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ENCG-Agadir Gestion Financière et Comptable

REMERCIEMENT

Avant tout développement sur cette expérience professionnelle, il apparaît opportun de


commencer ce rapport de stage par des remerciements, à ceux qui m’ont beaucoup appris au
cours de ce stage, et même à ceux qui ont eu la gentillesse de faire de ce stage un moment très
Profitable.

Je remercie avant tout Mr MEGDER ELHASSAN et Mme RADI BOUCHRA de m’avoir


encadré et de m’avoir fournie leurs précieux conseils..

Je remercie Monsieur EL GERH HASSAN le responsable d’agence


ATTIJARIWAFABANQUE, qui ont ma accompagnée tout au long de cette expérience
professionnelle avec beaucoup de patience et de pédagogie.

Aussi je remercie madame MOUNIA ATIFI chargé de clientèle, et YOUNESS NEJDI


chargé de compte, pour les conseils qu’ils ont pu me prodiguer au cours de cette période .

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La Gestion de Risque de Crédit au sein d’Attijariwafabank
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Introduction

La distribution de crédits est le générateur essentiel de bénéfices pour les établissements


bancaires. En général plus le volume de crédits offert aux clients, entreprises et particuliers,
est élevé meilleure est la rentabilité. Toutefois la distribution de crédits ne se fait pas sans
mal.

En effet, le risque de perte totale et partielle des créances est d’autant plus accru que le
volume de crédits distribués est élevé ce qui influe négativement sur la rentabilité des
banques. Comment gérer ce dilemme ?

Ce paradoxe est universel mais il se fait ressentir de façon plus évidente dans les pays en voie
de développement généralement plus exposés aux effets de la mondialisation de l’économie.
Nul ne doute que tous les Établissements de crédit essaient de cerner ou plutôt d’encadrer le
risque de crédit dès l’entrée en relation avec leur clientèle et que chaque banque essaie de se
prémunir au mieux à l’aide d’outils et de mécanismes divers ; ce n’est hélas pas suffisant.

Gérer le risque, c’est suivre l’affaire depuis sa création ou son entrée en relation avec la
banque, de façon minutieuse, afin de minimiser les risques et amoindrir les pertes s’il devait y
en avoir, car après tout oser prétendre maîtriser toutes les variables relatives au monde de
l’entreprise relève de l’imaginaire.

Le présent travail a pour objectif de mettre en relief toutes les composantes du risque de crédit
et la nécessité d’un encadrement rigoureux de tous les aspects pouvant intervenir dans les
relations Banques – Entreprises

La première partie sera réservée à la présentation de du secteur bancaire marocain , et de son


environnement. Dans la deuxième partie, théorique dans son ensemble, nous allons essayer de
démystifier le risque de crédit et de le mettre dans le contexte mondial à travers les accords de
Bâle II. La troisième partie sera dédiée a la gestion de risque de crédit bancaire pour la
clientèle

La quatrième et dernière partie de ce travail sera dédiée a la présentation de l’entreprise


d’accueil Attijariwafabank. nous y présenterons également une étude de cas concernant le
montage et l’analyse d’un dossier de crédit .

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La Gestion de Risque de Crédit au sein d’Attijariwafabank
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Chapitre I : Présentation de l’environnement bancaire au


Maroc

Section 1 : l’environnement institutionnelle et réglementaire

Depuis le début des années 90, le Maroc s’est résolument engagé dans une politique
d’ouverture de libéralisation économique .Face aux mutations importantes que connaît
l’environnement des échanges internationaux , le Maroc a décidé de conclure différents
accords de libre échange, arrimant ainsi son économie aux principaux ensembles régionaux .

Le Maroc a retenu une stratégie de croissance basée sur la promotion du secteur privé. En
économie ouverte, le devenir de l’entreprise privée dépend de sa compétitivité et donc de sa
capacité à produire plus et mieux à des standards internationaux reconnus. Les besoins en
capitaux nécessaires à l’accompagnement de cette ouverture de l’économie sont certes
considérables.

Toutefois et en dépit des efforts déployés pour élargir l’offre des produits financiers, il est
clair que le secteur bancaire demeurera longtemps encore le principal fournisseur financier de
la PME. L’évolution croissante des crédits à ’économie (+8% en 2005 par rapport à 2004) en
est une excellente preuve .Le secteur bancaire marocain joue un rôle clé dans l’économie
marocaine. Il a connu différentes réformes qui en font aujourd’hui un système plutôt moderne
adapté aux besoins de la société comme à ceux des entreprises Depuis 1991, le secteur
bancaire connaît des mutations profondes (levée par les autorités monétaires de l’encadrement
du crédit, nouvelle loi bancaire, réforme du marché des capitaux, l’adoption des règles
prudentielles,…etc…) . Il tente de s’adapter de manière plutôt volontariste à l’évolution de la
situation économique du pays tout en se conformant aux standards internationaux en termes
de réglementation et d’organisation. L’intégration dans l ‘économie mondiale et les impératifs
de restructuration tant de l’économie en général que du secteur bancaire en particulier, ne
manqueront pas de reconduire à une configuration de ce dernier.

Les premières opérations de rapprochement entre opérateurs bancaires de même que l‘entrée
en vigueur de nouveaux ratios prudentiels (Bâle II) ne sont que les prémisses de profonds
changements.

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La nouvelle réglementation bancaire constitue un texte structurant. Tout en renforçant les


prérogatives de la Banque Centrale, elle permet au système bancaire national de répondre aux
aspirations tendant à garantir la stabilité des prix et un contrôle prudentiel efficace.

Section 2: la structure du système bancaire marocain :

Le mouvement de concentration et de rationalisation du secteur bancaire, amorcé depuis


quelques années, s’est poursuivi en 2005. Ainsi, le nombre d’établissements de crédit (1) est
en baisse continue : il est passé de 68 en 2001 à 52 en 2005. A fin 2005, le nombre de
banques a baissé à 16 (19 banques en 2001), suite principalement à la fusion-absorption de la
Banque Marocaine pour l’Afrique et l’Orient ( BMAO)par le Crédit Agricole du Maroc
(CAM), la Wafabank par la Banque Commerciale du Maroc. Après retrait d’agrément à la
Banque Nationale pour le Développement économique (BNDE) opéré au début de l’année
2006, le nombre de banques est passé à 15. (dont 12 privées et trois publiques spécialisées)
On compte cinq (5) catégories d’établissements :

 Les banques de dépôts classiques, parmi lesquelles on trouve les cinq grandes banques
privées qui réalisent près des deux tiers de la collecte des dépôts bancaires, à savoir :
Attijariwafa Bank, (AWB) la Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE) et les trois
filiales françaises en l’occurrence la SGMB, la BMCI et le Crédit du Maroc .
 Le Crédit Populaire du Maroc (CPM),leader historique du secteur, est constitué de la
Banque Centrale Populaire (BCP) et son réseau de Banques Populaires Régionales( 11 BPR) .
Organisme public particulièrement concerné par la collecte de la petite épargne et la
distribution des crédits aux PME, la BCP est devenue une société anonyme en 2002 et est
engagée depuis cette date dans un processus de privatisation.
 Les anciens organismes financiers spécialisés (OFS)dans le financement de secteurs
d’activités particuliers – Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH), la Caisse Nationale du Crédit
Agricole devenue le Crédit Agricole du Maroc (CAM) et la Banque Nationale pour le
Développement Economique (BNDE) sont engagés dans un processus de restructuration et
d’assainissement .La CNCA s’est pourvue de nouveaux statuts publiés en décembre 2003 qui
prévoient que des conventions soient passées avec l’Etat pour ce qui concerne les activités
requérant un soutien spécifique , en particulier pour les petites et les moyennes exploitations
agricoles . La BNDE a été reprise en 2003 par la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG),
établissement public.Le CIH est passé sous le contrôle de la CDG et du groupe Caisses
d’Epargne Françaises.

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 Diverses autres banques dont la création répond à des besoins spécifiques : Bank Al
Amal, pour le financement de projets d’investissement des Marocains résidant à l’étranger et
le fonds d’équipement communal dédié au financement des collectivités locales(FEC).
Le secteur bancaire en chiffres:

Nom   Groupe   PNB¹   Résultat Nombre


net¹   d'agences² 

Attijariwafa Bank Groupe ONA 10 970 3 120 626


24,7% 27%

Banque Populaire du Groupe BP 8 100 2 800 690


Maroc 11,7% 34%

BMCE Bank Finance.com 6 000 830 512


41,1% 2,6%

BMCI BNP Paribas 3 525 729 222

Société générale Société 2 821 923 250


Maroc générale 11,4% 6,6%

Crédit agricole du État Marocain 1 830 271 377


Maroc

Crédit du Maroc Crédit agricole 1 646 362 154


10,1% 14,6%

CIH Groupe CDG 1 327 404 100


3,9% 71,5%

¹ Chiffres à fin 2008 / en millions de dirhams marocains


² Données à fin 2007

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Section 3 : Le système bancaire marocain : synthèse et perspectives

SWOT analyse :

Forces Opportunités

 Une réglementation bancaire et un


management s’inspirant des standards internationaux  Un potentiel de croissance important
(faible taux de bancarisation , population jeune
élévée )

 Un réseau couvrant la totalité du territoire


marocain et les principaux pays hébergeant les
Marocains Résidents à l’Etranger (MRE)
 le dispositif prudentiel applicable en
2007 implquera forcément pour les

 Une offre de produits moderne et diversifiée établissements de crédits une plus grande
(monétique, épargne, bancassurance, etc….) maîtrise des risques lors des décisions d’octroi
des concours financiers aux entreprises.

