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n° 39 - octobre 2007

L’Institut de radiologie:
à la pointe de l’imagerie
médicale
Les salles y sont bleue, jaune, verte ou rouge: l’Institut de
radiologie de la Clinique Générale-Beaulieu a inauguré fin août
ses nouvelles salles et installations après deux ans de travaux.
Les huit médecins radiologues et l’équipe technique dispo-
sent des technologies les plus modernes, notamment en ima-
gerie médicale, pour y exercer leurs spécialités. Plus de
25'000 examens ont été réalisés en 2006, faisant de l’Institut
de radiologie de la Clinique Générale-Beaulieu l’un des plus
importants de Genève, accessible à tous les assurés. Le
confort et la qualité en sus.
IRM cerebral sequence - Fiber Tracking

Mot du directeur

LA SATISFACTION DES PATIENTS,


NOTRE PRIORITÉ
Comparis a publié récemment une étude portant
sur la satisfaction du patient dans les hôpitaux
publics du pays. La méthode utilisée n'est pas très
scientifique. Nous n'avons rien appris que nous ne SOMMAIRE N°39
sachions déjà. En résumé, les patients se sentent
moins bien dans un grand hôpital que dans un éta- Mot du directeur 1
blissement de taille plus modeste, en termes de
Le dossier: Institut de radiologie 2-5
confort, d’accueil et de prise en charge. Les
Romands sont plus critiques que les Alémaniques. Interview: L. Walpen, délégué aux
relations de la Genève internationale 6 - 7
Au-delà de la méthode, l’objectif doit être salué. En
Portrait: I. Boissel, ICUS 3e étage 8
effet, toute entreprise doit connaître les attentes,
les ressentis et le niveau de satisfaction de ses Conférence: Satisfaction des patients 9
clients. Les hôpitaux ne doivent pas faire excep-
Conférence: Robot Da Vinci® S et 3D 10
tion, bien au contraire.
(suite en page 13) Exposition: Lennart Nilsson à la CGB 12
2 le dossier L’INSTITUT DE RADIOLOGIE:

Une «image» toujours plus fine

LES DÉVELOPPEMENTS DE L’IMAGERIE MÉDICALE SUIVENT PLUSIEURS AXES: ON


CHERCHE CONSTAMMENT À DIVERSIFIER LES TECHNIQUES D’INVESTIGATION, LE
BUT ÉTANT DE GAGNER EN RÉSOLUTION ET EN SPÉCIFICITÉ C’EST-À-DIRE EN
«QUALITÉ» OU EN «FINESSE» D’IMAGE. TOUR D’HORIZON DES PRINCIPALES ET
RÉCENTES ÉVOLUTIONS TECHNOLOGIQUES EN RADIOLOGIE.

La salle de radiologie conventionnelle automatisée (salle


jaune) et la salle de radiologie interventionnelle avec détecteur
plat, dédiée aux examens invasifs (salle bleue).

Pour annihiler les risques infectieux ou trauma- LE SCANNER


tiques on tend à devenir de moins en moins Dans la même optique on a vu la disparition pro-
invasif. Ainsi, des gestes «à risque» comme les gressive de toutes les incidences radiologiques
coronarographies diagnostic sont maintenant compliquées, inconfortables et parfois même
proposés au scanner (coronaro-CT) et des exa- très irradiantes au profit d’examens scanner.
mens comme les colonoscopies diagnostic Par exemple, on ne pratique plus, ou presque,
sont désormais couramment pratiqués sous de radiographies du crâne, de la même manière
scanner également (colonoscopie virtuelle). les examens tomographiques ont eux complè-
tement disparu, remplacés par le scanner.
De plus, ce type d’exploration devenu confor- Beaucoup de gestes interventionnels diagnos-
table pour le patient contribue à un recrutement tiques vasculaires ont également été remplacés
accru de patients ayant des facteurs de risque au profit d’angio-CT ou angio-IRM.
mais réticents à faire ces examens, ce qui va
dans le sens de la pratique de dépistage. Néanmoins, le scanner n’est pas la technolo-
gie destinée à supplanter toutes les autres. En
Il faut bien comprendre que ces explorations effet, le scanner utilise un tube à rayons X et
n’ont pas pour objectif de remplacer les corona- c’est donc, par définition, une technologie irra-
rographies interventionnelles ou les colonosco- diante. Bien que des progrès considérables
pies optiques - nous restons dans le domaine du ont été faits dans ce domaine, cela reste un
diagnostic. Cela signifie qu’en cas de diagnostic facteur décisif lors du choix d’exploration pour
positif de pathologie le patient devra de toute certains patients (principalement les enfants,
façon bénéficier d’un geste interventionnel pour les jeunes femmes ou les femmes enceintes).
une dilatation de coronaire par exemple ou une Une technologie irradiante ne signifie pas
biopsie de structure suspecte en cas de doute qu’elle est nécessairement dangereuse mais
ou même d’une résection de polype dans le elle reste potentiellement nocive, c’est pour
côlon. Toutefois cela a l’avantage d’offrir une cette raison que tout examen nécessitant l’uti-
alternative aux patients non symptomatiques lisation de rayons X ne doit pas être demandé
mais ayant des facteurs de risque. abusivement.
NOUVELLES TECHNOLOGIES le dossier 3

La salle de radiologie interventionnelle avec détecteur plat, dédiée aux examens digestifs-urologiques et gynécologiques (salle rouge) et la salle de radio-
logie télécommandée avec scopie (salle verte).

