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ACTION DE L’INSULINE SUR LA GLYCEMIE

UNIVERSITE DE LOME REPLUBLIQUE TOGOLAISE


FACULTE DES SCIENCES Travail – Liberté – Patrie
DEPARTEMENT DE BIOLOGIE
ET PHYSIOLOGIE ANIMALE

UE BIO 332 : TP DE PHYSIOLOGIE DES REGULATIONS

Rapport du TP : ACTION DE L’INSULINE SUR LA GLYCEMIE CHEZ LE


LAPIN

Membres du groupe

Numéro de carte Noms et prénoms

172776 AGBODZA Yawo Mensah J.

184352 ALI EGBATAO Richala

153325 ATCHALE Essohana

163392 KATAKPAOU - TOURE Farid

164465 KILI Essohouna Fulbert

149268 OGNIBO Adékonlé

184152 OURO - BODI Amina

184023 OURO - GOUNI Moussilihou

374262 TCHERO Komi Clément

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ACTION DE L’INSULINE SUR LA GLYCEMIE

SOMMAIRE

INTRODUCTION

I. MATERIELS

II. PROTOCOLE EXPERIMENTAL

III. RESULTATS

IV. ANALYSE ET INTERPRETATION

1. ANALYSE

2. INTERPRETATION

CONCLUSION

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ACTION DE L’INSULINE SUR LA GLYCEMIE

INTRODUCTION

Le glucose joue un rôle très important dans l’organisme et est la principale


source d’énergie utilisable pour les cellules. La glycémie est le taux de glucose
dans le sang plus précisément dans le plasma. Sa valeur varie entre 0.7 et 1 g/l
pendant le jeûne et peut atteindre 1.4 à 1.5g/l après un repas riche en glucide. La
régulation de la glycémie est assurée par un ensemble de corrélations
hormonales dont l’insuline, qui est une hormone secrété par les îlots de
Langerhans du pancréas. L’objectif de notre manipulation est d’étudier l’action
de l’insuline sur la glycémie du lapin.

I. MATERIELS

Au cours de notre manipulation nous avons eu à utiliser : un lapin à jeun, une


solution d’éthyle carbamate(anesthésie), une solution d’héparine(anticoagulant),
une solution d’insuline, le NaCl à 9%, une solution de glucose à 2g/l, une
solution de glucose oxydase, des pipettes et micropipettes, les tubes à essai, les
cônes, les seringues, la trousse à dissection, la centrifugeuse, le réfrigérateur, le
bain-marie, le fil à ligature, le garrot, le vortex, le spectrophotomètre, le bécher,
les cathéter, la balance et le portoir métallique.

II. PROTOCOLE EXPERIMENTAL

Après avoir pesé l’animal à jeun pendant 24h, on isole et intube la veine
marginale se trouvant au niveau de l’oreille. A travers cette veine on injecte de
l’éthyle carbamate. Ensuite on immobilise l’animal sur le dos à l’aide des cordes
et on met à nu la veine saphène après avoir placé un garrot à la base de la cuisse.
On effectue alors une micro ouverture de manière à envoyer et fixer un cathéter
dans la veine par laquelle on injecte de l’héparine pour empêcher la coagulation.
Par la suite on isole la carotide au niveau du cou de l’animal dans laquelle on
introduit un cathéter qu’on maintient avec un clamp. On prélève dans un tube
1ml de sang servant de témoin qu’on met au frais. Au temps nommé T0 on

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ACTION DE L’INSULINE SUR LA GLYCEMIE

injecte par la saphène 0,1ml d’insuline à 40µl que l’on complète par 0,5ml de
NaCl à 9% puis on pousse avec 0,2ml de sérum physiologique. Ensuite on fait
des prélèvements de 1ml de sang au niveau de la carotide à des temps
déterminés : T0+15min ; T0+30min ; T0+45min ; T0+60min ; T0+90min ; T0+120min. On
centrifuge le sang prélevé à 2500 tours/min pendant 10min puis on recueille le
surnagent dans les tubes à l’aide d’une micropipette automatique. A partir d’une
solution mère de glucose à 2g/l on prépare une gamme de solution étalon à
0,5g/l ; 1g/l ; 1,5g/l comme l’indique le tableau ci-dessous :

Gamme de 0g/l 0,5g/l 1g/l 1,5g/l


dilution
Volume de la 0ml 0,25ml 0,5ml 0,75ml
solution mère
à prélever
Volume d’eau 1ml 0,75ml 0,5ml 0,25ml
à ajouter
Volume total 1ml 1ml 1ml 1ml
de la solution

Tableau récapitulatif de la préparation de la gamme étalon

On dépose à l’aide d’une pipette 2ml de solution de Glucose oxydase dans 17


tubes à essai propres auxquels on ajoute à l’aide d’une micropipette 15µl de
solution prélevée dans chaque tube étalon ou plasma surnageant des différents
tubes centrifugés sauf dans le «tube blanc »dans lequel on ajoute 15µl d’eau
distillée. On porte le tout au bain marie pendant 15min après homogénéisation
grâce au vortex. En fin on passe à la lecture de la densité optique à l’aide d’un
spectrophotomètre réglé à 505nm.

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ACTION DE L’INSULINE SUR LA GLYCEMIE

III. RESULTATS

Après homogénéisation et passage au bain marie des tubes, on observe une


coloration rougeâtre dont l’intensité s’accroit du tube 0,5g/l au tube 1,5g/l.

