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Université Moulay Ismail Année universitaire 2019-2020

Faculté des sciences juridiques économiques et sociales


Par le professeur Lahoussine
ASSEMLALI

ANALYSE ET DIAGNOSTIC FINANCIERS

SYNTHESE 1 ERE PARTIE

SYNTHESE DES RATIOS ET LA GESTION DE L’ENTREPRISE

Un ratio est un rapport entre deux grandeurs qui peut être exprimé soit sous la forme
d’un quotient, soit sous la forme d’un pourcentage. « Un ratio est rapport expressif entre deux
données caractéristiques de la situation, du potentiel, de l’activité ou du rendement de
l’entreprise ».

On obtiendra une nouvelle information à partir de deux données pourvu seulement


qu’il existe un lien logique entre le numérateur et le dénominateur du rapport calculé.

Seront exprimées sous forme de ratios les grandeurs qui proviennent d’un part des
données issues des documents comptables, bilan, compte d’exploitation générale, compte de
perte et profits, d’autre part de la comptabilité industrielle et des statistiques commerciales ou
industrielles telles que le nombre d’unités produites, l’effectif du personnel etc.

Pour des comparaisons temporelles, les ratios permettent de présenter de façon claire
les résultats provenant de plusieurs exercices, ce qui favorise la connaissance de l’évolution
de l’entreprise.

Pour les comparaisons interentreprises, les ratios seront d’autant plus significatifs
qu’ils seront calculés au même moment du cycle d’exploitation. Cela suppose que les termes
du rapport soient évalués de la même façon et que la valeur de l’unité dans laquelle ils sont
exprimés ne varie pas. L’unité de référence monétaire nécessite des précautions car les
variations de la valeur de l’unité monétaire faussent les comparaisons dans le temps. Si
l’étude du ratio est relativement peu sensible aux variations monétaires,

en revanche, l’étude du ratio devra être effectuée avec prudence.

Les ratios portent le plus souvent sur des situations passées : ils n’expliquent pas une
évolution mais la constatent. Le calcul de ratios sur une période donnée ne permet pas
d’estimer l’évolution future, mais il peut contribuer à fixer des objectifs. En cours de la
période, la comparaison des réalisations avec des objectifs facilite le contrôle de gestion.

1
On distingue :

- des ratios de situation : ils sont calculés à partir des éléments de l’actif et du passif du bilan
de l’entreprise : ce sont les ratios d’équilibre à long terme et les ratios d’équilibre à court
terme ;

- les ratios de gestion permettent une analyse plus fine des actifs circulants et des dettes à
court terme. La plupart de ces ratios mesurent la vitesse de transformation des actifs circulants
en liquidités et celle du renouvellement des dettes.

Les résultats d’une entreprise sont saisis à travers les ratios de productivité, les ratios
de rentabilité proprement dits et les ratios de rentabilité fondés sur la référence à la
capitalisation boursière ou ratios de rendement financier.

1. LES RATIOS DE SITUATION

Les ratios de structure de l’actif décrivent la composition du capital économique de


l’entreprise.

Les ratios de structure du passif permettent de mettre en évidence la nature des


ressources dont dispose la firme, celle de sont endettement.

Des ratios de synthèse font ressortir les conditions de l’équilibre financier de la firme :
équilibre à long terme avec les ratios de financement, équilibre à court terme avec les ratios de
trésorerie.

LES RATIOS DE STRUCTURE DE L’ACTIF

La composition du capital de l’entreprise est étroitement liée à sa nature d’activité et


au secteur auquel elle appartient. La part relative des principales catégories de biens détenus
constitue une première série de ratios appelés ratios de préférence technique ou ratios de
structure.

Ces ratios sont en général exprimés en pourcentage à partir des éléments du bilan :

Immobilisation (y compris les valeurs immobilisées)

+ valeurs d’exploitation

+ valeurs réalisables

+ valeurs disponibles

= Actif brut total

Les ratios suivants donnent une mesure de liquidité de l’ensemble du capital :

a=

2
b=

c=

Avec a + b + c = 100

La nature des actifs détenus par une entreprise est fonction de son activité. La structure
d’un bilan d’une industrie lourde est caractérisée par l’importance de l’actif immobilisé. Elle
varie avec la nature de l’industrie mais dépend aussi de la durée du processus de production.
Les stocks sont d’autant plus importants que le cycle de fabrication est long. En chaque stade
de la production, le niveau d’encours doit être suffisant pour faire face aux aléas de
l’approvisionnement et de la production.

Signification des ratios de structure de l’actif

La pr occupation du responsable financier d’une entreprise est de faire dace aux


échéances et pour cela de récupérer à temps les fonds engagés dans le processus de
production. Ce d lai de r cup ration varie selon la nature des l ments d’actif. Alors que
les dépôts en banque sont immédiatement disponibles et que les stocks sont
transformés en liquidité en quelques mois ou semaines, les immobilisations ne le sont
qu’après plusieurs ann es d’amortissement.

