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Table des matières

Chapitre III : ETUDE DE LA FLEXION ET DE L’EFFORT TRANCHANT AUX ETATS


LIMITE DE LA SECTION COURANTE ........................................................................... 2
3.1. Détermination des sections...................................................................................... 2
3.1.1. Section brute ..................................................................................................... 2
3.1.2. Section de référence pour les calculs justificatifs .............................................. 2
3.1.2.1. Section nette ............................................................................................... 2
3.1.2.2. Section homogène ...................................................................................... 2
3.1.2.3. Section fissurée .......................................................................................... 2
3.1.2.4. Section d’enrobage ..................................................................................... 3
3.1.3. Largeur des tables de compression des poutres en T ....................................... 3
3.2. Calcul aux ELS ........................................................................................................ 4
3.2.1. Justification des contraintes normales ............................................................... 4
3.2.1.1. Hypothèses fondamentales ........................................................................ 4
3.2.1.2. Principe de détermination des contraintes normales (Rappel RDM) .......... 4
3.2.1.3. Nature des calculs justificatifs ..................................................................... 5
3.2.2. Ferraillage passif longitudinal ............................................................................ 6
3.2.3. Justification des contraintes tangentielles ......................................................... 7
3.2.3.1. Principe de détermination de l’état de contrainte ........................................ 7
3.2.3.2. Méthode pratique de justification ................................................................ 9
3.3. Calcul aux ELU ........................................................................................................ 9
3.3.1. Justification de la résistance vis-à-vis des sollicitations normales ..................... 9
3.3.1.1. Hypothèses fondamentales ........................................................................ 9
3.3.1.2. Passage du diagramme de déformation à celui des contraintes ............... 10
3.3.1.3. Principes et méthodes de justification ....................................................... 12
3.3.1.4. Mise en équation des problèmes .............................................................. 13
3.3.2. Justification de la résistance vis-à-vis des sollicitations tangentes .................. 15
3.3.2.1. Armatures transversales de coupe ........................................................... 15
3.3.2.2. Minimum d’armature transversale ............................................................. 15
3.3.2.3. Justification des armatures transversales ................................................. 16
3.3.2.4. Justification de bielles de béton ................................................................ 16

Cours BP GC 412 Etude de la flexion et de l’effort tranchant aux EL de la section courante


Chapitre III : ETUDE DE LA FLEXION ET DE L’EFFORT TRANCHANT AUX
ETATS LIMITE DE LA SECTION COURANTE

3.1. Détermination des sections


3.1.1. Section brute
Ce sont les sections des plans de coffrage, sans déduction des vides. Elles sont utilisées
pour l’évaluation :
• Poids propre ;
• Des rigidités des différentes pièces de la structure ;
• Des déformations des ouvrages (Classe 1 et 3)

3.1.2. Section de référence pour les calculs justificatifs


3.1.2.1. Section nette
Section nette est la différence de la section brute et des vides longitudinaux et
transversaux, même si ces vides seront ultérieurement remplis. Elles sont nécessaires
pour les calculs justificatif en classe 1 et 2.

3.1.2.2. Section homogène


Elles sont obtenues en ajoutant aux sections nettes, la section d’armature longitudinale
multipliée par un coefficient équivalent :
• 𝑛𝑖 ==5 pour les armatures passives et actives dans le cadre de la détermination
des effets des actions variantes ;
• 𝑛𝑖 =15 pour les armatures passives pour la détermination des effets des actions
quasi-permanents

3.1.2.3. Section fissurée


En classe 3, il y a lieux de faire intervenir les sections homogènes réduites définies à
partir de :
• De la seule partie comprimée du béton de la section ;
• De la section des armatures passives multipliée par un coefficient d’équivalence,
𝑛𝑣 = 15.
• De la fraction ρ de la section des armatures longitudinales de précontrainte
multiplié par le coefficient d’équivalence 𝑛𝑣 = 15
𝜌 = 1 , dans le cas d’une Prétension ;
𝜌 = 0.5 , dans le cas d’une post-tension correctement injectée
𝜌 = 0 , s’il n’y a pas d’adhérence des armatures (Pas d’injection ou injection à la
baisse)