LA «CONCURRENCE» DE L’IRM, on va pouvoir déceler le degré d’infiltration des


NON IRRADIANTE tissus avoisinants.
Plus récemment et parallèlement à cela
l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) A cet effet l’avantage d’une machine à hauts
bénéficie également de développements champs magnétiques, telle que celle qui équipe
importants et commence même à concurren- l’Institut (3 Tesla) est de permettre d’obtenir
cer le scanner pour certains examens grâce au une séparation des pics de métabolite à la fois
gain en résolution obtenu avec les nouvelles meilleure et de plus grande intensité, ce qui au
générations de machines. Ces dernières sont final nous offre un diagnostic plus franc.
basées sur l’utilisation d’un champ magnétique
puissant (de 1 et 3 Tesla en ce qui concerne nos A LA POINTE DU PROGRÈS
machines) et font donc partie des techniques Toujours dans le domaine de l’IRM cérébrale,
d’imagerie non irradiantes. L’intensité du l’Institut de radiologie est capable de visualiser
champ va déterminer le rapport «Signal sur les fibres nerveuses ou les axones des neu-
Bruit» que nous obtiendrons. Plus le champ est rones plus précisément et ainsi obtenir une
important, meilleur est ce rapport S/B. topographie des réseaux nerveux du cerveau.
D’autre part, avec une IRM de 3 Tesla, l’Institut Cette technique appelée le Fiber Tracking est
de radiologie a le choix de faire soit des exa- particulièrement intéressante en examen pré-
mens en très haute résolution soit de faire des opératoire: cela donne une indication au neuro-
examens plus rapides, pour des enfants par chirurgien sur l’implication de certaines fibres
exemple ou encore pour des personnes qui nerveuses dans ou à proximité d’une tumeur
supportent difficilement la position allongée. par exemple.

INNOVATIONS RÉCENTES L’échographie (ou ultrason) est un domaine de


Parmi les innovations les plus récentes dispo- développement majeur en raison de sa totale
nibles en application clinique, on trouve la innocuité. Les sondes on atteint des résolutions
Spectroscopie par Résonance Magnétique surprenantes avec un panel de fréquences très
(SRM ou encore spectro-IRM) qui permet d’ob- complet permettant une visualisation des tis-
tenir une analyse métabolique (c’est-à-dire les sus, des plus superficiels aux plus profonds.
composés chimiques qui participent aux pro-
cessus du métabolisme). Les applications de la Il est évident que tous ces développements
spectro-IRM contribuent à établir ou à confir- sont possibles grâce aux avancées technolo-
mer un diagnostic précoce de tumeurs cancé- giques informatiques en termes de puissance
reuses (cancer de la prostate, cancer du sein, de calcul et de vitesse de traitement des infor-
tumeur cérébrale notamment). mations. D’autre part, les fabricants de produits
pharmaceutiques ont dû suivre ces évolutions et
C’est en imagerie cérébrale que la spectro-IRM proposer des produits de contraste adaptés aux
est la plus judicieuse. D’une part, en raison de exigences et aux contraintes de la médecine et
l’immobilité des tissus, contrairement à la pros- des constructeurs pour avoir le meilleur contras-
tate par exemple, et d’autre part, pour l’étendue te possible avec la nocivité la plus faible. ■
des informations qu’elle apporte en termes de
diagnostic, dans le type et la classification de la OLIVIER SANCHEZ,
tumeur et enfin dans le suivi de traitement où TRM, chef de service
4 le dossier L’INSTITUT DE RADIOLOGIE:

«Si l’homme parfois ne fermait pas


souverainement les yeux, il finirait
par ne plus voir ce qui vaut d’être
regardé.»

René Char
«Un maillon de la chaîne
de détection»

MÉDECIN-RADIOLOGUE RÉPONDANT DE L’INSTITUT DE RADIOLOGIE, LE


DR MICHEL KIENER RAPPELLE L’IMPORTANCE PRISE AU FIL DES ANNÉES DE LA
RADIOLOGIE DANS LA CHAÎNE DIAGNOSTIQUE, DE LA DÉTECTION DES PATHO-
LOGIES AU SUIVI, EN PASSANT PAR LA RADIOLOGIE INTERVENTIONNELLE DONT
LA VERTÉBROPLASTIE EN EST L’UNE DES ILLUSTRATIONS. AVEC PLUS DE 25'000
EXAMENS EFFECTUÉS EN 2006 DONT 90% POUR DES PATIENTS AMBULATOIRES
ASSURÉS TARMED, L’INSTITUT EST L’UN DES PRINCIPAUX CENTRES DE RADIO-
LOGIE DE GENÈVE AVEC HUIT MÉDECINS RADIOLOGUES.

