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7.

Pour Mgr Jean ZOA, aucun développement n’est possible sans un mûrissement des
consciences qui implique la découverte de la valeur de la responsabilité humaine et de la
rationalité. Commentez ?

Chp3 : Que devons-nous faire ? (Cf. pp. 20-22)

« De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne, au nom de
Jésus-Christ le Nazaréen, lève-toi et marche » (Ac 3, 1-10). Nous nous inspirons de ce verset
du livre des Actes des Apôtres, pour cerner le point de vue de Mgr Jean ZOA. Dans cette
optique, l’affirmation de Mgr Jean ZOA se veut interpellatrice et importante dans notre
monde d’aujourd’hui. Car nous avons reçu quelque chose, que faisons-nous de ce peu ? Au
lendemain du Concile Vatican II, cette interpellation s’est voulue nécessaire sous forme de
sonnette d’alarme ou encore de prise de conscience. Mgr Jean ZOA reprend les termes du
Concile Vatican II et nous invites à plus de responsabilité en ce que nous avons et ce que nous
recevons pour une bonne autonomie. Etre conscient que le développement ne viendra pas
d’ailleurs mais de notre engagement, de notre savoir-faire, de notre lucidité, de notre
murissement de conscience. Nos consciences doivent murir face aux réalités de ce monde
pour, effectivement, devenir des artisans du développement dans notre Afrique. Comme le
dirait Mgr Jean ZOA, qu’il s’agit ici de la situation exceptionnelle de l’Afrique axée sur son
développement : celui d’un progrès total de l’homme, répondant aussi bien aux besoins de
son corps, qu’à ceux de son âme, de son intelligence et de sa volonté. En ce sens le Concile
nous appelait à être des hommes et des femmes responsables, c’est-à-dire capable de diriger,
de gérer et de créer, pour subvenir aux besoins concrets de sa vie (Evangelii Nutiandi) ; à
prendre en compte la valeur inouïe en nous. Nous avons du potentiel, chacun de nous à une
valeur, en prendre conscience est nécessaire, mais aussi avoir le sens de responsabilité.

Au fond, la question reste de savoir comment on peut parvenir au développement à


partir de l’homme ? Pour Mgr Jean ZOA, l’homme reste l’acteur principal de son
développement. Doté de la raison, il doit être conscient que son développement dépond de son
savoir-faire, de son génie.

Pour Mgr jean ZOA, avoir le sens de responsabilité consiste à se mettre résolument au
travail pour le bien de tous en vue du développement. Selon lui, le problème du
développement ne peut être résolu tant que par nous-mêmes (l’homme est au centre de ce
développement). Le cas de l’Afrique nous est éloquent, car l’africain ne saurait trouver des
réponses à certains problèmes qui l’habite que si et seulement si il se met au travail. Mais
certains facteurs peuvent aussi compromettent ce développement :

- Facteurs sociologique (où le plus ancien a le pouvoir et a toujours raison) : pas moyen
de développer une personnalité individuelle ;
- Facteurs philosophique (où l’africain croyait à un monde de l’au-delà) : on se réfugie
dans un monde surnaturel ;
- Facteurs de colonisation (où l’occupant devient maître et tuteur) ;
- Facteurs de spiritualité (où il s’agit de se débarrasser de tout ce qui endorme l’africain)

Il est d’une importance que l’Eglise d’Afrique, à tous les niveaux, joue son rôle d’éveiller de
conscience morale en vue de la guérison des maux qui affectent la société, ses fidèles.