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Chapitre 2 : l’arbitrage institutionnel et ad hoc et l’exequatur

En principe, les sentences arbitrales sont définitives et sont dotées de force obligatoire. Elles ne
peuvent être contestées devant un tribunal étatique que dans des circonstances exceptionnelles. Ainsi
les raisons du succès de l’arbitrage international sont multiples. Il est tout d’abord d’une efficacité
juridique remarquable, car une entreprise obtiendra souvent plus facilement l’exécution d’une sentence
arbitrale dans un pays étranger que celle d’un jugement d’un tribunal étatique. On distingue trois
formes d’abord l’arbitrage institutionnel ; l’arbitrage ad hoc et l’arbitrage

Section 1 : L’arbitrage institutionnel et l’arbitrage ad hoc

Paragraphe 1 : l’arbitrage institutionnel

1. définition 

L’arbitrage institutionnel nommé aussi juridictionnel ou organisé, est l’arbitrage dont les parties ont
mandaté l’organisation à une institution permanente d’arbitrage, et qui se déroule conformément au
règlement d’arbitrage administré par cette institution. Sa relation avec la procédure judiciaire est
touchante tout en étant une « justice privée » rendue par des personnes physiques de droit privé.
Même si parfois un magistrat peut être sollicité, il officie en dehors du tribunal étatique auquel il est
attaché, ou encore on peut dire qu’il repose sur un organisme d’arbitrage (centre, cour, chambre, etc.)
qui établit un règlement et organisme la procédure d’arbitrage notamment en désignant le ou les
arbitres.

Il est effectué conformément aux règles de procédure publiées par une institution d’arbitrage
particulier « un centre d’arbitrage », qui habituellement aussi « gère » l’arbitrage.

Si les parties optent l’arbitrage institutionnel, le nm de l’institution d’arbitrage comprend la convention


d’arbitrage, mais il peut aussi convenir à une date ultérieure, lorsque l’apparition du différend, si les
parties le souhaitent. Il est généralement conseillé de compter sur les institutions d’arbitrage
international internationalement reconnu et établi, tels que CPI(1), LCIA(2), SCC(3), SIAC(4) et
HKIAC(5), car ceux-ci sont souvent préparés et administrés pratiquement partout dans les arbitrages
du monde, et pas seulement à l’endroit où se trouve l’établissement.

Ces institutions ont en général un règlement d’arbitrage lui-même, une autorité responsable de la
nomination des arbitres et de prendre certaines autres décisions, et une équipe de professionnels qui
organise et gère les arbitrages. Il est important, une institution d’arbitrage ne résout pas le fond du
litige sous-jacent entre les parties ou agit comme arbitre, mais plutôt gère les processus qui sont
menées et décidées par les arbitres individuels.

https://www.memoireonline.com/11/17/10190/m_L-arbitrage-en-droit-marocain-et-ses-evolutions14.html
https://www.international-arbitration-attorney.com/fr/arbitragem-institucional-ou-ad-hoc/
Ouvrage droit français de l’arbitrage interne et international de Dominique Vidal

[1] Chambre internationale du commerce (CPI) - Règlement d'arbitrage (version portugaise)


[2] Cour d'arbitrage international de Londres (LCIA) - Règlement d'arbitrage
[3] Institut d'arbitrage de la Chambre de Commerce de Stockholm - Règlement d'arbitrage
[4] Singapour International Arbitration Centre - Règlement d'arbitrage (version portugaise)
[5] Hong Kong International Arbitration Centre - Règlement d'arbitrage
2. les avantages d’arbitrage institutionnel :

Parmi les nombreux avantages que présente l'arbitrage institutionnel, d'abord il évite les risques de
paralyser la procédure arbitrale lorsque celle-ci connaît des difficultés, ensuite il assure aux sentences
arbitrales la qualité, l'efficacité et l'autorité. Ces institutions n'ont pas que des avantages, cependant
l'institutionnalisation de l'arbitrage entraîne une moindre personnalisation et une moindre souplesse de
la procédure, alors beaucoup d'arbitrage international professionnel recommande l'arbitrage
institutionnel de manière décisive, aux frais d'arbitrage ad hoc.