«La radiologie des années 70-80 voit apparaître


LE PLATEAU TECHNIQUE DE L’INSTITUT
des technologies comme l’échographie et le
scanner. L’IRM apparaît dans les années 90. A
• Un mammographe digital
chaque fois qu’une nouvelle technologie sur-
• Une table de biopsie mammaire
vient, l’Institut de radiologie a recruté un nouveau
• Trois échographes
médecin radiologue. Nous sommes ainsi passé
• Une salle de radiologie conventionnelle
de 3 à 8 en une vingtaine d’années» relève le
automatisée (salle jaune)
Dr Michel Kiener qui compte 22 ans de pratique
• Une salle de radiologie télécommandée
à la Clinique Générale-Beaulieu (le plus ancien de
avec scopie (salle verte)
l’équipe des médecins radiologues étant le
• Une salle de radiologie interventionnelle
Dr Pierre Rouge avec 30 ans de pratique).
avec détecteur plat, dédiée aux examens
invasifs (salle bleue)
UNE FORMATION DE LONGUE HALEINE
• Une salle de radiologie interventionnelle
La formation des médecins radiologues est
avec détecteur plat, dédiée aux examens
longue: six à huit années pour obtenir le diplôme,
digestifs-urologiques et gynécologiques
précédées de sept années requises pour l’ob-
(salle rouge)
tention du diplôme de médecine. Soit quelque 15
• Une IRM 3Tesla
années d’études et de formation pour décrocher
• Une IRM 1T ouverte
le titre de médecin radiologue FMH. A ce cursus
• Un scanner multibarrettes
s’ajoutent pour la plupart d’entre eux des années
de sur-spécialisation en milieu universitaire.
«La formation post-graduée est obligatoire, pré-
cise le Dr Michel Kiener. Outre une cinquantaine radiologie de la clinique (Dr Martin, Dr Keller et Dr
d’heures de participation à des congrès par an, le Yilmaz).
médecin radiologue est astreint à des travaux Les patients de l’Institut bénéficient ainsi de
personnels, des lectures, etc.». Ce haut niveau médecins radiologues spécialisés en neurora-
de formation explique aussi le maintien d’activi- diologie (Dr Schwieger, Dr Martin et Dr Yilmaz qui
tés universitaires, en qualité de consultant, de vient de rejoindre l’équipe), en radiologie géné-
trois des médecins-radiologues de l’Institut de rale - système respiratoire, digestif et urinaire
ENTRETIEN AVEC LE D R KIENER le dossier 5

LE POINT DE VUE DE LA DIRECTION

La Clinique Générale-Beaulieu vient d’inaugurer les nouvelles installations de son Institut de radiologie,
après deux ans de travaux et d’aménagement. Etes-vous satisfait de ce nouvel équipement?
PHILIPPE CASSEGRAIN: «Le résultat est conforme à ce que nous attendions. Les locaux sont modernisés, plus
clairs, adaptés aux nouveaux équipements et agrandis pour certains. Ils permettent également d'accueillir
et de prendre en charge dans les meilleures conditions les nombreux patients de l'Institut de radiologie.
Quant aux équipements, ils répondent aux attentes des médecins radiologues et constituent ce qui se fait
de mieux à l'heure actuelle au plan technologique.»

De tels investissements s’inscrivent dans la réputation d’excellence de la clinique. Ne sont-ils pas plus rapi-
dement obsolètes que par le passé?
PHILIPPE CASSEGRAIN: «L'évolution technologique s'est accélérée ces dernières années et les équipements
deviennent ainsi plus rapidement obsolètes. Les progrès technologiques dans la médecine ont évidemment
un coût toujours plus important. Ils permettent en revanche, pour certains d'entre eux, de travailler plus rapi-
dement et donc de traiter davantage de patients. En parallèle, nous devons travailler sur les coûts d'exploi-
tation et trouver des gains de productivité pour faire face à une durée d'amortissement plus courte.»

Comment positionnez-vous l’Institut de Radiologie de la Clinique Générale-Beaulieu par rapport à d’autres


instituts à Genève ou ailleurs ?
PHILIPPE CASSEGRAIN: «La concurrence est très importante et de ce fait très vive à Genève. Toutefois, je suis
convaincu que nous avons tous les atouts pour émerger au milieu de ce contexte très concurrentiel.
L'activité de notre Institut de radiologie le démontre. Le facteur humain est sans doute déterminant: l'ex-
pertise et la renommée des médecins radiologues, la qualité et le professionnalisme des équipes, techni-
ciens et personnel administratif. Le facteur technique tient également un rôle important: les équipements
sont performants et permettent un temps plus court d'acquisition d'images dans certains cas et restituent
une qualité d'image exceptionnelle. Enfin, le cadre proposé aux patients doit jouer aussi un rôle.»

(Dr Quinodoz, Dr Rouge et Dr Kiener), en sénolo- de la multitude d’informations aujourd’hui digita-