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3.1.2.4. Section d’enrobage

3
d’=sup[4 𝑎 ; ∅ ; d]

a étant la largeur paquet de la gaine ;

∅ étant le diamètre de la gaine ;

d varie :

• d= 3 cm pour les ouvrages à l’abri des intempéries ;


• d= 4 cm pour les ouvrages courants
• d= 5 cm pour les ouvrages en atmosphère agressive

3.1.3. Largeur des tables de compression des poutres en T


Le calcul des contraintes dans ce type de poutre doit être conduit en respectant les règles
suivantes :
• une même zone des hourdis ne doit jamais être attribuée simultanément à deux
poutres différentes
• dans le cas des calculs des contraintes équilibrant l’effort normal, la largeur de la
table (b) d’un côté de la nervure est limitée au 2/3 de la distance à l’about le plus
proche ;
• dans le cas calcul des contraintes équilibrant les autres sollicitations M, V, la
largeur de la table est alors plafonnée :
o au 10e de la portée sur chacune des travées ;
o au 2/3 de la distance à l’axe de l’appui le plus proche et s’il s’agit d’un appui
intermédiaire, du 40ième de la somme des portées qui l’encadrent.

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3.2. Calcul aux ELS
Les calculs ELS sont caractérisés par le fait que le comportement des matériaux sont
essentiellement élastique linéaire (voir RDM).

3.2.1. Justification des contraintes normales


3.2.1.1. Hypothèses fondamentales
• les contraintes dans les matériaux sont proportionnelles aux déformations ;
• les sections droites restent planes ;
• les armatures passives et actives ne subissent aucun glissement relatif par rapport
au béton (sauf câble non injecté)
• En section non fissurée, le béton tendu résiste à la traction ;
• En section fissurée (classe 3), le béton tendu est négligé et la contrainte dans les
aciers passifs ainsi que la variation de la surtension dans les aciers actifs qui se
manifestent après décompression du béton sont évalués à partir d’un coefficient
équivalent 𝑛𝑣 = 15

3.2.1.2. Principe de détermination des contraintes normales (Rappel RDM)


Dans le cas des poutres, il s’agit principalement de la flexion composée
Soit une poutre à plan moyen chargée dans ce plan

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G : Centre d’inertie de la section ;
M : Moment fléchissant créé par les charges dites extérieures à la poutre qui sont les
charges permanentes et les charges d’exploitations
𝑒𝑝 : l’excentricité moyenne de la précontrainte (définit la position de p par les sections) ;

V et V’ les distances respectivement de la face supérieure et de la face inférieure par


rapport au centre d’inertie de la section ;
I : moment quadratique par rapport à l’axe (Gz) ;
P : effort résultant de la précontrainte.
Nous nous limitons à :
• Structure isostatique ;
• Angle de relevage éventuel des câbles faibles.
La contrainte normale qui s’exerce dans une section droite sur une fibre de matière
d’ordonnée (y) s’exprime par la relation :
𝑃 𝑦
𝜎(𝑦) = + (𝑃𝑒𝑝 + 𝑀)
𝐵 𝐼
Y et 𝑒𝑝 sont orientés positivement vers le haut.