Les résultats après lecture de la densité optique au spectrophotomètre sont


consignés dans le tableau ci-dessous :

Tubes Tube Echantillon de plasma sanguin Gamme étalon de


blanc glucose

T0 T0+15min T0+30min T0+45min T0+60min T0+90min T0+120min Tube Tube Tube


0,5g/l 1g/l 1,5g/l

Densité 0 0,470 0,330 0,117 0,125 0,160 0,173 0,175 0,1 0,2 0,3
optique

Tableau récapitulatif des densités optiques des différents tubes après


spectrophotométrie

Après obtention des densités optiques de la gamme de dilution de glucose, on


trace la courbe d’étalonnage :

Confère papier millimétré 1

Grâce à la courbe d’étalonnage obtenue à partir de la gamme de dilution de


glucose, nous avons pu déterminer par projection les différentes concentrations
en glucose des différents prélèvements sanguins (T0 ; T0+15min ; T0+30min ;
T0+45min ; T0+60min ; T0+90min ; T0+120min) :

Tubes T0 T0+15min T0+30min T0+45min T0+60min T0+90min T0+120min

Glycémie 2.27 1.75 0.55 0.52 0.76 0.77 0.78


en g/l
Tableau des concentrations de glucose dans les différents tubes
d’échantillons sanguins

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ACTION DE L’INSULINE SUR LA GLYCEMIE

A partir du tableau des concentrations de glucose dans les différents tubes, on


trace la courbe de variation de la glycémie en fonction du temps :

Confère papier millimétré 2

IV. ANAYSE ET INTERPRETATION

1. ANALYSE

Avant l’injection de l’insuline la concentration du glucose dans le sang prélevé


était de 2.27g/l. Quinze minutes après injection de l’insuline on note une
diminution de la glycémie qui passe de 2.27 à 1.75g/l. Cette diminution se
prolonge durant 45 minutes pour atteindre une valeur de 0.52g/l. Environ une
heure après injection, la glycémie commence à augmenter pour atteindre 0.78g/l
à l’instant 120minutes.

2. INTERPRETATION

Le prélèvement sanguin effectué avant l’injection de l’insuline nous a permis de


déterminer la glycémie du lapin avant l’action de celui-ci ; on remarque que la
glycémie (2.27g/l) est normale.
Apres l’injection de l’insuline, on a constaté que la glycémie a chuté. Ceci est dû
au faite que l’insuline exogène a agi au niveau de ses cellules-cibles
(hépatocytes, adipocytes et cellules musculaires). L’insuline n’agit que sur des
cellules possédant des récepteurs spécifiques de nature protéique dans leur
membrane plasmique : ce sont ses cellules cibles. Elle ne pénètre pas dans ces
cellules. Son action au niveau de ces cellules leur permet d'exprimer un
transporteur de glucose (transporteur GLUT) vers le cytoplasme cellulaire.
L'action de l'insuline sur ses tissus cibles est médiée par un récepteur (IR)
hétérotétramérique composé de deux sous-unités alpha extracellulaires qui lient
l'insuline et deux sous-unités béta qui possèdent une activité tyrosine kinase
(TK) intracellulaire. La liaison de l'insuline à son récepteur entraîne
l'autophosphorylation de la sous-unité béta du récepteur sur un certain nombre
de tyrosines. Cette autophosphorylation stimule l'activité TK du récepteur envers
des substrats cellulaires dont le rôle est de transmettre le signal "insuline" à
l'intérieur de la cellule. Au niveau des cellules sensibles à l’insuline, notamment

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ACTION DE L’INSULINE SUR LA GLYCEMIE

les fibres musculaires, les cellules adipeuses et les hépatocytes, il y a alors


mobilisation des vésicules cytoplasmiques qui contiennent un type particulier de
transporteur de glucose qui vont aller fusionner avec la membrane plasmique et
permettre l’entrée du glucose dans ces cellules (GLUT-4 dans les cellules
adipeuses et les fibres musculaires ; GLUT-4 et GLUT-2 dans les hépatocytes).
A l’intérieur de ces cellules, le glucose est ensuite converti en diverse molécules
notamment acides aminées, acides gras puis graisses (adipocytes) ou mis en
réserve sous forme de glycogène (muscles, foie). Dans les cellules hépatiques
l’insuline active une enzyme, la phosphatase, qui entraîne l'inactivation de la
phosphorylase. Cette dernière est responsable de la transformation du glycogène
(molécule de réserve du glucose) en glucose.
L'enzyme ainsi inactivée, le glycogène n'est pas hydrolysé en glucose. L'insuline
active une autre phosphatase, responsable de la déphosphorylation d'une autre
enzyme, le glycogène synthase. Cette dernière entraîne la synthèse du
glycogène.
Tout ce processus conduit aux effets biologiques de l’hormone : régulation de la
lipogenèse, de la lipolyse, transport de glucose, synthèse de glycogène, synthèse
protéique, le contrôle de l’expression de gènes, etc. L’insuline est donc une
hormone hypoglycémiante.
L’augmentation de la glycémie à partir de T0+45min est due au fait que
l’organisme du lapin à secrété des hormones hyperglycémiantes comme
l’adrénaline et le glucagon pour réguler la glycémie. A partir de T0+60min,
l’augmentation exagérée de la glycémie est surement due au fait que l’insuline
injectée a été dégradé. Ainsi elle ne fait plus effet et ce sont des hormones
hyperglycémiantes qui agissent. L’organisme du lapin produira de l’insuline
pour ramener la glycémie à la normale.

CONCLUSION

En définitive, cette manipulation nous a permis de réaliser que l’insuline avait


une action hypoglycémiante et que la régulation de la glycémie est due à l’action
de plusieurs hormones qui agissent de manière antagoniste contribuant ainsi à
maintenir un taux normal de glucose dans le sang.