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Lycée Laetitia Bonaparte Spé PT

Corrigé de Banque PT 2016 – Épreuve B

Préliminaires : Questions de cours

−−→ −−→ !
∂M ∂M
1. Le point M (u, v) est régulier si la famille (u, v) , (u, v) est libre.
∂u ∂v

2.(a) La matrice Q est orthogonale si QT Q = In .

2.(b) L’endomorphisme canoniquement associé est une rotation (éventuellement d’angle nul) si det(Q) = 1 ou une anti-
rotation (éventuellement d’angle nul, c’est-à-dire une symétrie plane) si det(Q) = −1.

Partie I : 2 surfaces

1.(a) L’intersection de S et du plan d’équation y = α a pour système d’équations cartésiennes


( √ ( √
z = (y − 2 2x)y z = α2 − 2 2α x
⇐⇒ ,
y=α y=α
c’est donc une droite. Réciproquement, tout point de S de coordonnées (x, y, z) est sur la droite correspondant à α = y .
S est la réunion de ces diverses droites, c’est donc une surface réglée.

1.(b) L’intersection de S et du plan d’équation x = β a pour système d’équations cartésiennes


( √ ( √
z = (y − 2 2x)y z = y 2 − 2 2β y
⇐⇒ ,
x=β x=β
c’est donc une parabole du plan d’équation x = β.

1.(c) i. Λγ a pour système d’équations cartésiennes


( √
(y − 2 2x)y = γ
Λγ :
z=γ
√ !
√ 0 − 2
Pour étudier la conique d’équation (y − 2 2x)y = γ on réduit la matrice A = √ de la partie quadratique : ses
− 2 1
valeurs propres ont pour somme 1 = tr(A) et pour produit −2 = det(A), ce sont donc 2 et −1.
 
1 1
On détermine des vecteurs propres associés en vue du tracé : on obtient facilement I~ = √ √ associé à la valeur
√  3 − 2
~ 1 2
propre 2, et donc J = √ associé à la valeur propre −1.
3 1
~ J~ , l’équation de la conique est donc 2X 2 − Y 2 = γ, et il s’agit

Dans le repère Oγ ; I,
~ si γ > 0 ;
• d’une hyperbole d’axe focal (Oγ , I)
~ si γ < 0 ;
• d’une hyperbole d’axe focal (Oγ , J)
• de la réunion des droites ∆1 et ∆2 d’équation
( ( √
y=0 y = 2 2x
∆1 : et ∆2 :
z=0 z=0
si γ = 0.

1.(c) ii. Pour faciliter le tracé,


√ on peut remarquer
√ que Λ1 passe par les points de coordonnées (0, 1, 1) et (0, −1, 1), tandis
que par Λ−2 passe par (1, 2, −2) et (−1, − 2, −2).

1
y

b ~j

J~ Λ−2
Λ1

∆1 : y = 0 Oγ ~i x

x
b
I~
2 2
:y= √

b
∆2


1.(d) Posons F (x, y, z) = (y − 2 2x)y − z pour tout (x, y, z) ∈ R3 . F est de classe C1 sur R3 et on a
 √ 
−2 2y

→ √
∀ (x, y, z) ∈ R3 , ∇ F (x, y, z) =  2y − 2 2x  6= 0 ,
−1

donc une équation cartésienne du plan tangent à S en M0 est


√ √
(x − x0 )(−2 2y0 ) + (y − y0 )(2y0 − 2 2x0 ) + (z − z0 )(−1) = 0
√ √ √
⇐⇒ − 2 2y0 x + 2(y0 − 2x0 )y − z = 2y02 − 4 2x0 y0 − z0
√ √ √ √
⇐⇒ − 2 2y0 x + 2(y0 − 2x0 )y − z = 2y02 − 4 2x0 y0 − (y02 − 2 2x0 y0 )
M0 ∈S
√ √ √
⇐⇒ 2 2y0 x + 2( 2x0 − y0 )y + z = 2 2x0 y0 − y02 .

1.(e) Pour M0 = O, le plan tangent à S en M0 est le plan d’équation z = 0. On sait déjà que l’intersection de S et de ce
plan tangent est la réunion des droites ∆1 et ∆2 .