 Nouveau comportement du crédit : net repli


des créances en souffrance (engagement des banques
dans un processus d’assainissement de leurs  développement des instruments de

portefeuilles) paiement électroniques ouverture des banques


marocaines à l’international

 Plus de transparence au niveau du dispositif


comptable

 Faible exposition des banques au risque de


change (réglementation prudentielle en vigueur )

 Le système bancaire au Maroc reste


faiblement exposé aux chocs externes (politique de

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change, régime de change fixe )

 Le secteur bancaire marocain est fortement


concentré et principalement contrôlé par le privé

Faiblesses Menaces

 Une concurrence accrue qui se traduit par une


régression des marges bancaires  Variations brusques des envois de fonds
par les marocains résidents à l’étranger
 Un système bancaire handicapé par les pourraient affecter la liquidité des banques les
banques spécialisées (CAM, CIH) dont les créances rendant vulnérables .
en souffrance (chocs importants auxquels ont été
soumis leurs clients opérant dans les secteurs du
tourisme et de l’agriculture ) s’avèrent irrécouvrables
quoique la restructuration de ces banques est en
cours.  Une ouverture accrue à plus ou moins
longue échéance (arrivée des banques étrangères)
pourrait se traduire par de nouveaux produits

 Risque du système juridique : la faiblesse du financiers pour les agents économiques (gamme
système d’information sur les entreprises potentielles plus large et plus concurrentielle de produits et
qui se mettent en redressement juridique pour éviter services financiers) : les agents pourraient être
d’honorer leurs crédits vis à vis des banques réticents à détenir des dépôts à vue non
constitue un danger non négligeable rémunérés . Or, une baisse soudaine de ces
dépôts est susceptible de générer un problème de
liquidité chez les banques ou de conduire à une
compression des marges d’intérêt

rapport du ministère de finance et de privatisation sur secteur financier

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Section 4 Le crédit au Maroc en chiffre :

Dans un contexte de modération de la croissance économique, caractérisé par l’abondance des


liquidités et la baisse des taux d’intérêt, qui ont incité certaines grandes entreprises à recourir
aux marchés de capitaux, ainsi que par la montée des risques que traduit l’augmentation des
créances en souffrances, les concours des établissements de crédit ont marqué une progression
limitée de 5.4 milliards ou 2.4%, s’établissant, à fin décembre 2002, à 233.3 milliards de
dirhams (non compris les crédits accordés par les banques aux sociétés de financement), soit
près de 59% du PIB.

Les prêts bancaires octroyés aux entreprises et aux particuliers, qui représentent 85.3% du
total, ont augmenté de près de 2%, tandis que les concours des sociétés de financement se sont
accrus de 9.3%.

Cette répartition établie au cours des dernières années à partir des bilans des banques sera
remplacée, à compter de 2003, par une nouvelle série élaborée conformément aux
prescriptions du plan comptable entré en vigueur en l’an 2008.

L’encours des crédits bancaires s’est établi à 2014,3 milliards de dirhams, en hausse de 7.3
milliards ou 3.5%, rythme légèrement inférieur à celui de 4.2% observé en 2001.

Chapitre 2 : Les risques bancaires et la réglementation


prudentielle
Le risque constitue la dimension la plus importante dans l'environnement bancaire. Pour une
banque celui-ci est l'essence de son activité et la source principale de son profit. Toutefois, la
prise de risque excessive a souvent été à l'origine des difficultés voir la défaillance des
établissements bancaires. C'est justement dans le but de limiter les effets néfastes de la prise
démesurée des risques et de soutenir la stabilité et la sécurité du système financier que fut
instaurée la réglementation prudentielle internationale.

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Le présent chapitre présente quelques notions de base liées au risque bancaire et sa gestion,
ainsi que le rôle de la réglementation prudentielle et son évolution depuis le premier accord de
Bâle de 1988.

Section1 : la nomenclature des risques bancaires.

« Le risque correspond à l'occurrence d'un fait imprévisible, ou à tout le moins certain,


susceptible d'affecter les membres, le patrimoine, l'activité de l'entreprise et de modifier
son patrimoine et ses résultats ».

De cette définition nous pouvons retirer deux éléments essentiels qui caractérisent le risque
dans le milieu bancaire :

 Le caractère aléatoire et imprévisible (qui est à l'origine du risque).

 L'enjeu lié aux résultats et pertes futurs de la banque (conséquence finale).

Plusieurs classifications des risques bancaires peuvent être proposées. Néanmoins, les
banques ont tendance à adopter la classification proposée par le nouvel accord de Bâle (ou
Bale II), qui distingue trois grandes catégories, à savoir :

 Le risque de crédit

 Le risque de marché

 Le risque opérationnel

1.1 LE RISQUE DE CREDIT :

Le risque de crédit est le risque le plus important et le plus dangereux auquel est exposée une
banque. Cette dernière doit accorder une attention particulière à sa gestion afin de ne pas être
en proie à ses conséquences.

Le risque de crédit peut être défini comme « la perte potentielle consécutive à l'incapacité
par un débiteur d'honorer ses engagements ». Il désigne également, d'une façon plus large,
le risque de perte lié à la dégradation de la qualité de la contrepartie qui se traduit par une
dégradation de sa note.

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Le risque de crédit peut prendre plusieurs appellations : on parle de risque de contrepartie


dans les transactions de prêt sur le marché interbancaire et financier, et de risque de faillite ou
de crédit proprement dit, pour les transactions sur le marché de crédit.

On distingue trois types de risque de crédit: le risque de défaut, le risque de dégradation du


spread et le risque lié à l'incertitude du recouvrement, une fois le défaut survenu.

1-1-1 Le risque de défaut:

Cette forme de risque est associée à l'occurrence d'un défaut, caractérisée par l'incapacité de la
contrepartie à assurer le payement de ses échéances.

Le Comité de Bâle dans son second document consultatif, considère un débiteur est en défaut
lorsque l'un ou plusieurs des événements suivants est constaté :

 L'emprunteur ne remboursera vraisemblablement pas en totalité ses dettes (principal,


intérêts et commissions) ;

 La constatation d'une perte portant sur l'une de ses facilités : comptabilisation d'une
perte, restructuration de détresse impliquant une réduction ou un rééchelonnement du
principal, des intérêts ou des commissions ;

 L'emprunteur est en défaut de paiement depuis quatre-vingt dix (90) jours sur l'un de
ses crédits ;

 L'emprunteur est en faillite juridique.

1-1-2 Le risque de dégradation du Spread:

Le spread de crédit est la prime de risque qui lui est associée. Sa valeur est déterminée en
fonction du volume de risque encouru (plus le risque est élevé, plus le spread l'est).

Le risque de dégradation du spread est le risque de voir se dégrader la qualité de la


contrepartie (dégradation de sa note) et donc l'accroissement de sa probabilité de défaut. Cela
conduit à une hausse de sa prime de risque, d'où la baisse de la marge sur intérêts.

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Ce risque peut être mesuré d'une façon séparée pour chaque contrepartie ou globalement sur
tout le portefeuille de crédit.

1-1-3 Le risque de recouvrement:

Le taux de recouvrement permet de déterminer le pourcentage de la créance qui sera récupéré


en entreprenant des procédures judiciaires, suite à la faillite de la contrepartie. Le
recouvrement portera sur le principal et les intérêts après déduction du montant des garanties
préalablement recueillies.

Le taux de recouvrement constitue une source d'incertitude pour la banque dans la mesure où
il est déterminé à travers l'analyse de plusieurs facteurs :

 La durée des procédures judiciaires qui varient d'un pays à un autre ;

 La valeur réelle des garanties ;

 Le rang de la banque dans la liste des créanciers.

1.2 LE RISQUE DE MARCHE:

C'est le risque de perte d'une position de marché résultant de la variation du prix des
instruments détenus dans le portefeuille de négociation ou dans le cadre d'une activité de
marché dite aussi de « trading » ou de négoce.

Le risque de marché englobe trois types de risques :

 Le risque de taux d'intérêt : il désigne le risque de voir les résultats de la banque


affectés à la baisse suite à une évolution défavorable du taux d'intérêt.

 Le risque de change : il se traduit par une modification de la valeur d'un actif ou d'un
flux monétaire suite au changement du taux de change.

 Le risque de position sur actions et produits de base : qui se traduit par une
évolution défavorable des prix de certains produits spécifiques (les actions, matières
premières et certains titres de créances).

1-3. LE RISQUE OPERATIONNEL:

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Le comité de Bâle définit le risque opérationnel comme « le risque de pertes directes ou


indirectes résultant d'une inadéquation ou d'une défaillance attribuable à des procédures, des
agents, des systèmes internes ou d'événements externes ». Il renvoie donc à des inefficiences
de l'organisation et du management de l'institution.

Sont inclus dans cette définition : Le risque juridique, le risque informatique, le risque
comptable, le risque déontologique, fraudes, pertes et vols. Sont exclus : le risque de
réputation et le risque stratégique.

Le risque opérationnel correspond à une série de pertes occasionnées par la gestion de


l'établissement qui ne sont pas liées directement au risque de marché ou de crédit. La
spécificité de ce risque réside dans la difficulté de sa quantification, ce qui rend sa gestion
assez complexe.

Section 2 : la réglementation prudentielle internationale et comité bale :

Dans un environnement concurrentiel, de nombreux facteurs peuvent inciter une banque à


prendre des risques parfois importants, chose qui pourrait la mettre en péril et même menacer
la stabilité de tout le système à cause des effets de contagion.

C'est dans le but de limiter les effets néfastes de la prise de risque et de promouvoir la stabilité
et la sécurité du système financier que fut l'avènement de la réglementation prudentielle.

Le Comité de Bâle a été créé en 1974 par les gouverneurs des Banques Centrales du groupe
des dix (G1 0) sous l'appellation « Comité des règles et pratiques de contrôle bancaire », il est
constitué des pays suivants : Belgique, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon,
Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni et Etats-Unis. Ces pays sont
représentés par leurs banques centrales ou par l'autorité de supervision bancaire. Leurs
représentants se rencontrent régulièrement à la Banque des Règlements Internationaux (BRI)
localisée à Bâle pour parler des enjeux liés à leur responsabilité.

Les tâches du comité de Bale sont axées sur :

 L'échange d'informations sur les pratiques nationales de contrôle ;

 L'amélioration de l'efficacité des techniques mises en oeuvre pour la surveillance de


l'activité bancaire internationale ;

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 La fixation de normes prudentielles minimales dans les domaines ou elles apparaissent


souhaitables.

Il est à noter que le comité de Bâle ne dispose d'aucun pouvoir légal national ou international,
ses conclusions n'ont pas force exécutoire. Son rôle est plutôt d'établir des normes de
références et des lignes directrices générales et de formuler des recommandations à l'égard
des bonnes pratiques que ses membres s'engagent à mettre en oeuvre.

