Vous êtes sur la page 1sur 5

Organisations internationales et développent des activités juridiques

Les organisations internationales sont appelées à adopter des règles à travers leurs organes.
L’UNESCO par exemple, pour la protection du patrimoine culturel. Ce sont des règles, des
conventions prises par un organe (acte d’un organe). Chaque organe est habilité à une résolution qui
porte décision ou une résolution qui porte recommandation.
Est-ce que c’est une décision, une recommandation, un avis, un rapport ?
Cela varie selon le destinataire de l’acte et selon son objet. Si par exemple un Etat nouvellement
indépendant veut devenir membre de l’ONU, il va falloir qu’il dépose une demande auprès du
secrétaire général de l’organisation. Celui-ci va transmettre la demande au conseil de sécurité qui va
l’étudier (est-ce que l’Etat est souverain ? A-t-il une politique pacifique ? Etc. Ce sont des critères
inclues dans la charte des Nations Unies, des conditions de fond de base pour admettre un nouvel
Etat). Par la suite le conseil adopte une recommandation. Il n’admet pas. Le conseil de sécurité
prend une résolution portant recommandation, qu’il transmet à l’assemblée générale. Les membres
de cette assemblée peuvent s’opposer (veto).
Exemple : l’Espagne a été admise tardivement dû à son soutien apporté aux pays de l’axe.
Quand le conseil recommande, l’assemblée décide.
Dans ce cas l’assemblée doit prendre une décision à majorité renforcée.
-majorité simple : 50%+1. Problème : les membres ne sont pas toujours présents. D’où la majorité
relative, par rapport à ceux qui sont présents.
-majorité renforcée : on doit adopter un vote à la majorité des 2/3.
Donc, il y’a un organe qui prend une recommandation. L’assemblée va prendre une décision.

L’assemblée générale est comme un parlement. Elle vote les projets qui lui sont soumis.
Règlement interne de l’Assemblée générale :
ART 96 : « L’Assemblée générale peut créer les commissions qu’elle juge nécessaires à l’exercice de
ses fonctions »
ART 98 : «  Les grandes commissions de l’assemblée générale sont les suivantes :
a) Commission des questions de désarmement et de sécurité internationale
b) Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation
c) Commission économique et financière
d) Commission des questions sociales, humanitaires et culturelles
e) Commission des questions administratives et budgétaires
f) Commission juridique »
ART 100 : «  Chaque membre peut être représenté par une personne à chacune des grandes
commissions… »
Les commissions préparent le travail pour qu’un jour l’assemblée soit tenue de voter. Une fois qu’un
texte est voté on va recommander aux Etats membres de signer, ratifier ou adhérer.
-Signer : on ne change plus.
-Ratifier : il faut passer par le parlement.
Objectif : uniformisation du droit. Mais le droit reste relatif à ceux qui ont ratifié. Par conséquent
l’assemblée ne prend pas vraiment des décisions, dans la mesure où elle ne fait que recommander aux
Etats d’adhérer aux résolutions. Une fois que l’assemblée prend une résolution, pour qu’elle entre en
vigueur il faut s’adresser aux Etats. L’exécutif doit passer par le parlement. Cependant on fait la
distinction entre le traité dont l’objet est important de celui dont l’objet est moins important. Il y a des
textes pour lesquels l’exécutif ratifie seul, c'est-à-dire sans passer par le parlement. Toutefois
lorsqu’un traité engage par exemple les finances de l’Etat, il faut l’accord du parlement.
Au début de chaque année, devant la commission des finances, on demande à chaque ministère de
faire le point.
C’est dans les commissions que se fait le travail le plus important.
Le traité doit être adopté par une loi.
Problème : les traités qui touchent les dispositions constitutionnelles.
Exemple :
->s’il y a un traité d’union.
->Problème des frontières.
->On ne peut mettre en cause l’intégrité territoriale.
->On ne peut pas réviser la constitution à ce niveau.
=>Dans chaque constitution on va trouver une liste de matières qui ne peuvent être changées.