3.2.1.3. Nature des calculs justificatifs

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Avec 𝜎̅= contrainte limite
Pour les calculs justificatifs règlementaires en section courante ; les valeurs limites des
contraintes normales sont :
Situations Exploitation Construction
Combinaisons Quasi-
Classe Contraintes Rares Fréquentes Rares
Zone permanentes
Pour toute la
𝜎
̅̅̅̅
𝑚 0 0
I section
𝜎𝑀
̅̅̅̅ - 0.6𝑓𝑐28 0.5𝑓𝑐28 0.6𝑓𝑐𝑗
Dans la zone
−𝑓𝑡28 0 𝑓𝑡𝑗
d’enrobage
𝜎
̅̅̅̅
𝑚
Hors section -
II -1.5𝑓𝑡𝑗
d’enrobage 1.5𝑓𝑡28
Pour toute la
𝜎𝑀
̅̅̅̅ 0.6𝑓𝑐28 0.5𝑓𝑐28 0.6𝑓𝑐𝑗
section
0 dans la
Vérification des armatures (zone Vérification
𝜎
̅̅̅̅
𝑚 section
fissurée) des armatures
III d’enrobage
Pour toute la
𝜎𝑀
̅̅̅̅ 0.6𝑓𝑐28 0.5𝑓𝑐28 0.6𝑓𝑐𝑗
section

• Le recours à la classe I est, en principe exceptionnel. En sont justiciables,


toutefois, les pièces soumises à la traction simple : tirants, parois de réservoirs
circulaires, surtout si ces derniers sont destinés à stocker des fluides dangereux,
et également les pièces susceptibles d’être très sollicitées à la fatigue ;
• La classe II est particulièrement destinée aux éléments exposés à une ambiance
agressive (cas de certains bâtiments industriels) et à ceux qui comportent de
nombreux joints ;
• La classe III, enfin, intéresse essentiellement les pièces en atmosphère peu
agressive éléments de bâtiments courants par exemple) cette classe, toute fois,
ne peut être utilisée pour la justification des sections de joint entre éléments
préfabriquée.

3.2.2. Ferraillage passif longitudinal

Armature longitudinale de la peau


• Section d’armature de peau : 3 cm²/m de longueur de parement ;
• Section globale de ces armatures ≥0.1% de la section totale du béton de la poutre
Armature longitudinale de la zone tendue
𝐵𝑡 𝑁𝐵𝑡 𝑓𝑡𝑗
𝐴𝑠 = + 𝑥
1000 𝑓𝑒 𝜎𝐵𝑡

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𝑁𝐵𝑡 : Intensité de la résultante des efforts de traction, elle est déterminée à partir des
diagrammes de contraintes définis par les ELS ;
𝐵𝑡 : Aire de la partie du béton tendu ;
𝑓𝑒 : Limite élastique correspondant aux armatures utilisées ;
𝜎𝐵𝑡 : Valeur absolue de la contrainte de traction à la section.

3.2.3. Justification des contraintes tangentielles


Le but de ces justifications est de montrer que les effets de l’effort tranchant cumulé aux
effets des moments fléchissants et de l’effort normal ne compromettent pas la sécurité
de l’ouvrage en favorisant notamment la création des fissures, inclinées par rapport à la
fibre moyenne de la poutre.
La vérification s’effectue sur 3 paramètres caractéristiques de l’état de contrainte en un
point de la section.
𝜎𝑥 : Contraintes normales longitudinale
𝜏 : Contrainte tangentielle ou de cisaillement
𝜎𝑡 : Contraintes normales transversales dont l’existence est liée à une précontrainte
transversale éventuelle.

3.2.3.1. Principe de détermination de l’état de contrainte

Soit une section droite

L’objectif étant de déterminer l’état de contrainte au niveau d’une fibre de matière


d’ordonnée y

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Fig : Evolution de l’état de contrainte dans la hauteur d’une section poutre précontrainte suivant
deux direction perpendiculaires

• Contrainte normale longitudinale


𝑃 𝑦
𝜎(𝑦) = + (𝑃𝑒𝑝 + 𝑀)
𝐵 𝐼
• Contrainte de cisaillement
𝑉𝑟𝑒𝑑 . 𝑆(𝑦)
𝜏(𝑦) =
𝐼. 𝑏𝑛 (𝑦)
S(y)= Moment statique par rapport (OZ) de la partie de la section située au-dessus de l’ordonnée
y;
𝑏𝑛 (𝑦) Largeur nette de la section au niveau de y

K=0 en prétension
K=1dans les autres cas
K=0,5 si câble injecté
m= nombre de gaines par lignes