Les immobilisations font, en outre, courir à l’entreprise le risque dû au progrès


technique (risque d’obsolescence) et le risque tenant à la d pr ciation de la monnaie. La
déformation sur plusieurs p riodes des ratios relatifs à l’actif permet d’appr cier les
conditions du maintien d’un certain niveau de liquidit . Cette d formation peut revêtir
un caractère provisoire sous l’effet d’importants investissements ou d’op rations
financières. L’interpr tation de tels changements suppose la recherche préalable des
facteurs particuliers qui ont pu les entrainer.

Ces ratios traduisent galement les possibilit s de r action de l’entreprise face à


des changements éventuels de la conjoncture, son aptitude à modifier rapidement la
composition de son capital pour s’adapter à de nouvelles conditions de marché.

Le ratio le plus important est celui relatif aux immobilisations dont le degré de
liquidit est le plus faible est dont l’importance est d terminante dans l’ valuation du
degré de liquidit de l’ensemble des actifs. Il est int ressant d’appr cier la vitesse de
transformation des immobilisations en liquidités en calculant les ratios suivants :

et

3
LES RATIOS DE STRUCTURE DU PASSIF

La part relative de chaque catégorie de ressources peut être calculée en fonction du


total du bilan.

Ce calcul doit se faire après affectation des résultats. En cas de distribution de


dividendes, les dettes à court terme seront majorées du montant de la distribution, la part des
bénéfices portée en réserves venant en augmentation des capitaux propres. En cas de résultat
déficitaire, le montant des capitaux propres devra être réduit d’un montant égal à celui de la
perte.

La structure de l’endettement d’une entreprise obéit à certaines règles générales. On


estime notamment que si les capitaux propres représentent plus de 2/3 du total des ressources,
l’entreprise dispose d’une bonne marge d’endettement ; s’ils en représentent plus de la moitié,
elle peut encore recourir à l’emprunt ; en revanche, si le ratio est inferieur, l’entreprise est
dans une situation telle que les éventuels prêteurs seront à la fois plus rares et plus exigeants.

Le ratio d’endettement ou d’autonomie financière est le rapport :

otal de l endettement

LES RATIOS DE SYNTHESE

C’est à partir de la confrontation entre la liquidité des éléments d’actif et l’exigibilité


des dettes que l’on pourra apprécier la situation financière de l’entreprise. Les ratios les plus
significatifs sont donc ceux qui donnent une mesure de l’équilibre entre les éléments d’actif et
du passif.

Les ratios de financement

Une entreprise cherche à financer ses emplois par des ressources dont le délai
d’exigibilité est voisin de leur délai de réalisation. Une limite arbitrairement fixée à l’année
permet de distinguer d’une part les actifs peu liquides et les dettes peu exigibles, d’autre part
les actifs dont le degré de liquidité est élevé et les dettes exigibles à court terme.

Une règle de prudence veut qu’une entreprise consacre une partie de ses ressources
permanentes (à plus d’un an) au financement d’une partie de ses actifs. Il y a en effet un
décalage entre les flux d’entrées (achats de matières et de marchandises, paiement des salaires
et des autres dépenses) et les flux de sorties (ventes). Ce décalage tient aux opérations de
production et dépend de la nature de la nature de l’activité. Il peut être réduit par les délais de
paiement que l’entreprise obtient de ses fournisseurs ; il est allongé par le crédit qu’elle
consent à ses clients.

4
Parmi les ratios de financement ou les ratios de l’équilibre financier, le ratio de
financement des immobilisations est le plus souvent utilisé :

Au numérateur figurent les fonds propres, l’endettement à long et moyen terme et les
provisions ayant un caractère de réserve ; au dénominateur les immobilisations nettes et les
autres valeurs immobilisées après déduction des provisions pour dépréciation.

Ce ratio représente le taux de couverture des emplois financés par des ressources
permanentes. S’il est inferieur à 1, c’est que l’entreprise finance une partie de ses
immobilisations par des dettes a court terme : cette situation n’est pas nécessairement
dangereuse si l’entreprise réalise son stock dans de brefs délais, accorde peu de crédit à ses
clients et si ses fournisseurs lui consentent d’importants délais de paiement.

Mais, parce que ces conditions sont rarement remplies, la situation normale est celle
où le ratio est supérieur à 1, ce qui traduit un fonds de roulement positif. Un ratio élevé n’est
pas nécessairement l’indice d’une excellente santé financière ; il peut être dû à un excès de
disponibilités, à la présence de stocks anormalement élevés par suite soit d’un ralentissement
des ventes, soit d’achats très importants. Un ratio élevé peut être la conséquence d’une
politique très libérale à l’égard des clients. Une autre cause peut tenir à un recours trop faible
au crédit fournisseurs.