Comme l’équation de S est z = (y − 2 2x)y, la position de S par rapport au plan d’équation z = 0 est donnée par le

signe de (y − 2 2x)y . Celui-ci est strictement positif sur la réunion des deux quarts de plan (délimités par ∆1 et ∆2 )
( (
y>0 y<0
d’équations √ et √ et il est strictement négatif sur la réunion des deux quarts de plan d’équations
y > 2 2x y < 2 2x
( (
y>0 y<0
√ et √ . Par conséquent, O est un point selle de S.
y < 2 2x y > 2 2x

2.(a) Soit M (u, v) un point de Σ, et (x, y, z) ses coordonnées. On a


√ 2
(y − 2 2x)y = (u + v)2 − 4uv (u + v)2 = (u − v)2 (u + v)2 = (u2 − v 2 ) = z ,


donc M (u, v) ∈ S.

2
2.(b) On a Σ 6= S car tous les points de Σ ont leur troisième composante z positive ou nulle, alors que S rencontre le plan
d’équation z = −2 (suivant l’hyperbole Λ−2 ).

3.(a) Soit (u, v) ∈ R2 . On a


√ √
−−→ −−→
   
2v 2u
∂M ∂M
(u, v) =  2(u + v)  et (u, v) =  2(u + v)  .
∂u 2 2 ∂v
4u(u − v ) −4v(u2 − v 2 )

Leur produit vectoriel est


 √
−−→ −−→ −8(u + v)2 (u2 − v 2 )
  
√ 2 2 2(u + v)2

→ ∂M ∂M √ 2 2
ω = (u, v) ∧ (u, v) =  4 2(u + v2 )(u2 − v2 )  = −2 2(u − v )  −2(u2 + v2 )  .
∂u ∂v √ 2 2
−2 2(u − v ) 1

Ainsi, les deux vecteurs sont colinéaires si et seulement si u2 − v 2 = 0, c’est-à-dire si et seulement si u = v ou u = −v.
L’ensemble des points non réguliers de Σ est donc la réunion des deux courbes paramétrées
√ 2  √ 2
2u − 2u
u 7−→ M (u, u) =  4u2  et u 7−→ M (u, −u) =  0 .
0 0
 √ 
 y = 2 2x
 y=0

La première est la demi-droite d’équations z=0 et la seconde la demi-droite d’équations z=0 qui sont res-
 
x>0 x60
 
pectivement incluses dans ∆2 et ∆1 .

3.(b) Il s’agit du plan passant par M (u, v) et de vecteur normal −



ω , il admet donc pour équation cartésienne
 √     √ 
x− 2uv x 2uv
 y − (u + v)2  · −
→ ω =  (u + v)2  · −
ω = 0 ⇐⇒  y  · −
→ →
ω
2 z 2
z − (u2 − v 2 ) (u2 − v 2 )
√ 2
⇐⇒ 2 2(u + v)2 x − 2(u2 + v 2 ) y + z = 4(u + v)2 uv − 2(u + v)2 (u2 + v 2 ) + (u2 − v 2 )
√ 2
⇐⇒ 2 2(u + v)2 x − 2(u2 + v 2 ) y + z = −(u2 − v 2 ) .

On retrouve l’équation obtenue à la question 1.(d) en remplaçant M0 par M (u, v).

Partie II : Une famille de courbes

1. Il s’agit de √
a 2 u2
 
−−→
u ∈ R+∗ 7 → OAa (u) =  (1 + a)2 u2  .

2
(1 − a2 ) u4

2.(a) On a √ √
−−→ −−→
   
a 2u a 2
dOAa d2 OAa
(u) = 2  (1 + a)2 u  et (u) = 2  (1 + a)2 ,
du 2 2 3
du2 2 2 2
2(1 − a ) u 6(1 − a ) u
et leur produit vectoriel est
2
−−→ 2 −−→ 4(1 + a)2 (1 − a2 ) u3 (1 + a)2
   

→ dOA a d OA a √ 2 √
n = (u) ∧ (u) = 4  −4 2 a(1 − a2 )2 u3  = 16(1 − a2 ) u3  − 2 a  .
du du2
0 0

Comme a 6∈ {−1, 1} et u > 0, −



n n’est pas nul, donc les vecteurs sont indépendants.