2-1 Le ratio BALE I :

2-1-1 Principes :

Le ratio Bale 1 pratiquement appelé Ratio Cooke est un ratio prudentiel destiné à mesurer la
solvabilité des banques et établissements assimilés. Il a été institué en 1988 par un comité
réuni à Bale, composé des banques centrales et des autorités de surveillance des dix (10) pays
siégeant auprès de la B.R.I 1.

L'objectif premier du comité a été de limiter le risque de faillite. C'est ainsi que le dit ratio
s'est d'abord limité au risque de crédit. En effet, lorsqu'une banque subit des pertes, le capital
permet de les couvrir jusqu'à concurrence duquel les dépôts ou épargne des créanciers de la
banque prendront le relais. C'est ce que le comité de Bale a voulu prévenir et a fixé de ce fait
un seuil forfaitaire à partir duquel les fonds propres doivent couvrir les engagements des
crédits consentis par la banque.

2-1-2 Critiques et limites du ratio Cooke

Il a été constaté au fur des années que Bale 1 n'avait pas fini les investigations tendant à la
maîtrise du risque bancaire en matière d'exposition au risque d'une part et surtout en matière
d'octroi des crédits et de la couverture de ceux-ci par rapport aux fonds propres d'autre part.

D'abord, les pondérations forfaitairement appliquées ne correspondent pas à la réalité


économique, et leur différenciation par rapports aux différents postes du bilan relève de
l'arbitraire sinon d'une approximation sans réelle corrélation avec les données réelles. Il en est
de même des écarts constatés entre les exigences réglementaires d'une part et la pratique
bancaire de l'autre. Celle-ci étant en avance sur l'évaluation du risque et disposant
généralement des fonds réglementaires au dessus des minimum exigés.

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Après, le capital économique est un indicateur plus pertinent en terme de calcul du risque que
le capital réglementaire.

Ensuite, le ratio Cooke ne tient pas compte des développements technologiques dans les
infrastructures des banques, de la vitesse de circulation de l'argent et de la naissance des
nouveaux instruments financiers.

Aussi, le ratio était caractérisé par:

 Une prise en compte limitée des sûretés adossées aux engagements tels les garanties
ou les hypothèques,

 une insensibilité remarquable aux nouvelles techniques liées aux dérivés de crédit tels
la titrisation, convention de netting bilanciel...), aucune prise en compte de la diversification
du portefeuille des crédits.

. On assiste enfin dans la pratique bancaire à une asymétrie de traitement des agents à besoin
de financement suivant leurs rating1. On constate soit à une surcapitalisation lorsque la
solvabilité du débiteur est élevée, soit à une sous-capitalisation lorsque celle-ci est faible.

Des discussions ont donc été engagés à la B.R.I par le comité dit de Bale II pour une reforme
du mode de calcul du ratio Cooke.

2-2 Le ratio BALE 2 :

2-2-1 principes :

De façon générale, la refonte du ratio Cooke s'articule autour de trois axes:

 Affiner le traitement des risques de crédit par le renforcement de l'outil d'évaluation


pour mieux adapter le niveau des pondérations.

 Mettre en place un dispositif de surveillance chargé de vérifier la concordance entre la


stratégie des banques en matière de gestion des fonds propres et leur profil global de risque.
Ce dispositif de surveillance devant disposer suffisamment de pouvoir de coercition pour
imposer le respect des règles.

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 Promouvoir une meilleure transparence dans la politique de communication des


banques et des établissements de crédit vis-à-vis des marchés. Cela se fera par la publication
des recommandations sur les informations que les banques doivent dévoiler. Une étude
interne d'une banque de la place de Paris a affirmé que ce dernier point conduit à renforcer le
rôle des instances régulatrices.

Le nouveau dispositif reforme ou complète Bale I par la prise en compte de façon plus fine en
visant l'exhaustivité relative, l'ensemble des risques inhérents à l'activité bancaire. Le risque
de crédit déjà «bien appréhendé par la communauté bancaire», fait l'objet d'une démarche
renouvelée plus proche de la réalité économique.

2-2-2 Les différents piliers de Bale II

Le pilier I : Des exigences minimales de fonds propres envisagées selon deux
approches : 

 une méthode standard révisée, version affinée de la méthode définie en 1988 visant à
mieux aligner les exigences de fonds propres sur les risques sous-jacents avec la possibilité de
recourir à des évaluations externes du crédit fournies par des agences spécialisées.

 une méthode basée sur les notations internes des banques, ne s'appliquerait qu'aux
établissements les plus avancés en matière d'évaluation interne du risque de crédit et après
accord préalable de l'autorité de contrôle.

Le pilier II : Un processus de surveillance prudentiel de l'adéquation des fonds propres :

Processus novateur, permettant de s'assurer que les fonds propres des établissements sont bien
proportionnels à leur profil global de risque et à leur stratégie et peut conduire, si nécessaire,
les autorités de contrôle à imposer à certains établissements une norme de fonds propres
supérieure aux exigences minimales.

Pilier III: La discipline de marché :

Elle doit contribuer à renforcer la solidité du système bancaire. Elle repose notamment sur une
publication, par les établissements, d'informations financières fiables et fréquentes relatives
tant à la structure de leur capital qu'à leur exposition aux risques et à l'adéquation de leurs
fonds propres.

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2 3 - Les méthodes et approche d analyse de risque :

Dans le nouvel accord Bâle II, chaque établissement aura le choix entre trois méthodes :

 La méthode Standard (notation externe) ;


 La méthode IRB Fondation (notation interne simple) ;
 La méthode IRB Avancée (notation interne complexe).

L'idée sous jacente à la multiplicité des modèles d'évaluation du risque de crédit est d'inciter
davantage les meilleures pratiques en matière de mesure et de contrôle de risque de crédit
pour calculer au mieux les charges en fonds propres.

Les approches de mesure de crédit doivent être envisagées en tenant compte d'une dimension
évolutive, en effet le comité de Bâle espère voir de nombreuses banques passer de l'approche
standard à l'approche IRB simplifiée puis avancée.

En effet, les établissements de crédit auront donc globalement deux grandes options : soit
laisser la responsabilité de la notation de leurs portefeuilles à des organismes de notation
externes, soit chercher à élaborer en interne des systèmes de gestion des risques des
contreparties pleinement adaptées à leurs natures d'activités.

a- Approche Standard :

Cette approche, est fondée sur une classification des risques obtenus à partir de notations
externes (agences de notation, assureurs de crédit...).

La pondération des expositions est fonction des notations externes. Il existe différentes grilles
de pondération selon les catégories d'emprunteurs. Les encours pondérés sont des encours
nets de provisions spécifiques.

Sept catégories d'emprunteurs sont définies pour les grilles de pondération souverains, entités
du secteur public non gouvernemental, banques, entreprises, détail (retail), crédits
hypothécaires garantis par de l'immobilier, crédits garantis par une hypothèque commerciale.

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L'approche standardisée mènera à un niveau de couverture en capital similaire à Bâle I (8%),


mais avec des changements importants : allocation de 2,8% (pondération de 35%) sur les prêts
immobiliers au lieu de 4%.

La distinction entre pays de L'OCDE et non OCDE ne s'applique pas aux engagements
souverains ou bancaires. Les engagements à moins d'un an ont un facteur de conversion de
20% (au lieu de 0%).

b-Approche Notations Internes (Internal Ratings Based)

Selon cette approche, entrant en vigueur à partir du 1er janvier 2007, la banque utilise ses
ratings internes et estime la probabilité de défaut correspondant à chaque emprunteur. Les
régulateurs fournissent toutes les autres informations permettant de calculer le niveau de
capital réglementaire requis (taux de recouvrement standard, maturité standard...).

c-Méthode IRB avancée

Le comité a également défini une approche avancée, entrant en vigueur à partir du 1er janvier
2008, déclinaison de la précédente, dans laquelle les banques fournissent leurs propres
estimations pour tous les paramètres de risque : la probabilité de défaut ; la perte en cas de
défaillance ("Loss Given Default" LGD), l'exposition en cas de défaillance ("Exposure At
Default" EAD) sous réserve de respecter les exigences des autorités de surveillance.

Cette méthode est destinée aux grandes banques ayant des systèmes de gestion des risques
bien élaborés et des données historiques.

Chapitre 3 : la gestion de risque de crédit bancaire pour la


clientèle

Section1 - la gestion de risques des crédits pour les particuliers :

Les crédits aux particuliers sont pour le secteur bancaire un domaine d’activité à part entière.
Pendant longtemps, l’endettement des particuliers, notamment à court terme, a paru suspect.
Les ménages dégagent traditionnellement une capacité de financement, le recours au crédit
demeurant un événement exceptionnel, comme l’achat d’un logement par exemple.
Aujourd’hui ces réticences ont disparu et les particuliers utilisent quotidiennement le crédit
tant à court qu’à moyen ou long terme et l’endettement bancaire des particuliers est un

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marché en expansion régulière qui supplée parfois opportunément la demande moins active
émanant des entreprises.

Dans un premier temps, les établissements de crédit ont traité les demandes de crédits des
particuliers selon les mêmes méthodes que les demandes de crédit des entreprises. Mais le
grand nombre de dossiers à traiter, le faible montant des crédits demandés et la rapidité
nécessaire de la réponse ont conduit les banques à automatiser le traitement des demandes de
crédits par la méthode bien connue aujourd’hui dite crédit scoring.

a-approche classique :

Dans l’approche classique du risque des crédits aux particuliers le banquier analyse la
capacité de remboursement de l’emprunteur, les annuités ou mensualités de remboursement
ainsi que les intérêts ne doivent pas constituer une charge insupportable par rapport aux
revenus actuels ou futurs. L’octroi du crédit s’accompagne en outre fréquemment d’une prise
de garantie que le banquier fera jouer si l’insolvabilité de l’emprunteur se manifeste. Les
particuliers demandent deux sortes de crédits : des crédits à court terme destinés à pallier un
décalage temporaire entre revenus et dépenses et des crédits à moyen et long terme dont
l’objet est le fonctionnement de l’acquisition de bien immobiliers.

o Les crédits à court terme

Les crédits à court terme sont demandés soit pour financer l’achat d’un bien de consommation
précis (automobile, appareil électroménager) soit pour financer un besoin que l’emprunteur
n’est pas obligé d’indiquer. Les premiers sont dénommés crédits à la consommation ou ventes
à tempérament, les seconds prêts personnels. Comment apprécier le risque présenté par ces
crédits et comment s’en garantir ?