Il n’est guère possible de fixer une valeur idéale pour un tel ratio, car il exprime un
équilibre à posteriori et n’indique pas si cet équilibre est satisfaisant compte tenu des besoins
de l’entreprise. Une comparaison du ratio dans le temps renseigne sur l’évolution de cet
équilibre, mais ne dit pas s’il est optimum.

L’étude du ratio de financement des immobilisations est complétée par celle du


rapport des capitaux propres aux immobilisations nettes :

qui indique le taux de couverture des emplois financés par des capitaux propres. On considère
que le ratio est excellent s’il est égal ou supérieur à 1. En effet, dans ce cas, la totalité de
l’actif immobilisé est financée par des capitaux propres.

Le rapprochement des deux ratios précédents permet de mesurer la capacité d’emprunt


d’une entreprise :

5
Lorsque ce ratio est inferieur à 0,5, on considère que la capacité d’emprunt de
l’entreprise est saturée. Elle ne trouvera de prêteurs complémentaires qu’en offrant de solides
garanties, en s’engageant notamment à accroître ses capitaux propres.

La relation entre les capitaux propres et l’endettement à long et moyen terme peut
aussi être exprimée par le ratio :

dont la limite inferieur est 1.

Les ratios précédents permettent d’analyser la structure financière de l’entreprise à une


daté déterminée. On peut en calculer d’autres en rapprochant non plus les chiffres d’un même
bilan mais leur variation d’un bilan à l’autre.

Ainsi calculera-t-on le ratio :

qui caractérise la politique d’investissement menée par les dirigeants.

Si le ratio est inferieur à 1, c’est que l’entreprise ne remplace pas complément le


matériel usé. Le bilan présente une plus grande liquidité de ce fait, mais une politique
d’investissement est rarement salutaire à long terme.

Le ratio mesure la contribution propre de l’entreprise


au financement de ses investissements. Un ratio élevé est un signe d’indépendance vis-à-vis
des actionnaires et des prêteurs. L’autofinancement a cependant un coût, un coût de
substitution. Si l’entreprise n’utilise pas les bénéfices mis en réserves pour réaliser des
investissements rentables, les actionnaires seront incités à vendre leurs titres pour placer leurs
fonds dans des valeurs plus rémunératrices.

2. LES RATIOS DE FINANCEMENT DES ACTIFS CIRCULANTS

Un indicateur très utile consiste à calculer la part des actifs circulants couverte par le
fonds de roulement :

Un ratio égal à 1 signifie que l’ensemble du passif est constitué par


des capitaux permanents ; un ratio égal à 0, que le fonds de roulement et inexistant.

Comme il est rare que le fonds de roulement soit supérieur à la totalité des valeurs
d’exploitation, on calcule souvent le ratio :

6
L’amélioration du fonds de roulement ne saurait être le seul objectif de l’entreprise :
l’investissement conditionne son maintien et sa croissance. L’augmentation des besoins en
fonds de roulement est une conséquence de la croissance.

3. LES RATIOS DE TRESORERIE

Alors que les ratios de financement permettent d’apprécier l’équilibre financier global
et la solvabilité générale de l’entreprise, les ratios de trésorerie ont pour objet de mesurer la
solvabilité à court terme.

Une entreprise utilise pour faire face aux échéances, les valeurs disponibles (encaisse,
comptes chèques postaux et comptes débiteurs au bilan) auxquelles on peut ajouter le
« presque disponible » (near money) constitué par les chèques à encaisser, les valeurs
réalisables dans de courts délais.

Le ratio de trésorerie immédiate :

permet de juger de la capacité de l’entreprise à faire face à ses échéances. Un ratio égal à 1
traduirait une trésorerie pléthorique due à une mauvaise gestion financière. Le niveau
optimum de ce ratio ou de la trésorerie de l’entreprise ne peut être apprécié qu’en fonction des
dépenses et des recettes prochaines.

Une autre façon de mesurer la capacité de l’entreprise à payer ses dettes consiste à
calculer le « ratio de trésorerie relative » :

Ce ratio est généralement inférieur à 1. Son niveau est naturellement différent suivant
la nature d’activité de l’entreprise, mais si la vitesse de rotation des stocks est élevée, un ratio
relativement bas (voisin de 0,6 par exemple) n'est pas alarmant. Il est important de savoir,
pour apprécier ces ratios, si une opération d'escompte des effets en portefeuille n'a pas été
réalisée.

Au total si les ratios calculés à partir des bilans de fin d'exercice donnent une
évaluation correcte du degré de solvabilité globale de l'entreprise, les ratios de trésorerie ne
sont que des instruments de comparaison, soit pour une entreprise sur plusieurs périodes, soit
pour plusieurs entreprises appartenant à un même secteur.