La principale raison est essentiellement une plus grande prévisibilité et la régularité qui fournit
l'arbitrage institutionnel, ainsi que les avantages de l'intégration des règles institutionnelles (par
exemple, dispositions relatives à la formation du tribunal arbitral, limitation de l'examen judiciaire).

En effet, en particulier au début d'un arbitrage entre les parties et les temps inexpérimentés différents
cultures juridiques, le rôle d'une institution pour faire avancer le processus d'arbitrage peut être très
constructif et efficace.
Par exemple, si l'accusé ne désigne pas un arbitre (où le tribunal arbitral se compose de trois arbitres),
l'institution d'arbitrage est normalement le nom de l'arbitre manquant, conformément à ses règles
institutionnelles. Ainsi, il évite la nécessité de recourir aux tribunaux nationaux pour la nomination des
juges des arbitres, il faut généralement plus de temps et d'argent pour produire moins d'une institution
d'arbitrage compétent résultats appropriés.
De la même forme, l'existence d'une institution d'arbitrage, dont les règles traitent de la question des
honoraires des arbitres, empêche les parties sont tenues de négocier directement avec les arbitres sur
leurs honoraires, et cela permettra aux arbitres de se concentrer uniquement sur la résolution du
différend, au lieu de discuter avec les parties d'une nature personnelle.
Enfin, l'arbitrage institutionnalisé libère les parties la nécessité de négocier et projet de règlement
intérieur, dans la mesure où la présentation d'un différend à une institution d'arbitrage importe
l'acceptation du règlement respectif. Vraiment, la négociation et la rédaction d'une clause d'arbitrage
pourrait signifier un effort coûteux, lent et incertain, en particulier sans l'avis d'experts, pour un cas de
litige qui souvent ne pas être atteint même.

Paragraphe 2 : l’arbitrage ad hoc :