2.(b) Comme a 6∈ {−1, 1}, le point Aa (u) est un point régulier de Σ (question I.3.(a)), donc la normale à Σ en Aa (u) est
bien définie.

3
2.(c) Le vecteur −

n est normal au plan Pa (u) , et la normale à Σ en Aa (u) est dirigée par le vecteur −

ω (pris au point Aa (u)),
donc cette normale est incluse dans Pa (u) , pour tout u > 0, si et seulement si
 2
  √ 2 2

(1 + a) 2 2(1 + a) u

∀u > 0, −

n ·−

ω = 0 ⇐⇒ ∀ u > 0 ,  − 2 a  ·  −2(1 + a2 )u2  = 0
0 1

∀ u > 0 , 2 2 u2 (1 + a)4 + a(1 + a2 ) = 0

⇐⇒

⇐⇒ (1 + a)4 + a(1 + a2 ) = 0 ,

or (1 + a)4 + a(1 + a2) = a4 + 5a3 + 6a2 + 5a + 1 = (a2 + a + 1)(a2 + 4a + 1) et a2 + a + 1 > 0 (discriminant) donc la condition
cherchée se résume à a2 + 4a + 1 = 0 , c’est-à-dire à

a = −2 ± 3 .

Partie III : Autour de Γ−2

1.(a) On vérifie que w


~ et ~u sont bien orthogonaux et de norme 1. Il suffit (et il faut) que l’on choisisse

2 2~ 1 ~
~v = w~ ∧ ~u = i− j.
3 3

1.(b) Il s’agit des matrices √ √


 2 2 1
  1 2 2

0 3 3 3 3 0
√ √
Q1 =  0 et Q2 =  0.

− 31 2 2
  2 2
− 13

3
 3
1 0 0 0 0 1

1.(c) Q2 est symétrique et orthogonale, c’est donc la matrice représentative dans (~i, ~j, ~k) d’une symétrie orthogonale (on
pouvait aussi constater qu’elle est de déterminant −1 et de trace −1 + 2 cos θ = 1, donc θ ≡ 0 [2π]).
1
!

Pour trouver le plan de la symétrie, on cherche un vecteur propre associé à la valeur propre −1, et on trouve ν = − 2 .
√ 0
On en déduit que le plan de la symétrie est (R ν)⊥ , c’est-à-dire le plan d’équation x − 2y = 0.

1.(d) Q1 est de déterminant 1 (matrice de passage entre deux bases orthonormées directes) donc elle représente une
rotation, dont l’angle θ vérifie 1 + 2 cos θ = tr(Q1 ) = − 31 , i.e. cos θ = − 23 .
L’axe de la rotation est dirigé par un vecteur propre pour la valeur propre 1, or
√  √
2 2 1
−x + 3 y+ 3 z = 0
 
−1 2 3 2 1
3



√ 
 √
Q1 − I3 =  0 − 4 2 2  et − 34 y + 2 3 2 z = 0 ⇐⇒ x = z = 2 y ,

3 3 

1 0 −1 x−z = 0

√ !
1 2
donc un vecteur unitaire dirigeant l’axe de la rotation est ~e = √ √1 , et le plan (R ~e)⊥ de la rotation a pour équation
√ √ 5 2
cartésienne 2 x + y + 2 z = 0. √
2 1 0
1 −1
Enfin, le signe de sin θ associé à ce choix de ~e est celui de det(~i,~j,~k) (~e,~i, Q1~i) = √ 1 0

0 = √ < 0 , donc sin θ < 0
5 √ 5
2 0 1

5 2

(et même sin θ = − 3 ). Finalement, pour ce choix de ~e, on a θ ≡ − Arccos − 3 [2π].


! ′
! ′
! !  x′ = z
x x x x 
 √
2. La formule de changement de base est y = Q1 y′ ou encore y′ = QT1 y , soit y ′ = 2 3 2 x − 31 y
z z′ z′ z 
 ′ 1 √
z = 3 x + 232 y

4

3. On remplace x, y et z respectivement par −2 2u2 ; u2 et 9u4 (représentation paramétrique de Γ−2 dans le repère initial)
dans le système précédent, ce qui donne la représentation paramétrique de Γ−2 dans O; ~u, ~v , w)
~ :

′ 4
 x = 9u


y ′ = −3u2 (u > 0).