4. LES RATIOS DE GESTION FINANCIERE

Ces ratios prennent en considération le volume de l‘activité de l’entreprise, en


particulier en mesurant la vitesse de rotation des biens réels, physiques et des biens financiers
(créances ou dettes).

a. Les ratios de rotation du capital

7
Le ratio de rotation de l’actif : (hors taxes) permet de calculer la
rotation de l’ensemble des capitaux engagés dans l’entreprise : il traduit l’habileté avec
laquelle les dirigeants tirent parti des moyens dont ils disposent : c’est sur longue période que
l’on peut porter un jugement correct sur ce ratio. En effet, la croissance du chiffre d’affaires et
l’expansion de l’entreprise ne peuvent résulter que d’investissements dont la pleine rentabilité
ne se trouvera assurée qu’après quelques années.

b. La rotation du stock

Elle peut être exprimée par deux ratios :

- le premier : indique le nombre de fois que le stock a été


renouvelé pendant la période ;

- le second : permet d’apprécier le délai moyen (exprimé


en nombre n de jours ou mois) d’écoulement du stock.

Au bilan comme au compte d’exploitation, le stock est le plus souvent exprimé hors
taxes, l’entreprise ayant le droit de déduire avec un décalage d’un mois la taxe qu’elle a
acquittée sur ses achats de la taxe payable sur ses ventes. Il est alors recommandé de
rapprocher le stock total de l’entreprise du prix de revient des marchandises vendues :

Plus la vitesse de rotation des stocks est élevée, plus l’entreprise peut réaliser un
volume d’affaires élevé avec un même volume de capitaux immobilisés. En outre, la détention
d’un stock entraîne des charges d’exploitation importantes (personnel, loyer) et,
éventuellement, des charges financières consécutives au financement de la construction des
locaux. On voit donc l’avantage que l’entreprise peut retirer d’une vitesse de rotation élevée.
Ce ratio est déterminant dans certaines entreprises pour obtenir une rentabilité élevée.

c. La rotation des postes « clients » et « effets à recevoir » ou délai de


recouvrement des créances

Le délai de recouvrement des créances est exprimé par le rapport entre le montant des
comptes clients et effets à recevoir et le chiffre d’affaire généralement présenté en nombre de
jours.

d. la rotation de la « dette fournisseurs » ou délai de règlement des dettes

Pour assurer sa trésorerie, l’entreprise peut tenter d’accroitre la vitesse de rotation de


son stock, réduire les délais de paiement qu’elle accorde à ses clients, remettre à l’escompte
une partie de son portefeuille d’effets à recevoir ; elle peut aussi essayer d’obtenir de ses
fournisseurs de plus long délai de paiement.

8
L’allongement de la période de crédit accroit le volume des capitaux extérieures mis à
la disposition de l’entreprise. Mais la détention de ces capitaux entraine un cout, fonction du
délai de règlement et des frais administratifs entrainée par la gestion des effets à payer.

e.les ratios de rentabilité et de rentabilité et de rendement financier

Les ratios de rentabilité et de rendement ont pour but de mesurer le rapport


profit/capital.

On distinguera les ratios de rentabilité proprement dits des ratios de rendement


financier utilisés dans les milieux boursiers.

Les ratios de rentabilité

On apprécié généralement l’efficacité commerciale d’une entreprise par le niveau de


sa marge bénéficiaire brute ou nette.

marge brute

marge nette

La rentabilité est donc fonction du volume d’activité et de la marge nette :

Ou encore : x

Soit : Rentabilité = rotation des capitaux x marge nette

Les ratios de rendement financier

On désigne ainsi les ratios de rentabilité fondés sur la référence à la capitalisation


boursière, c'est-à-dire l’évaluation du capital de l’entreprise à partir de la valeur de la cotation
en bourse des titres de la société.

La capitalisation boursière égale :

Le nombre de titres composant le capital x cours du titre en bourse

Les ratios sont exprimés soit en pourcentages, soit sous forme de coefficients :

Ces ratios permettent d’apprécier le rendement du placement des capitaux offerts par
une société.

9
Les revenus proprement dits d’un tel placement se calculeront par le rapport :

x
è

LES RATIOS
QUI PUBLIE LES RATIOS ? LESQUELS ?

Depuis près de deux décennies, l’analyse des entreprises par la méthode des ratios a
pris une importance considérable en raison de sa facilité d’utilisation et des enseignements
qu’elle permet de dégager. Les ratios sont devenus un outil indispensable pour les études de
productivité, de gestion et surtout de comparaison inter-entreprise, que dans les fédérations
professionnelles et les organismes financiers, on assiste à une multiplication du nombre
d’organismes publiant des ratios. Rares sont, en revanche, les entreprises qui publient les
ratios qu’elles utilisent. Peu nombreuses même sont les sociétés cotées en Bourse, qui fassent
figurer des ratios dans leurs rapports annuels. Il est cependant probable que bien des sociétés
utilisent des ratios pour les besoins de leur gestion ; un certain nombre d’entre elles
participent d’ailleurs à des « enquêtes-ratios » organisées par leurs fédérations
professionnelles.