gie qui concerne la mammographie diagnostique lisées. C’est sans doute là l’une des principales
et de dépistage (Dr Rouge, Dr Quinodoz et contraintes de la technologie actuelle, avec les
Dr Kiener), et en pathologie osseuse - système progrès de l’informatique: nous sommes passés
ostéo-articulaire (Dr Kindynis et Dr Keller). de 600 à plus de 1'000 images, par exemple lors
d’un examen scanner», observe le Dr Michel
«Le développement de la radiologie dite inter- Kiener.
ventionnelle est survenu dans les années 2000 à
l’Institut de radiologie avec l’arrivée du Dr Jean- ACCESSIBLE À TOUS
Baptiste Martin, spécialiste de la vertébroplastie, Et de souligner que l’Institut est ouvert à tous les
qui traite de pathologies rachidiennes et consiste patients du canton de Genève, sans exception:
en des traitements minimalement invasifs», pré- «Les patients qui nous sont envoyés par des
cise le Dr Michel Kiener. médecins généralistes, des médecins internistes
ou encore des chirurgiens sont à 90% des
LE RÔLE DU MÉDECIN RADIOLOGUE patients ambulatoires qui n’ont pas de complé-
L’évolution technologique a modifié la fonction et mentaires. Seuls 10% sont des patients hospita-
la responsabilité du médecin radiologue: «Notre lisés à la clinique, en privé.
rôle consiste aussi à conseiller le médecin réfé-
rent qui nous envoie un patient. Il s’agit, dès la Ces technologies nouvelles sont ouvertes à tous
prise en charge à l’Institut, de vérifier que la tech- et si le développement de la radiologie est si
nologie requise soit adéquate à la pathologie spectaculaire c’est qu’elle constitue l’un des
recherchée, d’effectuer l’examen proprement dit maillons essentiels de la chaîne diagnostique.
dans le respect du confort et de la sécurité du
patient (l’ultrason, par exemple, est un acte Notre force, à la Clinique Générale-Beaulieu, est
médical qui ne sera effectué que par un médecin notre constante disponibilité complétée d’une
radiologue) et d’établir un diagnostic ou un dia- prise en charge optimale des patients qui bénéfi-
gnostic différentiel dans un laps de temps déter- cient d’une équipe médicale et technique haute-
miné, sur la base des documents d’imagerie et ment qualifiée et réputée.» ■
6 politique santé INTERVIEW DE L. WALPEN, DÉLÉGUÉ AUX

Santé publique:
des enjeux planétaires

DÉLÉGUÉ À LA GENÈVE INTERNATIONALE, LAURENT WALPEN DÉCRIT POUR


TRAIT D’UNION SA MISSION AUPRÈS DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES
PRÉSENTES SUR LE SOL GENEVOIS ET ÉVOQUE, EN PARTICULIER, LE VOLET
DE LA SANTÉ, ENJEU STRATÉGIQUE MONDIAL. L’ORGANISATION MONDIALE
DE LA SANTÉ (OMS) COORDONNE DES ACTIONS VITALES POUR DES MILLIONS
D’INDIVIDUS DEPUIS LE SIÈGE DE GENÈVE.

Monsieur Laurent Walpen, vous êtes délégué nationale, anticiper ses mutations et répondre
aux relations de la Genève internationale. aux différents problèmes auxquels les organisa-
Pouvez-vous nous rappeler vos principales tions internationales et la communauté diplo-
fonctions et missions pour le compte de la matique peuvent être confrontées.»
République et canton de Genève?
CENTRALE DE SURVEILLANCE
LAURENT WALPEN: «La Genève internationale ins-
titutionnelle, c'est-à-dire celle des organisations Genève abrite des organisations internationales
internationales gouvernementales et non gou- comme l’OMS qui ont un rapport direct avec la
vernementales, est une communauté de près santé. Que représente, selon vous, cette ques-
de 35'000 personnes. Le budget injecté annuel- tion de la santé à l’échelle internationale pour le
lement dans l'économie genevoise par les orga- rayonnement de Genève?
nisations internationales avoisine les quatre mil-
liards de francs. La Genève internationale est LAURENT WALPEN: «Peu de Genevois savent que
donc un bien stratégique pour toute la région. la gestion planétaire de l'une de leurs princi-
C'est la raison pour laquelle le Grand Conseil pales préoccupations, la santé, se fait au cours
genevois a créé, il y a trois ans, la fonction de des nombreuses réunions techniques que tien-
Délégué à la Genève internationale. Mon travail nent en permanence les fonctionnaires et diplo-
consiste à suivre l'évolution de la Genève inter- mates de l'OMS. Le phénomène de la grippe
RELATIONS DE LA GENÈVE INTERNATIONALE politique santé 7

PORTRAIT-EXPRESS DE LAURENT WALPEN


Agé de 57 ans, Laurent Walpen est marié et père de trois enfants. Avocat et notaire de forma-
tion, il est Docteur honoris causa de la Western Illinois University. Son parcours professionnel
l’a conduit à la tête de la Police du Canton du Valais (3 ans), puis à celle de la Police genevoise
(11 ans). Il a également été Directeur des enquêtes du Tribunal pénal international pour le
Rwanda (TPIR) durant 3 ans. Colonel, chef du service de sécurité de l'armée, Laurent Walpen a
notamment participé à de nombreuses missions de coopération à l'étranger.

aviaire, par exemple, est suivi jour et nuit depuis térale. Cela ne va pas de soi car la concurrence
la centrale de surveillance de l'OMS. est vive et, dans un climat de globalisation
générale, de nombreuses capitales tentent d'at-
Pour ce qui est des médicaments et traite- tirer des organisations internationales en leur
ments de demain, les regards de la commu- accordant des facilités immobilières et finan-
nauté scientifique et de l'industrie pharmaceu- cières très importantes. Il devient de plus en
tique sont tournés vers Genève.» plus difficile de lutter car nos finances publiques
ne permettent guère de marquer un effort
Très concrètement, quelle est l’importance des important dans ces domaines.
congrès médicaux ou scientifiques à Genève?
Sur le long terme, il faut viser à consolider notre
LAURENT WALPEN: «Au-delà de leurs retombées position en ayant recours à des stratégies inno-
économiques et touristiques, ces congrès vantes, comme le soutien aux organisations de
contribuent largement à la renommée scienti- la société civile ou aux nombreux réseaux qui
fique et médicale de Genève. En effet, au cours voient le jour dans tous les domaines, notam-
de ces réunions, de fructueux contacts sont ment celui de la santé.»
noués avec les participants qui sont la plupart
du temps des médecins responsables des ser- RENFORCER LES RELATIONS
vices de santé dans leur pays. AVEC LA FRANCE

