nappe de
charriage

Croûte continentale
Pli

Faille

Granite issu
de fusion
partielle

MOHO

5 km
Roches sédimentaires
Granite et roches
métamorphiques (gneiss...) Péridotite

24 Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02

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C orrection des exercices
du chapitre 3
Exercice 1

L’histoire géologique de la formation 1 : L’histoire géologique de la formation 2 :


 Sédimentation  Sédimentation
 Granite  Compression/ plis
 Sédimentation  Granite
 Distension/ faille  Érosion
 Sédimentation  Sédimentation

Exercice 2 De la coupe à la carte et vice versa

A B

C D

Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02 25

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E

E F

G H

Exercice 3
Faille inverse
Chevauchement
W-NW E-SE
Aravis Bormes Belledonne Grand Paradis Sesia Plaine du Pô Apennins
Profondeur (km)

Pli
50
Epaississement

100

150
100 Distance (km) 200 300

Dans les Alpes actuelles, on observe en surface :


 des failles inverses (= déformations cassantes se mettant en place lors
d’une compression et entraînant un raccourcissement horizontal et un
épaississement des terrains affectés par la faille).
 des plis (= déformations ductiles des couches géologiques).
 des chevauchements (= recouvrement d’un terrain par un autre terrain).

26 Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02

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 des charriages (= chevauchements de grande ampleur. La nappe de
charriage est l’ensemble des terrains déplacés venu recouvrir un ter-
rain initialement éloigné du précédent).

Exercice 4 Les géothermomètres et géobaromètres de la chaîne de l’Himalaya




Pression (kB)

20

Zone à
disthène + grenat
15
ne
isthè nite
D a
lim
Sil
10
Zone à
sillimanite + disthène Grenat
Sillim Cordiérite
5 anite
Anda
lous Zone à
ite
cordiérite + sillimanite

0
600 700 800 900 1000
Température (°C)

 Globalement les conditions P et T révélées par ce secteur de la chaîne


Himalayenne sont de haute pression et basse température.

Exercice 5 Évolution tectonique de la Sainte-Baume (Provence)


L’évolution tectonique comporte 4 étapes principales :
 une première phase de plissement à la limite Crétacé inférieur/Crétacé
supérieur ;
 une deuxième phase de plissement post-Crétacé supérieur ;
 la mise en place d’unités charriées ;
 une déformation cassante postérieure au charriage.

Exercice 6 Analyse comparée de 3 échantillons de roches


 Il convient de faire une analyse comparée. Dans les deux échantillons
on observe :

Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02 27

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 uniquement des cristaux visibles à l’œil nu (pas de matrice ou de pâte).
Ces deux roches sont entièrement cristallisées et sont donc des roches
plutoniques (cristallisées en profondeur).
 desminéraux clairs abondants et de grande taille, de petits minéraux
sombres.
Il est possible de les identifier : les minéraux blancs de grande taille sont
des feldspaths ; les minéraux gris correspondent à du quartz. Quant
aux minéraux sombres, plusieurs hypothèses peuvent être proposées :
pyroxène, amphibole ou biotite. Leur forme n’est pas parfaitement géo-
métrique (à cette échelle d’observation) mais elle apparaît néanmoins
en tablettes (vues de face en X et de profil en Y) et, comme quartz et
feldspath (alcalin) sont abondants, on peut conclure à de la biotite,
minéral sombre des roches riches en silice (présence du quartz).
Mais l’agencement des minéraux diffère entre les deux échantillons.
Aucune structure particulière n’est observable dans l’échantillon X ce
qui permet de qualifier de grenue sa pétrofabrique. Cette roche peut être
un granite. Au contraire, dans l’échantillon Y, on note la présence de lits,
bien soulignés par l’alignement des minéraux sombres ou gris. Ce qui
fait penser à une schistosité.
La structure foliée et la composition minéralogique de Y permettent de pla-
cer cet échantillon dans les roches métamorphiques. Il s’agit d’un gneiss.
 L’échantillon Z présente une structuration sous la forme de plans.

Il semble être un gneiss un peu plus métamorphisé que l’échantillon Y.


 Nous pouvons relier ces roches selon l’hypothèse : une roche mag-
matique plutonique (X) donnera une roche métamorphique (Y) et (Z).
Ceci peut être dû à une augmentation de pression par enfouissement
lors d’une collision.

Exercice 7 Détermination d’un processus tectonique à partir de l’analyse


d’une lame mince
Le gabbro est une roche essentiellement constituée de pyroxènes et de
feldspaths.
L’échantillon montre la présence de pyroxène et quartz en majorité avec
quelques grenats et une auréole réactive d’amphibole autour des grenats.
On peut donc écrire la réaction suivante :
Pyroxène + feldspath = Pyroxène + quartz + grenat
Si on replace cette réaction sur un diagramme température/ pression, on
peut voir que ce type de métamorphisme est caractéristique d’une zone
de haute pression et basse température.
Le phénomène tectonique peut donc être une collision entraînant l’em-
pilement de croûte donc l’enfouissement de la roche mère lors de la for-
mation des montagnes.

28 Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02

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orrection des activités
C du chapitre 4

Pour débuter

 Le massif armoricain est le plus ancien massif en France. Il culmine à


400m d’altitude alors que les Alpes culminent à 4810m et font partie
de la chaîne la plus récente.
Plus les chaînes de montagnes sont anciennes moins leur reliefs sont
élevés.

Cours

Activité 1 Des données de terrain


Documents 3 Sur les documents 3 et 4, on peut observer de nombreuses failles ainsi
et 4 que des plis. Ce sont des marqueurs tectoniques de la formation d’une
montagne. Ces plis se retrouvent aussi à l’échelle de l’affleurement.
Le long de la Rance, on observe des faciès contenant des roches métamor-
phiques à l’affleurement. Du Sud vers le Nord, on peut voir la présence
de roche de plus en plus déformées. Les minéraux rencontrés sont : la
chlorite/ muscovite/ biotite puis la chlorite et la biotite sont remplacées
par la cordiérite. La cordiérite et la muscovite laissent ensuite place à la
sillimanite. A l’embouchure de la Rance, le métamorphisme est tellement
important que les roches entrent en fusion partielle (anatexie).
Document 5 Les roches rencontrées sont des roches présentant à l’œil nu un aspect
plissé et en alternance de bandes sombres et claires. Ces roches présen-
tent une fusion partielle.
Document 6 Ces faciès montrent un gradient croissant de métamorphisme du Sud
vers le Nord, témoin de zone soumises à de fortes températures, haute
pression témoignage pétrologique de l’enfouissement des matériaux
lors de la formation des montagnes.

Activité 2 L’effacement des reliefs


 Les montagnes en arrière plan sont hautes et acérées. Celles en avant
plan sont moins hautes et arrondies, elles ont été érodées. Dans ces
montagnes on trouve des traces de ruissellement, des vallées gla-
ciaires ou fluviales pouvant expliquer les phénomènes d’érosion des
montagnes.

Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02 29

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 On peut observer les bords s’effondrer et le tas de terre prendre la
forme caractéristique des montagnes réelles. Le matériel ruisselle le
long des pentes.
La couche d’argile imperméable protège la couche de terre inférieure.
L’érosion ne touche que la couche de terre du dessus.
 Le granite sain a une surface presque lisse, sans cristaux proémi-
nents. Les cristaux sont fortement engrenés les uns dans les autres.
On peut reconnaître des micas noirs, des feldspaths (clair et brillant)
et du quartz (translucide, de forme irrégulière).
Le granite altéré a une surface rugueuse et de couleur brune. Les
grains perdent leur cohérence après désagrégation des biotites par
l’eau. Les minéraux plus résistants apparaissent en relief et le granite
devient friable. La teinte brune est due à la libération d’oxyde de fer
au cours de l’altération de la biotite.
L’arène granitique est constituée de peu de micas qui ont été altérés,
des feldspaths plus ou moins altérés et des quartzs non altérés. Il
y a aussi une poudre argileuse résultat de l’altération chimique des
feldspaths et des micas.
 En circulant dans les fissures du massif granitique, l’eau de pluie
chargée de CO2 provoque une hydrolyse minérale et découpe ainsi
le massif en blocs anguleux entourés par un matériau grossier fait de
quartz, de feldspaths, micas altérés, et d’argiles : l’arène granitique.
Les argiles résultent principalement de la transformation des felds-
paths plagioclases et des biotites.

 Schéma fonctionnel expliquant la formation d’un chaos granitique.

Massif granitique fissuré Massif granitique présentant Massif granitique présentant


des blocs anguleux des blocs arrondis
Granite Arène granitique

 Les pressions tectoniques les ont fait éclater selon des plans de cli-
vage d’orientations multiples, qui se recoupent. Ainsi la roche est-elle
«prédécoupée» en prismes, relativement faciles à désassembler.

Activité 3 Quantifier l’érosion d’un massif actuel


 À la Roubine, la pente des terrains est élevée et les sols n’ont pas de
couvert végétal. La quantité de produit érodé est de 5mm.

30 Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02

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A Laval, la pente est plus douce mais les sols sont nus. L’érosion est
tout aussi importante. Par contre, au Brusquet, où la pente est identique
à celle de Laval, mais où les terrains ont un couvert végétal important ;
l’érosion est peu importante.
Lorsqu’il y a eu érosion, selon le principe de l’isostasie, il y a eu un réé-
quilibrage des masses entrainant une remontée de la croûte continen-
tale donc nouvelle augmentation de l’altitude des reliefs et une diminu-
tion de la racine crustale. Les phénomènes d’isostasie participent donc
aussi à la disparition des reliefs.

Activité 4 Le devenir des produits de démantèlement

 Affleurement de grès rose de Fréhel

Strate

 Le grès est formé d’une accumulation de grains de quartz : c’est une


roche sédimentaire. Ce quartz peut être issu de l’altération de granite.
Les résidus issus de l’arénisation ont été transportés puis déposés au
niveau du lieu de formation de ces grès.

 Le temps géologique nécessaire pour former une strate d’un mètre


d’épaisseur est :
Il faut 1,25mètres pour fabriquer 1m de grès.
Sachant qu’on estime qu’actuellement il se dépose environ 20 μm (ou
20.10-6 m) de sédiment sableux par mois au fond de la mer, il faut
donc : 1,25/20.10-6=6250 mois donc 520 ans.
 Au Cap Fréhel, la falaise de grès rose dépasse les 70 m, il a fallu
36458 ans.

Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02 31

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 Détail de l’affleurement, stratification entrecroisée

1 cm

d’une plage. On peut donc penser que :


Les grains de quartz se sont accumulés en milieu marin, par strates hori-
zontales.
L’environnement marin à l’époque du dépôt des grès de Fréhel correspon-
dait vraisemblablement à ce que l’on connaît aujourd’hui au niveau du Mt
St Michel où de vastes étendues sableuses irrégulières sont modelées
par des dunes ou des rides de sable. Des chenaux de marées, comblés à
la faveur des flux et des reflux recoupent l’ensemble des formations.

Activité 5 Le transport des matériaux de démantèlement


 % de refus cumulés et de tamisats cumulés.

Tamis Refus cumulés Refus cumulés Tamisats cumulés


(mm) (g) en % (%)
5 39 1,95 98,05
2,5 21,5 10,75 89,25
1,25 650 32,5 67,5
0,63 1380 69 31
0,315 1800 90 10
0,160 1910 95,5 4,5
0,08 1980 99,25 0,75
Granulat filtré 1999 100 0

32 Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02

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 L’évolution du pourcentage de tamisats cumulés en fonction de la
taille de la maille du tamis

Tamisats (%)

100

80

60

40

20

Ouverture des
mailles (mm)
0
0,315 1.315 2.315 3.315

 Le mode de transport de ces graviers peut être un courant de débit


élevé.

Activité 6 Une roche sédimentaire particulière, le bassin molassique péri-


Alpin
 Les molasses sont souvent des grès à ciment de calcaire argileux. Les
molasses plus proximales présentent des galets, formant ainsi des
conglomérats. Ce sont donc des roches sédimentaires.
 Les éléments présents dans les molasses sont de toutes les tailles :
galets, graviers et argiles. Ils ne sont pas classés (pas de granulo-clas-
sement). On peut penser que ce sont des torrents de très forts débits
qui ont charrié ces blocs ou bien que ce sont des éboulements de
pente.
 Les molasses sont des formations de roches sédimentaires détritiques
syn-orogéniques, qui s’accumulent dans des bassins périphériques
d’une chaîne de montagnes.
Les molasses sont fréquemment accumulées dans des bassins flexuraux
(créés par la flexure de la lithosphère sous le poids de la chaîne de mon-
tagne en cours de formation.) Les molasses sont des sédiments marins
peu profonds (littoraux) ou continentaux

Corrigés des activités – Séquence 1 – SN02 33

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C orrection des exercices
du chapitre 4
Exercice 1 Observation d’un paysage breton
 On observe des strates de grès (roches sédimentaires). Le principe de
continuité latérale : Une même couche sédimentaire est de même âge
en tous ses points permet de dire que chaque strate est de même âge
sur toute sa longueur.
Le principe de superposition : De deux couches superposées, la plus
basse est la plus ancienne permet d’indiquer que les strates les plus
superficielles se sont déposées après les plus profondes.
Le principe de recoupement : un corps rocheux qui en recoupe un autre
est nécessairement plus jeune que celui qu’il recoupe. Les filons de
dolérites sont donc postérieurs au banc de grès.
Puis ces filons ont été altérés.
On a donc eu : dépôt/ (basculement) / remontée de filons/ érosion


Filon de dolérite

dolérite matériau issu de l’altération

1 2 3 et 4
(1) Situation avant l’altération. Le filon de dolérite, avec son réseau de
diaclases, à quelques mètres ou dizaines de mètres sous la surface.
(2) L’eau de pluie, en circulant dans les fissures du filon de dolérite, pro-
voque une hydrolyse et attaque les minéraux qui constituent la roche.
Les blocs se dégradent progressivement en partant de la périphérie, seul
reste le cœur solide. On parle d’une érosion en pelure d’oignon.
(3) et (4) Après érosion, avec le départ du couvert végétal et des produits
issus de l’altération, il reste sur place des boules de doléite dont la sur-
face se desquame en pelure d’oignon après altération périphérique du
granite.

34 Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02

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Exercice 2 Analyse granulométrique d’un sédiment


Maille (mm) poids retenus (g) Refus (%) Tamisats (%)


0 0 100
3,15 0 0 100
2,5 0 0 100
2 0 0 100
1,6 4,98 5,05 94,95
1,25 30,71 31,14 63,81
1 45,57 46,21 17,6
0,8 16,77 17 0,6
0,63 0,59 0 100
0,5 0 0 100
0,4 0 0 100
0,315 0 0 100
Total 98,62 grammes

Courbe du pourcentage de tamisats en fonction de la taille de la maille


en mm

Tamisats (%)

100

80

60

40

20

Ouverture des
mailles (mm)
0
0,315 1.315 2.315 3.315

 C’est un sable fin qui aurait pu être transporté par le vent ou une eau
à faible débit.

Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02 35

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Exercice 3 La formation des sols
 et  :

Diaclases

L’eau de pluie et les diaclases favorisent et permettent l’érosion.


L’arène granitique accélère le phénomène.
 L’érosion d’un granite aboutit à une arène granitique constituée de
peu de micas qui ont été altérés, des feldspaths plus ou moins altérés
et des quartzs non altérés. Il y a aussi une poudre argileuse résultat de
l’altération chimique des feldspaths et des micas. Après transport de
ces éléments, ils seront sédimentés puis soudés par un ciment d’ar-
gile ou de calcaire.
Les éléments susceptibles d’être modifiés par l’eau sont le ciment et
les restes de micas et feldpaths.

Exercice 4 Les dunes de Normandie


 Les sédiments présents à l’Est de l’embouchure de l’Orne sont des
produits de l’érosion d’un massif de l’arrière pays. Ces sédiments sont
emportés par les eaux de ruissellement dans les cours d’eau qui se
jettent dans l’Orne. Arrivé à son embouchure, le débit du fleuve dimi-
nue et les sédiments sont déposés. Cet amas de sable est ensuite
déplacé par les courants marins.

36 Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02

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 Les roches affleurant de cette région qui pourraient être à l’origine des
sables sont des roches riches en quartz : les granites et les grès.

Exercice 5 Les sables de Fontainebleau


Le sable de Fontainebleau est un sable fin, blanc de très grande pureté
(97 à 99 % de quartz). Ces sables s’étendent de Nemours à Etampes et
Dourdan sur près de 50 km.
On cherche à connaître l’origine de ces sables.
Le sable de Fontainebleau, très riche en quartz, est une roche sédimen-
taire issue de l’érosion d’une roche elle aussi riche en quartz.
On peut émettre l’hypothèse que ce sable provient de l’érosion d’une
chaîne de montagne lors de sa formation.
Document 1 La localisation de ces sables peut faire penser que ces sables sont issus
de l’érosion du massif armoricain ou du massif central. Ces deux massifs
sont constitués en partie de granite, roche riche en quartz qui peut être à
l’origine de la formation des sables.
Mais comment ces sables issus de l’érosion du massif armoricain ou du
massif central sont-ils arrivés dans le bassin parisien ?
L’hypothèse la plus simple est de penser que ces sables ont été trans-
portés par l’eau.
Document 2 À l’époque de l’orogénèse hercynienne, au moment de la formation du
massif central, coulait un fleuve en direction du bassin parisien et qui se
jetait dans la mer qui s’y trouvait.
Le sable transporté par ce fleuve s’accumulait au niveau des rivages
lorsque le débit du fleuve diminuait en arrivant à son embouchure.
Le sable de Fontainebleau est donc un produit d’érosion des granites du
massif central à l’époque de la formation de celui-ci. Ces sables ont été
transportés par un fleuve présent à cet époque.

Corrigés des exercices – Séquence 1 – SN02 37

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orrection du devoir
C autocorrectif n° 1

Partie 1 Histoire de la chaîne alpine

Les chaînes de collisions résultent de la convergence des plaques lithos-


phériques qui amènent en contact deux croûtes continentales.
Problème : comment évolue la lithosphère lorsque la convergence abou-
tit à la rencontre de deux lithosphères continentales ?
Par l’examen successif des marqueurs morphologiques et structuraux
puis tectoniques, nous montrerons ici l’épaississement et le raccourcis-
sement qui président à la formation d’une chaîne de montagnes.

1. Les indices d’un épaississement : une topographie particulière


Topographie = figuration des formes du terrain sur une carte.
Dans les Alpes, l’épaississement de la croûte est mis en évidence par :
 Des reliefs élevés (Mont Blanc à 4807 m) : marqueurs morphologiques
omniprésents dans les Alpes.
 Une racine c’est-à-dire un épaississement de la croûte continentale,
le Moho pouvant descendre jusqu’à 70 à 80 km de profondeur. La
connaissance de ces marqueurs structuraux découle de l’observation
et de l’analyse de profils sismiques.

2. Les marqueurs tectoniques d’un raccourcissement


 Des
plis : Il s’agit de marqueurs tectoniques prouvant un raccourcisse-
ment qui s’effectue de façon continue.
 Desfailles inverses : Ces autres marqueurs tectoniques prouvent un
raccourcissement discontinu. Les failles inverses provoquent un rac-
courcissement, contrairement aux failles normales témoins d’une
extension.
 Descharriages : Nappe de charriage = ensemble de terrains qui a été
déplacé (allochtone) et est venu recouvrir un autre ensemble (autoch-
tone) dont il était éloigné à l’origine.
 Chevauchement : Superposition verticale de deux ensembles de ter-
rains dont la succession n’est pas normale. La superposition de ces
écailles entraîne l’épaississement de la croûte.
L’analyse de l’ensemble des marqueurs permet de démontrer que des

Corrigé du devoir autocorrectif – SN02 39

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chaînes de collision résultent d’un raccourcissement de la lithosphère
continentale à l’origine de structures tectoniques caractéristiques : plis,
failles inverses, charriages et chevauchement. Ce raccourcissement
contribue à l’épaississement de la lithosphère continentale et à la for-
mation d’une racine crustale.

Partie 2 QCM

1-b : L’élément père se désintègre en élément fils.


2-a : C’est le principe de la décroissance radioactive. Cette quantité ini-
tiale d’élément père décroît en fonction de sa constante de radioactivité.
3-a
4-b : Un système ouvert signifie un système où des échanges se dérou-
lent avec l’extérieur. Dès que ce système se ferme, les échanges avec
l’extérieur cessent. C’est le moment de la fermeture du système que l’on
peut dater.
5-a : Un minéral totalement cristallisé lorsque le magma s’est refroidi
n’effectue plus aucun échange avec l’extérieur.
6-c : Pour cela il faut mesurer les quantités actuelles de ces éléments
en rapport avec le Sr86 qui est isotope stable, dans plusieurs minéraux.
7-b : Plus la roche est ancienne, plus la pente de l’isochrone est forte.
8-b : Plus la pente est faible, plus la roche est récente.

Partie 3 La mesure du temps dans l’histoire de la Terre et de la vie

Documents 2a Les calcaires contiennent des ammonites du Jurassique.


et 2b
Les roches A contiennent des trilobites du Cambrien.
Application du principe d’identité paléontologique :
Les calcaires se sont formés entre -200 et -145 millions d’années.
Les roches A se sont mises en place entre -570 et -510 millions d’années.

Document 1 On constate que les dolomies et les calcaires recouvrent le granite et les
roches A .Les calcaires sont au-dessus des dolomies érodées.
Application du principe de superposition :
Les calcaires se sont déposés après les dolomies.
L’application du principe de superposition place après les roches A, les
dolomies et les calcaires.
(La définition des principes de superposition et de recoupement n’est
pas attendue)

Document 3 Détermination de l’âge du granite grâce à la méthode des isochrones :


a = Δx/Δy

40 Corrigé du devoir autocorrectif – SN02

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Avec le couple ( 0,8; 25 ) du mica blanc et le couple (0,9 ; 50) du mica
noir :

0, 9 – 0, 8 1
a= =
50 − 25 250

Les autres couples donnent la même valeur de a


a= 4.10–3 soit 0,004
t = 281 millions d’années, le granite s’est donc mis en place après la
roche A

Mise en relation et synthèse :

 1err
événement : mise en place des roches A(-570 à -510 millions d’an-
nées)
 2e événement : mise en place du granite dans les roches A (-281 mil-
lions d’années)
 3e événement : dépôt des dolomies et des calcaires (dépôt des cal-
caires entre -200 et -145 millions d’années)
 4e événement : mise en place de la faille

Corrigé du devoir autocorrectif – SN02 41

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Séquence 2
Sommaire

Correction des exercices du chapitre 1


Correction des activités du chapitre 2
Correction des activités du chapitre 3
Correction des exercices

Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02 43

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C orrection des exercices
du chapitre 1
Exercice 1 Lithosphère continentale et lithosphère océanique
 Principales caractéristiques de la lithosphère continentale et de la
lithosphère océanique.
Lithosphère continentale : a, c, e, f, i.
Lithosphère océanique : a, b, d, f, g, h.

 1. L’expansion des fonds océaniques

a) La proposition est correcte.


La lithosphère océanique nouvellement mise en place au niveau de
la dorsale « repousse » le plancher océanique plus ancien de part
et d’autre. Par conséquent, plus on s’éloigne de la dorsale plus les
basaltes qui constituent la partie superficielle du plancher océanique
sont anciens.
b) La proposition est incorrecte.
Au niveau d’une dorsale la croûte océanique est en formation ; la
lithosphère océanique constituée de la croûte et de la partie supé-
rieure du manteau supérieur (l’asthénosphère) est peu épaisse, elle
s’épaissira en s’éloignant de la dorsale en refroidissant.
c) La proposition est correcte.
Au niveau des dorsales, les roches, basaltes et gabbros, de la croûte
océanique se mettent en place en raison d’une activité magmatique
provoquée par la fusion partielle de l’asthénosphère du fait de la
montée de cette dernière par convection. Associées aux péridotites
du manteau supérieur, elles constituent la lithosphère océanique.
d) La proposition est incorrecte.
Les sédiments les plus récents se déposent sur la nouvelle lithos-
phère océanique créée au niveau des dorsales. Lorsqu’on s’éloigne
de la dorsale, l’épaisseur des sédiments augmente et les sédiments
au contact des basaltes sont de plus en plus anciens.
2. Les fonds océaniques
a) On peut considérer que cette proposition est correcte, car une grande
partie des fonds océaniques présentent des basaltes en pillow lavas
qui constituent les roches les plus superficielles de la croûte océanique.
b) La proposition est incorrecte. Les fonds océaniques commencent à
la suite du plateau et du talus continental qui font partie de la lithos-
phère continentale

Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02 45

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c) La proposition est incorrecte. Les fonds océaniques ne contiennent
pas de quartz et sont donc pauvres en silice, car ils sont constitués de
basalte (et gabbros).
d) La proposition est correcte. Ces basaltes comme d’ailleurs les gab-
bros, situés plus en profondeur dans la croûte présentent la même
chimie : ils sont riches en Pyroxène, minéral ferromagnésien conte-
nant les éléments Si, O, Mg, Fe et Ca.
e) La proposition est correcte.

Exercice 2 Les mouvements des plaques lithosphériques : utilisation de


données GPS
Il s’agit de montrer en utilisant le logiciel Tectoglob que
 les plaques Pacifique et Nazca divergent

 les plaques Nazca et Sud-américaine convergent.

Les plaques Pacifique et Nazca divergent alors que les plaques Nazca et
Sud-américaine convergent.

Les tirets représentent des zones de dorsales.


Le déplacement relatif des plaques est mesuré en temps réel à l’aide de
satellites. Les vecteurs GPS (Global Positionning System = Système de
Positionnement par Satellite) indique à la fois la direction du déplace-
ment et l’intensité du mouvement.
On constate que, de part et d’autre de la dorsale Est Pacifique, la
plaque Pacifique se déplace vers le Nord Ouest à une vitesse d’environ
9 cm.an-1 alors que la plaque Nazca se déplace vers l’Est à une vitesse
de 7 cm.an-1. Ces deux plaques divergent.
La plaque Nazca se déplace vers l’Est à une vitesse de 7 cm.an-1 alors la
plaque Sud-américaine se déplace plutôt vers le Nord Est à une vitesse
moyenne de 3 cm.an-1. Le mouvement relatif entre les deux plaques est
par conséquent un mouvement de convergence au niveau de leurs fron-
tières matérialisées par la fosse océanique, puisque la plaque Nazca va
plus vite que la plaque Sud-américaine.

46 Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02

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Exercice 3 Le modèle de la tectonique des plaques
Le modèle de la tectonique des plaques : les différents types de fron-
tières de plaques.

FRONTIÈRE DE CONVERGENCE FRONTIÈRE DE COULISSAGE


ZONE DE SUBDUCTION FAILLES TRANSFORMANTES

Séismes Volcans Chaîne de Fosse Séismes


superficiels montagne océanique
à profonds ou arc
insulaire A, B, C, D, E =
plaques lithosphériques
- peu déformables sauf
au niveau de leurs frontières
D E - d'épaisseur variable

Lithosphère

C B A Asthénosphère

FRONTIÈRE DE DIVERGENCE :
DORSALES
- Reliefs symétriques
- Séismes superficiels

Exercice 4 L’expansion océanique : l’étude des anomalies magnétiques

Introduction : Les plaques lithosphériques auxquelles appartiennent des continents


tels que l’Afrique et l’Amérique du Nord sont animées de mouvements
relatifs de divergence, convergence et coulissage. Il s’agit de justifier la
reconstitution proposée dans le document 6 de la position des conti-
nents il y a 148 Ma.

Conditions de l’obser-
vation, de l’expérience
Les résultats observés Les déductions
= ce que les chercheurs
ont fait.
Document 6 L’Amérique du Nord On peut supposer qu’il
et l’Afrique sont très s’est formé à partir du
Il s’agit d’une recons-
proches. Le plancher fonctionnement de la dor-
titution de la position
océanique de l’océan sale figurée en noir sur le
des continents Afrique
Atlantique correspond à document.
et Amérique du Nord, il
la zone située entre les
y a –148 Ma
limites des deux plateaux
continentaux.

Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02 47

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Document 5 On constate que : Le fonctionnement de
la dorsale médio atlan-
On a enregistré et daté  les anomalies magné-
tique est donc sensible-
au niveau des basaltes tiques les plus
ment symétrique : il y a
du plancher océanique, anciennes (148 Ma) se
formation de plancher
les anomalies magné- situent près de la limite
océanique à l’axe de la
tiques de l’océan Atlan- du plateau continental ;
dorsale « fossilisant »
tique central actuel-
 elles sont de plus le champ magnétique,
lement. Ces dernières
presque symétriques puis les basaltes anciens
sont dues au champ
par rapport à la dorsale, sont repoussés de part
magnétique « fossi-
zone de création de et d’autre de la dor-
lisé » par les basaltes
plancher océanique ; sale . La dorsale est par
au moment de leur for-
conséquent une zone de
mation au niveau de la  elles sont segmentées
divergence et il y a eu
dorsale. comme la dorsale par
expansion du plancher de
des failles transfor-
l’océan Atlantique depuis
mantes dont la pré-
au moins 148 Ma, âge de
sence est repérable
l’anomalie magnétique
grâce aux décalages
la plus ancienne enregis-
observables.
trée.

Conclusion : La reconstitution proposée dans le document 6 supprime tout le plancher océa-


nique qui s’est formé de façon symétrique de part et d’autre de la dorsale depuis
–148 Ma (document 5). Elle figure le commencement du fonctionnement de la
dorsale médio atlantique.

Temps (Ma) Dorsale


Amérique du Nord Croûte océanique Afrique
en formation

Actuel

M22 M0 33 24 13 13 24 33 M0 M22

Document 5

- 76

M22 M0 33 33 M0 M22

future Amérique du Nord future Afrique

- 148

M22 M22 Document 6

48 Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02

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Exercice 5 La création de lithosphère océanique au niveau des zones de dorsales
 Titre du document 7 : Modèle de la création de la lithosphère océanique
au niveau d’une dorsale océanique
Basalte en coussins 5
Gabbro 7
Divergence 14
Fusion partielle 2
Croûte océanique 10
Moho (discontinuité de Mohorovicic) 13
Lithosphère océanique 11
Asthénosphère 12
Péridotites asthénosphériques 9
Chambre magmatique 3
Montée par convection de l’asthénosphère 1
Magma à composition basaltique avec des cristaux en formation 4
Basaltes en filons 6
Manteau lithosphérique : péridotites résiduelles 8

 Les images

Roche A Roche B Roche C

Image d’après Petits cristaux en Feldspaths : trans- Olivines : cristaux


une observa- baguettes, globuleux lucides avec un incolores translu-
tion en Lumière ou de forme géomé- aspect « sale » cides, globuleux,
Polarisée et non trique : microlites craquelés
Pyroxènes : formes
Analysée
géométriques légè- Pyroxènes : formes
rement teintées en plus géométriques,
marron pâle légèrement teintés
jaunâtres.

Structure de la Présence de micro- Présence de cris- Présence de cris-


roche lites, petits cristaux taux juxtaposés : taux juxtaposés :
en baguettes, glo- structure grenue structure grenue
buleux ou de forme
géométrique, dans
une pâte : structure
microlitique

Identification de Basalte Gabbro Péridotite


la roche

Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02 49

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Conditions de Le basalte à structure Le gabbro à struc- Les péridotites
mise en place microlitique : il s’agit ture grenue : il s’agit représentent la par-
pour les roches d’une roche volca- d’une roche mag- tie non fondue des
A et B nique qui s’est formée matique plutonique péridotites de l’as-
en surface au niveau dont le refroidisse- thénosphère : péri-
de la dorsale océa- ment a été lent (en dotites résiduelles
nique suite à un refroi- profondeur)
dissement brutal au
contact de l’eau de mer

 L’état des péridotites asthénosphériques pour :


 Une profondeur de 200 km et une température de 1400°C : solide
 Une profondeur de 200 km et une température de 2000°C : liquide
+ solide
 Une profondeur de 100 km et une température de 1400°C : solide

 Une profondeur de 50 km et une température de 1400°C : solide


+liquide

 Les conditions de température et de pression permettant la fusion


partielle des péridotites asthénosphériques à l’aplomb des dorsales.
La réponse d est correcte.

 Les étapes de la formation de la lithosphère océanique au niveau des


dorsales.
Lithosphère océanique formée :
manteau lithosphérique

Péridotite du manteau
Croûte océanique
lithosphérique

Péridotite du manteau Filons de micro-gabbro Basalte Pillow-lavas


Gabbro
lithosphérique

Péridotite résiduelle
Magma (partie fondue)
(partie non fondue)

Fusion partielle de la péridotite du manteau


asthénosphérique, naissance d'un magma

Baisse de la pression (température constante)


Le géotherme recoupe le solidus de la péridotite t° P

Remontée de la péridotite solide


du manteau vers la surface

Mouvement de convection
mantellique (branche ascendante)

Exercice 6 Quelques marqueurs des zones de subduction

50 Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02

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 Mise en évidence des marqueurs sismiques.

Coupe A : Coupe B : Coupe C :


Amérique du Sud Japon Nord Mariannes
D/ fosse
D/ fosse (km) P (km) D/ fosse (km) P (km) P (km)
(km)
Point de départ ser-
0 0 0 0 0 0
vant de référence
Foyers des 73 -30 51 -33 75 -26
séismes superfi- 90 -33 119 -32 94 -57
ciels 135 -33 161 -43
Foyers des 280 -97 171 -86 206 -151
séismes situés à 373 -104 216 -182 223 -192
une profondeur
480 -210 329 -272
moyenne
Foyers des
800 -537 585 -568252 252 -501
séismes profonds

Mise en évidence des marqueurs volcaniques

Plaque chevau-
Amérique du Sud Japon Mariannes
chante

Caichinque
Distance à la fosse Chirpoï (742 m) Agrigan (965 m)
(nord du Chili,
des volcans 182 km 214 km
4450 m) 373 km

Plans de subduction (plans de Wadati-Benioff) et position des volcans au


niveau des plaques chevauchantes des zones de subductions considérées.

VA = volcans au niveau de la plaque


Fosse Sud-américaine.
océanique
VB VC VA Distance de la fosse (km) VB = volcans au niveau de la plaque
200 400 600 800 1000 Philippines
–100 VC = volcans au niveau de la plaque
Eurasie.
Profonfeur des foyers (km)

–200

–300

–400 Coupe C Coupe B Coupe A


Mariannes Japon Amérique du Sud

–500

–600

Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02 51

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 Les marqueurs morphologiques, sismiques et magmatiques caractéri-
sant les zones de subduction.

morphologiques fosse océanique, relief positif tel qu’une chaîne de montagnes ou un arc
insulaire.
sismiques une activité sismique importante est une signature des zones de sub-
duction (des déformations instantanées cassantes sont à l’origine des
séismes).
Les foyers sismiques liés au phénomène de subduction se répartissent
en profondeur sur « une surface inclinée », dite plan de Wadati-Benioff
qui part à l’aplomb de la fosse et s’enfonce sous un continent ou un arc
insulaire. Ce plan correspond au sommet de la lithosphère océanique en
subduction : c’est le plan de subduction.
L’existence de foyers sismiques jusqu’à environ 700 km de profon-
deur met en évidence l’existence d’une plaque lithosphérique plon-
geante froide et cassante qui s’enfonce dans l’asthénosphère ductile
(ou les déformations sont non cassantes).
Au-delà de 700 km, on n’enregistre plus de foyers sismiques : les roches
de la lithosphère océanique se comportent de manière plastique.
magmatiques des volcans localisés sur la plaque chevauchante sont présents dans les
zones de subduction.

Zone de convergence Zone de convergence


Dorsale Zone de subduction

Marqueurs morphologiques Marqueurs magmatiques


Relief - Relief + Volcans associés à la
Fosse Chaîne de chaîne de montagnes ou à
océanique montagnes ou arc un arc volcanique
insulaire

PLAQUE croute 0
croûte océanique CHEVAUCHANTE continentale

manteau 50 Profondeur (km)


lithosphérique PLAQUE
fusion PLONGEANTE
partielle manteau
100
13
asthénosphére 00
°C
Mouvement de plaques
Marqueurs sismiques
Magma à composition basaltique Répartition des foyers
sismiques suivant le
Foyers sismiques plan de Benioff-Wadati

Exercice 7 Lithosphère et asthénosphère dans une zone de subduction


 Un séisme est provoqué par la rupture brutale des roches de la lithos-
phère en profondeur, en une zone ponctuelle, le foyer situé à la verti-
cale de l’épicentre, projection à la surface de la Terre de la position du
séisme en profondeur.

52 Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02

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La présence de séismes indique par conséquent que le matériau qui
se rompt est rigide et non déformable.
 La tomographie sismique montre la présence d’une bande qui s’en-
fonce obliquement et qui présente des vitesses sismiques plus élevées,
signatures de l’existence d’un matériel plus froid. Cette bande s’en-
fonce au sein d’un matériel plus chaud (anomalies négatives).
À cette bande plus froide sont associés des séismes qui permettent de
dire que cette zone est constituée de matériaux cassants.
La tomographie sismique et la répartition des séismes, confirment la
plongée au niveau de la fosse du Japon, de la lithosphère océanique
froide et rigide de la plaque Pacifique dans un matériel plus chaud
correspondant à l’asthénosphère.
 Modélisation des variations de température en fonction de la profon-
deur au niveau d’une zone de subduction.
Les isogéothermes s’infléchissent au niveau de la fosse, ce qui maté-
rialise un plongement de ses isogéothermes.
On note une « dépression » des isogéothermes au niveau du plan de sub-
duction : la température y est plus basse que dans le manteau environnant.
Ces anomalies thermiques et foyers sismiques profonds (document 10)
matérialisent la plongée de la lithosphère océanique froide au niveau
de l’affrontement des deux plaques.
Le plongement de la lithosphère océanique froide à des vitesses rela-
tivement élevées maintient un contraste des températures.
L’isotherme 1300°C sépare un domaine rigide (lithosphère) d’un
domaine déformable mais non fondu (asthénosphère), le tout à com-
position chimique constante (péridotite).

