Vous êtes sur la page 1sur 13

n° 40 - décembre 2007

Objectif 2008:
Qualité Totale
La Clinique Générale-Beaulieu consacre un dossier à la quali-
té totale. Celle-ci s’illustre tant par les certifications externes
que par l’application de programmes internes, comme l’infor-
matisation de la stérilisation. Cette qualité concerne aussi
bien la sécurité et la qualité des soins dus aux patients que
l’attention portée à la satisfaction, notamment, du personnel
soignant. Le tout constitue un programme de «Qualité Totale»
qui vise l’excellence.

Mot du directeur

LA QUALITÉ, L’ASSURANCE DE NOTRE AVENIR


Le dossier de ce dernier Trait d’Union de l’année
2007 est consacré à la qualité. A travers des SOMMAIRE N°40
exemples concrets, la Clinique Générale-Beaulieu
illustre une fois de plus que ce terme recoupe de Mot du directeur 1
multiples réalités au quotidien.
Le dossier: Bilan Qualité 2-5
La qualité concerne tout à la fois la satisfaction du Interview: Dr Bernhard Wegmüller,
patient, prise en considération à travers l’enquête Directeur de H+ 6-7
MeCon qui nous permet de nous comparer aux
Portrait: Marie-Pascale Vuillet 8
meilleurs établissements privés de Suisse, la satis-
faction du personnel et, tout particulièrement, du 19e Entretiens de Beaulieu 9-10
personnel soignant. La qualité se traduit aussi par
CPMA: Point sur les activités 2007 11-12
la mise en place d’outils de pointe, comme par
exemple le logiciel «Stérigest» qui assure la sécu-
rité tout au long de la chaîne de la stérilisation.

(suite en page 13)


2 le dossier BILAN QUALITÉ: PH. CASSEGRAIN
ANALYSE LES RÉSUTATS MECON

Ph. Cassegrain: «Il faut s’attendre


à une concurrence accrue»

EN SA QUALITÉ DE DIRECTEUR DE LA CLINIQUE GÉNÉRALE-BEAULIEU, PHILIPPE


CASSEGRAIN EST PLUS PARTICULIÈREMENT RESPONSABLE DE LA GESTION. LA
QUALITÉ, ESSENTIELLE À LA SÉCURITÉ ET AU CONFORT DES PATIENTS, EST ÉGA-
LEMENT UN CRITÈRE QUI SERA DÉTERMINANT DANS LES ANNÉES À VENIR, SUR
UN MARCHÉ DES SOINS DE PLUS EN PLUS COMPÉTITIF ET CONCURRENTIEL.
EXPLICATIONS.

Monsieur Cassegrain, pourquoi avoir introduit le La qualité répond-elle principalement à une obli-
questionnaire MeCon de satisfaction des gation légale?
patients?
PHILIPPE CASSEGRAIN: «Bien entendu. La base
PHILIPPE CASSEGRAIN: «Pendant près de huit ans, la légale est la LAMal qui prescrit que les établis-
Clinique Générale-Beaulieu disposait de son sements hospitaliers ont l’obligation de mettre
propre questionnaire “maison“ de satisfaction en place un système de qualité. La Clinique
des patients. Il s’agissait d’un document interne Générale-Beaulieu est allée bien au-delà, avec
présentant des avantages, notamment la person- la certification ISO 9001, norme internationale
nalisation du questionnaire qui était validé par H+ qui est comprise et identifiée par un ensemble
(ndlr: l’association faîtière des établissements de branches économiques, mais aussi en s’im-
hospitaliers de Suisse, tant publics que privés), posant une démarche EFQM qui est une auto-
mais qui ne donnait que les résultats de la cli- évaluation très stricte, comprenant plus de 50
nique, sans comparaison possible avec d’autres critères qualitatifs. Ces deux piliers, ISO 9001
établissements. Nous avons adopté en 2005 le et EFQM, ont été complétés par l’enquête
questionnaire MeCon, société spécialisée dans MeCon, qui se concentre sur la perception, for-
les enquêtes et sondages, permettant une série cément subjective, des patients.»
de comparaisons avec d’autres établissements
privés, en particulier les cliniques des Swiss Quels sont les principaux avantages du ques-
Leading Hospitals (SLH), dont nous sommes tionnaire MeCon sur le plan de la qualité?
membre, les SLH constituant en effet l’un des
deux panels d’établissements privés passés au PHILIPPE CASSEGRAIN: «En premier lieu, il nous
crible par MeCon. Nous avons adressé 100 ques- permet une comparaison entre cliniques, selon
tionnaires par mois avec un taux de réponse différents critères pré-établis. En second lieu,
supérieur à 51%, ce qui est satisfaisant.» cette comparaison est évolutive dans le temps,
3 le dossier

«PRENDRE SOIN DES SOIGNANTS»

La qualité, c’est aussi veiller à la santé des collaborateurs. Annie Grange, infirmière-chef de la Clinique Générale-
Beaulieu, a sous sa responsabilité les 200 infirmières, aides-soignantes, nurses, sages-femmes et diététiciennes for-
mant le personnel soignant. Un programme spécifique a été conçu à leur intention: «Prendre soin des soignants»

«Nous avons développé un programme de cours, à l’aide de consultants externes. Ces cours, basés sur le principe du
volontariat et réunissant de 10 à 15 collaborateurs à chaque fois ont démarré en 2007 avec plusieurs orientations: expli-
cations d’une diététicienne sur le bien-manger, atelier pour apprendre à mieux dormir, bien-être par le toucher, etc.»
explique Annie Grange. Sous la houlette de la commission MSST, des ateliers de prévention du «burn-out» se sont
déroulés en 2007, destinés à tout le personnel et se poursuivront en 2008.