En premier lieu, il convient que le montant du crédit soit en rapport avec les revenus de
l’emprunteur. La norme ordinairement retenue est un montant de crédit représentant environ
deux mois de revenus.

D’autre part, l’insolvabilité de l’emprunteur peut avoir deux origines, puisqu’il s’agit d’un
décalage entre revenus et dépenses du particulier, le risque est que le revenu futur diminue ou
disparaisse, d’où l’impossibilité de rembourser. L’autre risque est de prêter à un client qui ne
se souciera pas d’honorer ses engagements. La malhonnêteté de l’emprunteur est un risque
difficile à apprécier car le banquier ne dispose pas de beaucoup d’éléments pour anticiper un

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tel comportement. Il peut cependant utiliser le fichier du client s’il s’agit d’un client ancien et
vérifier si son compte a fonctionné dans des conditions normales. L’existence d’incidents de
paiement antérieurs fréquents entraîne le refus de la demande de crédit.

Le risque d’insuffisance du revenu future est plus facile à appréhender : il s’agit de s’assurer
de l’existence et de la permanence de ce revenu. En ce qui concerne les revenus salariaux, et
ce cas le plus fréquent, les bulletins de paye permettent de vérifier l’existence du revenu ainsi
que l’ancienneté d’emploi dans la même entreprise ce qui fournit une présomption de
maintien au cours de la période suivante. Les revenus non salariaux sont plus difficiles à
évaluer. Enfin les revenus du capital ne doivent pas être négligés. Au total, trois éléments
importants à l’occasion de l’étude d’une demande de crédit à court terme formulée par un
particulier : un montant raisonnable, un revenu existant et l’absence d’incidents de paiement.

La prise de garantie est souvent demandée. En outre, la domiciliation du salaire à la banque


prêteuse est systématiquement effectuée. Il faut donc souligner, dans l’approche du risque des
crédits à court terme aux particuliers la minceur des moyens d’appréciation de la solvabilité et
des modes de prévention à partir de garanties réelles et personnelles.

o Les crédits à long et moyen terme

Les crédits à long et moyen terme sont demandés pour financer l’acquisition ou des travaux
d’amélioration d’un logement. Leur montant est plus élevé que celui des crédits à court terme.

L’insolvabilité de l’emprunteur présente les mêmes causes que précédemment mais


l’appréciation du risque est rendue plus délicate par l’allongement de la période du prêt, ce
qui accroît l’incertitude relative au maintien du revenu pendant cette période. Les revenus
actuels salariaux et autres, sont les seuls éléments d’appréciation pour les particuliers ne
disposant pas de biens patrimoniaux. Le montant du crédit demandé est fonction de la valeur
du logement à financer mais il peut être limité par la capacité de remboursement de
l’emprunteur.

En règle générale, les charges mensuelles de remboursement du crédit c'est-à-dire le capital et


les intérêts, ne doivent pas excéder 35% des revenus de l’emprunteur : un client dont la
situation professionnelle connaîtra au cours des années à venir une amélioration verra sa
capacité de remboursement s’améliorer corrélativement. A la différence des crédits à court

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terme la prise de garantie est plus aisée. Le logement dont le crédit finance l’achat ou la
réparation fait l’objet d’une hypothèque au profit du prêteur. L’emprunteur contracte en outre
obligatoirement une assurance vie qui garantit le paiement des sommes à échoir en cas de
décès.

Au total, cette approche repose sur l’expérience du crédit man et sur l’application de normes
couramment admises. Lorsque le nombre de dossiers à traiter est élevé et que les montants
unitaires sont faibles, l’établissement de crédit supporte des coûts élevés qu’il essaye de
compenser par des frais de constitution de dossier que le client admet difficilement. D’où
l’automatisation du traitement de ces crédits.

b- Le crédit scoring  :

Le crédit scoring est une technique qui s’efforce de synthétiser le risque de non
remboursement d’un crédit au moyen d’une note (score). Le problème est en effet de déceler
parmi les informations qui caractérisent un emprunteur celles qui « expliquent » le mieux sa
solvabilité. A chaque information est attribuée une pondération et la totalisation des
pondérations, comparée à une note critique préalablement définie, indique s’il faut accepter
ou refuser le crédit. A ce titre, le crédit scoring facilite la prise de décision.

Pour que la technique du crédit scoring telle qu’elle vient d’être brièvement définie, soit
performante, deux conditions sont nécessaires ; les emprunteurs doivent présenter une
certaine homogénéité de comportement afin que les critères décisionnels soient valables pour
tous. D’autre part, le crédit doit également présenter une certaine identité de montant, de
durée ou objet pour que les risques encourus soient comparables. Ces deux conditions
expliquent alors que le crédit scoring s’applique tout particulièrement aux crédits à la
consommation.

A ces raison, s’en ajoutent d’autres, les crédits à la consommation sont des crédits de faibles
montant (Inférieur à 60.000dh) l’analyse de la demande de crédit ne doit pas être trop
coûteuse. Sinon le profit de la banque serait annulé. De même, les dossiers doivent être
rapidement traités, les emprunteurs désirant connaître dans un délai rapide la réponse donnée
à leur demande.

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Section2 : – la gestion de risque de crédit pour les entreprises :

Les crédits destinés aux entreprises sont plus divers que les crédits aux particuliers et leurs
montants sont beaucoup plus élevés. L’étude du risque des entreprises a d’ailleurs été
longtemps considérée comme une fonction noble dans la banque, fonction qui permet aux
banquiers de faire preuve de son sens d’affaires, de son flair et ce, selon une approche
classique à laquelle, comme les crédits aux particuliers, une approche crédit scoring peut être
substituée

Dans l’approche classique d’une demande de crédit faite par une entreprise, on distingue
généralement deux phases essentielles : l’évaluation du besoin de financement de l’entreprise
et l’étude de sa demande de crédit elle-même.

a – évaluation du besoin de financement des entreprises :

Il existe généralement pour une entreprise deux sortes de besoins de financement : ceux issus
du cycle d’investissement et ceux issus du cycle d’exploitation.

o Le besoin de financement issu du cycle d’investissement :

Ce sont des besoins ponctuels qui se manifestent à l’occasion de la réalisation d’un


programme d’investissement qui est un événement à caractère un peu exceptionnel ou
inhabituel dans la vie d’une entreprise, même si certaines d’entre elles réalisent en
permanence un courant d’investissements. Chaque projet, lorsque qu’un financement bancaire
est nécessaire bien sûr, donne lieu à la constitution d’un dossier de demande de crédit qui peut
être caractérisé ainsi :

- le dossier est établi par l’entreprise elle-même si sa fonction financière est suffisamment
développée. Sinon la petite entreprise se fera aider d’un spécialiste (expert comptable ou
bureau d’étude spécialisé par exemple) ou plus simplement indique à son banquier les
caractéristiques techniques de l’investissement qu’elle projette de réaliser et lui confie l’aspect
financier du dossier ;

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- l’analyse du besoin de financement se fait dans le cadre d’un plan de financement


prévisionnel qui récapitule les besoins et les ressources de l’entreprise pour les prochaines
années. La démarche adoptée généralement est la suivante :

 un plan brut, hors financement bancaire, est établi et il fait apparaître le besoin de
financement global ;

 le besoin de financement est apuré grâce à des crédits de montants et durées adaptés
aux caractéristiques du besoin de financement et à la structure financière de l’entreprise. Le
banquier choisi le crédit adéquat devant, à la fois, répondre aux besoins de financement de
l’entreprise cliente et satisfaire à ses contraintes de bonne gestion, nécessite de sa part tout un
art que seule une longue expérience permet d’affiner ;

 le plan de financement définitif est alors établi, incluant les concours bancaires
nouveaux ainsi que les remboursements qui en découlent.

- les crédits bancaires ne financement jamais 100% du programme d’investissement.


L’entreprise doit y contribuer par des ressources comme la capacité d’autofinancement ou
l’apport de ses actionnaires ou associés

o Le besoin de financement issu du cycle d’exploitation :

Ils ont un caractère permanent aussi ne sont-ils pas traités de la même façon que les besoins
de financement issus du cycle d’investissement. En général, une fois par an, l’entreprise et son
banquier se réunissent pour faire le point sur le besoin de financement de l’exercice à venir :
Montant, durée, origine, caractère plus ou moins saisonnier…etc. Le besoin de financement
est évalué :

- soit en projetant les besoins en fonds de roulement pour la période à venir ;

- soit dans le cadre d’un plan de trésorerie, particulièrement lorsque l’entreprise a une activité
saisonnière.

Le banquier propose alors un montage financier, c’est à dire une combinaison de crédits à
court terme permettant l’apurement de ce besoin de financement. Cette combinaison dépend
de la nature de l’activité de l’entreprise (ventes sur le marché intérieur ou à l’exportation,

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activité régulière ou saisonnière, marchés publics…) ainsi que de sa politique commerciale


(délais ou facilités de paiements accordés ou obtenus). Ce montage est valable pour un an et le
banquier indique les plafonds d’utilisation des différents crédits.

b - L’étude de la demande de crédit :

L’étude des demandes de crédit par une banque représente l’un des moyens les plus
importants pour limiter ses risques.

Dans toute étude d’une demande de crédit d’investissement ou d’exploitation, le banquier doit
analyser le risque selon l’enchaînement suivant : identification, évaluation et prévention.

o L’identification du risque de crédit :

Tout crédit est une anticipation de recettes futures et tout crédit comporte le risque que ces
recettes ne se produisent pas et qu’aucun remboursement ou bien seulement un
remboursement partiel n’ait lieu à l’échéance. Ce risque appelé risque d’insolvabilité est
essentiel dans l’activité de la banque dont une des fonctions est la distribution de crédits.
L’appréciation du risque d’insolvabilité est donc de première importance et on peut
schématiser ainsi le comportement de la banque confrontée à ce risque : un crédit n’est
accordé que si le banquier estime que la probabilité de remboursement excède celle de non-
remboursement.