La qualité des soins à Genève explique certai- Le concept de Lake Geneva Region, développé
nement le fait que de nombreux chefs d'Etat et en partenariat avec d’autres cantons romands
VIP viennent se faire soigner discrètement dans est-il toujours d’actualité ou avez-vous de nou-
des établissements médicaux publics ou privés velles orientations, notamment transfronta-
de la région genevoise. Je pense que le monde lières?
médical genevois apporte une contribution
appréciable au développement de la Genève LAURENT WALPEN: «Dans un monde globalisé
internationale par les échanges qu'il entretient dont les décisions vont de plus en plus se
avec les responsables de santé travaillant dans prendre en Asie, il devient évident que la région
les organisations internationales.» lémanique peut se positionner comme le centre
de gravité de la gouvernance mondiale, au car-
LA CONCURRENCE EST VIVE refour de l'Orient et de l'Occident, du Nord et
du Sud. La réalité géographique, notre savoir-
Quelles sont vos principales priorités, à moyen faire, notre neutralité active mais sans parti pris
et long termes, pour consolider et promouvoir sont des atouts majeurs. Mais pour cela, il fau-
la Genève Internationale? dra unir nos forces et s'appuyer sur la France
voisine qui reste l'un de nos fidèles alliés tant
LAURENT WALPEN: «Il s'agit, à court et moyen dans l'Union européenne qu'au sein des
termes, de préserver l'acquis de Genève Nations Unies dont elle est un des membres
comme espace de dialogue universel et de permanents du Conseil de sécurité.» ■
centre incontournable de la négociation multila-
8 rencontre ISABELLE BOISSEL, ICUS 3 E ÉTAGE

«Une adaptation de tous les instants»

Isabelle Boissel, tout à gauche, avec une partie de l’équipe du 3e étage.

J'ai passé la première partie de mon enfance en tion qu'a choisie la Clinique d'offrir des
Allemagne, puis direction le Sud de la France, chambres de type «suite». Je participe ainsi à
jusqu'à l'obtention de mon diplôme d'infirmière une prise en charge optimale d'une nouvelle
en 1984. Après quelques mois dans une cli- catégorie de clientèle. Le défi est intéressant,
nique privée d'Aix-en-Provence, je suis enga- et nous mettons, mon équipe et moi, tout en
gée à la Clinique au 3e étage. J'en deviens œuvre pour le relever.
l'ICUS en 1995 et suis ma formation de cadre à
Lausanne en 1999. Dans le cadre des gardes qui incombent à
l'ICUS les situations d'urgence ou inhabituelles
Ma mission consiste à gérer une équipe de soi- ne sont pas rares et nécessitent là encore une
gnants, d'en respecter les particularités et de adaptation de tous les instants où, en plus
l'amener à travailler dans un milieu en perpé- d'une compétence professionnelle, l'aspect
tuelle évolution, cela représente un véritable relationnel tient une place prépondérante.
challenge. La notion de plaisir au travail est
essentielle pour moi, je pense qu'elle est un Auditeur interne je m'investis dans le domaine
réel moteur de motivation. de la qualité en consacrant du temps à la vérifi-
cation des processus et aux améliorations y
La participation aux projets institutionnels relatives.
basés sur la qualité des soins et les grandes
directions prises par la Clinique obligent à une La créativité et l'impulsion innovatrice données
réflexion et à une adaptation permanentes. par notre direction générale me permettent
Cela passe par exemple, par une sensibilisation d'appréhender ma profession avec toujours
des médecins aux différents besoins en forma- autant d'intérêt et de satisfaction. ■
tion continue émis par les soignants et la plani-
fication de cours en interne ou encore dans l'op- ISABELLE BOISSEL
CONFÉRENCE SAQ DU 1 ER OCTOBRE compte-rendu 9

Des outils de qualité pour


satisfaire les patients

LES SECTIONS VAUD ET GENÈVE DE LA SAQ (SWISS ASSOCIATION FOR QUALI-


TY) ONT ORGANISÉ UNE CONFÉRENCE SUR LE THÈME «DES OUTILS DE QUALITÉ
POUR LA MEILLEURE SATISFACTION DES PATIENTS», LE 1 OCTOBRE. UNE CIN-
ER
De gauche à droite: MM. Pierre Schönmann, président de
QUANTAINE DE PERSONNES ATTENTIVES ONT ÉCOUTÉ LES CONFÉRENCES DE la section SAQ Vaud, Philippe Cassegrain, Dr Pierre
PHILIPPE CASSEGRAIN, DIRECTEUR DE LA CLINIQUE GÉNÉRALE-BEAULIEU, ET DU Chopard, responsable du service qualité des soins aux
DR PIERRE CHOPARD, RESPONSABLE DU SERVICE QUALITÉ DES SOINS AUX HUG.
HUG et Christian Cheyroux, président de la section SAQ
Genève.