La problématique centrale est le bien-être du collaborateur au travail. «Il s’agit d’un programme de qualité qui prend
en considération l’effort physique et la pression, le stress que vit quotidiennement le personnel soignant. Les cantons
de Vaud et du Valais ont déjà introduit de tels programmes de soins aux collaborateurs. Il s’agit d’une réflexion appro-
fondie qui aboutit à des effets bénéfiques pour le collaborateur comme pour l’institution. Les milieux hospitaliers ont
des caractéristiques très spécifiques en matière de douleurs musculaires, par exemple.»

Annie Grange prévoit de mettre sur pied, en 2008, un atelier «massages» qui serait ouvert une fois par semaine. Le
programme «Prendre soin des soignants» participe, de manière concrète, à l’amélioration des conditions de travail du
personnel soignant. C’est une réelle démonstration que la qualité se traduit également par la mise en place d’activités
de prévention des maladies.

Le programme 2008 fera l’objet d’une présentation détaillée à la rentrée 2008.

ce qui signifie que nous pouvons agir sur l’un ou Radiologie, complètement modernisé.
l’autre des points observés et y remédier. Il est L’enquête a aussi relevé des points d’améliora-
nécessaire de souligner que le questionnaire tion, traduisant les problèmes culturels qui ne
MeCon mesure le degré d’insatisfaction et non se manifestent pas de la même manière en
de satisfaction du patient. Cette précision est Suisse alémanique, notamment dans les obser-
importante. En effet, plus les graphiques sont vations des patients en matière de restauration
bas et plus on se rapproche de l’excellence ou de confort. L’enquête MeCon fait ressortir
alors que plus la colonne est élevée plus le taux les “Best practices“ ou “meilleures pratiques“,
d’insatisfaction l’est aussi. Un seul tableau ne ce qui rend ses résultats intéressants et néces-
correspond pas à cette forme de présentation, saires dans une perspective d’avenir.»
celui qui porte sur la question:
“Recommanderiez-vous la Clinique Générale- Qu’entendez-vous par «perspective d’avenir»?
Beaulieu?“ Dans ce cas, le taux correspond
bien à une approche “positive“. Plus de 85% PHILIPPE CASSEGRAIN: «La qualité totale est deve-
des réponses reçues indiquaient que les nue l’une des formes les plus pointues d’éva-
patients recommanderaient notre établisse- luation de la compétitivité du management en
ment, ce qui est, évidemment, encourageant.» milieu hospitalier. Et ce qui est vrai pour les éta-
blissements publics l’est encore plus pour les
En termes comparatifs quels sont les points cliniques privées. L’évaluation des établisse-
forts et les points d’amélioration? ments hospitaliers par Comparis, il y a quelques
mois, avait suscité une vague d’indignation et
PHILIPPE CASSEGRAIN: «L’amélioration est une de protestations. Or, il faut l’admettre, l’avenir
donnée constante d’un établissement comme proche sera encore plus concurrentiel et il faut
le nôtre. L’enquête MeCon a souligné en parti- s’attendre qu’un classement plus objectif, issu
culier la très grande efficacité des soins et des par exemple de l’association faîtière H+, vienne
prestations des médecins agréés, ce qui est apporter des éléments d’information souhaités
aussi le reflet de l’important effort consenti en tant par les patients que par les assureurs.
termes de qualité, par exemple à travers la C’est la raison pour laquelle il faut consentir,
modernisation des étages, du bloc opératoire, aujourd’hui et pendant qu’il en est temps, les
et les investissements acceptés par le conseil efforts et les investissements nécessaires,
d’administration pour les équipements des pour se maintenir dans le peloton de tête des
centres spécialisés, comme l’Institut de meilleures cliniques de Suisse.» ■
4 le dossier BILAN QUALITÉ: ENTRETIEN
AVEC MARTINE MARCHAND

«Un maillon de la chaîne


de détection»

LA TRAÇABILITÉ FAITE MANUELLEMENT DEPUIS L’ARRIVÉE DE MARTINE MARCHAND


EN 2000, SPÉCIALISTE EN STÉRILISATION, RÉPONDAIT À UNE OBLIGATION LÉGALE
(LOI SUR LES PRODUITS THÉRAPEUTIQUES, ODIM OU LES BONNES PRATIQUES DE Le matériel utilisé sort du bloc...
RETRAITEMENT DES DISPOSITIFS MÉDICAUX STÉRILES ÉDITÉES PAR SWISSMEDIC).
DEPUIS UN AN, LA STÉRILISATION DE LA CLINIQUE GÉNÉRALE-BEAULIEU EST ÉQUI-
PÉE D’UN SYSTÈME INFORMATIQUE DE POINTE APPELÉ «STÉRIGEST».