Il existe des régimes qui accordent de l’intérêt à la hiérarchie des normes, tandis que dans d’autres
régimes on l’ignore.
Exemple :
->Angleterre
->une loi peut modifier une autre.
->C’est le contenu de la loi qui compte.
->Une loi est égale à une autre.
->Une loi peut abroger une autre loi
=>Absence d’hiérarchie.

Par contre, là où la constitution est écrite, on fait la distinction entre les différents types de lois. Il y a
des lois qu’on applique selon des procédures spéciales. Exemple : loi des finances.
L’initiative d’une nouvelle loi vient de l’exécutif. L’adoption dépend d’un organe représentatif.

Il existe différentes catégories d’actes des organisations, pouvant être adoptées. Pour les déclarations
des droits et l’homme de l’UNESCO par exemple, on proclame.
Est-ce que la déclaration oblige ?
Cela dépend du destinataire :
Exemple :
->on veut adopter un blocus.
->C’est une décision.
->Mais le destinataire étant un Etat, on leurs laisse l’attitude d’accepter ou non 
=>c’est donc une recommandation.
=>Les actes de recommandations ont une portée morale. Ce n’est pas une contrainte au sens propre.

L’acte résultant de la résolution peut avoir pour contenu un avis. Il y a des organes qu’on met en place
pour donner un avis. L’avis peut être donné par la cour internationale de justice.
Exemple :
->pour l’admission d’un Etat nouveau.
->Si le conseil recommande et l’assemble non.
Qui est prioritaire ?
Si le conseil n’a pas recommande, est ce que l’assemblée le peut ?
->La cour internationale de justice va dire qu’il faut une liaison (actes liés) : on a besoin d’une
décision positive des deux organes.
De nouveaux acteurs participent au processus de la création des lois
-On est en 1215. Le roi d’Angleterre a un conseil qu’il réunit régulièrement. Ce conseil est composé
des forces sociales. Etant à l’époque des physiocrates, la richesse vient de la terre. Par conséquent
c’est le propriétaire qui peut être présent au conseil du roi.
->adoption des lois de finance
->limites des pouvoirs du roi
->petit à petit le pouvoir de légiférer est transmis à un organe
-Le mercantilisme a permis à une nouvelle force sociale de s’affirmer : c’est le commerçant. Les
commerçants vont commencer à conseiller le roi. On a par la suite commencé à faire des
élections (introduction de la notion de « vote représentatif »). Il fallait désigner une personne dans
chaque secteur (découpage électoral) : pour chaque zone, il fallait un représentant. Quand les
commerçants étaient élus ils obtenaient un « mandat représentatif ».
-Les syndicats : partie travailliste
-Dans les Etats où il y’a une constitution écrite il existe une hiérarchie. Quand on adopte une loi il faut
qu’il y ait un texte qui l’accompagne pour qu’il la réglemente.
Exemple :
->impôt dans le domaine agricole
->le texte va porter sur les impôts
->comment appliquer le processus ?
->qui va nous dire ceux qui sont concernés ?
->il y a un ministère de l’agriculture : il va prendre des mesures réglementaires
->mais qui va nous donner les adresses ?
->le ministère de l’intérieur
->les ministères veillent à l’application de la loi

Conférence de Bandung (1955) : un exemple du rôle des organisations internationales dans le domaine
juridique
->conférence groupant les représentants de 29 pays asiatiques et africains, qui proclamèrent leur
anticolonialisme, leur volonté d’émancipation et leur refus d’être les instruments de la rivalité des
grandes puissances (neutralisme).
->le communiqué final énonça les principes d’une politique commune. S’appuyant, dans un souci de
légalité, sur les déclarations de l’ONU, la conférence affirma le droit des peuples à disposer d’eux-
mêmes.