Plaque Plaque
chevauchante plongeante
Zone
Fosse
volcanique
océanique

Lithosphère 100 800°C


Lithosphère
1000°C
1200°C
océanique
200
1300°C
300 1400°C

400
Asthénosphère
500
Plan de Wadati- plus chaude
600 Benioff
Lithosphère
Profondeur
(km) océanique plus
froide et cassante Mouvements de
convergence
(séismes)

Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02 53

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Exercice 8 Indices du raccourcissement et de l’empilement dans une chaîne
de montagne

Épaississement lié à un
raccourcissement
Chevauchements
Charriage Pli
profonds et superficiels

10
Profondeur (km)

0
10 Croûte
20 continentale
30
40
50 Manteau
60 lithosphérique

Écailles Relief positif : Importante


crustales montagnes racine crustale

Épaississement lié à un empilement


d'écailles crustales

54 Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02

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orrection des activités
C
du chapitre 2

A. Pour débuter
 Le modèle de la tectonique globale : un modèle prédictif
Subduction

Dorsale Subduction

Chambre magmatique
Collision

Chambre magmatique
Croûte Manteau
continentale lithosphérique Divergence
Croûte Manteau Convergence
océanique supérieur

La chambre magmatique est localisée au niveau de la croûte océanique


à l’axe de la dorsale.

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 55

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 Les structures géologiques observées actuellement dans les chaînes
de montagnes et les questions qu’elles suscitent.

Documents 2a et 2b : Dans les Alpes comme dans Quels sont les témoins
l’Himalaya, se trouvent des sédiments d’origine dans une chaîne de colli-
marine et des ophiolites. sion, de la présence d’un
ancien domaine océa-
Le document 3 précise que les ophiolites sont des
nique ?
fragments de lithosphère océanique constitués de
basaltes, gabbros et péridotites.
Document 2 : on constate de plus que ces struc-
tures constituent une suture, c’est-à-dire une zone
de contact, dans les Alpes, entre les marges conti-
nentales de la plaque européenne et de la plaque
africaine, et dans l’Himalaya, entre les marges
continentales de la plaque indienne et de la plaque
eurasiatique. Cette suture ophiolitique correspond
aux restes d’un ancien océan aujourd’hui disparu.

Le document 2b montre qu’au niveau de l’Himalaya Quels sont les témoins


il existe associés aux ophiolites (lithosphère océa- dans une chaîne de col-
nique) des sédiments de prisme d’accrétion, sédi- lision d’une subduction
ments qui peuvent se trouver au niveau de certaines océanique puis continen-
fosses de subduction, et des granites de subduc- tale ?
tion.

Documents 2a et 2b : Les sédiments marins, les Quels sont les témoins


sédiments de prisme d’accrétion et les ophiolites d’une remontée vers la
sont actuellement en altitude et appartiennent au surface au cours de la
domaine continental. collision de matériaux
préalablement enfouis au
Document 3 : les ophiolites sont des fragments de
cours de la subduction ?
lithosphère océanique portés en altitude dans un
contexte de convergence.

Les premiers constats effectués doivent être suivis d’études plus pous-
sées afin de comprendre les mécanismes qui permettent la formation
des chaînes de montagnes.

B. Cours

Activité 1 Montrer que les ophiolites du Chenaillet sont des roches vestiges d’une
ancienne lithosphère océanique.
 L’observation microscopique de l’association minérale présente dans
une roche permet de connaître les conditions de pression et tempé-
rature subies au cours du temps. Il s’agit de tracer le trajet Pression-
Température d’un gabbro du Chenaillet.
L’exploitation va être présentée sous la forme d’un tableau.

56 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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Le type de données
Les observations effectuées
fournies La ou les déductions
au niveau du document
par le document

Documents 4 et 5 : Les ophiolites du Chenaillet sont consti- Ces ophiolites constituent un


géologie des ophio- tuées de basaltes en coussins, de gabbros fragment de lithosphère océa-
lites du Chenaillet et de péridotites métamorphisées, qui nique qui se retrouve en altitude
actuellement sont situés entre 2100m et du fait de la collision alpine.
2650 m d’altitude

Document 6 : Tous les gabbros présents au niveau du Les minéraux de C1 étant à l’équi-
Les gabbros du Che- Chenaillet n’ont pas exactement la même libre, on peut supposer que ces
naillet et leur compo- composition minéralogique : minéraux, à un moment donné,
sition minéralogique n’ont plus été à l’état d’équi-
C1 : feldspaths plagioclases et pyroxènes
libre, puisque dans C2 apparaît
à l’équilibre (composition d’un gabbro se
un autre minéral, la hornblende,
formant au niveau d’une dorsale)
qui les sépare. Ils ont été désta-
C2 : feldspaths plagioclases et pyroxènes bilisés. Une nouvelle déstabilisa-
entourés d’amphibole (hornblende) tion est sans doute à l’origine de
C3 puisque de nouveaux miné-
C3 : feldspaths plagioclases, pyroxènes,
raux sont présents.
hornblendes, mais aussi actinotes (autre
amphibole) et chlorites Quelle est l’origine de cette dés-
tabilisation ?

Document 7 : Les Les gabbros cristallisent au niveau des La présence d’eau et la diminu-
conditions de tem- dorsales dans certaines conditions de tion de température due à l’éloi-
pérature et de circu- gnement de la dorsale sont à
température et de pression. Dans la croûte
lation d’eau de mer l’origine d’un changement des
océanique fracturée circule de l’eau de mer
au niveau du plan- conditions initiales de forma-
à l’origine d’une hydratation des roches et
cher océanique d’un refroidissement. tion des gabbros : les minéraux
sont déstabilisés et de nouveaux
La lithosphère océanique qui vient de se
minéraux hydratés apparaissent.
former est constituée de minéraux non
hydratés alors que la lithosphère océa- On peut supposer que C2 et C3
nique transformée suite aux circulations proviennent d’une déstabilisa-
hydrothermales présente des minéraux tion et donc d’une transforma-
hydratés tels que les amphiboles et la tion d’un gabbro de dorsale de
chlorite. type GA auquel correspond C1,
suite à l’hydrothermalisme qui
affecte la croûte océanique.

Document 8 : les Chaque minéral possède un domaine de On peut replacer C1, C2 et C3


domaines de stabi- stabilité : éventail de pressions et tempé- dans ce diagramme P-T :
lité des assemblages ratures à l’intérieur duquel un minéral ou
C1 correspond à GA, C1à C2
minéralogiques des une association minérale est stable corres-
(réaction 1) et C2àC3 (réac-
gabbros suivant leur pondant aux conditions de sa formation.
tion 2).
localisation par rap- En dehors de ce domaine, il y a déstabilisa-
port à la dorsale : tion : il y a alors des transformations et /ou

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 57

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ce diagramme a été des interactions des minéraux entre eux,
construit à partir ce qui aboutit à la formation de nouveaux
de résultats d’ex- minéraux plus stables dans les nouvelles
périences réalisées conditions. Cette transformation structu-
sur des associations rale et minéralogique des roches appelées
minérales dont on a métamorphisme implique des réactions
fait varier les condi- chimiques (réactions 1 ou 2) à l’état solide
tions de P et T entre les minéraux.
GA correspond à un gabbro de dorsale qui
cristallise dans la croûte (profondeur 5 à 7
km), à une pression faible et une tempéra-
ture inférieure à 1100°C.

Bilan : Le trajet Pression–Température d’un gabbro du Chenaillet

Température
0 200 400 600 800 1000 1200 (°C)
0 0

5
C3 2 C2 1 C1 GA

10
Plagioclase Plagioclase Plagioclase
Hornblende Amphibole Pyroxène
15 Actinote (hornblende) Eau
Chlorite Eau 0,5
réalisées dans la nature

20
Conditions non

Solidus du

25
gabbro

30 1

35
Profondeur (km) Pression
(GPa)

58 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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Les indices de la présence


Les indices de collision
d’un ancien océan

Documents 4 et 5 Documents 4 et 5
Présence d’ophiolites c’est-à-dire Actuellement les ophiolites du Che-
d’une ancienne lithosphère océanique naillet sont situés entre 2100m et
constituée de basaltes en coussins, 2650 m d’altitude.
gabbros et péridotites.
La disposition des différentes roches
Documents 6, 7 et 8 est oblique par rapport à la disposi-
tion horizontale qu’elles présentent au
Présence dans les gabbros du Che-
niveau du plancher océanique.
naillet, d’associations minérales mon-
trant un métamorphisme dû à l’hydro-
thermalisme qui affecte la lithosphère
océanique au niveau d’un océan. Les
gabbros de dorsales se transforment
à terme en métagabbros du faciès
Schistes Verts (document 16b) carac-
térisés ici par l’association minérale :
Feldspaths plagioclases, Actinote,
Chlorite.
Document 10
Présence de radiolarites, roches sédi-
mentaires d’origine marine résultant
de l’accumulation de squelette sili-
ceux d’organismes planctoniques
marins unicellulaires, les radiolaires,
déposés au niveau des plaines abys-
sales.

Activité 2 Rechercher les preuves de l’existence d’une marge continentale


passive

 Il s’agit de dégager les caractéristiques morphologiques, tectoniques


et sédimentaires d’une marge continentale passive actuelle comme la
marge de Galice. Les marges continentales constituent le domaine de
transition entre continent et océan. Aux marges actives, on oppose les
marges passives ou stables qui sont des régions calmes à faible activité
sismique ou volcanique.

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 59

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Caractéristiques Caractéristiques tecto- Caractéristiques
morphologiques niques (déformations) sédimentaires

Trois unités plus ou Les caractéristiques tec- La croûte fracturée est


moins profondes se toniques des marges recouverte de sédiments
succèdent en partant passives ont été déter- de nature différente. Les
du littoral : le plateau minées à partir de tech- marges passives stables
continental (0 à 200m), niques sismiques et sont des pièges sédimen-
prolongement du conti- de forages (documents taires.
nent, le talus continen- 12b et 12c). les marges
Leurs sédiments peuvent
tal (200 à 3000-4000 passives présentent
donc fournir des rensei-
m) et le glacis (3000 un amincissement de
gnements sur l’histoire du
à 5000 m), surface la croûte continentale
continent.
quasiment plane, où (document 13) depuis
la bordure continen- la zone émergée jusqu’à  Les séries sédimentaires
tale (lithosphère conti- sa limite où la bordure présentant actuellement
nentale) se raccorde continentale (lithos- une disposition en éventail
aux fonds océaniques phère continentale) (séries sédimentaires 2
(lithosphère océa- se raccorde aux fonds des documents 12b, c
nique). océaniques (lithosphère et 13a) : elles se sont
océanique). La partie déposées initialement à
supérieure de la croûte l’horizontale sur un socle
est découpée en blocs instable, en phase de
basculés, séparés par fracturation sous l’effet
des failles normales, pas de l’extension ; elles sont
ou peu actives actuel- contemporaines de la for-
lement qui témoignent mation du rift.
d’une extension contem-
 Les séries sédimentaires
poraine de la formation
(séries sédimentaires 3
d’un rift (document 13).
des documents 12b, c et
13b), qui sont en position
de dépôt, à l’horizontale :
elles se sont formées
lorsque la dorsale océa-
nique a commencé à fonc-
tionner.

 La collision entre deux blocs continentaux met en contact deux marges


continentales qui en se déformant sont à l’origine de la chaîne de mon-
tagnes. Certaines parties de ces marges conservent leur structure ini-
tiale, malgré les déformations dues à la collision. Il s’agit de montrer
que les structures présentes au niveau du Massif du Taillefer dans les
Alpes, sont les témoins d’une ancienne marge continentale permettant
de dater la période de la fracturation continentale.

60 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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Le massif du Taillefer présente des affleurements de socle continental
constitué de roches métamorphiques et magmatiques (comme le granite),
fracturé par des failles normales (3 sont visibles dans le document 11)
plus ou moins parallèles. Ces failles délimitent des blocs basculés, ména-
geant entre eux des zones où les sédiments se sont accumulés. Les failles
normales et les blocs basculés constituent des structures semblables à
celles des marges continentales passives actuelles telles que la marge
de Galice (document 12).
Le Jurassique inférieur et moyen présente des couches plus ou moins
disposées en éventail et date donc la période de fracturation en distension
qui forme le rift. La présence de fossiles d’Ammonites et de Belemnites,
mollusques marins et de Crinoïdes, organismes vivant fixés sur les fonds
marins, témoigne de l’existence de la mer à cette époque.
Le Jurassique supérieur et le Crétacé sont constitués de couches prati-
quement horizontales. Les fossiles d’Ammonites et de Calpionelles témoi-
gnent d’une mer plus profonde qui accompagne l’existence d’un domaine
océanique ancien qui apparaît donc au Jurassique supérieur.
Cette région des Alpes correspond à une ancienne marge continentale
et témoigne de l’étirement et de l’amincissement d’un continent ce qui
a abouti à sa rupture.
L’interprétation des observations effectuées sur cet affleurement permet
d’établir une succession de différents phénomènes :
Une extension fracture la croûte continentale et forme des blocs basculés
(document 11).
La divergence des domaines continentaux ainsi fracturés se poursuit : il y
a formation d’un domaine océanique comme en témoignent les fossiles
contenus dans les roches sédimentaires du Jurassique et du Crétacé

 Des indices de raccourcissement montrent que les marges continentales


sont déformées au cours de la collision.
La coupe figurée dans l’encadré, montre des plis et une faille inverse pos-
térieure au jurassique moyen, terrain recoupé par la faille le plus récent
figuré sur cette coupe. Ces plis et cette faille inverse témoignent donc
d’un raccourcissement.
Ces observations permettent de continuer la chronologie des phénomènes
qui ont affecté cette région : la divergence cesse et est remplacée par
une dynamique de convergence aboutissant à la fermeture du domaine
océanique et à une collision dont témoignent la faille inverse et les plis.

Activité 3 Rechercher au niveau de massifs ophiolitiques alpins les indices


d’un métamorphisme lié à une subduction océanique ayant pré-
cédée la collision

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 61

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Lieu de prélèvement des Chenaillet Queyras


Mont Viso
échantillons observés Documents de l’activité 1 Document 14
Roche(s) Roches constitutives Roches constitutives Document 15a Roches
d’une ancienne lithos- d’une ancienne lithos- constitutives d’une
phère océanique : Méta- phère océanique : Méta- ancienne lithosphère
basaltes, Métagabbros, basaltes, Métagabbros, océanique : Métaba-
et Métapéridotites et Métapéridotites saltes, Métagabbros,
et Métapéridotites
Minéraux C1 : Feldspaths plagio- Document 14 Document 15b
clases et pyroxène
Q1 : Feldspaths plagio- V1 : Epidote, Quartz,
C2 : Feldspaths plagio- clases, Pyroxène, Acti- Glaucophane, Grenat,
clases, Pyroxène, Horn- note, Glaucophane. Jadéite
blende,
C3 : Feldspaths plagio-
clases, Actinote, Chlorite.

Domaine de stabilité C1 Q1 V1
des différents miné- P < 0,25 GPa P=0,8 à 1 GPa P= 1,8 à 2 GPa
raux (document 16a) : T =1100 à 700°C T =400 à 300°C T= 450 à 550°C
 Pression C2
 Température P < 0,25 GPa
T=700 à 400°C
C3
P < 0,25 GPa
T=400 à 300 /200°C
Faciès métamorphique C3 : faciès Schistes Verts Schistes Bleus Eclogites
(document 16c)
Âge en Ma corres- -150 à -146 - 90 à - 50 (l’âge varie - 50 à - 48
pondant à l’âge pour selon l’affleurement
lequel les roches ont considéré).
été soumises à une
pression maximale.
Contexte géodyna- Les ophiolites du Che- Les ophiolites du Queyras et du Mont Viso ont
mique (roches indica- naillet correspondent, subi un métamorphisme Haute Pression –Basse
trices d’une expansion du fait des composi- Température dans un contexte de subduction.
océanique, d’une sub- tions minéralogiques
Dans le cas du Queyras, la profondeur atteinte au
duction ; indiquer la des métagabbros qui les
cours de la subduction est inférieure.
profondeur atteinte) constituent, à une lithos-
phère océanique qui n’a
pas participé à une sub-
duction mais a subi un
métamorphisme Basse
Pression-Haute tempéra-
ture (hydrothermalisme).

62 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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 On peut supposer que les roches de la lithosphère océanique du
Queyras et du Mont Viso ont suivi le même trajet P-T-temps que celles
du Chenaillet : elles se sont formées à la dorsale, ont subi un méta-
morphisme par hydrothermalisme et se sont transformées en méta-
gabbros du faciès Schistes Verts, puis la lithosphère océanique est
rentrée en subduction. Le document 14 montre d’ailleurs que les
métagabbros question  renferment de l’actinote, minéral caracté-
ristique du faciès Schistes Verts, qui s’est formée postérieurement au
pyroxène puisqu’elle le recoupe, et antérieurement à la glaucophane
qui l’entoure.
Les trajets P-T effectués au cours du temps par un gabbro qui est à
l’origine de Q1 et un gabbro qui est à l’origine de V1.

Température (°C)
0 200 400 600 800 1000 1200
0

Domaine
de fusion
0,5 C B A paritelle
D
25 Q1
con dan

1 E
dit
ion la na
Pression (GPa)

G
sn

F
s
on ure

50
réa
t
Profondeur (km)

lisé

Trajet P et T d'un métagabbro


V1
es

du Queyras Q1

2 Trajet P et T d'un métagabbro


du Viso V1

Les domaines A, B, C, D, E, F et G correspondent aux domaines de sta-


bilité des associations minérales.
A : Plagioclase + Pyroxène
B : Plagioclase + Amphibole (hornblende)
C : Plagioclase + Amphibole (actinote) + Chlorite
D : Plagioclase + Amphibole (glaucophane)
E : Glaucophane + Jadéite
F : Grenat + Jadéite +ou – Glaucophane
G : Grenat + Jadéite.

 Le métamorphisme des zones de subduction est qualifié de métamor-


phisme « Haute Pression-Basse Température ».
Les roches de la lithosphère océanique telles que celles du Queyras et
du Mont Viso présentent des associations minérales montrant que la
pression à laquelle ont été soumises ces roches est élevée, entre 0, 8
et 2 GPa, alors que la température n’a pas dépassé 550°C.

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 63

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Lorsque la lithosphère froide s’enfonce dans l’asthénosphère au cours de
la subduction, ses roches subissent une faible augmentation de tempé-
rature et une forte augmentation de pression, qui entraînent la transfor-
mation de leurs minéraux en de nouveaux assemblages minéralogiques
stables pour les nouvelles conditions de pression et de température.

 Les ophiolites du Queyras et du Mont Viso comportent des indices de


l’expansion océanique, de la subduction puis de la surrection lors de
la collision des plaques Europe-Asie à l’origine des Alpes.

Des indices d’une Des indices Des indices de colli-


expansion océanique d’une subduction sion

Documents 14 et 15 Document 14 Document 15


Les ophiolites du Le métagabbro Q1 renferme Les ophiolites du
Queyras et du Mont entre autre de la Glaucophane Mont Viso, fragments
Viso sont des frag- qui indique qu’il a subi un méta- de lithosphère océa-
ments de lithosphère morphisme Haute Pression- nique, sont situées à
océanique consti- Basse Température. une altitude 3841m.
tués de métaba-
Les différentes
saltes, métagabbros
roches sont dispo-
et métapéridotites : Document 15
sées en lambeaux
ces roches se sont
Le métagabbro V1 du Mont Viso obliques séparés par
formées au niveau
renferme quant à lui du grenat des failles actives qui
d’une dorsale et sont
et de la jadéite, qui indiquent ont fonctionné durant
les témoins de l’ex-
qu’il a été soumis à une pression leur exhumation qui
pansion océanique.
supérieure à celle subie par Q1. fait suite à leur sub-
Document 14 duction.
Autre indice de l’ex- Les associations minérales
pansion, le métagab- contenues dans ces roches
bro Q1 renferme de témoignent ainsi d’un métamor-
l’actinote, minéral phisme caractéristique d’une
caractéristique du zone de subduction.
faciès Schistes Verts
Documents 14 et 15
qui montre que ce
gabbro en s’éloignant Les schistes lustrés du Queyras
de la dorsale a subi sont interprétés comme étant
un métamorphisme. des sédiments de prisme d’ac-
crétion, structure pouvant exister
au niveau de certaines fosses de
subduction, où l’accumulation
sédimentaire est importante.

64 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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 Les marqueurs des zones de subduction

C Zone de convergence
Zone de subduction

Marqueurs morphologiques
Relief – Relief +
Marqueurs magmatiques
Volcans associés à la
Fosse Chaîne de chaîne de montagnes
montagnes ou ou à un arc volcanique
océanique arc insulaire

PLAQUE croûte 0

Profondeur (km)
CHEVAUCHANTE continentale
SV
SB 50
PLAQUE
PLONGEANTE
E
manteau 100
13
00
°C

Marqueurs Marqueurs sismiques


métamorphiques
Répartition des foyers
SV SB E sismiques suivant le plan
de Benioff-Wadati

SV : métagabbros du faciès Schistes verts.


SB : métaggabbros du faciès Schistes Bleus.
E : métagabbros du faciès Eclogites

Activité 4 Rechercher les témoins d’une subduction continentale


 La répartition géographique des roches métamorphiques (document 19)
permet de mettre en évidence une zonation très nette du métamorphisme
dans les Alpes. D’Ouest en Est, on constate un passage progressif de roches
du faciès Schistes verts à des roches du faciès Schistes bleus puis à des
roches du faciès Eclogites : l’intensité du métamorphisme est donc crois-
sante d’Ouest en Est, ce qui signifie que les roches ont été portées à des
températures et des pressions de plus en plus importantes. La subduction
qui a provoqué la disparition de l’océan alpin s’est effectuée d’Ouest en
Est : la plaque européenne a plongé sous la plaque africaine.
 Quels sont les arguments minéralogiques et sismiques qui ont contri-
bué à élaborer le modèle de subduction continentale ?
Les arguments minéralogiques sont présentés dans les documents 19 et 20 :
des minéraux indicateurs d’un métamorphisme Ultra Haute Pression ont été
retrouvés dans des roches continentales ce qui indique que celles-ci ont été
enfouies jusqu’à des profondeurs allant de 90 à 140 km.
Les arguments sismiques sont fournis par la technique de tomogra-
phie sismique du document 21 : on peut constater que la lithosphère
continentale indienne plus froide plonge sous la plaque eurasiatique.

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 65

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Coupe au niveau des frontières de la plaque indienne et de la plaque
eurasiatique réalisée à l’aide de Tectoglob.

Himalaya
Plaque indienne Plaque eurasienne

Subduction continentale
de la plaque indienne

Métamorphisme
Grenat Ultra Haute
(Fe,Mg)3Al2Si3O12 Pression

Coésite (SiO2)
Document 20 : La pré-
Quartz sence de diamant dans des
SiO2 roches caractéristiques de
la lithosphère continentale
Document 19 : La présence de coésite contenue dans indique un enfouissement à
des roches caractéristiques de la lithosphère continen- plus de 120 km de profon-
tale indique qu’elles ont été enfouies à plus de 90 km deur (pressions de plus de
de profondeur (pressions : 2,5 à 3 GPa) 4 GPa)

Croûte océanique
0
Croûte continentale de
la plaque subduite
30
Croûte continentale de
60
la plaque chevauchante
Manteau
90 lithosphérique
Asthénosphère
120
Coesite
(métamorphisme UHP)
Profondeur

Sud Nord
Plaque indienne Plaque eurasiatique
9LWHVVHGHV
RQGHV A B
(par rapport à Document 21 : La tomographie sis-
la normale)
Supérieure mique montre le plongement de la
Lithosphère
continentale plaque indienne continentale sous la
plus froide
400
km
qui plonge plaque eurasiatique : il y a subduction
Normale
Asthénosphère continentale.
plus chaude

800
km
Inférieure
Gros séismes

66 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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Activité 5 Rechercher les témoins d’une remontée en surface d’écailles de
l’ancienne lithosphère océanique et continentale

 Le document 23 va permettre de retrouver le trajet suivi par les méta-


gabbros du Queyras et du Mont Viso lors de l’exhumation qui les a
ramenés en surface après qu’ils aient subducté.
Des métagabbros du Queyras (Q2) présentent ainsi des cristaux de
glaucophane entourés de cristaux de chlorite et d’actinote, ces der-
niers minéraux se sont donc formés aux dépends de la glaucophane :
en remontant ces métagabbros se sont retrouvés dans les conditions
Pression et Température du faciès Schistes Verts.
Des métagabbros du Mont Viso, V2 présentent de la glaucophane sans
grenat et jadéite et sont eux mêmes recoupés par V3 constitué de chlo-
rite et d’actinote. Les métagabbros du Mont Viso sont donc passés du
faciès Eclogites au faciès Schistes Bleus, puis au faciès Schistes Verts,
au cours de l’exhumation.

Les trajets (P, T, temps) suivis par les roches métamorphiques du


Queyras et du Mont Viso de leur formation au niveau des dorsales
jusqu’à leur exhumation.

Température (°C)
0 200 400 600 800 1000 1200
0

Domaine
Trajet P et T de la dorsale de fusion
0,5 C à la zone de subduction paritelle
D V3 B A
25 Q2
Q1 V2
con dan

1 E
dit

Exhumation rapide
ion la na
Pression (GPa)

G
sn

F
s
on ure

50 V1
réa
t
Profondeur (km)

lisé
es

Trajet P et T
au cours de la
2 subduction

Activité 6 S’appuyer sur les indices relevés pour reconstituer un scénario


possible de l’histoire des Alpes en relation avec le modèle
 Quels sont les arguments qui ont permis d’aboutir à la formulation de
l’affirmation « Les roches du Chenaillet montrent un métamorphisme

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 67

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hydrothermal net ; elles n’ont donc pas été affectées par la subduction
ni par la collision »
Il faut ici ne s’intéresser qu’aux roches c’est-à-dire aux associations
minérales qu’elles présentent.
Les métagabbros du Chenaillet présentent plusieurs sortes d’associa-
tions minérales (document 6) :
C1 : Feldspaths plagioclases et Pyroxène
C2 : Feldspaths plagioclases, Pyroxène, Hornblende,
C3 : Feldspaths plagioclases, Actinote, Chlorite

Ces associations sont apparues successivement lors de l’éloignement


du gabbro de l’axe de la dorsale, lieu de sa formation (C1) suite au
refroidissement et à l’hydratation de la croûte océanique (document 7)
par hydrothermalisme (C2 puis C3). En effet, ces associations minérales
indiquent que les températures et les pressions auxquelles ont été
soumises les métagabbros qui les renferment, varient entre 1000°C
et 200°C pour la température, pour une pression faible quasiment
constante, de l’ordre de 0,25GPa (document 8).

Les roches du Chenaillet ne présentent pas de minéraux indicateurs


d’une pression plus importante tels que la glaucophane, le grenat
et la jadéite qui permettrait de dire qu’elles ont participé à une sub-
duction.

Elles ne présentent pas de traces d’exhumation, c’est-à-dire de traces


d’une remontée en surface d’écailles au cours de la collision. En effet,
le document 23 montre qu’au cours de l’exhumation, les associations
minérales des métagabbros du Queyras et du Mont Viso, stables aux
conditions de température et de pression correspondant à la profon-
deur atteinte au cours de la subduction océanique sont déstabilisées,
de nouveaux minéraux apparaissent indiquant un retour vers la surface.
De même, le document 24, permet de dire que le même phénomène
se produit pour des roches enfouies au cours d’une subduction conti-
nentale : des roches continentales renferment de la coésite, entourée
d’une auréole de quartz. Ces roches ont d’abord été enfouies au cours
d’une subduction continentale, d’où la formation de coésite (méta-
morphisme Ultra Haute Pression) par transformation du quartz, puis
une exhumation, synonyme d’une diminution de pression, a induit une
recristallisation du quartz à partir de la coésite.

Les roches du Chenaillet, dont les associations minérales montrent un


métamorphisme hydrothermal, ne présentant ni minéraux indicateurs
de subduction ni traces d’exhumation au cours de la collision, n’ont
donc pas été affectées par la subduction ni par la collision.

68 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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 les différents indices qui ont contribué à l’élaboration des étapes
du modèle de la formation des Alpes.
Les étapes du modèle de la forma-
Les indices qui ont contribué à élaborer ce modèle
tion des Alpes
Étape 1 : Ouverture et expansion de Indices d’ouverture
l’océan alpin (-250 à –80 MA).  d’anciennes marges continentales passives (document 11)
qui caractérisent la phase d’ouverture continentale (blocs
basculés limités par des failles normales indicatrices d’ex-
tension)
Indices de l’expansion océanique
 des ophiolites (fragments d’anciennes lithosphères océa-
niques) et de sédiments marins à Radiolaires par exemple
(document 10)
 des ophiolites telles que celles du Chenaillet (activité 1) qui
renferment des métagabbros, dont les associations miné-
rales sont le reflet des conditions (hydratation, température,
pression) régnant au cours de l’expansion océanique.
Étape 4 : La subduction SO2 fonc- Indices de subduction océanique
tionne. La lithosphère océanique
 Les métagabbros du Queyras à glaucophane (document 14) et
en subduction subit un méta-
du Viso (document 15) à grenat et jadéite, présentent des asso-
morphisme HP-BT. Du plancher
ciations minérales indicatrices d’un métamorphisme HP-BT
océanique (futures ophiolites du
caractéristiques des zones de subduction (document16).
Chenaillet) chevauche la marge
 Les schistes lustrés du Queyras sont des indicateurs d’un
européenne. Le prisme d’accrétion
prisme d’accrétion ayant existé au niveau de la fosse de sub-
serait à l’origine des schistes lustrés
duction.
du Queyras.
Indice montrant que toute la lithosphère océanique n’a pas
subducté
Les ophiolites du Chenaillet (activité 1) présentent des asso-
ciations minéralogiques caractéristiques uniquement d’un
métamorphisme hydrothermal (documents 7 et 8) du type de
celui qui affecte la lithosphère du plancher océanique.
Étape 5 : Des fragments de la lithos- Indices d’exhumation de fragments de lithosphère océanique
phère océanique subduite sont Les ophiolites du Queyras et du Mont Viso présentent des
rapidement exhumés (ophiolites du modifications de leurs associations minérales montrant
Queyras et du Mont Viso). Une par- qu’elles ont subi une diminution de pression au cours d’une
tie de la marge continentale euro- remontée rapide (document 23).
péenne entraînée par la lithosphère Indices de subduction continentale
océanique entre en subduction Les roches métamorphiques continentales du Massif de Dora
continentale (SC) : la collision des Maira (document 19) contiennent de la coésite, minéral indi-
deux marges débute et entraîne un cateur de Ultra Haute Pression, résultant de la transformation
raccourcissement et un épaississe- du quartz.
ment de celles-ci. Un détachement
Indice d’exhumation d’écailles de croûte continentale
de la lithosphère océanique serait
à l’origine d’une remontée de la La coésite de Dora Maira (document 24) montre une déstabi-
croûte continentale subduite. lisation, indicatrice d’une diminution de pression, à l’origine
d’une recristallisation de quartz.

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 69

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Activité 7 Préciser les modifications subies par la lithosphère océanique depuis sa
création à la dorsale jusqu’à sa subduction
 Le document 29 présente l’épaississement de la lithosphère océanique
au cours de son éloignement de l’axe de la dorsale.
 Calcul de l’âge et de l’épaisseur d’une lithosphère océanique située
à 1000 km de l’axe de la dorsale.
À 1000 km de l’axe de la dorsale, l’âge de la lithosphère océanique
est de : 1000.105 : 8 = 125.105 ans soit 12,5 Ma.
HL0 = 9, 2 12, 5 = 32, 5 km
 Calculde la masse d’une colonne de 1m2 de surface de cette même
lithosphère océanique.
M = ␳C.hC + ␳ML.(HLO-hC)
M= 2,85.103. 5 + 3,3.103 (32,5-5) = 103650 kg soit 103,65. 103
tonnes
 Comparaison avec celle d’une colonne d’asthénosphère sous-
jacente de même épaisseur et de même surface.
M = ␳A.HA
M= 3,25.103. 32,5
M = 105625 kg soit 105,625. 103 tonnes.
À ce stade la masse d’une colonne d’asthénosphère est supérieure à la
masse d’une même colonne de lithosphère. La lithosphère «flotte» sur
l’asthénosphère.
 Il s’agit de mettre en relation les évolutions du flux thermique, de la pro-
fondeur de la surface de la lithosphère océanique et de son épaisseur.
Le document 28 montre qu’au niveau de l’axe de la dorsale, le flux
thermique est important, ce qui correspond, à une profondeur du plan-
cher océanique d’environ 2 km, et une lithosphère très peu épaisse
(document 29).
Puis, lorsque la lithosphère océanique s’éloigne de la dorsale :
 le flux thermique diminue,
 la profondeur de sa surface augmente, jusqu’à 6 km environ au
niveau des plaines abyssales,
 elle s’épaissit (documents 29 et 30) par le bas ; l’épaisseur de la croûte
ne varie pas alors que celle du manteau lithosphérique augmente.
La profondeur de l’isotherme 1300°C (document 29) marquant la limite
lithosphère-asthénosphère augmente
Les dorsales sont des chaînes de montagnes sous marines où la lithos-
phère océanique est bombée, chaude et peu épaisse, en s’éloignant de
la dorsale elle se refroidit (hydrothermalisme) lentement. Son épaisseur
et sa densité augmentent, la lithosphère océanique s’enfonce alors
progressivement dans l’asthénosphère : il y a subsidence thermique.

70 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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 Variations en fonction de l’âge de la masse d’une colonne de lithos-
phère océanique et de celle d’une colonne d‘asthénosphère de même
épaisseur.
300 Variation en fonction
Âge en 103 de l’âge d’une colonne
250 de lithosphère océanique
Masse (en 103 tonnes)
200 Variation en fonction de l’âge
d’une colonne de asthénosphère
150 de même épaisseur

100

50

0
0 2000 4000 6000 8000
Age (en 106 ans)

Les variations sont minimes.


À partir de 30 millions d’années la lithosphère océanique devient plus
dense (document 30) que l’asthénosphère ; elle devrait couler.

 Variations en fonction de l’âge de la masse d’une colonne de lithos-


phère océanique et de celle d’une colonne d‘asthénosphère de même
épaisseur.
300
Âge en 103 3
250
Masse (en 103 tonnes)

200

2
150

100 1

50

0
0 2000 4000 6000 8000
Age (en 106 ans)

Croûte Manteau Asthénosphère


océanique lithosphérique

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 71

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Les deux graphes sont quasiment superposés sur ce document, car la
variation est minime à cette échelle.
1 : La masse d’une colonne de lithosphère océanique est inférieure à celle
d’une même colonne d’asthénosphère.
2 : La masse d’une colonne de lithosphère océanique est égale à celle
d’une même colonne d’asthénosphère.
3 : La masse d’une colonne de lithosphère océanique est supérieure à
celle d’une même colonne d’asthénosphère.

 L’âge des fonds océaniques est fourni par le logiciel Tectoglob.

Remarque Les fonds océaniques ont un âge très supérieur à 30


Ma puisque, les plus anciens fonds océaniques ont
L’âge de la lithosphère océa- un âge d’environ 180 Ma.
nique n’excède pas 200 Ma.
La lithosphère lorsque sa densité est devenue supé-
rieure à celle de l’asthénosphère continue à « flot-
ter ». En effet, l’asthénosphère exerce une résistance mécanique à
l’enfoncement (document 31). Cette instabilité va perdurer plusieurs
dizaines de millions d’années.

Activité 8 Montrer qu’au niveau d’une subduction, les transformations


minéralogiques s’accompagnent d’une modification de la densité
des roches qui entretient la descente de la lithosphère océanique.
 Il s’agit de montrer que les transformations de la croûte océanique
entretiennent la descente de la lithosphère océanique.
Une expérience simple permet de mettre en évidence qu’un gabbro,
qui n’a pas participé à une subduction, a une densité inférieure à
celle d’une éclogite, c’est-à-dire, d’un métagabbro transformé, suite
au métamorphisme Haute Pression-Basse Température qu’il a subi au
cours de la subduction.
Document 32 Calcul de la masse volumique de chaque échantillon
Gabbro
Echantillon 1 2 3 4 5 6
Masse (g) 22,6 34,8 25,8 17,1 17,7 25
Volume (mL) 7,5 11,5 8,5 5,5 6 8,5
Masse volu-
3,013333 3,026087 3,035294 3,109091 2,95 2,941176
mique (g.cm-3)

Eclogite
Echantillon 1 2 3 4 5
Masse (g) 65,3 18,9 35,5 31,6 7,6
Masse volumique
3,957576 3,78 3,736842 3,717647 3,8
(g.cm-3)

72 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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Ces échantillons de gabbros et d’éclogites sont des roches de la croûte
océanique. La densité de cette dernière augmente, par conséquent, au
cours de la subduction.
Remarque

La densité d’un objet est le rapport de sa masse volumique sur la masse


volumique de l’eau. Or, la masse volumique de l’eau est égale à 1 g.cm-3, la
densité se déduit donc directement de la masse volumique de l’échantillon.

Le document 33 permet de calculer l’augmentation relative de masse


volumique moyenne de la lithosphère océanique lors de la subduction.

Lithosphère océanique Lithosphère océanique


Lithosphère océanique
en cours de subduction en cours de subduction
avant la subduction
Profondeur 1 Profondeur 2

Masse volumique
3,3 3,304 3,3075
moyenne

La masse volumique moyenne de la lithosphère océanique augmente


au cours de la subduction. Cette augmentation est liée à l’augmentation
de densité de la croûte océanique dont les roches se transforment en
métagabbros du faciès Schistes Bleus et en métagabbros du faciès
Eclogites, ce qui est à l’origine d’une augmentation de leur densité du
fait des transformations minérales résultant du métamorphisme Haute
Pression-Basse Température.
Les transformations minéralogiques entretiennent donc la subduction.
 L’évolution de la lithosphère océanique à l’origine de sa subduction
dans l’asthénosphère et de l’entretien de celle-ci.
Zone de divergence Zone de convergence
Dorsale Zone de subduction
Augmentation de l'âge
Augmentation de la profondeur du plancher océanique Volcans
Fosse croûte 0
croûte continentale
G
Profondeur (km)

océanique SV SV
SB 50
manteau a
lithosphérique b E manteau
asthénosphère 100
Refroidissement
Métamorphisme HP-BT des roches
Épaississement de la lithosphère océanique
Augmentation de l'épaisseur du Transformation minéralogique
manteau lithosphérique (a, b) SV ➝ SB ➝ E
G Gabbro

Augmentation de la densité Doc 32, Métagabbro


Doc 29, Augmentation de la densité
33
SV (faciès schiste vert)
30 La lithosphère océanique devient
plus dense que l'asthénosphère dSV < dSB < dE Métagabbro
SB (faciès schiste bleu)
SUBDUCTION
quand l'équilibre est rompu  ENTRETIEN de la subduction et
MOTEUR du déplacement des plaques E
Métagabbro
(faciès éclogite)

Il est fait référence sur le schéma aux documents de l’activité 8.