Ce logiciel permet de suivre tout le processus d’une identification. Longtemps manuelle, cette
de retraitement des dispositifs médicaux utili- traçabilité s’est informatisée à la Clinique
sés au bloc opératoire ou dans les différents Générale-Beaulieu en 2006. Outre le fait d’aug-
services de la clinique. Martine Marchand, res- menter la sécurité et la crédibilité de la traçabi-
ponsable du service stérilisation, décrit les lité par un contrôle scientifique des paramètres,
avantages de ce logiciel qui fournit une foule le logiciel “Stérigest“ permet de diminuer les
d’informations utiles, dans l’intérêt du patient risques d'erreurs humaines, crée un lien invio-
mais aussi des différents acteurs de santé: lable entre le produit stérile, le cycle de stérili-
«La traçabilité en stérilisation est l’aptitude à sation et le patient. Il simplifie et pérennise l'ar-
retrouver l’historique d’un dispositif médical, chivage. C’est incontestablement une assuran-
son utilisation ou sa localisation au moyen ce qualité avec gestion des risques. Grâce à un
mode de gestion “automatique“, l’édition des
rapports sur l'activité du service de stérilisation
devient possible», précise Martine Marchand
(voir son portrait dans Trait d’Union n° 36).

UNE COMBINAISON DE CHIFFRES


A la tête d’une équipe de neuf personnes (sept
assistants techniques en stérilisation et deux
aides de nettoyage), Martine Marchand sou-
ligne l’assurance qualité et sécurité de ce nou-
veau système informatique de traçabilité, éga-
lement en vigueur aux HUG: «Chaque dispositif
médical traité en stérilisation est identifié par un
code-barre permettant de retrouver, grâce à un
numéro d’identification qui lui est spécifique, la
Martine Marchand (au centre) avec des collaboratrices de la sérilisation.
5 le dossier

...les dispositifs subissent un pré-lavage ...avant d’être traités dans l’encaveur pour sté- ...pour enfin être encodés au moyen
ou un pré-traitement... rilisation... de «Stérigest».

date de sa stérilisation et toutes les étapes du péremption, etc.) participant au management


processus de prise en charge depuis son arri- de la qualité. En 2008, la clinique vise la certifi-
vée au lavage de la stérilisation jusqu’à sa sor- cation ISO 13485 de la stérilisation (exigences
tie du stérilisateur tout en identifiant les diffé- des systèmes de management de la qualité
rents acteurs et les heures auxquelles le dispo- pour l'industrie des dispositifs médicaux), avec
sitif médical a été traité sur chacune des le soutien de Pierre Schönmann (RAQ).
étapes». Pour Martine Marchand, experte en stérilisation
et formatrice de cette spécialité à l’échelon
Ce logiciel a aussi pour but (entre autres) l’iden- suisse (elle donne des cours à l’Espace
tification de la durée de vie d’un dispositif à par- Compétences, centre de formation du secteur
tir du moment où il est entré dans la base de socio sanitaire, à Cully), «Stérigest» est un outil
données, limitant son utilisation au nombre supplémentaire dans son souci permanent
d’utilisations défini par le fabricant. Dans ce cas, d’une assurance qualité au service des patients
il y aura décomptage automatique des stérilisa- mais aussi de l’institution.
tions effectuées ce qui évite, là aussi, tout
risque d’erreur. «L’introduction de cet outil informatique, en
La traçabilité informatique constitue un incon- étroite collaboration avec Cyril Ackermann du
testable progrès dans la chaîne de qualité de la service informatique, aura nécessité une char-
stérilisation. La prochaine étape est en passe ge de travail supplémentaire considérable. Il a
d’être opérationnelle. Dès la fin 2007, ce suivi fallu établir une liste exhaustive de tous les dis-
grâce au logiciel “Stérigest“ reliera les disposi- positifs médicaux de la clinique (bloc opératoire,
tifs utilisés en salle d’opération directement au radiologie, unités de soins, salles de nais-
patient. Un outil précieux pour la prévention et sances, etc.), les classer puis les identifier indi-
la recherche éventuelle du suivi d’un dispositif viduellement par un code produit (des cen-
médical. taines d’entités). Il a été ensuite nécessaire de
former sur le terrain le personnel de la stérilisa-
INSTRUMENT DE GESTION tion puis les instrumentistes. L’effort en vaut la
Autre atout de «Stérigest», le recueil et la ges- peine: le progrès est immense et on s’aperce-
tion de données statistiques (nombre de dispo- vra bientôt de ce qu’il représente tant pour la
sitifs traités, nombre de stérilisations effec- sécurité du patient que pour celle de l’équipe
tuées, nombre de dispositifs par stérilisateur, chirurgicale ou paramédicale», conclut la res-
contrôle des stocks, contrôle des dates de ponsable du service de stérilisation. ■
6 politique de la santé INTERVIEW DU DR BERNHARD WEGMÜLLER,
DIRECTEUR DE H+ LES HÔPITAUX DE SUISSE