• Contrainte normale transversale

𝐹𝑡
𝜎𝑡 (𝑦)=
𝑏𝑛 (𝑦)𝑆′𝑡

𝐹𝑡 effort de précontrainte perpendiculaire à la fibre moyenne de la poutre disposée en


cours espacés de S’t

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3.2.3.2. Méthode pratique de justification

La justification doit montrer que sous l’effet des sollicitations de services, dans le cas de
charges défavorables et quelque soit la section considérée, l’on est en tout point à
l’intérieur du domaine de sécurité.
𝜏 − 𝜎𝑥 𝜎𝑡 ≤ 0,4𝑓𝑡𝑗 (𝑓𝑡𝑗 + 𝜎𝑥 + 𝜎𝑡 )

𝜏 2 ≤ 0,4𝑓𝑡𝑗 (𝑓𝑡𝑗 + 𝜎𝑡 ) 𝑠𝑖 𝜎𝑥 < 0


𝑓𝑡𝑗
𝜏 2 − 𝜎𝑥 𝜎𝑡 ≤ 2 (0,6𝑓𝑐𝑗 − 𝜎𝑥 − 𝜎𝑡 )(𝑓𝑡𝑗 + 𝜎𝑥 + 𝜎𝑡 )
𝑓𝑐𝑗

3.3. Calcul aux ELU


Les problemes posés par les calculs vérificatifs du cadre des ELU provient du fait que le
comportement des matéraiux est non linéaire. En conséquence, les méthodes de calcul ultilisé en
ELS ne sont plus appliquables.

3.3.1. Justification de la résistance vis-à-vis des sollicitations normales


3.3.1.1. Hypothèses fondamentales

• Résistance en traction du béton négligée


• Comportements des matériaux obéissent au diagramme parabole-rectangle pour
le béton en compression et au diagramme définie au chapitre des matériaux pour
l’acier.
• Les matériaux béton et acier ne subissent aucun glissement relatif sauf non-
injection ;
• Les sections droites restent planes ;
• Les diagrammes de déformation d’une section correspondent à l’atteinte de l’ELU,
respectant la règle de 3 pivots

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Un ELU est caractérisé par le fait que le diagramme de déformation dans une section
appartient à l’un des domaines défini par la figure. Lorsqu’on considère une partie,
plusieurs types de sollicitations sont envisagées.
➢ Cas d’une flexion composée de traction
L’ELU correspond à l’atteinte de la déformation limite ultime sur les armatures (passives
ou actives) les plus extrêmes ; les diagrammes de déformation passent alors par le pivot
A correspondant à une déformation de 10%O par rapport à l’état d’origine de la section et
se situe dans le domaine 1
➢ Cas d’une flexion composée n’entrainant pas une compression complète de la
section
L’ELU correspond à l’atteinte de la déformation limite sur la fibre extrême où le béton est
comprimé (𝜀𝑣 = 3,5%0 ), le diagramme de déformation passe alors par le pivot B et se
situe dans le domaine 2
➢ Cas d’une flexion composée de compression telle que toute la section soit
comprimée
L’ELU correspond à l’atteinte de la déformation limite en compression du béton, qui
suivant l’intensité de la flexion varie entre 3,5 et 2%0 ; le diagramme de déformation passe
alors par le pivot C, dont la position est obtenue en écrivant la similitude des triangles
abB et BCc et se situe dans le domaine 3.

3.3.1.2. Passage du diagramme de déformation à celui des contraintes

Fig : Diagramme des déformations et des contraintes à l’ELU dans le cas d’une section
non totalement comprimée
Contraintes dans le béton (diagramme parabole-rectangle)
• Sur une distance de 0,2y à partir de l’axe neutre, la contrainte est nulle ;

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0,85𝑓𝑐𝑗
• Sur la distance 0,8y restante, la contrainte vaut ; pour les zones
𝛾𝑏
comprimées de largeur constante ou croissante vers les fibres les plus
0,8𝑓𝑐𝑗
comprimées et si cette largeur est décroissante.
𝛾𝑏

Contrainte dans l’acier


Elle est obtenue lorsqu’on connait les déformations à partir des diagrammes de
comportement.