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 73

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C orrection des activités
du chapitre 3
A. Pour débuter

Il s’agit de montrer que les régions présentées dans les documents 2 et


3 sont des zones de subduction sièges d’une activité magmatique.

Document 32 Une subduction Océan-Continent : convergence des plaques Nazca et


d’Amérique du Sud au niveau du Pérou et du Chili.
Les données GPS montrent que des points situés sur la plaque Nazca
se déplacent vers l’Est à une vitesse comprise entre 61 et 77 mm par an
alors que des points situés sur la plaque Amérique du Sud se déplacent
vers l’Ouest à une vitesse comprise entre 1 et 1,9 mm par an.

Le mouvement relatif de ces deux plaques traduit bien une conver-


gence et la frontière de ces deux plaques est donc une frontière
de convergence.
La limite entre ces deux plaques est marquée par :
 l’existence d’une fosse ;

 une activité sismique avec des foyers séismiques d’autant plus pro-
fonds que l’on s’éloigne de la fosse vers l’Est.
Profondeurs des foyers des séismes en fonction de la distance à
la fosse et localisation du volcanisme.
Profondeurs Volcans
Distance à la Fosse
des foyers des
fosse (km) Distance de la fosse (km)
séismes (km) 0
100 200 400 600 800 1000
0 0
–100
-100 100 Plaque chevauchante
Amérique du Sud
Profonfeur des foyers (km)

-150 200 –200

-200 300
–300
-250 400
–400 Plan de Wadati-Benioff
-300 500
Plaque Nazca
-550 650 en subduction
–500

-600 800
–600

74 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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 l’existence d’un volcanisme au niveau de la cordillère, longeant la fron-
tière de convergence, c’est-à-dire parallèle à la fosse.
Tous ces indices constituent des marqueurs d’une zone de subduction et
la disposition des foyers sismiques laisse à penser que c’est la plaque
Nazca qui plonge sous la plaque Amérique du Sud.

Conclusion
Les différents marqueurs permettent de conclure que la côte Ouest de
l’Amérique du Sud représentée est une zone de subduction siège d’une
activité magmatique.
Marqueurs morphologiques Marqueurs Marqueurs
+ (voir Google Earth) magmatiques sismiques

Fosse océanique Chaîne de Volcans ali- Foyers des séismes jusqu’à


(-8000m) (montagnes gnés paral- 600 km de profondeur. Les
(+7000m) : lèlement à la courbes reliant les séismes
axe des plis fosse. de même profondeur per-
parallèles à la mettent de visualiser le
fosse. plan de Wadati-Benioff.
15
10

200

Plaque Amérique
0

250
0
Fo

du Sud
300
350
600
ss

Lignes reliant les


ed
600
300
250

foyers des séismes


u

1.7

de même profondeur
ro
u

(km)
1.0
Plaque Nazca A B
Fosse océanique
77
ili

Vecteur vitesse 77
Fosse du Ch

77
d'après des mesures
GPS (mm/an) 1.9

Volcans 61
100 km

Plaque plongeante Vecteurs GPS de déplace-


ment de la plaque Nazca
et de la plaque Amérique
du Sud : les plaques sont
en convergence.

Document 3 Une subduction Océan-Océan, le long de l’arc insulaire des îles Tonga :
convergence de la plaque Pacifique et de la plaque indo-autralienne.
Les données recueillies par Google Earth ne figurent pas dans ce corrigé.

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 75

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Les données morphologiques et volcaniques

Les points blancs correspondent aux volcans.


Les données GPS montrent que des points situés sur la plaque pacifique
se déplacent vers le Nord Ouest à une vitesse d’environ 10 cm par an
alors que des points situés sur la plaque indo-autralienne se déplacent
vers le Nord Est à une vitesse comprise entre 50 et 70 mm par an.
Le mouvement relatif de ces deux plaques traduit bien une convergence
et la frontière de ces deux plaques est donc une frontière de convergence.

La profondeur des foyers sismiques augmente d’Est en Ouest.

Conclusion

La limite entre ces deux plaques est marquée par :


 l’existence d’une fosse ;
 une activité sismique avec des foyers séismiques d’autant plus pro-
fonds que l’on s’éloigne de la fosse vers l’Ouest ;
 l’existence d’un volcanisme au niveau d’un arc insulaire parallèle à la
fosse.

76 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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Tous ces indices constituent des marqueurs d’une zone de subduction et
la disposition des foyers sismiques laisse à penser que c’est la plaque
Pacifique qui plonge sous la plaque Indo-autralienne.
Les différents marqueurs figurés sur la coupe permettent de conclure que la région
des îles Tonga est une zone de subduction siège d’une activité magmatique.
Volcan Fosse

Plaque australienne 180 km

Plaque 100 km
chevauchante

Subduction de la
plaque pacifique
Profondeur (km)

Plan de Wadati Benioff

700

Les deux zones de subduction étudiées montrent, outre une topographie parti-
culière et une activité sismique, marqueurs de la subduction, une activité mag-
matique localisée au niveau de la plaque chevauchante parallèlement à la fosse.

B. Cours

Activité 8 Montrer qu’il existe dans une zone de subduction une signature
thermique du magmatisme
 Il s’agit de montrer que dans une zone de subduction, il existe une
double anomalie thermique, signature de la subduction de la lithos-
phère océanique et du magmatisme.
Le document 6 présente la variation du flux thermique en surface dans
une zone de subduction : le flux de chaleur augmente (>160mW.m-2)
au niveau des arcs volcaniques ou de la cordillère, et diminue (< à
40mW.m-2) au niveau de la fosse.
Les documents 4,5 et 10 (chapitre 1), qui ont été réalisés par tomographie
sismique, permettent de repérer au niveau de la côte ouest de l’Amérique
du Sud, des îles Tonga et du Japon, l’existence d’une zone d’anomalies

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 77

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positives de la vitesse de propagation des ondes sismiques en profondeur.
Une anomalie positive signifie qu’il existe un matériel plus froid et plus
rigide que celui que l’on s’attendait à trouver aux profondeurs indiquées.
Cela traduit la plongée d’une lithosphère froide de plus en plus pro-
fondément, ce qui confirme l’idée d’une subduction :
 cette zone de matériel plus froid et plus rigide plonge de l’Ouest vers
l’Est au niveau de l’Amérique du Sud ce qui reflète le plongement de
la plaque Nazca sous la plaque Amérique du Sud;
 elle plonge de l’Est vers l’Ouest aux Iles Tonga ce qui correspond à
la subduction de la plaque Pacifique sous la plaque des Philippines
et au niveau du Japon où cette fois-ci la plaque Pacifique subducte
sous la plaque Eurasienne.
De même la répartition des isothermes présentée dans le document
11 (chapitre 1) révèle la présence d’une zone anormalement froide
s’enfonçant depuis l’aplomb de la fosse vers l’arc et au-delà
En outre, on note au niveau des documents 4, 5 et 10 (chapitre 1)
des anomalies négatives signifiant qu’il existe du matériel plus chaud
dans une zone située au niveau de la plaque chevauchante, au-des-
sus du toit de la lithosphère plongeante. Ces anomalies peuvent être
mises en relation avec le volcanisme observable en surface.
Ainsi, l’augmentation du flux reflète l’ascension et l’accumulation des
magmas dans la plaque chevauchante alors que la diminution de ce
dernier correspond à l’enfoncement de matériel froid au niveau de la
fosse, c’est-à-dire à la subduction de la lithosphère océanique.
 Les marqueurs des zones de subduction
anomalie Marqueurs
Flux anomalie
+ thermiques
thermique –

Zone de divergence Zone de convergence


Dorsale Zone de subduction

Marqueurs morphologiques Marqueurs magmatiques


Relief – Relief + Volcans associés à la
Fosse Chaîne de chaîne de montagnes
océanique montagnes ou à un arc volcanique
ou arc insulaire

PLAQUE croûte 0
croûte CHEVAUCHANTE continentale
océanique
Profondeur (km)

manteau 50
lithosphérique PLAQUE
PLONGEANTE
fusion manteau 100
partielle
13
asthénosphère 00
°C

mouvements de plaques Marqueurs sismiques


Répartition des foyers
magma à composition basaltique sismiques suivant le plan
foyers sismiques de Benioff-Wadati

78 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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Activité 9 Préciser les caractéristiques des magmas associés aux zones de
subduction à partir de l’étude des roches magmatiques
 Le document 7 présente une région du Pérou située en bordure de
l’océan Pacifique.
Quels sont les indices de convergence lithosphérique observables au
niveau de cette région, frontière entre la plaque Nazca et la plaque
sud-américaine ?
La frontière entre ces deux plaques est marquée par :
▶ l’existence d’une fosse océanique,
▶ la présence d’un volcanisme récent parallèle à la fosse au niveau de
la cordillère.
Ces deux indices, juxtaposition d’un relief négatif (fosse océanique) et
d’un relief positif (chaîne de montagnes) et présence de volcanisme,
sont des indicateurs de la présence d’une zone de subduction : la
plaque Nazca plonge sous la plaque sud américaine.
D’autres indices de convergence sont observables au niveau du
document 7. Des structures tectoniques, telles que des chevauche-
ments (exemple au niveau de la région du Lac Titicaca), des failles
inverses et les plis qui affectent les terrains sédimentaires traduisent
le raccourcissement et l’épaississement de la marge andine dans ce
contexte de convergence. Toutes ces structures sont grossièrement
perpendiculaires à l’axe de convergence.
 Dans les zones de convergence l’importante activité magmatique pro-
duit des roches variées, des roches volcaniques mais aussi des roches
plutoniques de type granitoïdes (document 7).
En confrontant les données des documents 8 , 9 et 12, et en prenant
en compte le fait que la diversité observée peut être liée à la compo-
sition chimique du magma ou à la vitesse de refroidissement, il est
possible d’identifier les roches A,B,C,D et E.

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 79

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80

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Roche A Roche B Roche C Roche D Roche E

Couleur générale Couleur de nuance inter-


Gris foncé Couleur claire : Gris pâle Gris foncé Couleur claire : Gris pâle
de la roche médiaire entre C et D
Structure Microlitique Microlitique Grenue Grenue Grenue

Roche magma-
tique volcanique Roche magmatique vol- Roche magmatique vol- Roche magmatique plu- Roche magmatique plu- Roche magmatique plu-
/Roche magma- canique canique tonique tonique tonique
tique plutonique

Lieu de mise en
place (profondeur En surface En surface En profondeur En profondeur En profondeur
de cristallisation)

Vitesse

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02


de refroidisse- Rapide Rapide Lente Lente Lente
ment

Feldspaths plagioclases,
Feldspaths plagioclases Feldspaths plagioclases
Feldspaths plagioclases, Feldspaths plagioclases, feldspaths potassiques,
Minéraux de feldspaths potas- de feldspaths potas-
amphibole et biotite amphibole et biotite quartz amphibole et
siques, quartz et biotite siques, quartz et biotite
biotite
Chimie du magma inter-
Moins riche en silice (55 Moins riche en silice (55 médiaire entre C et D :
à 60 %), plus riche en Riche en silice ( + à 60 %), plus riche en Riche en silice (+ de Silice (entre 60 et 70%)
Chimie du magma ferromagnésiens de70%), Na et K, ferroma- ferromagnésiens 70%), Na et K, ferroma-
gnésiens peu importants gnésiens peu importants Magma présentant une
Magma riche en eau Magma riche en eau certaine richesse en ferro-
magnésiens et en eau
Identification
Andésite Rhyolite Diorite Granite Granodiorite
de la roche
Les différences existant entre ces roches proviennent :
 de la vitesse de refroidissement liée à la profondeur de mise en place,

 de la chimie des magmas dont elles sont issues.

Les roches A et C proviennent de la cristallisation d’un magma de


même chimie mais dont le temps de refroidissement a été différent. On
peut effectuer la même remarque pour les roches B et D. Par contre, la
roche E provient de la cristallisation en profondeur d’un magma dont la
composition est intermédiaire.
 Comparaison d’une roche magmatique des dorsales et d’une roche
magmatique des zones de subduction.
Composition miné-
ralogique : minéraux
Roche magma- Caractéristiques
caractéristiques
tique à structure des magmas
(Documents 9, 10 et 12)
microlitique (Documents 11et 12)
Minéraux hydratés en
vert

Magma
Dorsales Basaltes  Fluide Pyroxène, Feldspaths
océaniques Roches sombres  Moins siliceux plagioclases
 pas hydraté

Les magmas ou
laves qui atteignent
la surface sont peu
fluides, riches en
Andésites gaz : les éruptions Feldspaths plagioclases,
Zones un peu de Quartz,
Roches plus sont violentes (libé-
de
ration brutale de gaz
subduction claires que les Amphibole (horn-
basaltes emprisonnés dans blende), Biotite
le magma)
 visqueux
 +siliceux
 +hydraté

Les roches magmatiques des dorsales et des zones de subduction


présentent une certaine proportion de minéraux ferromagnésiens, ce
qui indique l’origine mantellique des magmas dont elles sont issues
(document 12). La présence de minéraux hydroxylés dans les roches
magmatiques, telles que l’andésite, indique la richesse en eau des
magmas des zones de subduction.

Activité 3 Établir un lien entre profondeur de la plaque plongeante et répar-


tition des édifices volcaniques actifs
 En comparant plusieurs zones de subduction on peut déterminer la

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 81

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profondeur à laquelle pourrait se déclencher la fusion partielle à l’ori-
gine du magmatisme.
Dans le document 13, un lien est établi entre les volcans en surface et
le plan de Wadati-Benioff, c’est-à-dire le plan de subduction, en traçant
un trait à la verticale des volcans et en mesurant la distance entre la
fosse et les volcans.

Le fait de travailler sur plusieurs zones de subduction permet de géné-


raliser la notion dégagée.

On constate que, plus le plan de subduction présente un pendage


important, moins la distance entre la fosse et les volcans est grande.
En effet, quelque soit la zone de subduction considérée, les volcans
sont situés à l’aplomb du plan de Wadati-Benioff, lorsqu’il atteint une
profondeur d’environ 100 à 150 km.

 Les constats effectués précédemment permettent de formuler les hypo-


thèses suivantes.
Les roches situées à cette profondeur susceptibles de subir une fusion
partielle à l’origine des magmas sont :
 les roches constituant le manteau au-dessus de la plaque plon-
geante (hypothèse 1),
 les roches de la croûte océanique (hypothèse 2),

 les roches constituant le manteau au-dessus de la plaque plon-


geante et les roches de la croûte océanique (hypothèse 3).

L’étude des roches magmatiques des zones de subduction lors de l’acti-


vité 2 a montré que ces roches contiennent une proportion de minéraux
ferromagnésiens (biotite, amphibole) qui indique l’origine mantellique
des magmas dont elles sont issues (document 12). On peut par consé-
quent retenir l’hypothèse 1 : le magma provient de la fusion partielle des
péridotites du manteau au-dessus de la plaque plongeante.

Activité 4 Préciser les conditions de genèse des magmas dans les zones de
subduction
 Il s’agit de montrer que, dans une zone de subduction, la présence
d’eau est nécessaire pour qu’il y ait fusion partielle des péridotites du
manteau au-dessus de la plaque plongeante.
Le document 14 présente les résultats de fusions expérimentales de
péridotites dans des conditions de température, de pression et d’hy-
dratation différentes.
D’après le document 14a, on constate que le géotherme des zones de
subduction (variation de la température de la péridotite en fonction de
la profondeur) ne dépasse jamais la température de fusion commen-

82 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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çante (solidus) de péridotites sèches. Il ne peut donc pas y avoir de
fusion partielle de la péridotite à l’aplomb des zones de subduction
donc pas de formation de magmas pour une péridotite sèche car la
température n’est pas suffisante.
D’après le document 14b, on constate que si la péridotite est hydratée,
elle commence à fondre à une température moins élevée (son solidus
est déplacé vers des températures plus basses). Dans ces conditions, le
géotherme des zones de subduction dépasse les conditions de fusion
commençante : l’eau abaisse la température de fusion partielle des
péridotites. Ainsi entre 100 et 150 km (activité 3) de profondeur, une
température de 1000°C suffit pour provoquer cette fusion partielle qui
permet la formation de magmas et explique le magmatisme des zones
de subduction.

Remarque

L’andésite, la rhyolithe (document 11) contiennent de l’eau dans leurs


compositions chimiques. Ce fait permet de valider le modèle expérimental
du document 14b de la fusion partielle d’une péridotite hydratée, et par la
même, d’expliquer la présence d’eau dans les magmas des zones de sub-
duction, d’où la formation de minéraux tels que les amphiboles et les micas
qui sont des minéraux hydratés (document 10).

 Au cours de la subduction les roches de la croûte océanique subissent


un métamorphisme Haute Pression-Basse Température.
Les métagabbros du faciès Schistes Verts se transforment en métagab-
bros du faciès Schistes Bleus puis en métagabbros du faciès Eclogites.
On peut émettre l’hypothèse que certaines des transformations miné-
ralogiques libèrent de l’eau, à l’origine de l’hydratation des péridotites
situées au dessus de la lithosphère plongeante.

 Les conditions de pression et de température auxquelles sont sou-


mises les péridotites mantelliques ne sont pas les mêmes suivant les
contextes géodynamiques. Le taux de fusion partielle ne doit pas être
identique au niveau d’une dorsale et au niveau d’une zone de subduc-
tion, ce qui entraîne la formation de magmas de composition différente.
De plus les péridotites ne sont pas hydratées dans un cas et le sont
dans l’autre, la présence d’eau dans le magma résultant de la fusion
partielle des péridotites des zones de subduction permet la formation
des minéraux hydratés constituant les roches magmatiques présentes
dans ces zones.

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 83

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 L’activité magmatique associée à la subduction sous une marge
continentale active.
anomalie
Flux anomalie +
thermique – Marqueurs
Zone de divergence thermiques
Dorsale
Marqueurs magmatiques
Roches plutoniques Roches volcaniques
Structure grenue Structure microlitique
GRANITOïDES ANDÉSITES...

continentale
croûte
Fosse
croûte 0
océanique G SV SV

Profondeur (km)
manteau SB magma
50
lithosphérique magma à composition
composition E andésitique
basaltique fusion partielle des 100

manteau
fusion partielle des péridotites hydratées du
13 manteau de la plaque
péridotites non hydratées 00
°C
chevauchante
mouvements de plaques
Répartition des foyers
foyers sismiques sismiques suivant le plan
métagabbro de Benioff-Wadati
G gabbro SB (faciès schiste bleu)
métagabbro métagabbro
SV (faciès schiste vert) E (faciès éclogite)

Activité 5 Relier le métamorphisme de la plaque plongeante au magma-


tisme observé au niveau de la plaque chevauchante
Le métamorphisme de la plaque plongeante à l’origine de l’hydratation
des péridotites du manteau.

Zone de divergence Zone de convergence


Dorsale Zone de subduction
Volcans
Fosse
H 2O PLAQUE croûte 0
croûte océanique continentale
G MG CHEVAUCHANTE
Profondeur (km)

manteau SV SV
lithosphérique SB H2O 50
PLAQUE
E manteau
asthénosphère PLONGEANTE lithosphérique
fusion 100
partielle
Métagabbro Métagabbro Métagabbro
Gabbro Métagabbro (Faciès (Faciès (Faciès
Schiste vert) Schiste bleu) éclogite)
H2O H2O
Feldspath Feldspath Feldspath Feldspath Jadéite
plagioclases plagioclases plagioclases plagioclases Grenat
Pyroxène Pyroxène Amphibole H O Amphibole H O
Amphibole (actinote) 2 (glaucophane) 2
(hornblende) Chlorite

Conditions de Métamorphisme de la dorsale Métamorphisme dans une zone


métamorphisme à la zone de subduction de subduction BT-HP
- hydratation - déshydratation
- diminution de la température - augmentation de la température

84 Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02

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Bilan

Couplage entre le métamorphisme de la lithosphère océanique et le mag-


matisme créateur de croûte continentale dans une zone de subduction.

Zone de divergence Zone de convergence


Dorsale Zone de subduction
Volcans
croûte Fosse
croûte 0
océanique continentale
G MG

Profondeur (km)
manteau SV SV PLAQUE
lithosphérique SB H2O CHEVAUCHANTE 50
PLAQUE
E manteau
asthénosphère PLONGEANTE
fusion 100
partielle
Métagabbro Métagabbro Métagabbro
Gabbro Métagabbro (Faciès (Faciès (Faciès
Schiste vert) Schiste bleu) éclogite)
H2O H2 O
Feldspath Feldspath Feldspath Feldspath Jadéite
plagioclases plagioclases plagioclases plagioclases Grenat
Pyroxène Pyroxène Amphibole H O Amphibole H O
Amphibole (actinote) 2 (glaucophane) 2
(hornblende) Chlorite

Conditions de Métamorphisme de la dorsale Métamorphisme dans une zone


métamorphisme à la zone de subduction de subduction BT-HP
- hydratation - déshydratation
- diminution de la température - augmentation de la température

Remarque

Le manteau hydraté est entraîné par la subduction de la plaque plongeante,


il ne présente une fusion partielle que dans certaines conditions de pres-
sion correspondant à 100-150 km de profondeur.

Corrigés des activités – Séquence 2 – SN02 85

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C orrection des exercices
Exercice 1 Questions à choix multiples (QCM)
 Réponse correcte : b.
 Réponses correctes : a et c
 Réponse correcte : c
 Réponse correcte : c
 Réponse correcte : c

Exercice 2 La fusion partielle des péridotites dans les zones de subduction


Réponses correctes : b et e.
a) Faux. Le géotherme de cette zone ne permet pas la fusion des pérido-
tites sèches.
c) Faux .La péridotite qui fond est celle du manteau situé au-dessus de la
plaque plongeante.
d Faux. car e correcte
f) Faux. Une fusion totale des péridotites donnerait un magma qui en cristallisant
redonnerait des péridotites, or il se forme un magma à composition andésitique.

Exercice 3 Le magmatisme des zones de subduction


Tectoglob permet d’effectuer les observations suivantes :
Les volcans de Sumatra constituent un arc volcanique parallèle à la fosse océa-
nique indicateur de la zone où la plaque Australo-indienne plonge. Ils sont
donc localisés sur la plaque chevauchante, c’est-à-dire, la plaque Eurasienne.
a) Faux

86 Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02

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Si l’on effectue une coupe dans cette zone de subduction, on constate
que Les volcans situés sur l’île de Sumatra sont localisés à l’aplomb des
foyers sismiques situés entre 100 et 150 km.
b) Réponse correcte et f réponse fausse.
c) Réponse fausse car la lithosphère océanique n’est pas ductile mais cas-
sante puisque des séismes sont observables au moins jusqu’à 600 km
de profondeur.
d) Réponse fausse car c’est la plaque australo-indienne qui passe en
subduction sous la plaque Eurasienne.
e) Réponse fausse, le volcanisme de Sumatra est un volcanisme caracté-
ristique des zones de subduction, explosif avec des coulées visqueuses
de nature andésitique.
Fosse 245 km Arc volcanique
Plaque Eurasienne
Plaque Australo-Indienne
Plaque
chevauchante

150 km
Plan de Wadati Benioff

Profondeur (km)
Subduction de la plaque
Australo-Indienne

600

Sumatra est une zone frontière entre la plaque Eurasienne et la plaque


Australo-indienne. Cette dernière est une plaque rapide qui se déplace
vers le Nord est environ 7 cm.an-1 alors que la plaque eurasienne dans
cette région se déplace vers le Sud Est à raison d’environ 3 cm.an-1 : le
mouvement relatif de ces deux plaques est un mouvement de convergence.

g) Réponse correcte

Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02 87

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Exercice 4 Le trajet P-T temps d’une roche
a) réponse fausse. Une température de 350 °C et une pression de 0,5GPa
ne permettent pas la formation de glaucophane, ces conditions corres-
pondent au domaine de stabilité C. Le champ de stabilité de la glauco-
phane comprend les domaines D, E et F. dans le document 3, le trajet
indiqué passe par le domaine D.

b) réponse fausse car c = réponse correcte. La glaucophane est un minéral


indicateur d’une augmentation de pression subie par la lithosphère océa-
nique, et par voie de conséquence par un gabbro de la croûte océanique,
au cours de la subduction sans augmentation de température.

d) et e) : réponses correctes. Une température de 350 °C et une pression


de 0,5GPa permettent la formation de chlorite, ces conditions correspon-
dent à son domaine de stabilité C. Le document 3 montre que la croûte
océanique qui va plonger est constituée de métagabbros contenant de la
chlorite (faciès Schistes Verts) et qu’un métagabbro subduit peut remon-
ter et se retrouver dans les conditions de température et de pression qui
permettent à nouveau la formation de chlorite.

f) réponse correcte car le document 2 montre que la chlorite entoure la


glaucophane, minéral indicateur de subduction, elle s’est donc formée
postérieurement à ce minéral lors de la remontée du fragment de lithos-
phère océanique.

g) réponse fausse. Le document 2 indique que la chlorite présente s’est


formée postérieurement à la glaucophane. La seule observation de cet
échantillon ne permet donc pas d’affirmer qu’elle l’indice que la lithos-
phère océanique s’est trouvée dans le domaine de stabilité C avant la
subduction.

Exercice 5 Les témoins des étapes de l’histoire d’une chaîne de montagnes

Pour montrer que la chaîne himalayenne résulte de la fermeture d’un


domaine océanique liée à la convergence des deux plaques lithosphériques
indienne et eurasiatique, il faut rechercher dans les données fournies :

 les indices restant de ce domaine océanique,


 les indices du mécanisme par lequel de la lithosphère océanique dis-
paraît c’est-à-dire les indices d’une subduction.
 les indices d’une convergence à l’origine d’une collision.

 Les traces d’un domaine océanique dans les terrains constituant la


chaîne himalayenne.
Les terrains constituant la chaîne himalayenne (documents 4 et 5)
contiennent des ophiolites (suture de Tsango, s’étendant d’est
en ouest et que l’on peut aussi observer au niveau de la coupe),

88 Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02

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ensemble de métabasaltes, métagabbros (document 6a) et métapé-
ridotites qui sont de même composition que le plancher océanique
et dont on pense qu’ils sont des lambeaux. Ces ophiolites prouvent
la présence ancienne d’une lithosphère océanique au niveau de l’Hi-
malaya, et donc la présence ancienne d’un domaine océanique avant
la chaîne de montagne. Elles témoignent d’un domaine océanique
disparu.
Ces terrains comportent aussi des sédiments marins : ils témoignent
également de l’histoire océanique de la chaîne : au fur et à mesure
de la formation de la lithosphère océanique, ces sédiments marins se
sont déposés.

 Les traces de la fermeture du domaine océanique par subduction

 Le document 4 montre : des sédiments de prisme d’accrétion présents


d’Est en Ouest.
Or, La disparition du plancher océanique se produit par subduction,
c’est-à-dire plongement de la lithosphère océanique sous une autre
lithosphère, le plus souvent continentale. Les sédiments marins pré-
sents sur le plancher océanique ont tendance à s’accumuler dans la
fosse et forment une masse de sédiments très déformés appelée prisme
d’accrétion.
 Dansl’Himalaya, on retrouve des granites de subduction (docu-
ments 4 et 5).
Lorsque la plaque plongeante atteint une certaine profondeur, une
fusion partielle se produit et le magma en résultant est à l’origine d’un
plutonisme (granites et granodiorites) et d’un volcanisme (rhyolites et
andésites).
La disposition dans l’espace des sédiments marins, du prisme et des
ophiolites, et des granites de subduction suggère une subduction où
la plaque plongeait vers le nord.
 Ledocument 6a indique que certains métagabbros présents dans
les ophiolites himalayennes contiennent à la fois de la glaucophane
et de la jadéite, minéraux qu’on ne trouve pas dans un gabbro océa-
nique au moment de sa formation à la dorsale.
En profondeur se produisent lors de la subduction des transforma-
tions minérales à cause des nouvelles conditions de pression et de
température auxquelles sont portées les roches. Dans une zone de
subduction, c’est surtout la pression qui est élevée, car la lithosphère
qui s’enfonce se réchauffe lentement. Les ophiolites himalayennes
qui contiennent à la fois de la glaucophane et de la jadéite, sont pas-
sées dans le domaine C du document 6b, présentant les domaines
de stabilité de quelques associations minérales, c’est-à-dire dans un
domaine où la pression est très élevée, et la température peu élevée
(par rapport aux autres domaines du graphique) : profondeur comprise
entre 25 et 50 km, températures de 150 à 400°C.

Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02 89

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 Les traces de la collision

La fermeture de l’océan entraîne l’affrontement de deux lithosphères


continentales. Quels sont les indices révélant cet affrontement ?
Le document 5 indique la présence d’une croûte anormalement épaisse
(elle atteint 70 km).
Une coupe située vers le km 400 montre une couverture sédimentaire,
déformée, plissée reposant sur un socle métamorphisé, reposant lui-
même sur un socle non déformé : les deux socles sont séparés par une
surface, un contact anormal appelé chevauchement.
Cela signifie qu’il y a superposition de deux croûtes continentales, ce qui
explique l’épaisseur de 70 km.
Au cours de l’affrontement des deux lithosphères, la lithosphère indienne
s’est cassée et une partie a été charriée sur l’autre partie.
La formation et la superposition de ces écailles de croûte continentale sont
à l’origine du relief très marqué de la région.
Lorsqu’à la suite d’une disparition du plancher océanique, les continents
viennent en contact, il n’y a plus de différence de densité qui permette
à une des plaques de s’enfoncer sous l’autre. Les deux continents se
déforment alors. Il se produit des plis et des failles très inclinées appe-
lées chevauchements. Le sens des chevauchements est influencé par
l’orientation de la subduction : les plans de chevauchement ont le même
sens d’inclinaison que le plan de subduction.
Par ailleurs, Sur les documents 4 et 5, on retrouve des ophiolites dont
certaines sont à glaucophane et jadéite et sont passées par une pro-
fondeur de plus de 25 km (document 6b). Leur présence en surface
atteste d’intenses déformations.
Les chevauchements de la carte et de la coupe sont orientés comme le
plan de la subduction qui a entraîné la disparition du domaine océa-
nique. En outre, la lithosphère continentale indienne présente égale-
ment cette inclinaison, comme si la lithosphère continentale suivait le
mouvement de la lithosphère océanique lors de la subduction.

Bilan

La migration de la plaque indienne vers le nord a fait disparaître un


domaine océanique. Des traces de ce domaine (documents 4 et 5 :
sédiments marins, ophiolites), des déformations (document 4 :
prisme d’accrétion) et transformations minérales (document 6 : méta-
gabbro à glaucophane et jadéite) qui ont accompagné sa disparition
permettent actuellement de détecter cet océan disparu. Enfin, la col-
lision continentale (documents 4 et 5) consécutive à la disparition
complète du domaine océanique a eu pour conséquence la formation
de la chaîne himalayenne.

90 Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02

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Traces d’un ancien Traces de la fermeture
domaine océanique du domaine océanique par subduction

Documents 4 et 5 Documents
Documents 4 Documents 6
4 et 5
 Ophiolites : ensemble de roches
magmatiques plus ou moins Sédiments Granites de Métagabbros à glau-
métamorphisées qui sont des de prisme subduction, cophane et jadéite :
fragments de croûte océanique et d’accrétion témoins du témoins du métamor-
du manteau supérieur ma g ma t is m e phisme Haute Pres-
de la plaque sion-Basse Tempéra-
 Sédiments marins
chevauchante ture affectant la plaque
plongeante

L’Himalaya : chaîne de montagnes de collision

Traces de la collision

 Reliefs positifs importants : montagnes


(documents 4 et 5)
 Déformations : plis, chevauchement
(documents 4 et 5)
 Présence d’une racine crustale : épaississement crustal
(document 5)
 Présence en surface d’ophiolites métamorphisées lors d’une subduc-
tion (documents 4, 5 et 6)

Exercice 6 Les arguments en faveur d’un modèle présentant l’évolution géo-


dynamique d’une région
Un modèle de l’histoire géologique du nord de la Nouvelle-Calédonie pro-
pose six étapes figurées dans le document de référence. Ce modèle géo-
dynamique montre que la partie Nord de la Nouvelle-Calédonie résulte
d’une subduction et d’une collision. Il s’agit de retrouver certains argu-
ments qui ont permis d’établir ce modèle.
 Les objets géologiques actuels de la partie Nord de la Nouvelle-Calédonie

Le document 7 présente une coupe schématique du Nord de la Nouvelle-


Calédonie. Le sous-sol de la partie Nord montre des unités juxtaposées
et déformées : un pli et une faille, dans l’unité de Pouébo, des failles

Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02 91

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inverses dans les unités de Koumac et de Diahot et un charriage (che-
vauchement de grande amplitude), des ophiolites sur l’ensemble des
unités. Cette nappe ophiolitique s’est donc mise en place postérieure-
ment aux unités qu’elle chevauche, c’est-à-dire les unités sédimentaires
de Koumac et Diahot et les unités magmatiques de Poya et Pouébo.
Toutes ces déformations sont de type compressif et sont dues à une
convergence.
Les terrains déformés contiennent des basaltes (Poya et Pouébo), des
roches sédimentaires (Pouébo et Koumac). Enfin, les terrains contiennent
des minéraux caractéristiques du métamorphisme.

 Les ophiolites témoins de l’histoire océanique de la région

Le document 8 présente la lithologie des ophiolites de Nouvelle-Calé-


donie identique à celle d’une lithosphère océanique de référence. On
remarque une grande similitude entre les deux coupes. De bas en haut,
on trouve des péridotites, des gabbros, un complexe filonien (bien que
moins épais dans les ophiolites) et enfin, des basaltes en coussins et
des sédiments. On peut donc affirmer que les ophiolites de Nouvelle-
Calédonie sont un fragment de lithosphère océanique.

 Des minéraux, témoins d’une subduction

Le document 9 permet de déterminer les conditions de pression et de tem-


pérature qui ont entraîné la formation des minéraux du métamorphisme
qu’indique le document 7. Les grenats et les jadéites des basaltes et
des roches sédimentaires de l’unité de Pouebo ont été formés dans les
conditions thermodynamiques de la zone G du diagramme pression/
température, qui seule permet la stabilité de ces deux minéraux. Les
conditions thermodynamiques correspondent à une pression supérieure
à 0,8 GPa et une température comprise entre 200 et 550 degrés Celsius.
De même, les glaucophanes des unités de Koumac et Diahot ont été for-
mées dans les zones D, E ou F, c’est-à-dire à une pression comprise entre
0,4 GPa et 1,5 GPa et une température comprise entre 100 et 500 degrés
Celsius. L’ensemble de ce métamorphisme, dû à une pression qui peut
être très élevée, est caractéristique d’une zone de subduction : il s’agit
d’un métamorphisme Haute pression -Basse température.
Il n’est pas donné d’indications sur les minéraux des basaltes et rares
gabbros de l’unité de Poya : cette unité pourrait être de la croûte épaissie
non entrée en subduction.

Bilan : L’adéquation du modèle proposé aux données documentaires

Le modèle proposé présente un domaine océanique qui subit une


convergence, ce qui se traduit par une subduction qui finit par se blo-
quer. Pour chaque unité de terrains, nous montrerons que les phéno-
mènes schématisés sur le document de référence sont en adéquation
avec les données des documents.

92 Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02

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 La future unité de Poya (A) est constituée de croûte océanique, ce qui
correspond au fait que l’on y trouve essentiellement des basaltes. Elle
n’est pas engagée dans la subduction, ce qui est en adéquation avec
le fait que dans le document 7, il ne soit pas fait mention de métamor-
phisme.
 La future unité du Diahot (B) consiste en des sédiments qui se dépo-
sent sur la croûte océanique. C’est ce qu’on observe dans le document
7. Cette unité présente des failles (- 40 MA) et est engagée dans la sub-
duction (- 35 MA), dans des conditions thermodynamiques qui condui-
sent à la présence de glaucophane (documents 7 et 9).
 La future unité de Pouébo (C) est le prisme d’accrétion formé lors de la
subduction. Un prisme est formé de sédiments et de basaltes arrachés
à la plaque plongeante. C’est bien le contenu de la zone de Pouébo
décrit dans le document 7. Dans le modèle, cette unité est engagée
dans la subduction, encore plus profondément que la zone Diahot, ce
qui explique un métamorphisme plus intense, qui produit des grenats
et des jadéites (documents 7 et 9).
 Ily a - 35 MA, la subduction se bloque, mais les flèches des phases
suivantes indiquent que la convergence continue. Le chevauchement
de la lithosphère océanique (futures ophiolites document 8) sur les
autres unités se met alors en place. Sa grande amplitude (plus de
50 km) permet de parler de charriage. Les plis et les failles inverses du
document 7 ne sont pas visibles sur le modèle à ce stade. La remontée
des unités, représentée à partir de - 32 MA sur le modèle permet de
porter en surface les unités soumises au métamorphisme.
 L’érosion permet d’expliquer les différences entre le modèle à –30 MA
et la coupe schématique tracée d’après des observations actuelles du
document 7.


Corrigés des exercices – Séquence 2 – SN02 93

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Séquence 3
Sommaire

Correction des exercices du chapitre 1


Correction des activités du chapitre 2
Correction des exercices du chapitre 3

Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02 95

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C orrection des exercices
du chapitre 1
Exercice 1 Au début du XXe siècle Alfred Wegener et la théorie de la dérive
des continents
Il s’agit de préciser des arguments sur lesquels s’est appuyé Wegener
pour élaborer le modèle de la Dérive des continents.