Rendre la qualité transparente

DIRECTEUR DE H+ LES HÔPITAUX DE SUISSE, LE DR BERNHARD WEGMÜLLER


RÉPOND AUX QUESTIONS DE TRAIT D’UNION, NOTAMMENT SUR LE LABEL DE
QUALITÉ H+ ET LES RELATIONS DE L’ASSOCIATION FAÎTIÈRE AVEC SES MEMBRES
EN LIEN AVEC CE SYSTÈME D’ÉVALUATION. IL ÉVOQUE ÉGALEMENT L’ENQUÊTE
DE SATISFACTION DES PATIENTS DE COMPARIS.CH.

Dr Wegmüller, en quoi consiste le concept qua- des hôpitaux et cliniques comparable et trans-
lité mis en œuvre par H+? parente pour les patient-e-s. Le label “H+ quali-
té“, la plate-forme internet et le rapport unifor-
D BERNHARD WEGMÜLLER: «Le concept de H+
R
misé des institutions de soins convergent vers
comporte quatre dimensions fondamentales. cet objectif. Le rapport de secteur présente les
Premièrement, tous les hôpitaux et cliniques points forts et les possibilités d’optimisation.
font un rapport uniformisé et transparent de En revanche, nous ne développerons pas nous-
leurs critères et processus de qualité. Ensuite, même de standards de qualité ou de système
ces informations sont analysées dans un rap- d’évaluation. Des sociétés spécialisées, des
port de secteur. H+ met aussi à disposition une institutions externes et, évidemment, les pro-
plate-forme internet attractive et facile d’accès fessionnels des hôpitaux, s’en chargent.»
pour les patient-e-s servant à la publication des
données de prestations et de qualité. Enfin, Est-ce que H+ prévoit des indicateurs liés à la
nous avons créé le label “H+ qualité“ qui est qualité pour les établissements? Dans l’affirma-
obtenu par les hôpitaux et cliniques qui attei- tive, les établissements seront-ils dans l’obliga-
gnent les standards de qualité définis et tion de fournir les indicateurs?
publient leurs données.»
D BERNHARD WEGMÜLLER: «Pour prétendre au
R

Quelles prestations H+ fournit aux établisse- label “H+ qualité“, un hôpital ou une clinique
ments de soins dans le domaine de la qualité? doit remplir des critères de qualité concrets.
Nous ne voulons ni ne pouvons cependant
D BERNHARD WEGMÜLLER: «Notre principale
R
contraindre une institution de soins à obtenir ce
tâche est de rendre la qualité des prestations label. Par ailleurs, l’établissement des données
7 politique de la santé

PORTRAIT-EXPRESS DU DR BERHARD WEGMUELLER


Le Dr Bernhard Wegmüller est directeur de H+ Les Hôpitaux de Suisse depuis 2004, l’associa-
tion nationale des hôpitaux publics et privés, des cliniques et des institutions de soins de longue
durée. Elle réunit environ 380 hôpitaux, cliniques et institutions de soins au titre de membres
actifs ainsi que plus de 200 associations, administrations, institutions, entreprises et personnes
au titre de membres-partenaires. H+ représente des institutions de santé totalisant environ
177’100 employés.

En 1994, Bernhard Wegmüller est promu à l’université de Berne en Biochimie. Il travaille ensui-
te chez Berna Biotech AG, d’abord dans la recherche clinique, ensuite au marketing internatio-
nal et dans le développement stratégique de produits. En 1998, il obtient une MBA à l’Université
de Rochester et Berne. Jusqu’à sa mutation chez H+ en 2001, le Dr Bernhard Wegmüller dirige
le marché suisse de Berna Biotech.

Le Dr Bernhard Wegmüller est marié et père de trois filles âgées de deux à six ans. Il consacre
son temps libre à sa famille et aime faire du sport.

de prestations et de qualité dépend de la volon- Que pensez-vous de l’étude menée par


té de chaque institution. Sans doute que la Comparis.ch?
pression de l’opinion publique et des politiques
va rendre difficile la situation des cliniques et D BERNHARD WEGMÜLLER: «Nous avons salué
R

hôpitaux tenus à l’écart.» cette étude parce qu’elle apporte de la transpa-


rence. Il est important de retenir qu’elle porte
Les résultats seront-ils régulièrement publiés, sur la satisfaction des patients et non pas sur la
ainsi que leur évolution dans le temps? qualité de la médecine. Pour cette raison, le
second volet de l’étude, soit les déclarations
D BERNHARD WEGMÜLLER: «Les rapports des
R
sur les infections et autres complications médi-
hôpitaux et le rapport de secteur sont publiés cales, n’est selon nous pas sérieux.
une fois par an. Les institutions de soins peu-
vent à tout moment mettre à jour leurs infor- L’étude a mis en évidence des différences sys-
mations sur la plate-forme internet. Nous infor- tématiques dans l’évaluation, par exemple
mons bien entendu régulièrement les médias entre les différentes régions du pays. Etablir un
afin de les rendre attentifs au développement classement sans prendre en considération ces
de la branche, par exemple lorsqu’une institu- différences est, de notre point de vue, égale-
tion obtient le label “H+ qualité“.» ment peu crédible.» ■
8 rencontre MADAME VUILLET, ICUS 1 ER ÉTAGE