Parmi les principaux organismes qui publient des ratios pour différents secteurs
d’activité, il importe de mentionner1:

1. la Centrale des Bilans de la Banque de France qui édite pour chaque secteur des fascicules
des ratios. L’adhésion à la Centrale des Bilans est volontaire. Chaque entreprise remplit
différents formulaires contenant son classement à l’intérieur d’une nomenclature d’activités
professionnelles ainsi que les documents comptables présentés sous forme normalisée, et une
fiche de ratios économiques et financiers, dont la liste est publiée en annexe I.

La nomenclature retenue par la Centrale des Bilans comporte 75 secteurs, chacun d’eux étant
divisé en « familles professionnelles ». Les publications comprennent pour chaque secteur :

- des tableaux descriptifs comportant a) des renseignements comptables avec répartition des
entreprises de l’échantillon en fonction de leurs effectifs, de leur chiffre d’affaires, de leur
valeur ajoutée… b) des données extra-comptables (localisation régionale de l’emploi,
ventilation des activités secondaires, degré d’intégration du secteur…),

- des états regroupant, toujours pour chaque secteur ou famille, l’ensemble des bilans, des
comptes d’exploitation, des tableaux de financement,

1
L’énumération qui suit est certainement loin d’être exhaustive ; l’échantillon recensé est, en effet, simplement
indicatif.

10
- des séries de ratios, avec pour chacun d’eux le pourcentage de la population, correspondant
aux différentes valeurs du ratio ; les calculs sont effectués pour chaque famille
professionnelle, pour chaque tranche de valeur ajoutée, et pour chaque tranche de production,

2. la S.E.F.2 qui publie pour des entreprises cotées en Bourse et pour un certain nombre de
secteurs, des brochures contenant les comptes des différentes entreprises pour quatre années
ainsi que les 22 ratios se rapportant à ces entreprises. Pour chaque groupe et sous-groupe
d’activité, les ratios moyens sont présentés pour les quatre années de l’enquête (voir annexe
II) ;

3. la Centrale des Bilans du Crédit National qui a établi pour une période allant de 1964 à
1968 un échantillon « Industrie » de 628 entreprises appartenant à 26 secteurs. A partir de cet
échantillon ont été élaborés 23 ratios dont la liste figure en annexe III. Pour chacun de ces
ratios sont donnés la moyenne, l’écart-type, la médiane et les quartiles.

4. l’I.N.S.E.E. qui a publié dans la revue Economie et Statistique une batterie de ratios,
inspirés des concepts et de la structure des comptes nationaux, mais susceptibles d’être
calculés directement à partir des comptes de l’entreprise. Les concepts ainsi élaborés
préfigurent en quelque sorte « les systèmes intermédiaires des futurs comptes nationaux » ; les
23 ratios publiés en annexe IV sont donc pour la plupart explicités dans la terminologie de la
comptabilité nationale. Il est à noter que ces ratios sont utilisés par la Centrale des Bilans de la
Caisse des dépôts et consignations.

5. la D.A.F.S.A.3 qui publie pour chaque entreprise faisant l’objet d’une de ses fiches des
ratios financiers et boursiers. (Voir annexe V.)

6. les Creditmen américains qui utilisent pour estimer la situation financière d’une entreprise
les ratios figurant en annexe VI, chacun d’eux faisant l’objet d’une pondération.

7. « Dun and Bradstreet » qui publie des « Key Business Ratios » dont la liste figure en
annexe VII.

Rares sont, en revanche, les Fédérations professionnelles qui dressent des ratios. Citons :

1. la Fédération de la bonneterie qui effectue chaque année une étude « ratios » établie à partir
d’un échantillon d’entreprises. Les résultats sont ventilés en fonction de la taille des
entreprises et de leur type de production. Pour chaque ratio sont calculés la moyenne, le mode
et l’écart-type.

2. la Fédération de la machine-outil qui procède à une étude du type avec des ratios
semblables. La liste de ces ratios est publiée en annexe VIII.

3. le Centre d’étude et de productivité des papiers, cartons et celluloses qui publie une liste de
36 ratios établie à partir des comptes de 89 entreprises. L’évolution des ratios couvre la

2
Société d’Etudes Financières
3
Documentation et Analyse Financière des Sociétés Anonyme.

11
période de 1965 à 1969. Les entreprises sont classées en fonction de la taille et de la nature de
leur activité. (Voir annexe IX.)

4. la Fédération française des syndicats patronaux de l’imprimerie et des industries graphiques


qui calcule un certain nombre de ratios de gestion dans ses statistiques professionnelles
annuelles. La Fédération établit d’autre part des « comparaisons annuelles de gestion
interentreprises ». Ces comparaisons sont effectuées à partir de 8 ratios dont la liste figure en
annexe X.

5. le Centre de productivité de la chaudronnerie qui dresse une liste détaillée de ratios établie
à partir d’un échantillon de 24 entreprises. L’évolution de ces ratios est établie sur plusieurs
années. Pour chacun d’eux ont été calculés les quartiles et la médiane. (Voir annexe XI.)