Fig : Détermination et évolution des contraintes dans les armatures à l’ELU


(a) = tension de mise en précontrainte ;
(b) = sur tension de décompression du béton ;
(c) = sur tension jusqu’à l’ELU du béton tendu
La déformation à l’ELU d’une armature de précontrainte est la somme de 3 termes :
𝜎𝑝𝑚
• L’allongement préalable 𝜀𝑝𝑚 = , 𝜎𝑝𝑚 correspondant à la contrainte
𝐸𝑝
probable existant dans les armatures sous les actions permanentes (charge
permanente +Pm) où Pm=Po-ΔP existant dans les armatures sous les actions
permanentes à l’age où on effectue les vérifications
𝜎𝑏𝑝𝑚
• Un accroissement d’allongement ∆′𝜀𝑝 = 5 ; 𝜎𝑏𝑝𝑚 = contrainte dans le béton,
𝐸𝑝
au niveau de l’armature moyenne de précontraintes sous l’effet des actions
permanentes et de la précontrainte.
• Une variation complémentaire ∆′′𝜀𝑝 directement accessible sur le diagramme de
déformation de la section.

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3.3.1.3. Principes et méthodes de justification
Compte tenu de la non-linéarité des comportements des matériaux, le passage de la
sollicitation à la contrainte ne pourra à l’ELU se faire comme à l’ELS. Considérons une
section droite d’ouvrage de sollicitation de calcul Su par lesquelles se développent les
contraintes normales sont caractérisée par :
• Un effort normale Nu ;
• Un moment fléchissant Mu,
Compte tenu de la résistance du matériaux qui constitue l’ouvrage, il est possible de
définir pour la section droite considérée un domaine de résistance dont la frontière est
constituée par l’ensemble des sollicitations résistances ultimes 𝑆̅𝑢. Le point de ces
frontières est défini par :
̅𝑢 ;
Un effort résistant ultime 𝑁
̅𝑢
Un moment fléchissant résistant ultime 𝑀

Fig : Domaine résistant ultime d’une section de poutre (Diagramme d’interaction)

La justification doit montrer que dans le plan (N,M), le point correspondant à la sollicitation
de calcul Su est à l’intérieur du domaine résistant défini par {𝑆̅𝑢}
Pour éviter de tracer le domaine résistant (long et fastidieux), la méthode de justification
proposée est la suivante :
• On fixe un des deux paramètres généralement 𝑁 ̅ 𝑢 en le prenant égale à Nu qui
est celui développée par la sollicitation de calcul su ;
• On détermine les 2 moments résistants ultimes 𝑀 ̅ 𝑢𝑚 𝑒𝑡 𝑀 ̅ 𝑢M
• On procède à la justification sur le moment fléchissant Mu correspondant à la
sollicitation de calcul qui doit être telle que.

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3.3.1.4. Mise en équation des problèmes
Centre d’inertie de la section droite, mais aux composantes 𝜂 et ɱ les mêmes torseurs
définis au point de passage de l’armature moyenne de précontraint sollicitation de calcul
(Su)
L’équation à l’ELU
A l’ELU, sous l’effet de la sollicitation normale Nu, on peut au niveau de la section
considérer l’expression traduite par :
0,85
𝑁𝑢 + 𝐴𝑝 ∆𝜎𝑝 + 𝐴𝑠 𝜎𝑠 = 𝐵𝑐 𝑓
𝛾𝑏 𝑐𝑗
0,85
𝑁𝑢 = 𝐵𝑐 𝑓𝑐𝑗 − 𝐴𝑝 ∆𝜎𝑝 − 𝐴𝑠 𝜎𝑠 (1)
𝛾𝑏

𝐵𝑐 = 𝐵(0,8𝑦) Section de béton comprimé de hauteur 0,8y. Le moment résistant ultime ou


moment de rupture de la section s’écrit :
0,85
𝑚
̅ = 𝐵𝑐 𝑓𝑐𝑗 𝑍 + 𝐴𝑠(𝑑𝑠 − 𝑑𝑝)𝜎𝑠 (2)
𝛾𝑏

Avec Z = bras de levier du moment de compression par rapport au point de passage de


l’effort de précontraint.