L’insolvabilité de l’emprunteur provient donc de la non survenance du flux de recettes


anticipé par le crédit et les causes de la non survenance de ces recettes sont à rechercher par le
banquier dans deux directions essentielles :

- L’insolvabilité provenant de l’environnement de l’entreprise :

L’insolvabilité de l’emprunteur découle de facteurs externes à son entreprise, facteurs qui


tiennent à la situation politique, économique ou sociale du pays et à la situation de la branche
d’activité dans laquelle l’entreprise exerce :

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 Des décisions à caractère politique comme la décolonisation, l’embargo sur la vente


d’armements, la modification de la politique énergétique auront un impact profond sur
l’activité d’un grand nombre d’entreprises. Lorsque ces décisions sont prises sous la pression
des faits, l’entreprise voit son marché se modifier de façon inopinée et ses recettes futures
disparaître ;

 Les risques économiques sont issus de bouleversements provenant de guerres ou de


révolutions qui transforment les structures économiques et sociales d’un pays et par
conséquent les conditions de fonctionnement des entreprises. Mais les risques économiques
proviennent également des crises qui entraînent à leur suite des vagues de faillites ou plus
simplement des phases d’alternance de la conjoncture : en période de récession, certaines
entreprises connaissent des difficultés de trésorerie. C’est à cette catégorie de risque que les
banquiers sont les plus sensibles et c’est pourquoi dans toute étude d’une demande de crédit,
le cas d’une récession et de ses incidences sur la bonne marche de la firme, est envisagé.

 L’évolution des facteurs qui conditionnent l’activité de sa branche affecte les recettes
futures d’une entreprise ; ce risque est appelé risque professionnel. C’est ainsi que des
innovations qui modifient les procédés de fabrication ou qui donnent naissance à de nouveaux
produits rendent la production de certaines firmes moins compétitive ou moins demandée sur
la marché. De même, l’évolution des goûts de la clientèle, si elle n’a pas été prise en
considération, peut mettre une entreprise dans une situation difficile.

Il est donc indispensable d’étudier l’environnement de l’entreprise et son évolution à travers


des études de conjoncture (évolution politique, économique et des principaux énervements
nationaux et internationaux) et des études sectorielles. L’analyse la plus couramment utilisée
est l’analyse du comportement du secteur d’activité auquel appartient l’entreprise demandeur
de crédit. Un service de la banque est chargé de l’étude approfondie des différents secteurs
d’activité économique.

Ce service regroupe des analystes spécialisées par secteur qui suivent son évolution et
étudient ses caractéristiques afin d’en dégager les perspectives de développement et les
normes qui serviront par la suite lors de l’analyse de la situation financière de l’emprunteur.
De même, les données fournies par les ministères de tutelles et la direction des statistiques
pour chaque secteur d’activité, constituent une base de données importante et un complément
des analyses sectorielles que chaque banque entreprend de son côté.

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- L’insolvabilité provenant de l’entreprise elle-même :

L’insolvabilité de l’entreprise provient de facteurs qui lui sont propres et que l’on peut classer
en trois catégories :

- la compétence et la moralité des dirigeants : la connaissance de ces éléments résulte


des relations entretenues avec le client : contacts fréquents, visites d’installations d’usine….
En fait, l’appréciation de la compétence et de la moralité des dirigeants est difficile pour la
banque qui entre en relation avec un client pour la 1ère fois. Il faut donc se contenter
d’informations fournies par des tiers et dont l’exactitude n’est pas totalement assurée ;

- la maîtrise du processus de production : il s’agit d’apprécier les atouts dont


l’entreprise dispose en matière de brevets, de flexibilité de l’outil de production et de maîtrise
du coût de revient ;

- la rapidité de paiement de la clientèle (politique commerciale de l’entreprise): sans


aller jusqu’au cas extrême de la perte de créance, des délais de paiements particulièrement
longs conduisent à une immobilisation du poste « clients », d’où des charges financières de
plus en plus lourdes.

o L’évaluation du risque de crédit :

Pour évaluer le risque présenté par l’entreprise qui demande un crédit, le banquier procède à
une analyse de sa demande. A ce titre, l’approche du risque diffère que la demande de crédit
concerne l’exploitation ou l’investissement :

- Demande de crédit destiné à financer un besoin d’exploitation :

Pour les crédits à court terme destinés à financer un besoin né de l’exploitation courante de
l’entreprise, l’analyse porte alors sur la solvabilité de l’entreprise dans les semaines ou les
mois à venir : l’entreprise encaissera-t-elle suffisamment de recettes pour rembourser les
crédits mis en place? Le creditman étudie par conséquent l’échéancier des dépenses et recettes
futures, la qualité de la clientèle de l’entreprise, les délais de paiement accordés et ceux
obtenus. L’analyse d’une de mande de crédit d’exploitation diffère de celle d’un crédit
d’investissement et il est donc tout à fait possible de rencontrer une situation où la demande
de crédit à moyen ou long terme est refusée tandis que les concours à court terme sont
maintenus.

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- Demande de crédit destiné à financer un investissement :

L’étude d’une demande d’un crédit d’investissement doit être faite par le banquier en
respectant certaines étapes qui lui permettent de diminuer au plus le risque qu’il encourt 

1-La connaissance du client 

La connaissance des clients est importante au point qu’elle conditionne souvent le niveau des
concours que la banque leur consent. Elle s’opère à travers l’étude de sa personnalité et de sa
moralité, de son expérience ainsi que de sa surface patrimoniale :

-2 - L’évaluation de l’entreprise et l’établissement de l’étude du projet d’investissement


envisagé 

a. Les études économiques 


b. Les études relatives au dossier administratif de l’entreprise 
c. L’analyse technique de l’entreprise 
d. L’analyse commerciale 
e. Le diagnostic financier 
f. L’étude du programme d’investissement et du plan de financement y afférent
g. 7- L’étude des perspectives 
h. Détermination des caractéristiques du crédit 
o La prévention du risque de crédit :

Chaque demandeur de crédit présente un risque d’insolvabilité qui lui est propre et que la
prise de garantie peut diminuer. D’un autre côté, le risque de crédit global de la banque doit
être géré.

a- La prise de garanties :

Les garanties assortissant les crédits bancaires, jadis relativement rares, se sont développées
de nos jours à tel point que certains promoteurs n’hésitent pas à les qualifier d’handicap
sérieux à leurs initiatives (projets d’investissement) et au développement de leurs entreprises.

Du point de vue bancaire, elles sont motivées par l’importance du nombre et la diversité prise
par la clientèle des banques qui ne permet plus à celles-ci, à quelques rares exceptions près,

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d’octroyer des crédits personnels basés sur la personnalité et la moralité des clients comme
autrefois, lorsque ceux-ci étaient mieux connus par les banquiers régionaux.

Très variées, les garanties permettent aux banques d’avoir un surcroît de sécurité quant à la
sortie de leurs engagements. Elles leur confèrent, en effet, un moyen de pression sur le client
douteux, ou à la limite, les prémunissent contre l’éventuelle insolvabilité du débiteur. On les
classe habituellement en sûretés personnelles (caution d’organismes financiers spécialisés,
garantie de l’Etat, caution personnelle et solidaire des associés…) et sûretés réelles
(nantissements de biens meubles ou immeubles, hypothèques, les polices d’assurance…etc.).

Les garanties sont généralement prises lors de l’accord de crédit et avant le déblocage de ce
dernier. Toutefois, elles peuvent être prises en cours de la réalisation du projet si la situation
du client semble évoluer de façon défavorable. La prise de garanties ne supprime pas pour
autant tout risque de bilan ; les créanciers privilégiés (salariés, fisc…) étant dédommagés
avant les autres, il n’est pas donc certain que l’apurement des dettes laisse subsister un actif
suffisant

b- La gestion du risque de crédit global de la banque :

Indépendamment de son destinataire, tout crédit supplémentaire accroît le risque de crédit


global des banques qui se sont obligés eux-mêmes à instituer et à respecter certaines règles
générales afin d’atténuer au maximum les risques découlant des crédits qu’elles octroient. Il
s’agit de deux principes : la division et la limitation.

- La division des risques  : il est périlleux pour une banque - sauf si elle a été créée dans cette
intention (CIH, CNCA….) - de concentrer ses clients dans un ou quelques secteurs de
l’activité économique du pays. La récession ou la crise de ce ou ces secteurs causerait de
grandes difficultés au niveau de l’exploitation de l’entreprise. La diversification des domaines
d’intervention permet donc de maintenir ce risque dans des proportions raisonnables.

De même sur le plan territorial, la banque doit opérer une distribution régionale obéissant à la
politique de l’établissement car cette répartition permet au banquier de ne pas concentrer son
activité dans une seule ou quelques régions et de se prémunir ainsi contre le risque général
pouvant affecter plus particulièrement celle ou ceux-ci.

D’autre part, certaines entreprises de grande dimension ont de tels besoins de crédits qu’une
banque, même importante, ne peut être le seul pourvoyeur de capitaux. Pour pallier à ce

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problème, les banques recourent à la consortialisation des crédits ou ce qu’on appel également
les pools. Cette consortialisation des crédits consiste en la répartition du financement d’une
entreprise entre plusieurs banques réunies en consortium avec un chef de file (désigné souvent
par l’entreprise) qui a pour rôle de recueillir toutes les informations et documents utiles
relatifs à la demande du crédit ainsi que les garanties établies pour compte commun en faveur
des établissement de crédit membre du consortium. Cette opération est obligatoire lorsque
l’ensemble des engagements consentis par une banque à une entreprise où à une entreprise ou
à un groupe de sociétés appartenant à un même patronage excède 10% des fonds propres de
l’établissement bancaire concerné (coefficient de division des risques) sauf dérogation
accordée par Bank Al Maghreb. L’inconvénient du pool bancaire est en effet de diluer la
responsabilité et d’inciter parfois les banques membres à surenchérir entre elles pour accroître
leur participation. Elle présente par contre l’avantage de diviser les risques et permet à de
petites banques de prendre part au financement de l’activité des plus grandes entreprises. En
outre, en cas de difficultés, un pool unanime a plus de poids pour obliger une firme à mettre
en œuvre un plan de redressement.

- La limitation des risques : elle est mis en œuvre de deux façons : dans un premier temps, la
banque fixe une limite maximum au total des actifs à risque par rapport au total de bilan, ce
qui implique une démarche identique au calcul du ratio de solvabilité où les actifs, pondérés,
sont mis en rapport avec les fonds propres. Dans un second temps, la banque fixe des plafonds
d’engagements par emprunteur ou groupe d’emprunteurs, par secteur d’activité économique
ou par zone géographiques afin de prévenir des modifications difficilement prévisibles de la
situation économique d’entreprises, de secteurs ou de pays avec lesquelles elle est en relation.