Les observations L’interprétation


qu’il en a donnée
Les côtes des continents peuvent Wegener a supposé que l’Europe et
s’emboîter plus ou moins parfaite- l’Afrique étaient autrefois réunies
ment. Ainsi, les côtes atlantiques de avec l’Amérique du nord et du sud.
Document 1 l’Europe et de l’Afrique sont complé- Ces continents appartenaient à un
Position actuelle mentaires des côtes des continents même continent qui se serait ensuite
des continents américains. Si on prend en consi- disloqué.
dération, non pas le littoral, mais le
talus continental, cette observation
est encore plus pertinente.
Si on referme les océans, par exemple Cette observation vient étayer son
Document 2 l’océan atlantique, on constate que hypothèse précédente. Elle lui per-
les structures des anciennes chaînes met de dire que la séparation a été
La distribution de montagne (de - 650 à - 450 Ma) postérieure à –450 Ma).
des anciens blocs ainsi que les boucliers (anciens
continentaux blocs continentaux de plus de 2 Ga)
se recollent parfaitement.
La distribution de divers fossiles, Il pense que les animaux, vivant il y
animaux et végétaux, de plus de a –240 Ma, n’ont pas pu traverser
200 Ma, montre que la faune et la les océans qui séparent les conti-
Document 3 flore étaient semblables dans les nents actuellement. Il considère que
différents continents avant - 240 l’Amérique du Sud, l’Afrique, l’Inde,
Répartition mondiale Ma. Ainsi, les fossiles d’un reptile, le l’Australie et l’Antarctique ne consti-
de quelques espèces Mesosaurus (- 260 Ma) se retrouvent tuaient qu’un même continent il y
animales et végétales au Brésil et en Afrique. Il en est de a –240 Ma. La séparation a dû être
fossiles même pour les fossiles de fougères postérieure à –240 Ma.
Glossopteris qui existent en Amé-
rique du sud, en Afrique, en Inde, en
Australie et en Antarctique.
Des marques de glaciations datant Le continent unique auquel apparte-
Document 4 de –250 Ma sont observables au naient l’Amérique du Sud, l’Afrique,
niveau du sud de l’Afrique, en Inde, l’Inde, l’Australie et l’Antarctique
Marques au sud de l’Australie et en Antarc- devait se trouver près d’un pôle il y
de glaciations tique. a –250 Ma. Les continents suite à la
séparation ont migré, ont « dérivé ».

Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02 97

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Wegener, en 1912, émet l’hypothèse qu’autrefois les continents étaient
réunis, et que la place qu’ils occupent actuellement résulte d’un dépla-
cement latéral à la manière de radeaux.
Des arguments géographiques, (document 1), géologiques (docu-
ment 2), paléontologiques (document 3) et paléoclimatiques (docu-
ment 4) ont permis à Wegener d’élaborer cette hypothèse.
En raison de la méconnaissance de la nature et des propriétés du man-
teau, et de l’absence d’un « moteur » à l’origine du déplacement des
plaques, cette théorie ne fut pas acceptée.

Exercice 2 De la dérive des continents à la tectonique des plaques


 Il s’agit de montrer comment la convergence des observations océano-
graphiques avec les mesures de flux thermique a permis à Hess d’avan-
cer l’hypothèse d’une expansion océanique par accrétion de matériau
remontant à l’axe des dorsales, conséquence d’une convection profonde.
Les reliefs sous marins découverts au lendemain de la seconde guerre
mondiale montrent des dorsales océaniques à flux de chaleur élevé qui
ont une activité volcanique à l’origine de la formation de la croûte océa-
nique, alors que les fosses océaniques présentent un flux plus faible.
Hess pense que le flux élevé s’explique par des mouvements ascen-
dants de convection du manteau à l’origine du fonctionnement des
dorsales. Le plancher océanique sans arrêt créé par accrétion de maté-
riau, se refroidit et sa profondeur s’abaisse en s’éloignant de la dorsale
jusqu’à la fosse : il serait entraîné par la surface d’une cellule de convec-
tion mantellique jusqu’à la fosse où il disparaît dans le manteau grâce à
un mouvement de convection descendant d’où le flux faible enregistré.
 Certaines roches, telles que les basaltes, roches constitutives du plancher
océanique, « fossilisent » et gardent en « mémoire » la direction du champ
magnétique correspondant à l’époque de leur formation : on parle de paléo-
magnétisme. L’étude du champ magnétique dans différentes roches montre
qu’au cours du temps, il s’est inversé plusieurs fois au cours des temps
géologiques, pour des raisons encore mal connues. Des mesures du champ
magnétique terrestre au niveau des fonds océaniques, effectuées à l’aide de
magnétomètres traînés par des navires océanographiques, ont révélé l’exis-
tence d’anomalies magnétiques par rapport au champ actuel. Elles sont
positives, lorsque la direction du champ magnétique enregistré est la même
que la direction actuelle, et négatives, lorsque la direction est inverse. On
constate une symétrie de répartition des anomalies, disposées en bandes
de largeur variables et grossièrement parallèles, de part et d’autre des dor-
sales océaniques. Elles sont d’autant plus anciennes qu’elles sont éloignées
de la dorsale. Les anomalies magnétiques révèlent les mouvements de
divergence aux frontières de plaques que sont les dorsales.
F. Vines et D. Matthews proposent un modèle de formation du plan-
cher océanique par une montée permanente de lave basaltique dans
l’axe des dorsales, les basaltes les plus anciens étant repoussés de part
et d’autre de la dorsale. Le phénomène étant continu à l’échelle des

98 Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02

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temps géologiques, les basaltes mis en place au cours d’une période
normale du champ magnétique présentent une anomalie positive, car
la direction du champ magnétique fossilisé s’ajoute à celle du champ
actuel, et ceux qui se sont formés pendant une période inverse, une
anomalie négative.
Les anomalies magnétiques dues aux inversions du champ magnétique ont
permis de calculer la vitesse moyenne de divergence au niveau des dor-
sales : ainsi la dorsale Est-Pacifique est une dorsale rapide (10 à 16 cm.an1)
alors que la dorsale médio-atlantique est plus lente (2 à 3 cm.an-1).
 Les caractéristiques des trois types de frontières de plaques.

Frontières diver- Frontières convergentes : Frontières coulis-


gentes : zones d’affrontement de deux plaques santes :
zones où deux zones où il y a
plaques s’écar- coulissage entre
tent. Au niveau deux plaques
Géodynamique des dorsales se zones de subduction zones zones de colli-
forme la lithos- où la lithosphère océa- sion
phère océanique nique disparaît en plon- zones d’affron-
geant (subductant) sous tement de deux
une autre plaque. lithosphères
continentales.
Les dorsales sont Le fond océanique, voisin Les zones de Des fractures,
des reliefs océa- de –4000m, des plaines collision cor- failles entraînent
niques symé- abyssales s’enfonce nette- respondent à des décalages
triques, dont la ment dessinant une fosse des chaînes de dans les reliefs
crête axiale est allongée, étroite et pro- montagnes aux affectés par
en général située fonde pouvant dépasser reliefs élevés, celles-ci.
à 2500 mètres 10000m. atteignant par-
sous le niveau Au-delà, la fosse est bordée fois plusieurs
Morphologie de la mer. Leurs de reliefs plus ou moins milliers de m.
flancs descen- marqués et représentés :
dent en pente
 soit par une cordillère,
douce de part et
chaîne de montagnes
d’autre de cette
importante marquant le
crête jusqu’aux
bord d’un continent
plaines abys-
 soit par un chapelet d’îles
sales.
volcaniques isolées for-
mant un arc.
Failles normales, Des plis, des failles Des plis, des Des failles trans-
témoins d’une inverses, témoins de failles inverses, formantes avec
tectonique en l’existence de forces com- témoins de déplacement en
Déformations extension. pressives au niveau de la l’existence de sens inverse,
(tectonique) plaque chevauchante. forces com- témoins de
pressives. coulissage des
lithosphères de
deux plaques.

Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02 99

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L’activité sis- Les foyers des séismes sont Les foyers des Les foyers sis-
Séismicité mique est superficiels, intermédiaires séismes sont miques sont
traduisant concentrée sur et profonds se répartissent s u p e r f i c i e l s , superficiels.
l’existence de 20 km environ de suivant un plan incliné intermédiaires
contraintes
part et d’autre de jusqu’à une profondeur et profonds.
provoquant des
ruptures dans l’axe de la dor- de 700 km dans certains
la lithosphère sale. Les foyers cas (les ¾ de l’énergie sis-
rigide. sont superficiels. mique globale sont dissi-
pés dans ces zones).
Volcanisme à Le volcanisme est localisé Pas de volca- Pas de volca-
l’aplomb des dans des zones éloignées nisme spéci- nisme spéci-
dorsales : cou- de la fosse au niveau de la fique. fique.
Volcanisme
lées de basaltes plaque chevauchante. Il se
en « oreillers » caractérise par des érup-
(pillow-lavas). tions violentes.

Exercice 3 Des alignements volcaniques qui ne sont pas localisés à des fron-
tières de plaques
Introduction : Dans l’océan Pacifique, l’archipel de la Société constitue un alignement d’îles
volcaniques qui s’étend du Sud-Est au Nord-Ouest sur plus de 500 km, depuis
l’îlot de Mehetia jusqu’à l’atoll de Scilly. Il s’agit de montrer que les aligne-
ments volcaniques des îles de la Société, sont la trace du déplacement de la
plaque Pacifique au-dessus d’un point chaud fixe, situé dans le manteau.

Ce que l’on observe : les constats Interprétation


 alignement îlots volcaniques À une extrémité de l’alignement de la chaîne
NW – SE. des volcans, se trouve un volcan actif situé à
Document 7 situé à l’ouest de la dorsale Est l’aplomb du point chaud, les autres éteints,
Pacifique. plus ou moins érodés, forment des îles volca-
Les îles
de la Société. niques dont l’âge augmente quand on s’éloigne
 volcanisme intra-plaque : les
du volcan en activité. Ces volcans proviennent
volcans ne sont pas situés à une
de l’activité d’un point chaud, région fixe du
frontière de plaques.
manteau profond à l’origine d’une remontée de
 augmentation de l’âge des vol-
matériel chaud solide. Des magmas issus de la
cans du SE au NW : Mehetia est
fusion partielle de ce matériel à une centaine
le plus jeune et Maupiti le plus
de kilomètres de la surface perforent épisodi-
ancien.
quement la lithosphère de la plaque mobile
Document 8  à une extrémité de la chaîne se au-dessus de ce point chaud. Les alignements
Datation trouve un volcan actif (Mehetia). de volcans éteints représentent donc, la direc-
des formations tion du mouvement de la plaque au cours des
volcaniques temps géologiques. Le sens du déplacement
de ces îles, par de la plaque Pacifique = SE à NW
une méthode
Calcul de la vitesse de déplacement de la
de chronologie
absolue. plaque Pacifique : la vitesse est comprise entre
12,07 cm.an-1 et 11,5 cm.an-1
Remarque :
Le point chaud en fonctionnement est actuel-
lement situé au S-E de Mehetia.

100 Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02

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Exercice 4 Le moteur de la subduction
La lithosphère océanique se forme au niveau des dorsales
Au cours de son éloignement de l’axe de la dorsale, la lithosphère océa-
nique se refroidit par conduction et s’épaissit progressivement par sa
base (diminution de la température du manteau asthénosphérique
supérieur de même nature chimique que le manteau lithosphérique :
ce dernier s’épaissit donc aux dépends de l’asthénosphère). Dès 30
millions d’années sa densité est supérieure à celle de l’asthénosphère
sous-jacente et son plongement au sein de l’asthénosphère devient
inexorable. Ce dernier peut être retardé de plusieurs dizaines de mil-
lions d’années en raison de la résistance mécanique à l’enfoncement
qu’exerce l’asthénosphère solide mais visqueuse. L’âge de la lithos-
phère océanique en surface n’excède pas 200 Ma.
Au cours de la subduction, la transformation en éclogites des roches
de la croûte océanique augmente la masse volumique moyenne de la
lithosphère. La force de traction exercée par la masse de la lithosphère
en subduction constitue un des moteurs de la tectonique des plaques.

Exercice 5 Modèle de la structure de la Terre et de la dynamique de la lithosphère

DIVERGENCE Croûte continentale


Dorsale CONVERGENCE
Croûte océanique
Collision
Inde Tibet Manteau lithosphérique

Afrique SC Manteau
CONVERGENCE

Japon
SC
Subduction

SC Subduction continentale
Noyau
DIVERGENCE

externe SO SO Subduction océanique


Dorsale

2900 km

5100 km

Noyau Volcan de point chaud


interne Moho
Volcan de subduction
Discontinuité
de Lehman Magmatisme de
Océan subduction
Océan
Atlantique Pacifique
SO Magmatisme de dorsale
SC Discontinuité
Amérique du Sud de Gutenberg Magmatisme de
point chaud
CONVERGENCE DIVERGENCE Zone de fusion partielle
Subduction Dorsale du manteau

Exercice 6 Les séismes, manifestations de la libération de l’énergie interne


de la Terre
 Les répartitions mondiales des séismes et du volcanisme se super-
posent et permettent de repérer de vastes zones, peu ou pas actives,
les plaques lithosphériques, qui sont limitées par des zones géolo-

Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02 101

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giquement actives, les frontières de plaques. Des séismes dont les
profondeurs des foyers sont superficielles, caractérisent les frontières
de plaques en divergence (dorsales), et les frontières de plaques en
coulissage (failles transformantes telles que celles qui découpent les
dorsales). Les frontières de plaques en convergence sont, quand à
elles, caractérisées par des séismes dont les foyers sont superficiels
à profonds.

 Un contexte de subduction

Les vecteurs GPS montent que la plaque Pacifique et la plaque Eurasie


convergent. La présence d’une fosse océanique montre qu’il s’agit d’un
contexte de subduction.
Ceci est vérifié si l’on tient compte des foyers des séismes que l’on enre-
gistre dans cette région :

Localisation de la coupe

Coupe réalisée dans la région de Sendai

Plaque Eurasie Sendai Fosse océanique Plaque pacifique

Foyer : 30 km
de profondeur

Plan de Wadati Benioff

102 Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02

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 Un séisme et ses conséquences

compartiment 1 compartiment 2
Foyer

Epicentre

Faille

Ondes
sismiques

Déplacement
des deux
compartiments
Rupture brutale =
libération d'énergie Ondes
sismiques

Mouvements des plaques = Chaleur


DIVERGENCE

 Succession des événements en mars 2011 dans la région de Sendai au Japon

Convergence

Subduction de la plaque
Pacifique sous la plaque Eurasie

Contrainte

Rupture à 30 km de profondeur au niveau


de la plaque Pacifique = Foyer du séisme

Libération d’une grande quantité d’énergie


Magnitude 9

Chevauchement (mouvement inverse)


Ondes sismiques au niveau de la plaque en subduction

Modification de la topographie
au niveau de la plaque

À Sendai, dégâts modérés à lourds


même sur des structures résistantes Tsunami à Sendai

Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02 103

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 La réponse n’est pas rédigée.

Introduction : La surface de la Terre est façonnée en permanence par le mouvement des


plaques lithosphériques. Il s’agit de montrer que les séismes correspon-
dent à des libérations d’énergie liées à la dynamique de ces plaques.
1. Les frontières de plaques sièges d’une intense activité sismique.
Voir réponse à la question 1
2. Les séismes, des libérations d’énergie liées à une mobilité des plaques.
a) Le séisme de Sendai, un exemple de relation entre séisme et dyna-
mique des plaques.
voir réponse à la question 4
b) Une libération d’énergie en relation avec des contraintes imposées
par le mouvement des plaques.
Voir réponse question 3
Et Document 13 : l’énergie rayonnée à partir du foyer est évaluée par la
valeur de la magnitude : plus cette dernière est élevée plus le séisme a
libéré de l’énergie (comparaison de l’énergie libérée par le séisme de
Sendai avec l’énergie libérée par d’autres séismes).
Conclusion : Les mouvements des plaques sont à l’origine de contraintes qui s’exer-
cent sur les roches de la lithosphère situées à leurs frontières, ce qui pro-
voque à un moment donné leur rupture brutale, entraînant un séisme,
c’est-à-dire une libération d’énergie qui se dissipe sous forme de mou-
vements, d’ondes sismiques et de chaleur.

Exercice 7 La place des énergies renouvelables dans les modes de produc-


tion d’énergie
 Il s’agit de montrer qu’utiliser l’énergie de la biomasse, des vents,
des courants marins, des barrages hydroélectriques, revient à utiliser
indirectement de l’énergie solaire.
La lumière solaire permet, dans les parties chlorophylliennes des végé-
taux, la synthèse de matière organique à partir d’eau, de sels minéraux
et de dioxyde de carbone : c’est la photosynthèse qui n’utilise qu’1 % de
l’énergie solaire.
Ce processus permet, à l’échelle de la planète, l’entrée de matière miné-
rale et d’énergie dans la biosphère. La présence de traces de restes orga-
niques dans les combustibles fossiles (charbons, pétrole) montre qu’ils
sont issus d’une biomasse. Ainsi, brûler un combustible fossile, c’est en
réalité utiliser une énergie solaire du passé. Cette ressource est présente
en quantité limitée et non renouvelable.
Le reste chauffe l’air (par l’intermédiaire du sol) et l’eau (ce qui est à
l’origine des vents et courants) et évapore l’eau (ce qui permet le cycle
de l’eau).

104 Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02

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Utiliser l’énergie des vents (éoliennes), des courants marins (Hydro-
liennes), des barrages hydroélectriques, revient à utiliser indirectement
de l’énergie solaire. Ces ressources énergétiques elles sont rapidement
renouvelables.
 Les deux sources d’énergie qui sont à l’origine des énergies renouve-
lables sont le Soleil et la Terre.
Les énergies renouvelables en relation avec le Soleil :
 les panneaux photovoltaïques,
 les éoliennes,
 les hydroliennes,

 les barrages hydroélectriques,

 l’utilisation de la biomasse grâce à la chaleur dégagée par la com-


bustion de ces matières (bois, végétaux, déchets agricoles, ordures
ménagères organiques) ou du biogaz issu de la fermentation de ces
matières.
Les énergies renouvelables en relation avec la Terre :
 la géothermie.
 Part des différentes sources d’énergie dans la production d’électricité
en France en 2009

Nucléaire
Énergie renouvelable :
hydraulique
Autres dont géothermie
Thermique à flammes

Part des différentes sources d’énergie dans la production d’électricité


dans le monde en 2009

Nucléaire
Énergie renouvelable :
hydraulique
Autres dont géothermie
Thermique à flammes

Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02 105

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Part des différentes sources d’énergie renouvelable dans la production
d’électricité en France en 2008.
L’épaisseur de ce trait
représente la part de
L’épaisseur de ce trait
la géothermie
représente la part de
l’énergie solaire

Hydraulique

Éolien

Énergie marine

Biomasse

Part des différentes sources d’énergie renouvelable dans la production


d’électricité dans le monde en 2009
L’épaisseur de ce trait
représente la part des
énergies marines

Solaire

Hydraulique

Éolien

Biomasse

Géothermie

 Si l’on compare la part des différentes sources d’énergie en France et


dans le monde, on remarque qu’actuellement en France, la majeure
partie de l’énergie est produite par le nucléaire. Alors que mondiale-
ment, c’est l’énergie thermique issue de la combustion du charbon et
du pétrole qui prédomine.
Par contre, si l’on compare la part des différentes sources d’énergie
renouvelable en France et dans le monde, on constate qu’il n’y a pas
de différences significatives, à part peut-être, une utilisation plus
faible des énergies solaires et géothermiques en France.
Il faut de plus noter que la production mondiale d’électricité en 2009 a
représenté un total de 19958 TWh dont la majeure partie est issue du
thermique à flamme essentiellement du fait du développement industriel
de pays tels que la Chine qui dispose de grandes réserves de charbon.
Les autres énergies renouvelables, dans lesquelles se trouve l’éolien,
représentent une faible partie de la production d’électricité. Si l’éolien
n’occupe que la 3e place, elle est avec le solaire l’énergie qui a le plus pro-
gressé ces 10 dernières années aussi bien dans le monde qu’en France.

106 Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02

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orrection des activités
C du chapitre 2
A. Pour débuter


La Terre produit de la chaleur qui est Établir ainsi un lien entre cette énergie
évacuée de façon inégale en surface interne et des phénomènes, en relation
avec la tectonique des plaques, obser-
vables au niveau de la lithosphère.
La lithosphère terrestre est découpée
en plaques lithosphériques mobiles
Document 1 les unes par rapport aux autres. Les
Modèle présen- plaques divergent au niveau des dor-
tant les mouve- sales, convergent dans les zones de
ments relatifs subduction et de collision et coulissent
des principales le long des failles transformantes. Un
plaques lithos- volcanisme intraplaque (Hawaï…) ou
phériques associé à celui de dorsales (Islande,
Açores…) correspond au fonctionne-
ment de points chauds.
Un flux de chaleur continu au travers de
la croûte correspond à une diffusion de
la chaleur interne de la Terre. Ce flux géo-
Document 2 thermique est très inégalement réparti
Le Flux géother- à la surface du globe. Il est faible au-
mique en mW.m-2 dessus des masses continentales, plus
à l’échelle du élevé au niveau des planchers océa-
globe niques. Il est particulièrement important
au niveau des dorsales, où il dépasse
200 mW.m-2, et diminue ensuite de part
et d’autre de ces dernières.
Document 3 L’Islande présente de très nombreuses Le volcanisme est à mettre en relation
L’Islande, une île sources chaudes liées à son activité avec la situation de l’île au niveau
dont plus de 70 % volcanique ce qui lui permet d’utiliser d’une dorsale émergée et d’un point
de la consomma- de l’énergie géothermique. Ce volca- chaud(document 1).
tion d’énergie nisme comme le montre le document 2
proviennent de est associé à un fort flux géothermique.
ses ressources
énergétiques
hydroélectriques
et géothermiques
Document 4 La région de Bouillante présente un La Guadeloupe est située au niveau
L’exploitation volcanisme associé à de nombreuses d’une zone de subduction (docu-
géothermique sources chaudes. L’eau circulant dans ment 1) ce qui explique le volcanisme
de Bouillante en les fractures des roches atteint une observé.
Guadeloupe température élevée de 250°C.

Corrigés des activités – Séquence 3 – SN02 107

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Bilan : Un flux de chaleur réparti de façon inégale traverse la lithosphère ter-
restre. Un flux élevé, mis en relation avec le magmatisme observable au
niveau des frontières de plaques (dorsales, subduction) et des points
chauds suggère l’existence d’une chaleur interne à l’origine de la tecto-
nique des plaques. Comment cette chaleur produite par la Terre peut-elle
être à l’origine des mouvements des plaques ?
 Une introduction présentant le sujet

Il s’agit de montrer qu’une exploitation géothermique dépend à la fois


de l’énergie solaire et de l’énergie thermique de la Terre.
Des informations retirées des documents en relation avec le sujet
Les documents 3 et 4 font référence à l’existence de sources d’eau chaudes.
De plus, le document 4 montre que l’eau qui circule dans les failles et les
fractures qui affectent les roches est de l’eau de mer et de l’eau de pluie,
ces dernières se réchauffant au contact des roches chaudes.
Des connaissances acquises antérieurement (ici collège et seconde).
L’énergie solaire est le moteur du cycle de l’eau en activant et mainte-
nant constamment les masses d’eau en mouvement : l’échange d’eau
est permanent entre les quatre grands réservoirs d’eau de l’hydros-
phère (mers, océans), des eaux continentales superficielles et souter-
raines, de l’atmosphère et de la biosphère.
Une conclusion faisant référence aux documents.
La circulation d’eau dans les fractures (document 4) dépend par
conséquent de l’énergie solaire alors que le réchauffement de cette
eau (documents 3 et 4) est à mettre en relation avec la dissipation de
chaleur interne de la Terre. La géothermie est une source d’énergie
dépendant à la fois de l’énergie du Soleil et de l’énergie de la Terre.

B. Cours
Activité 1 Mettre en relation les variations du flux géothermique en surface avec
celles du gradient géothermique en profondeur
 Le document 2 montre le flux géothermique à l’échelle du globe. Il s’agit
d’une représentation où une moyenne des variations de flux plus précises
a été effectuée pour une région donnée : la France est ainsi située dans
une zone où le flux géothermique varie entre 50 et 100 mW.m-2.
Le document 5 permet de constater qu’en fait il existe en France des
zones où le flux varie dans des limites différentes : certaines comme
par exemple, une partie du Massif Armoricain à l’Ouest, présentent
un flux inférieur à 60 mW.m-2, d’autres, comme une partie du massif
Central, un flux compris entre 60 et 100 mW.m-2 et enfin des zones
où le flux est supérieur à 100 mW.m-2 comme dans l’Est de la France.
 L’isotherme 1300°C marque la limite lithosphère-asthénosphère : il
sépare un domaine rigide (lithosphère) d’un domaine moins visqueux
mais non fondu (asthénosphère), le tout à composition chimique
constante (péridotite). Il s’agit donc d’une limite thermique. Le man-

108 Corrigés des activités – Séquence 3 – SN02

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teau lithosphérique et le manteau asthénosphérique constituant le
manteau supérieur. Sa profondeur dépend du contexte géodynamique.
 Au niveau des dorsales, le flux de chaleur est important, l’isotherme
1300°C qui marque la frontière entre le manteau lithosphérique et l’as-
thénosphère est peu profond, le manteau lithosphérique est très peu
épais. En s’éloignant de la dorsale, la lithosphère se refroidit, la profon-
deur de l’isotherme 1300°C augmente donc, ce qui entraîne un épaissis-
sement du manteau lithosphérique au dépend de l’asthénosphère : l’iso-
therme 1300 °C, situé à quelque km de profondeur au départ s’abaisse
pour atteindre environ 100 km de profondeur peu avant la subduction.
 Au niveau de la lithosphère continentale, sa profondeur va dépendre
de l’épaisseur de la croûte continentale : elle sera plus faible sous
les fossés d’effondrement (rifts) et plus importante sous les chaînes
de montagnes où elle peut atteindre 200 km.

 Le géotherme visualisant la structure thermique de la Terre et les dif-


férentes enveloppes
Température (° K)

Lithosphère
0 1000 2000 3000 4000 5000
100
Asthénosphère
670 km
Profondeur (Km)

Manteau inférieur
2000

2900 km couche D''

Noyau externe
4000

5150 km
Noyau interne
6000

 Le gradient thermique mesuré au niveau de la lithosphère varie en


fonction du contexte géodynamique.
Estimation des différentes valeurs des gradients mesurés au niveau
de la lithosphère :
Les chiffres fournis ne sont qu’une estimation effectuée à partir du
graphique en calculant le gradient à partir d’un relevé de température
correspondant à une profondeur de 40 km.
1. Subduction au niveau de 11°C.km-1
la plaque chevauchante
2. Continents 14°C.km-1
3. Océanique 22,5°C.km-1
4. Dorsale À l’aplomb d’une dorsale la chambre magma-
tique est localisée à environ 2 km de profon-
deur, le géotherme est alors très élevé autour de
160°C.km-1 dans la croûte en formation
5. Point Chaud 30°C.km-1

Corrigés des activités – Séquence 3 – SN02 109

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Il est plus élevé dans les zones correspondant à une dorsale ou un point
chaud et plus faible dans les zones de subduction. Il est donc de l’ordre
de 10 à 30°C.km-1 alors que le gradient thermique dans le manteau est
plus faible de l’ordre de 0,3°C par kilomètre.

Activité 2 Montrer que le flux et le gradient géothermique varient selon le


contexte géodynamique
 Ne pas oublier dans ce type de travail de faire référence aux docu-
ments utilisés.
Les différents contextes géodynamiques présentés dans le docu-
ment 8 et leurs caractéristiques.

Gradient Frontières de
Flux ther-
Contexte géother- Magmatisme plaques et
mique Morphologie
géodyna- mique (connaissances, mouvements
(Documents (document 8)
mique (docu- document 1) associés
2 et 8)
ment 6b) (document 1)
Marge active : 11°C.km-1
Subduction
20 mW.m-2  Fosse
Fosse
océanique
Plus de 110  Arc insu- Volcanisme au niveau de Frontières de
mW.m-2 laire ou la plaque chevauchante plaques en
Plaque
chaîne de et formation de plutons convergence
chevauchante
mon- en profondeur
tagnes
Plaines 60 mW.m-2 22,5°C.km-1 Absent
abyssales
Plus de 250 35°C.km-1 Magmatisme au niveau Frontières de
mW.m-2 de l’axe des dorsales à plaques en
l’origine de la création divergence
de la croûte océanique
(basaltes et gabbros)
Dorsales
associée aux péridotites
mantelliques résiduelles
(partie qui n’a pas fon-
due dans la zone de
fusion partielle)
120 mW.m-2 30°C.km-1 Volcanisme intraplaque
Point Chaud (document 8) ou associé
aux dorsales (document 1)

 Au niveau des dorsales la croûte océanique qui vient de se former est


fracturée. Elle est le siège d’une importante circulation d’eau de mer. Les
gabbros (GA) qui viennent de se former sont encore à une température
comprise entre 600 et 900°C. L’hydrothermalisme est à l’origine d’une
diminution de température et d’une hydratation de ces derniers, car il
entraîne une déstabilisation de leurs minéraux : Pyroxène + Feldspath pla-
gioclase --> Amphibole (Hornblende) qui est un minéral hydraté contenue
dans les gabbros (GB).

110 Corrigés des activités – Séquence 3 – SN02

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 Un aquifère est une formation géologique contenant de façon temporaire
ou permanente de l’eau mobilisable, constituée de roches perméables et
capable de la restituer naturellement et/ou par exploitation.
 Relations existant entre le contexte géodynamique le flux géother-
mique, le gradient géothermique et la possibilité d’exploitation géo-
thermique.
Contexte Gradient géother- Exploitation géother-
géodynamique Flux géothermique mique mique possible
(documents 10 et 11 et (documents 2 et 8) (documents 6b et 11) (documents 9, 10 et
bien sûr le document 1) (°C.km-1) 11)
Subduction : magma- Jusqu’à 110 mW.m-2 100 à 500 dans les Exploitation de
tisme au niveau de la zones proches des Bouillante en Guade-
plaque chevauchante chambres magma- loupe (15MW) : fluides
tiques dont la température est
>150°C
Autres exploitations
aux Philippines et au
Japon.
Collision (Document 10) Variable tout dépend Exploitation de Larde-
de la zone considérée : rello en Toscane (Ita-
plus de 1000 mW.m-2 à lie) : fluides constitués
Larderello de vapeur et de gaz
dont la température
varie entre 150°C et
260°C
Magmatisme Plus de 250 mW.m-2 Si on considère l’évo- Exploitation en Islande
de Dorsales lution de la tempéra- (dorsale Atlantique
ture en fonction de la émergée) et déve-
profondeur aux abords loppée en Californie
proches d’une dorsale, (2817MW)en relation
le gradient estimé avec la dorsale Est
est alors très élevé Pacifique.
puisque la chambre
magmatique est située
à environ deux km de
profondeur
Magmatisme 120 mW.m-2 30 Exploitation à Hawaï
de Points chauds (25MW), mais aussi en
Islande
Dans le domaine
continental intraplaque
 Fossé d’effondrement Flux >100 mW.m-2 30 à 100 Exploitation possible
(Document 2, Rift est
africain et document 5
Fossé Rhénan)
Bassins sédimentaires Le flux est variable : 10 à 30 Exploitation en France
(Document 5, Bassin compris entre 60 et (337MW) et aux USA
Parisien, Bassin Aqui- 100 ou > 100 mW.m-2 (1874MW)
tain)

Corrigés des activités – Séquence 3 – SN02 111

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Les exploitations géothermiques sont possibles dans les régions où le
flux et le gradient géothermique sont importants (au niveau de zones
de dorsales, subductions et points chauds), mais aussi au niveau de
régions où le flux et le gradient sont moindres, tels que des bassins sédi-
mentaires présentant des aquifères étendus, c’est-à-dire des quantités
d’eau importantes susceptibles d’être renouvelées (cycle de l’eau) et
réchauffées par les roches dans lesquelles elles circulent.

Activité 3 Préciser la source principale de chaleur interne


 Il s’agit d’expliquer les différences d’énergie libérée par les enve-
loppes terrestres.

Les roches constituant la croûte et le manteau terrestre (document 12)


renferment des éléments chimiques dont certains isotopes radioactifs se
désintègrent avec le temps. Mais, du fait des différences de composition,
les roches et donc les différentes enveloppes terrestres ne contribuent
pas de manière équivalente à la libération de chaleur par radioactivité.

En sachant qu’un granite, constituant de la croûte continentale, a un


potentiel énergétique 150 fois supérieur à celui des péridotites du man-
teau, on pourrait penser que c’est la croûte continentale qui va libérer le
plus d’énergie sous forme de chaleur. Les données fournies par le docu-
ment 14, qui prennent en compte, non seulement la composition des dif-
férentes roches des enveloppes terrestres, mais aussi le volume de ces
dernières, permettent de préciser que c’est le manteau qui est à l’origine
de la libération de chaleur due à la radioactivité la plus importante (20TW).

 Une observation permettant de visualiser la radioactivité dans une


granodiorite observée au microscope.

Mica noir
ou biotite

Auréole noire due


à la désintégration
radioactive de U et Th
Zircon

 La chaleur interne de la Terre a pour origine :

 lachaleur initiale correspondant à la libération, par suite du refroidis-


sement des matériaux profonds, de l’énergie accumulée lors de la for-
mation de la Terre ;
 lachaleur de différenciation libérée lors de la cristallisation du noyau
solide aux dépends du noyau liquide ;
 et surtout la chaleur liée à la désintégration de certains isotopes

112 Corrigés des activités – Séquence 3 – SN02

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radioactifs contenus dans les roches des différentes enveloppes ter-
restres (environ 27TW sur 43 à 44 TW correspondant à la puissance
totale libérée en surface).

Activité 4 Rechercher une relation entre l’existence de zones chaudes et de


zones froides à l’intérieur du manteau et la géodynamique de surface

 Le document 15a présente la carte des anomalies de vitesse de pro-


pagation des ondes sismiques à 100 km de profondeur.
Le manteau terrestre est constitué de roches de type péridotites et
s’étend de la base de la croûte, dont l’épaisseur varie entre 0 et moins
de 10 km pour la croûte océanique et entre 10 et 80 km pour la croûte
continentale, jusqu’à la limite noyau-manteau située à 2 900 km de pro-
fondeur.
Par conséquent, la profondeur de 100 km correspond dans le manteau
soit à du manteau lithosphérique soit à du manteau asthénosphérique ;
tout dépend de la zone terrestre considérée. Ainsi près des dorsales,
le manteau lithosphérique étant peu épais, une profondeur de 100 km
correspondra à de l’asthénosphère. Lorsque la lithosphère s’éloigne
de l’axe de la dorsale, du fait de son refroidissement, elle s’épaissit
par le bas, c’est à dire que l’épaisseur de croûte océanique restant la
même, c’est l’épaisseur du manteau lithosphérique qui augmente : à un
moment donné 100 km correspondra au bas du manteau lithosphérique
ou à la limite lithosphère –asthénosphère.
Si on prend en compte le document 15b, et au vu de son épaisseur
totale, on peut donc considérer que la profondeur de 100 km correspond
au sommet du manteau.
Dans la couche située au sommet du manteau, le modèle tomogra-
phique montre une forte corrélation entre la position des hétérogénéi-
tés de vitesse et la géologie de surface. Sachant que les anomalies de
vitesse sismique sont associées à des variations de température des
roches (les anomalies positives correspondent à des zones plus froides
et plus denses et les anomalies négatives correspondent à des zones
plus chaudes et moins denses), on peut dire qu’au sommet du manteau,
il existe des zones plus chaudes que l’on peut mettre en relation avec les
frontières de plaques (dorsales, plaques chevauchantes des zones de
subduction et certaines parties des zones de collision) et des zones plus
froides localisées au niveau des vieux continents (Amérique du Nord et
du Sud, Antarctique, Afrique, Nord de l’Eurasie et Australie).

 À 2850 km de profondeur, à la base du manteau, la tomographie sis-


mique du document 15 b, permet de repérer que la structure ther-
mique est dominée par deux larges anomalies de vitesses lentes cor-
respondant à des zones plus chaudes situées essentiellement sous
l’Afrique et le Pacifique, bordées par des anomalies de vitesses plus
rapides où le manteau est plus froid.

Corrigés des activités – Séquence 3 – SN02 113

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 On peut se demander s’il existe ou non un lien entre les zones chaudes
et froides superficielles et les zones chaudes et froides situées à
2850 km de profondeur. Les matériaux mantelliques plus chauds du
sommet du manteau remontent-ils des profondeurs ? Les matériaux
plus froids situés à la base du manteau proviennent-ils de la surface ?
 Le document 16 présente une coupe effectuée grâce à la tomographie
sismique du sommet du manteau à sa base de la dorsale Est Paci-
fique à l’Amérique du Sud.
On retrouve bien en surface comme dans le document 15a, une zone
où le manteau est plus chaud au niveau de la dorsale Est Pacifique, et
une zone localisée sous le continent Nord Américain, où le manteau
est plus froid . De même, à 2850 km de profondeur, on peut remarquer
l’existence d’une zone plus chaude située à l’aplomb du Pacifique et
d’une zone plus froide correspondant au continent Sud Américain.
Mais l’intérêt de ce profil réside surtout dans le fait qu’il est possible
d’observer l’enfoncement de la lithosphère océanique (plaque Nazca)
plus froide jusqu’au bas du manteau : une colonne de matière plus
froide relie les parties haute et basse du manteau. Par contre, il ne
semble pas y avoir de lien entre les zones chaudes localisées au som-
met et au bas du manteau.
Des matériaux plus froids plongent au cours des subductions des
zones superficielles vers les zones profondes et atteignent la limite
manteau-noyau : des mouvements de matière affectent le manteau.

Activité 5 Préciser les mécanismes qui permettent les transferts de chaleur


à l’intérieur du manteau

 Si un corps déformable est refroidi par le bas et chauffé par le haut,


les zones denses seront en bas, les régions peu denses en haut : la
situation est stable, ce qui n’engendrera aucun mouvement.
 Un modèle analogique de la convection thermique

Zone froide (glaçons)


qui absorbe la chaleur
Couche limite thermique supérieure

Couches où s'effectuent les


Eau échanges thermiques par
conduction entre les cellules
de convection et les sources
(de froid ou de chaud)

Paroi isolante

Couche limite thermique inférieure


Montée de
matière chaude Conduction
Plaque chauffante o I
(40°C) Descente
de matière Cellule de
qui fournit la chaleur convection
froide

114 Corrigés des activités – Séquence 3 – SN02

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Une des différences principales réside dans le fait que l’eau utilisée dans
le modèle est liquide alors que le manteau est solide.
Autre différence : on ne chauffe pas le liquide dans sa masse.

 L’activité 3 a permis de mettre en évidence que le manteau libère une


grande quantité de chaleur à cause de la désintégration radioactive
de certains éléments qui constituent ses roches : il existe donc une
chaleur émise en interne c’est-à-dire un chauffage interne.
L’activité 4 montre qu’il existe au moins une relation entre le sommet du
manteau et sa base : de la matière froide correspondant à la lithosphère
océanique âgée plus dense plonge au niveau des zones de subduction
et rejoint parfois le manteau profond. Par contre le manteau plus chaud
situé à l’aplomb des dorsales ne semblent pas enraciné en profondeur.
Dans l’activité 5, le document 18 présente un modèle analogique de
point chaud où l’on réchauffe ponctuellement par le bas un liquide
froid. On peut observer la remontée active d’un panache dont la
« tête » est plus large que le « pied ».