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∆′′𝜀𝑝 𝑑𝑝 − 𝑦
(3) =
𝜀𝑝 𝑦
𝜀𝑠 𝑑𝑠 − 𝑦
(4) =
𝜀𝑏 𝑦
Equation traduisant le comportement de l’acier
• Pour les armatures passives

(5) 𝜎𝑠 = 𝑔(𝜀𝑠 )
• Pour les armatures actives
(6) ∆𝜎𝑝 = 𝑓(𝜀𝑝𝑚 + ∆′𝜀𝑝 )

NB g(𝜀) et f sont fonctions du type d’acier utilisé

Equation traduisant l’atteinte d’un ELU


Il existe deux possibilités suivant que cet état est atteint sur le béton ou sur l’acier.

Nous constatons donc qu’il y a 7 équations à 7 inconnus dont les inconnus sont : ∆𝜎𝑝 ;
𝜎𝑠 ; y ; ∆′′𝜀𝑝 ; 𝜀𝑏 , 𝜀𝑠 , 𝑚
̅ un. Le problème est la résolution par approximation successive à
partir d’un diagramme de déformation choisi à priori, par exemple celui passant par les
pivots A et B, ce qui impose :

𝜀𝑠 = 10%o et 𝜀𝑏 = 3,5 %o
A partir de ces valeurs, l’équation (4) donne y ; (3) implique ∆′′𝜀𝑝 ; (5) implique 𝜎𝑠 et (6)
∆𝜎𝑝 .

Le diagramme de déformation n’étant pas sauf cas exceptionnel celui qui assure
l’équilibre, l’équation (1) ne peut être vérifiée. On calcule cependant :
0,85
𝑁𝑢1 = 𝐵𝑐 𝑓𝑐𝑗 − 𝐴𝑝 ∆𝜎𝑝 − 𝐴𝑠 𝜎𝑠
𝛾𝑏

La comparaison entre Nu1 et NU doit nous permettre de modifier le diagramme de


déformation que l’on s’est imposée :
Si 𝑁𝑢1 ˃ 𝑁𝑢 cela signifie que la section du béton comprimé est trop grande, on doit alors
faire pivoter le diagramme autour du pivot A

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Si 𝑁𝑢1 < 𝑁𝑢 le diagramme doit au contraire pivoter autour de B
Un calcul itératif permet de trouver le diagramme d’équilibre et c’est à ce moment là que
l’équation (2) peut être utilisée pour déterminer 𝑚
̅ un. Il ne reste alors qu’à vérifier la
relation 𝑚𝑢𝑛 ≤ ̅𝑚
̅̅̅un

3.3.2. Justification de la résistance vis-à-vis des sollicitations tangentes


3.3.2.1. Armatures transversales de coupe
Au moins de 2 cm² d’acier par mètre de parement

3.3.2.2. Minimum d’armature transversale

• Armatures passives
Section 𝐴𝑡 ;
Espacement 𝑆𝑡
𝑏𝑂 Largeur brute de l’âme de la poutre
𝑆𝑡 ≤inf(1m, 0,8h, 3b)

• Armatures actives
𝐹𝑡𝑢 : effort de précontrainte développé par un cours d’armature
𝑆′𝑡 : espacement entre 2 cours d’armatures

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3.3.2.3. Justification des armatures transversales

Direction principale, direction selon laquelle il n’y a pas de contrainte de cisaillement.

3.3.2.4. Justification de bielles de béton


0,85𝑓𝑐𝑗
𝜏𝑟𝑒𝑑,𝑢 = sin 2𝛽
3𝛾𝑏

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