1. définition :
L'arbitrage `'ad hoc'' est celui dont la volonté des parties reste prépondérante, de convenir que leur
différend sera réglé par un ou plusieurs arbitres non soumis à la procédure établie par le règlement de
toute institution permanente d'arbitrage, et d'organiser par elles-mêmes dans ses moindres détails
(choix des arbitres, siège du tribunal arbitral, règles de procédure...), en se référant à tel règlement de
leur choix1.
Opposé, arbitrage un d- hoc Elle est menée sans avoir recours à une autorité administrative,
habituellement, sans l'aide des règles de procédure institutionnelles. Plutôt, Elle dépend totalement de
la coopération entre les parties, qui devront désigner un ou plusieurs arbitres, pour résoudre le conflit
sans le contrôle institutionnel et doivent fixer leurs propres règles de procédure applicables.
Les lois et les juridictions nationales d'arbitrage nationales fonctionnent généralement en dernier
recours pour corriger les erreurs de procédure en matière d'arbitrage (comme, non-concordance des
arbitres).
cependant, parfois les parties adhèrent à un ensemble préexistant de règles de procédure régissant
l'arbitrage ad hoc (comment Règlement d'arbitrage) et même les accords d'arbitrage ad hoc, les
parties peuvent et doivent désigner une « autorité de nomination » avec le pouvoir de nommer le(s)
arbitre(s), si les parties ne parviennent pas à se mettre d'accord entre eux sur rendez-vous.
Exemple de clause d’arbitrage prescrivant un arbitrage ad hoc :
La clause visant l’arbitrage ad hoc doit être plus circonstanciée en raison de la faiblesse du niveau
d’encadrement du type d’arbitrage qu’elle postule. Elle doit ainsi tendre à établir le principe de
l’arbitrage, mais aussi s’attacher à contenir le plus d’éléments utilitaires possibles.
Exemple : « Tout litige né du présent contrat sera soumis à un tribunal composé de trois arbitres.
La partie demanderesse notifiera sa requête d’arbitrage par voie d’huissier à la partie défenderesse, en
y désignant un arbitre. Le défenseur répondra par voie d’huissier dans un délai de 30 jours à compter
de la réception de la demande d’arbitrage, en désignant son arbitre.
Les deux arbitres ainsi désignés s’efforceront de désigner d’un commun accord, le troisième arbitre
qui présidera le tribunal. Si les parties ne s’accordent pas sur le troisième arbitre dans un délai de
trente jours, celui-ci sera nommé par les deux arbitres désignés 2 ou, à défaut, par le Président du
tribunal compétent.
Le siège de l’arbitrage sera……………………..
Il est toujours possible de détailler encore plus cette clause, mais l’essentiel est de donner d’ores et
déjà aux parties, mais aux arbitres qui vont être constitués, l’essentiel des indications factuelles et
procédurales.
2. les avantages de l’arbitrage ad hoc
L’arbitrage ad hoc est rapide et peu couteux. Il présente également l’avantage d’une adaptabilité
constante aux litiges récurrents dans le monde des affaires.
A. Un arbitrage rapide et peu couteux :
En principe, les parties choisissent l’arbitrage ad hoc pour éviter tout cout supplémentaire et (le cas
échéant) tout délai qui pourrait résulter de l’application du règlement de certaines institutions
arbitrales. Cependant, l’arbitrage ad hoc ne conduit pas nécessairement à une procédure plus rapide et
moins couteuse . En l’absence d’institution arbitrale qui fixe et supervise les délais, et faute d’un
barème fixant les honoraires dans le cadre d’un arbitrage ad hoc, les parties devront s’accorder avec
les arbitres sur ces questions. Il n’est en conséquence pas exclu que les parties rémunèrent les arbitres
à un taux horaire ce qui pourra conduire à une somme excédant le montant que les parties auraient
payé si elles avaient décidé de soumettre leur litige au règlement d’une institution arbitrale déterminée.
Dans un arbitrage ad hoc, il n’y a pas d’institution qui supervise le déroulement de la procédure
arbitrale ou les arbitres. Beaucoup de choses dépondront dès lors des arbitres et notamment de la façon
dont ils organisent et contrôlent la procédure. Ni les parties, ni les arbitres ne pourront demander le
soutien ou l’assistance d’une institution au cas où un problème imprévu surviendrait ou si les arbitres
n’étaient pas capables de contrôler la procédure. La seule assistance et le seul soutien que les parties
puissent obtenir sont ceux des tribunaux étatiques.
B. L’adaptabilité de l’arbitrage ad hoc :
L’arbitrage ad hoc a le mérite d’être adapté à la volonté des parties et aux circonstances particulières
des litiges.
L’arbitrage ad hoc est l’affaire des parties et des arbitres sans recours préalable à des règles
préétablies.
De plus, le fonctionnement de l’arbitrage ne sera pas soumis aux lourdeurs bureaucratiques de
l’institution permanente de contrôle. Le procédé est doc en principe plus rapide et plus souple.
Cependant le fonctionnement harmonieux de l’arbitrage ad hoc suppose une relation de confiance
entre les parties et les arbitres.
https://www.international-arbitration-attorney.com/fr/arbitragem-institucional-ou-ad-hoc/
https://www.memoireonline.com/11/17/10190/m_L-arbitrage-en-droit-marocain-et-ses-evolutions14.html
file:///C:/Users/hp/Desktop/20160127145510-57_18_doctrine_ohadata_d-08-64.pdf
1
 Il existe des règlements établis pour des arbitrages `'ad hoc'' comme c'est le cas du règlement d'arbitrage de la
CNUDCI ou celui de la Commission économique pour l'Europe de l'ONU.
2
EN pratique, rien n’interdit que la clause prévoie la désignation du 3e arbitre par institution d’arbitrage.