6. le syndicat général des fondeurs de France qui a mis au point une liste de 10 ratios calculés
à partir d’un échantillon de 189 entreprises. Cette liste figure en annexe XII.

7. le Centre national de productivité des industries de la chaussure qui a calculé de nombreux


ratios à partir d’un échantillon limité d’entreprises. Ces ratios figurent en annexe XIII.

La Direction Générale des Impôts utilise également un certain nombre de ratios pour
vérifier l’exactitude des déclarations fiscales et « détecter ainsi les anomalies intrinsèques de
déclarations telles que celles-ci peuvent apparaître à travers les bilans ». Les neuf ratios
utilisés figurent en annexe XIV.

Certains ratios sont utilisés par tous les organismes, d’autres au contraire ne sont
employés que par quelques-uns. Il est intéressant de connaître les ratios sur lesquels le
consensus s’est en quelques sorte réalisé et ceux qui répondent à sur lesquels le consensus
s’est en quelque sorte réalisé et ceux qui répondent à un besoin spécifique. Pour procéder à ce
recensement, les ratios ont été regroupés par grandes catégories, à savoir : ratios financiers,
ratios de gestion, ratios de rentabilité…

Quel sont les ratios de structure financière les plus utilisés ?

Les ratios de structure financière sont ceux que l’on rencontre le plus souvent. Ils sont
en effet des instruments essentiels dans l’analyse de la liquidité et de la trésorerie des
entreprises.

A. Certains ratios de structure financière sont utilisés dans la plupart des études ; parmi eux on
trouve un ratio qui a une importance primordiale dans l’analyse financière, il s’agit du
rapport :

Ce ratio, parfois appelé ratio d’équilibre du bilan, indique si les emplois dits « longs »
sont bien couverts par des ressources dites « longues ».

Quant au fonds de roulement il est fréquemment mis en évidence par le ratio de


liquidité :
12
à

Le ratio de solvabilité est aussi très souvent rencontré :

Ce ratio qui indique la structure des capitaux permanents est un indice du degré
d’indépendance de l’entreprise.

B. Ces trois ratios fondamentaux comportent de nombreuses variantes.

Ainsi les stocks sont-ils ajoutés aux valeurs immobilisées dans le ratio d’équilibre financier
publié par l’I.N.S.E.E. :

La Centrale des bilans du Crédit national publie un ratio de couverture des


immobilisations par les fonds propres :

Si ce ratio est supérieur à 1, les fonds propres couvrent non seulement les
immobilisations, mais aussi une partie des valeurs d’exploitation.

Le ratio de trésorerie est souvent présenté en fonction des caractéristiques de chaque


profession ; ainsi le rencontre-t-on dans le secteur du Bâtiment sous la forme suivante :

Le ratio de trésorerie est dans certains secteurs, dont la bonneterie, complété par le
ratio de liquidité générale :

Ce ratio est surtout significatif dans une étude comparative de bilans successifs.

Pour calculer la part des actifs circulants couverte par le fonds de roulement, la
Centrale des bilans de la Banque de France et le Centre de production des Industries du papier
utilisent le ratio :

Un ratio égal à 1 indiquant que l’intégralité de l’actif circulant est financé par des
capitaux permanents.

13
L’I.N.S.E.E., pour sa part, rapporte le fonds de roulement au volume des ventes
mensuelles, le ratio ainsi obtenu permet à l’entreprise de connaître le nombre de mois de
vente financés par des capitaux permanents.

Pour mesurer dans le temps l’accroissement des dettes à court terme, l’industrie des
pâtes et papiers se sert du ratio :

Ce ratio peut utilement être complété par celui publié par l’I.N.S.E.E. :

Ce rapport indique la capacité de l’entreprise à rembourser ses dettes à terme ; la


capacité d’autofinancement étant le solde des comptes de l’entreprise avant distribution aux
actionnaires et avant déduction des amortissements et provisions.

Certaines banques dégagent le délai de recouvrement des créances sur la clientèle


grâce au ratio :

Le ratio de solvabilité est souvent présenté sous forme de rapport entre les dettes à
plus d’un an et les fonds propres, tel est notamment le cas pour l’I.N.S.E.E. et le Crédit
National.

Dans le « tableau de bord de l’industrie du bâtiment » les fonds propres sont rapportés
non seulement aux dettes à plus d’un an, mais l’ensemble des dettes inscrites au passif ; le
ratio s’écrit de la manière suivante :

Quant à la S.E.F. elle publie un ratio très voisin :

Un autre ratio, publié par la Shell met en évidence les garanties dont peuvent disposer
les créanciers d’une entreprise, il s’agit du rapport :

Il est à noter que ce ratio risque d’être artificiellement élevé, si les amortissements ont
été insuffisants ou si une moins-value n’a pas été provisionnée ; c’est pourquoi la Fédération
de l’imprimerie et des industries graphiques et de nombreux autres organismes ou sociétés
prennent également en considération le rapport :
14
Ce ratio est, au demeurant, plus un ratio dit « porteur d’avenir » qu’un ratio de
structure financière.