 ′
z =0
(
x′ = y ′2
Il s’agit de l’arc de la parabole d’équations correspondant à y ′ < 0.
z′ = 0
!
x(t)
4. On a compris que X(t) = y(t) et on évitera de confondre les x′ , y ′ , z ′ avec ceux des questions précédentes...
z(t)
D’après le cours, ce problème de Cauchy admet une unique solution définie sur R.
!
0
5.(a) Le vecteur 0 est manifestement vecteur propre de B−2 pour la valeur propre 2.
1 !
√ √1
Les colonnes C1 , C2 , C3 de B−2 vérifient C1 + 2 C2 + C3 = 0, donc le vecteur 2 est vecteur propre de B−2 pour la
1
valeur propre 0.  √ 
− 15 −252 0
 √ 
Enfin, la somme des valeurs propres vaut tr(B−2 ) = 3 donc la dernière valeur propre est 1, et B−2 −I3 = 
− 5
2
− 54 ,
0

− 52 − 4 5 2 1
√ !
√ 2 2
dont les colonnes C1 , C2 , C3 vérifient C2 = 2 2 C1 , donc −1 est vecteur propre de B−2 pour la valeur propre 1.
0
Il y a trois valeurs propres simples, donc B−2 est diagonalisable, et on a
   √ 
0 0 0 1 2 2 0

B−2 = P DP −1 avec D= 0 1
 0 et P =  2 −1 0.
0 0 2 1 0 1

!
a
−1
5.(b) En posant Y = P X= b on a Y ′ = (P −1 X)′ = P −1 X ′ car P −1 est à coefficients constants, donc
c
 
a′ 0 0 0
! ! !
a 0
′ −1 −1 ′ −1 ′
X = B−2 X = P DP X ⇐⇒ P X = DP X ⇐⇒ Y = DY ⇐⇒ b′ =0 1 0 b = b
c′ 0 0 2 c 2c
!
α
3
⇐⇒ ∃ (α, β, γ) ∈ R , ∀ t ∈ R , Y (t) = β et
γ e2t
! ! √ ! !
α √1 2 2 0
⇐⇒ ∃ (α, β, γ) ∈ R3 , ∀ t ∈ R , X(t) = P Y (t) = P β et =α 2 + β et −1 + γ e2t 0
γ e2t 1 0 1
 √
 x(t) = α + 2 2βet



⇐⇒ ∃ (α, β, γ) ∈ R3 , ∀ t ∈ R , y(t) = 2 α − βet

z(t) = α + γ e2t


5.(c) La solution précédente vérifie ∀ t ∈ R , x(t) + 2 2 y(t) = 5α, donc la courbe intégrale est contenue dans le plan

d’équation x + 2 2y = 5α, elle est donc plane.

5.(d) On choisit les constantes α = 0 ; β = −1 et γ = 9. On obtient la courbe intégrale de représentation paramétrique


 √  √

 x = −2 2 et 
 x = −2 2 u2
 
y = et (t ∈ R) ou encore y = u2 (u > 0)
 
z = 9e2t z = 9u4

 

t
par le changement de variable u = e 2 ; t = 2 ln(u). On a retrouvé ainsi la représentation paramétrique de Γ−2 .

5
6. Une représentation paramétrique de Γa est
 √  √

 x = a 2 u2 
 x = a 2 et
 
y = (1 + a)2 u2 (u > 0) ou encore y = (1 + a)2 et (t ∈ R).
 
2 2
z = (1 − a2 ) u4 z = (1 − a2 ) e2t

 

!
1 0 0
′ ′ ′
On a x = x ; y = y et z = 2z, donc la matrice Ba = 0 1 0 convient, pour toute valeur de a.
0 0 2
On pourrait chercher une autre matrice Ba convenable et qui soit égale à B−2 lorsque a vaut −2, mais ça présente peu
d’intérêt.

Γ−2±√3 z
Γ−2

Λ1

O
∆1

∆2

Λ−2

Paraboloïde hyperbolique ou selle de cheval (équitation) ou chips (apéro)


sont représentées les lignes de niveau Λ1 , Λ0 = ∆1 ∪ ∆2 , Λ−2 ; l’arc de parabole Γ−2 et la géodésique Γ−2−√3 = Γ−2+√3 .

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