La SAQ regroupe plusieurs sections en Suisse mesure de la satisfaction et, a contrario, de l’in-
(2’500 membres) dont quatre en Romandie satisfaction des patients, par section» déclare
(Genève, Vaud, Valais et Nord-Romandie). La Philippe Cassegrain. «La qualité, cela ne s’im-
journée SAQ de Suisse romande se déroulera le pose pas. Elle nécessite l’adhésion de tous.
7 novembre (plus d’informations sur C’est une culture d’entreprise qui s’inscrit dans
www.saq.ch). La conférence du 1er octobre a la durée», souligne-t-il. Globalement, 99,2%
permis de prendre connaissance, avec des des patients interrogés affirment être prêts à
exemples concrets, de l’importance des outils recommander la Clinique Générale-Beaulieu.
déployés depuis une dizaine d’années en matiè-
re d’écoute des patients, dans le but d’amélio- TRAQUER LES ERREURS MÉDICALES
rer prestations et services. Responsable du service qualité des soins aux
HUG, le Dr Pierre Chopard s’est exprimé sur le
Directeur de la Clinique Générale-Beaulieu, thème de la «gestion des incidents». La per-
Philippe Cassegrain a exposé la stratégie mise ception des causes d’erreur varie sensiblement
en place depuis plus de dix ans. Une démarche si l’on considère le point de vue – ou la subjec-
qualité qui a abouti à la certification ISO 9001 de tivité – du personnel soignant (médecins, infir-
la clinique en 2001, à l’adhésion aux Swiss mières) ou celui du public (patients, familles).
Leading Hospitals et à la certification EFQM.
Les HUG ont mis sur pied un système d’éva-
Philippe Cassegrain a détaillé l’évolution de la
luation et de «reporting» de ces erreurs, clas-
mesure de la satisfaction des patients. D’abord
sées selon trois catégories principales: les évé-
réalisée par des questionnaires «maison» vali-
nements indésirables bénins et les événe-
dés par H+, la Clinique Générale-Beaulieu a
ments indésirables graves, ces derniers pou-
adopté, voici trois ans, une nouvelle méthode,
vant être aussi catalogués en événements indé-
réalisée par des auditeurs externes auprès de
sirables graves et évitables.
quinze cliniques, permettant d’utiles comparai-
sons du «taux d’insatisfaction».
La traque aux erreurs médicales, aux HUG,
Cette méthode de questionnaires – dénommée
repose sur deux lois: l’une fédérale, dont
Mecon – a l’avantage de s’effectuer sur tout le
Swissmedic est le garant, qui porte sur les
territoire suisse. Elle considère le patient
produits thérapeutiques, et l’autre, cantonale,
comme le véritable «expert» de sa satisfaction.
qui est la nouvelle loi sanitaire adoptée en sep-
Basé sur 32 questions réparties en cinq sec-
tembre 2006 à Genève.
tions thématiques (médecin, soins, organisa-
L’article 106 de cette loi cantonale inscrit for-
tion, hôtellerie, infrastructure publique), ce
mellement le contrôle de qualité comme
questionnaire est aussi bien qualitatif que quan-
moyen de lutte contre les erreurs médicales.
titatif. Adressé à 1'200 exemplaires par an, avec
Les HUG ont adopté des directives pour les
un retour d’un peu plus de 50%, il permet d’ob-
faits graves afin de faciliter les recherches de
tenir des résultats trimestriels ainsi qu’une syn-
responsabilité et, in fine, déterminer d’éven-
thèse annuelle de l’ensemble des résultats.
tuelles conséquences civiles, pénales ou disci-
«Après deux années de questionnaires Mecon, plinaires. ■
la Clinique dispose là d’un précieux outil de
10 compte-rendu CONFÉRENCE ROBOT DA VINCI ®

Robot et 3e dimension:
le public applaudit!

POUR LA DEUXIÈME ANNÉE CONSÉCUTIVE, LA SOCIÉTÉ MÉDICALE BEAULIEU


(SMB) ET LA CLINIQUE GÉNÉRALE-BEAULIEU ONT CONVIÉ LE PUBLIC À UNE
CONFÉRENCE POUR Y DÉCOUVRIR LES PROGRÈS DE LA CHIRURGIE LAPAROSCO- De gauche à droite, MM. Philippe Cassegrain, Dr Claudio
PIQUE ROBOTISÉE, AVEC LE ROBOT À QUATRE BRAS DA VINCI® S, ET UNE INNO- Soravia, Dr Charles-Henry Rochat, Pr. Luc Soler et Dr Jean
VATION: LA PROJECTION 3D. Sauvain.