Quels sont les ratios de rotation les plus utilisés ?

Les ratios de rotation les plus rencontrés sont ceux de rotation des stocks et de rotation
des capitaux circulants.

Le ratio de rotation des stocks est généralement écrit de la manière suivante :

Ce ratio indique combien de fois les stocks tournent durant l’année, la rotation devant
être la plus rapide possible. Les stocks immobilisés coûtent en effet de l’argent à l’entreprise :
elle doit non seulement rémunérer les capitaux qui les financent, mais aussi payer les frais
d’assurance de ces stocks et de la location des locaux qu’ils occupent. Cependant, l’entreprise
doit veiller à éviter toute rupture de stocks.

Quant à la rotation des capitaux circulants, elle est habituellement appréhendée par le
rapport :

En raison des particularités économiques propres à certains secteurs d’activité ces


ratios sont aménagés par les organismes officiels ou professionnels. Ainsi les Fondeurs
calculent-ils un ratio de rotation d’actif sous la forme :

Pour les entreprises produisant des biens de consommation, les ratios de rotation sont
affinés. Ainsi l’industrie de la chaussure publie-t-elle les ratios suivants :

- rotation du réalisable et disponible :

- rotation de l’exigible :

Quant à l’industrie des pâtes et papiers, elle publie un ratio de rotation de capitaux
propres :

15
qui indique combien de fois l’entreprise a fait tourner ses ressources propres au cours d’un
exercice.

L’industrie du bâtiment utilise, pour sa part, le ratio suivant :

è
( )

Quels sont les autres ratios de gestion et les ratios « porteurs d’avenir » les plus utilisés ?

Les ratios de gestion les plus employés sont ceux du type :

Ce ratio mesure la part de valorisation dans les biens créés ou transformés par la firme.
Ce ratio est souvent complété par le suivant (industries du papier, industries graphiques) :

A ce rapport, qui permet de mesurer la productivité moyenne par ouvrier, nombre


d’organismes ajoutent le ratio qui mesure la productivité de chaque franc de salaires versés :

Quant à l’expression elle est supposée indiquer la productivité d’une


heure de travail. La Centrale des Bilans de la Banque de France publie un ratio permettant de
déterminer les frais de personnel moyens par salarié :

Le ratio suivant, publié par la Fédération de la bonneterie, indique la part des ventes
consacrée aux amortissements :

Quant à la Direction Générale des Impôts et la Centrale des Bilans de la Banque de


France, elles calculent la part de la valeur ajoutée affectée aux amortissements :

16
Il ne suffit cependant pas de savoir combien l’entreprise amortit, le montant de ses
investissements est tout aussi important puisqu’il est significatif de la capacité de survie et de
croissance de l’entreprise.

Ainsi la Shell calcule-t-elle le ratio :

qu’elle complète par le ratio :

L’I.N.S.E.E. préconise, quant à lui, un ratio de la forme :

De nombreux organismes recourent au rapport pour


appréhender l’effort d’investissement.

La Télémécanique mesure l’évolution du chiffre d’affaires d’une année à l’autre :

Quant à la Fédération des industries graphiques, elle calcule un ratio de sous-


traitance :

qu’elle rapproche du ratio :

De nombreuses autres variantes des ratios ci-dessus sont calculés, ils figurent en
annexe des ratios techniques propres à chaque industrie.

Quel sont les ratios de rentabilité les plus utilisés ?

Les ratios de rentabilité ont pour but de mesurer le surplus monétaire ou le profit

qu’engendre l’appareil productif de la firme. C’est ainsi que le rapport est

utilisé par la plupart des organismes cités

17
D’autre ratios, tels que ou
sont également et fréquemment dégagés.
L’I.N.S.E.E publie deux ratios assez voisins pour mesurer la productivité des moyens
d’exploitation immobilisés dans l’entreprise :

Pour apprécier la rentabilité brute des capitaux affectés a l’exploitation directe.


L’I.N.S.E.E. rapproche les capitaux permanents après déduction des capitaux affectés à
l’acquisition des « autres valeurs immobilisées » de l’excédent brut d’exploitation

La quasi-totalité des organismes et des firmes recourt également aux taux de cash
flow. A savoir :

L’I.N.S.E.E publie pour sa part, un ratio voisin :

Si l’on déduit du cash flow les amortissements et les provisions, on obtient le bénéfice
net. Si l’on rapporte ce bénéfice net aux ventes, on obtient le ratio suivant. Souvent appelé
taux de marge nette. Lequel est notamment utilisé par la C.I.T.4 :

Pour ses vérification, la D.G.I. se sert du ratio :

Quant à l’industrie du bâtiment, elle calcule une marge d’autofinancement :

Quel sont les ratios de recherche les plus utilisés ?

Pour mettre en évidence l’effort de recherche d’une entreprise, le Crédit National


utilisé les ratios :

4
Compagnie Industriel de Télécommunications.

18
. .

et

et
. .

et

. .