Des responsabilités qui motivent

MARIE-PASCALE VUILLET EST RESPONSABLE ICUS (INFIRMIÈRE-CHEFFE UNITÉ DE


SOINS) DU 1ER ÉTAGE DEPUIS 1999. ELLE A PARTICIPÉ ACTIVEMENT AU PROJET
2007 DES SOINS INFIRMIERS. ELLE DÉCRIT SES MISSIONS ET RESPONSABILITÉS À
TRAIT D’UNION.

Originaire du Jura français, Marie-Pascale Malagnou. Toujours dans un besoin d'expé-


Vuillet a suivi des études d’infirmière et obtenu riences nouvelles, elle intègre la Clinique
le diplôme en 1977 à Dôle. Pendant deux ans Générale-Beaulieu en 1992 à l’unité du 2e étage.
elle exerce dans le service d’hématologie du Motivée par la qualité des soins et les presta-
CHR de Besançon (Doubs). tions fournies à chaque patient, elle s'investira
durant 7 années dans les objectifs de l'équipe
Après une brève parenthèse de congé parental, et devient co-responsable. Nommée ICUS au
Marie-Pascale Vuillet reprend son activité dans 1er étage en 1999, elle obtiendra le diplôme de
un service de prévention et de soins à domicile cadre niveau 1 en 2002.
à Bourg en Bresse (Ain) en 1982. Au titre de la
formation continue avec un cycle d’études à MARIE-PASCALE VUILLET: «Afin de remplir au
Lyon, elle obtient le diplôme de manipulatrice mieux ce rôle, j’essaie de développer toutes les
en électro-radiologie . compétences en adéquation avec le cahier des
charges de l’infirmière-chef d’unité de soins et
Arrivée en Haute-Savoie en 1986, elle effectue la charte des Soins infirmiers de notre établis-
un remplacement de quelques mois à sement.
Annemasse, puis ses recherches la mènent à La diversité des responsabilités, la collaboration
aborder la chirurgie dans un établissement de avec les médecins, les relations avec nos
patients et l’implication de toutes les équipes
me permettent, ainsi qu’à mes collègues ICUS,
d’occuper cette fonction avec beaucoup de
motivation. ICUS de garde et auditrice interne
pour ISO, je me rends disponible ponctuelle-
ment pour un renfort au bureau des infirmières-
chefs.»

Participant au projet 2007 des Soins infirmiers,


et, souligne-t-elle, «grâce à l’aide et la collabo-
ration de tous les soignants, peu à peu une nou-
velle gestion des informations dans le dossier
de soins du patient voit le jour. C’est dans ce
contexte de recherche constante de qualité et
de dynamique que je poursuis les objectifs fixés
par notre direction en associant toute l’équipe
du 1er étage.» ■
Marie-Pascale Vuillet et son équipe.
9 compte-rendu 19 E ENTRETIENS DE BEAULIEU

Dr Jesus Arroyo:
une passion intacte

LE PRIX BEAULIEU 2007 A ÉTÉ REMIS, LE 10 NOVEMBRE DERNIER, AU DR FRAN-


ÇOIS TABAN POUR SES ACTIVITÉS RELATIVES NOTAMMENT À LA FONDATION DU
GROUPE SONGE ET À SON TRAVAIL SUR LE CANCER DU SEIN. CETTE CÉRÉMONIE
S’EST DÉROULÉE LORS DES 19E ENTRETIENS DE BEAULIEU DONT L’UN DES PRIN-
CIPAUX ANIMATEURS EST LE DR JÉSUS ARROYO. INTERVIEW.

Le Dr Jésus Arroyo à la tribune.

Dr Jésus Arroyo, en tant qu’organisateur des pression s’aggrave en Suisse, par comparaison
Entretiens de Beaulieu de la Société à ce qui se pratique dans d’autres pays, comme
Coopérative Médicale de Beaulieu, vous avez les Etats-Unis, ou est-ce encore acceptable?
pu observer une nouvelle fois l’importance
accordée à cette rencontre par le corps médical D JÉSUS ARROYO: Non, nous ne subissons pas
R