On peut dire donc que la division et la limitation des risques, qu’elles soient régionales,
sectorielles ou consortiales, permettent au banquier d’appliquer la maxime populaire qui
conseille « de ne point mettre tous ses œufs dans un même panier ».

En conclusion, l’approche classique du risque de crédit destiné aux entreprises demeure la


méthode la plus répandue à l’heure actuelle, le crédit scoring, comme on va le voir ci-dessous,
n’étant pas aussi utilisé que dans le cas des crédits aux particuliers.

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Chapitre 4: La Gestion du risque de crédit au sein


d’Attijariwafabank Bank :

Section 1 : présentation du groupe Attijariwafabank

1– Historique :

Attijariwafabank est une institution nouvelle qui puise ses racines dans deux grandes banques
marocaines de renoms ayant accompagné le Maroc dans son développement économique et
social depuis plus d’un siècle. Elle est issue de la fusion de la Banque Commerciale du Maroc
et de Wafabank. La BCM est née en 1911 à travers l’implantation de la Banque
Transatlantique à Tanger, puis devient par la suite une filiale du groupe CIC.

En 1972, la BCM s’engage sous l’impulsion d’un nouveau management dirigé par
M.Abdelaziz ALAMI dans une nouvelle phase de croissance qui la hissera dès le début des
années 80 au premier rang des banques privées du pays. En 1988, le Groupe ONA fait son
entrée dans le tour de table de la banque, suivi en 1989 du Banco Central devenu Grupo
Santander, constituant ainsi les 2 actionnaires de référence de la BCM. Le décennie 90 se
caractérise par la création de filiales spécialisées dans les métiers de banque d’affaires et les
activités parabancaires donnant lieu à une diversification des métiers.

L’arrivée de M. Khalid Oudghiri en 2003, en tant que PDG, donne le coup de départ à une
nouvelle stratégie ayant pour objectif la création d’un Champion National de la banque et de
la finance, concrétisée en novembre 2003 par la prise de contrôle de Wafabank. Wafabank a
été créée en 1904 sous le nom de « Compagnie Algérienne de Crédit et de Banque ». En 1959,
elle constitue la première banque du pays en terme de réseau, et en 1968, un important groupe
privé marocain, conduit par Feu Moulay Ali Kettani, en prend le contrôle. A partir de la fin
des années

70, la banque s’engage dans une nouvelle dynamique pour son développement avec le
lancement de produits innovants, la réorganisation par réseau, ainsi que le changement de
dénomination sociale et la promotion de la nouvelle marque, Wafa. Depuis lors, Wafabank
crée, à partir d'une dizaine de filiales nouvelles, un groupe financier et para financier
d’envergure. Dès le début des années 90, le groupe Wafabank adopte une approche par

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segment de clientèle, et s’investit dans le marché des capitaux avec la création de plusieurs
filiales spécialisées

2– Actionnariat

3 – Organisation :

La nouvelle organisation de la banque place le client au centre des préoccupations dans une
optique de cross-selling. La maîtrise des risques et le renforcement du contrôle sont également
des axes essentiels avec des pôlesdédiés. Le gouvernement d’entreprise, la déontologie et le
développement durable sont inscrits en tant que principes d’action dans la ligne de conduite
de la banque.

5 Business Units autonomes et dotés de moyens propres, assistés par 7 fonctions supports
ayant une mission de pilotage, de contrôle et de suivi, forment l’architecture de cette nouvelle
organisation. 3 autres fonctions sont, quant à elles, rattachées directement à la Présidence.

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-Présentation des Business Units  :

A - Banque des particuliers et des professionnels BPP .

Cette unité gère un portefeuille composé d’une clientèle de particuliers, de professionnels et


de MRE. Le réseau assure le placement des produits bancaires et financiers classiques, mais
aussi parabancaires développés par d’autres entités du groupe. Le portefeuille clients est
segmenté en fonction de plusieurs critères : CSP, montant de l’épargne, mouvements du
compte, etc Chaque segment (grand public, service ou prestige) est regroupé au sein d’un
portefeuille homogène.

B - Banque de l’entreprise BE .

Segmentation des entreprises en 2 grands portefeuilles : GE et PME. Au –delà de la gestion


centralisée des engagements pris sur la clientèle et du suivi de la rentabilité du portefeuille, la
mission de la BE couvre le développement des ventes croisées au profit de l’ensemble des
lignes de métier du groupe, et la gestion des flux monétaires.

La Banque de l’Entreprise est organisée autour

 d’un réseau commercial spécialisé dans la clientèle entreprise .


 d’une entité dédiée à la grande entreprise .
 d’une entité dédiée au suivi de la PME .
 des métiers de l’International, de financement de l’investissement, de marketing
produits, de gestion de flux

C - Banque d’investissement BI : organisée autour de 4 entités :

 Marché des capitaux (Salle des Marchés): couvre les activités de change et de taux.
 Corporate Finance (Attijari Finance) : couvre le conseil en fusionacquisition,
l’introduction en Bourse et les activités de marché primaire Actions.
 Capital Investissement (Wafa Trust) : gère les prises de participation en capital-
risque, la création et la gestion de fonds d’investissements et le conseil en restructuration.
 Intermédiation boursière (Attijari Intermédiation et Wafabourse) : spécialisées dans
l’investissement en actions et l’intermédiation en Bourse.

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D - Banque privée, Gestion d’Actifs et Assurance BPGAA :

Regroupe les activités de gestion de l’épargne hors bilan. Son périmètre comprend :

 l’assurance via Wafa Assurances .


 la Banque privée ..
 la gestion d’actifs (Wafa Gestion) .

E - l’immobilier :

Recouvre des activités de promotion immobilière et de gestion d’actifs à travers la mise en


place de fonds de placement et d’investissement. Cette fonction assure également la gestion
locative du patrimoine immobilier hors exploitation de la banque

F - le Custody :

Assure pour le compte des clients institutionnels marocains et étrangers un service


personnalisé et centralisé de conservation des titres et de traitement des opérations sur titres. Il
assure en outre pour le compte des émetteurs de valeurs mobilières, l’administration de leur
activité titres.

G - Services Financiers spécialisés SFS :

Activités para-bancaires gérées par les filiales spécialisés de la banque :

 Wafasalaf .
 Wafa Immobilier
 Wafa Cash .
 Wafa LLD .
 Wafabail .
 Attijari Factoring .

À côté de ces Business units ou activité inhérentes au fonds de commerce de la

banque et principales, on trouve des fonctions supports qui sont au nombre de 5 .

• Finances Groupe .

• Recouvrement Groupe .

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• Systèmes d’Information Groupe ..

• Services et Traitements Clientèle .

• Logistique et Achats Groupe :

H- Les fonctions rattachées à la Présidence :

 Stratégie et Développement : Fournit à la Direction Générale les grandes tendances


du secteur nécessaires à l’établissement de la stratégie à long terme de la banque.
 Secrétariat Général : Assure des missions liées à la présidence, à la communication
interne et externe, au suivi de la qualité, au suivi de la déontologie et du développement
durable et aux activités de mécénat.
 Audit Général : Veille à la sauvegarde du patrimoine de la banque. Il s’assure que les
dispositifs du contrôle interne existent et fonctionnent de façon optimale .
 La Gestion Globale des Risques GGR.
 Ressources Humaines Groupe.

 AU NIVEAU INTERNATIONAL :

 ATTIJARI BANK EUROPE

Basée à Paris, Attijari bank Europe est une filiale bancaire française qui dispose du statut
juridique et social nécessaire pour déployer ses activités dans l’ensemble des pays de l’Union
Européenne

 ATTIJARI BANK TUNISIE

Attijariwafa Bank, en consortium avec Grupo Santander, a acquis, dès 2005, 53,54% du
capital de la Banque du Sud, devenue depuis Attijari Bank Tunisie.

Forte d’un réseau d’une centaine d’agences et de 1 350 collaborateurs, Attijari Bank, 4ème
banque de la place, entend se positionner en acteur de référence sur le marché tunisien,
garantissant à l’ensemble de ses clients et partenaires une expertise multi-métiers.

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 CBAO GROUPE ATTIJARIWAFA BANK

Filiale d'Attijariwafa Bank, premier groupe bancaire et financier du Maghreb et huitième au


niveau Africain, la CBAO Groupe Attijariwafa Bank, résultat de la fusion entre la CBAO et
Attijari Bank Sénégal se veut une banque au service de tous les sénégalais et leader sur le
marché.

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4 -Présentation de l’agence 507 :

- Agence   : INEZGANE PLACE DE MARCHE

- Date d’ouverture   : 12 /07/2005

- Ressources humaines  : 4 personnes


1 : L’organigramme
- Adresse : INEZGANE MOHKTAR SOUSSI

- Téléphone : 0524-66-51-01

- Fax : 0524-66-68-91

AGENCE INZEGANE
PLACE DE MARCHE

<<507>>

DIRECTEUR D’AGENCE

Chargé de la Chargé de
compte principal
Clientèle

Chargé de Chargé de
compte 1 compte2
&
&

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L’organisation commerciale en agence Inzegane place de marché  :

 Le responsable d’agence :

Identification :

Gère et développe un portefeuille de clientèle de particuliers et professionnels du segment


« Prestige » (particuliers, professionnels et la PME) en veillant à la réalisation des objectifs
stratégiques et commerciaux fixés par la banque de détail.

Rattachement hiérarchique :

Directeur de groupe concerné.

Principales tâches :

 Développe le fonds de commerce de l’agence sur la base des plans d’actions


commerciales établis par la banque de détail :

 Conquête et fidélisation de la clientèle particuliers professionnels en leur proposant


des solutions adaptées à leurs besoins.
 Commercialisation des produits de la banque et des filiales.
 Animation et suivi des réalisations de l’équipe et mise en œuvre des mesures adaptés.
 Assure la gestion et le suivi du risque :
 Confectionne les dossiers de crédits liés à son portefeuille.
 Veille à la constitution des garanties et au renouvellement des lignes.
 Etablit les autorisations temporaires (messages).
 Assure la gestion et le suivi des réclamations.
 Assure le suivi du recouvrement de la clientèle relevant de son portefeuille.
 Veille au strict respect des réglementations et procédures et les diffuse auprès de ses
collaborateurs.
 Assure des contrôles inopinés au niveau des différentes activités de l’agence : caisses
(Dirhams, Devises, GAB.), journées comptables, stocks de cartes et chéquiers…

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 Le chargé de la clientèle :

Identification :

Gère et développe un portefeuille de clientèle « Grand public » en veillant à la réalisation des


objectifs commerciaux qui lui sont assignées.