Quant à la Fédération de la machine outil, elle se sert du ratio :

Quels sont les ratios boursiers les plus utilisés ?


De tous les ratios boursiers, le price–earning-ratio est le plus célèbre, il est tout aussi
utilisé que le R.O.I (return-on-investment).
Le P.E.R. est le rapport :

Ce ratio est souvent considéré comme un des moyens d’estimer la valeur d’une
entreprise.
Nombre d’analystes financiers utilisant également le ratio :

è
La C.I.T complète ce ratio par les deux rapports suivants :

è è
Le premier ratio caractérise l’aptitude de l’entreprise à crée un flux monétaire
disponible
Pour l’investissement et la distribution de bénéfices.

Le second ratio est un instrument de mesure de rentabilité immédiate de l’entreprise.

L S.E.F. public d’autres ratios à usage des investisseurs en Bourse ; tel est le cas des
rapports :

è è

19
Un autre ratio, également publié par la S.E.F. permet de suivre l’évolution dans le
temps de la politique de l’entreprise en matière de distribution de bénéfices :

L’I.N.S.E.E. quant à elle, publie un taux de distribution qui s’écrit de la manière


suivante :
è

Ce ratio donne la part de la capacité d’autofinancement qui est distribuée.

Au total, si le nombre d’organismes, tant professionnels que financiers, publiant


aujourd’hui des ratios, va croissant, il demeure toutefois relativement faible.
Parmi les ratios employés par les diverses institutions et fédération, la plupart d’entre
eux sont communs à quelques variantes prés. Certains organismes ou entreprises utilisent
toutefois des ratios plus spécifiques en raison de leur spécialisation ou du secteur d’activité
qui les concerne.
Il semblerait de plus que certains ratios publiés par les organismes professionnels
soient caractéristiques du secteur considéré, ceci étant principalement vérifié pour les ratios
techniques.

20
LISTE DES ANNEXES

PAGES

I. Ratios utilisés par la centrale bilas de la banque de France 13


II. Ratios publiés par la S.E.F 15
III. Ratios publiés par le Crédit National 17
IV. Ratios publiés par L’I.N.S.E.E 19
V. Ratios publiés par la D.A.F.S.A 21
VI. Ratios utilisés par les Creditmen américains 22
VII. Ratios utilisés par Dun and Bradstreet 23
VIII. Ratios publiés par les Fédérations de la Bonneterie et la Machine-outil 24
IX. Ratios publiés par le centre de Productivité de Papier, Carton et Cellulose 25
X. Ratios publiés par la Fédération française des syndicats patronaux de
l’imprimerie et des industries graphiques 26
XI. Ratios publiés par le centre de productivité de la chaudronnerie et de la tôlerie 27
XII. Ratios utilisés par le syndicat des fondeurs 28
XIII. Ratios publiés par le centre National de Productivité des industries de la
chaussure 29
XIV. Ratios utilisés par la Direction Générale des Impôts 30

21
ANNEXE I

Ratios utilisés par la Centrale des bilans de la banque de France

A. A.CARACTERESTIQUE ECONOMIQUES

1. %

2. (milliers de francs)

3. (milliers de francs)

4. %

5. %

B. STRUCTURE FINANCIERE

1. %

2. %

3. %

4. %

C. RENTABILITE

1. %

2. %

3. %

4. %

22
D. GESTION

1. %

2. %

3. %

4. (nombre de jours)

5. (nombre de jours)

E. RATIOS COMPLEMENTAIRES

1. %

2. %

3. %

4. %

23
ANNEXE II

Ratios publiés par la S.E.F


RATIOS DE GESTION

.
FONDS DE ROULEMENT
.

. ( )
TRESORERIE
.

.
.

ENDETTEMENT
.
%
.

.
CAPITAUX
.
RATIOS DES
.
STOCKS
.

.
BRUTE
.
%
RENTABILITE
.
NETTE %
.

RATIOS D’EXPLOITATION
35. EVOLUTIONDU CHIFFRE D’AFFAIRES HORS TAXES %

.
%
.
.
CHARGES D’EXPLOITATION %
.

24
ANNEXE II suite
.
%
.
FRAIS DE PERSONNEL PAR SALARIE (000F)

CHIFFRE D’AFFAIRE HORS TAXES REALISE PAR SALAIRE (000 F)

.
BRUT %
.
RENDEMENT
.
, NET %
.

RATIOS D’INVESTISSEMENT
.
%
.

.
%
.

.
%
.
Chiffre d’affaire hors taxes (000F) réalisé pour 1. 000 F d’immobilisation brutes.

Amortissements des immobilisations brutes.

RATIOS BOURSIERS
.
%
.
.
%
.
.
%
.
.
.
%

.
%
.
.
%
.

25
ANNEXE III

Ratios publiés par Crédit national

FONDS DE ROULEMENT NET (en %)

26