La possibilité 3 prend en compte l’ensemble de ces données.


Les conditions : le manteau est un corps déformable, il est refroidi par le haut (lithos-
phère), un petit peu chauffé par le bas (chaleur émise par le noyau) et
sa radioactivité permet un chauffage interne.
Les mouvements La matière froide descend de façon active (subductions) compensée
possibles : par des remontées surtout passives (dorsales). Il peut y avoir un peu
de remontées actives (points chauds).

Activité 6 Montrer qu’un modèle scientifique est une construction hypothé-


tique et modifiable, dépendant de l’évolution des connaissances
et des techniques
 L’évolution des idées ayant permis de faire évoluer le modèle du fonc-
tionnement de la Terre de Holmes à nos jours.

Les différents modèles L’évolution des idées

Des mouvements de convection du manteau per-


Document 19 : mettraient d’évacuer la chaleur interne due aux
Le modèle proposé désintégrations radioactives et seraient ainsi le
par Holmes en 1931 moteur de la « Dérive des continents ». Il n’éta-
blie pas de lien avec les dorsales.

Il établie une relation entre les observations


effectuées au niveau des fonds océaniques et
Document 20 :
des mouvements dans le manteau. Les dorsales
Le modèle proposé
seraient les branches ascendantes de cellules de
par Hess en 1960
convection et les fosses océaniques les témoins
des branches descendantes.

Corrigés des activités – Séquence 3 – SN02 115

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Document 21 : Le modèle actuel.

La coupe selon la ligne Est-Ouest atteint une pro-


fondeur de 900 km.
Les dorsales (Est Pacifique et Atlantique) ne
 Profil tomographique du
Pacifique à l’Afrique se « voient » qu’en surface et ne s’enracinent
pas, alors que les subductions (plaque Nazca
plongeant sous la plaque Sud Américaine) se
« voient » très profond dans le manteau.

La zone observable près de la surface et jusqu’à


2900 km de profondeur, représentant une ano-
 Profil tomographique malie négative sous Hawaï, correspond à du
au niveau du point chaud matériel chaud. Il s’agit de manteau chaud
d’Hawaï remontant de 2900 km de profondeur jusqu’à la
base de la lithosphère océanique, sous la forme
d’un panache.

La lithosphère océanique plus dense que l’asthé-


nosphère sous-jacente s’enfonce spontanément
dans le manteau au niveau des subductions.
Cette descente spontanée met les plaques en
mouvement et organise la convection mantellique.
Les plaques lithosphériques au niveau des zones
de subduction constitueraient les branches des-
cendantes froides de cellules de convection
 Bilan
(document 21 a).
Les branches ascendantes pourraient être repré-
sentées par l’ascension de panaches mantelli-
ques sous les points chauds (document 21 b).
Les dorsales (document 21 a) correspondent
uniquement à des épanchements passifs super-
ficiels de matière dans un espace laissé libre par
la divergence.

 La tomographie sismique est une technique qui mesure les variations


de la vitesse des ondes sismiques.
Elle indique les anomalies de vitesse de propagation des ondes sis-
miques à une profondeur donnée. Quand les matériaux traversés sont
froids et rigides, les anomalies sont positives. Quand les matériaux tra-
versés sont chauds et ductiles, les anomalies sont négatives.
Les nouveautés des modèles actuels sont principalement déduites des
données de tomographie sismique qui interprètent les différences de
vitesse de propagation des ondes sismiques dans le manteau par des
différences de température. Ce type de technique peut mettre en évi-

116 Corrigés des activités – Séquence 3 – SN02

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dence l’origine profonde du matériel chaud mantellique qui remonte au
niveau des points chauds, mais aussi les descentes de matériel froid au
niveau des zones de subduction.
 Un modèle du fonctionnement global de la Terre

DIVERGENCE Croûte continentale


Dorsale CONVERGENCE Croûte océanique
Collision
Inde Tibet Manteau lithosphérique
Manteau
Afrique

CONVERGENCE
Japon Mouvements de

Subduction
la lithosphère
Noyau Mouvement de
DIVERGENCE

l’asthénosphère
externe
Dorsale

Mouvement ascendant
du point chaud
Noyau
interne Radioactivité
Volcan de point chaud

Océan Volcan de subduction


Océan
Atlantique Pacifique Magmatisme de
subduction
Amérique du Sud Magmatisme de dorsale
Magmatisme de
point chaud
CONVERGENCE DIVERGENCE
Zone de fusion partielle
Subduction Dorsale du manteau

Activité 7 Préciser les conditions permettant actuellement une exploitation


de l’énergie géothermique

 L’exploitation de l’énergie géothermique nécessite :

 une source de chaleur de grande capacité ;


 une roche poreuse ou fracturée perméable servant de réservoir
aquifère ;
 une situation permettant l’approvisionnement en eau de la nappe ;
 une couverture de roches de faible perméabilité empêchant la diffu-
sion de l’eau chaude.

Corrigés des activités – Séquence 3 – SN02 117

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 Les différents types de géothermie en France

Contexte
Type de géo- Caractéristiques du
Utilisations Exemples géologique
thermie réservoir
(document 23)
Très basse Eau ou air à très Chauffage et
énergie basses températures rafraîchissement de
(moins de 35°C) et locaux, avec pompe
localisées à faible à chaleur
profondeur (moins
de 100m)

Basse énergie 30°C < Température < Chauffage urbain, Bassin de Paris
150°C utilisations indus-
trielles, thermalisme,
balnéothérapie

Moyenne et 180°C < Température Production Bouillante en


Haute énergie < 350°C d’électricité Guadeloupe
(document 4)

Géothermie Roches chaudes Au stade de la Soultz-sous-


profonde sèches à plus de 3 recherche, pour Forêts en Alsace
000 m de profondeur l’électricité ou le
chauffage

Le projet de Soultz-sous-Forêts
 Faire de la géothermie profonde présente un intérêt, car la tempéra-
ture terrestre augmente avec la profondeur, c’est le gradient géother-
mique. La Terre libère de la chaleur : le flux thermique a pour origine
principale la désintégration des substances radioactives contenues
dans les roches des enveloppes terrestres. Gradient et flux varient
selon le contexte géodynamique.
 Le document 25b montre la répartition des températures en Europe
à –5000 m de profondeur. Cette dernière montre que certaines
régions françaises présentent des températures élevées à 5 km de
profondeur : l’Alsace (>200°C), le Massif Central (>200°C), le Fossé
Rhodanien (>180°C), le Bassin Aquitain (>160°C) et le Bassin Parisien
(140°C-160°C).
Soultz est situé en Alsace dans une zone où le gradient géothermique
est plus important (document 25b) : la température est supérieure à
200°C à 5 km de profondeur.
En France, on pourrait également exploiter les sites correspondant aux
régions précédemment nommées.
 Le document 25a présente le contexte géologique du projet de géo-
thermie profonde de Soultz. Soultz est situé dans le Fossé Rhénan qui
est un fossé d’effondrement formés de blocs séparés par des failles.
Ces blocs sont constitués de granite qui contiennent des éléments

118 Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02

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radioactifs (document 25d) qui en se désintégrant libèrent de la cha-
leur. De plus, la croûte continentale est étirée et amincie, le Moho,
limite entre la croûte et le manteau lithosphérique, est d’ailleurs
localisé entre 25 et 26 km de profondeur alors que sur les bords du
fossé il est à 30 km. Les isothermes remontent dans cette zone, ce
qui explique également que le flux géothermique soit plus important
dans cette région.
 L’exploitation géothermique pilote de Soultz repose sur l’extraction
(document 25c) à grande profondeur (5000m) d’eau chaude (200°C)
du sous-sol fracturé. Cette eau chaude est ensuite transformée en
vapeur qui permet la production d’électricité. L’eau refroidie est réin-
jectée sous pression afin de rouvrir les fractures qui ont tendance à
se colmater du fait des particules sédimentaires véhiculées par l’eau
de pluie infiltrée (document 25d). L’eau en circulant se réchauffe à
nouveau au contact des roches.

Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02 119

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C orrection des exercices
du chapitre 3
Exercice 1  Flux et gradient géothermique

Réponses correctes : c et d
Réponses fausses :
a) Le gradient géothermique moyen dans la croûte continentale est de
30°C par kilomètre.
b) Le flux thermique est très élevé au niveau des dorsales.

 La Terre est une machine thermique


Réponses correctes : a, e et f
Réponses fausses :
b) La croûte continentale est bien la plus concentrée en radioéléments,
mais c’est le manteau, qui du fait de son volume est celui qui libère le
plus de chaleur.
c) La conduction n’est pas le mode principal de dissipation de l’énergie
interne de la Terre, les roches terrestres étant mauvaises conductrices.
La majorité de l’énergie interne est dissipée grâce à la convection.

 Un modèle actuel du fonctionnement global de la planète Terre

Réponses correctes : a (du fait de sa densité) et c


Réponse fausse :
b) Les points chauds ne correspondent pas à des remontées de magma
profond : le manteau est solide, les zones de fusion partielle du man-
teau à l’origine des magmas sont très superficielles à l’échelle de la
planète.

 La géothermie
Réponses correctes : d (technique des roches fracturées avec injection
d’eau sous pression) et e.
Réponses fausses :
a) L’énergie dissipée par la Terre ne provient pas essentiellement du
noyau, mais du manteau (20 TW) et de la croûte continentale (6TW).

120 Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02

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b) La géothermie basse énergie utilise directement l’eau chaude pour le
chauffage. La géothermie très basse énergie, soit utilise directement
l’eau chaude pour, par exemple, le chauffage de serres, soit la tempé-
rature de l’eau étant insuffisante, a recours à des pompes à chaleur.
c) La géothermie basse énergie utilise de l’eau dont la température est
voisine de 80°C. La géothermie très basse énergie utilise de l’eau dont
la température est comprise entre 15 et 40°C.

Exercice 2 Le contexte géodynamique de l’Islande


Réponses correctes : a, c et e
Réponses fausses :
b) Au niveau d’une dorsale la remontée de manteau chaud est relative-
ment superficielle : sous la dorsale Est Pacifique et sous la dorsale Atlan-
tique (document 21a), les anomalies négatives enregistrées correspon-
dant à du matériel chaud, c’est-à-dire à la remontée d’asthénosphère,
sont localisées jusqu’à une profondeur d’environ 200 km.
d) Le panache n’est pas à l’état liquide. Le manteau solide et défor-
mable, qui remonte par convection, est juste plus chaud que le manteau
environnant. Ce mouvement ascendant correspond à un mouvement de
convection.


Corrigés des exercices – Séquence 3 – SN02 121

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Séquence 4
Sommaire

Correction des exercices du chapitre 1


Correction des activités du chapitre 2
Correction des activités du chapitre 3
Correction des activités du chapitre 4
Correction des activités du chapitre 5
Correction des activités du chapitre 6
Correction des exercices du chapitre 2
Correction des exercices du chapitre 3
Correction des exercices du chapitre 4
Correction du devoir autocorrectif n° 2

Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02 123

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C orrection des exercices
du chapitre 1
Exercice 1 

Cellule mère Une paire de


chromosomes
2n = 4 homologues

Une paire de
chromosomes
homologues

Cellule fille Cellule fille


2n = 4 2n = 4

 2 mitoses sont repérables sur le graphe.


 Il s’agit de la phase de réplication de l’ADN selon un mode semi
conservatif. Les chromosomes à une chromatide apparaissent formés
de deux chromatides à la fin de cette phase (notée S : synthèse).
 L’interphase correspond aux zones 1,2 et 3 du graphe, la mitose à la
zone 4.

Quantité d'ADN contenue dans
le matériel nucléaire
(unités arbitraires)

3
2Q 2
phase
G2
phase S
1
Q
phase
G1

0
0 5 10 15 20 25 30 Temps
Interphase Mitose (heures)

Cycle cellulaire

Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02 125

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Retenez qu’au cours d’un cycle cellulaire constitué d’une interphase et
d’une mitose la quantité d’ADN est conservée.
À l’issue de la mitose chaque cellule fille renferme une copie intégrale
(aux mutations près) de l’information génétique. La mitose est une
reproduction conforme qui conserve le caryotype.

G2
M : mitose

G1 G1 + S + G2 : interphase

Exercice 2 A. Les chromosomes :


 Sont toujours visibles dans la cellule
 Sont toujours formés d’une chromatide
 Sont séparés en deux lots égaux lors de la prophase de la mitose
 Sont dupliqués à la fin de l’interphase

B. Le renouvellement cellulaire :
 S’effectue grâce à des mitoses chez les organismes eucaryotes
 Concerne toutes les cellules de l’organisme
 N’utilise pas le programme génétique
 Est la reproduction de l’organisme

C. L’ADN est :
 Un polymère de désoxyribose
 Un polymère de bases azotées
 Un polymère de nucléotides

D. Le rapport A+ G/ T+ C
 Est toujours égal à un
 Est une valeur variable suivant les ADN
 Est égal à un dans l’ARN

E. L’ordre des phases de la mitose est :


 Prophase, télophase, anaphase, metaphase
 Prophase, métaphase, anaphase, télophase

126 Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02

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 Prophase, anaphase, metaphase, télophase
 Prophase, metaphase, télophase, anaphase

F. Une mutation :
 A toujours lieu sous l’effet d’un agent mutagène
 Crée un nouvel allèle
 Est néfaste pour la cellule

G. Une mutation :
 Peut se produire spontanément
 Sont des événements fréquents
 Conduit toujours à la formation d’une protéine différente

H. Le génotype d’un individu :


 Comporte tous les allèles de ses parents
 Ne comporte que les allèles d’un seul parent
 Comporte une partie des allèles de ses parents

I. la bonne représentation est :

A
Un gène donné occupe une position précise sur
un chromosome. Cette position est nommée
locus. Elle est la même pour les deux chromo-
somes d’une même paire et identique pour tous
les individus d’une espèce donnée. Les chro-
mosomes schématisés sont des chromosomes
métaphasiques constitués de deux chromatides.
Les 2 chromatides sont identiques et contien-
nent les mêmes allèles.

J. Le phénotype de cet individu est [ A], cela indique :


 Que l’allèle A est co-dominant
 Que l’allèle A est récessif
 Que l’allèle A est dominant

K. l’individu en question est de ce fait :


 Hétérozygote pour ce gène.
 Homozygote pour ce gène.
 Hétérozygote pour l’ensemble de ses gènes.
 Homozygote pour l’ensemble de ses gènes.

Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02 127

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Exercice 3  Le caryotype A comprend 22 paires de chromosomes homologues
et une paire de chromosome sexuel X et Y. La présence des chromo-
somes X et Y confirme qu’il s’agit d’un caryotype masculin.

Le caryotype B comprend lui aussi 22 paires de chromosomes homo-


logues mais ici la paire de chromosomes sexuels est constitué de deux
chromosomes X : ce qui établit qu’il s’agit d’un caryotype féminin.
 La lettre n représente le nombre de paires : Dans l’espèce humaine n =23.
 Dessin de la paire n° 2

2 chromatides 2 chromatides
centromère centromère

 Les chromosomes de ce caryotype sont tous bichromatidiens. Il y a eu


réplication de l’ADN en phase S du cycle cellulaire.
 Il y a 23 chromosomes dans chaque caryotype.
Les caryotypes de gamètes ne comportent pas de paires de chromo-
somes. Chaque gamète renferme la moitié de l’équipement chromo-
somique de la cellule dont il est issu.
La formation des gamètes résulte donc d’une division particulière
appelée méiose dont nous étudierons les modalités.
 Les spermatozoïdes renferment pour la moitié un chromosome
sexuel X ,les autres Y
Les ovules referment toujours un chromosome sexuel X
La fécondation est l’union d’un ovule et d’un spermatozoïde.
C’est donc le père qui dans un couple sera « responsable » du sexe
de l’enfant !
Retenez que la formule chromosomique est caractéristique de l’es-
pèce : elle comprend le nombre de chromosomes noté 2n( où n est
le nombre de paires) chez les espèces diploïdes. Les caractéristiques
des chromosomes sont visibles sur le caryotype montage photogra-
phique où les chromosomes sont réunis par paires et numérotés. Les
cellules sexuelles des espèces diploïdes ne renferment que la moitié
des chromosomes de l’espèce (un de chaque paire).

Exercice 4  Une maladie génétique autosomique est une maladie dont le gène
responsable est situé sur un chromosome non sexuel (autosome)
Récessive : pour s’exprimer l’allèle responsable de l’anomalie doit être présent en
deux exemplaires. (Sur chaque chromosome de la paire de chromosome
homologue)

128 Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02

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M M m m

Représentation de la paire de chromosomes homologues de chaque parent


(I1 et I2)
Ils sont de phénotype sain mais porteur de l’allèle m car un de leur enfant
est atteint. Cet enfant est homozygote (m//m) et a hérité d’un allèle m de
chacun d’eux.
 II1[malade]

m m m m

2 Possibilités pour II2 et II3 : hétérozygotes (M//m) ou homozygote


(M//M)

M M m m M M M M

Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02 129

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III4 est hétérozygote car il a un enfant atteint (il lui a transmis l’allèle muté)

M M m m

 Arbre généalogique

I (M//m) 1 (M//m) 2

II (m//m) 1 2 (M//m) ou 3 (M//m) ou 4 (M//m) 5 (M//m)


(M//M) (M//M)
1 (M//m) ou 2 (m//m) 3 Fœtus
III
(M//M) (M//M) ou
(M//m) ou
(m//m)

 On ne peut pas savoir si l’enfant sera atteint ou non : il a une possibi-


lité sur 4 d’être atteint de mucoviscidose.1 chance sur 4 d’être homo-
zygote (M//M) et 1 sur 2 d’être hétérozygote.
 Les électrophorégrammes nous montrent que les individus II4, II5, III1
sont hétérozygotes (2 taches).
Les individus III2 et III3 sont homozygotes.
On sait que l’individu III2 est malade, cela nous permet de situer la
tache correspondant à l’allèle m.
Le fœtus ne présente pas de tache à ce niveau : il est donc porteur de
deux allèles M : il est de génotype (M//M) et de phénotype sain

Exercice 5  Le polymorphisme d’un gène est le fait de trouver dans une population
donnée plusieurs allèles de ce gène dont deux au moins sont repré-
sentés avec une fréquence supérieure à 1%.
 Les allèles différent toutes par un seul nucléotide par rapport à de l’al-
lèle de référence. Dans chaque cas la mutation à l’origine de l’allèle
est une substitution.

130 Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02

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69 127 165 453

G6pd ‘’allèle normal’’ ...G GCT ATG CC…..G CCC TCC AC…..A ACC GCA TC…..G TGC GCA GA

G6pd Namoru ...G GCC ATG CC…..G CCC TCC AC…..A ACC GCA TC…..G TGC GCA GA

G6pd Vanua lava ...G GCT ATG CC…..G CCC CCC AC…..A ACC GCA TC…..G TGC GCA GA

G6pd Naone ...G GCT ATG CC…..G CCC TCC AC…..A ACC GCA TC…..G TGC ACA GA

G6pd Union ...G GCT ATG CC…..G CCC TCC AC…..A ACT GCA TC…..G TGC GCA GA

 Pour l’allèle Namoru la thymine a été remplacée par une cytosine ce


qui transforme le codon GCU en GCC.
(On rappelle que le brin non transcrit est identique à l’ARN m avec le
changement thymine en uracile)
Ces deux codons codent pour l’acide aminé alanine : il n’y a pas de chan-
gement au niveau de la séquence des acides aminés : cette mutation est
silencieuse. L’enzyme G6PDNamoru est fonctionnelle.
 Pour l’allèle Vanua lava la thymine a été remplacée par une cytosine. Le
codon UCC devient CCC : la sérine est remplacée par la proline dans le
polypeptide. Cette mutation est dite faux sens et a des conséquences
sur la fonctionnalité de l’enzyme.
 Pour l’allèle Naone la guanine et remplacée par une adénine : le codon
GCA est remplacé par le codon ACA : l’alanine est remplacée par la
thréonine. L’enzyme n’est pas fonctionnelle.
 Pour l’allèle Union une cytosine est remplacée par une thymine : le
codon ACC devient ACU mais ces deux codons codent pour la thréonine :
il s’agit d’une mutation silencieuse (redondance du code génétique).

Exercice 6  Les garçons ne possédant qu’un chromosome sexuel X sont atteints


dès lors qu’ils sont porteurs du gène codant pour une dystrophine non
fonctionnelle. Ils ont hérité du gène de leur mère qui elle est un por-
teur sain (elle possède un gène « sain » et un gène « déficient ») ;

Pour qu’une fille soit atteinte il faut que sa mère soit porteuse saine
et son père malade : Compte tenu de la gravité de la maladie même si
l’espérance de vie des garçons atteints a augmenté en 10 ans (elle est
passée à 40 ans) la probabilité est très faible.

 La séquence donnée est celle du brin transcrit de l’ADN. La séquence


de l’ARNm correspondant s’obtient par complémentarité des nucléo-
tides soit : GGU UUG AUU UGG AAU AUA
D’après le code génétique la séquence des acide aminés : glycine-leu-
cine-isoleucine-tryptophane-asparagine-isoleucine.

Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02 131

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 Si T remplace C en position 12 : le codon UGG devient UGA. UGA est
un codon stop la synthèse de la dystrophine sera arrêtée après l’acide
aminé 111. On peut penser que la fonctionnalité de la protéine sera
altérée. Cette mutation porte le nom de mutation non sens : Le codon
stop provoque un arrêt de la traduction de l’ARNm et entraîne la for-
mation d’une chaîne polypeptidique incomplète.
Si T remplace C en position 6 : le codon UUG devient UUA ; Ces deux
codons codent pour la leucine. La dystrophine ne sera pas modifiée.

132 Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02

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orrection des activités
C
du chapitre 2

Pour débuter


Cellules diploïdes
Divisions cellulaires 2n chromosomes
Cellules haploïdes
Spermatozoïde n chromosomes

testicule ovaire Fécondation


Ovocyte

Zygote
adultes
multicellulaires
Cellules ou
somatiques Mitoses

Dans le noyau de pratiquement toutes les cellules d’un organisme


humain (cellules du pancréas, cellules du foie…) on trouve deux jeux
de chromosomes. Ces cellules sont qualifiées de diploïdes. Font
exception les gamètes (spermatozoïdes et ovules) qui ne contiennent
qu’un jeu de chromosomes. Pour cette raison, ces cellules sont quali-
fiées de cellules haploïdes.
 Les cellules haploïdes sont les gamètes (spermatozoïdes et ovocytes).
Les autres cellules sont diploïdes. La fécondation, union de deux cel-
lules reproductrices haploïdes permettra de restaurer la diploïdie.
La phase diploïde et la phase haploïde se succèdent dans le cycle
de développement de l’homme : la phase diploïde domine, la phase
haploïde est limitée aux gamètes.
 Les cellules à l’origine des gamètes sont nécessairement diploïdes et
les gamètes sont haploïdes. Une division permettant de réduire par 2
le nombre de chromosomes est donc indispensable. Cette division est
la méiose.

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 133

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Activité 1  La méiose est une division qui permet de fabriquer des cellules repro-
ductrices haploïdes à partir de celles diploïdes. Cette division n’a pas
lieu dans toutes les cellules de l’organisme. Seuls les tissus repro-
ducteurs sont concernés. Chez l’homme, la formation de spermato-
zoïdes se déroule dans les tubes séminifères des testicules et chez la
femme la formation des ovules se déroule dans l’ovaire. La formation
des spermatozoïdes est nommée spermatogénèse et la formation des
ovules, l’ovogénèse.
Dans ces tissus, seules les cellules dites de la lignée germinale sont
concernées par la méiose.
 Je dois utiliser les documents 4 et 6 pour remettre dans l’ordre chro-
nologique les photos et dessins d’interprétation du déroulement de la
méiose présenté dans le document 5.
Le document 6 est un graphe montrant la quantité d’ADN contenu
dans une cellule avant et après la méiose.

Ce que je vois Ce que j’en déduis

La méiose est précédée d’une interphase où la Il y a eu réplication de l’ADN.


quantité d’ADN est doublée Avant la méiose, les chromosomes sont consti-
(on passe de 2Q à 4Q). tués de 2 chromatides.

À l’issue de la méiose la cellule contient moins


d’ADN.
Pendant la méiose la quantité d’ADN de la cellule
La méiose divise la quantité d’ADN par 4.
passe de 4Q à 2Q puis de 2Q à Q.
La méiose comprend deux étapes qui divisent à
chaque fois la quantité d’ADN de la cellule.

Le document 4 est une animation permettant de visualiser la méiose.

La cellule de départ contient 4 chromosomes soit deux paires de chromo-


somes homologues (un bleu d’origine paternel, un rouge d’origine mater-
nelle) (2n=4). Chaque chromosome est constitué de deux chromatides : il y a
eu une phase de réplication qui précède la méiose (confirmation du doc 6).

Je vois que dans une première division les chromosomes homologues


de chaque paire se répartissent chacun dans une cellule différente :
on obtient deux cellules contenant chacune 2 chromosomes (n=2) : la
quantité d’ADN de la cellule a diminué de moitié (de 4 chromosomes à 2
chromosomes soit de 4Q à 2Q d’après le document 6).

Dans une deuxième division les chromatides de chaque chromosome se


séparent : là encore la quantité d’ADN de la cellule est divisée par deux
(passage de 2Q à Q) : le nombre de chromosomes est conservé (n=2)
mais chaque chromosome est à l’issue de cette étape constitué d’une
seule chromatide.
À la fin de la méiose on obtient 4 cellules contenant chacune un chro-
mosome de chaque paire à une chromatide. Ces cellules sont haploïdes.

134 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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  Mise en ordre du document 5

Les photos renfermant des chromosomes constitués de deux chroma-


tides constituent les premières étapes de la méiose :

F et H montrent des chromosomes bichromatidiens réunis par paire, en H


ils sont réunis par paires et alignés à l’équateur de la cellule. Les cellules
sont diploïdes.

E montre ces mêmes chromosomes se séparant : un de chaque paire


migrant à une extrémité de la cellule (anaphase 1= anaphase de la pre-
mière division de la méiose).

C, D montrent ensuite dans chaque cellule formée, les chromosomes à


2 chromatides puis la photo A montre les chromosomes s’alignant de
nouveau à l’équateur de la cellule. La séparation des chromatides en
G représente l’anaphase 2(=anaphase de la deuxième division de la
méiose). Ces cellules sont haploïdes.

Enfin B montre les 4 cellules à n chromosomes obtenues à l’issue de la


méiose. On obtient quatre gamètes (ou quatre spores ou grains de pol-
len dans le cas des végétaux).

L’ordre des photos est : F, H, E, C, D, A, G, B.

Les deux étapes de la méiose sont deux divisions successives qui s’en-
chaînent :

La première division réduit le nombre de chromosomes par séparation


au hasard des chromosomes homologues : on parlera de division réduc-
tionnelle (photos : F, H, E et C). Il y a passage de 2n chromosomes bichro-
matidiens à n chromosomes bichromatidiens.

La deuxième division est immédiate et ne réduit pas le nombre de chro-


mosomes (division équationnelle) mais sépare les chromatides de
chaque chromosome. (Photos : D, A, G, B).

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 135

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Activité 2 
Première division de la méiose

Prophase I
2n = 4
Une paire de chromosomes
homologues à deux chromatides
1 cellule à 4
chromosomes
Une paire de chromosomes
à 2 chromatides
homologues à deux chromatides
Chiasmas = points de contacts
entre des chromatides homologues

Métaphase I
2n = 4

Plan équatorial de la cellule

Anaphase I
2n = 4 Séparation des chromosomes
homologues
Réduction chromatique
Pôle de la cellule

Un chromosome
dupliqué

Télophase I
n=2 n=2 2 cellules à 2
chromosomes
à 2 chromatides
Un chromosome
à deux chromatides
1 cellule 1 cellule

 Au temps T1,la cellule contient 2n chromosomes constitués d’une


seule chromatide soit en quantité d’ADN 2Q. Au temps TI, la quantité
d’ADN passe de 2Q à 4Q . Il y a donc réplication de l’ADN. Cela se
traduit concrètement par le passage de chromosomes à une chroma-
tide à des chromosomes à deux chromatides. Ce sont des chromo-
somes à deux chromatides qui entrent en méiose.

136 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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Seconde division de la méiose

Prophase II

Un chromosome 2 cellules à 2
à deux chromatides chromosomes
à 2 chromatides
n=2 n=2

Métaphase II

Plan équatorial de la cellule

n=2 n=2

Anaphase II

Un chromosome Séparation des chromatiques


à une chromatide de chaque chromosome

n=2 n=2
Télophase II

4 cellules à 2
n=2 Un chromosome
n=2 chromosomes
à une chromatide
à 1 chromatide

n=2 n=2

Au temps T2, la quantité d’ADN est passé de 4Q à 2Q par cellule. Cela


correspond à la séparation des chromosomes homologues lors de la
première division de méiose.
Entre T2 et T3, la quantité d’ADN est divisée par 2 (passage de 2Q à Q).
Cette diminution de la quantité d’ADN par 2 correspond au passage
des chromosomes de 2 à 1 chromatide.
Le passage du stade diploïde au stade haploïde correspond, sur le
schéma au temps T2.

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 137

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 On considère une cellule ou 2n = 4 c’est-à-dire possédant dans son
noyau deux paires de chromosomes homologues.

Moment A : Avant la réplication de l’ADN : 2n =4 et 2Q ADN

Matériel génétique
non condensé

Moment B : Après réplication de l’ADN et avant le début de la méiose 2n=4 et 4Q ADN

Moment C : à l’issue de la première division de méiose n=2 et 2Q ADN

ou ou ou

Moment D : à l’issue de la première division de méiose n=2 et 2Q ADN

ou ou ou

138 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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 La séparation des chromosomes homologues lors de l’anaphase de la pre-
mière division de méiose permet de réduire par deux le nombre de chro-
mosomes. Chaque cellule aura donc un chromosome de chaque paire.

Activité 3 

A Un spermatozoïde se fixe sur la


membrane pellucide.
B Les enzymes libérées par le
spermatozoïde digèrent localement la A B C
membrane pellucide.
C Fusion des membranes plasmiques
de l'ovocyte et du spermatozoïde.
La pénétration d'autres spermatozoïde
est rendue impossible.
D Le noyau du spermatozoïde passe
dans le cytoplasme de l'ovocyte.
E Fusion des deux noyaux pour former
le noyau de la cellule œuf. E D

Remarque

Généralement une membrane de fécondation imperméable aux autres


spermatozoïdes se forme autour de l’ovocyte dès la pénétration de la tête
du spermatozoïde empêchant la fécondation de l’ovule par plusieurs sper-
matozoïdes.

n=3 Ovule
(haploïde)

n=3
2n = 6
Spermatozoïde Les noyaux
(haploïde) fusionnent
Le spermatozoïde est beaucoup plus petit que l'ovule. (caryogamie)
Il a été grossi pour qu'on puisse distinguer les chromosomes.

Du point de vue chromosomique, la fécondation est universellement


l’union des noyaux haploïdes pour former un noyau diploïde de la cel-
lule œuf.

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 139

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C orrection des activités
du chapitre 3
Activité 1 Comprendre et modéliser le brassage interchromosomique lors
de la méiose

Drosophile à Drosophile à
I ailes longues ailes vestigiales
et corps gris 1 2 et corps ébène
Méiose Méiose
gamètes gamètes
Fécondation
Drosophile à
nombreuses
ailes vestigiales
II cellules œuf
et corps ébène
donnant... 1 2
100% de Drosophile
Méiose Méiose
à ailes longues gamètes gamètes
et corps gris
Fécondation

III nombreuses
cellules œuf
donnant...
1 2 3 4
25% 25% 25% 25%
à ailes longues à ailes longues vestigiales vestigiales
corps gris corps ébène corps gris corps ébène

Phénotypes Phénotypes
parentaux recombinés

On constate que de nouveaux phénotypes sont apparus et nous cher-


chons à comprendre comment la méiose puis la fécondation peuvent
rendre compte de ces nouveautés.
Pour cela, il faut rechercher ce que devient au cours de la méiose puis de
la fécondation la combinaison d’allèles portée par les parents.
Le document 1 précise que les deux gènes gouvernant les caractères
étudiés sont situés sur des chromosomes différents qui ne sont pas des
chromosomes sexuels. Nous savons également que les allèles à l’origine
des caractères corps ébène et ailes vestigiales sont des allèles récessifs
et les allèles à l’origine des caractères sauvages c’est-à-dire corps gris et
ailes longues sont dominants.
Nommer et écrire les allèles
L’allèle muté à l’origine du corps ébène sera noté : e et l’allèle sau-
vage à l’origine du caractère corps gris sera noté e+ (Voir fiche méthode
‘’convention d’écriture en génétique’’ pour plus de précisions)

140 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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Le même raisonnement appliqué au caractère longueur des ailes
conduira à l’écriture suivante. L’allèle muté à l’origine du caractère ailes
réduites sera noté v et l’allèle dominant à l’origine du caractère aile lon-
gue sera noté v+.

Écrire le génotype des parents II1 et II2

Génotype de II2.
Nous savons que les deux gènes sont indépendants c’est-à-dire qu’ils
sont portés par des chromosomes différents.
Nous savons également que les individus II2 sont récessifs pour les deux
allèles.
Ces informations permettent d’écrire le génotype de II2. En respectant
les conventions d‘écriture en génétique, on obtient : (v//v , e//e)

Génétique des individus II1 (génération F1)


Tous les individus de la génération F1 ont le même phénotype : ailes
longues et corps gris.
Ils sont issus d’un croisement entre une drosophile à ailes longues et
corps gris et une drosophile à ailes vestigiales et corps ébène.
Seuls les allèles dominants s’exprimant le génotype peut s’écrire :
(v+//v, e+//e)

Recherche des combinaisons d’allèles portés les gamètes de II1 et II2 à


l’issue de la méiose.
En tenant compte des consignes données, les chromosomes et les allèles
qu’ils portent peuvent être schématisés de la manière suivante.

II1 II2

Cellule Cellule
diploïde diploïde

(2n = 4) (2n = 4)

Recherchons maintenant les gamètes possibles produits par les indivi-


dus II1 (génération F1) en réinvestissant les connaissances acquises lors
du chapitre précédent.
Lors de l’interphase précédant la méiose, nous savons qu’il y a réplica-
tion de l’ADN. Par conséquent, les chromosomes qui entrent en méiose
sont des chromosomes à deux chromatides identiques que l’on peut
schématiser de la manière suivante :

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 141

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Réplication au cours de l’interphase
précédent la méiose

Cellule diploïde à
l’origine des gamètes

Chromosome à deux
chromatides identiques

(2n = 4)

Lors de la première division de méiose, les chromosomes homologues


se séparent.
À l’issue de la première division de méiose, il y a donc formation de deux
cellules contenant chacune 2 chromosomes à deux chromatides.
Cette étape peut être schématisée de la manière suivante :

Réplication au cours de l’interphase


précédent la méiose

Cellule diploïde à
l’origine des gamètes
(2n = 4)

Chromosome à deux
chromatides identiques

1ère division
de méiose

n=2 n=2

Lors de la seconde division de méiose, les chromatides sœurs se sépa-


rent. À l’issue de la méiose, on a donc 4 cellules à 2 chromosomes à une
chromatide.
L’ensemble peut donc être schématisé de la manière ci-après :

142 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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Réplication au cours de l’interphase
précédent la méiose

(2n = 4)

1ère division
de méiose

n=2 n=2

2ème division
de méiose

n=2 n=2 n=2 n=2

Nous savons que lors de la métaphase de la première division de méiose,


la répartition des chromosomes homologues de part et d’autre de la
plaque équatoriale se fait de manière aléatoire. Il en résulte que l’on
peut envisager une seconde possibilité que celle représentée ci-dessus
concernant la répartition des chromosomes dans les cellules.

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 143

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Cette seconde possibilité est schématisée ci-dessous :

(2n = 4)

Réplication au cours de l’interphase


précédent la méiose

(2n = 4)

1ère division
de méiose

n=2 n=2

2ème division
de méiose

n=2 n=2 n=2 n=2

Si on fait le bilan des gamètes produits,


nous constatons qu’il y a 4 types de
gamètes possibles. Les 4 combinaisons
sont équiprobables. Cette probabilité est
de 0,25.
En noir les gamètes parentaux et en vert les
nouvelles associations d’allèles.

Attention

Ce n’est qu’à l’issue de très nombreuses


méioses que la probabilité de 0,25
se traduit concrètement par 25 % de
chaque catégorie conformément à la loi
des grands nombres.milés.

144 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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Les drosophiles à ailes vestigiales et corps ébène, homozygotes pour
les deux allèles ne produiront qu’un seul type de gamètes que l’on peut
schématiser de la manière suivante :

Gamète haploïde

II2

Le document 3 est l’échiquier de croisement. Lors de la fécondation,


la rencontre des gamètes se fait au hasard. Chaque gamète d’un des
parents est susceptible de rencontrer n’importe quel gamète de l’autre
parent. On constate que l’on retrouve les 4 phénotypes observés à l’is-
sue du croisement 2.

Gamètes produits
par les individus II2

Gamètes produits
par les individus
de la génération F1

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 145

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Réponse Les individus II2 ne présentant que des allèles récessifs les phénotypes
au problème : observés à l’issue du second croisement sont représentatifs des allèles
portés par les gamètes des individus de la génération F1.
F1 peut produire 4 gamètes différents qui associés avec les gamètes de
P2 peuvent donner après fécondation les 4 phénotypes observés.
Les phénotypes recombinés trouvent leur origine dans la répartition aléa-
toire des chromosomes homologues sur le plan équatorial de la cellule
en métaphase 1 lors de la méiose conduisant à la formation des gamètes
chez les individus hétérozygotes pour chacun des 2 gènes considérés.
Dans le cas d’une méiose agissant sur 2 paires de chromosomes, chaque
chromosome peut se retrouvé associer avec l’un ou l’autre de l’autre
paire de chromosome ce qui fait 22 combinaisons de chromosomes pos-
sibles soit 4 combinaisons dans notre exemple.
Nous constatons qu’après la méiose, les allèles de gènes dont les loci
sont situés sur deux chromosomes non homologues peuvent être asso-
ciés de 4 façons. En effet, au cours de la métaphase de la première divi-
sion, les deux paires de chromosomes homologues se positionnent de
manière aléatoire de part de d’autre de la plaque équatoriale.