genevois qui y vient, chaque année, nombreux. encore les mêmes pressions que nos confrères
Comment expliquez-vous ce succès? américains. Le système juridique en Suisse, et
en Europe en général, a certaines particularités
D JÉSUS ARROYO: «Depuis les premiers
R
qui barrent la route aux “dérives“ du système
Entretiens de Beaulieu, il y a 20 ans déjà, lancés judiciaire américain. Mais les pressions, comme
par le Professeur Denys Montandon, plusieurs cela a été rappelé lors de notre réunion, ne vien-
de mes collègues ont organisé, à tour de rôle, nent pas uniquement des craintes de la répres-
des rencontres passionnantes. Cela fait 7 ans sion judicaire. Les pressions viennent surtout
que j’ai pris en charge leur organisation. Je des craintes de la “répression“ par les assu-
tente chaque fois de proposer des sujets médi- rances qui contrôlent sans ménagement, et sur
caux d’intérêt général; des sujets concernant la des bases souvent douteuses, les coûts directs
politique médicale ou les enjeux fondamentaux et indirects que génère chaque médecin. Les
de notre métier et si cela s’avère un peu polé- coûts sont soigneusement évalués… mais pas
mique… tant mieux. C’est probablement ceci la qualité du travail. C’est un paradoxe aux
qui intéresse et attire nos confrères qui sont conséquences potentiellement graves. En
souvent un peu “saturés“ en fin d’année par effet, la crainte d’éventuelles poursuites judi-
les nombreux colloques scientifiques auxquels ciaires peut conduire à la pratique d’une méde-
ils doivent participer (c’est une exigence liée à cine “défensive“ (on tend à augmenter les
notre formation continue).» actes médicaux pour éviter que l’on vous
reproche de ne pas en avoir fait assez).
Le thème abordé cette année était consacré Cependant, dans la pratique de tous les jours,
aux «Erreurs médicales». Me Pierre-Martin c’est surtout la crainte d’être “puni“ par les
Achard, avocat au Barreau de Genève, a évoqué assureurs (si vous demandez trop d’examens,
les aspects médico-juridiques. Est-ce que cette justement) qui peut avoir des conséquences
10 compte-rendu

Le directeur de la Clinique Générale-Beaulieu, Philippe Cassegrain, en compagnie du président de la


SMB, le Dr Charles-Henry Rochat.

catastrophiques car elle génère une attitude Pour conclure, Dr Arroyo, les Entretiens de
réductionniste des démarches diagnostiques Beaulieu sont aussi l’occasion pour les acteurs
qui pourraient être utiles pour le patient.» de la vie médicale, tant privée que publique, de
se retrouver et d’échanger. Quels commen-
Le thème de 2005 était «Vaut-il encore la peine taires recueillez-vous à l’issue d’une telle ren-
d’être médecin aujourd’hui?», celui de 2006 contre?
«Mutations et glissements inter-spécialités
médicales». Le thème de l’année 2007 confirme D JÉSUS ARROYO: «Les Entretiens de Beaulieu
R

ce souci constant des Entretiens de Beaulieu de constituent un moment privilégié de réflexion


confronter la médecine à des réalités sociales ou mais sont également un instant de partage ami-
économiques. Est-ce le reflet d’une évolution de cal des idées de chacun… en public ou en cou-
notre société dans les rapports entre médecins lisses. Nous avons décidé, depuis 3 ans, de ne
d’une part, patients et institutions d’autre part? plus être sponsorisés par l’industrie pharma-
ceutique (sans laquelle, je tiens à le souligner, la
D JÉSUS ARROYO: «Oui c’est le cas. Ces réalités
R
formation médicale continue n’existerait tout
sont aujourd’hui incontournables et nous leur simplement pas!). Ceci reflète notre intérêt pro-
accordons beaucoup d’importance et d’atten- fond d’inviter nos confrères à nous rejoindre
tion. Le corps médical n’a pas attendu que des pour réfléchir ensemble, en “famille“. Ainsi,
gestionnaires se penchent sur les coûts de la suite à la réunion de cette année, plusieurs de
santé et sur la démographie, par exemple, pour nos conférenciers, très concernés par le problè-
réfléchir à ces questions. Mais nous ne sommes me des erreurs médicales, viennent d’effectuer
pas les décideurs… et nous acceptons, avec un échange nourri de correspondance afin de
trop de passivité à mon goût, que l’on nous créer un groupe de réflexion. De notre côté, à la
impose d’appliquer aveuglement les règles de Société coopérative Médicale de Beaulieu,
l’économie libérale, sans tenir compte d’un tas nous avons décidé de rencontrer, début 2008,
de nuances liées à la spécificité de notre métier. le directoire de la Société Médicale de Genève
C’est un peu comme si vous tentiez de faire du afin d’étudier la possibilité d’organiser nos pro-
business et du social en même temps…c’est chaines réunions scientifiques ensemble…
tout simplement absolument incompatible.» Voilà, mon objectif est atteint.» ■
11 analyse CENTRE DE PROCRÉATION
MÉDICALEMENT ASSISTÉE

Croissance et qualité en 2007

L’ÉQUIPE MÉDICALE DU CENTRE DE PROCRÉATION MÉDICALEMENT ASSISTÉE


(CPMA), CONJOINT À UNILABS ET À LA CLINIQUE GÉNÉRALE-BEAULIEU QUI
L’ABRITE, S’EST ÉTOFFÉE EN 2007 AVEC L’ARRIVÉE D’UN QUATRIÈME MÉDECIN
GYNÉCOLOGUE ET D’UN CONSEILLER SCIENTIFIQUE. LE D PHILIPPE RENARD,
R

RESPONSABLE DU CPMA ET DU LABORATOIRE D’ANALYSES DE LA REPRODUCTION


UNILABS À GENÈVE, FAIT LE POINT SUR LES ACTIVITÉS DU CENTRE.