Rattachement hiérarchique :

Directeur d’agence.

Principales tâches :

 Assure l’ouverture de compte pour la clientèle « Grand public ».

 Assure la commercialisation massive des produits et services de la banque adaptés au


segment de clientèle.

 Confectionne les dossiers de crédits.

 Assure la constitution et la mise à jour des garanties concernant son propre


portefeuille.

 Assure le suivi des impayées et contact la clientèle pour un recouvrement à l’amiable.

 Assure l’intérim du directeur d’agence.

 Le chargé de compte :
Identification :
Il est chargé des opérations du front office administratif en agence.
Rattachement hiérarchique :
Directeur d’agence.
Principales tâches :
 Prend en charge les opérations de caisse suivantes :
 Retrait et versement espèces.
 Remise de chèque sur place.
 Retrait et versement déplacée.
 Certification de chèque.
 Virement simple.

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 Change manuel : achat et vente de devises.


 Assure la gestion du portefeuille encaissement/escompte.
 Assure la gestion du GAB :
 Alimentation des caisses.
 Arrêtée comptable.
 Assure le classement des journées comptables.

Section 2 : étude de cas d’un montage de dossier crédit

Le cas que je vais présenter dans cette partie est celui de la société X qui est une société à
responsabilité limitée (SARL) qui fabrique et commercialise des articles en plastiques , et qui
désire bénéficiée d’un crédit à moyen terme auprés de AWB pour le financement d’un
nouveau investissement dont le dossier explicatif sera présenté par la suite.

Donc, vue l’importance de l’investissement, et ainsi du montant du crédit à octroyer, AWB


et notamment le service engagement sera amener à effectuer une analyse financière de la
société sur la base des deux dernières années afin de déceler les points forts et les points
faibles de la société et de juger de sa santé financière en se référant aux données comptables
fictives des deux derniers exercices d’exploitation et de décider en fin de compte de lui
accorder ou non le crédit.

A-Présentation de la société et du dossier d’investissement.

 Présentation générale de la société.

Voici ci-après quelques informations sur la société :

 Dénomination sociale : Société « X »

 Forme juridique : SARL

 N° du registre du commerce : N° xxxxxxxxxx

 Siège social : zone industrielle

 Activité principale : fabrication et commercialisation des articles en plastiques.

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 Date de création : 10/1/1990

 Capital social : 320 Millions de DH (2001)

 Chiffres d’affaires : 45.650.120 Dh en 2001

 Personnel employé : 175 (dont ingénieurs, cadres supérieurs, cadres techniques, employés
de bureau, ouvriers spécialisés et simples ouvriers).

 Présentation du dossier d’investissement :

 Bénéficiaires : société « x »

 Forme juridique : SARL

 Siège social : zone industrielle (Oujda)

 Objet du projet d’investissement : création d’une nouvelle unité de production.

 Coût du projet d’investissement : 4 Millions 964 milles DHS

 Crédit à moyen terme sollicité auprès de la BP : 2 Millions de DHS soit 43,82%.

 Taux d’intérêts : 10% l’an plus TVA

 Modalité de remboursement : annuités semestrielles

 Garanties à prendre :

 Caution personnelles des principaux associés,

 Hypothèque (ancienne unité de fabrication estimé à 6 Millions 500 milles DHS ;

 Nantissement matériel ;

 Conditions spéciales :

- Augmentation du capital de 120 Millions de CTS en 2002;

- Apport en comptes courant d’associé de 800.000 DHS.

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 Caractéristiques de l’investissement :

La nouvelle unité de production sera d’une superficie de 26.320 m2 , située dans la zone
industrielle –Oujda- dont plus de 16.000 m2 couverte. (unité de production, aire de stockage
plus l’administration)

La société désire acquérir deux nouvelle machines ; vue l’augmentation de sa part sur le
marché régional et afin de répondre à la demande croissante ; d’un montant global de 2
Millions 324 milles DHS.

Le projet permettra la création de 123 emplois, dont :

- Cadre supérieur : 1

- Cadres administratifs : 5

- Cadres commerciaux : 2

- Intermédiaires administratifs : 13

- Techniciens spécialisés : 28

- Le reste se répartie entre exécutants, ouvriers qualifiés et simples ouvriers.

La nouvelle unité de production permettra un augmentation de la capacité de fabrication de 30% et


un accroissement annuel du CA de 10% comme le montre le tableau suivant :

Années CA

2009 45.650.120

2010 50.215.132

2011 55.236.645

2012 60.760.309

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2013 66.836.340

B- l’appréciation de la santé de la société «  X » sur la base de l'analyse


financière.

 Etude du bilan :

a- Le bilan fonctionnel : (exercices 2008 et 2009)

L’étude de l’actif : (valeur en 1000 dh)

2008 2009 Variation

Actif

Montant % Montant % Montant %

Actif immobilisé

4.300 60,94 4.450 57,95 150 +3,49

Actif circulant (HT)

2.676 37,93 3.164 41,20 488 +18,24

Trésorerie actif

80 1,13 65 0,85 -15 -18,75

TOTAL 7.056 100 7.679 100 623 +8,83

L’étude du passif (valeur en 1000 dh)

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2008 2009 Variation

Passif
Montant % Montant % Montant %

- Fin. permanent 4.615 65,40 4.835 62,96 220 +5,35

- Passif circulant 2.441 34,60 2.844 37,04 403 +16,50

- Trésorerie passif 0 - 0 - - -

TOTAL 7.056 100 7.679 100 623 8,83

Représentation graphique des structures du bilan :

 Année 2008.

Actif Immobilisé Financement Permanent


60,94%
65,40%

Actif Circulant Passif Circulant

37,93% 34,60%

Trésorerie Trésorerie
Actif 1,13% Passif 0%

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 2009.

Actif Immobilisé Financement Permanent


57,95%
62,96%

Actif Circulant Passif Circulant

41,20% 37,04%

Trésorerie Trésorerie
Actif 0,85% Passif 0%

Interprétation :

A partir du tableau du bilan (Actif et passif) et de la représentation graphique, on constate que


le total Actif a connu une faible variation de 8,83% durant les deux derniers exercices (2008
et 2009). Ainsi, l’actif immobilisé a connu une faible augmentation de + 3,49% due à des
nouvelles acquisitions, tandis que l’actif circulant a connu une variation considérable de
+18,24% due notamment à l’augmentation des créances clients qui s’est répercutée sur la
diminution de la trésorerie actif (-18,75%).

Pour ce qui est du passif, les financements permanent sont important et connaissent des
augmentations d’une année sur l’autre. En ce qui concerne le passif circulant, il a augmenté de
+ 16,5%, ceci est dû à l’apparition des dettes fournisseurs notamment.

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 Tableau d’équilibre financier : (en 1000 de dh)

Exercice2009 Exercice 2008 Variation en %

Financement permanent 4.835 4.615 +5,35

Actif immobilisé 4.450 4.300 +3,49

Fonds de roulement fonctionnel (F.R.F.) 385 315 +22,22

Emplois circulants 3.229 2.756 +17,16

Ressources circulantes 2.844 2.441 +16,50

Fonds de roulement fonctionnel (F.R.F.) 385 315 +22,22

Actif circulant (H.T.) 3.164 2.676 +18,23

Passif circulant (H.T.) 2.844 2.441 +16,50

Besoin de financement global 320 235 +36,17

Trésorerie actif 65 80 -18,75

Trésorerie passif 0 0 ---

Trésorerie nette 65 80 -18,75

Fonds de roulement fonctionnel (F.R.F.) 385 315 +22,22

Besoin de financement global 320 235 +36,17

Trésorerie nette 65 80 -18,75

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Représentation graphique :

 Le fonds de roulement fonctionnel : (2009)

Actif immobilisé 4.450.000 Dhs Financement permanent

FRF 385.000 Dhs 4.835.000 Dhs

 Besoin de financement global :

Actif circulant hors trésorerie


BFG 320.000 Dhs
3.164.000 Dhs Passif circulant hors trésorerie

2.844.000

 La trésorerie nette :

B.F.G. F.R.F.

320.000 Dhs 385.000 Dhs

Interprétation : Trésorerie nette


65.000 Dhs
De première vue, le FRF qui correspond aux ressources acycliques, paraît assez suffisant pour
financer les besoins de financement du cycle d’exploitation de l’entreprise ou son besoin de
financement global ( B.F.G).

Ainsi, cela se confirme plus en calculant le degré de couverture du B.F .G. par le F.R.F :

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F.R.F 385.000

= = 1.20

B.F.G 320.000

Donc , l’entreprise peut dégager jusqu’à 77.000 Dhs (0,20 * 385.000) comme disponibilités
importantes et se mettre ainsi dans une situation moyennement favorable.

A. Les ratios : (2009)

 Financement propre :

Capitaux propres
= 1,98
Actif immobilisé

 L’autonomie financière :

Capitaux propres
= 0,3421
Total passif

 L’endettement à terme :

Dettes à terme
= 0,8816
Capitaux permanent

 Capacité de remboursement des dettes à terme :

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Dettes de financement

2,80 ans
=
C.A.F

 Liquidité générale :

Actif circulant
= 1,11

Passif circulant

 Liquidité immédiate :

Disponibilité
= 0,022

Passif circulant

INTERPRETATION :

 Les capitaux propres financent largement l’actif immobilisé de l’entreprise, cette situation
est très satisfaisante puisque les capitaux propres dépasse les immobilisations de 1,98 fois.

 Les capitaux propres ne représentent que 34,21 % du total du passif, situation considérée
non satisfaisante.

 Il faut presque 3 ans pour que la CAF rembourse les dettes, une durée de 5 ans est
considérée comme risquée par le banquier , ainsi la situation de l’entreprise est favorable.

 Le ratio de liquidité générale est de 1,11ce qui est assez satisfaisant puisque l’actif circulant
couvre de 1,11 le passif circulant.