Activité 2 Comprendre et modéliser le brassage intrachromosomique


Des nouveaux phénotypes en faibles proportions (6,5 % chacun) sont
apparus à l’issue de ce croisement. Ces phénotypes sont différents des
phénotypes parentaux. Il s’agit de phénotypes recombinés dont nous
devons expliquer la formation.
Par rapport à l’activité précédente nous n’obtenons pas un % de recom-
binés égal à celui des parentaux (25 %) mais ici très inférieur.
Comment expliquer ces différences ?
Comme pour l’activité précédente nous devons rechercher ce que devient
au cours de la méiose puis de la fécondation la combinaison d’allèles
portée par les parents c’est-à-dire les individus II1 et II2.
Drosophile à Drosophile à
I ailes longues ailes vestigiales
et yeux rouges 1 2 et yeux pourpres
Yeux rouges
Méiose Méiose
gamètes gamètes
Fécondation
Drosophile à
nombreuses Yeux pourpres
ailes vestigiales
II cellules œuf
et yeux pourpres
donnant... 1 2 Les contraintes
100% de Drosophile d'impression du
Méiose Méiose
à ailes longues gamètes gamètes cours du CNED
et yeux gris nous obligent à
Fécondation
utiliser ces couleurs
qui ne
correspondent pas
III nombreuses à la réalité
cellules œuf
donnant...
1 2 3 4
43,5% 6,5% 6,5% 43,5%
à ailes longues à ailes longues vestigiales vestigiales
yeux rouges yeux pourpres yeux rouges yeux pourpres

146 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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Écrire le génotype des parents II1 et II2
Le document 6 montre que les deux gènes impliqués dans la réalisation
des caractères étudiés sont situés sur le même chromosome. Ils sont
situés sur la paire de chromosomes 2. Ces gènes sont liés.
L’écriture du génotype doit rendre compte du fait que ces gènes sont liés.
Étant donné les conventions d’écriture, le génotype des individus II2
s’écrira : (v p//v p)
Le génotype des individus II1 s’écrira : v+ p+ // v p
Recherche des combinaisons d’allèles portés les gamètes de II1 .
Réplication au cours de l’interphase
précédent la méiose

Cellule diploïde à
l’origine des gamètes

Chromosome à deux
chromatides identiques

Réplication au cours de l’interphase


précédent la méiose

Cellule diploïde à
l’origine des gamètes

Chromosome à deux
chromatides identiques

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 147

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On obtient donc deux types de gamètes.
II2 ne produisant qu’un seul type de gamètes

Gamète haploïde

II2

À l’issue de la fécondation on obtient donc :

Gamètes de II2

Gamètes de II1

Ailes longues
et yeux rouges

Ailes vestigiales
et yeux pourpres

Nous constatons que ce modèle explique bien l’existence des phéno-


types parentaux mais pas l’existence des phénotypes recombinés : 6,5 %
ailes longues et yeux pourpres et 6,5 % ailes vestigiales et yeux rouges.

Le document 5 nous indique qu’au cours de l’appariement des chromo-


somes homologues il se forme des chiasmas rendant possible l’échange
de fragments de chromatides et donc des allèles qu’elles contiennent.
Le crossing-over pourrait expliquer l’apparition des phénotypes recom-
binés.

148 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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Réplication au cours de l’interphase
précédent la méiose

Cellule diploïde à
l’origine des gamètes

Chromosome à deux
chromatides identiques

1ère division
de méiose

Echange de fragments
de chromatides

2ème division
de méiose

A l’issue de la méiose, on obtient


4 types de gamètes

Gamète Gamète recombinés Gamète


parental parental

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 149

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À l’issue de la fécondation, on obtient :

Gamètes de II2

Gamètes de II1

L’existence de crossing over au cours de la prophase I de méiose explique


l’existence des phénotypes recombinés.
Le crossing over donnant lieu à des échanges de fragments de chroma-
tides portant les allèles étudiés n’a pas lieu à chaque méiose auquel cas
les proportions de chaque phénotype seraient de 25 %.

Activité 3 Évaluer le brassage génétique lors de la fécondation


Nous savons que les parents sont hétérozygotes pour les deux gènes qui
sont situés sur des chromosomes différents donc indépendants. Nous
pouvons écrire le génotype de chaque parent
Père : (A//O, Rh+//Rh-) mère : (B//O, Rh+//Rh-)
Au cours de la méiose pour le père 4 combinaisons d’allèles dans les
gamètes sont possibles : (A, Rh+),(A, Rh-),( (O, Rh+) (O, Rh-),

150 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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Pour la mère: (B, Rh+),(B, Rh-), (O, Rh+) (O, Rh-),
La construction d’un échiquier de croisement permet d’envisager toutes
les rencontres possibles entre ces allèles.

Gamètes
maternels (O,, Rh-)
(O
(B,, Rh+) (B,, Rh-) (O,, Rh+)
Gamètes
paternels

(A, Rh+) (A//B,Rh+//Rh+) (A//B,Rh+//Rh-) (A//O,Rh+//Rh+) (A//O,Rh+//Rh-)

(A, Rh-), (A//B,Rh+//Rh-) (A//B,Rh-//Rh-) (A//O,Rh+//Rh-) (A//O,Rh-//Rh-)

(O, Rh+), (B//O,Rh+//Rh+) (B//O,Rh+//Rh-) (O//O,Rh+//Rh+) (O//O,Rh+//Rh-)

(O, Rh-) (B//O,Rh+//Rh-) (B//O,Rh-//Rh-) (O//O,Rh+//Rh-) (O//O,Rh-//Rh-)

De nouveaux phénotypes différents des parents peuvent être formés :

[AB, Rh+] :3 chances sur16, [AB, Rh-] : 1 chance sur 16, [O, Rh+] :3 chances
sur 16 [O, Rh-] : 1 chance sur 16, [A, Rh-] : 1 chance sur 16,[B,Rh-] : 1
chance sur 16

Cela montre que lors de la fécondation la rencontre aléatoire des


gamètes porteurs d’une information génétique différente amène un nou-
veau brassage de l’information génétique et donc amplifie le brassage
déjà réalisé au moment de la méiose (brassage inter chromosomique et
intra chromosomique).
De plus ici nous n’avons considéré que deux gènes portés par deux chro-
mosomes.

Remarque

Seuls les individus issus d’une même fécondation ont le même patrimoine
génétique : c’est le cas des vrais jumeaux qui proviennent du dédouble-
ment de la cellule œuf ou de l’embryon au stade de quelques cellules.

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 151

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C orrection des activités
du chapitre 4
Pour débuter

 Il n’y a pas de relation entre le nombre de chromosomes et la taille ou


la place de l’espèce dans l’arbre phylogénétique.
Dans une première approche, on peut constater une corrélation entre
la taille du génome et la complexité d’un organisme. La taille du
génome humain par exemple est près de 1000 fois supérieur à celui
d’une bactérie. Les plantes ont une taille de génome supérieur aux
animaux (sauf les amphibiens).
Le nombre de gènes semble également dans une certaine mesure
corrélé à la complexité de l’organisme. Ainsi l’homme possède 10
fois plus de gènes qu’une bactérie mais seulement deux fois plus
de gènes que la drosophile et quasiment le même nombre de gènes
qu’Arabidopsis thaliana.
La corrélation entre la complexité de l’organisme et le nombre de
bases de son génome n’est cependant pas simple. En effet, l’arabette
qui est un organisme pas moins complexe que le blé a un génome qui
est 130 fois plus petit que celui du blé.
L’Aplysie californica a un génome qui est 10 fois plus grand que celui
de la drosophile qui n’est pas moins complexe que l’aplysia.
Chez les procaryotes, les génomes sont compacts et leur capacité
codante est utilisée au mieux (87 % de l’ADN d’Escherichia coli code
pour des protéines contre 1,5 % chez l’Homme). Finalement pour une
longueur d’ADN donnée les humains possèdent moins de gènes que
les procaryotes.
Chez l’Homme la majeure partie de l’ADN n’est pas codante. Cette
fraction non codante de l’ADN semble d’ailleurs croitre avec la com-
plexité de l’organisme.

Remarque

Par complexité on doit comprendre un certain degré de sophistication. Cette


notion doit être distinguée de celle d’adaptation. Tous les organismes sont
parfaitement adaptés à leur milieu sans quoi ils ne pourraient y survivre.
Une bactérie est aussi adaptée à son milieu que l’homme à son milieu.
Cette notion doit aussi être distinguée du degré d’évolution d’un orga-
nisme. Une bactérie est aussi évoluée que l’homme.

152 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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 Une première représentation du génome a été vue en classe de pre-
mière. Celui-ci est apparu constitué de gènes codant pour des pro-
téines. Chez les eucaryotes, ces gènes sont dits morcelés car consti-
tués d’une partie codante, les exons et d’une partie non codante les
introns. Un gène n’est pas limité à la portion transcrite. En effet, il
existe également des gènes régulateurs dont dépend l’activité des
gènes de structures.
Dans le noyau l’ARN pré-messager est épissé. Au cours de ce phéno-
mène, les introns sont éliminés et les exons sont rattachés les uns aux
autres.
À la lumière des données apportées par le séquençage des génomes, il
apparaît que celui-ci est constitué d’une grande partie non fonctionnelle.
Il ne faut donc pas limiter le génome aux seuls gènes c’est-à-dire aux
portions de l’ADN transcrites puis traduites.
À noter qu’une cellule eucaryote peut abriter plusieurs génomes dif-
férents. En effet, au génome nucléaire (contenu dans le noyau), il faut
ajouter le génome des mitochondries voire des chloroplastes pour les
cellules chlorophylliennes.
 On doit s’attendre à trouver dans le génome des ‘’traces’’ de cette
histoire commune.

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 153

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C orrection des exercices
du chapitre 4
Activité 1 Schématiser la formation d’une anomalie du nombre de chromo-
somes lors de la gamétogénèse
 

Formule Nom symptômes


Anomalie
chromosomique de la maladie fréquence
1 sur 750
Un chromosome 21 Syndrome de
Caryotype 1 2n=47 retard mental
supplémentaire Down
Problèmes métaboliques
1 sur 2500
Syndrome de Absence de puberté
Caryotype 2 Un seul chromosome X 2n=45
Turner stérilité
Petite taille

1 sur 800
Stérilité
Deux chromosomes X Syndrome de
Caryotype 3 2n=47 Faible pilosité, taille et
et un chromosome Y Klinefelter
poids supérieurs à la
moyenne

[Non attendu] L’absence d’un autosome chez un nouveau-né est exceptionnelle du fait
sans doute de leur élimination dès le début de la vie embryonnaire. On
peut voir ici un des mécanismes propres à la reproduction sexuée qui éli-
mine un grand nombre de zygotes non viables.
L’absence d’un chromosome X est moins rare (syndrome de Turner).
Il est beaucoup plus fréquent que l’anomalie soit due à la présence d’un
ou plusieurs chromosomes surnuméraires. On observe ainsi des trisomies
(présence d’un chromosome surnuméraire) : Trisomie 21 (syndrome de
Down), 18 et 13 (syndrome de Patau) pour les plus fréquentes.
Les trisomies des chromosomes sexuels sont très fréquentes : XXX, XXY
(syndrome de Klinefelter), XYY.
 La méiose conduit à la formation à partir d’une cellule diploïde (2n=2
par exemple) à 4 cellules haploïdes (n=1)
La méiose comprend deux divisions :
Une anomalie de répartition des chromosomes homologues peut se pro-
duire en division 1 : La paire de chromosomes 21 se répartit du même

154 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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côté de la plaque équatoriale. Lors de l’anaphase 1 les deux chromo-
somes migrent vers le même pôle de la cellule.
Deuxième possibilité : la division 1 est normale et lors de la division 2 les
deux chromatides migrent vers le même pôle de la cellule ;

Évolution normale du chromosome 21 Évolution normale du chromosome 21


durant une première division de méiose durant une première division de méiose

... et moi par là ?


Métaphase... Je vais migrer par là ?... Je vais migrer par là ?...

Plaque
équatoriale
Mais non, passe de Pas du tout, c'est à
... et moi par là ? l'autre côté de la toi d'y aller !!!!
plaque équatoriale !

... puis début Je migre vers un Nous migrons tous


pôle ... les deux vers le
d'Anaphase même pôle
Certains gamètes vont
Position de la avoir deux chromosomes
plaque équatoriale 21 au lieu d'un
pour mémoire Et d'autres aucun.
... et moi vers Bravo la coordination !
l'autre

Évolution normale du chromosome 21 Évolution normale du chromosome 21


durant une deuxième division de méiose durant une deuxième division de méiose

... et moi par là ?


Métaphase... Je vais migrer par là ? ... Je vais migrer par là ? ...

Plaque
équatoriale
Mais non, passe de Pas du tout, c'est à
... et moi par là ? l'autre côté de la toi d'y aller !!!!
plaque équatoriale !

... puis début Je migre vers un Nous migrons tous


pôle... les deux vers le
d'Anaphase
même pôle
Certains gamètes vont
Position de la avoir deux chromosomes
plaque équatoriale 21 au lieu d'un
pour mémoire Et d'autres aucun.
... et moi vers Bravo la coordination !
l'autre

Cette anomalie peut survenir au cours de la formation des spermatozoïdes


(spermatogénèse) ou au cours de la formation des ovules (ovogénèse).

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 155

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SCÉNARIO SCÉNARIO SCÉNARIO
Cellule NORMAL ANORMAL 1 ANORMAL 2
germinale
NON
DISJONCTION
NON
DISJONCTION

MÉIOSE

Formation du
gamète
(spermatozoïde
dans cet exemple)
FÉCONDATION
avec :
normal normal normal normal trisomie trisomie monosomie trisomie monosomie normal normal
Ovule Zygotes produits

[Non attendu] Dans plus de 75 % des cas la trisomie 21 a pour origine une anomalie
dans la division 1 de la méiose, c’est-à-dire au moment de la séparation
au hasard des paires de chromosomes homologues. Cette méiose anor-
male à lieu au cours de l’ovogenèse dans 90 % des cas.

Selon les scientifiques, la répartition anormale des paires de chroma-


tides lors de la seconde division de méiose pourrait avoir pour origine
l’absence de chiasmas. En effet, ceux-ci maintiennent ensemble les
chromatides paternels et maternels assurant ainsi une répartition égale
des chromatides homologues dans les cellules filles.

Le syndrome de Turner et le syndrome de Klinefelter ont pour origine une


non disjonction des chromosomes X de la mère.

Activité 2 Schématiser un exemple de polyploïdie et montrer son rôle dans


la spéciation

Première Croisement de Spartina maritima et de Spartina alterniflora


étape :
Il faut dessiner les étapes de la méiose ou 2n=2 puis 2n=4

156 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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 Formation des gamètes chez Spartia alterniflora
Spartina alterniflora Cellule diploïde
2n = 62 58 à l'origine
chromosomes des gamètes
+

62
chromosomes

Première division
de méiose

Seconde division
de méiose

31 31 31 31
chromosomes chromosomes chromosomes chromosomes

 Formation des gamètes chez Spartina maritima


Spartina alterniflora Cellule diploïde
2n = 60 58 à l'origine
chromosomes des gamètes
+

60
chromosomes

Première division
de méiose

Seconde division
de méiose

30 30 30 30
chromosomes chromosomes chromosomes chromosomes

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 157

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 Formation de l’hybride

Gamète venant de Gamète venant de


Spartina alterniflora Spartina alterniflora À l’issue de la fécondation on
obtient un zygote possédant 61
chromosomes.
Les individus porteurs (hybrides)
de cette garniture chromosomique
sont viables.
30 31
chromosomes chromosomes Ils sont stériles car la méiose est
impossible : ils ne présentent pas
de paires de chromosomes homo-
Fécondation logues mais des chromosomes
58 uniques ce qui pose problème
chromosomes hybride stérile au moment de l’appariement des
+ à 61 chromosomes chromosomes.
Ils peuvent néanmoins se repro-
duire par multiplication végétative.
61
chromosomes
Deuxième Une mitose anormale (absence de formation de cytosquelette) conduit
étape : au doublement du nombre des chromosomes chez des individus stériles.

58
hybride stérile chromosomes 61
à 61 chromosomes +
chromosomes

58
chromosomes
dédoublés +

Séparation des
chromatides mais pas = polyploïdisation
formation de deux cellules

116
chromosomes
+ 122
chromosomes

Spartina anglica
Spartina anglica 2n = 122

158 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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Activité 3 Identifier quelques remaniements chromosomiques
1 et 2 : délétion 3 : inversion 4 : duplication
5 : translocation 6 : Translocation
Dans le cas de la duplication, deux évènements ont eu lieu. Un des chro-
mosomes homologues a subi une délétion et le fragment coupé s’est
inséré sur l’autre chromosome homologue qui se retrouve donc avec
deux copies d’une même région de chromosome.
Ce phénomène porte le nom dans ce cas de crossing-over inégal. Chez
l’homme, 15 % des gènes sont présents en deux exemplaires au moins.
[Non attendu] Beaucoup de délétions affectant des chromosomes même
à l’état hétérozygote provoquent des déficiences graves. L’un de ces syn-
drome appelé cri du chat est dû à une délétion de l’extrémité de l’un des
chromosomes de la paire 5. Les enfants atteints ont une espérance de
vie très courte.

Activité 4 Retrouver les traces de remaniements chromosomiques dans le


caryotype de deux espèces présentant une étroite parenté
La comparaison de ces deux caryotypes fait apparaître que :
 L’Hommepossède 46 chromosomes et le Chimpanzé 48 mais le chro-
mosome humain n° 2 est l’équivalent de deux des chromosomes du
Chimpanzé.
 14 chromosomes sont identiques morphologiquement.
 Leschromosomes 1, 18 et 13 présentent une différence : un segment
de chromosome présent chez une espèce est absent chez l’autre.
 Les
autres différences consistent principalement en des inversions de
segments.

Activité 5 Montrer le rôle des duplications dans la formation de familles


multigéniques.
 Je dois recueillir des indices montrant que les globines sont appa-
rentées et proposer une hypothèse pour expliquer l’origine de cette
parenté
Les données recueillies avec le logiciel rastop sur la structure de 3
globines (␣,␤,y ) montrent que les trois molécules de globines pré-
sentent des similitudes de structure,notamment par la présence d’un
groupement héme identique avec un atome de fer au centre.
Les informations proposées par le logiciel phylogène permettent de
construire une matrice des distances des globines en % de différences
des acides aminés constitutifs.

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 159

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gam-
alpha1 zeta epsilon delta beta
maA

alpha1 0 39,3 57,9 60,7 55,7 55

zeta 0 59,3 59,3 60,7 62,1

gammaA 0 19,3 28,6 26,4

epsilon 0 27,1 23,6

delta 0 6,43

beta 0

Les globines présentent des similitudes comprises entre plus de 38 %


à 90 % les unes avec les autres. Certaines comme les globines beta et
delta ont une constitution identique à plus de 93 %.
On considère que deux protéines sont apparentées si le % de similitudes
des séquences d’acides aminés est supérieur à 20 % : ce qui est le cas
pour toutes les globines ici : ces globines forment donc une famille de
protéines .
Les globines présentent des similitudes de structures qui suggèrent une
parenté : ces protéines sont homologues. Elles ont de plus la même
fonction : transport du dioxygène.
Le document 12 montre que les globines associées deux à deux dans
la molécule d’hémoglobine présente dans les hématies fixent et trans-
portent le dioxygène. Au cours de la vie humaine la composition de
l’hémoglobine change :
L’hémoglobine embryonnaire est constituée de 2 globines zêta et deux
globines epsilon.
L’hémoglobine fœtale est ainsi principalement constituée de 2 glo-
bines ␣ et 2 globines y alors que l’hémoglobine adulte est principale-
ment du type 2␣ et 2␤.
Toutes les chaînes des deux groupes de globines (groupe ␣ et groupe ␤ )
sont codées par des gènes différents. Les gènes du groupe sont situés
sur le chromosome 16, ceux du groupe ␤, sur le chromosome 11
Certains gènes présents sur les deux chromosomes ne sont pas fonction-
nels : ce sont des pseudogènes.
Il ne s’agit pas d’allèles d’un même gène mais bien de gènes différents,
exprimés à différents moments du développement embryonnaire.
Remarque

Les gènes sont placés sur les chromosomes 11 et 16 dans l’ordre où ils vont
être exprimés au cours du développement de l’individu.

160 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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Conclusion : Ces globines qui présentent des similitudes de structure sont codées par
des gènes différents situés sur deux chromosomes. On peut penser que les
gènes qui codent pour les globines sont apparentés. Pour le vérifier il faut
comparer les séquences nucléotidiques des gènes codant ces globines.

 Résultat de la comparaison des séquences nucléotidiques des gènes


codant pour les globines humaines avec le logiciel phylogène
Matrice des distances en % de différences acides nucléiques

alpha1 zeta gammaA epsilon delta beta

alpha1 0 41,4 40,9 60,7 43,1 30,1

zeta 0 23,2 7,89 21,1 44,5

gammaA 0 23 15,8 43,1

epsilon 0 21,3 45

delta 0 42,3

beta 0

Les similitudes entre les différents gènes ( plus de 50 %) confirment


que ces gènes sont apparentés et constituent des gènes homologues
dérivant d’un gène ancestral.

 Parmi les processus impliqués dans la duplication des gènes le cros-


sing-over inégal peut conduire à la duplication d’un gène. Une chro-
matide porte ainsi deux exemplaires du même gène.
Les gènes dupliqués ont subi des mutations à l’origine de globines
structurellement légèrement différentes mais dont la fonction n’est pas
altérée. Le % d’identités entre les différents gènes signe leur degré de
parenté. Plus le nombre de différences entre deux gènes est faible plus
la duplication à l’origine de leur formation est proche dans le temps.
Ainsi on peut voir dans le tableau que les gènes Beta et Delta qui pré-
sentent 7,8 % de différences résultent d’une duplication récente sui-
vies de mutations expliquant les différences obvervées au niveau de
la séquence nucléotidique entre les deux gènes.
Les gènes Gamma et Epsilon présentent 16 % de différences mettant
en évidence une seconde duplication plus ancienne.
La comparaison de Beta et Epsilon, de Delta et Gamma ,de Delta et
Epsilon et de Beta et gamma montre des % de différences relativement
proches donc un éloignement des gènes à peu près semblable les uns
des autres, consécutif à une troisième duplication, la plus ancienne.
Au total, on met en évidence l’existence hypothétique de 3 gènes
ancestraux qui subissent chacun une duplication génique suivi de
mutations.

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 161

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Remarque

Certains gènes dupliqués deviennent des pseudo gènes : toujours présents


sur le chromosome ils ne codent pas pour une protéine. Au cours de l’évo-
lution les duplications qui ont formé ces gènes ont été suivies de mutations
aux conséquences telles qu’une protéine fonctionnelle ne peut être formée.

On peut résumer ces information sur le schéma suivant :

gène ε gène γ gène δ gène β Actuel

Duplication
du gène 3 -50

Duplication du gène 3

(106 années)
gène 2 -100

Temps
gène 2 -150

Duplication du gène 1
-200

gène 1
-250

On peut également représenter les duplications, mutations à partir du


gène ancestral de la manière suivante.

gène ε gène γ gène δ gène β


Chromsome 11
M M M M

M M DT

DT M

M M

M : mutation(s) DT
DT : duplication
et transposition
Gène ancestral

162 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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En étudiant les différentes globines présentés par différents vertébrés
on peut construire un arbre évolutif de la famille des globines.

gène ζ gène α gène ε gène γ gène δ gène β Actuel


-50
Duplication
Duplication du gène 5 -100
du gène 4 gène 5
gène 4 -150
Duplication -200

(106 années)
du gène 3
-250

Temps
-300
gène 3
-350
Duplication -400
du gène 2
gène 2 Duplication du gène 1 -450
gène 1 -500

 Une famille multigénique :


a) est un ensemble d’allèles codant des protéines ayant la même fonc-
tion. Faux. Une famille multigénique est constituée de gènes différents
et non d’allèles
b) est un ensemble de gènes codant des protéines ayant la même fonc-
tion. Vrai
c) comprend des gènes ayant des séquences nucléotidiques différentes.
Vrai
d) dérivent d’un gène ancestral par accumulation de mutations. Faux.
Une famille multigénique nécessite également une duplication lors
d’un crossing over inégal.

 Les pseudogènes :
a) sont des gènes qui n’ont jamais été fonctionnels. Faux. Les mutations
étant aléatoires ; il peut apparaître dans la séquence d’un gène un
codon stop qui ne permet plus à ce gène de coder pour une protéine
fonctionnelle.
b) confirment le caractère aléatoire des mutations. Vrai
c) codent pour des protéines fonctionelles. Faux. (voir affirmation a)
d) ont accumulé une mutation codant pour un codon stop. Vrai

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 163

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 Les familles multigéniques :
a) montrent que les génomes se diversifient par création de nouveaux
gènes à partir de gènes existants. Vrai
b) sont le témoin d’innovations génétiques survenues dans le passé de
l’espèce .Vrai
c) ont pour origine une modification de la structure des chromosome.
Faux. Ce sont les remaniements chromosomiques qui modifient la
structure des chromosomes
d) ont pour origine une modification du nombre de chromosomes. Faux .
le nombre de chromosomes reste constant

[Non attendu]
Les mutations ayant un caractère aléatoire à partir d’un gène ancestral
les différents gènes dupliqués peuvent conduire à :
 Des gènes permettant la synthèse de protéines fonctionnelles (glo-
bines ␣, ␤, y ,␴, e z,)
 Des gènes codant des protéines avec une fonction légèrement diffé-
rente mais qui sera conservée au cours des temps géologiques (ex
myoglobine qui semble être la globine la plus ancienne).
 Des pseudogènes qui ne codent pas pour des protéines mais dont les
séquences nucléiques ont été conservées.

➡Pour aller plus loin :


Les pseudogènes expliquent dans une certaine mesure qu’une grande
partie de l’ADN n’est pas codant (d’autres pseudogènes existent dans
d’autres familles multigéniques)
La famille des gènes de la globine n’est qu’un exemple parmi beaucoup
d’autres de famille multigénique montrant l’évolution du génome par
duplication.
Ainsi les protéines qui servent à l’emballage de l’ADN, les histones, sont
elles aussi codées par de multiples gènes quasiment identiques.
Gènes multiples et identiques encore pour les ARN des ribosomes :
jusqu’à 5000 copies du même gène.
Dans la famille des globines, les différentes molécules fabriquées, les
hémoglobines, ont gardé la même fonction, celle liée à la fixation de
l’oxygène,mais le processus de duplications suivies de mutations ne
conserve pas toujours la fonction du gène ancestral.
Comme nous l’avons souligné 15 % de nos gènes sont présents au moins
en deux exemplaires. Ces phénomènes de duplication sont fréquents
chez toutes les espèces (30 % des gènes de levure sont dupliqués) et
sont de plus en plus étudiés.
Les chercheurs pensent que les duplications sont un des moteurs de
l’évolution.

164 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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Activité 6 Montrer comment les virus ont contribué à la complexification
des génomes
 Les étapes clés du cycle d’un rétrovirus sont les suivantes :

1) Fixation du virus à la surface de la cellule


2) Fusion entre la membrane du virus et la membrane de la cellule infec-
tée.
3) Copie de l’ARN viral en ADN simple brin puis double brin grâce à l’en-
zyme transcriptase inverse.
4) Transport du génome vers le noyau
5) Intégration du génome au noyau
6) Transcription du génome viral et traduction.
7) Production de protéines virales
ARN viral
précédemment
contenu dans
le virus

Étape 1 Étape 3
fusion des transcriptase
membranes inverse
et injection du apportée par
contenu du virus le virus
dans le cytoplasme
de la cellule hôte
ADN
ADN de la viral
Étape 2 Étape 4
cellule hôte

protéines virales
qui s’assemblent ici
avec l’ARN viral
pour former de
nouveaux virus

Étape 5 Étape 7
traduction
de l’ARN en
protéines virales

transcription
de l’ADN viral
en ARN viral Étape 6 Étape 8

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 165

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Si l’information génétique virale s’intègre dans le génome des cellules
germinales, elle pourra être transmise aux descendants.
 Les protéines codées par les gènes de ‘’syncytines ‘’ pourraient être
responsables de la formation du syncytrophoblaste.
 Les scientifiques nous précisent que les gènes découverts chez la
souris et chez les êtres humains ne sont pas des gènes orthologues.
Ces gènes ne descendent pas d’un gène ancestral commun présent
chez le dernier ancêtre commun aux deux espèces.
Ce résultat indique, qu’à plusieurs reprises au cours de l’évolution des
mammifères, des gènes d’enveloppe de rétrovirus ont été capturés et
conservés pendant plusieurs dizaines de millions d’années, de manière
indépendante à la fois dans la branche des primates et celle des rongeurs.
 La formation du placenta est un processus physiologique important
chez les mammifères. Cet organe permet en effet des échanges de
nutriments et de gaz respiratoires entre l’embryon et la mère.
Les résultats montrent que les embryons porteurs de la délétion du
gène syncytine à l’état homozygote meurent de façon prématurée car
le syncytrophoblaste n’a pas pu se former correctement altérant ainsi
les échanges entre le sang maternel et l’embryon.
Ces résultats démontrent que les protéines codées par ces gènes sont
nécessaires à la syncytialisation des cellules et la formation du syn-
cytrophoblaste.
Les embryons hétérozygotes possèdent un allèle fonctionnel codant
pour une protéine fonctionnelle qui permettra la formation du syn-
cytrophoblaste.
Grâce au modèle animal, les chercheurs ont donc démontré que les syn-
cytines sont effectivement impliquées dans la formation du placenta.
 Ces résultats démontrent que l’infection d’espèces ancestrales par des
rétrovirus infectieux, la transmission des rétrovirus intégrés, et la capture
de leur gène d’enveloppe sont des phénomènes aléatoires qui ont contri-
bué à l’établissement de fonctions essentielles pour les mammifères.
Une hypothèse radicale peut alors être faite, selon laquelle l’apparition
des mammifères placentaires il y a près de 100 millions d’années pour-
rait être liée à la « capture fondatrice » d’un rétrovirus –dont on sait qu’ils
sont apparus bien avant les mammifères qui aurait permis de passer d’un
mode de développement embryonnaire « externe » -chez les animaux qui
pondent des oeufs- à un mode « interne » dans lequel l’embryon est ali-
menté et protégé du système immunitaire de la mère par son placenta.
[Non attendu] Cet événement fondateur aurait pu exploiter une deuxième propriété essen-
tielle des protéines d’enveloppe rétrovirale –en plus de leur capacité à
faire de la fusion- à savoir leur fonction immunosuppressive, possiblement
impliquée dans l’établissement de la tolérance de la mère vis-à-vis de l’em-
bryon et du placenta.

166 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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orrection des activités
C du chapitre 5

Activité 1 Identifier le rôle des gènes homéotiques.


 Le mutant antennapedia possède des pattes à la place des antennes.

[Non attendu] Afin de vérifier la fonctionnalité de ces pattes, Bateson déposa du


sucre sur les pattes développées en lieu et place des antennes.
Chez les drosophiles, les pattes possèdent des cellules du goût. Il
constata que la drosophile déroula sa trompe de la même manière que
si du sucre avait été déposé sur les vraies pattes. Des informations ont
donc circulé, via des circuits nerveux, des cellules du goût aux centres
nerveux de la drosophile. Ces pattes sont donc fonctionnelles.
Le mutant bithorax possède 2 paires d’ailes alors qu’une mouche nor-
male ne possède qu’une paire d’ailes sur le deuxième segment tho-
racique. Chez la mouche mutante, le troisième segment thoracique
ressemble donc au second segment thoracique.
 Nous savons que les gènes de structure codent pour une protéine
donnée. Or la mise en place d’un organe aussi complexe qu’une patte
ou une aile nécessite l’intervention de nombreux gènes permettant la
réalisation de nombreux types cellulaires différents. Il ne semble pas
possible qu’une mutation sur un gène de structure donné puisse avoir
des conséquences phénotypiques aussi importantes
 Nous constatons que la mutation bithorax présente sur le troisième
segment thoracique une paire d’ailes qui normalement se trouve sur
le second segment thoracique. Cela signifie que le gène antennape-
dia s’est exprimé dans cette région du corps alors qu’il est normale-
ment inactif. À l’origine de l’expression du gène antennapedia , on
peut supposer une mutation du gène Ubx correspondant à une perte
de fonction de ce gène.
[Non attendu] Le phénotype antennapedia a pour origine l’expression dans la région
de la tête du gène antennapedia normalement inactif dans cette région

Activité 2 Montrer que l’expression des gènes est régulée


La différence de phénotype ne peut pas s’expliquer par des mutations
sur le gène codant pour la lactase car les séquences nucléotidiques sont
identiques dans les deux situations. Ceci est corrélé par le fait que les
individus LNP fabriquent de la lactase jusqu’à l’âge de 5 ans.
L’absence d’ARN messagers après l’âge de 5 ans chez les individus LNP
indique qu’il s’est produit un changement au niveau de la transcription.

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 167

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Le gène de la lactase n’est plus transcrit en ARN messager donc plus de
lactase synthétisée dans le cytoplasme des cellules.
Chez les individus LNP, le gène de la lactase jusqu’à 5 ans s’exprime et
après 5 ans cesse de s’exprimer.
Une différence phénotypique peut donc avoir pour origine une différence
dans la chronologie de l’expression d’un gène et non dans la séquence
codante de ce gène.
Se pose la question des facteurs à l’origine de l’expression ou de la non
expression d’un gène.

Activité 3 Comparer les gènes de développement pour en identifier les


homologies de séquence
 Le document 13 présente la disposition des gènes homéotiques Hox
B sur le chromosome 11 et la séquence en acide aminés de l’homéo-
domaine des protéines respectivement codées par les gènes homéo-
tiques HoxB4 , HoxB7, HoxB9 et HoxB1.
En comparant les séquences en acides aminés, nous pouvons consta-
ter qu’elles présentent une forte homologie.
Par exemple, l’homéodomaine de la protéine codée par Hox B7 pré-
sente 83 % de similitudes (50 acides aminés identiques sur un total
de 60 acides aminés) avec l’homéodomaine de la protéine codée par
hoxB4.Ces différences s’expliquent par quelques mutations ponc-
tuelles dans la séquence nucléotidique des gènes HoxB7 et HoxB4.
La même analyse peut être réalisée pour les autres gènes.
Ces similitudes s’expliquent par l’existence d’un gène homéotique
ancestral qui s’est dupliqué. Les copies faisant ensuite l’objet de
mutations ponctuelles aléatoires.
Les gènes HOX de la souris constitue donc une famille multigénique.

 Le gène HoxB6 de la souris activé dans les cellules embryonnaires à


l’origine de la tête déclenche la formation d’une patte de drosophile à
la place des antennes.
Expliquer le résultat de cette transgénèse revient à expliquer le fonc-
tionnement des gènes homéotiques.
Des mutations sur des gènes homéotiques ont pour origine des modifi-
cations phénotypiques importantes ce qui est difficilement compréhen-
sible si on assimile les gènes homéotiques à des gènes de structure.
Ce constat s’explique bien cependant si les gènes homéotiques sont
des gènes régulateurs contrôlant l’expression d’autres gènes.
Nous savons que les gènes régulateurs codent pour des facteurs de
transcription agissant sur des sites de l’ADN.

168 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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Le document 10 compare les séquences Box des gènes homéotiques
antennapedia et HoxB6.
Nous pouvons constater que ces séquences présentent de fortes
homologies. Par conséquent, les protéines codées par ces séquences
nucléotidiques seront aussi similaires. Cette similarité au niveau de
la séquence d’acides aminés permettra donc aux protéines homéo-
tiques codées par le gène HoxB6 de se fixer sur des sites spécifiques
de l’ADN de drosophile et de déclencher l’expression de gènes de dro-
sophiles permettant la formation d’une patte.
Ces différentes étapes peuvent être schématisées :

Isolement d’un gène


homéotique de souris

TRANSGÉNÈSE
sur un chromosome
de drosophile

Production d’une protéine


homéotique de souris chez
la drosophile

Activation des gènes


de structure de
la drosophile

Production de protéines
de structure de drosophile

Formation d’une patte de


Transcription drosophile (par exemple )
Traduction au niveau des cellules de drosophile
modifiées (la tête par exemple)

 Le document 14 montre que l’ensemble des homéodomaines (60


acides aminés) des 346 protéines homéotiques connues chez diverses
animales, dont les séquences ont été comparées à la séquence de
l’homéodomaine de la protéine homéotique antennapedia présen-
tent des homologies de séquences.
Certains acides aminés n’ont pas beaucoup été modifiés dans la pro-
téine alors que d’autres ont beaucoup variés.
Ainsi le 5e acide aminé est dans toutes les protéines l’acide aminé
arginine (symbole international R) alors que le premier acide aminé
n’est l’arginine que dans un peu plus de 50 acides aminés.

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 169

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Il apparaît que les acides aminés impliqués dans le repliement de la
protéine ou dans la fixation de la protéine sur l’ADN sont les acides
aminés les plus conservés. Une modification dans la séquence
nucléotidique provoque une modification de la structure spatiale de
la protéine ce qui influe sur sa capacité à se fixer sur l’ADN.
Une conservation des acides aminés impliqués dans le repliement de
la protéine ou dans la fixation de la protéine sur l’ADN permet de ne
pas altérer la fonction de la protéine homéotique.
Cette conservation peut donc s’expliquer par une pression stabili-
sante liée à la sélection naturelle.
 La partie pour débuter a souligné les difficultés d’expliquer par la
théorie gradualiste de l’évolution certains faits biologiques comme
par exemple l’apparition d’un nouveau plan d’organisation ce que les
spécialistes nomment une macroévolution.
La compréhension du fonctionnement des gènes homéotiques per-
met d’envisager une explication. En effet, une mutation sur un gène
homéotique modifie l’expression de nombreux gènes de structure
induisant des modifications phénotypiques spectaculaires.
Ce phénomène a peut-être été à l’origine d’innovations importantes
sur le plan évolutif.