Un biologiste du CPMA au microscope. (Ldd)

Quelles ont été les principales nouveautés en involontairement), ils souhaitent avoir un enfant
2007 sur le plan technique au sein du CPMA? et font généralement confiance aux médecins et
biologistes qui les traitent. Notre travail est de les
D PHILIPPE RENARD: «Sur le plan technique, le
R
informer sans les inonder d'explications qu'ils ne
CPMA ne s'est pas doté de nouvelles sont souvent pas en état émotionnel d'intégrer.
méthodes de procréation. En revanche, notre Nous devons surtout les rassurer.»
laboratoire associé d'analyses du sperme (labo
avec lequel nos médecins du CPMA travaillent) Etes-vous satisfait, en termes de résultats, de
offre deux nouvelles méthodes permettant l’évolution du laboratoire Unilabs-Clinique
d'évaluer la qualité de l'ADN des spermato- Générale-Beaulieu? Quelles sont les prochaines
zoïdes: les analyses de la fragmentation de étapes du CPMA?
l'ADN et de la décondensation de la chromatine
spermatique (Cf. encadré page 10). Ces ana- D PHILIPPE RENARD: «Les résultats du CPMA se
R

lyses représentent une avancée dans l'établis- maintiennent depuis la création du centre (voir les
sement du bilan de l’infertilité masculine et une chiffres sur le site www.fiv-geneva.ch) et sont très
aide précieuse dans le choix de la méthode de satisfaisants si on les compare avec les moyennes
PMA envisageable. en Suisse ou à l'étranger. A l'avenir, le CPMA a des
projets de diversification de ses méthodes et
Le CPMA s'est aussi élargi du point de vue d'augmentation de son activité.»
humain, avec l'arrivée d'un quatrième médecin
gynécologue (Dr Carine Schwarz-Blatt) et d'un Comment évoluent les principaux laboratoires
conseiller scientifique de renommée internatio- en Suisse ou ailleurs en Europe en matière
nale (Prof. Yves Ménézo). En 2007, le CPMA a d’échanges scientifiques? La collaboration
aussi accueilli des visiteurs ou stagiaires dési- scientifique existe-t-elle ou la concurrence la
reux de connaître et apprendre la pratique de la rend-elle difficile?
PMA.»
D PHILIPPE RENARD: «Difficile de répondre globa-
R

Les patientes ou couples qui font appel au lement ou au niveau de l'Europe entière.
CPMA ont-ils de nouvelles attentes, en particu- Néanmoins, je n'ai pas le sentiment de réelles
lier sont-ils toujours plus attentifs aux diffé- collaborations. Des échanges se font entre les
rentes étapes de la fécondation in vitro? centres lors de grands congrès ou colloques, lors
de rencontres dans des groupes de travail (type
D PHILIPPE RENARD: «Les patients ne sont pas
R
FIVNAT), mais peu de travaux scientifiques com-
plus ou moins attentifs aux étapes de la FIV. La muns sont réalisés, la plupart des centres restant
plupart sont peu informés (volontairement ou sur leur propre développement.» ■
12 analyse

INFERTILITÉ MASCULINE: EXPLICATIONS


Dans un communiqué du mois de juin 2007, le Dr Philippe Renard relevait à propos de l’infertilité masculine «l’impor-
tance de la fragmentation de l’ADN et de la décondensation de la chromatine spermatique». De quoi s’agit-il?

En quelques mots, la qualité de l’ADN et la décondensation de la chromatine spermatique jouent un rôle fondamental
à différents moments de la fécondation et du développement embryonnaire, principalement à partir de l’intervention
du génome paternel dans l’activation du génome embryonnaire.

Dans la séquence des évènements normaux qui suivent la pénétration du spermatozoïde dans l’ovocyte, la chromatine
(ADN + nucléoprotéines) subit une décondensation associée au réagencement de certaines liaisons chimiques et de
protéines. Ce phénomène est nécessaire pour la formation du pro-noyau puis à la suite, à la synthèse de l’ADN et la
recondensation de la chromatine. Il joue ainsi un rôle fondamental dans la fécondation et le développement embryon-
naire.
Pourtant, des cassures (fragmentation) et une décondensation précoce des brins d’ADN peuvent parfois avoir lieu, péjo-
rant le développement des embryons. Les causes peuvent être endogènes ou exogènes.