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 Le ratio de liquidité immédiate montre que l’entreprise ne peut honorer que 2,20% de ses
engagements par ses propres moyens disponibles.

 L’étude du C.P.C et de l’E.S.G :

Calcul des grandeurs : (en dhs)

Grandeurs Exercice 2008 Exercice 2009 Variation

Chiffrer d’affaires 37.861.345 45.650.120 +20,58%

Production de l'exercice 39.600.000 46.000.000 +16,16%

Consommation de l'exercice 28.315.616 33.769.940 +19,26%

Valeur ajouté 11.284.384 12.230.060 +8,38%

Excédent brut d'exploitation E.B.E. 5.505.601 5.951.270 +8,09%

Résultat d'exploitation 5.194.290 5.336.620 +2,74%

Résultat financier 43.429 22.617 -47,92%

Résultat courant 5.237.719 5.359.237 +2,32%

Résultat non courant 80.821 53.143 -34,24%

Résultat net de l'exercice 3.403.865 3.463.923 +1,76%

Capacité d'autofinancement 4.233.221 4.514.013 +6,63%

INTERPRETATION :

A l’issu d’une première lecture de ce tableau, nous constatons que l’entreprise est profitable,
son bénéfice a augmenté de 1,76 point en 2009 par rapport à 2008 atteignant 3.463.923,2 Dhs.

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Sa CAF est aussi importante et connaît des variations positives d’une année sur l’autre. Elle a
atteint 4.514.013 Dhs en 2009 soit une augmentation de 6,63% par rapport à l’année écoulée
2008 ce qui est important.

De plus, les variations des différents soldes de gestion sont positives, à l’exception du résultat
financier et du résultat non courant.

Pour la banque, l’entreprise est dans une bonne santé jusqu’à présent, puisqu’elle réalise des
résultats important et en augmentation. Ainsi, pour mieux pouvoir donner un jugement
définitif sur la santé de l’entreprise, nous allons approfondir l'analyse par le calcul des
principaux ratios puis par l’étude du tableau de financement.

 L'analyse par les ratios :

Ratios 2009 2008 Variation

E.B.E

0,13 0,14 -0,07


CA (H.T)

Résultat Net

0,45 0,48 -0,06


Total actif

V.A
0,26 0,28 -0,07
Production

Résultat d’exploitation
0,11 0,13 -0,15
C.A (H.T)

V.A
0,27 0,25 +0,08
Immobilisations brutes

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INTERPRETATION

D’après ces différents ratios on peut avancer que :

 La performance de l’entreprise à générer des ressources de trésorerie est moyennement


satisfaisante. En effet malgré une augmentation de son C.A de 20,58% en 2009, son taux de
marge brute d’exploitation n’a chuté que de 0,07 au cours de l’année 2009

 La valeur ajouté a connu une augmentation pendant l’exercice 2009 par rapport à l’exercice
2008, le degrés d’intégration des activités de l’entreprise a diminué de 7%. Ainsi la VA a
connu une faible augmentation par rapport à la production.

 En ce qui concerne l’outil de production, il a connu une augmentation de 8% en 2009 par


rapport à 2008, et il participe de 27% dans la productivité, ce qui est important car l’entreprise
envisage d’investir dans de nouvelles machines.

Donc malgré quelques variations négatives en 2009 de certains ratios d’activité et de


rentabilité, on peut dire que la situation de l’entreprise est satisfaisante.

 Etude du tableau de financement :

Synthèse des masses du bilan :

L’interprétation de la synthèse des masses du bilan se confond avec l’interprétation des


indicateurs d’équilibre financier qu’on a présenté dans la partie d’étude du bilan.

Tableau des emplois et des ressources  : (année 2009)

Informations complémentaires  :

 Acquisitions : au cours de 2009, l’entreprise a fait les acquisitions suivantes :

 Installations techniques matériels et outillages : 1.424.000 Dhs.

 Matériel de transport : 270.000 Dhs.

 Mobilier matériel du bureau et aménagements : 386.792 Dhs

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 Acquisitions des immobilisations financières : 1.520.000 Dhs.

 Remboursement des capitaux : 100.000 Dhs.

 Remboursement des dettes de financement : 743.221 Dhs.

Exercice 2009

Emplois Ressources

I - RESSOURCES STABLES DE L'EXERCICE (FLUX)

AUTOFINANCEMENT ( A ) 4.514.013

Capacité d'autofinancement 4.514.013

Distribution des bénéfices

CESSIONS ET REDUCTIONS D'IMMOBILISATIONS ( B )

Cessions d'immobilisations incorporelles

Cessions d'immobilisations corporelles

Cessions d'immobilisations financières

Récupérations sur créances immobilières

AUGMENTATION DES CAP. PROPRES ET ASSIMILES ( C )

Augmentations de capital, apports

Subventions d'investissement

AUGMENTATION DES DETTES DE FINANCEMENT ( D )

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( Nettes de primes de remboursement )

TOTAL I - RESSOURCES STABLES ( A + B +C +D ) 4.514.013

II. EMPLOIS STABLES DE L'EXERCICE ( FLUX )

ACQUISITIONS ET AUGMENTATIONS D'IMMOB. ( E )

Acquisitions d'immobilisations incorporelles -

Acquisitions d'immobilisations corporelles 2.080.792

Acquisitions d'immobilisations financières 1.520.000

Augmentations des créances immobilières -

Remboursement des capitaux propres (F) 100.000

REMBOURSEMENT DES DETTES DE FINANCEMENT ( G ) 743.221

EMPLOIS EN NON VALEURS ( H ) -

TTOTAL II - EMPLOIS STABLES ( E + F + G + H ) 4.444.013

III . VATIATION DU BESOIN DE FINANCEMENT GLOBAL

( B.F.G. ) 85.000

IV . VARIATION DE LA TRESORERIE 15.000

TOTAL GENERAL

4.529.013 4.529.013

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Les ratios d’analyse du tableau de financement :

4.514.013
C.A.F
=
= 0,10
45.650.120
C.A (HT)

Ce ratio montre la participation du C.A dans l’autofinancement.

4.514.013
C.A.F
=
V.A
= 0,37
12.230.060

La valeur ajoutée participe d’une partie importante dans la formation de la C.A.F (37%).

Remboursement des
743.221
dettes de financement
= 0,16
=
Total ressources
4.514.013

Nous remarquons que le remboursement des dettes totales ne représente que 16% des
ressources totales de l’entreprise ; ce qui lui laisse une grande marge de manœuvre pour le
reste des ressources.

4.514.013
Autofinancement
=
= 1,25
Inv. de l’exercice 3.600.792

On déduit que l’autofinancement arrive à financer les investissements de 1,25 fois, ce qui est
important.

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C-SYNTHESE GENERALE :

Au terme de cette analyse, il nous est possible de dégager un diagnostic de la situation


financière de la société « X ».

D’une part, sur le plan économique, le nouvel investissement va permettre à l’entreprise


d’élargir son activité d’un marché local vers un marché régional, dont elle se trouve en
situation de quasi-monopole. Donc, le projet d’après les prévisions doit être rentable à 100%
et permettra à l’entreprise de générer des bénéfices importants à court et moyen terme.

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D’autre part, et sur le plan financier, on constate que l’analyse des performances financières
de cette entreprise met en évidence une évolution favorable des principaux agrégats de
production et de la valeur ajoutée. Ainsi, elle a dégagé des résultats positifs durant les deux
dernières années.

En effet, avec sa CAF, il lui faut moins de trois ans pour qu’elle rembourse ses dettes , ce qui
met l’entreprise dans une bonne situation financière.

Cependant, on constate une dégradation au niveau des ratios de rentabilité et productivité, cela
est dû notamment à l’importance des charges de personnel et de la consommation de
l'exercice qui représente 73,97% du CA (HT) de 2009. Cette situation appelle l’entreprise à
des mesures appropriées en vue d’une meilleure maîtrise des charges d’exploitation pour les
exercices à venir.

Toutefois, malgré quelques problèmes qui persistent la rentabilité de l’entreprise « X », le


banquier peut les considérer comme des situations normal dont l’entreprise peut maîtriser en
optimisant ses charges d’exploitation.

Ainsi, après exposition de la situation de la société « X », il paraît que cette entreprise est en
bonne santé et mérite bien le crédit.

Conclusion générale :
En guise de conclusion, il apparaît claire l’importance du diagnostic financier pour la banque
dans l'analyse des crédits. Ainsi, cette dernière doit s’en servir souvent dans l'analyse des
risques et performances des entreprises désirant s’octroyer des crédits d’investissement, car
cette démarche reflète une image assez détaillé et approfondie de la situation financière de ses
entreprises.

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Dans ce même contexte apparaît aussi l’importance du secteur bancaire au Maroc, en effet il
connaît une grande évolution dans le maintient de l’économie du Royaume, mais reste très
loin du vrai rôle qu’il doit remplir en le comparant avec certain pays en voie de
développement.

En fin de compte, le stage que j’ai effectué au sein de AWB m’a été très fructueux et
particulièrement instructif du fait qu’il m’a permit de découvrir l’importance des banques
dans le maintient de l’économie et leurs rôles dans la vie des entreprises.

Référence bibliographiques 

Bibliographie :

- Environnement réglementaire, risque et rentabilité des banques : cas des pays


émergents.

1
La Gestion de Risque de Crédit au sein d’Attijariwafabank
ENCG-Agadir Gestion Financière et Comptable

http://evenements.univlille3.fr/recherche/jemb/programme/papiers/ayachi1_lille06.pdf
Dubernet (1997)

- MED AZZEDINE BERRADA, Les techniques de banque, de crédit et du commerce


international au Maroc, Ed. SECEA . 2003

Webographie :

 www.bkam.ma (Bank al Maghreb)

 www.Bmci.co.ma (BMCI)

 www.cdm.co.ma (Crédit du Maroc)

 www.sgmaroc.com (Société Générale)

 www.cdg.org.ma (CDG)

 www.bp.co.ma (Banque populaire)

 www.e-bmcebank.ma (BMCE)

 www.afdcc.com (AFDCC)

 www.finances.gov.ma ministère de l’économie et des Finances

 www.attijariwafabank.com/(attijariwafaban)

1
La Gestion de Risque de Crédit au sein d’Attijariwafabank