Activité 4 Montrer que des formes différentes peuvent résulter de variations


dans l’intensité d’expression de gènes communs.
On s’intéresse à l’expression d’un gène commun aux drosophiles, le gène
yell codant pour un protéine à l’origine de la pigmentation de la drosophile.
Il faut bien comprendre que ce gène de structure n’a subi aucune mutation.
Alors comment expliquer dans ces conditions l’acquisition d’un carac-
tère nouveau : les tâches sur l’extrémité des ailes ?
La situation chez l’ancêtre des drosophiles nous montre que l’expres-
sion du gène yell dans l’aile est contrôlée par une séquence régulatrice
possédant deux sites de liaison. Le lien des facteurs de transcription sur
ces sites de liaison déclenche une expression faible et uniforme du gène
yell à l’origine d’une coloration gris clair.
Chez les espèces de drosophiles présentant des taches, nous consta-
tons la présence d’un nouveau site de liaison sur lequel se fixeront des
facteurs de transcriptions existant dans les cellules de l’aile.
Cette modification aura pour conséquence une expression plus intense
du gène yell dans certaines cellules de l’aile. L’expression plus intense
se traduira par davantage d’ARN messager et une concentration plus éle-
vée de protéine.
On doit noter que la mutation dans la séquence régulatrice contrôlant
l’expression du gène yell au niveau des ailes ne modifie pas la fonction

170 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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de la protéine codée par le gène yell pas plus qu’elle ne modifie l’expres-
sion de ce gène dans les autres parties de l’organisme.
Certaines espèces de drosophile ont perdu un caractère, la coloration
noire de l’extrémité de l’abdomen, par rapport à l’espèce ancestrale.
Comment l’expliquer ?
Nous constatons que sur la séquence régulatrice contrôlant l’expression
du gène yell dans la partie abdominale un site de liaison a disparu à la
suite de mutations. Cette modification a pour conséquence la non expres-
sion du gène yell dans les cellules de l’abdomen. Le gène yell continue
cependant de s’exprimer dans les autres régions de l’organisme.
Remarque

Le même résultat eut été obtenu par une mutation sur le gène de structure
de Yell. Cependant l’absence de protéine yell peut s’avérer préjudiciable et
par conséquent cette mutation n’est pas retenue par la sélection naturelle.

Des modifications sur les séquences régulatrices des gènes modifient le


profil d’expression des gènes et peuvent être à l’origine de la diversifica-
tion des êtres vivants.

Activité 5 Montrer que les mutations sur des gènes homéotiques peuvent être à
l’origine de processus d’hétérochronie.
 Montrer en utilisant l’ensemble des documents que ces différences
pourraient résulter d’une variation dans la chronologie du développe-
ment entre l’espèce ancestrale commune à l’homme et au chimpanzé
et ses descendants

Chimpanzé Homme
Fœtus Adulte Fœtus Adulte
Arrondie Arrondie Arrondie
Absence de Face projetée Absence de Absence de
bourrelets sus vers l’avant bourrelets sus bourrelets sus
Forme du crâne
orbitaires Bourrelets sus orbitaires orbitaires
Face non proje- orbitaires Face non proje- Face non proje-
tée vers l’avant tée vers l’avant tée vers l’avant
Bascule du trou
Position du trou occipital Sous le crâne occipital vers Sous le crâne Sous le crâne
l’arrière

Le crâne d’un jeune chimpanzé et le crâne d’un homme adulte se ressem-


blent. Cette ressemblance suppose un développement similaire. Le crâne
d’un homme adulte ne ressemble pas au crâne d’un chimpanzé adulte. Le
développement du crâne chez l’homme semble ralenti voire stoppé. Les

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 171

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caractères juvéniles se maintiennent donc chez l’homme adulte et on peut
noter que les caractères simiesques n’apparaissent pas.
L’allongement par 4 de la phase embryonnaire au cours de laquelle les
neurones se multiplient pourrait être à l’origine du développement céré-
bral plus important chez l’homme.
La phase fœtale est raccourcie chez l’homme
La phase lactéale est doublée chez l’homme ce qui a pour conséquence
l’absence de migration du trou occipital vers l’arrière et par conséquent
le maintien de la bipédie.
Lors de la phase de substitution, le ralentissement du développement
empêche l’apparition des caractères simiesques de la face.
Certaines différences entre l’homme et le singe peuvent s’expliquer par
des ralentissements ou des accélérations du développement.

 Le passage de la nageoire à a patte montre que le temps de déve-


loppement détermine la structure produite. Au cours de l’évolution, des
mutations affectant des gènes homéotiques seraient à l’origine d’une
modification du plan d’organisation.
On peut donc poser comme hypothèse que les différences observées
dans la durée des différentes phases du développement entre deux
espèces proches l’une de l’autre comme l’homme et le chimpanzé aient
pour origine des mutations sur des gènes contrôlant le développement.

172 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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orrection des activités
C du chapitre 6
Activité 1 Montrer qu’une diversification des êtres vivants est aussi pos-
sible sans modifications des génomes (symbiose)
 Montrer à travers les différents exemples proposés que la symbiose
peut être définie comme une association physique durable entre
deux organismes d’espèces différentes et qui est bénéfique à cha-
cun d’eux. Vous montrerez également l’importance de ces symbioses
dans le fonctionnement des écosystèmes.

Les échanges entre riftia et les bactéries chimiolithotrophes


Rifitia Bactéries chimiolithotrophes

Transport de l’hydrogène sulfuré combiné Oxydation de molécules


à l’hémoglobine d‘hydrogène sulfuré

Utilisation des molécules organiques Production de molécules organiques


à des fins énergétiques

Utilisation des molécules organiques à des


fins énergétiques

Les échanges entre l’algue et le champignon


Champignon Algue

Apporte l’eau et les sels minéraux Photosynthèse

Utilisation des molécules organiques Production de matière organique


(respiration) à des fins énergétiques
Utilisation des molécules
organiques(respiration) à des fins énergé-
tiques

Les échanges entre un vertévré ruminant et les microorganismes du tube digestif


Vertébré ruminant Microorganismes du tube digestif

Cellulose (molécule organique complexe) Dégradation de la cellulose par fermentation

Production d’énergie nécessaire à la vie


Molécules organiques simples
cellulaire de l’hôte

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 173

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La symbiose joue un rôle fondamental dans le fonctionnement de cer-
tains écosystèmes et est parfois à l’origine de leur existence. Ainsi sans
l’association symbiotique, les lichens ne pourraient pas coloniser une
surface inerte comme un rocher. L’association entre l’algue et le champi-
gnon permet la production de molécules organiques utilisées à des fins
énergétique par les deux organismes.
De la même manière sans l’association symbiotique, rifitia ne pourrait pas
coloniser les zones hydrothermales. À noter que l’association symbiotique
entre rifitia et les bactéries chimiolithotrophes est le point de départ d’une
chaîne trophique et conditionne donc l’existence même de l’écosystème.

 Les chloroplastes sont des organites que l’on trouve dans les cellules
végétales chlorophylliennes qui permettent la photosynthèse c’est-à-
dire la production de matière organique à partir de molécules minérales.

Les mitochondries sont des organistes présents chez les cellules euca-
ryotes animales et végétales. Les mitochondries sont des organites qui
permettent la respiration aérobie (en présence d’02) fournissant ainsi
l’énergie nécessaire à la vie cellulaire.

Les mitochondries possèdent deux membranes. L’une d’entre elle pour-


rait être la membrane de la cellule hôte.
Présence d’un génome circulaire dans la mitochondrie. Comme chez les
bactéries, celui-ci est formé d’un chromosome circulaire parfois présent
en plusieurs exemplaires. Comme chez les bactéries le génome n’est pas
isolé au sein de l’organite.
Présence dans la membrane de la mitochondrie de lipides d’origine bac-
térienne.
Les mitochondries se divisent de façon autonome. Les mitochondries
proviennent toujours de mitochondries préexistantes ce qui n’est pas
sans rappeler la division des bactéries.

Les chloroplastes possèdent également deux membranes. Comme pour la


mitochondrie, l’une d’entre elle pourrait être la membrane de la cellule hôte.
Les chloroplastes se divisent de façon autonome. Les chloroplastes pro-
viennent toujours de chloroplastes préexistants qui évoquent pour les
mitochondries la division des bactéries.
Lipides de la membrane des chloroplastes semblent d’origine bacté-
rienne.
Les chloroplastes possèdent également leur propre génome. Celui-ci
comme chez les bactéries est formé d’un chromosome circulaire parfois
présent en plusieurs exemplaires.
Comme chez les bactéries le génome n’est pas isolé au sein de l’organite.
Les chloroplastes remplissent une fonction qui est également réalisée
chez des cyanobactéries.

174 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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Ces arguments montrent que les caractères de ces organites sont proches
de ceux des bactéries.
Cette théorie selon laquelle les chloroplastes et les mitochondries
seraient en fait des bactéries est aujourd’hui largement acceptée par la
communauté scientifique.

 Le document représente une bactérie ‘’actuelle’’ phagocytée par un


macrophage ‘’actuel’’. Les bactéries phagocytées sont le plus souvent
digérées et détruites par la cellule phagocytaire.
Ce mécanisme de phagocytose est vraisemblablement le mécanisme qui a
permis aux cellules eucaryotes d’acquérir des bactéries primitives.

On peut élaborer le scénario suivant en s’appuyant sur le document 11.

Les cellules eucaryotes hétérotrophes primitives consommaient de la


matière organique qui vraisemblablement était digérée à l’extérieur de
la cellule avant que le produit de la digestion ne soit ingéré par la cellule.
Ces cellules ont certainement acquis la capacité de réaliser la phagocy-
tose et parallèlement à cette acquisition la digestion est devenue intra-
cellulaire.
Des cellules eucaryotes primitives (A) ont phagocytée une bactérie
capable d’utiliser l’02 (C) Cet évènement se serait déroulé il y a 2 à 3 mil-
liards d’année. Se pose la question de la tolérance de la cellule hôte à
l’égard de la bactérie primitive.
Dans un deuxième temps, une cellule eucaryote aurait acquis des bacté-
ries photosynthétiques de type cyanobactérie.
L’ordre probable est donc A, C, B.

 Toutes les cellules eucaryotes actuelles possèdent des mitochondries


ce qui prouve que l’acquisition de bactéries primitives à l’origine des
mitochondries à constitué un avantage sélectif important à l’origine
d’une nouvelle lignée.
La même remarque peut s’appliquer pour l’acquisition des bactéries à
l’origine des plastes.
L’endosymbiose a donc eu des conséquences importantes sur le plan
évolutif en permettant à des cellules eucaryotes d’acquérir des fonctions
initialement réalisées par des cellules de type procaryote.

[Non attendu] Nous savons que les mitochondries sont des organites qui permettent à
la cellule d’utiliser l’02 à des fins énergétiques. Au cours de ces réactions
chimiques l’02 est finalement transformé en eau.
Pourtant le document 11 montre que l’02 s’est accumulé dans l’atmos-
phère après l’acquisition des mitochondries. En effet, l’02 initialement
produit par les cyanobactéries était mobilisé par l’oxydation de diffé-
rents composés présents à la surface de la planète (le fer par exemple).
Ce n’est que vers 2 Ga que celui-ci s’est accumulé dans l’atmosphère.

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 175

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Quel avantage pouvait donc apporter la présence de mitochondries dans
une cellule en absence d’02 libre ?
L’02 est un composé toxique pour les cellules et lorsque l’02 s’est accu-
mulé, seuls les organismes pouvant vivre en milieu anoxique et ceux
étant capable de résister à la toxicité de l’02 (comme celles possédant
des bactéries à l’origine des mitochondries) ont survécu.
Il peut sembler curieux d’envisager l’02 comme une molécule toxique
alors que l’02 est associé à une source de vie.
L’02 peut se combiner avec des radicaux libres produisant des molécules
hautement toxiques comme l’eau oxygénée (utilisée comme désinfec-
tant donc éliminant les microorganismes). La présence de mitochondries
a donc dans ce nouvel environnement constitué un avantage sélectif
important.

Les chercheurs ont montré qu’au cours de l’évolution des gènes issus
de plastes et des mitochondries ont été transférés au génome nucléaire
ce qui signifie que dans le génome des eucaryotes il existe des gènes
d’origine procaryote .Cet exemple illustre bien la dynamique du génome
vu au cours du chapitre 4.

Activité 2 La transmission de phénotypes comportementaux nouveaux


 Faux. On peut constater que des comportements présentant un même
degré de complexité sont représentés sur les différents sites. Par
ailleurs, la pêche aux termites ne représente pas un degré de com-
plexité supérieur à celui consistant à casser des noix et pourtant il
n’est pas présent sur le site de Boussou. Il apparaît que tous ces
groupes possèdent la même aptitude à apprendre mais le contexte
diffère d’un groupe à l’autre.

 Vrai. On constate que les comportements varient géographiquement


ce qui tend à prouver que les comportements ont été inventés à un
endroit particulier. Ils se sont ensuite répandus ensuite au sein d’un
groupe donné par imitation. Les comportements appris se transmet-
tent d’une génération à l’autre.

 Faux. Nous savons que les mutations qui modifient les séquences
d’ADN surviennent de façon aléatoire c’est-à-dire qu’elles ne sont pas
orientées par l’environnement. Les variations des phénotypes com-
portementaux ne sont pas aléatoires c’est-à-dire qu’elles ont pour ori-
gine un environnement donné.

 Faux. Les gènes ne sont transmis qu’à des individus apparentés ce qui
n’est pas le cas des comportements appris qui peuvent être transmis
à tous les individus d’un groupe donné

176 Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02

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orrection des exercices
C du chapitre 2
Exercice 1 Tester ses connaissances
A) Haploïde : se dit d’un organisme ou d’une cellule eucaryote qui pos-
sède qu’un lot de chromosomes homologues : ex : les gamètes
Diploïde : se dit d’un organisme ou d’une cellule eucaryote qui pos-
sède des paires de chromosomes homologues.
Chromosomes homologues : chromosomes identiques par leur taille
et leur forme. Ils portent les mêmes gènes aux mêmes loci mais pas
forcément les mêmes allèles.
Zygote : cellule œuf issue de la fécondation entre un ovule et un sper-
matozoïde.

B) La fécondation :
 permet le passage de la diploïdie à l’haploïdie.
Faux – La fécondation rétablit la diploïdie.
 correspond à la fusion de deux gamètes haploïdes
 est une caractéristique de la reproduction sexuée
 se réalise au hasard.

La méiose :
 rétablit la diploïdie.
Faux – Elle permet le passage de la diploïdie à l’haploïdie.
 sépare au hasard les chromosomes homologues dans deux cel-
lules distinctes
 intervient juste après la fécondation chez les mammifères.
Faux – Elle précède la fécondation.
 se déroule dans les gonades chez les mammifères.

La division réductionnelle de la méiose :


 divise par deux la quantité d’ADN mais pas le nombre de chromo-
somes.
Faux – La première division est une réduction chromatique qui
divise par 2 le nombre de chromosomes ce qui explique la dimi-
nution par 2 du taux d’ADN dans le noyau d’une cellule.
 est la première division
 est la deuxième division. Faux
 est précédée d’une phase de réplication de l’ADN

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 177

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 aboutit à deux cellules à n chromosomes.

La division équationnelle de la méiose :


 divise par deux la quantité d’ADN mais pas le nombre de chromo-
somes
 est la première division. Faux
 est la deuxième division
 est précédée d’une phase de réplication de l’ADN.
Faux – Pas de réplication entre les deux divisions cellulaires

Après la méiose :
 chaque cellule formée contient un seul représentant de chaque
paire de chromosomes homologues
 chaque cellule formée contient toutes les paires de chromosomes
homologues.
Faux – Les chromosomes homologues se séparent au cours de la
première division de méiose.
 l’information génétique est qualitativement la même que dans la
cellule souche.
Faux – Chaque cellule ne contient qu’une chromatide donc un
allèle sur les deux présents dans la cellule de départ.
 l’information génétique contenue dans les cellules filles est quan-
titativement la même que dans la cellule souche.
Faux – Chaque cellule fille ne possède que la moitié de l’informa-
tion génétique contenue dans la cellule de départ.

Remarque

Les cellules formées à l’issue de la méiose sont quantitativement et qualita-


tivement différente de la cellule souche : elles sont haploïdes et ne renfer-
ment qu’un allèle de chaque gène.

Exercice 2 Comparer la méiose et la mitose

MITOSE MEIOSE
Pendant l’interphase avant le Pendant l’interphase
Réplication de l’ADN
début de la mitose avant la méiose 1
Nombre de divisions une deux
4 (prophase, métaphase, ana-
Nombres de phases principales 7 ou 8
phase, télophase.)
Glandes reproductrices
Lieu de divisions Ensemble de l’organisme (tubes séminifères des testi-
et cellules concernées cules et ovaires)
Cellules somatiques
Cellules germinales

178 Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02

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Nombre de lot de chromosomes
2 4
à l’issue de la division
4 cellules haploïdes qui ne
contiennent que la moitié du
Nombre de cellules filles for- 2 cellules diploïdes identiques nombre des chromosomes de la
mées et composition génétique à la cellule mère cellule mère
Ces cellules sont génétiquement
différentes de la cellule mère

Exercice 3 Comportement des chromosomes au cours de la méiose


Ordre chronologique : C / D / B / A

Exercice 4 Comportement des chromosomes et formation des cellules repro-


ductrices
Ces 3 schémas présentent un mouvement des chromosomes vers les
pôles de la cellule caractéristique d’une anaphase.
En B, la cellule est constituée de 4 chromosomes et on peut observer une
séparation des chromatides à ne pas confondre avec la séparation des
chromosomes homologues. Ce schéma est caractéristique d’une mitose.
Le schéma A montre des chromosomes constitués deux chromatides.
Cette étape correspond à la séparation des chromosomes homologues
caractéristique de la première division de méiose.
En C, la cellule est constituée de 2 chromosomes et on peut observer la
séparation des chromatides. Ce mouvement des chromosomes peut être
observé au cours de la deuxième division de méiose.

Exercice 5 Quantité d’ADN et formation des cellules reproductrices


Quantité d'ADN contenue
réplication de l’ADN
dans le matériel nucléaire
(unités arbitraires)
se
se
se

éio
ito
ito

m
m

2Q
2Q

Q/2

0
Temps

Avant chaque division cellulaire il y a une réplication de l’ADN. Les chro-

Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02 179

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mosomes passent de une à deux chromatides. Ce phénomène est maté-
rialisée sur le graphique par le doublement de la quantité d’ADN (pas-
sage de Q à 2Q ADN).
Lors de la mitose, les deux chromatides de chaque chromosome se sépa-
rent ce qui se matérialise par une division par 2 de la quantité d’ADN
(passage de 2Q à Q ADN) contenue dans chaque cellule.
L’information génétique contenue dans chaque cellule fille est la même
que celle contenue dans la cellule mère initiale. La reproduction est qua-
lifiée de conforme.
La méiose est formée de deux divisions successives. Lors de la première
division de méiose les chromosomes homologues se séparent ce qui se
traduit sur le graphique par une division de la quantité d’ADN(passage
de 2Q à Q ADN) . lors de la seconde division de la méiose, les chroma-
tides de chaque chromosome se séparent (passage de Q à Q/2 ADN).
A l’issue d’une méiose, chaque cellule fille ne contient que la moitié de
l’information génétique contenue dans la cellule initiale.

180 Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02

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orrection des exercices
C du chapitre 3
Exercice 1 Tester ses connaissances
A) Définir les mots suivants :
Chromosomes homologues : Chromosomes identiques en taille forme
et position du centromère qui portent les mêmes gènes aux mêmes
locus mais pas forcément les mêmes allèles.
Gènes liés : Gènes portés par la même paire de chromosomes homo-
logues.
Crossing-over : échanges de chromatides et donc des allèles portés
par ces chromatides entre chromosomes homologues lors de la pro-
phase de la première division de méiose

B) Souligner la ou les affirmations exactes :


Le brassage interchromosomique :
 Intervient avant le brassage intrachromosomique
 Correspond à une séparation aléatoire des chromosomes homolo-
gues
 Correspond à une séparation aléatoire des chromatides des chro-
mosomes homologues.
 se déroule en anaphase de méiose

Le brassage intrachromosomique :
 Peut intervenir au cours des deux phases de la méiose
 Succède au brassage interchromosomique.
 Correspond à des échanges entres les chromatides des chromo-
somes lors de la prophase 1 de méiose
 Correspond à des échanges entre chromatides de chromosomes
homologues en prophase 1 de méiose

Des gènes indépendants :


 Sont des gènes dont les locus occupent une place différente sur
une même paire de chromosome.
 Sont remaniés par le brassage intrachromosomique
 Sont des gènes dont les locus sont situés sur des paires de chro-
mosomes différentes.

Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02 181

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C) Indiquer à quelles étapes de la gamétogénèse on peut observer cha-
cun des événements suivants
 Avant la méiose durant l’interphase qui précède la première divi-
sion de méiose
 Prophase 1
 Prophase 1
 Anaphase 2
 Anaphase 1 : la séparation des chromosomes homologues se fait
au hasard (=brassage interchromosomique)

Exercice 2 Brassage intrachromosomique et brassage interchromosomique


Q.1.  Le schéma B illustre la notion de brassage intrachromosomique et
interchromosomique.
On constate que les deux chromatides d’un même chromosome ne
portent pas les mêmes allèles ce qui indique un crossing-over et
donc un brassage intrachromosomique. La ségrégation aléatoire des
chromosomes au cours de l’anaphase I sera à l’origine d’un brassage
interchromosomique.
 Le schéma A illustre la notion de brassage intrachromosomique.
C’est faux car les deux gènes sont indépendants donc pas de bras-
sage intrachromosomique. Ce schéma illustre cependant le brassage
interchromosomique.
 À l’issue de la méiose, les cellules de type A produisent deux types
de gamètes.
Faux. 4 types de gamètes sont possibles. Les génotypes des différents
gamètes sont les suivants : Ab, aB, AB et ab
 À l’issue de la méiose les cellules de type A produisent 4 types de
gamètes équiprobables.
La ségrégation des chromosomes étant aléatoire, la proportion de
chaque type gamète est équiprobable donc égale à 25%
 À l’issue de la méiose les cellules de type B produisent 4 types de
gamètes équiprobables.
C’est faux. Le schéma montre qu’il y’ a eu un crossing-over à l’origine
d’un l’échange d’allèles (a, A, B et b) entre chromatides de chromo-
somes homologues. On sait que pour deux gènes liés, le crossing-
over ne se déroule pas dans toutes les cellules engagées dans la
méiose. On obtiendra deux types de gamètes parentaux et deux types
de gamètes recombinés dans une proportion inférieure.

182 Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02

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Q.2. 4 types de gamètes sont possibles :

c c

B b
a A

C C

b B
a a

Exercice 3 Étude d’un brassage génétique au cours de la reproduction sexuée


Prophase I de la méiose Prophase I de la méiose

Crossing-over

A l’issue de la méiose
A l’issue de la méiose

2 types de gamètes 4 types de gamètes

Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02 183

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Exercice 4 Étude d’un brassage génétique au cours de la reproduction sexuée
A) Vrai : on observe des chromosomes formés de deux chromatides qui
sont appariés par paire de chromosomes homologues avec pos-
sibilité d’echanges de fragments de chromatides au niveau des
chiasmas.
B) Vrai : il est homozygote.
C) Vrai : ce sont les deux allèles de type sauvage et tous les individus F1
ont ce phenotype à l’issue du premier croisement.
D) Faux : Si les deux gènes se trouvaient sur deux chromosomes diffé-
rents, la génération F2 serait constituée par 4 types de phéno-
types en quantités égales, ce qui n’est pas le cas : les gènes
sont liés.
E) Vrai : Ce phénotype est différent des phénotypes parentaux [corps gris
et œil prune]et [corps noir et œil clair]
F) Faux : car les gènes sont sur le même chromosome : l’ecriture correcte
du génotype des femelles F1 est : (g+,p+//g,p) .

Exercice 5 A) Faux : elles sont hétérozygotes : ce sont leurs parents qui sont homo-
zygotes pour les deux gènes (ils sont de souches pures).
B) Faux : Toutes les drosophiles F1 ont les ailes normales et possèdent
l’allèle aile tordue qui est donc récessif.
C) Faux : les 4 phénotypes issus du croisement 2 sont en quantité égale
(25%) ce qui indique que les deux gènes sont situés sur des
chromosomes différents : il y a autant de phénotypes parentaux
que de phénotypes recombinés. (Résultats du brassage inter-
chromosomique)
D) Vrai.

184 Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02

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orrection des exercices
C du chapitre 4
Exercice 1 Tester ses connaissances
 Les gènes résultant d’une duplication :

A) Conservent toujours une séquence identique à la séquence d’ori-


gine
B) Peuvent avoir des séquences différentes s’ils mutent
C) Sont toujours obligatoirement situés sur le même chromosome que
le gène ancestral
D) Ne se dupliqueront qu’une seule fois
E) Codent pour des molécules homologues
F) Forment une famille multigénique.
Les gènes résultant d’une duplication peuvent avoir des séquences dif-
férentes s’ils mutent, codent pour des molécules homologues et forment
une famille multigénique

 Sont des innovations génétiques :

A) Les remaniements chromosomiques


B) Les mutations
C) Les duplications de gènes
D) La méiose
E) La sélection naturelle.
Les remaniements chromosomiques, les mutations, les duplications de
gènes sont des innovations génétiques

 Les familles multigéniques :

A) Sont formées de gènes ayant des séquences d’ADN communes


B) Dérivent d’un gène ancestral par accumulation de mutations
géniques
C) Sont le témoin d’innovations génétiques survenues dans le passé
de l’espèce
D) Dérivent d’un gène ancestral par duplication, transposition et
mutation génique.
L’accumulation de mutations produit un ou des allèle(s) d’un gène. Pour
la création d’une famille multigénique, il est nécessaire d’avoir au pré-
alable une ou des duplication(s) du gène ancestral. La réponse B n’est
donc pas exacte.

Corrigés des activités – Séquence 4 – SN02 185

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Exercice 2 Des anomalies chromosomiques lors de la méiose
Évolution normale Évolution anormale

Parents
Mère Père Mère Père

Gamètes
possibles

Enfants
possibles

44 + XX 44 + XX 44 + XY 44 + XY 44 + XXX 44 + X 44 + XXY 44 + Y
Phénotype Phénotype Phénotype Phénotype Phénotype Phénotype Phénotype non viable
féminin féminin masculin masculin féminin féminin masculin
normal normal normal normal Syndrome Syndrome Syndrome de
du triple X de Turner Klinefelter

Exercice 3 Des remaniements chromosomiques lors de la méiose


 Le caryotype de Monsieur A

Chromosomes
sexuels
Y
Un chromosome Un chromosome
14 normal 14 transloqué
par un 21 X
Un chromosome
21 normal
14, 14, 21, 21, X, Y
Translocation
équilibrée

La méiose aboutit à la séparation des chromosomes homologues.


Chaque gamète porte un lot haploïde de chromosomes.
Si l’on considère les chromosomes 14,21 et XY alors 8 combinaisons
sont possibles.

14, 21, Y 14, 21, X 14, 21, 21, Y 14, 21, 21, X

14, Y 14, X 14, 21, Y 14, 21, X

186 Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02

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 L’individu B qui est une femme présente un caryotype normal. Chaque
ovule présente donc la garniture chromosomique suivante :

 Recherche des caryotypes possibles des enfants de ce couple :

+ Fécondation + Fécondation

Caryotype Translocation
normal : équilibrée :
cette fille a cette fille a
un phénotype un phénotype
normal normal

+ Fécondation + Fécondation

Monosomie 21 : Trisomie 21 :
fausse couche cette fille a un
phénotype
mongolien

Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02 187

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Exercice 4 Diversification du vivant par hybridation puis polyploïdisation

■ Première étape
La formation de l’hybride Sene-
cio squalidus a eu lieu à l’issue
d’une fusion entre un gamète de
Senecio aethnensis et Senecio
2n = 20 n = 10
gamète chrysanthemifolius.
Senecio aethnensis

+= Les deux espèces parentales pos-


sèdent le même nombre de chro-
2n = 20 mosomes et les chromosomes
Senecio
squalidus sont suffisamment proches pour
qu’ils puisent s’apparenter lors
n = 10 de la méiose. Senacio squalidus
2n = 20 gamète
Senecio chrysanthemfolius
est fertile.

■ Seconde étape
Senecio squalidus s’hybride
avec Senacio vulgaris. L’hybride
possède donc 30 chromosomes
mais il est stérile. En effet, les
n = 20
2n = 40 gamète deux espèces parentales ne
Senecio vulgaris possèdent pas le même nombre
+= de chromosomes. Ceux-ci ne
2n = 30
pourront pas être associés par
Senecio paires lors de a méiose produi-
cambresis sant les gamètes.

n = 10
2n = 20 gamète
(une des 4
Senecio squalidus combinaisons possibles)

Pourtant Senacio cambrensis est fertile. Que s’est-il passé ?


On constate égalment que senacio cambrensis possède 60 chromo-
somes donc deux lots de chromosomes issus de senacio squalidus et
deux lots de chromosomes issus de senacio vulgaris.

188 Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02

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Hypothèse 1 : une non ségrégation des chromosomes lors d’une mitose
a entraîné un doublement de nombre de chromosomes rétablissant la
fertilité de Senecio cambrensis. En effet lors de la méiose les chromo-
somes pourront s’apparier par paire.

Hypothèse 1

Absence de division
du cytoplame en deux
cellules filles lors de la
2n = 30 mitose 2n = 60
Senecio
cambresis
Hybride stérile car la Hybride fertile car la
méiose est impossible méiose est possible

Hypothèse 2 : un problème lors de la méiose produisant les gamètes de


Senecio vulgaris et squalidus a doublé le nombre de chromosomes

Problème lors de
la méiose :

non séparation des


chromosomes
homologues
n = 40
2n = 40 gamète
Senecio vulgaris

Hypothèse 2 +=
2n = 60
Problème lors de Senecio
la méiose : cambresis
non séparation des
chromosomes
homologues n = 20
2n = 20 gamète

Senecio squalidus

Corrigés des exercices – Séquence 4 – SN02 189

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orrection du devoir
C autocorrectif n° 2

Partie 1 Question de synthèse

Introduction
L’unicité de chaque individu d’une population est due à l’existence d’al-
lèles différents pour un grand nombre de gènes et au fait de posséder
une combinaison allèllique originale sur ses chromosomes
Nous rechercherons l’origine de ces combinaisons originales d’allèles
chez chaque individu.
Tout individu diploïde est issu du développement d’une cellule-œuf
résultant de la fécondation, c’est-à-dire de la rencontre au hasard de 2
gamètes produits par ses parents : les allèles apportés par ces gamètes
sont à l’origine des combinaisons alléliques propres à l’individu. La
méiose étant le mécanisme permettant la production de gamètes chez
les diploïdes, il s’agit d’expliquer comment elle aboutit à la production
de divers types de gamètes.
 N.B. Ce sujet porte essentiellement sur la méiose. Il ne s’agit pas de traiter des
différentes étapes de la méiose mais de s’appuyer dessus pour expliquer
le brassage génétique.

1. La méiose et le brassage interchromosomique


Considérons 2 gènes indépendants donc portés par 2 paires différentes
de chromosomes homologues, les 2 gènes étant présents sous forme de
2 allèles chacun : par exemple, 1 caractère gouverné par le couple d’al-
lèles (A//a) et 1 caractère gouverné par le couple d’allèles (B//b).

Cellule mère des gamètes

Cette cellule-mère des


gamètes subit une répli-
cation de son ADN avant
d’entrer en méiose : ne pas
oublier qu’alors, ses chro-
mosomes possèdent 2 chromatides (allèles identiques sur les 2 chro-
matides d’un même chromosome du fait de la réplication semi-conser-
vative).

190 Corrigé du devoir autocorrectif – Séquence 4 – SN02

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a. Les mécanismes
La méiose comporte 2 divisions successives. Lors de la première division
de méiose, en métaphase I puis anaphase I, les paires de chromosomes
homologues se comportent de façon indépendante ; la répartition et la
séparation des chromosomes de chaque paire se fait au hasard et de
manière indépendante : il en résulte 2 types de répartitions possibles
aboutissant à 4 types de cellules-filles à l’issue de la 1re division de
méiose.
Les deux allèles de chaque gène sont ainsi séparés et dans les cellules
filles sont créées des associations nouvelles des allèles des deux gènes.
La seconde division de la méiose ou division équationnelle sépare les
deux chromatides de chaque chromosome, ce qui ne modifie pas les
types de combinaisons d’allèles. Il y a formation de 4 types de gamètes,
cellules haploïdes de génotypes (A, B), (a, b), (A, b), (a, B).

Corrigé du devoir autocorrectif – Séquence 4 – SN02 191

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b. Bilan des résultats

Au cours de la méiose, les chromosomes homologues, en se répartissant


de manière aléatoire, donnent naissance à des gamètes génétiquement
différents. En considérant 2 paires de chromosomes, on obtient 4 com-
binaisons différentes ; pour n paires, la méiose donnera naissance à 2n
combinaisons chromosomiques dans les gamètes.

2. La méiose et le brassage intrachromosomique

Considérons 2 gènes liés donc portés par la même paire de chromo-


somes homologues, chaque gène présent sous forme de 2 allèles :
exemple, 1 couple (B//b) et 1 couple (C//c).

Cellule mère des gamètes (2n)

a. Les mécanismes
On constate un remaniement des chromo-
somes en prophase de 1re division appelé
crossing-over. Des fragments de chroma-
tides homologues génétiquement diffé-
rentes peuvent alors être échangés.

192 Corrigé du devoir autocorrectif – Séquence 4 – SN02

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b. Bilan des résultats
Le crossing-over aboutit à la production de 4 types de gamètes, ayant des
combinaisons alléliques différentes ; 2 types possèdent un chromosome
à chromatide recombinée. Il s’agit d’un brassage intrachromosomique.

En considérant 1 paire de chromo-


somes portant 2 gènes, le bras-
sage intrachromosomique conduit
théoriquement à 22 combinaisons
d’allèles dans les gamètes. Si on
considère x gènes portés par une
paire de chromosomes, le bras-
sage intrachromosomique conduit
théoriquement à 2x combinaisons
d’allèles possibles.

Conclusion
La méiose est à l’origine d’une
très grande diversité des gamètes
produits par un individu, en com-
binant à la fois le brassage intra-
chromosomique et interchromo-
somique (exemple : 2nx types de
gamètes possibles, théorique-
ment, en admettant que les n
paires de chromosomes portent
toutes x gènes ; chez l’Homme cela
donnerait 22300 avec 23 paires et
100 gènes/chromosome).
La fécondation, rencontre au hasard
de 2 gamètes porteurs de com-
binaisons alléliques différentes
(pour chaque gamète : 1 parmi les
2nx possibles), aboutit à un nouvel
individu possédant une combinai-
son unique et originale d’allèles.

Corrigé du devoir autocorrectif – Séquence 4 – SN02 193

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Partie 2 Pratique d’un raisonnement scientifique

Exercice 1 Recherche d’informations utiles à la résolution


d’un problème scientifique
 Le phénomène présenté par les photographies du document 1 est la
méiose. En effet, la photographie d montre des figures de chromo-
somes homologues appariés, processus spécifique de la première
division de la méiose.

Classement des figures dans l’ordre chronologique :


d = prophase I figures de chromosomes homologues appariés (chevauchements
visibles) ;
f = métaphase I chromosomes homologues de chaque paire rangés de part et d’autre du
plan équatorial de la cellule ;
a = anaphase I 2 lots de chromosomes en migration vers les 2 pôles de la cellule ;
c = prophase II 2 lots de chromosomes non appariés (1 lot dans chacune des 2 cellules
filles issues de la première division de méiose) ;
e = métaphase II 2 figures de plaque équatoriale (chromosomes rangés sur le plan équa-
torial de chaque cellule-fille).
b = anaphase II 2 lots de chromosomes à (1 chromatide) en migration vers les 2 pôles dans
chacune des deux cellules filles.

 Schémas de la prophase I, métaphase I et anaphase II

Schéma d’une prophase 1 Schéma d’une métaphase 1

Schéma d’une anaphase 2

194 Corrigé du devoir autocorrectif – Séquence 4 – SN02

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Activité 2 Choisir et exposer sa démarche personelle, élaborer une argu-
mentation et proposer une conclusion ?
Dans les deux exemples proposés, il s’agit d’espèces diploïdes : dans
les cellules des individus, chaque gène est présent en deux exemplaires
ou allèles.
Dans ces deux exemples, on étudie la transmission de deux caractères
(dihybridisme), chaque caractère étant gouverné par un gène (un couple
d’allèles).
Dans ces deux exemples, les individus de la génération parentale sont
de lignée pure, c’est à dire homozygotes pour les deux gènes considérés.
 Document 1 : La F1 est homogène (1 seul phénotype). Les 2 parents
étant homozygotes, la souris à pelage gris et uniforme a transmis, par
l’intermédiaire de ses gamètes, les deux allèles responsable de ces
caractères. Il en est de même pour la souris à pelage noir et tacheté.
Les souris de F1 possèdent donc 4 allèles : l’allèle responsable de la
couleur grise de la souris et l’allèle responsable de la couleur noire,
pour le premier couple d’allèles, et l’allèle codant pour un pelage uni-
forme et celui codant pour un pelage tacheté, pour le second couple
d’allèles. Or, dans les phénotypes des souris F1, un seul allèle de
chaque couple s’exprime : il s’agit des allèles dominants notés n+
(« gris ») et t+ (« uniforme ») ; les deux autres allèles, non exprimés
dans le phénotype, sont récessifs, notés n (« noir ») et t (« tacheté »).

Hypothèse : Considérons que ces deux couples d’allèles sont indé-


pendants, c’est-à-dire portés par 2 paires différentes de chromosomes
homologues.

Les génotypes des deux parents seront : (n+// n+ ; t//t) et (n//n ; t//t)
Les gamètes qu’ils produisent sont de génotype (n+, t+) pour l’un et (n,
t) pour l’autre. Les individus de F1, issus de la rencontre de ces gamètes,
ont donc pour génotype : (n+//n ; t+//t)

  Représentation de la garniture chromosomique des parents

Corrigé du devoir autocorrectif – Séquence 4 – SN02 195

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  Représentation de la garniture chromosomique des obtenus en F1

Lorsque ces individus forment à leur tour des gamètes, la méiose assu-
rant une répartition aléatoire des chromosomes homologues de chaque
paire dans les cellules-filles (1re division de méiose), il en résulte 4
répartitions équiprobables des chromosomes des 2 paires considérées
soit 4 types de gamètes en proportions égales : 1/4 (n+, t+) ; 1/4 (n, t) ;
1/4 (n+, t) ; 1/4 (n, t+).
2nd croisement : La souris à pelage noir et tacheté est un individu double
récessif : le croisement effectué est un croisement-test. Cette souris ne
produit qu’un seul type de gamètes : (n, t).
Dans ce cas, les résultats des rencontres des gamètes entre une souris
de F1 et une souris double récessive sont les suivants :

Tableau des fécondations

On obtient 4 phénotypes en proportions égales : souris à pelage gris et


uniforme, souris à pelage noir et tacheté, souris à pelage gris et tacheté,
souris à pelage noir et uniforme : les 2 premiers sont des phénotypes
parentaux et les 2 derniers des phénotypes recombinés.
Les résultats théoriques issus de l’hypothèse sont en accord avec les
résultats expérimentaux proposés : l’hypothèse de deux couples d’al-
lèles indépendants est donc validée.