Distinction entre un accord en forme solennel et un accord en forme simplifié


Accord en forme solennel : ratification obligatoire. C’est un moyen de contrôle de l’exécutif. Elle
retarde un processus qui peut être urgent.
Accord en forme simplifié : entre en vigueur avec signature.
Il y a un débat entre ces deux accords. Aujourd’hui la vitesse et l’efficacité sont primordiales. Un
échange de lettres entre deux ambassadeurs peut suffire. On a rationalisé (rationaliser : organiser un
processus de manière à accroitre son efficacité) le travail de la politique étrangère de l’Etat, surtout
dans le domaine commercial et économique, où la nécessité de ratifier est un impératif.

Rapports conflictuels 
-on parle d’un conflit politique lorsqu’à la base il n’y a pas de lois, ou bien lorsqu’on on ne reconnaît
pas l’existence d’une règle.
Exemple :
->nouveau domaine d’activité 
->des usages vont se créer, coutumes, etc.
->Les procédés prennent beaucoup de temps
->on essaye alors de codifier rapidement : déclaration de principes + conventions.
->Un différent reste politique quand les Etats contestent l’existence d’une coutume ou lorsqu’ils ne
ratifient pas
->Ils vont nier l’existence de la règle : ça devient un conflit d’intérêts.

-On parle d’un conflit juridique quand les parties ne contestent pas l’existence du droit, mais ils sur
son interprétation
Exemple :
->pêche
->si on utilise des filets à petits trous : on pêche les grands poissons, ainsi que les petits
->vous n’avez pas respecté une disposition !
->quelle disposition ?
->absence de précisions de la taille des trous
=>les deux parties ne nient pas l’existence de la loi
=>ils s’opposent quant à son interprétation
Quand on a une différence de nature juridique, il est plus facile d’aller devant le juge : il va dire qui a
tort, qui a raison : arbitre
Pour les conflits de nature politique : c’est un droit qu’il faut construire

Modes pacifiques et modes non pacifiques de règlement d’un conflit


Pour le mode non pacifique il existe deux procédés : la persuasion et la force
Lorsqu’on veut imposer quelque chose on commence par le procédé de négociations. Ca va
déboucher sur un accord qui va nous faire adopter un droit (traité). Si ça ne fonctionne pas, on va tout
de suite recourir à la guerre
La partie victorieuse va imposer un droit à la partie perdante (traité d’armistice)
=>procédé politique, non pacifique
Petit à petit, on pense à abandonner la guerre et faire la paix par le droit.
On a voulu bannir la guerre, mais pas de manière absolue. On va accepter la guerre au nom de la
légitime défense.

Légitime défense contre une agression


Si par exemple un Etat est agressé par les forces d’un autre Etat, on doit saisir le conseil de sécurité.
On ne peut pas se faire justice soi-même, sauf pour la légitime défense. C’est un principe de droit
interne qui existe aussi sur le plan international. Cependant c’est tout un processus qui prend beaucoup
de temps. On est autorisé à répliquer par une attaque mais par des mesures proportionnelles. Donc
c’est réglementé, mais pas très clair. Le principe est là, mais il faut le réglementer.
Comment définir l’agression ?
Légitime défense préventive.
Exemple :
-les israéliens disaient attaquer les Etats Unis pour motif de légitime défense préventive. Il faut
vraiment être sûr qu’on va subir une agression.
- guerre préventive à laquelle nous avons assisté en mars 2003 avec l’attaque américaine contre l’Irak
Problème dans la définition de l’agression :
GOOGLE :
Jusqu’à une époque relativement récente, l’agression comme acte de l’Etat ne faisait pas encore l’objet
d’une définition établie en droit international. La communauté internationale s’attellera à l’élaboration
d’une telle définition à partir de 1967 et y parviendra sept ans plus tard lorsque l’Assemblée générale
des Nations Unies adopta en 1974 une définition de l’agression plus ou moins controversée, en tout
cas accueillie fraîchement par certains pays développés.