Quelque 300 personnes ont visionné en 3D robotisée, mini-invasive, était sensiblement


grâce à des lunettes spéciales les spectacu- réduite. Autre vœu, exprimé tant par
laires images d’intervention sous robot com- M. Cassegrain que par le Dr Charles-Henry
mentées notamment par les Drs Jean Sauvain, Rochat, par ailleurs président de la SMB,
Charles-Henry Rochat, tous deux chirurgiens qu’une «saine concurrence» puisse exister
urologues, et le Dr Claudio Soravia, spécialiste avec l’arrivée sur le marché de nouveaux fabri-
en chirurgie viscérale. Après deux heures de cants puisque, à l’heure actuelle, cette techno-
conférence, animée par la journaliste Isabelle logie est maîtrisée par une entreprise en situa-
Moncada, le Pr. Luc Soler, de l’Ircad à tion de monopole.
Strasbourg, a encore impressionné l’auditoire
en projetant des images 3D, issues d’un patient INTERVENTION DU DR JEAN SAUVAIN
réel, mais permettant de reconstituer son ana- «Miroir aux alouettes ou pierre philosophale»?:
tomie complète (réalité virtuelle) avec l’informa- lors de son intervention, le Dr Jean Sauvain a
tique. rappelé les principaux avantages ainsi que le
déroulement d’une opération, au bloc, effec-
REMERCIEMENTS DE PHILIPPE CASSEGRAIN tuée à l’aide du robot Da Vinci® S. Cette «chi-
Philippe Cassegrain, dans son introduction, a rurgie du trou de serrure», comme il l’a dénom-
remercié l’ensemble des collaborateurs ayant mée avec humour, nécessite une importante
permis l’organisation de cette conférence, et en préparation: près de cinq heures. La prostatec-
particulier Thierry Védrenne qui s’est occupé tomie laparoscopique robotisée, en rapport
avec brio de toute la logistique informatique et avec le cancer de la prostate, est l’opération la
technique ayant permis cette spectaculaire pro- plus fréquemment réalisée – la première le fut
jection 3D. en mai 2000 suivie, le 7 septembre 2001 à New
York, de la fameuse «Opération Lindbergh»,
Le directeur de la Clinique Générale-Beaulieu a première liaison entre Strasbourg et New York
souligné que le succès du Centre romand de ayant permis une opération à distance.
chirurgie laparoscopique robotisée (www.chi- Aujourd’hui, plus de 680 robots Da Vinci® sont
rurgie-robotisee.ch) est d’abord une «aventure répartis dans le monde.
humaine» puis une «aventure technologique»
qui a démarré en octobre 2002, avec les pre- Le Dr Sauvain a commenté la première séquen-
miers tests. Cinq années plus tard, la Clinique ce opératoire de la soirée, projetée en 3D. Le
dispose de son second robot, le Da Vinci® S à public a pu assister «comme si on y était» à des
quatre bras, et dénombre 401 cas d’opérations séquences montrant des instruments séparant
à son actif, dans trois spécialités (urologie, les tissus, les brûlant… le tout contrôlé par
76%; chirurgie digestive, 20%; gynécologie, l’opérateur-chirurgien depuis sa console, avec
4%). une précision millimétrique.

De nouvelles perspectives de développement RAPPELS DU DR CHARLES-HENRY ROCHAT


contribueront, comme M. Cassegrain aura l’oc- Le Dr Charles-Henry Rochat, chirurgien uro-
casion de le souligner, à réduire les coûts d’ex- logue, est intervenu pour rappeler que le cancer
ploitation et d’utilisation tout en rappelant que la de la prostate provoque encore en Suisse,
convalescence du patient opéré par la chirurgie 1'300 décès par an et que 5'000 nouveaux cas
S ET 3 D DU 4 OCTOBRE compte-rendu 11
par an sont détectés, le plaçant en tête des can- dans cette spécialité concernant notamment le
cers chez l’homme. L’obligation d’enlever la côlon et le rectum (41% des cas). Il a entre
prostate a fait l’objet d’une controverse depuis autres relevé qu’aucun cas de décès n’est à
des décennies. La prostatectomie ouverte, déplorer et que le taux de conversion, c’est-à-
c’est-à-dire sans le robot, donne également de dire le nombre de cas ayant nécessité de ces-
bons résultats. ser d’opérer avec le robot pour passer à la chi-
rurgie conventionnelle, s’est élevé à 5,3%. Le
Le Dr Rochat a d’ailleurs rappelé que, à l’heure taux de satisfaction des patients, mesuré pour
actuelle, les médecins qui opèrent à l’aide du la chirurgie digestive réalisée à l’aide du robot,
robot, ont tous la formation et les compétences est de 80%.
pour opérer de manière traditionnelle. C’est
d’ailleurs, affirme le Dr Rochat, souvent le ATTENTES ET INTÉRÊT MARQUÉS DU PUBLIC
«dilemme» des médecins: «Continuer de faire Concluons, provisoirement, ce chapitre consa-
ce que l’on a appris ou s’adapter aux nouvelles cré aux progrès technologiques médicaux, et
technologies?». La réponse ne fait pas de doute ceux liés à la chirurgie robotisée en particulier,
pour le Dr Rochat qui a salué les pionniers de la en insistant sur l’enthousiasme tant des méde-
chirurgie laparoscopique robotisée en Europe et cins que des patients présents, qui ont souligné
parlé de «dynamique de compagnonnage». les bénéfices retirés de l’opération chirurgicale
robotisée car suivie d’une convalescence rapi-
PRÉCISIONS DU DR CLAUDIO SORAVIA de. Sans oublier l’enthousiasme du public en
Le Dr Claudio Soravia, spécialiste de la chirurgie général. Brillamment animée par la journaliste
digestive, a quant à lui détaillé les 31 cas opé- scientifique de la TSR, Isabelle Moncada, la
ratoires réalisés cette année à l’aide du robot. Il conférence s’est achevée sur cette citation de
a salué ses collègues, les Drs Yves Racloz et Eleanor Roosevelt: «Le futur appartient à ceux
Jacques-Alain Witzig, qui pratiquent également qui croient à la beauté de leurs rêves». ■
12 évènement EXPOSITION LENNART NILSSON