196 Corrigé du devoir autocorrectif – Séquence 4 – SN02

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L’apparition de phénotypes recombinés est la conséquence d’un bras-
sage interchromosomique réalisé en première division de méiose lors de
la formation des gamètes.

 Document 2 : Les deux gènes R et P sont liés car ils sont situés sur le
même chromosome.
Les rats aux yeux noirs possèdent au moins un allèle R et un allèle P.
⎛ RP⎞
• Rats de lignée pure aux yeux noirs : génotype ⎜ ⎟ que l’on peut égale-
⎝ RP⎠
ment écrire ( RP//RP ): un seul type de gamète (RP)
⎛ rp⎞
• Rats doubles récessifs : génotype ⎜ ⎟ que l’on peut également écrire
⎝ rp⎠
(rp//rp) : un seul type de gamète (rp).

Les rats F1 ont donc comme géno-


⎛ RP⎞
type ⎜ ⎟ que l’on peut également
⎝ rp ⎠
écrire RP // rp (rencontre des

gamètes précédents).
Les individus F1 produisent 4 types
de gamètes grâce aux recombinai-
sons d’allèles assurés par le bras-
sage intrachromosomique lors de
la méiose (gènes liés) : (RP), (rp),
(Rp), (rP). (existence de crossing-
over)

Schéma 

Corrigé du devoir autocorrectif – Séquence 4 – SN02 197

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Génotypes possibles en F2 (F1 x double récessif) :
⎛ RP⎞ ⎛ rp⎞
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ rp ⎠ ⎝ rp⎠

Gamètes (RP) (rp)


(Rp)
(rp)
(rP)

Tableau des fécondations

 N.B. (non demandé) : S’il n’y avait aucun crossing-over, les individus F1 pro-
duiraient 50 % de gamètes (RP) et 50 % de gamètes (rp) et en F2 il y aurait
donc 50 % de rats aux yeux noirs et 50 % de rats aux yeux clairs.
Dans l’exemple étudié, il y a plus de rats aux yeux clairs que de rats
aux yeux noirs : l’excès correspond aux recombinaisons c’est à dire aux
gamètes (Rp) et (rP), soit :
(1777–1255)/(1777+1255) = 0,172, c’est-à-dire 17,2 % du total des
gamètes produits par l’individu F1.

198 Corrigé du devoir autocorrectif – Séquence 4 – SN02

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Séquence 5

Sommaire

Correction des exercices du chapitre 1


Correction des activités du chapitre 2
Correction des activités du chapitre 3
Correction des exercices

Corrigés des exercices – Séquence 5 – SN02 199

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C orrection des exercices
du chapitre 1
Exercice 1 Mots croisés

1 C E L L U L E
2 C A R B O N E
3 A D N
4 C H R O M O S O M E
5 G E N E
6 P R O T E I N E
7 E N Z Y M E
8 E X O N
9 T R A N S G E N E S E
10 E P I S S A G E
11 O R G A N I Q U E
12 N U C L E O T I D E
13 M I T O S E

CODE GÉNÉTIQUE : Système d’équivalence présenté généralement sous


la forme d’un tableau de 64 cases donnant la relation entre les codons
(triplets de nucléotides) des ARN M. et les acides aminés qu’ils spéci-
fient.

Exercice 2 La notion de mutation


1 Brusques peut être remplacé par spontanées.
Discontinues peut être remplacé par aléatoires : les mutations se pro-
duisent au hasard le long de la molécule d’ADN.
2 Toutes les mutations ne sont pas héréditaires : seules les mutations
touchant les cellules germinales (cellules à l’origine des gamètes)
peuvent se transmettre à la génération suivante.
Les mutations touchant les cellules somatiques ne concernent que
l’individu porteur. Elles ne se transmettent qu’aux cellules issues par
mitose de la cellule mutée.
3 Modification aléatoire de la séquence des nucléotides de l’ADN.

Exercice 3 Les mutations, source de diversité


1A
 llèle  : Différentes versions d’un gène obtenues par mutation.
Les allèles d’un même gène occupent le même emplacement (locus)
sur un chromosome.

Corrigés des exercices – Séquence 5 – SN02 201

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2 Sur le document on voit que la fréquence des allèles du gène HLA-A est
très variable d’un pays à l’autre. Chaque individu porte pour chaque
gène du « système HLA » une combinaison d’allèles qui lui est propre.
Cela contribue à la diversité génétique des individus.
Les mutations à l’origine de la formation des allèles sont donc une
source de diversité génétique pour les espèces.
Retenez qu’un gène est polymorphe lorsqu’il existe au moins deux
allèles de ce gène avec une fréquence supérieure à 1 %.
1/3 au moins des gènes de l’espèce humaine sont polymorphes.
Chaque personne est hétérozygote (porteur de deux allèles différents)
pour 7 % des gènes soit environ 2 000 gènes.
La diversité des allèles est l’un des aspects de la biodiversité.

Exercice 4 Les mécanismes à l’origine des mutations

Caractéristiques Différence(s) observée(s) Nombre total


Type de
par rapport à la séquence de nucléotides :
Allèle mutation
référent (HbA : 444)
Tha1 A (52)T 444 Substitution
Tha4 Perte A (20) 443 Délétion
Tha7 Ajout C (28) 445 Addition

Exercice 5 Rôle de l’environnement sur les mutations


a. Le pourcentage de drosophiles mutantes augmente car le temps
d’exposition de chaque population est plus important.
Inexacte : le temps d’exposition n’entre pas en jeu ici.
b. Les mutations sont des phénomènes spontanés.
Exacte. Elles sont plus fréquentes en présence d’agents mutagènes.
c. L’exposition aux rayons X augmente la fréquence des mutations.
Exacte.
d. Les mutations ont pour seule origine l’exposition aux rayons X.
Inexacte : Elles sont dues en grande partie aux rayons X mais il existe
un taux faible de mutations spontanées.
Les agents mutagènes augmentent la fréquence des mutations sponta-
nées ponctuelles.

E Remarque Les rayons UV, le benzène, l’amiante, le radon, le virus de l’hépatite B…


sont quelques uns des agents mutagènes qui peuvent entrainer la cancé-
risation des tissus touchés.

Exercice 6 Relever dans les affirmations suivantes, celles qui sont inexactes
et les corriger.
a. Les mutations ne se produisent que dans la partie codante de l’ADN.
Inexacte : les mutations se produisent tout le long de la molécule
d’ADN.

202 Corrigés des exercices – Séquence 5 – SN02

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b. Les mutations survenant dans les cellules somatiques d’un individu
sont transmises à ses descendants.
Inexacte : seules les mutations touchant les cellules germinales
peuvent être transmises à la descendance.
c. 2 allèles d’un même gène ont la même séquence nucléotidique.
Inexacte : les allèles d’un gène peuvent être identique (l’individu est
homozygote pour ce gène) ou différents (individu hétéro-
zygote pour ce gène).
d. Une mutation se traduit toujours par une modification de la séquence
nucléotidique.
Exacte.

Exercice 7 QRC
1 La polyploïdisation est la multiplication du nombre des chromosomes
aboutissant à la polyploïdie, c’est-à-dire ayant plus de deux lots de
chromosomes.
Cette polyploïdisation peut aboutir à des cellules cancéreuses mais
permet aussi l’apparition de nouvelles espèces (par exemple Senecio
cambresis issu de Senecio aethnensis et Senecio chrysanthemfolius).
2 Les mécanismes à l’origine de la diversification génétique du vivant,
autre que la polyploïdisation sont : les remaniements chromoso-
miques, la duplication de gènes, des transferts horizontaux de gènes.
3 Des anomalies du nombre et de la structure des chromosomes peuvent
survenir lors de la formation des gamètes, lors de la mitose
4 Des remaniements de structure du génome sont : une translocation,
inversion, délétion et duplication des chromosomes.
5 Les mitochondries sont les seuls
organites de la cellule ayant
une composition membranaire
Noyau
proche de la composition des
membranes de bactérie. De plus,
ce sont aussi les seules qui se
multiplient à partir de mitochon-
dries préexistences (comme le
fond les bactéries : par fission
binaire encore appelé scissipa-
rité) au lieu d’être fabriquées lors
de l’interphase comme le sont Mitochondrie
tous les autres organites de la
cellule (noyau, appareil de golgi,
réticulum endoplasmique…).
Enfin, on retrouve dans les bactéries et les mitochondries des gènes
homologues et des ribosomes. Ces derniers étant plus proches que
ceux trouvés dans le cytoplasme d’une cellule.
On peut donc penser que les cellules animales ont pour origine une
endosymbiose d’une bactérie capable d’utiliser le dioxygène par une
cellule eucaryote primitive.

Corrigés des exercices – Séquence 5 – SN02 203

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6 Les mécanismes permettant la diversification du vivant sans modifica-
tion des génomes sont : la symbiose, la transmission de phénotypes
comportementaux de génération en génération.

Exercice 8 Les bactéries résistantes aux antibiotiques


Document 2 Les souches SHV-1sont sensibles à l’antibiotique cela veut dire que
celui-ci tue la bactérie. La β-lactamase ne détruit pas l’antibiotique.
À l’inverse, les souches SHV-2 sont résistantes à l’antibiotique. Celui-ci
ne tue pas la bactérie donc la β-lactamase détruit l’antibiotique.
À l’aide du logiciel anagène, on peut observer qu’il y a 3 différences
entre les 2 enzymes. Ces différences correspondent à 3 mutations du
gène, ce qui entraîne une modification de la protéine et donc du site actif
de l’enzyme.
Ainsi, avec l’allèle SHV-1, l’antibiotique ne peut pas se fixer sur le site
actif de l’enzyme, il n’est pas détruit par la β-lactamase,
Il tue alors la bactérie = la bactérie est sensible à l’antibiotique.
Avec l’allèle SHV-2, l’antibiotique peut se fixer sur le site actif de l’en-
zyme, il est détruit par la β-lactamase, l’antibiotique est détruit et ne
peut pas tuer la bactérie = la bactérie est résistante à l’antibiotique.
L’apparition d’allèle codant pour des protéines capables de détruire les
antibiotiques est due à des mutations. Ces mutations se font au hasard
et confère aux bactéries une résistance plus ou moins forte pour un anti-
biotique. À chaque mutation aléatoire peut apparaître une résistance à
un nouvel antibiotique.
Document 1 Au sein des populations bactériennes, des souches résistantes à un
antibiotique apparaissent au hasard et spontanément mais avec des fré-
quences faibles. Lorsque l’on est infectée par une bactérie, on retrouve
dans notre organisme des bactéries sensibles et plus ou moins résis-
tantes à un antibiotique.
L’utilisation de cet antibiotique va détruire les bactéries sensibles et
épargner les souches résistantes. Ces dernières vont donc avoir ten-
dance à se développer et devenir ainsi de plus en plus fréquentes. On
dit que les antibiotiques sélectionnent les souches résistantes.
L’utilisation non raisonner des antibiotiques peut entraîner la sélection
des bactéries résistantes de plus en plus.
E Conclusion C’est un principe de sélection naturelle qui explique l’apparition de
bactéries résistantes aux antibiotiques. L’utilisation de ces molécules
en médecine constitue une pres-
Pour aller plus loin sion sélective qui sélectionne
les souches porteuses de muta-
Afin d’éviter l’augmentation du nombre de bactéries tions leur permettent de résister.
résistantes, il est important de réaliser un antibio- Les populations évoluent donc et
gramme permettant de trouver à quel antibiotique risquent de résister à toutes les
la souche de bactérie est sensible pour traiter un molécules disponibles dans l’ave-
malade. nir.

204 Corrigés des exercices – Séquence 5 – SN02

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C orrection des activités
du chapitre 2
Pour débuter 1 Expliquer ce qu’est une espèce sous forme de tableau.

Critère Évolution des Les espèces ont


Critères Critère
espèces (nais- une origine divine
morphologiques d’interfécondité
Naturaliste sance, disparition) et ne changent pas

LINNE oui non non oui

BUFFON oui oui non oui

CUVIER oui non oui oui

LAMARCK oui oui oui non

DARWIN oui oui oui non

MAYR oui oui oui non

2, 3, 4

La répartition des Trilobites (–)


et Ammonites (–)
au cours des temps géologiques Extinction
des Régression –50
Ammonites
–100

–150
Diversification
–200

–250
Extinction
des
Trilobites
–300

–350
Régression
–400 Scutellum
Calymène
Apparition
des –450 Trinucléus
Ammonites Triarthrus Agnostus

–500
Paradoxides
Diversification
Olenellus Ptychoparia
Apparition –550
1c=50 genres des
1c=10 millions d’années Trilobites

Corrigés des activités – Séquence 5 – SN02 205

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Activité 1 Observer les variations au sein d’une espèce
1
Couleur et forme
Présence d’un nez des yeux

Forme et taille
Face non prognathe
du nez
Canine réduite

Couleur de la peau
Oreille sur le côté
Peau glabre

Vert : les caractères spécifiques de l’espèce. Noir : les caractères propres à l’individu.

Tous les caractères communs à l’ensemble des enfants de cette fratrie


sont des caractères spécifiques de l’espèce humaine mais chaque indi-
vidu possède des caractères qui lui sont propres : ce sont les caractères
individuels.

Pour aller plus loin

Ces caractères individuels peuvent se voir à l’échelle macroscopique


comme la couleur de la peau mais se retrouvent aussi à l’échelle cellulaire
et moléculaire. En effet, une peau sombre s’explique par la présence de cel-
lules capables de fabriquer beaucoup de mélanine (pigment responsable
de la couleur brune de la peau) due à une enzyme (la tyrosinase) très active.
Les différences individuelles se retrouvent aussi dans les aptitudes d’une
personne à faire certaines choses comme croiser naturellement les bras
avec le bras gauche ou droit par-dessus ; rouler la langue en « U »….

2 Le génotype est l’ensemble des allèles d’un individu… Le phénotype


est l’ensemble des caractères observables à différentes échelles
(macroscopique, cellulaire et moléculaire) d’un individu.
Le phénotype moléculaire conditionne le phénotype cellulaire, qui
conditionne le phénotype macroscopique. Les protéines sont donc le
support moléculaire du phénotype d’un individu.
Les gènes étant des portions d’ADN codant pour une séquence pro-
téique ; on peut dire que le génotype permet la réalisation du phéno-
type via le code génétique.
Les protéines sont issues de l’expression de l’information génétique
contenue dans l’ADN. Il existe donc une relation de cause à consé-
quence entre le génotype et les différents niveaux de phénotype.

206 Corrigés des activités – Séquence 5 – SN02

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Activité 2 Étudier la composition génétique des populations
1 Groupe

A
a a a o

B
b b b o Légendes

protéines
AB membranaires
a b

Hématie
O o o

paire de chromosomes
homologues
Le gène responsable du caractère « groupe sanguin » existe en 3 ver-
sions différentes : les allèles (a, b, o).
Toutes les cellules d’un individu peuvent posséder pour un même gène :
– soit  2 fois le même allèle, l’individu est dit homozygote pour ce
gène. Les génotypes peuvent être : a//a, b//b, o//o.
– soit  2 allèles différents, l’individu est dit hétérozygote pour ce
gène. Les génotypes peuvent être : a//o, b//o, a//b.
Quand les 2 allèles sont différents :
– les 2 allèles peuvent s’exprimer. Ainsi, l’expression du génotype
a//b est le phénotype [AB].
– un seul des 2 allèles peut s’exprimer. Dans le cas de a//o, le phé-
notype est [A] et dans le cas b//o on a [B].

2 Les allèles A et B sont peu représentés à la surface du monde puisqu’ils


ne sont présents qu’entre 0 et 30 %.
L’allèle B est présent entre 0 et 5 % sur tout le contient Américain et
devient de plus en plus prédominant lorsque l’on se déplace d’Ouest
en Est pour être en proportion maximale de 30 % en Inde par exemple.
La gradation de la répartition de l’allèle A se fait du Sud vers le Nord.
Avec des proportions faibles (0 à 5 %) en Amérique du Sud et des
proportions plus élevées au Canada (30 %).
L’allèle O est donc très majoritaire.
L'absence des allèles A et B sur le continent américain avant l'arrivée
de Colomb peut s'expliquer par le fait que le continent a été initiale-
ment colonisé par une petite population de groupe O.
L’apport des gènes des immigrants européens fait que les allèles A
et B sont maintenant présents en faible % (moins de 10 %) dans les
populations Sud américaines.

Corrigés des activités – Séquence 5 – SN02 207

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Activité 3 Comprendre l’action de la sélection naturelle
comme force évolutive
1 On peut observer que les punaises se nourrissant des graines de la
liane ballon ont des rostres d’une taille variant de 7,2 à 11 mm avec
une taille moyenne de 9,14 mm tandis que celles se nourrissant du
savonnier élégant ont un rostre ayant une taille variant de 6 à 8 mm
avec une taille moyenne de 6,8 mm.
Taille moyenne = (taille du rostre X nombre d’individus ayant cette
taille de rostre)/nombre d’individus au total.
Les punaises se nourrissant sur le savonnier élégant ont un rostre
plus court que les punaises se nourrissant sur la liane ballon.
Toutefois, on peut noter la grande variabilité individuelle de la taille
du rostre au sein d’une même population.

2 Depuis l’introduction du savonnier élégant dans le centre et le Nord de


la Floride, on observe une forte augmentation de la taille de popula-
tion de punaises du savonnier dans ces régions. En effet, avant 1930,
date de la première introduction du savonnier élégant, on ne trouvait
que ponctuellement la punaise du savonnier dans le centre et le Nord
de la Floride. Vingt ans plus tard, les variations de populations se tra-
duisent par une augmentation du nombre d’individus dans ces popu-
lations.
De plus, toutes les punaises trouvées en 1930 avaient une taille
moyenne de rostre de 9,13 mm. Les variations de populations s’ob-
servent donc aussi sur la diversification du phénotype avec une
population de punaises à rostre long et une population de punaise à
rostre court.

3 Les variations observées au sein des populations de punaises ne


peuvent pas s’expliquer par un apport extérieur de punaises. L’origine
de l’évolution est donc à rechercher au niveau local.
La plante sur laquelle le développement est réalisé n’influe pas sur
la taille du rostre des punaises (document 6d). La taille du rostre est
donc déterminée génétiquement.
La distance moyenne pour atteindre la graine d’un fruit de liane ballon
ou de savonnier élégant varie. Ainsi, les punaises possédant un rostre
court ne pourront pas atteindre la graine d’un fruit de liane ballon et
ne pourront pas se reproduire, mais pourront se nourrir de la graine
du savonnier.
La taille du rostre est un caractère possédant une forte variabilité. Il
en découle qu’en présence de savonnier élégant, le caractère rostre
court s’est avéré favorable ; les punaises possédant ce caractère ont
pu se nourrir et se reproduire transmettant ainsi l’allèle à l’origine de
ce caractère aux descendants ce qui, au cours des générations suc-
cessives, a modifié les populations.

208 Corrigés des activités – Séquence 5 – SN02

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Ce mécanisme est la sélection naturelle.

On peut donc imaginer le scénario suivant :


• Petites populations de punaises avec une grande variabilité de
taille de rostre mais étant en moyenne long au centre et Nord
de la Floride se nourrissant des quelques lianes ballon présentes
dans la région.
• 1930 : implantation du savonnier élégant : toutes les punaises
peuvent se nourrir de ces graines : explosion démographique de
la punaise du savonnier
• Jusqu’en 1950 : Les punaises à rostre court se nourrissent cepen-
dant plus facilement que les punaises à rostre long. Les punaises
à rostre court accédant plus facilement à cette nourriture assurent
une descendance plus importante que les punaises à rostre long.
Le caractère étant héréditaire, il est transmis de génération en
génération
Il y a eu sélection naturelle d’un caractère préexistant dans cette popu-
lation de punaise à forte variabilité morphologique du rostre.

Pour aller plus loin

Dans le centre-Sud des États Unis, un scénario inverse s’est produit. Suite à
l’introduction de plantes hôtes à fruits plus volumineux, la sélection natu-
relle a favorisée l’émergence de population de punaises du savonnier avec
un rostre plus long.
L’évolution ne suit aucune tendance prédéterminée, elle n’est pas à sens
unique, ce sont les conditions du milieu local qui favorise ou défavorise un
phénotype préexistant.
De plus, l’évolution peut se faire rapidement, en quelques générations.

Activité 4 Utiliser des modèles mathématiques pour comprendre


la dérive génétique
1 Les conditions permettant le maintien génétique identique d’une
population au cours du temps sont :
• Il faut que cette population ait un très grand effectif pour que la
dérive génétique ne s’exerce pas ou peu.
• Il ne doit pas y avoir de sélection naturelle qui favoriserait certains
allèles par rapport à d’autres.
• Il ne doit pas y avoir de mutations.
• Cette population doit rester isolée d’autres populations de la
même espèce. (pas d’apport d’allèles extérieur). En effet, une

Corrigés des activités – Séquence 5 – SN02 209

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population peut gagner ou perdre des allèles par suite de la
migration d’individus féconds et/ou échange de gamètes avec
une autre population.
2 C’est une population théorique qui n’existe pas dans la nature car les
mutations même si elles sont rares sont des phénomènes aléatoires
entrainant l’apparition de nouveaux allèles. De plus, l’effectif d’une
population est toujours limité.
3 La dérive génétique dépend de l’effectif de la population. Plus la
population est restreinte, plus la modification de la fréquence allé-
lique est importante.

Activité 5 Un cas extrême de la dérive génétique : l’effet fondateur


1 On peut penser que dans la population française migrante peu
nombreuse la prévalence de cette maladie était plus élevée que la
moyenne, c’est l’effet fondateur.
Comme les familles ont vécu isolées pendant plusieurs générations
avec une forte descendance, l’allèle muté a pu continuer à se répandre
dans la population de cette région. (doc. 8)
Cette expansion de l’allèle est favorisée par sa dominance (doc. 9) :
les personnes homozygotes et hétérozygotes sont malades (doc. 9), il
suffit de porter l’allèle muté en un exemplaire pour avoir le phénotype
malade.

Pour information

On peut définir la dérive génétique comme étant l’évolution au sein d’une


population ou d’une espèce de la fréquence des allèles.

2 Une catastrophe naturelle (incendie, tempêtes, maladie…) ou l’inter-


vention humaine peut réduire la taille d’une population.

3 Les individus survivants qui ont évité le désastre par hasard n’ont
pas forcément une composition génétique représentative de la popu-
lation initiale. Certains allèles peuvent avoir disparu, d’autres être
désormais surreprésentés. La dérive génétique continuera de s’exer-
cer pendant plusieurs générations.

210 Corrigés des activités – Séquence 5 – SN02

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C orrection des activités
du chapitre 3
Activité 5 Trouver les limites des caractères utilisés
pour définir une espèce
1 Les arguments en faveur de la classification de la mouche du pommier
et de la mouche de l’aubépine en tant que deux sous-espèces sont :
• Dans la nature, ces deux mouches à l’état adulte (imago) ne se
rencontrent pas : leur temps de développement étant différent.
On pourrait donc penser que ce sont deux espèces différentes.
• Mais les croisements en laboratoire produisent des individus fer-
tiles ce qui montre que l’isolement reproductif n’est pas complet.
On peut penser que les populations des Mouches du Pommier et de
l’Aubépine sont en cours de devenir deux espèces distinctes : ce ne
sont donc pas encore totalement deux espèces différentes, on parle
alors de sous-espèces.

Drosophila persimilis et
Espèces Lymantria dispar Rhagoletis pomonella
pseudo-obscura

Différences
Critères permettant Reproduction
Différences morphologiques
de distinguer deux impossible
morphologiques et physiologiques.
espèces dans la nature
Différences génétiques

Se ressemblent
Dimorphisme sexuel beaucoup. Descendance fertile
Limite du critère
Peuvent être croisés en laboratoire
en laboratoire

La notion d’espèce repose sur des critères variés qui permettent d’ap-
précier le caractère plus ou moins distinct de deux populations (critères
phénotypiques, interfécondité, etc.). Cependant, ces critères ne per-
mettent pas de classer tous les êtres vivants dans une espèce sans diffi-
culté. Le dimorphisme sexuel pourrait aboutir à la classification en deux
espèces du mâle et de la femelle alors qu’ils appartiennent en réalité
à la même espèce. À l’inverse une observation trop rapide d’individus
très semblables nous invite à les regrouper dans une même espèce mais
en utilisant d’autres critères on découvre que ce sont deux espèces dis-
tinctes. Enfin, le critère d’interfécondité est difficile à utiliser quand en

Corrigés des activités – Séquence 5 – SN02 211

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laboratoire, ou en rapprochant deux espèces distinctes, on arrive à créer
des hybrides fertiles.
La définition de l’espèce est donc délicate.

3 Les barrières prézygotiques c’est-à-dire les mécanismes empêchant la


formation du zygote sont :
• l’appareil copulateur mâle présente des dissemblances au niveau
du phallus donc empêchant la copulation ;
• la maturité sexuelle est acquise plus tardivement chez D. persi-
milis que chez D. pseudo-obscura et les niches écologiques sont
distinctes, les mouches ne peuvent pas se rencontrer ;
• la période et l’intensité dans l’aigu du chant alaire des mâles
déterminé par le chromosome X sont différentes entre les formes
A et B et une émission d’odeur différente déterminante pour le
choix du partenaire sexuel : il n’y a pas d’attirance sexuelle de
l’espèce A pour l’espèce B et inversement.
Les mécanismes postzygotiques c’est-à-dire empêchant le développe-
ment du zygote et l’apparition des imagos sont que malgré les barrières
prézygotiques, s’il y a obtention d’un hybride F1, celui-ci est stérile
lorsque c’est un mâle. Par ailleurs, les mouches de F2 sont souvent non
viables, avec une forte mortalité larvaire, une longévité et une vigueur
sexuelle des imagos très diminuées.
On peut observer la présence de barrière pré et postzygotique empê-
chant la formation d’un adulte apte à se reproduire. Drosophila persimi-
lis et drosophila pseudo-obscura sont deux espèces jumelles.

Activité 2 Comprendre comment se fait la spéciation


par isolement géographique (allopatrique)
1 L’origine de la vie dans cet archipel surgit de l’océan peut être l’arrivée
d’animaux capables de traverser une partie de l’océan en volant ou
en nageant, de graines et fruits transportés par les courants marins
ou le vent.
2 L’apparition de ces 13 espèces de pinsons dans l’archipel des Galá-
pagos à partir d’un ancêtre commun peut s’imaginer de cette façon
par exemple :
1. Arrivée d’une petite population de pinson sur l’île.
2. Mutation aléatoire de certains individus : variabilité de la population.
3. Éparpillement des oiseaux au hasard sur les différentes îles de
l’archipel.
4. Sélection naturelle des individus les mieux « pré-adaptés » aux
nouvelles conditions de vie.
3
Les conditions pour que la sélection naturelle ait lieu sont que
le caractère apparu « accidentellement » soit favorisant dans les

212 Corrigés des activités – Séquence 5 – SN02

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nouvelles conditions du milieu et surtout que ce caractère soit généti-
quement transmissible (héréditaire).

4 Les types de sélection sont :


– sélection naturelle excercée par la taille et la dureté des graines dis-
ponibles.
– sélection sexuelle exercée sur le critère « taille du bec ».

5 Dans la question 2, on a vu dans le dernier point qu’une sélection


naturelle a été réalisée sur la population de pinsons.
On peut peaufiner ce scénario maintenant :
• Arrivée d’une petite population de pinsons ayant comme varia-
bilité de caractère « la taille du bec » : dans cette population, on
trouve des oiseaux à bec plus ou moins gros et dur. Le document
5a permet de voir que le caractère « taille du bec » est un carac-
tère héréditaire (on observe une concentration des points le log
d’une droite ce qui confirme l’héritabilité du caractère).
• Lors d’une forte sècheresse (document 5b) en, 1977, on observe
la diminution de la quantité de petites graines disponibles et
l’augmentation de la quantité de grosses graines disponibles. De
plus, les fruits fabriquant ces graines sont des fruits durs et gros
(document 5c).
• Ces fruits sont impossibles à ouvrir pour les pinsons à petits
becs, difficiles à ouvrir pour les pinsons à becs moyens et faciles
à ouvrir pour les pinsons à gros becs (document 5d). Ainsi, les
pinsons à gros becs arrivent plus facilement et plus rapidement
à se nourrir que les pinsons à becs moyens. Ces derniers, tout
comme les pinsons à petits becs, finissent par mourir de faim
(document 5b). Les individus possédant le phénotype « gros
bec » ont plus de chance de survivre et par conséquent de trans-
mettre les allèles à l’origine de ce phénotype, ce qui modifie la
population. La sélection naturelle (quantité et qualité de nourri-
ture disponible) et sélection sexuelle a trié les individus les plus
gros et ayant un gros bec.

6 On a vu que la population initiale pouvait présenter une forte variabi-


lité et que la sélection naturelle (ainsi que la dérive génétique) entraî-
nait des modifications de la population d’origine.
Le document 6 nous permet de voir que l’environnement des pinsons
sur l’archipel des Galápagos a été très changeant au cours du temps.
À chaque nouvelle condition du milieu de vie, une nouvelle forme de
pinson a été sélectionnée par la pression du milieu. On peut aussi
imaginer que sur chaque île, la végétation et le climat sont différents.
Lorsque les pinsons ont colonisé les îles de l’archipel, la population
s’est retrouvée divisée à des endroits différents : allopatrie. Chaque
population, sous l’effet de la dérive génétique et de la sélection natu-
relle a évolué différemment… jusqu’à former une nouvelle espèce,
c’est la spéciation.

Corrigés des activités – Séquence 5 – SN02 213

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Activité 3 Comprendre les mécanismes de la spéciation sans isolement
géographique.
1 H. annus, H. petiolaris et H. anomalis sont bien trois espèces diffé-
rentes car ils sont tous les trois très différents morphologiquement.
De plus, ces trois espèces ont des besoins écologiques différents
(nature du sol, besoin hydrique).
Au niveau moléculaire, on peut voir que bien qu’ayant le même
nombre de chromosomes, la structure des chromosomes varie d’une
espèce à l’autre.
Enfin, les hybrides sont semi-stériles.

2 Barrières pré-zygotiques :
– arrangement chromosomiques différents
– taux d’hybridation très faible
Barrières post-zygotiques :
– hybrides stériles et s’ils sont fertiles, ils ne sont pas capables de
se croiser avec les espèces d’origine.

3 Croisement par hasard d’H. annus H. petiolaris. Lors de la meiose, de


nouveaux arrangements chromosomiques spécifiques des hybrides
obtenus à partir de cassures, fusions et duplication des chromosomes
des tournesols annuels et à long pétiole se font. Ces nouveaux réar-
rangements empêchent un appariement des chromosomes correcte-
ment lors de la méiose des hybrides : barrière intrinsèque. Il y a appa-
rition d’une nouvelle espèce sans séparation géographique (barrière
extrinsèque) : c’est la spéciation sympatrique.

214 Corrigés des activités – Séquence 5 – SN02

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C orrection des exercices
Exercice 1 Tester ses connaissances
1•P
 opulation : groupe d’organismes de la même espèce vivant dans
une aire géographique donnée à un moment déterminé. Ces indi-
vidus occupent le même territoire et consomment les mêmes res-
sources et sont influencés par les mêmes facteurs écologiques.
Ils peuvent se reproduire entre eux.
Ces individus ont les mêmes gènes mais le patrimoine génétique
de chaque individu est différent car il provient d’une combinaison
allèlique propre à chaque individu.
Une population équivaut à une collection des allèles des différents
gènes d’une espèce.
• Pool génique : patrimoine génétique d’une population.
• Effet d’étranglement : réduction importante des individus d’une
population consécutive à une catastrophe naturelle ou une interven-
tion humaine. Le patrimoine génétique de la population survivante
peut être modifié

2 a. Dans un milieu donné la fréquence de certains allèles au sein d’une


population peut augmenter ou diminuer par le processus de sélec-
tion naturelle.
b. La dérive génétique est la transmission aléatoire des allèles à la
descendance.
c. Lors de l’effet fondateur quelques individus d’une population se
séparent de la population initiale emportant des allèles qui peuvent
ne pas être représentatif de la population d’origine.

3 a. Inexacte : 
la sélection naturelle dépend de l’environnement. La
sélection naturelle est un processus orienté qui favo-
risent la survie des individus dont les phénotypes sont
les mieux adaptés à un moment donné aux conditions de
l’environnement.
b. Exacte.
c. Exacte.
d. Exacte.

4 Les réponses exactes sont :

A : On considère que deux animaux appartiennent à des espèces dif-
férentes quand ils ne peuvent produire une descendance viable ou
fertile.

Corrigés des exercices – Séquence 5 – SN02 215

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B : L’isolement géographique constitue la première étape de la spé-
ciation allopatrique
C : On appelle radiation adaptative l’évolution de nombreuses espèces
à partir d’un ancêtre unique
D : La spéciation sympatrique est l’apparition d’une nouvelle espèce
dans l’aire de répartition de la population mère.
E : Par hasard, les fréquences alléliques des pucerons isolés différaient
dès le départ des fréquences alléliques de la population parentale,
et une dérive génétique a eu lieu qui a accru les différences d’avec
le patrimoine initial.

Exercice 2 Un mécanisme de la sélection naturelle


On constate une répartition inverse des allèles D et d selon le type d’ha-
bitat fréquenté (sols clairs ou foncés).
Lorsque les souris vivent sur les sols clairs l’allèle d est le plus repré-
senté (92 %).
Les souris homozygotes (possédant deux allèles d) sont de phénotype
pelage clair et moins visibles dans ces conditions de milieu de vie. Echap-
pant plus facilement à la prédation par le Hibou à cornes elles pourront
se reproduire et transmettre l’allèle d à leurs descendants.
Sur les sols sombres ce sont les souris foncés qui ont de plus grandes
chances de survie et donc de transmettre à leur descendance l’allèle D.
Dans un milieu donné, à un moment donné certains individus se
trouvent favorisés et vont transmettre à leur descendance leurs allèles
accentuant ainsi au cours des générations les fréquences allèliques de
certains gènes.
On donne le nom de sélection naturelle à cet avantage pris par certains
génotypes sous l’influence des facteurs du milieu.

Exercice 3 Avantage reproducteur et sélection sexuelle


Le plumage des euplectes mâles change au moment de la reproduction.
Les 3 populations ayant la même longueur de plumes de la queue ont
sensiblement le même nombre de nids actifs (1,4 1,6 et 1,7). Ils ont
donc attiré à peu près le même nombre de femelles. Chaque mâle de la
population a formé au moins un nid.
Le nombre de nids actifs après variation de la longueur de la queue
change pour les 3 populations.
Les euplectes ayant la queue raccourcie ont formé peu de nids (0,4 par
mâle) ce qui laisse penser que certains mâles n’ont pas trouvé de par-
tenaire.
Au contraire la population C (queue rallongée) a fondé davantage de
nids (pratiquement 2 par mâle) soit plus que la population B qui sert de
témoin dans cette deuxième expérience.

216 Corrigés des exercices – Séquence 5 – SN02

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La possession d’une longue queue semble être un facteur de réussite
dans la recherche d’un partenaire pour la reproduction sexuée.
La longueur des plumes étant contrôlée génétiquement, les individus
porteurs de ce phénotype avantageux transmettront à leur descendance
les allèles permettant aux générations suivantes d’exprimer ce phéno-
type. Il s’agit bien d’un exemple de sélection naturelle liée au sexe.

Exercice 4 Les cyprinodontidés de Death Valley


1 On observe aujourd’hui aucune interfécondité entre ces différents
poissons ce qui correspond à la définition de l’espèce : on est en pré-
sence de plusieurs nouvelles espèces de cyprinodontidés.
2 Il y a 10 000 ans une population ancestrale de cyprinodontidés a été
isolée en plusieurs sous populations qui ont ensuite sous l’effet des
mutations, de la sélection naturelle et de la dérive génétique évoluées
indépendamment les unes des autres.

Ancêtre commun au C. Cyprinodon milleri


milleri et au C. diabolis
Cyprinodon diabolis

Il y a 10 000 ans Il y a 5 000 ans Aujourd’hui

C’est une spéciation avec isolement géographique : allopatrique.

Exercice 5 La radiation évolutive adaptative : Le cas des archipels


1 La vie a pu apparaître sur ces îles, vierges à l’origine, par colonisa-
tion : en nageant, en volant, au grès des courants marins et aériens
des végétaux et des animaux se sont introduits sur ces îles.

2 les îles étaient au départ peu peuplées par de nouveaux arrivants.


De nombreuses niches écologiques (îles différentes) différentes ont
permis une sélection naturelle variée amenant à une diversification
importante des populations et aboutissant sur plusieurs générations
à une spéciation.

Corrigés des exercices – Séquence 5 – SN02 217

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Exercice 6 Les souris sylvestre des États-Unis
1 Borealis avec nebrascensis, artemisiae avec sonoriensis et sonorien-
sis avec nebrascensis se croisent entre elles et ne sont donc pas géné-
tiquement isolées.

2 Dans la mesure ou la descendance (hybrides) est viable et féconde


on ne peut pas parler d’espèces différentes mais de populations ou
encore de sous espèces.

3 Même si ces deux populations ne se croisent pas un flux génétique


s’établit entre elles par l’intermédiaire des autres populations.

4 Il faudrait que les populations qui les relient disparaissent ou ne se


croisent plus entre elles.

Exercice 7 L’isolement reproductif


BARRIÈRES PREZYGOTIQUES
A : Isolement éthologique
B : Isolement temporel
E : Isolement écologique
F : Isolement gamétique
G : Isolement mécanique

BARRIÈRE POSTZYGOTIQUES
C : Non viabilité des hybrides
D : Stérilité des hybrides
n

218 Corrigés des exercices – Séquence 5 – SN02

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