Parmi les causes endogènes, on trouve les troubles de la spermatogenèse (anomalie de la méiose) et de la spermioge-
nèse (anomalie lors du remplacement des protéines histones par les protamines). Une dérégulation du contrôle du phé-
nomène physiologique de mort cellulaire programmée (apoptose) peut aussi induire une augmentation de la fragmenta-
tion de l’ADN spermatique.
Parmi les causes exogènes, le tabac, l’alcool, la drogue mais aussi la pollution, la fièvre, l’alimentation, ainsi que des phé-
nomènes infectieux et inflammatoires, l’âge, etc. sont autant de causes identifiées. Dans certains cas, la fragmentation
de l’ADN des spermatozoïdes peut être traitée par les antioxydants. Ces causes, notamment, provoquent des échecs
répétés d’insémination artificielle, de FIV ou d’ICSI. Le CPMA s’efforce d’y remédier avec des traitements appropriés.

brève
PLUS DE COUPLES ONT RECOURS EN SUISSE À LA PMA
Toujours plus de gens se tournent vers la procréation médicalement assistée. Le
nombre de couples en traitement a augmenté de 12% en 2006. Comme pour
l'année précédente, cette méthode a permis à un tiers des femmes concernées
de tomber enceintes.
Près de 5’000 couples ont eu recours à la fécondation artificielle et quelque
8’000 cycles de traitement ont été initiés l'an dernier, a indiqué l'Office fédéral
de la statistique (OFS) dans un communiqué. L'infertilité masculine était en
cause dans 47% des cas. L'infertilité des deux partenaires représente 23% des
indications et l'infertilité féminine 17%. La cause n'a pas pu être déterminée
dans 9% des cas.

Sur 1’000 femmes en âge de procréer et domiciliées en Suisse, 1,6 a entamé


un nouveau traitement en 2006. Dans 18% des cas, la femme était domiciliée à
l'étranger. L'âge moyen des femmes ayant débuté un traitement était de 36 ans,
soit 5 ans de plus que l'âge moyen des mères à la naissance en Suisse. L'âge
moyen du partenaire était de 39 ans.

Le traitement a abouti à une grossesse chez un tiers des femmes traitées.


Celles-ci ont effectué en moyenne 1,6 cycle de traitement, soit un taux de suc-
cès par cycle de 22%. Les taux de réussite sont comparables à ceux enregistrés
en 2005 et 2006.
La fécondation par injection directe de spermatozoïdes dans l'ovule est le trai-
tement le plus répandu (73%). La fécondation par réunion en éprouvette d'ovo-
cytes et de spermatozoïdes (fécondation in vitro) a été utilisée dans 21% des
cas. Le don de sperme reste minoritaire: 3% des couples y ont eu recours.
(29 novembre 2007 - ATS)
13 mot du directeur IMPRESSUM

Ligne éditoriale:
Philippe Cassegrain
Marian Stepczynski
Rédacteur responsable:
Philippe Amez-Droz
Ont également collaboré
à ce numéro:
Mmes Nathalie Blanc
Françoise Dimier
Annie Grange
Martine Marchand
(suite de la page 1) Marie-Pascale Vuillet
Cette qualité qui illustre «l’esprit de Beaulieu» se Corine Zuchuat
révèle aussi à travers les importants investisse- Dr Jesus Arroyo
Dr Philippe Renard
ments consentis par le conseil d’administration Dr Bernhard Wegmüller
pour maintenir la clinique à ce haut niveau de com- MM. Denis Branche
pétitivité qui caractérise aujourd’hui le secteur Philippe Cassegrain
privé. La Clinique Générale-Beaulieu a achevé en Illustrations:
2007 la modernisation de son Institut de Thierrypier Graindorge
Radiologie, doté des équipements les plus
Graphisme & production:
modernes, tout comme elle a consenti à doter son Agence PM
Centre de chirurgie laparoscopique robotisée du
Tirage:
robot à quatre bras. 1’500 exemplaires
Contact:
Ces efforts ont un prix, qui est élevé. D’autres éta-
traitdunion@beaulieu.ch
blissements privés genevois ont réalisé d’impor-
tants investissements en termes d’infrastructures
et d’équipements et diversifient leur offre. Il est
donc certain que l’avenir proche s’annonce encore
plus concurrentiel et contraignant.

La Clinique Générale-Beaulieu s’impose des obli-


gations de qualité très rigoureuses, qui satisfont
aux normes ISO et EFQM, et lui permettent de
figurer parmi les meilleures cliniques privées de
Suisse. L’année 2008 sera marquée par la poursui-
te de ces efforts, à travers l’achèvement des tra-
vaux de rénovation (partie hôtelière, bloc opératoi-
re dont deux de ses six salles sont d’ores et déjà
complètement modernisées, salle de réveil, etc.).

Autre perspective, plus très éloignée, qui créera


une pression nouvelle sur les établissements hos-
pitaliers de Suisse: la création d’un classement des
meilleurs hôpitaux, sur la base de critères qui
seront plus rigoureux que la récente enquête de
Comparis.

Préparer l’avenir aujourd’hui, c’est s’assurer de


conserver une place parmi les établissements les
plus réputés du pays. La formation du personnel,
les programmes de qualité, les investissements
déjà effectués comme ceux à venir participent
d’une volonté de nous maintenir dans le peloton de
tête.

C’est donc dans cet état d’esprit, résolu et comba-


tif, que je vous remercie au nom du conseil d’ad-
ministration et des membres de la direction, toutes
et tous, pour votre engagement quotidien. Je vous
souhaite, ainsi qu’à vos familles, de bonnes et heu-
reuses fêtes de fin d’année.

PHILIPPE CASSEGRAIN