Un magnifique succès

Inaugurée le 30 août, en présence de plus de 180 invités, l’exposition


consacrée au photographe Lennart Nilsson a pris fin le 23 septembre.
Pendant près d’un mois, les photographies d’une exceptionnelle beau-
té ont agrémenté diverses salles et locaux de la Clinique, très fière de
pouvoir présenter au public genevois plus de 70 œuvres mises à dis-
position par la Fondation Hasselblad de Göteborg, en Suède.
La direction de la Clinique ainsi que les membres du Conseil d’admi-
nistration remercient l’ensemble des collaboratrices et collaborateurs
qui ont participé tant à la réussite de la manifestation qu’à l’accueil des
visiteurs.

Cette exposition restera gravée comme un évènement extraordinaire,


ce qui n’a pas échappé au quotidien Le Matin Dimanche du 16 sep-
tembre qui a consacré une page entière à l’exposition.
16 mot du directeur

INSTITUTS DE RADIOLOGIE ET DE MÉDECINE NUCLÉAIRE:


NOUVEAUX SITES INTERNET À DÉCOUVRIR
La direction de la Clinique Générale-Beaulieu a poursuivi, en
2007, sa stratégie de mise en valeur des centres spécialisés, à
(suite de la page 1) travers la documentation imprimée et la création de sites inter-
Toutefois, pour que la mesure de la satisfaction net spécifiques. Les nouveaux sites de l’Institut de radiologie
des patients soit un véritable instrument, il est (www.institut-radiologie.ch) et de l’Institut de médecine nucléai-
indispensable de relever les résultats de l'enquête re (www.cgb-imn.ch) sont atteignables via la page d’accueil du
à la lumière d'une comparaison valable. Il est donc site principal, celui de la Clinique (www.beaulieu.ch). Dans la
indispensable de comparer ce qui est comparable, colonne de gauche de cette page d’accueil figure en effet une
soit les mêmes types d'établissements entre eux «fenêtre» indiquant «tous les sites». Ce menu déroulant per-
(taille et spécialités pour ne citer que deux critères met ainsi d’accéder facilement et rapidement aux centres spé-
de comparaison). cialisés dotés d’un sous-site personnalisé. A savoir, le Centre
romand de chirurgie laparoscopique robotisé, le Centre de pro-
Il faut également garder à l'esprit lors de l'analyse création médicalement assistée, l’Institut de médecine nucléai-
que la satisfaction du patient naît dans le traite- re et l’Institut de radiologie. Centres complétés d’un lien vers la
ment subjectif et émotionnel des expériences per- Société coopérative médicale Beaulieu. Tous ces sites sont bien
sonnelles avec des prestations objectives de l'hô- entendu évolutifs et leur attraction sera améliorée régulière-
pital et se trouve toujours en relation avec les atti- ment. Le nombre de visiteurs du site principal ne cesse de
tudes d’attente. Même si le jugement du patient croître. Pour le seul mois de septembre 2007, plus de 32'000
peut paraître parfois injuste au vu des efforts entre- pages ont été vues par près de 8'000 visiteurs.
pris pour le satisfaire, il faut accepter la dimension
subjective et émotionnelle de son ressenti qui
devient une réalité.
IMPRESSUM
La meilleure façon d'objectiver le ressenti du Ligne éditoriale:
patient est donc de comparer ses résultats avec Philippe Cassegrain
ceux d'hôpitaux comparables et de compléter Marian Stepczynski
l'état des lieux avec des indicateurs objectifs, com- Rédacteur responsable:
parables dans le temps et dans l'espace, tels que Philippe Amez-Droz
le taux de reprises au bloc opératoire ou le nombre Ont également collaboré
d'infections nosocomiales, par exemple. à ce numéro:
Mmes France Beigbeder
La Clinique Générale-Beaulieu a opté pour une Nathalie Blanc
mesure de la satisfaction de ses patients à travers Isabelle Boissel
une société spécialisée externe qui permet la com- Chantal Debaud
Laetitia Delavy
paraison avec deux groupes de cliniques réparties Françoise Dimier
sur toute la Suisse (15 cliniques comparables et 9 Annie Grange
cliniques membres de Swiss Leading Hospitals). Evelyne Pièce
La Clinique Générale-Beaulieu a complété son sys- MM. Denis Branche
tème qualité par toute une batterie d'indicateurs Philippe Cassegrain
Olivier Sanchez
qualité qui sont suivis depuis plusieurs années.
Luc Schenker
Laurent Walpen
Les deux types de mesures sont indispensables, Prof. Daniel O. Slosman
mais rappelons-nous que le patient est le véritable Graphisme & production:
expert en ce qui concerne sa propre satisfaction, Agence PM
car c'est lui et lui seul qui décide en quoi celle-ci
Tirage:
consiste. 1’500 exemplaires
Contact:
PHILIPPE CASSEGRAIN
traitdunion@beaulieu.ch